Télécharger le dossier de presse (PDF) - Marseille Provence 2013

mp2013.fr

Télécharger le dossier de presse (PDF) - Marseille Provence 2013

État d’avancement

Mars 2011

Exemples de projets

en cours de construction


ATTENTION

• Ce dossier n’est pas un pré-programme.

• Les projets qu’il mentionne sont des exemples des projets

structurants en cours d‘élaboration avec les acteurs

culturels du territoire.

• Il n’est pas certain que la totalité de ces projets figurent

dans le programme définitif.

(Des incertitudes financières demeurent).

• Aucun d’entre eux n’est donc définitivement retenu

(labellisé).

• De nombreux autres projets qui ne figurent pas dans le

tableau sont au même stade d’élaboration avancée. Nous

n’avons retenu ici que quelques exemples.

• C’est le cas notamment des grands festivals existants et

des établissements culturels avec lesquels le travail de

programmation 2013 est en cours


QUE VOULONS-NOUS POUR 2013 ? 2

QUE SE PASSERA-T-IL EN 2013 ? 3

EXEMPLES DE PROJETS EN COURS DE CONSTRUCTION 4

COMMENT SE DÉROULERA 2013 ? 6

OÙ EN EST-ON ? 7

Projets se déroulant

toute l’année 8

Les Ateliers de l’EuroMéditerranée 10

Les Actions de Participation Citoyenne 12

Les festivals du territoire 13

Expositions 15

Navigations et Méditerranées 16

Ici, ailleurs. 16

Cadavre exquis 17

Rodin, l’ombre de l’Antique 17

Le Noir et le Bleu, un rêve méditerranéen 18

Au Bazar du genre 19

Ulysse 19

Le Grand Atelier du Midi 20

Albert Camus,l’étranger qui nous ressemble 21

Evénements structurants 23

Marseille-Provence 2013

Capitale européenne

de la culture

Maison Diamantée

1, Place Villeneuve Bargemon

CS 2013

13201 Marseille cedex 1

président

Jacques Pfister

directeur général

Bernard Latarjet

contacts presse

Michel Cerdan + 33 (0)6 25 93 81 53

Christophe Imbert + 33 (0)7 86 95 62 46

Yamila Farhat + 33 (0)4 91 13 77 43

Ouverture 24

Révélations : feuilleton pyrotechnique 24

Temps du Cirque 25

Les nouvelles scènes de la Méditerranée 25

Rencontres et colloques 26

Nouveaux commanditaires 27

Les Tréteaux 28

Salons de lecture 28

Au fil de l’eau 29

Les Bals 29

This is (not) music 30

La Folle Histoire des Arts de la Rue 30

TransHumance 31

GR2013 32

Campus 2013 33

Concerts en plein air 33

Métamorphoses 34

Jeunes Publics 34

actOral 2013 35

Street food 35

Eden Théâtre 36

Košice 36

Les opérateurs du territoire 37

Les chantiers 38

MARSEILLE-PROVENCE EN CHANTIER 40

presse@marseille- provence2013.fr


QUE VOULONS-NOUS POUR 2013 ?

(Les objectifs du projet)

2

L’Union Européenne a choisi la candidature de

Marseille-Provence parce-que les objectifs fixés et les

engagements pris devant le jury par les élus répondaient

le mieux aux exigences de la politique des

capitales européennes de la Culture.

Rappelons ces objectifs :

1. Marseille-Provence 2013 enrichira la coopération

culturelle euro- méditerranéenne. La capitale sera

un espace de création, de rencontre et de dialogue

d’artistes locaux et d’artistes du Nord et du Sud autour

de grands thèmes partagés.

L’histoire comme l’actualité, la vocation comme les

potentiels du territoire, les priorités des politiques

françaises et européennes fondent cette ambition

euro-méditerranéenne.

En 2013, nous serons sous les projecteurs de l’Europe

qui jugera notre programme au regard de cette attente.

2. Marseille-Provence 2013 développera l’activité artistique

comme force de renouveau durable de ses cités.

Des projets de construction ou de réhabilitation

d’établissements culturels seront menés à bien. Des

espaces publics seront aménagés et mis en valeur par

des commandes et des spectacles. Des parcours de

découverte seront créés. La culture sera présente dans

les programmes de rénovation urbaine. En 2013, les

paysages de Marseille-Provence auront changé.

3. Marseille-Provence 2013 accroitra l’attractivité du

territoire, son rayonnement international. Il s’agit

non seulement d’augmenter significativement la

fréquentation touristique et de pérenniser cette

progression mais, en renforçant les liens entre

entreprises et culture, de contribuer au développement

de l’économie et de l’emploi.

4. Marseille-Provence 2013 fera participer le plus grand

nombre à ses activités et à ses manifestations.

Des évènements populaires ponctueront l’année.

Des projets spécifiques seront offerts aux publics

les plus défavorisés. Des ateliers permettront à tous

les citoyens qui le désireront d’être acteurs de la

programmation. La capitale européenne intégrera

pleinement la dimension de cohésion et d’intégration

sociale de la culture.

5. Marseille-Provence 2013 rassemblera les territoires,

les responsables, les institutions dans une construction

collective et solidaire du développement culturel.

La préparation de la candidature et sa présentation au

jury fut exemplaire de cette fédération des énergies,

des idées et des compétences. Le succès de la capitale

se fondera sur la même discipline d’unité et de

coopération à l’échelle de la métropole, tant dans la

conception que dans la gouvernance du projet.

La qualité du résultat de l’entreprise dépendra

de notre capacité à construire trois alliances

difficiles :

• l’alliance entre l’exigence artistique dont

dépend la reconnaissance et la notoriété

européennes et l’exigence populaire dont

dépendent l’adhésion et la participation de

tous les citoyens ;

• l’alliance entre la dimension internationale

inhérente au statut de capitale et l’ambition

locale de transformation urbaine par la

culture ;

• l’alliance entre le caractère exceptionnel

de certains des évènements marquants de

l’année et la volonté d’un développement

durable de l’activité ;

Il nous faut réussir ce triple enjeu sur un

territoire qui va de Martigues à La Ciotat

en passant par Istres, Arles, Salon de

Provence, Aix-en-Provence, Gardanne,

Aubagne. Pour cela, pour satisfaire les

deux millions d’habitants de ce vaste

espace et les nombreux visiteurs que

nous espérons accueillir, Marseille-

Provence devra s’appuyer sur ses meilleurs

atouts : la richesse et la diversité de la vie

artistique, la force des lieux culturels et

de leurs équipes, l’engagement du monde

associatif, la spécificité de son expérience

interculturelle et de son souci d’une culture

populaire de qualité.


QUE SE PASSERA-T-IL EN 2013 ?

(Le contenu du projet)

1. Des évènements spectaculaires, festifs et conviviaux,

rassembleront dans les grands sites, en plein air,

les habitants de Marseille-Provence, les visiteurs

venus de France et de l’étranger, dans des moments

d’émerveillement et d’émotion partagés :

• Fêtes d’ouverture ;

• Parades urbaines et maritimes ;

• Spectacles dans l’espace public ;

• Grands concerts et bals populaires.

2. Plus de 30 expositions dans les musées ou dans des

espaces inédits (gare maritime du J1, par exemple)

présenteront des artistes et des œuvres classiques

et contemporaines, des sujets liées à l’histoire et à

l’actualité euro-méditerranéennes.

- des colloques, conférences et rencontres sur les

dimensions culturelles des enjeux euro-méditerranéens

(dialogues inter-religieux, migrations et mémoires,

partage de l’eau, rapports entre hommes et femmes,

économie et culture, etc.) ;

- « Campus 2013» : des masters classes d’été dans

les écoles d’art pour les jeunes artistes d’Euroméditerranéens.

4. Les « Ateliers de participations citoyennes », dans les

établissements scolaires, au sein des associations,

dans les équipements culturels, accompagneront

la préparation du projet et ses manifestations en

y associant de manière active la population des

territoires (dans le cadre des grandes expositions, des

évènements populaires, des festivals).

3. Des projets exceptionnels, dont certains ont vocation

à être pérennisés, nourriront la programmation :

• Des projets dans chaque discipline artistique.

Par exemple :

- littérature : un salon de lecture tout au long de

l’année ; le centenaire Albert Camus ;

- cinéma : le nouveau festival du cinéma arabe et

méditerranéen ;

- cirque : lele national des arts du cirque et un

ensemble de spectacles des écoles et des jeunes

talents d’Europe et de Méditerranée ;

- arts de la rue : la « folle histoire des arts de la rue » ;

- cultures scientifiques : une animation scientifique

du puits Morandat à Gardanne

- cultures urbaines : un temps fort à la Friche de

la Belle de Mai ;

- théâtre, danse et musique : de nombreux projets

conçus par les établissements et festivals du territoire ;

- arts visuels : un programme de commandes

d’œuvres contemporaines ;

- mode et design : des masters classes organisées

par l’Institut méditerranéen de la mode.

• Des projets croisant les disciplines. Par exemple :

- un festival de spectacles pour enfants ;

- un festival pluridisciplinaire des écritures

contemporaines ;

- un grand projet d’installations artistiques dans

l’espace public : « Métamorphose » ;

- la création d’un GR 2013, nouveau sentier de

découverte pédestre du territoire de Marseille-

Provence ;

- « TransHumance » : un grand parcours-spectacle

de troupeaux venus de Méditerranée, traversant

le territoire et convergeant vers Marseille ;

En outre, trois programmes spécifiques seront mis en

œuvre :

• « Quartiers créatifs et écritures du réel » : Dans une

dizaine de sites de rénovation urbaine des projets seront

menés en collaboration avec les opérateurs concernés

et avec le concours du FEDER ;

• « Faits et gestes » : Des ateliers de pratique artistique

seront organisés sur des thèmes et des disciplines variés

– photographie, écriture, musique et chants, etc…

• « L’atelier du large » : Un espace sera dédié à la

présentation au public des travaux issus de ces ateliers

– expositions temporaires, concerts d’amateurs, etc…

5. Les « Ateliers de l’EuroMéditerranée » seront installés

dans les entreprises et dans les établissements

publics. 100 studios professionnels seront équipés

pour accueillir des artistes en résidence. Ils y

développeront une œuvre originale liée aux thèmes

de la capitale. L’objectif est de constituer Marseille-

Provence en plate-forme pérenne de soutien à la

création contemporaine euro-méditerranéenne. Il est

aussi de susciter de nouvelles formes de coopération

entre monde économique et monde artistique au de

du mécénat traditionnel. Ce programme des « Ateliers

de l’EuroMéditerranée » a été décisif dans le choix par

le jury de la candidature de Marseille- Provence 2013.

6. Sur tout le territoire, des chantiers sont en cours. En

2013, des équipements culturels nouveaux construits

par de grands architectes seront inaugurés. Cette

transformation durable, d’une ampleur sans

précédent, permettra d’offrir aux publics dans toutes

les disciplines artistiques et dans tous les genres

d’activités (expositions, spectacles, concerts, ateliers,

rencontres etc…) une gamme de manifestations qui

feront de Marseille-Provence un pôle culturel de

référence européenne.

3


EXEMPLES DE PROJETS EN COURS DE CONSTRUCTION

Thème Général

MEDITERRANÉE, LE PARTAGE DES MIDIS

Projets se déroulant

tout au long de l’année

Les Ateliers de l’EuroMéditerranée

Les Actions de Participation Citoyenne

Les festivals du territoire

Chapitre 1 Chapitre 2

Marseille-Provence

accueille le Monde

La cité radieuse

Projets

structurants

Temps fort 1

• Ouverture

• Les Révélations, feuilleton pyrotechnique

• Temps du cirque : Les Elancées,

Magic Mirror, Janvier dans les étoiles,

CREAC

• Les nouvelles scènes de la Méditerranée

• Rencontres et colloques

Temps fort 2

• Défilé création

pour mille amateurs

• This is (not) music

• Nouveaux commanditaires

• Tréteaux 2013

• Salons de lecture

• Au fil de l’eau

• Bal : Thème 1

• Rencontres et colloques

Expositions

• Navigations et Méditerranées

• Ici, ailleurs.

• Rodin, l’ombre de l’Antique

• Photographie

• Cadavre exquis

• Photographie

• Le Noir et le Bleu,

un rêve méditerranéen

• Au bazar du genre

(féminin, masculin)

Ouverture

de lieux culturels

• J1 / Marseille

• Musée Granet - Chapelle des Pénitents blancs

/ CPA Aix-en-Provence

• Panorama / Friche La Belle de Mai / Marseille

• CeReM (Centre Régional

de la Méditerranée) / Marseille

• Musée Borély / Marseille

• Conservatoire / Aix en Provence

• Musée des Beaux-Arts

(Palais Longchamp) / Marseille

• MuCEM (Musée des Civilisations,

de l’Europe et de la

Méditerranée) / Marseille

• FRAC (Fond Régional d’Art

Contemporain) / Marseille

• Camp des Milles / CPA Aix-en-Provence

4


Chapitre 3 Chapitre 4

ATTENTION

L’art prend l’air

Révélations

• Ce tableau n’est pas

un pré-programme.

Temps fort 3

• TransHumance

• La folle histoire des arts de la rue

• Campus 2013

• Concerts de plein air

• GR2013

• Bal : Thème 2

• Rencontres et colloques

Temps fort 4

• Métamorphoses

• Jeunes publics

• Ecritures contemporaines :

actOral 2013

• Street-food

• Bal : Thème 3

• Rencontres et colloques

• Les projets qu’il

mentionne sont des

exemples des projets

structurants en cours

d‘élaboration avec les

acteurs culturels

du territoire.

• Il n’est pas certain

que la totalité de ces

projets figurent dans le

programme définitif.

(Des incertitudes

financières demeurent).

• Le Grand Atelier du Midi :

— De Van Gogh à Bonnard

— De Cézanne à Matisse

• Picasso et la céramique

• Dufy

• Ulysse FRAC

Provence-Alpes-Côte d’Azur

• Grand Saint Jean / Aix- en- Provence

• Eden Théâtre / La Ciotat

• Albert Camus, l’étranger

qui nous ressemble

• Photographie

• Extension du Musée départemental

Arles Antique / Arles

• Parc des Ateliers / Arles

(Centre international de la photographie

et de l’image / Grande Halle /

Ecole nationale de la photographie)

• Aucun d’entre eux n’est

donc définitivement

retenu (labellisé).

