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Date : 23/11/11

« Il faut que je vide ma valise ! », le témoignage d’un agent de

voyage

Au-delà des anecdotes et des portraits de clients qui en feront sourire plus d’un, Julie Tribout

dépeint avec le livre « Il faut que je vide ma valise ! » les contours d’un métier en pleine

mutation, celui d’agent de voyages. Elle fait partie d’une génération de professionnels qui ont dû

composer avec l’arrivée des nouvelles technologies, peinant parfois à trouver leur place dans un

paysage bouleversé par internet.

Julie Tribout a voulu avec ce livre abattre certains clichés sur son métier d’agent de voyages,

parce qu’elle avait le sentiment que sa réalité ne coïncidait pas avec l’idée idyllique que s'en

faisait les autres. En réaction, elle met entre les mains du lecteur une vision de l’intérieur sans

concession. Et, entre les lignes, se dessine en pointillés une réflexion sur un métier bouleversé

par les nouvelles technologies.

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Cible

Professionnelle

Dynamisme* : 1

* pages nouvelles en moyenne sur une semaine

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copyright © 2011, Argus de la presse Tous droits réservés


De nouveaux outils…

Ainsi, elle évoque ses premiers pas en tant qu’agent de voyages, à la sortie de l’école, dans les

années 2000 et le fait qu’à l’époque, assez peu de professionnels étaient formés techniquement

sur Amadeus ou d’autres outils qui se sont aujourd’hui banalisés. « Nous avons dû nous former

à de plus en plus de nouveaux outils, il a fallu s’y faire, surtout dans les grandes agences. Dans

ma carrière, j’ai fait des choix qui ont fait que j’ai travaillé dans des agences où il fallait être

compétitif. A ce niveau-là, le quotidien de l’agent de voyages a changé, tout est plus centralisé,

on gagne du temps sur certaines tâches. Mon seul regret, c’est qu’on privilégie parfois la

technologie au détriment de la relation humaine. Il faut trouver un équilibre. » Elle raconte dans

le livre qu’elle est passée par l’un des premiers plateaux virtuels, en 2006 : une très mauvaise

expérience. « C’était précurseur et cela a été un échec, les clients ne s’y sont pas retrouvés.

Avec le recul, je me rends compte que cela aurait pu être très positif, si les outils avaient été

bien utilisés car ils étaient efficaces, et si l’on n’avait pas oublié l’aspect humain. » raconte-t-elle.

… Et des clients devenus internautes

L’exercice du métier a changé, mais les clients aussi. « Avec internet, nous sommes dans un

rapport plus concurrentiel, et le client a moins confiance en nous, il privilégie internet. » Julie

Tribout regrette qu’il associe internet à « moins cher », car « ce n’est pas toujours vrai ! De

toute façon, le web et les agences de voyages peuvent répondre à des besoins différents, être

complémentaires. » Elle a vu également l’arrivée du client qu’elle appelle « Lastminute », qui

se rend dans une agence le vendredi soir pour partir en voyage le samedi : « C’est un des

mythes d’internet : en réalité, cela n’est possible ni sur la toile, ni en agence de voyage ! »

Pour Julie Tribout, le principal défaut d’internet, c’est le manque d’information : « Les prix, les

réductions sont parfois assez opaques. C’est là que l’agent de voyages a une valeur ajoutée :

nous donnons en agence des prix ronds, et une information personnalisée, avec de vraies

explications. » Et, au quotidien, le web a du bon : « Je m’en sers très souvent pour travailler,

m’inspirer...» explique-t-elle.

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Aujourd’hui, professionnellement, Julie Tribout a envie de découvrir de nouveaux horizons,

même si elle pense que le métier d’agent de voyages ne va pas disparaître de sitôt. « Bien

sûr, il va falloir continuer à évoluer, se différencier, sans doute se spécialiser, ou diversifier ses

activités. Mais il faudra toujours un bon agent de voyages pour monter un voyage de noce

compliqué. Ce service personnalisé-là, internet ne peut pas le remplacer. Il y a de la place pour

tout le monde » conclut-elle.

"Il faut que je vide ma valise!", Julie Tribout, Editions Bréal , 2011, 144 pages, 12.5 x 17.5, 12€

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