Février 2012 - Église Catholique d'Algérie

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Février 2012 - Église Catholique d'Algérie

Rencontres

لق اءات

timlilit

La Semaine Religieuse d’Alger — février 2012 - 113 ème

année


Chercher les notes qui s’aiment

On raconte que, dès l’âge de trois ans, l’enfant

Mozart s’amusait sur un clavecin à chercher des

accords harmonieux en jouant « des notes qui

s’aiment ». Christian de Chergé affectionne cette

idée naïve qui pourrait exprimer l’accord des

croyants bien en deçà des divisions. Dans une

homélie (Pentecôte 1981) il énumère les divisions

entre chrétiens, dès les premiers conciles

(…). Les notes jouées par les Églises et les religions

ne sont pas spontanément en harmonie,

mais nous pouvons « chercher les notes qui

s’accordent », celles-ci existent puisque c’est le

même Esprit qui est à l’œuvre en tous et le même Verbe qui parle à travers tous.

Chercher ces notes demande une grande attention de la part de chacun, c’est-adire

une bonne écoute.

« Rester à l’écoute des ‘notes qui s’accordent’, non sans une constante

révision de ce que notre foi peut dire d’elle-même pour ne pas éteindre

l’Esprit quand celui-ci la sollicite à travers l’autre et sa propre foi ».

L’enfant Mozart ne raisonnait pas, ne jouait pas ce qui était déjà écrit,

mais il tâtonnait, faisait des essais, écoutait le résultat.

Composer ensemble une symphonie demande de l’oreille pour entendre

« ce que l’Esprit dit aux Eglises », de l’humilité pour accepter de se

tromper et de recommencer. Ainsi, note après note, la symphonie se

construit dans la fusion d’expressions différentes d’une seule et même

fidélité, celle de l’Esprit qui est Dieu, qui dit Dieu !

Le Verbe s’est fait frère

Ch.de Chergé et le dialogue islamochrétien

Extrait du chapitre de Anne-Noëlle Clément intitulé :

Le frère d’une seule nuit ou la prière en partage - page 55


Éditorial

Eduquer les jeunes à la justice et à la paix

Les jeunes ont été sans aucun

doute les vrais protagonistes de l'année

écoulée… durant toute l'année, ils ont

occupé la scène. Ces jeunes ont eu soif

de justice et de paix. Ils ont réclamé

plus de liberté et plus de dignité pour

eux-mêmes et pour leurs concitoyens,

et ils ont été prêts à donner leur vie

pour ce qu'ils réclamaient.

Tout a commencé par l'immolation

d'un jeune tunisien en signe de

protestation contre le manque de liberté

et de dignité dans son pays. Il devenait

ainsi le symbole de cette jeunesse

qui avait envahi les places publiques

dans les pays du Maghreb et du Moyen

Orient et le symbole de tout ce que ces

pays ne cessent de vivre encore aujourd'hui.

Ce sont les jeunes en effet qui ont

fait toutes ces révolutions qui n'ont pas

encore terminé de secouer notre région,

et s'il y a quelque dictateur de

moins dans cette région, c'est grâce à

eux. Si malgré toutes les incertitudes

qui caractérisent la situation actuelle, il

y a quelque lueur d'espoir qui commence

à habiter les cœurs et si les gens peuvent

aujourd'hui rêver d'un avenir meilleur

pour eux et pour leurs pays, c'est

grâce aussi aux jeunes. Ils restent donc

une force que personne ne soupçonnait

et, sont capables de créer un monde

nouveau, un monde de paix, de justice

et de liberté.

Au mois d'août dernier, sur l'autre

rive de la Méditerranée, plus de

deux millions de jeunes remplissaient

les places de Madrid et de toute l'Espagne,

non pour faire des réclamations de

dignité et de liberté cette fois, mais

pour crier leur foi et pour célébrer et

chanter la liberté qui leur a été donnée

en Jésus Christ. Ceux de notre pays

avaient rejoint ceux du monde entier.

Après leur rencontre du Pape, ils sont

rentrés bouleversés par cette expérience

de foi et d'Eglise qu'ils ont pu vivre et

partager avec d’autres jeunes du monde

entier pendant les journées mondiales

de la Jeunesse.

Face à tout cela, il n’est pas

étonnant de constater que l'Eglise et le

Pape lui-même leur aient consacré cette

année le message de paix habituel du

nouvel An. Ce message s’intitule :

"Eduquer les jeunes à la justice et à la

paix".

3


Éditorial

Il constitue, pourrait-on dire, une

réponse du Pape et de l'Eglise à toutes

ces réclamations et ces aspirations bien

légitimes des jeunes du monde et de notre

région en particulier. Il y fait même

allusion: "Les préoccupations exprimées

par de nombreux jeunes ces derniers

temps, dans différentes régions du monde,

manifestent le désir de pouvoir regarder

l'avenir avec une espérance fondée…

L'Eglise regarde les jeunes avec espérance,

elle a confiance en eux et elle les encourage

à rechercher la vérité…" (n. 1).

Le texte nous rappelle qu'il ne

suffit pas de réclamer, mais qu'il faut

avant tout agir et construire, car la paix

"n'est pas seulement un don à recevoir,

mais bien également une œuvre à construire

quotidiennement" (n. 5).

Dans la construction quotidienne

de la paix, cette éducation a besoin beaucoup

plus de témoins que de maîtres. Le

témoin s'efforce de vivre ce qu'il cherche

à transmettre aux autres: "plus que jamais

sont nécessaires pour cela d'authentiques

témoins et non pas de simples dispensateurs

de règles et d'informations…".

La première éducation c'est donc

l'exemple de vie car "le témoin est celui

qui vit en premier le chemin qu'il propose"

(n. 2).

Parcourant ce message, on reste

étonné devant tout ce qu’il nous est

proposé de vivre pour bâtir un monde

plus juste et plus pacifique. Citons à titre

d'exemple : fraternité, solidarité, collaboration,

miséricorde et pardon, accueil de

l'autre, partage, ouverture au transcendant

et aux autres, dialogue et écoute,

charité et compassion envers le prochain,

gratuité dans le don et le service, dignité

profonde et inviolabilité de chaque personne,

le vivre-ensemble juste et pacifique

entre les personnes, et même le respect

des règles.

Ce sont des valeurs que nous

partageons pleinement et que nous cherchons

à vivre dans notre vie de tous les

jours. Tous nos services sont -sans trop le

chercher ni trop le vouloir- des occasions

et des moyens de cette éducation à la

paix, par les rencontres et les échanges

qui s’y vivent. Ce sont des lieux où on

apprend, au-delà de toutes les différences,

à se connaître, à se respecter et à

s'accepter, à collaborer et à construire

ensemble, à se mettre au service les uns

des autres.

Enfin, sachons que nous ne pouvons

pas rester indifférents devant les

réclamations des citoyens de notre région.

Notre rôle dans la situation actuelle,

c'est d'être justement des éducateurs

de paix et de justice, et cela surtout par

notre exemple. Le pape termine son

message en nous invitant à "regarder

l'avenir avec une plus grande espérance…

et à travailler à donner à notre monde un

visage plus humain et fraternel" (n.6).