• De nombreux autres

projets qui ne figurent

pas dans le tableau

sont au même stade

d’élaboration avancée.

On n’a retenu ici que

quelques exemples.

• C’est le cas notamment

des grands festivals

existants et des

établissements culturels

avec lesquels le travail

de programmation 2013

est en cours.

5


COMMENT SE DÉROULERA 2013 ?

(La construction du projet)

L’année 2013 se construit comme un grand récit

composé de quatre chapitres.

Le thème du récit c’est la Méditerranée, le dialogue

des deux rives, « le partage des midis ».

Ce fil rouge traverse toute la programmation. Il

s’illustre dans les « Ateliers de l’Euroméditerranée

», dans les grandes expositions qui scandent l’année

capitale :

• « Navigations et Méditerranées » : une approche du

thème sous le signe d’Ulysse, un voyage dans l’univers

des civilisations.

• « Ici, ailleurs » : un tableau de la création contemporaine

autour de la mare nostrum

• « Le Noir et le Bleu » : les étapes du rêve méditerranéen

et de ses contrastes, depuis l’expédition de Bonaparte

en Egypte jusqu’à nos jours.

• « Le Grand Atelier du Midi » : les relations des avantgardes

artistiques avec le Midi entre 1880 et 1960, de

Van Gogh à Bonnard, de Cézanne à Matisse, en passant

par Picasso et de Staël…

• « Albert Camus », la figure emblématique de l’homme

méditerranéen.

• Le chapitre 3 : « L’art prend l’air », au cours de l’été,

privilégie les relations à la nature, les parcours, les

spectacles et les concerts sous les étoiles, dans des

sites inédits, les richesses méconnues du territoire.

• Le chapitre 4 : « Révélations» porte l’accent sur l’art

et le vivre ensemble dans l’espace public, sur les

nouvelles écritures contemporaines, sur les œuvres

composées pour l’enfance et la jeunesse.

Chaque chapitre, chaque variation saisonnière

s’ouvrira par un « temps fort » assemblant plusieurs

évènements majeurs. Les « temps forts » visent à

attirer et à relancer périodiquement la plus forte

fréquentation locale et internationale.

Chaque « temps fort » compte :

• l’inauguration de nouveaux édifices culturels ;

• l’ouverture d’expositions ;

• un grand projet de rassemblement populaire ;

le début d’un ou de plusieurs programmes exceptionnels

tels que les festivals ;

• une ou plusieurs rencontres internationales sur les

thèmes présentés dans le dossier de candidature.

Ce fil rouge s’illustre aussi dans le programme des

festivals, dans les commandes artistiques, dans les

projets littéraires, musicaux, cinématographiques,

théâtraux dans les ateliers de participation citoyenne

qui se développent tout au long de l’année.

Les chapitres du récit sont les variations saisonnières,

les déclinaisons du thème général.

6

• Le chapitre 1 « Marseille accueille le monde » met en

lumière la tradition d’hospitalité, le cosmopolitisme, le

rapport à l’autre. Il fonde notamment les cérémonies,

fêtes et évènements de l’ouverture de l’année capitale.

• Le chapitre 2 « La cité radieuse » témoigne de la

richesse et du foisonnement des nouvelles formes

artistiques dans les villes, des nouveaux « territoires de

l’art ». Il s’illustre dans un ensemble de manifestations

pluridisciplinaires telles, par exemple, le projet « This

is not music ».


OÙ EN EST-ON ?

(Les prochaines étapes)

La quasi totalité des projets évoqués dans ce document

ont été présentés par des acteurs du territoire.

Mais le travail sur les 2200 projets déposés n’est pas

achevé. Un premier examen complet a été effectué. Les

analyses nécessaires pour établir la faisabilité des propositions

et préparer la sélection par le Conseil d’Administration

sont en cours avec les acteurs et au sein des

groupes de travail territoriaux qui fonctionnent depuis

4 mois et poursuivront leur tâche jusqu’à la fin du 1 er

semestre 2011.

La programmation est en constante évolution. Deux

prochaines étapes sont fixées :

> publication du pré-programme : fin 2011.

> publication du programme définitif : début automne 2012.

Ce calendrier est conforme à celui de toutes les capitales

européennes de la culture.

Le présent document va s’enrichir au cours des prochains

mois et se préciser pour aboutir au choix de quelques

500 projets. Les critères de choix ont été définis par le

Conseil d’Administration en janvier 2009. Parmi eux,

deux font l’objet, dans la phase actuelle, d’une attention

particulière :

> le respect des contraintes budgétaires ;

> le respect d’un juste équilibre territorial des

manifestations.

Marseille-Provence 2013 - Les grands chantiers de la préparation

2010 2011 2012 2013

Promotion

Touristique

Les outils

Promotion vers les professionnels

Grand Public

Communication

Communication vers le territoire

Grand Public

Communication vers les professionnels hors territoire

La participation

citoyenne

Conception des dispositifs

Expérimentation

Mise en œuvre

Programmation

lection

Scénario Pré-programme Programme

Production

Transports

Transpass

Le Pilote

Extension du dispositif

Mise en place et test

Déploiement

Les grands

équipements

Cité des Arts de la Rue

Silo

FRAC

Friche Belle-de-Mai

MuCEM

Vieux-Port

CeReM

Longchamp

7


Les Ateliers de l’EuroMéditerranée

Art et entreprises (privées et publiques) :

les conditions d’une rencontre

Inscrire la création artistique contemporaine où on ne l’attend pas…

Inviter des artistes à poser un nouveau regard sur une activité économique, sociale, éducative…

Interroger la fonction sociale de l’artiste en inscrivant sa démarche dans une entreprise - privée ou

publique – en lien avec les hommes qui la composent.

Soutenir la création artistique méditerranéenne, grâce à l’accueil d’artistes venus des pays du

pourtour de la Méditerranée.

Depuis la candidature de Marseille

Provence 2013 au titre de Capitale

Européenne de la Culture, les Ateliers

de l’EuroMéditerranée représentent un

enjeu territorial et culturel fort et constituent

un pilier majeur de développement

pour l’ensemble du territoire.

Les Ateliers de l’EuroMéditerranée

constituent un défi : celui de la

fédération de l’ensemble des acteurs

de la société civile dans un projet de

soutien à la création contemporaine.

Ils visent à constituer, sur le territoire

de Marseille Provence, une

plateforme de production d’œuvres

engageant les efforts de l’ensemble

des acteurs de la société civile :

entreprises, établissements publics

et associations.

Ces organisations sont dès maintenant

sollicitées afin d’accueillir un artiste en

résidence dans l’objectif de créer une

œuvre nouvelle qui sera présentée

dans le cadre des diverses manifestations

de 2013, qu’elles soient propres

aux structures culturelles du territoire

ou bien directement pilotées par

Marseille Provence 2013.

Ce projet novateur trouve ses origines

dans une tradition vivante de mécénat

du monde économique local –

notamment à travers l’action du club

d’entreprises Mècènes du Sud – et a

pour ambition d’être pérennisé après

l’année 2013. Sur la base de coproductions

d’œuvres, il s’agit de mettre

en place 100 résidences d’artistes qui

sont autant d’espaces de travail, de

production et d’échanges pour des

artistes contemporains, installées

progressivement et durablement dans

les entreprises privées et publiques du

territoire de 2010 à 2013.

Les Ateliers de l’EuroMéditerranée

développent trois axes fondamentaux

:

Un nouveau modèle

de production pour la

création contemporaine

À travers les Ateliers de l’EuroMéditerranée,

Marseille Provence 2013

initie ainsi un nouveau modèle de

financement basé sur la mutualisation

de ressources financières, de

compétences et d’industrie d’organismes

aux activités très diverses,

réunis autour du projet d’un artiste.

A chaque projet correspond un

montage de production spécifique,

associant les moyens financiers des

structures d’accueil, de Marseille

Provence 2013 et des autres partenaires

associés (opérateurs culturels

du territoire, national, international).

L’invention de nouveaux modes de

production fait écho à des préoccupation

actuelles des artistes contemporains

et aussi des directeurs

d’établissements, qui cherchent des

solutions concrètes de participation

à la vie de cité.

Toutes les disciplines artistiques sont

concernées par ce projet. Marseille

Provence 2013 initie aussi bien des

projets relevant des arts visuels, de la

littérature que du spectacle vivant. La

diversité des écritures artistiques est

fondamentale dans ce laboratoire de

la création. Par ailleurs, la programmation

des Ateliers de l’EuroMéditerranée

revêt une dimension

internationale forte - qui n’exclut

pas l’invitation faite aux artistes

talentueux de la scène locale – mais

qui affirme la volonté de constituer

une plateforme de production et de

dialogue des cultures.

Zineb Sedira, Mohammed

Bourouissa, Mona Hatoum, Katia

Kameli, Amina Menia, Alexandre

Périgot, Djamel Kokene, Frédéric

Boyer, Sonia Chiambretto, Halida

Bougriet, Hervé Paraponaris, Jean-

Michel Bruyère, Sharif Waked, Anne-

James Chaton, Olivier Darné et le

parti poétique, Nadim Asfar, Slimane

Rais, le Phun, Matthieu Clainchard,

Marie Reinert, Antoine d’Agata,

Yazid Oulab, l’ensemble Télémaque,

Anne-Valérie Gasc, Ymane Fakir et

bien d’autres…ont déjà été invités à

participer à cette aventure inédite.

Un projet de médiation

culturelle innovant

L’ensemble des actions de mobilisation

des salariés des structures

d’accueil autour du projet artistique

constitue une autre dimension

essentielle du projet : à travers des

rencontres et des moments partagés,

les salariés et usagers seront

sensibilisés à la création artistique

contemporaine.

En collaboration avec des médiateurs

– pour la plupart des opérateurs

culturels du territoire - Marseille

Provence 2013 établit avec l’artiste un

plan de médiation de l’art spécifique

à chaque établissement.

Un projet de territoire

A plusieurs titres, les Ateliers de

l’EuroMéditerranée constituent un

projet de territoire :

> dans la fédération de

multiples acteurs, de nature

différentes,

> dans le maillage du territoire

d’Arles à la Ciotat,

> dans la complicité menée

avec les opérateurs culturels

du territoire, sollicités aux

différents stades de mise en

œuvre du projet : production,

médiation, diffusion.

10


Le processus des Ateliers de l’Euro-

Méditerranée est enclenché : à

ce jour, Marseille Provence 2013

travaille sur une cinquantaine de

propositions artistiques, en lien avec

ces nouvelles structures d’accueil.

Ces nouveaux partenaires de la

création – déjà engagés sur des

projets précis - reflètent la richesse

de notre vaste territoire. Ce sont :

> des entreprises privées de

tous les secteurs d’activité :

ingénierie, conseil, audit,

industries, télécommunications,

technopôles d’innovation,

transport maritime, banques,…

> des services des collectivités

territoriales : services

administratifs de proximité,

cimetières, bibliothèques,

écoles,…

> des institutions publiques :

transports, aménagement du

territoire, logement, hôpitaux,

prison,…

Liste non exhaustive des établissements

des projets ont été

réalisées, ou qui sont en cours d’élaboration

: Cabus et Raulot, Hôtel

Pullman, Boutique Marianne Cat,

Quadrissimo, Eurocopter, Marfret,

Maison de ventes Damien Leclère,

Maison Méditerranéenne des Métiers

de la Mode, CIRVA, Domaine de la

Tour du Valat, Assistance publique

des hôpitaux de Marseille, CEBTP

Démolition, Société nautique de

Marseille, Archives et bibliothèque

départementales Gaston Defferre,

Société Marseillaise de Crédit, La

Poste, CICRP, Grand Port Maritime

de Marseille, Logirem, Entreprises

du Puits Morandat, Ecole Nationale

Supérieure des Mines de Saint

Etienne (Gardanne), Service commun

de documentation de l’Université

de Saint Charles, Vacances bleues,

Futur Télécom, Constructa, Ordre

des avocats au barreau de Marseille,

Domaines viticoles dans le périmètre

des monts Sainte Victoire et Aurélien,

Ernst and Young, Club immobilier

Marseille, Carniel,…

Exemples

Marie Reinert - Entreprise Marfret

(transports maritimes, Marseille)

Réalisé en 2008 et 2009

Sous l’impulsion de Mécènes du Sud,

l’artiste Marie Reinert a effectué

une résidence de dix-huit mois chez

Marfret, entreprise de transports

maritimes. Marie Reinert a participé

à quatre traversées entre Marseille et

Alger. Le projet artistique « Roll on,

Roll off » est une vidéo de 25 minutes.

L’œuvre a été présentée au festival

de Marseille en 2010, en partenariat

avec le Fonds régional d’art contemporain

Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Antoine d’Agata - Archives et Bibliothèque

départementales Gaston

Defferre (Marseille)

Début de la résidence : septembre 2011

Le projet du photographe Antoine

d’Agata consiste à suivre physiquement

neuf migrants, tentant

d’entrer sur le territoire de l’Union

européenne, au milieu de leur trajet,

en redonnant à chaque parcours sa

dimension d’odyssée personnelle et

héroïque. Antoine d’Agata entrera

via la photographie et la vidéo dans

le quotidien de ces personnes, dans

le vif de la réalité des itinéraires.

Une résidence au sein des Archives

et Bibliothèques départementales

Gaston Defferre (ABD) lui permettra

de mettre en perspective les

matériaux contemporains avec une

documenta tion historique et sociologique.

Une exposition sous forme

de diptyque est prévue au MuCEM

et à l’ABD, ainsi qu’à Kosice dans le

cadre des échanges entre Marseille

Provence 2013 et Kosice 2013.

Compagnie Le Phun - Domaine de la

Tour du Valat (Le Sambuc)

En cours

Le domaine de la Tour du Valat est

un Centre de recherche pour la

protection des zones humides en

Méditerranée situé en Camargue.

