Dynamisme Wallon - Union Wallonne des Entreprises

uwe.be

Dynamisme Wallon - Union Wallonne des Entreprises

Hors série

Périodique mensuel de l’UWE : Chemin du Stockoy 3, 1300 Wavre - Juillet-Août 2005 - Numéro 186 - Prix 3 € - Bureau de dépôt : Namur X

Entreprises wallonnes : portraits et perspectives

• Les grandes entreprises

en Wallonie

• Les secteurs économiques

passsés au crible

• Vos contacts Médias


LE MOT DE LA REDACTION 1

Les grandes entreprises (au moins 250 personnes) actives en Wallonie

représentent plus de 130.000 emplois directs sur les 500.000 salariés privés que compte

la Région. Mais quelles sont ces entreprises ? Il n’existait à ce jour aucune liste complète

ni nominative. C’est maintenant chose faite puisque cette édition

spéciale de Dynamisme Wallon vous propose une liste, aussi exhaustive que possible, de

ces grandes entreprises.

Dans le prolongement direct du Rapport 2005 sur la situation de l’entreprise en

Wallonie publié récemment par l’UWE, ce numéro estival passe également en revue

les secteurs de l’économie. Défis, enjeux et chiffres clés des 13 grands secteurs wallons

sont expliqués, avec, pour chacun d’eux, quelques «success stories» inédites.

Et parce qu’il n’y a pas de «success stories» sans médiatisation, vous trouverez dans

ce numéro un annuaire des médias francophones qui couvrent l’actualité des entreprises

wallonnes. Un outil de communication efficace à conserver afin

d’informer au mieux clients, analystes et investisseurs de votre actualité.

Enfin, nous en profitons pour dresser un portrait de l’Union Wallonne des Entreprises, à

travers quelques-unes des missions originales menées sur le terrain

par ses équipes. Active depuis près de 40 ans, l’UWE est le porte-parole des

entreprises implantées en Wallonie auprès des instances officielles

(gouvernementales, syndicales, administratives).

Nous vous souhaitons, à toutes et à tous, d’excellentes vacances,

sources d’inspirations nouvelles et de motivation pour affronter

la rentrée avec enthousiasme.

La Rédaction


3

Sommaire 07-08/2005

Dynamisme Wallon,

le mensuel de l’Union

Wallonne des Entreprises,

est édité par la

Maison des Entreprises

Wallonnes asbl

Les entreprises wallonnes :

Portraits et perspectives

Une édition spéciale de Dynamisme Wallon

L’UNION WALLONNE DES ENTREPRISES : RASSEMBLER POUR PROGRESSER

Chemin du Stockoy 3

B-1300 Wavre

Tel: +32 (0)10.47.19.40

Fax: +32 (0)10.45.33.43

dynamisme.wallon@uwe.be

www.dynamismewallon.be

Rédaction

Thierry Decloux

Madeleine Dembour

Vinciane Pinte

prenom.nom@uwe.be

Conseil de Rédaction

Luc De Cordier

Jean de Lame

Madeleine Dembour

Thierry Devillez

Didier Paquot

Vinciane Pinte

Vincent Reuter

Jean-Jacques Westhof

Mise en page

Interlignes Nivelles

Impression

Imprimerie Vase Frères

Photo de couverture

© ZEFA

Régie Publicitaire

Alliance Media

Tel : +32 (0)10.40.13.12

info@alliancemedia.be

Editeur Responsable

Jean de Lame

Chemin du Stockoy 3

B-1300 Wavre

Abonnement annuel

(11 numéros) :

30 € à verser sur le compte

de la Maison des Entreprises

Wallonnes 360-1149184-31

Toute reproduction, même

partielle, des textes et des

documents de ce numéro

est soumise à l'approbation

préalable de la rédaction.

4 L’UWE est une organisation privée qui constitue auprès des instances

officielles (gouvernementales, syndicales, administratives) le porte-parole

des entreprises implantées en Wallonie.

LES GRANDES ENTREPRISES EN WALLONIE : RESSERRER LES LIENS

7 Un récent rapport du consultant international McKinsey recommande de resserrer les

liens entre les pouvoirs publics et les grandes entreprises afin de faciliter leur ancrage en

Wallonie et faciliter leur développement. Mais quelles sont ces entreprises ? Dynamisme

Wallon en dresse la liste.

MÉDIAS ET ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE : VOS CONTACTS INCONTOURNABLES

11 Nos journalistes ont rencontré un par un les rédacteurs en chef (quotidiens, périodiques,

agences de presse, télés, radios) pour dresser avec eux la liste des journalistes

couvrant l’actualité des entreprises wallonnes. Un répertoire unique à conserver.

LES GRANDS SECTEURS DE L’ÉCONOMIE PASSÉS AU CRIBLE

25 Défis, enjeux et chiffres clés sont passés en revue avec les acteurs des grands secteurs

wallons. Pour chacun de ceux-ci, nos journalistes ont débusqué quelques «success stories»

inédites.

• Alimentaire >> 26

• Bois >> 30

• Chimie >> 32

• Ciment >> 34

• Construction >> 36

• Déchets >> 38

• Intérim >> 40

• Papier >> 42

• Sidérurgie >> 44

• Technologies >> 46

• Textile >> 48

• Transformation du papier et du carton >> 50

• Verre >> 52

LE MOIS PROCHAIN DANS DYNAMISME WALLON :

- Comment financer mon activité ?

- Mobilité et déplacement du personnel : des exemples, des idées

Réservez dès à présent vos espaces publicitaires auprès de notre régie Alliance Média au 010/40.13.12

(fax : 010/40.13.15, e-mail : info@alliancemedia.be).

Plus d’infos sur www.dynamismewallon.be


4 UNION WALLONNE DES ENTREPRISES

Présentation de l’UWE

Rassembler pour progresser

L’Union Wallonne des Entreprises est une organisation privée qui constitue

auprès des instances officielles (gouvernementales, syndicales,

administratives) le porte-parole des entreprises implantées en Wallonie.

Dynamisme Wallon Hors série 2005

Par Madeleine DEMBOUR

L’UWE se donne pour mission de

"promouvoir et soutenir l’entreprise,

moteur du bien-être économique et

social de la Région". Du Brabant wallon,

du Hainaut, des provinces de

Liège, du Luxembourg ou de Namur,

des entrepreneurs de toute la Wallonie

ont fait de l’UWE leur port d’attache.

Ils apprécient d’y retrouver en une

seule structure toutes les branches de

l’industrie et des services, ainsi que

tous les types d’entreprises, de la

petite entreprise familiale à la grande

multinationale.

Importante source d'informations sur

l'économie, l'UWE anime des sites

Internet (dont www.uwe.be) et publie

une revue mensuelle, DYNAMISME

WALLON qui reflète les positions des

entreprises wallonnes.

Alimentée financièrement par les cotisations

de ses quelque 6.000

membres, l’Union Wallonne dispose

d’un staff permanent basé à Wavre,

qui fonctionne avec souplesse.

Comme une PME.

Partenariats actifs

L’UWE tend à valoriser les complémentarités

entre les différentes organisations

par un partenariat avec

l’Union des Classes Moyennes et des

collaborations étroites avec les fédérations

sectorielles et les Chambres de

Commerce et d’Industrie.

L’Union Wallonne participe activement

aux activités de nombreuses associations

: l’ABCAL (Association belge des

cadres d’achat et de logistique),

Cequal (Centre wallon de la qualité),

l’EPM (Entreprises Perfectionnement

Management), l’EWA (Entreprises wallonnes

de l'Aéronautique), Start-It

(fonds de capital à risque pour le lancement

d’entreprises dans le domaine

des hautes technologies), Wallonie

Entreprendre (accompagnement de

jeunes entrepreneurs et porteurs de

projets par un système de parrainage).

Tous ces partenariats actifs s’inscrivent

dans la philosophie que l’UWE

développe depuis quelques années

Présidée par Henri Mestdagh, l'Union Wallonne

des Entreprises entend cultiver des partenariats

qui vont dans le sens du développement du tissu

économique wallon et, par là même, d'une

hausse du niveau technologique, de

l'innovation, de la valeur ajoutée et des emplois.

déjà : rassembler et réfléchir

ensemble, œuvrer au développement

du tissu économique wallon et, par là

même, créer une hausse du niveau

technologique, de l'innovation, de la

valeur ajoutée et des emplois. ||

Un véritable travail de fond

Les Groupes de travail de l'UWE se situent en amont des grandes législations et projets

wallons. Ouverts à tous les membres de l'Union Wallonne, ils permettent de préparer des

décisions et de bâtir des positions qui reflètent les réelles attentes des entreprises.

Les sujets suivants sont traités dans ces groupes :

1. Commerce extérieur

2. Développement durable

3. Economie

4. Energie

5. Environnement et Aménagement du Territoire

6. Esprit d’entreprendre

7. Fiscalité régionale et locale

8. Forem

9. Politique sociale

10. Recherche & Développement

11. Simplification administrative

Contact :

Union Wallonne des Entreprises

Chemin du Stockoy 3 1300 Wavre

010/47.19.40, info@uwe.be,

www.uwe.be


6 UNION WALLONNE DES ENTREPRISES

Sur le terrain

Des actions tous azimuts

L’Union Wallonne des Entreprises se veut présente sur les plans économiques,

sociaux et environnementaux. Tour d'horizon de quelques-unes des actions

originales menées sur le terrain par l’UWE.

Dynamisme Wallon Hors série 2005

Par Madeleine DEMBOUR

Vous amener à l'exportation :

Le principe est simple : avec l’aide de

sponsors privés et le soutien de

l’AWEX, des entreprises complémentaires

produisant des biens d’équipement

et des services à destination

d’un secteur précis de l’économie (une

"grappe" d'entreprises) sont invitées à

des missions internationales sectorielles.

Avec plus de 100 missions

réalisées depuis sa fondation en 1998,

la Cellule Marketing International de

l’UWE poursuit toujours le même

objectif : développer le commerce

extérieur des PME wallonnes.

Vous aider à concilier économie et

écologie :

Des équipes de l'UWE sont sur le

terrain afin de sensibiliser les PME

wallonnes à l'importance d'une gestion

environnementale efficace.

1. Sur base d'une visite dans votre

entreprise (750 PME l'ont déjà fait),

des spécialistes réalisent un diagnostic

de votre situation environnementale.

2. Des sites d’information ont été mis

en ligne (www.permisenvironnement.be

et www.decretsols.be).

3. Si vous souhaitez aller plus loin, et

pourquoi pas mettre en place un

Système de Management

Environnemental (un «SME» de

type Iso 14001 ou Emas), l'équipe

du «Fil de l'éco-gestion» se

positionne comme LA référence

wallonne en matière d'informations :

www.ecogestion.be.

Gérer votre mobilité :

Démarrage d'une démarche mobilité,

réalisation d’un bilan mobilité, renseignements

précis sur la législation, le

covoiturage, les innovations en gestion

des marchandises, recherche de

l'interlocuteur adéquat au sein d'une

administration ou d'une société de

services, diagnostic afin de cerner les

actions envisageables … : quelques

exemples des services que peut vous

apporter la "Cellule Mobilité" de l'UWE.

Vous aider à vous mesurer dans le

domaine du développement durable :

L’UWE met à disposition un set d’indicateurs

de développement durable

(voir www.uwe.be/indicateursDD).

Performances économiques, sociales,

sociétales et environnementales sont

mesurées, puis agrégées dans une

cote globale, indicateur de développement

durable de l’entreprise. Simple

et pratique, la méthode permet à

chaque entreprise qui le souhaite

d’obtenir rapidement son résultat par

rapport à son secteur d’activité.

Stimuler vos programmes

de recherche :

L'Europe consacre d'importants budgets

à la recherche. Jusqu'à présent

les entreprises wallonnes n’avaient

guère profité de ces moyens financiers.

Afin de décortiquer le jargon

européen, sélectionner les appels

d'offres, monter les dossiers, organiser

les partenariats entre entreprises,

une équipe de l'UWE est à la disposition

des entreprises wallonnes : le

NCP Wallonie ("Point de Contact

National").

Les Cellules de l'UWE vous conseillent et vous

assistent dans différents domaines : exportation,

gestion de l'environnement, mobilité, recherche,

stages... Elles agissent chez vous, avec vous et

en fonction de vos besoins réels, pour vous

aider dans vos démarches administratives et/ou

législatives et dans vos relations avec

l'extérieur...

Accueillir un jeune stagiaire

européen :

Véritable «Erasmus des entreprises»,

Eurodyssée est un programme mis en

place par plusieurs régions d’Europe.

Il offre la possibilité aux entreprises

d'accueillir (moyennant une cotisation de

1.250 euros), pour une durée de

3 à 5 mois, des jeunes stagiaires

diplômés européens de 18 à 30 ans.

Environ 90 entreprises wallonnes,

de tous secteurs d’activité, font cette

expérience chaque année. Toute la logistique

du stage (logement, contrat, suivi,

évaluation…) est assurée par l'UWE.

Rencontrer des jeunes

dans les écoles :

L’UWE lance un appel à tous les chefs

d’entreprises intéressés par une

démarche de rencontre avec des jeunes

pour parler du métier de chef d’entreprise,

répondre à leurs questions…

Concrètement, les rencontres se déroulent

dans les classes du secondaire

(5e et 6e). L’UWE se charge de réaliser

le «matching» entre les classes et les

chefs d’entreprises.

Un parrain pour

votre projet d'entreprise :

Le programme Wallonie Entreprendre

a pour but d’accompagner les jeunes

entrepreneurs et porteurs de projets

par un système de parrainage. Les

parrains sont des chefs d'entreprise

«accomplis», impliqués dans la vie

économique et sociale de la région,

qui acceptent bénévolement d'apporter

leurs conseils durant les 3 premières

années du lancement. Lancé à

la mi-novembre 2004, le projet prend

d’abord place en région liégeoise en

tant qu’initiative pilote. ||

Plus d’infos ?

www.uwe.be,

rubrique «Nos spécialistes vous conseillent»


LES GRANDES ENTREPRISES 7

Les grandes entreprises en Wallonie

Resserrer les liens

Dynamisme Wallon Hors série 2005

Par Cécile CODDENS

D’après nos décomptes, les grandes entreprises

présentes en Wallonie représentent plus de

130.000 emplois directs sur les 500.000 salariés

privés que compte notre région. Un récent

rapport du consultant international McKinsey

recommande de resserrer les liens entre les

pouvoirs publics et ces grandes entreprises afin

de faciliter leur ancrage en Wallonie et faciliter

leur développement.

Mais quelles sont

ces entreprises ? Il

n’existe pas de

liste complète ni

nominative.

Dynamisme Wallon a

voulu combler ce

vide en proposant la

liste ci-après.


8 LES GRANDES ENTREPRISES

Elles représentent 130.000 emplois directs

Les grandes entreprises en Wallonie

Même si le potentiel de croissance se trouve pour l’heure principalement dans la création et le développement des

petites et moyennes entreprises, le poids des grandes entreprises, tant en termes d’activités que d’emplois, reste

important. Nous avons voulu cerner cette importance, en dressant une liste la plus exhaustive possible des entreprises

de plus de 250 personnes.

Dynamisme Wallon Hors série 2005

Par Cécile CODDENS

D’après nos décomptes, les grandes entreprises ayant

une activité en Wallonie représentent plus de 130.000

emplois directs sur les 500.000 salariés privés que compte

notre région. Contribuer à maintenir ces emplois en fortifiant

l’ancrage de ces grandes entreprises par une communication

plus resserrée entre elles et les pouvoirs politiques

est une intention du Gouvernement wallon qu’il faut encourager.

Le plan stratégique transversal n° 1 «création d’activités»,

déposé fin mai 2005, prévoit en effet une action vis-à-vis

des grandes entreprises visant à resserrer les liens entre les

autorités publiques et les directions de ces entreprises afin

de faciliter leur développement, et aussi prévenir les difficultés

qu’elles peuvent rencontrer.

Chères statistiques !!

Nous avons donc tenté de dresser une liste la plus exhaustive,

sur base de la définition européenne qui considère une

grande entreprise comme une entreprise qui emploie 250

personnes ou plus.

Dresser une telle liste n’est pas un exercice immédiat. En

effet, une entreprise peut avoir un siège d’activité important

en Wallonie mais un siège social à l’extérieur de la région,

le plus souvent à Bruxelles. De même, une entreprise peut

avoir son siège social en Wallonie, mais une partie importante

de son activité, et donc de son emploi, à l’extérieur de

la région. Enfin, une entreprise peut avoir plusieurs sièges

d’activités dans la région et constituer une grande entreprise

sans que les statistiques, qui ne regroupent pas ces

différents sites, ne l’indiquent explicitement.

Plusieurs sources statistiques ont donc du être recoupées.

Outre des sondages téléphoniques, les sources utilisées

sont la publication des comptes annuels (Van Dijk), l’ONSS,

le Centre de recherche et d’informations socio-politiques

(et son site www.crisp.be). La liste est sans doute à peu près

exhaustive en ce qui concerne les noms des entreprises,

mais les chiffres d’emploi doivent encore être affinés.

En employant près d’un salarié sur trois du secteur privé,

les grandes entreprises ont un rôle structurant dans l’économie

de la région wallonne. Ce rôle est encore plus important

dans les régions de Charleroi et Liège.

L’intention du Gouvernement wallon, de resserrer les liens

avec les grandes entreprises pour mieux les ancrer dans la

dynamique régionale est donc tout à fait bienvenue. ||

Le tableau qui suit est

issu du "Rapport sur la

situation de l'entreprise

en Wallonie"

de l'UWE.

Publié chaque année en

juin, ce document

constitue une bonne

référence pour rendre

compte du profil général de

l’entreprise wallonne et du

cadre dans lequel elle

évolue.

Paru le 17 juin dernier, le

Rapport 2005 comprend 8

études inédites de l’UWE,

sur les thèmes suivants :

1. Démographie des entreprises

2. Les grandes entreprises

3. Innovation technologique

4. Recrutement

5. Fiscalité régionale et locale

6. Inflation réglementaire en matière d’environnement

7. Accords de branche

8. Transport et logistique

Disponible gratuitement sur simple demande (010/47.19.44), le

rapport peut également être commandé en ligne ou téléchargé

au format PDF sur www.uwe.be/etudes.html.


LES GRANDES ENTREPRISES 9

Liste des grandes entreprises actives en Wallonie

Nom Emploi total Emploi en

Wallonie -

Estimations

1 ARCELOR (Liège, Carinox, Industeel) 7 782 7 782

2 LOUIS DELHAIZE (Cora, Match, Profi,

Delitraiteur, SCD, Delfood, Audima) 5 121 5 121

3 CARREFOUR BELGIUM 18 530 5 067

4 CATERPILLAR BELGIUM 5 528 4 667

5 DELHAIZE FRERES ET CIE LE LION 12 078 4 032

6 GSK 3 735 3 735

7 BELGACOM 15 569 3 707

8 FORTIS 22 459 3 508

9 DUFERCO (la Louvière, Clabecq, Carsid) 3 184 3 184

10 ELECTRABEL 15 278 3 029

11 ING 12 964 2 420

12 GLAVERBEL 3 857 2 400

13 GROUPE MESTDAGH 2 650 2 250

14 LAURENTY 2 110 2 110

15 QUALITY MEAT RENMANS 2 107 2 107

16 SONACA 2 308 1 890

17 BAXTER 6 294 1 600

18 SWIFT 1 520 1 520

19 COLRUYT 7 837 1 419

20 ETHIAS DROIT COMMUN 1 296 1 296

21 TECHSPACE AERO 1 225 1 225

22 SAINT-GOBAIN (glass Benelux / Sekurit) 1 074 1 074

23 UCB 3 165 1 050

24 INTERBREW BELGIUM SA 2 894 1 050

25 ALDI 985 985

26 AXA 6 294 984

27 TOTAL PETROCHEMICALS FELUY 920 920

28 FN HERSTAL 919 919

29 CABLERIE D'EUPEN 915 915

30 CMI 903 903

31 DETRY (Frères, Dufrais et Père Lejeune) 801 801

32 EUROCLEAN 2 005 790

33 KBC - CBC 16 538 787

34 FERRERO ARDENNES SA 773 773

35 MAKRO 2 846 770

36 VALEO VISION BELGIQUE 756 756

37 GROUPE LHOIST (Dolomies, Dumont-Wautier) 753 753

38 ISS 4 940 750

39 LOGISTICS NIVELLES 747 747

40 PRAYON 1 370 740

41 BURGO ARDENNES 717 717

42 TNT EXPRESS WORLDWIDE 716 716

43 SOLVAY 2 212 712

44 MAGOTTEAUX INTERNATIONAL 2 211 700

45 ALSTOM BELGIUM 929 700

46 MEDIABEL 699 699

47 HOLCIM (Haccourt, Mortier, Porfibel) 681 681

48 SOCIETE DE TRAVAUX GALERE 679 679

49 SHANKS 1 027 659

50 THOMAS ET PIRON 656 656

51 GROUP 4 TOTAL SECURITY 3 656 650

52 ARJO WIGGINS BELGIUM 638 638

53 SITA WALLONIE 632 632

54 DEXIA 8 281 624

55 SAINT BRICE 612 612

56 LUNCH GARDEN 969 609

57 TER BEKE 1 100 600

58 ALCATEL 4 465 594

59 MACTAC EUROPE 584 584

60 KRAFT FOODS 1 946 577

61 SPA MONOPOLE 576 576

62 RAFFINERIE TIRLEMONTOISE 718 570

63 BRICO 1 417 570

64 MASTERCARD (Mastercard Europe,

European Payment System) 563 563

65 EXXONMOBIL CHEMICALS FILMS EUROPE 556 556

66 NVM 554 554

67 BLOKKER 1 070 550

68 DUROBOR 527 527

Cette liste est issue du «Rapport sur la situation de l’entreprise en Wallonie» publié le 1er juin 2005 par l’Union Wallonne des Entreprises.


10 LES GRANDES ENTREPRISES 10

69 MCBRIDE 1 085 509

70 SODEXHO BELGIQUE 3 080 500

71 INITIAL SECURITY 1 364 500

72 EUROCLEAR BANK 1 589 500

73 ETABLISSEMENTS JEAN WUST 492 492

74 L'ECONOMIE POPULAIRE 488 488

75 CARMEUSE 485 485

76 CARRIERES DU HAINAUT 474 474

77 C.C.B. 473 473

78 CP BOURG 466 466

79 ISERA & SCALDIS SUGAR 456 456

80 CARTOMILLS 451 451

81 NEXANS BENELUX 748 450

82 CBR 809 450

83 NMC 440 440

84 SOCIETE NOUVELLE DE DISTRIBUTION 439 439

85 MATERNE - CONFILUX 439 439

86 FABRICOM 2 643 437

87 L'OREAL Libramont 434 434

88 ENTR. GENERALE DUCHENE LOUIS SA 425 425

89 CORMAN 408 408

90 SCA HYGIENE PRODUCTS 404 404

91 T.PALM SPRL 401 401

92 OWENS CORNING COMPOSITES 401 401

93 VAN DEN BROEKE-LUTOSA 395 395

94 SIGMA COATINGS SA 391 391

95 TRAVHYDRO 379 379

96 WALDICO 360 360

97 DE POORTERE FRERES SA 360 360

98 MTS BENELUX 357 357

99 GROUPE MULTIPHARMA 956 355

100 LILLY DEVELOPPEMENT 350 350

101 BOULANGERIES DERKENNE - COULINE 350 350

102 PAPETERIES CATALA 349 349

103 DECATHLON BENELUX 349 349

104 BERRY YARNS 341 341

105 EVADIX (CASTERMAN IMPRIMERIE) 340 340

106 SUD PRESSE 339 339

107 KEMIRA GROWHOW 335 335

108 SABCA 1 040 333

109 FRANKI CONSTRUCT 330 330

110 APEM 325 325

111 MOLNLYCKE HEALTH CARE 323 323

112 SOCOGETRA 307 307

113 LABORATOIRES THISSEN 306 306

114 ETS E RONVEAUX 303 303

115 CLEANING MASTERS 1 207 302

116 VAN CLEEMPUT 301 301

117 SIEMENS 1 784 300

118 MECAR 300 300

119 GEFCO BENELUX 300 300

120 THY-MARCINELLE (CTRE C00RD SID) 298 298

121 BASF ANTWERPEN 3 614 298

122 KNAUF INSULATION 297 297

123 GROUPE GRALEX 323 297

124 COLLIGNON ENG. 292 292

125 GRUPPO CORDENONS 287 287

126 ETS DEVRESSE F. SA 287 287

127 A.C.V. MANUFACTURING 286 286

128 TWIN DISC INTERNATIONAL 286 286

129 CHEROKEE EUROPE 285 285

130 WALIBI 280 280

131 PREMIER REFRACTORIES (BELGIUM) 279 279

132 COPELAND 274 274

133 HYDRO ALUMINIUM RAEREN 271 271

134 ALPHA REPARTITION 268 268

135 CREO EMEA 265 265

136 KUMPEN 262 262

137 NETWORK RESEARCH BELGIUM 253 253

138 SIOEN 480 250

139 CEGELEC 1 038 250

140 EDS BELGIUM 1 363

141 DELOITTE & TOUCH 1 281

142 COCA - COLA ENTERPRISES BELGIUM 2 100

143 SECURITAS 3 085

Total 284 017 123 607


Exclusif

Médias et actualité économique

Vos contacts incontournables

Dynamisme Wallon Hors série 2005

Par Madeleine DEMBOUR et Vinciane PINTE

Au fil des ans, l’économie a pris une place de plus en plus importante

dans les médias. Les journalistes ont partout un véritable appétit

rédactionnel en ce qui concerne l’actualité économique et investissent

tant en espace qu’en moyens humains.

