Afrique du Sud : la responsabilité d'une nation / South ... - Africultures

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Afrique du Sud : la responsabilité d'une nation / South ... - Africultures

assurés de faire des bénéfices dès le début. Une autre méthode

d’aide gouvernementale était une subvention de revenus où les

producteurs recevaient 70 cents pour chaque Rand encaissé.

Le résultat était que même des films de grand succès ont fait

faillite et que beaucoup de réalisateurs ont perdu de l’argent.

Des films réalisés entre les années 50 et les années 80 comprennent

Cry Freedom, Une Saison Aride et Blanche et A

World Apart, tous tournés au Zimbabwe dans les années 80, le

premier long métrage réalisé par un Noir, How Long? de

Gibson Kente, et les films afrikaans, Jannie Totsiens, African

Jim et Magic Garden.

Les années 90 ont vu une prolifération de maisons de production

indépendantes, des progrès dans les installations de postproduction,

une production commerciale augmentée et un

intérêt international bouleversant à la réalisation cinématographique

en Afrique du Sud. Le diffuseur d’Etat, le Sabc, et

la société de télévision à péage, M-Net, ont soutenu et promu

le développement du cinéma. Par exemple, la coproduction

panafricaine Africa Dreaming a reçu des fonds du Sabc, et M-

Net a coproduit Fools. Ces deux productions ont été tournées

en 1996 et ont été présentées au Marché du Festival de Cannes

1997.

La stratégie gouvernementale pour le cinéma veut construire

l’industrie, développer un public et des salles et faciliter des

programmes de formation. Distributeurs, exploitants, télévisions,

gouvernement, bailleurs de fonds pour le cinéma, producteurs

et artistes, agents de vente, partenaires de coproductions

et public sont tous considérés également responsables

afin de contribuer à un cinéma sud-africain reconnu au niveau

international.

Le South African Film

and Video Foundation

(Safvf)

Suivant l’exemple de pays qui ont un record de succès dans la

production cinématographique, comme la France, l’Australie,

le Burkina Faso et l’Argentine, l’Afrique du Sud a établi le

Safvf - un organisme de droit public qui règle la promotion du

cinéma. Les membres sont élus à travers la nomination publique

de membres de l’industrie, diffuseurs et individus. Le

Safvf conseille le Ministère sur la législation et fournit des

renseignements au public et aux professionnels de l’industrie.

Les priorités sont d’aider ceux qui étaient précédemment désavantagés

à travers des actions positives, de développer des

programmes de formation, de soutenir une distribution et une

exploitation plus large et les recherches dans la politique cinématographique.

Le Savfv reçoit un paiement annuel du

Ministère, qui comprend les dépenses générales et des contributions

pour deux nouvelles sources de financement: le Film

and Video Initiative (Fvi) et le Film Development Fund qui est

spécifiquement gardé en réserve pour la formation. Le gouvernement

reconnaît le besoin d’encourager des coproductions

tout en se rendant compte de l’importance de se focaliser sur

son potentiel national. Des accords de coproductions devraient

prendre en compte les besoins de développement et de resmed

in Zimbabwe in the 1980’s, the first Black-made feature

film by Gibson Kente, How long? and the Afrikaans films

Jannie Totsiens, African Jim and Magic Garden.

The 1990’s have witnessed a mushrooming of independent

production houses, advancements in post-production facilities,

increased commercial production and an overwhelming

international interest in filmmaking in South Africa. The

state broadcaster Sabc and the pay-tv venture M-Net have

supported and promoted the development of cinema. For

example, the Pan-African co-production Africa Dreaming,

received funding from Sabc and M-Net was a co-producer of

the joint effort, Fools. Both productions were shot in 1996

and are being considered for participation in the 1997

Cannes Film Festival.

The government’s Film Strategy aims to build the industry,

develop audiences and screening facilities and facilitate training

schemes. Distributors, exhibitors, television broadcasters,

government, film financiers, producers and artists,

sales agents and co-production partners and the viewing

public are all considered equally responsible for contributing

towards an internationally recognized South African

cinema.

The South African Film

and Video Foundation

(Safvf)

Taking its lead from successful film producing countries like

France, Australia, Burkina Faso and Argentina, South Africa

has established the Safvf - a national statutory body which

regulates film promotion. Members are elected through

public nomination from the industry, broadcasters and independent

persons. It advises the Ministry on legislation and

provides information to the public and industry professionals.

Priorities are to assist those previously disadvantaged

through affirmative action, develop training schemes, support

wider distribution and exhibition and research further

film policy. The Safvf receives an annual transfer payment

from the Ministry, which comprises recurrent expenditure

and contributions towards two new sources of funding: the

Film and Video Initiative (Fvi) and the Film Development

Fund which is specifically set aside for training. The government

recognizes the need to foster co-productions while realising

the importance of focusing on its national potential.

Co-production treaties should take into account the developmental

and human resource needs of South Africa and

should enhance opportunities for South African films to be

distributed globally.

Production and post-production

facilities

In mid-1996 a series of advancements in film processing,

post-production and multi-media divisions of South Africa’s

The Video Lab Group, took place. The Group comprises: the

Video Lab, Johannesburg, where commercials are produced

and post-production facilities are available, two Ursa Gold

numéro 20/deuxième trimestre

number 20/second quarter1997

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