La compagnie Le Phun est actuellement

accueillie en résidence sur le

site de la tour du Valat, aux marais

du Verdier et au village du Sambuc

(commune d’Arles). Le Phun, Cie

emblématique de arts de la rue,

invente une drôle de population,

les Pheuillus, posant une présence

théâtrale autour de ces personnages

poétiques, véritables métaphores

de l’homme nature.Présentation au

public de l’installation/spectacle au

mois de juillet 2011 dans le cadre

du festival Les Environnements. En

partenariat avec le Citron jaune.

Zineb Sedira - Grand Port Maritime

de Marseille (Marseille-Fos) (à

l’étude)

Période : 2012

Une rétrospective de l’œuvre de

l’artiste franco-Algérienne Zineb

Sedira, basée à Londres, est actuellement

présentée au Musée d’art

contemporain de Marseille. Zineb

Sedira s’installera avec son équipe

au cœur du 1 er port de la Méditerranée.

Sa nouvelle œuvre Marseille

(titre provisoire) sera une installation

vidéo filmée autour et au port de

Marseille. Elle deviendra la troisième

et dernière partie d’une trilogie.

Anne-Valérie Gasc / Entreprise

CEBTP Démolition (entreprise en

ingénierie par explosif, Marseille)

En cours

La proposition de l’artiste

marseillaise Anne-Valérie Gasc, «

Crash box », consiste à disséminer

via un système de diffusion audiovisuelle

simultanée, le cœur d’une

explosion par foudroyage intégral,

de sorte à créer une onde de choc

en images. Fruit d’une résidence de

trois années au sein de l’entreprise

CEBTP Démolition (entreprise en

ingénierie par explosif), le dispositif

sera présenté en trois étapes et

aboutira à la réalisation d’un film en

2013.

Célia Houdart et Sébastien Roux /

Puits Morandat (Gardanne)

Début de la résidence : mai 2011

Les deux artistes Célia Houdart

(auteur) et Sébastien Roux (compositeur),

projettent de réaliser pour le

printemps 2013 un parcours sonore

sur la Montagne Sainte Victoire ainsi

qu’une installation dans les vestiaires

du Puits Morandat. La résidence se

déploiera sur 3 ans sur le site même

du Puits Morandat (ancienne mine de

charbon), en relation avec les entreprises

de nouvelles technologies qui

y sont installées.

11


Les Actions de Participation

Citoyenne

Faits et Gestes

Partir des pratiques communes

des habitants pour leur proposer, à

partir de consignes précises comme

«photographier son point de vue

préféré » ou « se (faire) photographier

avec son chien, sa voiture,

son ballon de foot… », de participer

à la dynamique de la Capitale

; contribuer à la constitution d’un «

glossaire méridional » pensé comme

un portrait fragmenté du territoire,

de ses langues, valeurs et usages

ou encore constituer « un almanach

2013 » au jour le jour à partir des

mots, pensées, témoignages des

habitants et des visiteurs, autant de

propositions simples portées par le

programme « Faits et Gestes ». Les

différentes invitations à participer

révèleront, à terme, à travers un

processus cumulatif et des restitutions

variées, un portrait tangible et

sentimental du territoire de Marseille

Provence 2013 et de l’année Capitale

vue par les habitants et les visiteurs.

Les pratiques amateurs seront

également à l’honneur à travers

différentes actions : levers de rideau,

planchers de bal, parcours lecture…

associées aux temps forts de la

programmation de l’année Capitale.

Quartiers créatifs

(titre provisoire)

Le monde bouge. La ville change...

Pourquoi ne pas être un peu l’acteur

de ce changement ? C’est ce qui est

proposé dans le cadre du programme

« Quartiers créatifs ». En s’appuyant

sur une démarche participative

forte, les équipes artistiques invitées

auront pour mission de révéler un

territoire urbain en pleine mutation.

Alliant observation, écoute sensible

et pratiques communes, il s’agit

d’imaginer ce que pourrait être la

ville de demain. Non pas pour se

contenter de projets en l’air ou de

rêveries éveillées. De cette réflexion

collective naîtront des propositions

concrètes qui seront présentées

dans le cadre de la programmation

générale de l’année Capitale ainsi

qu’une rencontre européenne sur la

thématique de «l’art et de la transformation

urbaine». Une des originalités

de ce programme réside

dans le dialogue singulier noué avec

les aménageurs et par la mise en

place d’une plate-forme d’acteurs

(aménageurs, structures culturelles

et sociales, équipes artistiques,

habitants) qui fabriquent conjointement

du projet urbain.

Atelier du Large

Un espace ouvert à tous dans un

lieu qui fait rêver, situé entre la ville

et la mer, au J1, dernier vestige

de la grande gare maritime de la

Joliette, spécialement aménagé pour

l’occasion pour recevoir de grandes

expositions de l’année Capitale.

Insérer au sein de cet espace de

9000 m2 un lieu dédié à la participation

citoyenne, « l’Atelier du Large

», c’est affirmer de manière forte

que la participation citoyenne est au

cœur de la construction de l’année

Capitale. Concrètement, ce lieu

permettra d’accueillir, tout au long

de l’année 2013, dans une scénographie

et des espaces adaptés, les

différentes formes de restitutions

issues de tous les appels à participations

et actions menés en amont

mais aussi tout au long de l’année

Capitale.

Dans le même temps, cet espace

sera conçu comme « une fabrique

permanente » où, en résonance

avec les grandes thématiques de

l’année capitale, les habitants du

territoire et les visiteurs d’un jour

pourront continuer de prendre une

part active à la Capitale européenne

de la Culture.

12


Les festivals du territoire

Marseille Provence est par excellence la terre des festivals. Nombreux, variés , certains sont devenus,

dans leur domaine d’expression, des références internationales incontournables. Notre démarche

d’accompagnement des festivals sera à l’image et de la méthode et de la diversité des programmes et

des modes d’actions que développe Marseille-Provence 2013 : principe de coproduction, participation

au dispositif des ateliers de l’EuroMéditerranée, développement de la commande artistique et des

Actions de Participation Citoyenne…

Voici quelques exemples de projets

en cours de définition :

Les Rencontres d’Arles

Ce projet s’inscrit en partie dans

le dispositif des Ateliers de l’Euro-

Méditerranée, avec des résidences

pour des jeunes photographes

d’Europe et du bassin méditerranéen.

En 2013 un programme

d’exposition et une nuit de

projection spécifiques sont prévus.

Festival International

de Piano de La Roque

d’Anthéron

Ce projet s’inscrit dans le dispositif

des objets circulants : La «Music-

Box», salon de musique itinérant,

d’inspiration japonaise, dessinée

par un architecte de renom, recevant

dans un écrin à l’acoustique parfaite

une centaine de spectateurs pour

assister sur 8 week-ends de mai à

août, à un programme de prestigieux

interprètes, programmé par et pour

le Festival de la Roque d’Anthéron

et Marseille-Provence 2013, en

parcourant les sites naturels du territoire

de la Capitale, dans une mise en

valeur unique.

Festival International

d’Art Lyrique d’Aix en

Provence

Le Festival International d’Art Lyrique,

dans le cadre d’un temps fort autour

des Cultures Urbaines, présentera

deux projets à forte dimension territoriale

: « L’Opéra-Installation » de

Jean Michel Bruyère, au Bois de l’Aune,

en incarnera l’aspect spectaculaire et

événementiel. Du « Slam à L’Atlas »,

en co-production avec la Fondation

Royaumont, Marseille-Provence 2013,

le festival Les Suds à Arles, ainsi que la

Scène Nationale de Châteauvallon, en

sera le travail de fond, sur une redéfinition

de la notion même de Cultures

Urbaines, par un travail sur la voix - la

Parole Rythmique - du sud au nord

de la Méditerranée, en lien à la fois

surprenant et évident avec l’Art Lyrique

et ses origines.

Festival International

du Documentaire de

Marseille

Le projet s’articule autour de 3 axes :

1/ Le FIDlab une plate forme professionnelle

internationale pour des

rencontres entre des réalisateurs,

des producteurs, et les financeurs

potentiels de leurs projets.

2/ Festmed qui associe des rencontres

de programmateurs et des cartes

blanches à des festivals méditerranéens,

avec pour objectif de faire

connaître ces manifestations et leur

identité particulière et de favoriser la

circulation des films sélectionnés.

3/ Des rencontres entre les Instituts de

formation au cinéma méditerranéen

complètent ce dispositif avec des

échanges entre les formateurs et les

étudiants de ces écoles, une invitation

aux projections du FID et une table

ronde dédiée.

Festival International

des Cinémas Arabes de

Marseille (FICA)

C’est la création d’un nouveau festival.

Depuis la disparition de la Biennale

de l’Institut du Monde Arabe en 2008,

aucune manifestation d’envergure

n’existe aujourd’hui en Europe pour

donner leur place à ces cinémas.

L’appellation « cinémas arabes » souligne

une communauté de langue des pays

concernés. Du golfe Persique à la pointe

occidentale de l’Afrique du Nord et au

Moyen-Orient, ces pays sont répartis sur

deux continents avec des histoires et des

sensibilités culturelles très différentes.

Le FICA doit devenir le lieu de référence

pour l’histoire, et la création cinématographique

arabe et euro-arabe, et pour

le développement de la diffusion de ces

cinémas à travers les rencontres professionnelles

adjointes au festival.

Cette liste ne saurait être exhaustive

et Marseille-Provence 2013 a vocation

à être le partenaire des festivals :

Les Instants Vidéos de Marseille

Musique à l’Emperi de Salonde-Provence

Festival de Marseille - FDAmM

Festival Marsatac de Marseille

La Fiesta des Suds de Marseille

Les Suds à Arles

Festival Jazz des Cinq Continents

de Marseille

Les Envirhônements

Festival Les Musiques du GMEM

à Marseille

Rencontres Internationales

Science et Cinéma à Marseille

Images de ville à Aix-en-Provence

Festival Tous Courts

à Aix-en-Provence

Festival d’Avignon

Festival International d’orgue

de Roquevaire

Festival de Martigues

Festival international du film

d’Aubagne

etc.

Période : de mai à septembre 2013

13


Navigations et

Méditerranées

Ici, ailleurs.

Panorama

J1- Port de Marseille

Lieu emblématique de la Capitale, le « J1 »

inaugurera en janvier 2013 ses vastes espaces

ouverts sur la mer par une « expositionfiction

» dont un Ulysse contemporain sera

le guide. Son vrai-faux voyage dans le temps

et l’espace, de l’époque de la guerre de Troie

aux hubs du XXIème siècle, fait le récit des

échanges entre les hommes et les cultures dans

la confrontation entre l’hier et l’aujourd’hui.

Ulysse arrive toujours de la mer dans la réalité

contemporaine, qu’il débarque en Phénicie, en Grèce,

ou encore sur les rives d’Al-Andalus. Ses pérégrinations

le conduisent à Mycènes, Tyr, Athènes,

Alexandrie, Rome, Cordoue, Venise, Gênes, Istanbul,

Alger, Tunis et Marseille au gré des enjeux de civilisation

qu’offre l’Histoire. Le bateau qu’il y trouve lui

permet de remonter dans le temps ; la nave romaine

chargée de céréales le fait entrer dans la ville

d’Auguste, le chebec regorgeant de soieries, d’argenterie

et de captifs lui ouvre les portes de l’Alger de

Barberousse ou encore, le navire à vapeur le conduit à

la Joliette des grandes compagnies maritimes.

Comme l’Histoire ne s’écrit pas qu’en majuscules,

celle de la Grande navigation, des Grandes Cités

portuaires, Ulysse prend aussi les chemins plus

modestes des pêcheurs, des caboteurs et des

bateliers qui, sur le pourtour méditerranéen, n’ont

cessé de circuler au quotidien faisant fi de la guerre

ou de la course, ne parlant pas les mêmes langues,

n’utilisant pas les mêmes bateaux mais partageant la

même peur, celle de la mer.

De vrais bateaux, des maquettes petites ou grandes,

des cartes et manuels nautiques, des bas-reliefs, des

chefs-d’œuvre de la statuaire grecque et romaine,

des instruments d’astronomie, des manuscrits rares

enluminés …, trésors du patrimoine méditerranéen,

côtoieront un monde d’images, celles des mosaïques

romaines ou des miniatures ottomanes que l’audiovisuel

rendra vivantes, celles, imaginaires, des artistes

photographes, réalisateurs et plasticiens conviés à

cette Odyssée du passé-présent.

L’exposition « Ici, ailleurs » marquera, en

janvier 2013, l’ouverture du Panorama, espace

dédié à l’art contemporain de Marseille situé

au sein des bâtiments réhabilités de la friche La

Belle de Mai. Conçue par Juliette Laffon comme

un dialogue des cultures entre les deux rives

de la Méditerranée, l’exposition réunira, sur

quelque 2400 m 2 , des artistes issus du pourtour

méditerranéen dont la majorité appartient à la

génération née dans les années 60-70.

Qu’ils viennent d’Espagne, du Maroc, d’Algérie, de

Tunisie, d’Egypte, du Liban, de Palestine, d’Israël, de

Turquie, d’Albanie, de Grèce, d’Italie ou de France,

les artistes présentés jouissent pour la plupart d’une

reconnaissance internationale sur la scène artistique.

Ils vivent et travaillent, pour beaucoup, entre plusieurs

lieux et métropoles et participent d’une diaspora aux

identités plurielles – statut autorisant la traduction,

dans leurs œuvres, d’éléments appartenant à leurs

cultures traditionnelles d’origine en une réflexion

critique qui prend en compte les cultures rencontrées.

L’exposition ne se propose pas comme un bilan de

la scène artistique contemporaine en Méditerranée,

mais cherche à mettre en lumière, chez ces artistes

qui auront toute liberté de concevoir un projet, des

lignes-forces et une sélection d’œuvres où la part de

l’hybridation et de l’expérimentation seront déterminantes.

Toutes les techniques seront représentées, de

la peinture et la sculpture à la vidéo, la photographie

et l’installation, chaque artiste investira un périmètre

spécifique permettant le déploiement de son travail et

plusieurs d’entre eux proposeront des pièces inédites.

Tous partagent une même capacité à s’affranchir

de leurs origines, à les questionner et à s’approprier

certains aspects de cultures différentes. Ces

identités plurielles, aux contours instables, forgées

par l’expérience du déplacement et de l’autre, se

révèlent propices à la création d’œuvres empruntant à

plusieurs cultures et pourtant pétries d’idiosyncrasie,

tant il est vrai que la question de l’identité, même

plurielle, se trouve au cœur de toute création.