Soyons donc des témoins de justice et de

paix. Soyons et restons toujours des artisans

de paix et des assoiffés de justice :

"Heureux les affamés et assoiffés de la

justice, car ils seront rassasiés"

"Heureux les artisans de paix, car ils seront

appelés fils de Dieu" (Mt 5, 6 et 9)

+Mgr Ghaleb Bader

4


Nomination

Mgr Lahham vicaire patriarcal en Jordanie

Voici le message envoyé par l’Eglise de Tunis. Mgr Lahham venait d’être

nommé président de la Conférence épiscopale du Magreb, et beaucoup

d’entre nous le connaissent. Nous nous unissons nous aussi à la joie de

l’Eglise de Jérusalem et restons unis à l’Eglise de Tunis à un moment si

important de la vie du pays.

Frères et sœurs,

Aujourd’hui, 19 janvier 2012, le Vatican a rendu publique la nomination de

Mgr Maroun Lahham comme évêque d’Amman (Jordanie), dans le Patriarcat

Latin de Jérusalem.

Arrivé à Tunis le 22 octobre 2005, Abouna

Maroun n’a vécu que sept ans avec nous.

Pourtant sa présence nous a marqués très

positivement. Surtout il nous a aidés à vivre

paisiblement et joyeusement avec nos

frères tunisiens en ces jours si importants

de leur histoire.

Nous restons tous en communion avec lui, dans le Seigneur Jésus, au moment

où il entame une nouvelle étape de sa vie.

En attendant la prochaine nomination de son successeur, Mgr Maroun

Lahham tiendra la charge d’Administrateur Apostolique de Tunis. Son vicaire

général, le P. Ramón Echeverría se chargera des affaires courantes.

5


JAJ

6


Dix septième anniversaire de l’assassinat des pères

Christian Chessel, Jean Chevillard

et Alain Dieulangard

Le 27 décembre 2011, les amis et anciens

élèves des Pères Blancs de Tizi

Ouzou ont commémoré le dixseptième

anniversaire de la disparition

des quatre Pères assassinés. La cérémonie

était présidée par l’archevêque

d’Alger, Mgr Bader. Etaient aussi de la

partie Madame l’ambassadrice d’Allemagne

et Monsieur l’ambassadeur de

France en Algérie. Les Sœurs Blanches

qui ont bien connu la Kabylie ont également

fait le déplacement.

La journée commença par l’accueil des

délégations venues d’Alger. La messe

d’action de grâce pour la vie donnée

par nos confrères dans cette partie de

l’Algérie a été un moment fort de la

célébration. Elle fut suivie par une visite

au cimetière « chrétien » de Tizi Ouzou,

où reposent trois des quatre Pères

assassinés. Pour la circonstance, une

stèle fut dédiée à la mémoire du Père

Charles Deckers et ses compagnons, à

l’entrée dudit cimetière.

7

Mémoire

La journée d’hommage a ensuite continué

à la bibliothèque « Le Figuier » par

un temps de témoignages apportés par

des gens qui ont connu et aimé ces Pères.

Bien qu’emprunts d’un goût de

nostalgie, ces témoignages montraient

à quel point ces Pères ont marqué toute

une région par leur présence et leur

don de soi.

Avant le repas fraternel partagé par

tous les participants, Mgr Bader a remercié

ceux qui ont fait le déplacement

et a fait le lien entre ces Pères disparus,

qui ont accepté donner leur vie pour le

peuple et la nouvelle génération œuvrant

actuellement dans la même région.

La diversité de l’assemblée, jeunes

et vieux, hommes et femmes de

différentes conditions, a mis à jour l’attachement

aussi bien passé que présent

des gens à la présence de l’Eglise

dans ce milieu.

Guy Sawadogo, PB


Bordj El Kiffan

Visiter le …

Centre Amitié Culture de Bordj El Kiffan

Au Centre Amitié Culture, situé au sein

de la Paroisse de Bordj El Kiffan qui rassemble

aussi de nombreux subsahariens,

se regroupe des jeunes en quête

de connaissance et de savoir. Un groupe

de professeurs algériens et autres

donnent de leur temps pour offrir des

cours de langue,d’informatique, de mathématiques

et autres disciplines…

Quelques adultes aussi et des universitaires

profitent de ces cours pour se

perfectionner et vivre ensemble des

temps d’amitié.

Un groupe de jeunes de 14/24 ans, exclus

de toute structure scolaire et parfois

en marge de la société et de leur

milieu familial, portent le nom plein

d’espérance de « nouveau regard », car

avec eux nous essayons de reconstruire

le puzzle de leur vie. Ces jeunes viennent

tous les jours et reçoivent une

certaine formation et aide psychologique

lorsqu’elle est nécessaire.

Au cours de l’année des sorties culturelles

ou de détente sont prévues pour

s’enrichir autrement et créer des liens

entre les groupes.

Le Directeur de ce centre, Père Christian

Mauvais, est entouré de collaborateurs

qui partagent le même objectif :

mettre la connaissance à portée de

tous et particulièrement des plus désavantagés.

Des « Nouveau Regard » avec sr Rosita et de jeunes universitaires (français).

8


Bordj El Kiffan

Hanane (math.)

Imen (informatique )

Alex (français)

Ensemble au Jardin d’Essai

Encouragements

Soutien personnalisé

Nesserine et Zineb

9


Formation biblique

Que dit le texte ?

C’est la phrase la plus entendue durant cette semaine par les 14 participants

à cette formation biblique ! Organisée à l’initiative des Sœurs Blanches

et animé par José Cantal pb dans la maison provinciale des Pères

Blancs d’Alger, elle visait une approche méthodologique de la Bible qui

remplace la recherche du message spirituelle par une lecture plus rationnelle…

pour mieux découvrir le solide fondement de notre foi.

Ecoutons les participants :

Pourquoi avez-vous voulu venir à cette

formation ?

Ram. On me l’a proposé ! Et j’ai répondu

oui à cause de mon intérêt pour le

sujet.

Sam. Je suis la responsable du groupe

biblique des étudiants d’Oran et on

nous a proposé la formation pour pouvoir

aider aussi les autres étudiants.

Fred. Comme elle dit en tant que responsable

du groupe (nous avons une

rencontre de partage mensuelle) cette

session devait m’aider à grandir dans

mes connaissances bibliques pour être

au service des autres.

Jean N. J‘ai longtemps hésité avant de

participer à une session semblable,

mais lorsqu’elle m’a été proposée je

me suis dit que c’est une occasion à

saisir.

Jos. Je voulais me préparer pour la

nouvelle fonction qui m’est confié au

sein de l’Eglise d’Algérie.

Le fait que vous étiez un groupe très

varié (laïcs, consacrées, algériens,

étrangers, étudiants…) vous a apporté

quelque chose ?

Jos. Pour moi c’est une richesse ! Parce

que ce n’est pas le même niveau de

compréhension pour chaque personne

et alors on découvre ensemble des

nouvelles idées grâce aux autres ! Les

questions que les étudiants posaient

m’intéressaient beaucoup.

An. C’est intéressant que les gens viennent

d’horizons différents !

Jean N. C’est la première fois que je me

trouve dans un groupe aussi coloré,

c’est très intéressant.

Ram. C’est une situation avantageuse à

cause de nos origines et niveaux différents.

Concrètement comment la formation

se passait-elle durant cette semaine ?

An. D’abord chaque thème était introduit

par l’animateur et ensuite nous

10


Formation biblique

avions des ateliers, avec beaucoup de

participation de notre part. On était

stimulé à participer soit par des questionnaires

soit par des débats.

Jos. Les ateliers m’intéressaient beaucoup

car il fallait se donner à fond en

petit groupe.

