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avant-propos

Ce document, dont la publication est commune à la Délégation Régionale Ile-de-France

de l’ADEME et à l’ARENE Ile-de-France, constitue la 3 ème édition de "l’Etat de l’Energie"

dont la vocation est de dresser le panorama énergétique général de la région, tout en insistant

sur les domaines plus particulièrement liés aux questions :

d’amélioration de l’efficacité énergétique (dans les différents secteurs d’utilisation de

l’énergie : logements, bâtiments tertiaires, industrie, transports),

de promotion des énergies renouvelables.

La sortie de cette nouvelle édition coïncide avec une conjoncture énergétique marquée, aux

niveaux national et régional, par des événements plutôt favorables aux actions de promotion

de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Ils concernent notamment :

LA MISEENPLACED’UN PLAN NATIONAL D’AMÉLIORATION

DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE

Ce plan de relance (le PNAEE), décidé par le Gouvernement à la fin de l’année 2000, trouve

sa justification dans un double constat :

un secteur des transports en forte croissance, de plus en plus dépendant de la route et

du pétrole, et qui concentre l’essentiel des problèmes de pollution atmosphérique en milieu

urbain;

la cohérence nécessaire avec la lutte contre l’effet de serre. Le respect des engagements

de Kyoto et de La Haye, qui prévoient la stabilisation des émissions de gaz à effet de serre,

nécessite un effort de maîtrise de l’énergie dont l’ampleur doit être équivalente aux politiques

qui, dans le passé, avaient suivi les chocs pétroliers.

Les principales actions prévues pour la mise en place de ce plan devront donc privilégier :

bien sûr, les transports, avec le développement du transport combiné, la mise en œuvre

des PDU, l’extension des accords avec les constructeurs sur l’amélioration des véhicules, le

développement des carburants alternatifs, etc...;

le développement des énergies renouvelables : la Directive Européenne sur la production

d’électricité à partir des ENR implique de porter leur part à 20 % d’ici à 2010. La valorisation

thermique des ENR doit constituer l’autre axe porteur d’actions promotionnelles;

la Maîtrise de la Demande d’Electricité (MDE) : le renforcement de l’information du public

avec la mise en place d’un réseau d’information de proximité ("Points Information-Energie”- PIE),

la contractualisation avec les collectivités territoriales via les Contrats de Plan Etat-Région

et la mise en œuvre d’instruments financiers à fort levier auprès des entreprises industrielles

et tertiaires (TGAP Energie, etc.).

LA MISE EN PLACE DES SCHÉMAS RÉGIONAUX DE SERVICES COLLECTIFS DE L’ÉNERGIE

Ces schémas ont notamment pour vocation :

de définir des objectifs en matière d’exploitation des ressources locales d’énergies renouvelables

et d’utilisation rationnelle de l’énergie;

de permettre de développer la dimension territoriale de la politique de l’énergie.

Le schéma régional Ile-de-France a souhaité insister sur les caractéristiques énergétiques

de la Région, en cherchant notamment à favoriser :

le développement des réseaux de chaleur, grâce à un dispositif financier favorable;

la valorisation énergétique des déchets via la cogénération (plutôt qu’une simple valorisation

électrique);

le développement des énergies renouvelables, grâce à des actions pilotes;

l’utilisation rationnelle de l’énergie dans les transports, avec le PDU régional visant la

réduction du trafic de 3 % sur 5 ans, et la promotion des véhicules peu polluants (GNV, GPL,

etc.) ;

l’utilisation rationnelle de l’énergie dans les bâtiments, avec la création d’un label énergétique

comme pour l’électroménager et la mise en place d’un réseau régional de P.I.E. ;

l’utilisation rationnelle de l’énergie dans l’industrie, avec l’aide aux diagnostics et l’amélioration

de l’efficacité énergétique des procédés;

la réduction des émissions de polluants atmosphériques, conformément aux engagements

de Kyoto.

En ce sens, la délibération ”ÉNERGIE“ votée le 28 juin 2001 s’est positionnée fortement pour

l’atteinte des objectifs énoncés et leur mise en œuvre locale.

Nous nous félicitons que la publication de ce guide puisse intervenir à cette période charnière,

et qu’il puisse aider à apporter des solutions ou des orientations utiles, dans toutes

les réflexions actuelles qui accompagnent la mise en œuvre de la politique énergétique

régionale.

Claude BASSIN-CARLIER

DIRECTEUR DE L’ARENE

Jean Louis PLAZY

DÉLÉGUÉ RÉGIONAL ILE-DE-FRANCE DE L’ADEME


Etat de l’énergie

en Ile-de-France

Etat de l’énergie en Ile-de-France

Directeurs de publication :

CLAUDE BASSIN-CARLIER - ARENE ILE-DE-FRANCE

JEAN-LOUIS PLAZY - ADEME DÉLÉGATION RÉGIONALE ILE-DE-FRANCE

COORDINATION TECHNIQUE :

FRANCINE BRENIÈRE - ARENE ILE-DE-FRANCE

JEAN LEMALE - ADEME DÉLÉGATION RÉGIONALE ILE-DE-FRANCE

COORDINATION DE PUBLICATION :

MARION GUEROUT - ADEME DÉLÉGATION RÉGIONALE ILE-DE-FRANCE

MURIEL LABROUSSE - ARENE ILE-DE-FRANCE

ETUDE : GREEN - PARIS

RÉALISATION GRAPHIQUE : ALOHA CRÉATION - REIMS

ISBN : 2-86817-623-2

N° ADEME : 4083

sommaire

JANVIER 2002

TIRAGE : 2 000 EXEMPLAIRES SUR PAPIER CERTIFIÉ SANS CHLORE

CRÉDITS PHOTOS ADEME : ROLAND BOURGUET, MAX ROY, FRÉDÉRIC GALLIER, JOËL JAFFRE, PRESTATIONS AUDIOVISUELLES, OLIVIER SÉBART, CHRISTIAN WEISS

PHILIPPE SALVI / ARENE

MARTINE MOLITOR / ALOHA CREATION


4

5

6 / 12

PANORAMA ÉCONOMIQUE GÉNÉRAL DE LA RÉGION

DONNÉES GÉOGRAPHIQUES ET DE POPULATION

DONNÉES ÉCONOMIQUES

L’APPROVISIONNEMENT EN ÉNERGIE

LE PÉTROLE

LE GAZ

LE CHARBON

L’ÉLECTRICITÉ

LA PRODUCTION D’ÉNERGIE PRIMAIRE

LE PÉTROLE

L’ÉNERGIE GÉOTHERMIQUE

LA BIOMASSE

LA VALORISATION ÉNERGÉTIQUE DES DÉCHETS

LA PRODUCTION DE BIOGAZ

LE SOLAIRE

LES POMPES À CHALEUR SUR AQUIFÈRES

BILAN GLOBAL DE LA PRODUCTION D’ÉNERGIE PRIMAIRE

13 / 14

15 / 16

17 / 18

19 / 30

31 / 33

34

35

LA PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ

LES CENTRALES THERMIQUES DE PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ

LA PRODUCTION DÉCENTRALISÉE D’ÉLECTRICITÉ

LES RÉSEAUX DE CHALEUR

LA CONSOMMATION D’ÉNERGIE

ANALYSE PAR FORME D’ÉNERGIE

ANALYSE PAR SECTEUR

ANALYSE DÉTAILLÉE DES CONSOMMATIONS PAR SECTEUR

RÉSIDENTIEL/TERTIAIRE

LE SECTEUR INDUSTRIE

LE SECTEUR TRANSPORT

ANALYSE DE LA POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE

GÉNÉRALITÉS

ANALYSE SPECIFIQUE AU SECTEUR TRANSPORTS

GLOSSAIRE

ABREVIATION


Panorama économique général de la région

Données géographiques et de population

L’Ile-de-France, avec ses 8 départements (Paris, Hauts-de-Seine,

Seine Saint-Denis, Val-de-Marne, Seine-et-Marne, Yvelines,

Essonne, Val-d’Oise) et ses 1 300 communes

(dont 20 arrondissements à Paris),

est l’une des premières métropoles en Europe et dans le Monde.

bien que s’étendant sur seulement 2,2% du territoire national (au

total plus de 12 000 km 2 , dont 80,9% d’espaces naturels et agricoles

et 19,1% d’espaces urbanisés), elle n’en concentre pas

moins presque 1/5 de la population métropolitaine française,

cependant plus d’1/3 de sa population vit dans des communes

d’au moins 50 000 habitants (contre moins d’1/4 pour la France

entière);

le taux de chômage est moins élevé qu’en moyenne nationale

(11,5% contre 12,8%), et le taux d’activité est en revanche nettement

plus élevé (61,8% contre 55,2%);

c’est la région française qui présente, de loin, la plus forte densité

de population (en moyenne plus de 900 habitants/km 2 ), Paris

accueillant notamment plus de 20 000 habitants/km 2 ;

cette région est constituée de 3 zones aux caractéristiques très différentes

: l’agglomération de Paris qui totalise 396 communes,

regroupe 88% de la population globale et concentre 23% du territoire

de la région; la Petite Couronne (Hauts-de-Seine, Seine-

Saint-Denis, Val-de-Marne) et la Grande Couronne (Essonne,

Yvelines, Seine-et-Marne, Val d’Oise).

Données économiques

Avec Londres, Tokyo ou New-York, l’Ile-de-France figure aujourd’hui

parmi les grandes métropoles mondiales, constituant l’une des

toutes premières régions économiques et industrielles d’Europe.

Elle concentre notamment :

presque 30% de la valeur ajoutée économique brute du pays (ramenée

par habitant, cette valeur situe la région au premier rang),

Panorama économique général de la région

Les activités tertiaires et industrielles constituent les principaux

pôles de la richesse économique de la région (respectivement

73,6% et 26,2% de la valeur ajoutée brute globale créée). Plus

précisément, la Région Ile-de-France concentre environ 1/3 des

activités tertiaires nationales et 1/4 des activités industrielles.

L’importance des activités tertiaires est induite par le poids de la

capitale dans l’ensemble des activités économiques régionales.

Par ailleurs, quelques pôles d’activités industrielles sont identifiables,

qui concentrent plus de 40% de l’investissement national

(parachimie; équipements électriques et électroniques;

transport terrestre; imprimerie, construction navale, aéronautique

et ferroviaire; automobile).

mais aussi 19,5% des exportations nationales,

21% de la population active ayant un emploi (grâce à une très forte

concentration de sièges sociaux),

30% des importations nationales,

près de 30% des ressources budgétaires de l’Etat,

et presque 20% du nombre total d’établissements.

DONNÉES

GÉOGRAPHIQUES

ET DE POPULATION

(1999)

4


L’approvisionnement en énergie

Comme toutes les autres régions françaises, reflétant ainsi la situation énergétique nationale caractérisée par un manque de ressources,

l’Ile-de-France dépend de l’extérieur pour ses approvisionnements :

importations en provenance de l’étranger pour ce qui concerne les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon)

mais également importation d’électricité des autres régions françaises (en moyenne pour 95% de l’électricité qu’elle consomme).

La production régionale d’électricité couvre, selon les années, entre 3 et 10% de la consommation régionale d’énergie électrique.

Globalement, la production régionale d’énergie ne subvient qu’à 7% des besoins énergétiques.

Le pétrole

L’approvisionnement régional en produits pétroliers s’exerce partiellement

en provenance de la raffinerie de Grandpuits, et majoritairement à partir des

raffineries de Basse-Seine. Le transfert des produits finis,

des raffineries vers les usagers, s’effectue en deux étapes :

raffineries => dépôts de stockage : le plus souvent, cette phase

de l’acheminement s’effectue via les oléoducs. Ce mode d’approvisionnement

est de loin le plus sûr, le plus respectueux de

l’environnement et le plus économique. Les dépôts appartiennent

à des indépendants ou sont la propriété des compagnies

pétrolières. 29 dépôts sont installés en Ile-de-France (inclus les

2 dépôts de carburéacteurs) représentant une capacité de stockage

de 1,7 millions de m 3 (soit 2 mois de consommation);

dépôts => consommateurs : à ce niveau, le transfert est assuré

par des camions citernes.

Le gaz

Le réseau d’approvisionnement en gaz de la région Ile-de-France dessert plus

de 800 communes. Il est très diversifié, conformément à la situation observée

sur l’ensemble du territoire national et de très bonne qualité.

Le réseau régional de transport (3 635 km) et de distribution (24

482 km) de gaz est de très bonne qualité, disposant notamment

de 4 sites de stockage (Beynes supérieur, Beynes profond,

Germigny-sous-Coulombs, Saint Illiers) d’une capacité globale

de 56 TWh, permettant de faire face, dans les meilleures conditions,

aux besoins des consommateurs. Ces sites assurent en

particulier la régulation des livraisons et la réponse aux besoins

de pointe. D’autres sites en limite de la région, comme celui de

Saint-Clair-sur-Epte y contribuent également.

Les projets d’extension du réseau gaz en Ile-de-France sont

influencés par les principales contraintes suivantes :

adaptation de la pression d’exploitation dans les zones fortement

urbanisées, aux nécessités et aux risques liés au gaz.


échéances de renforcement.

Comme pour la distribution de l’électricité, le réseau gaz de la

région Ile-de-France est constitué d’une boucle principale alimentée

par des canalisations venant des régions extérieures.

Des radiales permettent l’alimentation de Paris et de la banlieue.

La consommation régionale de gaz est en croissance régulière,

en raison notamment de la fiabilité et de la sécurité de l’approvisionnement,

mais aussi compte tenu des contraintes associées

au respect de l’environnement et des avantages procurés

par le gaz de ce point de vue. Le nombre de raccordements pro-

L’approvisionnement enénergie

gresse ainsi régulièrement (+12 000 en 1999), pour tendre vers

les 3 millions d’abonnés.

