Edition de juillet 2010 - Stiftung Speranza

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Edition de juillet 2010 - Stiftung Speranza

Edition de juillet 2010

Speranza fait bouger les choses

Table des matières

Éditorial page 2

Brève interview avec la conseillère fédérale Doris Leuthard page 3

Aides financières pour le perfectionnement professionnel après la fin de l’apprentissage pages 4-5

Les networkers en suisse romande page 6

La fondation Speranza et le chômage des moins jeunes... page 6

Interview avec Katharina Sammartino, mère de Davide page 6

Otto Ineichen a été élu politicien de l’année 2009! page 7

Emil Steinberger – appel d’un ambassadeur de Speranza page 8

www.fondationsperanza.ch


«On n’aide pas les gens si l’on fait à leur place ce qu’ils peuvent

faire eux-mêmes»

Abraham Lincoln

Chère amie lectrice, cher ami lecteur,

Madame, Monsieur,

L’authenticité constitue un concept directeur pour les collaborateurs et

collaboratrices de la Fondation Speranza. En effet, nous devons pouvoir

nous identifier à notre mission si nous voulons réussir dans le travail

avec les jeunes. Nos actions entrepreneuriales – en particulier en ce

qui concerne l’interaction avec les jeunes – sont empreintes de professionnalisme,

mais aussi d’idées créatives et d’émotions. D’ailleurs, se

lancer dans de nouvelles voies et identifier des perspectives sont des

démarches qui demandent d’être ouverts à ce qui est nouveau!

Eveiller cette curiosité, maintenir l’intérêt pour notre société et créer un

climat de confiance pour notre collaboration mutuelle, voilà quelquesuns

des défis majeurs qu’il s’agit de relever jour après jour à la Fondation

Speranza. Mais parfois, il est indispensable de modifier certains

éléments pour les maintenir en vie. Cela ne vaut pas seulement pour les

jeunes que nous soutenons, mais aussi pour chacun et chacune d’entre

nous tant dans le monde du travail que dans celui des loisirs. La discipline

et le plaisir d’expérimenter ne sont d’ailleurs pas incompatibles.

Les collaborateurs de la Fondation Speranza ne constituent pas de

«grandes équipes impersonnelles», mais des individus qui investissent

leur énergie pour ouvrir des perspectives professionnelles aux jeunes

qui en ont besoin. Dans ce contexte, chacun a sa propre motivation,

ses convictions et une solide formation personnelle: voilà ce qui leur

permet d’aller de l’avant. Il convient aussi de relever que la Fondation

Speranza demande aux coaches de l’économie et des formateurs d’être

très autonomes et d’avoir un esprit critique. Nous leur demandons

aussi d’être exigeants dans leur tâche d’encadrement et d’intégration

des jeunes dans la vie professionnelle. Sachant que nous n’aiderons

pas les jeunes en leur mâchant le travail ou en le faisant à leur place,

nous recherchons constamment des moyens non conventionnels pour

éveiller l’enthousiasme des jeunes face à un apprentissage. Voici la clé

du succès: procéder autant que possible de manière personnalisée ainsi

qu’encadrer étroitement et individuellement les jeunes.

formation auprès de la Fondation Speranza et qu’on leur propose même

un apprentissage. Envisager un avenir qui, certes, apporte des avantages,

mais qui exige aussi qu’ils s’investissent, peut provoquer chez

eux un certain malaise du fait qu’ils doivent faire le deuil du «rythme de

vie» auquel ils sont habitués. Il s’agit alors de développer leur volonté

de persévérer. Un monde un peu fou, parfois paradoxal mais qui est

pourtant la réalité!

