Le Calvados n°105 - Septembre 2011 - Conseil général du Calvados

calvados.fr

Le Calvados n°105 - Septembre 2011 - Conseil général du Calvados

p 18. Social

Assistantes maternelles :

plus qu’un relais parents-enfants

p 30. Culture

Les 30 ans

de l’ODACC

N° 105 / Septembre 2011

Magazine de votre département

Dossier Collèges

Le Département

«chouchoute» ses collégiens

Lire en page 10

www.calvados.fr


7 14

4

en bref

Deauville fait son cinéma

Les CLIC voient la vie en bleu

Forum petite enfance à Argences

Concours européen de piano à Caen

et Ouistreham

Nouveau Point Info 14

Un congrès franco-allemand

à Merville-Franceville

6 actualité

SPIRAL 2 : la physique de demain

se prépare au GANIL

La future Bibliothèque Multimédia

à Vocation Régionale de Caen la mer

Prix Bayeux-Calvados 2011 : place à l’info !

10 dossier

Le Département « chouchoute »

ses collégiens

© OMA

18 social

Assistantes maternelles : plus

qu’un relais entre parents et enfants

20 aménagement

Les ports départementaux

Le point sur les travaux routiers

dans le Calvados

22

20

économie et emploi

BS2i : la toile imprimée

grandeur nature

Hamelin s’implante à Démouville

24 sport

L’Open de tennis de Caen

Le hand se porte bien

28 archéo

Des outils pour mieux comprendre

le passé

Restauration de la « Maison

à la cour en U »

30 culture

L’ODACC : trente ans de spectacles

en milieu rural

34 europe

L’Europe en actions

2 www.cg14.fr


29

35 terroir

Menus du chef : made in Normandie

36

38

coup de cœur

Antoine Aoun : explorateur du monde et des êtres

Au nom des jardins

histoire et légendes

Des vaux-de-Vire au vaudeville

40 loisirs

Les Équi’days 2011

42 à faire

Agenda des événements, à voir,

à lire, à écouter…

46

expression libre

L’expression des groupes politiques

Confrontés à de

nombreuses difficultés,

les jeunes ont parfois

du mal à trouver leurs

marques dans notre

société. Cela nous amène

à nous interroger sur la

place qu’on leur accorde,

en particulier en tant

qu’acteurs publics.

J’ai toujours été convaincu que la jeunesse était un

atout et un enjeu majeurs pour le département.

Elle a ainsi toujours fait l’objet d’une attention

particulière de la part du conseil général. Nous

accompagnons les jeunes et les familles dans les

domaines du transport, de l’éducation, des vacances,

de la mobilité, des loisirs éducatifs, sportifs et

culturels…

Notre dossier de rentrée consacré aux collèges vous

en donnera un aperçu.

Mais toutes ces actions sont encore trop souvent

méconnues. J’ai donc souhaité que l’on définisse

une véritable politique départementale en faveur

de la jeunesse plus lisible et mieux adaptée, afin

de répondre aux évolutions et aux attentes

des jeunes.

L’apprentissage de l’autonomie, la prise de

responsabilité progressive, la consultation et

l’information des jeunes, la participation citoyenne

à des actions d’intérêt général, la contribution à

des offres éducatives, de loisirs culturels et sportifs,

l’encouragement à la mobilité internationale…

Voici quelques pistes d’objectifs stratégiques

que je souhaite renforcer et développer au niveau

du Département.

La mise en synergie des services du conseil général

autour d’un projet modernisé et fédérateur nous

permettra d’y parvenir et je ne manquerai pas de

vous en reparler à mesure que ce passionnant

chantier avancera.

Jean-Léonce DUPONT

Président du conseil général du Calvados

Le Calvados, magazine de votre département N°105 - Octobre-novembre 2011

Directeur de publication : Jean-Marie Agnès / Rédacteur en chef - Coordination : Florence Caux / Conception graphique et mise en

pages : Scoop Communication / Rédacteurs : Michel de Decker, Scoop Communication / Photographe : Greg Wait (sauf autre mention).

Photo de couverture : Greg WAIT. / Ont collaboré à ce numéro : Emmanuel Fossey, Isabelle Langevin, Pascale Lerat, Marc

Paraire, Valérie Parfait, Sylvain Vaugeois. / Impression : Imprimerie Maury / Édité par le conseil général du Calvados / Président : Jean-

Léonce Dupont / Directeur général des services : Frédéric Ollivier / Tirage : 337 100 exemplaires / Dépôt légal : Octobre 2011 / N° ISSN

0767-0567 / Une réalisation du service communication du conseil général - 9 rue Saint Laurent - BP 20520 - 14035 CAEN CEDEX 1 -

Tél. 0231571136 - www.calvados.fr - Imprimé sur papier PEFC

Le service communication précise que le fichier des abonnés du magazine du Département est exclusivement réservé à son envoi. Conformément aux articles 39 et suivants de la loi n°78-17 du 6 janvier

1978 modifiée relative à l’informatique aux fichiers et aux libertés, toute personne peut obtenir communication et le cas échéant rectification ou suppression des informations la concernant, en écrivant

directement au service communication du conseil général - BP 20520 - 14035 CAEN CEDEX 1 ou en envoyant un courriel : communication@calvados.fr

Nom

Titre

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3


en bref

Événement

Deauville fait son cinéma

Quatre-vingt-dix projections, 12 films en compétition, tel était le programme

du 37 e Festival du Cinéma américain de Deauville qui s’est tenu du 2 au 11 septembre

derniers. Le cinéaste Olivier Assayas a succédé à Emmanuelle Béart

en tant que président du jury tandis que le comédien et réalisateur Samuel

Benchetrit présidait le jury Révélation. Francis Ford Coppola était, cette année,

l’invité d’honneur du festival. Le grand prix est revenu à Take Shelter de Jeff

Nichols. Avec un budget de 3,5 millions d’euros, cet événement de renommée

internationale n’a plus rien à voir avec la première édition en 1975.

Équipe du film « La Couleur des sentiments »,

film d’ouverture du Festival.

© Unik

© G.Isaac

Les CLIC voient la vie en bleu

4 www.calvados.fr

La Semaine bleue ou Semaine

nationale des retraités

et personnes âgées aura

lieu du 17 au 21 octobre

2011. Les CLIC (Centre

Local d’Information et de

Coordination) du conseil

général en sont partie prenante.

Cette manifestation annuelle

a pour but de développer le

lien social et de démontrer

que celui entre les générations

est possible et bénéfique.

Ateliers culinaires, conférences,

journées d’information sur la

sécurité routière, sur la maladie

d’Alzheimer, sur les aides

financières… figurent parmi

les très nombreuses animations

programmées.

Renseignements sur

www.semaine-bleue.org.

Information

Forum petite

enfance à Argences

Le 7 octobre aura lieu à Argences un forum intitulé

« Les rencontres - la maternité/la petite enfance ».

Cette journée (9h15 - 12h et 13h45 - 18h30),

organisée en partenariat avec la CAF, la communauté

de communes Val ès Dunes et les associations locales,

sera l’occasion d’aborder deux thèmes majeurs :

l’alimentation et l’éveil de l’enfant de 0 à 3 ans.

© Anatoliy Samara - Fotolia


en bref

Musique

Concours européen de piano

à Caen et Ouistreham

Le troisième concours européen de piano

aura lieu dans l’agglomération caennaise

à la fin du mois d’octobre. L’édition

2011 de ce trophée international est patronnée

par la Commission européenne,

le Parlement européen, les ministères

des Affaires étrangères et de la Culture

de 16 pays de l’Union, ainsi que par le

conseil régional de Basse-Normandie

et le conseil général du Calvados. Les

éliminatoires, ainsi que le concert de

clôture, se dérouleront à Ouistreham

du 15 au 25 octobre, les demi-finales

auront lieu à Caen, à l’amphithéâtre

Daure de l’université, les 26 et 27 octobre,

et la finale au théâtre de Caen, les

28 et 29 octobre. Cette année, le jury

sera présidé par le compositeur suédois

Roland Pöntinen. Des concurrents venus

de près de 30 pays sont attendus, ce qui

représente un événement culturel majeur

en Basse-Normandie. Le concours

est doté d’un prix d’un montant de

33 000 €.

Trophée du concours de piano.

TIC et Internet

Nouveau

Point Info 14

U

n dix-huitième point info 14, mis en place

par la communauté de communes Aunay-

Caumont Intercom et le conseil général,

a été inauguré le 31 août. Sa particularité ? Il propose

deux sites bien distincts, pour un meilleur confort des usagers

: Aunay-sur-Odon et Caumont-l’Éventé. « Aujourd’hui,

même si l’informatique et ses techniques font partie

intégrante de notre quotidien, bon nombre de foyers ne

disposent pas encore d’ordinateurs », commente

Jean-Léonce Dupont, président du conseil général. D’où

la nécessité de permettre aux personnes résidant en milieu

rural d’avoir, gratuitement et à portée de main, un

point de contact avec de nombreuses administrations par le

biais d’Internet, de la visioconférence ou d’un simple

téléphone-fax, tout en étant guidé par le responsable

du site. Pour chacun des points info 14, le Département

assure une subvention annuelle de fonctionnement de

10 600 euros.

pratique

plus d’infos sur www.calvados.fr

© VRD - Fotolia.com

Un congrès franco-allemand

à Merville-Franceville

L’Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ) a choisi le

Calvados pour l’organisation de son 5 e congrès destiné aux comités

de jumelages français et allemands.

Du 7 au 9 octobre 2011, à Merville-Franceville, des représentants

de comités de jumelage et des jeunes peuvent échanger, s’informer.

Le thème : « Nouveaux outils de communication ? Perspectives

pour les échanges de jeunes des jumelages franco-allemands ».

L’échange d’expériences et la mise en réseau des partenaires,

véritable socle historique de l’amitié franco-allemande, ont

une place importante dans cette rencontre. C’est aussi l’occasion

de se projeter en 2013 et de réfléchir ensemble à d’éventuels

projets à mettre en place pour les 50 ans du traité de l’Élysée

et de l’OFAJ*.

www.ofaj.org

* L’OFAJ, créé par le traité de l’Élysée en 1963,

a pour mission d’encourager les relations

entre les jeunes Français et Allemands,

de renforcer leur compréhension et, par

là, de faire évoluer les représentations

du pays voisin sous diverses formes

(échanges scolaires et universitaires, cours

de langue, jumelages, stages et échanges

professionnels, bourses de voyage…).

www.calvados.fr

5


actualité

Le conseil général,

acteur des grands

projets caennais

Partenaire actif des communes et

des communautés de communes

de son territoire, le conseil

général soutient notamment

les grands projets de Caen et

de son agglomération. Parmi

eux, SPIRAL2 et la BMVR.

Chiffres

LE GANIL, C’EST :

48 chercheurs permanents

725 chercheurs par an

de 30 pays différents

200 millions d’euros

pour le projet SPIRAL 2.

SPIRAL 2 : la physique de demain

se prépare au GANIL

Le futur accélérateur de particules linéaires SPIRAL2 sera inauguré le 17 octobre prochain. L’objectif est

d’accroître la capacité actuelle du GANIL et de former avec lui un outil unique et performant pour la physique

atomique. Un projet capital pour l’avenir de la recherche scientifique à Caen, que soutient le conseil général.

6 www.calvados.fr

L

e GANIL (Grand Accélérateur

National d’Ions Lourds), installé à

Caen, offre actuellement un très

grand équipement au service de la recherche

française et européenne. Il est aujourd’hui

l’un des quatre plus grands laboratoires au

monde, avec les faisceaux exotiques des installations

LISE, LISE 2000 et SPIRAL.

Avec SPIRAL2 (Système de production

d’Ions Radioactifs en Ligne de 2 e génération),

le GANIL entend prendre une longueur

d’avance dans la compétition internationale.

SPIRAL2 est un projet d’accélérateur de particules

linéaires pour des études de physique

nucléaire fondamentale et de recherches

interdisciplinaires. Il permettra de produire

des noyaux exotiques légers et lourds à des

intensités extrêmement élevées. Ces faisceaux

de particules inédits permettront ainsi

d’explorer les confins de la matière.

La réalisation de SPIRAL2 augmentera les

capacités actuelles du GANIL et confortera sa

notoriété sur le plan international. Le nouvel

équipement est susceptible d’ouvrir un nouvel

horizon à la physique et à l’astrophysique

nucléaire. Il doit aussi permettre d’améliorer

la connaissance des matériaux sous irradiation,

notamment dans le domaine médical et

dans celui de l’énergie.

Cette nouvelle installation, aussi grande

que le GANIL actuel, produira des faisceaux

uniques au monde à partir de 2012.

Le conseil général, soucieux de soutenir

la recherche sur son territoire, participe

au financement de ce projet à hauteur de

12,84 millions d’euros.


actualité

La future Bibliothèque

Multimédia à Vocation

Régionale de Caen la mer

Initiée dès 2006 par Luc Duncombe, alors président

de Caen la mer, et fruit de plusieurs années de

réflexion, la future Bibliothèque Multimédia à

Vocation Régionale (BMVR) devrait offrir, à partir

de 2016, une plateforme culturelle de premier plan.

© Ganil

© OMA

Point de vue

Sonia

de La Provôté

Conseiller général

de Caen 3

La BMVR est un projet majeur qui interroge sur la pratique

du livre demain et sur le rôle que les nouvelles technologies

joueront. Ce ne sera plus jamais un espace où l’on conserve,

expose et communique des documents. Les lieux de lecture

dans l’avenir seront à la fois matériels et immatériels. C’est

pourquoi le bâtiment devra être avant tout un lieu de rencontres

et de partage autour du savoir, de la culture et de

l’information. En offrant la première place à l’usager, celui-ci

pourra être acteur, expert et partenaire de la BMVR. Le

bâtiment devra être modulable et évolutif pour anticiper les

nouveaux besoins inhérents à l’avancée perpétuelle des nouvelles

technologies de l’information et de la communication.

Cette réflexion doit être menée en intégrant pleinement la

nécessité d’ouvrir la BMVR au réseau de lecture publique,

bien au-delà de l’agglomération. Les murs de la BMVR ne

devront jamais être des frontières.

A

vec 18 mètres de haut, 13 façades, 43 % de surfaces transparentes,

un vaste hall, un auditorium, un pôle d’exposition, un caférestaurant

et surtout une bibliothèque de 810 places assises, la

future Bibliothèque Multimédia à Vocation Régionale (BMVR) de Caen la mer

sera construite sur les rives de la presqu’île.

En soutenant la future BMVR, aux côtés de la communauté d’agglomération

Caen la mer, de l’État (ministère de la Culture), du conseil

régional, le conseil général du Calvados contribue à la création d’un

outil pensé pour tous les publics, avec une prise en compte de la

diversité des attentes et des usages. Le cœur de l’offre grand public

se trouvera aux niveaux R + 1 et R + 2. Ce véritable carrefour des

savoirs occupera, au cœur de l’établissement, un vaste espace dédié

aux collections. Dans les extrémités de la croix sont prévus des lieux

plus intimes, plus cloisonnés, fonctionnant avec une mezzanine. Les

enfants seront accueillis tout en haut et bénéficieront d’une vue

panoramique sur la ville.

La Bibliothèque Multimédia à Vocation Régionale sera certes un lieu

de sauvegarde et de transmission de la mémoire autour de trois

ensembles spécifiques : le fonds précieux, le pôle normand et le fonds

historique jeunesse. Mais elle devra surtout inscrire son activité dans

un contexte d’omniprésence et de dématérialisation de l’information.

Elle devra donner à comprendre, à découvrir, à confronter les points

de vue et offrir aux publics des cheminements multiples. Après un

chantier de 31 mois, les portes de la BMVR de Caen la mer s’ouvriront

au printemps 2016.

C’est une opération aujourd’hui estimée à 51,141 millions d’euros, à

laquelle le conseil général du Calvados apporte 5 millions d’euros.

plusd’info

D’autres bibliothèques s’ouvriront bientôt dans l’agglomération :

Hermanville-sur-Mer, Colombelles, Blainville-sur-Orne et Mathieu.

www.calvados.fr

7


© Unik

actualité

Prix Bayeux-Calvados 2011,

place à l’info !

Le Prix Bayeux-Calvados 2011 :

un événement qui s’attachera à convier,

le temps d’une semaine, tous ceux que l’actualité

intéresse, interroge, tous ceux qui ont envie de

comprendre ce qui se passe dans le monde. L’occasion

d’être attentif à ces témoignages « réveilleurs de

conscience », où chacun se sent citoyen du monde.


En octobre, à Bayeux,

les grands reporters témoignent

Du 3 au 9 octobre prochains se déroulera,

comme chaque année depuis 1994, le Prix

Bayeux-Calvados des correspondants de

guerre. La Ville de Bayeux, associée au conseil

général du Calvados, vise ainsi à rendre hommage

aux journalistes qui exercent leur métier

dans des conditions périlleuses pour nous

permettre d’accéder à une information libre.

Une manifestation toujours très attendue

par le grand public et qui réunit la fine fleur

d’une profession aussi passionnante que risquée

– l’actualité nous en fournit chaque

jour une nouvelle preuve. Hervé Ghesquière,

récemment libéré de sa geôle afghane après

dix-huit mois de détention, sera d’ailleurs là

pour en témoigner lors de cette édition.

Le Printemps arabe à l’honneur

Comme le disent Patrick Gomont, maire

de Bayeux, et Jean-Léonce Dupont, président

du conseil général, l’édition 2011 du

Prix Bayeux-Calvados des correspondants

de guerre revient sur une année d’actualité

internationale particulièrement forte. « À

travers les expositions, les forums-médias,

le salon du livre, les projections ou encore

les soirées-débats, nous vous proposons

une fenêtre ouverte sur le monde, sur ses

conflits : une occasion unique d’échange

entre le public et les grands reporters ». Et

de souligner : « Cette année, le Printemps

arabe et le rôle des nouveaux médias tiennent

bien évidemment une place particulière.

Ce vent de révolte et cet engagement des

peuples dans une quête de démocratie a été

le théâtre, comme trop souvent, d’une violence

extrêmement marquée à l’encontre

des journalistes. »

Mort Rosenblum, président du jury

C’est un journaliste et écrivain américain au

parcours remarquable qui présidera les travaux

du jury de la 18 e édition. Né en 1944,

grand reporter, correspondant de guerre,

Mort Rosenblum a travaillé pour Associated

Press (AP) de 1965 à 2004 sur presque tous

les conflits majeurs dans le monde, de la

guerre du Biafra au Vietnam, jusqu’à la guerre

en Irak. Il a dirigé les bureaux d’A.P. au Congo,

en Asie du Sud-Est, en Argentine et en

France. Il travaille désormais de façon indépendante

et enseigne à l’Université de Tucson

8 www.calvados.fr


Programme

actualité

Mort Rosenblum,

président du jury.

en Arizona. À l’occasion

de la sortie de son dernier

ouvrage Little Bunch

of Madmen : Elements of

Global Reporting, Nicholas

Kristof, du New York Times,

parle de Mort Rosenblum

comme l’« un de ces journalistes

légendaires qui a

été partout et a tout couvert.

»

Un nouveau prix :

le prix Web Journalisme

Le nouveau prix web journalisme permettra

de récompenser les nouvelles formes de

reportages multimédia : webdocumentaire,

POM (Petite Œuvre Multimédia), vidéographie…

Ces nouveaux formats donnent l’opportunité

d’appréhender l’actualité internationale

autrement. Le public pourra découvrir

les reportages sélectionnés dans cette catégorie

avant la soirée de clôture, avec les explications

d’un professionnel : Wilfrid Estève,

le samedi 8 octobre à 16h, à l’Espace Saint

Patrice.

découvrirlesreportages

sélectionnés

TV, Radio, Presse écrite, Photo…, tous les

reportages qui seront présentés au jury

international sont accessibles au public à l’Office de

tourisme et au musée de la Bataille de Normandie

de Bayeux du 3 au 9 octobre.