Le charbon

L’approvisionnement en charbon de la région s’exerce principalement par voie

fluviale, et partiellement par voie ferrée.

Les utilisateurs de charbon sont le plus souvent situés à proximité

des points d’approvisionnement. Leur faible nombre, pour

l’essentiel concentré dans les centrales thermiques de production

d’électricité et sur la chaufferie CPCU de Saint-Ouen, résulte

à la fois du déclin des industries minières du pays, et de l’absence

d’industries lourdes.

L’électricité

L’Ile-de-France est très dépendante des autres régions pour ses approvisionnements

en électricité (en moyenne, pour 95% de sa consommation).

Cette situation de forte dépendance pourrait présenter des inconvénients

majeurs, en cas de rupture significative des réseaux d’approvisionnement.

La production régionale d’électricité est principalement issue des

centrales thermiques d’EDF (Champagne-sur-Oise, Montereau,

Vitry-sur-Seine et Vaires-sur-Marne qui fonctionnent au charbon;

Porcheville qui consomme du fioul lourd), lesquelles participent

à l’équilibre production-consommation en appoint à l’électricité

primaire (nucléaire et hydraulique) qui n’est pas produite en Ilede-France.

Elle dépend aussi des unités de production décentralisées

(UIOM, cogénérations, etc…).

Des turbines à combustion (Vitry au fioul domestique et

Gennevilliers au gaz et au fioul) démarrent en urgence en cas de

pointes de consommation. La production régionale d’éléctricité

dépend donc étroitement de la disponibilité des centrales

nucléaires, des aléas de l’hydraulicité, ainsi que de la disponibilité

du réseau de transport. Elle couvre en moyenne 5% de l’ensemble

des besoins régionaux, provenant pour l’essentiel (69%)

de la grande couronne et, dans une moindre mesure, de la petite

couronne (30%).

L’approvisionnement se fait par le biais d’une double boucle 400 kV,

d’où sont issues des lignes 225 kV. Celles-ci alimentent directement

les zones de consommation dense (comme Paris), mais

sont relayées par des lignes 90/63kV pour les zones de moindre

densité comme la grande couronne.

Pour le futur, il faudra veiller à réaliser de nouvelles lignes de

transport nécessaires au maintien de la sécurité d’approvisionnement

de la région, tout en prenant des dispositions pour

assurer leur insertion dans l’environnement.

5


La production d’énergie primaire

La Région Ile-de-France dispose de faibles ressources en énergie primaire,

hormis une infime production de pétrole, la chaleur récupérée des puits géothermiques,

la biomasse, la valorisation énergétique des déchets

et la production de biogaz.

La production régionale d’énergie primaire représente ainsi

moins d’1/10 des besoins énergétiques régionaux.

Le pétrole

Les champs pétroliers (Chaunois et Fay-les-Nemours en Seine-et-Marne,

Itteville dans l’Essonne et Beynes dans les Yvelines),

avec une production annuelle estimée à 1,3 Mtep,

représentent environ 1/3 de la production nationale d’énergie.

Des activités importantes de raffinage sont aussi exercées, permettant

de couvrir environ 1/3 des besoins de la région (soit 12

millions de tonnes, incluant la consommation de carburéacteurs

particulièrement élevée du fait de la présence des aéroports de

Roissy, d’Orly et du Bourget).

L’énergie géothermique

Le Bassin Parisien, constitué par un ensemble de terrains sédimentaires, renfermant

de nombreux aquifères, offre des possibilités géothermiques dont l’intérêt

s’est principalement localisé sur les calcaires du Dogger.

Source : ADEME/ARENE

Paris/Maison radio (75)

Melun l’Almont (77)

Le Mée-sur-Seine (77)

Coulommiers (77)

Montgeron (91)

La Courneuve Sud (93)

Meaux Collinet (77)

Clichy-sous-bois (91)

La Courneuve Nord (93)

Meaux Hôpital (77)

Meaux Beauval (77)

Ris Orangis (91)

Bruyères le Chatel (91)

Blanc-Mesnil Nord (93)

Orly 1 (94)

Tremblay en France (91)

Cachan (94)

Epinay-sous-Sénart (91)

Sucy-en-Brie (94)

Maisons-Alfort 1 (94)

Vigneux (91)

Créteil (94)

Villiers-le-Bel (95)

Chevilly-la-Rue/ (94)

L’Hay-les-Roses (94)

Champigny (94)

Thiais (94)

Chelles (77)

Orly 2 (94)

Bonneuil-sur-Marne (94)

Maisons-Alfort 2 (94)

Fresnes (94)

Alfortville (94)

Villeneuve-St-Georges (94)

Paris AGF (75)

Année de mise

en service

1964

1971

1978

1981

1982

1982

1982

1982

1983

1983

1983

1983

1983

1983

1984

1984

1984

1984

1984

1985

1985

1985

1985

1985

1985

1986

1987

1986

1986

1986

1986

1986

1987

1987

Equivalent

logement

-

5 300

5 210

2 200

3 082

3 244

2 900

3 400

2 928

3 800

8 500

2 000

1 000

3 800

3 500

3 822

4 880

4 380

2 500

4 400

3 430

6 500

4 670

12 800

7 660

3 250

3 320

4 315

3 130

3 200

3 900

4 750

3 940

-

Prod.

Ann.(MWh)

10 000

52 000

38 500

37 200

30 000

20 540

36 000

31 000

21 000

34 600

101 000

32 000

7 000

19 200

30 000

36 150

50 000

52 000

25 500

43 000

50 000

47 900

29 500

110 000

40 000

41 000

38 000

40 000

35 600

38 000

40 000

49 000

55 000

8 000

total - 135 611 1 328 600

INSTALLATIONS

DE GÉOTHERMIE (1999)

La production d’énergie primaire

Les caractéristiques spécifiques de cet aquifère et du fluide

exploité ont nécessité la mise en place d’un concept nouveau (le

doublet géothermique), lequel impose l’utilisation d’équipements

adaptés et le développement d’outils d’exploitation et de

gestion de la ressource.

L’Ile-de-France est ainsi la région où l’exploitation de la géothermie apparaît

aujourd’hui comme la plus importante et significative : elle concentre

notamment plus de 90% de la production nationale d’énergie

géothermique.

La production régionale a ainsi atteint 1,3 million de MWh utiles

en 1999 (équivalent à 130.000 tep), soit un nombre total estimé

d’équivalent-logements supérieur à 130 000.

Ces installations ont connu des difficultés d’exploitation dans le

passé, notamment des problèmes techniques de corrosion liés

à l’agressivité du fluide exploité (teneur en sel élevée), et des

problèmes de compétitivité économique compte tenu du prix

bas des énergies au cours de ces dernières années, qui a largement

pénalisé leur bilan financier.

Cette forme d’énergie bénéficie toutefois d’un grand nombre

d’avantages (énergie propre et créatrice d’emplois locaux, nombreux

acquis techniques), de telle sorte que son potentiel régional

d’extension a pu être estimé à plus de 30 000 équivalentlogements

dans les 10 ans à venir.

Ce développement, principalement réservé aux investissements

d’optimisation et d’extension des opérations existantes, dépendra

étroitement des conditions techniques et financières établies

à la conception des opérations dans leur ensemble, et à

leur mode de gestion.

Déjà 8 opérations ont fait l’objet, au cours de ces deux dernières

années, d’extensions représentant un nouveau parc installé de

5000 équivalent-logements.

6


La production d’énergie primaire

La biomasse

Les productions et les potentiels annuels disponibles de bois valorisable à des

fins énergétiques ont été évalués par l’ADEME et l’ARENE,

dans le cadre d’études conjointes.

Le potentiel théoriquement mobilisable en chaufferies bois

a ainsi pu être estimé à environ 700 000 tonnes par an, dont :

300 000 tonnes de bois de rebut, principalement constitué par

les bois d’élagage (100 000 tonnes) et les bois d’emballages

propres (200 000 tonnes). Ce gisement est mobilisable à court

et à moyen terme. 60 000 tonnes de bois d’emballages sont

déjà valorisées, notamment pour la commercialisation auprès

des fabricants de panneaux de particules et dans quelques

chaufferies (3 chaufferies collectives au bois en fonctionnement

en Ile-de-France, et une dizaine d’installations dans l’industrie

valorisant les déchets d’activités de transformation du bois);

400 000 tonnes de bois potentiellement mobilisables, qui

seraient issues de l’entretien des forêts exploitées et de l’exploitation

des forêts actuellement laissées à l’abandon.

Ce gisement théorique ne prend pas en compte le potentiel que

représenterait le développement de cultures énergétiques

ligneuses sur les zones laissées en jachères. Partant de ce gisement

potentiel, l’ARENE et l’ADEME ont évalué à 20 000 tep par an

(50 000 à 100 000 tonnes) le premier objectif de valorisation de

cette ressource énergétique à l’horizon 2006/2010, à des prix

très compétitifs (5 à 7 cts le kWh HT).

Une démarche conjointe a ainsi été engagée afin d’initier et de

développer une filière bois-énergie dans toute la région. Cette

démarche s’attache à structurer l’approvisionnement régional

en bois combustible et, en concordance, à promouvoir le boisénergie

auprès des maîtres d’ouvrage franciliens.

La production d’énergie primaire

La paille de céréales, autre combustible biomasse, représente

un gisement très important en Ile-de-France. Le gisement théorique

de paille non valorisée est ainsi évalué à plus d’un million

de tonnes. Compte tenu des caractéristiques des sols franciliens,

il paraît réaliste de mobiliser 1/3 de ce gisement à des fins

énergétiques (soit 140 000 tep), sans aucun dommage pour la

qualité agronomique des terres.

L’ARENE et l’ADEME ont engagé un écobilan et une étude d’analyse

de la ressource, afin de vérifier cette estimation. Précisons

qu’il existe 2 principales installations de chauffage utilisant la

paille comme combustible, représentant une valorisation énergétique

globale d’au moins 2000 tonnes de paille (soit 800 tep),

en Ile-de-France :

l’une valorise 1300 tonnes de paille pour le chauffage de

serres horticoles (Société Civile Horticole de Mainpaincien), ce qui

implique une réduction des charges énergétiques d’environ

50% par rapport à l’installation initiale qui fonctionnait au fioul

lourd. Cette installation située à Andrezel, en fonctionnement

depuis 1981, a été provisoirement arrêtée suite à la tempête de

décembre 1999 et à la destruction provoquée des serres;

l’autre utilise de la paille (800 à 1000 tonnes/an) pour le chauffage

collectif de 250 logements (OPDHLM de Seine et Marne).

Localisation

et date

de mise en fonctionnement

Puissance

chaufferie

type de

combustible

Utilisation

Concernant les installations collectives en fonctionnement qui

valorisent le bois-énergie, citons parmi les plus significatives :

les chaufferies de Créteil, de Tournan-en-Brie et de Vaires-sur-

Marne.

Andrezel

(1981)

Créteil

(1985)

4 MW

2,5 MW

paille (1300t/an)

Plaquettes de bois

à 35% d’humidité

Chauffage de serres

1,4ha

448 logts H.L.M.

Tournan en Brie

(1984)

0,9 MW

Plaquettes de bois sec

à 20% d’humidité

198 logts H.L.M.

Vaires sur Marne

(1985)

0,9 MW

Plaquettes de bois sec

à 20% d’humidité

200 logts H.L.M.

Villeparisis (1991),

rénovation

et extension (1998)

1,6 MW

Paille 1000t/an

250 logts H.L.M.

Source : ADEME/ARENE

EXEMPLES DE CHAUFFERIES

À BIOMASSE

EN RÉGION ILE-DE-FRANCE

7


La production d’énergie primaire

La valorisation énergétique des déchets

Plus de 5 millions de tonnes de déchets ménagers et assimilés

ont été traités en Ile-de-France en 1998.

L’incinération avec récupération d’énergie constitue le principal mode

de traitement de ces déchets (58%).

Précisons que ce mode de traitement s’est largement développé

au cours des dernières années (depuis 1994), grâce à l’impulsion

donnée par la loi de juillet 1992 qui limite les mises en

décharges aux seuls déchets ultimes à compter du 1 er juillet

2002, et qui a induit :

les mises en fonctionnement de nouvelles unités d’incinération

(Saint-Ouen l’Aumone, Monthyon, Carrières-sous-Poissy,

Mantes-la-Jolie et Vert-le-Grand);

ou l’extension de capacité d’unités existantes (exemple :

Lagny-sur-Marne).

Le taux régional de valorisation énergétique des déchets est

particulièrement élevé, ce qui s’explique par l’existence du

réseau de chaleur de la CPCU qui valorise les déchets incinérés

par les 3 usines du SYCTOM (Issy, Saint-Ouen et Ivry).

Source : ORDIF/GREEN Etudes & Conseil

77 St Thibault

78 Thiverval-Grignon

78 Carrière sur Seine

91 Massy

91 Villejust

92 Issy (1)

93 St Ouen (1)

94 Ivry (1)

94 Créteil

94 Rungis

95 Sarcelles

95 Argenteuil

95 Cergy

77 Monthyon

91 Vert-le-Grand

78 Mantes-la-Jolie

78 Carrières/Poissy

Année de mise

en service

1985

1975

1978

1986

1972

1965

1990

1969

1978

1968

1978

1975

1996

1999

2000

2000

2000

Tonnage annuel

incinéré

99 619

144 400

113 251

86 416

50 000

548 771

635 125

701 100

20 390

119 818

137 959

132 178

150 000

135 000

220 000

90 000

115 000

Taux de Valor.

Energ.

10%

55%

41%

91%

78%

83%

96%

80%

37%

74%

46%

50%

45%

25%

17%

37%

21%

La production d’énergie primaire

3 ne produisent que de la chaleur destinée aux réseaux de

chauffage urbain,

et les 4 plus récentes ne produisent que de l’électricité, contribuant

ainsi à réduire de manière significative le taux de valorisation

énergétique (de 76% à 68%).