La Fondation Spreranza et l’Institut de formation n’ont pas inventé le

thème de l’intégration professionnelle de jeunes ayant des problématiques

multiples. Il est pourtant décisif de savoir quoi faire à partir de

ce qui existe (expériences, savoir, ressources, etc.). Agir de manière

novatrice et mettre en œuvre de nouvelles idées? Certainement, mais

seulement là où nous pouvons compléter judicieusement les rouages

existants. A la Fondation Speranza, nous agissons de manière novatrice

en ce sens que nous faisons intervenir à la fois notre propre savoir et les

infrastructures établies, créant ainsi quelque chose d’autonome.

La coopération interinstitutionnelle (CII) avec des partenaires ou avec

les offices qui nous adressent des jeunes constitue un facteur majeur

de réussite. Cette collaboration-là garantit un flux d’informations sans

lacunes et contribue de manière significative à ce que notre travail avec

les jeunes soit transparent et à ce que les étapes de leur développement

personnel soient identifiables.

La Fondation Speranza repose sur l’initiative d’entrepreneurs et elle est

financée par un nombre croissant de mécènes. Derrière les idées et les

projets d’intégration professionnelle qu’incarne la Fondation Speranza,

il y a des têtes pensantes. Les idées sont mises en œuvre. La Fondation

veut aussi susciter l’intérêt du grand public pour le thème de l’intégration

professionnelle, s’engager pour une formation professionnelle

solide dans notre pays et, par le biais d’un engagement préventif ciblé,

communiquer dans le futur ses propres expériences.

Permettez-moi, chère amie lectrice, cher ami lecteur, de vous remercier

du fond du cœur de votre soutien. Je serais ravi que vous deveniez

membre de l’Association de mécènes de la Fondation, que ce soit à titre

de particulier ou d’entreprise.

Toutefois, il est fréquent que ce soit justement cet encadrement là

qui constitue le premier obstacle, car souvent, depuis des années, les

jeunes n’ont plus à leur côté de personne de référence digne de ce

nom. Ils vivent au sein de leur propre groupe (ayant le même âge ou

partageant les mêmes idées) et ont du mal à s’adapter à cette nouvelle

situation que j’appellerai «être proche tout en gardant de la distance».

Ils se disent souvent: «Et maintenant, je devrais d’un seul coup avoir

confiance? Puis-je vraiment et totalement me fier à mon référent et

exprimer mes sentiments? Veut-on vraiment m’aider?».

Authenticité. Autonomie. Autocritique. Personnalité des individus forts

qui font partie de la communauté. Voilà les exigences en matière de

prestations et les mots d’ordre de notre époque. Et ils sont vraiment

d’actualité.

Nous constatons fréquemment que les jeunes souhaitent plus s'investir

lorsqu’ils remarquent que, dans le monde du travail, on apprécie

le comportement positif qu’ils ont acquis au cours de leur année de

Cordialement vôtre

Jörg Sennrich

2 Speranza fait bouger les choses


Brève interview avec Mme la conseillère fédérale Doris Leuthard

Quels sont selon vous les atouts de la formation professionnelle en

Suisse…?

La formation professionnelle suisse est dynamique et s’adapte continuellement

aux besoins du marché du travail. On forme d’une manière

proche de la pratique, là où il existe un besoin de main-d’œuvre. Celles

et ceux qui ont mené à bien leur formation professionnelle de base

ont donc accès à toutes les voies de carrières: maturité professionnelle,

écoles spécialisées, hautes écoles ou, via une passerelle, études

universitaires. Le secret du succès de la formation professionnelle en

Suisse réside précisément dans cette proximité de la pratique et à ces

étroits engrènements.

… et où se situent les défis à relever?

Vu les années à faible taux de naissance, le nombre d’élèves en fin de

scolarité baissera de quelque 11% d’ici à l’année 2016. Il convient de

prendre des mesures pour que la formation professionnelle des jeunes

performants reste attractive. Malheureusement la situation des élèves

moins bien qualifiés ne se détendra pas. Nous devrons donc poursuivre

avec la même intensité la mise en œuvre de mesures telles que le Case

management en matière de formation professionnelle ou les offres cantonales

de passerelles. Il va sans dire que les initiatives privées telles

que celles de la Fondation Speranza sont importantes.