Les collégiens posent

leur regard sur le monde

Aux côtés des lycéens largement impliqués dans l’événement,

les classes de collège sont désormais de plus

en plus mobilisées. Au-delà des séances cinéma, les

élèves participent à l’opération « Regards des jeunes

de 15 ans ». À partir d’une sélection de photos d’actualité

internationale fournie cette année par l’agence

European Press Agency, ils choisissent le cliché qui, selon

eux, représente le monde d’aujourd’hui. Analyse de

l’image, travail de géographie et d’histoire, d’expression,

les enseignants mènent un exercice adapté aux plus

jeunes. La photo retenue sera affichée en format géant

en extérieur dans Bayeux. L’objectif est de sensibiliser,

de faire réfléchir, d’interpeller.

Cette année, 4 500 jeunes sont impliqués avec

leur classe dans le cadre d’un projet pédagogique.

Des opérations auxquelles est associé le rectorat de

l’académie de Caen.

Projections

Mercredi 5 octobre # Le cochon de Gaza, 20 h 30, cinéma Méliès

Dimanche 9 octobre : projections en entrée libre à la Halle

Saint-Patrice

11 h # Les larmes du seigneur afghan

14 h # The Fixer

15 h 45 # Wikileaks, enquête sur un contre-pouvoir

17 h # Mogadiscio, capitale fantôme

Soirées

Pavillon, place Gauquelin-Despallières, accès libre

Jeudi 6 octobre # Hell and Back again, réalisé par Danfung

Dennis, v.o. sous-titrée, en avant-première en France suivi d’un

débat animé par Lucas Menget (France 2), à 21 h.

Vendredi 7 octobre # « Médias, nouveaux médias : moteur des soulèvements

arabes ? » animée par Jean-Marc Four, à 21 h.

Prix du public

Le public décerne son prix dans la catégorie photo. Pour être

membre du jury, qui se réunit le samedi 8 octobre, de 10 h à 11 h,

à la Halle aux grains, s’inscrire à la mairie, tél : 0 825 014 400,

www.prixbayeux.org

Salon du livre et forum médias

Samedi 8, de 10 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 17 h 30

Des grands noms du reportage seront présents à la rencontre du

public : Nicolas Beau, Kate Brooks, Sarah Caron, Julien Chatelin,

Katia Clarens, Véronique de Viguerie, Manon Quérouil, Jean-Pierre

Filiu, Corentin Fohlen, Claude Guibal, Louis Guinamard, Jean

Hatzfeld, Mémona Hintermann, Lutz Krusche, Titouan Lamazou,

Dominique Lagarde, Marie-Lys Lubrano, Nicolas Mingasson,

Olivier Piot, Pierre Puchot, Philippe Rochot, Jean Rolin, Bertrand

Rosenthal, Bruno Stevens, Reza Vassaf…

Expos photo, du 3 au 30 octobre

Accès libre

# Le Printemps arabe, exposition collective. Laurent Van der

Stockt, commissaire d’exposition, en extérieur dans Bayeux. Audelà

des 15 images grand format dans la ville, une projection de

plus de 300 photographies est programmée en extérieur de 20 h à

minuit les jeudi 6, vendredi 7 et samedi 8 octobre à l’angle de la rue

Montfiquet (face à la Halle Saint-Patrice)

# Stanley Greene « Black Passport », exposition-événement.

# Nigeria, la guerre du pétrole, Véronique de Viguerie, lauréate du

Trophée Photo 2010 et du Prix du public

# Hommage à Tim Hetherington, photographe incontournable

décédé en Libye en avril dernier. Ouverte du 3 au 9 octobre

# Le regard d’un artiste : Titouan Lamazou sera à Bayeux autour

d’une exposition de dessins et de travaux photographiques,

« Africaines des Grands Lacs ».

pourtoutsavoir

www.prixbayeux.org

www.calvados.fr

9


dossier

Les travaux réalisés

dans les collèges

Reconstruire, restructurer, aménager…

Le conseil général se préoccupe

constamment d’offrir des conditions

de travail adaptées aux jeunes et aux

équipes éducatives tout en tenant

compte des critères de développement

durable. 12,09 millions d’euros ont été

investis cette année dans les travaux,

les grosses réparations, l’informatique

et l’aménagement des abords.

Le collège

Henri Brunet

à Caen

Architecte : Millet Chilou

Construction d’un bâtiment de

780 m² sur trois niveaux qui

comprend la salle des professeurs,

l’infirmerie, les salles de sciences, de

musique, d’arts plastiques, ainsi que

la mise en place d’un ascenseur.

Restructuration partielle du bâtiment

principal et réfection des sanitaires.

Pose de carrelage et de faïence

dans les circulations.

La livraison complète est prévue

avant la fin 2011.

Coût de l’opération :

2,35 millions d’euros

Le collège Paul Éluard

à Dives-sur-Mer

Architecte : L2 architectes

Construction d’une

extension de 450 m²

comprenant la salle

polyvalente, deux salles

de sciences et un préau

de 200 m².

Restructuration des

bâtiments existants et

des travaux nécessaires

à l’accessibilité aux

personnes handicapées,

ainsi que la mise en

place d’un ascenseur.

Travaux visant

à améliorer les

performances

énergétiques

des bâtiments.

Travaux d’aménagement

des extérieurs : cours

de récréation, clôtures

et espaces verts.

Le bâtiment de l’aile

nord est en cours de

restructuration et

devrait être livré à la

fin de l’année 2011. Les

travaux de l’aile centrale

(locaux administratifs et

salle informatique) qui

constituent la dernière

tranche, seront réalisés

durant le 1 er semestre

2012.

Coût de l’opération :

4,2 millions d’euros

© Greg WAIT

Hérouville-Saint-Clair :

le collège Huet devient

le collège Mandela

10 www.calvados.fr

Construction d’une extension

de 435 m² comprenant le

hall d’entrée du collège, le

centre de documentation et

d’information, deux salles de

classe et un espace couvert

pour abriter les élèves.

Restructuration du plateau

sciences, du foyer des élèves,

de l’espace professeurs

et réaménagement

de nombreuses salles

d’enseignement.

Collège Quintefeuille

à Courseulles-sur-Mer

Architecte : ACAU

Réalisation de travaux

de grosses réparations,

concernant les installations

électriques, les revêtements

de sol et l’installation

de portes coupe-feu

dans les circulations.

Les travaux de restructuration

se poursuivent et la livraison

complète devrait intervenir

durant le 1 er semestre 2012.

Coût de l’opération :

2,919 millions d’euros

Suite à la fermeture du collège Boisrobert à la

rentrée 2009, le conseil général du Calvados,

en concertation avec l’ensemble des acteurs

concernés, a choisi de fusionner les secteurs

scolaires des collèges Pierre Daniel Huet et

Boisrobert à Hérouville-Saint-Clair.

Pour marquer ce regroupement, les membres

de la communauté éducative du collège Pierre

Daniel Huet ont émis le souhait de changer la

dénomination du collège. Le nom de Nelson

Mandela, 1 er président de l’Afrique du sud post

apartheid, a fait l’objet d’un vote à l’unanimité

du conseil d’administration du collège,

du conseil municipal d’Hérouville-Saint-Clair

et de la commission permanente du conseil

général du Calvados. Un choix soutenu par la

fondation Nelson Mandela.


2 questions à

Henri Girard

vice-président du conseil général

Le nouveau plan

s’échelonnera

sur trois ans

collèges

Collège Jean Vilar

à Saint-Sever

Architecte : Millet Chilou

Construction d’un nouveau bâtiment de 480 m² accueillant

la demi-pension et un préau de 150 m².

Réorganisation de nombreux espaces existants : salles de sciences,

centre de documentation et d’information, salles d’enseignement,

foyer des élèves et salle de musique.

Réalisation de travaux d’entretien importants : remplacement

de châssis de toit et des verrières, réfection des sanitaires,

des installations électriques et des faux plafonds.

Réalisation des travaux nécessaires à l’accessibilité des personnes

handicapées et mise en place de deux ascenseurs.

Mise en place d’une nouvelle chaufferie fonctionnant au gaz

et de panneaux photovoltaïques.

La fin des travaux devrait intervenir à l’automne 2012.

Coût de l’opération : 3,05 millions d’euros

Un dictionnaire pour chaque

collégien du Calvados

Depuis 2001, le conseil général du Calvados offre un dictionnaire

à tous les élèves entrant en 6 e . Une opération d’envergure qui est

menée dans un double souci d’égalité entre les collégiens et de

solidarité envers les familles du Calvados.

Pour l’année 2011/2012, ce dictionnaire est Le Petit Larousse

illustré qui comporte 150 000 définitions, 28 000 noms propres,

5 000 illustrations, 350 cartes et 120 planches illustrées.

En introduction de cet ouvrage, 16 pages permettent de mieux

faire connaissance avec le conseil général du Calvados, ses

missions et ses grands domaines de compétence. On peut

également y découvrir les personnes célèbres nées ou ayant

laissé leur empreinte dans le département. Une rubrique est par

ailleurs consacrée aux noms des collèges publics du Calvados.

Cette année, près de 9 000 dictionnaires sont

distribués aux élèves du département pour un

coût total de 187 000 euros.

C e tte i n i t i a t ive c o n c e r n e l e s j e u n e s

Calvadosiens des collèges publics et privés,

des sections d’enseignement général

et professionnel adapté (Segpa), des maisons

familiales et rurales et des instituts

médico-éducatifs. Chaque établissement

est, en complément, doté d’un exemplaire

destiné à son centre de documentation et

d’information (CDI).

Henri Girard avec Edwige Mezerette du service

des constructions scolaires du Département.

Quel rôle a le conseil général dans la gestion

des collèges du Calvados ?

Les compétences du conseil général consistent à gérer les

locaux, le fonctionnement et, depuis 2004, le personnel des

services des collèges. Notre objectif est que les personnes

qui les fréquentent puissent évoluer dans de bonnes conditions.

Nous sommes en charge des bâtiments, ce qui entraîne

des travaux de toute nature mais aussi des demi-pensions,

c’est-à-dire les cuisines et tout ce qui s’y rattache.

Nous travaillons en concertation avec les principaux des collèges

et l’inspection académique qui sont nos interlocuteurs

privilégiés afin de connaître leurs besoins.

C’est une compétence lourde : il y a 63 collèges publics dans

le département pour plus de 27 000 collégiens à la rentrée de

septembre 2011.

Quels sont les objectifs du conseil général

pour cette rentrée 2011/2012 ?

Nous avons décidé de doubler les équipements informatiques

pour cette rentrée. Le nouveau plan est mis en œuvre dès

cette rentrée et s’échelonnera sur trois ans. C’est important,

ça fait partie de la formation. Tous les élèves doivent

être capables d’utiliser un ordinateur. C’est aujourd’hui essentiel

dans notre société et la technologie va continuer à

évoluer. Notre rôle est donc de former au mieux les élèves

au monde de demain. S’agissant de l’environnement numérique

de travail, le principe de sa généralisation a été acté.

C’est un projet qui associe les professeurs, les élèves et les

parents qui pourront avoir accès à des services spécifiques.

En ce qui concerne la demi-pension, nous avons instauré des

groupes de travail visant à tendre vers une amélioration de la

gestion du fonctionnement et de la qualité. Plusieurs sujets

sont abordés : l’hygiène et la sécurité alimentaire ; l’accueil

des élèves ; la promotion des produits locaux et des filières

courtes ; la nutrition, l’éducation et la santé ; la formation

des personnels ; les équipements… Ces groupes de travail

déboucheront sur des propositions qui seront présentées lors

du vote du budget primitif 2012 (voir en page 12).

www.calvados.fr

11


dossier

Une restauration

scolaire de qualité

© Greg WAIT

Responsable de la mise en œuvre

de la restauration scolaire dans

les collèges publics depuis 2004,

le conseil général poursuit ses

actions pour améliorer la qualité

de son accueil. Compte tenu

de l’importance de ce sujet en

matière de santé et d’éducation,

une réflexion est en cours pour

définir un schéma d’orientations.

© Greg WAIT

L

e service public à vocation sociale de

la restauration scolaire dans les collèges

a été transféré au Département

par la loi du 13 août 2004.

Depuis, le conseil général, conjointement

avec les chefs d’établissement, s’attache à

offrir un repas financièrement accessible aux

collégiens tout en cherchant à en améliorer la

qualité et à préserver l’équilibre alimentaire,

en adéquation avec le Programme National

Nutrition Santé (PNNS).

Afin d’améliorer ce service, le conseil général

a décidé d’engager une véritable réflexion sur

la politique départementale de la restauration

scolaire dans les 63 collèges publics du

Calvados. Ainsi s’engage dans le Calvados un

travail de fond au service des jeunes et de

leurs familles, au regard des objectifs de solidarité

et de santé pour tous.

Proximité et qualité des produits

Cette réflexion concerne la promotion des

filières d’approvisionnement de proximité (filières

courtes) et les produits de qualité tels

que ceux issus de l’agriculture biologique et

du terroir normand, dans un objectif de mise

en valeur et de développement durable de

notre patrimoine agricole.

Cette démarche, qui s’intègre pleinement

dans le futur Agenda 21 départemental, devrait

aboutir fin 2011 et donnera lieu à un

document formalisant des propositions dont

l’assemblée départementale débattra dès sa

session de janvier 2012.

Priorité à la formation

Depuis 2007, un important dispositif de formation

et d’accompagnement des personnels,

relatif à l’hygiène et à la sécurité alimentaire,

est mis en œuvre. Des groupes de

travail se sont ainsi réunis, en liaison étroite

avec les responsables des établissements.

D’autres formations complètent ce dispositif

autour de l’accueil des élèves, de la nutrition,

de l’éducation à la santé, de la diététique et

de l’équilibre des menus, de l’organisation des

cuisines et de la demi-pension, des équipements

et des locaux.

12 www.calvados.fr


collèges

Deux grands chefs

dans les cuisines !

MMichel Bruneau (ancien

restaurant la Bourride

à Caen) et Cyril Berland

des Toques Rebelles, deux chefs

dont la réputation n’est plus à

faire, animent des journées de

formation mises en place par le

conseil général, pour les chefs de

cuisine des collèges du Calvados.

Au cours de ces journées de rencontres

et d’échanges, les chefs de

cuisine des collèges ont pu partager

leur savoir-faire, leurs techniques

et leurs astuces pour cuisiner et valoriser

des produits frais de qualité

et du terroir. Un retour aux techniques

culinaires de base autour de

différentes thématiques comme le

poisson, la volaille, la viande mais

aussi les sauces, les pâtisseries et

les entrées.

Ces journées de formation en compagnie

d’un grand chef ont pour

objectif d’aider les cuisiniers à faire

évoluer leurs préparations mais

également de proposer aux collégiens

de nouvelles saveurs pour redécouvrir

le plaisir de manger. Ces

derniers ont pu ainsi déguster dans

leurs assiettes des recettes telles

qu’un risotto de coquillettes aux

petits légumes ou bien encore une

fleur de carrelet rôtie, goût fumé.

Une belle façon de valoriser l’image

de la restauration scolaire et d’offrir

un accueil de qualité aux collégiens

du Calvados.

Au cours de l’année scolaire 2010-

2011, 8 jours de formation ont été

organisés et 4 autres auront lieu

avant la fin de l’année.

2 questions à

Jean-François Lecoq,

Cuisinier au collège Varignon

à Hérouville-Saint-Clair et référent

en restauration scolaire

au conseil général du Calvados

© Greg WAIT

Chiffres

Plus de 400 agents, dont 57 chefs de

cuisine, travaillent pour les repas des élèves des

63 collèges publics du Calvados. Ce sont en tout

22 000 repas qui sont servis chaque jour

pour un total de 3,5 millions de repas par an.

En quoi consiste votre fonction au sein

du conseil général ?

Sensibiliser et accompagner les établissements dans

l’obligation de mettre en place le Plan de Maîtrise Sanitaire

(PMS) qui garantit la sécurité alimentaire des collégiens.

Mon objectif est de proposer des programmes de formation

dans le domaine de l’hygiène, de la nutrition et du management.

Il s’agit également de contrôler le respect des règles,

d’évaluer l’organisation, les moyens humains et matériels, de

proposer des adaptations et d’animer un réseau d’échanges

entre les chefs de cuisine… Tout cela est nécessaire pour

répondre aux exigences de qualité.

En quoi la restauration scolaire a-t-elle évolué ?

Depuis que le conseil général assure la compétence

restauration scolaire, de nombreux efforts ont été fournis

pour améliorer l’aménagement des locaux, l’organisation

des équipes, la qualité gustative et la qualité de l’accueil

des collégiens.

Le recrutement du personnel des cuisines est aujourd’hui

ciblé, précis et exigeant. Les chefs de cuisine ont une

responsabilité importante dans la politique voulue par le

conseil général.

La restauration scolaire fait partie intégrante de l’éducation

des enfants. Tous les personnels sont mobilisés pour la

qualité des repas qui leur sont servis.

www.calvados.fr

13


dossier

Collèges

Les transports

Dans le cadre de sa compétence en transports scolaires,

le conseil général achemine les collégiens vers leur

établissement d’accueil. Ils disposent à cet effet d’un double

réseau de transport : le réseau départemental des Bus Verts

du Calvados et un réseau secondaire de proximité.

scolaires

Chiffre

36 775

c’est le nombre d’élèves qui

ont pu bénéficier, grâce au

conseil général, d’une carte

transport scolaire durant

l’année 2010/2011.

© Greg WAIT

14 www.calvados.fr

Le réseau Bus Verts

du Calvados est l’un

des meilleurs réseaux

de France en matière

d’offre commerciale.”

L

es transports scolaires doivent permettre

aux enfants éloignés de leur établissement

scolaire de s’y rendre régulièrement dans

les meilleures conditions. Depuis plusieurs années, le

conseil général, responsable de l’organisation et du

fonctionnement des transports scolaires,

développe une véritable politique en ce

sens. Pour cela, il s’est doté d’un réseau

de transport interurbain qui maille l’ensemble

du territoire départemental et

investit dans l’acquisition d’une vingtaine

de cars par an.

En 2010, le Département a consacré

39,3 M€ à la mise en œuvre de sa

politique des transports, dont 28 M€ pour

les seuls transports scolaires. Cette politique, menée par

différents intervenants, s’organise avec le réseau départemental

des Bus Verts du Calvados, ses lignes

régulières et un réseau complémentaire de proximité

d’environ 350 circuits spéciaux gérés pour le compte

du Département par des organisateurs locaux, par

exemple des syndicats scolaires, des communautés

de communes ou des réseaux de transports urbains

comme Twisto. « L’idée est de desservir au mieux le

territoire en optimisant les moyens du département,

souligne Benoit Besnehard, chef du service des transports

au conseil général du Calvados. Le réseau Bus

Verts du Calvados est l’un des meilleurs réseaux de

France en matière d’offre commerciale. Il comprend

une cinquantaine de lignes régulières. À ce réseau

s’ajoute celui des transports scolaires pris directement

en charge par le conseil général ou par les organisateurs

locaux qui connaissent bien leurs secteurs

et leurs habitants. Ils sont un relais plus facile pour

les usagers. » Les organisateurs locaux permettent

notamment d’assurer la coordination avec les élèves,


collèges

les parents d’élèves, les enseignants

et les élus. Ils effectuent un travail

de proximité sur le terrain que le

Département n’est pas en mesure

d’exercer.

Le transport pour tous

Le conseil général subventionne le

transport des élèves du primaire à la

terminale, sous certaines conditions,

sur tout le territoire départemental, y

compris le transport des élèves relevant

des périmètres de transport urbain

(PTU) avec l’accord des autorités

organisatrices.

Les élèves domiciliés à plus de 2,5 km

de leur établissement de secteur sont

dans le périmètre de prise en charge approuvé

par le conseil général. Ils disposent

de ce fait de la carte de transports

scolaires subventionnée (voir encadré).