Le tonnage annuel incinéré a pu être estimé à environ 3,5 millions

de tonnes, la quantité de chaleur valorisée à 3,8 millions de

MWh et la production valorisée d’électricité à 569 000 MWh.

La tendance actuellement observée du développement de la

valorisation "tout électrique" s’explique par diverses raisons :

éloignement des UIOM des centres urbains de consommation

d’énergie;

moindre ampleur de l’investissement initial (coût du réseau de

chaleur évité);

obligation faite à EDF de rachat de toute production autonome

et indépendante d’électricité;

aucune contrainte de commercialisation de l’énergie thermique;

aucune contrainte technico-économique et juridique associée

à la création de nouveaux réseaux de chaleur.

A plus long terme (horizon 2010), un certain nombre d’incertitudes

subsistent quant aux projets qui seront réellement opérationnels,

mais le taux de valorisation énergétique devrait continuer

de décroître (de 68% à 58%), compte tenu de la tendance,

pour les nouvelles opérations, à la production d’électricité sans

valorisation énergétique de chaleur.

Les expériences en cours sur les technologies de traitement

alternatives à l’incinération (lit fluidisé, thermolyse, méthanisation,

etc.), doivent également se poursuivre.

Sous-total SYCTOM

total

-

-

1,9 MT

3,5 MT

87%

68%

(1) Usines SYCTOM

UIOM

EN FONCTIONNEMENT

EN ILE-DE-FRANCE (2000)

Sur les 17 UIOM actuellement en fonctionnement dans la région

et qui délivrent de la chaleur à un réseau de chauffage urbain :

10 d’entre elles sont équipées pour produire en cogénération,

8


La production d’énergie primaire

La production de biogaz

La politique de gestion des déchets mise en place

par le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement (MATE),

devra à terme aboutir à la suppression des mises en décharges

et donc à la réduction importante des quantités de matières méthanisables.

Mais, dans l’attente, la fermentation en décharge

est un phénomène qui doit se poursuivre.

Issu d’un processus particulier de dégradation de la matière organique

contenue dans les déchets, le biogaz est produit selon 3

principales filières :

Stockage des déchets en décharge : l’arrêté du 9 septembre 1997 relatif

aux décharges existantes fait obligation de capter le biogaz et

au minimum de le brûler en torchère. Une valorisation énergétique

plutôt qu’une combustion à perte en torchère peut constituer un

choix judicieux tant sur le plan économique qu’environnemental;

Traitement des déchets en digesteurs (procédé de méthanisation) : cette

filière de traitement est particulièrement bien adaptée pour la partie

organique (fermentescible) des déchets ménagers et assimilés,

industriels et commerciaux. Ce mode de traitement nécessite un

tri préalable en amont, grâce à la mise en place de collectes sélectives.

Il consiste à réaliser la fermentation contrôlée des déchets

en cuves étanches appelées digesteurs. Il produit du biogaz valorisable

(constitué à 60% de méthane) et un amendement organique

stabilisé;

La production d’énergie primaire

Le gisement récupérable à partir des stations d’épuration et de

la méthanisation des déchets agricoles fait l’objet d’une étude

en cours (réalisée par SOLAGRO). Les premiers résultats disponibles

sur les stations d’épuration, mettent en évidence un

potentiel valorisable d’environ 110 000 tep/an (60% thermique

et 40% électricité).

En Ile-de-France, il existe quatre décharges qui produisent de l’électricité en

valorisant leur méthane (Soignolles-en-Brie, Plessis-Gassot, Claye-

Souilly et Vert-le-Grand).

A Soignolles en Brie, l’exploitation du site est assortie d’une obligation

de garantie de résultats (1 500 m 3 /h de biogaz en moyenne

annuelle). Les quantités ont, en fait, toujours été supérieures

(2 000 m 3 /h).

Traitement des effluents d’assainissement ou industriels en stations d’épuration

"anaérobie" : la digestion "anaérobie" des boues issues du traitement

des eaux usées par les stations d’épuration permet une valorisation

énergétique selon les mêmes principes que ceux décrits

précédemment. Une étude pilote cofinancée en 1999 par l’ARENE

et les délégations régionales de l’ADEME et de GDF, a permis d’évaluer

à 300 000 tep/an le gisement francilien valorisable à partir des

filières "décharges" (100 000 tep/an) et "méthanisation des déchets

ménagers, industriels et commerciaux" (110 à 250 000 tep/an

selon les scénarios).

9


La production d’énergie primaire

A Achères, l’usine d’épuration (Seine Aval) traite les deux tiers des eaux usées

de l’agglomération parisienne :

Sur Plessis-Gassot, une production d’électricité à partir de biogaz a

été mise en place, susceptible de produire et de livrer sur le réseau

EDF pendant 12 ans, une puissance de l’ordre de 10 MW électrique,

en valorisant 9 à 10 000 m 3 /heure de biogaz, soit la quasitotalité

du biogaz produit par le centre d’enfouissement technique.

Cette centrale est capable de produire environ 85 millions de kWh

par an, et de fournir 10 000 habitants en électricité. Le même dispositif

a été mis en place à Claye-Souilly, d’une puissance comparable.

Les enjeux environnementaux associés à ces trois projets

pilotes de valorisation du biogaz en décharge, sont de différents

ordres :

La production d’énergie primaire

Chaque jour, 2,1 millions de m 3 d’eau sont rejetés dans la Seine,

après un traitement physique (prétraitement et décantation) et biologique

(aération et clarification).

Ces différents traitements produisent des boues, éliminées par

méthanisation ou "digestion anaérobie".

Ce processus de stabilisation s’accompagne fatalement d’un

dégagement de gaz, essentiellement du méthane, appelé "biogaz".

Le biogaz est utilisé comme source d’énergie pour les besoins

internes de la station, sous forme électrique et/ou de chaleur

(cogénération)..

L’unité de traitement biologique de la Varenne Jarcy du SIVOM de la Vallée

de l’Yerres et des Sénarts permettra une double valorisation des

déchets :

en compost (36 655 t),

et en énergie (électricité : 19 040 MWh, chaleur – étude en

cours).

Tonnage annuel mis

en décharge

Mode de Valorisation

Energétique

réduire les émissions de CH4 dans l’atmosphère, et donc assurer

la diminution de l’effet de serre;

(77) Soignolles-en-Brie

(750 m3/h)

150 000 t

Electricité (moteurs)

Chaleur (séchage produits agricoles)

recourir à un procédé de production d’électricité limitant les

émissions de CO2, par rapport à celles produites par le parc de

production d’électricité moyen français (actuel et à venir);

recourir à une énergie fatale permettant d’économiser une

énergie primaire de l’ordre de 35 000 tep/an et par installation.

(77) Claye-Souilly

(4 500 m3/h)

(95) Plessis-Gassot

(4 500 m3/h)

900 000 t

900 000 t

Electricité

(TAV)

Electricité

(TAV)

Ces projets constituent une première référence de technique

européenne de production d’électricité à partir de biogaz.

(91) Vert-le-Grand

(2 500 m3/h)

400 000 t

(170 000 t

depuis 1998)

Electricité

(TAV)

extension envisagée

Les principales innovations technologiques concernent :

l’optimisation du système de captage du biogaz et la mise en

œuvre de systèmes de contrôle et d’analyse permettant d’assurer

une régularité et uniformité de l’approvisionnement en biogaz ;

le développement de brûleurs et de chaudières spécifiques, permettant

une combustion optimale du biogaz.

OPÉRATIONS

DE VALORISATION

DE BIOGAZ

DE DÉCHARGE EXISTANTES

EN ILE-DE-FRANCE

10


La production d’énergie primaire

La production d’énergie primaire

Le solaire

Dès le début des années 80, des installations exemplaires en faveur

du développement du solaire thermique ont été développées

en Région Ile-de-France.

En particulier, dans les secteurs du logement collectif, du tertiaire

et pour le chauffage des piscines (au total, plus d’une centaine

d’installations – hors individuel – ont pu être ainsi recensées).

Parmi les installations exemplaires, citons notamment :

22 installations de production d’eau chaude sanitaire collective

dans l’habitat-tertiaire;

6 installations de piscines solaires (Ezanville, Nemours et

Saint-Pierre-les-Nemours, etc.).

Au total, on peut évaluer à environ 400 - 500 tep la production

annuelle d’énergie d’origine solaire représentée par ces installations.

En matière de solaire photovoltaïque, il existe 4 réalisations

exemplaires en sites isolés :

la résidence secondaire "le Bayou" à Ballancourt-sur-Essonne

(800 Wc);

la maison forestière "carrefour tripier" à Ozoir-la-Ferrière (480 Wc);

une autre résidence secondaire à Saint-Ange-le-Viel (1 kWc);

la ferme pédagogique de Vaulezard à Vienne-en-Arthies (2

kWc).

La production d’énergie primaire

Au dede ces installations "exemplaires", qui garantissent la

fourniture d’électricité pour des sites isolés, il faut aussi mentionner

l’installation de postes d’appel d’urgence en bordure

d’autoroutes (A 2, A 4, A 16), fonctionnant avec une alimentation

électrique solaire.

L’ARENE, l’ADEME et EDF ont plus récemment identifié, suite à une

étude réalisée sur les départements de la grande couronne, des

sites isolés qui devraient faire l’objet de nouvelles opérations

d’électrification en photovoltaïque.

11


La production d’énergie primaire

La production d’énergie primaire

Les pompes à chaleur sur aquifères

Parmi les installations les plus significatives, citons notamment :

D’une manière générale, les pompes à chaleur

(principalement dans des maisons existantes, en relève de chaudière fioul)

ont connu un développement relativement important

au début des années 80, ceci s’expliquant

par les prix élevés des énergies à cette époque.

L’intérêt de cette filière énergétique s’est ensuite quelque peu

estompé, du fait bien sûr de l’effondrement des prix des énergies

importées et donc de l’absence d’une politique énergétique

volontariste, mais aussi à cause d’un certain nombre de contreperformances

dues à des équipements mal installés qui ont

largement contribué, au moins pour une certaine période, à discréditer

complètement la filière pour manque de fiabilité.

Aujourd’hui le contexte a encore évolué, les pompes à chaleur

étant reconnues pour leurs atouts indiscutables en termes de

maîtrise de l’énergie et de protection de l’environnement.

Certes, leur utilisation pour le chauffage et la production de froid

correspond à un procédé technologique nettement plus complexe

que celui des équipements traditionnels. Les pompes à

chaleur sur aquifères ont de plus la particularité d’associer deux

secteurs d’activités (l’hydrogéologie et le génie climatique) qui,

a priori, n’ont rien à voir. Leur développement doit notamment

gérer le paradoxe existant entre le caractère inévitablement

aléatoire d’une ressource que l’on peut qualifier de minière, et la

contrainte de satisfaire des besoins énergétiques précis liés au

chauffage et à la climatisation de bâtiments.

La région Ile-de-France a l’avantage de posséder sur une grande

partie de son territoire, des aquifères de bonne qualité pouvant

servir de source de chaleur ou de rafraîchissement. Un avantage

indéniable de la pompe à chaleur réside dans sa capacité à

fournir du chaud et/ou du froid.

La production d’énergie primaire

chauffage et climatisation de 4600 m 2 de bureaux à l’immeuble

"AXE SEINE" situé à Issy-les-Moulineaux (2 PAC, puissance frigorifique

: 500 kW, puissance calorifique : 600 kW, puissance électrique

: 100 kW);

chauffage et climatisation d’un ensemble de 100 000 m 2 à la

Maison de la Radio à Paris;

chauffage et climatisation d’un ensemble de 20 000 m 2 à la

SCI ATRIUM à Boulogne-Billancourt;

chauffage et climatisation d’un immeuble de bureaux de 16 000 m 2

("les colonnades") à Rueil-Malmaison;

chauffage et climatisation d’une résidence sociale spécialisée

à Levallois-Perret (> 2000 m 2 ).

Bilan global

de la production

d’énergie primaire

L’Ile-de-France dispose de faibles ressources énergétiques,

constituées principalement de pétrole,

de la récupération d’énergie à partir des UIOM,

de la géothermie, de bois-biomasse et de biogaz

source : CNCU - ADEME - DRIRE - DGEMP

Biogaz

3,3%

Les pompes à chaleur dites "réversibles" qui assurent cette

double fourniture sont particulièrement adaptées au secteur tertiaire

où la climatisation est un élément de consommation indispensable

et significatif. Le secteur tertiaire est important en Ilede-France

et le développement des PAC réversibles associées à

des forages constitue une solution qu’il est important d’examiner

à l’occasion de nouveaux programmes neufs ou de réhabilitation.

En Ile-de-France, il existe ainsi une quarantaine d’installations,

de taille significative, utilisant une ressource aquifère, principalement

dans des immeubles d’habitation et des bâtiments tertiaires

situés dans la petite couronne.

PRODUCTION

D’ÉNERGIE PRIMAIRE

EN ILE-DE-FRANCE

(1998)

Géothermie

6,9%

Bois

19,4%

Pétrole brut

41,7%

UIOM

28,7%

total = 1,89 Mtep

12


La production d’électricité

Les centrales thermiques

de production d’électricité

La production régionale d’électricité provient :

de centrales thermiques — fonctionnant au charbon :

Champagne-sur-Oise, Montereau, Vitry-sur-Seine

et Vaires-sur-Marne — ou au fioul lourd : Porcheville,

de turbines à combustion — fonctionnant au FOD :

Gennevilliers — ou au FOD et au gaz : Vitry.

Ces centrales thermiques représentent une puissance globale

installée estimée à 5 932 MW et une production annuelle d’électricité

qui s’est élevée à 5 382 GWh en 1999 (dont 4 138 GWh

EDF), soit seulement 1% de la production nationale.

