Matière à Conception - Weber

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Matière à Conception - Weber

N°10 / Été-Automne 2012 www.weber.fr

DOSSIER SPÉCIAL RÉFÉRENCES : ARCHITECTURE & FAÇADE

FICHE PRATIQUE

Spécial isolation acoustique

sous carrelage

MATIÈRE

ÀCONCEPTION

[4] Dossier spécial références :

- Architecture résidentielle

- Architecture et Isolation

Thermique par l’Extérieur

[21] Restauration du bâti ancien :

Mairie du 19 e siècle

10

[23] Architecture intérieure

et sols colorés : Siège social

à Gennevilliers

[26] Carte Blanche : Maison

du Languedoc-Roussillon

[31] Biblio-services


N° 10 ÉTÉ - AUTOMNE 2012

Espace de partages et d‘échanges proposé par la marque Weber, Matière à Conception montre des images d’architecture

dont les travaux ont été réalisés ces derniers mois. Les concepteurs ou maitres d’ouvrage y témoignent de leur expérience

dans le contexte de la commande architecturale actuelle et d’un univers réglementaire en mutation. Pour l’éditorial

de ce 10 ème numéro, Matière à Conception a souhaité faire intervenir le président de l’association A.M.O. qui se situe

au cœur de ces préoccupations.

Le nombre toujours croissant d’acteurs, de normes, de réglementations, les nouveaux

outils de l’infographie et la complexité des rapports entre les différents intervenants

modifient sensiblement la manière de concevoir un projet.

Face à ces nouvelles données, architectes et maîtres d’ouvrage s’adaptent de façons

différentes, chacun interprétant les nouvelles demandes économiques, sociales et environnementales.

Cette trilogie du développement durable prendra tout son sens lorsque

les uns et les autres partageront une culture commune architecturale et urbaine élargie

à l’ensemble des acteurs.

L’émergence d’une nouvelle demande de la part d’élus et d’habitants va dans le sens de la

qualité architecturale, dans son sens le plus profond : des constructions pérennes intégrées

dans leur environnement, répondant au besoin des usagers et porteuses de sens, révélant

la culture d’une société en permanente mutation. La majorité des maîtres d’ouvrage, qu’ils

soient publics ou privés, commence à porter un réel intérêt à l’architecture contemporaine.

Mais trop souvent cela s’exprime à travers une demande d’écriture “extra-ordinaire”

qui fait écho à la médiatisation où l’image est plus facilement valorisable que l’usage.

Les procédures des concours conduisent généralement vers un choix qui s’appuie

sur des perspectives qui mettent en scènes des technologies complexes pas toujours

maitrisées. S’ils ont été l’occasion de faire émerger de jeunes talents et de créer de l’innovation,

ils ont rarement permis d’apporter une réelle réflexion sur les modes d’habiter

qui prenne en compte les besoins et les aspirations de l’ensemble des usagers.

Le débat concerne principalement un très faible pourcentage des cons tructions neuves

(seulement 1 % par an du cadre bâti national) alors qu’il devrait s’élargir à l’ensemble

du patrimoine en cours de réalisation et existant. On ne pourra répondre à la demande

qu’en développant des solutions réellement économes et modulables pouvant s’adapter

à l’évolution des pratiques.

La question essentielle tient à mon sens au rayonnement de l’architecture ordinaire

de qualité, architecture qui doit pouvoir répondre à la nécessité d’offrir un espace de

vie décent qu’il soit habitat ou lieu de travail à tous.

Partage de culture et rayonnement de la qualité architecturale sont les objectifs de

l’association AMO au travers de ses nombreuses et différentes actions (visites, conférences,

débats, cycle de formation CAMO, voyages d’études, Prix AMO…)

La résidence “Belle d’Avignon” (en complément du “matière à conception n°9”) : “… un quartier contemporain

en couleur que les premiers habitants commencent à animer”. Avec nos remerciements à Bernard Nantois Architecte

(ABSCISSE Réalisations à Villeneuve lez Avignon) pour ces vues panoramiques qui présentent un stade abouti

dans les finitions.

ARCHITECTURE DU QUOTIDIEN

4]

Pascal Chombart de Lauwe,

président d’Architecture

et Maîtres d’Ouvrage

© Lucie Chombart de Lauwe Le bar Floréal photographie

DOSSIER SPÉCIAL RÉFÉRENCES

Architecture résidentielle :

- 90 Logements sociaux à Saint-Ouen-l’Aumône (95)

- 132 Logements collectifs à Trappes (78)

Architecture et Isolation Thermique par l’Extérieur :

- 12 Logements passifs à Riorges (42)

- Un quartier et des Logements à Bègles (33)

- Extension d’un EPHAD à Neufchâtel (72)

- 481 Logements sociaux rénovés à Montpelier (34)

21]

23]

26]

29]

31]

RESTAURATION DU BÂTI ANCIEN

- Mairie de Saint-Jean-du-Gard (30)

ARCHITECTURE INTÉRIEURE ET SOLS COLORÉS

- Siège social de Redskins à Gennevilliers (92)

CARTE BLANCHE

- Maison de l’Architecture du Languedoc-Roussillon

FICHE PRATIQUE

- Spécial isolation acoustique sous carrelage

BIBLIO-SERVICES

ÉTÉ - AUTOMNE 2012 N° 10

[saint-gobain weber France, b.p. 84 Servon 77253 Brie-Comte-Robert cedex -

tél. 01 60 62 13 00][www.weber.fr][Renseignements techniques : N° INDIGO

08 2000 3300] [DIRECTEUR DE PUBLICATION : Philippe Genin][DIRECTEUR

DE RÉDACTION : Christian Gérard-Pigeaud][COMITÉ RÉDACTIONNEL : André

Begon, Jean-Emmanuel Corger, Tanguy Coriou, André Deloche, Jean-

Claude Giraud, Patrick Lamache, Dominique Oliveira, Salvador Ramon]

[CONCEPTION-RÉALISATION :

- Philippe Chauveau, Sophie

Chauvin, Gaëlle Barouillet, Stephanie Bee - Tél. : 01 42 73 60 60 - e-mail :

editionspc@wanadoo.fr] [IMPRIMEURS : Geers Offset][Crédit photo de

la couverture : 11h45 photographe]


DOSSIER RÉFÉRENCE (ARCHITECTURE RÉSIDENTIELLE)

UN MONDE FLOTTANT

© 11h45 photographe

L’architecte Ivan Legarrec dévoile le projet de construction de 90 logements collectifs

à Saint-Ouen-l’Aumône destinés en majorité au relogement des ménages locataires

de bâtiments assignés à la démolition.