Fred. J’aurais

aimé que nous

puissions prolonger

cette

formation plus

de cinq jours !

Je propose

que l’on organise

des sessions

semblables

à celle-ci

de niveau intermédiaire

mais aussi

pour les débutants.

Sam. La semaine

est vite

passée !

Parlez-nous

de ces ateliers ?

Sam. Ils nous aidaient à lire attentivement

le texte biblique. Par exemple

nous avons analysé les deux premiers

chapitres de la Genèse qui parlent de la

création du monde de manière originale.

J’ai découvert qu’en lisant la Bible il

faut donner de l’importance à la vérité

théologique et non pas à la géographie,

par exemple.

An. Un jour nous avons fait la critique

littéraire d’une lettre fictive écrite par

une dame ; nous ne savions pas où

nous allions mais par la suite en étudiant

les lettres de St. Paul nous avons

compris comment

il fallait

approcher ses

écrits d’une

manière nouvelle.

La même

chose avec

une carte géographique

de

la Palestine au

temps de Jésus

: intéressant

de pouvoir

resituer

les villes et les

régions que

nous entendons

souvent

nommer dans

la Bible.

Jos. Les ateliers

permettaient

à tout le monde de participer

avec son point de vue ; ensuite je me

suis exercé à décortiquer les passages

bibliques. Pour moi cela m’a aidé à vivre

le message de la Bible.

Jean N. Ce sont des ateliers très interactifs

et enrichissants, très surprenants

aussi de par les résultats du travail

en groupe.

11


Formation biblique

Fred. Même si à Oran nous faisons partie

d’un groupe de partage, nous n’avons

pas l’habitude de faire des ateliers

comme ici. Prochainement je vais proposer

de faire des exercices semblables…

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris

positivement dans cette formation ?

An. J’étais très heureuse d’entendre

parler et d’écouter des extraits des

évangiles apocryphes. Depuis longtemps

je voulais les lire et à présent je

sais où aller les chercher !

Fred. Pour moi aussi entendre parler

des apocryphes m’a beaucoup éclairé,

car j’ai mieux saisi l’importance des

vrais évangiles. Parfois dans les formations

on reste trop figé sur le point de

vue chrétien et on oublie les autres

doctrines. Entendre parler des apocryphes

a consolidé ma foi.

Sam. Moi j’ai adoré entendre parler de

la pseudépigraphie ! J’ai ainsi découvert

le rôle important des disciples des

apôtres. Ma foi est plus forte à présent

: c’est vraiment la Parole de Dieu

qui nous a été transmise. Ce qui a été

écarté n’avait pas la même valeur pour

connaître l’enseignement de Jésus !

Ram. Nous avons travaillé avec la Bible

mais aussi avec le Coran, c’est positif

pour mieux comprendre les particularités

de deux messages.

Jos. Pour moi aussi ce dosage de Bible,

Coran et apocryphes a été une agréable

découverte.

Le plus beau moment de la semaine ?

Jos. Les partages d’Evangile, le matin,

pendant la messe.

Sam. L’étude des lettres de Paul : ma

foi a failli se déstabiliser (à cause de la

pseudépigraphie !) mais j’ai finalement

compris que ce qui compte ce n’est pas

l’auteur humain de la lettre mais la vérité

qu’elle transmet.

Fred. Pour moi lorsque nous avons parlé

des convergences et divergences

entre Coran et Bible : je pensais que les

deux livres étaient identiques ! J’ai appris

à distinguer.

Ram. L’ambiance entre nous pendant

la messe, lors des conférences, lorsqu’on

se mettait à table…

Meriem Gharnati

Sommaire

Éditorial 3

Nomination 5

JAJ 6

Mémoire 7

Bordj el Kiffan 8

Formation biblique 10

Unité 13

Conférence 14

Témoignages 16

Nouveaux arrivés 20

Sœur Colette 21

Nouvelles et information 22

12


Une Eglise joyeuse, jeune et accueillante,

algérienne et africaine, nous recevait

pour un temps de prière commune

ce samedi 28 janvier ; c’est une bonne

centaine de chrétiens (adventistes, catholiques,

réformés, orthodoxes, venus

de tous horizons) qui est venue manifester

son unité sous le thème proposé

en 2012 : « Tous nous serons transformés

par la victoire de Notre-Seigneur

Jésus -Christ ».

Des lectures de la Bible en français,

swahili, kabyle, anglais, arabe et portugais

et des chants chorals en anglais et

en zoulou ont rythmé la célébration.

M. Nabil Naït Slimane, Pasteur adventiste,

nous a invités à une méditation

sur la transformation et

le “dérangement” qu’elle nécessite.

‣ Il est facile d’attendre la transformation

du prochain et son changement

de vie… Jésus m’appelle à

commencer le travail pour moi.

Nous ne devons pas nous laisser

déranger par le comportement de

l’autre mais par la Parole qui doit

nous transformer pour aider le prochain.

‣ Nous sommes tous égaux aux yeux

de Dieu. Nous sommes invités à

transformer nos relations et à quitter

notre statut de père, fille, patron

pour venir en adorateurs,

pour “mâcher” le Christ : l’adoration

13

Unité

L’unité des chrétiens

célébrée dans le temple de l’Eglise adventiste,

quartier du Sacré-Cœur à Alger

doit transformer nos cœurs, nos

esprits, nos Eglises.

‣ Paul a été transformé par la Résurrection

du Christ. Nous devons aujourd’hui

être transformés par cette

même Résurrection.

Puis Christian Mauvais, vicaire général

de l’Eglise catholique, a guidé notre

prière pour cette unité qui est toujours

à recevoir et à travailler. « Toi, Christ

tu es notre unité ».

Ensemble, nous avons proclamé notre

foi commune et prié Notre Père. Après

nous être transmis joyeusement la

paix, nous avons reçu la bénédiction de

Dieu.

« Envoie-nous et ensemble nous cheminerons

»

Un temps de partage de boissons et

gâteaux bien préparés a été occasion

de rencontres et d’échanges, avant de

repartir chacun avec un signet offert

pour marquer ce temps d’unité.

H. et A.


Conférence

« Le commencement d’un monde »

Conférence de M. Jean-Claude Guillebaud

21/12/11 aux Glycines

Jean-Claude Guillebaud, journaliste français, nous a partagé sa vision de

ce nouveau monde dans lequel nous sommes maintenant bien plongés.

Né à Alger 1944, J.C Guillebaud retrouvait le matin même l’appartement

dans lequel il a habité et nous confiait sa joie de pouvoir retourner ainsi

sur les pas de son enfance.

Son intervention reste résolument

« positive » nous décrivant avec passion

le surgissement de ce nouvel univers

porteur de menaces mais aussi de

promesses. Une longue séquence historique

s’achève, en route vers une

modernité davantage « métissée ».

Il lui a été demandé de mener une enquête

sur le désarroi contemporain

avec des colloques internationaux autour

de cette réflexion : « Où allonsnous

? Que se passe- t’il ? », réunissant

des spécialistes dans chaque domaine…

JC Guillebaud se fait alors miroir de

toutes ces disciplines du savoir en les

faisant dialoguer entre elles. De cette

réflexion naissent sept livres écrits sur

une quinzaine d’années, relatant les six

grandes mutations distinguées, soulignant

les menaces et les promesses. Il

nous fait un résumé succinct de ces

profonds bouleversements et n’approfondira

pas chacune de ces transformations,

à nous de lire ses livres pour les

détails !