16

Conception : Yolande Bacot, Catherine Mariette

et Patrice Pomey.

Période : janvier à juin 2013

Période : janvier à avril 2013


Cadavre exquis

Musée Granet d’Aix-en-Provence

Rodin, l’ombre

de l’Antique

Musée départemental

de l’Arles antique

L’exposition, qui se propose comme un projet

de production d’œuvres d’art contemporain en

Euro-Méditerranée, marquera l’entrée dans

l’année 2013 du musée Granet, avant l’ouverture

de la manifestation estivale du « Grand Atelier du

Midi ».

Reprenant la pratique surréaliste du « cadavre

exquis », où chaque participant à la chaîne de

création réagit à l’intervention immédiatement

précédente, le projet consiste à inviter des artistes

(peintres, sculpteurs, plasticiens, photographes,

vidéastes, écrivains, poètes, musiciens… ) à participer

à une création collective, un work in progress au

sens propre, sous forme de « rebonds » successifs.

Ils inventent ainsi un espace commun de création

le sens circule de l’un à l’autre, provoqué par une

association fortuite ou voulue, par un jeu de hasard et

d’intelligence réciproque, par une rencontre d’amitié

ou de découverte. L’œuvre s’enrichit ainsi des diversités

culturelles des artistes sollicités, venus de tout

l’espace méditerranéen et proche-oriental.

Les pays pressentis : Algérie, Chypre, Egypte,

Espagne, France, Grèce, Israël, Italie, Liban, Maroc,

Palestine, Syrie, Tunisie, Turquie. Les projets,

réalisés sur une durée de deux ans, du début 2011 à la

fin 2012, seront réunis et présentés au musée Granet

d’Aix-en-Provence au premier trimestre 2013.

Un programme pédagogique important sera développé

autour de l’événement.

Commissariat : Evelyne Artaud et Bruno Ely

Le monde antique, comme la Renaissance,

fut l’une des sources d’inspiration majeures

d’Auguste Rodin (1840-1917).

L’exposition « Rodin, l’ombre de l’Antique », se

propose d’exposer huit sculptures majeures de Rodin

en vis-à-vis de pièces antiques provenant soit de la

propre collection que le grand sculpteur avait réunie,

soit des plus grands musées européens (le Louvre à

Paris, Madrid, Rome…).

« Rodin, l’ombre de l’Antique » s’inscrit dans la continuité

de l’exposition présentée en 2006-2007 au musée

d’Arles « Ingres et l’Antique ».

Rodin voulait ancrer sa pratique de la sculpture dans

la continuité de l’art grec fondateur, parfois revisité par

les filtres des copies romaines et de la Renaissance.

Reformulant les archétypes de l’antiquité, allant

jusqu’à intégrer par assemblage ses propres figurines

à un vase grec, une colonne, une urne… , son art fait

écho, par la perfection plastique et l’expressivité de

ses formes, à l’idéal grec. Les chefs-d’œuvre de l’antiquité,

qui nous sont parvenus le plus souvent sous

forme de fragments, de sculptures mutilées, trouvent

aussi un parallèle formel dans la façon même qu’avait

Rodin de travailler : ôtant le superflu pour donner à

ses œuvres une puissance brute, essentielle, mutilant

ses statues, il usait de l’assemblage, du fragment,

de la recomposition, de l’inachevé. Rodin ne se rendit

jamais en Grèce, mais collecta quelque 2500 œuvres

ou répliques grecques (sur un total d’environ 6400

pièces collectées), se créant une sorte de Panthéon

sur mesure, son propre musée grec. Mais il s’agit sans

doute là d’une Grèce rêvée, autorisant les percées de

l’invisible, de l’inaccessible, de l’indicible.

Commissaire : Pascale Picard, conservatrice du musée

de l’Arles antique, assistée de Bénédicte Garnier,

documentaliste au musée Rodin.

Période : avril à juillet 2013

17


Le Noir et le Bleu, un rêve méditerranéen

MuCEM

Le Noir et le Bleu, ce qui fait civilisation et ce qui la

nie, sont mis en tension dans le parcours de l’exposition,

tel un envers et un endroit indissociables.

Ainsi coexistent l’héritage des Lumières et l’ombre

des Lumières que Goya, en artiste visionnaire, a

rendu visible dans ses « peintures noires ». Comme

l’observait Jean Starobinski à propos de Goya : « Un

renversement maléfique a substitué les ténèbres à la

lumière. » Le Noir et le Bleu…

Exposition d’ouverture d’un musée de civilisations

consacré à la Méditerranée, elle montre comment

la notion de civilisation et la notion de Méditerranée

sont contemporaines des Lumières. Or, « longtemps

aveuglées, en effet, par leur propre éclat, les Lumières

ne voient pas les ombres de plus en plus nombreuses

qui les accompagnent », observe Annie Le Brun

qui précise : « Le noir serait en l’homme le sens de

l’inhumain dont il participe. » Il en va tout autrement

du Bleu qui, à partir de l’époque romantique, « est

devenu la couleur du rêve, ou du moins de l’invitation

au rêve », selon Michel Pastoureau, qui ajoute, pour

la période contemporaine : « Le bleu est devenu une

couleur internationale chargée de promouvoir la paix

et l’entente entre les peuples. »

Le fil conducteur de l’exposition est fait de cette

polarité entre le Noir et le Bleu, ensemble complexe

et parfois contradictoire qui va rythmer la visite. Il ne

s’agit pas de juxtaposer des thèmes mais d’inscrire

l’ensemble du parcours dans cette intensité qui invite à

un rêve toujours recommencé.

Douze moments seront proposés aux visiteurs pour

découvrir les différentes configurations, à travers le

temps, du rêve méditerranéen.

Les porteurs de rêve, qui donnent un visage aux différentes

expressions du rêve méditerranéen, seront

privilégiés dans l’exposition. Ces figures peuvent en

effet être reconnues et appropriées, et ainsi rendre

accessible l’histoire du rêve méditerranéen dans ses

élans comme dans ses impasses.

De l’autre côté du miroir, le principe d’écriture de

l’exposition repose sur cette idée de regards renversés,

d’une invitation à traverser les apparences pour aller

de l’autre côté et ne jamais se contenter d’un regard

seulement européen. Le rêve méditerranéen est

dissymétrique et souvent décalé, il relève d’abord

d’une projection du Nord sur le Sud, mais il laisse

place à d’autres regards et à d’autres rêves…

Trois approches sont privilégiées dans la conception

de l’exposition :

Voir : à partir d’une écriture symbolique, véritable

invitation à la découverte d’un musée imaginaire où

dialoguent les formes et où chacun poursuit son rêve…

Sentir : à partir d’une écriture sensible de l’exposition,

qui permet de goûter les paysages et les lieux,

de partager les joies et les drames, les élans et les

fracas…

Comprendre : en suivant le registre des savoirs

qui permettent, à travers de nombreux documents

originaux et des audio-visuels appropriés, d’entrer

dans la diversité des formes prises par le rêve

méditerranéen

Exposition de civilisations, elle n’est ni une exposition

historique ni une exposition d’art et de patrimoine.

Elle se propose d’inventer une forme nouvelle,

exposition de civilisations qui fait la synthèse entre

différents registres, qui associe des œuvres singulières,

peintures, photographies, sculptures, et des

documents originaux, manuscrits et livres rares,

revues, affiches et journaux, sans oublier des images

d’archives, de documentaires et de fictions, dans

un parcours qui, au fil du rêve, qui fait découvrir la

diversité des représentations de la Méditerranée…

Invitation au rêve, à la méditation et au questionnement

devant des œuvres majeures, cette exposition

est appelée à laisser une empreinte esthétique forte

et une trace dans l’imaginaire du visiteur. Mais il s’agit

également de lui raconter une histoire, l’histoire de

ce rêve méditerranéen à travers le temps, entre le

XVIIIème siècle et le XXIème siècle.

Un rêve d’avenir ou un horizon sans lendemain ?...

Commissaire général : Thierry Fabre

18


Au Bazar du genre

MuCEM

Ulysse

Fonds Régional d’Art contemporain

Provence-Alpes-Côte d’Azur

et un parcours de plusieurs

escales sur le territoire de

Marseille-Provence 2013

Pour aborder une des grandes questions des sociétés

d’aujourd’hui : les relations entre les hommes et les

femmes et plus généralement les bouleversements

qui touchent l’ordre des sexes, l’équipe du MuCEM

nous proposera un voyage à travers les multiples

façons d’être homme ou femme de sa société dans

l’espace méditerranéen aujourd’hui.

Les objets des collections d’ethnologie seront associés

à des témoignages d’hommes et de femmes, des

montages de films, des installations d’art contemporain

pour une évocation sensible des changements

qui touchent les grandes valeurs associées

aux rapports de genre dans l’espace méditerranéen

comme la masculinité, la féminité, le mariage ; la

filiation, l’honneur, la paternité, la maternité, la

pudeur, le respect, l’amour….

On y montrera les multiples figures que prennent, du

nord au sud de la méditerranée, les apprentissages de

leur rôle par les garçons et par des filles.

On y témoignera de l’impact des nouveaux modes de

communication sur les façons de se rencontrer, de se

séduire, de faire couple ou de faire famille

On questionnera les différentes façons dont les

normes du genre qui touchent aux fondements même

du fonctionnement des sociétés - règles religieuses,

lois, règlements écrits ou non, coutumes… se

confrontent à une multiplicité de modèles qui sont

diffusés à des échelles de plus en plus larges.

Commissaire général : Denis Chevallier

L’ouverture à Marseille, du bâtiment du FRAC

« deuxième génération », conçu par le cabinet d’architectes

japonais Kengo Kuma & Associates, en collaboration

avec l’agence Toury Vallet, Paris, impulse une

nouvelle dynamique au FRAC Provence-Alpes-Côte

d’Azur.

Les espaces d’exposition du nouveau FRAC (« grand

module » de 516 m 2 , espace de 326 m 2 , et deux

espaces modulables dans la proue du bâtiment de 120

m 2 et 80 m 2 ) autorisent le déploiement des collections

et la présentation de manifestations ponctuelles.

Dans le cadre de Marseille-Provence 2013, le FRAC,

fidèle à ses missions de soutien à la création et de

sensibilisation des publics à l’art contemporain,

présentera dans son nouveau bâtiment marseillais

un ensemble d’expositions thématiques et monographiques,

en contrepoint d’une ambitieuse proposition

thématique autour de la figure d’Ulysse, qui se

déploiera sur l’ensemble du territoire de Marseille-

Provence 2013.

Ce thème épique, repris par maints écrivains et

artistes, conduira à envisager différentes formes

d’écritures artistiques (amplification, dérivation,

allusion, transposition…) et à aborder nombre de

notions culturelles, philosophiques, religieuses, spirituelles,

politiques et sociales.

Ulysse permettra de mettre en scène un fabuleux

corpus fictionnel, contribuant ainsi à questionner la

fonction et l’usage des images.

Cette Odyssée contemporaine sera l’occasion de

présenter des pièces uniques, des œuvres monumentales,

des expositions thématiques, collectives ou

monographiques et participera d’une opération de

découverte de l’art contemporain sous ses multiples

aspects.

Commissariat général :

FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur

Période : toute l’année avec une période phare

de mai à septembre 2013

19


Le Grand Atelier du Midi

- Musée Granet d’Aix-en-Provence

- Palais Longchamp, musée des Beaux-Arts de Marseille

Expositions associées :

Picasso et la céramique à Aubagne

et Dufy à Martigues

L’exposition événement Le Grand Atelier du Midi

s’organise autour d’un diptyque central dont le

premier volet De Van Gogh à Bonnard se tiendra

à Marseille, dans les espaces rénovés du Palais

Longchamp-Musée des Beaux-Arts et le second

volet De Cézanne à Matisse sera présenté au

musée Granet d’Aix-en-Provence.

L’exposition couvre une chronologie longue,

de 1880 à 1960, et illustre les différents

mouvements qui ont jalonné le vingtième siècle,

de l’impressionnisme au postimpressionnisme,

en passant par le fauvisme, le cubisme, les

expériences des surréalistes et l’abstraction.

Depuis les premiers voyages de Renoir et de

Signac, le Midi, terre d’échanges ouverte aux

autres rives de la Méditerranée, a été une

source infinie d’inspiration pour les peintres.

pour les artistes liés au mouvement dada et au

surréalisme, il devint, pour certains d’entre eux, le

lieu de l’exil pendant les guerres. Ainsi pour Picabia et

Masson, dans les années 20, et pour les surréalistes

au début des années 40.

Plus tard, ce sera encore en partie dans le Midi que

s’élaborera une écriture abstraite sublimée par la

lumière et la couleur, qui mènera aux différentes

formes de l’abstraction lyrique et géométrique, telles

que l’illustrent les œuvres d’un Miro ou d’un Staël par

exemple.

L’exposition, réalisée en coproduction avec la Réunion

des musées nationaux - Grand Palais, réunira des

chefs-d’œuvre des plus grands maîtres du XX e siècle,

venus des plus prestigieuses collections nationales et

internationales, publiques et privées, dont le musée

d’Orsay et le Centre Pompidou.

Commissariat : Bruno Ely et Marie-Paule Vial.

20

Plusieurs chapitres articulent le propos, les uns

traitent du traditionnel débat de la forme et de

la couleur et mettent en exergue les expériences

plastiques qu’autorise la lumière saturée du Midi.

Le volet marseillais s’attache à aborder la question du

flamboiement et de l’arbitraire de la couleur, depuis le

Van Gogh arlésien jusqu’aux fauves et jusqu’à Bonnard.

Le volet aixois trouve naturellement sa référence dans

Cézanne, comme père de l’art moderne tel que le concevaient

Braque, Matisse ou Picasso.

D’autres chapitres traitent des territoires de l’imaginaire,

de la poursuite d’un rêve hédoniste, de la quête

d’un âge d’or. Nouvelle Arcadie où l’Antiquité peut être

revisitée, l’ailleurs toujours rêvé et où les mythologies

revivent dans la beauté des paysages et l’intensité de

la lumière, ces rivages du Midi se peuplent alors de

faunes et de dryades.

