Etude archéologique et historique de l'Arc boisé - Conseil général ...

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Etude archéologique et historique de l'Arc boisé - Conseil général ...

L’Homme et la foret

au chemin n° 51 de Pontault à Lésigny, actuelle route départementale 51.

Il s’agit d’assainir aux moyens de plusieurs fossés, bordant les routins

qui quadrillent les 18 parcelles, les bois de la « Queue de Pontault »

(actuellement appelés « la forêt de Binel »), en dirigeant les eaux dans

des mares voisines 124 . Il est constaté qu’aucune opération de curage ou

d’élagage de ces fossés n’a été faite depuis 1863. La longueur des fossés

présents dans les bois de « la Queue de Pontault » est estimée à 7830

m 125 . Ce réseau se compose de collecteurs principaux recevant l’eau de

fossés secondaires également appelés des « sangsues » (Figure 20).

Figure 20, dessin d’un réseau de fossés dans le bois de « la Queue de

Pontault » (Arch. nat., 173bisAP 370)

L’année suivante, plusieurs opérations sont menées afin d’assainir

les bois Hautpoul et Clary à Boissy-Saint-Léger. Il s’agit de procéder au

curage des deux vidanges établies entre l’enceinte du parc de Grosbois

et le chemin de Sucy à Brie-Comte-Robert 126 . Les frais sont partagés

entre la famille de Wagram et M. Révillon 127 . En été de la même année,

des ouvriers interviennent sur des fossés de la forêt Notre-Dame, aux

Camaldules, et élaguent plus de 2200 m de fossés dans la « Coupe des

Huit routes » 128 .

124

Arch. nat., 173bisAP 370. Les

parcelles sont orientées Est-Ouest,

coupées par trois grands axes Nord-

Sud (la route de Pontault à Maison-

Blanche dit de la Louvetière, la route

Jacquet et la route de Pontault à

Lésigny) et un axe Est-Ouest qui est

l’allée Royale.

125

Arch. nat., 173bisAP 370.

126

Arch. nat., 173bisAP 368. ces

fossés de vidange se trouvent

actuellement dans les parcelles n° 3,

4, 5, 16 et 17 du bois Notre-Dame.

127

Arch. nat., 173bisAP 368.

128

Arch. nat., 173bisAP 368.

L’entretien des fossés de drainage semble avoir été négligé

au cours du XXe siècle. Il est possible de rattacher cet abandon à un

changement d’utilisation des espaces forestiers. En effet, le bois n’est

plus la principale énergie pour le chauffage et la forêt ne rapporte donc

plus de revenus permettant de supporter les dépenses d’entretien.

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