Construction

de 90 logements

sociaux

FICHE TECHNIQUE

Lieu : Saint-Ouen-l’Aumône (95)

Programme : 90 logements collectifs –

Habitat social

Maître d’ouvrage : Emmaüs Habitat

Architecte : Daufresne, Le Garrec

& Associés Architectes

Matière à Conception : Pouvez-vous nous

présenter votre agence ?

Ivan Le Garrec : Nous avons créé l’agence

avec Marc Daufresne en 1989. Elle compte

aujourd’hui 6 architectes associés et 18 collaborateurs

et a réalisé de nombreux programmes

– logements, bureaux, équipements

publics (santé, enseignement), restructurations,

maisons individuelles, urbanisme –

qui sont autant d’occasions de développer

des savoir-faire spécifiques, auprès de maîtres

d’ouvrages publics ou privés.

M. à C. : Comment avez-vous été sélectionnés

sur le projet “Tout un monde Flottant” ?

I. L. : Il s’agissait d’une consultation d’architectes.

Le projet n’était pas encore défini au

moment de la consultation, le choix s’est fait

en fonction de notre démarche et de nos références.

En général, ce qui peut attirer l’attention

sur notre agence, c’est que nous essayons

de faire en sorte qu’il n’y ait pas deux projets

identiques, que chaque projet consiste dans

une étude spécifique, liée au contexte, au

maître d’ouvrage, etc. La difficulté majeure

sur ce projet était le terrain. Nous avons peutêtre

été retenus parce que nous avons pour

usage de proposer des interventions qui in -

tègrent les spécificités du terrain au projet. Il

était important de ne pas simplement projeter

une formule un peu déjà standardisée.

M. à C. : Pouvez-vous revenir sur les détails

du projet ?

I. L. : Il s’agissait de construire 90 logements

sur un terrain qui se situe le long du boulevard

Ducher, qui est très planté. C’est un

terrain en creux, une cuvette par rapport

à la voirie. Il s’agit d’un terrain inondable

et qui doit rester inondable. C’est-à-dire qu’à

crue, l’eau doit pouvoir envahir le terrain afin

d’éviter de se répandre partout. Il était donc

impossible de construire au niveau naturel du

terrain. Il fallait permettre à l’eau de circuler

à tout moment. Il s’agit d’une piscine naturelle

qui doit le rester. Le Plan de Prévention

des Risques d’Inondations impose de ne pas

empêcher la circulation de l’eau. Nous avons

[MATIÈRE À CONCEPTION N° 10]- #4


“Nous avons donc réalisé un projet sur pilotis, avec un rez-de-chaussée flottant au niveau

de la voirie, et un parking ouvert en contrebas qui se situe au niveau du terrain naturel”

Ivan Legarrec, architecte

© 11h45 photographe

enduit minéral épais

taloché lisse

weber.codipral DS

enduit minéral épais

Taloché éponge

weber.pral TE

donc réalisé un projet sur pilotis, avec un rezde-chaussée

flottant au niveau de la voirie, et

un parking ouvert en contrebas qui se situe

au niveau du terrain naturel. Le parking reste

ainsi inondable en cas de crue.

© 11h45 photographe

M. à C. : Y’avait-il d’autres contraintes spécifiques

au projet ?

I. L. : Le PLU de Saint-Ouen limite la hauteur

des bâtiments. À l’endroit où était prévue

la réalisation des 90 logements, il était

impossible d’avoir un linéaire bâti le long du

boulevard, accessible directement depuis le

boulevard. Il a fallu que nous allions un peu

en fond de parcelle avec deux fronts bâtis,

l’un le long du boulevard, et l’autre en fond

de parcelle. Ce dernier se retrouvait par

ailleurs près de la voie de chemin de fer de

la SNCF et posait donc des problèmes

d’acoustique à intégrer au projet. Après

avoir échangé avec le maître d’ouvrage,

il s’est avéré que la meilleure solution

était d’avoir deux fronts bâtis parallèles

au boulevard. Cela impliquait la nécessité

L’aspect de l’enduit

coloré change

avec la lumière,

ce qui donne de la vie

à ces façades.

de pouvoir passer librement d’un front

à l’autre. C’est ainsi que nous avons créé

des passerelles. Pour synthétiser, il s’agit

d’un projet sur pilotis avec des passerelles :

des ponts piétons. Ces ponts permettent

dans un premier temps de relier le boulevard

au premier front bâti, qui est en

retrait parce qu’il y a des arbres à préserver.

Et dans un second temps, les passerelles

traversent le premier front bâti et rejoignent

le deuxième.


DOSSIER RÉFÉRENCE (ARCHITECTURE RÉSIDENTIELLE)

“À l’opposé d’une peinture, l’enduit coloré utilisé dans le projet a une structure

et une profondeur, son aspect change avec la lumière, ce qui donne de la vie à ces façades”

Ivan Legarrec, architecte

© 11h45 photographe

© 11h45 photographe

Alors que le premier front est plutôt à

double orientation, dans le deuxième les

bâtiments sont plutôt mono-orientés, avec

des coursives du côté de la voie de chemin

de fer et des pièces à vivre sur le jardin.

M. à C. : Comment avez-vous procédé ?

I. L. : Le thème de la passerelle, du front

qui franchit l’espace, est devenu le thème

récurrent du projet. Il y a non seulement

ces trois passerelles perpendiculaires au

boulevard, mais aussi les bâtiments euxmêmes,

qui sont bâtis autour de césures

qui permettent d’avoir une vue en profondeur.

Entre les bâtiments, il y a des escaliers

extérieurs qui ont une structure en béton

un peu arborescente qui mettent en valeur

la notion de franchissement. Nous avons

profité de la morphologie particulière du

terrain pour élaborer des volumes libres, qui

montent, qui descendent, s’éloignent, se

rapprochent. Cela nous a permis de mettre

en scène cette thématique d’un monde

flottant, de bâtiments qui flottent.

Par ailleurs, cette construction sur pilotis

a fait que nous nous sommes retrouvés

avec un grand jardin qui est devenu inaccessible,

par le fait qu’il se trouve au ras de

la nappe phréatique. Cette inaccessibilité

s’est finalement avérée positive. Avec la

paysagiste nous avons pu mettre en scène

un jardin semi-aquatique assez sophisti qué.

Il n’aurait peut-être pas pu l’être autant s’il

avait pu être accessible. Le jardin donne un

rendu un peu magique. Il est visible depuis

les logements et les passerelles et participe

à cette poétique du monde flottant.