La dimension exotique du Midi, son statut d’avantposte

de l’Orient, attirent aussi certains peintres, et

Marseille a vu s’embarquer pour l’Afrique du Nord,

Renoir, Matisse, Marquet dont certaines œuvres

conservent le goût des paysages d’Algérie et du Maroc,

de l’arabesque et des motifs abstraits.

Mais le Midi n’est pas seulement un grand atelier à

ciel ouvert, il fut aussi une terre de refuge dans les

périodes troublées des guerres. Lieu de villégiature

Des expositions monographiques associées seront

proposées en contrepoint à ce diptyque.

L’une, à la Chapelle des Pénitents noirs d’Aubagne,

traitera de Picasso et la céramique, autour d’un

dialogue entre des céramiques antiques et les

œuvres du maître.

Une deuxième exposition, au musée Ziem de

Martigues, documentera les séjours de Dufy dans le

Midi, de Martigues à l’Estaque.

Période : mi-juin à mi-octobre 2013


Albert Camus,l’étranger

qui nous ressemble

En 2013, Albert Camus aurait eu exactement cent

ans. Quelle figure plus symbolique peut mieux

illustrer la figure de l’homme méditerranéen

que celle de cet homme des deux rives, déchiré

par les guerres qu’elles se livrèrent, passionné

de justice et d’entente ? L’exposition visera à

la fois à faire découvrir l’écrivain à ceux qui le

connaissent peu ou pas du tout (en particulier

la jeune génération), et permettre à ceux qui le

connaissent d’approfondir leur appréhension de

l’homme, de son œuvre, de sa complexité, de ses

engagements.

Il ne s’agit pas d’une exposition « savante », qui s’adresserait

à des spécialistes, mais d’une exposition vivante,

destinée à un large public. Le scénario de l’exposition

aborde les différentes dimensions de l’homme : le

romancier ; le journaliste ; le dramaturge ; l’essayiste ;

l’enfance. Il permet par ailleurs aux visiteurs de suivre

une « chronologie de la liberté », qui raconte les grands

engagements de Camus, tout au long de sa vie.

A l’affût des âmes blessées, prenant comme toujours

le parti de celui qui crée le trouble, Camus ne cesse

d’intriguer. (…) Son œuvre apparaît comme un palais dans

la brume. Plus le lecteur s’en approche, plus l’édifice se

complique sans pour autant perdre sa splendeur .

Romancier, dramaturge, essayiste, journaliste, Camus

l’est tout à la fois. Chaque facette de son travail nourrit

et éclaire toutes les autres. Il s’agit donc de mettre en

espace une vie pleine, une œuvre foisonnante, qui adopte

différentes formes tout en conservant une remarquable

cohérence d’ensemble. Les visiteurs éprouveront ce qui

fait l’unité d’un tel univers. Une certaine tonalité, à la fois

joyeuse et inquiétante, sombre et pleine des éclats du

soleil de la Méditerranée.

Célébrer le centenaire de Camus, c’est à la fois raconter

l’homme dans son temps et proposer un ensemble

de témoignages, de documents, d’adaptations qui

permettent de saisir Camus après son temps, c’està-dire

de faire entendre les nombreuses résonnances

contemporaines de son œuvre.

Conception scientifique : Benjamin Stora, professeur

d’Histoire du Maghreb à l’INALCO et Jean-Baptiste

Péretié.

Période : octobre à décembre 2013

21


Ouverture Révélations :

feuilleton

pyrotechnique

Pas de surenchère, ni excès, ni tape-à-l’œil

grandiloquent. La cérémonie d’ouverture de

Marseille- Provence 2013 se place résolument

sous le signe d’un accueil bienveillant au

monde. L’idée forte de ce top départ serait que

les gens fassent eux-mêmes événement, dans

leur capacité à se rassembler et à révéler leur

propre territoire.

Tout commence de manière symbolique, avec la

constitution d’un réseau d’hospitalité alternatif adossé

au projet Hôtel du Nord, qui permettra d’inviter des

familles d’Europe et de Méditerranée à assister aux

différentes manifestations de l’ouverture : deux jours

de fête et de découvertes.

Ce week-end s’articulera autour d’une nuit festive qui

sera l’occasion de lancer tous ensemble un cri vital

pour en marquer le début. Geste partagé par tous et

sur tout le territoire, la Grande Clameur mobilisera

toutes les sirènes des bateaux, des pompiers, les

cloches des églises, en conviant les habitants à participer

à ce grand tintamarre en faisant le plus de bruit

possible ! Cette Grande Clameur sera accompagnée

par la magie de la pyrotechnie travaillée elle aussi

sous formes de flux d’énergie. La fête battra alors

son plein dans les centres-villes transformés en

dance-floor géants et en écrans de projections vidéos

où chacun déambulera par des parcours artistiques

entre scènes musicales, lieux culturels proposant des

programmations exceptionnelles, bars et restaurants

ouverts pour se réchauffer et se restaurer.

Pleins feux sur les beautés du territoire.

Eclairage, mise en lumière et en musique ou comment

découvrir la Capitale sous un jour nouveau, joyeux,

festif et surtout inattendu ! Révélations propose une

série de rendez-vous pour de grands spectacles

dans des lieux insolites, qu’il s’agisse d’architectures

emblématiques, de sites industriels ou de panoramas

naturels hors du commun. À chaque fois ces espaces

sont mis en lumière grâce à la magie des pyrotechnies

du Groupe F en compagnonnage avec des musiciens

contemporains pour des visions d’un genre peu

ordinaire. Ce feuilleton pyrotechnique, foisonnement

de récits éclairant à leur façon ces espaces en les

situant dans leur histoire, accompagne les spectateurs

durant toute l’année 2013 dans une succession de

moments forts et uniques sur le territoire.

Période : toute l’année 2013

Le lendemain, journée portes ouvertes des expositions

et des nouveaux équipements inaugurés la veille, la

population sera conviée à de grands thés dansants

revisités et inattendus. Révélant là aussi des lieux

insolites sur tout le territoire, un large public familial

pourra venir partager un goûter et partir dans des

rythmes endiablés entre chansons populaires et

électro-rock et des inventions à danser accompagnés

par des chorégraphes.

Enfin, ce week-end d’ouverture sera également

l’occasion d’un temps fort intellectuel consacré à une

des problématiques majeures de la zone euroméditerranéenne.

24

Période : janvier 2013


Temps du Cirque

Les nouvelles

scènes de la

Méditerranée

Loin d’être un art figé dans le temps, le cirque

bouge et ne cesse d’évoluer au croisement des

disciplines.

Art nomade par excellence, le cirque est

depuis longtemps bien implanté sur le

territoire de la Capitale. En témoignent

notamment deux festivals emblématiques de

cette présence, Janvier dans les Etoiles à La

Seyne-sur-Mer et Les Elancées à Istres.

Marseille Provence 2013 souhaite mettre en valeur

cette tradition vivante du cirque en rassemblant

des opérateurs du territoire – le théâtre d’Arles, le

théâtre de l’Olivier à Istres, le théâtre Le Sémaphore

à Port de Bouc, le théâtre des Salins à Martigues, le

Grand Théâtre de Provence ainsi que le 3 bis F à Aix

et à Marseille le théâtre du Gymnase, le théâtre du

Merlan, le CREAC , le festival de clown Daki/Ling, la

Cité des Arts de la Rue…

« Temps du Cirque » portera une nouvelle ambition

pour le cirque en Provence en accueillant des

productions de niveau international. Elles favoriseront

la circulation des œuvres et des artistes et

permettront de s’adresser à un public plus large.

Cet élan nouveau, s’accompagnera tout au long

de l’année et sur tout le territoire de la Capitale,

de créations et diffusions de formes plus légères

donnant leur chance à de jeunes artistes.

Période : février 2013

Les scènes « spectacle vivant » présentes

sur le territoire de Marseille-Provence

2013 – qu’il s’agisse des théâtres, des

scènes subventionnées, des compagnies,

d’artistes indépendants – commanderont et/

ou programmeront des spectacles de jeunes

artistes méditerranéens, en lien avec leurs

homologues européens.

Ces créations s’organiseront en parcours à

l’intérieur des programmations existantes,

et donneront lieu à des rendez-vous réguliers

durant toute l’année 2013.

Les partenaires seront, entre autres, Garajistanbul

(Turquie), le réseau Leoparts (Syrie, Liban, Egypte),

Arab Dance Platform (Liban) qui met en exergue la

jeune création chorégraphique des pays arabes, la

SIWA Plateforme (basée à Paris) qui travaille sur les

modes de création et de représentation du monde

arabe contemporain, et le Young Arab Theater Fund

(basé à Bruxelles) dont la mission d’aide à la création

permet à de jeunes artistes de pays arabes de

développer leurs projets.

Ces partenariats euro-méditerranéens permettront de

proposer plusieurs créations originales durant l’année

2013 :

• une création franco-turc par deux compagnies de

danse émergentes, Ciplak Ayaklar (Turquie) et C

dans C (France) ;

• la création par le chorégraphe marocain Taoufiq

Izzeddiou d’un spectacle incluant les amateurs ;

le travail d’un jeune metteur en scène plasticien

français, Antoine Defoort, dont le projet traite de

la propriété intellectuelle et s’inscrit à la fois dans

la sphère d’Internet et celle de l’art vivant ;

• ou encore la mise en valeur d’une trentaine de

Miniatures, courtes formes chorégraphiques

créées par des artistes euro-méditerranéens

et présentées dans des lieux non dédiés au

spectacle vivant.

Période : toute l’année 2013

25


Rencontres et colloques

L’année Capitale européenne de la culture

se place résolument sous le signe de la

connaissance et du savoir. En s’attachant

à sensibiliser un large public, ce volet de

rencontres et colloques abordera certains

grands thèmes fondamentaux de la zone

euroméditeranéenne d’une part, les enjeux

soulevés par la programmation de Marseille-

Provence 2013 d’autre part.

En coordonnant les programmations des différents

opérateurs du territoire (Rencontres d’Averroès,

Echange et diffusion des savoirs, CeReM, MuCEM...),

quatre thèmes structurants seront abordés :

• Migrations et mémoires,

• Valeurs et croyances,

• Des sexes et des genres,

• Un rêve méditerranéen d’hier à demain.

• la seconde semaine de chaque mois, une rencontre

explorera le territoire la seconde semaine du mois,

en questionnant la programmation de la Capitale

sur ses aspects populaires. Lieux insolites pour

sujets insolites, il s’agira de conduire des opérations

philosophiques à partir d’objets iconoclastes issus

de la culture populaire et médiatique en lien avec la

programmation. Sans académisme, mais en gardant

en ligne de mire ce qui est l’essence même du projet

de la Capitale : poser des questions politiques, sociologiques,

esthétiques sur l’art, sur un modèle de «

pop-philosophie ».

• une rencontre déambulée sera proposée la troisième

semaine du mois, sous forme de promenade philosophique.

Elle interrogera la frontière entre territoire et

terrain de recherches, en invitant chercheurs, intellectuels,

artistes à partager leurs savoirs en chemin, sur

leurs terrains d’études ou de rêveries : un géologue

sur le GR, un sociologue sur les quartiers créatifs, un

artiste sur sa pratique de la ville ou de la nature.

Parallèlement, un programme exceptionnel de 36

rencontres pour 2013 réinvestira la forme même des

rencontres, entre territoire de la Capitale et terrain de

la connaissance. Trois rencontres par mois viendront

scander l’année :

Période : toute l’année 2013

• la première semaine du mois le J1 (La Joliette,

Marseille) accueillera une rencontre qui interrogera

la programmation de Marseille-Provence 2013 sur

les questions contemporaines qu’elle soulève : que

représentent les cultures urbaines au début du XXIe

siècle, quels nouveaux modes de productions peuvent

se développer à l’image des Ateliers de l’EuroMéditerranée,

comment s’écrit la ville aujourd’hui ? Mais

aussi des questions plus directement politiques autour

des enjeux de philosophie écologique, de la notion de

frontières dans le monde d’aujourd’hui...

26


Nouveaux commanditaires

L’action Nouveaux commanditaires proposée

par la Fondation de France permet à des

citoyens (associations, commerçants, hôpitaux,

collèges…) confrontés à des enjeux de

société ou de développement d’un territoire,

d’associer des artistes contemporains à leurs

préoccupations en leur passant commande

d’une œuvre. Son originalité repose sur une

conjonction nouvelle entre trois acteurs

privilégiés : l’artiste, le citoyen commanditaire

et le médiateur culturel agréé par la Fondation

de France, accompagnés des partenaires publics

et privés réunis autour du projet.

Plusieurs commandes artistiques sont mises en

œuvre dans le cadre de Marseille-Provence 2013.

Deux d’entre elles ont été inaugurées en 2010 :

Musicollages (création musicale collective de Jacques

Siron, associé à des enseignants, leurs élèves et

les publics de la Cité de la Musique) et Le Banc de

sable (réaménagement de la place François-Moisson

à Marseille confié par Olivier Bedu, à la demande

d’un groupe d’usagers, d’habitants du quartier et du

personnel des écoles avoisinantes).

D’autres projets sont en cours de réalisation ou

d’étude, pour une mise en œuvre avant fin 2013.

Le néerlandais Krijn de Koning, connu pour ses

installations in situ, concevra le hall d’accueil du futur

bâtiment du Collège Notre-Dame de la Major, à la

demande de la direction et des enseignants du collège.

L’objectif est de pallier l’absence de cour de récréation

et de créer un espace-forum pour les collégiens.

Tadashi Kawamata imaginera un parcours de l’eau

douce vers l’eau salée par l’aménagement de plusieurs

sites permettant de mieux voir et comprendre, dans

toute leur diversité, les sites camarguais, créant ainsi

une nouvelle façon d’aborder un paysage et un territoire

souvent mal connus.

A la demande de l’Assistance publique-Hôpitaux de

Marseille, un projet porte sur la façade et le hall

d’entrée du CHU - Hôpital Nord. Il a été confié à l’architecte-artiste

Didier Fiuza Faustino.

A la demande de l’Association des commerçants de

Marseille-Centre, dans le cadre de la réhabilitation

de la Place Lulli, située dans l’hyper centre ville,

une commande a été confiée au binôme Christophe

Berdager et Marie Péjus.