6 000

5 000

4 000

3 000

2 000

1 000

0

source : EDF-GDF

Puissance installée (MW)

5 932 MW 5 382 GWh

La production décentralisée d’électricité

LA PRODUCTION

D’ÉLECTRICITÉ

EN ILE-DE-FRANCE

(1999)

Production (GWh)

6 000

5 000

4 000

3 000

2 000

1 000

0

La production d’électricité

La production décentralisée

d’électricité

Ce type d’équipement, cogénération ou production indépendante d’électricité,

consiste à produire sur un même site de la chaleur et de l’énergie mécanique

le plus souvent utilisée pour entraîner des alternateurs

(avec des turbines ou avec des moteurs).

Parmi les autres usages possibles, on peut notamment citer

l’entraînement de compresseurs, de pompes (eau, liquide de process, etc.),

ou de pompes à chaleur. Cette technique est très efficace pour économiser

l’énergie primaire, permettant un rendement global

nettement meilleur que celui résultant des filières séparées,

et garantissant a priori de bonnes performances économiques

(temps de retour des installations en moyenne de 5 ans).

Elle est particulièrement bien adaptée à la problématique de

l’énergie et de l’environnement en Ile-de-France, cette région

étant très dépendante des régions avoisinantes pour ses approvisionnements

d’électricité, subissant des émissions importantes

de polluants atmosphériques en milieu urbain, et étant

soumise à de nombreuses contraintes en matière de renforcement

ou de création de nouvelles lignes de transport pour l’approvisionnement

électrique de certaines zones.

13


La production d’électricité

source : ADEME/ARENE Idf

Total IDF= 167

Nombre d'équipements

Industrie [11] Tertiaire [34] Réseaux, chaufferie [122]

7

4

Total IDF= 831

3

31

27

dont : 130 MAG* et 37 TAG*.

MW installés

dont : 224 MAG* et 607 TAG*.

95

Industrie [119] Tertiaire [84] Réseaux, chaufferie [628]

110

9 31

48

449

179

Rappel France entière : Industrie=2,4 GW Tertiaire=0,3 GW Réseaux, chaufferie=1,5 GW

*MAG/Moteur à gaz

*TAG/Turbine à gaz

RECENSEMENT DES INSTALLATIONS

DE COGÉNÉRATION GAZ

EN ILE-DE-FRANCE

(2000)

La production d’électricité

Le parc des installations de cogénération d’Ile-de-France a pu

être estimé à 167 équipements (1 066 équipements France

entière) en 2000, représentant une puissance globale électrique

installée qui a pu être évaluée à 831 MW (4217 MW F-E).

Les secteurs d’utilisation concernés par le développement de

cette filière dans la région, sont principalement les réseaux de

chauffage urbain, les hôpitaux et, d’une manière plus large, le

grand tertiaire (aéroports, hôtels, etc.).

Les installations régionales de cogénération recensées pour les

bâtiments tertiaires et les régies/réseaux/UIOM représentent

l’essentiel des installations identifiées à l’échelle nationale

(presque 40% de la puissance électrique installée).

Du point de vue des filières techniques, le marché francilien de

la cogénération se caractérise par le développement de plus en

plus important des moteurs à gaz (MAG) pour les petites et

moyennes puissances, et des turbines à gaz (TAG) pour les installations

d’une puissance supérieure à 5 MWe.

En fait, ce marché a continué de progresser de manière significative

depuis 1997 (3 GW placés au cours des 3 dernières

années à l’échelle nationale, principalement dans l’industrie et

sur les réseaux de chauffage urbain). Ce développement de la

cogénération s’est équilibré au niveau puissance, entre les installations

> 12 MWe et celles d’une puissance inférieure.

Cependant, l’année 2000 a marqué un certain ralentissement,

en partie dû à la publication de la loi “électricité” du 10 février

2000 qui abroge le décret du 20 mai 1995 sur lequel s’appuient

les contrats 97-01 et 99-02 et place donc le dispositif contractuel

de la cogénération face à un vide juridique dans l’attente de

nouveaux décrets d’application.

Les derniers certificats de conformité instruits par la DRIRE ont

été déposés en novembre 1999. Depuis, les nouveaux projets

de cogénération placés dans le cadre de l’obligation d’achat

sont bloqués.

La sortie rapide de nouvelles mesures contractuelles s’impose

donc. De plus, un effort particulier doit se focaliser sur les petites

et mini cogénérations (puissance


Les réseaux de chaleur

Le développement des réseaux de chaleur

constitue l’une des caractéristiques majeures de l’Ile-de-France.

L’énergie géothermique comme la valorisation énergétique des déchets

sont particulièrement adaptées à l’alimentation des réseaux de chaleur franciliens.

source : SNCU - ADEME - DRIRE

0

0

0

100 200 300 400 500

% Région= 31,3% dont : 82,1% géothermie et 21,1% U.I.O.M.

601

500 1 000 1 500 2 000 2 500

% Région= 38,2%

8 470

Nombre total d'installations

117

Nombre de chaufferies

Nombre d'abonnés *

5 000 10 000 15 000 20 000 2 5000

*nombre de sous-stations

% Région= 54,9%

Longueurs de réseaux (km)

1 200

0 500 1 000 1 500 2 000 2 500 3 000

% Région= 39,2%

Puissance installée (MW)

0 5 000 10 000 15 000

20 000

% Région= 45,9%

Energies consommées (GWh)

14 882

9 400

% Région= 47,0%

U.I.O.M.

2 138

21 164

géothermie

18 298

31 940

2 973

0 5000 10000 15000 20000 25000 30000 35000

374

les réseaux dechaleur

En 1997, la région concentrait notamment :

31,3% du nombre total d’installations en France (21,1% des

UIOM-Usines d’incinération d’ordures ménagères et 82,1% des

installations géothermiques);

38,2% du nombre des chaufferies;

39,2% de la longueur nationale des réseaux;

54,9% du nombre d’abonnés;

45,3% des énergies consommées;

49,2% de la chaleur vendue.

Les 5 énergies principales utilisées par les réseaux de chauffage

urbain en Ile-de-France sont :

le fioul lourd (25,4%);

les ordures ménagères (22,6%);

le gaz naturel (21,0%);

le charbon (20,0%);

géothermie (10,0%).

Les énergies non conventionnelles (géothermie, résidus

urbains) constituent globalement le premier poste de consommation

d’énergie des réseaux franciliens (32,6% du total des

énergies consommées).

habitat

Chaleur vendue (GWh)

tertiaire

industrie

73,4% 62%

22,5% 33%

3,7% 5%

I.D.F.=12 631 France entière=24 300 Région= 51,0%

Ile-de-France

France entière

LES RÉSEAUX

DE CHALEUR

EN ILE-DE-FRANCE

(1997)

15


Les réseaux de chaleur

C’est la densité du tissu urbain, aussi bien résidentiel, que tertiaire

ou industriel qui a conduit à la mise en place de ces

réseaux. A ce jour, 460 000 logements ont adopté ce mode de

chauffage, soit 25% du parc de logements parisiens ou plus

d’un dixième du parc francilien. Au titre des installations les plus

remarquables, il faut mentionner :

le réseau de la CPCU, créé en 1928, qui compte parmi les plus

importants du monde : 9 centres de production assurent une

capacité globale estimée à 3 509 t/h. La vapeur produite par les

usines d’incinération du SYCTOM et valorisée sur le réseau

urbain, correspond à une capacité supplémentaire estimée à

590 t/h. La répartition des sources de production de chaleur s’effectue

pour 50% par les usines du SYCTOM, pour 30% par les

centrales thermiques au charbon, et pour 20% par les centrales

au fioul lourd. L’usine du SYCTOM à Saint-Ouen, mise en fonctionnement

en 1990, s’inscrit comme l’une des plus modernes

d’Europe en matière de traitement des effluents gazeux, constituant

ainsi une avancée technologique importante en matière de

respect et de protection de l’environnement. Le réseau de distribution

(réseau vapeur 20 bar - 250°) représente 354 km de

canalisations et 51 km de branchements, alimente plus de 5 000

clients pour une puissance de 4 400 MW et dessert

600 000 équivalent-logements et 42 millions de m2 chauffés.

Celui de CLIMADEF, sur le quartier de la Défense, qui offre la

particularité de produire de la chaleur (195 MW de puissance

totale installée, production de 357 GWh en 1999/2000) et de

l’eau glacée (108 MW, production de 169 GWh en 1999/2000),

Les réseaux de chaleur

pour la quasi-totalité des bâtiments, par les centrales de sociétés

CLIMADEF (chaud et froid) et SUCLIM (froid). Les réseaux de

distribution de froid des deux sociétés sont interconnectés. En

outre, le réseau de distribution de chaleur de CLIMADEF est interconnecté

avec les réseaux de chauffage urbain des villes voisines

(Courbevoie, Puteaux et Suresnes). Les réseaux chaud et

froid sont alimentés par la centrale CLIMADEF et les centrales

d’appoint secours en froid CARPEAUX et VALMY. En fonction des

circonstances, un appoint en chaud peut être apporté par SOCLIP

(chauffage urbain de Puteaux) et en froid par SUCLIM. La longueur

totale des réseaux est de 21 km pour le chaud et 14km

pour le froid.

Celui de CLIMESPACE (réseau de climatisation par eau glacée),

qui assure la climatisation des quartiers des Halles, de l’Opéra,

de Bercy, de l’Etoile, etc.. Ce réseau (longueur de 44 km, puissance

installée de 121 MW, puissance raccordée de 166 MW,

240 clients raccordés équivalents à 2,8 millions de m 2 , présente

l’avantage d’éviter la multiplication des tours de refroidissement

sur les toits de Paris (stockage d’eau glacée de la Tour

Maubourg d’une capacité de 12 000 m 3 ). Quatre centrales de

production d’eau glacée (quartier des Halles, Opéra, Bercy,

Etoile), alimentant des immeubles en énergie frigorifique, sont

actuellement en fonctionnement, représentant une puissance

installée de plus de 100 MW. Elles fournissent de l’eau à 5°C, le

retour étant compris entre 10 et 15°C. Une 5 ème est en construction

(Place du Canada, 52 MW), qui deviendra opérationnelle

dès 2002.

16


La consommation d’ énergie

La consommation régionale d’énergie, qui s’est élevée à 29,5 Mtep en 1997

(hors les énergies renouvelables et notamment le bois-énergie

dont la consommation estimée par la DGEMP s’élèverait à plus de 350 000 tep),

place la Région Ile-de-France au premier rang des régions françaises.

Mais avec 15,7% de la consommation nationale,

elle se situe légèrement en deçà de son poids démographique (18,7% de la population française)

et économique (29% du PIB national).

Analyse par forme d’énergie

La répartition de cette consommation par type d’énergie

est assez proche de celle observée dans l’ensemble du pays.

Produits pétroliers

37,6 %

source : CEREN

Gaz

18,3 %

Produits pétroliers

38,4 %

France entière : total = 188,2 Mtep

* hors énergies renouvelables

Gaz

15,3 %

CMS

1,4 %

CONSOMMATIONS TOTALES

D’ÉNERGIE FINALE * ,

PAR PRODUIT

(1997)

Electricité

42,7%

Ile-de-France : total = 29,5 Mtep

CMS

4,3 %

Electricité

42,0%

la consommation d’ énergie

Pour l’électricité et les produits pétroliers, les développements

sont relativement comparables. Rappelons que le bois-énergie,

même s’il n’est pas officiellement pris en compte dans les bilans

énergétiques, occuperait une place non négligeable. Ces

consommations, comparées aux données de production régionale,

font apparaître un taux de dépendance énergétique largement

supérieur à 90%.

Le Gaz

L’utilisation du gaz s’est ainsi naturellement développée en Ilede-France,

où environ 95% des habitants résident dans une

commune alimentée en gaz naturel (plus de 800 communes

desservies). La clientèle domestique concentre presque 60%

des ventes régionales de gaz naturel, le reste étant équitablement

partagé entre les secteurs du tertiaire et de l’industrie.

Tous secteurs d’activité confondus, la région se situe au premier

rang de la consommation de gaz en France, absorbant notamment

environ 20% de la consommation nationale de gaz.

La consommation régionale d’énergie présente toutefois

certaines particularités :

le plus faible recours au charbon (1,4% du bilan énergétique

régional, contre 4,3% pour la France entière);

une plus forte utilisation du gaz (18,3% contre 15,3%);

la place importante occupée par les réseaux de chaleur, lesquels

sont largement favorables à la valorisation énergétique

des déchets et au développement de la géothermie.

17


La consommation d’ énergie

Les produits pétroliers

La contribution des produits pétroliers au bilan énergétique de

la région est très proche de celle observée au niveau national

(37,6% contre 38,4%). Elle reste donc relativement importante,

malgré les efforts de diversification des sources d’énergie mis

en œuvre au cours des deux dernières décennies. Cette situation

résulte bien entendu de l’importance du secteur transports,

naturellement très dépendant des produits pétroliers.

De plus, l’Ile-de-France regroupe une part significative du parc

national de véhicules (voitures particulières, véhicules utilitaires),

et regroupe les grands aéroports internationaux (Orly et

Roissy) qui concentrent à eux seuls plus de 80% des livraisons

de carburéacteurs effectuées à l’échelle nationale.

L’électricité

L’électricité est aujourd’hui la première énergie consommée en

Ile-de-France (à elle seule, Paris concentre presque 1/4 de cette

consommation), avec une participation au bilan énergétique de

la région très proche de la moyenne nationale (42,7% contre

42,0%). L’utilisation de l’électricité s’est développée dans tous

les secteurs consommateurs, et plus particulièrement celui de

l’habitat-tertiaire (+ 3,5 à + 4,0%/an au cours des 10 dernières

années).