M. à C. : Pouvez-vous revenir sur le choix des

enduits et les couleurs retenues ?

I. L. : Les bâtiments représentent des volumes

que nous avons tranchés par des césures et

des volumes qui sont creusés par des loggias,

des coursives et des entrées de logements.

Nous avons choisi d’avoir des bâtiments

blancs et de faire en sorte que toutes les parties

creusées soient en couleur. Cela donne

un peu l’image d’un gâteau, dont on coupe

une tranche… les couleurs. Cela a été conclu

après concertation avec le maître d’ouvrage.

En général, dans le logement social, il y a une

sorte de réticence à utiliser la couleur. Le logement

social n’a pas les moyens d’utiliser la

pierraille en fausses briques, le faux bois, etc.

Ainsi, nous avons voulu oser des jeux de couleurs

plus intenses. Nous avons mis en place

une gamme de couleurs autour des tons

ocres, du clair au foncé. Ce sont des tons plutôt

naturels, qui rappellent un peu la brique, le

bois, et qui s’intègrent à l’environnement,

tout en permettant de trancher avec le blanc.

L’ensemble fonctionne avec des menuiseries

en aluminium gris foncé. Cela a permis de

donner de l’élégance au résultat. L’enduit est

un matériau de base, mais le fait qu’il soit mis

en scène avec des menuiseries aluminium

gris foncé offre un graphisme élégant qui lui

donne une toute autre dimension. À l’opposé

d’une peinture, l’enduit coloré utilisé dans le

projet a une structure et une profondeur, son

aspect change avec la lumière, ce qui donne

de la vie à ces façades.

[MATIÈRE À CONCEPTION N° 10]- #6


Rémy Calot, actuellement à la tête de sa propre agence, Architecture Rémy Calot, revient

sur le projet de 132 logements, à Trappes auquel il a participé alors qu’il était associé dans

l’Agence AUP.

Matière à Conception : Comment l’Agence

a-t-elle obtenu le projet ?

Rémy Calot : Il s’agissait d’un concours

maître d’ouvrage / maître d’œuvre associés

sur un terrain qui appartenait à la ville. La

ville, après sélection, a retenu quatre équipes

qui ont répondu à la fois sur un projet d’architecture

et sur une proposition financière,

l’objectif de la ville étant de vendre le terrain

avec un projet architectural. Je pense que la

qualité urbaine et l’architecture du projet

ont retenu l’attention des jurés. En effet,

la ville de Trappes souhaitait que ce projet

symbolise une nouvelle image du logement

et soit un signal sur le rond point François

Mitterrand qui doit devenir une nouvelle

entrée de la ville.

M. à C. : En quoi consistait le projet ?

R. C. : Il s’agit d’un programme mixte. Il y a

132 logements répartis sur sept bâtiments

et 1 000 m 2 de commerces : un supermarché

et une boulangerie. Le projet se situant dans

un milieu urbain, nous souhaitions que la

structure commerciale s’intègre dans le bâti

pour ne pas casser l’image urbaine. Les

commerces se situent donc sous les bâtiments

de logements, la partie en débord,

côté espace central, est recouverte par

une terrasse végétalisée. Toutes les façades

des commerces sont reliées par une galerie

couverte. Ces commerces situés en face

des commerces existants viennent renforcer

la structure commerciale du quartier.

M. à C. : Les bâtiments sont situés sur un

carrefour. Comment avez-vous traité cette

donnée ?

R. C. : Nous avons consacré de l’importance

à l’idée de faire de ce programme

de logements un signal. De l’autre côté

de notre projet, il y a un terrain qui n’est

pas construit, mais que la ville souhaite

construire dans le futur. Au moment du

concours, il nous a été demandé de réaliser

un scénario intégrant les deux ilots, celui

du concours et celui qui se trouvait en

face. Par rapport à la notion de signal, nous

© Rémy Calot

CONNECTER ESPACE PUBLIC

ET ESPACE PRIVÉ

FICHE TECHNIQUE

Lieu : avenue Hector Berlioz ,

avenue Salvador Allendé

78 190 Trappes

Programme : 132 logements répartis

sur 7 bâtiments et 1 000 m 2

de commerces

Maître d’ouvrage : ICCPROMOTION et NACARAT

Architecte : Agence AUP – Rémy Calot


DOSSIER RÉFÉRENCE (ARCHITECTURE RÉSIDENTIELLE)

“Nous avons proposé à la ville l’enduit weber.codipral DS, en finition taloché lisse.

C’est un produit plus cher que les enduits classiques, mais moins que les vêtures […]

et le procédé weber.terranova print, dont le relief est une trame rappelant la texture du bois”

Rémy Calot, architecte

© Rémy Calot

enduit minéral épais

taloché lisse

weber.codipral DS

avons choisi de faire une faille, entourée de

volumes de murs végétaux. Nous voulions

que l’îlot soit ouvert et, de l’autre côté du

rond-point nous avions également imaginé

une autre faille, différente, mais comprenant

la même idée de transparence entre

le domaine public et le domaine privé qui

se situe à l’intérieur de l’îlot. Ainsi le piéton

peut percevoir le jardin situé en cœur de

l’îlot, plutôt qu’un front bâti qui n’offre pas

de perspectives. La faille encadrée par les

deux volumes sous forme de murs végétaux

qui se font face en oblique permet une

perception de l’espace vert central. Les sept

bâtiments sont séparés par des espaces, des

mini-failles par rapport à la grande faille qui

est sur le rond-point. Notre objectif était

que lorsque le piéton se promène le long du

projet, il puisse être face à des séquences,

qui lui offrent à chaque fois une vue sur l’espace

central. C’était une ambition majeure

du projet : créer cette transparence et ainsi

mettre en relation, au moins visuellement,

espace public et espace privé.

M. à C. : L’une des caractéristiques du projet

réside dans le choix des murs végétaux.

Pouvez-vous revenir sur ce choix original ?

R. C. : Nous aimions l’idée de pouvoir associer

le construit et le végétal. Cela nous a permis

de donner un autre aspect à l’architecture et

plus largement à la ville. Nous souhaitions

intégrer le végétal dans l’architecture de façon

à lui donner un aspect moins dur. L’intérêt du

végétal, c’est aussi de voir, en fonction de

l’évolution des saisons, les couleurs du mur

changer. C’est un élément vivant par rapport

à une façade en béton statique. Le fabricant a

un contrat d’entretien qui assure deux tontes

par an et le remplacement des végétaux.

