et le risque - SDIS14

sdis14.fr

et le risque - SDIS14

2 0 1 0 - 2 0 1 2

V e r s i o n c o m p l è t e

Schéma

Directeur

Départemental

d’Analyse et de

Couverture des

Risques courants

et particuliers

du Calvados


Arrete


Sommaire

Arrêté préfectoral

1. INTRODUCTION & BILAN 8

2. ANALYSE DES RISQUES COURANTS 18

A1. Identification par bassin

économiques et touristiques 18

A2. répartition quantitative

Et qualitative de la population 23

a3. déSIGNATION DES COMMUNESCARACTéRISTIQUES 29

3. ANALYSE DES RISQUES PARTICULIERS 34

B1. RISQUES NATURELS 34

B2. risques technologiques 38

B3. Risques liés aux activités de transports 42

B4. Risques liés aux infrastuctures 48

B5. Risques sociétaux 50

B6. nouveaux risques 52

b7. risques systémiques 53

4. ANALYSE DE L’ACTIVITE OPERATIONNELLE

DU DEPARTEMENT 54

C. ANALYSE GLOBALE 54

Décompte de l’activité annuelle 54

Répartition mensuelle de l’activité opérationnelle 58

Répartition hebdomadaire de l’activité opérationnelle 59

Répartition horaire de l’activité opérationnelle 59

D. ANALYSE SPECIFIQUE PAR NATURE D’INTERVENTION 60

Secours aux personnes 61

Lutte contre les incendies 62

Secours routier 62

Opérations diverses 63

H. LOCALISATION, QUANTIFICATION ET QUALIFICATION

DES EFFECTIFS MOBILISABLES ET NECESSAIRES 80

Quantification et qualification de l’encadrement

en officiers de sapeurs-pompiers professionnels 80

Quantification et qualification des effectifs

des centres d’incendie et de secours 81

Plan d’action visant à développer le volontariat 86

Formation 88

I. QUANTIFICATION DES MATERIELS NECESSAIRES 90

Véhicules de secours aux personnes 90

Véhicules de lutte contre l’incendie 91

Véhicules de secours routier 94

Véhicules de soutien logistique 94

État quantitatif et qualitatif des véhicules période 2010-2012 95

6. OBJECTIFS DE COUVERTURE DES RISQUES PARTICULIERS 98

J. CHOIX DU NIVEAU DE COUVERTURE

DES RISQUES PARTICULIERS 98

Principes de couverture 98

Objectifs organisationnels de couverture des risques particuliers 98

K. OBJECTIFS DE COUVERTURE PAR NATURE DE RISQUE 99

Couverture des risques naturels 99

Couverture des risques technologiques 103

Couverture des risques liés aux transports

(routiers, ferroviaires, aériens et maritimes) 106

Couverture des risques liés aux infrastructures 108

Couverture des risques sociétaux 110

Couverture des nouveaux risques 113

Couverture des risques systémiques 113

L. LOCALISATION, QUANTIFICATION ET QUALIFICATION

DES EFFECTIFS MOBILISABLES ET NECESSAIRES 114

M. QUANTIFICATION DES MATERIELS NECESSAIRES 116

SERVICE DEPARTEMENTALE D’INCENDIE ET DE SECOURS DU CALVADOS

5. OBJECTIFS DE COUVERTURE DES RISQUES COURANTS 64

E. ORGANISATION TERRITORIALE 64

Groupements territoriaux 64

Compagnies 65

F. NOTION DE COUVERTURE OPERATIONNELLE 66

G. CHOIX DU NIVEAU DE COUVERTURE

DES RISQUES COURANTS 67

Rappels réglementaires 67

Principes élémentaires de couverture opérationnelle 67

Objectifs de couverture des risques courants 67

Maillage territorial 71

Quantification et qualification des effectifs mobilisables 72

7. GLOSSAIRE 118

8. ANNEXES 120

1. Bilan des prescriptions par zones géographiques défavorisées

en temps de couverture opérationnelle 120

2 . Etat de vétusté par type d’engin, plan d’équipement 2010-2012 120

3 . Plan d’équipement 2009-2012 120

Contacts


Introduction

1. Introduction

Introduction

Suivante

L’article L. 1424-7 du

Code général des

collectivités territoriales

dispose qu’ « un

schéma départemental

d’analyse et de

couverture des risques

dresse l’inventaire des

risques de toute nature

pour la sécurité des

personnes et des biens

auxquels doit faire face

le service d’incendie

et de secours dans

le département et

détermine les objectifs

de couverture de ces

risques par ce service. »

Amélioration globale du

délai moyen d’intervention

SCHEMA DIRECTEUR DEPARTEMENTAL

D’ANALYSE ET DE COUVERTURE DES

RISQUES COURANTS ET PARTICULIERS

DU CALVADOS 2010-2012

L’établissement public définit les orientations fondamentales d’aménagement

du territoire. Outil de pilotage du développement de service, il propose une

analyse prospective permettant de définir des priorités en termes d’objectifs

et donne une visibilité sur les réalisations du service.

Le Schéma directeur départemental d’analyse et de couverture des risques

justifie l’organisation territoriale du service départemental d’incendie et de secours,

légitime le règlement opérationnel et conduit à la réalisation des plans

d’équipement, de recrutement, de formation et d’implantation des unités

opérationnelles.

Le présent SDDACR qui couvre la période 2010-2012 s’inscrit en prolongation

du document réalisé en 2005 sur la période 2005-2008.

Il tire les enseignements des mesures adoptées au cours de la période précédente

et propose les corrections qui s’imposent tant du point de vue de

l’organisation de l’établissement que de la réorganisation administrative et

opérationnelle, que de la mobilisation des moyens humains et techniques.

Ce SDDACR est conforme aux capacités budgétaires, sur la période 2010-2012

des collectivités contribuant au budget du SDIS.

Le présent SDDACR propose un certain nombre

de mesures correctives ou nouvelles dans les domaines

suivants :

- Reconfiguration des compagnies territoriales,

- Optimisation de la garde et de l’astreinte à travers une analyse de la sollicitation

des sapeurs-pompiers professionnels et de la disponibilité des sapeurs-pompiers

volontaires,

- Recentrage des effectifs SPP au seul bénéfice de l’activité opérationnelle,

- Adoption d’un plan d’action visant à maintenir et à développer les effectifs

de SPV,

- Montée en puissance de la formation,

- Elaboration d’un plan d’équipement exhaustif et financé basé sur le concept

de la polyvalence des engins,

A partir du présent SDDACR seront actualisés :

- le schéma d’organisation,

- le règlement opérationnel,

- le règlement intérieur.

Principe général du SDDACR

Diminuer le délai moyen de couverture, augmenter la population couverte

dans des délais courts et réduire la population couverte dans des délais supérieurs

à 20 minutes

Améliorer le niveau de couverture globale de la

population

Nombre d’interventions

Diminution du délai moyen

de couverture

Répartition des interventions

de l’année 2008

Répartition attendue pour la période

2010-2012

(courbe d’objectif non contractuelle)

Réduction des interventions aux

délais supérieurs à 20 mn

Augmenter la population

couverte en 20 mn

96,6 % de la population

départementalecouverte

en moins de 20 mn pour la

période 202-2008

Amélioration

globale du niveau

de couverture de la

population

8 9

Délai d’intervention en minutes

Délai moyen d’intervention


Introduction

Précédente

B i l a n

Suivante

Objectifs fixés Réalisations effectives Constat et difficultés

Objectifs

Généraux de couverture :

- traiter les défauts et réduire les délais de couverture du risque

courant,

- définir le niveau de couverture des risques particuliers.

De rationalisation :

• confirmer lele des compagnies au sein du corps départemental,

• mutualiser les CIS qui présentent des difficultés de fonctionnement

dés lors qu’ils sont proches,

• améliorer la mixité SPP et SPV.

Financiers :

• mesurer et lisser les impacts financiers,

• augmenter l’efficience de l’établissement public,

• adapter les moyens aux risques.

• Définition d’un schéma d’organisation

• Elaboration de documents cadres

• Maintien du maillage territorial

des unités opérationnelles existantes

• Confirmation de l’échelon territorial “groupement”

• Création d’un nouvel échelon territorial “compagnie”

Organisation fonctionnelle

• Schéma d’organisation validé

par le CA le 21 décembre 2006

• Règlement opérationnel validé

par le Préfet le 11 mai 2006

• Règlement intérieur validé

par le CA le 29 juin 2007

Organisation territoriale

• Maintien de 3 groupements

territoriaux

• Fermeture du CPI St Germain

le VASSON

• Création de 11 compagnies

• Difficulté d’animer des

compagnies marquées par

une forte hétérogénéité

• Pérennité des

compagnies conditionnée

par les capacités de

renouvellement des cadres

Mesures d’organisation visant à la couverture spécifique du secours aux personnes et des accidents sur voie publique

Orientations

Rationaliser les ressources

Regrouper les unités opérationnelles voisines en difficulté de

fonctionnement

Rationaliser les ressources humaines au travers de

l’organisation des gardes postées et astreintes

Diminuer les délais d’intervention depuis la prise de l’alerte

jusqu’à l’arrivée sur les lieux de l’intervention

Diminuer les « carences » humaines et mécaniques

Prendre en compte la couverture

du risque particulier

Associer une approche zonale à une analyse multiservice du

risque

Evaluer l’intérêt opérationnel du maintien et/ou de la

montée en puissance des unités spécialisées

• Établir des conventions avec les sociétés

concessionnaires des autoroutes permettant de formaliser

les conditions de prise en charge financière des

interventions

• Établir une convention tripartite avec l’hôpital siège du

SAMU 14, portant sur les modalités opérationnelles et

financières du partenariat SDIS/SAMU.

• Impliquer les médecins SPV formés à la médecine

d’urgence dans l’activité opérationnelle.

• Désengagement des interventions consécutives à des

phénomènes naturels normaux et isolés (nids d’insectes,

animaux errants…) ou à des défaillances résultant de la

négligence (assèchement de locaux suite à débordement

d’appareils ménagers) ou d’insuffisance de maintenance

Echéancier fixé

Année 2006 :

• Identifier la qualité de leurs prestations et leurs tarifs,

• Elaborer une proposition de politique tarifaire ne positionnant

pas le SDIS en situation de concurrence déloyale.

Année 2007 :

• Première année d’une application d’une politique tarifaire

favorisant l’initiative des autres partenaires.

Année 2008 :

• Vérifier la pertinence des choix et apporter les éventuelles

corrections

• 2005 : Signature des conventions

avec les sociétés gestionnaires

d’autoroutes SAPN et ALIS

• 2005 : Signature de la convention

tripartite pour le volet opérationnel

SAMU/SDIS/Ambulanciers

• Eté 2008 : mise en œuvre de la

para médicalisation des secours et

expérimentation sur la compagnie de

Périers en Auge

• Absence de convention

financière entre le

CHU de Caen siège du

SAMU et le SDIS pour

le remboursement des

interventions effectuées par

le SDIS dans le cadre des

carences ambulancières

10 11

• Néant


Introduction

Précédente

Suivante

Objectifs fixés Réalisations effectives Constat et difficultés

Objectifs fixés Réalisations effectives Constat et difficultés

Couverture thématique des risques

Mesures d’organisation visant à respecter les obligations en matière de Prévention contre les risques d’incendie dans les ERP

• Nouvelle distribution des tâches incombant au S.D.I.S.,

garante :

– du respect des obligations réglementaires, notamment

en termes de périodicité des visites,

– du respect de la doctrine départementale,

– d’une réponse de proximité aux détenteurs du pouvoir

de police et aux exploitants,

– d’un usage rationnel des effectifs de préventionnistes.

• Conduite d’un plan d’action ambitieux permettant la

déconcentration des actions de prévention au sein des

unités territoriales passant par le renforcement progressif

des officiers et sous-officiers brevetés

• Connexion de la D.D.S.I.S. aux sous-préfectures

ainsi qu’au S.I.R.D.P.C. en vue de partager les bases de

données relatives aux E.R.P

• Assurer la défense de la métropole Caennaise au

moyen de deux CSP et d’un CS en centre-ville.

• Assurer la cohésion et l’efficacité de la défense de

l’agglomération caennaise, en regroupant l’ensemble

des CIS de cette zone dans une même identité

opérationnelle, la compagnie de CAEN (CSP Caen

Couvrechef, CSP Ifs, CS Caen Canada, CS Courseulles,

CS Creully, CS Ouistreham, CS Villers Bocage)

• Equilibrer les secteurs d’intervention de la Compagnie

de Caen.

• Adapter la garde au poste en fonction de la sollicitation

opérationnelle

• Déconcentration de la prévention

au sein des unités territoriales, au

plus près des autorités détentrices du

pouvoir de police administrative

• Suivi des indicateurs INDIGO

- IM 207 (taux de respect du

programme de visite des ERP soumis à

obligation de contrôle)

91 % fin 2007, proche de 100 % fin

2008

- IM 209 (taux de levée d’avis

défavorables)

38 % fin 2007 pour un objectif fixé de

35 %

• Mutualisation et gestion électronique

de l’information en cours (ouverture

d’un portail commun début 2009)

Couverture opérationnelle de la zone urbaine

• Réorganisation de la couverture

opérationnelle de l’agglomération

caennaise sur la base de 2 CSP

périphériques (Caen CVC et Ifs) et d’un

centre de secours de centre ville (Caen

Canada)

• Redimensionnement des unités

opérationnelles caennaises (effectifs,

secteurs)

• Création de la compagnie de Caen

• Révision des secteurs de 1er et

2ème appel des centres d’incendie et

de secours de la compagnie de Caen

• Définition de la Zone

Urbaine restrictive excluant

de la réflexion les CIS

assurant la couverture de

communes urbaines autres

que l’agglomération de Caen

Couverture opérationnelle de la zone littorale

• Organiser des équipes de sauveteurs côtiers destinées à intervenir

dans la bande des 300 m (CIS concernés : Honfleur, Touques, Periers

en Auge, Houlgate, Villers sur Mer, Ouistreham, Courseulles sur mer,

Bayeux, Isigny sur Mer, Grandcamp)

• Gérer la saisonnalité en renforçant la complémentarité des moyens

opérationnels de la zone urbaine et de la zone du littoral (mouvements

de sapeurs-pompiers vers la zone littorale, emploi de sapeurs-pompiers

volontaires saisonniers).

Honfleur

• valoriser le départ immédiat du 1er VSAV par la présence en

garde postée d’au moins trois sapeurs-pompiers en heures et jours

ouvrables,• anticiper le développement économique de la rive gauche

de la Seine,

Touques

• renforcer le potentiel opérationnel disponible du C.I.S. Touques, par

l’augmentation des effectifs de sapeurs pompiers et ce, toute l’année

puis le compléter en tant que de besoin par l’apport de sapeurspompiers

saisonniers,• classer le CIS de Villers sur Mer en Centre de

secours et lui donner les moyens d’une gestion autonome.

CDH

• accroître le potentiel des C.I.S. Cabourg et Dives en créant un

nouveau centre qui rassemblera l’ensemble des personnels,• renforcer

le nombre de sapeurs-pompiers postés de cette unité,• classer le CIS

d’Houlgate en Centre de Secours et lui donner les moyens d’une gestion

autonome,• le projet de construction à très court terme d’une caserne

à Periers en Auge amènera à utiliser l’appellation de Periers en Auge en

lieu et place de Cabourg et Dives.

Ouistreham

• valoriser le départ immédiat du 1er VSAV par la présence en

garde postée d’au moins trois sapeurs-pompiers en heures et jours

ouvrables,• Rattacher pour emploi opérationnel cette unité à la

Compagnie de Caen.

Courseulles sur mer• rattacher pour emploi opérationnel cette unité à

la Compagnie de Caen.

Bayeux

• confirmer Bayeux dans son statut de C.S.P eu égard aux risques

défendus.

Grandcamp Maisy

• étendre la zone de compétence du CIS Grandcamp Maisy sur sa

bordure orientale.• classer le centre de Grandcamp Maisy en centre de

secours.

Spécialité

sauveteurs côtiers :

. Acquisition des

embarcations

. Gestion de

l’accroissement de

l’activité opérationnelle

en saison :

Création d’une réserve

mobile départementale

de sapeurs-pompiers

volontaires issue

de la ressource

démographique de

l’agglomération de

Caen qui a été utilisée

en renfort saisonnier

Spécialité sauveteurs

côtiers :

Difficulté en heures et jours

ouvrables d’assurer des

départs SAV réglementaires

Absence d’objectifs de

garde et d’astreinte pour

cette spécialité.

Spécialité SAV non

développée dans les CIS

Grandcamp-Maisy, Isigny

sur Mer, Villers sur Mer,

Houlgate

Gestion de l’accroissement

de l’activité opérationnelle

en saison :

Ressource SPV faible

Manque d’outils de gestion

de la disponibilité de la

ressource SPV

12 13


Introduction

Précédente

Suivante

Objectifs fixés Réalisations effectives Constat et difficultés

Objectifs fixés Réalisations effectives Constat et difficultés

• Favoriser le départ du 1 er VSAV par la présence (notion de

disponibilité) d’au moins trois SP en heures et jours ouvrables

afin de diminuer les délais d’intervention.

Couverture opérationnelle de la zone intérieure

• Améliorer la couverture opérationnelle par un redécoupage des

secteurs de premier appel

• Construire un nouveau centre de secours à Villers Bocage,

en bordure de l’A84 (2007-2009) dans le but d’améliorer la

couverture opérationnelle du territoire situé à l’ouest de la plaine

de Caen

• Confirmer Lisieux dans son statut de C.S.P. classer le CIS de

Moyaux en centre de secours.

• Compléter l’effectif en période estivale par des saisonniers.

• Pont l’Evêque – Vire et Falaise : Reclasser les centres de Pont

l’Evêque, Vire et Falaise tout en complétant et en modernisant les

moyens opérationnels de façon à constituer un potentiel apte à

intervenir en renfort des secteurs de deuxième appel,

• Renforcer l’été les effectifs du CIS de Pont l’Evêque par des

SPV saisonniers.

• Etendre les secteurs de premier appel des C.P.I. de Blangy le

Château, Landelles et Coupigny, Le Tourneur, Bonneville la Louvet

et Saint Rémy sur Orne.

• Etudier les possibilités d’un regroupement des C.P.I. de Blangy

le Château et Bonneville la Louvet afin d’accroître le potentiel

opérationnel de ces unités.

• Confirmation du classement des

centres

• Révision des secteurs

• Projet de Centre

de Secours à Villers

Bocage non abouti

• Mettre en adéquation les effectifs de

SP en garde postée, avec les paramètres

suivants :

– une pression opérationnelle s’exerçant

entre 8h et 20h,

– l’indisponibilité des SPV en heures et

jours ouvrables,

les normes réglementaires relatives aux

armements des centres,

les équilibres budgétaires.

• Pallier les problèmes de disponibilité

des SPV par :

– la signature de conventions avec les

employeurs,

– la détermination des effectifs minimum

à atteindre par C.I.S. en fonction de la

sollicitation opérationnelle,

le renforcement de l’encadrement en

officiers sapeurs-pompiers,

– la définition du nombre minimum de

semaines d’astreinte par an à assurer par

un SPV,

– la définition des effectifs mobilisables

par CIS,

• Respecter les obligations légales en

matière de formation

• Accroitre les aptitudes opérationnelles

des personnels.

Objectifs liés aux ressources humaines

Sapeurs-pompiers volontaires

• Augmentation du nombre

d’heures de prestation assurées par

les SPV entre 2003 et 2007 (+0,5%

pour les astreintes et +2,6% pour

les gardes postées)

• 52% de CIS n’atteignent pas à la

date du 1er janvier 2008 les effectifs

théoriques minimum,

• Augmentation de 85% du nombre

de conventions signées (28 en 2003

et 52 en 2008),

SPP et PATS

• Les 55 postes budgétairement

créés sur la période 2003-2008 ont

tous été pourvus (soit une moyenne

de 9 postes par an).

Sapeurs-pompiers volontaires

• Effectifs minimums théoriques des centres

non évalués au regard du bassin de recrutement.

• Objectifs de garde non évalués au regard :

– du nombre de SPV disponibles en journée,

– de l’enveloppe financière disponible,

• Absence d’un bureau chargé du développement

du volontariat.

SPP et PATS

• Décompte des SPP inaptes, en CDO ou

en congé de longue maladie imputés aux

effectifs des centres,

• Difficultés de recrutement des officiers de

sapeurs-pompiers professionnels,

Formation Sport

• Construction d’une école départementale

en gestion déléguée,

• Recrutement d’un préparateur sportif et

définition d’une politique d’accompagnement

de l’activité physique et sportive (élaboration

en cours d’un règlement départemental dit du

“mieux être”).

Prévention des Risques Professionnels

• Création d’un service dédié et affectation

de 4 cadres (2 officiers de SPP et 2 cadres

territoriaux).

14 15


Introduction

Précédente

Objectifs fixés Réalisations effectives Constat et difficultés

Matériels roulants

• Disposer d’un parc de véhicules rajeuni et mieux

entretenu

• Attribuer les véhicules de manière ciblée au regard

du risque à défendre

Objectifs liés aux ressources matérielles

Matériels roulants

Acquisitions de matériels entre 2005 et fin 2008• 29 VSAV• 11 FPTSR• 10

FPT• 3 VSR• 3 DAL• 20 VTU• 13 VLU• 21 VL• 7 VAT (véhicules ateliers)•

1 VLHR

• 90% des centres ont fait l’objet d’une dotation en engins classiques

(VSAV, FPT, VTU et VLU) conforme aux orientations définies

• 75% des centres ont fait l’objet d’une dotation en engins spécifiques

(EPC, CCF, VAC (véhicule air comprimé), …) conforme aux orientations définies

Equipements radioélectriques

• Transfert des infrastructures sous le réseau

ANTARES

Equipements de protection individuelle

• Rédaction d’un règlement EPI

• Audit des procédures de maintenance des ARI

Equipements radioélectriques

Réalisations effectives

Migration de l’ensemble des engins sur le réseau ANTARES pour la phonie au

15/05/08

Réalisations annoncées

Mise en œuvre de la géo localisation et de la prise en compte de la messagerie

courte avec les nouvelles infrastructures opérationnelles courant 2009 et début

2010

Equipements de protection individuelle

• Règlement réalisé et diffusé

• Audit réalisé par le bureau de contrôle

Patrimoine immobilier (Total budget : 23 M€)

Réalisations effectives et programmations

2005 • Réhabilitation logements/casernement du CS Couvrechef

pour 6,2 M

• Construction du CS St Pierre sur Dives pour 0,9 M

• Réhabilitation des SSSM pour 0,2 M

2006 • Extension et réhabilitation du CS Ifs pour 1,5 M

• Réhabilitation logements/casernement du CS Canada pour 2,5 M

• Restructuration du CS Courseulles/mer pour 0,24 M

2007 • Réhabilitation du CS Touques pour 1 M

2008 • Construction CS Periers en Auge pour 2,2 M

2009 • Construction du CS Vire pour 2,2 M

• Construction du CS Ouistreham pour 1,75 M

• Construction du CS Honfleur pour 1,8 M

• Construction du CS Bretteville/Laize pour 0,92 M

• Construction du CS Falaise pour 2 M

> 2009 : Construction CS Villy Bocage pour 1,2 M

16 17


Analyse des

risques courants

2. Analyse des risques courants

Analyse Risques Courants

Suivante

A1

IDENTIFICATION DES BASSINS

ECONOMIQUES ET TOURISTIQUES

ET INCIDENCES DEMOGRAPHIQUES

1. Identification des

bassins économiques

L’analyse des risques courants du

calvados conduit à identifier les bassins

économiques et touristiques

du département et à étudier leurs

incidences sur la répartition de la

population.

C’est ainsi qu’ont été intégrées sur

une base de données unique pour

chacune des communes du département

des informations relatives à

la répartition des établissements industriels

et commerciaux et des établissements

recevant du public, aux

migrations quotidiennes de population,

aux fréquentations touristiques

ainsi qu’aux variations annuelles des

populations résidentes.

Cette méthode analytique, croisée

avec les statistiques opérationnelles,

a mis en évidence une réalité

territoriale plus complexe que celle

qui avait été définie dans le précédent

SDDACR.

Il en ressort ainsi cinq familles distinctes

qui, sans remettre en question

les grandes typologies retenues

(zones urbaine, littorale et

intérieure), permettent la définition

d’objectifs de couverture opérationnelle

précis et spécifiques.

Les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) recensent les entreprises

et les salariés des entreprises industrielles et commerciales. L’analyse de leur

répartition permet d’identifier en partie les différents bassins économiques du

département du Calvados

La répartition des établissements recevant du public de tous types et de

toutes catégories, générateurs d’emplois privés et associés par nature même

aux regroupements de population, permet, quant à elle, de confirmer l’identification

des bassins économiques identifiés ci-dessus.

Les bassins économiques génèrent des déplacements routiers quotidiens de

personnes et de marchandises.

Répartition

géographique des

établissements

recevant du

public

Répartition

géographique des

établissements

industriels et

commerciaux

Nb d’entreprises par communes

500 - 3875

100 -500

< 100

Nb de salariés par communes

5 000 - 23 200 (5)

1 500 - 5 000 (21)

1 000 - 1 500 (8)

Nb d’ERP par communes

500 - 1689

100 -500

< 100

Capacité d’accueil théorique cumulée

30 000 - 523 000 (17)

1 5000 - 30 000 (16)

7 500 - 1 5000 (31)

18 0 - 1000 (537)

0 - 7 500 (641) 19


Analyse des

risques courants

Précédente

Suivante

Fréquentation quotidienne des axes

de circulation routiers

Influence des

zones urbaines sur

l’aménagement

du territoire

départemental

(Source INSEE – RGP 1999 et INSEE – Inventaire communal 1998)

Recensement

de la circulation 2005

Recensement

de la circulation 2007

Sens le la circulation

Les mouvements de population recensés par la Direction Départementale de

l’Equipement (DDE) soulignent les déplacements quotidiens vers l’agglomération

caennaise et dans une moindre mesure vers Lisieux.

Les relevés de fréquentation sur le réseau SNCF, avec respectivement 7337,

2192 et 1047 passagers en moyenne par jour sur les deux sens cumulés, sur

les lignes Paris-Caen, Paris-Lisieux et Paris-Bayeux soulignent quant à eux le

nombre équivalent de passagers transportés au quotidien dans le sens Paris-

Province et Province-Paris.

les urbains

Unité urbaine

comptant 5000

emplois ou plus.

Couronnes périurbaines

Commune dont 40 %

ou plus d’actifs résidents

travaillent hors de la

commune mais dans l’aire

urbaine.

Couronnes multipolarisées

Commune dont 40 % ou plus

d’actifs résidents travaillent

dans plusieurs aires urbaines,

sans attteindre le seuil avec

une seule d’entre elle.

les d’emploi de

l’espace rural

Commune

n’appartenant pas à

dominante urbaine,

comptant 1500 à

5000 emplois.

Couronnes des

les d’emploi de

l’espace rural

Commune

n’appartenant

pas à l’espace

à dominante

urbaine, dont 40 %

ou plus des actifs

résidents travaillent

dans l’air de

l’espace urbain.

les d’emploi de

l’espace rural

Commune

n’appartenant pas

à l’espace urbain,

comptant 1500 à

5000 emplois.

Les divers indicateurs utilisés permettent d’identifier la principale caractéristique

de chacune des communes du département.

Schéma de cohérence

territoriale de Caen

métropole

Densité de population

(en nb d’habitants au Km²)

600 - 4500 (24)

30 - 600 (27)

150 - 300 (55)

0 - 150 (599)

Communautés de communes

La ville de Caen est positionnée au 31ème rang national des unités urbaines

en termes de nombre d’habitants (117500 habitants en 2005).

La métropole de Caen est répartie sur 123 communes. Elle concentre la moitié

de la population du Calvados.

Le cœur urbain tient une place essentielle au sein du territoire : Caen, Hérouville

Saint-Clair, Mondeville et Ifs abritent à elles seules la moitié de la population.

Cette concentration est certes forte mais inférieure à celle des capitales

régionales similaires. La métropole de Caen est en effet caractérisée par la

présence de nombreux villages qui offrent une grande distribution de la population

(22 communes comptent plus de 2000 habitants et une quarantaine

d’entre elles comptent entre 1000 et 2000 habitants).

L’importance proportionnelle de l’aire urbaine de Caen (350000 habitants) par

rapport à la ville-centre est en effet une spécificité peu observée sur le terri-

20 toire national.

Caen métropole

21


Analyse des

risques courants

Précédente

Suivante

2. Identification des bassins touristiques

A2

Répartition

Zones touristique

et relevés de

fréquentation

annuelle

quantitative et qualitative

de la population

Les valeurs fournies par l’INSEE (Données 2004, 2005 ou 2006 corrigée des

projets importants de construction de parc immobilier) sont représentatives

de la population résidente annuelle.

Un vieillissement de la population résidente s’observe sur la côte fleurie, le

pays virois, le pays de Bayeux (le Bessin) et le pays d’Auge.

L’attrait touristique de certains secteurs du département du Calvados influe

cependant sur la répartition de la population résidente.

La population dite DGF (Dotation globale de fonctionnement)se distinguant

permet de mesurer pour partie ces variations. La population dite DGF au sens

de la Direction Générale des Collectivités Locales (DGCL) est la population

totale majorée d’un habitant par résidence secondaire et d’un habitant par

place de caravane située sur une aire d’accueil des gens du voyage.

Les communes se distinguant par

une évolution de la population issue

de résidence secondaire ou de

gens du voyage sont toutes des

communes littorales situées sur la

façade Est du département.

Certaines communes touristiques

du département se caractérisent

par un nombre de résidences secondaires

très important parfois

équivalent au nombre de résidences

principales.

Répartition de

la population

départementale

résidente

Pays de la Suisse Normande, Falaise

Pays de Caen Côte de Nacre

Pays du Bocage

Pays du Bessin

Pays de la Côte Fleurie

Pays d’Auge

Musées ou monuments historiques (données 2004)

Basiliques ou cathédrales (données 2004)

Sites touristiques de détente (données 2004)

(zoo, jardin, centre aquatique...)