36 775 élèves ont été attributaires

de cette carte de transport pour l’année

scolaire 2010/2011. « Beaucoup

de Départements sont restés sur les

règles en vigueur avant la décentralisation,

où la prise en charge n’était

effective que pour les élèves habitant

à plus de 3 km en zone rurale et 5 km

en zone urbaine. Le conseil général du

Calvados a choisi une règle plus favorable

aux élèves, en accordant la carte

à tous ceux situés à plus de 2,5 km de

leur établissement », poursuit Benoit

Besnehard. Les élèves qui ne répondent

pas à ces critères peuvent toutefois

emprunter les bus du réseau départemental

grâce à l’abonnement annuel

pour les jeunes de moins de 26 ans, lui

aussi subventionné et proposé au tarif

de 21 € par mois. Le coût réel moyen

des transports est de 750 € par an et

par élève.

Dans le cadre de ses compétences, le

conseil général assure, par ailleurs, le

financement du transport des élèves

et des étudiants handicapés vers leur

Le coût réel

moyen des

transports

est de 750 € par an

et par élève.”

établissement scolaire. Cette prise

en charge s’effectue majoritairement

en taxi. Près de 350 élèves ont ainsi

été transportés de porte à porte en

2010/2011.

Enfin, les élèves internes peuvent,

sous conditions de distance et de

ressources familiales, recevoir une

bourse de transport scolaire. Cette

aide facultative concerne chaque année

environ 309 élèves, majoritairement

des lycéens.

Promouvoir l’intermodalité

La politique des transports du conseil

général se traduit par la volonté de ne

pas s’en tenir à la simple organisation

des circuits scolaires. Il s’agit de se

doter d’un véritable réseau de lignes

régulières en recherchant sans cesse

la complémentarité entre les deux

et d’assurer une bonne coordination

avec les autres services de transports.

L’objectif est de promouvoir

l’intermodalité entre les différents réseaux

(liaison entre l’urbain et l’interurbain,

coordination avec les services

de la Région et de son exploitant, la

SNCF) afin de faciliter les déplacements

des usagers et contribuer, à ce

niveau, au développement durable.

La Carte

de transports scolaires

L’élève doit être domicilié à plus de 2,5 km de son

établissement de secteur (périmètre de prise en

charge défini).

Les circuits et les horaires sont aménagés en

fonction des heures d’ouverture et de fermeture

des établissements de secteur.

L’établissement scolaire public ou privé doit

relever de l’Éducation nationale ou de l’Enseignement

agricole.

Sur le réseau Bus Verts, la carte ne donne pas

droit systématiquement à une correspondance

gratuite sur les réseaux urbains.

Le service des transports du conseil général peut,

à tout moment, modifier le ou les trajets ouverts.

La carte donne droit à un aller et retour par jour

de classe, entre le domicile et l’établissement

scolaire dans le cadre du calendrier officiel de

l’Éducation nationale.

Le montant de la participation familiale est calculé

en fonction du nombre d’enfants du foyer

âgés de moins de 20 ans au 1 er septembre 2011.

Sont exonérés du paiement de la participation

familiale, les élèves du primaire et les élèves relevant

de la Direction de l’enfance et de la famille

du conseil général du Calvados.

Nombre d’enfants de moins

de 20 ans dans la famille

Vous pouvez effectuer votre demande de carte

de transports scolaires auprès du :

CONSEIL GÉNÉRAL DU CALVADOS

Direction générale adjointe Aménagement

et déplacements

Service des transports

23-25 boulevard Bertrand

B.P. 20520 - 14035 Caen Cedex 1

En ligne, sur le site du conseil général :

www.calvados.fr

Par téléphone au 02 31 57 15 95

Prix par an et par enfant

transporté

1 47,50 e

2 39,50 e

3 32,50 e

4 24,50 e

5 19,50 e

6 14,50 e

7 12,50 e

8 11,00 e

9 9,50 e

10 9,00 e

www.calvados.fr

15


dossier

Accompagner

Une vie à côté

de la salle de classe !

Sport, culture, loisirs, séjours d’été ou stages à l’étranger… Le Département entend

plus que jamais soutenir et accompagner les jeunes tout au long de leur adolescence

notamment au collège bien sûr, mais aussi en dehors. En voici quelques exemples.

Jeunes et sportifs !

Les activités physiques

de pleine nature (APPN)

Les actions pour dynamiser la pratique des

APPN ont été renforcées. Voile, équitation,

canoë-kayak, char à voile, VTT, course d’orientation…

Pour promouvoir ces sports qui touchent

de près les atouts naturels du département,

le conseil général prend en charge une

partie des séances et des stages réalisés dans

les clubs et les structures du Calvados.

Accompagner les futurs champions

Près de 200 élèves du Calvados sont accompagnés

au sein de 13 sections sportives scolaires,

traditionnellement appelées « sports

études ». Le Département consacre près

de 30 000 € pour le fonctionnement de ces

sections.

Des équipements de qualité

Le conseil général participe à l’investissement

et aux coûts de fonctionnement des

équipements mis à disposition des collégiens

: gymnases, piscines, stades, etc. Il

prend également en charge une partie des

entrées en piscine et du transport de tous

les élèves de 6 e .

Promouvoir le sport auprès des jeunes

Le conseil général a signé des conventions

avec les clubs de niveau national, comme

le Stade Malherbe, les hockeyeurs de Caen

ou les basketteuses de Mondeville, afin de

développer des actions incitant les jeunes à

pratiquer un sport en club ou au collège, notamment

des animations et des matches de

gala organisés aux quatre coins du Calvados.

Le conseil général associe également les

collégiens aux grands événements sportifs

du département : championnats d’Europe

de foot, championnats du monde de hockey

féminin, match de rugby du tournoi des

6 Nations des moins de 20 ans, Open de tennis

de Caen…

En avril dernier, Tony Estanguet, double champion olympique de canoë-kayak, a rencontré les jeunes

de la section sportive du collège Notre-Dame de Thury-Harcourt dans le cadre de la candidature de

la commune pour l’organisation des championnats du monde de kayak-polo en 2014.

Jeunes et cultivés !

La culture au collège

Le conseil général soutient les projets des

collèges concernant des activités artistiques

et culturelles telles que danse, théâtre,

cirque, galeries d’arts, ateliers de bandes

dessinées… Des artistes professionnels interviennent,

par ailleurs, dans des classes

autour de leurs représentations de théâtre,

de danse contemporaine ou de musique.

Enfin, grâce à des projections organisées à

leur intention, Les collégiens peuvent aussi

découvrir des chefs-d’œuvre du 7 e art lors de

projections organisées à leur intention, accompagnées

d’un travail pédagogique mené

par les enseignants et les professionnels.

Aux côtés des écoles de musique

Le conseil général soutient financièrement

28 écoles de musique et met l’accent sur

l’enseignement artistique en milieu rural.

Ses interventions sont organisées dans le

cadre du schéma départemental des enseignements

artistiques 2007-2011 qui devrait

être conforté prochainement.

Des livres et documents pour les CDI

La Bibliothèque Départementale de Prêt

(BDP) offre un large choix de ressources (romans,

BD, documentaires...) pour les jeunes,

dans les CDI des collèges et les bibliothèques

du département. Une nouveauté s’adresse

plus particulièrement aux adolescents :

les jeux vidéo pour consoles qui viennent

d’être implantés à la bibliothèque de

Condé-sur-Noireau.

Sensibiliser à l’histoire

et à la préhistoire

Le musée de Vieux-la-Romaine accueille

régulièrement des groupes d’élèves. Il offre

notamment aux collégiens la possibilité

de s’initier aux arts et aux techniques de

l’époque gallo-romaine.

Par ailleurs, les Archives départementales

mènent des actions pédagogiques en partenariat

avec l’Éducation nationale : visite des

Archives pour les écoles primaires et les collèges,

organisation d’ateliers durant lesquels

les élèves ont accès aux documents originaux,

etc.

© Greg WAIT

16 www.calvados.fr


collèges

©C comme

© Anatoliy Samara - Fotolia.com

16 novembre 2011

Le cross du conseil général :

un succès populaire

En partenariat avec l’UNSS (Union Nationale

du Sport Scolaire), le Département organise,

depuis plus de vingt ans, le Cross du conseil

général. Chaque année, cet événement,

devenu maintenant une institution,

rassemble près de 6 000 scolaires sur

l’hippodrome de la Prairie de Caen.

Depuis cette année, Jean-Pierre

Richard, conseiller général, préside

le comité d’organisation du cross.

Plus de 150 personnes et de nombreux

partenaires institutionnels

et privés sont ainsi mobilisés pour

pour en assurer la bonne organisation.

Après Amélie Fleury, championne

de France de lancer de poids et médaillée

d’argent sur 200 mètres, le

challenge Nature-Valides-Handicapés sera parrainé

cette année par Antoine Aoun dont vous

découvrirez le portrait dans notre rubrique

Coup de cœur en page 36. En 2010, ce challenge

a donné l’occasion à 60 participants d’enchaîner

des épreuves de « Run and Bike » et de tir à l’arc.

Des épreuves qui ont permis d’intégrer à cette

manifestation sportive d’envergure, des élèves

en situation de handicap, scolarisés dans les établissements

scolaires classiques ou spécialisés.

Des sportifs de haut niveau du Calvados sont

également associés au cross en donnant les départs

des courses ou en rencontrant les jeunes

lors de séances de dédicaces. Une façon de faire

de cet événement un vrai moment d’échange,

de convivialité et de partage… Des animations

autour des activités physiques de pleine nature

ponctuent également cette journée.

Le Cross du conseil général est désormais la troisième

manifestation sportive scolaire française

la plus importante en termes de participants.

Jeunes et actifs !

Le soutien aux fédérations

de jeunesse

Le conseil général soutient les fédérations

de jeunesse départementales

(Ligue de l’enseignement du

Calvados, les Centres d’Entraînement

aux Méthodes d’Education Actives

(CEMEA), le comité départemental de

Jeunesse au Plein Air…) et les réseaux

départementaux qui contribuent à la

diffusion des sciences, des techniques,

des activités de loisirs éducatifs mais

également à la qualification des acteurs

dans le champ de l’animation.

Faciliter l’accès aux centres

de vacances et de loisirs

Respecter l’enfant, le responsabiliser,

lui donner la parole, construire

sa personnalité… Ces lieux de socialisation,

de rencontres et d’échanges

y contribuent. Le conseil général en

facilite l’accès par le biais de bourses

vacances d’un montant de 46 €.

En 2010, 9 682 jeunes ont pu en

bénéficier.

En parallèle, face au déficit croissant

d’animateurs, le Département proposera,

pour les prochaines vacances

d’été, une nouvelle participation à

la formation au Brevet d’Aptitude

aux Fonctions d’Animateur (BAFA).

L’occasion, au-delà de la formation,

de s’engager dans une action citoyenne

auprès des plus petits, tout

en exerçant une activité rémunérée.

Jeunes et mobiles !

Le festival franco-allemand

Vidéo Jeunes

Le concours et festival Vidéo Jeunes

s’adresse aux réalisateurs en herbe

du Calvados et de Basse-Franconie,

âgés de 6 à 26 ans. Un rendez-vous

annuel qui favorise leur expression sur

la société. Fictions, vidéo-clips, documentaires,

reportages… la production

ne doit pas excéder 15 minutes. Une

année sur deux, le festival a lieu en

Allemagne. Des prix et des lots d’une

valeur globale de 2 000 € sont attribués

par un jury franco-allemand de

professionnels.

Favoriser la pratique

des langues étrangères

Trente jeunes de 13 à 15 ans ont la

possibilité de partir dans le Devon

(G.-B.), pendant les vacances d’été,

grâce au conseil général. Ce séjour

leur permet de découvrir cette

région jumelle du département et

d’améliorer leurs compétences

linguistiques en renforçant leur

capacité de prise de parole spontanée

en anglais grâce à des ateliers

de langue et des activités sportives

et culturelles.

Réaliser un projet personnel

à l’étranger avec la bourse

Duncombe

Chaque année, 20 bourses Duncombe

d’un montant de 500 € sont

octroyées à des jeunes de 18 à 24 ans

pour réaliser un projet personnel ou

entre amis à l’étranger. Ils peuvent

ainsi découvrir une autre culture, parler

une langue étrangère, apprendre

à être autonome et indépendant et

concrétiser leurs rêves.

Les stages professionnels

à l’étranger

Le programme de recherche de stages

professionnels à l’étranger s’adresse

aux étudiants de 18 à 25 ans (Bac + 1

minimum) bénéficiant d’une convention

de stage. Il leur permet de partir

en Allemagne, aux États-Unis, en

Grande-Bretagne, en Espagne, en

Italie ou au Canada. Le conseil général

les aide à trouver un stage et un hébergement,

leur accorde une bourse

et prend en charge 30 % des frais de

transport…

© Unik

www.calvados.fr

17


social

Assistantes maternelles :

plus qu’un relais

entre parents et enfants

© Greg WAIT

Sylvie est assistante

maternelle depuis quatorze

ans, près d’Aunay-sur-

Odon. Elle accueille dans

sa maison les filles d’Ingrid :

Judith, 5 ans, après l’école

et Margot, 21 mois, à la

journée. Ensemble, les

deux femmes nouent une

relation basée sur le respect,

l’échange et la confiance.

Sylvie, quand et comment êtes-vous

devenue assistante maternelle ?

Sylvie : J’ai débuté en 1997. Quand je suis

tombée enceinte de ma fille, il a fallu que je

trouve une assistante maternelle et je me

suis dit : pourquoi ne pas devenir ce que je

voudrais que l’on soit pour mes enfants et

l’offrir aussi à d’autres parents ? J’ai déposé un

dossier auprès de la PMI (service protection

maternelle et infantile du conseil général).

La puéricultrice est venue me voir pour

connaître mon environnement, vérifier ma

capacité psychologique et physique à gérer

la garde des enfants… Au bout de quelques

mois, j’ai reçu l’agrément du conseil général.

Ingrid, comment avez-vous trouvé

Sylvie ?

Ingrid : Sur le site internet du conseil général

du Calvados où il y a la liste des assistantes

maternelles avec leurs coordonnées et les

places disponibles. Avec mon mari, nous avons

d’abord cherché dans notre hameau : trois

assistantes maternelles étaient disponibles.

Nous les avons toutes rencontrées et notre

choix s’est porté sur Sylvie. Enfin… Nous

nous sommes choisies plus exactement.

Ça a été une vraie rencontre.

Sylvie : C’est vrai. C’était une vraie

rencontre. Ça paraissait naturel ! Et avec

Judith, le lien s’est tout de suite créé.

18 www.calvados.fr


Aviez-vous chacune des critères

de choix ?

Sylvie : Quand les parents me parlent

d’argent d’emblée, on ne va pas très loin en

général. Avec Ingrid, on a d’abord parlé de

ma manière d’agir auprès des enfants.

Ingrid : J’avais plein de petites questions

notamment sur le rythme de la journée ou

sur les activités que Sylvie pensait proposer

à Judith pour participer à son éveil. C’est

essentiel que l’on puisse se coordonner

sur les principes d’éducation, donner les

mêmes repères aux enfants pour qu’ils

s’épanouissent en dehors de la maison.

Sylvie : Et les valeurs aussi.

Ingrid : Oui et les valeurs aussi… Sylvie

relaie notre éducation. Il faut qu’on soit

d’accord. Nous en discutons beaucoup.

Sylvie : On avait les mêmes objectifs :

l’éveil, les siestes réglées, l’apprentissage

du goût, la propreté… Et maintenant, à

mesure que Judith et Margot grandissent,

on cherche à les rendre autonomes.

Cela crée une relation de confiance ?

Sylvie : Ma motivation première

est que les parents partent

tranquilles. Ils savent qu’ils

peuvent compter sur moi.

Par exemple, quand leur

enfant est malade je le

garde, contrairement à

une crèche.

Et quand je sens qu’ils

s’inquiètent, je ne manque

pas de les tenir au courant

dans la journée.

Ingrid : Ce n’est pas

forcément naturel de

confier son enfant

à quelqu’un

q u ’ o n n e

connaît pas

encore. C’est

rassurant d’aller

travailler le matin en me

disant que Judith et Margot

sont bien, tant au niveau de

l’environnement que de l’affectif.

Et avec Sylvie, le pari est gagné !

Elle tient une place privilégiée

dans leurs vies. Elle sera toujours

leur « tata nounou ».

© Greg WAIT

Sylvie : C’est tout l’avantage de l’assistante

maternelle : un cadre intime et familial et,

avec un nombre limité d’enfants, je peux être

plus disponible et surtout plus proche.

Et la relation employeur-salarié

dans tout ça ?

Ingrid : Chacun doit savoir rester à sa place.

D’ailleurs, on se vouvoie toujours ! C’est une

façon de respecter Sylvie et son travail.

Sylvie : Ce métier est une vocation pour

moi. C’est aussi une grande responsabilité :

je garde le fruit de l’amour des parents.

Pour conclure, qu’appréciez-vous

l’une de l’autre ?

Ingrid : J’aime sa façon d’être à l’écoute

de Judith et de Margot. Sylvie établit une

relation personnalisée avec chacun des

enfants qu’elle garde. C’est le meilleur moyen

d’accompagner leur évolution et leur équilibre

affectif.

Sylvie : Ingrid s’intéresse avant tout à ce que

les filles ont fait dans la journée. J’apprécie

aussi qu’elle respecte les horaires. Elle sait

que je reste flexible mais elle n’en n’abuse pas

et ça marche dans les deux sens.

Sylvie et Ingrid : Il y a une confiance

totale…

© Greg WAIT

social

Comment devenir

assistante

maternelle ?

Pour obtenir l’agrément,

la candidate doit :

• Disposer d’un logement dont l’état,

les dimensions et l’environnement

permettent d’assurer le bien-être

physique et la sécurité des mineurs,

compte-tenu de leur âge et de leur

nombre ;

• Maîtriser le français oral ;

• Fournir un certificat médical visant

à s’assurer que son état de santé lui

permet d’accueillir habituellement des

mineurs ;

• Recevoir la visite d’une puéricultrice

qui vérifiera que la candidate présente

les garanties nécessaires pour

accueillir des mineurs dans des conditions

propres à assurer leur développement

physique, intellectuel et affectif.

Ces rencontres doivent permettre

d’évaluer les capacités éducatives et les

qualités relationnelles de la candidate,

ainsi que sa disponibilité et sa capacité

d’organisation.

L’agrément est délivré par le président

du conseil général. Il est accordé pour

une durée de cinq ans renouvelable.

Une fois agréée, l’assistante maternelle

bénéficie d’une formation obligatoire de

120 heures. Celle-ci se déroule en deux

temps : 60 heures doivent être effectuées

avant l’accueil du premier enfant

et 60 heures dans les deux ans qui suivent

cet accueil. La justification de cette

formation est obligatoire pour obtenir

le renouvellement de l’agrément.

Le Département a par ailleurs souhaité

y ajouter une formation aux gestes

de premiers secours d’une durée de

10 heures.

© Greg WAIT

Pour obtenir des renseignements sur le métier d’assistante

maternelle, trouver une assistante maternelle et connaître les places

disponibles près de chez vous, une seule adresse : www.calvados.fr

Des réunions d’information sont régulièrement

organisées dans le département.

Rapprochez-vous de votre

circonscription d’action sociale pour

en connaître les lieux et dates.

www.calvados.fr

19


aménagement

Les ports départementaux

De la gestion des écluses aux opérations de dragage en passant par les travaux

d’investissement et d’entretien de ses ouvrages, le conseil général gère sept ports

dans le Calvados. Que ce soit dans le cadre de l’activité de pêche ou de plaisance,

le Département œuvre pour répondre aux nouveaux besoins des usagers.

des usagers et aux modifications de la réglementation

», précise Éric Paris, directeur

général adjoint chargé de l’aménagement

et des déplacements au conseil général du

Calvados. « Les agents du Département gèrent

également tous les ouvrages portuaires,

principalement les écluses à l’entrée des

ports. La plus importante est le sas écluse

de Honfleur, qui vient de subir d’importants

travaux de restructuration d’un montant de

10,125 millions d’euros. »

Le port de Dives-sur-Mer.