Elle couvre notamment :

59% des besoins du secteur Résidentiel-Tertiaire (environ 70%

pour les bâtiments tertiaires). Selon les résultats préliminaires

d’une étude réalisée par l’INESTENE, les usages thermiques

(chauffage, ECS, cuisson) dans les bâtiments (tertiaires et d’habitation)

représenteraient environ 1/3 de la consommation totale

d’électricité dans la région. L’éclairage, l’électroménager et le

froid interviendraient pour respectivement 15%, 4% et 7%;

60,6% des besoins de l’industrie (essentiellement pour des

usages "force motrice" et "thermiques").

Selon les statistiques de ventes d’EDF, les livraisons d’électricité

aux consommateurs finals dans la région (58 838 GWh en 1999),

concernent principalement :

les bâtiments tertiaires (43,4%) et les usages domestiques

(35,4%);

l’industrie (17,4%);

et les transports ferroviaires (3,7%).

la consommation d’ énergie

Ils sont, aujourd’hui, principalement utilisés dans certaines

grosses chaufferies (CPCU, Saint-Ouen - 700 MW), pour la production

d’électricité et dans l’industrie cimentière.

Analyse par secteur

Les caractéristiques qui distinguent la région Ile-de-France

du reste du territoire national, en matière de consommation d’énergie,

sont beaucoup plus marquées du point de vue

de la répartition par secteurs d’activités :

l’industrie ne représente que 10,2% du bilan énergétique

régional, contre 28,0% à l’échelle nationale;

les contributions relatives des secteurs habitat-tertiaire (58,5%

contre 42,8%) et transports (31,0% contre 27,2%) sont, en

revanche, nettement plus importantes;

l’agriculture n’intervient que pour 0,3% du bilan énergétique

régional (contre 2,0%).

Résidentiel & Tertiaire

58,6%

source : CEREN

Industrie

10,2%

Résidentiel & Tertiaire

42,8%

Agriculture*

0,3%

Transports

30,9%

Ile-de-France : total = 29,5 Mtep

Industrie

28,0%

Agriculture*

2%

Transports

27,2%

Les combustibles minéraux solides

Leur très faible utilisation (0,4 Mtep, soit seulement 1,4% des

consommations d’énergie finale de la région, contre 4,3% au

niveau national) résulte à la fois, du progressif déclin de l’activité

minière dans l’ensemble du pays, et de l’absence d’industries

lourdes dans la région (sidérurgie, etc.).

France entière : total = 188,2 Mtep

* incluant Bâtiment et Génie Civil

CONSOMMATIONS TOTALES

D’ÉNERGIE FINALE,

PAR SECTEUR D’ACTIVITÉ

(1997)

18


Analyse détaillée des consommations par secteur

Résidentiel/Tertiaire

Avec 17,3 Mtep, ce secteur constitue le poste de consommation

le plus important (58,6%), où se trouve concentrée

une part essentielle du gisement d’économies d’énergie.

L’Ile-de-France regroupe notamment :


source : CEREN

Electricité

59,0%

Produits pétroliers

12,7%

Charbon

2,3%

Gaz

26,0%

ANALYSE DE LA CONSOMMATION

D’ÉNERGIE DU SECTEUR

RÉSIDENTIEL & TERTIAIRE,

PAR PRODUIT (1997)

presque 20% du parc français de logements;

total = 17,3 Mtep

environ 30% du parc français des établissements du secteur

tertiaire.

L’électricité (59,0%) et le gaz (26,0%) sont les principales formes

d’énergie aujourd’hui utilisées.

La part des produits pétroliers, même si elle a été considérablement

réduite depuis 1981, reste significative (12,7%).

Depuis le premier choc pétrolier, l’habitat-tertiaire qui regroupe

les bâtiments d’habitation (maisons individuelles, immeubles

collectifs) et à usage professionnel (hôpitaux, bureaux, commerces,

bâtiments communaux, lycées et collèges, etc.), a

connu une croissance très rapide de ses consommations

(+ 45%). Cette croissance s’explique principalement par l’amélioration

du confort et de la qualité de vie (développement du

chauffage central, de l’eau chaude sanitaire, etc.), et l’émergence

de besoins énergétiques nouveaux (notamment pour les

usages spécifiques de l’électricité : électroménager, bureautique

et micro-informatique, sèche-linge, lave-vaisselle, microondes,

etc.).

L’habitat est le premier sous-secteur consommateur d’énergie

(55,9%), bien que dans des proportions moindres que pour la

France entière (environ 2/3).

Analyse détaillée des consommations par secteur

source : CEREN

60%

50%

40%

30%

20%

10%

0%

CHARBON

2,3% 2,7%

Données "parc"

Parc de logements

12,7%

PRODUITS

PETROLIERS

36,0%

GAZ

59,0%

CHARBON PRODUITS PETROLIERS

GAZ ELECTRICITE

1997

ÉVOLUTION

DE LA RÉPARTITION DES CONSOMMATIONS

PAR PRODUIT

(1981 - 1997)

La région Ile-de-France totalise 4,5 millions de résidences principales

en 1999 (source : INSEE-dernier RGP 1999), soit presque

20% du parc national de logements. Le parc de résidences principales

est notamment caractérisé par :

une très forte proportion de logements collectifs (72,1% contre 42,9%

au niveau national);

une implantation diversifiée de l’habitat individuel : quasi inexistantes

à Paris, les maisons individuelles représentent 21% du parc en

petite couronne et 67% en grande couronne, hors agglomération;

une moyenne d’âge des logements sensiblement plus élevée que pour

le reste du pays (71,5% ont été construits avant 1975, contre

65,9% au niveau national);

une taille moyenne de logements inférieure à la moyenne nationale :

58,6% des logements franciliens ont 3 pièces ou moins (contre

41,4% pour la France entière), 86,5% ont 4 pièces ou moins

(contre 68,3%). Le taux régional de logements possédant au

moins 5 pièces (13,5%) est donc largement inférieur au taux

national (31,7%);

ELECTRICITE

26,0% 24,8%

36,5%

1981

19


Analyse détaillée des consommations par secteur

100 %

80 %

60 %

40 %

20 %

0 %

une forte implantation du chauffage central (94,3% des logements en

sont équipés, contre seulement 84,1% au niveau national). Les

systèmes de chauffage central collectif sont relativement bien

répandus (39,4% de l’ensemble des installations), ce qui est

caractéristique de la région et reflète l’importance de l’habitat

collectif et le fort développement des réseaux de chauffage

urbain;

un développement important du gaz, de l’électricité et des réseaux de chaleur,

comme énergies de chauffage central : 47,9% des logements franciliens

sont chauffés au gaz (contre 40,3% pour la France entière),

26,5% à l’électricité (contre 28,3%), et 9,6% sont par les

réseaux de chaleur (contre 4,1%);

un fort développement des équipements électroménagers

source : EDF-GDF

TELEVISION

95%

93%

LAVE-VAISSELLE

31% 29%

9% 9%

SECHE-LINGE

LAVE-LINGE

87%

83%

ANALYSE

DU TAUX D’ÉQUIPEMENT

ÉLECTROMÉNAGER

CONGELATEUR

29%

41%

REFRIGERATEUR

97% 98%

Ile-de-France

France entière

Analyse détaillée des consommations par secteur

PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE COMPARÉE

DES RÉFRIGÉRATEURS ET DES CONGÉLATEURS (200-300 L) en kWh/an

800 kWh

700 kWh

600 kWh

500 kWh

400 kWh

300 kWh

200 kWh

100 kWh

417

355

308

281

223

183

113

Réfrigérateur

simple froid

719

674

578

558

496

394

256

Réfrigérateur

double froid

classe d'efficacité

énergétique

A

B

C

D

E

F

G

312 313

309

Congélateur

coffre

Congélateur

armoire

Les taux d’équipement électroménager sont relativement

proches des valeurs nationales, sauf pour le congélateur, nettement

moins développé et qui se place essentiellement en zones

rurales.

Les taux d’équipement des ménages sont en fait très variables

selon la nature et la composition du ménage, ainsi que la période

d’apparition de l’équipement sur le marché. Ainsi, la saturation est

quasiment atteinte pour les équipements durables les plus

anciens (réfrigérateurs, lave-linge et TV), et leur marché actuel est

plutôt orienté vers le renouvellement ou le multi-équipement.

Par contre, certains appareils comme le lave-vaisselle ou le

sèche-linge n’équipent pas encore la majorité des logements et

sont susceptibles d’occasionner, certes de nouvelles améliorations

du confort, mais aussi des consommations supplémentaires

d’électricité.

L’évolution des taux d’équipement en appareils électroménagers

s’explique par le développement du multi-équipement pour

les équipements de base, l’apparition de nouveaux type d’appareils

et le renouvellement des équipements les plus anciens.

542

485

410

365

219

626

509

471

441

379

251

20


Analyse détaillée des consommations par secteur

Superficies tertiaires

L’activité économique de l’Ile-de-France est dominée par le secteur

tertiaire qui regroupe 540 000 établissements (soit 24% du

nombre total d’établissements tertiaires en France), emploie 2,7

millions de salariés (soit environ 1/3 de la population active tertiaire

française) et représente 73,5% du PIB régional (contre

67,5% pour la France entière).

La région Ile-de-France dispose d’un statut très particulier au

sein des régions métropolitaines. Paris, de par sa position de

centre de décision politique, économique et administrative,

exerce une influence considérable sur le plan national. Paris est

notamment le siège du gouvernement, des assemblées parlementaires

et des administrations centrales.

L’Ile-de-France concentre plus des 3/4 des sièges sociaux de

banques, de compagnies d’assurances et des 500 plus grandes

entreprises du pays. Elle est ainsi dotée d’infrastructures exceptionnelles

: bureaux, commerces, enseignement, santé, culture...

Au total, la superficie des bâtiments tertiaires de la région, peut

être estimée à plus de 700 millions de m 2 (source : CEREN). Le

rythme de construction de bâtiments neufs tertiaires a été très

spectaculaire depuis le début des années 1980, surtout en ce

qui concerne les bâtiments de bureaux dont la superficie

construite a doublé depuis 1975 (de 20 millions de m 2 à plus de

40 millions).

Données "consommations"

Indications sur les logements

Les caractéristiques du parc de logements sont à l’origine de la

structure régionale des consommations d’énergie du secteur et

de leur évolution. Les spécificités régionales concernent :

l’importance des énergies distribuées par réseau (gaz, chauffage

urbain incluant la valorisation énergétique des ordures ménagères

et la géothermie, électricité), dont le développement se

poursuit, en substitution aux produits pétroliers. Environ 10%

des logements franciliens sont aujourd’hui raccordés à un

réseau de chauffage urbain, et presque la moitié au réseau de

gaz naturel;

l’électricité est aujourd’hui devenue la première source d’approvisionnement

énergétique dans l’habitat, couvrant presque la

moitié des consommations. Cette évolution est due, notamment

:

à la multiplication des installations de chauffage électrique

qui, avec les équipements de production d’Eau

Analyse détaillée des consommations par secteur

chaude Sanitaire (ECS), représentent 45% des consommations

d’électricité du secteur. Rappelons qu’environ 1/4

des logements franciliens sont aujourd’hui chauffés à

l’électricité;

mais aussi au développement rapide des usages spécifiques

de l’électricité (appareils électroménagers, éclairage,

hi-fi/vidéo, auxiliaires de chauffage, ascenseurs, etc.), qui

interviennent aujourd’hui pour 49% des consommations

d’électricité.

Le gaz assure environ 1/4 des besoins énergétiques du secteur,

et connaît un essor important. Il est essentiellement utilisé pour

le chauffage des logements, cet usage absorbant près de 90%

de la consommation totale.

La part de marché des réseaux de chaleur doit aujourd’hui se

situer autour de 10% des ventes totales d’énergie à la clientèle

domestique.

D’une manière générale, les actions de maîtrise des consommations

d’énergie dans les logements, quelle que soit la source

d’énergie utilisée doivent être privilégiées (amélioration du rendement

des équipements de chauffage, renforcement de l’isolation,

etc…).

Compte tenu de l’importance de l’électricité, il convient de rappeler

les efforts importants d’amélioration d’efficacité énergétique

engagés à l’échelle européenne et nationale, dans un premier

temps pour les réfrigérateurs et les congélateurs (marché

du froid), puis pour les appareils de lavage, afin de favoriser la

diffusion des appareils les plus performants.

Les équipements fabriqués aujourd’hui, doivent obligatoirement

être munis d’une étiquette informative, indiquant, d’une part les

caractéristiques générales des différents équipements (volume

utile, capacité, consommation d’électricité, consommation

d’eau, vitesse d’essorage, etc.), d’autre part les niveaux de performance

énergétique (7 classes d’efficacité sont considérées -

A jusque G - caractérisées par un indice de performance).

21


Analyse détaillée des consommations par secteur

source : Campagne CIEL - ADEME/EDF/Cabinet O. SIDLER

REFRIGERATEUR AMERICAIN 1 640 kWh/an

610 kWh/an CONGELATEUR

580 kWh/an REFRIGERATEUR CONGELATEUR

510 kWh/an CHAUDIERE MURALE mal asservie

500 kWh/an ECLAIRAGE

480 kWh/an SECHE-LINGE

480 kWh/an AQUARIUM

370 kWh/an REFRIGERATEUR

310 kWh/an LAMPES HALOGENES

300 kWh/an VMC

260 kWh/an LAVE-VAISSELLE

230 kWh/an LAVE-LINGE

140 kWh/an TELEVISEUR

120 kWh/an MAGNETOSCOPE

70 kWh/an FOUR DE CUISINE

60 kWh/an CHAUDIERE MURALE bien asservie

50 kWh/an FOUR MICRO-ONDES

0 500 1000 1500 2000

CONSOMMATIONS

ANNUELLES MOYENNES D’ÉLECTRICITÉ

PAR TYPE D’APPAREILS

ÉLECTROMÉNAGERS

A titre d’exemple illustratif, le tableau ci-dessus indique, pour

quelques appareils, leur consommation annuelle moyenne

selon les classes d’efficacité énergétique considérées. On

observe ainsi, que pour un même service rendu, la consommation

d’électricité peut varier du simple au quadruple. Les campagnes

de mesures "CIEL" qui ont constitué les premières

grandes expérimentations menées en France, dans le cadre

d’un partenariat associant la Commission Européenne, l’ADEME et

EDF, ont clairement mis en évidence les enjeux importants dans

le domaine de la maîtrise des usages domestiques de l’électricité.