Campings (données 2006)

Hôtels (données 2006)

Population DGF

10 000 - 200 000 (1)

5 000 - 10 000 (1)

2 500 - 5 000 (29)

0 - 500 (654)

Prévision

Commune dont la population

saisonnière est deux fois plus

importante que la population

résidente (nombre d’habitants

DGF>2 x nombre d’habitants INSEE)

Commune dont la population

saisonnière est plus importante de

moitié que la population résidente

(nombre d’habitants DGF>1.5 x

nombre d’habitants INSEE)

22 23


Analyse des

risques courants

Précédente

Suivante

Le département du Calvados se caractérise par une fréquentation

touristique importante chaque fin de semaine et une saisonnalité marquée

en période estivale.

Les relevés de fréquentation des campings et hôtels illustre l’incidence du

tourisme dans le département.

Evolution

mensuelle 2006-

2007 du tonnage

de déchets

ménagers

Les variations du trafic routier observées sur l’autoroute de Normandie

(A13) confirment ces mouvements de population.

Relevé de fréquentation

routière sur l’A13 dans le

sens Paris-Caen

Syndicat d’Iisignny-trevieres

Syndicat de Coeur de Nacre

Syndicat de l’Estuaire de la Dives

Source : Observatoire Régional des Déchets

Syndicat de Port en Bessin

Syndicat de Ouistreham

Syndicat du Coeur Côte Fleurie

Le suivi de la fourniture d’eau potable souligne la même augmentation de la population en saison sur certaines

communes.

L’attrait des secteurs desservis par l’autoroute A 132 et l’autoroute A 13 à

l’Ouest conduit à enregistrer le trafic le plus important à la barrière de péage

de Dozulé.

VF.

Evolution

mensuelle

2002-2006 du

volume d’eau

potable fournie

par les sociétés

d’affermage

Le transport ferré de passagers sur les lignes Paris-Caen, Paris-Lisieux et

Paris-Bayeux connaît, quant à lui, des pics d’augmentation pouvant atteindre

certains jours jusqu’à 70% de passagers supplémentaires transportés dans le

sens Paris-Province.

Les variations de tonnages de déchets ménagers sur le littoral du

département soulignent l’augmentation de la population en saison et

l’attrait touristique de certaines zones littorales (Communes de la Côte

Fleurie et de l’Estuaire de la Dives).

Ces variations de tonnage mettent en évidence deux périodes de

fréquentation touristique distinctes qui se superposent, la première sur

la période avril-octobre (vacances scolaires de Pâques à la Toussaint) et la

seconde juillet-septembre (vacances d’été).

Fluctuation moyenne Ouistreham

Fluctuation moyenne à Villerville

Fluctuation moyenne Blonville, Viller/Mer, Benerville/Mer

Fluctuation moyenne de Houlgate

Fluctuation moyenneSt Aubin/Mer et Bernière/Mer

Fluctuation moyenne Merville

Fluctuation moyenne pour Deauville et St Arnoult

Fluctuation moyenne de Cabourg

Fluctuation moyenne Courseuilles/Mer

L’évolution du nombre d’intervention assuré par le SDIS 14 est marquée par la même saisonnalité.

24 25


Analyse des

risques courants

Précédente

Suivante

Moyenne annuelle

des interventions 2002-2008

>40

30-40

20-30

0-20

La répartition géographique des interventions du SDIS 14 suit la répartition

géographique de la population, preuve que la répartition de la population

et de l’activité économique influent directement sur l’activité opérationnelle

courante.

Moyenne des Feux

2002-2008

>50

25-30

5-25

1-25

La répartition des feux liés aux habitations, aux établissements

industriels et commerciaux et établissements recevant du public confirme la

localisation des bassins industriels et résidentiels identifiés.

Répartition

géographique

des interventions

départementales

Répartition géographique

des interventions pour

incendies (hors incendies en

milieu naturel)

Moyenne des secours Aux

Personnes 2002-2008

>30

20-30

10-20

0-20

Cette corrélation est encore plus directe pour les interventions pour

secours aux personnes.

Moyenne des

Accidents de Voie

Publique 2002-2008

> 4

3-4

2-3

1-2

La répartition des interventions pour accident sur la voie publique (AVP) est

fonction du tracé des principaux axes de circulation et des zones de concentration

de population.

Répartition

géographique

des interventions

pour secours aux

personnes

Répartition

géographique des

interventions pour

accidents sur voie

publique

26 27


Analyse des

risques courants

Précédente

Suivante

Répartition et

évolution du nombre

d’interventions du SDIS

14 hors saison estivale

Interventions le week end hors saison

A3

répartition de la population.

Désignation de communes

caractéristiques

L’analyse des risques courants du calvados a conduit

à identifier les bassins économiques et touristiques

du département et à étudier leurs incidences sur la

Communes subissant

une variation importante

de leur nombre

d’interventions sur la

période concernée

Interventions par

communes

500 - 3 000 (2)

200 - 500 (3)

100 - 200 (11)

0 - 100 (672)

Répartition et

évolution du nombre

d’interventions du SDIS

14 en saison estivale

Interventions en semaine en saison

Interventions le week end en saison

Le département du Calvados, très hétérogène, est

constitué de zones fortement urbanisées, d’une zone littorale et d’une zone

rurale intérieure. Au sein même de la frange littorale, les différences sont

marquées entre la Côte Fleurie essentiellement touristique, la Côte de Nacre

qui associe une activité touristique saisonnière à une fonction résidentielle

pour la population de l’agglomération caennaise et la côte Ouest qui conserve

une dominante rurale.

La méthode analytique utilisée, croisée avec les statistiques opérationnelles,

met en évidence une réalité territoriale plus complexe que celle qui avait été

définie dans le précédent SDDACR.

Il en ressort ainsi quatre familles de communes qui, sans remettre en question

les grandes typologies retenues dans le précédent SDACR (zones urbaine,

littorale et intérieure), permettent la définition d’objectifs de couverture

opérationnelle plus précis.

Communes urbaines et

périurbaines

Ces communes se caractérisent

par :

- une population importante

et constante,

- une représentation importante

de l’activité industrielle et

de services,

- une représentation importante

des administrations et des

services publics,

- d’importants déplacements

quotidiens de population,

- une activité opérationnelle

importante, ou significative,

et constante.

Communes

subissant une

variation importante

de leur nombre

d’interventions sur la

période concernée

Interventions par

communes

500 - 3 000 (2)

200 - 500 (9)

100 - 200 (9)

0 - 100 (662)

Communes urbaines dont

l’activité opérationnelle est

importante et constante

Communes périurbaines dont

l’activité opérationnelle est

28 significative et constante

29


Analyse des

risques courants

Précédente

Suivante

Communes centre bourg ou associées

Ces communes se caractérisent par :

- une population constante,

- une représentation marquée de l’activité rurale,

- une représentation des administrations et des services publics,

- des déplacements quotidiens de population,

- une activité opérationnelle significative, ou pouvant l’être, et constante.

Communes littorales marquées par une fréquentation touristique séquentielle

Ces communes se caractérisent par :

- une densité fluctuante de la population,

- une activité économique de services marquée par la saisonnalité,

- une augmentation significative de l’activité opérationnelle en période de fréquentation touristique.

Communes centre bourg

ou associées dont l’activité

opérationnelle est significative

et constante

Communes littorales

marquées par une

fréquentation touristique

séquentielle qui se traduit

par une augmentation

significative de l’activité

opérationnelle

Autres communes à vocation rurale

Les autres communes du département se caractérisent par :

- une densité moyenne et constante de la population,

- une activité économique tournée vers l’exploitation de ressources naturelles,

- une activité opérationnelle constante et significative.

Communes associées à

l’activité centre bourg dont

l’activité opérationnelle

est constante et peut être

significative

Communes rurale dont

l’activité opérationnelle

est constante et peu

significative

30 31


Analyse des

risques courants

Précédente

Caractérisation des communes du département du Calvados

COMMUNES

URBAINES

COMMUNES PERIURBAINES

COMMUNES

LITTORALES

COMMUNES ASSOCIEES

COMMUNES

CENTRES BOURGS

BAYEUX ABLON BLONVILLE/MER CERQUEUX VILLERS BOCAGE

CAEN BENERVILLE/MER CABOURG CORDEY CONDE /NOIREAU

DEAUVILLE BEUVILLERS COURSEULLES ERAINES VARAVILLE

HEROUVILLE BONNEVILLE /TOUQUES HOULGATE FIARDEL ST PIERRE/DIVES

HONFLEUR BRETTEVILLE/ODON MERVILLE FOURNEAUX LE VAL

FALAISE

FRANCEVILLE

LISIEUX CANAPVILLE OUISTREHAM FRESNE LA MERE SURVILLE

MONDEVILLE CARPIQUET PORT EN BESSIN GRANGUES DIVES/MER

VIRE COLOMBELLES ST AUBIN/MER LA CHAPELLE ENGERBOLD PONT L’EVEQUE

CUVERVILLE TOURGEVILLE LA HOGUETTE ORBEC

DEMOUVILLE TROUVILLE PERTHEVILLE NERS LA VESPIERE

EQUEMAUVILLE VILLERS/MER PONTECOULANT

ETERVILLE VILLERVILLE PROUSSY

FLEURY/ORNE

ST DENIS DE MERE

FONTAINE ETOUPEFOUR

ST GERMAIN DU CRIOULT

GIBERVILLE

ST MARTIN DE MIEUX

GLOS

ST PIERRE CANIVET

GONNEVILLE/HONFLEUR

ST PIERRE DU BÛ

IFS

STE FOY DE MONTGOMMERY

LA RIVIERE ST SAUVEUR

ST GERMAIN DE

MONTGOMMERY

MONCEAUX EN BESSIN

VERSAINVILLE

OUILLY LE VICOMTE

VILLY LEZ FALAISE

ROTS

ST ARNOULT

ST DESIR

ST GERMAIN DE TALLEVENDE

ST GERMAIN

LA BLANCHE HERBE

ST MARTIN DES ENTREES

ST VIGORD LE GRAND

VAUDRY

VERSON

Communes littorales marquées par une fréquentation touristique séquentielle

qui se traduit par une augmentation significative de l’activité opérationnelle

Communes centre bourg ou associées dont l’activité opérationnelle est

constante et peut être significative

Communes associées à l’activité centre bourg dont l’activité

opérationnelle est constante et peut être significative

Communes urbaines dont l’activité opérationnelle est importante,

ou significative, et constante

Communes périurbaines dont l’activitéopérationnelle est importante, ou

significative, et constante

Communes rurales dont l’activité opérationnelle est constante et modérée

32 33


Analyse des

risques particuliers

3. Analyse des risques particuliers

Analyse Risques Particuliers

Suivante

Les risques particuliers

conduisent à des évènements à

faible probabilité d’occurrence.

Ces risques comprennent

tous ceux non considérés

comme courants. Ils englobent

également les risques majeurs

caractérisés par leurs effets

importants.

L’analyse des risques particuliers

du SDDACR doit permettre, sans

se substituer aux documents

réglementaires existants, de

disposer d’une cartographie des

risques présentant un niveau

de gravité significatif et dont la

couverture relève des missions

du SDIS,

Le dossier départemental

des risques majeurs (DDRM)

peut être consulté pour plus

d’informations sur les risques

particuliers notamment naturels

et technologiques. Il recense

en particulier les communes

du Calvados pouvant être,

totalement ou en partie,

soumises à des conséquences

humaines ou économiques.

Communes

exposées à

un risque

d’inondation par

débordement de

cours d’eau, crue

éclair et remontée

de nappe

(Source DDRM 2005)

Communes exposées au risque

remontée de nappe

Communes exposées aux risques

débordements de cours d’eau et

crues éclairs

B1

Ils comprennent :

• Le risque « inondation »,

• Le risque « mouvement de terrain »,

• Le risque « sismique »,

1. Le risque « inondation »

RISQUES NATURELS

• Le risque « événement climatique »

(hors pluviométrie exceptionnelle),

• Le risque « feu de végétaux ».

L’inondation est une submersion d’une zone habituellement hors d’eau

qui se caractérise par la hauteur et la durée de submersion et la vitesse des

écoulements.

Le département du Calvados est soumis à trois types d’inondation :

• des remontées de nappes phréatiques,

• des débordements de cours d’eau consécutifs à des précipitations

prolongées dont les conséquences peuvent être majorées par des effets de

marée,

• des crues éclairs provoquées par des épisodes pluvieux très intenses

provoquant la saturation du réseau d’évacuation des eaux pluviales en milieu

urbain. Ces crues éclairs peuvent prendre un caractère torrentiel et être

accompagnées de coulées de boues à l’aval de petits bassins versants à forte

pente.

Dans le département du Calvados, 358 communes présentent un risque

d’inondation dont 127 par remontée de nappes.

2. Le risque « mouvement de terrain » et le risque « sismique »

Un mouvement de terrain est un déplacement plus ou moins brutal du sol

ou du sous-sol. Il est fonction de la nature et de la disposition des couches

géologiques.

En plaine, il peut se traduire :

• par un affaissement ou un effondrement de cavités souterraines naturelles

(réseaux karstiques) ou anthropiques (mines, carrières, marnières …),

• par des chutes, des éboulements ou des écoulements de masses rocheuses,

des glissements de talus, ou des ravinements selon la configuration des

coteaux.

Concernant les cavités souterraines susceptibles de conduire à des

effondrements, 302 communes sont concernées par au moins 1 cavité, dont :

• 92 communes concernées par 10 cavités ou plus,

• 46 communes concernées par 20 cavités ou plus,

• 21 communes concernées par 40 cavités ou plus,

• 7 communes concernées par 60 cavités ou plus,

• 3 communes concernées par plus de 80 cavités (93, 95 et 104).

Sur le littoral, le risque « mouvement de terrain » se traduit par des glissements

ou des éboulements sur les côtes à falaises, et par une érosion sur les côtes

basses sableuses, liée pour l’essentiel à la montée des eaux marines.

La carte ci-après désigne les communes les plus sensibles aux mouvements

de terrain et pour lesquelles les conséquences économiques et humaines

pourraient être importantes, notamment si elles coïncident avec :

1. des zones urbanisées ou fréquentées,

2. des tracés de voirie,

3. le passage de concessions diverses :

conduites de gaz, d’eau, d’assainissement (eaux usées, pluviales).

Dans le département du Calvados,

une partie de l’arrondissement

de Caen figure comme «zone de

sismicité très faible mais non négligeable»

(1a) dans le zonage sismique

français établi par décret du

14 mai 1991. Plus qu’une cartographie

de l’aléa sismique, ce zonage

répond essentiellement à un objectif

de prévention vis à vis des effets

d’un séisme sur la stabilité des bâtiments.

Communes

exposées à un risque

de mouvement

de terrain ou

d’effondrement et à

un risque sismique

(Source DDRM 2005)

Communes exposées à un risque

de glissement de terrain, chutes

de blocs et éboulement de masses

rocheuses

Communes exposées à un risque

affaissement ou d’effondrement de

cavités souterraines

Communes exposées

simultanément aux deux aléas

précédents

Communes exposées

simultanément aux deux aléas

Communes exposées à un risque

34 34 précédents

sismique mais non négligeable 35 35


Analyse des

risques particuliers

Analyse Risques Particuliers

Précédente

Suivante

3. Le risque « événement climatique »

(hors pluviométrie exceptionnelle)

• Vent

Le département est battu par des vents venant du Sud-Ouest, du Sud et de

l’Ouest.

La façade littorale est soumise à de plus forts vents que l’intérieur des terres.

• Gel

Par an, le nombre moyen de jours de gel est de 32,3 jours et de 13,5 jours pour

les chutes de neige (4,6 jours en moyenne de neige au sol).

• Brouillard

Sur la période 1971-2000, la moyenne du nombre de jours de brouillard sur la

commune de Carpiquet est de 48 jours.

Bien que situé en zone tempérée, le département du Calvados n’est pas

soumis couramment à des phénomènes climatiques extrêmes.

Néanmoins et comme l’ensemble du Nord de l’Europe, le Calvados est enclin

aux fortes tempêtes.

Certaines zones comme le littoral sont particulièrement soumises aux vents

violents mais le risque n’épargne pas pour autant les autres parties du territoire.

Ces effets dépendent de l’orientation des vents, de l’importance de la chute

de pression atmosphérique ainsi que du coefficient de marée.

On parle de tempêtes lorsque les vents dépassent 89 km/h (Cf.

échelle de Beaufort).

Le dernier évènement de ce type est la tempête de décembre

1999 qui bien qu’ayant une faible occurrence (un événement de

ce type tous les 500 ans) a affecté une grande partie de la France et

causé de très importants dommages sur le département.

Les actions menées par les sapeurs-pompiers face à ces

événements pourraient être :

• en cas de neige ou verglas : reconnaissance des axes et secours

aux automobilistes en détresse. L’assistance aux automobilistes

bloqués dans leur véhicule peut être assurée par des moyens

associatifs,

• en cas de vents violents : dégagement de chaussées, mise en

sécurité d’objets menaçant de tomber, bâchage de toiture.

4. Le risque « feu de végétaux »

Un feu de végétaux est un incendie concernant le couvert ou le milieu végétal

qui va pouvoir, sans intervention humaine rapide, évoluer plus ou moins

librement dans l’espace et le temps, en subissant l’influence de différents

facteurs favorables à son développement.

Les bois et forêts avec 48 650 hectares couvrent 9% du département ce

qui classe le département du Calvados au 87ème rang des départements

métropolitains.

Si le risque feux de forêt peut être considéré comme quasi nul, il convient

toutefois de prendre en compte le risque des feux de végétation liés à l’activité

agricole. Cette distinction intègre les feux de chaumes ou de culture sur pied

qui représentent la part la plus importante de la sollicitation des moyens

feux de végétaux dans le département du Calvados selon les conditions

météorologiques à l’époque des moissons (ensoleillement et vents forts et

sol sec).

Avec 447 460 hectares de surface agricole utilisée, l’agriculture couvre 80% du

territoire du département.

Cette nature d’intervention concerne également les feux de broussailles et

de haies générés par l’activité humaine. La répartition géographique des feux

de végétaux est ainsi fortement marquée par les zones de regroupement de

population (agglomération caennaise, Bayeux, Lisieux, Falaise, Honfleur, …).

Localisation des massifs

forestiers et répartition

géographique des

temps d’intervention

pour feux de végétaux

(années 2002-2008)

Temps annuel cumulé des

interventions Feux de végétaux

2002-2008

400 - 16 900 (36)

300 - 400 (9)

200 - 300 (21)

100 - 200 (38)

0 - 100 (494)

Massifs forestiers

Il est à noter que les vents d’origine Nord-Est peuvent avoir pour

effet de porter une éventuelle pollution atmosphérique depuis

les secteurs industriels ou portuaires du département de la Seine

Maritime.

Les actions menées par les sapeurs-pompiers face à ces

événements pourraient être :

• reconnaissances et levées de doute quant à l’existence du risque,

• prise en charge de nombreux impliqués.

Répartition du nombre

d’interventions pour feux de

végétaux au niveau national

Département du Calvados

36 36 335

37 37

(années 2002-2007)

Moyenne nationale

Moyenne des départements de la zone de défense Ouest

Moyenne régionale

245

312

497


Analyse des

risques particuliers

Analyse Risques Particuliers

Précédente

Suivante

B2

RISQUES technologiques

Le Calvados représente près de la moitié du poids économique régional.

Les établissements industriels y sont nombreux et présentent une grande

diversité.

Ils sont présents dans les domaines suivants :

les dépôts de liquides et gaz inflammables,

les entreprises pyrotechniques,

les exploitations agricoles et les industries agroalimentaires,

les entreprises présentant des risques spécifiques ou associés.

1. Les dépôts de liquides et gaz inflammables

2. Les entreprises

pyrotechniques

Le risque principal concernant les entreprises

pyrotechniques est le risque d’explosion associant

un effet de souffle à un flux thermique généré par la

présence ou l’utilisation de matières explosives.

Parmi les établissements caractéristiques, les plus

significatifs peuvent être cités :

NITROBICKFORD (Boulon)

SINOMAX FRANCE (Tourville en Auge)

Le risque présenté par ces entreprises pyrotechniques

est à différencier du risque diffus d’explosion de

munitions issues de conflits armés et traité dans le

cadre du présent document dans les risques courants.

Dans le département du Calvados, sept

établissements sont soumis à la directive

européenne SEVESO.

Le risque principal concernant les dépôts de liquides inflammables est le

risque thermique lié au fort rayonnement.

Le risque secondaire est la propagation importante en cas de Boil-Over

(phénomène de boule de feu se produisant avec les hydrocarbures lourds).

Le risque explosion peut aussi se rencontrer en cas de détonation de la phase

gazeuse d’un bac d’hydrocarbures à toit fixe.

Dans une moindre mesure, le risque de pollution aquatique ou aérienne est à

craindre pour tous ces établissements situés à proximité de cours d’eau ou de

zones urbanisées

Le risque principal concernant les dépôts de gaz inflammables est le risque

d’explosion associant un effet de souffle à un flux thermique.

Répartition des

établissements

classés SEVESO

(Source DRIRE)

Les établissements caractéristiques dans le département du Calvados sont les

suivants :

Parmi les dépôts de liquides inflammables, les plus significatifs peuvent

être cités :

BTT (Honfleur)

DPC (Mondeville)

Total France (Ouistreham)

LCN (Mondeville)

LCN (Condé sur Noireau)

Etablissements Classés SEVESO II Seuil bas

Parmi les dépôts de gaz inflammables, les plus significatifs peuvent être

cités :

BUTAGAZ (Vire)

Les stations service distributrices de carburant réparties sur l’ensemble du

département pour lesquelles les cuves sont enterrées ainsi que les dépôts des

chaufferies et centrales thermiques présentent un risque classé « courant ».

Quatre communes du département sont en outre concernées par les zones

de dangers (périmètres du plan particulier d’intervention) relatives aux

établissements ERAMET SLN et YARA situées sur le département de la Seine-

Maritime en zone industrielle et portuaire du Havre : Ablon, La Rivière Saint-

Sauveur, Honfleur et Equemauville.

Etablissements Classés SEVESO II Seuil haut

Communes concernées par le rayon d’un

établissement classé SEVESO

Communes concernées par le rayon d’un

établissement classé SEVESO de la zone du

Havre

On notera enfin la présence dans le département et majoritairement dans le

pays d’Auge d’entreprises fabriquant et stockant des quantités importantes

Le risque industriel ne se limite pas aux seuls sites classés SEVESO.

D’autres industries ou activités peuvent présenter des risques notables pour

38 38 d’alcool éthylique.

leurs salariés et les populations avoisinantes.

39 39


Analyse des

risques particuliers

Analyse Risques Particuliers

Précédente

Suivante

3. Les exploitations agricoles

et industries agroalimentaires

Trois secteurs d’activités regroupant un nombre important de sites peuvent

également être cités comme générateurs de risques industriels :

les installations frigorifiques importantes fonctionnant au gaz ammoniac,

les silos de stockages de céréales,

les stockages importants d’engrais et de produits phytosanitaires.

Le grand nombre d’établissements de ce type s’explique par l’importance

de la filière agricole (silos et engrais) et de la filière agroalimentaire (laiteries,

fromageries, …) dans le département du Calvados.

• 1. Les silos de stockage de céréales

• 3. Les installations de stockage d’engrais

et de produits phytosanitaires

Le risque est l’incendie pouvant conduire à l’émanation

d’un panache toxique ou l’explosion qui peuvent

occasionner des victimes au-delà des limites de

l’établissement.

Les sites concernés font essentiellement du stockage,

parfois du conditionnement et très rarement du

mélange.

Les ports de commerce du département présentent

des risques similaires de part leurs stockages importants

d’engrais en transit.

Les exploitations agricoles se caractérisent par un

fort potentiel calorifique. Souvent, du fait de leur

éloignement, les ressources en eau sont limitées.

En plus des sites SEVESO et des établissements cités cidessus,

plusieurs établissements présentent des risques

particuliers soit en raison de l’utilisation de substances

dangereuses ou la mise en œuvre de procédés à risques.

Répartition des silos

(Source DRIRE)

Le risque est l’émanation d’un panache toxique qui

peut occasionner des victimes au-delà des limites de

l’établissement.

Bon nombre des industries agroalimentaires implantées

dans le Calvados exploitent des installations de réfrigération.

On y retrouve les principales laiteries, fromageries et autres

Le risque est l’explosion qui peut entraîner victimes et dévastations importantes

au-delà des limites de l’établissement.

Silos considérés à risques

(soumis à autorisation)

Silos non soumis à autorisation

• 2 . Parmi les installations frigorifiques importantes fonctionnant

au gaz ammoniac, les plus significatifs peuvent être cités :

LACTALIS (Saint Martin des Entrées, Clécy)

DANONE (Le Molay Littry)

UCL Isigny Sainte Mère (Isigny Sur Mer)

Compagnie des Fromages (Vire)

GRAINDORGE (Livarot)

NESTLE (Beuvilliers)

4. Les entreprises présentant

des risques spécifiques

ou associés

• 1. Les industries présentant un risque

radiologique

Les activités liées à l’industrie et à la recherche font

du Calvados un département soumis au risque

radiologique. La ville de Caen est plus particulièrement

concernée du fait de la présence sur son territoire :

- du Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL),

classé Installation Nucléaire de Base, qui présente

essentiellement un risque d’irradiation du fait des

rayonnements électromagnétiques générés.

- du service de médecine nucléaire du Centre Hospitalier

Universitaire, spécialisé dans la radiothérapie et le

radiodiagnostic,

- du LAboratoire de MAnipulation des RadioEléments

(LAMARE) de l’Université de Caen, plateforme de

manipulation spécifique de la radioactivité à disposition

des différentes équipes de recherche.

La proximité de centrales nucléaires de production

électrique EDF (réacteur classique et réacteur nouvelle

génération EPR) à FLAMANVILLE (Manche) et à PALUEL

(Seine-Maritime) expose, quant à elle, le département

du Calvados au risque de contamination.

• 2. Les industries présentant un risque toxique

Outre la dégradation thermique de matières solides ou

liquides particulières, le risque d’émanation toxique est

lié au stockage ou à l’utilisation de gaz employés dans

le procédé industriel.

AIR LIQUIDE (Caen)

• 3. Les industries présentant des risques

associés

La plupart des industries du département du Calvados

présente des risques associés. Le risque d’incendie est

ainsi souvent associé au risque toxique.

Parmi les entreprises à risques associés les plus

significatives, peuvent être citées :

Construction automobile et

sous-traitance associée :

Renault Trucks (Blainville)

PSA (Cormelles le Royal)

Méritor (Thury Harcourt)

Knorr Bremse (Lisieux)

Filtrauto Purflux (Vire)

Honeywell (Condé sur Noireau)

WagonAutomotive (La Vespière)

Industrie électrique ou électronique :

NXP (Caen)

Robert Bosch (Mondeville)

SC2N (Mondeville)

Mécanique et traitement de surface :

Guy Degrenne (Vire)

Europfil Sife (La Vespière)

Labelle Traitements de surface (Cormelles le Royal)

Masoneilan Division (Condé sur Noireau)

Sogal (St Martin de bienfaite)

Pharmacie :

Schering Plough (Hérouville Saint Clair)

Laboratoires Gilbert (Hérouville Saint Clair)

Farmaclair (Hérouville Saint Clair)

Sanofi Aventis (Lisieux)

Traitement de déchets :

40 40 industries agroalimentaires du département.

CHARAL (Beuvilliers)

GDE (Rocquancourt)

41 41


Analyse des

risques particuliers

RISQUES LIES AUX ACTIVITES

PrécédenteB3

Analyse Risques Particuliers

Suivante

DE TRANSPORTS

1. Le risque « transport routier »

• 1. Description du réseau routier

Le département du Calvados possède un réseau routier dense de 11 500 kilomètres

qui fait l’objet de mouvements quotidiens et saisonniers très importants.

Réseaux de

communication

du Calvados

Réseau ferré

Réseau autoroutier, voies rapides

Réseau routier principal

Aéroport, aérodrome

Liaison maritime

Tunnel ferroviaire

Les principaux axes routiers existants dans le département du Calvados sont :

• Les routes Nationales : N13, N158 future A88 (Caen – Alençon – Le Mans – Tours),

• Les routes Départementales :

D007 (Caen-Bernières), D400 (Dives sur mer – jonction à A13 à Criqueville en Auge), D514 (Cabourg-Ouistreham, plages

du débarquement – Isigny sur mer), D515 (Caen-Benouville), D562 (Fleury sur Orne-Boulon – Condé sur Noireau), R577

(jonction A84 à Villers Bocage – Vire Fougères), R579 (Vimoutiers – Lisieux – Honfleur – Pont de Normandie), D577

(Trouville-Pont l’Evêque), D613 (Caen-L’hottelerie-Paris), D675 (Rennes – Caen – Pont l’Evêque – Rouen),

• Les Autoroutes :

A 84 (Autoroute des estuaires) - Calais – Bayonne (via Nantes)), A13 (Paris • Caen), A29, A28 et A131 et A132,

• Le boulevard périphérique : N814

La ville de Caen, quant à elle, se trouve au carrefour de trois axes majeurs :

- L’axe Paris-Cherbourg ;

- La route des Estuaires (Boulogne-Bordeaux) ;

- L’axe Nord-Sud (Angleterre-Espagne).

• 2. Le transport routier de passagers

Le risque particulier du transport routier de passagers concerne les accidents

impliquant un nombre important de blessés (transports collectifs ou nombre

important de véhicules).

Le risque est dépendant de la fréquentation des différents axes elle-même

fonction du tronçon considéré (Cf carte de la fréquentation des axes routiers dans

le chapitre sur l’analyse des risques courants).

Le risque est également existant en zone urbaine avec notamment les transports

urbains inter cité présentant parfois des spécifiques techniques (Tram sur

l’agglomération caennaise).

• 3. Le transport routier de marchandises

76% 1 du trafic national de marchandises concernent des transports

d’hydrocarbures.

Le total du trafic intra-départemental est établi à 11 360 187 passages, le trafic

inter-départemental à 5 465 782, le trafic inter-régional à 14 689 137 et le trafic

international à 773 296 passages. Ce trafic a permis le transport de 32,3 millions

de tonnes en 2005.