De même, de leur côté, les entreprises communiquent beaucoup plus,

conscientes qu’elles ont des clients, des analystes et des investisseurs

à qui il faut fournir des informations. Certaines entreprises

enregistrent des succès notables, voire mondiaux, et se rendent

compte de l’intérêt d’investir dans une politique de communication

régulière.

Nous-mêmes, en tant que rédaction d’un mensuel entièrement

consacré aux entreprises wallonnes, nous avions envie de discuter

avec les journalistes de la manière dont ils couvrent l’économie

wallonne. De janvier 2004 à mars 2005, Dynamisme Wallon a dans ce

but ouvert ses colonnes mensuelles aux rédacteurs en chef des médias

francophones, écrits et audiovisuels.

Notre numéro hors série d’été est l’occasion de republier, sous forme de

«compile», l’ensemble des coordonnées et informations relatives à ce que

l’on nomme le 4e pouvoir, afin que les entreprises puissent disposer d’un

annuaire actualisé et efficace pour communiquer au mieux avec les

médias.

Les médias sont les relais des entreprises wallonnes et ont à ce titre

un rôle dans l’accompagnement économique wallon. Que les

entreprises continuent à communiquer, les médias sont demandeurs !

Retrouvez les interviews complètes sur

www.uwe.be/quatriemepouvoir.html

Sommaire :

Agence de presse >> 12

Les quotidiens >> 13

Divers >> 15

Les hebdomadaires >> 17

La Presse issue des organisations >> 18

Les mensuels >> 19

Télévision/Radio >> 20


12 MÉDIAS ET ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE

Agence de presse

Belga

Jean-Pierre Breulet, 52 ans, est sorti de l’ULB

en 1976 avec une licence en journalisme et

communications sociales. Après 4 ans au Soir

comme collaborateur, il travaille ensuite

pendant 5 ans au sein du Groupe Roularta, avant

de rejoindre l’Agence Belga, en 1985. En juillet

1999 il y est nommé rédacteur en chef et

participe au redéploiement de l’Agence vers de

nouveaux medias et publics. Papa de 2 enfants,

Jean-Pierre Breulet habite en Brabant wallon.

Belga couvre 24 heures sur 24,

7 jours sur 7, 365 jours par an, toute

l'actualité nationale et internationale.

Les informations sont distribuées sous

forme de dépêches (texte) et de

photos.

La production de Belga touche tous

les domaines de l'actualité. Les clients

Belga sont les médias traditionnels

(presse écrite et audiovisuelle) mais

également le gouvernement, les entreprises

ainsi que les sites Internet et

les nouvelles applications on-line.

Les dépêches Belga ne sont pas uniquement

destinées au marché belge,

elles sont transmises de part le

monde grâce aux accords conclus

avec les plus grandes agences de

presse internationales.

Le label de qualité des dépêches

repose sur deux piliers : la fiabilité et

la rapidité. De plus, en tant qu'agence

de presse nationale, Belga se doit

d'adopter une position indépendante

vis-à-vis de tout pouvoir ou groupe de

pression.

La qualité et le dynamisme de son personnel,

à tout niveau, garantissent le

maintien de ces normes de qualité. ||

Emploi salarié : 130 personnes dont

100 journalistes et photographes.

Diffusion : 750 dépêches par jour

(FR/NL).

Propriétaire : tous les principaux

groupes medias belges (à l’exception

de la RTBF)

Clients : le CA de 15 millions d’euros

se répartit comme suit, 66% clients

media (quotidiens + radio/tv ; 33 %

pour les seuls quotidiens), 5% nouveaux

médias (Internet, etc.), 9%

entreprises, 12% pouvoirs publics,

6% photos, et divers.

Faits notables : Après une importante

restructuration en 1999-2000 (remplacement

de 30 personnes), Belga a

rebondi avec succès, notamment en

investissant fortement dans les nouvelles

technologies. Elle offre une production

radio depuis septembre 2004

(pour l’instant uniquement en néerlandais,

dans l’attente du plan de fréquences

francophone) et a pour objectif,

en 2005, de fournir davantage de

rédactionnel sur les Régions.

Personnes de contact :

• Jean-Pierre Breulet,

rédacteur en chef 02/743.23.87

jean.pierre.breulet@belga.be

• Nicolas Baras, basé à Namur

0478/24.64.33 nba@belga.be

• Nathalie Evrard, basée à Liège

0475/75.42.07 nev@belga.be

Bon à savoir : Belga Press Agenda

(www.pressagenda.be) vous permet

de consulter les événements ou

conférences de presse (service

payant) ou d’introduire vos propres

événements (service gratuit) ou les

deux.

D’autres produits sont intéressants

pour les entreprises :

BelgaBusinessLine (infos économiques

et financières en temps réel),

BelgaDirect (envoi de vos communiqués

de presse aux rédactions),

BelgaSelect (dépêches filtrées en

fonction de vos mots-clés), etc.

A consulter : www.belga.be


13

Quotidiens

La Dernière Heure/Les Sports

Emploi salarié : 55 personnes dont

50 journalistes.

Diffusion payante : 88.838 exemplaires

(chiffres CIM 2004).

Tirage : 110.000 exemplaires.

Propriétaire : Compagnie Nouvelle de

Communication, détenue à 88,3% par

IPM et à 11,7% par des investisseurs

privés.

Faits notables :

Premier journal francophone belge à

être passé au format tabloïd (1997), la

«DH» lance une édition du dimanche

en juin 2000. Prochainement, la rédaction

vivra un déménagement, quittant

le Boulevard Jacqmain pour le

Cinquantenaire.

Personne de contact :

Rédacteur en chef : Michel Marteau

02/211.28.54

Bureaux régionaux :

• Bruxelles : Karim Fadoul

02/211.28.49

• Charleroi : Jean-Philippe Preumont

071/30.85.64

• Liège : Jean-Michel Crespin

04/222.18.30

• Mons : Henri Buxant 065/84.28.47

• Namur : Michel Bertrand

081/24.11.69

• Tournai : Christophe Lison

069/22.10.93

Michel Marteau, 47 ans, a une véritable

vocation de journaliste. Après deux années de

cours du soir à l’Institut de Journalisme, il

entame son parcours au Soir Illustré, où il

restera 11 ans, avant de rejoindre La Dernière

Heure/Les Sports comme responsable des

informations générales en 1989. Nommé Rédacteur

en chef adjoint en 1993, il participe au lancement

du format «tabloïd» en 1997. Fin novembre 2001, il

prend les rennes de la rédaction comme Directeur-

Rédacteur en chef.

• Wavre : Jean-Philippe de Voegelaere

010/22.42.02

• Suivi de l’actualité régionale wallonne

: Vincent Liévin 0477/41.75.23

Adresse e-mail :

prenom.nom@saipm.com

A consulter : www.dhnet.be

Quotidiens

L’Echo

Journalistes salariés : 44 (13

femmes et 31 hommes)

Diffusion payante : 17.976 exemplaires

(chiffres CIM 2004)

Tirage : 26.005 exemplaires

Répartition géographique : Bruxelles

80%, Wallonie 20%

Propriétaire : Groupe Rossel 49,27%,

Persgroep 49,27%, FEB 0,73%, UWE

0,73% -> Nouvel actionnariat depuis

août 2003, nouvelle maquette depuis

octobre 2003.

Personnes de contact :

• Yves Cavalier, Rédacteur en chef

02/526 55 11 (secrétaire Josiane

Cornelissen) y.cavalier@lecho.be

• Coordination wallonne : Didier

Grogna, Rédacteur en chef adjoint

02/526.55.48 d.grogna@lecho.be

• Publication de votre point de vue

dans L'Echo (textes de 5 à 6.000

signes maximum) : Didier Grogna, responsable

de la page «Opinions &

Débats» 02/526.55.48

debats@lecho.be

• Journalistes couvrant l'actualité des

entreprises wallonnes :

- Patrica del Marmol :

p.delmarmol@lecho.be

- Hugo Leblud : hugo.leblud@tiscali.be

Marié, 3 enfants, Yves Cavalier (51 ans) habite

à Hélécine. Criminologue (ULB) de formation, il

s'oriente très vite vers le journalisme, dans un

premier temps comme free-lance pour La Libre

Belgique, La Tribune, la RTBF (où il tiendra une

chronique boursière pendant 16 ans). Engagé à

La Libre en 1989, il contribue à la mise sur pied

du service économique puis est nommé

rédacteur en chef adjoint en 1999. Après avoir

géré le passage au format tabloïd de ce

quotidien en 2002, il prend la tête de la

rédaction de L'Echo en septembre 2002.

Sa première grande tâche a été d'implémenter

une nouvelle maquette axée sur 3 mots-clés :

économie, entreprise, finance.

A consulter : le site www.lecho.be permet

aux abonnés de s'inscrire à 3 newsletters

et de consulter le journal en "pdf"

la veille de sa parution, dès 23h00.


14 MÉDIAS ET ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE

Quotidiens

La Libre Belgique

Emploi : 123 dont 54 journalistes

(source : www.jfb.be)

Diffusion payante : 47.764 exemplaires

(CIM 2003)

Tirage : 60.943 exemplaires

(CIM 2003)

Lectorat : 197.000 lecteurs

(CIM 2004)

Propriétaire : SA d’Information et de

Production Multimedia

Personnes de contact :

• Rédacteur en chef : Michel Konen

02/211.27.77 (général)

• Chef du Service économique :

Vincent Slits llb.economie@lalibre.be

• Chef de «La Libre Entreprise» :

Pierre Loppe 02/211.28.06

pierre.loppe@lalibre.be

• Responsable du bureau de Namur :

Paul Piret 081/22.46.07

paul.piret@lalibre.be

C’est à l’âge de 10 ans que remonte la vocation

journalistique de Michel Konen (56 ans et 2

enfants). Ce Malmédien aujourd’hui domicilié à

Berloz fait partie de la première «fournée» des

licenciés en communication sortis de l’Université

de Liège. Il commence à vivre de sa plume en 1975,

à la Gazette de Liège d’abord, à la Libre Belgique

ensuite. Entré à la RTBF en 1980, il devient un

spécialiste de l’info, assumera la responsabilité du

Journal Parlé (1987 à 1992) puis celle du Journal

télévisé en 1993. Changement de cap en octobre

2003, date de son retour à la Libre Belgique,

comme rédacteur en chef.

• Responsable de «La Gazette de

Liège» : Paul Vaute 04/223.19.33

paul.vaute@lalibre.be

A consulter : www.lalibre.be

Quotidiens

Le Soir

Journalistes salariés : 129

(31 femmes et 98 hommes)

Diffusion payante : 104.000 exemplaires

(CIM 2003)

Tirage : 135.000 exemplaires

Propriétaire : Socpresse (éditeur du

Figaro) 40%, famille Urbain 60%

Mariée, un enfant, Béatrice Delvaux (44 ans) a

fait ses études à Namur (licence et maîtrise en

sciences économiques et sociales). Après un

stage d’un an à Washington (FMI), elle entre au

service politique du journal Le Soir en 1984.

Chef du service économique en1989, elle signe

avec Stefaan Michielsen, du Standaard, un livre

remarqué - Le bal des empires - consacré aux

soubresauts du capitalisme belge. En décembre

2001, elle prend les rennes de la rédaction du

Soir.

Fait notable : après la diminuation de

format en 2002, Le Soir devrait à

moyen terme passer au format

«berlinois», plus petit.

Personnes de contact :

Chef du Service Economie : Jurek

Kuczkiewicz 02/225.54.32

jurek@lesoir.be

Chef du Service Régions : Eric Deffet

02/225.57.42 eric.deffet@lesoir.be

Politique wallonne : Hugues Danze

02/225.52.27 hugues.danze@lesoir.be

Economie wallonne : Benoît July

071/20.00.27 benoit.july@euronet.be

Bureaux régionaux :

Liège : Eric Renette 04/232.30.80

eric.renette@lesoir.be

Hainaut : Pascal Lorent 071/20.00 20

pascal.lorent@lesoir.be

Namur-Luxembourg : Eric Burgraff

061 53 49 87 eric.burgraff@lesoir.be

Brabant Wallon : Philippe Pierre

010/24.29.42 philippe.pierre@lesoir.be

Bruxelles : Véronique Lamquin

02/225.57.86

veronique.lamquin@lesoir.be

A consulter : www.lesoir.be +

www.regions.be qui reprend l’ensemble

des articles parus dans les

éditions régionales.

Remarque : les données du Soir

datent de janvier 2004. Leur mise à

jour ne nous a pas été transmise.


15

Quotidiens

Le Groupe Sud Presse

Emploi salarié : 276

Journalistes : 131

(49 femmes et 82 hommes)

Correspondants locaux : 450

Diffusion payante : 130.497

exemplaires (6 titres/12 éditions)

Propriétaire : Groupe Rossel à 100%

Faits notables :

• Restructuration en 2003.

• Reprise de Nord-Eclair.

• Lancement des éditions du

dimanche.

• Sortie de magazines et produits

dérivés du journal : Standard

Magazine, Dictionnaire de l'affaire

Dutroux, Anderlecht Magazine.

Personnes de contact :

• Rédaction générale :

Michel Royer 081/208.365

michel.royer@sudpresse.be

• La Meuse :

- Liège : Louis Maraite 04/220.08.40

louis.maraite@sudpresse.be et

Redliege.Lameuse@sudpresse.be

- Huy-Waremme : Muriel Sparmont

085/71.03.44

Redhuy.Lameuse@sudpresse.be

Divers

- Verviers : Luc Gochel 087/31.71.30

Redverviers.Lameuse@sudpresse.be

- Luxembourg : Frédéric Bach

063/41.00.70

redluxembourg.Lameuse@sudpresse.be

- Marche 084/31.10.54

Redluxembourg.Lameuse@sudpresse.be

• Le Quotidien (Namur) Marc Durant

081/208.379

red.Lequotidien@sudpresse.be

• La Nouvelle Gazette

- Charleroi : Démétrio Scagliola

071/276.479 et Martine Parez

071/276.430 Redcharleroi.nouvellegazette@sudpresse.be

- Sambre et Meuse : idem Charleroi,

Redsambremeuse.Nouvellegazette@

sudpresse.be

Après une double formation suivie à l’ULB, l'une en

journalisme et l'autre en gestion d'entreprise, le

Bruxellois d’origine hennuyère Didier Hamann (41

ans, 2 enfants) débute sa carrière en 1986 comme

journaliste puis responsable d'édition au

"Journal/Indépendance Le Peuple", un titre

aujourd'hui disparu. Il collabore également au

journal Le Soir. Amateur de lettres comme de

chiffres, il a quitté l'information locale en 1990 pour

se tailler une place dans le journalisme

économique, notamment au magazine L'Instant. En

1993 il est nommé Chef d'Information à La Dernière

Heure, avant de rejoindre le Groupe Sud Presse en

1998, dont il devient le Rédacteur en chef en

octobre 2001.

- Centre : Christian Meute

064/23.76.00

Redcentre.Nouvellegazette@

sudpresse.be

• La Province : David Flament

065/39.49.70

Red.Laprovince@sudpresse.be

• La Capitale : Didier Swysen

02/225.56.00

Red.Lacapitale@sudpresse.be

• Nord-Eclair

- Tournai : Daniel Foucart

069/22.81.71

redtournai.nordeclair@sudpresse.be

- Mouscron : Jean-Michel Soupart

056/85.24.70 redmouscron.nordeclair@sudpresse.be

• www.mm.be : nous ne pouvions pas

citer tous les médias : Media marketing

les recense tous, de même que

les supports publicitaires disponibles

en Belgique, les agences de communication,

les «potins» du monde de la

pub.

• www.walloniepresse.be : système

de communiqués de presse par

Internet pour la wallonie-Bruxelles.

Plus de 500 journalistes inscrits et

plus de 280 médias. février 2003.

• www.evene.fr/citations : une mine

pour la préparation de vos discours :

80.000 citations et proverbes !

Recherche par auteur et par sujet.

• www.belpress.com : une banque

d’images (plus de 12.000 photos) en

provenance de Wallonie, pour illustrer

vos plaquettes, rapports annuels, etc.

à un budget abordable.

• www.cartoonbase.com : besoin de dessins

pour illustrer vos présentations, vos

articles ? des milliers de dessins (payants

mais abordables) issus de plus de 60

dessinateurs accessibles via ce site.

• www.pressbanking.com : revue de

presse électronique personnalisée

(toute la presse quotidienne francophone).

Accès payant !

• www.alter.be : l'Agence Alter suit

tous les développement de l'actualité

économique et sociale et diffuse ces

informations grâce à Alter Echos,

Alter Educ ou Alter Business News


16 MÉDIAS ET ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE

Quotidiens

Vers l’Avenir

Journalistes salariés : 114

(21 femmes et 93 hommes)

Correspondants locaux : 400

Diffusion payante : 99.843 exemplaires

(chiffres CIM 2004). Hausse de

0,95 % de la diffusion payante en

2004.

Tirage : 120.000 exemplaires.

Propriétaire :

Société Belge d’Edition 74,9 % (le

groupe de presse VUM et sa filiale

Sydès) et Evêché de Namur 25,1 %

Faits notables :

• Création d’une nouvelle édition dans

le Hainaut occidental en janvier 2004,

«Le Courrier» (région de Mouscron,

Comines, Estaimpuis) et à Liège,

«Le Jour Liège» en janvier 2005

(et son supplément).

• Création d’un supplément de téléloisirs

«Télékila» en octobre 2004 et

du «city magazine» «Keskispass»

avec le groupe Passe-Partout.

• Leader dans deux provinces wallonnes

: Namur (50 % de parts de

marché) et Luxembourg (63 % de

parts de marché).

• Editeur du Journal des Enfants et de

Coup d’œil, journaux qui expliquent

l’actualité aux enfants et aux adolescents.

Personnes de contact :

• Rédaction nationale : Philippe Martin

081/24.89.10 phmar@verslavenir.be

• Vers l’Avenir Brabant wallon :

Dominique Vellande 010/84.98.00

dvel@verslavenir.be

• Vers l’Avenir Namur/Basse-Sambre/

Entre-Sambre-et-Meuse :

Jean-François Pacco 081/24.88.11

jfpac@verslavenir.be

D’origine hennuyère (Comines), marié, 2 enfants,

Pascal Belpaire (44 ans) habite actuellement

dans le Luxembourg belge (Rendeux).

Fraîchement sorti de l’IHECS, il entame sa

carrière journalistique à Nord Eclair en 1981,

devient notamment responsable de l’édition de

Roubaix en 1991, puis responsable des éditions

belges en 1994. Il rejoint le groupe Vers l’Avenir

en septembre 1996 comme secrétaire de

rédaction à l’Avenir du Luxembourg. En 1998 lui

échoit la responsabilité du projet de refonte du

journal. Il est rédacteur en chef depuis

décembre 1999.

• Le Jour Huy-Waremme :

Catherine Duchâteau 085/21.49.11

cduc@verslavenir.be

• Le Courrier/Le Courrier de l’Escaut :

Jean-Pierre De Rouck 069/88.96.20

jpdro@verslavenir.be

• Le Jour Liège : Claude Gillet

04/220.16.20 cgil@verslavenir.be

• Le Jour Verviers :

Franck Destrebecq 087/32.20.90

fdes@verslavenir.be

• L’Avenir du Luxembourg :

Bernard Mottet 063/23.10.20

bmot@verslavenir.be

• Charleroi : Benoît Wattier

071/20.00.60 bwat@verslavenir.be


17

Quotidien gratuit

Metro

Emploi salarié : 40 personnes dont

20 journalistes

Tirage : 275.000 exemplaires (60% en

français, 40% en néerlandais)

Lectorat : 487.000 lecteurs

Diffusion gratuite : réseaux SNCB,

STIB, De Lijn, Tec, campus universitaires

et hautes écoles supérieures,

distributeurs dans une centaines de

sociétés (Dexia, Electrabel, KBC, etc.)

et dans les points de vente Panos.

Propriétaire : 49% Groupe Rossel et

51% Concentra Media Group (éditeur

de Gazet Van Antwerpen, Belang van

Limburg).

Personnes de contact :

• Rédacteur en chef : Dirk Selleslagh

02/227.93.50

dselleslagh@freemetro.be

• General Manager et Editeur responsable

: Monique Raaffels 02/227.93.40

mraaffels@freemetro.be

• Marketing & Distribution Director :

Mieke Willems 02/227.93.86

mwillems@freemetro.be

En 1983, son diplôme de langues germaniques

en poche (KUL), Dirk Selleslagh se dirige

naturellement vers l’enseignement. Trois ans

plus tard, il opte pour une carrière dans le

secteur privé et rentre à la BBL, où il a

l’occasion de parfaire sa connaissance pratique

du français. En 1990 débute sa carrière de

journaliste, au Financieel Economische Tijd, qui

le détachera fin 1998 pour participer au

lancement de la chaîne de télévision Kanaal Z.

Après une petite parenthèse dans le domaine de

la communication politique (CD&V), Dirk

Selleslagh revient au journalisme en janvier

2005, comme rédacteur en chef du quotidien

gratuit Metro. Marié, 2 enfants, Dirk Selleslagh

est domicilié en Brabant flamand.

• Newsmanager francophone : Arnaud

Dujardin adujardin@freemetro.be

Hebdomadaires

Trends Tendances

Journalistes salariés : 8 (2 femmes

et 6 hommes) et une vingtaine de collaborateurs

extérieurs

Correspondants : 2 (Paris et Londres)

(édition francophone seulement)

Diffusion payante : 38 850 exemplaires

Tirage : 52 328 (CIM 2004)

NB: ces chiffres concernent les 2 éditions,

en FR et NL; ils ne sont pas scindés.

Propriétaire : Roularta Media Group s.a.

Fait notable :

Magazine économique et financier lancé

en mars 1976, dont le 2e cahier «Cash»

est spécifiquement dédié aux placements.

Personnes de contact :

• Secrétariat : Marva De Vries, marva.

de.vries@tendances.be 02/702.48.84

• Directeur : Tony Coenjaerts

tony.coenjaerts@tendances.be

• Directeur adjoint : Guy Legrand

guy.legrand@tendances.be

• Rédacteur en chef : Amid Faljaoui

afaljaoui@hotmail.com

• Rédacteur en chef adjoint : Michèle

Audrit michele.audrit@tendances.be

E-Mail : redaction@tendances.be

Tel : 02/702.47.71

Journalistes couvrant l’actualité des

entreprises wallonnes :

• Jean-Yves Huwart

jean.yves.huwart@tendances.be

(politique économique)

• Sébastien Buron (finance)

sebastien.buron@tendances.be

• Robert van Apeldoorn (technologie)

robert.van.apeldoorn@tendances.be

Amid Faljaoui est rédacteur en chef depuis le 1er

mars 2001, après une longue carrière de

collaborateur spécialisé. Agé de 42 ans, il est

licencié en sciences commerciales et financières.

• Nathalie van Ypersele

nathalie.van.ypersele@tendances.be

• Ariane Petit

ariane.petit@tendances.be

• Pierre-Yves Warnotte (pharmacie)

pierre.yves.warnotte@tendances.be

• Jean-François Sacré

jean.francois.sacre@tendances.be

(marketing, médias)

• Serge Vanmaercke (coordination Style)

serge.vanmaercke@ tendances.be

• J-M Damry jmdamry@skynet.be

• André Gilain (Confidentiels)

andre@gilain.be

Les journalistes de Tendances sont

polyvalents dans le domaine économique

! Les spécialités indiquées

ci-dessus ne sont ni exhaustives ni

péremptoires...

A consulter : www.tendances.be


18 MÉDIAS ET ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE

Hebdomadaires

Le Vif/L’Express

Diffusion payante : 81.213 exemplaires

(dont 67.420 en abonnements

et 13.793 en vente au numéro)

Tirage : 94.103 exemplaires

Groupe de presse : joint venture

50/50 Roularta Media Group – Groupe

Express Expansion France

Stéphane Renard (49 ans) est licencié en

Sciences politiques - Relations internationales

de l'ULB. Diplômé de l'Institut pour Journalistes

de Belgique, il est journaliste au Vif/L'Express

depuis 1987. Il en est le rédacteur en chef

depuis 1996. Ses spécialités sont l’économie et

la finance. Il est par ailleurs Maître de

conférences à l'ULB.