20 www.calvados.fr

Chiffre

10,125 M€

C’est le coût

des travaux de

restructuration du sas

écluse de Honfleur

I

signy-sur-Mer, Grandcamp-

Maisy, Port-en-Bessin-Huppain,

Courseulles-sur-Mer, Dives-sur-

Mer, Trouville-sur-Mer/Deauville et Honfleur,

ces sept ports du littoral calvadosien

sont gérés par le service ports et littoral du

conseil général.

Ce service pilote les études et les travaux

d’investissement et d’entretien. L’exploitation

et la maintenance des ouvrages sont assurés

par 29 agents rattachés aux deux responsables

de l’exploitation, respectivement

des secteurs Ouest (pour les ports d’Isignysur-Mer,

Grandcamp-Maisy, Port-en-Bessin-

Huppain et Courseulles-sur-Mer) et Est

(pour les ports de Dives-sur-Mer, Trouvillesur-Mer/Deauville

et Honfleur).

« En terme d’investissement, la mission du

conseil général consiste à maintenir en bon

état le patrimoine portuaire départemental.

Il s’agit aussi de faire évoluer les infrastructures

pour répondre aux nouveaux besoins

© Greg WAIT

Pêche et plaisance

Les infrastructures portuaires accueillent

deux activités principales : la pêche et

la plaisance. Les principales missions du

Département liées à la pêche sont l’outillage

portuaire, allant de l’exploitation des dispositifs

de levage des bateaux pour leur entretien

à la gestion de la criée de Port-en-

Bessin-Huppain, en passant par l’écorage,

consistant aux opérations de première mise

en vente des produits de la pêche. Ces activités

autour de la pêche, comme celles liées

à la plaisance, sont principalement prises

en charge par des concessionnaires publics

(communes, chambres de commerce et d’industrie…)

ou privés. En terme de plaisance,

seul Port Guillaume à Dives-sur-Mer est géré

directement par le Département du Calvados

au travers d’une régie.

En dehors d’opérations exceptionnelles,

comme celles du sas écluse de Honfleur, le

Département consacre en moyenne 2,1 millions

d’euros chaque année pour les opérations

courantes d’entretien ou d’amélioration

de ses installations portuaires.

Membre du syndicat mixte Ports Normands

Associés (PNA), qui gère les ports de

Cherbourg et de Caen-Ouistreham, le

Département du Calvados consacre

800 000 euros chaque année à l’équipement

de ce dernier port.

Dans le cadre de la préservation du littoral,

le Département participe également, sous

forme de subventions d’équipements représentant

50 % du montant total hors taxes,

aux travaux pour la défense contre la mer,

comme les digues, les épis sur les plages ou

les enrochements le long de nos côtes.


aménagement

Le point sur les

travaux routiers

dans le Calvados

Dans le cadre de son programme routier de

modernisation pluriannuel, le Département fait le

point sur l’état d’avancement de ses travaux prévus

en 2011. Sur 151 opérations votées, 30 % d’entre elles

sont aujourd’hui terminées ou en cours, 10 % sont

en préparation et 60 % ont débuté en septembre.

Travaux sur la RD 579 au niveau des communes

du Mesnil-Germain et du Mesnil-Durand.

Aménagement avec bandes multifonctionnelles sur 3 km

pour un coût total de 1,8 million d’euros. Les travaux sont

aujourd’hui terminés.

Travaux sur la RD 572 au niveau

de la commune de Vaubadon.

Aménagement avec bandes multifonctionnelles sur 1,5 km et

création d’une piste cyclable pour un coût total de 0,9 million

d’euros. Les travaux sont en cours, avec un achèvement

prévu en novembre.

Travaux sur la RD 16 entre Bretteville-sur-Dives

et Crèvecœur-en-Auge.

Aménagement avec bandes multifonctionnelles sur 8 km

pour un coût total de 2 millions d’euros. Les travaux sont en

cours d’achèvement.

Travaux sur la RD 524 entre Vire

et Saint-Sever.

Aménagement avec bandes multifonctionnelles sur 3 km

pour un coût total de 1,3 million d’euros. Début des travaux

en septembre 2011.

Travaux sur la RD 572 à Vaubadon.

Travaux sur la RD 8 entre Éterville

et Esquay-Notre-Dame.

Aménagement avec bandes multifonctionnelles, rectification

de virages et aménagement de carrefour pour un coût total

de 2 millions d’euros. Début des travaux fin septembre 2011.

Le Mesnil-Durand, travaux sur la RD 579.

Travaux sur la RD 74 dans la commune

de Saint-Gatien-des-Bois.

Tracé neuf de la déviation de la route départementale pour

les besoins de l’aéroport pour un coût total de 2,35 millions

d’euros. Cette opération est co-financée, à hauteur

des deux tiers, par le syndicat mixte gérant l’aéroport de

Deauville/Saint-Gatien. Début des travaux en octobre.

Travaux entre la RN 158 et la RD 51

dans le canton de Falaise-Nord.

Aménagement de l’itinéraire de substitution agricole par

les mises aux normes autoroutières de la RN 158 (A 88).

Maîtrise d’ouvrage déléguée au Département par l’État.

Provision financière de 4 millions d’euros, acquisitions foncières

comprises.

Marché en cours d’attribution. Début des travaux à l’automne

2011.

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21


économie

BS2i : la toile imprimée

grandeur nature

Créée en 2001 à Honfleur, BS2i est

aujourd’hui leader en France dans le

domaine de la toile imprimée monumentale.

Un parcours qui doit sa réussite à une

femme : Janette Cacioppo, son PDG.

Parole de…

Janette Cacioppo

« Être une femme

chef d’entreprise,

c’est être

multicartes »

© Greg WAIT

BS2i investit chaque année entre 200 000 et 300 000 €

en équipements de production.

© Greg WAIT

« Je me considère d’abord comme un PDG avant de me

considérer comme une femme PDG. Je n’ai jamais rencontré

de difficultés dans mon milieu professionnel en tant que

femme et pourtant j’ai travaillé dans un univers masculin.

Même après le décès de mon mari en 2008, je n’ai jamais

eu de réactions machistes.

Ce qui est compliqué pour une femme, c’est de tout gérer

: le travail et la vie familiale. Que l’on soit PDG ou non,

ça vaut pour toutes les femmes qui travaillent. Il faut être

multicartes. Devenir chef d’entreprise est un choix mais il

faut savoir que l’on est “branché” entreprise tout le temps.

Il faut donc être très organisée et bien gérer son temps.

Heureusement les femmes ont cette capacité à gérer plusieurs

activités à la fois. Et puis les nouvelles technologies

facilitent les choses. Une femme qui choisit de devenir chef

d’entreprise se pose plus de questions qu’un homme avant

de se lancer. Elle anticipe davantage. C’est passionnant,

parfois difficile, mais comme pour n’importe quel métier, il

faut savoir s’organiser ! »

À

l’origine de BS2i : la société

Storbache, spécialisée

dans la confection de

toiles PVC pour des applications industrielles

et des stores extérieurs.

En 2000, alors maire adjoint aux

Finances à la ville de Honfleur,

Salvatore Cacioppo est appelé à

étudier l’entreprise en difficulté. Il

soumet l’idée à sa femme, Janette,

de reprendre la société. Après un

dépôt de bilan de Storbache, BS2i

est créée en juin 2001 pour reprendre

les activités et les 19 employés

de l’ancienne société. Alors

que cette dernière vient de faire

l’acquisition d’une imprimante numérique

très grand format (5 m),

Janette Cacioppo et son mari, qui

s’occupe alors du développement

commercial à Paris, décident de

développer l’activité d’impression

grand format. Janette Cacioppo bénéficie

alors d’un prêt d’honneur de

Calvados Création.

Aujourd’hui, l’activité représente

98 % du chiffre d’affaires de la société

qui emploie désormais 35 personnes.

Leader en France dans le

domaine de la toile imprimée monumentale,

BS2i réalise un chiffre

d’affaires sur tout le territoire français

de presque 5 millions d’euros

contre environ 1,5 million en 2001.

Elle est présente aujourd’hui dans

les domaines d’impression de toiles

pour la décoration intérieure, de

la fourniture de signalétique pour

la grande distribution, des éléments

en volume à effet 3D pour

les grandes toiles ou l’impression

écologique. Elle a notamment réalisé

des toiles monumentales pour

Louis Vuitton, l’Assemblée nationale,

l’Opéra Garnier, le musée du

Louvre ou encore le G8 à Deauville

en mai dernier.

Imprim’Vert depuis 2009 et adhérente

à la filière de recyclage des

toiles PVC TexyLoop, BS2i investit

chaque année entre 200 000 et

300 000 € en équipements de production.

Elle vient d’ailleurs d’acquérir

sa cinquième imprimante en 5 m.

22 www.calvados.fr


emploi

Hamelin s’implante

à Démouville

L’entreprise familiale caennaise, leader européen de la papeterie et du classement,

crée une nouvelle unité de production à Démouville. Dès 2012, l’usine, dédiée à la

fabrication d’articles de classements de la marque Elba, accueillera près de 80 salariés.

Architecte : Olivier Rattier, du cabinet Dupont-Nicolay à Caen.

C

e n’est pas un hasard si le groupe

Hamelin a choisi d’implanter sa

nouvelle unité de production à

Démouville. L’entreprise française, aujourd’hui

installée à Hérouville-Saint-Clair, est attachée

à son territoire. « Parmi les différentes

possibilités qui s’offraient à nous, nous avons

choisi Démouville car Hamelin est une entreprise

d’origine caennaise et nos racines sont

ici », confie Éric Joan, directeur général du

groupe.

Créées en 1864, cité Gardin à Caen, par

Ernest Hamelin, les Papeteries Hamelin

étaient à l’origine dédiées à la fabrication de

registres comptables. Elle s’est ensuite développée

en rachetant des papeteries en France

et en Europe. Dans les années 1960, l’entreprise

choisit de se réorienter vers la fourniture

scolaire et devient très vite leader sur

le marché européen. Elle devient également

numéro un européen des articles de papeterie

pour le dessin et les beaux-arts en reprenant,

en 2007, les activités grand public et la

fabrication de papier de la marque Canson.

Outre cette dernière, le groupe commercialise

les marques Oxford, Bantex, Elba ainsi que

Super Conquérant (le siège social historique

du groupe était installé boulevard Guillaume

le Conquérant à Caen). Elle est aujourd’hui la

plus ancienne entreprise en activité de la ville.

550 emplois dans le Calvados

Toujours détenu par les descendants du

fondateur, dont l’arrière-petit-fils Stéphane

Hamelin, qui en est le PDG depuis 1989, le

groupe Hamelin emploie 4 200 salariés en

France et en Europe (Scandinavie, Royaume-

Uni, Espagne, Italie, Allemagne, Pologne),

dont 550 dans le Calvados.

Produisant 200 millions d’articles par

an et 60 % des cahiers vendus en

France, le groupe réalise un chiffre d’affaires

de près de 600 millions d’euros.

Après avoir fusionné son activité enveloppes

avec le suédois Bong Ljungdahl pour devenir

Bong, le leader européen du secteur, le groupe

a récemment fait l’acquisition de Derya Buro,

une entreprise turque spécialisée dans les

fournitures de classement.

Inauguration à l’automne prochain

D’une surface d’environ 11 000 m², la nouvelle

unité de production de Démouville

sera dédiée aux articles de classement de la

marque Elba. Elle entrera en production courant

2012 et accueillera 70 à 80 salariés.

Le groupe Hamelin prévoit un investissement

d’environ 15 millions d’euros pour réaliser

sa nouvelle usine de Démouville. Le groupe

a bénéficié d’un soutien financier du conseil

général de 2 millions d’euros. « Le soutien

des collectivités locales est important

dans ce type de projet, souligne Eric Joan.

Le conseil général a su répondre présent. »

La nouvelle unité sera inaugurée à l’automne

2012.

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23


sport

Bientôt l’Open de tennis de Caen,

l’événement d’un sport très pratiqué

chez les jeunes Calvadosiens

© Gérard Piwtorak

Arnaud Clément lors de l’édition 2010.

Novices, initiés, passionnés,

l’Open de tennis de Caen, c’est

l’événement sportif ouvert à tous. ”

C

ette année, l’Open de tennis de Caen

fait le grand saut et débarque au

Zénith du 10 au 13 décembre. C’est

devenu en seulement quatre ans le premier

tournoi national amateur. Tournoi amateur mais

pas seulement puisque les « joueurs du dimanche

» participent au même

tournoi que les professionnels.

Vous viendrez y applaudir les

champions les plus médiatisés

du tennis français : Richard

Gasquet, Gilles Simon ou encore

Jo-Wilfried Tsonga… Comme toujours,

lorsqu’il s’agit de promouvoir les grands événements

sportifs du département, le conseil

général a répondu présent.

Plébiscité par les jeunes, le tennis représente

un atout pour le département. Il permet aux

amateurs de s’épanouir dans la pratique sportive

et contribue à la notoriété du Calvados.

Dès la 1 re édition, le conseil général a eu la volonté

de s’impliquer fortement dans ce tournoi.

« En effet, le tennis est l’un des sports

les plus pratiqués dans le Calvados, avec près

de 13 000 licenciés, nombre qui augmente

régulièrement », explique Henri Girard, viceprésident

du conseil général.

Le comité départemental, présidé par Gilles

Stéphan, regroupe ainsi 102 clubs. Parmi

eux, le Tennis Club de Caen, le Tennis Club

de Lisieux, le Verson Tennis Club et l’USO

Mondeville évoluent parmi l’élite nationale

et bénéficient d’un soutien renforcé du

Département. « Nous travaillons en parfaite

24 www.calvados.fr


sport

© Greg WAIT

Open 2011 :

Le conseil général

monte au filet !

Depuis la première édition, le conseil

général est l’un de ses principaux partenaires,

notamment au travers de

l’opération « Joue avec ton idole », une

animation dorénavant attendue avec

impatience par les jeunes joueurs des

clubs du département. Elle permet

aux 6-13 ans des écoles de tennis du

Calvados d’échanger quelques balles

avec l’une des têtes d’affiche du tournoi,

l’an dernier Paul Henri Mathieu. Un

moment d’exception à ne pas manquer !

Édition 2010 : « Joue avec ton idole ».

entente avec le comité départemental »,

souligne Henri Girard. « Dans le domaine du

tennis, le conseil général a apporté, en 2010,

140 000 euros de subventions dont plus de

la moitié – 82 000 € – pour le fonctionnement

de 69 clubs. Le Département a lancé

un programme spécifique sur les terrains de

tennis couverts qui doit permettre aux écoles

de tennis de fonctionner toute l’année et de

faire face aux aléas de la météo. »

Chiffres

1 er

le tennis est le sport

féminin le plus pratiqué

dans le Calvados.

12 266

le nombre de licenciés

calvadosiens. Le tennis est,

après le football, l’un des

sports les plus pratiqués dans

le Calvados et en Normandie.

26 000

le nombre de participants

au circuit des tournois d’été

organisé par le Comité

départemental de tennis et

soutenu par le conseil général.

Deux questions à

Gilles Stéphan,

président du Comité

départemental de tennis

Le tennis, l’un des premiers

sports du département chez

les jeunes. Un pari gagné ?

Les clubs du Calvados ont fait un effort

important en direction de la jeunesse,

effort qui passe par l’enseignement

et l’initiation. Ils ont initié un suivi depuis

les 5-6 ans jusqu’à l’explosion des

joueurs en individuel ou par équipes. Le

conseil général a également beaucoup

soutenu la démarche par le biais de

subventions et d’aides aux sportifs en

devenir.

La plus grande partie des

licenciés est masculine.

Et le tennis féminin ?

Le tennis reste le premier sport féminin

du département. Mais nous pouvons

encore progresser en terme d’organisation.

Les licenciées ont souvent des

obligations familiales qui leur permettent

difficilement de se libérer quand

elles le désirent. Nous faisons le maximum

pour aménager et gérer les horaires

des animations.

© Greg WAIT

Question à

Aristide Olivier,

Organisateur de l’Open de Caen et président du Tennis Club de Caen

Cette année, pour la première fois depuis sa fondation en 2007,

l’Open de Caen aura lieu au Zénith. Pourquoi ?

L’Open de Caen est à un tournant de son histoire. Il attire un public de plus en plus important et nous avions

besoin d’un espace plus grand pour l’accueillir. Son succès tient sans nul doute à son originalité. C’est un

concept particulier et très porteur. Nous permettons aux joueurs de classement modeste de jouer la même

compétition que celle des champions de niveau international. Il réunit ainsi 450 participants dont 10 joueurs

professionnels et intéresse non seulement les licenciés du Calvados mais aussi ceux des départements

limitrophes voire des régions voisines. Notre volonté est de créer le plus grand événement sportif de l’année

à Caen. Choisir le Zénith va sans aucun doute permettre de développer et de faire connaître encore plus le

tennis en Haute et Basse-Normandie ! Plus d’infos sur www.tennisclub-de-caen.com

www.calvados.fr

25


sport

Dans le Calvados, masculin ou féminin,

le hand se porte bien

Résultats plus que bons, nombre de licenciés en croissance constante, joueurs de premier

plan, le handball est un sport phare dans le département. Il le doit bien sûr à tous ces

passionnés qui, souvent bénévolement, aident et préparent, mais aussi à la présence

sur son territoire de trois équipes particulièrement importantes par leur dynamisme

et leur talent : les Vikings du Caen HB, le club de Colombelles et l’ES Falaise.

Les Vikings en avant !

Eh oui, depuis la saison dernière, le club

a été promu. Il évolue désormais dans le

Championnat de France Nationale 2 après

deux accessions successives. Mais il ne s’agit

pas de se reposer sur ses lauriers et les

Vikings ont déjà repris les chemins du

terrain, bien décidés à ce que rien n’endigue

leur irrésistible ascension. Ils ont

la ferme ambition de jouer les premiers

rôles dès cette saison.

Stage de jeunes

arbitres organisé

par le Comité

du Calvados à

Blainville-sur-Orne.

Préparation et

concentration

Pour cela, Nationale 2 oblige, la reprise a été

rythmée : tests, entraînements physiques

deux fois par jour, matchs amicaux, travail

sur le jeu collectif afin de mieux intégrer les

nouveaux… Un recrutement prometteur qui

avait incité, il y a peu, les dirigeants à évoquer

une montée en Nationale 1 dans les deux

ans à venir. Fin août, à la reprise, l’entraîneur

Christian Le Moal a été clair : « Le vice-président

a parlé de l’envie du club de voir notre

équipe briller en Nationale 2 dès cette saison.

On a recruté les joueurs qu’il faut pour cela.

On a un coup à faire cette année, mais il faut

qu’une dynamique se crée. » Les arrivées de

Mizouni, Zitouni, Grould, Knops et Rachow

ainsi que les retours de Maxime et Antoine

Langevin devraient permettre d’atteindre ces

objectifs.

Afin de prendre la mesure de ses adversaires,

Marc Collyer, co-entraîneur, a également décidé

de collecter le maximum d’éléments vidéo

sur les autres équipes de sa poule. Un

bon moyen de jauger la concurrence avant le

début des hostilités.

Les moins de 18 ans aussi

En juin, il l’avait annoncé, ils l’ont fait !

Alexandre Cénédésé, l’entraîneur, savait

que ses joueurs étaient capables de remporter

le Championnat de France moins de 18 ans

Excellence.

Zoom sur…

Le handball au féminin

Le maintien du club de Colombelles en Nationale 1

féminine et en Nationale 3 féminine, ainsi que la

bonne saison du club du CA Lisieux en Nationale 2

féminine montrent bien la bonne santé du handball

féminin dans le Calvados.

Pour conforter ce bilan positif, une convention,

validée au niveau national par la Fédération française,

a été signée entre neuf clubs du département.

