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TD-PST : corrigé des exercices sur la symétrie - IUFM

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L3 <strong>PST</strong> Année 2010-2011<br />

UE67-3 Culture mathématique – géométrie<br />

Autour de <strong>la</strong> symétrie axiale<br />

Le napperon 1<br />

Il s'agit de reproduire un « napperon » en papier affiché dans <strong>la</strong> c<strong>la</strong>sse. Les élèves doivent observer le napperon et<br />

le reproduire en réalisant <strong>des</strong> pliages et <strong>des</strong> découpages, <strong>la</strong> seule contrainte étant de déplier uniquement après<br />

avoir réalisé tous les pliages et découpages souhaités. Les élèves doivent ensuite comparer leur réalisation avec<br />

le modèle et, dans le cas où leur production n'est pas satisfaisante, recommencer en s'appuyant <strong>sur</strong> l'analyse <strong>des</strong><br />

différences constatées avec le modèle.<br />

Cette situation peut être mise en œuvre à l’école élémentaire aux cycles 2 et 3 selon le type de napperon choisi et<br />

les critères de conformité au modèle.<br />

Les consignes données font que dans <strong>la</strong> réalisation de <strong>la</strong> tâche, l’esprit est mobilisé en même temps que <strong>la</strong> main.<br />

La manipu<strong>la</strong>tion va servir de support à <strong>la</strong> réflexion. Il est donc nécessaire de développer une réelle activité<br />

cognitive, d’anticiper l’action, de faire <strong>des</strong> hypothèses <strong>sur</strong> les pliages et les découpages à réaliser en utilisant<br />

implicitement <strong>des</strong> connaissances géométriques et ici plus particulièrement les éléments de symétrie de certaines<br />

figures géométriques (axes de symétrie du carré, du triangle isocèle, du losange, de l’octogone régulier).<br />

L’analyse <strong>des</strong> différents essais infructueux permet de modifier ses hypothèses et donc de modifier <strong>la</strong> manière de<br />

plier et de découper. Cette analyse permet en outre <strong>la</strong> construction d’images mentales re<strong>la</strong>tives aux différents<br />

1 La situation présentée par PELTIER M.-L. (2000), « Le napperon », Grand N, n° 68, IREM de Grenoble, est adaptable du cycle 2 au cycle<br />

3.<br />

Muriel Fénichel –mai 2011 1


L3 <strong>PST</strong> Année 2010-2011<br />

UE67-3 Culture mathématique – géométrie<br />

éléments de symétrie que possèdent à <strong>la</strong> fois le support (carré) et les différentes formes géométriques qui<br />

constituent les découpes du napperon.<br />

Muriel Fénichel –mai 2011 2


L3 <strong>PST</strong> Année 2010-2011<br />

UE67-3 Culture mathématique – géométrie<br />

Une fois le carré plié le long de ses axes de symétrie, on obtient <strong>la</strong><br />

partie minimale <strong>sur</strong> <strong>la</strong>quelle il faudra réaliser les découpes, c’est ce que<br />

montre <strong>la</strong> figure ci-contre.<br />

Muriel Fénichel –mai 2011 3


L3 <strong>PST</strong> Année 2010-2011<br />

UE67-3 Culture mathématique – géométrie<br />

Les propriétés de <strong>la</strong> symétrie axiale<br />

Il s’agit de reconnaître si chacune <strong>des</strong> figures ci-<strong>des</strong>sous constitue une configuration symétrique par rapport à une<br />

droite en argumentant <strong>la</strong> réponse afin de mettre en évidence quelles sont les propriétés de <strong>la</strong> symétrie axiale.<br />

En effet, pour mettre en évidence ces dernières, on peut partir de configurations non symétriques. Etant donné une<br />

configuration non symétrique, il est possible d’apporter plusieurs arguments portant <strong>sur</strong> <strong>des</strong> propriétés distinctes<br />

pour justifier qu’il n’y a pas symétrie. Parmi ces propriétés, l’une d’entre elles est plus pertinente à <strong>la</strong> perception<br />

que les autres et apporte ainsi un argument « plus évident », plus rapidement reconnaissable.<br />

A<br />

B<br />

C<br />

D<br />

E<br />

G<br />

F<br />

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L3 <strong>PST</strong> Année 2010-2011<br />

UE67-3 Culture mathématique – géométrie<br />

A n’est pas une configuration symétrique par rapport à une droite : <strong>la</strong> forme <strong>des</strong> deux figures n’est pas conservée<br />

B n’est pas une configuration symétrique par rapport à une droite : l’orientation <strong>des</strong> deux figures par rapport à l’axe<br />

n’est pas bonne<br />

C est une configuration symétrique<br />

D n’est pas une configuration symétrique par rapport à une droite : les deux figures ne sont pas à <strong>la</strong> même<br />

distance de l’axe<br />

E n’est pas une configuration symétrique par rapport à une droite : les deux figures ne sont pas situées <strong>sur</strong> une<br />

même droite perpendicu<strong>la</strong>ire à l’axe<br />

F n’est pas une configuration symétrique par rapport à une droite : les deux figures n’ont pas <strong>la</strong> même taille<br />

G n’est pas une configuration symétrique par rapport à une droite : les deux figures ont <strong>la</strong> même orientation<br />