14

1. Mutation religieuse

Depuis les années 80, la spiritualité fait

partie de l’homme et la question religieuse

dans cette modernité est de

retour pour le meilleur mais aussi avec

toutes les limites qui en découlent.

2. Mutation économique

Face à cette mondialisation, l’économie

de marché a besoin d’être « arnachée »

de lois sociales.

3. Mutation de la planète

Chacun devient solidairement responsable

du devenir de la terre. Ce sentiment

de responsabilité permet de

prendre des mesures pour éviter les

gaspillages des énergies existantes.

4. Mutation numérique

Le « net » devient le sixième continent,

une véritable révolution cette

explosion numérique, une vraie jungle

loin d’être encore civilisée et disciplinée

par le droit et il faudra encore du

temps pour cela !


Conférence

Pourtant tout le monde migre vers ce

sixième continent et cela change les

natures, mettant les politiques dans

des situations de désarroi. Dans le

monde virtuel, je peux donner sans

perdre et cela perturbe l’échange et

nuit à la presse, à la musique… On est

dans une « déréalisation » du monde.

5. Mutation génétique

Cette révolution biologique permet de

mettre la main sur l’arbre de la

connaissance en touchant la vie ellemême.

A l’extrême, un enfant pourrait

avoir maintenant 5 parents… Le donneur

de sperme, la donneuse d’ovocytes,

(tous deux responsables du patrimoine

génétique), la femme qui porte

l’enfant pendant les 9 mois, et enfin le

père et la mère légaux, responsables

d’élever cet enfant.

6. Mutation géopolitique

En 1989, l’effondrement du communisme

met fin à un affrontement binaire

« Est/Ouest ». Les puissantes émergentes

comme la Chine, l’Inde ou le Brésil

montent et le monde devient ainsi multipolaire,

dangereux et insaisissable. La

parenthèse historique de 4 siècles où

dominait l’Occident se referme et nous

sommes invités à la modestie à l’égard

de ces nouvelles forces… On admet que

la Chine savait imprimer avant notre

Gutenberg et que l’Inde savait ce que

nous a appris Galilée depuis 1000 ans

déjà !

Les grandes cultures indiennes, chinoises,

musulmanes en avance sur nous

ont sombré dans l’autosatisfaction permettant

aux européens de rattraper

leur retard.

Hégémonies militaires, technologiques,

économiques et culturelles (les cartes

du monde avec l’Europe au centre)…

Pendant quelques décennies, la croissance

est nulle ou faible, on perd doucement

la suprématie économique

nous faisant aider par les chinois ou

brésiliens. En France, le textile est parti

vers l’Asie, et les français restent pour

autant fiers de leur aéronautique sans

imaginer qu’un jour les chinois sauraient

eux aussi fabriquer des avions !

Même les USA ont mesuré la limite de

leur superpuissance : face aux guerres

d’Irak , d’Afghanistan, ils se retirent

sans victoire…

15


Conférence

Pour conclure, JC Guillebaud souligne

que nous sommes condamnés à accepter

les évolutions des autres, d’autres

rampes d’accès à la modernité.

Monseigneur Pierre

Claverie, évêque

d’Oran, disait : « Le

vrai dialogue commence

quand j’accepte

chez l’autre

qu’il existe une vérité

qui me manque ».

On est aveuglé par

une vision des choses

qui fausse la perspective et c’est

pourquoi il nous faut être délibérément

optimiste. JC Guillebaud nous parle des

pêcheurs de la Rochelle, ville qu’il apprécie

beaucoup, qui lui expliquent la

différence entre le clapot (mouvement

de la mer en surface) et la houle

(mouvement de la mer en profondeur)

et il l’élargit à notre attitude face aux

bouleversements du monde… Le

« clapot » serait celui qui se claquemure

dans sa différence et la « houle »

serait celui qui se rapproche de l’autre

plus qu’il ne se sépare… La modernité

devient alors plurielle.

Place aux questions… Quelques mots

sur son livre : « Comment je suis devenu

chrétien ? »…

JC Guillebaud est issu d’une famille catholique

pas très pratiquante. Sa sœur

ainée, Aliette, est religieuse chez les

« petites sœurs de Foucault » et il entretient

avec elle une correspondance

régulière.

« Le vrai dialogue

commence quand

j’accepte chez l’autre

qu’il existe une vérité

qui me manque . »

Pierre Claverie

16

A chaque écriture d’un de ses livres, il

bute… sur la source ! Il admet que nous

sommes héritiers des pensées grecques,

judaïques ou

chrétiennes, produits

de cette

confluence, et à chaque

fois, il est amené

à se pencher

sur… la Bible ! Et

précisément sur l’Epître

aux Galates de

saint Paul.

Nous sommes coresponsables du monde

à venir, nous ne devons pas le transformer

mais nous y adapter !

Un jour alors qu’il passait quelques

jours dans un monastère avec un ami,

un moine lui faisait remarquer que

Jean-Claude Guillebaud « parlait leur

langue et sans accent ».

Il est revenu au christianisme par la

raison, par l’escalier alors que d’autres

ont la grâce de pouvoir prendre un jour

l’ascenseur.

On lui demande depuis quelque temps

de devenir « le référent politique pour

l’Institution de l’Eglise » mais il ne le

souhaite pas…

Et il terminait par cette réflexion d’une

écrivaine indienne : « Le vieux monde

est en train de disparaître. Je ne sais

pas si je serai encore en vie pour le voir

naître, mais à bien réfléchir, quand je

tends l’oreille je l’entends respirer… »

Sophie


Mon séjour en Algérie

Témoignage

Edward est arrivé en Algérie, il y a 7 ans, sans connaitre le français qu’il

a appris la 1 ère année ; Au tout début, nous ne parlions que par le regard

et… des traducteurs ! Son père est décédé il y a 2 ans et comme il le dit :

« à mon arrivée au pays, je vais l’enterrer ! » Il vient de terminer ses études

de pharmacie et est parti ce vendredi 27 janvier pour l’Ouganda, son

pays d’origine. Il a participé à plusieurs formations, faisait partie de la

chorale (une bonne basse qui va manquer) et avait un éternel sourire aux

lèvres. Voici son témoignage qu’il a partagé à la paroisse.

Christian Mauvais

Parfois l’homme n’arrive pas à comprendre

et à assimiler les manières de

Dieu !

Quand je reçois un appel téléphonique

du pays, parmi les questions qu’on me

pose il y a : « Est-ce qu’il y a une Eglise

là bas ? Es-tu toujours Chrétien ? T’es

sûr que tu ne t’es pas encore converti

?... . »

Pour eux, l’Algérie est un pays musulman,

donc Il n’y a pas de chrétiens, pas

d’Eglise…….. Donc leur fils va changer.

Ils ont raison en quelque sorte, car j’ai

beaucoup changé !

Ça fait plus de sept ans que je suis ici

en Algérie et maintenant ce chemin est

arrivé à son terme. Aussi, je remercie,

loue et glorifie Dieu notre Père infiniment

pour cette expérience qui m’a

beaucoup enrichi spirituellement et

intellectuellement et sans doute va

marquer tout le reste de ma vie et celles

de ceux qui m’entoureront.

Comme n’importe quelle expérience

dans la vie, il y a eu des moments

agréables avec des joies, des sourires,

des rires mais aussi des moments difficiles,

des maux de tête et des larmes à

pleurer. Ce parcours n’aurait pas été

possible si j’étais resté seul ; il y a eu

heureusement mes amis étudiants, non

étudiants, Algériens non Algériens.