Elle va permettre aux meilleures joueuses

du Calvados d’évoluer au plus haut niveau. Les

moins de 16 ans seront regroupées au Chemin

Vert de Caen après l’avoir été au sein du club de

Colombelles. Cette équipe figure régulièrement

dans les trois meilleures équipes de Normandie.

Les moins de 18 ans évolueront pour la troisième

année au sein du club de Courseulles dans la

continuité de leurs bons parcours durant les

deux dernières saisons. L’équipe qui représentait

le Handball Féminin 14 a remporté le Challenge

de France.

Comité départemental de handball du Calvados :

ZAC Lazzaro - Rue de la Métallurgie

14460 Colombelles - Tel. 02 31 83 29 15

email. comite14.hand@wanadoo.fr

26 www.calvados.fr


sport

Bilan avec

Patrick Osouf,

président du Comité

départemental

© Greg WAIT

© Greg WAIT

Colombelles mise

sur ses jeunes

Depuis 2008, le Club Laïque de Colombelles

Handball n’a eu de cesse d’améliorer encore

des résultats qui lui avaient déjà valu une place

de choix sur l’échiquier normand.

Avec plus de 200 licenciés, tant masculins que

féminins, du baby-hand aux seniors, il s’impose

au plus haut niveau. Bien entendu, l’actualité fait

surtout écho des performances de son équipe

phare qui évolue en Nationale 1 Féminine. Mais

le club possède aussi le Label Or École d’arbitrage

et le Label Argent École de Handball.

De leur côté, les moins de 13 ans ont remporté

le championnat d’honneur départemental. Leurs

homologues féminines ont fini deuxièmes. Les

moins de 16 ans du Handball Féminin 14 ont

brillamment enlevé le championnat régional,

mais aussi la Coupe du Calvados dans la catégorie

moins de 18 ans.

En ce qui concerne les jeunes du club, certains

se sont vu sélectionner à plus haute échelle,

avec le Calvados ou la Normandie. L’équipe fanion

a obtenu la sixième place de Nationale 1

et vécu une belle saison malgré les déboires du

début de championnat (deux matches perdus

sur tapis vert). Elle a également décroché la

Coupe de Normandie pour la septième fois.

À la rentrée prochaine une troisième équipe

seniors filles verra le jour, accompagnée d’une

section handball loisir. C’est sûr, l’avenir s’ouvre

en grand pour le club !

L’ES FALAISE

Après 4 années passées en pré-nationale, l’ES

Falaise rejoint de nouveau la N3.

Les superbes résultats de l’équipe prouvent,

s’il en était encore besoin, que la formation est

en bonne voie au sein de ce club.

Clara DEWAËLE,

Conseillère générale de

Morteaux-Coulibœuf et

joueuse de l’équipe de

Saint-Pierre-sur-Dives.

Quelle est l’implication du conseil

général ?

Dans le cadre

de sa politique

s p o r t i v e , l e

conseil général

soutient le

fonctionnement

des 24 clubs

de handball du

Calvados et valorise

en particulier

la pratique

des jeunes licenciés. En plus de cette aide,

nous menons une politique volontariste en

direction du haut niveau et de l’accès au haut

niveau. À cet effet, nous accompagnons les

sections sportives scolaires masculines et

féminines des collèges (collèges des Douits

à Falaise et Monod à Caen). Nous accordons

également des aides aux handballeurs

en devenir ainsi qu’une prise en charge des

visites médicales organisées par le centre

médico-sportif de Caen. Enfin, pour faciliter

l’accès ou le maintien parmi l’élite nationale,

un appui renforcé est accordé aux clubs de

Falaise, Caen et Colombelles. Ces clubs, qui

représentent la vitrine du département en

handball, développent désormais, en partenariat

avec le conseil général, des actions

en faveur des jeunes, des collégiens et des

clubs amateurs.

© Greg WAIT

Question à

Pouvez-vous nous faire en

quelques mots un bilan du

handball dans le département ?

Le bilan est satisfaisant en général. Le

travail réalisé par les bénévoles, bien relayés

par nos salariés, Romain Capelle et

Stéphanie Leprettre, a permis d’atteindre

les objectifs fixés. On pourra noter les montées

du Caen HB en Nationale 2 masculine

et de l’ES Falaise en Nationale 3 masculine.

L’équipe des moins de 18 ans masculins

du Caen HB est championne de France

Excellence. Les résultats de nos sélections

départementales sont bons (demifinaliste

des Inter-Comités 2011). Le

nombre de licenciés (6 109) est en hausse.

Enfin, notre travail de formation porte ses

fruits et nous incite à continuer.

Quelles sont les grandes

orientations de votre

développement ?

Les voici. Tout d’abord, amplifier la pratique,

ensuite viser le haut niveau, administrer,

gérer, communiquer. Enfin, élargir le

handball en milieu rural.

Quels sont les événements

phares qui vont marquer

les prochains mois ?

En fin d’année, un quart de finale de la

Coupe de la Ligue regroupant les huit

meilleures équipes féminines de France

sera organisé à Lisieux. Le Tournoi mini-handball

de Troarn regroupera quant à

lui l’ensemble des écoles de hand du

département.

La politique auprès des jeunes.

Quel recrutement ?

Un travail de détection est mis en place et

nous travaillons sur trois saisons au niveau

de la formation des jeunes joueurs. Des

regroupements mensuels sont organisés

et permettent aux meilleurs de progresser,

encadrés par des bénévoles du Comité.

www.calvados.fr

27


archéo

Archéologie,

des outils pour

mieux comprendre

le passé

Le musée et les sites de Vieux-la-Romaine

permettent de découvrir la ville antique d’Aregenua,

une capitale gallo-romaine, enfouie sous le territoire

de l’actuelle commune de Vieux, à quelques kilomètres

seulement de Caen. Ce lieu, conçu pour tous les publics,

est un site pédagogique majeur du département

puisqu’il accueille plus de 7 000 élèves chaque année.

Atelier destiné à apprendre aux élèves

une technique artisanale antique.

Des outils pour animer les ateliers.

Photos Greg WAIT

Trente ans d’expérience

auprès des scolaires

Dès sa création en 1982, le service archéologie

du conseil général du Calvados s’est

investi dans la médiation culturelle. Ses

agents collaborent aujourd’hui avec un service

éducatif (composé de trois enseignants

présents une demi-journée par semaine)

pour réaliser des outils pédagogiques en

veillant au respect des programmes nationaux.

Ce dispositif, mis en place par l’Éducation

nationale, a pour but de faire connaître

le musée de Vieux-la-Romaine, conçu dès

l’origine pour intégrer la dimension éducative,

auprès des enseignants et des élèves.

Il peut aider les établissements à construire

des projets pédagogiques et culturels.

Cette expérience a mené à la création d’une

quarantaine d’outils balayant les grandes

périodes historiques et de nombreuses disciplines

(histoire, géographie, sciences de la

vie et de la terre, latin, sciences physiques,

histoire des arts).

Des outils et des supports destinés

aux scolaires

Parcours-enquêtes, armoire pédagogique,

valises et expositions… les supports destinés

aux scolaires sont multiples. Ces outils

permettent aux enseignants d’élaborer des

séquences de cours adaptées au niveau

scolaire de leur classe.

Des ateliers, en autonomie ou encadrés

par des animateurs, permettent à chaque

élève de s’approprier une technique artisanale

antique : fabriquer une fibule, réaliser

une mosaïque ou encore étudier du mobilier

archéologique. Des ateliers encadrés sont

également proposés à des groupes dans un

cadre extrascolaire.

Des documents sont proposés pour accompagner

la découverte d’une période historique

ou d’un site départemental. Ce sont

généralement des valises et des dossiers

permettant de préparer la visite en amont

ou de la poursuivre en classe. Par exemple, le

parcours « Société et environnement dans

le monde romain, l’eau de Rome à l’Union

européenne », conçu pour les lycéens, permet,

à travers des textes traduits du latin,

d’étudier la gestion de l’eau à l’époque antique

sur le site de Vieux et de la comparer

avec celle régie par les textes européens

actuels.

Des actions

pour tous les publics

Expositions temporaires, animations, jeux

extérieurs d’inspiration antique… Le musée

de Vieux-la-Romaine, conçu pour être un

lieu agréable et convivial, dispose de parcours

destinés aux enfants et aux familles.

Labellisé « Tourisme et handicaps », les déficients

visuels et mentaux disposent d’objets

tactiles, de légendes en braille et d’un

livret de l’accompagnateur pour faciliter leur

visite.

plusd’infos

Musée de Vieux-la-Romaine : Ouvert tous

les jours sauf le mercredi, 02 31 71 10 20,

vieuxlaromaine@calvados.fr

Service éducatif : Permanence le mardi

après-midi, 02 31 71 10 20 ou 02 31 57 18 30.

Histoire-Géographie : laurence.alexandra@

calvados.fr ; Latin : veronique.lostoriat@

calvados.fr ; Physique-Chimie :

raphaelle.milon@ calvados.fr ; pôle

pédagogique : xavier.savary@calvados.fr

28

www.calvados.fr


archéo

Photos Greg WAIT

Restauration de la

« Maison à la cour en u » :

un chantier pédagogique

Les vestiges d’une maison gallo-romaine datée du III e siècle ont

été mis au jour sur la commune de Vieux à la fin des années 1990.

Intégrant la mise en valeur de cette « Maison à la cour en U »

au parcours de visite du musée et des sites de Vieux-la-Romaine,

le conseil général a souhaité faire de ce site un support

d’activité pour des publics en insertion sociale ou en formation

professionnelle dans les métiers du bâtiment.

Une expérience valorisante et fédératrice.

Restauration de vestiges gallo-romains.

Les deux phases du projet

Le projet de mise en valeur de la « Maison

à la cour en U » a débuté en 2010 avec la

construction d’un bâtiment parapluie destiné

à protéger les vestiges et le marquage au sol

de l’emplacement des voies gallo-romaines et

de la maison voisine.

La restauration de ces vestiges devrait avoir

lieu de l’automne 2011 au printemps 2012.

Ce chantier pédagogique est ouvert à des

stagiaires en pré-qualification et en qualification

dans les métiers du bâtiment. Il doit leur

permettre d’intégrer dans leur cursus l’observation

et l’expérimentation des techniques

de construction gallo-romaine dans le but de

restaurer des vestiges à l’identique.

Une véritable politique d’insertion

Les Départements exercent de nombreuses

compétences en matière d’action sociale,

notamment en ce qui concerne l’insertion.

Le conseil général, à travers ce chantier de

restauration, a intégré un groupe de douze

personnes en insertion sociale, dont sept sont

bénéficiaires du RSA (Revenu de Solidarité

Active).

En fonction des pré-requis et de leurs compétences,

ils participent au démontage de

certains vestiges, aux investigations archéologiques,

à l’expérimentation des savoir-faire

anciens et à la maçonnerie des murs et des

sols. Ils mettent en place des outils de communication

à court terme (organisation de

l’inauguration officielle du projet de restauration

prévu en octobre/novembre 2011) et à

long terme (graphisme de panneaux et réalisation

d’un film pérennisant

et mettant

en valeur le projet

pédagogique).

C e p r o j e t e s t

conduit en partenariat

avec la

délégation académique

à la formation

continue et le

réseau des GRETA

de Basse-Normandie.

Il s’inscrit dans le cadre du

dispositif régional d’insertion sociale

ELAN’S (Espaces locaux

d’activités novatrices).

Conjuguer patrimoine

et retour à l’emploi :

un projet original

Simples et clairs, les objectifs sont de mettre

les bénéficiaires en situation de travail, de

développer la confiance en soi et l’aisance,

de conforter ou d’acquérir des compétences

techniques sur les champs de la construction,

de l’éco-construction, de l’informatique, du

graphisme, de la vidéo. Grâce à un tel programme,

ils vont aussi apprendre à travailler

en groupe, élargir leurs compétences liées à la

communication orale et écrite et apprendre à

valoriser leur travail. Ils vont être acteurs d’un

projet collectif, s’habituer à travailler avec des

partenaires, rencontrer des professionnels ou

futurs professionnels réunis autour d’un projet

commun et s’initier à la conduite d’un projet

événementiel.

www.calvados.fr

29


culture

L’ODACC :

trente ans de spectacles

en milieu rural

E

n 1981, le conseil général a créé,

sous l’impulsion de son président

d’alors, Michel d’Ornano,

l’Office Départemental d’Action Culturelle

du Calvados (ODACC), avec pour mission

première, de faire vivre la culture en milieu

rural. À sa tête pendant vingt-cinq ans,

entre 1981 et 2006, un fervent défenseur

de l’égalité d’accès à la culture, Jean-

Pierre Tiphaigne, qui a très rapidement

souhaité programmer des spectacles

professionnels de qualité dans des petites

communes rurales. « Il avait auparavant

beaucoup travaillé sur la rénovation du

château de Gratot dans la Manche, avec

la mise en place d’un festival. C’était un

pionnier dans son domaine. En 1981,

c’était une idée novatrice, à contre-courant,

que de proposer des spectacles en

milieu rural », précise Jacky Besnier, actuel

directeur.

Jean-Pierre Tiphaigne évoquait « la joie

profonde d’avoir fait naître et de partager

émotions, frémissements et coups de

cœur autour de spectacles, là-bas, au fin

fond du département, là où personne n’y

aurait cru ».

Depuis, l’ODACC, les communes, les

communautés de communes et les bénévoles

n’ont cessé de se mobiliser pour

proposer chaque année une dizaine de

spectacles de théâtre, musique et danse

tout public pour une quarantaine de représentations

sur le territoire.

Jean-Pierre Tiphaigne, directeur de l’ODACC

de 1981 à 2006.

© Greg WAIT

Serge Geffroy, président bénévole de

l’association APOSA d’Argences et de sa région

Comment collaborez-vous

avec l’ODACC ?

Notre association, que nous avons

créée en 1989, alors que j’étais

maire adjoint, a pour mission

d’accueillir des manifestations

culturelles. Depuis cette date,

nous travaillons avec l’ODACC,

et le conseil général nous subventionne

à 40 %. La mairie d’Argences

finance de son côté (avec

une aide de la commune de Moult)

à hauteur de 40 % et la billetterie

rapporte 20 % du budget. Chaque

année, nous avons de nombreuses

propositions de compagnies.

L’ODACC, les autres communes

parties prenantes dans la saison

culturelle et nous-mêmes voyons

tous les spectacles et faisons un

choix.

Comment se font vos choix ?

Ce sont souvent des coups de

cœur, mais nous faisons très

attention à proposer une diversité

de spectacles dans différents

genres : théâtre, musique, danse

contemporaine, cirque… et nous

nous posons toujours la question

de savoir si le spectacle que

nous voyons peut intéresser nos

spectateurs.

Comment s’organise

la saison culturelle

dans votre commune ?

Nous proposons six spectacles

par an maximum, ce qui n’est déjà

pas si mal pour une commune de

3 500 habitants. Nous sommes

quinze bénévoles et nous transformons

notre salle polyvalente, « le

Forum », en salle de spectacle. Au

départ, il a été difficile de se faire

connaître et de faire venir les gens,

mais ensuite le bouche à oreille

a joué. Nous sommes contents

d’avoir aujourd’hui entre 140 et

150 spectateurs en moyenne pour

180 places, avec des pics pour certains

spectacles. Nous avons également

une politique tarifaire incitative,

avec une carte d’abonnement

de 5 € qui donne ensuite accès

à tous les spectacles moyennant

7 €, y compris ceux des autres

communes…

30 www.calvados.fr


culture

Joe Sature et ses Joyeux Osselets.

Les chiffres clés 2010

Associations organisatrices :

6 pour 10 communes et

3 communautés de communes

Bénévoles :

98

Total des entrées :

6 588

Taux de remplissage :

84 %

©V. Meigne

Solstice.

Parole de…

Bernard Massart,

vice-président de l’association AIPOS

d’Aunay-sur-Odon/Villers-Bocage

« Lorsque, au lycée de Coutances, le jeune Jean-Pierre Tiphaigne est venu

demander au médecin scolaire une dispense pour le cours de gymnastique

afin d’avoir le temps de peaufiner son dossier sur le château de Gratot pour

le concours “Chefs-d’œuvre en péril”, je n’imaginais pas que je retrouverais

ce condisciple directeur de l’ODACC vingt ans plus tard ! Il se trouve que le

médecin scolaire était ma mère et que j’aurais dû me douter que Jean-Pierre

me retrouverait un jour pour me faire payer – amicalement – ses refus

de dispenses de gym en me demandant de m’investir pour amener la culture

en milieu rural !

C’est sans doute pour cela, qu’un jour de 1992, je me suis vu invité à une

réunion de l’Association AIPOS que je connaissais, depuis quelque temps

déjà, pour avoir assisté avec un vif plaisir à ses spectacles.

Depuis, nous avons toujours la même idée en tête lorsque nous préparons

la saison culturelle : faire connaître des spectacles que les habitants

d’Aunay-sur-Odon et Villers-Bocage ne seraient pas forcément allés voir.

Globalement, nos spectacles marchent bien mais nous sommes toujours

à la recherche de nouveaux publics et, en particulier, les 25-35 ans. »

www.calvados.fr

31


culture

Solstice.

La saison culturelle

2011/2012

©V. Meigne

À l’occasion de ses 30 ans, l’ODACC

a souhaité dans cette nouvelle saison

mettre à l’honneur des productions

et des spectacles régionaux : le

quartet burlesque Joe Sature et ses

Joyeux Osselets, le Centre National

Chorégraphique de Caen/Basse-

Normandie, le Tanit Théâtre de Lisieux

et la compagnie Pébroc basée à Caen.

Musique et chanson, théâtre, danse,

autant de domaines artistiques que les

Calvadosiens pourront découvrir ou

redécouvrir, cette année, au cœur du

département.

Après trente ans, quelles perspectives

pour l’ODACC ?

Jacky Besnier, chef du service affaires culturelles au

conseil général du Calvados et directeur de l’ODACC

« Le Cyrano de Saturne ».

L’

ODACC va développer, en priorité,

sa mission de base qui est

l’organisation de spectacles

professionnels en milieu rural. Nous

sommes actuellement présents sur six

territoires (communes ou communautés

de communes) pour des saisons

complètes et sur un septième territoire

pour l’organisation de quelques dates

ponctuelles.

Une nécessité : développer l’offre

de spectacle vivant en milieu rural.

Trouver de nouveaux territoires est aujourd’hui

une tâche difficile pour plusieurs

raisons :

- Une saison culturelle représente une

dépense importante pour la commune

ou la communauté de communes qui

s’y engage. Après déduction d’une

aide d’environ 12 000 € de la part du

conseil général, la collectivité doit encore

financer, à hauteur de 12 000 €

pour six spectacles, l’association qui

prend en charge l’organisation de

cette saison.

- Trouver une équipe d’une vingtaine de

bénévoles pour porter ce projet dans

une commune représente une deuxième

difficulté.

- La nécessité d’une offre culturelle,

dans certaines zones défavorisées, ne

fait pas toujours l’unanimité auprès

des populations et des élus. Un travail

de sensibilisation est encore utile.

Une nouvelle approche : la chanson

va au devant de nouveaux territoires.

Les tournées chanson de l’ODACC,

mises en place en mai et juin 2011, ont

pour mission d’établir le contact entre

l’ODACC et de nouvelles communes du

Calvados pour la diffusion de spectacles.

Bretteville-sur-Odon et Isigny-sur-Mer

ont accueilli le groupe de jazz « Vendeurs

d’enclumes » en mai et Mézidon-Canon

a accueilli le chanteur toulousain Manu

Galure en juin 2011.

L’ODACC propose actuellement deux

nouvelles tournées de chanson en mars

2012 aux communes du Calvados qui

veulent tenter l’expérience du spectacle

professionnel en milieu rural. Les deux

artistes retenus sont Chloé Lacan (exchanteuse

de La Crevette d’Acier, révélation

du festival de Montauban 2011) et

Denys Lefrançois (ex-chanteur du groupe

Mes souliers sont rouges et membre des

Babars). Les choix artistiques sont faits

par l’équipe de l’ODACC qui maintient sa

volonté de promouvoir des artistes de

qualité encore méconnus du grand public

car peu médiatisés.