Ces campagnes ont notamment permis de définir un certain

nombre de caractéristiques de fonctionnement et d’utilisation

des appareils électroménagers (cf. tableau) :

Analyse détaillée des consommations par secteur

ceci est vrai dans tous les cas de figure, sauf pour les logements

chauffés à l’électricité pour lesquels la part de l’électroménager

est plus faible;

des consommations "insoupçonnées" ont par ailleurs été identifiées.

Par exemple :

le niveau de consommation relativement élevé des

chaudières individuelles dont l’alimentation électrique est

mal asservie;

le niveau de consommation inattendu des ventilations

mécaniques ou des aquariums;

les consommations "invisibles" des veilles (exemples :

résistances chauffantes des réfrigérateur-congélateurs;

veilles cumulées des ensembles audiovisuels qui peuvent

représenter plus de 600 kWh/an).

Plus récemment, un diagnostic électrique réalisé sur les parties

communes d’un ensemble de 359 logements situé à Montreuil

(dans le cadre de l’opération de MDE), a clairement mis en évidence

un gisement d’économies équivalent à 50% de la

consommation initiale d’électricité (avec des techniques pratiquement

disponibles sur le marché ou proches de l’être), dans

des conditions de compétitivité économique tout à fait acceptables.

Concernant l’éclairage, on estime actuellement que chaque

logement compte en moyenne 13 points lumineux, soit une

puissance moyenne installée de 775 W/ménage (source : EDF).

Les sources lumineuses utilisées concernent encore principalement

les lampes à incandescence (au moins 90% des ventes).

Mais le marché des lampes fluocompactes est en plein démarrage.

Leur efficacité lumineuse est 4 à 5 fois supérieure à celle des

lampes à incandescence. Elles consomment donc 4 à 5 fois

moins d’électricité pour un même éclairement et un confort

visuel pratiquement équivalent. De par leurs caractéristiques

(coût d’achat élevé, incompatibilité avec les gradateurs d’intensité

lumineuse, peu adaptées aux démarrages et arrêts trop rapprochés),

elles sont recommandées pour des conditions d’éclairage

général de longue durée où elles revêtent leur plein intérêt

économique et de confort.

Il faut également remarquer que presque 60% des ménages disposent

aujourd’hui d’au moins une lampe halogène dans leur logement.

contrairement aux idées habituellement reçues, l’électroménager

apparaîtrait, dans les logements construits depuis 1982,

comme le poste le plus important de la facture énergétique des

ménages, pouvant être deux fois plus coûteux que le chauffage.

22


Analyse détaillée des consommations par secteur

Indications sur les bâtiments tertiaires

Les bâtiments tertiaires consomment essentiellement de l’électricité

(pour 2/3 des usages) et du gaz (1/4). Les consommations

d’électricité qui sont donc les plus importantes, concernent

principalement les activités "bureaux" et "commerces" et les

"usages spécifiques".Ces segments de marché par activités et

par usages concentrent respectivement 60% et 70% de la

consommation totale d’électricité dans la région.

Les actions de maîtrise de la demande d’électricité dans les bâtiments

de bureaux et de commerces, constituent donc l’enjeu

majeur du plan régional d’actions de maîtrise de l’énergie défini

sur le secteur tertiaire. Elles concernent notamment :

l’optimisation des bâtiments et plus particulièrement des consommations

des installations de climatisation (selon l’INESTENE, ce

marché représenterait environ 7% des consommations globales

d’électricité de l’Ile-de-France),

l’éclairage performant,

et la bureautique.

L’optimisation des bâtiments s’appuie sur la mise en oeuvre de

méthodes de calcul prévisionnel des consommations d’électricité

des installations de climatisation, prenant en compte les

besoins en énergie, les équipements de traitement de l’air, les

équipements de production de chaud et de froid, et les puissances

appelées.

La maîtrise des consommations d’électricité pour l’éclairage (incluant

l’éclairage public), exige une analyse multi-critères, prenant en

compte l’ensemble des paramètres techniques des locaux,

mais aussi les spécificités d’usage et donc les niveaux d’éclairement,

les contraintes financières du gestionnaire et les comportements

des usagers.

Cette contrainte s’impose, du fait de la diversité des choix architecturaux

des bâtiments et de la multiplicité des usages. Elle est

d’autant plus justifiée, que l’amélioration du confort visuel est

une nécessité pour la qualité du travail et le bon usage des bâtiments.

Les actions sur la bureautique (micro-ordinateurs, imprimantes,

etc.) et les télécommunications (répondeurs téléphoniques,

mobiles, etc.), correspondent aussi à des enjeux non

négligeables.

Analyse détaillée des consommations par secteur

les ascenseurs représenteraient, pour leur part, un gisement

estimé à 44 GWh, grâce à la pénétration de technologies performantes

fondées sur la rapidité de l’électronique (pénétration

de la variation électronique de vitesse) et les facilités de gestion;

la bureautique (micro-ordinateurs, imprimantes, photocopieurs,

télécopieurs) représenterait un gisement nettement plus important,

estimé à environ 4 500 GWh à l’horizon 2015, soit presque

2/3 du bilan global prévu des consommations d’électricité. Ce

gisement est réalisable, simplement par la sensibilisation et l’information

des utilisateurs et des gestionnaires de services informatiques

de l’existence et du mode de configuration des systèmes

de mise en veille de type "Energy Star" (label pour la mise

en place de système de mise en veille);

globalement, le potentiel peut donc être estimé à environ 5 TWh.

Une étude réalisée par l’ARENE sur le secteur des bureaux, a évalué

le potentiel de MDE spécifique à ce secteur d’activité :

l’éclairage représenterait, grâce à la diffusion des lampes fluocompactes,

un gisement d’économies d’électricité estimé à

environ 500 GWh à l’horizon 2015, soit plus de 40% du bilan global

prévu des consommations d’électricité;

23


Analyse détaillée des consommations par secteur

Le secteur Industrie

Le secteur de l’industrie en Ile-de-France a consommé 3 Mtep en 1997.

Cette consommation correspond à :

5,7% du bilan sectoriel national, alors que la région regroupe

pourtant 17,8% du nombre total d’entreprises industrielles françaises,

et 18,8% des emplois dans l’industrie;

10,2% des consommations d’énergie de la région, alors que

la moyenne nationale est de 28,0%;

une consommation moyenne de 4,0 tep par emploi, deuxième

valeur régionale la plus basse (après la Corse), contre 11,9 tep

en moyenne nationale et un maximum de 27 tep dans le Nord-

Pas-de-Calais.

Trois branches d’activité concentrent à elles seules presque

60% de la construction globale d’énergie dans l’industrie. La

faible part de l’industrie dans le bilan énergétique régional,

résulte en grande partie de l’absence d’industries lourdes et

donc grosses consommatrices d’énergie.

Structure des consommations par produit

En terme de répartition par produit, l’industrie francilienne se

distingue par une consommation de charbon et de coke de houille

bien inférieure à la moyenne nationale : elle représente 1,3% du

total sectoriel, contre 12,9% en moyenne en France.

... par produit

source : CEREN

... par branche d'activité

CMS

1,5%

Produits pétroliers

8,5%

Plâtres, chaux, ciment

7,4%

Industries

mécaniques

32,1%

Chimie

13,6%

Gaz

30,0%

I.A.A.

11,3%

Electricité

60,0%

Papier-carton

3,6%

Autres

32,0%

Analyse détaillée des consommations par secteur

Depuis 10 ans, l’usage du charbon dans l’industrie connaît une

très forte chute et ce combustible n’est plus utilisé aujourd’hui

que dans les cimenteries, par les réseaux de chauffage urbain

et pour la production d’électricité des centrales thermiques.

La consommation de produits pétroliers (8,5%) est inégalement

répartie entre les différentes branches d’activité. Les branches

"plâtre, chaux, ciment" et "industries mécaniques" en consomment

à elles seules, presque 60%. La part du pétrole dans les

combustibles est en très net recul depuis 1981 (29,8%).

L’électricité (60,6%) et le gaz (30,4%) sont les principales énergies

consommées (plus de 90% du bilan énergétique global) :

L’électricité représente 60,6% est surtout consommée dans l’industrie

mécanique (44,7%), dans la chimie (15,2%) et dans les

I.A.A. (13,2%). Globalement ces secteurs représentent presque

3/4 des ventes régionales d’électricité dans l’industrie. La part

croissante de l’électricité dans la consommation totale d’énergie

du secteur (seulement 37,8% en 1981) illustre les évolutions

de l’industrie de ces dernières années, marquée par la mécanisation

et l’automatisation.

Le gaz de réseau (30,4% du bilan) est consommé pour l’essentiel

dans la fabrication d’engrais, dans le secteur des matériaux de

construction, dans les industries mécaniques, dans les industries

agro-alimentaires et dans l’industrie du papier-carton. La contribution

du gaz a fortement progressé depuis 1981 (24,9%).

Fours, séchoirs

52,6%

Autres usages

14,9%

Autres usages

thermiques

16,9%

Chauffage

19,6%

Production d'électricité

3,7%

Chaudière

2,4%

Autres

0,3%

Matières

premières

23,8%

GAZ TOTAL = 0,9 Mtep

ELECTRICITE TOTALE = 1,8 Mtep

Force Motrice

65,8%

24

Total = 3,0 Mtep

ANALYSE

DE LA CONSOMMATION

D’ÉNERGIE FINALE

DU SECTEUR INDUSTRIE

(1997)


Analyse détaillée des consommations par secteur

Structure des consommations par usage

Le secteur Transport

L’électricité est principalement consommée en usage force motrice

(65,8%) et pour des usages thermiques (19,3%).

Les actions de MDE dans l’industrie correspondent à des enjeux

importants, compte tenu de la prédominance de cette forme

d’énergie dans le bilan énergétique sectoriel et dans les

consommations totales d’électricité de la région (20%, source

INESTENE).

Elles concernent essentiellement la promotion de la variation

électronique de vitesse, et l’optimisation des installations de

froid industriel et de l’air comprimé.

Le variateur électronique de vitesse des moteurs (vannes pour les

pompes, vantelles ou registres pour les ventilateurs) peut générer

de grandes économies d’électricité, si la variabilité de la charge

est importante. L’air comprimé et le froid, qui représentent plus

de 20% de la consommation totale d’électricité dans l’industrie,

correspondent aussi à des enjeux significatifs.

Le gaz de réseau, d’usage plus diversifié, intervient aussi bien dans

le chauffage des locaux (24%), dans les fours et les séchoirs

(56%) que comme matière première (16%), notamment pour la

fabrication d’engrais dans les industries chimiques.

Les combustibles minéraux solides sont principalement utilisés dans

les séchoirs (industries agro-alimentaires) et dans les fours à

cimenteries (88%).

L’usage des produits pétroliers s’oriente de plus en plus vers les

fours et les séchoirs (70% et 55% des consommations de fioul

lourd et de butane-propane).

Analyse détaillée des consommations par secteur

Quelques généralités

Les transports en Ile-de-France consomment 9,1 Mtep,

soit plus du tiers de la dépense énergétique régionale et 18% de l’énergie

totale consommée par le secteur à l’échelle nationale.

Ce secteur vient au second rang, avec 30,9% des consommations régionales

d’énergie, mais surtout plus des 3/4 des produits pétroliers.

Carburéacteurs

27,52%

Super

30,70%

Gazole

34,43%

source : estimation GREEN (d'après données CEREN)

Electricité

7,35%

ANALYSE DÉTAILLÉE

DE LA CONSOMMATION

D’ÉNERGIE FINALE

DU SECTEUR TRANSPORT

(1997)

... par produit

total = 9,1 Mtep

INDICATEURS RÉGIONAUX

« TRANSPORTS »

(1998)

25


Analyse détaillée des consommations par secteur

La progression des transports dans le bilan énergétique régional,

au détriment des autres secteurs d’utilisation de l’énergie,

s’explique principalement :


par la désindustrialisation de la région,

par la crise régionale du BTP,

et par la parcellisation des envois et flux tendus.

Structure des consommations par produit

Le secteur transport, à l’instar de la situation nationale, dépend

essentiellement des approvisionnements en produits pétroliers :

pour 92,7%. Répartis entre les carburéacteurs (2,5 Mtep), le super

(2,8 Mtep) et le gazole (3,1 Mtep), les carburants représentent

76% de la consommation régionale de produits pétroliers.

Le gazole a connu une progression très rapide au cours des dix

dernières années (+ 50%), à cause bien sûr de la très forte diésélisation

du parc automobile.

Les ventes de supercarburant, qui ont globalement régressé d’environ

20% au cours des dix dernières années, se caractérisent

par le développement du super sans plomb (indices 98 et 95) en

substitution au super plombé. Cette dernière tendance est à

mettre en relation avec le développement systématique du pot

catalytique sur les voitures neuves à essence.

L’électricité intervient pour 7,3% dans le bilan régional, contre 4%

pour l’ensemble du pays. Cette particularité résulte de la place,

particulièrement importante en Ile-de-France, des transports

urbains et inter-urbains par rail (métro, RER, train). Il faut toutefois

noter qu’une partie de l’électricité consommée par le secteur

n’est pas affectée à l’usage traction, mais utilisée pour l’éclairage

et le chauffage des locaux des organismes de transport.