Une commande confiée à Gérard Traquandi est en

cours d’étude.

Période : toute l’année

Le couple d’artistes Lucy et Jorge Orta, dont le travail

reprend souvent la thématique de l’eau, concevra,

à la demande de l’association Rives et Cultures, un

parcours artistique le long de la vallée de l’Huveaune

: Les Fées de l’Huveaune. Ce parcours propose une

architecture ouverte dans le Parc du Vieux-Moulin et

l’installation de quatre sculptures-bancs le long du

fleuve (Nans-les-Pins, Auriol, Parc du Vieux-Moulin et

Parc Borély).

27


Les Tréteaux

Salons de lecture

Les spectacles tournent, le public aussi.

L’avantage d’un territoire important c’est

la diversité de ses lieux et la capacité de

circulation des œuvres. Tréteaux 2013 couvre

plusieurs villes notamment à travers les

commandes passées auprès de personnalités

du théâtre et de la danse. Le Grand Théâtre

de Provence pourrait accueillir un projet du

metteur en scène tunisien Fadel Jaïbi. Une

création originale de Jean Michel Bruyère

sera présentée dans le cadre du Festival d’Art

Lyrique d’Aix-en-Provence. Enfin le Festival

d’Avignon devrait aussi être impliqué avec une

création en plein air.

Côté itinérance deux spectacles sillonneront la région.

Un projet écrit autour du personnage d’Abraham

source d’une multitude de récits autour de la Méditerranée

– et au-delà. Ce projet intitulé Abraham sera

porté par l’écrivain Frédéric Boyer et le metteur en

scène Jean-Baptiste Sastre.

Par ailleurs Marc Lainé proposera Club Silencio, un

feuilleton théâtral en douze épisodes, sous forme

d’un cabaret faisant intervenir des artistes plasticiens,

musiciens, performers… pouvant durer entre une

heure et une nuite entière.

Ces Tréteaux 2013 seront aussi l’occasion de créations

originales issues d’un travail d’écoute du territoire

et des habitants. Ces « écritures du réel » seront

nourries de récits, de témoignages, de rencontres

avec la population de la Capitale ; une manière pour

chacun d’interroger sa propre histoire. La compagnie

GdRA présentera une nouvelle création, Les Bains /

Muséographie de l’ordinaire ou encore le chorégraphe

et danseur français d’origine algérienne

Rachid Ouramdame abordera la question des identités

multiples et de la mémoire.

Entendre un texte, sentir la présence physique

de la voix qui porte les mots, le rythme d’une

phrase, les émotions. Il n’y a peut-être pas

de façon plus sensible d’apprécier une œuvre

littéraire que de l’écouter dans la respiration

d’un corps et d’une voix humaine.

L’écrit silencieux s’entend déjà mentalement aussi

prend-il une dimension nouvelle quand il passe par

l’oreille et qu’il est apprécié non plus dans l’intimité

d’une lecture solitaire mais à plusieurs dans un

espace commun où il est énoncé à voix haute. Telle

est l’expérience proposée dans le cadre des Salons de

Lecture. Ce projet proposé par Olivier Chaudenson et

Evelyn Prawidlo se déroulera tout au long de l’année

2013 avec un rythme plus soutenu autour de l’été. Il

consistera à passer commande notamment auprès

d’auteurs de la Méditerranée et d’acteurs de talent

pour donner lecture de textes essentiels dans des

sites exceptionnels. La présence de personnalités

importantes du monde littéraire dans le cadre des

Ateliers de l’EuroMéditerranée sera mise à profit,

tout comme le réseau déjà existant de lieux de

résidences d’auteurs et de lieux de diffusion. Enfin,

cette opération s’articulera avec des Actions de

Participation Citoyenne - lectures à haute voix, dispositifs

légers et circulants sur le territoire de « livres

vivants » autour des thématiques développées dans le

cadre de Marseille-Provence 2013.

Période : toute l’année 2013

Période : toute l’année 2013

28


Au fil de l’eau

Les Bals

Quatre bals des quatre saisons

Eau des petites et des grandes histoires, eau

des terres provençales et de notre mer du

milieu, c’est en suivant le fil de ses courants,

des plus archaïques aux plus innovants, qu’on

comprend que c’est, encore et toujours, elle qui

nous raconte, elle qui nous révèle.

Le projet « Au fil de l’eau » se décline en trois axes :

Une exposition internationale d’art numérique

permettra de découvrir des artistes de la scène

numérique contemporaine.

Cette exposition se présentera comme une déambulation

sensorielle et ludique pour tous les publics, une

expérience au croisement des arts et des nouvelles

technologies.

C’est l’eau dans tous ses états, ses propriétés et ses

pratiques que le public va traverser: écran de brume,

chorégraphie haute pression pour tuyau d’arrosage,

orage numérique dans des nuages de vapeur, sculptures

de gouttes d’eau... un parcours des origines vu

par les arts numériques.

Une commande d’œuvres in situ, plus intimement

inspirées par la culture de l’eau en Provence, en collaboration

avec les communautés d’agglomération du

territoire, et en lien avec des manifestations comme la

fête de l’Huveaune, la fête de l’eau à Martigues...

Un volet culture scientifique permettra de mettre en

résonance les approches complémentaires de l’art et

des sciences sur le sujet de l’eau, une mise en relation

féconde qui contribue actuellement à la construction

de nouvelles interdisciplinarités qu’imposent les

mutations du monde et les connaissances scientifiques.

Le projet dele art/sciences du Puits Morandat à

Gardanne sera un levier central de cette proposition.

Période : toute l’année 2013

Il y a une vingtaine d’années naissait le Bal moderne

au Théâtre National de Chaillot. Sur les mêmes

principes mais mêlant à la fois, dans une direction

artistique exigeante, des créations inédites à des

concentrés de mémoire collective, les danses du

public seront ponctuées de micro-spectacles et de

«karaoké» géant, baignant la masse des danseurs

de créations, d’arrangements musicaux, de

créations scénographiques à partir d’édifices ou

décors naturels, lumières et vidéos (images créées en

direct, archives audiovisuelles, iconographies picturales

et photos...). Enfin, les cavaliers et cavalières

adopteront un code vestimentaire (simplement une

couleur) lié au thème-univers de la soirée pour en

faire la matière physique même de cette oeuvre

unique.

Les danseurs pourront s’initier aux pas lors d’une

répétition la veille, et le soir même apprendre les

danses par de très courtes interventions de chorégraphes,

stimulés par des compères appartenant à

des cours ou ateliers partenaires du projet, impliquant

ainsi de nombreuses écoles de danse du territoire.

Les thèmes de chacun des bals, s’ils s’attacheront à

une esthétique particulière, se répondront en parenté

les uns les autres. Retrouvant certaines danses, le

public fidèle se sera perfectionné, le public de passage

aura profité de trésors communs.

A titre d’exemple, le premier bal, donné dans le cadre

de l’ouverture de la Capitale Culturelle en janvier

2013, sous le signe du blanc et de l’or, s’inspirera des

célébrations du solstice d’hiver. Il puisera dans les

musiques dansantes liées à la pastorale populaire

comme savante, forme primitive de l’opéra et ancêtres

des fééries et des revues de Music-hall, dans les

Noëls de la Méditerranée.

Ces bals seront des créations originales, entièrement

pensés et créés pour Marseille-Provence 2013, dont

la direction artistique sera confiée à Serge Hureau,

directeur du Hall de la Chanson.

Période : toute l’année 2013

29


This is (not) music

Friche de la Belle de Mai

La Folle Histoire

des Arts de la Rue

Le Chapitre 2 de la Capitale, « La cité radieuse

» ouvrira largement le regard sur toutes les

formes de cultures populaires actuelles.

« This is (not) Music » participe de cette ambition :

Une manifestation populaire, dans laquelle se reconnaitront

et se découvriront mutuellement spectateurs

éclairés de l’art contemporain, mélomanes,

passionnés de sports urbains, néophytes curieux

de découvrir ensemble ce concept global dédié aux

cultures urbaines actuelles.

Depuis sept ans, le Cabaret Aléatoire implanté à la

Friche de la Belle de Mai interroge ces croisements

féconds entre pratiques musicales, artistiques et

sportives. Le site de la Friche sera, sur la totalité de

ses espaces, un lieu d’expression privilégié pour les

artistes, qui pourront s’emparer des théâtres, des

salles de concert, des rues intérieures et extérieures,

des toits et des terrasses sur plus de 40 000 m2.

Ainsi cohabiteront une exposition de grand format

dans le nouvel espace « Panorama », des concerts

au « Cabaret Aléatoire », des projections de films,

des manifestations sportives urbaines au « Skate

Park », des plateaux radios, des conférences et

des rencontres, des manifestations culinaires au «

Grandes Tables »…

30 jours de festivités pour faire se côtoyer des artistes

venus de tous les horizons et mettre en avant ces

cultures en perpétuel mouvement qui investissent les

nouveaux territoires de l’art.

La rue est en soi un spectacle et l’espace

urbain est la plus belle scène du monde. Rien

d’étonnant donc si des artistes s’emparent des

lieux que nous fréquentons au quotidien pour

les transformer. La créativité des arts de la

rue est toujours plus grande et les compagnies

sillonnent notre région comme le reste du

monde.

La Folle Histoire 2013 propose une édition spéciale

Cité des Arts de la Rue en s’appuyant sur la richesse

des réseaux de diffusion actifs depuis déjà quelques

années dans ce domaine.

De nombreuses villes des Bouches du Rhône s’associent

pour accueillir les actions artistiques variées

impliquant différents « habitants » de la Cité des Arts

de la Rue, parmi lesquels, la FAIAR, Générik Vapeur,

Karwan, les Ateliers Sud Side, Lézarap’art et Gardens.

Aussi La Folle Histoire rayonnera-t-elle sur tout le

territoire et culminera à Marseille avec la grande

Traversée, un programme d’actions artistiques et

participatives. Il s’agit de replacer la Cité des Arts de

la rue au cœur de son territoire. Cet équipement au

rayonnement national et international doit vivre au

cœur de sa population.

Période : juin 2013

Période : avril – mai 2013

30


TransHumance

Inviter la Nature à célébrer la Capitale Européenne de la Culture

Grand événement populaire de l’année 2013,

TransHumance s’annonce comme le plus grand

rassemblement animalier d’Europe : plusieurs

milliers de chevaux seront rejoints par des

centaines de moutons, emmenés par cavaliers

et bergers pour une transhumance à grande

échelle, un voyage au-dedes terres, au-de

des frontières.

D’Italie viendront des troupeaux de chevaux Maremma,

partis de Toscane et du Piémont. Du Maroc viendront

des chevaux et des cavaliers de Fantasia. Troupeaux

et attelages viendront également de Camargue et de

Provence. Les trois transhumances traverseront villes

et villages, paysages d’exception et centres urbains,

avant de converger vers la plaine de la Crau, pour ne

former qu’un seul ensemble d’hommes et d’animaux,

avant de mettre le cap sur Marseille.

Cette marche des hommes aux côtés des animaux

représentera un mouvement collectif inédit, un geste

artistique et poétique à résonances multiples. Camille

et Manolo, directeurs artistiques du Théâtre du

Centaure, sont les auteurs de ce projet. Ils réuniront

l’ensemble de l’équipe artistique et coordonneront

les divers espaces de création et de communication.

Ils donneront à Marseille un grand spectacle en point

d’orgue de la manifestation. La direction opérationnelle,

la logistique et la mise en place des parcours

seront quant à elles confiées à Equi’Créa, associée au

projet depuis son origine.

Trois écrivains contemporains emblématiques – un

français, un marocain et un italien – seront invités

à suivre les transhumances afin de produire in situ

des textes inspirés par la démarche. L’inscription du

projet dans le paysage naturel et urbain du territoire

se fera en images avec la réalisation de films d’art

et de chorégraphies de troupeaux en prises de vues

aériennes. Les moyens de communication les plus

modernes (Internet, images satellites…) permettront

de relayer l’ensemble des œuvres nées de ce grand

poème visuel, textuel, humain, protéiforme, qu’est

TransHumance : animaglyphes, pierriers, chroniques

littéraires, photographies, films, spectacle

La presse et les médias qui le souhaiteront seront

invités à être les complices de cette narration, afin

qu’entre la rumeur, l’utopie et le réel, s’écrive une

mythologie contemporaine, éclairée par la créature

emblématique de l’événement : le Centaure, qui réunit

dans un corps unique l’humain et l’animal.

Par sa dimension participative, territoriale et médiatique

TransHumance promet d’être une expérience

esthétique, politique et humaine unique ; davantage

qu’un spectacle ou un festival : une aventure singulière

entre de multiples villes, trois pays et deux continents,

un voyage à faire ensemble.

Période : Juin 2013

31


GR2013

Où commence la ville ? Où finit la campagne ?

Jadis Alphonse Allais proposait d’installer les

villes à la campagne. Il ignorait sans doute que

dans le sud de la France existait une ville qui

n’est pas seulement une ville mais aussi un

espace rural, intégrant notamment un massif

montagneux sauvage, surplombant la grande

bleue.

Tout près de là, autour de l’Etang de Berre, des sites

industriels majestueux ont paradoxalement protégé

leur environnement de l’urbanisation, et se retrouvent

entourés d’espaces naturels aux écosystèmes originaux.

Partout sur le territoire marseillais et provençal,

quartiers urbains, campagnes, zones commerciales,

voies de circulation se côtoient et s’interpénètrent.

De cette singularité de la ville de Marseille et du territoire

de la Provence est né le projet du GR2013.

Le GR2013 affirme, dans son tracé, la dimension

profondément culturelle de la marche : une pratique

populaire, simple, qui permet un accès intime,

sensible, physique, aux patrimoines, aux modes de

vie, aux éco-systèmes, à l’histoire de l’urbanisme et de

l’architecture,...

désertes, ce GR est un acte artistique.

Conçu et réalisé par un collectif d’artistes-marcheurs

qui arpentent ce territoire depuis des années, associés

à la Fédération française de randonnée pédestre

(FFRP), aux associations et aux collectivités territoriales

traversées.