L’arrosage est automatisé. Au rez-de-chaussée

des bâtiments, il existe un local technique

dans lequel il y a des pompes grâce auxquelles

l’eau et le fertilisant sont réinjectés.

M. à C. : Comment avez-vous procédé dans

le choix des enduits ?

R. C. : Dans son cahier des charges, la ville

avait mentionné des aspects très spéci-

[MATIÈRE À CONCEPTION N° 10]- #8


“C’était une ambition majeure du projet : créer cette transparence

et ainsi mettre en relation, au moins visuellement, espace public et espace privé”

Rémy Calot, architecte

© Rémy Calot

© Rémy Calot

fiques. Notamment concernant les enduits.

Les enduits classiques, type monocouche,

avec un gros grain, ne convenaient pas parce

que trop salissant. La ville souhaitait un

revêtement très lisse, qui puisse garantir une

bonne pérennité des bâtiments. Nous avons

proposé à la ville l’enduit weber.codipral DS,

en finition taloché lisse. C’est un produit plus

cher que les enduits classiques, mais moins

que les vêtures. Le produit suppose d’avoir

un support de qualité. Dans le cadre de notre

projet cela convenait puisque tous les murs

des façades sont en béton banché.

M. à C. : Qu’en est-il du choix des couleurs ?

R. C. : Toutes les parties basses des façades,

jusqu’au niveau R+3 sont plus claires, l’ensemble

des façades principales sont traitées

en blanc cassé, et les volumes en avancée,

côté avenue Salvador Allende, sont traités

avec une pointe d’ocre-jaune afin de

créer une ponctuation sur l’avenue. Pour

les derniers niveaux traités en attique, nous

souhaitions un bardage bois afin de donner

plus de présence à ces volumes situés

sous les toitures zinc. Mais pour des raisons

techniques – sécurité - le bois a dû être

abandonné. Pour conserver cet aspect du

projet, nous avons proposé de traiter ces

volumes avec un enduit matricé, le procédé

weber.terranova print, dont le relief est

une trame rappelant la texture du bois.

Ce choix a permis de réduire les coûts tout

en offrant un traitement nécessitant moins

d’entretien.

M. à C. : Le projet est terminé, quel bilan

faites-vous ?

R. C : Aujourd’hui le projet est terminé, les

logements et des commerces sont vendus.

Dans un reportage pour la télévision locale,

les habitants ont fait part de leur satisfaction

d’habiter ce programme qui avait une

image valorisante.

Ce projet a permis, malgré sa taille - 132 logements

- de créer une architecture à l’échelle

humaine avec une dimension urbaine grâce

aux transparences et aux murs végétaux.

enduit minéral épais matricé

Graphisme type bardage bois

weber.terranova print


DOSSIER RÉFÉRENCE (ARCHITECTURE ET ISOLATION THERMIQUE PAR L’EXTÉRIEUR)

DES LOGEMENTS

DURABLES

© Photothèque weber

Bernard Rivolier, architecte à Mably, détaille les modalités de réalisation d’une opération de

construction de 12 logements passifs labellisés BBC incluant des commerces en rez-de-chaussée

près de Roanne (42). Lauréate d’un appel à projets EffiBAT Rhône-Alpes et ADEME, cette opération

est expérimentale dans la représentation performante des bâtiments en Rhône-Alpes

FICHE TECHNIQUE

Lieu : Riorges Centre (42)

Programme : 12 logements passifs BBC

et trois commerces

Maître d’ouvrage : SCI l’Arc en Ciel, représentée

par Jean Vallorge,

président de Vallorge Sas :

entreprise roannaise de gros

œuvre, développant ses

activités sur des prestations

d’entreprise générale, tout

corps d’état, et en Conception-

Réalisation.

Architecte : Bernard Rivolier

Matière à Conception : Pouvez-vous nous

ex pliquer le contexte de l’opération

“Résidence L’Arc-en-Ciel” ?

Bernard Rivolier : Les projets ont toujours

une histoire… Il y a deux ans, un boulanger a

décidé de s’implanter sur le cœur de Riorges

pour créer son commerce. La municipalité

a accepté tout en lui expliquant que l’environnement

urbain ne lui permettait pas de

construire un bâtiment sur simple rez-dechaussée

et qu’il fallait absolument imaginer

des logements au-dessus. Financièrement,

il n’avait pas les moyens de porter un projet

de cette dimension et devait donc passer

par un promoteur. Nous nous sommes rencontrés

tous les trois. Nous avions un point

commun : une sensibilité forte à l’aspect

environnemental et durable. Aujourd’hui, il y

a une demande de densification urbaine, de

construire la ville sur la ville. Or dans nos villes

rurales, les gens habitent la ville par défaut

avec comme référence qualitative la maison

individuelle. L’idée était donc de proposer un

produit alternatif à cette maison individuelle :

habiter la ville tout en ayant des conforts

s’approchant de ce à quoi aspire l’habitant

aujourd’hui, c’est-à-dire des logements avec

de la surface et de l’espace. Nous avons proposé

des surfaces relativement importantes

avec, par exemple, des T4 de 105 m 2 . L’autre

point important, c’était de munir les appartements

de grandes terrasses permettant de

vivre dans des espaces intermédiaires.

M.à.C. : Vous avez décidé de construire un

bâtiment BBC. Comment avez-vous abordé

la question de l’isolation ?

B. R. : Nous sommes labellisés BBC, mais nous

avons des performances passives. Le promoteur

étant une entreprise de maçonnerie,

nous avons réalisé la structure en béton. Nous

avons donc opté pour des murs et dalles béton

et une isolation par l’extérieur qui permet de

réduire au maximum les ponts thermiques

et de conserver une forte inertie. Nous avons

ainsi permis d’apporter du confort d’hiver et

du confort d’été. L’eau chaude est en partie

produite par 24 m 2 de panneaux solaires. De

[MATIÈRE À CONCEPTION N° 10]- #10


© Photothèque weber

© Photothèque weber

plus, le groupe de ventilation, VMC doubleflux,

a été posé sur l’édicule qui se trouve

au-dessus de l’ascenseur. Nous avons ensuite

dou blé la performance de la VMC double-flux

en lui mettant une verrière. Ainsi, l’air envoyé

dans les logements est déjà pré chauffé par

la véranda que nous avons réalisée avec un

volet roulant commandé par une sonde thermique.

Lorsque nous n’avons pas besoin de

chaleur, le volet roulant est baissé et l’air est

capté directement à l’extérieur.