© CCN centre chorégraphique National de Caen

32 www.calvados.fr


Bons Becs.

Programmation de la saison 2011/2012

Musique

Les cinq musiciens des Bons

Becs proposent leur nouveau

spectacle, « En voyage de

notes », une odyssée musicale

autour du monde pour partir

à la découverte des différents

rythmes, de Rome, d’Istanbul,

de New York et de Londres ou

encore d’Afrique et d’Amérique

du Sud. De Haendel à Nino

Rota, de Gershwin aux Beatles

en passant par Louis Prima et

Darius Milhaud, les musiciens

voyageurs emmènent les

spectateurs, dès 6 ans, au cœur

de la planète musicale.

• THURY-HARCOURT,

vendredi 7/10

• ÉVRECY, samedi 8/10

• ARGENCES, mardi 11/10

• DOUVRES-LA-DÉLIVRANDE,

mercredi 12/10

• AUNAY-SUR-ODON,

jeudi 13/10

• LE MOLAY-LITTRY,

vendredi 14/10

L’orchestre du Grand Consul,

mêlant jazz, sonorités orientales

et d’Europe de l’Est, offre un

concert polyglotte, dans sept

langues différentes, où guitare,

saxo, violon, percussions et

accordéon se répondent au

rythme des mélodies, tantôt

swing, tantôt mélancolique

mais toujours envoûtante…

ARGENCES, mardi 24/01

L’ensemble vocal Calmus

de Leipzig, berceau de la

musique allemande, propose

un répertoire étendu a capella,

du classique le plus pur (Bach,

Schubert, Brahms) à la pop

débridée de Freddie Mercury.

Soprano, ténor, contre-ténor,

baryton, basse… cet ensemble

offre des tessitures de voix

les plus variées.

THURY-HARCOURT,

mardi 6/03

SAINT-AUBIN-SUR-MER,

mercredi 7/03

LE MOLAY-LITTRY, jeudi 8/03

VILLERS-BOCAGE,

vendredi 9/03

ÉVRECY, samedi 10/03

ARGENCES, mardi 13/03

ThéÂtre

La compagnie Tanit Théâtre

de Lisieux présente la pièce

« Crises de mer » écrite en

hommage aux traditions

ouvrières disparues du Pays

d’Auge. À partir de rencontres

avec ces ouvriers oubliés,

le texte s’est construit pour

mettre en valeur la mémoire

de ces populations locales

qui ont fait vivre la région

durant des décennies.

ARGENCES, jeudi 3/11

THURY-HARCOURT,

vendredi 4/11

ÉVRECY, samedi 5/11

LE MOLAY-LITTRY, mardi 8/11

DOUVRES-LA-DÉLIVRANDE,

mercredi 9/11

AUNAY-SUR-ODON, jeudi 10/11

« Dieu qu’ils étaient lourds ».

SAINT-ANDRÉ-SUR-ORNE/

SAINT-MARTIN-DE-

FONTENAY, vendredi 18/11

Avec « Dieu, qu’ils étaient

lourds ! », En votre compagnie

vous invite à une rencontre

imaginée avec Louis-Ferdinand

Céline, auteur admiré, homme

honnis. Le comédien qui

incarne Céline répond aux

questions des intellectuels

de l’époque afin de tenter

de percer à jour cet homme

mystérieux aux multiples

facettes. Il y parle de son

enfance, de sa vie, de ses

prises de position politiques

controversées, mais aussi

de son style…

AUNAY-SUR-ODON, jeudi 2/02

THURY-HARCOURT,

vendredi 3/02

ÉVRECY, samedi 4/02

ARGENCES, mardi 7/02

LE MOLAY-LITTRY,

mercredi 8/02

LUC-SUR-MER, jeudi 9/02

Calmus.

culture

Le Pébroc Théâtre de Caen

propose un spectacle loufoque,

« Le Cyrano de Saturne » dans

lequel l’auteur, comédien et

metteur en scène Marc Frémond

emmène le public dans un

monde poétique, riche de

personnages à la fois si proches

et si éloignés de nous. Partez

avec lui sur sa planète, la belle

Saturne, à la rencontre de cet

univers théâtral atypique.

LE MOLAY-LITTRY, mardi 3/04

DOUVRES-LA-DÉLIVRANDE,

mercredi 4/04

AUNAY-SUR-ODON,

jeudi 5/04

ARGENCES, mardi 24/04

THURY-HARCOURT,

jeudi 26/04

ÉVRECY, samedi 12/05

Danse contemporaine

Héla Fattoumi et Éric

Lamoureux, directeurs du

Centre Chorégraphique

National de Caen/Basse-

Normandie, font revivre deux

pièces phares de leur répertoire,

« Husaïs », duo né en 1988, qui

les avait propulsés sur le devant

de la scène chorégraphique

nationale et internationale

et « Solstice » (remix), pièce

créée en 1996 et interprétée par

Marine Chesnais et Moustapha

Ziane, deux des danseurs

du Centre.

DOUVRES-LA-DÉLIVRANDE,

mercredi 11/01

THURY-HARCOURT,

vendredi 13/01

ÉVRECY, dimanche 15/01 (16h)

AUNAY-SUR-ODON,

mardi 17/01

LE MOLAY-LITTRY,

vendredi 20/01

L’inclassable

La marque de fabrique du

quartet burlesque normand Joe

Sature et ses Joyeux Osselets,

c’est ce qu’ils appellent le

« comico-musical-acoustique »,

un savant mélange de

chansons, bruitages, gags

visuels, de comique de situation

et de chorégraphies bien

personnelles… une troupe qui

a d’abord séduit le public lors

de spectacles de rue et qui se

produit désormais sur scène.

THURY-HARCOURT,

vendredi 2/12

LE MOLAY-LITTRY, mardi 6/12

AUNAY-SUR-ODON, jeudi 8/12

ST-ANDRE-SUR-ORNE /

ST-MARTIN-DE-FONTENAY,

vendredi 9/12

VIEUX, samedi 10/12

ARGENCES, mardi 13/12

www.calvados.fr

33


Europe

L’Europe

en actions

Si l’Europe peut encore apparaître abstraite pour

certains d’entre nous, elle est bel et bien une

réalité dans le département du Calvados depuis

vingt ans. Avec des actions qui se pérennisent.

D

epuis sa création

en 1991, le service

Europe a eu pour

vocation première de sensibiliser

adultes et jeunes à une

Europe bien palpable. « Depuis

toutes ces années, la volonté

politique a permis de faire du

Calvados le premier département

français en nombre de

jumelages. Notre but, c’est de

dire que nous vivons bel et

bien dans l’Europe, lui donner

un visage perceptible et de

montrer ce qu’elle nous apporte

», précise Doris Rouxel,

responsable du service.

Cinq objectifs structurent

l’action de ce service animé

par dix personnes : sensibiliser

les collégiens mais aussi tous

les Calvadosiens à l’Europe,

inciter les jeunes à la mobilité

européenne et internationale,

développer des réseaux

européens avec les communes

et les associations, faire

naître des projets européens

dans le département. Ceci,

entre autres, grâce à

trois partenariats, avec le

Devonshire en Angleterre, la

Basse-Franconie en Allemagne,

la province de Trévise en Italie,

mais également différents jumelages

intercommunaux et la

mise en place d’un réseau de

stages avec six pays (Italie,

Grande-Bretagne, Allemagne,

Espagne, le Canada, les États-

Unis). « Voici trois actions qui

sont essentielles et qui depuis

plusieurs années permettent

de rendre très concrets ces

partenariats au bénéfice des

jeunes. Ce sont le programme

DeutschMobil, le Service volontaire

européen et la Rencontre

européenne de jeunes », complète

Doris Rouxel.

Le DeutschMobil

Cette action commune de la

Fédération des Maisons francoallemandes

et de la fondation

Robert Bosch, soutenue

par Mercedes-Benz France, le

DAAD et le Goethe Institut, en

est à sa 6 e édition. En 2010,

7 000 élèves ont participé à

286 animations. « Nous voulons

donner une image plus

captivante et plus actuelle de

cette langue/culture et montrer

la nécessité de pluralité

des langues », complète Doris

Rouxel. Une lectrice sillonne la

Normandie à bord d’un véhicule

pour aller à la rencontre

des élèves, essentiellement de

CM2 et de 5 e afin de promouvoir

la langue allemande auprès

des plus jeunes. Pour cette

saison, une jeune Allemande,

Elke, a été recrutée pour remplir

cette fonction. Selon la

responsable du service, « ces

jeunes Allemandes sont de

merveilleuses ambassadrices de

leur pays et de leur culture. Elles

permettent de faire découvrir

ce pays de façon ludique ».

Le Service volontaire

européen

Intégré au programme européen

« Jeunesse en action »,

le SVE permet aux 13-30 ans

d’effectuer un volontariat dans

plus de 50 pays* pendant 6 à

12 mois au bénéfice d’un projet

d’intérêt général. S’ils ne

sont pas rémunérés, les volontaires

sont logés, nourris et

reçoivent de l’argent de poche.

Le conseil général participe à

ce programme depuis 1998.

« Cette année, nous recevons

Lisa-Claudia, 20 ans, qui vient

de Basse-Franconie. Elle intervient

dans les clubs Europe

des collèges pour présenter

son pays ou une thématique

européenne. Elle aide également

à la préparation d’activités

européennes, comme la

future rencontre de jeunes.

Quentin, calvadosien, lui est

parti en Allemagne pour un

an », souligne Doris Rouxel.

La Rencontre

européenne de jeunes

En juillet 2011, elle avait lieu

dans la province de Trévise.

Trente-deux jeunes de 14 à

16 ans, Italiens, Allemands,

Polonais et Calvadosiens, se

sont réunis pendant une semaine

autour d’une thématique,

le dialogue interculturel,

lors d’ateliers, d’activités

ludiques, de discussions. En

2012, elle aura lieu en Pologne.

« La langue de travail, c’est

l’anglais, mais ils apprennent

très vite à communiquer.

Nous leur donnons un miniguide

de vocabulaire des

quatre langues pour pouvoir

échanger avec les mots de

base, y compris en polonais »,

explique Doris Rouxel.

* 31 pays européens et

23 pays voisins de l’UE ainsi

que d’autres pays partenaires

dans le reste du monde.

© Greg WAIT

Pratique

34 www.calvados.fr

© Greg WAIT

Le service Europe et International a déménagé depuis le 7 juillet

dernier. Nouvelle adresse : 7, promenade du Fort - 14000 Caen

Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 17 h

Tél. : 02 31 57 18 10

Mail : serviceeurope@calvados.fr

Site : www.calvados.fr


terroir

la recette du cru (4 personnes)

Menus du chef :

made in

Normandie

Lotte aux agrumes

A

près avoir été chef adjoint du

réputé Relais & Châteaux le Cabro

d’Or aux Baux-de-Provence, Olivier

Barbarin succède depuis deux ans au chef

étoilé Cyril Haberland au sein du restaurant

du château d’Audrieu, une bâtisse datant du

XVIII e siècle. « Pour rester dans l’esprit du

château, j’ai souhaité garder une cuisine

classique, mais en la revisitant avec de la

modernité et de l’innovation. Plus de 80 %

des produits que j’utilise sont régionaux. Je

pars d’une base locale pour emmener les

clients ailleurs gustativement. »

C’est ainsi que le chef de 35 ans définit sa

cuisine aujourd’hui : une approche gastronomique

axée sur les produits locaux, « en

sublimant leurs qualités spécifiques avec

des saveurs, des textures, des couleurs ».

Viande bovine, agneau, pigeons, huîtres Belle

du Nordet, Saint-Jacques, langoustine, cabillaud,

merlu, fromages, beurre, crème…

tout est estampillé « Normandie ». Pour ce

D’origine auvergnate, Olivier Barbarin, le chef du

Château d’Audrieu, a résolument fait le choix du

terroir normand depuis son arrivée en 2009.

Sa cuisine ? Entre tradition et modernité.

chef qui s’est donc installé récemment dans

la région, ces produits du terroir normand

n’étaient pourtant pas une découverte

car « ils sont réputés pour leurs qualités

et sont déjà beaucoup utilisés

partout en France ».

À partir de ces produits de base,

le chef innove au gré de son imagination

et des associations de

goûts, de couleur, de texture.

« J’aime utiliser certains produits

exotiques, comme la noix de coco,

le fruit de la passion, la sauce yakitori,

la cacahuète… pour apporter une

petite pointe de nouveauté, mais je ne

fais pas de vrai sucré-salé. Lorsque je

mange quelque chose de nouveau, ça

me donne une idée de ce que je peux

faire. Récemment, j’ai goûté une fève

tonka qui ressemble un peu au cacao

et j’ai eu l’idée d’un plat que je propose pour

cette rentrée, du foie gras avec une sauce au

tonka. »

En tout cas, l’Auvergnat de souche est devenu

un vrai Normand de cœur, dans sa cuisine,

mais aussi dans son quotidien. « Au départ,

j’ai fait beaucoup de kilomètres pour trouver

mes producteurs, j’ai aussi gardé ceux de

mon prédécesseur et j’ai de très bonnes relations

avec eux. Je me plais beaucoup ici. Je

suis dans un lieu magnifique où je peux laisser

libre cours à mon imagination. J’ai même

acheté une maison dans la région. »

© Greg WAIT

Contact

Le Château d’Audrieu

14250 Audrieu

www.chateaudaudrieu.com

Tél. : 02 31 80 21 52

E-mail : reservation@chateaudaudrieu.com

Ingrédients

◗ 500 g de lotte détaillée en 4 morceaux

◗ 1 poivron rouge

◗ 1 poivron vert

◗ 1 fenouil

◗ 4 échalotes

◗ 1 c. à soupe de beurre ½ sel d’Isigny

◗ Sel, poivre

◗ Pour la sauce :

2 oranges à jus, 1 fruit de la passion,

2 c. à soupe d’huile d’olive de qualité

Presser les oranges et faire réduire le

jus à feu vif au naturel (sans rajout de

sucre) jusqu’à l’obtention d’un sirop.

Rajouter la pulpe du fruit de la passion

et l’huile d’olive. Réserver.

Enlever la partie dure du fenouil,

l’éplucher et le tailler en gros quartiers

dans la longueur. Le faire colorer à feu

vif sur les deux côtés et l’assaisonner

avec du sel et du poivre. Rajouter une

petite louche de bouillon de volaille et

couvrir. Quand il est cuit mais encore

croquant (tester avec un couteau),

l’enlever du jus et le réserver. Mettre

dans le bouillon les échalotes coupées

en deux dans la longueur. Éplucher

les poivrons, enlever les pépins et les

couper en quatre avant de les rajouter

aux échalotes. Une fois cuits, enlever

du jus les échalotes et les poivrons. (Ce

jus peut être utilisé comme soupe en

rajoutant de la crème ou comme sauce

pour accompagner un rôti de veau.)

Dans une poêle, mettre le beurre, à feu

vif, jusqu’à ce qu’il soit bien chaud et

qu’il arrête de mousser. Y faire colorer

les quatre morceaux de lotte sur toutes

les faces, assaisonner de sel et de

poivre. Puis mettre la poêle dans le four

préchauffé à 120 °C pendant 5 à 8 min

(la lotte doit être préparée juste avant

de dresser).

Dresser les assiettes avec le fenouil, les

poivrons, les échalotes, la lotte. Arroser

avec la sauce aux agrumes et y ajouter

éventuellement quelques herbes : sauge,

romarin, thym.

www.calvados.fr

35


coup

de cœur

Antoine Aoun :

explorateur du monde et des êtres

Le moteur d’Antoine Aoun,

infatigable voyageur, c’est

de dépasser ses limites en

parcourant le monde, mais

aussi, comme coach, d’aider les

autres à dépasser les leurs, au

plus profond d’eux-mêmes.

A

venturier, voici comment se définit

ce sportif, paraplégique suite à une

blessure par balle en 1979, à l’âge

de 18 ans, lors de la guerre civile qui a sévi

dans son pays de naissance, le Liban. Selon

lui, c’est à la suite de cet accident que son

sens de l’aventure s’est développé. « J’ai toujours

aimé le sport, mais après, j’ai dû chercher

la force dans la recherche du dépassement

de soi. Petit à petit, cette envie est

devenue un virus qui vous prend et vous

tient. Partir, voyager, c’est une façon de se

ressourcer, mais il faut aussi donner un sens

au périple, se dire que l’on en est capable. »

36 www.calvados.fr

Antoine Aoun

parrainera

le challenge

Nature-Valides-

Handicapés

du cross du

conseil général

en novembre

prochain (voir

en page 17).

Du Liban à la Normandie,

le début du voyage

Installé en Normandie depuis trente ans

par amour pour son infirmière normande

qui l’a soigné là-bas, et père de deux enfants,

ce voyageur invétéré a parcouru plus

de 25 000 km depuis en handbike, une bicyclette

adaptée, qui l’a mené en France,

en Europe, aux États-Unis, au Liban, au Cap

Nord et en Australie. « En 1984, lors d’un

projet des Scouts de France, dont je faisais

partie, nous avons réussi à mettre au point

un tandem spécial pour paraplégiques. Nous

avons parcouru avec ce vélo, qui ne ressemblait

à aucun autre, près de 700 km dans

le Massif central. À partir de là, je suis allé

de plus en plus loin, pour repousser mes limites.

» Se dépasser physiquement et mentalement,

c’est selon lui, sa façon d’avancer

dans la vie et de se ressourcer.

Coach mental

Il en a même fait son nouveau métier : coach

en motivation et sur la confiance en soi,

après avoir dirigé de 1989 à 2007, une entreprise

de pub. « Ce que j’ai appris moi, je

voulais en faire profiter les autres. Mon message

essentiel, lorsque je coache ou que je

fais des conférences, c’est qu’il faut vivre ses

rêves et ne pas rêver sa vie. Il faut se fixer

des objectifs et faire en sorte de les réaliser.

J’aide ainsi à mettre en place une stratégie

pour les atteindre, voir s’ils sont réalisables,

et comment les atteindre. » Depuis 2010, il

a donc créé Phenicia Communication – un

hommage à ses origines phéniciennes – pour

accompagner chefs d’entreprise, salariés ou

indépendants lors de changements de situation

personnelle ou professionnelle. « Je

pars du principe que nous avons tous un

potentiel au fond de nous qui attend d’être

réveillé, mais beaucoup ont besoin d’un coup

de pouce pour y accéder. »

Projets de courses

Le prochain défi personnel d’Antoine Aoun,

c’est de rallier, en handbike toujours, le nord

au sud du globe : l’Alaska à Ushuaïa. Un projet

prévu pour 2013 ou 2014, le temps de boucler

son budget et de trouver des sponsors.

D’ici là, il sera parrain en novembre prochain

du défi « handi-valides » qui réunit pour la

deuxième fois, lors du cross du conseil général,

des scolaires valides et invalides.

Infos

www.antoineaoun.com


coup de cœur

Photos Greg WAIT

Au nom

des jardins

Polytechnicien, fondateur d’une usine de produits chimiques pour

le secteur pharmaceutique, Didier Wirth se consacre depuis de

nombreuses années à une passion bien naturelle : les jardins.

D

idier Wirth est un véritable amoureux

des jardins. Plus même, il y

consacre aujourd’hui sa vie. Une

passion qui l’a pris dès son enfance, lorsque

son père l’emmenait visiter les forêts qu’il

achetait pour constituer son patrimoine familial.

« Une forêt, c’est d’abord un arbre vu

sous son aspect économique, ensuite on

passe à une autre approche, à la beauté des

paysages », explique celui qui se voue à la

restauration et à la création de jardins.