Dans le Calvados, le transport de matières radioactives peut concerner la voie

routière. Il s’agit essentiellement de combustibles usagés en transit vers l’usine

de retraitement de La Hague (Nucléar Center AREVA), de produits issus du

retraitement vers les usines de la vallée du Rhône, et également de déchets

retournés au pays de production. Une moindre partie concerne également les

sources liées à l’activité médicale ou industrielle existant, pour la majorité, dans

1. Source Rapport de la mission

TMD commandée par le

Ministère de l’Equipement

42 42 l’agglomération caennaise.

43 43


Analyse des

risques particuliers

Précédente

Suivante

2. Le risque « transport ferroviaire »

• 1.

Description du réseau ferroviaire

Le réseau ferroviaire du Calvados comporte 312 kilomètres de voies ferrées où

circulent des Trains Express Régionaux et des Express Grandes Lignes Corail.

La motorisation est électrique pour les trains Grandes Lignes Corail et peut

être diesel pour les Trains Express Régionaux.

Un projet de liaison grande vitesse (LGV) prévoit de relier la ville de Roissy à

la Basse-Normandie via la gare de Caen à partir du deuxième semestre 2009.

Les lignes principales dans le département du Calvados sont les suivantes :

• Ligne Paris-Cherbourg (90 km),

• Ligne Caen-Argentan (66 km),

• Ligne Lisieux-Deauville Trouville (30 km),

• Ligne Trouville - Dives-sur-Mer – Cabourg (23 km),

• Ligne Argentan-Granville (36 km).

Le Calvados compte 24 gares de voyageurs.

par trains entiers de 1800 tonnes. On note néanmoins le transit de train de

trafic diffus, dont les wagons chargés de matières dangereuses en provenance

de Tours et à destination de Sotteville. Le tonnage unitaire de ces trains est

d’environ 1000 tonnes.

Ligne Transport de passagers Transport de marchandises

Ligne Paris-Cherbourg

Ligne Caen-Argentan

Ligne Lisieux-Deauville

Trouville

Ligne Argentan-Granville

67 trains quotidiens / 7000

voyageurs quotidiens

20 trains quotidiens / 1800

voyageurs quotidiens

16 trains quotidiens / 100

voyageurs quotidiens

10 trains quotidiens / 1300

voyageurs quotidiens

23 trains quotidiens / 20000

tonnes mensuelles

12 trains quotidiens / 22000

tonnes mensuelles

• 2.

Le transport ferroviaire de passagers

Les Trains Express Régionaux sont constitués de 1 à 3 voitures et transportent

jusqu’à 680 passagers.

Les Trains Grandes Lignes Corail sont constitués de 9 à 11 voitures et

transportent de 684 à 836 passagers.

• 3.

Le transport ferroviaire de marchandises

Le transport des matières dangereuses est surtout présent sur la ligne qui

dessert les grands ports normands en suivant la vallée industrielle de la Seine.

Ces matières dangereuses empruntent les mêmes lignes que les voyageurs.

Environ 35 convois ferroviaires TMD traversent le département en 24 heures

(essentiellement la nuit).

Les produits transportés sont :

• des produits pétroliers liquides,

• des produits chimiques ou radiologiques,

• des gaz de pétrole liquéfiés.

Pour l’année 2005, 193 912 tonnes de fret ont été transportées sur le réseau

ferré départemental (98 484 tonnes expédiées et 95 428 tonnes reçues).

La ligne Paris-Cherbourg est essentiellement concernée par le trafic de matières

radioactives à destination ou en provenance de La Hague et transitant par la

gare de Valognes, de produits de grande consommation pour la plate forme

de Caen ainsi que des produits de carrière en provenance des carrières des

Vignats ou de Surdon.

La ligne Caen-Argentan est essentiellement concernée par le trafic de produits

3. Le risque « transport aérien »

Le Département du Calvados dispose de 2 aéroports

et de 5 aérodromes.

Aéroports

L’aéroport de Caen-Carpiquet

L’aéroport de Deauville-Saint Gatien.

Aérodromes

Aérodrome de Caen-Carpiquet (Public).

Aérodrome de Courseulles sur mer (Privé).

Aérodrome de Deauville-Saint-Gatien (Public).

Aérodrome de Falaise-Mont d’Eraines (Public).

Aérodrome de Saint-Pierre des Ifs (Privé).

Ces aérodromes couvrent un large panel d’activités

qui peuvent être :

1. vol à voile

2. aviation légère privée

3. écoles de pilotage d’avions et d’hélicoptères

4. aviation civile

5. aviation d’affaire privée

6. transport de marchandises.

Les phases de vol générant le plus d’accidents sont le

décollage et l’atterrissage, les zones situées dans l’axe

des pistes et à proximité directe des aérodromes sont

les plus exposées.

•1 . Le transport aérien de passagers

L’aéroport de Caen-Carpiquet est le premier de

Normandie avec 107 000 passagers en 2006. De

grandes destinations nationales ou européennes

sont accessibles au départ de Caen – Carpiquet :

Lyon, Ajaccio, Nice, Malaga, Chypre, Croatie, Hongrie,

Pologne …

L’aéroport de Deauville-Saint-Gatien, qui compte 42

000 passagers commerciaux et 85 000 passagers en

vol privé propose des lignes régulières saisonnières

et des vols charter vers la Crête, le Maroc, la Tunisie, la

Norvège, la Russie, la Bulgarie …

Il est également un des premiers aéroports pour le

transport de chevaux de galop en Europe.

44 44 de carrière en provenance des carrières des Vignats ou de Surdon, acheminés

45 45

•2.

Le transport aérien de marchandises

Pour l’année 2005, l’aéroport de Caen – Carpiquet a

assuré le transport de 21 tonnes de marchandises.

Pour la même année, l’aéroport de Deauville

Saint Gatien a assuré le transport de 100 tonnes de

marchandises.


Analyse des

risques particuliers

Précédente

Suivante

4. Le risque « transport maritime » 5. Le risque lié aux transports par réseaux

Les liaisons maritimes depuis le

département du Calvados sont assurées

depuis les ports de Caen, Ouistreham et

Honfleur.

•1.

Le transport maritime

de passagers

Trois allers-retours quotidiens depuis

Ouistreham sont assurés par la société

Brittany Ferries et un aller-retour est

proposé le week end en navire rapide de

mars à septembre.

Les liaisons Transmanche vers Portsmouth

à partir du port de Ouistreham accueillent

un million de passagers par an.

Des croisières sont également organisées

au départ de Caen, Grandcamp Maisy,

Trouville et Honfleur.

•2.

Le transport maritime

de marchandises

Trois liaisons transmanche de fret depuis

Ouistreham sont assurées chaque jour par

la société Brittany Ferries vers l’Angleterre

(Portsmouth). Cette liaison a permis en

2005 le transport de 2,8 millions de tonnes

de marchandise.

Le port de commerce de Caen est le 11 ème

port français avec 3,6 millions de tonnes

de marchandises (céréales, bois, engrais,

ferrailles, produits agro-alimentaires, sel,

phosphate …) transportées en 2005.

Communes traversées par

un ou plusieurs réseaux de

transport

•1.

Le réseau d’oléoducs (pipeline)

Le réseau de la société des transports pétroliers par

pipeline (TRAPIL) destiné au transport d’hydrocarbures

liquides relie Port-Jérome (76) aux dépôts ELF de

Ouistreham et aux dépôts DPC et LCN de Mondeville.

Il relie les communes de Mondeville et Hérouville-

Saint-Clair à la commune d’Ablon. Les 30 communes

traversées se situent ainsi sur le Nord-Est et le Nord du

département.

La canalisation enterrée à environ 80 cm de profondeur

d’un diamètre de 50 centimètres permet un débit de 1

800 m3/heure à une pression qui peut atteindre 100 bars.

La faible profondeur d’enfouissement des oléoducs peut

laisser craindre une perforation par un engin agricole ou

de travaux publics.

Une fuite d’hydrocarbures peut avoir de lourdes

conséquences sur l’environnement et peut également

s’avérer très dangereuse si elle se produit au passage

d’un carburant possédant un point éclair bas dans une

zone urbanisée.

•2.

Le réseau de gazoducs

Le gazoduc GDF quadrille le département, en formant

une toile (englobant 85 communes) allant de Caen à

Bayeux, de Caen à Lisores via Falaise, de Caen à Honfleur,

de Honfleur à Lisieux, de Bayeux à Villy-Bocage, de Villy-

Bocage à Cormolain, et de Villy-Bocage à Condé-sur-

Noireau en passant par Vaudry. Une commune isolée est

desservie par le réseau GDF de la manche : Isigny-sur-

Mer.

Les canalisations ont un diamètre de 25 à 100 cm et

une pression voisine de 70 bars pour les gros diamètres.

En cas de fuite sur un gazoduc, la poche de gaz créée

pendant le temps de purge de la canalisation (jusqu’à

30 minutes) peut former un UVCE (explosion d’un nuage

de gaz non confiné) dont les conséquences sont des

effets mécaniques et thermiques très importants sur les

populations et les infrastructures.

•3 . Le réseau électrique très haute tension

La société RTE (réseau transport électricité) dispose de

lignes très hautes tension de 400 et 225 KVolts.

Le risque généré est essentiellement lié à la chute d’un

câble sur la voie publique suite aux intempéries ou à la

collision avec un aéronef.

Le port de commerce de Honfleur a

permis, en 2005, le transfert d’un demi

million de tonnes de marchandises

(produits pétroliers, granulats marins, bois

et marchandises diverses).

Intégrées au réseau électrique, le département du

Calvados compte à ce jour 20 éoliennes auxquelles il

faut ajouter 47 installations futures d’éoliennes dont le

permis a été accepté. Les projets en cours pourraient

conduire à un parc départemental de 92 éoliennes.

Cas particulier du canal reliant Caen à

Ouistreham :

Le canal reliant Caen à la mer, d’une

longueur de 14 kilomètres, est considéré

comme un canal maritime qui voit

transiter des transports de passagers et de

marchandises.

Communes traversées par un Oléoduc

Communes traversées par un Gazoduc

Communes traversées par un réseau Très Haute Tension

46 46 47 47


Analyse des

risques particuliers

RISQUES LIES AUX

PrécédenteB4

Suivante

INFRASTRUCTURES

1. Le risque spécifique des tunnels ferroviaires

Le réseau ferroviaire du département dispose de deux tunnels ferroviaires à

risque.

•1.

Le tunnel du Grand Jardin

Le tunnel du Grand Jardin, d’une longueur de 989 mètres, est situé sur la ligne

Lisieux/Trouville-Deauville sur la commune de Lisieux.

Environ 15 trains de voyageurs en moyenne empruntent ce tunnel chaque

jour.

•2.

Le tunnel de la Motte

2. Le risque spécifique des ports

Le littoral calvadosien, long de 116 kilomètres de côtes,

compte :

• deux ports de commerce,

• huit ports de plaisance,

• sept ports de pêche (Source : Direction

départementale des Affaires maritimes) :

Le risque d’un feu de navire de pêche ou de plaisance à

quai n’est pas à exclure même si la taille des embarcations

laisse envisager des reconnaissances rapides et aisées.

Le cas particulier du Ferry à Ouistreham et des navires

de commerce est traité dans le chapitre du risque «

Transport maritime » et peut conduire, quant à lui, à des

reconnaissances longues et difficiles.

Le calvados compte 626 édifices inscrits au titre des

monuments historiques, 244 édifices classés monuments

historiques et 68 simultanément inscrits et classés.

159 sites et monuments historiques publics ou privés

sont le siège d’un musée ou d’un établissement recevant

du public.

Parmi les monuments répertoriés, 16 principaux

bâtiments historiques présentant une valeur

patrimoniale importante sont particulièrement sensibles

aux risques d’incendie et de propagation aux bâtiments

contigus.

Le département du Calvados comporte également des

quartiers historiques comprenant des constructions

anciennes à pans de bois et des arrières cours très

difficiles d’accès voire inaccessibles aux échelles

aériennes.

Répartition des ports de

plaisance, de pêche et de

commerce

Le tunnel de la Motte, d’une longueur de 2561 mètres, est situé sur la ligne

Paris-Cherbourg, encadré par les gares de Lisieux et Mézidon et les communes

de Saint Pierre des Ifs et les Monceaux.

Environ 90 trains de voyageurs et de fret en moyenne empruntent ce tunnel

chaque jour.

Un feu de motrice ou de wagon immobilisé en tunnel conduirait à des

reconnaissances difficiles et de longue durée pour les intervenants.

Ports de plaisance (anneaux)

Ports de pêche (navires)

3. Le risque spécifique

des parkings souterrains

Le département du Calvados compte 11 parkings

souterrains publics dont dix situés sur l’agglomération

caennaise (potentiel de 3100 places) et un sur la

commune de Deauville (potentiel de 280 places).

Les parkings souterrains privés sont traités dans le

chapitre sur les immeubles d’habitation.

Les feux de véhicules en parkings souterrains peuvent

conduire pour les intervenants à des reconnaissances

longues et difficiles.

4. Le risque spécifique

des monuments historiques

et culturels et des quartiers

historiques

Département d’art et d’histoire, le Calvados est placé

au 2ème rang national pour le patrimoine protégé

au titre des monuments historiques. Il dispose de

repères majeurs de l’histoire contemporaine avec les

sites et musées de l’espace historique de la bataille

de Normandie. Il présente également de prestigieux

témoins de l’époque de Guillaume le Conquérant avec

la tapisserie de Bayeux, l’abbaye aux Dames, l’abbaye aux

Hommes, le château de Caen et celui de Falaise.

5. Le risque spécifique des

centres équestres et haras

Par décision du Comité Interministériel de

l’Aménagement et du Développement du Territoire

(CIADT) du 12 juillet 2005, le département du Calvados

comme les autres départements bas normands a été

désigné Pôle de compétitivité de la filière équine.

L’objectif est que la Basse-Normandie tienne le rang de

première région européenne de la filière équine et en

particulier de la production de chevaux de qualité.

Parmi les 200 haras que compte le département du

calvados, le SDIS recense aujourd’hui 30 établissements

recevant du public sous l’appellation centre équestre

ou haras répartis de façon relativement uniforme sur

l’ensemble du territoire.

Le risque animalier est donc très présent et se manifeste

le plus souvent par des feux de bâtiments abritant

des animaux, des chevaux enlisés ou des accidents de

transport mettant en cause des vans.

Comme toute autre exploitation agricole, la défense

incendie de ce type d’exploitation est de plus bien

souvent sous dimensionnée,

48 48 Canal de Caen à Ouistreham

Ports de commerce

49 49


Analyse des

risques particuliers

RISQUES SOCIETAUX

PrécédenteB5

Suivante

Le terme « bâtiments collectifs »

regroupe :

les immeubles de grande

hauteur,

les établissements recevant

du public,

les immeubles d’habitation

collective.

Répartition

départementale des

ERP avec locaux à

sommeil

Nb d’ERP avec locaux à

sommeil par communes

91

20+30

10-20

4-10


Analyse des

risques particuliers

Précédente

Evolution du nombre

d’interventions pour secours aux

personnes en milieu nautique,

en mer ou littoral

35

30

25

20

Le département du Calvados compte 241 kilomètres de cours d’eau utilisés

dans le cadre d’activités nautiques de loisirs.

En périodes hivernales et en cas de températures négatives importantes,

certains plans d’eau et cours d’eau à faible débit peuvent être gelés en surface

pouvant rendre difficile d’éventuelles interventions de sauvetage depuis les

berges.

En outre, il y a lieu d’aborder le risque nautique souterrain du département.

Les anciennes ardoisières sur la commune de Caumont l’Eventé aménagées

en établissement recevant du public permettent de découvrir, durant la visite

du Souterroscope, un lac souterrain.

La résurgence de l’Orbiquet au Sud

Est du département présente, quant

à elle, un siphon de 815 mètres de

long parfois visités par des équipes

de spéléologues.

B7

RISQUES SYSTEMIQUES

La téléphonie, les transmissions hertziennes et l’informatique

opérationnelle sont des outils qui reposent aujourd’hui sur des technologies

et plateformes matérielles qui s’interfacent et se complètent.

Aussi, une défaillance majeure sur l’un de ces outils de communication ou

d’alimentation électrique aurait des répercussions importantes sur les autres

systèmes générant de fait une mise en difficulté des services de secours.

15

10

5

0

2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008

B6

NOUVEAUX RISQUES

1. Le risque d’attentat

Le SDIS 14 applique les mesures de la posture permanente de sécurité du plan

VIGIPIRATE.

Depuis juillet 2006, le plan VIGIPIRATE est au niveau ROUGE. Ce niveau de

vigilance se caractérise par des mesures nécessaires pour prévenir le risque

avéré d’un ou de plusieurs attentats graves, comprenant certaines mesures de

protection des institutions, et la mise en place des moyens de secours et de

réaction appropriés, en acceptant les contraintes imposées à l’activité sociale

et économique.

2. Le risque biologique diffus

Personne tombée à l’eau (cours d’eau, rivière)

Véhicules tombés à l’eau, plan d’eau

Noyade en piscine, étang, plan d’eau

Autres secours nautiques

Le risque biologique peut prendre plusieurs formes dans le département. Il

peut :

• apparaître dans un accident de transport de matières dangereuses,

• impliquer des animaux (fièvre aphteuse, …),

• Défaillance du transport de l’électricité

Des interruptions de la distribution publique d’électricité, trouvant leur origine

dans pannes ou des destructions des infrastructures par des événements

climatiques exceptionnels ou des actes de malveillance, peuvent avoir des

conséquences graves pour les usagers ou l’organisation de la sécurité civile.

• Défaillance des opérateurs de télécommunication

Des dysfonctionnements dans l’acheminement des appels d’urgence (panne

des réseaux, saturation des centraux téléphoniques, actes de malveillance, …)

peuvent perturber l’organisation de la réponse de sécurité civile.

Ce type de dysfonctionnement peut avoir un impact sur la réception des

appels d’urgence et sur la transmission de l’alerte vers les centres d’incendie

et de secours.

• Défaillance des réseaux radioélectriques de travail et du réseau de

transport par réseau hertziens du SDIS 14

Les défaillances des réseaux d’infrastructure peuvent avoir pour origines :

• des défaillances liées à l’alimentation électrique des

équipements techniques ;

• des défaillances liées aux réseaux (matérielles ou logicielles) ;

• des émissions parasites.

• Défaillance du réseau informatique opérationnel

Le SDIS 14 dispose d’un système informatisé de gestion et de traitement

de l’alerte.

• Les défaillances pouvant affecté le système sont :

• des défaillances liées à l’alimentation électrique

des équipements techniques,

• des défaillances techniques liées aux équipements informatiques,

• une défaillance du logiciel de suivi de l’activité opérationnelle.

52 52 • impliquer des êtres humains (SRAS, pandémie grippale,…).

53 53


Analyse de l’activité opérationnelle

du département

4. Analyse de l’activité opérationnelle

Analyse Activité OP

Suivante

C

ANALYSE GLOBALE

1. Décompte de l’activité annuelle

L’analyse de l’activité opérationnelle du département du Calvados a été réalisée

à partir de données statistiques extraites des comptes-rendus d’interventions

concernant les domaines suivants :

- le secours aux personnes,

- les incendies et risques d’incendie,

- les accidents sur voie publique,

- les opérations diverses.

Ces données chiffrées regroupent les interventions courantes et spécialisées.

L’activité annuelle moyenne sur une période de 10 ans

s’établit à 39 126 interventions.

Sur ces sept dernières années, la répartition des interventions s’établit comme suit :

Secours aux

personnes

(SAP)

Accidents

sur la voie

publique

(AVP)

Incendies-

Explosions

(FEUX)

Opérations

diverses (OD)

TOTAL

Evolution

Départementale

(/ année

précédente)

2002 22514 4137 3346 10607 40604 -1,3% -1%

2003 22731 3381 3304 9999 39415 -2,9% +3%

2004 22230 3298 2966 11889 40383 +2,4% -5%

2005 23964 3301 3040 7482 37787 -6,4% +3%

2006 24219 3060 2983 8743 39005 +3,2% +4%

2007 24707 3191 2677 7833 38408 -1,5% +4%

2008 26878 2994 2875 9452 42199 +9,8% +2%

Evolution nationale

(/ évolution

départementale)

Année 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008

Nb

35047 37163 41147 40547 39579 40383 37787 39005 38408 42199

d’interventions

Evolution du nombre d’interventions du SDIS 14 (1999-2008)

Evolution départementale du nombre

d’interventions (2002–2008)

Feux

AVD

OD

SAP

En 2008, les sapeurs-pompiers du Calvados ont effectué 42199 interventions

soit une moyenne de 115 interventions par jour.

La moyenne annuelle du nombre d’interventions pour la période 2002-2008

s’établit à 39701.

Répartition départementale par catégorie d’intervention

(2002-2008)

Répartition nationale par catégorie d’intervention

(2002-2008)

54 Ces sept années servent de référence pour le présent document.

55


Analyse de l’activité opérationnelle

du département

Précédente

Suivante

A noter

Plusieurs conventions

d’assistance mutuelle

entre le SDIS 14 et

les SDIS limitrophes

organisent l’intervention

de sapeurs-pompiers

de SDIS voisins au profit

du département du

Calvados.

Pour la période 2002-

2008, les SDIS 27, 50 et

61 sont ainsi intervenus

respectivement 235, 106

et 57 fois au profit du

Calvados.

De la même façon,

plusieurs conventions

d’assistance mutuelle

entre le SDIS 14 et

les SDIS limitrophes

organisent l’intervention

des sapeurs-pompiers

du Calvados sur des

communes extérieures

au département.

Au cours des années

2002-2008, le SDIS 14

est ainsi intervenu 1598

fois à l’extérieur du

département soit une

moyenne de 228 fois par

an avec la répartition

suivante :

- 28,5% au profit du

département de l’Eure,

- 67,3% au profit du

département de l’Orne,

- 4,2% au profit du

département de la

Manche.

Comparé aux autres SDIS de la zone de défense Ouest, le Calvados se classe

en deuxième position, après le département de l’Eure du point de vue de

l’activité opérationnelle ramenée au nombre d’habitants.

Pour l’essentiel, l’explication réside dans le fort engagement du SDIS 14 dans

les missions ne relevant pas de l’urgence et du secours qui, conformément aux

dispositions de la loi du 3 mai 1996, pourraient être partagées avec d’autres

organismes publics ou privés.

On peut en outre déduire des données statistiques récentes, que :

• En 2006, l’activité du SDIS 14 a augmenté de 3,2% par rapport à 2005 (soit

une augmentation de 1218 interventions).

• En 2007, l’activité a diminué de 1,5% par rapport à 2006 (soit une baisse de

597 interventions),

• En 2008, l’activité a augmenté de 9,8% par rapport à 2007 (soit une

augmentation de 3791 interventions),

• Le secours aux personnes est resté la sollicitation la plus importante en

2006, en 2007 comme en 2008 (soit respectivement 24 219 interventions :

62% de l’activité totale en 2006, 24 707 interventions : 64% de l’activité totale

en 2007 et 26878 interventions : 64% de l’activité totale).

En application, les services départementaux d’incendie et de

secours sont classés en cinq catégories. L’arrêté du 2 août 2001

En France précise les trois critères de classement des SDIS :

- la population du département établie par l’Institut national de

la statistique et des études économiques (recensement général 1999),

- les contributions, participations et subventions ordinaires au vu du dernier

compte administratif connu,

- l’effectif de sapeurs-pompiers du corps départemental au 1 er janvier de

l’année considérée.

Le service départemental d’incendie et de secours du Calvados est classé

en 2ème catégorie.

A ce titre, il peut être comparé à d’autres SDIS de la même catégorie (d’après

l’édition annuelle des statistiques des services d’incendie et de secours. Edition

2009. DDSC).

Au classement national des départements de 2 ème catégorie, le SDIS du

Calvados se situe après le SDIS du du Vaucluse (84) et avant les SDIS de la

Meurthe et Moselle (54) et du Morbihan (56).

Les SDIS littoraux du quart Nord/Ouest de la France classés en 2 ème catégorie

sont les SDIS de Charente Maritime (17), du Morbihan (56) et du Finistère (29).

. Le nombre moyen d’interventions par jour pour les SDIS de 2 ème catégorie

est fixé à 106 interventions par jour. Pour le département, ce ratio est de

108 interventions.

. Le nombre moyen d’interventions pour les SDIS de 2 ème catégorie est fixé à

5705 interventions pour 100 000 habitants. Le ratio spécifique au SDIS 14

est de 6508 interventions pour 100 000 habitants.

A titre de rappel :

L’augmentation annuelle du nombre d’interventions des services

départementaux a été estimée à 2% en 2008,

Le secours aux victimes a représenté en 2008, 64% de l’activité des services

départementaux.

L’évolution de l’activité opérationnelle du Calvados, sans suivre les variations

annuelles des autres départements, s’inscrit dans une tendance globale

orientée à la stabilité.

L’activité globale du SDIS 14 peut également

être comparée à celle des départements

littoraux de deuxième catégorie :

DEPARTEMENT SDIS POPULATION*

(habitants)

INTERVENTIONS

2008

Finistère 29 886500 47604 5369

Morbihan 56 674000 38256 5676

Calvados 14 701000 42199 6020

Charente Maritime 17 604000 38000 6291

*INSEE : Estimations de population au 1 er janvier 2007

A noter Les départements 56 et 17 sont assujettis

à une fréquentation touristique plus

importante que le Calvados (référence en termes de

nuitées 10 fois supérieure). En outre, les SDIS 29, 56

et 17 facturent depuis plusieurs années aux administrés

les interventions ne relevant pas de l’urgence

et du secours (destruction d’hyménoptères, ouverture

de porte sans urgence …).

La sollicitation opérationnelle n’est pas exclusivement

liée au nombre d’habitants mais peut fluctuer

au regard de la saisonnalité ou de la politique de

facturation des interventions ne relevant pas de

l’urgence et du secours.

INTERVENTIONS

pour 100 000 habitants

Activité globale selon la population

de plusieurs SDIS de 2ème catégorie

56 57


Analyse de l’activité opérationnelle

du département

Précédente

Suivante

2. Répartition mensuelle de l’activité opérationnelle

3. Répartition hebdomadaire de l’activité opérationnelle

Répartition mensuelle moyenne des interventions

2002/2008

5 22 82

7

L’analyse de l’activité opérationnelle pour les années 2002-2008 conduit à

identifier une variation saisonnière particulièrement significative sur le territoire

départemental du mois de juin au mois d’août.

Cette analyse a exclu les interventions pour destruction d’hyménoptères qui

correspondent le plus souvent à des prestations de confort sans caractère

d’urgence dont le traitement est planifié par les centres d’incendie et de secours

en fin de journée et qui ne peuvent donc pas, par définition, être pris en

compte dans le cadre de l’étude de la sollicitation opérationnelle des sapeurspompiers.

249

480

993

1725

1185

504

103

15

15,5%

15,0%

14,5%

14,0%

13,5%

13,0%

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Samedi

Dimanche

Répartition des interventions par jour

de semaine 2002-2008

Répartition hebdomadaire de

l’activité opérationnelle du SDIS 14

(2002-2008)

La journée du samedi présente

l’activité opérationnelle la plus élevée

(15,1%).

2677 2434

2725

2692 2872 3199 3440 3255 2827 2777 2583 2846

4. Répartition horaire de l’activité opérationnelle

Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Sept. Oct. Nov. Déc.

Toutes interventions

Destructions d’hyménoptères

Répartition mensuelle de l’activité

opérationnelle du SDIS 14

Cette saisonnalité départementale se définit du 1er juillet au 30 septembre.

1500

1250

1000

750

500

250

0

1 au 15 mai 16 au 31 mai 1 au 15 juin 16 au 30 mai 1 au 15 juil. 16 au 31 juil. 1 au 15 août 16 au 31 août 1 au 15 sept. 16 au 30 sept. 1 au 15 oct. 16 au 31 oct.

Nombre d’interventions

Destruction d’hyménoptères

2750

2500

2250

2000

1750

58 Secours aux personnes Accidents de voie publique Feux Opérations diverses

59

1600

1600

1400

1400

1200

1200 1000

1000

800

800

600

600

400

400 200

2000

0

350

350 300

300 250

250 200

200 150

150 100

100 50

500

0

7h-8h

7h-8h

7h-8h

7h-8h

De 09h00 à 23h00, l’activité opérationnelle pour le secours aux personnes est soutenue.

8h-9h

9h-10h

8h-9h

9h-10h

8h-9h

9h-10h

8h-9h

9h-10h

10h11h 10h11h

11h-12h 11h-12h

10h11h 10h11h

11h-12h 11h-12h

12h-13h 12h-13h

13h-14h 13h-14h

12h-13h 12h-13h

13h-14h 13h-14h

14h-15h 14h-15h

14h-15h 14h-15h

15h-16h 15h-16h

16h17h 16h17h

15h-16h 15h-16h

16h17h 16h17h

17h-18h 17h-18h

17h-18h 17h-18h

18h-19h 18h-19h

19h-20h 19h-20h

18h-19h 18h-19h

19h-20h 19h-20h

20h-21h 20h-21h

21h-22h 21h-22h

22h-23h 22h-23h

23h-00h 23h-00h

00h-1h 00h-1h

Secours aux personnes Accidents de voie publique Feux Opérations diverses

20h-21h 20h-21h

21h-22h 21h-22h

22h-23h 22h-23h

23h-00h 23h-00h

00h-1h 00h-1h

Répartition horaire de l’activité

opérationnelle du SDIS 14 (2002-

2008)

1h-2h

1h-2h

1h-2h

1h-2h

2h-3h

2h-3h

2h-3h

2h-3h

3h-4h

3h-4h

3h-4h

3h-4h

4h-5h

5h-6h

4h-5h

5h-6h

4h-5h

5h-6h

4h-5h

5h-6h

6h-7h

6h-7h

Répartition horaire (hors SAP) de

l’activité opérationnelle du SDIS 14

(2002-2008)

6h-7h

6h-7h


Analyse de l’activité opérationnelle

du département

Précédente

Suivante

La répartition horaire de l’activité opérationnelle est largement

liée aux périodes de l’activité humaine. Dans

une moindre mesure, l’activité incendie augmente

entre 18h00 et 20h00 (pic à 225 interventions).