Adresse Internet : levif@roularta.be

Contenu rédactionnel :

Le package hebdomadaire comprend

:

Le Vif/L’Express : actualité belge et

internationale, politique sociale, économique,

culturelle, sportive.

Weekend Le Vif/L’Express (comparable

au Mag de L’Express) : magazine

de loisirs, de mode, de gastronomie,

d’art de vivre, avec agenda culturel.

Télévif : supplément hebdomadaire de

programmes TV

Références : supplément hebdomadaire

d’offres d’emploi

Direction : Patrick de Borchgrave

(patrick.de.borchgrave@levif.be)

Rédaction :

Tél : 02/702.47.01

Directeur de la rédaction : Jacques

Gevers jacques.gevers@levif.be

Rédacteur en chef : Stéphane Renard

stephane.renard@levif.be

Rédacteur en chef adjoint :

Jean-François Dumont

jean.francois.dumont@levif.be

Secrétaires de rédaction : Pierre

Schöffers et Soraya Ghali

Journalistes :

Valérie Colin (sciences/découvertes et

société) - François Brabant (étranger) -

Thierry Denoël (justice-reportages) -

Philippe Engels (politique) - Vincent

Genot (multimedia) - Pascale Gruber

(médical et société) - Dorothée Klein

(jeunes - enseignement) - Philippe

Lamotte (environnement) - Elisabeth

Mertens (culture) - Isabelle Philippon

(politique) - Olivier Rogeau (étrangerdéfense)

- Marie-Cécile Royen (médiassociété)

- Laurence van Ruymbeke

(économie).

A consulter : www.levif.be

La Presse issue des organisations patronales

Dynamisme wallon (UWE) –

voir page 19

• Transpo (Febetra) -

transpo@febetra.be

• Gagnez & Réussir (CCI Liège et

Verviers) - cj@ccilv.be

Union & Actions (UCM) –

www.ucm.be

• Forward (FEB) – forward@vbo-feb.be

• Construction (Confédération de la

Construction) nicolas.oldenhove@

confederationconstruction.be

• Industrie, technique et management

(Agoria) -

peter.ooms@industrie.be

• Commerce & Industrie (CCI du

Brabant wallon, Centre Hainaut,

Hainaut occidental, Namur)

arasse@ccinamur.be

• Entreprendre Aujourd’hui (CCI

Luxembourg Belge) -

christophe.hay@ccilb.be

• Entreprendre (CCI de Bruxelles) -

rodemarcke@ccib.irisnet.be

• Textile Magazine (Febeltex) -

tm@dormao.com

• L’Entreprise et l’Homme – revue de

l’Association Chrétienne des Dirigeants

et Cadres – a.d.i.c@skynet.be

– www.adic.info

• Indépendants et Entreprises

mensuel des indépendants, chefs

d’entreprises et professions libérales

– info@sdi.be


19

Les publications de l’UWE

Dynamisme Wallon

Dynamisme Wallon est le mensuel de

l’Union Wallonne des Entreprises.

Edité par la Maison des Entreprises

Wallonnes asbl, il est diffusé à 7.500

exemplaires (tirage authentifié par le

Centre d'Information sur les Medias

2004).

Coordonnées de la rédaction :

Madeleine Dembour 010/47.19.40,

madeleine.dembour@uwe.be

Vinciane Pinte 010/47.19.40,

vinciane.pinte@uwe.be

Thierry Decloux 010/47.19.40,

thierry.decloux@uwe.be,

dynamisme.wallon@uwe.be

• Régie publicitaire : Alliance Media

010/40.13.12, info@alliancemedia.be

• Editeur responsable : Jean de Lame

Fait notable :

A l'occasion de ses 15 ans en janvier

2004, l'organe de presse mensuel de

l'UWE a totalement renouvelé sa présentation,

tout en gardant sa ligne éditoriale

qui est de véhiculer auprès

d'un large public une image positive

du monde de l'entreprise wallonne.

Dynamisme Wallon possède son

propre site Internet : retrouvez sur

www.dynamismewallon.be les anciens

numéros, les thèmes à venir, les tarifs

publicitaires... mais aussi une rubrique

«succès wallons» qui présente l’actualité

positive des entreprises établies en

Wallonie (un formulaire en ligne permet

aux entreprises de soumettre

leurs propres informations) ;

Après une formation d’économiste (ULg) et une

année d’étude en Chine dans le cadre d’un

jumelage entre la Wallonie et la Province du

Henan, Madeleine Dembour (39 ans) débute

comme journaliste indépendante au sein de

plusieurs quotidiens et périodiques.

Cette orientation vers le journalisme

économique lui ouvre les portes de l’UWE en

1993, où elle est engagée comme Responsable

de la Communication. Maman de 3 enfants,

Madeleine Dembour habite à Liège.

Autres publications de l’UWE :

• Guide web de l’entrepreneur wallon

(édition annuelle), en collaboration

avec l’Agence wallonne des

Télécommunications : plus de 500

liens commentés pour entreprendre

en Wallonie.

• Les études, enquêtes, «position

papers» et guides pratiques de l'UWE

(disponibles sur www.uwe.be)

Mensuels

• PME/KMO : www.pmekmo.be -

jl.pennequin@kmopme.be

• L’Usine -

catherine.piret@benefalux.be

• Liège Express -

liege.express@saipm.com

• RH Tribune, le Magazine des

Ressources humaines –

jo.mattele@mrh.be

Wallonie, Revue du Conseil

Economique et Social de la Région

Wallonne – info@cesrw.be

• Le Marché - marche@orena.be

• Athena, édition mensuelle de la

Direction générale des Technologies,

de la recherche et de l’énergie –

michel.charlier@mrw.wallonie.be

• Magazine en ligne d’information

du Ministère de la Région wallonne :

www.dialogue.wallonie.be


20 MÉDIAS ET ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE

Télévision/Radio

BFM

Journalistes : 35 (indépendants et

salariés, 60% femmes, 40% hommes)

Audience : plus de 100.000 auditeurs

(écoute web comprise)

Propriétaire : capitaux 100% belges

via le Groupe Contact, le Groupe

Newton21 Europe et Alain Mahaux

(Président)

Faits notables :

Appui logistique et administratif du

Groupe Contact

Suite à un recours introduit par BFM,

le Conseil d'Etat a suspendu le 19 mai

2004 les arrêtés fixant le plan de fréquence

en Communauté française. En

novembre 2005, BFM fête ses 10 ans

lors d’une grande rencontre entre

chefs d’entreprises et politiques.

Télévision/Radio

Canal Z – Kanaal Z

Personnes de contact :

• Rédaction :

Nicolas Roisin 02/244.27.74

nicolas.roisin@radiocontact.be

• Management : Christian Miroir

02/244.27.13 christian.miroir@bfm.be

A écouter :

• Trois plages rédactionnelles belges :

de 7h00 à 9h40, de 12h00 à 13h00 et

de 16h45 à 19h30, du lundi au vendredi.

• Des émissions quotidiennes exclusives

: les invités du jour, Média, les

points boursiers (en direct), le "12-13

Europe", Escales (voyages), BFM Télé,

BFM Sports, le Journal (à la demi), les

Titres de l'Actualité (à 15' et à 45'), la

Chronique des Régions ...

Nicolas Roisin possède un parcours étonnant pour

son jeune âge (29 ans). Après une licence et une

agrégation en philologie romane, il obtient un DEC en

«Information et Communication» à l’UCL. Il poursuit

par un «Master in European Communication» à Turku

en Finlande avec une orientation nettement plus

économique. Après un séjour en Espagne comme

Communication manager pour l’Université Autonome

de Madrid, il intègre en tant que journaliste hennuyer

le Groupe Contact dont il gravira vite les échelons. Il

est aujourd’hui à la tête du pool journalistique de

Radio Contact et de BFM (35 personnes) en tant que

Directeur de l’Information, tout en gardant un œil sur

la communication.

• Des magazines hebdomadaires originaux

: Coups de Pub, Cinéma, Envie

de Lire, la Tribune Marketing,

Entreprendre aujourd’hui, Fleet

Management, les chroniques…

• Fréquences : Bruxelles 107.6,

Charleroi 101.4, Liège 106.7, LLN

101.9, Mons 104.9, Namur 107.1,

Wavre 101.9. Aussi via www.bfm.be

A consulter : www.bfm.be

Emploi salarié : 18 temps plein

(7 francophones, 7 néerlandophones,

1 administratif, 3 production)

Audience : 813.000 téléspectateurs

hebdomadaires, 286.000 téléspectateurs

journaliers

Propriétaire : Belgian Business

Television, filiale à 100% de Roularta

Media Group

Après sa licence en sciences Politiques et un

troisième cycle en relations internationales

(ULB), Séverine Cirlande (31 ans) débute sa

carrière mi-98 dans le journalisme, ce qu’elle a

toujours souhaité faire. Après deux ans dans les

coulisses de rédaction du Journal télévisé de la

RTBF, puis du magazine «Objectif PME» produit

par le centre de Liège, elle entre le 17 avril 2000

à Canal Z, un mois avant le lancement de cette

nouvelle chaîne économique et financière. En

mars 2001, elle est nommée rédactrice en chef

adjointe.

Fait notable :

En octobre 2002, la société d’édition

Tijd a cédé la participation de 49%

qu’elle détenait dans Belgian Business

Television

Personnes de contact :

Journal télévisé : Séverine Cirlande

02/467.57.07 severine.cirlande@canalz.be

Z Hebdo : Paul Gérard

zhebdo@canalz.be ou paul.gerard@canalz.be

A voir :

Les programmes débutent en

semaine à 20h30 et le week-end, le

samedi à 12h00. Dans le défilant au

bas de l'écran, les cours les plus

récents de la bourse et les indices

défilent en permanence.

Le Journal : du lundi au vendredi,

à partir de 20h30 en boucle.

Z-Hebdo : chaque week-end, Paul

Gérard reçoit un acteur de la vie économique,

qui donne son point de vue sur

l'actualité économique prise au sens

large. Le samedi dès 12h, en boucle jusqu'au

journal télévisé du lundi soir.

Comment capter Canal Z sur votre télévision

? Voir la liste des fréquences sur

www.canalz.be/fr/about/ontvangst.asp


21

Télévision/Radio

RTBF

Emploi salarié : 2200 temps plein

(dont 303 journalistes :

194 hommes/109 femmes)

Audience : Radios 34,4% de parts de

marchés (CIM 2004) Télés 18,6%

Propriétaire : Communauté française

de Belgique

Jean-Paul Philippot (45 ans) a entamé son

parcours professionnel en 1984 dans le secteur

des soins de santé. En 1988, ce "Solvay Boy" est

nommé Commissaire spécial du Gouvernement,

chargé de la restructuration du CPAS de Liège.

Il rejoint un an plus tard Charles Picqué,

Ministre-Président de la Région de Bruxelles-

Capitale, comme conseiller puis directeur de

cabinet. En 1996 il prend les rennes du Réseau

des hôpitaux publics bruxellois, poste qu’il

quitte en février 2002 pour la RTBF.

Faits notables :

Adoption du Plan Magellan par le

Conseil d’administration le 9 octobre

2002. Lancement de la nouvelle

hiérarchie en mars 2003. Lancement

des nouvelles radios et des nouvelles

grilles télé en mars et avril 2004.

Nouveau logo depuis juin 2005.

Personnes de contact pour la télévision :

• Rédacteur en chef JT : Benoît

Moulin 02/737.42.72 bmou@rtbf.be

• Rédactrice en chef rédaction wallonne

: Valérie Druitte 081/25.96.36 -

0475/83.30.42 vdr@rtbf.be

• Mélanie Henry 071/20.94.37 ou

0494/70.57.96, mehe@rtbf.be

Personnes de contact pour la radio :

• Chef de rédaction La Première :

Jean-Pierre Jacqmin 02/737.40.39

jpja@rtbf.be

• Chef de rédaction VivaCité : Philippe

Walkowiak 065/32.71.58 pwal@rtbf.be

• Journalistes économiques : Roger

De Broux, Françoise Gilain et Michel

Visart 02/737.44.22 rdeb@rtbf.be,

fgi@rtbf.be et mivi@rtbf.be.

Bureaux locaux d’information (télé-radio) :

• Arlon : Philippe Herman

063/22.52.26 - 0476/20.37.54

phh@rtbf.be

• Charleroi : Françoise Baré

071/20.92.22 - 0476/45.01.37

fbar@rtbf.be

• Liège : Françoise Dubois

04/344.76.13 - 0475/44.83.17

fdub@rtbf.be

• Namur : Michel Pauss 081/25.96.22

- 0475/75.43.49 pauss@rtbf.be

• Mons : Xavier Mouligneau

065/32.71.22 - 0478/22.45.21

xmol@rtbf.be

• Verviers : Jacques Chaumont

087/30.71.60 - 0476/77.77.94

jcha@rtbf.be

A voir :

Le micro-programme «Cotes et

Cours» qui délivre des informations

boursières. Du lundi au vendredi. Sur

la Une et RTBF-Sat en fin de programme.

Sur La Deux, après JT Soir.

Une nouveauté à signaler : «Affaires à

suivre», magazine hebdomadaire des

entreprises (durée : 25 minutes) à partir

de septembre 2005 (diffusion avant

le Journal Télévisé de samedi, 2 rediffusions

en semaine), 081/43.53.63

info@snarks.be, anne.savaton@skynet.be

A écouter, sur la Première :

• Journal de l’économie de 7h30 à

18h20

• Eco Nuit, du lundi au vendredi 10

juin 2005 près le journal de 23 heures

• Le Grand Journal à 8 heures le

samedi avec invités économiques

A écouter, sur Classic 21 :

Séquence économique à 9 et

17 heures

A écouter, sur Musiq’3 :

Séquence économique de 9h30 à 18 h

A consulter : www.rtbf.be


22 MÉDIAS ET ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE

Télévision/Radio

RTL

Emploi salarié : 289 temps plein

(dont 50 journalistes)

Audience : 28,7% de parts de marché

moyenne pour la famille RTL (source

CIM 2003)

Production : 11.942 heures dont

5.543 en autoproduction (année 2002)

pour les 2 chaînes TVI et Club RTL

Propriétaire : 66% CLT UFA, 34%

Audiopresse

Fait notable :

Lancement de la troisième chaîne

Plug TV (15-34 ans) en février 2004

Personnes de contact :

• Directeur de l'Information et des

programmes : Stéphane Rosenblatt

02/778.67.01 srosenblatt@rtl.be

• Rédacteur en chef télé et Directeur

de la Rédaction : Philippe Roussel,

• Rédacteurs en chef adjoints : Marie-

France Armesto, Philippe Malherbe et

Marie-France Muschang,

• Rédacteur en chef radio (Bel RTL) :

Thierry Dupierreux,

Bureaux régionaux :

• Charleroi (Didier Clippe)

071/20.73.70 redaccharleroi@rtl.be

• Liège (Charles Neuforge)

04/232.95.10 redacliege@rtl.be

Stéphane Rosenblatt (45 ans) est un pur produit

"maison". Après les sciences politiques et un

bref passage dans des radios libres et au

service de communication interne des Maxis

GB, le Bruxellois intègre RTL comme reporter

dès 1985. En 1991 il devient le premier rédacteur

en chef de la nouvelle radio Bel RTL, fonction

qui s’étendra à la télévision deux ans plus tard.

Lors du départ de Pol Heyse et Eddy De Wilde

en 2002, il est nommé Directeur de l’information.

Une nouvelle casquette – celle de Directeur des

programmes – est venue s’ajouter en 2003, à

quelques mois du lancement de la troisième

chaîne (Plug TV).

• Namur (Philippe Dourt) 081/32.19.70

- 0475/55.46.16 redacnamur@rtl.be

A voir : le mercredi à 19h45 et le

dimanche à 11h30, l’émission «Coûte

que coûte». Philippe Malherbe et son

équipe analysent et décortiquent

chaque semaine l’économie.

A consulter : www.rtl.be

Télévision/Radio

Les Télévisions locales

Emploi salarié : 309 temps plein pour

l’ensemble des 12 télés locales + 7,5

temps plein à la Fédération

(197 hommes – 112 femmes).

Audience : 447.500 personnes/jour

(source TNS Media 2004).

Personnalité juridique : les 12 télévisions

sont gérées par des associations

privées (asbl) qui développent

des missions de service public définies

par décret.

Financement : pouvoirs publics

(Communauté française, Régions wallonne

et bruxelloise et pouvoirs

locaux) + ressources propres (publicité

et production).

Tutelle : Communauté française

(Ministre de l’Audiovisuel).

Personne de contact :

Directrice de la Fédération des Télés

locales : Suzy Collard 081/71.19.80

suzy.collard@federation-tvlocales.be

Liens vers les 12 télés via le site

Internet : www.telelocales.be

Jean-François Istasse (55 ans), le Président du

Parlement de la Communauté française, est un

passionné des nouvelles technologies, des médias

et en particulier de l’audiovisuel : il préside la

fédération des télévisions locales depuis 1991.

Militant au PS dès l’âge de 19 ans, ce juriste

décroche son premier mandat communal à

Verviers à 25 ans. Député wallon depuis 1995,

sénateur de Communauté depuis 1998, il est

devenu chef de groupe PS au Parlement de la

communauté française, avant de prêter serment

à la Présidence de cette même assemblée le

28 octobre 2004. Domicilié à Polleur, marié à une

ancienne championne de gymnastique,

Jean-François Istasse a une fille de 18 ans.

Sites propres : www.canalc.be,

www.canalzoom.com,

www.notele.be, www.rtc.be,

www.antennecentre.be,

www.telemb.be, www.televesdre.be,

www.telesambre.be, www.tvlux.be,

www.videoscopetv.be


SECTEURS WALLONS 25

Enjeux et perspectives

Les grands secteurs wallons passés au crible

Dynamisme Wallon Hors série 2005

La majeure partie des enjeux auxquels sont confrontées les entreprises sont

de nature interprofessionnelle : expansion économique, fiscalité, aide à

l'emploi, à la formation, à l'exportation...

Certains problèmes n'ont par contre qu'une implication sectorielle. En vue

d'harmoniser les positions patronales, l'UWE a conclu avec de nombreuses

fédérations sectorielles des conventions de collaboration.

Les secteurs en Wallonie s’étendent depuis l’industrie technologique jusqu’à

l’intérim et la construction, en passant par la gestion des déchets et

l’alimentaire ; Ces secteurs wallons ont fait l’objet, dans le «Rapport 2005 sur

la situation de l’entreprise en Wallonie» publié récemment par l’UWE, de

monographies approfondies.

Dans cette édition d’été, nous y revenons de manière synthétique, en passant

en revue les défis, enjeux et chiffres clés en compagnie d’acteurs wallons

issus de chaque secteur. Il s’avère que de fortes disparités existent d’un

secteur à l’autre, tandis que des différences surgissent également en fonction

des sous-secteurs.

Enfin, pour chaque secteur, nous avons débusqué quelques success stories

inédites qui incarnent des exemples de réussite ou d’innovation.

Alimentaire >> 26

Jean-Philippe Despontin : "Augmenter le nombre d’entreprises

moyennes"

Bois >> 30

Etienne de Cartier : "Compenser partiellement les pertes de 2003"

Chimie >> 32

Philippe Greuse : "La pharmacie, locomotive de la chimie"

Ciment >> 34

André Jacquemart : "La conjoncture s’est légèrement améliorée"

Construction >> 36

Gérard Apruzzese : "Cap sur la formation"

Déchets >> 38

Philippe Marcuz : "Une stratégie commune entre privé et public !"

Intérim >> 40

Philippe Lacroix : "Faire face à la demande de nouveaux services"

Papier >> 42

Francis Michel : "Les marges ont structurellement tendance à se

réduire"

Sidérurgie >> 44

Antonio Gozzi : "L’envie d’aller plus loin, mieux et différemment"

Technologie >> 46

Pierre Mottet : "Notre premier challenge, c’est l’innovation !"

Textile >> 48

Michèle Sioen : "Nous sommes bien cotés à l’étranger"

Transformation du papier et du carton >> 50

Eric De Kesel "Les concurrents proviennent de plus en plus loin"

Verre >> 52

Olivier du Boucheron : "Un produit fabuleux !"


26 SECTEURS WALLONS ||

Jean-Philippe Despontin, Président FEVIA Wallonie

Augmenter le nombre d’entreprises moyennes

Jean-Philippe Despontin, Directeur de Spa Monopole, Directeur Général de

Spadel et Président de la Fédération de l’industrie alimentaire (FEVIA) pour la

Wallonie, nous livre ses impressions sur les bons résultats enregistrés par les

entreprises du secteur.

Dynamisme Wallon Hors série 2005

Par Vinciane PINTE

Chiffres clés de l’alimentaire en Wallonie

Nombre d’entreprises en 2002 1.715 (dont 886 boulangeries !)

Emploi

CA

Taux de croissance + 4,9%

Exportations

20.000 salariés

En Wallonie, le secteur alimentaire

est composé de 1700 entreprises dont

des poids lourds de renommée mondiale,

des entreprises moyennes à la

pointe de l’innovation et une constellation

de très petites entreprises (les

boulangeries artisanales) qui constituent

un réservoir extraordinaire de

dynamisme et de développement.

Le secteur alimentaire est important

en Wallonie, tant au niveau de l’emploi

(20.000 emplois directs et de nombreux

emplois indirects) qu’il occupe

que de son poids économique, en ce

qui concerne son chiffre d’affaires (5.9

millions d’euros en 2004), la création

de valeur ajoutée, l’exportation, et son

implication générale dans la société.

Le secteur jouit d’une certaine stabilité :

il est moins soumis aux soubresauts

conjoncturels que d'autres secteurs.

La croissance moyenne de la production

a été de 4 % ces 5 dernières

années (malgré des périodes de

basses conjonctures).

Le secteur enregistre d'excellentes

performances sur les marchés des

exportations (les exportations de

l'industrie alimentaire wallonne ont

atteint 2.333,8 millions d'euros, soit

20,9% des exportations wallonnes).

Que vous inspirent ces chiffres ?

Jean-Philippe Despontin : Le secteur

a connu en 2004 une croissance de sa

production en Wallonie de 5 % en

2004, tirée en grande partie par la

croissance des exportations (+ 8,3 %

pour les 8 premiers mois de 2004).

40 % du CA des entreprises wallonnes

est exporté; ce n’est déjà pas mal,

5.894 millions d’euros

2.333,8 millions d’€ (soit 20,9% des exportations totales)

mais ce pourcentage doit encore augmenter

(en Flandre, 50 % du CA du

secteur est exporté). Il est nécessaire

de pousser les entreprises à se tourner

vers les marchés étrangers, ce qui

leur offre des perspectives de développement.

Quels sont les défis et contraintes

du secteur alimentaire ?

Le secteur doit faire face à une série

de charges et contraintes qu’il partage

avec d'autres secteurs industriels

(coûts du travail, de l'énergie, fiscalité,

etc.) ou qui lui sont propres (écotaxes,

exigences liées à la sécurité alimentaire,

pression de la grande distribution,

morcellement du secteur qui

empêche une approche filière, insuffisance

des moyens de l’innovation et

du nombre d’entreprises moyennes

pouvant jouer un rôle dynamisant pour

le secteur, etc.).

Quels sont les facteurs de compétitivité

et de croissance de l'industrie

alimentaire wallonne à court et à

moyen terme ?

L'industrie alimentaire wallonne se différencie

sur quelques points clefs :

une offre de produits variée et savoureuse

– dont de nombreux produits

artisanaux –, un portefeuille de

marques commerciales fortes, reconnues

au niveau national et international,

un personnel technique et de R&D

multidisciplinaire ayant bénéficié d'une

excellente formation, une approche

novatrice et un rôle de pionnier dans la

garantie de la qualité (niveau de sécurité

alimentaire élevé).

Ingénieur chimiste de formation (Faculté des

Sciences Agronomiques de Gembloux), Jean-

Philippe Despontin a rejoint le groupe Spadel

en 1995 comme Directeur d’exploitation de Spa

Monopole, fonction qu’il exercera jusqu’en 1999,

date à laquelle il est nommé Directeur général

du groupe. En 2000, il est confirmé dans ses

fonctions et nommé Président du Comité

Exécutif. Il est également Président de FEVIA

Wallonie, de la Chambre de Commerce et

d’Industrie de Liège-Verviers (mandat dont il se

retirera prochainement pour laisser la place à

Jacques Thomas, anciennement Président de la

CCI de Liège et Administrateur délégué de la

société Soudobeam à Sprimont).

Grâce à ces atouts, le secteur peut

mettre à profit ses opportunités :

nouvelles possibilités d'exportation

(notamment via l'élargissement de

l'UE), évolution des besoins des

consommateurs, etc.

Des créneaux porteurs de développement

apparaissent notamment dans

les domaines suivants : ingrédients alimentaires,

plats préparés, valeur-santé

des aliments (aspects nutritionnels),

alimentation «hors domicile», etc.

En fonction des éléments connus à ce

stade, on peut d’ores et déjà avancer

que le secteur de l'industrie alimentaire

a certainement un potentiel de

croissance en Wallonie. Une étude

approfondie devrait néanmoins affiner

cette analyse et préciser les facteurs

de compétitivité et de croissance de

l'industrie alimentaire wallonne à court

et moyen terme.