D’une manière spéciale, je remercie la

communauté de Bord El Kiffan qui a

toujours été là pour moi et dans laquelle

je me suis toujours retrouvé spirituellement

et socialement.

Les Prêtres, surtout Père Christian et

Père Firmin (maintenant en Tunisie) !

Grâce à vous mes parents seront non

seulement rassurés mais aussi surpris,

en voyant leurs fils, après un si long

temps ! Grâce à vous j’ai approfondi

ma foi chrétienne… et je ne me suis

pas converti comme mes parents le

craignaient !

17


Témoignage

Avant mon séjour en Algérie, étant né

dans une famille chrétienne, entouré

de chrétiens, tout était normal, il n’y

avait pas de questions à se poser, c’était

la norme ! Puis je suis arrivé ici en

Algérie où tout était différent de ce

que je connaissais ! D’abord, dans la

rue on me reconnaissait par la couleur

de ma peau (Kahlouch) ; ensuite la

culture tellement différente, et la religion

: tout Algérien te dit que l’Islam

c’est la vraie religion etc.. Un environnement

bouleversant pour moi (et les

autres) dans lequel je devais trouver

ma place.

Ce n’était pas simple car pour moi il

fallait que je me pose des questions

sur ce qui m’était très cher ... ma foi !

Or, dans mon enfance, on m’avait appris

à ne jamais douter dans la foi et

se poser des questions était alors pour

moi une expression de doute ! Ici, au

fur et à mesure du temps, je me suis

rendu compte que plus je me suis posé

de questions, plus j’ai trouvé des réponses

et plus j’ai approfondi ma foi.

Comme je le disais au début, « parfois

l’homme n’arrive pas à comprendre et

à assimiler les manières de Dieu » ;

j’avais peur de me perdre mais je me

suis trouvé. Et je reconnais que je suis

beaucoup plus chrétien en sortant de

l’Algérie que je ne l’étais à mon arrivée.

Merci Dieu, Merci l’Eglise, Merci.

Edward Apuuli Mugisa

pharmacien

De Colmar

Emeline et Elouan vous disent la joie

de la naissance de leur petite sœur Elisabeth,

Irena, Marie

le 23 décembre 2011

et la joie de leurs parents

Jean Philippe et Meriem Gries - Gernigon

Note de la rédaction

Nous demandons instamment aux personnes

qui ont la gentillesse de nous envoyer

des articles avec photos de le faire

en deux envois séparés :

la présentation souhaitée (qui sera

conservée selon les possibilités offertes

par la mise en page globale

du bulletin)

Les photos sous format JPG

Merci d’avance.

18


Témoignage

Mon expérience à Notre dame d'Afrique

Le 8 décembre 2011 à l’occasion du centenaire de l’orgue de Notre-Dame

d’Afrique, un concert a été donné par François-Henri Houbart, titulaire

des orgues de l’Église de la Madeleine à Paris.

A cette occasion le Père Bernard Lefebvre a demandé à une jeune étudiante

en musique de chanter au cours de ce concert. Elle nous livre un

peu de ce qu’elle a vécu dans cette expérience.

Quelle ne fût pas ma surprise le jour où

le père Bernard m'annonça l'anniversaire

de l'orgue de Notre Dame d'Afrique.

Cent ans!

Que d'histoire passée,

que de doigts

de fées y sont passés

laissant des

âmes apaisées

grâce à de douces

mélodies et enchantements.

Quelle ne fut pas

encore plus grande

ma surprise de savoir que j'allais y participer

en laissant une trace avec un si

gentil maitre organiste comme monsieur

François-Henri Houbart, le titulaire

des orgues de la Madeleine. Je n'en

dormis pas la nuit même!

Ensuite je n'avais que cela entête. Le

jour de l'essai je tremblais de partout

mais la gentillesse de monsieur Houbart

me calma très vite.

L’essai se passa très bien et le lendemain

arriva le jour J! Le jour du concert

j’étais stressée tremblante comme

une feuille, je tournais dans la basilique

jusqu'au moment de me changer

et de monter me cacher (j’étais sensé

être une surprise).

Le concert commençait

et je restais

assise sur ma

chaise, glacée de

stress, je dirais même

pétrifiée.

Quand le Père Bernard

m’a annoncée,

une vague de chaleur

m’a envahie,

je me suis levée,

me suis avancée et j'ai regardé tous les

gens avec leurs yeux levés vers moi ;

j'ai senti leur douceur m'envahir et j'ai

donné le meilleur de moi-même, tout

ce que je pouvais sortir de mon âme

pour apporter du bonheur à tous les

gens qui m'observaient en souriant.

Cette expérience, je pense qu'elle ne se

vit qu'une seule fois et je ne remercierai

jamais assez le Père Bernard de

m'avoir donné la possibilité de vivre un

tel moment de force intérieure et de la

partager avec toute l’assemblée.

NAILA

19


Sœur Colette

Mourir au rythme du Sahara

Sœur Colette est morte à Adrar le 1 er

janvier au matin, comme pour être sûre

de bien commencer la nouvelle année.

C’est en rencontrant les sœurs de

sa congrégation à Lyon (qui sont aussi

un peu ma famille) que je l’ai appris :

quel choc ! Mais pour celles qui la

connaissaient bien, le sens de cette

mort était évident : elle ne voulait pas

quitter l’Algérie (le départ de leur communauté

était prévu d’ici quelques

mois), elle a trouvé la solution ! Oui,

Colette a en quelque sorte choisi, avec

la radicalité qu’on lui connaissait, de

reposer définitivement dans cette terre

du Sahara, où elle a tant servi et aimé.

Pour moi, rentrant à Alger le lendemain,

c’était une évidence que je devais

être présent à ses obsèques, qui

ont finalement pu avoir lieu le 5 à

Ghardaïa. Finalement… car ce n’est pas

si simple d’être enterré au Sahara, surtout

pour une étrangère chrétienne : je

vous passe les détails, mais l’inhumation

prévue à 9h a pu enfin avoir lieu à

16h ! Comme si Colette avait voulu

nous faire goûter encore un peu la détermination

et la patience qui ont animé

ses activités dans ce pays depuis

près de 50 ans. Et malgré tous ces imprévus,

je garde l’impression d’une

journée remarquablement organisée,

avec une qualité d’accueil digne de

l’hospitalité légendaire des peuples du

désert : je crois que Colette veillait encore,

et nous faisait quelques clins

d’œil.

Tous les témoignages entendus étaient

impressionnants,

mais surtout celui

d’une ancienne

collègue infirmière,

musulmane

(qui était présente

avec nous toute la

journée mais trop

émue pour lire

son texte) : elle a

su témoigner de la

foi de Colette, de sa confiance inébranlable

en Dieu et dans les personnes,

malgré les risques qu’elle prenait à certains

moments. On recevait là un reflet

d’Evangile. Malgré l’émotion liée à cette

séparation assez brutale, on ressentait

aussi au cours de cette journée

beaucoup de paix, de confiance, d’espérance,

et même une certaine joie, un

sentiment d’accomplissement qui

nourrissait l’action de grâce. Plusieurs

ont fait mémoire de sa fidèle amitié, de

sa délicatesse. Et puis cette note finale

du prêtre qui a eu la chance de célébrer

Noël avec la communauté d’Adrar

: Colette se réjouissait que les

femmes artisanes dont elle s’occupait

soient devenues autonomes dans leur

manière de s’organiser. Le relais était

assuré, elle pouvait partir.