Il y a un urgent besoin d’agir en ce qui concerne les professions paramédicales.

Aujourd’hui déjà, nous sommes face à une pénurie de

main-d’œuvre dans ce secteur et cette situation empirera ces prochaines

années. Il est donc décisif de mettre en œuvre avec pertinence

une nouvelle systématique en matière de formation, d’affiner les profils

professionnels et de convaincre davantage de personnes, en particulier

des hommes, d’effectuer une formation dans le domaine de la santé.

Pourquoi une formation professionnelle de base solide pour tous les

jeunes est-elle importante?

Effectuer une formation après la scolarité obligatoire constitue de nos

jours une condition pour avoir une vie professionnelle réussie. Les personnes

au bénéfice d’une formation professionnelle complète courent

un moindre risque d’être au chômage et apprennent à vivre de manière

autonome grâce à leur salaire. Par ailleurs, disposer d’une formation

professionnelle complète améliore l’intégration sociale des gens et

ouvre de multiples perspectives de formation continue.

Qu’attendez-vous des entreprises concernant le marché des places

d’apprentissage?

L’économie a reconnu que la formation de jeunes est un investissement

qui vaut la peine et qu’elle ne doit pas être réduite à de simples

facteurs de coûts. Les premières informations en provenance des cantons

concernant les tendances du marché des places d’apprentissage

pour l’année 2010 nous semblent prometteuses. Les entreprises ont

conscience qu’en raison du phénomène du recul démographique, il

devient plus difficile de pourvoir des places d’apprentissage avec des

candidats/candidates appropriés.

Comment la Fondation Speranza peut-elle contribuer à ce que les

jeunes réussissent à trouver une place d’apprentissage?

En Suisse, quelque 90 pour cent des élèves finissent aujourd’hui leur

scolarité au degré secondaire II. Pour parvenir à l’objectif prévu, soit

un taux de 95 pour cent en 2015, nous avons besoin de davantage de

places d’apprentissage, surtout pour les jeunes qui sont confrontés à

certains problèmes. Les networkers de Speranza connaissent bien les

conditions sur place, savent quelles entreprises forment des apprentis

et disposent d’un vaste réseau relationnel. De plus, ils s’engagent aussi

très concrètement en faveur de jeunes gens en difficulté scolaire ou

sociale. Je salue donc vivement l’initiative de la Fondation Speranza

qui, en étroite collaboration avec les offices cantonaux de formation

professionnelle et l’Office fédéral de la formation professionnelle et de

la technologie, s’attache à lever les obstacles empêchant l’accès à une

formation professionnelle.

Speranza fait bouger les choses 3


Aides financières pour le perfectionnement professionnel

de personnes au chômage au bénéfice d’une formation

professionnelle de base

La Fondation Speranza s’engage en faveur des jeunes qui, après

avoir achevé leur apprentissage professionnel avec succès, ne

trouvent pas de travail. La Confédération, dans le cadre du

train de mesures de stabilisation, participe financièrement aux

mesures de perfectionnement professionnel des personnes qui

ont terminé leur formation de base et cherchent un emploi. La

Fondation Speranza coordonne le perfectionnement professionnel

et est responsable de conseiller avec compétence les requérants.

Les personnes qui ont achevé leur formation de base

(jusqu’à l’âge de 25 ans), bénéficient d’un soutien financier

pour leur perfectionnement professionnel: la Confédération leur

alloue un subside équivalant à 50 % des frais de perfectionnement

professionnel (mais au maximum CHF 5000.-).

Cette participation financière aux mesures de formation de personnes

en fin d’apprentissage qui sont à la recherche d’un emploi a pour objectif

de leur éviter le chômage ou d’y mettre fin. Ce subside s’entend donc

comme un soutien en vue de l’obtention d’un certificat de formation

continue ou de perfectionnement.