Comment interprétez-vous la présence

en Wallonie d'un groupe flamand

important comme Ter Beke

(charcuteries et plats préparés) ?


ALIMENTAIRE 27

Par certains atouts wallons : disponibilité

et prix des terrains, contraintes

environnementales moins fortes,

main-d'oeuvre qualifiée, laboratoires

performants, etc. Pour certaines entreprises

flamandes, les aides wallonnes

ont également un certain attrait,

notamment dans certaines régions

wallonnes proches de la frontière linguistique

(dans les régions objectifs 1

et 2, aides européennes, ...).

L'industrie alimentaire est caractérisée

par des exemples de réussite

basés sur l'innovation. Différents

acteurs wallons en sont ainsi venus

à penser l'intérêt de regrouper l'ensemble

des forces du secteur (groupements

professionnels, universités,

monde politique wallon, etc.) dans un

projet commun baptisé WALIM, pour

faciliter le passage des nombreuses

petites entreprises (TPE) recensées au

stade de PME. Pourriez-vous nous

expliquer le but de ce projet ?

L'objectif du projet WALIM est de soutenir

et développer l'activité de l'industrie

alimentaire wallonne et donc du

tissu industriel wallon. Il a pour ambition

d'augmenter le nombre d'entreprises

moyennes en Wallonie qui devraient

alors jouer un rôle dynamisant pour les

entreprises de plus petites tailles.

Face à la dispersion des moyens, la

volonté de FEVIA Wallonie, est de concentrer

les moyens sur les initiatives qui

répondent aux besoins des entreprises et

de créer les synergies nécessaires entre

les acteurs wallons du secteur.

Par le projet, FEVIA Wallonie a la volonté

de mettre dans un réseau central cohérent

et de référence pour les entreprises

(au niveau wallon), les initiatives qui

répondent aux besoins de celles-ci, tant

dans une perspective de court que de

moyen terme. Les domaines concernés

en réponse aux besoins sont les suivants

: l'innovation (de l'idée à la commercialisation

et l'exportation), la nutrition,

la communication, la formation.

Le réseau devrait être un point de

contact central auquel les entreprises

devraient pouvoir s'adresser pour trouver

des réponses appropriées à leurs

questions. Une équipe de guideurs

devrait démarcher les TPE/PME du

secteur et les orienter vers l'endroit du

réseau le mieux à même de répondre à

leurs besoins et de les encadrer.

Par ce projet, FEVIA Wallonie a également

le souci de maintenir et développer

l'expertise wallonne en Sciences et

Technologies alimentaires à disposition

des entreprises dans les différents

laboratoires wallons afin de renforcer

l'innovation dans les entreprises.

La première étape du projet est la réalisation

d'une étude préliminaire, qui

doit être une étude objective, axée sur

les besoins des entreprises. Ce n'est

qu'à partir de cette étude préliminaire

qu'un plan d'actions pour le développement

du secteur pourra être établi;

les conclusions de l'étude devant être

des recommandations en vue de ce

plan d'actions. Cette étude préliminaire,

pilotée par FEVIA Wallonie, est

reprise comme une des mesures

concrètes du Plan stratégique

«Création d'activités et d'emplois»

qui vient d'être adopté en première

lecture au Gouvernement wallon. ||

Plus d’infos ? www.fevia.be


28 SECTEURS WALLONS ||

.........................

.........................

.........................

Belovo, leader mondial

.........................

dans le «cracking»

.........................

de l’œuf

.........................

.........................

.........................

.........................

.........................

.........................

.........................

.........................

.........................

.........................

.........................

Créée en 1969, la société Belovo

.........................

(Bastogne) détient 30% du marché belge

.........................

de l’œuf de table. Son concept

.........................

Columbus®, maintes fois primé (Prix de

.........................

l’Innovation Technologique entre autres),

.........................

est un programme nutritionnel basé sur le

.........................

retour à l’équilibre originel des acides

.........................

gras essentiels w6 et w3 dans l’alimentation

humaine (œufs, volaille, porc, lait,

.........................

.........................

huile, pain). Expert de la délicate production

de poudres d’œufs hautement fonc-

.........................

.........................

tionnelles destinées à l’industrie agroalimentaire,

Belovo est leader mondial

.........................

.........................

dans le cracking de l'oeuf (c’est-à-dire

.........................

l’extraction et la purification des principes

.........................

actifs de l’œuf , protéines et phospholipides),

destinés aux secteurs des indus-

.........................

.........................

tries de l’alimentation infantile, cosmétique

et pharmaceutique. Aujourd’hui,

.........................

.........................

l’entreprise wallonne propose sur les

.........................

marchés internationaux (plus de 50 pays,

.........................

80% d’export) des poudres d’œufs de très

.........................

hauts standards fonctionnels et nutritionnels

et des ingrédients biotechnologiques,

.........................

.........................

cosmétiques et pharmaceutiques actifs

.........................

issus de l’œuf de poule. Le tout répondant

.........................

aux normes de management (ISO, TQM)

.........................

les plus modernes. Avec un effectif de 125

.........................

employés, un chiffre d’affaires de 42 millions

d’euros en 2004, et des partenariats

.........................

.........................

aux Etats-Unis, en Inde et dans le sud-est

.........................

asiatique, Belovo prouve qu’il faut casser

.........................

des œufs (1,5 millions par jour exactement)

avant de réussir…

.........................

.........................

.........................

.........................

.........................

Les Laboratoires ORTIS :

.........................

au cœur des

.........................

plantes-santé

.........................

.........................

Fondés en 1958, les laboratoires Ortis ,

.........................

implantés à Elsenborn, en plein coeur des

.........................

Hautes Fagnes, sont de véritables pionniers

.........................

dans le domaine des produits thérapeutiques

à base de plantes médicinales (phy-

.........................

.........................

tothérapie).

.........................

Ortis est indéniablement un acteur économique

important pour la région : en 10 ans,

.........................

.........................

le chiffre d’affaires (environ 18 millions

.........................

d’euros en 2004) et le personnel

.........................

(120 employés, dont une large majorité

.........................

de femmes) ont plus que doublé.

.........................

Sur les 5 dernières années, 90% des équipements

de production ont été renouvelés.

.........................

.........................

En 2004, les investissements atteignaient 2,6

.........................

millions d’euros.

.........................

Aujourd’hui, avec un taux d’exportation de

.........................

80%, les produits fabriqués chez Ortis sont

.........................

disponibles dans plus de 30 pays.

.........................

L’entreprise familiale (c’est la deuxième

.........................

génération) attend par ailleurs avec impatience

sa certification ISO 9001 version

.........................

.........................

2000.

.........................

"C’est un investissement volontariste dans

.........................

l’excellence, considérée par tous, ici,

.........................

comme l’élément essentiel de la survie de

.........................

notre PME !", insistait le gérant, Michel

.........................

Horn, lors de l’inauguration toute récente

.........................

des nouvelles installations dans la division

.........................

poudre. Un pas de plus pour s’aligner sur

.........................

les normes pharmaceutiques et enraciner

.........................

dans l’avenir, les valeurs qui font déjà la

.........................

renommée des produits Ortis : Qualité-

.........................

Efficacité-Sécurité.

.........................

Enfin, les Laboratoires Ortis préservent activement

leur environnement : réduction de

.........................

.........................

consommation d’énergie, recyclage des

.........................

cartons de livraison, détergents et désinfectants

particulièrement biodégradables.

.........................

.........................

Logique pour une entreprise qui tire l’essentiel

de ses ressources de la Nature !

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Père Olive :

.........................

Une réussite familiale

.........................

et européenne

.........................

.........................

.........................

En 1992, Christine et Erik Maes décident

.........................

d’innover en offrant aux supermarchés des

.........................

olives fraîches de table conditionnées en

.........................

raviers. Aujourd’hui Père Olive, situé à

.........................

Andenne (Seilles), est en pleine croissance

.........................

avec un chiffre d’affaires atteignant les 15

.........................

millions d’euros au sein d’une organisation

.........................

de 70 travailleurs. La production moyenne

.........................

actuelle est de ±80.000 raviers par jour

.........................

avec des pointes aux mois de juillet et août

.........................

de 120.000 raviers. En quelques années,

.........................

l’entreprise familiale est devenue la première

société européenne de préparation

.........................

.........................

d'olives.

.........................

L’activité principale de Père Olive est

.........................

d’offrir au client des olives de table non

.........................

pasteurisées (sans conservateur) et des

.........................

produits dérivés comme la tapenade, la

.........................

«tomanade» et autres produits méditerranéens.

.........................

.........................

A côté des 40 recettes différentes incluant

.........................

des produits bio, Père Olive désire offrir

.........................

différents conditionnements dans le but de

.........................

satisfaire toutes les chaînes (distribution,

.........................

libre service, industrie, grossistes fruits et

.........................

légumes, secteur horeca et depuis 2002,

.........................

les snacks). Père Olive exporte ses produits

.........................

dans différents pays, soit sous sa propre

.........................

marque «Père Olive» ou sous celle de ses

.........................

distributeurs.

.........................

Fin 2006, Père Olive déménagera dans une

.........................

nouvelle usine de 22.000 m 2 (l’usine actuelle

.........................

fait 8.000 m 2 ).

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Recherche Investissements et développement

Rentabilité Gouvernance des fonds propres

Croissance d’entreprise

de la valeur ajoutée

Formation

Sécurité Santé au travail

Evaluation et bien-être des au compétences

travail

Qualité des relations sociales

Eco-efficience Eco-efficience énergétique

Eco-efficience déchets

Management eau

environnemental

Mobilité

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30 SECTEURS WALLONS ||

Etienne de Cartier, Président de Fébelbois Wallonie

Compenser partiellement les pertes de 2003

Etienne de Cartier d’Yves, Président de Fébelbois Wallonie, esquisse les

tendances 2004 du secteur de la seconde transformation du bois, caractérisé

par des évolutions différentes selon les sous-secteurs (meubles, panneaux,

éléments de construction, emballages, autres ouvrages en bois, brosserie).

Dynamisme Wallon Hors série 2005

Par Business Writers

Chiffres clés de la seconde transformation du bois

en Wallonie

Nombre d’employeurs (ONSS) 429

Nombre d’entreprises (> 10 personnes) 92

Emploi (unités) 3.630

Chiffre d’affaires (millions d’euros) 639,9

Dont :

Ameublement 298,5

Eléments de construction 178,5

Panneaux 79,8

Emballages 62,9

Autres 20,2

Etienne de Cartier d’Yves (48 ans) préside

Fébelbois Wallonie depuis 2000. Cet

autodidacte, né dans le creux d’un arbre (son

père était sylviculteur), a commencé sa carrière

comme exploitant forestier avant de bifurquer

vers l’industrie du panneau aggloméré. En 2001,

il a créé, avec un associé et l’appui de

partenaires privés et publics, l’entreprise

Ecolam à Achêne (province de Namur).

Taux d’exportation (% du CA) 61,8 (1)

Taux d’investissement (% du CA) 11,7

Chiffres 2003 • (1) Extrapolation sur base des chiffres nationaux

Quel bilan peut-on dresser pour

l’année 2004 ?

Etienne de Cartier : Nous ne disposons

malheureusement pas de chiffres

si récents pour la Région wallonne,

mais, au vu de l’évolution belge, 2004

aura été pour l’industrie du bois et de

l’ameublement une année de croissance

relativement molle (+3,2%). Si

celle-ci se vérifie au niveau régional,

elle pourrait compenser légèrement

les pertes enregistrées par le secteur

en 2003 (-1,2%). Il faut toutefois souligner

que ces pertes ne furent pas

aussi importantes qu’au niveau belge

(-4,7%).

Pour autant, les évolutions se marquent

différemment en fonction des

sous-secteurs qui composent l’industrie

du bois. Si, au niveau de la

construction et du panneau, tant le

chiffre d’affaires que les investissements

continuent de progresser régulièrement,

il en va tout autrement pour

le secteur du meuble et des autres

ouvrages en bois. Ceux-ci subissent

de plein fouet la concurrence des pays

à bas salaires et les conséquences de

l’euro fort. Le secteur de l’emballage,

quant à lui, reste relativement stable.

L’on peut s’attendre à une «stabilité

positive» en 2005, excepté dans le

secteur de l’ameublement. Nos fabricants

de meubles se trouvent dans

une situation comparable à celle de

nos producteurs de textiles depuis la

levée des quotas d’importation sur les

produits chinois !

Comment comptez-vous relever ce défi ?

Fin 2004-début 2005, Febelbois a réalisé

une étude sur les perspectives

d’avenir de l’industrie du bois et de

l’ameublement. Il ressort de l’analyse

des performances du secteur que les

entreprises dotées d’un profil innovant

ont réalisé la croissance la plus forte

au cours des dix dernières années.

Parmi les scénarios d’avenir identifiés,

celui de la «concurrence qualitative»

est la voie toute tracée. Nous devons

nous différencier de la concurrence

par la qualité et l’innovation de nos

produits. Des produits durables, centrés

sur le consommateur, innovants y

compris sur le plan esthétique, soutenus

par un marketing et un service

solide sont une des clés de l’avenir.

Parallèlement, le contrôle des coûts

doit permettre de dégager des marges

plus substantielles, une croissance

rapide et de meilleures performances.

Les pouvoirs publics peuvent faciliter

et activer ce processus. Réduire la fiscalité,

en particulier celle qui pèse sur

le travail, reste une priorité, mais des

moyens doivent aussi être engagés

pour les investissements, la

recherche, le design, l’enseignement

et la formation,… tout cela en simplifiant

au maximum les formalités administratives

pour l’entreprise.

Le regain d’intérêt pour le bois dans

la construction a-t-il un impact économique

mesurable ?

Absolument. La tendance des consommateurs

à privilégier les matériaux

durables se confirme et nous en retirons

des bénéfices sur le plan économique.

Savez-vous, par ailleurs, qu’un

usage optimal et maximal du bois dans

la construction diminuerait l’émission

de CO 2 en Europe de 300 millions de

tonnes, soit une réduction totale de

15 à 20% ? La croissance naturelle du

bois dans les forêts européennes est

bien plus élevée que la quantité de


BOIS 31

.........................

.........................

.........................

Spanolux poursuit

.........................

sur sa lancée

.........................

.........................

.........................

Créer, au fin fond de l’Ardenne, une unité

.........................

de fabrication de panneaux MDF – la seule

.........................

en Région wallonne et même en Belgique –

.........................

pouvait apparaître comme un pari insensé.

.........................

Et pourtant, depuis 1997, l’entreprise ne

.........................

cesse de se développer, avec un investissement

cumulé de l’ordre de 120 millions

.........................

.........................

d’euros. Détenue par le groupe familial

.........................

flamand Triax, Spanolux (110,7 millions

.........................

d’euros de chiffre d’affaires en 2004) s’est

.........................

lancée, depuis deux ans, sur le marché

.........................

hyperconcurrentiel du plancher stratifié, en

.........................

joint-venture avec Balta, et envisage d’ores

.........................

et déjà d’augmenter son nombre de lignes

.........................

de production. Pour Mario Ravanelli, DRH

.........................

de Spanolux, cette capacité de développement

provient de l’alchimie réussie entre

.........................

.........................

potentiel humain et valeur ajoutée technique.

Mario Ravanelli a choisi de favoriser

.........................

.........................

l’emploi de proximité, les synergies avec

.........................

les écoles de la région (de Malmedy à

.........................

Bastogne) et la formation en interne. Son

.........................

taux d’absentéisme n’était que de 3,32% en

.........................

2004 – un score que lui envient bien des

.........................

concurrents étrangers et des «confrères»

.........................

du secteur bois en Wallonie. Entre janvier

.........................

2003 et avril 2005, l’effectif de Spanolux est

.........................

passé de 114 à 299 personnes !

.........................

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.........................

.........................

bois abattue. En privilégiant le bois,

on ne parle donc plus d’acte criminel,

mais bien d’acte civique !

En généralisant l’utilisation du bois

dans les cahiers de charge des commandes

publiques et en accordant des

primes aux particuliers qui construisent

en bois, les pouvoirs publics peuvent

soutenir le développement de

toute une filière (70.000 personnes),

mais contribuent également à un environnement

plus sain. Cet effort doit,

bien entendu, être reconnu par la

Conférence des parties au protocole

de Kyoto. ||

© belpress.com - Banque d’images en ligne

.........................

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Mathy by Bols aux

.........................

Galeries Lafayette

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Mathy by Bols est implantée à

.........................

Mariembourg depuis 1987. Spécialisée

.........................

dans le mobilier en pin, l’entreprise s’est

.........................

forgé un nom grâce à de très originales

.........................

chambres d’enfants, qui lui valent de figurer

en bonne place dans le nouvel espace

.........................

.........................

«enfants» des Galeries Lafayette. Pour

.........................

l’anecdote, cette entreprise de distribution

.........................

parisienne lui a permis de livrer la jeune

.........................

chanteuse Alizée. Confrontée à l’industrie

.........................

«lourde» du meuble, la petite entreprise (26

.........................

salariés pour un chiffre d’affaires de 1,6

.........................

million d’euros en 2004) n’a d’autres armes

.........................

que la flexibilité et l’innovation. Mathy by

.........................

Bols fabrique ainsi, en quelques dizaines

.........................

d’exemplaires, la table de jardin d’une

.........................

jeune créatrice liégeoise, primée au salon

.........................

«Bois et Habitat».

.........................

Jean-Marie Bols, cheville ouvrière de

.........................

Mathy by Bols, a considérablement investi

.........................

ces dernières années pour accroître l’exportation

(passée, entre 2000 et 2005, de

.........................

.........................

10% à 50% du chiffre d’affaires), efforts qui

.........................

ont lentement grignoté sa marge bénéficiaire.

Il a donc aujourd’hui un ambitieux

.........................

.........................

projet d’investissement (700.000 euros) destiné

à mettre en place une nouvelle ligne

.........................

.........................

de finition. Celle-ci lui donnerait à la fois un

.........................

avantage technologique (utilisation de vernis

à l’eau) et lui permettrait d’accroître son

.........................

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volume de production (sous-traitance des

.........................

travaux de finition pour des tiers). Un pari

.........................

sur l’avenir.

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Plus d’infos ?

www.febelbois.be

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Ecolam charpente

.........................

sa croissance

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Ecolam a tout juste quatre ans d’existence.

.........................

Contrôlée majoritairement par Etienne de

.........................

Cartier d’Yves et Jean Verhelst, elle compte

.........................

dans son tour de table les Ets Ronveaux

.........................

et la SRIW. Ecolam a pris position sur le

.........................

marché des bois lamellés-collés destinés

.........................

au secteur de la construction, un marché

.........................

en pleine croissance. L’entreprise vient

.........................

d’achever, pour la Clinique Notre-Dame à

.........................

Charleroi, un superbe atrium en bois qui est

.........................

le reflet de son savoir-faire. Dès sa création,

l’entreprise namuroise a tablé sur

.........................

.........................

l’innovation, tant dans le processus de

.........................

fabrication que dans les produits. Elle a

.........................

ainsi développé une station de triage et de

.........................

dimensionnement des poutres par ultrasons

unique en Europe (agrément tech-

.........................

.........................

nique du CTIB pour sa haute performance).

.........................

A la clé, une économie importante de

.........................

matières premières et une diminution du

.........................

coût de la construction. Ecolam mène

.........................

d’autres projets de recherche avec le CTIB

.........................

et l’Université de Gembloux. A fin 2004,

.........................

l’entreprise namuroise affichait un chiffre

.........................

d’affaires de 3 millions d’euros (avec 21

.........................

salariés). Elle exporte 30% de sa production

.........................

vers différents pays européens, profitant

.........................

notamment du boom de la construction en

.........................

Espagne et au Portugal, mais ses lamelléscollés

ont aussi pris la route de… Cuba !

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32 SECTEURS WALLONS ||

Philippe Greuse, Président de Fedichem Wallonie

La pharmacie, locomotive de la chimie

La chimie est le premier secteur industriel exportateur en Région wallonne, un

secteur tiré par l’industrie pharmaceutique. Philippe Greuse, Président de

Fedichem Wallonie et Directeur du site de recherche et de production d’UCB à

Braine-l’Alleud, nuance les beaux résultats du secteur.

Dynamisme Wallon Hors série 2005

Par Business Writers

Chiffres clés de la chimie en Wallonie

Chiffre d’affaires (en millions d’euros) 10.500

Nombre d’entreprises 200

Exportations (en millions d’euros) 8.500

Part des exportations de la Région wallonne 30%

Investissements (en millions d’euros) 280

Dépenses de R & D (en millions d’euros) 550

Emploi (unités) 24.300

Le chiffre d’affaires de l’industrie

chimique wallonne a augmenté de

7% en 2004. Comment jugez-vous

cette performance ?

Philippe Greuse : J’observe ce chiffre

avec circonspection. Le secteur chimique

wallon est tiré principalement

par deux ou trois entreprises du secteur

pharmaceutique. Celles-ci ont,

tant sur les plans du chiffre d’affaires

et des exportations que de la croissance,

un impact important sur l’ensemble

du secteur. Cela dit, par rapport

à l’année précédente, au cours de

laquelle la croissance n’avait été que

de 0,5%, il est vrai que les chiffres

sont nettement meilleurs. En 2003,

plusieurs sous-secteurs dont la chimie

de base avaient vu une baisse de leur

chiffre d’affaires. La transformation

des plastiques et caoutchoucs a repris

du poil de la bête en 2004, mais reste

soumise à une vive concurrence internationale.

Ces activités ont des difficultés

à répercuter la hausse des prix

des matières premières et du pétrole.

Quel est le cercle vertueux de la

croissance ?

Les sociétés chimiques, en Belgique,

s’appliquent à faire des spécialités

basées sur un savoir-faire plus difficile

à acquérir ailleurs. L’avenir appartient

à de petites unités spécialisées. Les

productions de grande masse ont

tendance à s’éparpiller dans le monde,

là où les obstacles sont moins nombreux.

Quels obstacles ?

Les pays européens perçoivent la chimie

comme une industrie à connotation dangereuse,

notamment pour l’environnement.

Les contraintes dans ce domaine

ne font que s’alourdir. Le citoyen que je

suis peut accepter ces exigences. Pour

l’industriel, elles représentent des coûts

sans cesse plus élevés (inspections,

investissements, administration…). Pour

que notre secteur croisse et maintienne

sa compétitivité, il faut fertiliser son terrain,

entre autres par l’enseignement la

formation, la simplification administrative…

et diminuer ses handicaps structurels

(coûts salariaux, prix de l’énergie,

pression fiscale…). C’est à ces niveaux

que nos dirigeants doivent agir.

Philippe Greuse, 56 ans, dirige le site UCB de

Braine-l’Alleud et est Vice-Président des achats

pour le groupe. Ce sociologue a effectué la

majeure partie de sa carrière dans l’industrie

pharmaceutique, chez Beecham et Baxter notamment,

en tant que responsable des ressources

humaines. Il a aussi été en charge du personnel

chez Philip Morris et Viangros, entreprise qu’il a

quittée en 2002 pour rejoindre UCB.

Qu’est-ce qui favorise la croissance

du sous-secteur pharmaceutique ?

Le succès de sociétés comme

GlaxoSmithKline ou UCB provient du

fait que ces entreprises se sont focalisées

sur des produits et des domaines

bien spécifiques que l’on peut, en tout

cas pour UCB, qualifier de niches.

Nous n’essayons pas de faire tout

comme les grands. GSK est ainsi

devenue leader mondial des vaccins

et UCB celui de l’allergie et de l’épilepsie.

Il existe un know how en

Belgique, même si la recherche s’internationalise

de plus en plus. Des unités

intégrées où, sur un même site, se

conjuguent la recherche, le développement

et la production sont aussi

sources de succès : une telle organisation

peut raccourcir de deux ans le

délai de mise sur le marché d’un

produit.

Les investissements dans le secteur

chimique ont crû de plus de 45% en

2004, mais cela ne profite pas à

l’emploi qui n’augmente que de

1,3%...

Le secteur est traditionnellement lourd

en investissement, mais peu porteur

d’emplois. Nos installations sont de

plus en plus automatisées. En 2003

et 2004, l’emploi au niveau belge a

même diminué, respectivement, de

1,9% et 0,3%. La Wallonie tire finalement

bien son épingle du jeu grâce à

la pharmacie. Cela dit, l’emploi en

recherche et développement s’internationalise

de manière exponentielle.

Pourquoi ?

D’abord parce que nous rencontrons des

difficultés de recrutement dans certains

domaines très pointus. Ensuite, le

monde pharmaceutique belge est très

petit. Si nous ne voulons pas créer une

spirale inflationniste, il faut élargir le

champ du recrutement.


CHIMIE 33

.........................

.........................

.........................

Realco : 15% du CA

.........................

investis en R&D

.........................

.........................

.........................