Damien de Préville

20


Nouveaux arrivés

Rencontre des nouveaux arrivés

25 et 26 janvier 2012

Nous étions 21 participants de trois

diocèses, Alger, Constantine et Oran à

la session des nouveaux arrivés fin janvier

2012. Nombreux étaient ceux qui

débarquaient à peine dans le pays

(certains depuis quelques jours). Nous

venions des cinq continents, des prêtres,

religieux et religieuses de différentes

congrégations,

laïcs, de

toutes générations

! Le

plus jeune,

Basile, était

âgé de sept

mois seulement

! Hubert

Lebouquin et

José Maria

Cantal Rivas

nous ont accompagnés durant toute

cette session.

Pour quelques uns la rencontre a débuté

dès le mardi soir autour d’un repas

puis d’une tisane, afin de se connaître

et pouvoir déjà partager.

La session s’est déroulée sur deux jours

avec un programme dense qui nous a

permis de pénétrer dans la réalité de

l’Algérie d’aujourd’hui avec toute son

histoire, sa culture et sa religion. Celle

de l’Eglise d’Algérie nous a été présentée

par notre évêque qui nous a rappelé

que l’Eglise d’Algérie c’est chacun de

nous. Sa mission ? Cette présence chrétienne

dans la discrétion et le respect.

Moment important également, celui

que nous a proposé Jean Toussaint,

présentant l’Algérie du point de vue

socio-économique et administratif.

Nombreux ont été les moments de partage

et de

communion,

formels ou

non, les témoignages

d’acteurs

de la vie

de l’Eglise: la

Caritas, Anne,

comme volontaire,

Sr Rita

pour la maison

diocésaine (qui

est notre maison de famille !).

Durant l’Eucharistie chaque jours autour

de l’autel, se sentir comme les

premiers chrétiens ! Une expérience

forte d’Eglise !

A la fin de ces deux jours, beaucoup se

sont sentis encouragés en sachant que

de nombreuses autres personnes vivent

pour cette même réalité. Nos diversités

nous ont fait découvrir l’Eglise

d’Algérie comme un laboratoire de l’Eglise

universelle.

Hélène

21


Nouvelles et informations

Un certain nombre de personnes ont pu enfin venir partager la route

avec l’Eglise et le pays. Nous nous réjouissons de ce sang neuf, et de leur

nouveau regard qui enrichira le nôtre. Quatre d’entre eux ont accepté de

se présenter. Certains, dont deux jésuites, ne sont là que pour quelques

mois de stage, et nous avons préféré leur demander le fruit de leur expérience,

en général très riche, au moment de leur départ.

Chers frères et sœurs dans le Seigneur, une salutation à vous tous.

Je suis sr M. Caroline Nanziri et je viens d’Uganda. J’appartiens à la Congrégation

de Sœurs du Cœur Immaculé de Marie Réparatrice (IHMR - Ouganda). Notre charisme

est la réparation : en union avec le Cœur Immaculé

de Marie nous voulons réparer surtout les

péchés commis dans le monde entier contre le Saint

Sacrement. Nous faisons cela dans un esprit d’abandon

total à la volonté de Dieu.

Je suis arrivée en Algérie le 21 avril 2011, et je travaille

avec mes sœurs, à la Nonciature apostolique.

Je n’ai rien fait d’autre que suivre l'invitation de Jésus

de participer à sa mission ici en Algérie, et je

remercie Dieu pour la grâce qu’il m’a accordé de lui

répondre « oui, je vais ».

Je suis avec vous, frères et sœurs engagés dans le témoignage du Christ, pour le

faire connaître, notamment à travers notre vie. Je me sens motivée par votre

amour et votre soutien, mais surtout par ce que Jésus a dit: « Je suis avec vous

tous les jours, jusqu'à la fin du monde (Matthieu 28:20).

Je suis contente de faire partie de la famille de Dieu qui est en ce pays. Que la

volonté de Dieu soit faite en tout ce que nous faisons pour sa plus grande gloire.

Merci pour votre accueil chaleureux et votre soutien qui m’ont fait sentir chez

moi.

Sr M. Caroline Nanziri

IHMR

22


Bonjour. Je suis Julia Adinawae. Je suis religieuse et

j’appartiens aux Sœurs Missionnaires de l’Immaculée.

Je viens de la Papouasie Nouvelle Guinée.

J’ai travaillé quelque temps comme catéchiste dans

une paroisse à Port Moresby. Je suis ensuite allée en

Italie pour un an, où j’ai participé à la rencontre internationale

des jeunes professes et j’ai étudié théologie

spirituelle. Puis je suis retourné dans mon pays

pour la profession perpétuelle. Avant de venir ici j’ai

encore été en Italie où j’ai attendu mon visa pendant

un an.

Nouvelles et informations

Je suis arrivé en Algérie le 30 décembre 2011.

Je suis contente d’être ici en Algérie. J’habite à la Maison Diocésaine pour donner

mon service à l’Eglise.

Je suis optimiste et j’attends avec impatience de pouvoir partager la vie et la

culture algérienne.

Je m’appelle Tamara, J’ai 26 ans, je suis Jordanienne,

kinésithérapeute de formation.

J’ai connu les Focolari en Jordanie avec toute ma

famille, alors que j’étais encore enfant. J’ai donc

grandi dans l’esprit de cette spiritualité.

En réponse au grand amour de Dieu pour moi, j’ai

décidé de le suivre dans la vie de focolare. Après

une période de formation à Loppiano (Italie) et à

Montet (Suisse) j’arrive en Algérie, heureuse de découvrir,

ayant tout à apprendre et dans le cœur un

grand désir d’être un canal de l’amour de Dieu pour

ce peuple.

23


Nouvelles et informations

Ma première expérience en terre algérienne remonte

à 2005, où, pendant deux ans, j’ai fait mon stage dans

la communauté des Pères Blancs de Ghardaia. Cela

m’a ouvert à cette présence aussi petite soit-elle de

l’Eglise en Algérie. Mes études de théologie terminées

en 2011, je fus ordonné chez moi au Burkina Faso

en juillet dernier.

Comme beaucoup de personnes, et ayant eu plus de

chance que d’autres, j’ai dû attendre quelques semaines

avant de pouvoir venir en Algérie, faute de visa.

En début décembre, je revenais après quatre ans d’études,

mais maintenant dans le diocèse d’Alger, dans notre communauté

de Tizi Ouzou. Je suis Guy Sawadogo, Père Blanc.

De mon premier séjour de deux ans et de ce deuxième que je viens de

commencer, je n’ai pas beaucoup de comparaisons à faire. Tizi Ouzou est

tout un monde à lui, tout comme Ghardaia est singulière comme région en

Algérie. Je suis dans un nouveau milieu à découvrir, avec des réalités par

lesquelles je me laisse surprendre.

Guy Sawadogo

PB - Tizi Ouzou

La maman de Monseigneur Paul Desfarges, évêque de Constantine et d’Hippone,

est décédée le jeudi 2 février dans sa 99 ème année. .

Ses obsèques seront célébrées le mardi 7 février à 15 heures en la chapelle de la

maison des Petites Sœurs des Pauvres de Saint Étienne où elle résidait et où

Paul avait pu la revoir le mois dernier.

Nous présentons nos plus sincères condoléances à sa famille que nous assurons

de nos prières.