Deux pics pour le secours routier existent dans les périodes

de 7h00 à 10h00 et 18h00 à 20h00 (pic à 170 et

300 interventions).

Une plage horaire est critique entre 18h00 et 21h00 :

le secours aux personnes est encore soutenu avec des

interventions pour incendie et secours routier consommatrices

d’effectifs de sapeurs-pompiers.

Soit pour l’année 2008, 1 intervention toutes les 9 minutes

en période diurne et 1 intervention toutes les 18

minutes en période nocturne.

Répartition jour/nuit des interventions

67% 33% 87%

Jour 8h00 - 20h00

87%

Jour 7h00 - 0h00

Nuit 20h00 - 8h00

13%

Nuit 0h00 - 7h00

La répartition journalière des interventions souligne un

DLe secours aux personnes

s’entend, à l’exception des

accidents sur la voie publique,

par toute action d’urgence apportée à un individu

ou à un groupe de personnes afin :

- d’éviter un péril ou,

- de sortir d’une situation de danger réel ou ressenti

comme tel.

Les secours aux personnes, avec une moyenne de

23892 interventions ces sept dernières années, représentent

plus de 60% de l’activité opérationnelle 13%

annuelle départementale (hors AVP).

Ces interventions pour secours aux personnes ont

connu une augmentation en volume de près de

19% en 7 ans.

Au travers de ce volume, il faut distinguer les secours

d’urgence (prompt secours) du reste des interventions

pour lesquelles le critère d’urgence n’est pas

avéré ; une Jour régulation 7h00 - 0h00 médicale devrait Nuit permettre

0h00 - 7h00

alors d’apporter une réponse appropriée.

Le nombre d’interventions pour secours aux personnes

suite à un déclenchement de téléalarme

correspond à une moyenne annuelle de 1200 interventions

(soit 3,3 interventions par jour) pour plus

80%

de 620 interventions (soit 1,7 interventions

par jour) assurées sur l’agglomération 60%

caennaise. La fréquence de cette

sollicitation opérationnelle s’est

40%

accrue ces dernières années

(sollicitation moyenne journalière

en 2007 établie à 4

20%

interventions par jour).

La nature des lieux d’intervention

des VSAV se répartissent

comme suit (données

SAMU 14) :

ANALYSE SPECIFIQUE PAR NATURE D’INTERVENTION

1. Secours aux personnes

100%

0%

50%

50%

Nombre d’interventions SAP

Le SDIS 14 a été sollicité en 2007

suite à 950 carences d’ambulances

privées. Ces carences sont plus

nombreuses hors périodes ou-

déséquilibre important entre l’activité opérationnelle

43%

le département du Calvados signée vrées (06h30-09h00, 12h00-15h00,

60 diurne et nocturne.

le 5 juillet 2005

18h00-20h30 et jours fériés). 61

43%

30 000

25 000

20 000

15 000

10 000

5 000

0

2002

100%

80%

60%

40%

20%

0%

1% 1%

Nombre

Pourcentage

2003 2004 2005 2006 2007 2008

Années d’étude

Répartition des missions de secours aux personnes

2002 2003 2004 2005 2006 2007

Répartition des lieux

1%

Domicile

1% d’intervention VSAV

Lieu de travail

Domicile Milieu scolaire

5%

2002 2003 2004 2005 Lieu Terrain de 2006 travail 2007

de sport

Milieu scolaire

5%

Voie publique

Terrain de sport

Voie publique

70%

60%

50%

40%

30%

20%

10%

0%

Nb d’interventions de SMUR

Proportion du nombre de SAP

par rapport au total d’interventions

Nb d’interventions des médecins de garde

Nb d’interventions des ambulances privées

Nb d’interventions des VSAV

*Convention cadre relative à l’organisation

de l’aide médicale d’urgence

et des secours d’urgence dans

Evolution du nombre

d’interventions pour

secours aux personnes

Le secours aux personnes est une

mission partagée. La répartition

des missions s’est établie pour les

années 2002-2006 comme suit

(données SAMU 14) :

On constate que pour cette période,

la proportion du nombre d’interventions

des VSAV et des SMUR

Nb d’interventions de SMUR

Nb est d’interventions restée relativement des médecins de garde stable, la

Nb proportion d’interventions des ambulances transports privéespar les

Nb ambulanciers d’interventions des privés VSAV a connu une

très nette augmentation. Ce constat

est à rapprocher, pour la même période,

à la diminution de la proportion

des interventions assurées par

les médecins de garde.

La convention tripartite a eu pour

effet de maîtriser l’augmentation

du nombre d’interventions pour

secours aux personnes assurées par

le SDIS. Elle a en outre conduit le

SAMU à solliciter davantage les ambulanciers

privés pour répondre à la

diminution de la disponibilité de la

médecine ambulatoire*.


Analyse de l’activité opérationnelle

du département

Précédente

Evolution du nombre

d’interventions pour

explosions et incendies

Nombre d’interventions INC

2. Lutte contre les incendies

La lutte contre l’incendie s’entend par toute action d’urgence du service départemental

d’incendie et de secours conduisant à procéder à l’extinction de

solides, liquides ou gaz en ignition.

La lutte contre les incendies, avec 21191 interventions sur les sept dernières

années soit en moyenne 3028 interventions par an, représente près de 8% de

l’activité opérationnelle.

Ces interventions pour feux ont connu une diminution en volume de près de

16% en 7 ans.

4000

9%

3000

2000

1000

0

2002

2003 2004 2005 2006 2007 2008

Années d’étude

Nombre

Pourcentage

3. Secours routier

Les secours aux personnes victimes d’accidents

de la circulation avec une moyenne de 3338

interventions par an, représentent 8,4% de l’activité

opérationnelle sur les 7 dernières années

(2002-2008). Leur nombre a baissé de façon

significative de 2002 à 2003 de l’ordre de 18%

puis régulièrement entre 2003 et 2006 avec un

palier en 2005, une légère augmentation en

2007 puis une légère augmentation en 2008.

Cette baisse globale de 38% sur 7 ans s’inscrit

dans la tendance nationale observée au cours

de la même période.

Pour cette activité, les moyens du SDIS travaillent

en partenariat avec les S.M.U.R. (bilans

secouristes adressés au S.A.M.U.).

Nombre d’interventions AVP

5000

4000

3000

2000

8%

7%

6%

5%

4%

3%

2%

1%

0%

Proportion du Nb d’INC

par rapport au total d’interventions

Evolution du nombre

d’interventions pour

accidents de voie

publique

4. Opérations diverses

Il faut entendre par opérations diverses l’ensemble des interventions

effectuées par les services départementaux d’incendie et de secours autres

que les secours aux personnes et les incendies définis précédemment.

Le volume consacré aux opérations diverses représente 24% de l’ensemble

des interventions du SDIS 14.

Les opérations diverses

peuvent être classées en trois

familles :

1 – les interventions concernant

les actions de protection

des personnes, des biens et de

l’environnement consécutives

à des phénomènes naturels et

technologiques d’ampleur exceptionnelle

(tempêtes, inondations,

glissements de terrain,

pollutions industrielles, marées

noires…) qui représentent en

année normale près d’un quart

des opérations diverses et pour

lesquelles l’engagement du

SDIS est total et sans équivoque.

10%

8%

6%

4%

Proportion du Nb d’AVP

par rapport au total d’interventions

Nombre d’interventions OD

14 000

12 000

10 000

8 000

6 000

4 000

2000

0

2002

Années d’étude

2 – les interventions liées à des phénomènes naturels normaux et isolés

(nids d’insectes) pour lesquels le SDIS intervient.

3 – les interventions liées à des défaillances résultant de la négligence

(assèchement de locaux, animaux errants…), ou à des insuffisances de

maintenance (pannes d’ascenseurs, …). Cette famille d’interventions peut

faire l’objet d’une facturation.

Les communes de Caen, Lisieux et

Bayeux recensent le plus grand nombre

de destructions de nids d’hyménoptères

avec respectivement une moyenne

annuelle de 179, 76 et 66 destructions

de nids.

Bien que proportionnellement liés

au nombre d’habitants, ces chiffres

conduisent à des ratios très différents : 1

destruction de nid d’hyménoptères par

année civile pour 646 habitants à Caen,

323 habitants à Lisieux et 232 habitants

à Bayeux.

En tout état de cause, des menaces

avérées sur les personnes ou

2003 2004 2005 2006 2007 2008

1000

2%

Ces importantes

variations sont

Les moyens de désincarcération servent dans

0

0%

intimement liées

bon nombre d’interventions, autres que les AVP,

2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008

l’environnement doivent entraîner aux événements

62 pour accéder à la zone d’action.

Années d’étude

Nombre

Pourcentage

immédiatement l’engagement du SDIS. climatiques.

63

Nombre

Pourcentage

30%

25%

20%

15%

10%

5%

0%

Evolution du nombre d’interventions

pour opérations diverses

Proportion du Nb d’OD

par rapport au total d’interventions


Objectifs de couverture

des risques courants

5.objectifs de couverture des risques courants

Objectifs Risques Courants

Suivante

Hors conventions

interdépartementales

d’assistance mutuelle,

le SDIS 14 exerce ses

missions sur toutes

les communes du

département, qu’elles

disposent ou non d’un

Centre d’incendie et de

secours (CIS).

Le SDIS 14 dispose

d’un CTA placé sous

l’autorité du directeur

départemental des

services d’incendie et

de secours chargé de

traiter les demandes

de secours, d’alerter les

moyens opérationnels et

de suivre les opérations

qui ne sont pas

directement contrôlées

par le CODIS.

E

ORGANISATION

TERRITORIALE

1. Groupements territoriaux

Les groupements sont des échelons territoriaux qui

regroupent plusieurs compagnies.

Leur découpage est calqué sur celui des arrondissements

ajusté selon les limites géographiques de compétence

opérationnelle de chacun des centres d’incendie et de

secours.

Les chefs de groupement territoriaux peuvent exercer

simultanément la fonction de commandant d’une

compagnie de leur groupement territorial.

2. Compagnies

Les compagnies sont des unités territoriales constituées d’un regroupement

de plusieurs centres d’incendie et de secours au sein des groupements

territoriaux.

Elles constituent des entités territoriales qui disposent d’un commandant de

compagnie et d’un centre support désigné parmi les centres d’incendie et de

secours de la compagnie.

Les commandants de compagnie peuvent, sous certaines conditions de

cumul de fonctions,, assurer simultanément la fonction de commandant de

compagnie et de chef de groupement ou de chef de centre.

Les compagnies sont chargées d’activer le niveau de commandement de chef

de groupe.

Le découpage des compagnies correspond à un objectif de cohésion au sein

des entités géographiques.

Le découpage des compagnies est inspiré de celui des arrondissements et des

pays ajusté selon les limites géographiques de compétence opérationnelle de

chacun des centres d’incendie et de secours.

Les compagnies se regroupent

également autour :

- des centres supports de

formation,

- des ateliers départementaux

déconcentrés,

- des maisons médicales

départementales.

Ces relais pédagogiques et

logistiques se doivent d’être

accessibles aisément à partir de

chacun des centres d’incendie et

de secours.

Il est proposé de découper le

département du calvados en 6

compagnies autour des centres

d’incendie et de secours de

l’agglomération caennaise, de

Falaise, Bayeux, Vire, Touques et

Lisieux.

Pour l’exercice

des missions

opérationnelles,

le Directeur

départemental du

Service Départemental

d’Incendie et de Secours

du Calvados s’appuie

sur une organisation

décrite dans le

règlement intérieur du

service départemental

d’incendie et de secours

du Calvados et du Corps

départemental.

Sièges de Compagnies

Centre de Secours principaux

Centres de Secours

Centres de première Intervention

Maisons Médicales

Centres d’incendie et de secours

supports d’un atelier déconcentré

Centres d’incendie et de secours

supports de formation

Objectifs

Limiter à une demiheure

de route

maximum tout

déplacement entre un

centre d’incendie et de

secours et son centre

support de formation,

sa maison médicale et

son atelier déconcentré

de rattachement.

64 65


Objectifs de couverture

des risques courants

Précédente

Suivante

F

Les temps indiqués

correspondent aux moyennes

observées sur la période

2002-2007

55 sec

Traitement de l’alerte

39 sec

Transmission de l’alerte

1 à 3,5 mn

Temps de mobilisation des

sapeurs-pompiers pour les CIS

de garde postés

3,2 à 5 mn

Temps de mobilisation des

sapeurs-pompiers pour les CIS à

astreintes

Variable

Délais de route

NOTION DE COUVERTURE

OPERATIONNELLE

Délai de couverture = temps entre le décroché

de l’appel 18 ou 112 et l’arrivée du premier

engin sur les lieux de l’intervention

• Le délai de couverture est le temps qui s’écoule entre la réception de la

demande de secours par le CTA et l’arrivée sur les lieux de l’intervention du

premier engin de secours. Il comprend :

le délai de traitement et de transmission de l’alerte,

le délai de mobilisation des personnels,

le délai de route des engins de secours.

• Le délai de traitement et de transmission de l’alerte varie du fait :

• de l’encombrement provoqué par des appels simultanés,

• de la performance du traitement informatique de la demande de secours,

• du délai de transmission de l’alerte,

• des délais liés à l’interconnexion entre les différents services chargés de la

réception des demandes de secours.

• Le délai d’engagement des personnels varie en fonction :

• des modalités de mobilisation des personnels (garde postée ou astreinte),

• de l’ergonomie des CIS,

• de l’effectif à mobiliser pour la mission.

• Le délai de route est le temps mesuré entre le départ effectif de l’engin

et l’arrivée sur les lieux de l’intervention. Il dépend directement des lieux

d’implantation des centres d’incendie et de secours. Une augmentation des

délais de route des moyens de secours sur les lieux d’une intervention reste

cependant liée à :

• la forte densité de circulation sur certains tronçons routiers à certaines

périodes,

le franchissement de points de passage imposés (ponts mobiles, …),

• la topographie et la nature des voies de circulation,

les accès spécifiques à certains ouvrages (autoroutes, voies rapides,…),

les conditions météorologiques défavorables (précipitations, neige, verglas,

…).

Outre le délai d’acheminement des secours, les aléas cités peuvent influer

sur le délai de retour des engins après intervention avec pour effet direct une

augmentation de la probabilité de survenance d’une intervention simultanée.

G

1. Rappels réglementaires

Il n’existe pas de définition législative ou réglementaire

des délais de couverture, ce qui ne s’oppose pas à la

définition d’objectifs de couverture, dans le cadre de la

politique du service départemental d’incendie et de secours.

Il y a lieu de souligner que le SDDACR est le seul document chargé d’analyser

les risques et de déterminer le niveau de couverture.

CHOIX DU NIVEAU DE COUVERTURE

DES RISQUES COURANTS

Améliorer la couverture opérationnelle, c’est modifier le cas échéant :

• l’implantation des centres d’incendie et de secours,

• l’importance, le mode de fonctionnement et la composition des effectifs

de garde,

le choix et l’implantation des équipements.

2. Principes élémentaires

de couverture opérationnelle

Les moyens du SDIS sont engagés par le CTA-CODIS dans le cas de missions

de secours selon les principes suivants :

• engagement des moyens les mieux adaptés et les plus prompts à intervenir,

• uniformisation des départs types sur le territoire départemental,

• engagement des moyens opérationnels avec des équipages « normés »,

ou à défaut avec des équipages « non normés » mais suffisants pour

assurer leur sécurité sous réserve de l’engagement concomitant de moyens

complémentaires.

Le CTA•CODIS est seul compétent pour l’engagement et la gestion des moyens

opérationnels du Sdis.

Il lui revient le soin de veiller à maintenir la couverture opérationnelle telle

que définie dans le présent SDDACR afin de répondre à toutes les sollicitations

d’intervention qui relèvent des compétences du Sdis.

3. Objectifs de couverture des risques courants

Les objectifs de délai de couverture (ou délais d’intervention) doivent être

fixés par typologie de communes et par nature d’intervention.

Un objectif de couverture s’entend pour le 1 er engin adapté issu du centre

d’incendie et de secours le plus rapide à intervenir.

Les conditions de circulation n’interfèrent pas dans le calcul de ces objectifs

de couverture.

Ces objectifs de couverture n’ont pas valeur contractuelle susceptible de faire

naître un droit dont les bénéficiaires des secours pourraient se prévaloir.

Cette disposition exclut la couverture des sites particuliers (autoroutes et voies

rapides, bande littorale des 300 mètres). Du fait de leur particularité d’accès ou

d’équipements, ils ne sont pas visés par les objectifs de couverture fixés. Cette

Références réglementaires

Le décret du 4 août 1982

précisait que les délais de

couverture des risques par

les moyens sapeurs-pompiers

devaient être différents selon

que la commune siège du sinistre

était rurale ou urbaine.

La loi n°96-369 du 3 mai 1996

et son décret d’application

laisse aux décideurs départementaux

(Préfet et CASDIS)

le soin de définir les objectifs

en termes de délais d’intervention

selon des critères plus

larges.

66 disposition exclut également la couverture des risques particuliers.

67


Objectifs de couverture

des risques courants

Précédente

Suivante

• Objectifs de couverture des communes urbaines

L’objectif départemental de couverture est de disposer sur les communes

urbaines en 10 minutes maximum en moyenne annuelle:

• d’un engin incendie et d’un véhicule de secours aux victimes* ou

• d’un engin de secours routier et d’un véhicule de secours aux victime

L’objectif départemental de couverture est de disposer sur les communes

urbaines en 20 minutes maximum en moyenne annuelle d’un engin incendie

et d’un moyen aérien.

• Objectifs de couverture des communes « centre bourg »

L’objectif départemental de couverture est de disposer sur les communes

centre bourg en 15 minutes maximum en moyenne annuelle:

• d’un engin incendie et d’un véhicule de secours aux victimes*

• d’un engin de secours routier et d’un véhicule de secours aux victimes

L’objectif départemental de couverture est de disposer sur les communes

centre bourg en 30 minutes maximum en moyenne annuelle d’un engin

incendie et d’un moyen aérien.

• Objectifs de couverture des communes littorales soumises à un

tourisme séquentiel

L’objectif départemental de couverture est de disposer sur les communes

littorales soumises à un tourisme séquentiel en 20 minutes maximum en

moyenne annuelle:

• d’un engin incendie et d’un véhicule de secours aux victimes*

• d’un engin de secours routier et d’un véhicule de secours aux victimes ou

L’objectif départemental de couverture est de disposer sur les communes

littorales soumises à tourisme séquentiel en 30 minutes maximum en

moyenne annuelle d’un engin incendie et d’un moyen aérien.

• Objectifs de couverture des autres communes

Ces objectifs départementaux de couverture ne préjugent pas des ajustements

de moyens matériels et humains nécessaires pour couvrir le risque accru de

simultanéité d’interventions en période de forte affluence démographique.

Dans ces derniers cas, la variation de population justifie à elle seule, à objectif

de couverture constant, la variation des moyens.

L’activité du secours aux personnes représentant près de 60% de l’activité

opérationnelle des sapeurs-pompiers du Calvados, la participation du SDIS 14

à l’aide médicale d’urgence dans le département du Calvados doit faire l’objet

d’un suivi tout particulier.

Bilan de la

couverture

opérationnelles

2002-2008

A noter

Les communes non couvertes

dans un délai moyen annuel

de 20 minutes correspondent

à 3,4% de la population

départementale.

* dans l’hypothèse d’une

régulation par le CRRA 15

sans incidence sur le délai des

départs des moyens du SDIS

Objectifs départementaux de couverture :

L’objectif départemental de couverture est de disposer, sur ces communes, en

20 minutes maximum en moyenne annuelle :

• d’un engin incendie et d’un véhicule de secours aux victimes* ou

• d’un engin de secours routier et d’un véhicule de secours aux victimes.

L’objectif départemental de couverture est de disposer sur ces communes

en 45 minutes maximum en moyenne annuelle d’un engin incendie et d’un

moyen aérien.

Engin d’incendie et véhicule de

secours aux victimes

Engin de secours routier et véhicule

de secours aux victimes

Engin d’incendie et

moyen aérien

Communes urbaines 10 minutes 10 minutes 20 minutes

Communes péri urbaines 10 minutes 10 minutes 20 minutes

Communes centre bourg 15 minutes 15 minutes 30 minutes

Communes associées à l’activité

centre bourg

15 minutes 15 minutes 30 minutes

Communes littorales soumises à 20 minutes 20 minutes 30 minutes

tourisme séquentiel

Des données et indicateurs quantitatifs et qualitatifs doivent être recueillis et

échangés régulièrement avec les autres services participant à l’aide médicale

d’urgence et ce dans un objectif de partage des connaissances des conditions

de réalisation de la mission de secours et soins d’urgence afin d’en améliorer

l’efficacité.

L’emploi du défibrillateur automatique externe (DAE) constitue un reflet assez

précis de la qualité de la couverture opérationnelle par les moyens du SDIS

et de la qualité des interventions réalisées dans le cadre du prompt secours.

Communes pour lesquelles l’objectif

de couverture pour le secours à

personnes n’a pas été atteint

Communes pour lesquelles l’objectif

de couverture pour les incendies n’a

pas été atteint

Communes pour lesquelles l’objectif

de couverture pour le secours routier

n’a pas été atteint

Communes pour lesquelles l’objectif

de couverture pour un moyen

aérien n’a pas été atteint

Bassins géographiques pour

lesquels les objectifs n’ont pas été

atteints

Le nombre d’interventions ayant donné lieu à l’utilisation d’un DEA par une

équipe de sapeurs-pompiers et les conditions de ces interventions présentent

de ce fait un intérêt essentiel. Le recueil épidémiologique des informations

saisies à chacune des interventions est intégré au suivi des indicateurs opé-

68 Autres communes 20 minutes 20 minutes 45 minutes

rationnels.

69


Objectifs de couverture

des risques courants

Précédente

Suivante

• Objectifs de couverture en structures de commandement

L’objectif départemental de couverture est de disposer, sur toutes les communes

du département, d’un chef de groupe en 20 minutes maximum en

moyenne après sa sollicitation.

Le nombre de chef de groupe simultanément d’astreinte sur une même

compagnie doit ainsi être fonction de la superficie et de la nature des axes

routiers du secteur opérationnel à défendre.

De par l’importance de son activité opérationnelle, l’agglomération caennaise

doit disposer de la disponibilité simultanée de deux chefs de groupe.

Cette fonction est cumulable avec la fonction de chef de garde.

Le secteur littoral de la compagnie de Caen est couvert en période hivernale

par les chefs de groupe de l’agglomération caennaise. En période estivale,

une astreinte de chef de groupe supplémentaire dédiée à cette zone littorale,

notamment pour les périodes diurnes, est instaurée.

Les secteurs littoraux des compagnies de Bayeux et Touques doivent, sur le

même modèle, instaurer une astreinte de chef de groupe supplémentaire

pour leurs secteurs littoraux.

Au vu de la superficie du département, et afin de favoriser la dispersion

géographique du niveau de compétence opérationnelle correspondant, le

SDIS 14 doit disposer d’une astreinte simultanée de deux chefs de colonne.

La proximité du lieu de l’intervention détermine le choix du chef de colonne

à engager.

L’objectif départemental est de tendre vers une couverture d’un chef de colonne

en une heure maximum après sa sollicitation sur toutes les communes

du département.

Le SDIS 14 doit enfin disposer d’une astreinte de chef de site sur le département.

Ce chef de site doit être en mesure, en cas d’intervention nécessitant

sa compétence, de rejoindre le CODIS ou la Préfecture en moins d’une heure

à compter de sa sollicitation.

4. Maillage territorial

La zone intérieure bénéficie d’un bon maillage d’implantation des centres

d’incendie et de secours à l’exception du territoire à l’ouest de la plaine de

Caen. Ces difficultés de couverture de ce secteur conduisent à préconiser

l’implantation d’un poste avancé aux portes de l’agglomération caennaise.

L’hypothèse d’implantation d’un poste avancé sur la commune de Carpiquet

pourrait conduire à la couverture opérationnelle de 33 communes pour 1 096

interventions annuelles prévisibles (770 interventions diurnes).

Hypothèse d’implantation

d’un CIS diurne sur la commune

de Carpiquet

Objectifs

Objectifs spécifiques de

prévision :

• Elaborer, à partir d’une

analyse des risques, les

préconisations relatives

aux besoins en eau pour

l’alimentation des engins de

lutte contre l’incendie,

• Rédiger un règlement

départemental de défense

extérieure contre l’incendie

qui précise les conditions

d’intervention des engins

de lutte contre l’incendie en

fonction des caractéristiques des

points d’eau incendie.

Pour assurer une couverture opérationnelle dans des délais compatibles avec

une montée en puissance opérationnelle, deux postes de commandement

du niveau de chef de colonne doivent être disponibles sur le département.

Les choix d’implantation doivent garantir un engagement en intervention

et une présentation sur les lieux du sinistre rapides du poste de commandement.

Associés, ces deux postes de commandement doivent permettre de disposer

de l’ensemble des cellules d’un poste de commandement du niveau de chef

de site.

Cette organisation opérationnelle est conforme, notamment dans sa distribution

pyramidale, à la doctrine de gestion opérationnelle enseignée à

l’Ecole Nationale Supérieure des Officiers de Sapeurs-Pompiers (ENSOSP).

La période 2010-2012 doit à ce titre être consacrée à l’étude de faisabilité d’une

implantation sur le secteur géographique défavorisé et à la préconisation en

personnels et matériels à affecter à cette unité.

Au vu de la multiplicité des communes à forte densité de population autour

de l’agglomération caennaise, les centres d’incendie et de secours implantés

sur les communes de Troarn, Argences, et Bretteville sur Laize présentent

un intérêt opérationnel tout particulier dans le cadre de la couverture

70 opérationnelle de la métropole caennaise.

71


Objectifs de couverture

des risques courants

Précédente

Suivante

Référence réglementaire :

Le Règlement d’instruction et

de manœuvre stipule que « le

rayon maximum d’efficacité d’un

centre de secours à la campagne

est de l’ordre de 13 kilomètres ».

Le secteur opérationnel de

compétence des différents

centres d’incendie et de secours

du Calvados est inférieur à 300

kilomètres carrés.

Objectifs

fixés

Envisager le repositionnement du Centre de secours de Mézidon

Canon.

Améliorer l’efficacité des CIS en mutualisant les ressources des

centres d’incendie et de secours suivants :

- Bonneville la Louvet et Blangy le Château,

- Bonnebosq et Cambremer,

- Landelles et Coupigny et Saint Sever,

- Le Tourneur et Saint Martin des Besaces,

- Amfreville avec les unités opérationnelles voisines,

- Thury Harcourt, Clécy et Saint Rémy sur Orne.

Référence réglementaire : Article R. 1424-39 du C.G.C.T.

Les centres de secours principaux assurent simultanément au moins un départ en intervention pour

une mission de lutte contre l’incendie, deux départs en intervention pour une mission de secours d’urgence

aux personnes et un autre départ en intervention (soit un minimum de 14 sapeurs-pompiers);

Les centres de secours assurent simultanément au moins un départ en intervention pour une mission

de lutte contre l’incendie ou un départ en intervention pour une mission de secours d’urgence aux personnes

et un autre départ en intervention (soit un minimum de 8 sapeurs-pompiers);

Les centres de première intervention assurent au moins un départ en intervention.

Ces effectifs concernent des personnels qui sont soit postés au centre, soit susceptibles de le rejoindre

dans un délai fixé par le règlement opérationnel du S.D.I.S. et ne comprennent pas le chef de groupe et

le stationnaire éventuellement prévus au niveau du centre.

Introduction au règlement

opérationnel

La répartition des secteurs de

compétence opérationnelle doit

être validée par le règlement

opérationnel. Cette étude ne doit

pas se borner aux seules limites

communales mais mener à une

découpe adaptée, par commune,

par quartier voire par rue.

Pour éviter tout

dysfonctionnement opérationnel,

il est impératif qu’un tel dispositif

fonctionne dans le cadre d’une

mutualisation de moyens entre

plusieurs CIS, à savoir sur le modèle

d’un appui réciproque.

La mise en place du Système

d’Information Géographique

est un élément essentiel dans la

détermination des secteurs de

compétence opérationnelle.

La couverture opérationnelle proposée doit en outre être optimisée en

développant les conventions d’entraide avec les SDIS voisins pour les

communes limitrophes susceptibles d’être secourues depuis les centres

d’incendie et de secours de Saint Jean de Daye, Tessy sur Vire, Sourdeval,

Vimoutiers, Bernay et Cormeilles.

5. Quantification et qualification

des effectifs mobilisables

Pour répondre aux objectifs de couverture fixés, l’effectif mobilisable au sein

des centres d’incendie et de secours doit être suffisamment dimensionné

au vu de la sollicitation opérationnelle, et ce, afin de garantir le départ des

secours.

L’objectif est donc de dimensionner le nombre de sapeurs-pompiers par

centre d’incendie et de secours devant être simultanément disponibles pour

assurer une intervention.

Dans le cadre du présent Schéma Directeur Départemental d’Analyse et de

Couverture des Risques (SDDACR), le choix a été de dimensionner l’effectif

mobilisable par unité opérationnelle afin de pallier toute simultanéité

statistique d’intervention sur le secteur défendu par un centre d’incendie et

de secours donné.

Cet effectif de sapeurs-pompiers mobilisables doit distinguer les sapeurspompiers

en garde postée en centre et les sapeurs-pompiers d’astreinte

depuis leur domicile ou leur lieu de travail.

• Notion d’effectif de garde ou d’astreinte minimum

L’effectif opérationnel minimum fixé par arrêté préfectoral correspond à un

seuil au dessous duquel la couverture des risques n’est plus assurée dans de

bonnes conditions. Il est à différencier de l’effectif optimum à programmer au

quotidien. Ce dernier effectif, qui prend en considération la disponibilité des

sapeurs-pompiers volontaires, correspond aux besoins de fonctionnement

des unités opérationnelles et doit être supérieur à l’effectif opérationnel

minimum.

Les effectifs minimums à respecter pour chacun des CIS du département

sont précisés dans le tableau suivant sur fond rouge.