Le défi de Brécy

Sa plus belle réussite, c’est d’avoir fait revivre

celui du château de Brécy, un domaine qu’il

a acquis avec son épouse en 1993. « Même

si ma femme est originaire du Pays de Caux,

nous étions en négociation pour acheter une

propriété en Bourgogne. Un ami nous a appelés

pour nous dire qu’un domaine était à

vendre à Brécy. Nous y sommes allés par

curiosité, l’achat s’est fait en quelques minutes.

Nous avons été totalement séduits par

ce lieu exceptionnel, combinant une église, un

jardin en terrasses et cette maison à taille raisonnable.

Le jardin date de la seconde moitié

du xvii e siècle. Il avait été très endommagé et

laissé à l’abandon durant deux siècles, même

s’il a été classé Monument historique très tôt,

en 1903, avant Versailles. » Depuis près de

vingt ans, de gros travaux de terrassement ont

été effectués, les vases, fontaines et sculptures

ont été restaurés, des milliers d’arbres

et d’arbustes ont été replantés. « Pendant des

années, nous nous sommes concentrés sur le

jardin, sans faire de travaux dans la maison.

Nous avons restauré une terrasse par an, il

y en a quatre. Nous voulions recréer l’esprit

de ce jardin classique extraordinaire, même si

nous n’avons pas pu retrouver d’archives le

décrivant. Nous sommes donc partis de l’architecture

de base encore en place. » Depuis,

ce magnifique jardin botanique et potager « à

la française » est accessible aux visiteurs de

Pâques à la Toussaint et sur rendez-vous tout

au long de l’année.

Un Institut dédié aux jardins

Mais l’amour que porte Didier

Wirth aux jardins ne s’arrête pas

à Brécy. Président du comité des

parcs et jardins de France, qui

regroupe toutes les associations

de parcs et jardins, mais aussi

membre, avec son épouse Barbara,

de la société internationale de

dendrologie, la science des

arbres, il est devenu

un acteur incontournable

de l’art

des jardins dans

l ’ H e x a g o n e .

Son rôle : la

p ro t e c t i o n

et la promotion

des

jardins partout en France. Son dernier projet,

c’est la création d’un Institut français des

parcs et jardins, un pôle centralisateur avec

l’indexation de toutes les données existantes,

qu’elles soient historiques ou contemporaines.

Le lieu qui accueillera cet institut est

d’ores et déjà choisi, le château de Bénouville.

Il permettra de faire cohabiter bureaux, salles

d’archives et salles d’expositions. « C’est une

idée passionnante qui nécessite une forte

coopération, avec le conseil général, propriétaire

du château, l’université de Caen,

le Conseil national des parcs et Jardins, les

Archives de France et toutes les

institutions publiques ou privées

concernées par l’art des jardins.

Nous travaillons actuellement sur

la partie mécénat avant de lancer

cet institut officiellement. »

plusd’infos

Château de Brécy

14480 Saint-Gabriel-Brécy

02 31 80 11 48

Ouvert tous

les jours sur RDV

Entrée : 7 euros,

demi-tarif : étudiant,

gratuit pour

les enfants

www.calvados.fr

37


histoire

par Michel de Decker

& légendes

Des vaux-de-Vire

au vaudeville

La Vire voit le jour dans la Manche et elle vient mourir

dans la Manche. Entre-temps, elle passe l’essentiel

de sa vie dans le Calvados. Elle y reçoit d’ailleurs de

nombreuses invitées qui viennent la gonfler. Dans le

bon sens du terme, évidemment. On songe à la Drôme

ou à la Souleuvre ; à la Brévogne ou à l’Allière ; à la

Virène, l’Elle ou l’Aure. En règle générale, sauf si un

gros orage vient la contrarier, elle est d’un naturel

paisible. Elle aime flâner dans sa vallée sinueuse, elle

y tourne à droite ou à gauche – elle vire ? –, elle forme

de jolis méandres ; elle est capable d’aller se dissimuler

dans des gorges profondes et elle résonne du chant des

oiseaux qui chantent dans son bocage – et non dans sa

belle cage, observerait Alphonse Allais, de Honfleur !

C’est aussi dans son val qu’a vécu autrefois un homme

qui exerçait le métier de foulon en draps

et qui aimait chanter à tue-tête.

© Gravure de Charles Devrits

38 www.calvados.fr

Quand est-il né, ce foulonchanteur

et poète qui se

nomme Olivier Basselin ?

Bien malin qui pourrait l’affirmer.

On sait seulement qu’il

a probablement vu le jour

au tout début du XV e siècle,

à Vire même ou dans les environs. On sait

également qu’il possédait un moulin où il

battait la laine pour l’assouplir et la dégraisser,

un moulin qui utilisait la force motrice

de l’eau de la Vire. Il subsiste encore aujourd’hui,

d’ailleurs, quelques vestiges de

cette maison-Basselin, sous le coteau des

Cordeliers, près du pont des Vaux.

Les Vaux, comme les vaux-de-Vire, du nom

donné aux chansons écrites par le bonhomme

Basselin.

Car, dès qu’il avait rincé quelques pièces de

drap, il ne songeait qu’à se rincer le gosier

et les bolées de cidre qui coulaient les unes

après les autres l’inspiraient. Il ne crachait

pas sur un bon petit vin, non plus ; en revanche,

la bière n’était pas sa tasse de thé :

Ainsi je laisse la bière

Aux Anglais et Allemands et Flamands

Qui ont l’âme roturière.

Je laisse la

bière aux

Anglais…

Charles-Julien Lioult de Chênedollé (1769-1833),

grand ami de Chateaubriand et grand amoureux de sa

sœur, Lucile, se souvient de sa ville natale :

Vieux donjon ! dont les murs croulent de toutes parts,

Attristent à la fois et charment mes regards,

Reçois-moi sous l’abri de tes hautes ruines…

Les Anglais n’étaient pas les compagnons de

boisson de ce joyeux compagnon qui composa

des dizaines de poèmes bachiques. Il

est vrai que la guerre de Cent Ans ne l’incitait

pas à sympathiser avec les occupants qui

pouvaient être capables des pires exactions.

On songe au massacre du millier d’insurgés

de Vire et de Mortain lors de la répression de

Saint-Sever, en l’an 1434.

Olivier Basselin a alors été capable d’imaginer

un chant patriotique, une incitation à la révolte :

Entre vous, gens de village,

Qui aimez le Roi français,

Prenez chacun bon courage

Pour combattre les Anglais.

Prenez chacun une houe

Pour mieux les déraciner.

S’ils ne veulent s’en aller


histoire

& légendes

© peinture d’Henri-Pierre Danloux

Au moins faites-leur la moue.

Ne craignez point à les battre,

Ces godons, planches à pois

Car un de nous en vaut quatre,

Au moins en vaut-il bien trois.

Vingt ans plus tôt, lorsque les Anglais avaient

assiégé la ville de Vire, qui était alors vaillamment

défendue par un certain Jehan de

Gaulle – un ancêtre du général du même

nom ! – il s’était déjà écrié :

Tout alentour de nos remparts

Les ennemis sont en furie.

Sauvez nos tonneaux je vous prie !

Prenez plutôt de nous, soudards,

Tout ce dont vous aurez envie,

Mais sauvez nos tonneaux, je vous prie.

Il était de notoriété publique qu’Olivier Basselin

buvait sans modération. On ne s’étonnera pas,

dans ces conditions, d’apprendre que sa petite

entreprise a bientôt filé un mauvais coton

et que lui-même n’a jamais pu filer le parfait

amour. Il n’hésite pas à proclamer, d’ailleurs :

On va disant que j’ai fait une amie,

Mais je n’en ai point du tout envie.

Je ne saurai assez bien courtiser.

J’aime mieux boire un coup que baiser !

Le Houx

l’imposteur

Toujours entre deux cidres,

le poète virois n’attachait

que peu de prix aux chansons

qu’il improvisait. La

plupart du temps, d’ailleurs, sa plume vacillait

tant qu’il était incapable de les écrire lisiblement

; même s’il avait de bonnes notions

de grec et de latin. Ce sont ses amis qui les

La Vire, à la limite de communes de Carville

et Sainte-Marie-Laumont.

©Ikmo-ned

recueillaient et qui en firent donc des vauxde-Vire,

lesquels ont ensuite été publiés par

le nommé Jehan Le Houx, avocat à la cour de

Vire, peintre à ses heures et lui-même poète.

Jehan Le Houx ? Certains historiens sont aujourd’hui

enclins à penser qu’il serait lui-même

l’auteur des vaux-de-Vire et qu’il les aurait

tout simplement attribués à un personnage

qu’il aurait baptisé Olivier Basselin. Enfer et

damnation ! Olivier Basselin ne serait donc

qu’un poète-buveur mythique qui n’aurait

jamais existé, jamais vécu à Vire, dans la

maison qui porte encore son nom aujourd’hui,

tout comme la rue, le cinéma et le centre

de loisirs ! Comme il serait triste que cette

histoire pittoresque ne soit qu’une légende

imaginée par Le Houx ! Allons, qu’on le veuille

ou non, Olivier Basselin fait aujourd’hui partie

du patrimoine normand et on ne l’en chassera

pas de si tôt. D’autant que ses vaux-de-Vire

ont rapidement acquis une réputation nationale

en se transformant en vaudevilles.

Au XVII e siècle, en effet, ce type de chansons

légères et friponnes, que l’on chantait dans les

banquets et dans toutes les villes de France et

de Navarre, a hérité le qualificatif de vaudeville

avant de devenir le nom d’un genre théâtral

qui désigna des pièces un peu bouffonnes,

grivoises et pleines de quiproquos. Force est

donc de reconnaître que, sans le bocage virois,

il n’existerait pas aujourd’hui, de théâtre du

Vaudeville, à Paris ou à Bruxelles.

Charles X

dans le

bocage

Le mercredi 11 août de

1830, après avoir quitté

Paris en catastrophe

pour fuir la révolution,

sur le chemin qui va le

mener en Angleterre via

Cherbourg, Charles X, le

roi déchu, est arrivé à

Vire. Il a trouvé refuge

dans la belle maison

du Cotin, au 48 de la

Grande-Rue, aujourd’hui

rue André Halbout, mise

à sa disposition par

Emmanuel de Peyronni.

En ville, la population

ne manifeste pas trop

son hostilité au vieux

souverain destitué

bien que les drapeaux

tricolores claquent avec

arrogance aux fenêtres.

Le jeudi 12, après avoir

entendu la messe

célébrée par l’abbé

Allard, curé de Neuville

– une commune qui

sera rattachée à Vire

en 1953 –, il prend

la direction de Saint-

Lô. Durant son court

séjour, il n’a sans doute

pas trouvé le temps

de lire l’œuvre d’Olivier

Basselin !

« Monsieur, confiet-il

à Peyronni, au

moment du départ, je

n’oublierai jamais votre

val de Vire. J’aurais

aimé demeurer plus

longtemps dans votre

Cotin hospitalier. »

www.calvados.fr

39


loisirs

Les

Équi’days

2011,

festifs et

sportifs !

Les Équi’days illustrent l’importance de la filière équine dans le Calvados. Du

7 au 23 octobre, compétitions, découvertes et spectacles équestres sont au

programme de ce rendez-vous désormais incontournable en Normandie.

Créés à l’initiative du conseil général du Calvados en 1991, les Équi’days constituent

une vitrine de l’ensemble des activités liées au cheval dans notre département.

L’édition 2011 est encore plus riche en manifestations que les années précédentes.

De quoi satisfaire petits et grands, amateurs et professionnels avertis.

Les Journées Les visites de haras

internationales de Parce qu’il est rare de pousser la porte de ces lieux où « germent » les futurs gagnants

des Grands Prix, les offices de tourisme de Cambremer, Lisieux, Orbec, Omaha Beach,

l’attelage à Lisieux Pont-l’Evêque et Villers-Bocage vous proposent de pénétrer dans l’univers secret des

haras durant les Équi’days. Des visites qui allient découverte d’un métier, d’un patrimoine

Pour leur 9 e édition, les Journées internationales

de l’attelage se dérouleront à l’hip-

suivis en voitures particulières (le covoiturage est conseillé). Le tarif est de 5 € par adulte

et tourisme vert. Chaque visite se déroule selon les mêmes modalités : les circuits sont

podrome de Lisieux sur deux week-ends… (gratuit pour les enfants) et les réservations sont obligatoires. Renseignements et inscriptions

auprès des offices de tourisme concernés.

Six jours consacrés au championnat de

France d’attelage toutes catégories.

Le 1 er week-end rassemblera les attelages

chevaux et poneys, le 2 e week-end sera

quant à lui dédié aux chevaux de trait. Les

attelages seront jugés sur des épreuves

de dressage (les vendredis), de marathon

(les samedis) et de maniabilité (les dimanches).

Des animations permanentes

auront lieu parallèlement dans le hall du

parc des expositions.

Du vendredi 7 au dimanche 9 octobre et du

vendredi 14 au dimanche 16 octobre – de

10 h à 19 h – Lisieux Hippodrome et Parc

des expositions – Entrée : 5€

40 www.calvados.fr

© Greg WAIT


Le show équestre de Jean-François Pignon

Les passionnés de chevaux, les cinéphiles

et tous ceux que l’approche en liberté des

chevaux fascine n’ont pas oublié le joli film

de Valérie Guignabodet Danse avec lui,

dans lequel Mathilde Seigner retrouvait

goût à la vie grâce à un élégant et compréhensif

écuyer, Miguel. Ce Miguel n’était

autre que Jean-François Pignon, dresseur

et cavalier de réputation internationale qui

sera l’attraction phare des deux spectacles

à Deauville les 21 et 22 octobre 2011

Le programme des Équi’days

est disponible dans les offices de tourisme

et sur demande au 02 31 50 10 15

www.equidays-calvados.com

La Ladoire

Intercontinental Cup

du Cheval Arabe

Le Pôle International du Cheval (PIC) de

Deauville accueille, durant trois jours, la

1 re édition de la Ladoire Intercontinental Cup.

L’occasion d’apprécier les qualités esthétiques

et athlétiques du plus beau des chevaux,

le pur-sang arabe. Jumping, ridden class,

western, dressage figurent au programme de

cette manifestation exceptionnelle durant laquelle

les pur-sang feront le show. En parallèle

aux épreuves sportives, les spectateurs

pourront visiter le village avec des exposants

venus de toute la France : artistes peintres,

sculpteurs, photographes, éleveurs…

Vendredi 21, samedi 22 et dimanche 23 octobre

de 10 h à 19 h - Pôle international du

Cheval, Deauville Saint-Arnoult - Entrée : 2 €

À cette occasion, vous pourrez entrer

dans son univers magique et admirer son

superbe travail avec ses chevaux, en totale

harmonie…. Et en totale liberté.

Vendredi 21 et samedi 22 octobre à 21 h -

Pôle international du Cheval, Deauville

Saint-Arnoult - Entrée : 27 € en tribune.

Réservations : points de vente habituels

(Leclerc, Carrefour…) - Rens. sur www.

ahic.fr

Programme

Vendredi

7

Samedi

8

Dimanche

9

Lundi 10

Mardi

11

Jeudi

13

Vendredi

14

Samedi

15

Dimanche

16

Lundi 17

Mardi 18

Mercredi

19

Jeudi 20

Vendredi

21

Samedi

22

Dimanche

23

loisirs

Camille Claudel - Théâtre équestre -

VICTOT-PONTFOL / Journées de l’Attelage

- LISIEUX

Trophées Epona - CABOURG / Journées de

l’attelage - LISIEUX / Épreuves chevaux

de loisir - SAINT-PIERRE-SUR-DIVES /

Courses - CABOURG / Visites de haras

- CAMBREMER / Concours de Hunter -

DEAUVILLE / Camille Claudel - Théâtre

équestre - VICTOT-PONTFOL

Attelage de tradition - DEAUVILLE /

Journées de l’attelage - LISIEUX / Trophées

Epona - CABOURG / Rendez-vous à

SAINT-PIERRE-SUR-DIVES / Spectacle de

la Cie Kawa - SAINT-PIERRE-SUR-DIVES /

Equi’métiers - SAINT-PIERRE-SUR-DIVES

/ Cinéma «Stretch» - SAINT-PIERRE-SUR-

DIVES / Camille Claudel - VICTOT-PONTFOL

/ Concours de Hunter - DEAUVILLE

Courses - CABOURG

Émotions équestres - DEAUVILLE / Visite

du Laboratoire Duncombe - CAEN / Visite

guidée du Cirale - GOUSTRANVILLE

Colloque Conseil des chevaux de Basse

Normandie - CABOURG / Performance

poétique - TROUVILLE

Journées de l’attelage - LISIEUX / Spectacle

Résilles et Pâturons - CABOURG / Boogie

au haras - BEUVRON-EN-AUGE / Congrès

des chevaux territoriaux - TOURGEVILLE

Courses - CAEN / Visites de haras - ORBEC -

VILLERS-BOCAGE -CAMBREMER -

MOSLES / Boogie au haras - BEUVRON-EN-

AUGE / Défilé de chevaux - CAMBREMER

/ CSO-SHUC - CAEN / Spectacle Résilles

et Pâturons - CABOURG / Journées de

l’attelage - LISIEUX / Congrès des chevaux

territoriaux - TOURGEVILLE / Randonnée

pédestre au haras - LESSARD-ET-LE-

CHÊNE / Paddock-polo - DEAUVILLE

Journées de l’attelage - LISIEUX / Visite

de haras - TREVIERES / Boogie au haras -

BEUVRON-EN-AUGE / Randonnée pédestre

au haras - LESSARD-ET-LE-CHÊNE /

CSO-SHUC - CAEN / Congrès des chevaux

territoriaux - TOURGEVILLE / POTE -

ORBEC / Paddock-polo - DEAUVILLE

Courses - CABOURG / Courses -

DEAUVILLE CLAIREFONTAINE / Ventes de

pur-sang - DEAUVILLE

Courses - DEAUVILLE-LA TOUQUES /

Ventes de pur-sang - DEAUVILLE

Courses - DEAUVILLE LA TOUQUES /

Ventes de pur-sang - DEAUVILLE

Courses - DEAUVILLE-LA TOUQUES /

Ventes de pur-sang - DEAUVILLE

Courses - DEAUVILLE CLAIREFONTAINE /

Ladoire Intercontinental Cup Cheval Arabe

- DEAUVILLE / Spectacle de JF Pignon -

DEAUVILLE / CSI 4* - CAEN

Ladoire Intercontinental Cup Cheval Arabe

- DEAUVILLE / Courses - CAEN / Visites

de haras - PONT-L’EVEQUE / Visites de

haras - LISIEUX / Spectacle de JF Pignon -

DEAUVILLE / CSI 4* - CAEN

Rassemblement de randonneurs -

FERVAQUES / Ladoire Intercontinental Cup

Cheval Arabe - DEAUVILLE / Courses -

LISIEUX / CSI 4 * - CAEN

www.calvados.fr

41


©Richard Villalon

à faire

octobre

le 02/10 #

Sainte-Marie-

Laumont

Randonnée musicale

nature Partez pour une

originale randonnée musicale

de 10 km animée par Richard

Berry. Départ 14 h parking

de la salle des fêtes.

✷Contact : 02 31 69 58 58

à partir du 07/10 #

falaise

Saison

de spectacles

Culture Ouverture de la

saison de spectacles au Forum,

avec un concert gratuit ce

7 octobre du groupe loufoque

« Les Blérots de R.A.V.E.L. ».

Entre octobre 2011 et avril

2012, théâtre, danse, musiques,

humour, jonglage… une

quinzaine de spectacles variés

seront présentés pour répondre

aux attentes des différents

publics, jeunes et moins jeunes.

✷www.falaise.fr

jusqu’au 22/10 # Artothèque de Caen

Exposition « Et plus si affinités… Quand

les acquisitions récentes de l’Artothèque

dialoguent avec les œuvres historiques

de sa collection »

Culture Riche de près de 2 000

œuvres de 800 artistes, l’artothèque

propose pour débuter la saison de

tisser des toiles entre les œuvres

historiques qui en composent le fonds

et celles de jeunes artistes acquises

en 2010. Une résonance originale

entre ancienne et jeune génération.