Seules les personnes ayant mené à bien une formation de base, c’est-àdire

les titulaires d’une attestation fédérale de formation, d’un certificat

fédéral de capacité ou d’un certificat fédéral de maturité professionnelle

peuvent requérir cette mesure.

La fréquentation d’un cours de perfectionnement professionnel vise à

augmenter les chances d’intégration professionnelle et, partant, d’accès

à la vie professionnelle après l’apprentissage. Lors du choix parmi les

offres de perfectionnement professionnel, il y conviendra de veiller à ce

que les mesures prévues soient axées d’une part sur le besoin individuel

de perfectionnement du jeune et, d’autre part, sur les indicateurs du

marché de l’emploi concernant tel ou tel perfectionnement. Le conseil

compétent et professionnel prodigué aux intéressés permet d’identifier

leurs préférences personnelles, leurs capacités et leurs potentiels et de

les combiner à des possibilités qui ont un avenir sur le marché du travail.

L’on s’assure que le requérant acquerra, grâce à un perfectionnement

approprié, un avantage effectif sur le marché de l’emploi, et qu’il

pourra également y faire valoir ses points forts et ses souhaits.

Les premières expériences démontrent que l’offre de perfectionnement

professionnel suscite un grand intérêt de la part des jeunes adultes.

4 Speranza fait bouger les choses


Depuis le lancement de ce projet, ce sont essentiellement des personnes

qui prévoient un séjour linguistique qui se sont inscrites. Et de fait,

les langues étrangères figurent parmi les exigences très fréquemment

citées dans les offres d’emploi.

Environ 50% des personnes intéressées qui nous contactent font une

demande de participation financière. Le grand intérêt suscité par la

mesure financée par la Confédération prouve que nous sommes sur la

bonne voie. Les premières évaluations ont montré que les demandes

émanant d’hommes sont plus nombreuses que celles des femmes. La

répartition selon les régions linguistiques suisses correspond dans les

grandes lignes à la proportion d’habitants par région: 70 % des demandes

proviennent des régions suisse-alémaniques, 20 % de Suisse

romande et 10 % de Suisse italienne.

Une aventure peu commune

J’ai été particulièrement impressionnée par un jeune homme qui voulait

accomplir une mission bénévole en Afrique du Sud. Ce devait être une

expérience dont, sa vie durant, il se souviendrait et il pourrait en outre

améliorer ses connaissances de l’anglais «en cours d’emploi» et se plonger

dans la culture de ce mystérieux pays. J’ai d’emblée trouvé son idée

géniale. Sa demande m’est parvenue peu après et j’ai pu, le même jour

la traiter, obtenir l’autorisation et procéder au versement du montant.

Dans la majorité des cas toutefois, ce sont des personnes du secteur

commercial qui font le plus usage de l’aide financière. C’est un fait

avéré que, que dans ce secteur-là, il est actuellement difficile de trouver

un poste approprié directement à la fin de l’apprentissage. En effet,

nombre d’entreprises recherchent des collaborateurs ayant une expérience

professionnelle, ce qui rend beaucoup plus difficile l’entrée de

notre groupe-cible dans le monde du travail. Mais toutefois, d’autres

requérants issus des secteurs technique, pharmaceutique ou de la

restauration ont déjà pu profiter de cette aide financière.

Aides financières pour le

perfectionnement professionnel

après la fin de l’apprentissage

Personnes titulaires d’une attestation ou d’un certificat de formation

professionnelle initiale ont la possibilité de se former en bénéficiant

d’une aide financière.

Durant cette formation continue dont la durée ne peut dépasser

douze mois, la Confédération prend en charge 50% des frais de

formation mais au plus 5000 CHF par personne.

Des qualifications supplémentaires améliorent les chances des

jeunes sur le marché du travail.