La symétrie axiale par rapport à une droite (d) est <strong>la</strong> transformation qui à tout M point du p<strong>la</strong>n associe le point M’ tel<br />

que (d) est <strong>la</strong> médiatrice de [MM’]<br />

Lorsqu’on donne deux figures symétriques par rapport à une droite, pour construire cette dernière, il suffit de<br />

construire <strong>la</strong> médiatrice du segment joignant un point d’une figure et son symétrique <strong>sur</strong> l’autre figure.<br />

La symétrie axiale conserve les angles et les distances. C’est une isométrie.<br />

De cette propriété on déduit d’autres propriétés :<br />

La perpendicu<strong>la</strong>rité est conservée.<br />

Le parallélisme est conservé.<br />

Le symétrique du milieu I d’un segment [AB] est le milieu I’ du segment dont les extrémités sont les symétriques<br />

<strong>des</strong> points A et B.<br />

L’image d’une figure dans une symétrie axiale est superposable à <strong>la</strong> figure initiale après retournement.<br />

L’axe de symétrie est l’ensemble <strong>des</strong> points invariants.<br />

Exercices<br />

Exercice 2<br />

a) Un triangle isocèle un axe de symétrie, un « cerf-vo<strong>la</strong>nt » a un axe de symétrie.<br />

Un rectangle a deux axes de symétries qui sont ses médianes, un losange a deux axes de symétries qui sont ses<br />

diagonales.<br />

Un triangle équi<strong>la</strong>téral a trois axes de symétrie.<br />

Le carré a quatre axes de symétrie : ses diagonales et ses médianes.<br />

Un pentagone régulier a 5 axes de symétrie : les médiatrices de ses côtés.<br />

Un cercle a une infinité d’axes de symétrie : les diamètres. Une droite a une infinité d’axes de symétrie : toutes les<br />

droites perpendicu<strong>la</strong>ires à cette dernière.<br />

b) Une figure peut avoir un centre de symétrie sans avoir d’axe de symétrie. Par exemple le parallélogramme a un<br />

centre de symétrie qui est le point de concours de ses diagonales.<br />

c) Le raisonnement est faux : le point d’intersection <strong>des</strong> axes de symétrie d’une figure est un centre de symétrie<br />

pour cette dernière, uniquement dans le cas où les axes sont perpendicu<strong>la</strong>ires. Le triangle équi<strong>la</strong>téral a trois axes<br />

de symétrie mais pas de centre de symétrie.<br />

Exercice 3<br />

a) Une droite est déterminée par deux points. On peut faire l’hypothèse que <strong>la</strong> droite cherchée est celle qui passe<br />

par les deux centres I et J <strong>des</strong> carrés. Il faut alors démontrer que cette hypothèse est vérifiée.<br />

Le centre d’un carré, point de concours I de ses diagonales est un centre de symétrie du carré. I est donc le centre<br />

d’une rotation d’angle 180°.<br />

Muriel Fénichel –mai 2011 5


L3 <strong>PST</strong> Année 2010-2011<br />

UE67-3 Culture mathématique – géométrie<br />

A<br />

B<br />

I<br />

D C<br />

E F<br />

J<br />

H<br />

G<br />

La droite (IJ) coupe [AD] en O, [BC] en P, [EH] en Q et [FG] en R<br />

Considérons le carré ABCD. Dans <strong>la</strong> rotation de centre I et d’angle 180°, C est l’image de A, D est l’i mage de B, O<br />

est l’image de P. Le trapèze OABP a donc pour image le trapèze PCDO. Comme une rotation conserve les<br />

longueurs et les angles, ces deux trapèzes sont isométriques, ils sont donc superposables. La droite (OP) partage<br />

donc le carré ABCD en deux parties égales.<br />

On démontrerait de <strong>la</strong> même manière que <strong>la</strong> droite (QR) partage le carré EFGH en deux parties égales.<br />

La droite (IJ) partage les deux carrés en deux parties égales.<br />

b) Cette propriété reste vraie pour les rectangles et les parallélogrammes qui ont un centre de symétrie.<br />

La symétrie centrale ou symétrie par rapport à un point<br />

La symétrie par rapport à un point O ou symétrie centrale est <strong>la</strong> transformation qui a tout point M du p<strong>la</strong>n associe le<br />

point M’ tel que O est le milieu du segment [MM’].<br />

La symétrie centrale par de centre O est une rotation de centre O et d’angle 180°.<br />

La symétrie centrale conserve les longueurs et les angles. C’est une isométrie.<br />

Exercice 4<br />

Soit C le point situé <strong>sur</strong> <strong>la</strong> berge de <strong>la</strong> rivière où le jardinier puise de l’eau. Il faut déterminer où est situé C pour<br />

que <strong>la</strong> longueur AC + CB soit minimale.<br />

Soit A’ le point symétrique du point A par rapport à <strong>la</strong> berge de <strong>la</strong> rivière. C étant <strong>sur</strong> <strong>la</strong> médiatrice de [AA’], AC =<br />

A’C. AC + CB est donc égal à A’C + CB. Pour que A’C + CB soit minimale C doit être situé <strong>sur</strong> (A’B). C est donc<br />

l’intersection de (A’B) avec <strong>la</strong> berge de <strong>la</strong> rivière<br />

A’<br />

C<br />

●<br />

B<br />

●<br />

A<br />

Muriel Fénichel –mai 2011 6

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