M.à.C. : Vous avez également posé un filtre

végétal sur les façades et des paravents ?

B. R. : Le filtre végétal permet aussi d’avoir

cette double façade. En effet, l’été, la végétation

apportera un peu d’ombrage à la façade,

alors que l’hiver, les feuilles seront tombées ce

qui permettra un apport solaire maximum. Audelà

d’une protection au soleil, les paravents

offrent aussi une protection visuelle entre les

terrasses. Ce sont des paravents coulissants

qui permettent aux habitants de gérer le

degré d’intimité et d’ensoleillement désirés.

L’enduit permet

de retrouver

une notion

de masse.

M.à.C. : Comment avez-vous choisi l’enduit

et pour quelles raisons ?

B. R. : L’isolation par l ‘extérieur implique une

multitude de process. Les industriels ont d’ailleurs

beaucoup évolué. Différentes vêtures

existent aujourd’hui : de l’enduit, du bardage

bois, du métal, des matériaux de synthèse,

de l’enduit hydraulique. Nous avons donc un

éventail très large de produits nous permettant

d’offrir une réponse adaptée.

L’isolation par l’extérieur ne consiste pas

nécessairement en une vêture sèche. L’enduit

que nous avons choisi permet de retrouver

© Photothèque weber


DOSSIER RÉFÉRENCE (ARCHITECTURE ET ISOLATION THERMIQUE PAR L’EXTÉRIEUR)

“Je ne conçois pas l’architecture sans couleur”

Bernard Rivolier, architecte

© Photothèque weber

Système d’isolation

thermique par l’extérieur

avec enduit sur isolant

en laine de roche.

weber.therm XM roche

Finition mince à la chaux

aérienne talochée

weber.unicor ST

toute une notion de masse au niveau d’un

volume. En enlevant ce côté vêture légère,

il est ainsi possible de redonner au bâtiment

une image un peu cossue qui vient vraiment

en opposition avec les structures légères des

balcons. Le pignon rouge donne un effet de

masse par rapport aux balcons plus légers.

Il s’agit là d’un travail sur les matières, les

contrastes et les couleurs.

M.à.C. : Alors justement comment avez-vous

procédé dans le choix des couleurs ?

B. R. : Ce sont les couleurs d’origine du projet.

Si vous prenez l’image de synthèse initiale et

le projet final, il y a très peu de nuances entre

les deux. Avoir des bâtiments très colorés,

c’est notre marque de production. En tant que

concepteur, il me semble essentiel que nous

allions dans la création, que nous mettions

de la couleur dans nos villes parce qu’elle est

indispensable au bien-être. Par contre, elle

nécessite de ne pas se tromper. Elle implique

des risques, mais je ne conçois pas l’architecture

sans couleur.

M.à.C. : Quelle a été votre approche dans le

traitement de la dimension social et urbaine ?

B. R. : Un bâtiment bien conçu et performant

ne fonctionnera pas s’il n’est pas

connecté à son environnement. Il faut

qu’il soit irrigué par son environnement

urbain. Au nord-ouest, un espace intermédiaire

extérieur a donc été préservé pour

servir de rotule entre l’espace public, le

parc de stationnement extérieur et l’entrée

de l’immeuble. Cet espace paysagé semiprivatif

permet une signalisa tion et une

mise en scène de l’entrée de l’immeuble

et une gradation entre espace public et

espace privé, l’accès à la porte se faisant

par une passerelle surplombant la rampe

d’accès au sous-sol. La porosité de la parcelle

au nord permet d’offrir une continuité

des cheminements piétons déjà très présents

dans le quartier. L’aménagement d’un

local à vélo et poussettes près de l’entrée

de l’immeuble et la proximité du centre-ville

permettent de faciliter le recours aux modes

de déplacement doux.

Ce projet met également l’accent sur l’adaptabilité

et la durabilité du bâtiment. Les logements

se développent sur trois niveaux à raison

de quatre logements par niveau. L’accent

a été mis sur la qualité des espaces de circulations

et d’accès aux logements avec un

volume de circulation verticale regroupant

l’escalier et l’ascenseur éclairé naturellement

et des paliers d’accès aux logements en

balcon sur les patios et ne desservant chacun

que deux logements.

Bien que la règlementation ne l’exige pas,

un ascenseur a été installé. Par conséquent,

tous les logements offrent les caractéristiques

permettant à une personne handicapée

d’utiliser la cuisine, une salle de bain,

une chambre et le cabinet d’aisance. Pour

ce dernier, l’espace nécessaire à l’utilisation

par une personne en fauteuil roulant sera

aménagé à d’autres fins sous réserve que

des travaux simples consistant à déplacer

une des cloisons permettent d’en rétablir la

possibilité d’utilisation par une personne en

fauteuil roulant.

[MATIÈRE À CONCEPTION N° 10]- #12


C’est dans le cadre du renouvellement urbain de Bègles (33) que l’agence d’architecture

Richez Associés a livré un ensemble de bâtiments composé à la façon d’un archipel.

Si chaque bâtiment bénéficie d’une identité propre grâce à la variété de teintes mises

en œuvre, tout le programme a été traité dans un souci de performances énergétiques.

Pour atteindre cet objectif, l’isolation par l’extérieur s’est logiquement imposée.

Matière à Conception : Pouvez-vous nous

présenter votre agence ?

Thomas Richez : Notre groupe se constitue

de deux agences, l’une à Paris et l’autre

à Kuala Lumpur, en Malaisie. Je suis le

cofondateur et président de l’agence parisienne

Richez Associés, également animée

par Frédéric Blerot et Vincent Cottet.

L’agence parisienne a 25 ans de pratique,

nous sommes environ 75 collaborateurs

et menons des projets de bâtiments,

notamment HQE et BBC, de logements,

de bureaux et d’équipements publics.