Implantée à Louvain-la-Neuve, Realco

.........................

applique la biotechnologie au nettoyage et

.........................

au traitement des eaux usées, ainsi qu’à

.........................

l’élevage. Depuis 1968, l’entreprise dirigée

.........................

par Gordon Blackman (photo) développe,

.........................

fabrique et commercialise des produits

.........................

alliant la chimie à la biochimie. Sa renommée

provient de sa capacité à créer des

.........................

.........................

produits à base d’enzymes issues de

.........................

recherches réalisées par sa propre R&D

.........................

(15% du chiffre d’affaires) et en collaboration

avec l’UCL et l’ULB. L’enzyme est un

.........................

.........................

produit de nettoyage efficace qui, en plus,

.........................

accélère le processus d’épuration des eaux

.........................

usées. Realco cible les collectivités, l’industrie

alimentaire, le marché des stations

.........................

.........................

d’épuration et les particuliers. Son chiffre

.........................

d’affaires a atteint 4 millions d’euros en 2004,

.........................

année au cours de laquelle l’entreprise a

.........................

remporté la mention «Jeunes à l’Exportation»

attribuée par l’Awex. Realco est pré-

.........................

.........................

sente sur la plupart des marchés européens,

.........................

ainsi que dans les pays de l’Est et au Japon,

.........................

au travers d’un partenariat avec les sociétés

.........................

Mitsui et Shikosu (un des principaux acteurs

.........................

de l’industrie chimique au Japon).

.........................

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.........................

Comment s’annonce 2005 ?

Les perspectives sont diverses selon

les sous-secteurs. En pharmacie, l’enjeu

économique ne s’évalue pas sur

une année, mais sur dix ans. Cela dit,

ce sous-secteur regorge de bonnes

nouvelles. On peut donc rester optimiste,

même si l’on peut perdre les

efforts de plusieurs années en très

peu de temps. Pour ce qui est de la

transformation des plastiques et, dans

une moindre mesure, de la chimie de

base, la reprise de 2004 ne se repro-

.........................

.........................

.........................

Dow Corning : Le

.........................

«Business and Tech

.........................

Centre» de Seneffe au

.........................

secours des chevelures

.........................

chinoises

.........................

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.........................

Dow Corning Corporation, leader mondial

de la technologie à base de silicium,

.........................

.........................

est implanté dans le Hainaut depuis 1970.

.........................

L’usine de Seneffe est le premier centre

.........................

européen de production de mastics,

.........................

d’émulsions et de matériaux composés du

.........................

géant américain. Elle exporte 80% de sa

.........................

production dans l’Union européenne et

.........................

dans plusieurs dizaines de pays non européens.

Ses clients opèrent dans des sec-

.........................

.........................

teurs aussi diversifiés que les cosmétiques,

.........................

les produits d’entretien, l’électronique, le

.........................

textile, le papier ou encore la construction

.........................

(ses produits sont actuellement utilisés sur

.........................

le chantier de l’Atomium).

.........................

Un centre d’affaires et de développement

.........................

technologique, jouxtant le site de production

de Seneffe depuis 1999, regroupe sous

.........................

.........................

un même toit les équipes techniques,

.........................

scientifiques et commerciales de Dow

.........................

Corning. Aventure originale : en collaboration

étroite avec l’un des principaux fabri-

.........................

.........................

cants chinois de produits capillaires, ces

.........................

équipes ont travaillé, en 2004, à la mise au

.........................

point d’un nouveau shampooing spécialement

adapté à la texture du cheveu des

.........................

.........................

femmes asiatiques. Un marché potentiellement

juteux !

.........................

.........................

duira probablement plus en 2005.

Le prix du pétrole et la faiblesse du

dollar ne leur sont pas bénéfiques.

Par ailleurs, la chimie s’inquiète des

effets dans les années à venir de la

politique européenne (Reach). Nous

ne sommes pas opposés à ce que la

sécurité des produits soit prise en

compte, mais il faut que cela se fasse

en fonction de l’utilisation réelle de

.........................

.........................

.........................

UCB, Braine-l’Alleud

.........................

fourmille de

.........................

chercheurs

.........................

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Le groupe UCB a profondément changé de

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visage en 2004, devenant une entreprise

.........................

purement biopharmaceutique (chiffre

.........................

d’affaires mondial de 2,1 milliards d’euros),

.........................

après s’être délestée de la totalité de son

.........................

pôle chimique. Si son siège est à Bruxelles,

.........................

UCB possède une forte implantation en

.........................

Wallonie. Son site de Braine-l’Alleud

.........................

(70 hectares) compte, en effet, 2.200 personnes,

dont près de 700 chercheurs. Les

.........................

.........................

activités du groupe y sont réparties entre

.........................

la recherche fondamentale et le développement,

la production et les services

.........................

.........................

destinés à l’ensemble de la société (informatique…).

Le site constitue l’un des

.........................

.........................

3 centres d’excellence d’UCB et le centre

.........................

mondial d’expertise du système nerveux

.........................

central. L’entreprise y fabrique le Nootropil,

.........................

le Zyrtec et le Keppra. Ce dernier, un antiépileptique

exporté dans 140 pays, est

.........................

.........................

produit dans une toute nouvelle installation

.........................

d’une capacité annuelle de 150 tonnes,

.........................

représentant un investissement de

.........................

30 millions d’euros.

.........................

.........................

ces produits. Pour ce qui concerne

Kyoto et les changements climatiques,

il s’agit d’une problématique mondiale

que l’Europe ne peut résoudre seule,

sans quoi nos entreprises risqueraient

d’être fortement défavorisées par rapport

au reste du monde. ||

Plus d’infos ?

www.fedichem-wallonie.be


34 SECTEURS WALLONS ||

André Jacquemart, Président de Febelcem

La conjoncture s’est légèrement améliorée

Directeur Général de CBR et Président de Febelcem, la Fédération belge de

l’Industrie Cimentière, André Jacquemart revient sur les tendances de l’année

écoulée et sur les perspectives d’avenir d’un secteur qui reste bien ancré en

Wallonie.

Dynamisme Wallon Hors série 2005

Par Jean-Michel LALIEU

Chiffres clés du ciment en Wallonie

Consommation de ciment gris

Consommation par habitant

Part des importations de ciment gris

Livraisons de ciment gris

Exportations

Comment l’industrie cimentière

s’est-elle comportée en 2004 ?

André Jacquemart : Après des

années moroses entre 2001 et 2003,

la conjoncture s’est légèrement améliorée

et on a pu noter une progression

de 5% dans la consommation de

ciment en 2004. Nous avons bon

espoir que ce redressement va se

poursuivre. Notamment parce que les

signes en provenance du secteur de

la construction sont relativement optimistes.

Le bâtiment résidentiel et les

activités en provenance du génie civil

se sont redressés au cours de l’année

2004. Quelque 52.700 demandes de

logements neufs ont été acceptées en

2004 contre 45.000 l’année précédente.

Quant à l’activité de génie civil,

on constate que, traditionnellement,

l’année précédant des élections communales

– elles se dérouleront en

2006 – est toujours une bonne année.

On y réalise souvent beaucoup

d’investissements au niveau de l’infrastructure

routière.

Les industries présentes sur notre

territoire connaissent pourtant

une concurrence importante de

l’étranger…

Il y a effectivement une importante

concurrence en provenance

d’Allemagne. L’industrie cimentière

germanique connaît actuellement une

surcapacité structurelle qu’elle tente

de compenser par des exportations

vers les marchés belge et hollandais.

C’est ainsi que, bien que la consommation

soit en augmentation, les livrai-

5.741.000 tonnes

557 kilos

27% (1.577.000 tonnes)

6.216.000 tonnes

33% (2.052.000 tonnes)

sons totales de ciment gris de l’industrie

belge ont connu une baisse de 5%

en 2004 par rapport à l’année 2003.

A la fin du dernier exercice, les importations

atteignaient 1.577.000 tonnes

sur une consommation totale de

5.541.000 tonnes. Pour contrer cette

tendance, les cimentiers s’efforcent

d’améliorer leur compétitivité, tout en

continuant d’assurer un service et une

qualité optimale.

Le ciment belge peut-il réagir en

augmentant, lui aussi, ses activités

à l’exportation ?

Les exportations ont effectivement

connu une hausse ces dernières

années. En revanche, elles ont connu

un léger fléchissement l’année dernière.

Cela dit, l’industrie belge continue

quand même à exporter une part

importante de sa production. Vers des

pays voisins, surtout aux Pays-Bas,

mais aussi vers des marchés plus lointains

comme les Etats-Unis, l’Afrique

et l’Asie.

Comment voyez-vous la situation

évoluer en 2005 pour l’industrie

cimentière ?

Les analyses macro-économiques ont

été revues à la baisse et prévoient

une année assez moyenne au niveau

de l’activité économique de manière

générale en Belgique. Dans la

construction, les premiers signaux

sont plus optimistes. Par contre, les

conditions climatiques difficiles entre

février et avril ont ralenti l’activité.

André Jacquemart, 43 ans, est ingénieur

chimiste (ULG). Après une première expérience

dans un groupe chimique belge, il entre au

Heidelberg Technology Center à Bruxelles en

1995. Directeur du service Stratégie Europe de

l’Ouest pour Heidelberg Cement en 2003, il est

depuis le 1er avril 2005 Directeur Général des

activités ciment, béton et granulats de

Heidelberg Cement en Belgique et aux Pays-

Bas. Il est également Président de Febelcem.

Dans l’ensemble, on espère que l’année

2005 va conforter les résultats

enregistrés en 2004 mais il faudra

quand même attendre l’automne pour

pouvoir confirmer la relance de la

croissance.

Quels sont les défis auxquels devra

répondre l’industrie cimentière wallonne

pour assurer son avenir ?

La pérennité de l’industrie cimentière

repose sur quatre axes majeurs.

Le premier est d’améliorer en permanence

nos coûts de production, afin

d’assurer de manière durable, notre

compétitivité sur les marchés belges

et avoisinants. Concrètement, cela

implique d’améliorer la productivité

en investissant dans des technologies

modernes et de mettre en place une

organisation du travail innovante.

La valorisation de déchets industriels

en four de cimenterie constitue également

un pilier capital pour le maintien

de cette compétitivité.

Le deuxième axe repose sur une politique

environnementale, totalement

intégrée dans la gestion de nos entités

de production. Assurer une gestion

responsable des matières premières

naturelles, favoriser une utilisation

toujours plus rationnelle des énergies,

préserver la qualité des sols et proté-


CIMENT 35

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.........................

CCB bétonne

.........................

le marché belge

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Installée à Gaurain (Tournai), la Compagnie

.........................

des Ciments Belges (CCB) exploite la

.........................

plus grande carrière d’Europe (100 hectares).

Mais la filiale du groupe italien

.........................

.........................

Italcementi, confrontée à l’épuisement de

.........................

ce gisement, se prépare à l’ouverture de la

.........................

carrière de Barry qui lui offre un autre gisement

important de 3 milliards de tonnes de

.........................

.........................

pierres calcaires.

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Active dans le ciment, le granulat et le

.........................

béton prêt à l’emploi, CCB emploie 660

.........................

personnes et a réalisé, en 2004, un chiffre

.........................

d’affaires de 180 millions d’euros. Les 2/3

.........................

de ses ventes sont encore réalisés en

.........................

Belgique. Le solde est essentiellement

.........................

exporté à destination de la France, toute

.........................

proche, et des Pays-Bas. En 2004, la cimenterie

de Gaurain a écoulé 1,8 million de

.........................

.........................

tonnes de ciment.

.........................

CCB a aussi vendu, en 2004, 635 km 3 de

.........................

béton prêt à l’emploi, dont 90% sur le territoire

belge. L’an dernier, elle a été choisie

.........................

.........................

pour fournir le béton nécessaire aux travaux

de rénovation d’importants tronçons

.........................

.........................

sur les autoroutes E411 et E25 en province

.........................

de Luxembourg.

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ger les ressources en eau, sont des

exemples qui doivent être poursuivis,

voire même étendus.

Le troisième axe concerne la pénétration

du béton dans le marché de la

construction. Si le béton est toujours

bien représenté dans la construction

belge, les matériaux concurrents

(acier, bois, brique, asphalte, verre,...)

mènent des politiques promotionnelles

agressives pour tenter d'accaparer des

parts de marché au détriment du

béton. Il faudra donc répondre à cette

concurrence accrue.

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Holcim,

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la rigueur suisse

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Filiale du groupe suisse Holcim, présent

.........................

dans 70 pays, Holcim Belgique dispose de

.........................

3 unités de production sur le sol belge,

.........................

toutes basées en Wallonie. La cimenterie

.........................

d’Obourg produit des ciments et des liants.

.........................

En 2004, elle en a produit 1.950.000 tonnes

.........................

avec 250 personnes. En septembre 2004,

.........................

pour améliorer sa productivité, elle a lancé

.........................

un plan de restructuration qui doit, d’ici fin

.........................

2006, ramener le personnel de 314 à 200

.........................

unités.

.........................

A Haccourt, son centre de broyage permet

.........................

la production d’une gamme de ciments

.........................

(par adjonction de laitier et de cendres

.........................

volantes). La production de l’unité liégeoise

est 500.000 tonnes par an. Enfin,

.........................

.........................

Scoribel à Seneffe, est une unité de traitement

et de valorisation des déchets indus-

.........................

.........................

triels à destination des cimenteries de

.........................

Obourg et du nord de la France. Son savoirfaire

en la matière est devenu la référence

.........................

.........................

au sein du groupe Holcim au niveau mondial.

En novembre 2004, cette unité de

.........................

.........................

traitement qui emploie 55 personnes a été

.........................

reprise entièrement par Holcim après le

.........................

rachat des 49% détenus par Scori (groupe

.........................

Suez).

.........................

Le dernier axe est de se positionner

en tant qu’industrie attractive pour les

jeunes. Afin de faire face à ces défis

majeurs, notre industrie a besoin de

ressources qualifiées à tous les échelons

de l’organisation. ||

Plus d’infos ?

www.febelcem.be

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CBR, spécialiste

.........................

du ciment blanc

.........................

.........................

.........................

A partir de ses quatre sites de production

.........................

belges situés à Lixhe (Liège), Harmignies

.........................

(Mons), Antoing et Gand, CBR (Cimenteries

.........................

et Briqueteries Réunies) produit en

.........................

moyenne 2,5 millions de tonnes de ciment

.........................

avec 691 personnes (fin 2004). Filiale du

.........................

groupe allemand Heidelbergcement depuis

.........................

1999, elle reste ainsi le plus gros producteur

.........................

belge. Elle fournit d’ailleurs la moitié du

.........................

ciment nécessaire pour couvrir le marché

.........................

local et exporte le solde vers les Pays-Bas

.........................

et la Rhénanie-Westphalie. En 2005, CBR a

.........................

réalisé un chiffre d’affaires de 237 millions

.........................

d’euros.

.........................

En 1929, au démarrage de l’activité, CBR produisait

du ciment et des briques. La seconde

.........................

.........................

activité sera arrêtée après la guerre pour se

.........................

concentrer sur l’extraction du ciment. A

.........................

l’heure actuelle, la carrière d’Harmignies

.........................

reste la seule en Belgique à produire du

.........................

ciment blanc. Récemment, les unités de

.........................

fabrication de Lixhe et Gand (ciment de haut

.........................

fourneau) ont bénéficié d’un plan d’investissement

de 112 millions d’euros. En octobre

.........................

.........................

2004, CBR a aussi annoncé un plan de

.........................

restructuration qui prévoit le départ de 193

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personnes pour faire face à la concurrence

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très forte sur le marché européen.

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36 SECTEURS WALLONS ||

Gérard Apruzzese, Président de la Confédération de la Construc

Cap sur la formation

L’année 2004 a été une année de consolidation, voire de redressement de

l’activité dans la construction. Gérard Apruzzese, Président de la Confédération

de la Construction Wallonne et Administrateur Délégué du groupe Apruzzese,

commente ces résultats et décrit les défis auxquels est confronté le secteur.

Dynamisme Wallon Hors série 2005

Par Business Writers

Chiffres clés de la construction en Wallonie

Chiffre d’affaires (en millions d’euros)* 7.129

Construction de logements autorisée 12.027

Rénovation de logements autorisée 10.717

Nombre d’entreprises ** 21.538

Emploi salarié** 53.923

Ouvriers 47.457

Employés 6.466

Faillites 359

* Estimation ** 2003

Quel regard portez-vous sur les

performances du secteur de la

construction en 2004 ?

Gérard Apruzzese : Nous avons enregistré

une très nette amélioration,

après avoir vécu des années particulièrement

sombres en 2001 et 2002. En

2004, le nombre de mises en chantier

a progressé dans tous les segments

d’activité : logements et bâtiments

non résidentiels, tant en construction

neuve qu’en rénovation. En trois ans,

le nombre de logements, dont la rénovation

a été autorisée, a progressé de

33,5%. Pour la construction de logements

neufs, l’augmentation atteint

10%. Dans le bâtiment non résidentiel,

les autorisations de bâtir délivrées

pour la construction progressent de

17%, en volume, d’une année à

l’autre, mais on est encore loin de rattraper

le retard accumulé depuis 2001.

Comment s’annonce 2005 ?

La construction suit la conjoncture

générale. Nous sommes donc mitigés,

d’autant que les communes se montrent

un peu frileuses. Alors que, traditionnellement,

elles commandent

beaucoup de travaux publics avant les

élections communales. C’est important,

car 15% du chiffre d’affaires de

la construction proviennent de maîtres

d’ouvrage publics dont, pour moitié,

des communes. Heureusement, la

Région wallonne prend le relais. La

Société wallonne des aéroports régionaux

a budgété 360 millions de travaux

; le logement social bénéficiera

d’un milliard d’euros d’investissements

en cinq ans ; des travaux sont

également prévus dans les zonings.

Nous observons toutefois des retards

dans les mises en chantier.

Les faillites sont en recul…

Effectivement mais le taux reste élevé,

notamment dans le gros œuvre ; c’est

moins le cas dans le parachèvement.

Les prix sont mauvais et la concurrence

est très forte, inquiétante même : on

sait que des sociétés des pays de l’Est

travaillent à 20 euros de l’heure.

Impensable pour nous. Nous demandons

plus de contrôles pour les travailleurs

illégaux et un balisage de la

concurrence légale. Les sociétés d’intérim

qui proposent des ouvriers polonais

ont-elles bien toutes les agréments

pour travailler dans les trois

Régions du pays ?

La construction reste un gros

employeur en Wallonie.

En effet, la construction représente

10% de l’emploi salarié wallon. Cela

dit, le secteur éprouve beaucoup de

difficultés à recruter de la maind’oeuvre

qualifiée. Et l’évolution n’est

Gérard Apruzzese, 61 ans, dirige avec son frère

Raphaël le groupe Apruzzese, qu’il a fondé avec

son père en 1964, à Grivegnée. Originaire de

Gallinaro, Gérard Apruzzese est arrivé en

Belgique à l’âge de 18 ans. Il a gardé la

nationalité italienne. Très actif dans sa région, il

est Président de Solitalia, Administrateur de la

Chambre de Commerce et d’Industrie, de l’UWE,

de la Foire Internationale de Liège et Président

de la Confédération de la Construction

Wallonne.

pas bonne. Plus de deux tiers des

jeunes qui ont achevé leur formation

dans la construction abandonnent le

secteur. Nous souhaitons donner des

primes aux écoles dont les élèves sortis

seront insérés. Nous voulons aussi

travailler l’image du secteur et des

métiers techniques et manuels auprès

des enfants de 10 à 12 ans. Nous

allons, notamment, organiser des

stages «découverte métiers» pendant

les vacances et développer un DVD

présentant une série de métiers de

manière ludique. Nous avons besoin

de 8.000 travailleurs par an en

Wallonie. Nous avons des accords de

formation avec le FOREM : le secteur

ne peut pas financer ces formations à

n’importe quel prix. Le FOREM souhaite

facturer l’heure de formation à

son coût réel. Le service de l’emploi

s’inscrit dans une logique commerciale

et non plus dans une logique de

service public. Cela crée un malaise.

Comment l’avenir se profile-t-il pour

la construction ?

Il présente encore un potentiel important.

La moitié du million de logements

en Wallonie n’est pas équipée


CONSTRUCTION 37

tion Wallonne

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Les Carrières du

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Hainaut sur TF1 grâce

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au label social belge !

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Plus que centenaires, les Carrières du

.........................

Hainaut ont obtenu, en 2004, le label social

.........................

créé par le Gouvernement fédéral pour

.........................

estampiller les produits et services «socialement

responsables». Un «plus» en termes

.........................

.........................

d’image et de notoriété, qui a valu à l’entreprise,

leader sur le marché de la pierre

.........................

.........................

bleue en Belgique, une séquence au journal

télévisé de 20 heures sur TF1 ! Les

.........................

.........................

Carrières du Hainaut ont été vendues par le

.........................

groupe Etex au fonds d’investissement

.........................

néerlandais Bencis Capital Partners en

.........................

2002, dans le cadre d’une opération de

.........................

management buy out. Concurrencées par

.........................

des entreprises implantées dans des pays

.........................

à bas salaires, qui écoulent sur les marchés

internationaux des pierres calcaires

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.........................

qui n’offrent pas les mêmes caractéristiques

et garanties de pérennité que

.........................

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«notre» pierre bleue, les Carrières du

.........................

Hainaut ripostent par la qualité et le savoirfaire.

Si bien que le chiffre d’affaires

.........................

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comme l’emploi continuent de progresser

.........................

avec une belle régularité. L’entreprise hennuyère

a clôturé l’exercice 2004 avec un

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volume d’affaires de 53 millions d’euros –

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dont près d’un quart généré par l’exportation

– et un effectif de 489 personnes.

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Apruzzese, les

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couleurs de l’Italie

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Le groupe Apruzzese est dirigé par un duo :

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Gérard et Raphaël Apruzzese, deux frères

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originaires du Latium. L’entreprise familiale

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a été fondée en 1964, à Grivegnée.

.........................

Aujourd’hui, le groupe comporte 6 sociétés

.........................

et occupe une centaine de personnes pour

.........................

un chiffre d’affaires annuel d’une dizaine

.........................

de millions d’euros. Sa spécialité : la couleur

sous toutes ses formes. Son domaine

.........................

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de prédilection, c’est la peinture en bâtiment,

extérieure et intérieure, depuis la fine

.........................

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décoration et les recouvrements des murs

.........................

et du sol jusqu’au ravalement de façades

.........................

et la restructuration des bétons par résines

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époxydiques. L’entreprise présente des

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références de choix telles que le Palais

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royal et le Sénat. Apruzzese a également

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développé des activités industrielles :

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traitement anticorrosion de turbines

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hydroélectriques, revêtement de pièces par

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poudres thermolaquées, peinture industrielle

et sablage, sur chantier et en

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atelier,… "C’est le travail, l’assiduité et le

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sérieux qui ont fait évoluer l’entreprise",

.........................

assure Gérard Apruzzese.

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Thomas & Piron

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dépasse le cap de

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500 maisons par an

.........................

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Premier constructeur de logements de

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Wallonie, Thomas & Piron a bâti plus de

.........................

500 maisons en 2004. La progression en

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nombre de maisons était déjà de plus de

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20% à la fin mai 2005. Les appartements

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(350 constructions par an) suivent la même

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courbe ascendante. L’entreprise implantée

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à Our, au cœur de l’Ardenne, édifie aussi

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des centres commerciaux, des écoles, des

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cliniques, des bureaux et des bâtiments

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industriels. Elle est active sur les marchés

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de la rénovation et des travaux publics.

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Entre 2000 et 2004, Thomas & Piron a doublé

son chiffre d’affaires, celui-ci passant

.........................

.........................

à 119 millions d’euros. L’entreprise a

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démarré, en 2005, la construction de 1.800

.........................

mètres carrés supplémentaires de bureaux

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pour ses propres besoins. Elle va lancer un

.........................

centre de formation et de compétences où,

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dès 2006, une vingtaine de personnes pourront

se former aux nouveaux matériaux et

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pratiques du secteur. A l’étranger, les deux

.........................

grands projets de Thomas & Piron

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International au Maroc démarreront dans

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les prochains mois. L’ancrage se consolide

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au Rwanda. La société, qui fêtera son trentième

anniversaire l’an prochain, dépas-

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sera alors les 1.000 travailleurs.

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© belpress.com - Banque d’images en ligne

d’une bonne isolation énergétique.

Nous réfléchissons à un plan d’équipement

pour l’isolation du parc résidentiel

privé, ce qui permettrait à la

Région d’atteindre les objectifs de

Kyoto sans trop peser sur l’industriel.

A cela s’ajoute l’augmentation de la

population wallonne : d’ici à 2050, la

Wallonie va gagner 450.000 habitants,

ce qui imposera la construction de

150.000 nouveaux logements. ||

Plus d’infos ?

www.ccw.be


38 SECTEURS WALLONS ||

Philippe Marcuz, Président de la FEGE-Wallonie

Une stratégie commune entre privé et public !