Pourquoi ne pas saisir cette opportunité pour améliorer vos

compétences?

Vous trouverez de plus amples informations ainsi que le formulaire

d’inscription sous

www.fondationsperanza.ch

sous «perfectionnement professionnel»

ou sous:

www.stabilisation.ch

Nous créons des perspectives professionnelles.

Investir

dans

le futur

CHF 5000 pour ton perfectionnement professionnel

Bien que le projet ait été lancé il y a seulement trois mois, la demande

dépasse déjà nos attentes. Les mesures de communication seront intensifiées

en juin, afin que nous puissions toucher le plus grand nombre

possible de jeunes ayant terminé leur apprentissage et n’ayant pas encore

de perspectives d’emploi.

- Tu n’as pas d‘emploi?

- Tu as terminé ton apprentissage?

- Tu as moins de 25 ans?

- Tu recherches un nouveau défi à relever et tu

souhaites compléter ta formation?

Aussi recommandons-nous à toutes les personnes qui ont achevé leur

apprentissage et qui sont motivées par un perfectionnement professionnel

de s’annoncer à la Fondation Speranza. Bénéficiez de conseils lors

un entretien personnel et saisissez l’opportunité de vous perfectionner.

C’est un investissement pour votre avenir.

Vous trouverez des informations complémentaires ainsi que la formule

d’inscription sur: www.stiftungsperanza.ch, à la rubrique «perfectionnement

professionnel».


Luzia Sennrich, Cheffe de projet

Nous te soutenons volontiers dans cette démarche! Tu recevras

la moitié de tes frais de formation (mais toutefois CHF 5000 au

maximum) en tant que contribution à ta formation continue!

Tu trouveras toute autre information utile ainsi que la formule

d’inscription sous: www.fondationsperanza.ch sous «perfectionnement

professionnel» ou sous: www.stabilisation.ch

Speranza fait bouger les choses 5


Les networkers en Suisse romande

Depuis 2006, les networkers romands de Speranza ont participé à

hauteur de 600 places d’apprentissage nouvelles. C’est presque autant

qu’une cohorte annuelle d’apprentis d’un canton moyen.

Si les différents cantons romands s’équipent d’outils performants ou

de mesures d’encouragement spécifiques des employeurs, ils font

régulièrement appel à notre succursale à Lausanne pour compléter

leur panoplie d’interventions en faveur de l’intégration sociales et

professionnelles des jeunes.

A noter que la succursale de Lausanne reçoit volontiers les personnes

désireuses de bénéficier de notre important réseau tissé au fil de ces

dernières années.

A noter que l’opération de recherche de place d’apprentissage continue

cette année et sera reconduite en 2011.

La fondation Speranza et le chômage des moins jeunes – Expérience

pilote en collaboration avec l’Office cantonal de l’emploi à Genève

L’OCE procède en ce mois de juin à une expérience pilote: proposer

un nouveau service à des entreprises nécessitant du personnel à

différentes périodes de l’année. Le service étatique se substituant, pour

l’occasion en organisme de placement temporaire.

Les collaborateurs de la fondation Speranza rencontrent les responsables

de plus de 60 entreprises genevoises en vue de collecter les précieuses

informations qui permettront à plusieurs dizaines, voire centaines de

demandeurs d’emploi, de trouver des missions temporaires menant très

souvent à des emplois fixes. Ce programme s’adresse principalement

aux personnes ayant perdu leur emploi depuis peu et disposant des

qualifications requises.

D’autres collaborations avec les services de l’emploi des différents

cantons sont en projet.


Jean-Richard Bory, Fondation Speranza, Lausanne

Interview avec Katharina Sammartino, mère de Davide

Madame Sammartino, votre fils Davide a fait à Aarau, de janvier à juillet

2009, le camp de perspectives de la Fondation Speranza. Comment

avez-vous entendu parler de la Fondation Speranza?