Nous dirigeons également des opérations

d’aménagement, à Montpellier, Bègles,

Paris... Richez Associés tient à pratiquer de

front trois métiers relevant globalement

de l’architecture, de l’urbanisme et du paysage

: la maîtrise d’œuvre de bâtiments ;

la maîtrise d’œuvre d’espaces publics ;

la composition urbaine, notamment à

l’échelle du quartier. Cette ouverture sur

trois disciplines connexes est un puissant

stimulant à la créativité : la conception

d’un quartier nouveau se nourrit à l’agence

d’envies architecturales, et de visions

d’espaces publics, les projets de bâtiments

s’enrichissent d’un point de vue aiguisé

sur le scénario urbain qu’ils écrivent, et les

espaces publics s’animent de rapports précis

et maîtrisés avec les architectures qui

les limitent et les qualifient... Cette vision

globale de la conception s’est particulièrement

exercée sur plusieurs domaines,

dans lesquels l’agence a accumulé de nombreuses

références : l’architecture des lieux

de travail et de l’entreprise ; la restauration

collective et les cuisines centrales ; l’expérience

internationale, qui ne cesse de se

développer, en particulier au travers d’un

partenariat avec Paul Andreu ; la conception

de quartiers nouveaux ; l’aménagement

des espaces publics et tout spécialement,

l’insertion des systèmes de transport public

avec aujourd’hui cinq lignes de tramway

livrées ; le développement durable, et la

performance environnementale et énergétique

des bâtiments et des quartiers.

© Franck Deletang

UN ARCHIPEL DE COULEURS

FICHE TECHNIQUE

Lieu : îlot Yves Farge / Bègles (33)

Aménageur : Saemcib

Promoteur : Adim

Architecte : Richez Associés

Mission : conception du plan masse

et maîtrise d’œuvre

des bâtiments

Programme : 16 200 m 2 de logements, un

hôtel, un parc de stationnement

aérien de 220 places

Surface : 2,5 hectares

Paysagiste : Compagnie du Paysage


DOSSIER RÉFÉRENCE (ARCHITECTURE ET ISOLATION THERMIQUE PAR L’EXTÉRIEUR)

“Nous visions des performances énergétiques niveau BBC… Cette stratégie comporte bien sûr

une isolation de qualité. L’isolation thermique par l’extérieur est la plus performante”

Thomas Richez, architecte

© Franck Deletang

M. à C. : Vous êtes intervenus à Bègles,

dans le cadre du renouvellement urbain

entrepris par la municipalité. En quoi a

consisté votre mission ? Comment avezvous

obtenu ce projet ?

T. R. : Ce projet s’intègre dans l’opération de

renouvellement urbain de Terres-Neuves

lancée par la municipalité de Bègles avec

le soutien de l’Agence nationale du renouvellement

urbain (ANRU). Trois pôles sont

concernés par cette opération. Au nord,

en contact avec la ville de Bordeaux, au

milieu, sur un terrain militaire et au sud,

le pôle sur lequel nous sommes intervenus.

Notre agence a été sélectionnée sur

concours.

Nous sommes intervenus sur cinq bâtiments

de logements et un parc de stationnement

résidentiel étagé, au sud de

l’opération ANRU des Terres-Neuves.

Nous sommes à la fois au contact de logements

sociaux anciens et quelques maisons

récentes, construites il y a environ

cinq ans, et, au sud, avec du tissu urbain

béglais, de maisons assez basses. Il s’agit

d’un terrain très plat, avec beaucoup d’horizon.

Dans ce site, nous avons d’abord

dessiné le plan masse général, dans la

phase concours. Quand on se promène

sur le site, on a un peu l’impression de

marcher sur une mer. Nous avons joué sur

une composition qui évoque l’archipel. Les

bâtiments sont séparés de vides fluides qui

sont autant de parcours dans le quartier

et qui permettent d’avoir des volumétries

doucement étagées entre les différents

bâtiments et donc d’avoir des transitions

entre le tissu béglais et la partie logements

sociaux plus au nord. Par ailleurs, les bâtiments

ne sont jamais en contact avec un

voisin : ils peuvent donc développer chacun

une identité particulière, et enrichir

le quartier sans difficulté.

M. à C. : Les logements sociaux que vous

avez mis au point avec le bureau d’études

SEME sont très économes en énergie.

Comment avez-vous procédé ?

T. R. : Nous avons souhaité d’abord insister

sur un profil développement durable tirant

partie des atouts du site : déplacements

en modes doux autour du tramway ; perméabilité

aux eaux de pluies ; toitures

végétalisées ; réseau de chauffage urbain :

chaufferie mixte bois-gaz ; isolation extérieure;

centralisation des stationnements

automobiles dans un parc de stationnement

aérien de 220 places.

Nous visions des performances énergétiques

niveau BBC ou proche du BBC pour

une grande partie des bâtiments. Cette

stratégie comporte bien sûr une isolation de

qualité. L’isolation thermique par l’extérieur

est la plus performante. C’est donc sur cela

que nous avons travaillé pour l’ensemble

des logements. Elle est complétée dans

les logements sociaux par un dispositif de

serres froides, qui constituent le palier d’entrée

privatif des appartements. En hiver, ils

préchauffent l’air neuf les jours de soleil.

En été, ils offrent une pièce supplémentaire

en intérieur et extérieur.

[MATIÈRE À CONCEPTION N° 10]- #14


© Franck Deletang

© Franck Deletang

M. à C. : Quel type d’isolant avez-vous

employé ?

T. R. : Nous avons utilisé des isolants qui

sont soit en polystyrène, soit en laine de

roche, en fonction des coupe-feux. Il s’agit

d’ailleurs d’un mélange dans chacun des

bâtiments, selon les parties de façade

considérées. Nous avons ensuite appliqué

un enduit sur lequel nous avons joué avec

des variations de couleur. Il y a, dans une

plastique assez libre, sur les premiers bâtiments

un camaïeu de gris et sur le dernier

livré, un camaïeu de jaune orangé. Nous

illustrons par là cette notion d’archipel

et de singularisation de chacun des bâtiments

qui sont comme des rochers dans

la mer, qui ont leur identité propre. Dans

les dialogues que nous avons pu avoir avec

la ville, c’était clairement la voie qu’ils

attendaient.

Les épaisseurs des isolants par l’extérieur

nécessitaient tout un dispositif de fixation

qui était un peu délicat pour les volets,

tous les éléments de modénatures. Un système

de boitiers remplis d’un isolant nous

a permis de fixer des éléments sans créer

de pont thermique, tout en atteignant les

performances mécaniques indispensables.

M. à C. : Quelles sont les autres spécificités

qui vous ont permis de réaliser des économies

d’énergie ?

T. R. : Les bâtiments sont raccordés à une

chaufferie mixte “bois-gaz” collective. Les

plantes ont aussi leur rôle à jouer : sur la

toiture, une végétation rase capte les eaux

pluviales et régule la température des bâtiments.

L’eau de pluie est récupérée en pied

d’immeubles, dans des fossés plantés, qui

limiteront les rejets dans le réseau.

Enfin, l’orientation sud des façades permettra

de capter un maximum de chaleur,

par l’intermédiaire de balcons vitrés,

véritables “serres solaires”. Ils limiteront

la consommation de chauffage en hiver.