• Dichotomie des effectifs mobilisables de jour et de nuit

Le Schéma Directeur Départemental d’Analyse et de Couverture des Risques

(SDDACR) se doit de définir la meilleure adéquation des moyens aux risques

de jour mais également de nuit. Au vu des statistiques et de l’expérience,

il apparaît que les interventions de jour sont plus de deux fois plus nombreuses

que les interventions de nuit.

La réglementation existante sur les capacités d’intervention des centres de

première intervention, des centres de secours et des centres de secours principaux

définit l’effectif minimum à assurer.

Au-delà, c’est l’analyse des risques seule et le choix de couverture opérationnelle

qui permet la meilleure adéquation des moyens aux risques.

• Présentation de l’outil statistique

La détermination des effectifs mobilisables nécessite que soit défini avec

précision l’occurrence de voir se présenter simultanément ou quasi simultanément

plusieurs interventions sur un secteur opérationnel.

De la simultanéité ou quasi simultanéité résulte le dimensionnement des

effectifs de garde ou d’astreinte et de la dotation en matériels indispensables

au bon fonctionnement opérationnel des centres d’incendie et de secours

visés par l’étude.

Le recours à des méthodes de calculs statistiques permet de répondre à

cette problématique.

• Détermination du mode de fonctionnement des centres

d’incendie et de secours

Au vu de l’effectif mobilisable nécessaire, l’appréciation du délai d’engagement

et du délai de route conduit à déterminer le mode de fonctionnement

du centre d’incendie et de secours donné. Soit à choisir :

• un régime d’astreintes pour l’ensemble de l’effectif mobilisable,

• un régime de gardes postées pour l’ensemble de l’effectif mobilisable,

• un régime mixte de gardes postées et d’astreintes pour l’ensemble

de l’effectif mobilisable.

72 73

A noter

La Direction de la sécurité civile

(DSC) établissait en 1993 qu’ « un

centre de secours effectuant

plus de trois sorties par jour pour

intervention doit disposer d’une

garde présente en permanence »

(Dossier de présentation

générale du SDACR – Courrier de

la DSC en date du 25 mars 1993).

En appliquant ce ratio aux

périodes diurnes et nocturnes,

cette règle conduit à préconiser

une garde au poste pour les

centres d’incendie et de secours

qui interviennent en moyenne

plus de 2 fois en journée et plus

d’une fois en nuit.


Objectifs de couverture

des risques courants

Précédente

Suivante

• Composition quantitative des gardes

et astreintes

Les tableaux ci-après proposent pour chacun des CIS

un dimensionnement de la garde et de l’astreinte

opérationnelle :

- en adéquation avec les objectifs de couverture fixés,

- cohérent en termes de sollicitation horaire des sapeurspompiers

de garde ou d’astreinte,

- compatibles avec les capacités de recrutement de sapeurspompiers

volontaires sur le secteur considéré.

Effectif

minimum

jour

Effectif

minimum

nuit

Effectif

en garde

postée

Hors période de fréquentation touristique

Périodes diurnes ouvrées Périodes diurnes fériées Périodes nocturnes

Effectif en

astreinte

Effectif total

mobilisable

Effectif

en garde

postée

Effectif en

astreinte

Effectif total

mobilisable

Effectif

en garde

postée

Effectif en

astreinte

BAYEUX 14 14 9 5 14 9 5 14 6 8 14

COURSEULLES

SUR MER

CIS assurant la couverture de communes soumises à tourisme séquentiel

Effectif total

mobilisable

8 8 0 9 9 0 9 9 0 9 9 1

HONFLEUR 8 8 3 6 9 3 6 9 3 6 9

HOULGATE 8 8 0 9 9 0 9 9 0 9 9 2

CIS assurant la couverture de communes urbaines

OUISTREHAM 8 8 3 6 9 3 6 9 0 9 9

CIS assurant la couverture de communes urbaines

Période diurne

Période nocturne

PERIERS EN AUGE 8 8 6 3 9 6 3 9 3 6 9

TOUQUES 9 9 9 3 12 9 3 12 6 6 12

Effectif minimum jour

Effectif minimum nuit

Effectif en garde postée

Effectif en astreinte

Effectif total mobilisable

Effectif en garde postée

Effectif en astreinte

Effectif total mobilisable

CAEN COUVRECHEF

CAEN CANADA

IFS

LISIEUX

54

16

44

14

56

14

0

2

56

16

46

12

0

2

46

14

VIRE 8 8 6 3 9 3 6 9

BAYEUX

Voir CIS assurant la défense de communes à fréquentation touristique séquentielle

HONFLEUR

Voir CIS assurant la défense de communes à fréquentation touristique séquentielle


VILLERS SUR MER 8 8 0 6 6 0 6 6 0 6 6 3

Observations

1. Avec une garde postée diurne de 3 SP chaque jours fériés

2. Avec une garde postée diurne de 3 SP les jours fériés à forte fréquentation touristique

3. Avec une garde postée diurne de 3 SP les jours fériés à forte fréquentation touristique

Effectif

minimum

jour

Effectif

minimum

nuit

Effectif

en garde

postée

En période de fréquentation touristique

Proposition Equipe de projet

Périodes diurnes ouvrées Périodes diurnes fériées Périodes nocturnes

Effectif en

astreinte

Effectif total

mobilisable

Effectif

en garde

postée

Effectif en

astreinte

Effectif total

mobilisable

Effectif

en garde

postée

Effectif en

astreinte

Effectif total

mobilisable

BAYEUX 14 14 12 2 14 12 2 14 6 8 14 1.

COURSEULLES SUR

MER

11 8 6 6 12 6 6 12 0 9 9 2.

HONFLEUR 8 8 6 3 9 6 3 9 3 6 9

TOUQUES

Voir CIS assurant la défense de communes à fréquentation touristique séquentielle

Observations : Effectifs exprimés en SPP. Comprend les sous officiers de jour et stationnaires

HOULGATE 8 8 3 6 9 3 6 9 0 9 9

OUISTREHAM 8 8 6 3 9 6 3 9 3 6 9

PERIERS EN AUGE 11 8 9 3 12 9 3 12 6 3 9

TOUQUES 11 8 12 2 14 12 2 14 9 3 12

VILLERS SUR MER 8 8 3 3 6 3 3 6 0 6 6

Observations

1. Dont une garde avancée de 3 SP en période diurne à Arromanche

74 2. Avec une garde postée de 3 SP prolongée jusqu’à 23h00

75


Objectifs de couverture

des risques courants

Précédente

Suivante

Autres CIS

Autres CIS

Effectif

minimum

jour

Effectif

minimum

nuit

Effectif

en garde

postée

Périodes diurnes ouvrées Périodes diurnes fériées Périodes nocturnes

Effectif

en

astreinte

Effectif total

mobilisable

Effectif

en garde

postée

Effectif

en

astreinte

Effectif total

mobilisable

Effectif

en garde

postée

Effectif

en

astreinte

FALAISE 8 8 6 3 9 6 3 9 3 6 9

VILLY BOCAGE 8 8 3 6 9 3 6 9 0 9 9

ARGENCES 8 8 0 9 9 0 9 9 0 9 9

BRETTEVILLE

SUR LAIZE

CONDÉ SUR

NOIREAU

ISIGNY SUR

MER

MÉZIDON

CANON

Effectif total

mobilisable

8 8 0 9 9 0 9 9 0 9 9

8 8 0 9 9 0 9 9 0 9 9

8 8 0 9 9 0 9 9 0 9 9

8 8 0 9 9 0 9 9 0 9 9

PONT L'EVÊQUE 8 8 0 9 9 0 9 9 0 9 9

ST PIERRE SUR

DIVES

8 8 0 9 9 0 9 9 0 9 9

TROARN 8 8 0 9 9 0 9 9 0 9 9

AUNAY SUR

ODON

6 8 0 6 6 0 9 9 0 9 9

BALLEROY 6 8 0 6 6 0 9 9 0 9 9

CLÉCY 6 8 0 6 6 0 9 9 0 9 9

CREULLY 6 8 0 6 6 0 9 9 0 9 9

GRANDCAMP

MAISY

LE MOLAY

LITTRY

6 8 0 6 6 0 9 9 0 9 9

6 8 0 6 6 0 9 9 0 9 9

LIVAROT 6 8 0 6 6 0 9 9 0 9 9

ORBEC EN AUGE 6 8 0 6 6 0 9 9 0 9 9

PONT D'OUILLY 6 8 0 6 6 0 9 9 0 9 9

POTIGNY 6 8 0 6 6 0 9 9 0 9 9

THURY

HARCOURT

6 8 0 6 6 0 9 9 0 9 9

TRÉVIÈRES 6 8 0 6 6 0 9 9 0 9 9

AMFREVILLE 6 6 0 6 6 0 6 6 0 6 6

CAMBREMER 6 6 0 6 6 0 6 6 0 6 6


Périodes diurnes ouvrées Périodes diurnes fériées Périodes nocturnes

76 Observation Avec une garde postée diurne de 3 SP chaque jours fériés de mars à octobre

77

CAUMONT

L'EVENTÉ

Autres CIS

Effectif

minimum

jour

Effectif

minimum

jour

Effectif

minimum

nuit

Effectif

minimum

nuit

Effectif

en garde

postée

Effectif

en

astreinte

Effectif total

mobilisable

Proposition Equipe de projet

Effectif

en garde

postée

Effectif

en garde

postée

Centre de traitement des alertes

Effectif

en

astreinte

Effectif total

mobilisable

Effectif

en garde

postée

Effectif

en

astreinte

Périodes diurnes ouvrées Périodes diurnes fériées Périodes nocturnes

Effectif

en

astreinte

Effectif total

mobilisable

Effectif

en garde

postée

Effectif

en

astreinte

Effectif total

mobilisable

Effectif

en garde

postée

Effectif

en

astreinte

CTA 5 5 5 0 5 5 0 5 5 0 5

Centre nautique 4 4 4 0 4 4 0 4 4 0 4

Effectif total

mobilisable

6 6 0 6 6 0 6 6 0 6 6

DOZULÉ 6 6 0 6 6 0 6 6 0 6 6

LE BÉNY

BOCAGE

6 8 0 6 6 0 6 6 0 6 6

MOYAUX 6 6 0 6 6 0 6 6 0 6 6

ST MARTIN DES

BESACES

ST RÉMY SUR

ORNE

ST SEVER-

CALVADOS

6 8 0 6 6 0 6 6 0 6 6

6 6 0 6 6 0 6 6 0 6 6

6 8 0 6 6 0 6 6 0 6 6

VASSY 6 8 0 6 6 0 6 6 0 6 6

BLANGY LE

CHÂTEAU

BONNEVILLE LA

LOUVET

4 4 0 4 4 0 4 4 0 4 4

4 4 0 4 4 0 4 4 0 4 4

BONNEBOSQ 2 2 0 2 2 0 2 2 0 2 2

LANDELLES ET

COUPIGNY

2 2 0 2 2 0 2 2 0 2 2

LE TOURNEUR 2 2 0 2 2 0 2 2 0 2 2

Effectif total

mobilisable


350

Objectifs de couverture

des risques courants

300

Précédente

250

Suivante

200

150

100

50

Nombre d’interventions

le week end et les jours fériés

de 8h00 à 20h00

Cumul 2002 - 2007

0

Janv.

200

Fév. Mars. Avr. Mai. Juin. Juil. Août. Sept. Oct. Nov. Déc.

150

Seuil des 2 interventions/jour

Courseulles

100

Villers sur Mer

Pont l’Évêque

50

Ouistreham

Houlgate 0

Janv.

Important (RO)

En cas d’indisponibilité temporaire

conduisant à un effectif de garde

ou d’astreinte inférieur à l’effectif

minimum du centre d’incendie

et de secours, le commandant

de compagnie et/ou le chef de

groupement territorial et/ou le

chef de site d’astreinte organise(nt)

la couverture opérationnelle

sur leur secteur de compétence

(regroupement des personnels

disponibles, réservation de moyens

dédiés, …).

A noter

Les objectifs de garde ou

d’astreinte définis pour chacun

des centres excluent la fonction de

stationnaire. Les centres d’incendie

et de secours sièges de compagnie

assurent cette fonction au-delà des

objectifs de garde et d’astreinte

fixés ci-avant.

350

300

250

CS Courseulles Seuil des 2 interventions/jour sur mer et CS Pont l’Evêque :

Courseulles

Le décompte Villers sur Merdes interventions assurées les jours fériés par les centres

d’incendie Pont l’Évêque et de secours dédiés à la couverture de communes à fréquentation

touristique Ouistreham séquentielle conduit à préconiser :

• pour Houlgate le centre d’incendie et de secours de Courseulles sur mer la tenue

d’une garde postée les week-ends et jours fériés de l’année en période diurne,

• pour le centre de secours de Pont l’Evêque la tenue d’une garde postée

chaque week-end et jour férié en période diurne du mois de mars à octobre.

CS Ouistreham :

L’instauration d’une garde postée de 3 sapeurs-pompiers en période diurne

au centre de secours de Ouistreham s’inscrit dans les objectifs de couverture

globale de la compagnie de Caen.

CS Villy Bocage :

L’instauration d’une garde postée de 3 sapeurs-pompiers en période diurne

au centre de secours de Villy Bocage permet d’améliorer la couverture

opérationnelle à l’ouest de la plaine de Caen. La pertinence de cette garde

postée sera à réévaluer à l’ouverture d’un poste avancé sur la commune de

Carpiquet.

CSP Bayeux :

Fév. Mars. Avr. Mai. Juin. Juil. Août. Sept. Oct. Nov. Déc.

L’activation d’une garde avancée sur la garde du CSP Bayeux en période

estivale diurne sur la commune d’Arromanches devrait permettre d’améliorer

la couverture opérationnelle d’un secteur littoral soumis à une forte

fréquentation touristique. La période 2010-2012 doit être consacrée à l’analyse

des risques du secteur, à la formulation de prescriptions précises de couverture

et à la négociation pour la mise à disposition gratuite, par une des communes

concernées, d’un local d’accueil adapté aux besoins.

Afin de pouvoir renforcer

les effectifs opérationnels

des centres d’incendie et de

secours du Calvados et pallier

aux éventuels déficits de

qualifications particulières, une

réserve mobile départementale

de sapeurs-pompiers

mobilisables au profit d’autres

centres d’incendie et de secours

est constituée. Cette réserve

est administrativement affectée

sur l’agglomération caennaise

pour tirer profit du bassin de

recrutement que constitue

l’aire urbaine mais peut être

enrichie de tout sapeurpompier

volontaire affecté à

un autre centre d’incendie et

de secours et ponctuellement

disponible. Peuvent également

être associés à cette réserve

mobile, ponctuellement et avec

leur accord et celui de leur chef

de centre d’appartenance, des

sapeurs-pompiers professionnels

sur leur temps de travail.

• Rédiger avant début

2010 un nouveau règlement

d’attribution des vacations au

titre des gardes et astreintes

dans un souci d’équité

départementale en fonction

des objectifs fixés,

• Etablir des plans de

rappel dans tous les centres

d’incendie et de secours

disposant de logement en

caserne,

• Définir les missions

attribuées aux stationnaires

• Composition quantitative des gardes et astreintes

78 des compagnies

Si une échelle dans le CIS sinon 1 équipier supplémentaire 79

Objectifs

Objectifs de compétences de la garde ou de l’astreinte

Chef d’agrès

incendie

Chef d’agrès

VSAV/VTU

Chef d’équipe

Equipier

Garde d’un CIS à 2 SP 1 1

Garde d’un CIS à 3 SP 1 1 1

Garde d’un CIS à 4 SP 1 1 1 1

Garde d’un CIS à 5 SP 1 1 1 1 1

Garde d’un CIS à 6 SP 1 1 1 2 1

Garde d’un CIS à 7 SP 1 1 2 2 1

Conducteur PL

Conducteur

Echelle

Garde d’un CIS à 8 SP 1 1 2 2 1 1

Garde d’un CIS à 9 SP 1 1 2 2 2 1

Garde d’un CIS à 10 SP 1 2 2 2 2 1

Garde d’un CIS à 11 SP 2 2 2 2 2 1

Garde d’un CIS à 12 SP 2 2 2 3 2 1

Garde d’un CIS à 13 SP 2 2 2 4 2 1

Garde d’un CIS à 14 SP 2 2 3 4 2 1

Garde d’un CIS à 15 SP 2 2 3 4 3 1

Garde d’un CIS à 16 SP 2 2 4 4 3 1

Garde d’un CIS à 17 SP 2 2 5 4 3 1

Garde d’un CIS à 18 SP 2 2 5 5 3 1

Garde d’un CIS à 19 SP 2 3 5 5 3 1

Garde d’un CIS à 20 SP 2 3 5 5 4 1

Garde d’un CIS à 21 SP 2 3 6 5 4 1

Garde d’un CIS à 22 SP 2 3 6 6 4 1

Garde d’un CIS à 23 SP 2 4 6 6 4 1

Garde d’un CIS à 24 SP 2 4 6 6 5 1

Garde d’un CIS à 25 SP 2 4 7 6 5 1

Garde d’un CIS à 26 SP 2 4 7 7 5 1

Garde d’un CIS à 27 SP 2 4 7 7 6 1

Si au moins 2 véhicules poids lourds dans le CIS

sinon 1 équipier supplémentaire


Objectifs de couverture

des risques courants

Précédente

Suivante

H

Off. Supérieurs

Off. Subalternes

Grades

RESSOURCES HUMAINES

Colonel 2 2

Lieutenant Colonel 3 1 + 3 7

11

7

Commandant 2 2 2

Capitaine 3 + 5 7 15

17

Lieutenants 3 + 5 8 13 48 16 53

Major 1 + 2 17 20 20

34 59 64

Grades

1. Quantification et qualification

de l’encadrement en officiers

de sapeurs-pompiers professionnels

En application du schéma d’organisation du service départemental d’incendie

et de secours (Article 10 du R.I), l’Etablissement dispose en officiers SPP de

l’encadrement suivant :

Situation au 1 er septembre 2009

DDSIS,

DDA et sous

directeurs

SDDACR 2010 - 2012

DDSIS,

DDA et sous

directeurs

Officers

affectés

dans les

groupements

fonctionnels

et territoriaux

Officers

affectés

dans les

groupements

fonctionnels

et territoriaux

Officiers

affectés

dans les

compagnies

et les CIS

Officiers

affectés

dans les

compagnies

et les CIS

Postes pourvus

Colonel 2 2

2

Lieutenant Colonel 3 1 + 3 2 9

11

9

Capitaine à

Commandant

4 3 7

Lieutenant à

Capitaine

3 3

Major à Capitaine 7 7

Major à Lieutenant 6 + 6 21 33

Total

Total

Postes

budgétés

2

Postes

budgétés

11

Comparaison

effectif

maximum en

officiers SDIS

2 e catégorie

50 108

61 119

Par ailleurs, selon les différentes hypothèses de cumul de fonction, les grades des chefs de groupement et

commandants de compagnie sont précisés dans le tableau ci-dessous :

CSP Lisieux, Bayeux et

Caen Couvrechef

Chef de centre Commandant de compagnie Chef de groupement

Capitaine à Commandant Capitaine à Commandant Commandant à Lieutenant-colonel

Capitaine à Commandant

Commandant à Lieutenant-colonel

Capitaine à Commandant

Commandant à Lieutenant-colonel

80 81

CS Touques

CS Vire et Falaise

Dans tous les cas, le grade du

commandant de compagnie ne peut

être inférieur au grade le plus éle

présent au sein de la compagnie.

2. Quantification

et qualification

des effectifs des

centres d’incendie

et de secours

La détermination des effectifs d’un

centre d’incendie et de secours

nécessaires au bon fonctionnement de

l’unité opérationnelle est fonction des

objectifs de garde fixés mais également

du mode de fonctionnement de l’unité

opérationnelle (astreintes et/ou gardes

postées) et du mode de planification du

temps de travail des sapeurs-pompiers

professionnels.

Chef de centre Commandant de compagnie Chef de groupement

Lieutenant à Capitaine Lieutenant à Capitaine Commandant à Lieutenant-colonel

Lieutenant à Commandant

Commandant à Lieutenant-colonel

Lieutenant à Capitaine

Commandant à Lieutenant-colonel

Chef de centre Commandant de compagnie Chef de groupement

Major à Lieutenant Major à Lieutenant Commandant à Lieutenant-colonel

Major à Capitaine

Commandant à Lieutenant-colonel

A noter

Conséquences des modes de programmation

des gardes des sapeurs-pompiers professionnels

La programmation exclusive des gardes postées de 12 heures en

période diurne les jours ouvrés permet de pallier le manque de

disponibilité des sapeurs-pompiers volontaires.

Ce type de fonctionnement limite cependant les contacts

entre sapeurs-pompiers volontaires et conduit à se priver des

compétences techniques et de l’expérience des sapeurs-pompiers

professionnels durant les périodes fériées et nocturnes.

La planification de gardes postées de 24 heures permet des échanges

humains et professionnels entre sapeurs-pompiers professionnels et

volontaires.

Un tel mode de planification mobilise cependant des sapeurspompiers

professionnels à des périodes de forte disponibilité des

sapeurs-pompiers volontaires (périodes nocturnes et périodes diurnes

en jours fériés).

Cette accumulation des périodes de garde de nuit n’est en outre

pas sans conséquences sur la santé des agents. En effet, la capacité

à travailler la nuit diminuant avec l’âge, les études montrent que ces

agents deviennent plus sensibles à la perturbation du sommeil et au

stress des interventions (cf. commission d’évaluation temps de travail

– Avant projet de rapport final – 11 juillet 2007).

Fort de ce constat, il apparaît qu’une planification alternée de périodes

de gardes de 12 heures et de 24 heures tous les jours de l’année peut

constituer la solution aux problèmes et difficultés rencontrées dans

les hypothèses de planification exclusive d’une seule durée de garde.


Objectifs de couverture

des risques courants

Précédente

A noter

Influence du mode de mobilisation des sapeurs-pompiers

volontaires (gardes ou astreintes) sur les effectifs des

centres d’incendie et de secours

Le mode de fonctionnement d’une unité opérationnelle influe

sur le niveau de sollicitation individuelle des sapeurs-pompiers

volontaires qui constituent l’effectif du centre d’incendie et de

secours.

L’implication d’un sapeur-pompier volontaire est en effet plus

importante au sein d’un centre qui propose à la fois des périodes

d’astreinte et de garde postée, une partie du temps de service

étant assurée au sein du casernement.

Dans un souci d’équité départementale en terme de sollicitation

et pour le même objectif quantitatif de garde quotidienne,

un centre d’incendie et de secours qui fonctionne à la fois en

astreinte et en garde postée doit disposer d’un effectif de sapeurspompiers

plus important qu’un centre d’incendie et de secours

qui fonctionne exclusivement en astreinte.

Au vu de leurs contraintes de disponibilité, il y a lieu de définir,

pour déterminer le nombre de sapeurs-pompiers volontaires à

affecter à une unité opérationnelle, le ratio du nombre de sapeurspompiers

volontaires à prévoir pour disposer à tout moment de

l’un d’entre eux en position d’astreinte.

Il peut ainsi être considéré que pour bénéficier en moyenne de

la disponibilité d’un sapeur-pompier volontaire en astreinte par

jour, il faut disposer entre 5 et 7 sapeurs-pompiers volontaires à

l’effectif.

Ces ratios doivent être augmentés pour les CIS exclusivement

composés de sapeurs-pompiers volontaires et dont les objectifs

de garde et d’astreinte sont redéfinis en période à forte

fréquentation touristique.

L’effectif en sapeurs-pompiers volontaires pour les centres

d’incendie et de secours mixtes fonctionnant à la fois en gardes

postées et en astreinte est défini quant à lui selon des critères

spécifiques non soumis à l’utilisation de ces mêmes ratios.

Les objectifs de garde et d’astreinte fixés conduisent à répartir les postes

de sapeurs-pompiers professionnels et volontaires dans les unités

opérationnelles selon le tableau qui suit.

Les effectifs d’encadrement des CIS entendus principalement en régime de

service hors rang sont à considérer comme des objectifs en sus des effectifs

de catégories C. Ils peuvent, dans certaines unités opérationnelles et pour la

période 2010-2012, être pris sur les effectifs de catégorie C.

Les effectifs annoncés s’entendent hors personnels affectés aux missions

spécifiques dévolues à la compagnie et du groupement.

CIS

Sapeurs-pompiers professionnels

Encadrement

Sapeurs-pompiers volontaires

AMFREVILLE 0 0 0 1 30 42

ARGENCES 0 0 1 2 45 63

AUNAY SUR ODON 0 0 0 2 30 42

BALLEROY 0 0 0 2 30 42

BAYEUX 1 1 1 15 15 2 70 90

BLANGY LE CHÂTEAU 0 0 0 1 20 28

BONNEBOSQ 0 0 0 1 10 14

BONNEVILLE LA LOUVET 0 0 0 1 20 28

BRETTEVILLE SUR LAIZE 0 0 0 2 45 63

IFS 1 1 5

CAEN COUVRECHEF 1 1 5

1 40 100

246 242

CAEN CANADA 1 1

CTA-CODIS 1 0 0 0

CAMBREMER 0 0 0 1 30 42

CAUMONT L’EVENTE 0 0 0 1 30 42

CLECY 0 0 0 1 30 42

CONDE SUR NOIREAU 0 0 0 2 45 63

COURSEULLES 0 0 0 2 45 72

CREULLY 0 0 0 2 30 42

DOZULE 0 0 0 1 30 42

FALAISE 1 1 10 8 2 45 70

GRANDCAMP MAISY 0 0 0 2 30 42

HONFLEUR 1 1 2 3 2 45 72

HOULGATE 0 0 0 2 45 72

ISIGNY SUR MER 0 0 0 2 45 63

LANDELLES ET COUPIGNY 0 0 0 1 10 14

LE BENY BOCAGE 0 0 0 2 30 42

LE MOLAY LITTRY 0 0 0 2 30 42

LE TOURNEUR 0 0 0 1 10 14

LISIEUX 1 1 1 36 32 2 70 90

LIVAROT 0 0 0 2 30 42

MEZIDON CANON 0 0 0 2 45 63

MOYAUX 0 0 0 1 30 42

ORBEC EN AUGE 0 0 0 2 30 42

OUISTREHAM 1 1 6 6 2 45 72

PERIERS 1 1 10 10 1 45 72

PONT D’OUILLY 0 0 0 2 30 42

PONT L’EVEQUE 0 0 0 2 45 63

POTIGNY 0 0 0 2 30 42

ST MARTIN DES BESACES 0 0 0 1 30 42

ST PIERRE SUR DIVES 0 0 0 2 45 63

ST REMY SUR ORNE 0 0 0 1 30 42

ST SEVER 0 0 0 2 30 42

THURY HARCOURT 0 0 0 2 30 42

TOUQUES 1 1 1 21 21 2 60 90

TREVIERES 0 0 0 2 30 42

TROARN 0 0 0 2 45 63

VASSY 0 0 0 2 30 42

VILLY BOCAGE 0 0 0 2 45 63

VILLERS SUR MER 0 0 0 1 30 42

VIRE 1 1 10 8 2 45 70

Centre nautique 1 0 0 0 0 0

CIS soumis à un objectif de mutualisation

Fonction d’adjoint susceptible d’être

assurée par un SPV

Fonction de chef de centre susceptible

d’être assurée temporairement par un SPP

pris sur les effectifs de la compagnie

Fonction(s) de chef de centre et/ou

d’adjoint susceptible(s) d’être assurée(s)

temporairement par un ou deux SPP pris

sur les effectifs de la compagnie

Du grade d’Adjudant à Lieutenant de

SPP

Du grade de Major à Lieutenant de SPP

Du grade de Major à Capitaine de SPP

Du grade de Lieutenant à Capitaine de

SPP

Du grade de Capitaine SPP

Du grade de Capitaine à Commandant de

SPP

Du grade de Major à Lieutenant de SPV

Du grade de Major à Capitaine de SPV

Du grade de Major à Lieutenant de SPV et

du grade de Major à Capitaine SPV

82 13 11 13 356 346 80 1720 2501

83

Cat C

Cat C Effectif budgétaire au 1 er

septembre 2009 (rappel)

Officiers

SPV non officiers mini

SPV non officiers maxi

Ces effectifs sont des objectifs à atteindre

qui ne conduisent pas nécessairement à

la mobilité des personnels actuellement

en poste en fonction des situations

individuelles.

Dans tous les cas, le grade d’adjoint au chef

de centre ne peut être supérieur à celui du

chef de centre.

Suivante


Objectifs de couverture

des risques courants

Précédente

Suivante

Remarques sur les conditions de nomination des officiers SPV :

1- respect du statut,

2- respect des obligations de formation,

3- grade inférieur ou égal au chef de centre,

4- possibilité de mobilité,

5- possibilité d’accès à la formation de chef de groupe.

Une unité opérationnelle à l’ouest de la plaine de Caen (voir hypothèse

d’implantation sur la commune de Carpiquet) pourrait à terme être affectée à

la compagnie de Caen.

L’enjeu de la compagnie de Caen qui se caractérise par une relative proximité

de ses unités opérationnelles ou par un accès aisé et rapide à certaines d’entre

elles est une mutualisation des ressources notamment professionnelles.

A noter

Sous réserve des disponibilités

et de l’accord des intéressés

les sapeurs-pompiers affectés

à l’agglomération caennaise

peuvent renforcer les centres

d’incendie et de secours de la

compagnie de Caen.

• Compagnie de Lisieux

Il est proposé d’affecter au CSP Lisieux une ressource de 36 sapeurs-pompiers

professionnels (contre 32 postes budgétaires à la date du 1er septembre 2009).

Ces effectifs professionnels permettent de garantir, avec 16 logements par

nécessité absolue de service, la présence en garde postée de :

• 12 sapeurs-pompiers professionnels chaque jour ouvré,

• 6 sapeurs-pompiers professionnels chaque jour férié,

• Entre 6 et 8 sapeurs-pompiers professionnels chaque nuit.

• Compagnie de Vire

Il est proposé d’affecter au CS Vire une ressource de 10 sapeurs-pompiers

professionnels (contre 8 postes budgétaires à la date du 1er septembre 2009).

Ces effectifs professionnels permettent de garantir la présence en garde

postée de :

• 3 sapeurs-pompiers professionnels chaque jour ouvré,

• 2 sapeurs-pompiers professionnels chaque jour férié,

• 1 sapeur-pompier professionnel chaque nuit.