Analyse détaillée des consommations par secteur

La pénétration des énergies de substitution reste marginale (inférieure

à 1%). Des expériences pilotes portant sur l’utilisation de

voitures électriques et de voitures au gaz (GPL et GNV) sont en

cours, mais ne concernent que certains parcs captifs : véhicules

de service des administrations, voitures EDF-GDF, DARTY,

EUROPCAR, BUDGET, bus électrique de Montmartre. Parmi

quelques opérations tout à fait exemplaires, citons notamment :

l’opération "bus écologiques" (GPL, carburants désulfurés,

filtre à particules, électricité) de la RATP : 57 bus au GPL ont été

mis en circulation à ce jour, 53 bus GNV, 2000 bus équipés de

filtres à particules et 20 minibus électriques;

le renouvellement de la flotte de bus en véhicules GNV (25%

du parc), à l’entreprise Marne et Morin implantée à Meaux.

Toutefois, l’obligation faite aux collectivités et aux entreprises du

secteur non concurrentiel d’intégrer l’utilisation d’énergies de

substitution à hauteur de 20% du renouvellement de leur parc

dès 1996 (loi sur l’air), n’a pu qu’encourager un tel développement.

On a ainsi constaté un doublement de la flotte de véhicules

électriques municipaux en 1996 (400 véhicules en circulation).

Des aides ont été spécialement aménagées par les pouvoirs

publics (EDF, ADEME, etc.) et les constructeurs, afin de promouvoir

l’acquisition de ces véhicules et de financer des études

préalables à l’électrification de flottes.

A titre d’opération exemplaire menée avec les collectivités

locales, il convient d’insister tout particulièrement sur l’opération

de Saint Quentin en Yvelines, qui consiste à mettre à la disposition

des particuliers, une cinquantaine de véhicules électriques en

libre-service, rechargeables sur des sites implantés près de la

gare et des zones industrielles.

Une charte pour le développement du GPL carburant a également

été conclue entre la Délégation Régionale Ile-de-France de l’ADEME, le

Conseil Régional, et le CFBP (Comité Français du Butane et du

Propane). A ce titre, 4 flottes municipales (Saint Germain en Laye,

26


Analyse détaillée des consommations par secteur

Versailles, Melun, Créteil) et l’entreprise Air France ont été sélectionnées

pour convertir une dizaine de leurs véhicules au GPL.

Les transports aériens

La Délégation Régionale Ile-de-France de l’ADEME a aussi financé l’acquisition

et le suivi de 10 véhicules neufs bicarburation (essence/gaz

naturel), pour les Transports Automobiles Municipaux de

la Ville de Paris.

Enfin, la Région Ile-de-France a financé le surcoût d’investissement,

associé à l’acquisition par la RATP de 57 bus GPL + 53

bus GNV. On assiste, par ailleurs, depuis 1993, à un développement

progressif de l’utilisation de biocarburants par des flottes

captives de transport de marchandises et de voyageurs

[exemples d’opérations d’utilisation d’ester méthylique de colza :

Brétigny (ORGEBUS), Cergy (Cie de transports), Mantes (SCAM-

ME-SCAB), Meaux (Marne & Morin), Montlhéry (Cie de transports),

Paris (Ville de Paris), Nemours (Cars verts), etc.].

Structure des consommations par mode de transport

Les objectifs quinquennaux du Plan de Déplacements Urbains adopté

en décembre 2000 pour la Région Ile-de-France, prévoient

notamment :

la diminution de 3% du trafic automobile, exprimé en véhicules

kms;

l’augmentation de l’usage des transports collectifs de 2% en

déplacements, leur part modale devant dépasser 1/3 des déplacements

domicile-travail et domicile-école;

l’augmentation de 10% de la part de la marche pour les déplacements

domicile-école et pour tout trajet d’une distance inférieure

à 1 km;


le doublement du nombre de déplacements à vélo;

l’augmentation de 3% de la part des tonnages de marchandises

acheminées par voie d’eau et le rail.

Analyse détaillée des consommations par secteur

Les transports aériens consomment 2,5 Mtep, soit plus du quart

de la consommation régionale du secteur.

Chaque année, plus de 80% des carburéacteurs livrés sur l’ensemble

du territoire national, sont distribués sur les deux aéroports

d’Orly et de Roissy.

Cette importance, outre le trafic aérien fortement développé,

s’explique aussi par le fait que la distribution de carburant/avion

est centralisée sur Paris, et que peu d’avions se réapprovisionnent

en province lorsqu’ils effectuent des escales (bien qu’une telle

estimation soit difficile à établir, on peut considérer qu’environ la

moitié de la consommation du secteur est consacrée au transport

des seuls franciliens).

Le secteur aérien est aussi celui qui a connu la plus forte croissance

depuis 1990 : les ventes de carburéacteurs augmentent

sensiblement chaque année, et le trafic est en progression de

4% par an.

Les transports routiers

Les transports routiers consomment 5,9 Mtep en 1997, soit plus

des 2/3 du bilan énergétique sectoriel régional. Cette situation

met clairement en évidence le caractère prépondérant du transport

routier en Ile-de-France.

Les ventes de gazole (53%) ont largement dépassé celles de

supercarburant (47%), ce qui démontre toute l’importance du

phénomène de diesélisation du parc automobile au cours des

dernières années.

Les ventes d’essence sans plomb se sont largement substituées

à celles de super plombé, au fur et à mesure du développement

du pot catalytique devenu obligatoire depuis le 1 er janvier

1993 sur les voitures neuves à essence vendues en France.

27


Analyse détaillée des consommations par secteur

50%

40%

30%

20%

10%

0%

60%

50%

40%

30%

20%

10%

0%

SUPER SANS PLOMB

27%

50,8 %

Véhicules légers

(VP & 2 roues)

Le transport de passagers

GAZOLE

SUPER

Ces dernières années, le transport de passagers a connu un fort

développement de l’utilisation de l’automobile, au détriment des

transports en commun pourtant beaucoup plus efficaces d’un

point de vue énergétique.

44%

2,7 %

Transports

collectifs

BILAN ÉNERGÉTIQUE DÉTAILLÉ

DES TRANSPORTS ROUTIERS

(1997)

29%

46,5 %

Utilitaires &

poids lourds

Total = 5,9 Mtep

Analyse détaillée des consommations par secteur

La circulation automobile aurait augmenté, en moyenne, de 3% par

an entre 1981 et 1994, même si l’on observe un net ralentissement

depuis 1990. Actuellement, la voiture particulière assure

66% des déplacements motorisés des franciliens et 56% des

voyages-kilomètres. Son usage prédomine (80% des déplacements),

surtout pour les liaisons internes à la banlieue, qui

représentent les 2/3 des déplacements motorisés. La tendance

à long terme est aussi favorable au développement de l’automobile.

Les transports en commun assurent 30% des déplacements

dans la zone dense de l’agglomération.

La circulation parisienne (incluant le boulevard périphérique) est

de plus en plus minoritaire et représentait moins de 17% de la

circulation régionale en 1994 (moins de 10 % si on exclut le boulevard

périphérique). Cependant, elle est de loin la plus concentrée

géographiquement (152 000 véhicules-kms quotidiens/m 2 ,

soit 20 fois plus que la moyenne régionale).

Environ 60% des trajets quotidiens effectués par les franciliens

sont parcourus en voiture particulière. Cette part ne cesse de

croître : le nombre de km-voiture progresse de 3,0% par an

depuis 15 ans (+ 0,5% à Paris), et cette progression est le

double de celle observée dans les transports en commun.

Le trafic automobile est aujourd’hui concentré, pour plus de

80%, sur les voiries de banlieue (autoroutes, voies rapides,

routes nationales). Paris intra muros (10%) et le boulevard périphérique

(8%), interviennent pour moins de 20% du trafic routier

global.

L’augmentation du trafic automobile s’effectue par ailleurs,

essentiellement sur des trajets de courte distance : en effet,

50% des déplacements automobiles < 3 km font moins de

deux kilomètres (à vol d’oiseau), soit 10% du kilométrage annuel

parcouru et 13% de la consommation.

L’accroissement de l’usage de l’automobile en milieu urbain,

notamment pour des trajets courts qui se traduisent par l’augmentation

du nombre de démarrages à froid des moteurs,

constitue un facteur inquiétant à la fois de surconsommation,

d’engorgement des rues et de plus grande pollution atmosphérique.

Les transports publics réalisent un peu moins de 40% des déplacements

journaliers, mais surtout ne sont sollicités que lors de trajets

obligatoires et réguliers. Les transports en commun sont

pourtant, de loin, les plus efficaces en matières d’énergie, aussi

bien dans le domaine du rail que de la route.

En 1999, les dépenses globales pour les transports collectifs en

Ile-de-France se sont élevées à 38 milliards de francs.

28


Analyse détaillée des consommations par secteur

Les budgets de fonctionnement et d’investissement ont été respectivement

de 34,9 milliards de francs et 7,4 milliards de

francs, toutes entreprises confondues (RATP, SNCF, transporteurs

privés affiliés à l’APTR et à l’ADRATIF).

Le trafic de marchandises

La région Ile-de-France, à forte dominante tertiaire en terme

d’activité économique, dépend fortement de l’extérieur pour

son approvisionnement de marchandises. Sa situation géographique,

la présence de Roissy et de Rungis, en font un carrefour

logistique et commercial incontournable.

Le trafic routier de marchandises connaît actuellement une progression

sensible, en termes d’analyse globale.

Avec 310 milliards de tonnes de frêt/an, dont 75 en transit, le

transport et l’acheminement de marchandises constitue aujourd’hui

une activité dominante pour l’Ile de France. De plus, les

échanges avec l’étranger et plus particulièrement avec l’Union

Européenne sont en très forte croissance.

Analyse détaillée des consommations par secteur

Le trafic routier de marchandises en Ile-de-France, représente

ainsi 5 milliards de kms parcourus en 1995. Il est principalement

concentré sur les grands axes (autoroutes, voies rapides) : A10,

A1, A6, A86, francilienne et périphérique). Les deux plus importants

axes pour le transit sont constitués par l’A10 (3 500 poids

lourds sortants par jour ouvrable) et l’A1 (3 300 poids lourds sortants

par jour ouvrable). Les poids lourds représentent 7,5 % de

la circulation, 22% du carburant et 46% du gazole consommés

dans la région.

Avec un total de 2,7 millions de tep, le transport de marchandises

en Ile-de-France a consommé en 1997 près de la moitié

des carburants utilisés dans les transports routiers, soit entre 20

et 25% de la consommation totale du secteur transport.

Le parc automobile

Le parc total de voitures particulières et commerciales (VPC)

immatriculées en région Ile-de-France, a pu être estimé à 3,5

millions de véhicules (soit 13,1% de l’ensemble du parc automobile

français) - source : INRETS.

29


Analyse détaillée des consommations par secteur

source : INSEE

50 %

40 %

30 %

20 %

10 %

0 %

48,8 %

48,6 %

ménages

possédant

1 voiture

30,3 %

20,6 %

ménages

possédant

2 voitures

Ile-de-France

France entière

20,9 %

30,8 %

ménages ne

possédant aucune

voiture

TAUX

DE POSSESSION

DE VÉHICULES

Ce parc est en augmentation constante (+ 2% en moyenne par

an), cela d’autant plus que l’on s’éloigne de Paris.

Cette tendance résulte de la combinaison de plusieurs phénomènes

:

d’une part, la très nette progression des immatriculations

neuves, laquelle intervient malgré la suppression des aides gouvernementales;

d’autre part, la conservation des "vieux" véhicules, notamment

comme second véhicule;

la progression du multi-équipement (le taux d’équipement en

voiture secondaire progresse très rapidement).

La Région Ile-de-France se distingue pourtant par un taux de

motorisation des ménages particulièrement peu élevé (69,2%, à

comparer avec 79,1% en moyenne nationale).

Analyse détaillée des consommations par secteur

Outre la présence d’une offre de transport collectif particulièrement

attractive et des difficultés de stationnement (notamment

en zone centrale), l’origine de cette situation doit aussi être attribuée

à la faible taille des ménages (le taux de motorisation par

personne est comparable à la moyenne nationale).

Le parc automobile francilien se répartit de la façon suivante :

les véhicules d’une puissance < ou égale à 6 CV représentent

55,5% du parc et ont connu une très forte augmentation, ceux

d’une puissance >6 CV intervenant donc pour 44,5%. Le quart

des immatriculations neuves françaises s’effectuent en Ile-de-

France, dont 49,5 % de véhicules diesel. Le taux de diésélisation

est nettement inférieur à la moyenne nationale (64,3%).

L’équipement des automobiles en système de climatisation correspond

à un phénomène de nature récente (16% du parc automobile

en 1998), mais qui a connu une ampleur rapide (50% des

immatriculations neuves), avec un impact certain sur l’environnement

et la consommation d’énergie des véhicules.

L’impact environnemental de la climatisation se caractérise par

une surémission notable de gaz à effet de serre : les pertes de

fluides frigorigènes, de l’ordre de 30% par an, dégradent l’atmosphère

avec des conséquences sur la couche d’ozone et l’effet

de serre. De plus, la dégradation des performances du

moteur a des répercussions sur les émissions à l’échappement.

L’impact énergétique concerne l’augmentation significative de la

consommation de carburants (+ 15% pour l’essence, + 26%

pour le diesel).

Le parc de véhicules utilitaires

L’estimation du parc de véhicules utilitaires est encore plus

incertaine que pour les automobiles.

Il se composerait de 42 000 camions (véhicules dont le PTAC

dépasse 3,5 tonnes) et de 588 000 véhicules utilitaires légers

(PTAC inférieur ou égal à 3,5 tonnes). Au total, le nombre de

véhicules utilitaires peut donc être estimé à quelques 630 000

unités, tous fonctionnant au diesel et contribuant donc de

manière significative à la pollution atmosphérique.