24


Nouvelles et informations

Voici une lettre de Fabrice Blaudin de Thé. Nous la citons longuement,

car même si il s’agit de la situation d’une zone dite prioritaire en France,

cela rejoint le malaise de notre monde actuel devant le déséquilibre de

nos sociétés.

Bonjour à tous.

Cela fait un moment que je me dis qu’il faut que je vous envoie un message de

vœux, au moins histoire de donner quelques nouvelles. Mais il y a toujours une

mauvaise raison qui m’en empêche. Ce soir, je m’y étais bien préparé mais Maël

a décidé de ne pas se coucher et du coup cela a retardé mon projet. Allez, je me

lance et tant pis si ce n’est pas aussi complet que ce que je voulais.

Tout ça pour vous dire que nous allons bien, quoiqu’ un peu fatigués. Cette année

a été pour nous principalement centrée sur Maël qui vient de fêter ses un an, le

mois dernier. Il est très jovial, très curieux, très mignon et, au vu des autres bébés

autour de nous, Maël est très dynamique…Il est vrai qu’avoir un enfant, cela

change pas mal la vie. Beaucoup de nos joies viennent de lui et beaucoup de nos

tourments du quotidien aussi.

Rassurez-vous, nous arrivons quand même à avoir des activités sans Maël…

Néanmoins, on se rend compte que l’on a encore un équilibre à trouver entre vie

familiale, vie de couple et vie personnelle, mais je pense que c’est là le lot de tous

les jeunes parents.

Évidemment, l’autre activité qui nous occupe largement, c’est notre travail. J’ai

cette année une classe de CE1 de 28 élèves + 2 élèves handicapés à mi-temps,

dans un quartier difficile de Vaulx en Velin. Je n’ai pas trop de problèmes de discipline

(tout est relatif), mais que de détresse pour un grand nombre d’enfants :

détresse sociale, détresse familiale, détresse psychologique. Quelques exemples

piochés au hasard :

- La semaine dernière, une de mes élèves fond en larmes parce qu’elle n’a plus

vu son frère de 16 ans depuis 2 mois car il est incarcéré à la prison pour mineurs.

- Un autre très perturbé en ce moment, et j’apprends que le père aurait été mis

dehors de la maison et vivrait en bas de l’appartement dans sa voiture.

- Un élève taciturne au possible, toujours très négatif surtout si cela peut avoir

un lien avec la religion (« je ne veux pas manger à la cantine car c’est le repas de

25


Nouvelles et informations

Noël »). Je l’ai surpris une fois en train de lire le Coran dans la cour. La semaine

dernière il est devenu hystérique et il nous a fallu nous mettre à trois adultes

pour le maitriser et l’enfermer seul dans une salle, le temps qu’il se calme.

- Ceux qui se plaigne de recevoir des coups de ceinture, ou qui viennent à l’école

avec des hématomes plus

que suspects.

- Deux élèves qui en début

d’année sont allés voler les

clefs des engins de chantier à

coté de l’école.

Et oui, ils ont 7 ou 8 ans et je

suis souvent bien démuni

face à ses situations. Les parents

sont parfois très impliqués,

parfois désinvestis, souvent

dépassés. Quant à l’institution, elle ne résonne qu’en termes de suppressions

de postes et nous laisse nous dépatouiller tout seul. Exemples au hasard :

- Nous avons un poste à mi-temps pour une enseignante qui s’occupe des enfants

non francophone qui arrivent en France (principalement des réfugiés politiques).

L’an prochain le poste est supprimé. Ce sera à nous de nous débrouiller.

- Nous avons un poste de maitresse rééducatrice (le fameux RASED) qui prend

des élèves en très grande difficulté (par exemple ceux qui ne savent pas lire) pour

les faire travailler en petit groupe. L’an prochain le poste est supprimé. Ce sera à

nous de nous débrouiller.

- Nous avions une secrétaire qui part à la retraite dans une semaine. Son poste

ne sera pas renouvelé. Ce sera à nous de répondre au téléphone, d’ouvrir aux

livreurs, de passer les commandes pour la cantine, etc. pendant nos heures de

classe.

- J’ai un élève handicapé (dysphasique = troubles sévères du langage, mais aucun

retard intellectuel). Les médecins prévoient qu’il soit assisté d’une personne

12h par semaine pour l’aider dans son travail. J’ai commencé le recrutement début

septembre avec la directrice (oui, on nous demande de faire aussi cela) et je

n’ai toujours personne pour l’aider. Pourtant, nous avons trouvé plusieurs personnes

compétentes et motivées, mais les dossiers d’embauche se perdent on ne

sait où. Cela fera comme l’an dernier et en avril, ils daigneront bien leur faire un

contrat pour les 4 derniers mois de l’année…

26


Nouvelles et informations

Grand Corps Malade, un des grands poètes contemporains, a bien résumé cela

dans une de ses chansons, qui, je l’avoue m’a fait verser quelques larmes :

L’enseignement en France va mal, personne ne peut nier la vérité

Les zones d’éducation prioritaire ne sont pas une priorité

Les classes sont surchargées pas comme la paye des profs minés

Et on supprime des effectifs dans des écoles déjà en apnée

Au contraire, faut ajouter des profs et d’autres métiers qui prennent la relève

Dans les quartiers les plus en galère, créer des classes de 15 élèves

Ajouter des postes d’assistants ou d’auxiliaires qui aident aux devoirs

Qui connaissent les parents et accompagnent les enfants les plus en retard

L’enseignement en France va mal, l’Etat ne met pas assez d’argent

Quelques réformes à 2 balles pour ne pas voir le plus urgent

Un établissement scolaire sans vrai moyen est impuissant

Comment peut-on faire des économies sur l’avenir de nos enfants

L’enseignement en France va mal car il rend pas les gens égaux

Les plus fragiles tirent l’alarme mais on étouffe leur écho

L’école publique va mal car elle a la tête sous l’eau

Il n’y a pas d’éducation nationale, y’a que des moyens de survie locaux

Alors continuons de dire aux petits frères que l’école est la solution

Mais donnons leur les bons outils pour leur avenir car attention

La réussite scolaire dans certaines zones pourrait rester un mystère

Et l’égalité des chances, un concept de ministère

Oui c’est vrai, l’égalité des chances, c’est un beau concept, mais en l’état actuel

des choses, c’est une farce, un énorme mensonge qu’on essaie de faire passer en

donnant en exemple quelques rares cas qu’on a exfiltrés dans des grandes écoles.

Je vois surtout beaucoup de bombes à retardement et tellement d’inégalités.

Quant à nous on ne sait jamais très bien sur quel pied danser. Au quotidien, nous

nous battons pour faire progresser chacun, mais il y a tellement de facteur que

nous ne maitrisons pas. Sur le long terme, j’espère ne pas perdre les convictions

qui m’ont fait changer de métier et qui m’ont conduit dans ces quartiers difficiles.

La confrontation entre ses idéaux et la réalité est parfois dure… On se dit par

exemple que l’on voudrait bien que Maël puisse vivre dans un univers multiculturel,

mais l’exemple de nos classes nous fait parfois réfléchir. Aujourd’hui, on se

dit qu’on le mettra sûrement dans une école publique à Vaulx en Velin pour son

primaire, mais pour le collège c’est inenvisageable.