L’été, les habitants auront à leur disposition

des protections solaires orientables et des

ouvrants sur les vitrages.

Système d’isolation thermique

par l’extérieur avec enduits minces

organiques sur isolant PSE

ou laine de roche

weber.therm motex

finition organique

weber.tene XL


DOSSIER RÉFÉRENCE (ARCHITECTURE ET ISOLATION THERMIQUE PAR L’EXTÉRIEUR)

UN EHPAD FAIT PEAU NEUVE

© ivars&ballet

Jean-François de Montauzon est architecte au sein du cabinet Ivars & Ballet basé à Tours.

Il nous parle ici du projet d’extension et de rénovation de l’EHPAD des Hespérides situé

à Neufchâtel (Sarthe), consistant à rendre ce lieu plus accueillant et mieux organisé pour

ses patients et son personnel.

FICHE TECHNIQUE

Lieu : EHPAD des Hespérides

à Neufchâtel (72)

Programme : rénovation et extension

avec ravalement de façades

et isolation extérieure

Maître d’ouvrage : EHPAD des Hespérides

Architecte : cabinet Ivars & Ballet

Matière à Conception : Pouvez-vous nous

présenter le cabinet Ivars & Ballet ?

Jean-François de Montauzon : Créée par

Roger Ivars et Jean-Christophe Ballet en

1990, l’agence compte aujourd’hui une

vingtaine de collaborateurs, dont 12 architectes.

Nous avons beaucoup travaillé dans

le secteur public, par voie de concours,

ce qui représente encore selon le contexte

80 % de notre activité. Petit à petit, le

cabinet s’est fait une place dans le secteur

paramédical et hospitalier et dispose

aujourd’hui d’un nombre important de

projets de référence. Néanmoins nous ne

sommes pas exclusivement concentrés

sur ce marché, nous intervenons dans des

domaines variés allant de l’enseignement

au logement en passant par le domaine

tertiaire et divers équipements publics.

Cependant, ce sont bien nos références

dans le secteur paramédical qui nous ont

permis d’être retenus pour travailler sur

la rénovation et l’extension de l’EHPAD

des Hespérides.

M. à C. : Vous avez remporté ce concours

en 2009, en quoi consiste ce projet ?

J.-F. de M. : Le bâtiment d’origine, abritant

38 chambres, était vétuste, sombre et mal

commode. Hormis la salle de restauration,

il n’existait pas de véritable espace collectif

et les circulations étaient peu confortables.

L’objectif était donc de redonner vie à ce lieu.

Le souhait était de réaliser un bâtiment

à simple rez-de-chaussée, alors qu’auparavant

il y avait un étage rendu peu performant

face aux contraintes des normes de

sécurité incendie et d’ascenseur. Les 38 lits

sont à présent répartis en trois unités : une

unité UPAD (Unité pour Personnes Agées

Dépendantes) de 14 lits et deux unités de

12 lits. Le projet se décompose en deux

tranches : nous avons d’abord réalisé une

extension, constituée de deux unités, dont

l’UPAD, et d’une partie logistique (chaufferie,

locaux techniques, blanchisserie,

atelier pour l’entretien, etc.).

Nous avons aujourd’hui entamé la seconde

tranche, celle de la rénovation de l’existant,

[MATIÈRE À CONCEPTION N° 10]- #16


“La plus grosse difficulté était liée à l’exigence d’obtenir un minimum de déperditions par pont

thermique. C’est la raison pour laquelle nous avons opté pour une isolation par l’extérieur.”

Jean-François de Montauzon, architecte

© Franck Deletang

qui concerne la partie accueil. Par ailleurs,

le bureau médical, auparavant excentré a

été replacé au centre du dispositif, avec

des bureaux médicalisés qui permettent

aux médecins de recevoir les patients. Les

infirmières disposent, quant à elles, d’une

vraie salle de préparation, qui leur permet

une organisation optimale entre les services

de jour et de nuit.

M. à C. : Quelle a été votre approche en

matière d’isolation des bâtiments ?

J.-F. de M. : Nous avons procédé de la même

façon sur la partie rénovée et sur l’extension.

Le bâtiment existant était un bâtiment

classique des années 1980 – 1990, avec

parpaing enduit et isolation intérieure. À

cela s’ajoutaient des combles plus ou moins

bien isolés. En 2009, nous n’avions pas

de contraintes BBC telles que celles que

nous connaissons aujourd’hui, mais nous

étions déjà en RT2005 et avions pour objectif

d’être en RT2005 moins 20 %, donc en

THPE. Ce n’était pas là l’élément le plus

contraignant. La plus grosse difficulté était

liée à l’exigence d’obtenir un minimum

de déperditions par pont thermique. C’est

la raison pour laquelle nous avons opté

pour une isolation par l’extérieur.

Sur l’existant, nous avons créé une double

façade pour casser l’ancienne et agrandir

les chambres. Pour ces nouvelles structures,

l’entreprise retenue a choisi une structure

en briques creuses sur laquelle nous sommes

venus appliquer un isolant extérieur

recouvert d’un enduit lissé fin. Pour rester

dans la logique des matériaux préexistants,

les façades reprennent les mêmes teintes

d’enduit clair des parties sur lesquelles nous

ne sommes pas intervenus. Pour donner du

relief et de la chaleur au bâtiment, ces

fa çades contrastent avec la pré sence de

vêtures en bois bakelisé. Le parti architectural

plus contemporain joue également

avec des bandeaux béton qui viennent

encadrer l’ensemble et surligner les façades

des espaces de vie qui manquaient de relief.

Système d’isolation

thermique par l’extérieur

avec enduit sur isolant PSE

weber.therm XM

Finition à la chaux aérienne

weber.unicor ST

M. à C. : Vous avez opté pour des enduits

Weber. Qu’est-ce qui a motivé votre choix ?

J.-F. de M. : Les entreprises retenues après

appel d’offres les utilisent régulièrement

et en l’occurrence la teinte et la texture

proposées par leur système “rénovation” se

rapprochaient assez bien du bâtiment existant.

Pour l’isolation, nous avons eu recours à

un système classique : l’isolant est agrafé sur

la brique. Nous avons exigé que les panneaux

d’isolant soient fixés avec des agrafes

non métalliques pour éviter la conduction

de la chaleur et la perte partielle du bénéfice

de l’isolant extérieur. L’enduit a été lissé

taloché fin. L’application a été effectuée par

un sous-traitant du gros œuvre pour lequel

nous avons donné notre agrément. Les matériaux

utilisés et leur mise en œuvre devraient

ainsi permettre d’atteindre les objectifs thermiques

qui nous ont été demandés.