D’une longueur de 200 kilomètres, ce sentier peu

ordinaire suit un tracé en forme de huit. Une double

boucle qui évoque l’infini ou la forme d’un ruban de

Moebius dont le centre est la gare Aix-TGV, ses deux

extrémités, Miramas et Aubagne, sont distantes de 55

kilomètres.

Pendant l’année Capitale, le GR2013 accueillera des

œuvres et des événements rythmant son parcours :

performances artistiques, installations sensorielles,

dispositifs d’information-médiation proposeront une

expérience unique aux visiteurs...

Le GR2013 devient ainsi un musée naturel, un espace

culturel à ciel ouvert, un entre-deux où les relations

entre l’homme et la nature se conjuguent et sont

interrogées. Un itinéraire de rêve que l’on découvre en

arpenteur.

Période : mars à décembre 2013

Un sentier de Grande Randonnée d’un genre nouveau

parce qu’il offre la possibilité de découvrir une

dimension rarement explorée, celle du passage de la

ville à la campagne. Explorant les franges, les marges

et les périphéries en proposant des randonnées

entre chien et loup au cœur de zones fréquentées ou

32


Campus 2013

Concerts

en plein air

L’art est aussi affaire de transmission.

Et que doit-on transmettre ? De quoi ont besoin

aujourd’hui les jeunes artistes en devenir ? Que

doit-on privilégier entre la rencontre avec des

créateurs confirmés à même de faire partager

leur expérience, les approches théoriques ou

les approches pratiques ?

Ces réflexions seront au cœur du Campus 2013, temps

fort consacré au cours de l’été 2013 à la transmission

et à l’émergence. Il est en effet important de mettre

l’accent sur de nouveaux espaces d’expression en

interrogeant les savoirs.

En mettant en réseau plusieurs jeunes artistes et

écoles d’art, Campus 2013 souhaite :

• tisser des liens avec des plateformes du pourtour

de la Méditerranée,

• soutenir des projets initiés en 2011, 2012 et 2013

incluant un processus de transmission et les

remettre en perspective,

• proposer des ateliers et des masterclasses.

Autant d’éléments qui contribueront à nourrir les

rencontres, confrontations, ateliers et expositions

des projets qui au coeur de l’été 2013 porteront les

questions liées à la transmission dans un cadre

interdisciplinaire en s’appuyant notamment sur

des échanges entre artistes et jeunes créateurs.

Ce Campus, parrainé par des figures reconnues

de l’art contemporain et du spectacle vivant, sera

l’occasion de réflexions et de débats ouverts au

public.

L’été est la saison idéale pour apprécier la

musique en plein air. C’est l’occasion rêvée de

respirer un peu en découvrant des œuvres dans

des cadres inhabituels.

Ainsi le Théâtre Silvain à Marseille accueillera des

concerts hebdomadaires en début de soirée. Dans

la cour du Conservatoire au cœur de la ville sera

proposée une programmation autour des nocturnes,

des musiques inspirées par la nuit - des Nocturnes de

Chopin aux Nuits d’Eté de Berlioz.

Dans les carrières de La Ciotat seront présentés

des ciné-concerts sur le thème des films de genre

égyptiens. L’orchestre sera dirigé par Nader Abassi

de l’Opéra du Caire en co-production avec l’Opéra de

Marseille. En association avec le festival d’Art Lyrique

d’Aix-en Provence une programmation sur les grandes

voix sera proposée au Grand Saint-Jean.

Période : juin - juillet - août 2013

Période : juillet – août 2013

33


Métamorphoses

Jeunes Publics

Des utopies en archipel

Frottez-vous les yeux, la ville change. La ville

se déforme. La ville se transforme. Que sera la

ville de demain ? Quelles seront ses évolutions ?

Comment les artistes pensent-ils les mutations

urbaines ? Face à ces questions légitimes

incontournables, pourquoi ne pas rêver ensemble

à ce que pourrait être la ville du futur ?

La proposition de Pierre Sauvageot (compositeur,

directeur de Lieux Publics) est de laisser surgir

comme des poches d’utopie aux endroits les plus

inattendus, de réinventer l’espace à travers une série

d’installations monumentales disséminées dans

l’ensemble du territoire.

Ces créations temporaires, ce sont les Métamorphoses.

Elles transforment l’espace public suscitant

au passage une autre vision de la ville et une autre

manière de vivre la ville. Espaces de rendez-vous, elles

accueillent les artistes du vivant, les repas partagés,

les paroles échangées.

Une nouvelle cartographie s’invente dans un esprit

ludique dont les points de repères sont autant

de dispositifs visant à transformer le regard en

bousculant les perspectives et les habitudes. Dans les

trains, les aires d’autoroutes ou les panneaux d’affichage,

en bus, à pied ou à vélo, les artistes imaginent

des itinéraires pour relier entre elles les Métamorphoses

comme un archipel composé d’une pluralité

d’îlots utopiques.

Période : septembre 2013

Si l’enfance est un temps privilégié dans la vie d’un être

humain, c’est parce que plus que jamais l’imaginaire et

la curiosité y sont particulièrement en éveil. Rêver c’est

aussi apprendre, en explorant des univers fictifs au

gré de représentations du monde et de cartographies

imaginaires.

C’est précisément autour de ce thème que s’articule l’exposition

Cartographies imaginaires : des propositions de tous

ordres liées à l’image : dessins, peintures, images fixes ou

images animées, art contemporain et cinéma. Un projet qui

s’exprime en parcours, traversées, explorations du paysage,

pays et habitats imaginaires…

Cartographie Imaginaires fera la part belle aux illustrateurs et

aux fonds patrimoniaux du livre jeunesse.

Cette exposition confiée au designer, illustrateur, auteur et

scénographe Olivier Douzou proposera une scénographie

interactive et manipulable mettant en scène les commandes

passées à des illustrateurs jeunesse de la région Provence

Alpes Côte d’Azur ainsi qu’à des illustrateurs internationaux.

Cette exposition proposée par l’Agence Régionale du Livre et

la bibliothèque BMVR/l’Alcazar se tiendra à partir du mois de

novembre dans plusieurs villes du territoire, et notamment

dans les bibliothèques.

Tout au long de l’année, l’association Fotokino, associée au

commissariat de l’exposition Cartographies imaginaires,

proposera Laterna Magica X 10, une programmation visant à

faire découvrir les œuvres d’artistes européens et méditerranéens

dans les domaines du cinéma d’animation, du livre, du

dessin, du graphisme.

C’est en novembre 2013, pendant les vacances de la Toussaint,

que la création contemporaine rencontrera plus particulièrement

le jeune public.

Des commandes ont été passées auprès de compagnies de

théâtre et de danse mais aussi d’auteurs pour la création de

spectacles inspirés de la grande tradition méditerranéenne

(comme le théâtre d’ombre Karagöz de Rûsen Yildiz, par

exemple), de contes écrits pour l’occasion. Les propositions

seront étendues à d’autres domaines : la musique, le cinéma

ou l’art contemporain.

Des propositions culinaires sous forme de dînettes minuscules

et d’ateliers du goût ainsi que la création de grands jeux

réalisés par des artistes complèteront cette offre en direction

du jeune public.

34

Période : octobre – novembre 2013


actOral 2013

Street food

Comme son nom l’indique ce festival initié par

Hubert Colas conjugue texte et action, écriture

et performance scénique.

Établi depuis plusieurs années en partenariat avec

différents lieux - Montévideo, Théâtre du Merlan, La

Criée, Théâtre des Bernardines, entre autres, sans

parler de ses déclinaisons parisiennes et nationales

(Nantes, Metz…) –, ce festival est aussi largement

ouvert aux cultures méditerranéennes. Une dimension

importante que Marseille-Provence 2013 va permettre

de développer amplement, d’une part à travers des

commandes de projets d’écritures à dix auteurs

du bassin méditerranéen et à cinq auteurs du nord

de l’Europe, d’autre part en nouant des liens avec

plusieurs festivals significatifs du bassin méditerranéen

: festival de Santarcangelo (Italie), festival

d’Alcantara (Portugal) et festival Delle Colline à Turin

(Italie).

Enfin plusieurs projets seront menés associant

cinq villes-phares de la région Provence Alpes Côte

d’Azur comme un projet théâtre et musique à Aix-en-

Provence, un projet images et écritures à Arles.

L’écriture, l’espace scénique sont des champs d’action

relationnels, des lieux d’échanges, de recherche où

le monde s’interroge sur lui-même et où est posée

de façon brûlante la question des rapports - rapports

entre auteur et acteurs, entre auteur et public par la

médiation du plateau et des comédiens. En pensant le

monde comme un réseau multiple et fécond dans un

esprit de dialogue interrelationnel, actOral tisse des

liens de plus en plus nombreux avec différents lieux,

non seulement sur le territoire français mais aussi

dans le reste du monde et en particulier tout autour du

bassin méditerranéen.

Période : septembre / octobre 2013

Alimentation de rue, street food, cuisine de

rue, cuisine dans la rue ; quelle que soit son

appellation, il existe autant de cuisines de rue

que de pays. Conviviale, familiale, à petit prix,

elle est fortement représentée dans les pays du

Sud. Dans un monde qui tend vers la globalité,

elle défend un savoir séculaire, répondant avec

modestie à la question du local : « on est ce

que l’on mange » et de l’identité des pays dans

lesquels elle se trouve.

Il existe aujourd’hui toute une génération de chefs

qui cherchent à réinventer cette pratique culturelle

du quotidien, travaillent hors les murs, prenant en

compte une restauration rapide et l’exigence du goût.

Par son histoire, sa population mélangée, ses

échoppes de coin de rue, ses marchés colorés,

le territoire de Marseille-Provence est propice à

un projet sur la cuisine de rue. Sur une idée des

Grandes Tables de la Friche, 13 carrioles seront ainsi

créées pour 2013. Toutes singulières, elles seront

imaginées par des artistes internationaux comme

des cuisines ambulantes extraordinaires proposant

aux marseillais et aux visiteurs des variations sur les

goûts du territoire revisités par des chefs. Savourer

un kebab, déguster un chichi, se régaler d’un cornet

de panisse, s’offrir une pizza, se rafraîchir d’un verre

de jus de raisin, déguster une glace en bord de mer

sont autant d’actes culturels populaires très ancrés

dans les habitudes de consommation des marseillais.

En empruntant aux pratiques populaires qui caractérisent

le territoire pour ce qu’il a de plus savoureux,

les carrioles entendent être des propositions artistiques

et gourmandes, fortes dans le quotidien comme

dans l’événementiel. Devant une bibliothèque, sur le

vieux port, porte de la Méditerranée, dans des gares,

à Marseille comme à Arles, sillonnant le territoire, on

les trouvera dispersées ou réunies lors des grands

événements de la capitale européenne de la culture,

comme les pièces d’un grand puzzle témoignant de la

diversité des goûts, des formes et des imaginaires ce

territoire.

Période : toute l’année 2013

35


Eden Théâtre

Košice

La Ciotat et le Cinéma

Connue dans le monde entier pour « L’arrivée

du train en gare de La Ciotat », titre du premier

film tourné par les Frères Lumière dans ce lieu,

la gare restaurée sera le point de départ d’un

parcours racontant aux visiteurs l’histoire du

cinéma.

L’Eden Théâtre, première salle de projection publique

de cinéma au monde, bénéficiera d’un programme

de réhabilitation intégrant les dernières innovations

technologiques. S’appuyant sur des partenariats privilégiés

avec les cinémathèques, les centres d’archives

français, européens et méditerranéens, il deviendra

un pôle de référence pour l’organisation de cycles et

avant-premières, et de rencontres professionnelles

autour des films du patrimoine et de leur restauration.

La chapelle des Pénitents bleus accueillera un musée

du cinéma et des expositions temporaires.

Les filmographies anciennes et actuelles des ports

et des pays de la Méditerranée se feront par ailleurs

l’écho de l’autre versant du passé fabuleux de cette

petite cité méditerranéenne, avec l’histoire des

chantiers navals et des immigrations qui ont forgé

l’identité de la ville.

La Ciotat, la Méditerranée et le

monde : les chantier navals

Présents dans le paysage, les derniers portiques des

chantiers navals de La Ciotat rappellent l’histoire de

ce port, héritier d’un savoir faire industriel né avec

l’invention de la machine à vapeur au 19ème siècle

et ayant atteint son apogée durant l’après guerre, de

1940 à 1987, année de la fermeture des chantiers.

Aujourd’hui reconvertis avec succès vers la plaisance,

les chantiers de La Ciotat redonnent vie à la ville.

En 2013, la mise en valeur du site et de ses friches

industrielles, la rénovation du musée et la numérisation

des archives audiovisuelles des chantiers et

des films de famille des habitants ayant vécu cette

aventure, raconteront l’histoire de ce port de Provence

avec la Méditerranée et le monde.

En 2013 l’autre capitale européenne de la culture

est Kosice. Située à l’est de la Slovaquie, Kosice

est avec 240 000 habitants la deuxième ville de ce

pays.

Dès la période de candidature Marseille Provence

et Kosice se sont rencontrées pour imaginer

des liens et concevoir des projets communs. Ces

deux villes très différentes ont cependant des

similitudes.

Toutes deux par exemple se situent à la périphérie

de l’Europe, proches des frontières de l’espace de

Schengen. Toutes deux ont des relations historiquement

fortes avec leur voisinage. De même sur le

plan du développement économique, historique ainsi

que de leur relation avec les flux migratoires, les deux

villes partagent des expériences comparables.

C’est pourquoi Kosice 2013 tout comme Marseille

Provence 2013 accueilleront des artistes venus

d’Europe mais aussi de l’Est et du bassin méditerranéen

qui questionneront leur situation géographique

et historique. Ce sera par exemple le cas

du photographe Antoine d’Agata qui suivra dans le

cadre des Ateliers de l’EuroMéditerranée le parcours

de migrants non-européens lors d’une résidence à

Marseille et à Kosice. De même l’artiste marseillaise

Sylvie Réno a effectué en 2010 une résidence à Kosice

à la suite de laquelle elle créera une œuvre in situ à

la Galerie de l’Est en Slovaquie sur la question des

frontières.

Autre axe commun aux deux villes, l’intervention artistique

dans l’espace public. Dès 2008, Kosice 2013 a

rejoint le réseau européen In Situ coordonné par Lieux

Publics. Des co-productions sont déjà lancées avec

notamment l’invitation de Divaldo Na Perone.