La Fédération des Entreprises actives dans la Gestion de l'Environnement

(FEGE), regroupe environ 160 entreprises actives dans le domaine de la gestion

des déchets, ce qui représente environ 90 % des entreprises du secteur des

déchets. Philippe Marcuz, Administrateur Délégué du groupe Shanks Belgique

et Président de la FEGE Wallonie, évoque les défis du secteur.

Dynamisme Wallon Hors série 2005

Par Vinciane PINTE

Chiffres clés de la gestion des déchets en Wallonie

Emploi 1.600 + 350 intérimaires (en 2003)

Nombre d’entreprises FEGE

160 (soit 90% des entreprises actives dans la

gestion des déchets)

CA moyen par entreprise (milliers d’euros) 15.000.000

Philippe Marcuz, 52 ans, est originaire du Nord

de la France. Ingénieur chimiste de formation,

il devient administrateur délégué du Groupe

Shanks Belgium en 1999 (CA : 150 millions

d’euros –1.000 employés). Depuis 2001, il préside

la FEGE Wallonie (Fédération des Entreprises

actives dans la Gestion de l’Environnement).

En Wallonie, la quantité de

déchets industriels n'a pas augmenté

en 8 ans alors que la collecte des

déchets ménagers s'est accrue de

17 %. Depuis 1990, les émissions de

gaz à effet de serre de l'industrie ont

diminué alors que celles du secteur

résidentiel ont augmenté.

Plus d'une centaine d'entreprises wallonnes

se sont engagées volontairement,

avec le gouvernement wallon,

à diminuer proportionnellement leurs

rejets de gaz à effet de serre. Elles ont

en effet compris depuis longtemps que

bien gérer l'environnement, diminuer

ses émissions, trier ses déchets, baisser

ses consommations (énergie et eau

notamment), entraîne des améliorations

en matière de qualité et de sécurité.

Qu'on se le dise : l'environnement est

une opportunité que les chefs d'entreprises

ne laissent pas passer.

Que vous inspirent les chiffres du

rapport sur la situation économique

de votre secteur, et plus particulièrement

la monographie sectorielle

rédigée par la FEGE ?

Philippe Marcuz : Cette monographie

permet d’avoir une première vision du

secteur des déchets. Elle démontre

son importance sur le plan économique

et social. Sur le plan financier, le secteur

est sain d’une manière générale.

Sur le plan humain, on peut souligner

que près de 1600 personnes sont

employées en Wallonie, auxquelles

s’ajoutent environ 350 intérimaires. Et

ces chiffres sont en progression.

Cette évolution positive (tant du

chiffre d’affaires que du volume de

l’emploi) est loin cependant de rendre

le secteur euphorique – l’analyse

montre notamment certaines évolutions

de ratios financiers. Certaines

inquiétudes et difficultés pèsent en

effet aujourd’hui fortement sur le secteur.

D’une manière générale, le

contexte économique reste très difficile

et les entreprises sont soucieuses

de réduire leurs frais dans la gestion

des déchets. Au niveau des nouveaux

investissements, l’incertitude de la

future politique des déchets en Région

wallonne, le ralentissement du financement

de l’assainissement des sols

et l’attitude de certaines intercommunales

sont autant d’éléments susceptibles

de menacer la santé globale de

notre secteur.

Les acteurs publics wallons en général

doivent prendre conscience de cette

réalité et favoriser un véritable dialogue,

un réel partenariat entre les

acteurs publics et les acteurs privés

du déchet valorisant les spécificités et

les qualités respectives de chacun et

permettant ainsi au secteur privé d’investir

durablement. Il y a un travail

important de sensibilisation à mener,

d’où toute l’importance de la FEGE.

Quels sont les défis et contraintes que

votre secteur doit affronter ?

Les contraintes sont notamment la

concurrence européenne accrue pour

les filières de traitement et une fiscalité

de plus en plus galopante sur nos

activités. Malgré cela, le secteur continue

à vouloir investir afin d’établir des

filières alternatives à la mise en

décharge. Les défis sont en particulier

de faire reconnaître l’importance du

secteur privé des déchets car pour

l’instant le débat est trop focalisé sur

les acteurs publics.

Les associations de communes ont

sans conteste apporté une valeur ajoutée

dans la gestion des déchets ménagers

mais nous souhaitons participer

aux débats pour la gestion optimale

des déchets industriels qui est l’enjeu

actuel, même s’il est déguisé par

certains. Il n’est pas logique que la

Région wallonne fasse aujourd’hui le

plan d’investissements des intercommunales,

examine leurs besoins financiers

et envoie ensuite la facture à la

communauté via une nouvelle politique

de taxation. Nous tendons la

main pour que secteur public et le secteur

privé puissent élaborer une stratégie

commune d’investissements.

Quels sont les points positifs de

l'année 2004 ?

L’année 2004 a été une année de tran-


DECHETS 39

sition sans évolution significative qui

puisse être qualifiée de positive pour

le secteur des déchets. D’où le souhait

du secteur privé regroupé dans

notre fédération FEGE d’une clarification

de la politique des déchets et

d’un véritable dialogue public-privé.

En tant que représentant du secteur

de la gestion des déchets, quel

conseil donneriez-vous à un jeune

aux études (en termes de formation)

?

D’abord, il faut faire ce qu’on a envie

de faire ! La passion pour son métier

est le critère qui permet le plus à un

employeur de juger de la pertinence

de l’engagement de quelqu’un. Il n’y

a pas en tant que tel une formation

dans la gestion des déchets et le secteur

a besoin tant de techniciens que

de juristes ou d’économistes. ||

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Carmeuse, 1ere

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entreprise de carrière

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certifiée ISO 14001

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Active dans l’extraction de la pierre calcaire

et la production de chaux à destina-

.........................

.........................

tion de l’industrie, Carmeuse est une référence

mondiale. Elle dispose en Belgique

.........................

.........................

de 5 sièges d’exploitation (Seilles, Moha,

.........................

Engis, Aisemont et Frasnes-lez-Couvin).

.........................

Première entreprise de carrière certifiée

.........................

ISO 14001 en 2001, Carmeuse a optimisé la

.........................

gestion de ses déchets, d’une part, en

.........................

organisant un tri sélectif rigoureux en vue

.........................

de permettre la valorisation du plus grand

.........................

volume possible et, d’autre part, en sensibilisant

et en formant son personnel à l’im-

.........................

.........................

portance de la problématique des déchets.

.........................

Carmeuse n’a toutefois jamais été un gros

.........................

producteur de déchets : Sa matière première

provient des gisements qu’elle

.........................

.........................

exploite. Les pierres sont concassées,

.........................

broyées ou calcinées et le produit final est

.........................

le plus souvent livré au client en vrac, par

.........................

camion, bateau ou chemin de fer. Il n’y a

.........................

donc pas de consommation de matières

.........................

premières emballées et peu de produits

.........................

finis emballés.

.........................

Les déchets proviennent essentiellement

.........................

des opérations de maintenance (huiles

.........................

usagées, ferrailles, pneus, …) et sont soit

.........................

revendus, soit repris par un collecteur

.........................

agréé, toujours avec l’objectif de réduire au

.........................

maximum «le déchet ultime». Pour y arriver,

.........................

la recherche d’applications et de débouchés

divers pour la valorisation de ces

.........................

.........................

produits se poursuit en partenariat avec

.........................

les acteurs concernés.

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Initiative de synergie

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et développement

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durable à

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Kaiserbaracke (Amel)

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Trois entreprises wallonnes (Renogen S.A.,

.........................

Belwood Amel S.A. et Delhez Bois S.A.)

.........................

ont entrepris d’intégrer leurs activités dans

.........................

une approche de développement durable

.........................

générant de la valeur ajoutée pour les 3

.........................

entreprises.

.........................

Belwood Amel, une des plus grandes scieries

de Wallonie, va pouvoir valoriser 100 %

.........................

.........................

de ses intrants (habituellement environ 50

.........................

% sont valorisés), et cela en vendant la

.........................

sciure à Delhez Bois qui va les pelletiser et

.........................

en vendant ses résidus de bois à Renogen.

.........................

Delhez Bois (rabotterie) va également

.........................

revendre à Renogen ses résidus de bois

.........................

non utilisés dans son process.

.........................

Renogen va construire une unité de cogénération

biomasse qui va utiliser les rési-

.........................

.........................

dus de bois de Belwood Amel et Delhez

.........................

Bois. En échange Renogen va livrer à

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Belwood Amel et Delhez Bois de l’énergie

.........................

thermique et de l’énergie électrique via des

.........................

connections directes depuis la centrale de

.........................

cogénération. (Besoins annuels : environ

.........................

80 000 MWh thermique soit l’équivalent de

.........................

plus de 10 millions de litres de mazout et

.........................

plus de 10 000 MWh électrique).

.........................

Belwood Amel et Delhez Bois vont pouvoir

.........................

drastiquement réduire leurs coûts énergétiques,

ce qui leur permettra de garantir la

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pérennité et le développement de leurs

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activités dans le long terme.

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© belpress.com - Banque d’images en ligne

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40 SECTEURS WALLONS ||

Philippe Lacroix, Président de Federgon Wallonie

Faire face à la demande de nouveaux services

Directeur Général de Manpower Belgium et Président de Federgon Wallonie –

la fédération des partenaires de l’emploi –, Philippe Lacroix fait le point sur les

évolutions du secteur du travail intérimaire en 2004.

Dynamisme Wallon Hors série 2005

Par Jean-Michel LALIEU

Chiffres clés de l’intérim en Wallonie

Nombres d’heures prestées

Chiffre d’affaires

Nombre d’agences 257

Emploi 1.167

Personnes mises au travail

Taux de transformation en un emploi fixe 60%

De manière générale, la santé du

secteur de l’intérim va de pair avec la

conjoncture économique ambiante.

Après trois années maussades, l’année

2004 a renoué avec une croissance

importante. Mais elle pourrait

déjà retomber en 2005. Directeur

général de Manpower et Président de

Federgon Bruxelles-Wallonie, la fédération

représentative du travail intérimaire,

Philippe Lacroix fait le point.

Après trois années décevantes, le

secteur du travail intérimaire a donc

renoué avec une période plus faste ?

Philippe Lacroix : Effectivement, on

peut vraiment dire que 2004 a été une

excellente année. La croissance en

Wallonie a été de 10% en heures de

travail prestées par rapport à l’année

précédente. Nous sortons donc ainsi

d’un cycle de trois années de décroissance.

C’est assez logique dans la

mesure où nous sommes très sensibles

aux cycles conjoncturels. 2004

a connu les premières prémices d’une

relance. Nous anticipons toujours un

peu ces cycles.

Vous percevez la même tendance pour

2005 ?

C’est moins clair. Pour l’instant, on

remarque que le taux de croissance

s’est stabilisé. Il aurait même tendance

à faiblir. On restera en progression

cette année, mais elle sera sans

doute plus faible. Ceci dit, la tendance

reste assez floue. On ne peut regarder

que mois par mois.

37,4 millions

783,95 millions d’euros

82.699 (19.069 équivalents temps plein)

Au niveau des personnes que vous

mettez au travail, qui a le plus profité

de l’augmentation du nombre

d’heures prestées ?

En Wallonie, la progression a été plus

forte au niveau des employés.

Lorsqu’on constate un retour à la

croissance qui pousse notre secteur,

la Wallonie réagit toujours plus tard et

moins fort que la Flandre. C’est sans

doute dû encore à la structure de son

tissu économique. De manière générale,

les entreprises les plus modernes

sont aussi celles qui ont le plus

recours au travail intérimaire.

A côté des 4 ou 5 noms connus de

tous, le marché du travail intérimaire

compte de plus en plus de

sociétés souvent assez petites.

Vous n’avez pas peur qu’il

commence à y en avoir trop ?

Au plus il y a d’acteurs, au plus l’offre

est diversifiée. En outre, il y a très peu

d’entreprises d’intérim qui tombent en

faillite. C’est un signe de bonne santé.

Mais il faut aussi bien percevoir que le

secteur doit en permanence répondre

aux besoins évolutifs des clients. On

constate actuellement une demande

de nouveaux services.

Quels sont ces nouveaux services,

par exemple ?

Je pense au marché des titres-services.

Il a été ouvert il y a à peine dixhuit

mois et représente déjà 3% de

notre activité. Pour le travail estudian-

Philippe Lacroix est directeur général de

Manpower Belgium depuis 2002. Licencié en

sciences économiques et financières de l’Ichec

et détenteur d’un master en management (EPM),

il a travaillé pour différentes grandes sociétés

(SKF Belgium, Peat Marwick & Mitchell et

Winterthur) avant d’entrer dans le secteur de

l’interim chez Vedior Interim (1989) dont il a

occupé la fonction de directeur général. Il est

président de Federgon Wallonie et

administrateur de l’UWE.

tin, nous jouons aussi un rôle de plus

en plus important. La demande va

donc s’élargir. En plus, certains secteurs

qui étaient assez bien minés par

le travail au noir, commencent à s’ouvrir

à l’intérim. Le gouvernement wallon

a la volonté de réinstaller les gens

dans un circuit traditionnel de travail.

C’est une bonne chose. Ça fera croître

le marché et le personnel employé

sera mieux protégé.

Les sociétés d’intérim ont aussi tendance

à s’ouvrir à d’autres services

que le travail intérimaire proprement

dit…

Effectivement, il y a une évolution des

activités vers d’autres services liés

aux ressources humaines. Nous pratiquons

de plus en plus la sélection, le

recrutement et l’outplacement. Dans

le futur, il faudra probablement plus

parler d’entreprises de placement que

d’intérim. C’est une évolution particulièrement

marquante en Wallonie.

Traditionnellement, les entreprises du

sud du pays recouraient moins facilement

à des cabinets externes lors de

procédures de recrutement. Mais

maintenant que le marché s’élargit,

elles y ont plus facilement recours. ||


INTERIM 41

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Idéal Interim mise

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sur l’est de la Belgique

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Créée en 1993 à Welkenraedt, Idéal

.........................

Interim reste une PME indépendante qui

.........................

travaille uniquement dans l’est de la

.........................

Belgique. Actuellement, elle dispose de 2

.........................

agences, à Eupen et Verviers et emploie 8

.........................

personnes. Orientée vers le marché local et

.........................

les indépendants, elle a un taux de placement

de 75% de fonctions d’ouvriers et 25%

.........................

.........................

d’employés. Elle axe en priorité son travail

.........................

vers les marchés francophone et germanophone

et est avant tout spécialisée dans

.........................

.........................

les profils techniques et de la logistique.

.........................

Attachée au «sens de l’humain», son administratrice

déléguée, Marie-José Janssen,

.........................

.........................

affirme vouloir mettre en avant les valeurs

.........................

humaines, se concentrer sur les compétences

et le savoir-être et prendre à cœur

.........................

.........................

son rôle d’insertion des plus fragiles.

.........................

Depuis l’an 2000, Idéal Interim est certifiée

.........................

ISO 9001.

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Randstad,

.........................

le leader a 40 ans

.........................

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Leader du marché belge du travail intérimaire,

Randstad est né de la fusion en

.........................

.........................

1999 de Interlabor Intérim et de Ranstad

.........................

Belgium, une filiale du groupe néerlandais

.........................

Randstad Holding. En Belgique, l’entreprise

.........................

gère un portefeuille de 14.000 clients et met

.........................

au travail 23.000 personnes par semaine.

.........................

Elle dispose de 200 agences et emploie

.........................

1.200 personnes. Une situation qui, selon

.........................

elle, lui permet de revendiquer la place de

.........................

cinquième employeur privé du pays.

.........................

En juin dernier, Randstad Belgium a fêté

.........................

ses 40 ans de présence dans notre pays.

.........................

Mais la société de 2005 n’a plus grand

.........................

chose à voir avec celle qui a dû imposer,

.........................

parfois contre la volonté politique en place,

.........................

le travail intérimaire à la fin des années 60.

.........................

Le leader belge développe en effet une

.........................

palette assez large de services au niveau

.........................

du secteur de l’emploi (du recrutement au

.........................

secrétariat social) et a créé des cellules

.........................

spécialisées, notamment dans le secteur

.........................

médical, le transport, les call centers, la

.........................

finance et même le milieu artistique. En

.........................

décembre 2004, elle a repris la société

.........................

Assist Intérim pour asseoir sa position sur

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le segment du médical en Wallonie et à

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Bruxelles.

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Trace ! vise

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la réinsertion

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Basé à Charleroi, Trace ! est un réseau

.........................

d’intérim pas tout à fait comme les autres.

.........................

Détenue à 80% par la Région wallonne –

.........................

le solde est aux mains d’Ethias –, cette

.........................

société active depuis 25 ans dans le travail

.........................

intérimaire était, jusqu’en 2002, intégrée au

.........................

Forem sous le nom de T Intérim. En 2003,

.........................

elle obtient un statut de société anonyme

.........................

de droit privé, mais garde une dimension

.........................

sociale : au-delà d’une vocation commerciale

clairement affirmée comme son but

.........................

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premier, Trace! donne aussi à ses activités

.........................

une dimension sociale par la promotion

.........................

d’actions d’insertion en faveur de populations

précarisées.

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Dans les faits, Trace! opère comme toute

.........................

société moderne active dans le secteur de

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l’emploi en proposant de l’intérim, de la

.........................

sélection, du recrutement et de l’outplacement

dans son réseau de 13 agences

.........................

.........................

réparties sur le territoire wallon. Mais audelà

de cette logique économique qui reste

.........................

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son premier objectif (elle a réalisé un

.........................

chiffre d’affaires de 75 millions d’euros en

.........................

2004), elle tente, par divers programmes de

.........................

placement et de formation professionnelle,

.........................

de favoriser l’accès à l’emploi de publics

.........................

plus démunis.

.........................

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42 SECTEURS WALLONS ||

Francis Michel, Président de Cobelpa Wallonie

Les marges ont structurellement tendance à se réduire

Francis Michel, président de Cobelpa Wallonie – l’Association des fabricants

de pâtes, papier et cartons de Belgique – estime que le secteur est en danger.

L’année 2003 a été morose, 2004 ne fut pas plus encourageante. Quant à 2005…

Dynamisme Wallon Hors série 2005

Par Frédéric MOSER

Chiffres clés du papier en Wallonie

Production pâte et papier

Emploi

Nombre d'entreprises 7

Les chiffres pour 2004 laissent apparaître

une année morose, en tous

les cas guère meilleure que l’année

précédente. Vous confirmez cette

impression ?

Francis Michel : À l’évidence, le secteur

devra continuer à faire le gros dos

en 2005. En cause, l’érosion des prix

qui se poursuit, le raffermissement de

l’euro qui joue sur les flux d’exportation

et d’importation et la concurrence

qui est toujours aussi pressante. Si

l’on rajoute à cela la surcapacité de la

production en Belgique et une croissance

du PIB proche de zéro pour le

premier trimestre, la situation n’invite

effectivement pas à l’optimisme.

En outre, dans le secteur du papier,

les investissements sont non seulement

indispensables pour se maintenir

mais toujours très lourds à supporter.

Songez que le prix de certaines

machines s’élève à 500 millions

d’euros… Concilier la courbe lente de

la consommation et celle, beaucoup

plus rapide, des investissements

s’avère un exercice périlleux.

Les coûts énergétiques en hausse ont

également bousculé le secteur.

Nous ne pouvons effectivement répercuter

sur les prix des hausses du coût

de l’énergie de l’ordre de 25 à 30%.

Or, la libéralisation de l’énergie ne

fonctionne pas en raison du monopole

des fournisseurs, des blocages aux

frontières, etc. Il convient aussi de

prendre en compte toutes les nouvelles

taxes qui ont été imposées ces

dernières années, telles que le fonds

social, la participation au financement

des éoliennes en mer du Nord, le

fonds Kyoto, les certificats verts, etc.

1.020.338 tonnes

2070 personnes

Le report et la diminution de l’exemption

de la taxe énergétique fédérale

pour les secteurs signataires d’accords

de branche avait déjà effrayé les entreprises

du secteur et la mise en œuvre

de la taxe ELIA, établie pour financer

les communes, alourdira encore la facture

énergétique. Tout cela concourt à

une hausse artificielle des prix. Il en

résulte que les marges ont structurellement

tendance à se réduire. Mais la

situation est identique dans tous les

autres pays, qui sont également

confrontés à des hausses des prix

inquiétantes… En résumé, nous

sommes pris en tenaille entre des

coûts qui augmentent et des prix qui

diminuent !

La politique de valorisation énergétique

du bois ne risque-t-elle pas, à

terme, de poser des problèmes en

termes d’approvisionnement ?

L’industrie papetière demeure très clairement

l’un des principaux utilisateurs

de bois en Belgique. Or, le projet d’incinération

de la Région wallonne, qui

devrait engloutir quelque 360.000

tonnes de bois, pourrait effectivement

constituer un précédent qui ne

manque pas d’inquiéter le secteur. Si

l’on poursuit dans la voie de la valorisation

énergétique du bois, l’industrie

papetière, qui s’approvisionne dans un

rayon de 200 à 300 kilomètres, risque,

à moyen terme, d’éprouver de réelles

difficultés pour assurer l’approvisionnement

en bois. Nous déplorons l’incohérence

des politiques développées

par les différents niveaux de pouvoir

en Wallonie, qui crée des distorsions

de concurrence, puisque les entreprises

de valorisation énergétique du

Agé de 49 ans, originaire de France, Francis

Michel est ingénieur chimiste de formation.

Après avoir officié durant 18 ans en France dans

l’industrie de la pâte à papier, comme ingénieur

de terrain, puis au sein des directions, il rejoint

le groupe Burgo en janvier 1999. Il y assure la

direction de la partie «pâte à papier», avant de

prendre la direction générale de Burgo

Ardennes en 2003. Il est par ailleurs président

de Cobelpa-Wallonie.

bois bénéficieront de subsides. Un

projet de ce type est sans doute supportable

pour le secteur, deux non !

On est en droit de s’interroger sur la

volonté des décideurs politiques de

maintenir une industrie compétitive.

N’y aurait-il que des points négatifs ?

Non bien sûr. Contrairement à ce que

l’on pense, la Belgique reste compétitive

et si les coûts salariaux en

Belgique sont toujours un handicap,

notamment par rapport aux pays de

l’Est, on peut penser qu’il s’amenuisera

dans les prochaines années.

Par ailleurs, en terme de volume, la

demande reste correcte et la production

de papiers et cartons s’est accrue

de 12%, frôlant la barre des 2 millions

de tonnes. ||

Plus d’infos ?

www.cobelpa.be


PAPIER 43

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Burgo Ardennes :

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un acteur stratégique

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dans l’Europe du papier

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Créée à Virton en 1994 sur les décombres de la Cellulose des

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Ardennes, tombée en faillite en août 1993, Burgo Ardennes est

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aujourd’hui l’une des plus importantes et dynamiques unité de production

du groupe italien Burgo de Turin, qui fête son centenaire cette

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année. Suite à la fusion des actifs de Burgo et du groupe Marchi en

.......................................

avril 2004, la famille Marchi a pris les commandes du groupe Burgo-

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Marchi, dont elle est devenue l’actionnaire principal (48%). Employant

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750 personnes, l’entreprise s’est spécialisée dans deux activités industrielles

: la fabrication de pâte à papier à partir de bois de feuillus

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(360.000 de tonnes) et la production de papier couché (350.000 tonnes

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en 2004). Très impliquée dans la vie économique de la province du

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Luxembourg, Burgo Ardennes, qui affiche un chiffre d’affaires de 350

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millions d’euros et exporte 93% de sa production, en est aussi le

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second employeur. Après le déblocage, en 2001, d’une première

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tranche de 145 millions d’euros destinée à moderniser l’usine de production

de pâte à papier, l’entreprise de Virton est aujourd’hui en

.......................................

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attente d’une nouvelle tranche de 550 millions pour l’achat d’une

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seconde ligne de production de papier couché haut de gamme. "Mais

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aucune décision ne se prend pour l’instant dans ce secteur en Europe,

.......................................

explique Francis Michel, tout simplement pour des raisons commerciales

et de rentabilité du marché. Le décalage entre l’offre et la

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.......................................

demande est trop importante…"

Stemtex : un marché

de niche sur les

cendres de Bontex

Il n’aura fallu que 7 petits mois à 3 cadres

de Bontex Belgium pour rebondir et

(re)fonder une PME très spécialisée. On se

souvient en effet de la faillite retentissante

.......................................

de la société de Stembert qui, après une

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trentaine d’années, avait du mettre la clé sous la porte. Soutenue par

.......................................

deux financiers liégeois, Didier Vangenechten et André Dols, la petite

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équipe décide, en septembre dernier, de ne pas en rester là et de relancer

une nouvelle activité sur le même site. Aujourd’hui, l’entreprise

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occupe une quarantaine de personnes et développe un marché de

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niche : la production de cartonnage imprégné de latex pour assises de

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chaussures. Cette structure spéciale se place entre les semelles intérieure

et extérieure de la chaussure. Didier Vangenechten, ancien

.......................................

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copropriétaire et directeur financier de BEA détient 95% des parts,

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André Dols devenant administrateur délégué de la nouvelle entité.