• Compagnie de Falaise

Il est proposé d’affecter au CS Falaise une ressource de 10 sapeurs-pompiers

professionnels (contre 8 postes budgétaires à la date du 1er septembre 2009).

Ces effectifs professionnels permettent de garantir la présence en garde

postée de :

• 3 sapeurs-pompiers professionnels chaque jour ouvré,

• 2 sapeurs-pompiers professionnels chaque jour férié,

• 1 sapeur-pompier professionnel chaque nuit.

• Compagnie de Caen

La compagnie de Caen regroupe, sous l’autorité du Commandant de

compagnie, les 3 centres d’incendie et de secours de l’agglomération

caennaise (Caen-Couvrechef, Caen-Canada et Ifs), les centres d’incendie et de

secours périphériques pour certains d’eux côtiers (Ouistreham, Courseulles sur

Mer, Villy Bocage, Bretteville sur Laize, Argences, Troarn, Amfreville) ainsi que le

centre de traitement de l’alerte (CTA).

Lors de sa mise en place en 2000, le centre de traitement de l’alerte (CTA) avait

été considéré comme un service fonctionnel rattaché au service départemental

de la direction. Après plusieurs années d’exercice et afin de replacer le CTA au

cœur du dispositif des secours, il incombe désormais de considérer cette unité

comme un centre d’incendie et de secours à part entière de la compagnie de

Caen. Cette affectation permet en outre de favoriser les échanges entre les

personnels affectés sur l’agglomération caennaise et les personnels affectés

au CTA. Le CTA est commandé par un Major, Lieutenant ou Capitaine de

sapeurs-pompiers professionnels et présente une hiérarchisation des grades

en fonction des différentes fonctions assurées.

Il est proposé d’affecter à la compagnie de Caen une ressource de 251 sapeurspompiers

professionnels de catégorie C répartis comme suit : 217 (SDDACR

2005-2008) + 25 CTA + 2 créations de postes + 1 redéploiement d’un poste de

SPP initialement affecté à Honfleur + 6 SPP au CS Ouistreham.

les objectifs de garde fixés dans les centres d’incendie et de secours

de l’agglomération caennaise et au centre de traitement des alertes (CTA),

• en complément, et en cas de besoin exprimé par les chefs de centre

en périodes diurne et ouvrée, les objectifs spécifiques fixés en garde

postée dans les autres centres d’incendie et de secours de la compagnie.

La compagnie de Caen se caractérise enfin par la possibilité d’affecter dans

les centres d’incendie et de secours qui ne requièrent pas réglementairement

d’encadrement professionnel et en cas de déficit de disponibilités d’officiers

ou de sous officiers de sapeurs-pompiers volontaires, un sapeur-pompier

professionnel pris sur les effectifs de la compagnie pour assurer temporairement

les fonctions de chef de centre.

A l’échelle du SDIS 14, le projet conduit à un nombre de sapeurspompiers

professionnels en équipes opérationnelles hors encadrement

arrêté à 356.

Comparaison autres SDIS

En France

Le nombre moyen de sapeurs-pompiers pour les SDIS de

2 ème catégorie est fixé à 425 SP pour 100 000 habitants.

Appliqué au département du Calvados, ce ratio conduit à

2755 sapeurs-pompiers contre un nombre compris entre 2231 et

3012 sapeurs-pompiers proposés.

Le nombre moyen de sapeurs-pompiers volontaires pour les SDIS de

2ème catégorie est fixé à 296 SPV pour 100 000 habitants. Appliqué

au département du Calvados, ce ratio conduit à 1919 postes de

sapeurs-pompiers volontaires contre un nombre compris entre

1800 et 2581 sapeurs-pompiers volontaires proposés.

Le nombre moyen de sapeurs-pompiers volontaires pour les SDIS

de 2 ème catégorie est fixé à 4,5 fois celui des sapeurs-pompiers

professionnels. Dans l’hypothèse proposée et appliquée au

département du Calvados, ce ratio conduit à 1961 postes de

sapeurs-pompiers volontaires contre un nombre compris entre

1800 et 2581 sapeurs-pompiers volontaires proposés.

84 85

A noter

Au sein du corps départemental,

l’accès aux différents grades

de sous-officiers affectés dans

les unités opérationnelles ou

au CTA-CODIS est assujetti au

respect de règles d’organisation

et de hiérarchisation des

fonctions.

Les principes suivants sont

notamment retenus :

- le grade doit être en

adéquation avec les

responsabilités confiées et

cohérent avec les autres

grades détenus dans la même

unité,

- la nomination à un nouveau

grade ne peut être proposée

qu’en cas d’aptitude individuelle

aux fonctions correspondantes

et au besoin du corps

départemental,

- la nomination à un nouveau

grade peut conduire au

changement d’affectation

de centre d’incendie et de

secours sans incidence sur le

site d’hébergement en cas de

logement par nécessité absolue

de service.


Objectifs de couverture

des risques courants

Précédente

Suivante

Objectifs

- développer un mode de

gestion prévisionnelle des emplois

et des compétences (GPEC) pour

garantir la constance des

ressources humaines dédiées aux

gardes et astreintes,

- réduire les temps

d’absentéisme pour cause

d’accident de service ou de maladie

ordinaire des sapeurs-pompiers

professionnels et volontaires

sous 3 ans (évalué à 3,3% pour les

SPP au titre des années 2006-2007

pour le SDIS 14),

Le présent SDDACR propose :

- l’affectation de 10 sapeurs-pompiers professionnels supplémentaires par

transformation de postes vacants,

Soit le plan de recrutement suivant pour les unités opérationnelles :

2010 2011 2012 Total

Compagnie de Caen 1 0 1 2

Compagnie de Falaise 1 1 0 2

Compagnie de Lisieux 2 1 1 4

Compagnie de Vire 1 1 0 2

Total : 5 3 2 10

Calendrier de recrutement des 10 sapeurs-pompiers en équipes opérationnelles

supplémentaires par transformation de postes vacants

En France

Au niveau national, le total des

indisponibilités pour arrêt de

travail des sapeurs-pompiers

professionnels équivaut à 3,79%

des effectifs.

La durée moyenne d’engagement

d’un SPV dans un SDIS de 2ème

catégorie est de 10 ans et 6 mois.

Objectifs

Rechercher un équilibre entre

l’activité des SPV et le temps

de travail des SPP. La recherche

de cet équilibre doit conduire à

la définition pour les sapeurspompiers

volontaires :

- du temps de présence

annuelle minimal garantissant

l’entretien des acquis et la notion

d’appartenance à l’établissement

public,

- du temps de présence annuelle

maximal défini au regard du

temps de travail annuel d’un SPP.

• la mutualisation des fonctions de chef de groupement et de commandant

de compagnie sur les groupements 0uest, Est et Centre.

le changement d’affectation d’un poste budgétaire du CS HONFLEUR au

profit de l’agglomération caennaise.

3. Plan d’action visant à développer

le volontariat

A l’instar du groupe de travail national « Ambition volontariat », le SDIS s’engage

à concevoir et à réaliser une politique de développement du volontariat.

Une structure départementale du volontariat devra également permettre une

meilleure gestion des conventions de disponibilité opérationnelle ou pour

formation et ainsi participer à la recherche de l’équilibre entre l’activité des

SPV et le temps de travail des SPP.

Le présent SDDACR propose, dans un souci de développement du volontariat,

notamment :

• d’engager des actions de communication sur les secteurs présentant un

bassin de recrutement favorable et sur les communes sièges de centre

d’incendie et de secours en déficit de sapeurs-pompiers volontaires,

• développer un réseau de correspondants chargés du recrutement de

sapeurs-pompiers volontaires,

• développer avec les employeurs publics et privés des conventions de

disponibilité.

• d’augmenter sous 3 ans la durée moyenne d’engagement des sapeurspompiers

volontaires (établi à 9 ans et 10 mois au titre de l’année 2007 pour

le SDIS 14),

Une étude spécifique sur les bassins potentiels de recrutement de sapeurspompiers

volontaires permet d’identifier les centres d’incendie et de secours

qui de façon théorique pourraient rencontrer des difficultés pour maintenir ou

augmenter leurs effectifs.

L’étude des effectifs des centres d’incendie et de secours et des bassins

potentiels de recrutement de sapeurs-pompiers volontaires conduit à

confirmer la nécessité :

- de mutualiser plusieurs centres d’incendie et de secours afin de garantir le

départ des engins de secours,

- de constituer des équipes mobiles susceptibles de renforcer

ponctuellement les centres d’incendie et de secours en difficultés.

Plusieurs centres d’incendie et de secours rencontrent des difficultés

importantes pour assurer les effectifs d’astreinte nécessaires au respect des

objectifs fixés. Certains de ces centres ont été identifiés comme pouvant être

mutualisés notamment en raison de leur proximité géographique.

Les centres d’incendie et de secours concernés sont les suivants :

• Bonneville la Louvet et Blangy le Château

• Bonnebosq et Cambremer,

• Landelles et Coupigny et Saint Sever,

• Le Tourneur et Saint Martin des Besaces,

• Amfreville avec les unités opérationnelles voisines,

• Thury Harcourt, Clécy et Saint Rémy sur Orne

Etude des bassins de recrutement

potentiels en sapeurs-pompiers volontaires

avec les objectifs du SDDACR

2010-2012

CIS aux effectifs SPV supérieurs

aux objectifs minimum

CIS aux effectifs SPV inférieurs

aux objectifs minimum

Sans difficulté apparente

d’augmenter l’effectif du

centre

Avec difficultés prévisibles

d’augmenter l’effectif du

centre

86 87

24

26

23

27


Objectifs de couverture

des risques courants

Précédente

Suivante

4. Formation

• Politique de formation 2010-2012

Le plan de formation 2010-2012 s’organise selon les objectifs suivants :

• Former les officiers, cadres administratifs et techniques au

management par objectifs et à la gestion en mode projet

Cet objectif vise à développer chez les sapeurs-pompiers l’acquisition de

compétences fonctionnelles non prévues dans les schémas nationaux de

référence ainsi qu’à promouvoir une formation commune entre ces cadres

sapeurs-pompiers et les cadres des filières administratives et techniques

afin de garantir un langage et des pratiques partagées indispensables au

fonctionnement optimisé du Sdis.

• Mettre en place un dispositif de formation homogène EDSP / CSF /

CIS basé sur une pédagogie unique.

Pour un fonctionnement optimal, le Sdis doit mettre en place un dispositif

de formation organisé autour des centres d’incendie et de secours, des

compagnies support de formation et de l’EDSP 14, chacun à un niveau de

compétence donné (formation initiale, continue ou spécialisée).

Cette organisation repose notamment sur une démarche d’ingénierie qui

permet de disposer d’outils et de supports pédagogiques communs pour

tous les formateurs du Sdis.

Si l’école sera particulièrement sollicitée pour toutes les formations nécessitant

des infrastructures techniques, les CSF poursuivent un travail d’organisation,

d’estimation des besoins et d’animation des équipes pédagogiques sur

leur secteur de compétence. Les CSF sont également chargés de préparer

les SPV en cours de FIA aux séquences qui seront réalisées à l’EDSP et de la

mise en œuvre de stages non organisés à l’EDSP (conduite...). Enfin, le centre

de secours est responsable de l’organisation et du suivi de la formation de

maintien des acquis. Il doit également estimer avec l’appui du CSF, ses besoins

de formation et le suivi des compétences des sapeurs-pompiers du centre. Le

Sdis doit également veiller à disposer d’un nombre de formateurs suffisant

et correctement réparti sur l’ensemble du territoire départemental. En outre,

la mise en œuvre d’un nouveau concept de formation via l’EDSP basé sur

l’apprenance implique la prise en compte de ces nouveaux principes par

l’ensemble des formateurs. La formation des formateurs du Sdis se déroulera

donc à l’EDSP et la formation de maintien des acquis des formateurs sera

annuelle. Elle aura pour but d’informer les agents sur les nouveautés

règlementaires ou pédagogiques et de les perfectionner dans des techniques

pédagogiques particulières.

• Assurer une montée en puissance progressive de l’EDSP 14

Le nombre de journées de formation dont la réalisation est confiée à l’école

départementale en délégation de service publique passera de 6500 en 2010 à

7000 en 2012 sur environ 20000 journées de formation réalisées annuellement.

Sur la période 2010-2012, la répartition des formations est la suivante :

Les formations de tronc commun destinées à la formation initiale et

d’avancement seront intégralement réalisées à l’EDSP à l’exception d’une partie

de la FIA de sapeur-pompier volontaire ne nécessitant pas d’infrastructures

particulières.

A terme, chaque sapeur-pompier, non engagé dans une action de formation

initiale ou d’avancement pourra participer à une journée de formation de

maintien des acquis sur les plateaux techniques de l’EDSP.

• Identifier et mettre à profit les compétences et qualités individuelles

/ reconnaître les savoirs-être et savoirs-faire des agents

Au cours de la période 2010-2012, le Sdis du Calvados développera la

démarche de reconnaissance des acquis et de l’expérience (VAE) ainsi que

des attestations, titres et diplômes (RATD) valorisante pour ses agents. A

titre d’exemple, les titulaires de Brevet d’Etat dans les domaines du sport

pourront voir leur diplôme reconnu dans le domaine sapeurs-pompiers afin

de développer la politique du mieux-être.

• Dispenser les savoirs opérationnels et fonctionnels pour rendre

opérants les agents du Sdis et garantir l’adéquation entre les emplois à

tenir, les grades et compétences requises

Filière Sapeurs-Pompiers

Les formations des sapeurs-pompiers permettent l’acquisition et l’entretien

des aptitudes opérationnelles, administratives et techniques nécessaires à

l’accomplissement de leurs missions et à la tenue des emplois dans le contexte

départemental.

Les besoins en formation sont estimés pour la période 2010-2012 au regard

des orientations définies.

Filière PATS

Entièrement rénovée, la nouvelle formation des PATS entraîne des

changements importants à mettre en œuvre Le principe de formation tout au

long de la carrière de chaque agent qu’il soit de catégorie A, B ou C est retenu.

Cette remise en cause permanente doit permettre l’adaptation continue au

poste et l’acquisition de nouvelles compétences.

La mise en place d’un référant PATS au sein du service formation permet

d’initier une réelle politique de formation. A ce titre, le plan de formation 2010-

2012 identifie pour la première fois les besoins relatifs aux PATS.

• Sensibiliser à la culture de sécurité civile les personnels relevant des

filières administratives, techniques et spécialisées

Disposer de connaissances et de compétences en matière de sécurité civile

supérieure aux administrés

Même si les missions opérationnelles sont réalisées par les sapeurs-pompiers

professionnels et volontaires, les PATS peuvent acquérir une culture de la

sécurité civile en accord avec l’établissement qui les emploie.

Le SDIS dispensera aux PATS intéressés les connaissances de base en

secourisme et en prévention des incendies. Ces formations pourront être

intégrées aux formations de professionnalisation.

Mesurer l’incidence des actions fonctionnelles sur la qualité de distribution

des secours

Chaque agent du SDIS nouvellement recruté réalisera une journée d’immersion

destinée à :

. sensibiliser les agents sur les missions menées par les sapeurs-pompiers

au quotidien,

. comprendre le fonctionnement des unités,

. comprendre les différences entre les statuts de SPP et de SPV.

88 89


Objectifs de couverture

des risques courants

Précédente

Suivante

I

En France

Comparaison autres SDIS

Le nombre moyen de VSAV pour

les SDIS de 2ème catégorie est

fixé à 1 VSAV pour 9789 habitants.

Appliqué au département du

Calvados, ce ratio conduit à 66

VSAV contre 68 proposés.

EQUIPEMENTS - MATERIELS

Un CIS doit disposer des engins nécessaires et suffisants pour couvrir son

secteur de première intervention :

. les VSAV qui sont les véhicules les plus sollicités opérationnellement,

. les FPT et les MEA (EPS, EPC, ER et CBEA) qui permettent d’assurer la

mission régalienne des SDIS à savoir la lutte contre l’incendie.

1. Véhicules de secours aux personnes

A l’exception de certains centres de première intervention, les centres

d’incendie et de secours doivent disposer d’au moins un VSAV.

Cette règle associée à l’étude de la sollicitation opérationnelle des VSAV

conduit à un besoin départemental de 67 VSAV.

2. Véhicules de lutte contre l’incendie

• Moyens urbains

Au vu de la mission exclusive du SDIS de lutte contre l’incendie, tous les centres

d’incendie et de secours du Calvados doivent disposer d’au moins un engin

pompe du type FPT, FPTL, FPTSR ou VPI.

Les centres d’incendie et de secours assurant la couverture incendie de

secteurs difficiles d’accès et notamment urbains doivent être dotés d’un FPTL.

Cette règle associée à l’étude de la sollicitation opérationnelle des engins

incendie urbains conduit à un besoin départemental de 49 engins.

• Moyens ruraux

Les CCF et FPTHR sont essentiellement utilisés dans le Calvados pour leur

capacité de franchissement. Bien que le taux de sollicitation de ces engins soit

très faible, ils revêtent un intérêt particulier dans la couverture opérationnelle.

Répartition départementale

des moyens

ruraux de lutte contre

l’incendie

Objectifs

Le ratio du nombre de CCF des

SDIS de 2ème catégorie appliqué

au département du Calvados

conduit à 18 CCF contre 15

proposés en 2012, compte de

l’achat et de l’affectation des

CCR en lieu et place. En effet, le

ratio national utilisé est majorant

compte tenu du fait que plusieurs

SDIS de 2 ème catégorie sont soumis

à un risque avéré de feux de forêt.

L’intérêt de ces véhicules pour les

besoins d’accessibilité n’est quant

à lui pas pris en compte.

Cartographie

des structures

de médecine

d’urgence

Objectifs

Organiser, depuis les centres

d’incendie et de secours

territorialement compétents,

l’intervention, sous protocole

médical, d’infirmiers sapeurspompiers

au profit des

communes non couvertes en

30 minutes par un SMUR et, en

période estivale, des communes

éloignées de centres hospitaliers

dotés de SMUR et soumises à

une importante fréquentation

touristique.

Organiser à l’échelle

départementale le soutien

sanitaire des sapeurs-pompiers

en intervention.

Le Schéma Régional d’Organisation Sanitaire 2006/2011 (SROS) comprend

un volet relatif à la prise en charge des urgences et l’articulation avec

la permanence des soins. Ce Schéma prévoit la couverture du territoire

départemental par des moyens mobiles SMUR dans un délai maximum de 30

minutes.

Le département du Calvados compte une zone géographique entre Caen et

Vire non couverte dans ce délai.

Camions Citernes Feux de Forêt qui seront remplacés

90 (lors de leur renouvellement par des camions Citernes Ruraux)

Fourgons Pompe Tonne Hors Route

91


Objectifs de couverture

des risques courants

Précédente

Suivante

Répartition départementale

des moyens aériens

• Moyens aériens

Les échelles aériennes ont vocation à intervenir sur les feux de bâtiments

d’habitation supérieurs à R+3 et sur les feux en milieu industriel ou commercial.

L’échelle semi-automatique de 24 mètres affectée au CS Condé sur Noireau

est identifiée comme la réserve départementale des moyens aériens de ce

même type.

Les échelles de 32 mètres affectées aux CIS de l’agglomération caennaise sont

identifiées comme réserve départementale des moyens aériens de ce même

type sous réserve d’en conserver sur l’agglomération.

• Moyens d’alimentation

La répartition des CCGC, des DA, des CED et des DAL doit être homogène

sur le département. Les CCGC sont implantés à proximité des autoroutes et

des voies rapides. Les DA, CED et DAL sont implantés à proximité des zones

industrielles.

Répartition départementale des

moyens d’alimentation en eau

Echelles Sur Porteur

Bras Elévateur

Automatique

Echelles Pivotantes

Automatiques et

Semi-automatiques

Délai de couverture des

échelles aériennes

(Les délais de 15 et 30

minutes ont été retenus

par assimilation

aux règles de prévention

et notamment la résistance

et de stabilité au feu

de certains éléments de

construction)

Délais d’intervention < ou = à 15 mn

Délais d’intervention > à 15 mn ou < 30 mn

Délais d’intervention > à 15 mn ou < 30 mn

Dévidoir Automobile Léger

Dévidoir Automobile

Camion Citerne Grande Capacité

92 CIS extérieurs (pas de couverture < 15 mn)

93


Objectifs de couverture

des risques courants

Précédente

Suivante

Le parc existant de RSR est affecté

aux centres supports de formation.

Du matériel spécifique du type

secours routier est affecté dans

certains VSAV pour permettre

aux intervenants d’accéder à une

victime dans l’attente d’un FPTSR

ou VSR.

Répartition départementale des

moyens de secours routier

3. Véhicules de secours routier

Les moyens de secours routiers permettent de disposer sur les lieux d’une

intervention de moyens de découpe.

Les moyens de balisage et de signalisation doivent être adaptés aux risques

encourus par le personnel en intervention.

Aussi, il convient de couvrir le risque routier par l’implantation :

. de VSR ou FSR dans les centres d’incendie et de secours intervenant sur les

axes autoroutiers et voies rapides,

. de FPTSR dans plusieurs autres centres d’incendie et de secours afin de

disposer d’un maillage territorial satisfaisant de moyens de secours routier.

Pour la sécurité de leurs personnels, seuls les FSR, VSR et les FPTSR dotés de

moyens de balisage particuliers sont ainsi autorisés à intervenir sur les axes

routiers et voies rapides.

4. Véhicules de soutien logistique

Afin de permettre le transport de bouteilles de réserve d’air sur les opérations,

il est proposé d’aménager spécifiquement les VTU.

Des véhicules spécifiques de transport de bouteilles d’air et de matériels de

détection et protection contre le risque chimique sont affectés aux centres

d’incendie et de secours de Vire et Lisieux.

Les centres d’incendie et de secours équipés de compresseur sont dotés d’une

réserve de 20 bouteilles d’ARI susceptibles d’être engagés sur intervention par

n’importe quel centre d’incendie et de secours.

5. Etat quantitatif et qualitatif des véhicules période 2010-2012

94 95

• 1

Poids lourds et utilitaires

CIS

VSAV

FPT

FPTL

CCF

CCR*(1)

VPI

FPTHR

AMFREVILLE 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

ARGENCES 1 0 0 1 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 1

AUNAY SUR ODON 1 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

BALLEROY 1 0 0 1 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 1

BAYEUX 3 1 1 1 0 1 0 1 0 0 1 0 0 1 0 0 2

BLANGY LE CHÂTEAU 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

BONNEBOSQ 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

BONNEVILLE LA LOUVET 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

BRETTEVILLE SUR LAIZE 1 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 1

IFS 3 2 0 1 0 0 0 0 0 1 0 1 0 0 0 3

CAEN COUVRECHEF 3 2 1 1 0 0 0 1 0 1

1 0 0 0 3

1

CAEN CANADA 2 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

CAMBREMER 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

CAUMONT L’EVENTE 1 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

CLECY 1 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

CONDE SUR NOIREAU 2 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1 0 0 1

COURSEULLES 2 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1 0 0 1

CREULLY 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

DOZULE 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

FALAISE 2 1 0 1 0 0 0 1 0 0 1 0 0 1 0 0 2

GRANDCAMP MAISY 1 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

HONFLEUR 2 0 1 0 1 0 0 0 0 0 1 0 0 1 0 0 2

HOULGATE 1 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

ISIGNY SUR MER 1 0 0 0 1 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 1

LANDELLES ET COUPIGNY 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

LE BENY BOCAGE 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

LE MOLAY LITTRY 1 1 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

LE TOURNEUR 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

LISIEUX 3 1 0 1 0 0 0 1 1 0 0 0 1 0 0 0 2

LIVAROT 1 1 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

MEZIDON CANON 1 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

MOYAUX 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

ORBEC EN AUGE 2 0 1 1 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 1

OUISTREHAM 2 0 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 1

PERIERS 3 1 0 1 0 0 0 0 0 0 1 0 0 1 0 0 2

PONT D’OUILLY 1 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

PONT L’EVEQUE 2 1 0 1 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 1 0 1

POTIGNY 1 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

ST MARTIN DES BESACES 1 1 0 1 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 1

ST PIERRE SUR DIVES 2 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 1

ST REMY SUR ORNE 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

ST SEVER 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

THURY HARCOURT 1 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 1

TOUQUES 3 0 1 1 0 0 0 1 1 0 0 0 1 0 0 0 2

TREVIERES 1 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 1

TROARN 1 0 0 0 1 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 1

VASSY 1 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

VILLY BOCAGE 2 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 1

VILLERS SUR MER 1 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

VIRE 2 1 0 1 0 0 0 1 1 0 0 0 0 1 0 0 2

Total proposé 2010-2012 : 68 27 8 15 8 2 2 6 12 2 10 1 4 7 1 0 61 234

RSR

FPTSR

FSR

VSR

ESP

EPS

ou

EPC

32

«Rappel SDDACR

2005-2008 : »

*(1)déficit résiduel de 13 CCR au vu des objectifs fixés *(2) EPSA 32m Lisieux accidentée *(2)

EPS

ou

EPC

24

BEA

ER >

=18

67 35 12 27 0 1 2 10 12 2 9 1 4 8 1 0 54 245

NB : les CIS désignés sur fond jaune sont visés par un objectif de mutualisation de leurs ressources

VTU

TOTAL


Objectifs de couverture

des risques courants

Précédente

En France

L’armement moyen d’un SDIS de

2 ème catégorie s’établit comme

suit :

- 105 engins de secours

dont 74 VSAV

- 124 engins d’extinction

dont 54 FPT et 51 CCF

- 15 moyens aériens

L’armement proposé du SDIS

14 pour la période 2010-2012

s’établit comme suit :

- 68 VSAV

- 66 engins d’extinction :

Moyens urbains 27 FPT, 8 FPTL,

12 FPTSR, 2 VPI

Moyens ruraux :

15 CCF et 2 FPTHR (*8 CCR en

lieu et place des FPT et CCF

au titre de la polyvalence)

- 13 moyens aériens

Objectifs

. Disposer au CTA-CODIS

en temps réel, par le biais

de protocoles, de l’état de

disponibilité des engins

spécifiques reconnus comme

nécessaires des SDIS voisins,

. Disposer dans chaque engin

pompe d’un thermomètre

à visée laser et dans chaque

centre d’incendie et de secours

siège de compagnie d’une

caméra thermique,

. Disposer dans chaque FPT

dédié à la couverture d’une

commune urbaine et dans

chaque centre d’incendie et de

secours siège de compagnie

d’un ventilateur à pression

positive.

Objectifs ultérieurs :

. Affecter une MPR à chaque DA,

CED ou DAL indépendamment

de l’affectation dédiée aux

autres engins d’incendie.

• 2. Véhicules légers

Attribution des véhicules de liaison et de commandement VLC

Afin d’assurer les fonctions opérationnelles prévues dans le Règlement

Opérationnel (commandement des opérations de secours, direction des

secours médicaux, garde départementale…) ainsi que les missions liées à

l’exercice de leur responsabilité fonctionnelle, le DDSIS, le DDA, le Médecin

chef adjoint, les sous directeurs, les chefs de groupements territoriaux,

les commandants de compagnies et les chefs de CSP sont dotés d’un VLC

équipé des matériels voués à la gestion opérationnelle et au commandement

(avertisseur sonore, gyrophare, moyens de liaison et de communication).

Direction

générale

DDSIS

DDA

Sous directeurs

Médecin-chef adjoint

Chefs de groupements

territoriaux

Falaise

Attribution d’une VLI au SSSM et de VLCG

dans les compagnies

Pour assurer la participation des infirmiers de

sapeurs-pompiers aux secours aux personnes,

le SSSM dispose d’un véhicule utilitaire désigné

par les termes VLI.

Il est réparti au sein des compagnies des

véhicules appelés VLCG. Ils sont attribués

conformément au RO aux chefs de groupes

d’astreinte qui assurent le premier échelon de

la garde départementale.

Attribution des VLU dans les CIS

Commandants de

compagnies

Lisieux

Touques

Vire

CVC Ifs Canada

Ouistreham

Chefs de centres

Bayeux

Lisieux

1 1 3 1 3 1 1 1 1 4 1 1 1

TOTAL 20

Periers

Attribution des VLCG

Compagnie VLCG VLI

SSSM 1

BAYEUX 2

CAEN 4

FALAISE 2

LISIEUX 2

TOUQUES 2

VIRE 1

Total 13 1

Chaque CIS dispose d’un ou plusieurs véhicules tous usages appelés VLU. Ce

véhicule de 5 places permet le transport de personnels ou de matériel et peut,

si besoin, être utilisé pour des opérations diverses. Il est, à ce titre, doté des

moyens de signalisation et d’avertissement opérationnels.

Attribution des VLU dans les CIS

CIS

VLU

AMFREVILLE 0

ARGENCES 1

AUNAY SUR ODON 1

BALLEROY 1

BAYEUX 1

BRETTEVILLE SUR LAIZE 1

IFS 3

CAEN COUVRECHEF 3

CAEN CANADA 1

CAMBREMER 1

CAUMONT L’EVENTE 1

CTA CODIS 2

CLECY 1

CONDE SUR NOIREAU 1

COURSEULLES 1

CREULLY 1

DOZULE 1

FALAISE 2

GRANDCAMP MAISY 1

HONFLEUR 1

HOULGATE 1

ISIGNY SUR MER 1

LE BENY BOCAGE 1

LE MOLAY LITTRY 1

LISIEUX 1

LIVAROT 1

MEZIDON CANON 1

MOYAUX 1

ORBEC EN AUGE 1

OUISTREHAM 1

PERIERS 1

PONT D’OUILLY 1

PONT L’EVEQUE 1

POTIGNY 1

ST MARTIN DES BESACES 1

ST PIERRE SUR DIVES 1

ST SEVER 1

THURY HARCOURT 1

TOUQUES 2

TREVIERES 1

TROARN 1

VASSY 1

VILLY BOCAGE 1

VILLERS SUR MER 1

VIRE 2

Total proposé 2010-2012 : 52

«Rappel SDDACR

60

Attribution des VL dans certains groupements et services fonctionnels

Conformément au schéma d’organisation du SDIS, un certain nombre

de groupements et services fonctionnels ont besoin d’effectuer des

déplacements d’ordre strictement professionnel (visites de sécurité, conseils

auprès des maires, réunions en Préfecture….). Pour ce faire, l’établissement

entretient un parc de véhicules légers qui ne peuvent en aucun cas être

utilisés à des fins personnelles (y compris, trajet domicile – travail).