✷www.artotheque-caen.net

Nu, aquarelle, 2010, Thomas Lévy-Lasne

jusqu’en mai 2012 #

Basse-Normandie

Collectif jazz

de Basse-Normandie

Musique Lancement de la saison du Collectif jazz de Basse-

Normandie : programmation mensuelle, festivals, et Focus

jazz, le rendez-vous des amoureux du jazz du mois de mars.

Les premières dates :

du 4 au 8 octobre : Minifest

au café-concert El Camino à Caen

✷16 octobre : Yoann Loustalot Quartet

au conservatoire de Caen

✷20 novembre à 17 h : Sois patient car le loup… au conservatoire

de Caen

✷10 décembre à 20 h 30 : Ivann Cruz Solo & Actuum, dans

le cadre de Jazz en scènes, au conservatoire de Caen.

du 04 au 08/10 #

caen

Le « Minifest »

musique Depuis 2006,

l’association Arts Vivants,

en collaboration avec le Caen

Jazz Action et le Collectif Jazz

de Basse-Normandie, propose

une semaine de jazz et deux

concerts par jour au Caféconcert

El Camino. Avec

une programmation qui

a pour but de mettre en valeur

des musiciens régionaux

et extra régionaux, ainsi

que les élèves des différentes

écoles de la région.

✷www.jazzcaen.com/minifest.htm

du 05 au 08/10 #

Honfleur

« Thalassa »

Culture L’émission de France 3

« Thalassa » fait escale à

Honfleur. Diffusion en direct

à partir de 20 h 30.

à

lire

Isabelle ou

le Crépuscule des Guanches

histoire Ce roman nous invite au Moyen

Âge lors de la conquête des îles Canaries,

appelées alors les îles Fortunées, par Jean

de Béthancourt, accompagné de Normands

et de Gascons. C’est aussi la rencontre

avec les habitants, devenus esclaves,

et plus particulièrement d’Isabelle, esclave

qui leur sert d’interprète.

◗ Yves Jacob (Presses de la Cité)

Châteaux de Normandie

histoire Ce sont cent châteaux régionaux

qui sont ici racontés, grâce à des textes

retraçant la spécificité de l’histoire de chacun,

accompagnés de photos qui montrent la

diversité et la richesse de ce patrimoine

architectural normand.

◗ Hélène Lefèbvre (Editions patrimoines médias)

Michel Chéret.

les 08 et 09/10 #

Honfleur

17 e édition de la

Fête de la Crevette

et de la Pêche

Gastronomie Deux jours

de festivités qui réuniront

pêcheurs, association de

Vieux Gréements, producteurs

régionaux, musiciens, artistes

et moussaillons pour célébrer,

le crustacé emblématique de

Honfleur : la Crevette grise.

© ChantalS - Fotolia.com

42 www.calvados.fr


à faire

le 29/10 #

Saint-Martinde-Fontenay

9 e édition des

« Rockalies »

le 09/10 # Vire

Faire-Play

Patrimoine Allez participer à

cette fête franco-britannique à

l’hippodrome avec des exposants

de produits du terroir, un marché

artisanal, un vide-greniers, des

jeux britanniques et un spectacle

médiéval équestre avec la

compagnie « Cheval spectacle ».

✷Contact : 02 31 66 28 50

les 22 et 23/10 #

Halle

médiévale de

Saint-Pierresur-Dives

Les Journées

gourmandes

de Saint-Pierresur-Dives

musique Le festival rock et

hard rock mélodique. Avec

comme tête d’affiche cette

année, l’un des dix meilleurs

chanteurs rock au monde,

Jimi Jamison, l’ex-chanteur du

groupe Survivor. Au programme

également, le groupe norvégien

Wig Wam, les Suisses Shakra,

et l’un des Français révélés par

l’émission de télé-crochet La

Nouvelle Star, Steve Estatof.

✷www.rockalies.com

à

lire

Emma de Normandie

histoire Grâce à cette biographie

romancée, partez à la découverte d’un

des personnages les plus méconnus de

l’histoire de la Normandie, Emma de

Normandie, grand-tante de Guillaume

le Conquérant, femme de pouvoir

libérée et avant-gardiste.

◗ Éric Leclercq (Editions Ysec)

du 19 au 25/10 #

Houlgate

Festival du Film

européen

Gastronomie Une vingtaine

d’exposants présenteront leurs

meilleurs produits. Venez

les découvrir et les déguster.

Entrée gratuite.

✷Renseignements : Office

de tourisme de Saint-Pierresur-Dives

– tél : 02 31 20 97 90

et officedetourisme@mairiesaint-pierre-sur-dives.fr

Véronique Mercier (VMO) –

vmercier-org@laposte.net

© DWP - Fotolia.com

culture Cette 10 e édition

fait cette année encore la part

belle au cinéma européen : une

vingtaine de films sont projetés,

et les acteurs, les réalisateurs

et producteurs présents se

retrouvent pour des rencontres

avec le public, des « leçons

de cinéma » et bien sûr,

pour la remise des Prix.

✷Rens. : 02 31 24 34 79

Les coulisses de ma Vie

autobiographie Né à Caen, Jean-

Yves Riou a pour passion le théâtre et la

scène, devenant tour à tour régisseur,

acteur, clown, chanteur. Il a rencontré

durant sa carrière les plus grands noms

de la scène française, Jean Vilar, Gérard

Philipe, Jacques Brel, Edith Piaf… et livre

ici ses plus beaux souvenirs d’artiste

parmi les artistes.

◗ Jean-Yves Riou avec Marc Girault

(Éditions Charles Corlet)

le 26/10 #

Montfiquet,

forêt de Cerisy

Atelier enfants

« Halloween, faisnous

peur ! »

Enfants C’est le rendez-vous

annuel des petits monstres

de plus de 6 ans, citrouilles,

épouvantails et autres

personnages fantomatiques

de cette fête traditionnelle

anglo-saxonne.

✷Rens. : 02 31 51 96 56

à

lire

du 07 au 23/10 #

Calvados

Équi’days

Sport-Culture

✷Retrouvez tout le

programme

sur www.equidays.com

les 29 et 30/10 #

Saint-Pierresur-Dives

Salon des métiers

d’art

Patrimoine Ce salon

représente une trentaine de

métiers de la création ou de

la restauration d’art : verrier,

coutellier, céramiste, ébéniste,

restaurateur de tableaux,

styliste… Des métiers devenus

rares, mais toujours fascinants.

✷Contact : 06 80 08 84 60

du 29/10 au 01/11 #

VIRE –

hippodrome

23 e édition de la

foire à l’andouille

de Vire et produits

du terroir

Gastronomie De 10 h à 19 h,

plus d’une cinquantaine

d’exposants accueilleront

les visiteurs. De nombreux

producteurs seront présents : la

Corrèze sera l’invitée d’honneur.

✷Prix d’entrée : 3 € - gratuit

pour les moins de 12 ans.

Renseignements au 02 31 68 38 74

www.calvados.fr

43


à faire

à

lire

Trop forts les Normands

people L’auteur s’intéresse dans cet ouvrage aux Normands

contemporains célèbres, du petit écran à la littérature en passant

par le monde du spectacle et du sport, Michel Drucker, Jacques

Gamblin, François Morel, Gilles Perrault… Ce sont 20 personnalités

qui parlent de leur enfance en Normandie, de leur parcours

qui les a menés vers la notoriété.

◗ Paul Burel (Éditions Ouest-France)

décembre

Musiciens et musique en Normandie.

950-1950 : mille ans de pratiques

musicales

histoire Tour de Normandie des styles musicaux et de leurs

pratiques à travers les siècles : chant liturgique, chanson folklorique,

opéra, musiques à danser. Cet ouvrage complet fait aussi la part

belle aux facteurs et luthiers, ces artisans qui permettent

aux artistes d’exprimer leur virtuosité.

◗ Jean-François Détrée (OREP)

novembre

le 11/11 # caen

Concert « Âge

tendre et têtes

de bois »

du 11 au 13/11 #

Lisieux

55 e Salon national

des Antiquaires

Brocanteurs

Patrimoine Ce rendez-vous

traditionnel des antiquaires,

des brocanteurs et des

collectionneurs réunit une

centaine d’exposants de toute

la France ainsi que des

marchands étrangers.

✷Au Parc des expositions

de Lisieux de 10 à 19 h

Entrée : 5 euros. Enfants de moins

de 10 ans : gratuit .

Contact : 06 15 11 20 27

du 23 au 27/11 #

honfleur

Festival

du cinéma russe

culture Depuis 1993, ce

festival a pour ambition de

faire connaître en France le

cinéma russe et de participer

au développement des liens

culturels entre ces deux pays.

Il permet de faire découvrir au

public français des œuvres de

cinéastes russes inconnus en

France : longs métrages, films

d’animation, documentaires…

✷www.festival-honfleur.fr

les 03 et 04/12 # calvados

Téléthon

Pour sa 25 e édition, les bénévoles du

Téléthon proposeront 25 000 animations

partout en France. C’est aussi l’occasion

pour le département du Calvados et de

Téléthon 14 de s’investir complètement

dans ce vaste élan de générosité

afin de lutter contre les maladies

neuromusculaires. L’année dernière,

130 manifestations, et des milliers

d’animations, organisés à travers tout le

département, avaient permis de récolter

près de 840 000 euros. En 2011, Vire, Falaise,

Cabourg, Banneville-sur-Ajon, entre autres,

ont déjà annoncé leur participation.

Honfleur sera l’une des villes françaises

télévisées.

✷Pour les personnes qui souhaitent

organiser une animation ou être bénévoles :

Mail : telethon14@afm.genethon.fr

http://afmcalvados.free.fr

musique Pour les

nostalgiques de la musique des

années 60 et 70, de nombreux

chanteurs stars de ces années

là se produisent sur une même

scène : Michel Delpech, Demis

Roussos, Annie Cordy, Hervé

Vilard, les Forbans, Alice Dona,

Bobby Solo, les Magic Platters,

Patrick Juvet…

✷www.zenith-caen.fr

le 26/11 # vassy

Concert de

« Mes souliers

sont rouges »

musique Ce groupe de cinq

musiciens aux chaussures

rouges, né à Caen au début des

années 90, s’est fait connaître

pour sa musique traditionnelle

et humoristique québécoise et

française dans de nombreux

pays. Après l’annonce de la

fin du groupe en 2006, il s’est

reformé en 2011 pour plusieurs

concerts, dont celui de Vassy

à l’occasion des 35 ans du Mille

Club MJC.

✷www.vassycalvados.fr

© fotojimi

Mes souliers sont rouges.

44 www.calvados.fr


mots fléchés

à partir du 01/12 (jusqu’au

01/02 # Lisieux

Exposition « Crèches

du monde »

Patrimoine Partez pour un tour du monde

des crèches de la nativité chrétienne avec

comme invité d’honneur cette année, la

Provence. Au CAPI (Centre d’Accueil de la

Basilique Sainte-Thérèse), tous les jours de

9 h 30 à 17 h, sauf le 25 décembre et le 1 er janvier.

✷Visite guidée chaque dimanche à 15 h 30. Entrée

libre.

Contact : 02 31 48 55 08

le 03/12 # Lisieux

Visite-Découverte :

« Lumières

dans la Nuit »

Patrimoine L’association Pays d’Art et

d’Histoire et l’Office de tourisme de Lisieux

proposent, lorsque la nuit tombe et que

les lampadaires s’allument pour éclairer le

passage des piétons et des voitures, cette visite

qui raconte l’histoire de l’éclairage public

de la ville. Départ du parvis de la cathédrale.

✷À 17 h. Durée 3 heures.

PT : 5 euros, TR : 2,50 euros.

Renseignements et inscriptions : 02 31 48 18 10

le 11/12 #

Fontaine-Henry

Randonnée

nature-Patrimoine

Le comité de jumelage de Fontaine Henry

organise une randonnée sur « La route des

Moulins » de 12 km. Plus de 3 heures de

plongée dans l’histoire régionale, entre villages

typiques, châteaux et moulins anciens.

✷Rendez-vous à 8 h 30, place de la Fontaine

à Fontaine-Henry.

Solution des mots fléchés

du JDC n° 104

Mot mystère : DEAUVILLE

à

lire

Carnet d’animation

petite enfance

enfance Pour initier les plus

jeunes à la musique, ce livre-CD de

l’association Mandarine propose

jeux, comptines, chansons à gestes,

partitions avec les accords… pour

aider les adultes à l’éveil des sens

musicaux des enfants de 0 à 6 ans.

http://assomandarine.chez-alice.fr

◗ Éditions Mandalay Entertainment

Gagnants de la grille du n° 104

Françoise THOMINE de THAON • Jean-Luc FITOS de BELLENGREVILLE •

Nathalie TONNEAU de COURSEULLES-SUR-MER • Dominique GUILLAUMIN de

GRAINVILLE-LANGANNERIE • Geneviève DEBOECK de SAINT-PIERRE-DU-BU

Comment participer ?

Envoyer votre réponse sur carte postale ou sur papier libre avant le 28 novembre 2011 à minuit

(le cachet de la poste faisant foi) au conseil général du Calvados, service communication BP

20520 14035 CAEN CEDEX 1 en indiquant en lettres capitales vos nom, prénom, adresse précise. Les

frais d’envoi ne seront pas remboursés.

5 gagnants seront tirés au sort par huissier de justice parmi les bonnes réponses. Les gagnants recevront

des gadgets aux couleurs du Département. Ce jeu-concours est ouvert à tous les lecteurs

du magazine à l’exception des conseillers généraux, des membres de leur famille et du personnel du

conseil général. Il est par ailleurs limité à une seule participation par foyer (même nom, même adresse).

Le règlement complet est déposé en l’étude de la SELARL Nicole Lecarpentier, Huissier de justice associé,

4, avenue du Canada à Caen. Il pourra être adressé par cette dernière à toute personne qui en

fera la demande et joindra une enveloppe timbrée pour le retour. La solution de cette grille et le nom

des gagnants seront donnés dans le numéro suivant.

www.calvados.fr

45


expression libre

Report de la loi sur la dépendance :

des conséquences graves pour les

personnes âgées et leurs familles !

Le Président de la République avait promis

la création d’un cinquième risque pour financer la

dépendance. Or depuis 2007, la question est sans

cesse reportée. « Nous créerons le cinquième

risque et nous organiserons le financement

de la dépendance (…) Ce problème sera résolu

dans l’année 2011. » Telle était la déclaration de

Nicolas Sarkozy le 13 juillet dernier, démentie fin

août par son Premier ministre qui a annoncé le

report de cette loi à 2012 !

Les élus du groupe socialiste et radical

Cette décision est une très mauvaise nouvelle

pour les personnes âgées, leurs familles, et les

départements. Avec un reste à charge qui ne

cesse de progresser, une qualité d’encadrement

dans les établissements mise à mal, faute de

moyens, et des services d’aides à domicile

toujours aussi fragiles financièrement, les

familles sont désemparées et ne savent plus

à qui s’adresser pour la prise en charge de

leurs aînés. Une mauvaise nouvelle également

pour les départements, piliers de ce système

qui ne disposent plus aujourd’hui des moyens

suffisants pour faire face au désengagement

constant de l’Etat. Dans le Calvados le manque

de financement pour l’APA s’élève à plus de 9 M

d’€uros pour les années 2007-2009.

Cette importante question de société,

contrepartie de l’allongement de l’espérance de

vie impose des réponses claires et prises sans

plus attendre. Notre département n’échappe

pas à cette problématique. En effet selon les

données de l’Insee, la situation est d’autant plus

préoccupante qu’à l’horizon 2020, le nombre de

personnes âgées de plus de 60 ans va augmenter

en Basse-Normandie de plus d’un tiers. La part

des personnes potentiellement dépendantes va

elle aussi augmenter compte tenu notamment de

deux facteurs : l’accroissement de l’espérance de

vie et celle du nombre des personnes atteintes de

la maladie d’Alzheimer et de troubles apparentés.

En outre, de plus en plus de ménages âgés ne

pourront plus financer leur perte d’autonomie en

restant à domicile (en raison des plafonds actuels

de l’APA trop faibles). A fortiori, elles ne pourront

plus faire face aux dépenses que nécessite le

placement en EHPAD. En effet, le prix global de

journée moyen en établissement public dans le

Calvados est important et s’élevait au 1 er janvier

2010 à 64,06 €, soit au-dessus de la moyenne

française.

La perte d’autonomie est un risque, au même

titre qu’une maladie – alors que le vieillissement

ne l’est pas, puisqu’il est naturel et universel. Cela

devrait conduire la société entière à s’interroger

sur la dignité, la solidarité, l’humanité.

Le recours aux assurances privées préconisé par

le Gouvernement n’est pas une solution juste car

elle pénalise les plus modestes. Pour nous, élus

de gauche, l’urgence est à la sauvegarde de notre

modèle de solidarité nationale.

Le secrétariat du Groupe socialiste et radical

est joignable du lundi au vendredi de 9 h à 17 h 30

au 02 31 57 14 41

46 www.calvados.fr


expression libre

Préparer l’avenir

de nos enfants !

Les élus de la majorité départementale

Toutes les générations ont traversé des périodes

troublées voire terribles. Les Normands sont

bien placés pour le savoir.

La période que nous connaissons actuellement

avec la situation internationale, la crise économique

mondiale et les inquiétudes liées à l’emploi,

est particulièrement difficile pour bon nombre de

nos concitoyens. Mais en bons Normands que nous

sommes, nous avons la volonté de toujours relever

la tête et de regarder vers l’avenir.

Au conseil général du Calvados, nous y travaillons

quotidiennement et nous nous attachons à donner

aux jeunes et aux familles les conditions de la réussite.

Nous le faisons en adaptant les établissements à

l’évolution des enseignements, en favorisant l’épanouissement

de nos enfants au travers de la pratique

sportive et de l’enseignement artistique, en

leur ouvrant d’autres horizons grâce aux actions du

service Europe et International mais aussi en développant

l’usage des nouvelles technologies.

Ainsi, depuis 2000, le Département a consacré un

peu plus de 200 millions d’euros pour l’amélioration

des conditions d’accueil des collégiens, des personnels

techniques et des équipes pédagogiques.

Nous mesurons aussi pleinement les difficultés des

enseignants dans l’exercice de leur métier face à des

générations d’enfants parfois en perte de repères.

Aujourd’hui, il est demandé aux enseignants d’instruire,

ce qui est leur rôle premier, mais aussi d’éduquer,

ce qui relève de la responsabilité des parents.

Au-delà de ce qui est proposé pour favoriser cet

environnement de travail, nous pensons également

aux familles et notamment les plus modestes, avec

la mise en place des bourses départementales.

Il en est de même pour l’organisation des transports

scolaires. Dans un esprit de solidarité, nous demandons

une participation relativement peu importante

aux familles alors que le coût réel par enfant transporté

se situe aux alentours de 750 €. Nous avons

même élargi le périmètre pris en compte par la

plupart des Départements pour définir la zone

au-delà de laquelle un enfant ne peut plus se rendre

dans son établissement à pied ou en vélo.

En matière d’éducation, le conseil général du

Calvados fait donc largement face dans le cadre de

ses compétences et va même parfois au-delà de

ses obligations. Si nous le faisons, c’est parce que

nous avons confiance dans l’avenir et que cette

confiance passe forcément par un investissement

dans l’éducation.

Cependant, nous n’oublions pas le contexte financier

auquel notre pays est confronté et les efforts

collectifs indispensables que nous devrons faire pour

redresser cette situation.

C’est donc par un effort commun, chacun à son niveau

et à sa place, qu’ensemble nous préparerons

et regarderons l’avenir de nos enfants sous un jour

plus serein.

Il le faut ! C’est de notre responsabilité de parents,

de citoyens et d’élus.

Vous pouvez joindre le secrétariat du groupe de la majorité

départementale du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h

à 17 h au 02 31 57 14 23

www.calvados.fr

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