27


Nouvelles et informations

Voilà de quoi réfléchir et j’ai bien peur que la Présidentielle qui approche ne permette

pas de faire avancer le débat. Qui a aujourd’hui un réel projet de société,

aussi limité soit-il ? … Je réfléchis parfois à m’engager un peu plus en politique

(j’avais déjà tenté le coup à Paris), mais je n’ai pas encore franchi le pas. L’autre

solution serait que j’utilise ma plume pour décrire ou dénoncer les situations auxquelles

je suis confronté. J’ai quelques projets d’écriture dans les tiroirs, mais leur

mise en œuvre me semble bien compliquée…

En attendant que tout cela murisse, j’espère que l’on aura l’occasion de se revoir

bientôt. Je vous souhaite pleins de bonnes choses à venir : de la joie, de la sérénité,

de la solidarité, des surprises, du bonheur quoi !

A bientôt

Fabrice ( ancien DCC)

28


Nouvelles et informations

Conférence au Centre d’études diocésain des Glycines

le 8 février 2012 à 18 heures

« Je vais servir la cause de l'Algérie, cela seul compte »

Alfred Berenguer, un curé d’Algérie engagé dans la révolution

Par M. Ahmed Benchouk, ancien membre du MALG, ancien wali de Bejaïa et directeur

de l’Ecole Nationale d’Administration d’Oran.

Ben Smen

Accueil de personnes ou de groupes qui cherchent calme, ressourcement,

écoute, à la demande, et en fonction des disponibilités.

Programme du mois de février et mars :

Session de formation : du lundi 6 (14h) au jeudi 9 février (14h), sur le thème : Se

donner des repères sur les religions, les croyances et les médecines traditionnelles.

Elle sera animée par un spécialiste de ces questions, qui viendra du Mali,

et qui nous aidera à comprendre certaines "entraves" vécues par les personnes

dans les différentes cultures, en partant de l'analyse de nos expériences. Cette

session s'adresse à tous ceux qui sont en situation d'écoute ou de relation d'aide,

par exemple auprès des migrants, des étudiants,...

Le prix proposé est de 3 500 DA, si possible.

Parcours spirituel avec les actes des Apôtres : Samedi 18 février de 9h à 12h

Week-ends de prière également sur des passages des Actes des Apôtres : vendredi

9 mars (16h) au samedi 10 mars (16h).

Contact :

Tél. : 021 54 66 92 ou E-Mail : bensmendz@yahoo.fr

Damien de Préville : tél 07 95 04 73 70

Christian Reille : tél 07 71 43 88 24

29


Nouvelles et informations

Parcours spirituel à Ben Smen

« Les actes des Apôtres

un trésor à vivre aujourd’hui en Eglise »

Samedi 18 février 2012 à 9h00

Nous nous retrouverons de 9h00 à 12h00 pour un temps d’enseignement, de

silence, de prière et de partage.

« Lève-toi droit sur tes pieds ! » Ac 14 ;8-20

Les guérisons, des signes qui dérangent

Ouvert à tous ceux qui désirent se mettre à l’écoute de la Parole de Dieu dans

nos vies : n’hésitez pas à inviter largement.

Pour ceux qui le souhaitent nous célébrerons l’Eucharistie en la Fête de Sainte

Bernadette à 12h15.

Renseignements:

par email bensmendz@yahoo.fr,

par téléphone 021 54 66 92,

Participation libre aux frais

Animé par: Père Damien, Père Christian, Emmanuel-Ali, Caroline, Anne.

30


Nouvelles et informations

Calendrier février

Mercredi des cendres : 22 février entrée en carême.

Cheminer et se laisser transformer. Voilà qui pourrait donner un ton à notre

démarche ecclésiale pour ce temps de carême qui s’ouvre ; prendre le temps de

cheminer ensemble, dans nos communautés, avec nos amis et partenaires quotidiens

algériens ; marcher, avancer chaque jour et se laisser transformer par

ces liens, ces rencontres, ces partages pour un accueil mutuel et l’accueil de

Celui qui nous invite constamment à nous convertir pour lui ressembler, pour

faire UN sous le regard du Père. Bonne entrée dans ce saint temps qui nous est

offert !

Rencontre des Supérieurs majeurs (USMDA) les 27-28-29 à la Maison diocésaine

Assemblée générale de l’ADA : jeudi 1 mars à la maison diocésaine

L’assemblée générale de l’ACRCA aura lieu le même jour en après midi.

La sortie de l’annuaire 2012

Il est vrai que vous l’attendez depuis un bon moment et qu’il vous manque !

Réjouissez-vous, il est maintenant disponible à l’archevêché et à la maison diocésaine

au prix modique de 200 dinars. Merci de votre participation -parfois un

peu tardive- pour sa réalisation et un grand coup de chapeau à Raphaël pour

son travail ardu , sa disponibilité et sa patience pour réaliser un annuaire quelque

peu différent, que nous voulions plus aéré et pratique. Qu’il soit ici remercié

chaleureusement au nom de vous tous.

Les J.A.J (journées algériennes de la jeunesse) les 29-30 mars

A la suite des JMJ de Madrid en août dernier et dans l’optique des journées

mondiales de la jeunesse, aux Rameaux 2012, aura lieu un rassemblement des

jeunes à Notre Dame d’Afrique, ceci pour la 1ère fois en Algérie ! Ce rassemblement

de la jeunesse a pour appellation : « Journées Algériennes de la Jeunesse

» ; ce sont quelques 600 jeunes du pays qui sont invités à venir réfléchir, partager,

prier et se réjouir lors de la fête des Rameaux. Les paroisses et communautés

seront invitées à soutenir cette démarche en accueillant des jeunes venant

de loin. Nous vous en reparlerons !

Le denier de l’EGLISE ou du culte.

Il vous est rappelé que des enveloppes spéciales sont à votre disposition à la

maison diocésaine à cet effet. Merci de remettre vos offrandes cultuelles à votre

curé ou à l’archevêché. Elles seront collectées avant l’entrée en carême.

Merci à vous tous pour votre soutien et participation !

31


Administration-rédaction : Archevêché d’Alger

13 rue Khelifa BOUKHALFA - 16000 Alger

Tél: (213)[0] 21 63 35 62 & 63 37 18

Fax: (213)[0] 21 63 38 42

Pour les abonnements :

Courriel : redaction.rencontres11@gmail.com

Site Internet de l’Église d’Algérie: www.ada.asso.dz

Le gérant : Jean-Pierre Henry (Courriel : pjrhyen@yahoo.fr)

Coordinatrice de la rédaction :

P.S. Marie-Danièle : (Courriel : marie_danielej@yahoo.fr)

Mise en page : Catherine Enjolras

Dépôt légal : à date de parution

Pour les abonnements et réabonnements, merci de s’adresser à l’Archevêché d’Alger.

Les virements effectués à l’A.E.M. ne permettant pas d’identifier leurs auteurs, veuillez envoyer

vos chèques à l’archevêché.

Nouveaux tarifs (à partir du 1 er janvier 2011) :

Pays du Maghreb : 300 DA

Autres pays : 15 euros ou 1 200 DA.

Vente au numéro : 50 DA (20 DA tarif étudiants)

Les chèques en euros sont à établir au nom de l’A.E.M « rencontres » et à envoyer à l’archevêché

d’Alger, 13 rue Khalifa Boukhalfa Alger gare

Les chèques en dinars sont à établir au nom de l’A.D.A , 13 rue Khalifa Boukhalfa - Alger Gare

Pour une somme supérieure au montant de l’abonnement, précisez si il s’agit d’un abonnement

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