A la fin de sa scolarité obligatoire, Davide a encore effectué une dixième

année scolaire, nécessitée par un déménagement et des difficultés

dans son environnement social. Bien qu’il ait envoyé de nombreuses

candidatures, il n’a pas trouvé de place d’apprentissage qui convienne.

C’est une émission télévisée, consacrée précisément au camp de

perspectives, qui nous a rendus attentifs à l’existence de la Fondation

Speranza. Ce film avec Otto Ineichen m’a beaucoup impressionnée.

On y voyait une situation identique à celle de mon fils Davide et on y

montrait aussi très clairement qu’il y avait de l’espoir pour les jeunes

dans cette situation. En janvier 2009, le conseiller ORP de mon fils a

attiré son attention sur le fait qu’il y avait encore une place au camp de

perspectives d’Aarau de la Fondation Speranza! Et grâce à ce camp, la

vie de Davide allait littéralement bénéficier de nouvelles perspectives...

Quelle a été l’évolution de Davide pendant le camp de perspectives?

Dès le début, Davide s’y est senti très bien. Il est devenu plus sûr de

lui et a pris ses tâches au sérieux. Son coach personnel, Monsieur Jörg

Sennrich, sait parfaitement «par quel bout» prendre les jeunes. Il a défini

avec Davide les mesures nécessaires en vue de trouver une place

d’apprentissage et l’a aussi épaulé pour leur mise en œuvre. Davide

s’est senti pris au sérieux, compris et respecté. Après toutes les difficiles

expériences qu’il avait vécues, c’était très important pour lui et cela

a contribué de manière décisive à sa réussite. Il a pleinement accepté

son coach comme personne de référence. Ce n’est qu’ainsi qu’une

collaboration à long terme pouvait être établie.

Comment avez-vous ressenti Davide en tant que mère pendant et après

le camp?

A vrai dire, je n’ai pas reconnu mon fils: il était bien dans sa peau,

enthousiasmé par ce qu’il vivait et je l’ai vu se réjouir à nouveau en

pensant à l’avenir. Il faut dire qu’il avait perdu tout espoir de trouver

une place d’apprentissage et donc d’un travail gratifiant. La Fondation

Speranza lui a rendu cet espoir et lui a montré une voie accessible

pour atteindre ses objectifs. Grâce à Speranza, il a appris beaucoup de

choses qui lui serviront dans la vie.

6 Speranza fait bouger les choses


Recommanderiez-vous le camp de perspectives de la Fondation

S p e r a n z a?

Absolument! J’apprécie beaucoup la manière personnalisée de procéder

des personnes responsables. Tant les formateurs que les pédagogues

et les coaches de l’économie s’occupent de ces jeunes avec beau coup

d’engagement personnel. On sent très bien qu’ils suivent une ligne

claire et que les jeunes sont accompagnés avec esprit de suite. En plus,

les jeunes apprennent à prendre leurs responsabilités et acquièrent les

compétences économiques et sociales nécessaires pour leur avenir. Ils

apprennent où se situent leur forces, leur faiblesses et, du même coup,

leurs propres limites.

Que fait Davide maintenant?

Grâce à la Fondation Speranza, Davide a pu commencer son apprentissage

de gestionnaire du commerce de détail à la boulangerie Rehra,

à Aarau. Il s’y sent bien et il est fier des tâches et des responsabilités

qu’on lui confie. Nous espérons tous qu’il continuera à avoir du plaisir à

sa formation et qu’il l’achèvera avec succès. Maintenant, il sait qu’une

formation professionnelle est décisive pour pouvoir réaliser ses souhaits

pour son avenir et pour son intégration sociale.


Katharina Sammartino

Otto Ineichen a été élu politicien de l’année 2009!

Au mois de janvier 2010, Otto Ineichen a été élu politicien de l’année 2009. Nous le félicitons du fond du cœur pour la distinction qui lui a été

décernée par la Télévision suisse et qui le récompense ainsi de son immense engagement dans l’univers politique, économique et sociétal.