Les véhicules sont répartis au sein de pools de compétences et leur gestion

relève de la responsabilité de l’autorité hiérarchique du chef de service ou

chef de groupement concerné.

Attribution des VL

Direction générale 1

Administr. générale / Courrier 1

Direction départementale 2

Prévention/Prévision

Groupement Centre 2

Groupement Ouest 2

Groupement Est 1

SSSM Direction départementale 1

Opérations Direction départementale 1

Prévention des risques professionnels

VL officier sécurité 1

Direction départementale 1

Ressources humaines et formation Direction départementale 3

Immobilisations

Direction départementale 3

CODICA 4

TOTAL 23

80

60

80 40

60 20

400

20

0

80

70

60

80

50

70

60

40

50

30

20

40

30 10

0

20

10

0

VL/VLC VLCG VLU

52

68

20

11

23

VLU VLC VL

VLU VLC VL

60

60

VL/VLC VLCG VLU

52

68

Répartition des véhicules légers

20

11

23

14

VLCG

14

VLCG

SDDACR 2005 - 2008

Total 139

SDDACR 2005 - 2008

Total 139

SDDACR 2010 - 2012

Total 109

SDDACR 2010 - 2012

Total 109

96 2005-2008 :»

97


Objectifs de couverture

des risques particuliers

6. objectifs de couverture des risques particuliers

Objectifs Risques Particuliers

Suivante

J

CHOIX DU NIVEAU DE COUVERTURE

DES RISQUES PARTICULIERS

1. Principes de couverture

La définition du niveau de couverture des risques particuliers est la résultante

de trois principes distincts :

• définition du risque particulier en termes de nature, probabilité

d’occurrence et effets potentiels,

• certains risques peuvent ne pas être couverts par les seuls moyens du

département,

le niveau choisi de couverture doit être mis en évidence et affiché.

2. Objectifs organisationnels de couverture

des risques particuliers

K

Ce document n’a pas la prétention de proposer une

couverture totale et sans faille des risques particuliers

par le SDIS seul, mais en revanche, a pour objectif de

proposer des solutions et des axes d’amélioration qui se

veulent réalistes.

Les incidences en termes d’affectation de moyens matériels

et les incidences humaines en termes d’effectifs et de formation

sont abordées pour chacun des objectifs de couverture fixés.

Parmi les solutions proposées figure la collaboration de moyens publics

ou privés qui peut être encadrée par l’établissement de conventions ou de

plans de secours inter ou supra départementaux.

Les références aux plans préfectoraux spécifiques qui visent à organiser

l’intervention des services publics ne sont pas citées.

OBJECTIFS DE COUVERTURE

PAR NATURE DE RISQUE

1. Couverture des risques naturels

Missions spécifiques

du SDIS

Objectifs de couverture

opérationnelle

Objectifs Spécifiques

Application matérielle

des objectifs de couverture

Application humaine

des objectifs de couverture

• Principe de spécialisation de certains centres d’incendie

et de secours

La couverture des risques particuliers requiert, en appui des moyens dédiés à

la couverture des risques courants, des moyens spécifiques nécessitant parfois

des compétences particulières.

Ainsi, certains centres d’incendie et de secours sont identifiés pour chaque

typologie de risque particulier.

• Principe de complémentarité et de montée

en puissance des moyens

Ces centres d’incendie et de secours ne disposant pas toujours des effectifs

de garde nécessaires, la constitution des équipes ainsi que la montée en

puissance des moyens humains et matériels est gérée par le CTA-CODIS qui

s’appuie sur les capacités de tout le corps départemental et des moyens des

SDIS voisins.

Les équipes peuvent ainsi être constituées postérieurement à la demande de

secours en fonction du lieu et de la nature de l’événement.

Cette organisation économe en moyens humains, repose sur la présence

statistique de sapeurs pompiers reconnus compétents dans un domaine de

spécialité. Leur sollicitation ponctuelle peut conduire simultanément à une

réorganisation de la couverture du risque courant.

Les exceptions à cette organisation relèvent de certaines équipes spécialisées.

• Couverture du risque « inondations »

Missions spécifiques du SDIS

En cas d’événement, les sapeurs-pompiers assurent le secours d’urgence

et la protection des populations et des biens. Ils participent en outre à :

1. l’évacuation des établissements et des personnes menacées,

vulnérables ou sensibles,

2. la reconnaissance des zones d’habitats en cas de suspicions

de mise en danger,

3. la participation à la distribution de vivres aux personnes

non évacuées, bien que le soutien logistique de la population

incombe à l’autorité municipale,

4. la participation au retour à la vie normale après décrue

(nettoyage et pompage).

Objectifs de couverture opérationnelle

Les moyens matériels et humains dont dispose le SDIS 14 doivent

tendre vers les préconisations de la Direction de la sécurité civile (DSC) pour

les scénarios « Inondations liées à la montée progressive des eaux, sans rupture

de digue, et ayant atteint des habitations » et « Inondations liées aux crues

torrentielles et ayant atteint des habitations ».

En cas d’inondations liées à la montée progressive des eaux, doivent être

engagés en cas de sauvetage ou de reconnaissance les sapeurs-pompiers des

centres d’incendie et de secours dotés d’embarcations faiblement motorisées

et ne nécessitant pas de permis ou de qualifications particulières.

Par son caractère prévisible et sa cinétique lente, une inondation liée à une

montée progressive des eaux permet d’anticiper l’engagement des moyens

matériels et humains et les besoins logistiques. A contrario, la lenteur du

phénomène constitue une difficulté supplémentaire en allongeant le temps

98 de retour à la normale pendant laquelle les moyens restent mobilisés.

99


Objectifs de couverture

des risques particuliers

Précédente

Suivante

En cas d’inondation liée à une crue torrentielle, le CTA enregistre un grand

nombre de demandes de secours qu’il convient de traiter tout en limitant

les perturbations induites sur les activités courantes. A ce titre, la procédure «

interventions multiples » doit être activée et passe notamment par :

• l’activation de la salle de débordement et le renforcement en personnel

du centre de traitement de l’alerte,

• la mise en place éventuelle de PC de secteur au plus près du risque, afin

de gérer les moyens humains et matériels nécessaires à la réalisation des

missions

• la gestion et la transmission des demandes de secours vers ces PC de

secteur.

Objectif : Rédiger les procédures de traitement des interventions

multiples (échéance fin 2010)

Répartition départementale

des

embarcations

Les interventions pour inondations liées à des crues torrentielles doivent

conduire dans le cadre de reconnaissances ou d’évacuations à l’utilisation

d’embarcations fortement motorisées pilotées par des personnels formés.

La coupure d’axes routiers et la mise hors service des hydrants consécutive

à des pénuries d’eau potable peuvent impacter directement la couverture

opérationnelle des risques courants. A ce titre, le SDIS peut être amené à :

• redistribuer les secteurs d’intervention pour limiter les délais de trajet,

• renforcer les départs en interventions pour les opérations d’extinction

aux moyens de porteurs d’eau.

Application matérielle des objectifs de couverture

Les missions relevant des sapeurs-pompiers pourront pour partie être

réalisées au moyen de véhicules et de matériels (VLHR, CCF, BRS, MPR, lots

épuisement…) utilisés dans le cadre de la couverture du risque courant.

En complément de ces moyens, le SDIS doit disposer des moyens spécifiques

suivants :

• des BRS faiblement motorisés pour des missions de reconnaissances lors

des inondations liées à une montée progressive des eaux,

• une cellule permettant le transport de BRS rigides avec une motorisation

adaptée aux courants forts,

• une remorque d’épuisement de gros débit.

Objectif : aménager une cellule de transport des embarcations

En cas de crue importante, des renforts zonaux et nationaux sont en outre

susceptibles de venir compléter le dispositif mis en place par le SDIS 14.

Application humaine des objectifs de couverture

Pour ce type de risque, les personnels engagés doivent détenir les

formations et qualifications suivantes :

. COD1 pour l’utilisation des pompes (pas nécessairement pour les

MPR et les MPE),

. sensibilisation des conducteurs à la conduite des véhicules hors route

(CCF, VLHR, …),

. COD4 pour les pilotes et SAV ou SAL pour les équipiers des

embarcations fortement motorisées,

. les personnels des équipes spécialisées SAV et SAL.

• Couverture du risque « événements climatiques

(hors précipitations exceptionnelles) »

Missions spécifiques du SDIS

En cas d’événement, les sapeurs-pompiers assurent le secours d’urgence

et la protection des populations et des biens. Ils participent en outre :

• en cas de neige ou verglas, au secours aux automobilistes immobilisés

dans leur véhicule, l’assistance logistique devant être prioritairement

assurée par des moyens associatifs ou privés,

• en cas de vents violents au dégagement des chaussées et à la mise en

sécurité d’objets menaçant de tomber.

Objectif de couverture opérationnelle

Les moyens matériels et humains dont dispose le SDIS 14 doivent tendre

vers les préconisations de la Direction de la sécurité civile (DSC) pour le scénario

« Tempêtes, ouragans, tornades en territoire métropolitain et intéressant les

habitations et les voies de communication».

La procédure pour le traitement d’interventions multiples doit être appliquée

à ces évènements.

100 101


Objectifs de couverture

des risques particuliers

Précédente

Suivante

Application matérielle et humaine des objectifs de couverture

Ce type de risque est couvert par les moyens affectés à la gestion

des risques courants complétés si nécessaire par des moyens, des matériels

et des compétences spécifiques voire spécialisées prévues pour la couverture

d’autres risques particuliers.

• Couverture du risque « feux de végétaux »

Missions spécifiques du SDIS

La lutte contre les incendies de toutes natures relève de la mission

exclusive du SDIS.

Objectifs de couverture opérationnelle

Les caractéristiques des feux de végétaux dans le département ne

conduisent pas à définir une organisation opérationnelle distincte de celle

prévue pour la couverture des risques courants.

Les moyens matériels et humains dont dispose le SDIS 14 doivent tendre vers

aux préconisations de la Direction de la sécurité civile (DSC) pour le scénario «

Feu présentant un potentiel de plus de 100 hectares dans un département à

risque modéré, faible ou très faible ».

Application matérielle des objectifs de couverture

La dotation en engins tous chemins, justifiée dans le département du

Calvados pour des raisons d’accessibilité des lieux des sinistres, permet de

couvrir le risque « feux de végétaux ».

La dotation de FPTHR et de CCR, véhicule mixte de lutte contre les feux urbains

et de cultures représente pour le SDIS 14 une alternative adaptée pour les

secteurs exposés à ces deux risques.

Les VLHR prévus dans le département pour la couverture d’autres risques

peuvent participer à la constitution d’un groupe de lutte contre les feux de

végétaux.

Application humaine des objectifs de couverture

La nature même des feux de végétaux ne nécessite pas pour les

personnels engagés de qualification dans le domaine de la lutte contre les

feux de forêt.

Objectif de couverture opérationnelle

La faible probabilité d’occurrence dans le département ne conduit pas

à définir une organisation opérationnelle distincte de celle prévue pour la

couverture des risques courants.

Les moyens matériels et humains dont dispose le SDIS 14 doivent tendre vers

les préconisations de la Direction de la sécurité civile (DSC) pour le scénario «

Glissement de terrain en zone habitée ».

Application matérielle des objectifs de couverture

En cas d’évènement, des engins spéciaux doivent pouvoir être engagés

en renfort d’engins dédiés à la couverture des risques courants.

Ainsi le SDIS 14 doit disposer des véhicules adaptés à l’intervention des

équipes spécialisées (IMP, SD, CYNO, …).

Application humaine des objectifs de couverture

L’engagement des engins spéciaux cités précédemment nécessite

l’engagement de sapeurs-pompiers d’équipes spécialisées (SDE, IMP, CYNO).

2. Couverture des risques technologiques

Missions spécifiques du SDIS

Outre leurs missions classiques, les sapeurs-pompiers sont chargés :

1. d’effectuer des reconnaissances et confirmer le risque,

2. de délimiter et baliser la zone d’intervention,

3. de prendre les mesures de sauvegarde des populations,

4. d’agir pour supprimer ou limiter les effets du risque.

Objectifs de couverture opérationnelle

La démarche de définition des objectifs de couverture des risques

industriels hors transports est facilitée dans la mesure où les risques sont

parfaitement localisés et identifiés.

Les plans d’établissements répertoriés recensant

les informations intéressant les établissements

à risque sont en outre élaborés pour faciliter

l’action des sapeurs-pompiers.

• Couverture des risques « sismique » et « mouvement de terrain »

Missions spécifiques du SDIS

En cas d’événement, les sapeurs-pompiers assurent, outre leurs missions

générales de protection :

1 la sécurisation d’une zone dangereuse,

2 la recherche de victimes en milieu effondré ou menaçant ruine,

3 le dégagement et l’évacuation des victimes hors de la zone dangereuse.

102 103

A noter

Au sein des entreprises privées, le commandement des opérations

de secours est assuré par le Directeur départemental des services

d’incendie et de secours, ou à son représentant, que les moyens

engagés soient publics ou privés. Le chef d’établissement, de par la

connaissance de son entreprise, participe avec le commandant des

opérations de secours à la définition de l’idée de manœuvre.


Objectifs de couverture

des risques particuliers

Précédente

Suivante

Objectifs spécifiques de couverture du risque incendie des sites

industriels

Le document technique « D9 » (Défense extérieure contre l’incendie – Guide

pratique pour le dimensionnement des besoins en eau) permet de définir, en

fonction du risque et des moyens de prévention et de protection existants ou

à mettre en place, les besoins en eau nécessaires à l’intervention des services

de secours extérieurs.

En outre pour le cas particulier des sites classés SEVESO, la Direction de la

sécurité civile classe les scénarios en trois catégories et six niveaux de risque.

Appliquée aux 7 sites classés Seveso dans le département du Calvados, la

méthode de détermination du niveau de couverture conduit à préconiser une

couverture du niveau 2 qui correspond au traitement d’un scénario « grave ».

Pour satisfaire à l’objectif de couverture du risque incendie des sites industriels,

des aménagements doivent être prescrits en complément des installations

fixes éventuelles afin de garantir les débits et volumes d’eau d’extinction

nécessaires.

l’extinction de tous les feux susceptibles de se produire dans [leur] dépôt soit

grâce à des moyens propres soit grâce à des protocoles ou conventions d’aide

mutuelle précisés dans le plan d’opération interne établi en liaison avec les

services de lutte contre l’incendie ».

Au regard de cette obligation, le SDIS 14 n’est pas tenu de disposer de moyens

dédiés au plus près des dépôts de liquides inflammables. Néanmoins dans le

cadre de ses missions, le SDIS 14 doit être en mesure d’engager des moyens

adaptés à la couverture de ce risque.

Objectif spécifique de couverture du risque incendie des exploitations

agricoles et silos

La spécificité de l’intervention dans ces établissements réside dans la faiblesse

du réseau hydraulique pouvant obliger les sapeurs-pompiers à établir de

grandes longueurs de tuyaux ou à mobiliser des camions citernes grande

capacité.

Pour satisfaire à l’objectif de couverture de ce risque spécifique et notamment

pour couvrir les besoins en eau importants, des aménagements doivent être

prescrits pour qu’associés aux moyens du SDIS 14, les débits et volumes d’eau

d’extinction puissent être assurés et disponibles.

Dans le cas de la demande de renouvellement des autorisations d’exploiter

des sites existants, un renforcement de la défense incendie sera recherché.

Une attention toute particulière sera enfin portée à l’évolution réglementaire

annoncée relative à l’aménagement des points d’eau servant à l’alimentation

des engins de lutte contre l’incendie.

Objectifs spécifiques de couverture du risque d’incendie des

entrepôts

L’article 9 de l’arrêté du 5 août 2002 relatif à la prévention des sinistres dans les

entrepôts couverts soumis à autorisation sous la rubrique 1510 précise dans

son article 9 que « la surface maximale des cellules est égale à 3000 mètres

carré en l’absence de système d’extinction automatique d’incendie ou 6000

mètres carrés en présence de système d’extinction automatique d’incendie ».

Les moyens actuels du SDIS 14 renforcés éventuellement par ceux des SDIS

voisins doivent permettre de maîtriser l’incendie sous un délai de 1h30

(temps inférieur aux 2 heures des murs coupe-feux entre deux cellules) d’une

cellule d’un entrepôt d’une surface sprinklée de 6 000 m2 ou de 3000m2 non

sprinklée et dont tous les points du stockage se situent à moins de 50 mètres

d’une façade accessible aux moyens aériens (sous réserve de disposer de la

ressource en eau nécessaire).

En outre, en fonction de la localisation de l’entrepôt et des capacités de montée

en puissance, des contraintes complémentaires peuvent être demandées afin

d’éviter la propagation du feu à une autre alvéole.

Ces mesures complémentaires pourront notamment concerner la résistance

au feu des structures ou les moyens de secours internes à l’entreprise.

Objectif spécifique de couverture du risque incendie des dépôts de liquides

inflammables

La circulaire du 9 novembre 1989 relative aux dépôts de liquides inflammables

Lorsque ces exploitations et silos renferment des produits phytosanitaires, les

fumées qui se dégagent des combustions peuvent être toxiques.

La couverture du risque incendie des exploitations agricoles et silos doit être

assurée par les moyens des risques courants complétés par l’équipe spécialisée

contre les risques chimiques.

En cas de besoin d’inertage, les sapeurs-pompiers assurent uniquement la

sécurité de l’opération (périmètre de sécurité, contrôle d’atmosphère, lutte

contre l’incendie).

Objectif spécifique de couverture des autres risques induits par les

autres types d’industries

La couverture des industries présentant un risque toxique et/ou radiologique

est assurée par les moyens des risques courants complétés par les équipes

spécialisées contre les risques chimiques et radiologiques.

La couverture des industries présentant un risque biologique est assurée par

les moyens des risques courants complétés par l’équipe spécialisée contre les

risques chimiques avec le personnel médical du SSSM en tant que conseiller

technique (médecins, pharmaciens).

Application matérielle des objectifs de couverture

En cas d’accident industriel majeur, plusieurs types de moyens peuvent

être nécessaires.

Les moyens nécessaires pour traiter l’incendie

Dans ce cadre de la lutte contre les incendies dans les sites industriels, le

SDIS 14 doit disposer d’engins spécifiques parfois prévus dans le cadre de la

couverture du risque courant :

- Camions et Cellules Citerne Grande Capacité (CCGC),

- Dévidoirs Automobiles (DA) et Cellules Dévidoir (CED),

- Motopompes Remorquables (MPR) et motopompe grande puissance

- Lances canons,

104 précise que l’exploitant doit « s’assurer de réunir le matériel nécessaire à

- CEMUL (Cellule émulseur) et remorque émulseur.

105


Objectifs de couverture

des risques particuliers

Précédente

Suivante

Les moyens de soutien en air respirable

En cas de feu en milieu industriel, une protection respiratoire systématique des

personnels est nécessaire. Le SDIS 14 doit être doté d’une Cellule d’Assistance

Respiratoire qui interviendrait lors d’opérations nécessitant l’emploi intensif

ou prolongé d’ARI. Cette dotation est complémentaire aux bouteilles d’ARI

susceptibles d’être amenées sur les lieux de l’intervention depuis les centres

d’incendie et de secours disposant d’un compresseur.

Objectifs :

1. rappeler aux industriels leurs obligations réglementaires,

2. généraliser les engins pompes du type 2000/15 de nouvelle génération

(échéance 2011),

3. opter pour un émulseur polyvalent utilisable à des concentrations de 0.5

à 1 % qui multiplierait au minimum par 6 l’autonomie de la cellule émulseur

et permettrait de résoudre les problèmes de compatibilité avec les émulseurs

détenus par certains industriels sur leur site (échéance 2011),

4. équiper l’ensemble des dévidoirs automobiles avec une longueur de

2000 mètres de tuyaux ou associer des véhicules pour atteindre cette même

longueur pour permettre l’établissement de 2 canons à une distance de 500

mètres (échéance 2011).

Ces objectifs ne permettront cependant pas au SDIS 14 de traiter seul un

sinistre important dans un site industriel sans faire appel aux SDIS voisins ainsi

qu’aux moyens prévus dans le cadre de conventions d’assistance mutuelle

entre industriels (réserves d’émulseur).

Application humaine des objectifs de couverture

Outre le cas particulier des moyens spécialisés CMIC et CMIR, l’emploi des

moyens mentionnés n’induit pas de formation particulière hormis la formation

initiale.

3. Couverture des risques liés aux transports

(routiers, ferroviaires, aériens

et maritimes)

Missions spécifiques du SDIS

Les risques particuliers liés aux transports regroupent les risques

présentés par le transport collectif de personnes et par le transport des

matières dangereuses.

En cas d’événement, les sapeurs-pompiers assurent le secours d’urgence.

A ce titre, ils assurent l’accès aux victimes par l’utilisation de moyens de

désincarcération ainsi que la prise en charge des victimes. En cas d’accident

mettant en cause des matières dangereuses, les sapeurs-pompiers agissent

pour supprimer ou limiter les effets du risque.

Pour le cas particulier du transport maritime, le SDIS 14 est compétent sur la

seule bande des 300 mètres à partir du littoral.

Objectifs de couverture opérationnelle

Les objectifs de couverture des risques liés aux transports sont identiques

quelque soit le vecteur de transport concerné par l’événement.

Seules les difficultés d’accès à la zone d’intervention, les caractéristiques du

vecteur de transport accidenté et le nombre de victimes potentielles peuvent

conduire à définir une organisation opérationnelle distincte de celle prévue

pour la couverture des risques courants. La problématique d’intervention

dans les tunnels pour les transports ferroviaires s’ajoute aux difficultés

d’acheminement.

Objectif :

• développer le partenariat avec les services en charge du secours

aquatiques au-delà de la bande des 300 mètres,

• développer une compétence de lutte contre les feux de navires au sein

du SDIS.

Les moyens matériels et humains dont dispose le SDIS 14 associés à des moyens

publics ou privés susceptibles d’être mis à disposition doivent tendre vers les

préconisations de la Direction de la sécurité civile (DSC) pour les scénarios

relatifs au risque de transport routier ou ferroviaire de matières dangereuses :

• « Incendie d’une citerne de liquides inflammables »,

• « Fuite de liquides menaçant l’environnement »,

• « Fuite gazeuse toxique menaçant les populations »,

• « Fuite de GPL (enflammée ou non),

• « Contamination radioactive ».

Les moyens matériels et humains dont dispose le SDIS 14 associés à des

moyens publics ou privés susceptibles d’être mis à disposition doivent tendre

vers les préconisations de la Direction de la sécurité civile (DSC) pour les

scénarios :

• « Nombreuses victimes suite à un accident d’autocar ou des collisions en

chaîne »,

• « Collision frontale entre deux trains »,

• « Recherches terrestres d’un avion de transport collectif aérien avec

suspicion de nombreuses victimes »,

• « Collision entre deux bateaux avec feu et nombreuses victimes ».

Application matérielle des objectifs de couverture

En cas d’accident de transport de matières dangereuses, les moyens

spécifiques à engager sont identiques à ceux prévus dans le cadre de la

couverture des risques courants ou d’autres risques particuliers.

En cas d’accidents routiers ou ferroviaires collectifs, des moyens de secours

aux personnes, pour certains médicalisés, ainsi que des moyens de balisage,

d’éclairage et de désincarcération doivent être engagés. La mise en place d’un

PMA au plus près de l’accident permet de conditionner et d’orienter ensuite

les victimes dans les meilleures conditions possibles.

Pour couvrir le risque spécifique du transport ferroviaire, le SDIS 14 doit

disposer en outre de moyens tous terrains pour acheminer le matériel au plus

près des voies puis de lorries facilement transportables pour accéder au lieu

de l’accident.

Pour couvrir le risque spécifique du transport aérien, le SDIS 14 doit disposer

106 de moyens de lutte contre les feux de liquides inflammables à proximité des

107


Objectifs de couverture

des risques particuliers

Précédente

Suivante

aérodromes, ainsi que des moyens tous chemins pour accéder aux zones

rurales où un accident est également possible.

La signature de conventions avec les gestionnaires de voies ou des prestataires

privés doit enfin garantir au SDIS 14 la mise à disposition d’engins de levage et

de désincarcération importants.

Application humaine des objectifs de couverture

Application humaine des objectifs de couverture

Les objectifs fixés de couverture n’induisent pas de formation particulière

hormis la formation initiale. Une formation spécifique des personnels

concernés aux techniques opérationnelles spécifiques au feu de navire et aux

conditions de port des ARI de grande capacité doit néanmoins être assurée

avant dotation.

Outre les cas particuliers des équipes spécialisés CMIC et CMIR pour

les événements mettant en causes des substances chimiques et radioactives

et des équipes SAV et SAL pour le transport maritime, les objectifs fixés de

couverture n’induisent pas de formation particulière hormis la formation

initiale.

4. Couverture des risques liés

aux infrastructures

• Couverture du risque « Autoroutes »

Objectifs de couverture opérationnelle

L’objectif spécifique de couverture du risque autoroutier est l’intervention

dans les meilleurs délais et en sécurité des sapeurs-pompiers quelque soit le

lieu de l’accident sur le département du Calvados.

La sollicitation des départements de la Manche, de l’Orne, de l’Eure et de Seine

Maritime pour certains secteurs du département doit être encadrée par des

conventions d’assistance interdépartementales.

Les moyens matériels et humains dont dispose le SDIS 14 associés à des

moyens publics ou privés susceptibles d’être mis à disposition doivent tendre

vers les préconisations de la Direction de la sécurité civile (DSC) pour le

scénario « Autoroutes ».

• Couverture des risques « Tunnels ferroviaires »,

« Parkings souterrains » et « Ports »

Objectifs de couverture opérationnelle

L’intervention en milieu clos ou semi clos présente des difficultés

particulières. L’accumulation de fumées et gaz chauds rend difficile les

progressions et expose les sapeurs-pompiers à des risques thermiques et

d’asphyxie.

Malgré les difficultés d’accès et les risques induits, les sapeurs-pompiers doivent

pouvoir progresser pour assurer une mission de sauvetage ou d’extinction.

Application matérielle des objectifs de couverture

Une dotation départementale en appareils respiratoires isolants

de grande capacité doit permettre d’augmenter les délais d’engagement

possibles des binômes de reconnaissance et d’intervention en cas d’incendie

dans un tunnel ferroviaire, un bateau à quai ou un parking souterrain.

• Couverture du risque « Bâtiments collectifs »

Missions spécifiques du SDIS

L’arrêté du 5 février 2007 modifiant le règlement de sécurité contre les

risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du

public a supprimé la présence de principe des sapeurs-pompiers au titre des

services de sécurité incendie (type L).

L’article R 122.6 du code de la construction et de l’habitation précise que

la construction d’un immeuble de grande hauteur n’est permise qu’à des

emplacements situés à 3 kilomètres au plus d’un centre de secours principal.

La couverture des feux de bâtiments d’habitation hors IGH est traitée dans le

chapitre spécifique à la couverture des risques courants.

Objectifs de couverture opérationnelle

Au vu des risques d’incendie et de panique induits par ce type

d’établissement, la loi confie au SDIS 14 une mission de prévention. La

couverture des sinistres susceptibles de se produire dans ces établissements

utilise les moyens dédiés aux risques courants.

• Couverture du risque « Monuments historiques et culturels

et quartiers historiques »

Objectifs de couverture opérationnelle

L’intervention dans ces bâtiments est toujours très complexe. Outre les

difficultés d’accès et d’alimentation en eau, s’ajoute souvent une construction

sans recoupement ni exutoire qui facilite la propagation rapide des flammes.

Il est difficile de couper une propagation en toiture dans ces charpentes

anciennes et ce malgré l’engagement de moyens aériens importants.

Pour être efficace, la protection des œuvres nécessite d’être préparée par

le propriétaire ou le conservateur (inventaire et récolement des œuvres

prioritaires, manière de les protéger, plan d’évacuation des œuvres…).

Cette réflexion doit être synthétisée dans le plan de sauvegarde des œuvres

qui est de la responsabilité du propriétaire (établissement privé ou public).

Des plans « établissements répertoriés » doivent enfin être rédigés par les

sapeurs-pompiers afin de faciliter l’intervention dans ces lieux complexes.

Application matérielle des objectifs de couverture

Pour assurer la couverture du risque incendie des quartiers historiques

et notamment la défense des bâtiments avec des cours intérieures

inaccessibles aux EPC, le SDIS 14 est doté d’un moyen aérien de 18 mètres ou

plus, de gabarit réduit et de faible empâtement.

108 109


Objectifs de couverture

des risques particuliers

Précédente

Suivante

• Couverture du risque « Centres équestres et haras »

Objectifs de couverture opérationnelle

Les moyens matériels et humains dont dispose le SDIS doivent tendre

vers les préconisations de la Direction de la sécurité civile (DSC) pour la

couverture des risques des sites à risque à dominante rurale.

Application matérielle et humaine des objectifs de couverture

Ce risque est couvert par les moyens et ressources affectés à la gestion

des risques courants.

5. Couverture des risques sociétaux

• Couverture du risque nautique

Objectifs de couverture opérationnelle

Pour assurer la couverture du risque nautique en eaux intérieures et sur

la frange côtière des 300 mètres, le SDIS 14 doit disposer de personnels formés

et d’embarcations adaptées. Sont à distinguer les secours de surface et les

secours subaquatiques.

Par délibération du CASDIS en date du 30 avril 2001 et pour rappel, la

surveillance des plages n’est plus une prestation assurée par le SDIS 14.

Un service de surveillance des plages sera proposé aux communes et EPCI

ayant cette compétence. Il sera formalisé par une convention fixant les règles

d’intervention, les plages horaires, les moyens humains fournis par le SDIS,

les équipements mis à disposition par les collectivités, l’hébergement, les

conditions financières…

Les contributions locales devront couvrir la totalité des charges du SDIS.