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Disposant de l’ancienne – mais très performante – machine de Bontex,

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longue de 175 mètres, la nouvelle équipe sait que le marché existe,

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qu’elle y a sa place et qu’elle peut réussir sur son segment.

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44 SECTEURS WALLONS ||

Antonio Gozzi, Duferco Belgium

L’envie d’aller plus loin, mieux et différemment

Tiré par une conjoncture internationale extrêmement favorable avec

notamment la montée en puissance de la Chine, le secteur de l’acier a retrouvé

ces dernières années une très belle vitalité, digne des plus hauts sommets de

cycle. Analyse en compagnie d’Antonio Gozzi, Président et Administrateur

Délégué de Duferco Belgium.

Dynamisme Wallon Hors série 2005

Par Hugo LEBLUD

Chiffres clés de la sidérurgie en Wallonie

Production d’acier brut 11,6 millions de tonnes pour la Belgique (+5%)

dont 6 millions de tonnes en Région Wallonne

Nombre d’employeurs 4

Nombre d’entreprises/sites d’activités 21

Emploi (unités) 10.450

Chiffre d’affaires

Taux d’exportation 85 %

Chiffres 2004

Pour la première fois, la production

mondiale d’acier a dépassé l’an

dernier le milliard de tonnes, avec des

prix de vente soutenus mais aussi,

seule ombre au tableau, des prix de

matières premières culminant également

à des sommets inégalés. Si l’année

2005 sera encore un excellent

crû, les pics ont sans doute été

atteints avec des opérations lourdes

de déstockage qui expliquent des prix

et des volumes de production globalement

plus ténus pour la fin de l’année

et l’exercice 2006.

Si la production belge d’acier brut s’affiche

en hausse d’un peu plus de 5%

à 11,7 millions de tonnes, celle-ci fléchira

inexorablement en 2005 avec la

fermeture, effective depuis peu, du

haut fourneau n°6 de Seraing appartenant

au groupe Arcelor. Rappelons par

ailleurs que Duferco restaurera complètement

son haut fourneau n°4 de

Charleroi (Carsid) via un investissement

de 80 millions EUR. Par ailleurs,

Arcelor mettra en service cette année

à Châtelineau/Charleroi sa nouvelle

acierie inox (Carinox) qui mobilise une

enveloppe de 230 millions EUR pour

près de 400 nouveaux emplois créés.

Dans les deux grands bassins wallons,

la production/finition d’acier, de

l’amont à l’aval, consolidera encore à

la fin de cette année près de 11.000

emplois directs. Dynamisme Wallon a

rencontré Antonio Gozzi, Président et

administrateur délégué de Duferco

Belgium.

4 milliards EUR

Quelles sont les forces et faiblesses de

la sidérurgie wallonne dans le contexte

de la nouvelle Europe des 25 ?

Antonio Gozzi : Pour l’Europe tout

entière, les activités industrielles liées au

monde de l’acier ne seront pas faciles.

Les sidérurgies européennes doivent

faire face à un ensemble de nouvelles

données très contraignantes. Prenez

l’augmentation des coûts de l’énergie,

l’augmentation des coûts environnementaux,

l’accroissement rapide de productivité,

de qualité et de capacité des nouveaux

acteurs de l’acier que sont les

Russes, les Chinois, les Asiatiques, les

Ukrainiens ou encore les Brésiliens et

enfin, la perspective de surcapacité de

l’industrie chinoise dont les exportations

qui risquent de pousser à la baisse les

prix mondiaux de produits finis.

Chacun sait qu’il y a des difficultés en

Wallonie, à commencer par un déficit

d’image qui se ressent dans la façon dont

les gens voient leur travail et leur avenir.

Dans le domaine de l’acier, ce n’est pas

une question de qualification, le savoirfaire

existe et est reconnu de longue date

et c’est un des points forts sur lesquels

nous allons nous appuyer dans nos

démarches de qualité. L’envie d’aller plus

loin, mieux et différemment, voilà la force

qu’il convient de développer.

Pourriez-vous décrire le «système»

Duferco Belgium avec notamment la

stratégie poussée de verticalisation

des outils ?

Antonio Gozzi, né à Chiavari (Genoa) en 1954, a

une formation d’ingénieur civil. Il enseigne

depuis de nombreuses années l’économie et

l’organisation de la logistique à l’Université de

Gênes dont il est issu. Membre du comité de

direction de Duferco Group (Lugano), Antonio

Gozzi est en charge de toutes les opérations

industrielles de Duferco pour l’Europe. A ce

titre, il exerce les plus hautes responsabilités

sur Duferco Belgium, une entité qui, avec ses

deux unités françaises de parachèvement,

concentre les activités industrielles les plus

significatives du groupe. Antonio Gozzi est Vice-

Président de la fédération des sidérurgistes

italiens.

Duferco en Belgique, ce sont 3.400

emplois directs répartis sur les sites

de production de Carsid (Marcinelle),

Duferco La Louvière, par ailleurs aussi

centre corporate de nos activités,

Duferco Clabecq, Duferco Trebos

(Tildonk) et les centres de services de

Manage Steel Center et Jemappes

Steel Center.

Plus couramment, on parle des activités

«Belgique-France» de Duferco

dans la mesure où les sites belges

couplés aux sites français de revêtement

de l’acier forment un pôle industriel

complètement intégré. De l’élaboration

de l’acier jusqu’aux produits

finis nu ou revêtus, conditionnés en

bobines ou encore à parachever. En

2004, ce système industriel a généré

un chiffre d’affaires de 1,2 milliard

EUR, dont près de 80% à l’export.

Quels sont les grands défis que

devra rencontrer Duferco Belgium

avec ses sites franco-belges d’ici

2010 ?

Je reviens de Chine. Deux chiffres

seulement pour comprendre. La

Chine, c’est 300 millions de personnes


SIDERURGIE 45

.........................

.........................

.........................

Carinox-Châtelineau,

.........................

nouveau pôle mondial

.........................

pour les aciers

.........................

inoxydables

.........................

.........................

Début de l’année 2003, le groupe Arcelor

.........................

confirmait son intention d’implanter, sur le

.........................

site de Carlam en amont de cette unité de

.........................

laminage à chaud, une aciérie électrique

.........................

pour la production, en vitesse de croisière,

.........................

d’un million de tonnes d’acier inox. Un

.........................

investissement majeur de 230 millions EUR

.........................

devant générer la création de quelque

.........................

400 emplois nouveaux dont 200 postes de

.........................

travail assurés par la co-traitance. La

.........................

conduite du chantier devrait permettre de

.........................

tenir les timings initiaux avec une première

.........................

coulée toujours annoncée pour septembre

.........................

prochain.

.........................

Les outils mis en œuvre sur le site de

.........................

Carinox autoriseront des coulées (5.500 par

.........................

an) de 180 tonnes pour sortir des brames

.........................

(demi-produits) d’un poids maximum de 30

.........................

tonnes.

.........................

Pour Bernard Hebeisen, administrateur

.........................

délégué d’Ugine & ALZ Carinox, la capacité

.........................

de l’outil mais surtout sa grande flexibilité

.........................

doivent permettre de contrôler au maximum

les coûts de production. Carinox, un

.........................

.........................

maître-atout pour le bassin de Charleroi qui

.........................

se profile comme le futur pôle mondial

.........................

«inox» d’Arcelor, avec un produit et des

.........................

marchés qui restent promis à un bel avenir.

.........................

.........................

.........................

.........................

.........................

.........................

.........................

.........................

.........................

.........................

.........................

qui sont dans une phase de développement

et 900 autres millions qui

attendent de l’être. Le défi aujourd’hui,

c’est d’arriver à composer avec

ce nouveau modèle mondial.

Avec ses sites wallons et français,

Duferco doit réussir ; c’est son nouveau

défi, sa percée sur le marché

automobile. Je peux vous dire qu’industriellement,

le dispositif est prêt.

Le marché de l’automobile, stratégique

pour notre groupe, nous appor-

.........................

.........................

.........................

Arcelor, partenaire

.........................

dans le nouveau

.........................

programme

.........................

«maison d’acier»

.........................

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.........................

.........................

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.........................

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.........................

.........................

Depuis le mois de mars dernier, le projet de

.........................

construction de maison à ossature «tout en

.........................

acier» est relancé à Charleroi avec la

.........................

création de la société Rig Construct Steel.

.........................

A l’origine de cette initiative soutenue à

.........................

bout de bras par Arcelor , André Delory et

.........................

Claude Baria, deux anciens syndicalistes

.........................

de la CSC alliés pour la circonstance à

.........................

Jean-Marie Ahn, patron de Hainaut

.........................

Maintenance (groupe CMI).

.........................

Rig Construct Steel valorise, pour ses

.........................

constructions, le brevet «Rig System» dont

.........................

l’architecte Jacques Riguelle est le détenteur.

Si ce concept de «maison d’acier»

.........................

.........................

remonte aux années septante et a été

.........................

principalement développé en France sous

.........................

l’égide d’Usinor via le procédé «Styltecht»,

.........................

le brevet mis en œuvre par Rig Construct

.........................

Steel permet de réduire le chantier de

.........................

construction à 4 mois. En effet, près de 85%

.........................

du bâtiment est préalablement monté en

.........................

atelier. Un projet industriel de reconversion

.........................

développé en partenariat étroit avec les

.........................

centres de recherche d’Arcelor, fournisseur

également de Rig pour la mise en

.........................

.........................

œuvre des aciers inox.

.........................

.........................

.........................

tera une stabilité financière tant en

terme de volume que de prix. En

2008, nous mettrons un million de

tonnes à la disposition des grands

carrossiers et équipementiers. Des

synergies positives existent entre les

sites de Duferco. Chaque travailleur

doit aujourd’hui se retrousser les

manches pour réussir et je me considère

comme le premier travailleur de

Duferco. ||

.........................

.........................

.........................

Industeel Belgium et les

.........................

aciers cryogéniques :

.........................

60% du marché mondial

.........................

.........................

Dans les années 80, les équipes de développement

de la Fabrique de Fer de

.........................

.........................

Charleroi (Fafer) appuyées par les laboratoires

de la Faculté Polytechnique de

.........................

.........................

Mons, mettaient au point une formule

.........................

d’acier cryogénique pour le stockage et le

.........................

transport, à moins 170°, de gaz naturel

.........................

liquéfié.

.........................

Un marché de niches dans les aciers spéciaux

qui a fait, dans plusieurs autres sec-

.........................

.........................

teurs industriels également, la réputation

.........................

mondiale des tôles de la Fafer. Intégré dans

.........................

le groupe Arcelor, Industeel Belgium a

.........................

renoué aujourd’hui avec cette stratégie

.........................

de niche pour s’affirmer comme leader

.........................

mondial dans la fabrication de tôles

.........................

cryogéniques.

.........................

Chaque année, près de 40 à 50.000 tonnes

.........................

de ces aciers spéciaux sortent de l’usine

.........................

carolo pour satisfaire, dans ce domaine

.........................

très spécifique, près de 60% des besoins

.........................

mondiaux.

.........................

Les terminaux gaziers de Zeebrugge, du

.........................

Moyen-Orient, d’Asie et d’Amérique sont

.........................

quasi tous équipés par des tôles «made in

.........................

Charleroi». Industeel Belgium est l’unique

.........................

fabricant en Europe pour ces tôles cryogéniques

de grande dimension. Ses trois

.........................

.........................

autres concurrents «worldwide» sont au

.........................

Japon, en Corée et aux USA.

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Plus d’infos ?

www.steelbel.be


46 SECTEURS WALLONS ||

Pierre Mottet, Président d’Agoria Wallonie

Notre premier challenge, c’est l’innovation !

Pierre Mottet, Président d’Agoria Wallonie (fédération multisectorielle de

l’industrie technologique) et Administrateur Délégué d’Ion Beam Applications

(IBA), nous livre ses impressions sur la situation économique de ce secteur en

2004.

Dynamisme Wallon Hors série 2005

Par Vinciane PINTE

Chiffres clés de l’industrie technologique en Wallonie

PRODUCTION

Nombre d’employeurs (onss) 832

Nombre d’entreprises (>10 personnes) 783

Emploi (Unités) 48.736

Livraisons (millions d’euros) 7.756

Taux d’exportation (% de livraisons) 73%

Taux d’investissements (% des ventes et prestations) 3,2%

SERVICES TIC

Nombres d’employeurs (onss) 144

Emploi (Unités) 2.446

Livraisons (millions d’euros) 6.207

Pierre Mottet, 43 ans, est Ingénieur commercial

de formation (UCL, 1984). Après une première

expérience comme cadre technico-commercial

chez IBM (1984-1987), il intègre IBA dont il est

l’actuel Administrateur Délégué. Elu «Manager

de l’année» en 1997, Pierre Mottet est par

ailleurs Président d’Agoria Wallonie, membre du

Comité de Direction de la FEB et Administrateur

de l’UWE.

Que vous inspirent les chiffres 2004

du secteur de l’industrie technologique

?

Pierre Mottet : Avec ses 73 % d’exportation

en 2004, Agoria est l’un des

moteurs principaux de l’exportation au

niveau régional et national : plus de

7 milliards d’euros à l’exportation en

2004 !

C’est également un employeur important

(48.736 emplois en 2004), garant

de création de valeur ajoutée, de création

de richesse pour la région.

Par ses particularités, le secteur est

particulièrement influencé et malheureusement

éprouvé par les données macroéconomiques

au niveau mondial : évolution

du dollar, des matières premières,

environnement concurrentiel dont

celui de la main-d’œuvre des pays

proches, etc.

Etant l’un des principaux secteurs

industriels de la région, le secteur

technologique est soumis, probablement

plus que d’autres, à la concurrence

mondiale. Dans une Europe en

croissance faible qui se rend compte

qu’il faut réduire la croissance salariale,

la Belgique ne peut pas continuer

à garder la tête dans le sable et faire

comme si tout allait bien. Dans le

cadre de la moyenne exportation, on a

en effet un secteur qui est sensible à

des variations de coûts salariaux. Et

au-delà des variations salariales, il

s’agit de se demander si la Belgique

n’est pas en train de vivre au-dessus

de ses moyens sans que les bases

salariales n’aient l’air de s’en rendre

compte !?

Quels sont les challenges à relever

pour le secteur de l’industrie technologique

?

Notre premier challenge, c’est l’innovation,

c’est de développer des produits

qui font suffisamment la différence

pour pouvoir justifier un

avantage concurrentiel important et

qui permettent aux entreprises d’être

compétitives par rapport aux sociétés

tant américaines que chinoises qui

sont les deux spectres les plus fréquemment

évoqués.

Amener de plus en plus d’entreprises

à travailler toutes les facettes de l’innovation

est un travail à mener en

interne et une conviction à défendre

en public. Non seulement en

Recherche et Développement mais

aussi dans tout ce qui peut faire une

rupture de pensée et créer un avan-

tage concurrentiel dans l’entreprise,

que ce soit au niveau technologique,

logistique ou dans le mode d’approche

du marché.

Par rapport aux objectifs de Lisbonne,

on est actuellement à 2/3 privé 1/3

public, ce qui est conforme à l’objectif.

Ceci dit, on n’a pas encore atteint les

3% exigés, donc il y a encore du travail

à faire tant par le privé que par le

public.

Ce challenge pour la région pourrait

encore bénéficier de liens plus étroits

entre entreprises et universités, afin

que la recherche soit davantage orientée

vers les applications ; autrement

dit, il est primordial que les entreprises

qui ont des projets aient plus

facilement accès aux recherches

universitaires et soient à la base des

travaux universitaires financés dans le

cadre de la recherche appliquée.

Le deuxième challenge, c’est la formation

et l’éducation, une meilleure

main-d’œuvre, mieux formée, plus

ouverte sur le monde, plus mobile.

Enfin, la Belgique étant un des rares (si

pas le seul) pays où l’indexation est

automatique, où le chômage peut être

perpétuel, ce n’est pas un contexte qui

incite les gens à se prendre en main !


TECHNOLOGIE 47

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Caterpillar affiche

.........................

une santé de fer

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en Wallonie !

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La filiale belge de la multinationale

.........................

confirme sa position de 2e employeur

.........................

industriel de Wallonie. En 2004, forte d’une

.........................

production record, l’entreprise engageait

.........................

431 personnes, portant le nombre de salariés

à 4.454 (dont 80% de contrats à durée

.........................

.........................

indéterminée). Cela représente 20% de plus

.........................

qu’il y a 10 ans, et ce, malgré l’automatisation

et une plus grande sous-traitance. Par

.........................

.........................

ailleurs, Caterpillar se veut une entreprise

.........................

soucieuse de son environnement, au

.........................

niveau des procédures de fabrication et

.........................

des machines.

.........................

2005 s'annonce bien et sera surtout marqué

par le développement de nouvelles

.........................

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machines. La société compte augmenter

.........................

son chiffre d’affaires de 12 à 15%.

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C’est toute la problématique des

«pièges à l’emploi». Le 3e challenge

consiste au contraire à dynamiser la

population active à entreprendre.

On connaît les difficultés du secteur

technologique à trouver de la maind’œuvre

hautement qualifiée. Quel

conseil donneriez-vous à un jeune

qui doit choisir une orientation

d’étude ?

Il faut selon moi faire le choix de la

«passion courageuse», un choix pour

ce qu’on aime mais sans craindre ou

éviter les efforts nécessaires et faire

la différence par sa personnalité, sa

volonté de se retrousser les manches.

Il est impératif de développer un goût

pour les langues et une ouverture sur

le monde en saisissant les opportunités

de mobilité. Ce sont 3 critères

importants. Et les expériences de

mobilité nous montrent que quand le

Belge a envie de voyager, il s’adapte

généralement très bien ! ||

.........................

.........................

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EVS, consécration

.........................

d’une jeune entreprise

.........................

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L’année du 10e anniversaire d’EVS a été

.........................

marquée par une progression flamboyante

.........................

de ses activités, tant aux Etats-Unis qu’en

.........................

Asie. Spécialisé dans les solutions numériques

pour la télévision et le cinéma, EVS

.........................

.........................

a en effet livré plus de 500 nouveaux systèmes

numériques aux plus prestigieuses

.........................

.........................

stations de télévision de par le monde. Ceci

.........................

s’est traduit par des ventes approchant le

.........................

seuil de 50 millions d’euros et le résultat net

.........................

courant atteint un niveau record de 16 millions

d’euros. Cotée en bourse, l’entreprise

.........................

.........................

liégeoise a pu se réjouir de l’augmentation

.........................

non seulement du cours mais surtout de la

.........................

liquidité du titre et de l’arrivée dans son

.........................

capital de nouveaux actionnaires sensibilisés

à un positionnement particulier sur un

.........................

.........................

marché de niche en forte croissance.

.........................

Prochain créneau, le marché du cinéma

.........................

numérique, qu’EVS a décidé d’attaquer de

.........................

front en créant une filiale spécifique qui se

.........................

propose d’équiper 500 cinémas en 2 ans …

.........................

Pour couronner le tout, Laurent Minguet et

.........................

Philippe Lhoest, les dirigeants d’EVS, ont

.........................

été élus «Managers de l'année 2004».

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Aseptic Technology :

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pour une meilleure

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garantie de stérilité

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Fondée en 2002, la S.A. Aseptic

.........................

Technology est une filiale de

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GlaxoSmithKline Biologicals. Située à

.........................

Gembloux, l’entreprise met au point et

.........................

fabrique des équipements novateurs de

.........................

production aseptique pour l’industrie pharmaceutique,

conçus pour assurer la stéri-

.........................

.........................

lité des opérations de remplissage des

.........................

liquides, en faisant appel à des techniques

.........................

stériles plus sûres et plus faciles à mettre

.........................

en oeuvre.

.........................

Forte de sa longue expérience de l’installation

et de la validation d’équipements, et

.........................

.........................

de la production en conditions aseptiques

.........................

pour l’industrie pharmaceutique, Aseptic

.........................

Technology a choisi de revenir aux

.........................

concepts scientifiques de base applicable

.........................

à l’asepsie, en vue de créer un matériel qui

.........................

réponde aux contraintes imposées par la

.........................

réglementation et garantisse un degré de

.........................

stérilité optimal, tout en simplifiant les processus

de validation et d’exploitation.

.........................

.........................

Pour ce faire, Aseptic Technology a conclu

.........................

des accords avec des partenaires spécialisés

dans les différentes technologies mises

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en oeuvre dans le cadre de ces innovations

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48 SECTEURS WALLONS ||

Michèle Sioen, Présidente de Febeltex Wallonie-Bruxelles

Nous sommes bien cotés à l’étranger

A la tête du groupe familial Sioen Industries depuis mai dernier, Michèle Sioen

est aussi Présidente de Febeltex Wallonie-Bruxelles. Une position clé pour

analyser la santé d’un secteur qui paraît en crise permanente. Elle nuance un

peu cette image négative.

Dynamisme Wallon Hors série 2005

Par Jean-Michel LALIEU

Chiffres clés du textile en Wallonie

Nombre d’entreprises 100

Nombre de travailleurs 4.000

Chiffre d’affaires

Que retenez-vous de l’année 2004 ?

Une année douloureuse de plus

pour le textile wallon ?

Michèle Sioen : Oui, c’est vrai qu’en

2004 les entreprises textiles ont

retenu leur souffle, la situation n’était

pas brillante. Pour certaines il a fallu

en ce début d’année 2005 se résoudre

à prendre les mesures qui s’imposaient

économiquement : rationaliser,

voire liquider. En Wallonie, il n’y a plus

guère d’entreprises textiles traditionnelles

importantes. Les filatures classiques

et les tricoteurs pour l’habillement

ont été les principales victimes

de la crise des années nonante.

Aujourd’hui, les facteurs économiques

défavorables touchent l’ensemble de

l’industrie : pas seulement les entreprises

textiles. Mais il ne faut pas non

plus toujours tout voir négativement.

Il y a aussi des entreprises qui fonctionnent

très bien. Il ne faut surtout

pas généraliser.

750 millions d’euros

Part du chiffre d’affaires exporté 80% (ds l’interview elle dit 90%)

Investissements

Valeur ajoutée

23 millions d’euros

195 millions d’euros

sonnellement convaincue que la seule

manière de s’en sortir dans le textile

en Belgique c’est d’investir beaucoup

en recherche et développement et de

mettre au point des produits qui ne

sont pas encore disponibles sur le

marché.

A côté de cela, il y a des secteurs

comme celui du tapis, par exemple,

qui souffrent beaucoup plus.

Simplement parce que la consommation

est à la traîne.

A quels problèmes sont plus

particulièrement confrontées les

entreprises de ce secteur ?

On parle évidemment beaucoup de la

concurrence importante qui provient

des pays d’Asie. Le problème est particulièrement

crucial avec la Chine qui

ne respecte pas les règles du commerce

mondial. En Belgique, nous

devons non seulement tenir compte

de coûts salariaux élevés, mais aussi

de frais environnementaux et d’une

fiscalité lourde. Face à des entreprises

chinoises qui ne doivent pas rembourser

leurs emprunts, qui ne doivent pas

tenir compte d’amortissements, qui

achètent leur coton chinois à des prix

anormalement bas … le combat est

totalement inégal.

La Chine n’explique pourtant pas tout :

notre pays doit mener une politique

plus favorable à l’industrie. Les entreprises

françaises bénéficient de coûts

salariaux plus faibles de 15% et les

britanniques de 30%. Je pense vrai-

Michèle Sioen, 40 ans, est licenciée en

sciences économiques (Anvers). Après une

première expérience professionnelle comme

directrice des ventes chez Atoll, en 1999, elle

entre dans la société familiale Sioen Industries.

Après avoir travaillé dans l’ensemble des

départements, elle a été nommée en mai dernier

CEO du groupe. Elle est à la tête de 4.500

personnes. Depuis 2001, elle est Présidente de

Febeltex Bruxelles-Wallonie.

Quelles sont les entreprises qui

tirent encore leur épingle du jeu ?

Certaines se sont focalisées sur des

niches du marché et s’en sortent

encore assez bien. Je pense à toutes

celles qui se sont orientées vers la

fabrication de textiles techniques

comme le recouvrement des sièges

pour l’automobile, le matériel pour

l’armée, les textiles intelligents… Elles

investissent dans des produits à haute

valeur ajoutée et essaient de découvrir

de nouvelles applications. Je suis perment

que le Gouvernement doit agir,

sinon plus aucune entreprise ne pourra

survivre. Or, je ne peux pas imaginer

que la Belgique puisse se passer d’entreprises

actives dans la production

pour devenir simplement une société

de services.

Le problème chinois concerne tout

le secteur ?

Non, ce sont surtout les sociétés qui

sont dans le vêtement qui sont visées.

Celles qui fabriquent des tapis, par

exemple, subissent moins de concurrence

de ce côté. Mais, sur le long

terme, tout le monde en subira quand

même les conséquences.

Est-ce que, pour compenser ces

importations massives, le textile wallon

parvient lui aussi à s’exporter ?