Le parc des autobus de transports en commun est mieux

connu. La RATP possède 4 056 autobus d’âge moyen estimé à 7-

8 ans, auxquels il convient de rajouter les véhicules de compagnies

privées (APTR + ADATRIF) dont le nombre est estimé à 3 110

(âge moyen de 5,7 ans). Le parc d’autobus de la RATP représente

environ 4% de la pollution atmosphérique globale liée aux

transports dans la région Ile-de-France.

30


Analyse de la pollution atmosphérique

Généralités

La région Ile-de-France représente une part significative

des problèmes de pollution atmosphérique à l’échelle nationale.

Pour cette raison, la mesure des polluants

est une préoccupation majeure

SO2

% France = 8 %

ratio/hab = 8 kg

NOx

% France = 10 %

ratio/hab = 16 kg

COVNM

% France = 12 %

ratio/hab = 32 kg

CO

% France = 15 %

ratio/hab = 135 kg

NH3

% France = 1 %

ratio/hab = 0,7 kg

0 % 10 % 20 % 30 % 40 % 50 % 60 % 70 % 80 %

SO2

2%

1%

9%

5%

4%

5%

NOx

17%

18%

23%

23%

20%

22%

COVNM

30%

CO

54%

NH3

58%

88 000 t 179 000 t 351 000 t 1 476 000 t 7 800 t

CO2

53 000 kt

CO2

Industrie

Transports

Rés. Tertiaire

Agriculture

65%

source : CITEPA

69%

Industrie = 25 %

Transports = 32 %

Rés. Tertiaire = 42 %

Agriculture = 1 %

% France = 14 %

ratio/hab = 4,9 t

75%

Analyse de la pollution atmosphérique

au début des années 70, le premier réseau centralisé de

mesure automatique de la pollution atmosphérique a été établi

par EDF autour des centrales thermiques;

créé en 1979, le réseau de surveillance de la qualité de l’air en

Ile-de-France –AIRPARIF- a mis à jour et adapté son dispositif de

surveillance pour faire face aux problèmes de pollution atmosphérique

à Paris, et pour fournir les données nécessaires à la

caractérisation de leurs effets sanitaires. Aujourd’hui, AIRPARIF

dispose de 70 stations permettant de mesurer de nombreux

polluants - SO2, NO2, COVNM, CO - (pollution de fond, pollution

de proximité, pollution à des endroits très fréquentés).

Par rapport aux six substances prises en compte par la Loi sur

l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Énergie et la réalisation des

Plans Régionaux de la Qualité de l’Air, les émissions de la région

Ile-de-France représentent :







8% des émissions nationales pour le SO2,

10% pour les NOx,

12% pour les COVNM,

15% pour le CO,

1%,pour le NH3,

et 14% pour le CO2.

BILAN RÉGIONAL

QUANTIFIÉ

DES ÉMISSIONS DE POLLUANTS

ATMOSPHÉRIQUES

(1995)

31


Analyse de la pollution atmosphérique

d’environ 5% pour les COVNM,

et de 10% pour le NH3.

Pour la plupart de ces substances, les problèmes sont localisés

dans les unités urbaines de plus de 100 000 habitants.

L’analyse sectorielle de ces émissions (cf. Graphique p.30), met

en évidence les principales caractéristiques suivantes :

pour le SO2, les principaux secteurs responsables sont l’extraction

et la transformation de l’énergie, l’industrie et le traitement

des déchets, et le résidentiel-tertiaire (77%). Les principales

zones géographiques où sont localisées les émissions de SO2,

sont la Ville de Paris, et les arrondissements urbains de Bobigny

et de Créteil;

pour les NOx, les transports (69 % des émissions régionales)

sont les principaux responsables (notamment les véhicules particuliers

à essence et, dans une moindre mesure, les poids

lourds diesel);

pour les COVNM, plusieurs agents économiques ont une contribution

: les transports routiers (58 %), le secteur résidentiel-tertiaire

(20%), l’industrie et le traitement des déchets (18%);

pour le NH3, l’agriculture est le principal secteur responsable

(65% des émissions régionales), avec l’industrie et le traitement

des déchets (30%);

pour le CO, les transports routiers (75% des émissions régionales)

ont une contribution primordiale (surtout les véhicules à

essence);

pour le CO2, les principaux secteurs pollueurs sont le résidentieltertiaire

(42%), les transports routiers (32%) et l’industrie (25%).

Analyse de la pollution atmosphérique

En revanche, elles auraient augmenté pour certains autres produits

polluants :

+ 3% pour les N0x (principalement sous l’effet de l’accroissement

du trafic automobile),

+ 10% pour le CO2.

L’ensemble de ces informations conduit à énoncer les principales

conclusions suivantes :

la pollution atmosphérique doit être considérée comme un

problème significatif de la région Ile-de-France, les principales

zones touchées étant les agglomérations et les zones particulièrement

denses;

la pollution industrielle est en nette régression et les transports

(notamment les transports routiers) constituent aujourd’hui

les principales sources de pollution atmosphérique;

la pollution liée au trafic automobile s’explique par le développement

démographique des zones externes à Paris, notamment

de la grande couronne. Le déséquilibre habitat/emplois est ainsi

devenu un facteur important de la plus grande mobilité des individus.

Selon les estimations des experts, les émissions auraient diminué

pour certains produits, depuis 1990 :

d’environ 10% pour le SO2 (à cause de la relative désindustrialisation

de la région, grâce à l’utilisation de combustibles à

moindre teneur en soufre dans l’industrie et pour le chauffage,

et au développement de l’énergie d’origine nucléaire),

SCHÉMA

DE L’EFFET DE SERRE

(Doc.NEWCOM/ADEME)

32


Analyse de la pollution atmosphérique

Analyse spécifique aux transports

Les transports exercent un impact fondamental sur les problèmes de pollution

atmosphérique, notamment en milieu urbain.

On constate que le secteur des transports est principalement

responsable des émissions de CO, de NOx et de COVNM, et

secondairement des émissions de poussières et de SO2.

Emissions des transports (% du total)

source : CITEPA

SO 2

NO x

97 %

96 %

23 %

SO2

69 %

58 %

75 %

NOx

COVNM

CO

Part du transport routier (%)

32 %

28 %

CO2

Poussières

80 %

70

60

50

40

30

20

10

0

Analyse de la pollution atmosphérique

Ces émissions sont dues à l’effet conjugué de trois principaux

facteurs influents :

les parcs de véhicules et les kilométrages parcourus;

les conditions de circulation;

les caractéristiques techniques des véhicules en circulation

(par exemple, 20% des véhicules les plus anciens sont responsables

de 80% de la pollution liée aux transports).

Quel que soit le produit polluant considéré, le transport routier

(notamment l’automobile) est la source d’émission dominante.

Selon des estimations faites par l’INRETS, on sait aujourd’hui que :

les trajets automobiles comptent pour :







82% des consommations d’énergie des ménages franciliens

pour leurs déplacements internes à la région;

93% de leurs émissions de CO2;

99% de leurs émissions de CO;

97% de leurs émissions de HC;

90% de leurs émissions de N0x;

78% de leurs émissions de particules.

COVNM

95 %

CO

CO 2

98 %

94 %

Poussières 92 %

0 20 40 60 80 100 %

CONTRIBUTION DES TRANSPORTS

À LA POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE

RÉGIONALE

(1995)

INDICE ATMO

33


BILAN ENERGETIQUE

Bilan comptable de toutes les quantités d’énergie produites, transformées et consommées dans une zone

géographique et une période de temps données.

BIOMASSE

Masse de matière organique non fossile d’origine biologique. Elle comprend les végétaux utilisables directement

et les résidus d’une première exploitation de la biomasse (déchets agricoles, déchets domestiques,

déchets forestiers, déjections animales…).

CONSOMMATION FINALE

Quantité d’énergie disponible pour l’utilisateur final. En sont exclues les pertes de distribution et les énergies

consommées comme matière première.

ENERGIE FINALE

Energie livrée au consommateur pour utilisation finale (essence à la pompe, électricité au foyer…).

ENERGIE GEOTHERMIQUE

Chaleur contenue dans la croûte terrestre et dans les couches superficielles de la terre.

ENERGIE HYDRAULIQUE

Energie potentielle des eaux. La centrale hydroéléctrique transforme l’énergie de la gravité de l’eau en

énergie électrique.

GLOSSAIRE

ENERGIE NUCLEAIRE

Energie produite par les réacteurs des centrales nucléaires dans lesquelles une réaction en chaîne de fission

nucléaire – l’uranium et le matériau fissile – peut être produite et dirigée.

ELECTRICITE PRIMAIRE

Electricité d’origine hydraulique et nucléaire.

ENERGIE PRIMAIRE

Energie brute, n’ayant subi aucune transformation (pétrole brut, charbon, rayonnement solaire, uranium)

ENERGIE RENOUVELABLE

Energie tirée d’une source renouvelable de manière permanente, par cycles courts ou à l’échelle d’une ou

plusieurs générations. Par convention le terme s’applique aux énergies issues de la biomasse, à l’énergie

solaire, éolienne et géothermique.

FACTEURS D’EMISSION

Contenu en polluants atmosphériques (CO2, SO2,NOx…) d’une unité de consommation d’énergie (exprimés

en tonnes/tep).

INDEPENDANCE ENERGETIQUE

Rapport entre la production nationale d’énergies primaires et les disponibilités totales en énergies primaires,

une année donnée. Ce taux peut se calculer pour chacun des grands types d’énergie ou globalement,

toutes énergies confondues. Un taux supérieur à 100% (cas de l’électricité) traduit un excédent de la

production nationale par rapport à la demande intérieure et donc un solde exportateur

MAÎTRISE DE L’ENERGIE

Ensemble des mesures mises en œuvre pour une utilisation la plus efficace possible des ressources énergétiques.

Ce terme englobe des termes particuliers à certaines actions ou groupes d’actions : les économies

d’énergie (lutte contre le gaspillage par l’isolation, la récupération …), l’utilisation rationnelle de l’énergie

(recours au procédé le plus économe, à l’énergie la mieux adaptée à un besoin) et les substitutions d’énergie

(remplacement d’une énergie par une autre pour des raisons d’efficacité et de coût).

PRODUIT INTERIEUR BRUT (P.I.B)

Valeur de tous les biens et services issus de l’appareil de production pour être consommés, investis, stockés

ou exportés. Le P.I.B ne tient pas compte de la valeur des biens et services consommés au cours du processus

de production mais uniquement des valeurs ajoutées de toutes les activités économiques.

TONNE-EQUIVALENT-PETROLE (tep)

Unité utilisée pour permettre la comptabilité et les statistiques énergétiques. Elle correspond à la quantité

d’énergie contenue dans une tonne de pétrole brut.

VALEUR AJOUTEE BRUTE

Différence entre la valeur des produits fabriqués et la valeur des produits consommés au cours de la fabrication.

Elle seule mesure la richesse produite.


LISTE DES ABREVIATIONS UTILISEES

SIGLES

ADEME

AIRPARIF

ARENE

CEREN

CITEPA

CLIMADEF

Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie

Réseau de Mesure de la Pollution de l’Air en Ile de France

Agence régionale de l’environnement et des nouvelles énergies

Centre d’Etudes et de recherches Economiques sur l’Energie

Centre Interprofessionnel et Technique d’Etude de la Pollution Atmosphérique

Réseau Urbain de Climatisation du quartier de la Défense

CLIMESPACE

CORINAIR

CPCU

DRIRE

INRA

Réseaux Urbains de Climatisation (quartier des Halles, Bercy, etc.)

Inventaire des Emissions de Polluants dans l’Air dans la Communauté Européenne

Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain

Direction Régionale de l’Industrie de la Recherche et de l’Environnement

Institut National de le Recherche Agronomique

INSEE

OEST

SESSI

SNCU

SYCTOM

TIRU

Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques

Observatoire Economique et Statistique des Transports

Service d’Etude des Stratégies et des Statistiques Industrielles

Syndicat National du Chauffage Urbain et de la Climatisation Urbaine

Syndicat Mixte Central de Traitement des Ordures Ménagères

Traitement Industriel des Résidus Urbains

PRODUITS POLLUANTS

CO Monoxyde de carbone

CO2 Dioxyde de carbone

COVNM Composés organiques volatils non méthaniques

HCI Acide chlorhydrique

NOX Oxydes d’azote

SO2

Dioxyde de soufre

ENERGIE

CMS

Combustibles minéraux solides

GPL

Gaz de Pétrole liquéfié

PP

Produits Pétroliers

tep

Mtep

P.C.S.

G.N.V.

Tonne-équivalent-pétrole

Million de tep

Pouvoir calorifique supérieur

Gaz naturel Véhicules

AUTRES

TC

VPC

Transports Collectifs

Véhicules Particuliers et Commerciaux

P.C.I.

Pouvoir calorifique inférieur

RP

Résidence principale

IC

Immeuble collectif

MI

Maison individuelle

CC

Chauffage central

CCI

Chauffage central individuel

CCC

Chauffage central collectif

SSCC

sans chauffage central

CU

Chauffage urbain

U.I.O.M.

Usine d’Incinération d’Ordures Ménagères


Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie

Délégation Régionale Ile-de-France

6/8, rue Jean Jaurès - 92807 Puteaux cedex

tél 01 49 01 45 47 - fax 01 49 00 06 84

www.ademe.fr/ile-de-france


Agence régionale de l’environnement et des nouvelles énergies

94 bis, avenue de Suffren - 75015 Paris

tél 01 53 85 61 75 - fax 01 40 65 90 41

www.areneidf.com

e-mail : areneidf@areneidf.com

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