Cette prestation sera effective à titre expérimental pour la saison estivale 2010

et en particulier sur les côtes Ouest du Calvados, qui rencontrent actuellement

le plus de difficultés.

Sauvetage de surface sur la bande côtière :

En cas de détresse, des sapeurs-pompiers formés au sauvetage

aquatique et dotés d’équipements individuels adaptés doivent être

engagés. Ces spécialistes doivent être mobilisables à toute période diurne de

l’année. La saison estivale n’est pas retenue comme un critère conduisant à

des objectifs de disponibilité plus importants. D’autres services, compétents

sur la bande littorale des 300 mètres (SNSM, CRS …) avec lesquels le SDIS

partage la compétence du secours, assurent durant la période estivale des

prestations de surveillance et de sauvetage.

Afin de pouvoir garantir à tout moment l’engagement sur le département

d’une équipe constituée SAV et de pouvoir garantir l’engagement d’une

deuxième équipe lors de l’engagement initial d’une équipe constituée (équipe

de sécurité ou évolution subaquatique de l’intervention), les personnels de

l’équipe spécialisée des scaphandriers autonomes légers sont intégrés à

l’équipe des sauveteurs de surface. Ces mêmes éléments d’analyse permettent

d’améliorer la couverture du risque nautique sur la bande littorale.

Objectifs ultérieurs : Envisager la couverture du risque nautique en eaux

intérieures des centres d’incendie et de secours de la Suisse Normande.

Sauvetage subaquatique :

En cas de recherche d’une personne en milieu subaquatique ou d’une

évolution d’une intervention pour une personne en difficulté en

surface, des sapeurs-pompiers formés au sauvetage subaquatique et

dotés d’équipements individuels adaptés doivent être engagés.

L’intervention rapide d’équipes constituées SAV ou SAL sur l’ensemble du

département peut être assurée par la sollicitation d’un hélicoptère de la

sécurité civile.

Application matérielle des objectifs de couverture

Pour couvrir le risque nautique sur la frange littorale des 300 mètres, des

embarcations pneumatiques fortement motorisées doivent pouvoir

être engagées depuis plusieurs centres d’incendie et de secours du littoral ou

proches du littoral.

Pour couvrir le risque aquatique de surface dans le département du Calvados,

Répartition géographique

des moyens

spécialisés

dédiés à la couverture

du risque nautique

maritime

Sauvetage de surface en eaux intérieures :

L’hypothèse d’un développement planifié de l’équipe spécialisée des

sauveteurs aquatiques au profit d’opérations de sauvetage en eaux

intérieures ne peut être actuellement développée sur tout le département

du Calvados. Seuls les CIS de Lisieux, Falaise et Vire voient cette spécialité se

des embarcations fortement motorisées à coque rigide doivent pouvoir être

engagées depuis les centres d’incendie et de secours d’Isigny sur mer, Bayeux,

Courseulles sur mer, Ouistreham, Périers en Auge, Touques, Honfleur, Caen

Couvrechef, Vire et Lisieux.

110 développer sans objectifs de gardes spécifiques.

111


Objectifs de couverture

des risques particuliers

Précédente

Suivante

Ces mêmes embarcations peuvent être utilisées par l’équipe des scaphandriers

autonomes légers pour toutes interventions subaquatiques dans le

département du Calvados.

Il est également instauré une garde postée de 3 sapeurs-pompiers

scaphandriers autonomes légers (1 PLG2 et 2 PLG1) et d’un conducteur

d’embarcation SAV au sein du centre d’incendie et de secours de Ouistreham.

Cette garde constituée de sapeurs-pompiers qualifiés dédiée exclusivement à

l’exercice de cette spécialité, permet, outre le fait de garantir la permanence

constante d’une équipe SAL/SAV au sein d’un centre d’incendie et de secours

côtier, de garantir pour les personnels concernés, un suivi rigoureux, sur les

temps de garde, des temps de formation et de suivi des acquis professionnels.

Application humaine des objectifs de couverture

La reconnaissance de spécialistes SAV dans certaines unités

opérationnelles du département conduit à des contraintes de formation

particulières.

• Couverture du risque « grands rassemblements de foule »

Objectifs de couverture opérationnelle

Dans un souci d’efficience opérationnelle, le SDIS 14 se doit de limiter

les sollicitations ne relevant pas de l’urgence ou de la nécessité publique. En

ce sens, la loi de modernisation de la sécurité civile et ses textes d’application

organisent la compétence des associations agréées pour la mise en place de

dispositif prévisionnel de secours à personnes.

Afin de garantir sa capacité opérationnelle, le SDIS 14 doit systématiquement

proposer à l’autorité autorisant la manifestation, de prescrire à l’organisateur

un dispositif prévisionnel de secours (DPS).

Parallèlement, le SDIS s’assure de sa capacité à monter en puissance en cas

d’événement et adapte, le cas échéant, la répartition de ses moyens pour

maintenir un niveau normal de couverture en dehors du grand rassemblement.

Le SDIS 14 vérifie que la mise en place d’un service de sécurité ou d’un poste

avancé ne fait pas l’objet de ses prérogatives issues de l’article L. 1424-2 du

Code général des collectivités territoriales précisant que le SDIS concourt,

avec les autres services et professionnels concernés, à « la préparation des

mesures de sauvegarde et l’organisation des moyens de secours ». En cas

de conclusion à la compétence du service public d’incendie et de secours,

aucune participation financière ne peut être demandée à l’organisateur.

Application matérielle et humaine des objectifs de couverture

Ce type de risque est couvert par les moyens prévus pour la couverture des

risques courants complétés si nécessaire par des moyens et des compétences

spécifiques prévus pour la couverture d’autres risques particuliers (ex : PMA).

Il peut être fait appel à des moyens extra départementaux par l’intermédiaire

du centre opérationnel de zone.

6. Couverture des nouveaux

risques

• Couverture du risque d’attentat

Missions spécifiques du SDIS

Les circulaires relative à la doctrine nationale

d’emploi des moyens de secours et de soins, face à

une action terroriste mettant en œuvre des matières

chimiques ou radiologiques, respectivement du 23

avril 2003 et du 7 novembre 2008 précisent que le

commandement des opérations de secours relève,

sous l’autorité du préfet ou du maire agissant dans

le cadre de leurs pouvoirs respectifs de police, du

directeur départemental des services d’incendie ou de

son représentant.

Objectifs de couverture opérationnelle

L’état de la menace terroriste dans le département

ne conduit pas à définir une organisation opérationnelle

distincte de celle prévue pour la couverture des risques

courants.

Le plan d’urgence prévu pour la prise en charge de

nombreuses victimes (ORSEC) est particulièrement

adapté d’un point de vue organisationnel et matériel à

ce type d’événement.

Application matérielle des objectifs de

couverture

Le risque d’attentat dit conventionnel est couvert par

les moyens traditionnels.

Le SDIS 14 n’est pour autant pas doté en matériels

spécifiques de détection et de décontamination

pour faire face à un attentat à caractère chimique,

radiologique ou biologique.

En cas d’événement, il sera fait appel à l’assistance

interdépartementale et aux moyens nationaux.

Application humaine des objectifs de

couverture

Le SDIS 14 doit former l’ensemble de ses personnels

à la mise en place d’un zonage spécifique en cas

d’agression chimique ou radiologique.

• Couverture des risques biologiques diffus

Objectifs de couverture opérationnelle

spores d’anthrax, les personnels de l’équipe RCH

sont sensibilisés aux risques biologiques. La forme

de la menace et les procédures opérationnelles sont

néanmoins fonction de l’agent biologique et de son

mode de dissémination. En cas d’événement, le SDIS

14 s’appuiera sur cette équipe spécialisée et sur le

service de santé et de secours médical pour élaborer les

procédures spécifiques adaptées à l’événement.

Application matérielle des objectifs de

couverture

Le SDIS 14 s’est équipé en matériel de protection

individuelle pour faire face à une pandémie grippale

selon les préconisations du ministère de la santé.

Application humaine des objectifs de

couverture

En étroite relation avec le SSSM, la formation concernant

la gestion du risque biologique multi formes doit être

intégrée dans les formations de base et développée

pour l’équipe spécialisée RCH. Cette organisation doit

permettre de répondre aux risques d’épizootie.

7. Couverture

des risques systémiques

Objectifs de couverture opérationnelle

Pour répondre aux défaillances des réseaux utilisés

par le SDIS dans le cadre de la gestion des opérations,

des procédures et des moyens de substitution doivent

être prévus pour assurer la continuité de la couverture

opérationnelle.

Depuis l’année 2002 et les nombreuses

112 alertes pour enveloppes pouvant contenir des

113


Objectifs de couverture

des risques particuliers

Précédente

Suivante

L

LOCALISATION, QUANTIFICATION

ET QUALIFICATION DES EFFECTIFS

MOBILISABLES ET NECESSAIRES

Afin de répondre aux objectifs de couverture des risques particuliers, le SDIS

14 doit assurer dans certains domaines une garde ou astreinte quotidienne.

Les objectifs de garde et d’astreinte fixés s’entendent dans leur composition et

dans leurs formations conformes aux guides nationaux de référence.

Les formations complémentaires (formation surface non libre, permis

embarcation, …) nécessaires à l’équipe SAL ne conduisent pas à des

contraintes de disponibilité complémentaires.

Les objectifs de garde ou d’astreinte en équipes spécialisées conduisent à

devoir disposer des effectifs formés suivants :

Tableau des effectifs nécessaires

en équipes spécialisées

Le tableau qui suit précise, pour chacun des centres d’incendie et de secours

concernés, la composition qualitative et quantitative de la garde de spécialistes

à assurer.

PLG

SAV

SDE

RCH

RAD

GRIMP

CYNO

Effectif minimum

Objectif de disponibilité

Direction départementale

ou autres structures

administratives

d’encadrement

Caen Couvrechef

Le principe de disponibilité pour chacune des spécialités d’une garde

constituée sur l’agglomération caennaise garantit la capacité pour le SDIS 14

d’engager une ou plusieurs de ces équipes sur l’ensemble du département.

Doivent ainsi être distingués les effectifs de garde minimum en spécialistes

pour les centres d’incendie et de secours de l’agglomération caennaise et les

objectifs de disponibilités à assurer dans certaines unités du département.

PLG SAV SDE RCH RAD GRIMP CYN TRS

1 SDE2

6 SDE1

1 RCH3

6 RCH2

1 RAD3

3 RAD2

1 IMP3 2 CYN1 2 TRS1

Ifs

4 IMP2

2 TRS2

Caen Canada

Bayeux 1 SAV3 - 2 SAV2 2 IMP2

Lisieux 2 SAV 1 2 SDE1 3 RCH2 2 TRS1

Touques 1 SAV3 - 2 SAV2 2 SDE1

Periers en Auge

1 SAV3 - 2 SAV2

Courseulles sur mer

1 SAV3 - 2 SAV2

Ouistreham

1 SAV3 - 2 SAV2

Honfleur

1 SAV3 - 2 SAV2

Isigny sur mer /

Grandcamp Maisy

1 SAV3 - 2 SAV2

Vire 2 SAV 1 2 SDE1 3 RCH2

Falaise 2 SAV 1 2 SDE1

Centre nautique

départemental

1 PLG2 (SAV3)

2 PLG1 (SAV2) - 1 SAV

Niveau 1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3 1 2 3

Direction

départementale

ou autres

structures

administratives

d’encadrement 2 8

3

Caen

Couvrechef

20

3 2

Ifs

20 42 7

20

20

25

Caen Canada 4

Bayeux

28 15

9 5

Lisieux 10 8 2 4 12

Touques 9 5 8 2

4 2 2 1

Periers en Auge 9 5

Courseulles

sur mer

10 6

Ouistreham 9 5

Honfleur 9 5

Isigny sur mer

Grandcamp

maisy

10 6

Vire 10 10 12

Falaise 10 10

Nombre total

de spécialistes

28 15 2 30 85 45 78 11 4 0 68 4 2 0 20 2 1 0 25 3 3 2 0

Total : 45 160 93 74 23 28 5

dont un minimum de 5 SPP

dont un minimum de 7 SPP

dont un minimum de 15 SPP logés

dont un minimum de 4 SPP logés

Objectifs de garde et d’astreinte des équipes spécialisées et compétences spéci-

114 fiques

dont un minimum de 10 SPP logés

dont un conseiller technique départemental 115


Objectifs de couverture

des risques particuliers

Précédente

Les 7 équipes spécialisées sont regroupées, selon leur

thématique, en 3 unités spécialisées placées chacune

sous l’autorité d’un officier rattaché pour emploi à

la sous direction du développement des activités

opérationnelles :

- unité nautique qui regroupe les équipes de

scaphandriers autonomes légers (SAL) et les sauveteurs

de surface (SAV) et à terme les spécialistes des feux de

navire (FdN),

- unité technique qui regroupe les équipes de sauvetage

déblaiement (SDE), les équipes cynotechniques (CYNO)

et les équipes d’intervention en milieu périlleux (IMP),

- unité technologique qui regroupe les équipes de

lutte contre les risques chimiques, biologiques (RCH) et

radiologiques (RAD).

Les officiers désignés sont chargés de coordonner les

équipes sous leur autorité. Chacune de ces spécialités

est par ailleurs encadrée par un conseiller technique

départemental.

Les différentes spécialités doivent principalement reposer

sur une structure de sapeurs-pompiers professionnels qui

permet de garantir une permanence et une régularité du

nombre de spécialistes au sein d’une équipe de garde ou

d’astreinte.

L’intégration de sapeurs-pompiers volontaires à certaines

spécialités peu contraignantes en termes de formation

initiale et continue peut permettre d’augmenter, de

manière aléatoire, le nombre de spécialistes à un instant

donné.

Les spécialités susceptibles d’être ouvertes à des sapeurspompiers

volontaires sont les suivantes :

• groupe d’intervention contre les risques chimiques et

biologiques,

• groupe de sauvetage et de déblaiement,

• groupe des sauveteurs de surface,

• groupe cynotechnique.

La spécialité TRS est en outre ouverte aux sapeurspompiers

volontaires de la compagnie de Lisieux.

Objectifs

Définir les modalités d’accès aux formations

spécialisées et les règles de compatibilité d’exercice

entre spécialités opérationnelles (échéance fin 2010).

M

NB : les CIS désignés

sur fond jaune sont

visés par un objectif

de mutualisation de

leurs ressources

Objectifs

Envisager de

différencier le

véhicule de lutte

contre les risques

chimiques et

biologiques du

véhicule de lutte

contre les risques

radiologiques.

QUANTIFICATION DES MATERIELS NECESSAIRES

CIS

CCGC

BCGC

116 Rappel SDDACR 2005-2008 10 1 32 4 0 1 1 0 8 0 1 1 3 10 8 1 3 1 15 0 0 1 1 1 3 1 107 117

MPR

MPF

Réserve 20

bouteilles ARI

FDGP

VRCH

VLU CMIC

DA + MPR

DAL + MPR

VGRIMP

VPLG + BLS

BLS

BRS sans

contrainte de

permis

AMFREVILLE 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

ARGENCES 1 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

AUNAY SUR ODON 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0

BALLEROY 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

BAYEUX 0 0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1 1 0 0 0 0 1 1 0 0 0 0 0 0

BLANGY LE CHÂTEAU 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

BONNEBOSQ 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

BONNEVILLE LA LOUVET 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

BRETTEVILLE SUR LAIZE 0 0 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 1 0 0 0 0 0 0 0

IFS 0 1 0 0 1 0 1 0 1 0 1 0 0 0 0 0 0 1 0 1 0 0 0 0 0 1

CAEN COUVRECHEF 0 0 1 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 1 1 1 1 1 1

CAEN CANADA 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0

CAMBREMER 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

CAUMONT L’EVENTE 1 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

CLECY 1 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0

CONDE SUR NOIREAU 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

COURSEULLES 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0

CREULLY 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

DOZULE 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

FALAISE 1 0 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1 1 0 0 0 0 0 0

GRANDCAMP MAISY 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

HONFLEUR 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 1 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0

HOULGATE 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

ISIGNY SUR MER 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

LANDELLES ET COUPIGNY 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

LE BENY BOCAGE 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

LE MOLAY LITTRY 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

LE TOURNEUR 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

LISIEUX 1 0 1 0 1 0 0 1 1 0 0 0 0 0 1 0 1 0 1 1 0 0 0 0 1 1

LIVAROT 1 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

MEZIDON CANON 0 0 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

MOYAUX 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

ORBEC EN AUGE 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

OUISTREHAM 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 0 1 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0

PERIERS 0 0 1 0 0 0 0 0 0 1 0 0 1 0 1 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0

PONT D’OUILLY 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

PONT L’EVEQUE 1 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0

POTIGNY 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

ST MARTIN DES BESACES 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

ST PIERRE SUR DIVES 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0

ST REMY SUR ORNE 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

ST SEVER 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

THURY HARCOURT 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

TOUQUES 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1 0 0 1 0 1 0 0 0 1 1 0 0 0 0 0 0

TREVIERES 1 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

TROARN 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

VASSY 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

VILLY BOCAGE 0 0 1 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

VILLERS SUR MER 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

VIRE 1 0 0 0 1 0 0 1 1 0 0 0 0 0 1 0 1 0 1 1 0 0 0 0 1 0

Total proposé 2010-2012 : 10 1 32 4 7 0 1 2 4 6 1 1 7 10 8 1 3 1 15 7 1 1 1 1 3 2 130

BRS > 20 CV

CEEMB

PMA

BEMUL

VLHR

VTP

VTUSD

CESD

VCYNO

CEVAR

CEPOL

PCC


Glossaire

7. Glossaire

Glossaire

Engagement du Sdis

dans une démarche

éco-responsable

ARI

Appareil respiratoire isolant

MPF Motopompe flottante

Le principe d’éco-responsabilité

s’inscrit dans une approche

PATS Personnel administratif, technique ou spécialisé

AVP Accident voie publique

MPR Motopompe remorquable

BEA Bras élévateur

BLS Bateau léger de sauvetage

globale de prise en compte des

PCC Poste de commandement de colonne

BRS Bateau de reconnaissance et de sauvetage

enjeux du développement durable.

REMUL Remorque émulseur

PMA Poste médical avancé

CCGC Camion citerne grande capacité

CCR Camion citerne rural

Le Sdis 14 se doit de s’impliquer

RIM Règlement d’instruction et de manœuvre

CED Cellule dévidoir

dans ce processus et souhaite

RO

Règlement opérationnel

CEMUL Cellule emulseur

inscrire dans ses documents de

RSR Remorque secours routier

CEPOL Cellule de lutte contre les pollutions

référence des objectifs significatifs

et réalistes preuves de son

SAL Sauveteur autonome léger

CESD Cellule de sauvetage, déblaiement et étaiement

SAMU Service d’aide médicale urgente

CGCT Code général des collectivités territoriales

SAP Secours aux personnes

engagement dans cette démarche

d’éco-responsabilité. CIS

Centre d’incendie et de secours

CIS

Centre d’incendie et de secours

SAV Sauveteur aquatique de surface

SDDACR Schéma directeur départemental d’analyse et de couverture des risques

Pour ce faire, le Sdis s’engage CMIC Cellule mobile d’intervention chimique

SDE Sauvetage déblaiement étaiement

durant la période 2010-2012 à : CMIR Cellule mobile d’intervention radiologique

SDIS Service départemental d’incendie et de secours

- Fixer des objectifs initiateurs COD Formation à la conduite

SIG

Système d’information géographique

de la démarche de progrès réalistes

et chiffrés propres à dimi-

COS Commandant des opérations de secours

CODIS Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours

SMUR Service mobile d’urgence et de réanimation

SNSM Société nationale de sauvetage en mer

nuer l’impact environnemental CPI

Centre de première intervention

SPP Sapeur-pompier professionnel

du fonctionnement de l’établissement

public,

CS

Centre de secours

CRRA 15 Centre de réception et de régulation des appels du SAMU

SPV Sapeur-pompier volontaire

SROS Schéma régional d’organisation sanitaire

- Etablir un diagnostic rapide CSP Centre de secours principal

SSSM Service de santé et de secours médical

de la situation vis-à-vis des actions

liées au développement CYNO Intervention cynotechnique

CTA Centre de traitement de l’alerte

VCHR Véhicule de lutte contre les accidents chimiques et radiologiques

VGRIMP Véhicule d’intervention en milieu périlleux

durable et mettre en place les DA

Dévidoir automobile

VLCG Véhicule léger de commandement de chef de groupe

indicateurs de gestion propres DAL Dévidoir automobile léger

VLHR Véhicule léger hors route

au suivi de ces actions d’amélioration,

DEA Défibrillateur externe automatisé

DDSIS Direction départementale des services d’incendie et de secours

VLU Véhicule léger utilitaire

VPI

Véhicule de première intervention

- Adopter une charte de l’engagement

de la structure en tant

VSAV Véhicule ambulance normalisé des sapeurs-pompiers

DIV

Intervention diverse

VPL Véhicule plongée

DSC Direction de la sécurité civile

EPC Echelle pivotante à mouvements combinés

qu’administration éco-responsable.

VTU Véhicule tout usage

VTP Véhicule de transport de personnels

EPS Echelle pivotante à mouvements séquentiels

118 119

ESP

FEU

FPT

FPTHR

FPTL

FPTSR

FSR

GPEC

ICPE

MEA

Echelle sur porteur

Intervention pour feu

Fourgon pompe tonne

Fourgon pompe tonne hors route

Fourgon pompe tonne léger

Fourgon pompe tonne secours routier

Fourgon secours routier

Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences

Installation classée pour la protection de l’environnement

Moyen élévateur aérien


Annexes

8. Annexes

Annexes

Suivante

Annexe 1 : bilan des prescriptions par zones géographiques défavorisées en

temps de couverture opérationnelle

• Prescription générale de

nature à favoriser la réduction des

délais d’intervention sur l’ensemble

du territoire départemental :

- changement du logiciel d’alerte associé

à la migration des moyens de transmission vers

l’architecture unique des transmissions (AUT),

- développement des conventions de

disponibilité des sapeurs-pompiers

volontaires.

• Prescriptions spécifiques

à la couverture de la zone 1 :

- construction d’un nouveau casernement

sur la commune de Villy-Bocage et

instauration d’une garde postée diurne,

- engagement d’une réflexion quant à la

mise en place d’un poste avancé à l’ouest de la

plaine de Caen,

- redimensionnement des objectifs

d’astreinte des centres d’incendie et de

secours périphériques à l’agglomération

caennaise.

• Prescriptions spécifiques à la

couverture de la zone 2 :

- redimensionnement des objectifs

d’astreinte des centres d’incendie et de

secours compétents,

- projet de mutualisation des centres

d’incendie et de secours de Landelles

et Coupigny et Saint Sever Calvados,

Saint Martin des Besaces et Le Tourneur

et Thury Harcourt, Saint Rémy et Clécy.

• Prescriptions spécifiques à la

couverture de la zone 3 :

- affectation de deux sapeurs-pompiers

professionnels supplémentaires au CS Vire,

• Prescriptions spécifiques à la

couverture de la zone 4 :

- redimensionnement des objectifs

d’astreinte des centres d’incendie

et de secours compétents,

- développement des conventions d’entre

aide interdépartementales.

Communes pour lesquelles l’objectif de couverture par un engin incendie

et un véhicule de secours aux victimes n’a pas été atteint.

• Prescriptions spécifiques à la

couverture de la zone 5 :

- instauration d’une garde postée diurne et

nocturne de 3 sapeurs-pompiers

Communes pour lesquelles l’objectif de couverture par un engin de secours

routiers et un véhicule de secours aux victimes n’a pas été atteint.

120 au CS Honfleur.

Bassins géographiques pour lesquels les objectifs n’ont pas été atteints.

121


Annexes

Précédente

Annexe 2 : âge moyen par type d’engins 2010-2012

Suivante

Parc des VSAB (VSAB et VSAV)

Parc des FTP

(FTP,FPTL, FPTSR et VPI)

Parc des CCF, FPTHR et CCR

Parc des VTU

10

5

6,5

Age moyen des VSAB

Moyenne idéale

6,1

15

8

9,3

Age moyen des FTP et équivalents

Moyenne idéale

8,7

15

8

12,0

Age moyen engin hors route

Moyenne idéale

16,3

10 9,9

5

Age moyen des VTU

Moyenne idéale

6,1

0

2009

2012

0

2009

2012

0

2009

2012

0

2009

2012

2009

Vétusté

2012

2009

Vétusté

2012

2009

Vétusté

2012

2009

Vétusté

2012

9

23

51

54

48

41

26

47

16

31

16

14

12

9

3

14

Age10 ans

Age15 ans

122 123

Age15 ans

Age10 ans


Annexes

Précédente

Suivante

Parc des VLU Parc des VLC, VLCG et VL Parc des engins aériens

Age moyen des VTU

Age moyen des VLC, VLCG et VL

10 8,5

8

6,6

Moyenne idéale

Moyenne idéale

6

5,6

4,9

5 4

2

0 0

2009 2012 2009

2012

16

14

12

10

ESP 24 m

1 (38 ans)

BEA 18 m

1 (11 ans)

ESP 24 m

1 (41 ans)

BEA 18 m

1 (14 ans)

Vétusté

Vétusté

2009 2012 2009

2012

8

6

ESP 24 m

Nombre 9

Moyenne

13,5 ans

ESP 24 m

Nombre 7

Moyenne

13 ans

26 99

34

Age7 ans

42

10

35

Age7 ans

44

13

124 125

4

2

0

ESP 32 m

Nombre 3

Moyenne

12 ans

2009

ESP 32 m

Nombre 4

Moyenne

9 ans

2012


Annexes

Précédente

Annexe 3 : plan d’équipement 2009-2012

INVESTISSEMENT

PU TTC

SDDACR

2012

2010 2011 2012

Besoin quantité montant quantité montant quantité montant

INVESTISSEMENT

PU TTC

SDDACR

2012

2010 2011 2012

Besoin quantité montant quantité montant quantité montant

PARC ROULANT (renouvellement)

VSAV 75000 68 18 6 450000 6 450000 6 450000

CCR et FPTHR 250000 10 8 8 2000000 0 0 0 0

CCF 230000 15 0 0 0 0 0 0 0

FPT + FPTL 200000 36 3 1 200000 1 200000 1 200000

FPTSR 230000 12 0 0 0 0 0 0

CCGC (occasion) 75000 10 1 1 75000 0 0 0 0

DA 100000 10 1 1 100000 0 0 0 0

MPR 40000 32 6 3 120000 3 120000 0 0

Moyen Aérien

32 m,

(4 échelles

500000 13 *1 1 500000 0 0 0

7 échelles 24m, 1 ESP, 1 BEA (4+7+1+1)

VLU 15000 52 27 7 105000 10 150000 10 150000

VLHR 30000 15 8 4 120000 2 60000 2 60000

VTU 25000 61 26 6 150000 10 250000 10 250000

VTP 25000 7 2 2 50000 0 0 0 0

PC 100000 2 1 1 100000 0 0 0 0

Total Parc Roulant 3970000 1230000 1110000

MATERIEL INCENDIE ET SECOURS

Echelles en renouvellement 20000 1 20000 1 20000 1 20000

Tuyaux en renouvellement 60000 1 50000 1 60000 1 60000

Tuyaux acquisition DA 24000 1 24000 0 0 0 0

Lances + LM 500 40 20000 40 20000 0 0

Accessoires Hydraulique 10000 1 10000 1 10000 1 10000

Ventilation 4000 4 16000 4 16000 2 8000

Aspiration,MPE,MPF,Pompes

élect.

50000 1 50000 1 50000 1 40000

Tronçonnage+ EPI 1000 10 10000 6 6000 10 10000

Groupe électrogène 1500 10 15000 8 12000 8 12000

Eclairage 1000 10 10000 4 4000 10 10000

Signalisation 150000 0 0 0 0 0 0

outillage diverses sur catalogue 15000 1 15000 1 15000 1 15000

lot feu de cheminée 1000 5 5000 1 1000 5 5000

désincarcération 30000 2 60000 1 30000 0 0

ARI 500 90 45000 70 35000 50 25000

Bouteilles ARI 200 150 30000 150 30000 0 0

Total Matériel Incendie 380000 309000 215000

MATERIEL MEDICAL

Life pack 12 20000 1 20000 0 0 0 0

RAD 57 3500 0 0 0 0 0 0

Petit matériel pour VSAV 50000 1 60000 1 50000 1 40000

Matériel 3SM (cabinets) 24000 1 24000 1 24000 0 0

Total Matériel Médical 104000 74000 40000

MATERIEL FORMATION

Lot complet de mannequin 1750 4 7000 4 7000 4 7000

coupes de têtes 70 13 910 0 0

DAE formation 500 12 6000 0 0

jeu de collier cervicaux 370 13 4810 10 3700 10 3700

jeu d’attelles + pompes 390 13 5070 10 3900 8 3120

tensiométre électronique 60 16 960 6 360 10 600

aspirateur à mucosité 1000 10 10000 0 0 0 0

appareil à fumée 400 4 1600 0 0 4 1600

Total Matériel Formation 36350 14960 16020

MATERIEL Equipes Spécialisées

Sauvetage Déblaiement 35000 1 5000 1 15000

Sauveteur Cotiers 23000 1 13000 1 20000

GRIMP 16000 1 16000 1 14000

Cynotechnique 4080 1 4080 1 2000

CMIC 20000 1 20000 1 20000

CMIR 10000 1 10000 1 10000

Plongeurs 34515 1 22000 1 28000

Total Matériel Equipes Spéc. 90080 109000 19000

INVESTISSEMENTS

Renouvellement engins et

matériels

4580430 1736960 1400020

Habillement Tenues/Casques 250000 250000 250000

Matériel INFORMATIQUE 300000 150000 150000

Entretien casernes 100000 100000 100000

Gros Travaux 0 150000 444000

INVESTISSEMENT ANNUEL 5230430 2386960 2344020

Investissement 2010/2012 9961410

126 127


Contact

SERVICE DEPARTEMENTAL D’INCENDIE ET DE SECOURS DU CALVADOS

25, boulevard Maréchal Juin

BP 75477 - 14054Caen cedex 4

Tél 02 31 43 40 00

Fax 02 31 43 40 09

direction@sdis14.fr

www.sdis14.fr

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