Speranza fait bouger les choses 7


Appel d‘Emil Steinberger, humoriste et ambassadeur de Speranza

«Il y a fréquemment des jeunes qui, après leur scolarité obligatoire, n’ont pas la

moindre perspective professionnelle. Ils ne trouvent pas de place d’apprentissage.

Les raisons en sont d’ailleurs multiples. Il y a d’abord le sentiment de ne pas être

utile à la société. Le fait de n’avoir aucune tâche à accomplir au sein de la société

n’arrange pas les choses et démotive aussi souvent les jeunes. Ils sont dans la

rue, n’ont ni travail ni loisir satisfaisant et gare aux mauvaises fréquentations! Ils

entrent alors dans un cercle vicieux et, dans le pire des scénarios possibles, ils

deviennent des déliquants ou pis encore, des criminels. Ces jeunes ont besoin de

notre soutien – par exemple, ils ont besoin de bénéficier d’un vaste encadrement

et d’un encouragement prodigués par la Fondation Speranza


Emil Steinberger, humoriste

Conseillers de fondation

· Otto Ineichen, entrepreneur et conseiller national

· Tarzisius Caviezel, délégué du Conseil d‘administration, conseiller national

· Johann N. Schneider-Ammann, entrepreneur et conseiller national

· Hans Rudolf Gysin, directeur de la Chambre économique du canton de Bâle-Campagne, conseiller national

· Edgar Oehler, entrepreneur et ancien conseiller national

· Pierin Vincenz, président du directoire du groupe bancaire Raiffeisen

· Lucius Dürr, directeur de l‘Association suisse d’assurances (ASA)

Ambassadeurs

· Thomas Bucheli, chef de la météo, TV suisse

· Ernst Burren, écrivain

· Rolf Büttiker, conseiller aux Etats

· Nico Cadsky, cartooniste

· Conradin Cathomen, ancien champion de ski

· Heinz Frei, sportif en fauteuil roulant

· Art Furrer, hôtelier, guide de montagne et moniteur de ski

· Viktor Giacobbo, humoriste

· Gianna Hablützel-Bürki, escrimeuse

· Bea Heim, conseillère nationale

· Tinu Heiniger, musicien / chanteur

· Franz Hohler, écrivain

· Edith Hunkeler, sportive en fauteuil roulant

· Bruno Kernen, ancien champion de ski / hôtelier

· Franco Knie, directeur technique du Cirque Knie

· Urs Lehmann, ancien champion de ski, président de Swiss-Ski

· Helen Leumann-Würsch, conseillère aux Etats

· Filippo Leutenegger, conseiller national / éditeur

· Donghua Li, gymnaste

· Jürg Marquard, éditeur

· Tony Rominger, coureur cycliste

· Emil Steinberger, humoriste

· Marc Surer, coureur automobile

· Toni Vescoli, chanteur

· Chris von Rohr, musicien / producteur

· Tim Wielandt, ancien «Mister Suisse»

Compte de chèques postaux

Fondation Speranza, 5000 Aarau, CCP 60-132745-8


Relations bancaires

Banque Raiffeisen Kölliken-Entfelden, 5742 Kölliken

IBAN CH59 8069 8000 0108 6233 4, Compte: 50-2947-4

Impressum

Editeur:

Fondation Speranza, 5000 Aarau

Rédactrice:

Barbara Jordi, Fondation Speranza

Maquette et Graphisme: Dan Jakob, Bâle

Impression:

Kromer Print AG, Lenzburg

Exemplaires:

5'000 Ex.

Adresse:

Fondation Speranza,

«Speranza fait bouger les choses»,

Jurastrasse 4, 5000 Aarau

Tel.: +41 62 788 60 00

Website:

www.fondationsperanza.ch

e-mail:

gs@fondationsperanza.ch

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