C’est une nécessité. Le marché belge

est bien trop étroit. En fait, l’industrie

textile belge exporte ses produits à

hauteur de 90%. Et de ce côté, ça

continue à bien fonctionner même si

un euro trop fort nous pénalise. Les

entreprises belges restent bien cotées

à l’étranger.


TEXTILE 49

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Quatrième Dimension,

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30.000 T-Shirts pour

.........................

la Ville de Paris

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C’est en 1998 que François Bersez et Alain

.........................

Jacques, deux jeunes Namurois, mettent

.........................

sur pied la société Quatrième Dimension.

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Leur but : proposer de l’impression et de la

.........................

broderie sur textile essentiellement à partir

.........................

d’un site Internet où le client pourra voir

.........................

tous les catalogues et faire sa proposition

.........................

via la Toile. Six ans plus tard, le pari semble

.........................

réussi. Les deux compères ont déjà dû

.........................

investir dans l’agrandissement de locaux à

.........................

Naninnes (Namur) et les clients se bousculent

au portillon. Ils détiennent aujourd’hui

.........................

.........................

la plus grande capacité de broderie et de

.........................

sérigraphie de Bruxelles et Wallonie. Pour

.........................

son cinquième exercice, la jeune société a

.........................

réalisé un chiffre d’affaires de 1,5 millions

.........................

d’euros. Elle emploie 12 personnes.

.........................

Reconnue en Belgique par un nombre

.........................

important de clients importants dans le

.........................

monde des entreprises, Quatrième

.........................

Dimension a conclu au début de cette

.........................

année son plus gros contrat… avec la Ville

.........................

de Paris. Elle a en effet fourni 30.000 T-Shirts

.........................

aux fonctionnaires de la Ville lumière pour

.........................

la promotion de sa candidature aux Jeux

.........................

olympiques de 2012. En 2001, déjà, elle a

.........................

reçu le prix de «l’entreprise namuroise de

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l’année».

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© Vers l’Avenir

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Socomaille,

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le coton de Comines

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Créée en 1971 à Comines, le berceau wallon

de l’industrie textile, Socomaille s’est

.........................

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peu à peu orientée vers deux grands types

.........................

de production : d’une part la production de

.........................

jersey destinée à des supports d’enduction,

.........................

avec comme débouché principal l’industrie

.........................

automobile et, de l’autre, la confection de

.........................

draps housse, en jersey pur coton, pour le

.........................

marché de la grande distribution.

.........................

Comptant une cinquantaine de personnes,

.........................

Socomaille travaillait à ses débuts uniquement

à partir du coton. Peu à peu des

.........................

.........................

matières comme le polyester, le polyamide

.........................

et le polyester/coton se sont ajoutées et,

.........................

à l’atelier de tricotage, s’est ajouté un atelier

de teinture et d’achèvement pour le

.........................

.........................

séchage et le passage à la rame.

.........................

Actuellement, la production est de 120 à

.........................

140 tonnes de tissu. 70% de celle-ci est

.........................

destinée à l’industrie d’enduction et du

.........................

contrecollage sur PVC ou polyuréthane,

.........................

ce qui représente près de 600.000 mètres

.........................

linéaires par mois. Le chiffre d’affaires se

.........................

répartit à 60% pour les supports d’enduction

et 40% pour le linge de maison.

.........................

.........................

90% de la production part à l’exportation.

.........................

.........................

.........................

.........................

.........................

Varodem,

.........................

des bas

.........................

aux Pays-Bas

.........................

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Installée à Saint-Léger, en Gaume luxembourgeoise

depuis 1965, Varodem produit

.........................

.........................

des bas médicaux depuis quarante ans.

.........................

Une production répartie entre les bas sans

.........................

couture sur machine circulaire et ceux

.........................

avec couture sur machine linéaire. Vu sa

.........................

petite taille, l’entreprise a fait le choix de se

.........................

spécialiser surtout dans le deuxième mode

.........................

de fabrication qui lui assure une expertise

.........................

d’artisan et ne la fait pas rentrer en concurrence

avec les grands de la confection.

.........................

.........................

Intégrée dans le groupe familial allemand

.........................

Juzo, cette PME luxembourgeoise emploie

.........................

65 personnes et a réalisé en 2004 un chiffre

.........................

d’affaires de 4 millions d’euros. Pour y parvenir,

elle a vendu près de 110.000 bas dont

.........................

.........................

68% avec couture.

.........................

Située à proximité des frontières française

.........................

et luxembourgeoise, c’est pourtant aux

.........................

Pays-Bas qu’elle écoule 90% de sa production.

Parce que le marché paraissait moins

.........................

.........................

concurrentiel et que les mutuelles hollandaises

remboursent ce produit alors que la

.........................

.........................

Belgique ne l’autorise pas. Dans les bas

.........................

avec couture, elle y détient une part de

.........................

marché de plus de 30% et dame ainsi le

.........................

pion à 13 autres concurrents.

.........................

.........................

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.........................

Comment voyez-vous le secteur

évoluer en 2005 ?

Ca restera une année difficile. Le problème

ne sera pas différent des autres

années. Il va falloir tenter de rester

compétitif avec les handicaps qui sont

les autres. Le problème est plus structurel

que conjoncturel. ||

Plus d’infos ?

www.febeltex.be


50 SECTEURS WALLONS ||

Eric De Kesel, Mölnlycke Health Care

Les concurrents proviennent de plus en plus loin

Pour Eric De Kesel, Directeur Général de Mölnlycke Health Care, la situation du

secteur de la transformation du papier et du carton est très contrastée et varie

d’un sous-secteur à l’autre. Globalement, tous sont logés à la même enseigne :

l’environnement des entreprises se complexifie..

Dynamisme Wallon Hors série 2005

Le secteur de la transformation du

papier et du carton souffre non seulement

des délocalisations, de la hausse

du coût de l'énergie et des taxes mais

également de l'apparition de nouveaux

concurrents sur le marché.

Est-il inexact d’affirmer que l’année

2004 est en demi teinte ?

Eric De Kesel : En réalité, il est très

difficile d’avoir une vision globale du

secteur de la transformation du papier

car la situation est très contrastée et

varie d’un sous-secteur à l’autre, voire

d’une entreprise à l’autre, certaines

sociétés étant seules à représenter

leur sous-secteur… Ce qui est notre

cas, Mölnlycke étant la seule entreprise

à être active dans le domaine

médical. Par ailleurs, il convient de

signaler que huit entreprises sur dix

environ sont situées en Flandre mais

que la Wallonie accueille quelques

grands formats, tels que Martac,

Mölnlycke, etc. Des premiers chiffres

en notre possession, il ressort que

nous n’avons probablement pas fait

beaucoup mieux en 2004 qu’en 2003.

En revanche, il est clair que nous souffrons

beaucoup plus des coûts énergétiques

et des délocalisations, surtout

dans le sous-secteur du carton ondulé.

En ce qui nous concerne, nous souffrons

aussi des restrictions budgétaires

dans le domaine des soins de

santé parce que les hôpitaux, qui

représentent une part importante de

notre clientèle, réduisent leurs frais de

fonctionnement. Selon les chiffres

fournis par la Fetra, des investissements

lourds ont été consentis

l’année dernière, dont les trois quarts

Par Frédéric MOSER

Chiffres clés de l’industrie transformatrice

de papier et de cartons

Pourcentage d’entreprises wallonnes 20%

Emploi en Belgique 10.224

Investissements en 2004 (Belgique) + 27,4 (par rapport à 2003)

précisément par les fabricants de carton

ondulé, qui connaissent une

concurrence nouvelle et effrénée.

Jusqu’il y a un an ou deux, la concurrence

ne se faisait sentir que dans un

rayon de 300 ou 400 kilomètres :

aujourd’hui, les concurrents viennent

de plus en plus loin, de Turquie, de

Russie, des Etats-Unis, de Chine, etc.

Quel que soit le secteur d’activités,

la concurrence a toujours existé.

Quelles sont les menaces nouvelles ?

A nouveau, les raisons diffèrent d’un

sous-secteur à l’autre, mais il est certain

que les entreprises qui travaillent à

un niveau global ont beaucoup souffert

de la dépréciation du dollar, d’une nouvelle

forme de concurrence, des délocalisations

de leurs clients. Les entreprises

américaines ont pu, sans faire

d’efforts, améliorer leur position sur le

marché du simple fait de la faiblesse du

dollar. Ce qui est nouveau avec la

Chine, c’est qu’auparavant les entreprises

chinoises étaient sous-traitants

de nos clients : depuis un an environ,

elles investissent le marché directement

sous leurs propres marques et

commencent à attaquer de petits

marchés. Enfin, il faut savoir que notre

secteur est constitué d’environ 90% de

PME, ce qui génère évidemment des

problèmes de transmission. On

remarque toutefois qu’après avoir enregistré

une baisse en 2003, le rythme de

progression du chiffre d’affaires de l’ensemble

du secteur est légèrement

reparti à la hausse en 2004, de l’ordre

de 4% par rapport à l’année précédente

et les investissements ont également

augmenté de plus de 27%.

Eric De Kesel, 39 ans, est ingénieur civil de

formation avec une spécialisation en gestion.

Après avoir occupé plusieurs postes dans des

entreprises actives dans les secteurs du

plastique et du génie civil, il est rentré chez

Mölnlicke Health Care, où il occupe le poste de

Directeur Général. Il est par ailleurs très actif

au sein de Wallonie Entreprendre et de l’Union

Wallonne des Entreprises.

L’industrie papetière semble pâtir

"d’une avalanche de taxes". Votre

secteur est-il confronté au même

problème ?

Nous en pâtissons mais à un degré

moindre… et indirectement, puisque

nous achetons nos matières premières

à l’industrie papetière. Or, nous ne

pouvons répercuter systématiquement

ces hausses sur les prix que nous pratiquons.

En ce qui nous concerne,

nous avons même réduit nos prix de

3% l’année dernière. Il est clair que,

globalement, la hausse du prix des

matières premières entraîne inévitablement

une diminution des marges.

Auriez-vous des doléances à

formuler ou un conseil à donner ?

Nous ne faisons peut-être pas suffisamment

preuve de créativité en

matière de création d’emplois. Sur

le plan de la formation, l’adéquation

entre l’offre et la demande n’est sans

doute pas suffisante. Quant aux

démarches administratives, il ne serait

peut-être pas inutile de procéder à leur

simplification… ||

© belpress.com - Banque d’images en ligne


LA TRANSFORMATION DU PAPIER ET DU CARTON 51

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.........................

Semoulin Packaging,

.........................

une PME qui fait mieux

.........................

que se défendre

.........................

.........................

Fondée après la Seconde Guerre mondiale,

.........................

Semoulin Packaging est et reste une

.........................

entreprise résolument familiale. C'est ainsi

.........................

la troisième génération qui est aujourd'hui

.........................

aux commandes de l'entreprise. Semoulin

.........................

Packaging a investi le secteur de l'emballage

flexible, qui est proposé en bobines

.........................

.........................

imprimées ou sous forme de sacs en

.........................

papier. "Nos clients nous achètent soit les

.........................

bobines et les transforment eux-mêmes en

.........................

emballages, explique François Semoulin,

.........................

soit directement les sacs tels quels. Il faut

.........................

compter que 65% de notre production part

.........................

à l'exportation, principalement en Europe".

.........................

L'entreprise de Thulin emploie 70 personnes

et affiche un chiffre d'affaires avoi-

.........................

.........................

sinant les 10 millions d'euros. Sa force : la

.........................

flexibilité et la réactivité. "Nous officions

.........................

dans un secteur extrêmement technique et

.........................

compliqué, poursuit François Semoulin, qui

.........................

impose des changements de machines

.........................

pratiquement tous les deux jours ! En dépit

.........................

d'une concurrence de plus en plus marquée,

notamment en provenance des pays

.........................

.........................

de l'Est et du Maghreb, et de la force de

.........................

frappe des grands groupes, nous maintenons

une avance technologique grâce à

.........................

.........................

notre capacité d'innovation". Semoulin

.........................

Packaging conçoit et construit en effet ses

.........................

machines en interne, ce qui lui permet par

.........................

exemple d'être leader européen sur certains

segments, comme le sac-fenêtre par

.........................

.........................

exemple, ou de développer des produits

.........................

uniques, tels que la bobine-fenêtre à base

.........................

de papier. "Grâce à ce produit, les industriels

ont enfin une solution innovante et

.........................

.........................

respectueuse de l'environnement pour

.........................

l'emballage de produits variés, tels que

.........................

les pâtes, les graines, les fruits et légumes,

.........................

les sels, sucres, farines, etc."

.........................

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Mactac : pionnière

.........................

dans le domaine

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de l’auto-adhésif

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Fondée aux Etats-Unis en 1959, Mactac,

.........................

dont la réputation n’est plus à faire dans le

.........................

secteur très particulier de l'auto-adhésif,

.........................

compte aujourd'hui des usines de production

et de distribution partout dans le

.........................

.........................

monde, et notamment aux Etats-Unis, en

.........................

Belgique, au Canada, au Mexique et à

.........................

Singapour. Bemis, la maison mère de

.........................

MACtac, affiche un chiffre d'affaires

.........................

annuel de 2,8 milliards de dollars et est

.........................

unanimement considérée comme le principal

fabricant de matériaux d'emballages

.........................

.........................

souples au monde. Mais c’est à Soignies

.........................

que sont basés, depuis 1967, l’usine européenne

et le siège social de MACtac

.........................

.........................

Europe. MACtac Europe S.A. distribue ses

.........................

produits par le biais de filiales en propriété

.........................

exclusive (France, Royaume-Uni,

.........................

Allemagne, Italie, Suède, Benelux, Suisse,

.........................

Espagne et Singapour) et à travers un

.........................

réseau international de distributeurs spécialisés

dans les autres régions.

.........................

.........................

Entièrement automatisée, l’usine de

.........................

Soignies est perçue comme le joyau de

.........................

l'industrie de l'auto-adhésif. Grâce à ses

.........................

récents investissements en matériel de

.........................

production et de finition sur son site européen,

Mactac est considérée comme l'un

.........................

.........................

des leaders du marché. La société s’est

.........................

spécialisée dans la fabrication de produits

.........................

pour étiquettes, de produits graphiques et

.........................

décoratifs et de produits techniques.

.........................

.........................

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Plus d’infos ?

www.fetra.be et www.paperchainforum.org


52 SECTEURS WALLONS ||

Olivier du Boucheron, Président de la Fédération du Verre

Le verre est un produit fabuleux !

Les 3 dernières années ont été difficiles pour le secteur du verre. Si 2001 et 2002

constituaient des sommets historiques, force est de constater que le secteur est en zone

de risque aggravé depuis 1999 pour ce qui est de la rentabilité, de la solvabilité et de

l’indépendance financière. Olivier du Boucheron, Président de la Fédération du Verre asbl

et Délégué Général de Saint-Gobain au Benelux, livre ses réactions.

Dynamisme Wallon Hors série 2005

Par Vinciane PINTE

Chiffres clés du verre en Wallonie*

Quantité de verre fondu

CA

Emploi 6.100

Valeur ajoutée

Exportation

Très présent en Wallonie et même si

les temps sont plus difficiles, le

verre est loin d’être à la traîne en

Wallonie…

Olivier du Boucheron : Les derniers

investissements réalisés (Roux,

Seneffe, Auvelais…) et les dernières

nouveautés récemment lancées (nouveaux

vitrages à basse émissivité,

nouvelles gammes de verres laqués,

verre feuilleté solaire pour l’automobile…)

en témoignent, effectivement.

Plus de 90% de la fusion belge du

verre se situe en Wallonie et plus de

60% des salariés du secteur sont

wallons. Le float et la fibre de verre

figurent toujours dans le top des

10 produits les plus exportés de

Wallonie.

Le secteur ne demande dès lors

qu’une seule chose : que tout soit mis

en œuvre pour l’aider à continuer de

se battre pour assurer un niveau suffisant

d’activité et d’emploi et contribuer

ainsi à la création de richesse

indispensable au développement de la

Wallonie.

Quels sont les «success stories» du

verre en Wallonie ?

A Moustier, se trouve la plus grosse

implantation de verre plat de base au

monde ; à Battice, la plus grande usine

européenne de fibres de verre pour

composites. Les plus grands centres

de recherche du secteur sont wallons :

Glaverbel, Saint-Gobain, Owens

Corning ; le Centre de formation du

1,3 million de tonnes

1,5 milliard d'euros

450 millions

*Estimations effectuées au départ de % évalués par la FIV à partir des chiffres nationaux officiels.

Plus d’1 milliard (top 10 des exportations wallonnes).

secteur (CEFOVERRE) est wallon ;

les activités de l’InV dans les

domaines de l’environnement, des

analyses chimiques et des tests pour

la certification restent toujours en

Wallonie. Elles ont été reprises par

l’INISMa (Mons). Un nouveau bâtiment

a été construit pour les accueillir

(inauguration en mars 2005).

Vos points forts ?

• L’importance des investissements :

près de 5% en moyenne du chiffres

d’affaires (10 dernières années, plus

de 9.000 euros par personne occupée

et par an). L’importance accrue

des frais de formation du personnel :

bien en dessous des 1% de la

masse salariale il y a 10 ans, la

moyenne au cours des 3 dernières

années avoisine les 1,25% ;

• Une recherche constante vers de

nouveaux produits, de nouvelles

applications pour le verre et vers

des produits toujours de meilleure

qualité. La Fédération vient d’ailleurs

de décerner, pour la 5e fois, ses

Students Glass Award en récompensant

4 travaux originaux d’étudiants

en architecture;

• Un souci constant pour un développement

toujours plus durable :

diminution des consommations

d’énergie pour la fabrication de

produits verriers, conception et

promotion de produits toujours plus

performants pour isolation des bâtiments,

recyclage.

Olivier du Boucheron, 51 ans, est ancien élève

de l'Ecole Polytechnique, Master of Science de

Stanford. Entré dans le Groupe Saint-Gobain en

1984, il est devenu Directeur Général Sully

Produits Spéciaux en 1987. Il a ensuite été

Directeur Général de Sekurit Saint-Gobain

France (1992) puis, en 1997, Directeur de la

division céramiques électrofondues (Céramiques

et Plastiques). Il a été nommé Délégué Général

du Groupe Saint-Gobain au Benelux ainsi que

Directeur Général de Saint-Gobain Glass au

Benelux le 1er septembre 2000.

Si on pouvait remplacer tous les

vitrages du parc de logements belges

par des vitrages super isolants, on

pourrait réduire de 10 % les émissions

de CO 2 du secteur domestique et de

près de 2% les émissions totales de

CO 2 de la Belgique. On pourrait également

économiser 43 millions de

GJ/an, soit la moitié de la consommation

totale d’une ville comme

Bruxelles.

Quels sont les défis que doit relever

le secteur du verre ?

Les défis à relever ne sont pas minces

mais le produit est fabuleux. On est

loin d’avoir découvert toutes ses propriétés

et tous les usages que l’on

peut en faire. Allié aux nouvelles technologies,

le Verre est devenu «intelligent»,

choisissant tantôt de faire

entrer la lumière, tantôt d’empêcher

(parois à cristaux liquides), la chaleur

(vitrages avec contrôle solaire) ou les

rayons du soleil (lunettes) de pénétrer

au travers du produit. Le Verre est

bien connu de Monsieur Tout le

Monde sous forme de vitrages, parebrise

de voiture, lunettes, bouteille,

bocal ou flacon de parfum mais peu

savent que l’on en fait aussi de la

mousse, des éponges, de la laine, des

microbilles, du fil, des sculptures… ||


VERRE 53

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La révolution

.........................

de Durobor

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L’entreprise Durobor (Soignies) négocie

.........................

actuellement un grand virage : sa mutation

.........................

vers des produits à plus haute valeur ajoutée

passe également par de nouvelles ini-

.........................

.........................

tiatives en matière de produits originaux et

.........................

de qualité.

.........................

A l’occasion de cette renaissance, on se

.........................

rappellera que la gobeleterie est née en

.........................

1928 sous le nom de Compagnie

.........................

Internationale de Gobeleterie Inébréchable

.........................

et devint ensuite première verrerie mécanique

sur le continent européen. Toute

.........................

.........................

l’histoire de Durobor sera jalonnée d’innovations

spectaculaires comme le premier

.........................

.........................

verre à pied mécanique créé en 1958 à travers

le verre Napoli.

.........................

.........................

Cultivant la créativité, l’entreprise n’a cessé

.........................

d’anticiper les tendances du marché de

.........................

sorte que la plupart de ses modèles sont

.........................

devenus des best-sellers. Plus de 80 millions

de timbales et verres à pied quittent

.........................

.........................

l’usine de Soignies chaque année à destination

de 65 pays. Outre les articles exclu-

.........................

.........................

sifs clients, c’est plus de 300 références en

.........................

stock avec une capacité de production de

.........................

300.000 verres par jour. Aujourd’hui, avec

.........................

ses timbales, verres à pied et verres pour

.........................

amuse-bouche, Durobor entend bien se

.........................

positionner comme créateur de concept.

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Plus d’infos ?

www.vgi-fiv.be

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Glaverbel Moustier et

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Seneffe investissent

.........................

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Glaverbel Moustier a fêté fin 2004, ses

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120 ans en inaugurant une de ses 4 lignes

.........................

float (1) entièrement remise à neuf.

.........................

Glaverbel Moustier a fait œuvre de pionnier

.........................

dès 1965 en mettant en service le premier

.........................

float en Europe continentale. Trois lignes

.........................

supplémentaires sont venues s'ajouter de

.........................

1974 à 2002. La ligne 2, rénovée après 5

.........................

mois de travaux, peut désormais faire face,

.........................

pour 15 nouvelles années, à l’importante

.........................

demande des marchés, notamment en

.........................

verres à couches. Employant environ 750

.........................

personnes, Glaverbel Moustier produit

.........................

actuellement plus de 2.500 tonnes de verre

.........................

par jour en 10 couleurs différentes, ce qui

.........................

en fait le plus grand site de production de

.........................

verre au monde.

.........................

Dans le zoning industriel de Seneffe,

.........................

Glaverbel investira dans une nouvelle unité

.........................

de production de verre antifeu. L’ancien

.........................

outil de production devrait céder la place à

.........................

la nouvelle unité d’ici fin 2006. Cet investissement

(d’un montant de 22 millions

.........................

.........................

d’euros) permettra la production de volumes

.........................

en grandes dimensions, plus conformes à la

.........................

demande architecturale actuelle. Pour l’ensemble

de ses activités (verres antifeu et

.........................

.........................

verres pour applications ferroviaires et

.........................

navales), Glaverbel emploiera environ

.........................

170 personnes dans sa nouvelle unité.

.........................

L'outil entièrement automatisé rehaussera

.........................

la compétitivité de l'usine aujourd'hui

.........................

menacée par l'arrivée de nouveaux

.........................

entrants sur le marché et la forte pression

.........................

sur les prix en résultant. Arthur Ulens, CEO

.........................

de Glaverbel, se félicite par ailleurs de

.........................

"l'amélioration du climat social intervenu

.........................

sur le site qui conditionnait le choix de

.........................

Seneffe pour accueillir l'investissement".

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(1) Le "float" désigne à la fois le verre de base dont dérive la quasi-totalité

.........................

des produits en verres plats (vitrages pour le bâtiment et les transports,

.........................

miroirs et verres pour ameublement,...) et la technologie pour le produire.

.........................

Aujourd'hui universel, le procédé float consiste à faire "flotter" le verre en

.........................

fusion sur un bain d'étain liquide, ce qui lui assure une planéité parfaite

.........................

de ses deux faces.

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Knauf Insulation,

.........................

3e producteur mondial

.........................

de laine de verre

.........................

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La performance énergétique des produits

.........................

fabriqués par Knauf Insulation laisse

.........................

entrevoir au groupe mondial un avenir positif.

La mise en œuvre de ces produits certi-

.........................

.........................

fiés garantit la réduction des émissions de

.........................

CO2 : un aspect qui nous concerne tous.

.........................

Knauf Insulation, filiale du groupe Knauf,

.........................

produit et commercialise des matériaux

.........................

d’isolation et est présent en Europe, Russie

.........................

et aux Etats-Unis. Knauf Insulation est

.........................

connu pour la laine de verre Thermolan®,

.........................

la laine de roche Rocksilk®, le polystyrène

.........................

extrudé Polyfoam®, ainsi que le polystyrène

expansé Knauf Therm®.

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.........................

La plus grande usine européenne de laine

.........................

de verre de Knauf Insulation existe depuis

.........................

1978 à Visé, en Belgique et emploie 300

.........................

personnes. 2004 s’est révélé être une

.........................

excellente année, tant au niveau du volume

.........................

de production qu’au niveau des ventes. Les

.........................

marchés clés sont la France et l’Allemagne,

.........................

ainsi que le Benelux à moyen terme.

.........................

Développer les meilleures solutions techniques

dans le respect strict des normes et

.........................

.........................

des enjeux environnementaux est au cœur

.........................

des préoccupations de Knauf Insulation

.........................

qui, avec ses 17 usines, se positionne

.........................

aujourd’hui comme le 3ème producteur

.........................

mondial de laine de verre.

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