Par ailleurs les deux villes travaillent également sur

l’implication des habitants au cœur des projets liés à

2013. À chaque fois la création artistique est placée au

centre de la régénération urbaine. D’où la volonté de

créer des passerelles entre les deux projets.

Période : toute l’année 2013

36


Projets en cours avec les établissements culturels

et compagnies du territoire.

L’essentiel de la

programmation 2013 repose

sur les établissements et sur

les artistes du territoire.

Ce sont eux qui sont auteurs

des projets et producteurs de

leur mise en œuvre.

C’est sur leurs scènes que

seront présentées les œuvres.

En dehors des projets qui font

l’objet d’une fiche spécifique

de ce dossier, de nombreux

autres sont en cours de

construction notamment

avec les acteurs suivants :

Danse : Compagnies

Musique :

Théâtre

Cirque

Espace Public

Arts Visuels

Mode

Gastronomie

Patrimoine

Cinéma

Littérature

Kelemenis

Grenade

Ballet National de Marseille

Centre Chorégraphique National d’Aix en Provence

Marseille Objectif Danse

Opéra de Marseille

Cité de la Musique

Ensemble Télémaque

Ensemble Musicatreize

La Criée

Le Gymnase et le Grand Théâtre de Provence

Le Merlan

Les Salins

Les Bernardines

L’Olivier

Le Sémaphore

Théâtre d’Arles

Massalia

Théâtre NONO

CREAC

Daki Ling

Cahin-Caha

Le Centaure

Lieux publics

Citron Jaune

Générik Vapeur

Karwan

Groupe F

Lezarap’art

3 bis F

Les Instants vidéo

Le Cartel

Fotokino

Institut méditerranéen de la Mode

Les Grandes Tables

Les musées du territoire

La BMVR de l’Alcazar

La Cité du Livre

La bibliothèque départementale

Le parc régional de Camargue

Alhambra

Cinémas du Sud

Cinémathèque méditerranéenne de la Buzine

Images de ville

CIPM

Agence Régionale du Livre et de la Lecture

CITL

Les écoles supérieures d’enseignement artistique

Les établissements publics :

- Euro Med

- Port de Marseille

- Centres pénitentiaires

- Assistance Publique des hôpitaux de Marseille.

- Les Universités

Liste non exhaustive

37


MARSEILLE-PROVENCE

EN CHANTIER

60 chantiers de réhabilitation, reconversion ou construction

sont aujourd’hui engagés pour une ouverture d’ici l’année 2013 :

musées, salles de concert et de spectacles, ateliers d’artistes

et espaces pluridisciplinaires… les plus grands architectes

ont dessiné de nouveaux lieux de création et de rencontre qui

marqueront durablement le territoire de Marseille-Provence.

60 chantiers de réhabilitation, reconversion ou construction

sont aujourd’hui engagés pour une ouverture d’ici l’année 2013

: musées, salles de concert et de spectacles, ateliers d’artistes

et espaces pluridisciplinaires... les plus grands architectes

ont dessiné de nouveaux lieux de création et de rencontre qui

marqueront durablement le territoire de Marseille-Provence.

L’ensemble des partenaires publics et privés ont investi près

de 660 M€ (160 M€ Etat, 110 M€ Conseil Régional Provence-

Alpes-Côte d’Azur, 83M€ Conseil Général des Bouches-du-

Rhône, 148M€ Ville de Marseille, 60M€ autres communes ou

communautés d’agglomération et 100M€ partenaires privés –

fondation / fonds de dotation / partenariat public-privé).

Pour mesurer la dynamique 2013, il faudrait ajouter les autres

investissements réalisés à cette occasion pour l’aménagement

des espaces publics (Vieux-Port...) et dans les secteurs du

tourisme, des congrès et des loisirs.

Des dispositifs de suivi et de coordination des investissements sont

aujourd’hui opérationnels et ont fait la preuve de leur capacité à

résoudre les problèmes techniques, administratifs et financiers.

Les financements sont bouclés, ou en bonne voie, pour la plupart

des projets et si les plannings sont très tendus, ils restent réalistes

pour une ouverture en 2013.

Quelques-uns des chantiers

Marseille

Musée des Civilisations de l’Europe

et de la Méditerranée – MuCEM

CeReM

Centre régional de la Méditerranée

Friche la Belle de Mai

(Tour / Panorama / Magasins)

J1

(Grand Port Maritime

de Marseille)

Musée des Beaux-Arts

(Palais Longchamp)

Fond Régional d’Art Contemporain

FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur

Le Silo (Ancien silo d’Arenc)

Cité des Arts de la Rue

Musée Borély

Aix-en-Provence

Arts Décoratifs Conservatoire

de Musique

Grand Saint-Jean

Musée Granet –

Chapelle des Pénitents blancs

Camp des Milles

Arles

Extension du Musée Départemental

de l’Arles Antique

Parc des Ateliers SNCF

(Fondation Luma, Ecole Nationale

de la Photographie, Grande Halle)

La Ciotat

Eden Théâtre

40


Musée départemental de l’Arles Antique

Extension du musée sur 750 m2 dédiés à l’activité fluviomaritime dans l’antiquité avec

la présentation de l’épave exceptionnelle du chaland romain retrouvé au fond du Rhône.

maîtrise d’ouvrage : Conseil Général

des Bouches du Rhône

budget global : 10 M€ dont 6 sur

l’extension du musée et 4 sur la

restauration du chaland.

(État, Conseil Général des bouches du

Rhône, Région Provence-Alpes-Côte

d’Azur et mécénat)

fin des travaux : extension musée :

fin 2012

installation du chaland restauré :

octobre 2013

Parc des ateliers - Arles

Situé à l’emplacement des anciens

ateliers de la SNCF, le Parc des Ateliers

porté par la fondation LUMA regroupera

plusieurs espaces d’expositions et

de création (Grande Halle, Atelier

de la Mécanique Générale…), la

nouvelle École Nationale Supérieure

de la Photographie, le siège des

Rencontres d’Arles et celui des Éditions

Actes Sud, ainsi que le nouveau

bâtiment de la Fondation qui sera signé

par Frank Gehry.

Ouverture progressive 2013 - 2014

41


CeReM

Centre régional

de la Méditerranée

(Marseille - J4)

Surface totale 10 000 m 2 dont 1250 m 2

d’exposition temporaires - 1000 m 2

Agora et auditorium de 420 places.

maîtrise d’ouvrage :

Région Provence –Alpes-Côte d’Azur

budget global : 70 M€ Région

maîtrise d’œuvre : Stefano Boeri

fin des travaux : fin 2012 – première

exposition au 1 er trimestre 2013

Fond régional d’art contemporain

42

FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur

(10, boulevard de Dunkerque-secteur

EuroMéditerranée – Marseille)

Nouveau bâtiment de Kengo Kuma

de 5400 m 2

Surface d’expositions temporaires 1140 m 2

Espace de conservation du fonds 1375 m 2

Résidences d’artistes

Espace performances et conférences

250 personnes

maîtrise d’ouvrage :

Conseil Régional – Ministère de la Culture

budget global : 25M€

maîtrise d’œuvre : Kengo Kuma

fin des travaux : août 2012


Friche la Belle de Mai (Marseille- 3 ème )

Première tranche d’aménagement des 40 000 m2 de l’îlot 3- Pôle Arts et Spectacle vivant.

Construction et réhabilitation de la

Tour-Panorama (4 800 m 2 de surface

dédiée à la création contemporaine

pluridisciplinaire)

Réhabilitation des « magasins » -

13 300 m 2 pour les 70 structures de

production artistique qui ont fondé la Friche

maîtrise d’ouvrage :

SCIC Friche La Belle de Mai

budget global : 23M€

maîtrise d’œuvre : Mathieu Poitevin

fin des travaux : fin 2012

Musée des Beaux-Arts

(Palais Longchamp – Marseille)

Réhabilitation du plus ancien musée de Marseille et

création d’une galerie de 1300 m2 pour les grandes

expositions Beaux-Arts.

maîtrise d’ouvrage : Ville de Marseille

budget global : 13,3M€

maîtrise d’œuvre : J. F. Bodin pour les

aménagements intérieurs et F. Botton

pour la restauration

fin des travaux : dernier trimestre 2012

première exposition : juin 2013

43


J1 (Grand Port Maritime de Marseille entre le Silo et le J4)

Plateau polyvalent de 6000 m 2 situé

au cœur de l’activité portuaire.

Il servira de point de ralliement pour

tous les publics de 2013 et de lieu

dédié aux grandes expositions.

maîtrise d’ouvrage : Grand Port

Maritime de Marseille et Marseille-

Provence 2013

budget global : 5 M€

fin des travaux : fin 2012

Le Silo (Ancien silo d’Arenc sur le

Grand Port Maritime de Marseille)

Création d’une salle de spectacle polyvalente de 2200 places

maîtrise d’ouvrage : Ville de Marseille

budget global : 30M€

maîtrise d’œuvre : Eric Castaldi – Roland Carta

inauguration : septembre 2011

44


Cité des Arts de la Rue ( Les Aygalades – Marseille 15 ème )

Anciennes huileries « l’Abeille »

(36 000 m 2 dont 11 000 m 2 bâtis)

métamorphosées en un espace dédié aux

écritures artistiques en espace public.

maîtrise d’ouvrage : Ville de Marseille

budget global : 19,8 M€

maîtrise d’œuvre : IRL Architecture

Fin des travaux : mi 2011

MuCEM –Musée des Civilisations d’Europe

et de Méditerranée (J4 - Marseille)

Un musée – Trois chantiers

Nouveau bâtiment sur le J4 –

architecte Rudy Ricciotti / Carta –

12 550m2 dont 5700m2 exposition +

auditorium 400 places.

Fort Saint Jean –Aménagement

paysager 15000m2 : Agence APS –

Restauration François Botton.

Centre Conservation et de Ressource

Belle de Mai – 10 000m2 – architecte :

Corinne Vezzoni/André Jolivet

maîtrise d’ouvrage : Etat

budget global : 216 M€

(Etat : 158 M€,

Région Provence-Alpes-Côte

d’Azur :19,3 M€

Conseil Général des B-d-R:19,3 M€

Ville de Marseille : 19,3 M€)

Fin des travaux : fin 2012

Expositions : mai 2013

Musée Borély (Jardin Borély – Marseille 8 ème )

Restauration de la Bastide Borély

(18 ème siécle) pour accueillir le futur

musée des Arts Décoratifs

maîtrise d’ouvrage : Ville de Marseille

budget global : 18 M€

maîtrise d’œuvre : François Botton/

Moatti et Rivière, Philippe Donjerkovic

fin des travaux : fin 2012

45


Camp des Milles

Lieu de mémoire et d’histoire de l’internement et de

la déportation, aménagé en espace d’éducation et de

cultures citoyennes.

Réhabilitation et création d’espaces, 15 000 m2 de

bâti sur 7 ha de terrain. Lieux mémoriels et création

d’ateliers pédagogiques d’espaces d’exposition

temporaire (400 m 2 ), d’un centre de ressources

multimédia.

maîtrise d’ouvrage : Fondation du Camp des Milles –

Mémoire et Éducation

budget global : 16,9 M€

maîtrise d’œuvre :

Atelier Novembre (architectes)

Pascal Payeur (Atelier de scénographie)

Martin Michel (Muséographie)

Agence Laure Quoniam (paysagiste)

Iosis Méditerranée (BET)

fin des travaux : fin 2011

Conservatoire de musique (Forum des Arts, Aix-en-Provence)

46

Nouveau Conservatoire de Musique

à proximité du Pavillon Noir et du Grand

Théâtre de Provence sur 7000 m 2 –

auditorium de 500 places

maîtrise d’ouvrage :

Ville d’Aix-en-Provence / SEMEPA

budget global : 22,65 M€

maîtrise d’œuvre :

Kengo Kuma & Associates

fin des travaux : Avril 2013


Grand Saint-Jean

Aix-en-Provence

Aménagement et valorisation du

domaine du Grand Saint-Jean porté par

un projet culturel mêlant art et

environnement.

1 ère phase 2011 – 2013 : accueil et

possibilités scéniques petites et

grandes jauges

budget global 2011-2013 : 1,8 M€

fin des travaux : juin 2013

Extension Musée Granet

(Chapelle des Pénitents blancs - Aix-en-Provence)

Extension du musée Granet Présentation collection de la Fondation

Jean et Suzanne Planque

Maîtrise d’ouvrage :

Communauté du Pays d’Aix

Maître d’œuvre :

Groupements Jean-Paul Bernard -

Jérôme Durand

SETOR pour la restauration,

Yves Kneusé /M.Blanc / Logibat

pour la muséographie

Surface : 700 m 2 (espace public)

Planning des travaux

Début des travaux :

démolitions juin 2011

Livraison : fin printemps 2013

Coût de l’opération : 5,3 m€

(dont 4,3 M€ de travaux)

Co-financeurs :

Communauté du Pays d’Aix ;

Ville d’Aix (bâtiment transféré

par la Ville d’Aix)

Ministère de la culture et de la

communication

Direction régionale des affaires

culturelles

Conseil régional Provence-Alpes-

Côte d’Azur.

EDEN Théâtre – La Ciotat

Rénovation de la plus ancienne salle de cinéma du monde (200 places)

maîtrise d’œuvre : MJMH

maîtrise d’ouvrage :

Marseille Aménagement

budget global : 5 M€ (Ville de la Ciotat -

Conseil Général des Bouches du Rhône,

Région Provence-Alpes Côté d’Azur –

État – CNC – Marseille Provence

Méditerranée)

Fin des travaux : fin 2012 –

Expositions : mai 2013

47


Crédits

p. 38-38

Mars Production

p. 41

© Luma - DR

p. 42

© CeReM - Boeri - DR

© CR - Kengo Kuma / la

Pixellerie p. 43

© ARM architecture

p. 44

© GPPM - DR

© Marina Agostini

p. 45

© Ville de Marseille - IRL

architecture

© R. Ricciotti

p. 46

© Camp des Milles

© Kengo Kuma

Marseille Provence 2013, un projet de :

Collectivités

Capitale européenne de la culture

Institutions

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