DOSSIER RÉFÉRENCE (ARCHITECTURE ET ISOLATION THERMIQUE PAR L’EXTÉRIEUR)

UN QUARTIER HAUT

EN COULEURS

Hérault Habitat, office HLM du Département de l’Hérault, a lancé une opération de réhabilitation

de 481 logements à la Pergola, un quartier de Montpellier situé en zone urbaine

sensible. L’architecte Patrice Genet, en charge du projet, revient sur cette réhabilitation

au double objectif : atteindre les normes BBC et améliorer le cadre de vie des habitants.

© Franck Deletang

FICHE TECHNIQUE

Lieu : Montpellier (34)

Programme : Réhabilitation de 481

logements sociaux

Maître d’ouvrage : Hérault Habitat

Architecte : Patrice Genet

Bureau d’étude thermique : CAEP

Entreprise générale : G.F.C. (groupe

Bouygues)

Durée des travaux : 20 mois

Matière à conception : Pouvez-vous décrire le

contexte du projet de la Résidence La Pergola ?

Patrice Genet : Il s’agit avant tout d’une

opération de réhabilitation. Cette résidence

est inscrite dans un quartier “historique” en

ce sens qu’il est clairement identifié par

tout Montpelliérain. Construite dans l’ur gence

au cours des années 1960 pour accueillir

une population de rapatriés d’Algérie, elle

est l’expression des systè mes constructifs

dominants qui prévalaient à cette époque :

préfabrication lourde, trame étroite et régulière,

répétitivité des rythmes de façade. Le

début des années 1990 a marqué une étape

importante de la vie de la résiden ce avec la

réhabilitation des façades selon la tendance

de l’instant, par l’accrochage d’éléments

architectoniques en béton léger d’expression

néo-classique, suivant en cela les traces

de Ricardo Bofill, qui sévissait au même

instant du côté de ce qui allait devenir le

quartier Antigone. Aujourd’hui, la Rési dence

La Pergola n’est pas une résidence en difficulté

au regard de ce qui peut être observé

dans d’autres contextes urbains. Les habitants

y sont très attachés car elle fait partie

de leur histoire, de leur vie sociale et de leur

ancrage dans la société.

M. à C. : En termes d’architecture et de

confort pour les habitants, quelles étaient

vos priorités ?

P. G. : L’opportunité de cette réhabilitation

coïncide avec deux évènements majeurs.

Tout d’abord, la nécessité de répondre en

urgence à la précarité énergétique d’une

résidence qui était devenue une véritable

passoire thermique. L’ambition de l’organisme

gestionnaire était claire : atteindre un

niveau de performances susceptible d’obtenir

le label BBC. Des choix techniques ont

été retenus : isolation extérieure, chaudière

à condensation, ventilation hybride, etc…

D’autre part, l’arrivée du tramway dans le

quartier a eu un impact déterminant. En effet,

dans le cadre de cette réhabilitation, nous

avons été amenés à travailler sur les fa çades

et ainsi à renouveler l’image de la résidence.

[MATIÈRE À CONCEPTION N° 10]- #18


“La puissance de la lumière et le jeu des couleurs sont des caractéristiques

de l’architecture méditerranéenne”

Patrice Genet, architecte

© Franck Deletang

Perspectives

du projet

de réhabilitation

à la Pergola

Une opération

de réhabilitation

de 481 logements

situés en zone

urbaine sensible

Le tramway a tenu une place prépondérante

dans l’image dynamique que nous avons

choisi de donner à cette résidence. Instrument

de lien social, il reconfigure tout l’espace public

environnant et requalifie la résidence qui se

trouve désormais à dix minutes du centre

ville et permet donc de raccrocher toute une

population au rythme de la cité. Le tramway

nous a inspiré, dans le jeu des polychromies.

Il n’était pas en fonction au moment des

études et a été mis en service il y a un mois.

Entièrement dessinés par Christian Lacroix,

les motifs sont très colorés et issus de références

historiques et scientifiques. Nous avons

trouvé opportun de mettre en articulation

le tramway qui passe au droit des façades et

les façades elles-mêmes qui devaient faire

écho à ce tramway tout en couleurs.

M. à C. : Serait-il intéressant de lancer une

nouvelle orientation colorimétrique dans

l’espace urbain ?

P. G. : Selon moi, nous avons été pendant

longtemps trop frileux. La couleur a déserté la

ville. Les façades font très souvent appel à des

couleurs de type monochrome. Les maîtres

d’ouvrage sont souvent très hésitants à recourir

à la polychromie parce qu’ils craignent une

“stigmatisation”. Pour ce qui nous concerne,

nous avons pris ce risque sur le projet de La

Pergola. La puissance de la lumière et le jeu

des couleurs sont néanmoins des caractéristiques

de l’architecture méditerranéenne.

Je pense que la couleur dans la ville, outre

son impact sur l’humeur et le comportement

du citoyen, renforce et rend lisible le parti

ar chitectural, brisant l’uniformité, jouant entre

les différents éléments de composition de la

façade, comme les dimensions, les volumes,

les percements, les modénatures, les textu res.

La ville est organique, elle est sans cesse en

mu tation, elle se métamorphose en permanen

ce. Si dans 10 ou 15 ans, selon les mutations

et le contexte urbain, il est nécessaire

de re pen ser les façades alors il faudra le

faire. Il me sem ble essentiel de ne pas agir

de manière figée. Il ne faut pas pétrifier les

façades pour l’éternité.

M. à C. : Pouvez-vous revenir sur l’isolation

ther mique ? Quels produits avez-vous utilisés ?

P. G. : L’isolation courante est du polys ty -

rè ne sur huit centimètres d’épaisseur. Sur

ce polystyrène, nous avons eu trois réponses

pour venir habiller l’isolation. D’une

part en partie supérieure, des panneaux

com po si tes stratifiés, qui marquent le couron

nement des bâtiments sur la dernière

hauteur d’étage.

Sur le sous-bassement, l’ensemble du rezde-chaussée,

nous avons posé une taule

gau frée de six millimètres d’épaisseur

qui a une bonne résistance mécanique et

qui protège l’isolation de toute agression

éventuelle. Entre le rez-de-chaussée et le

dernier niveau, nous avons utilisé un isolant

qui est revêtu d’un revêtement plastique

épais.

M. à C. : Est-ce que le résultat avait été

présenté aux habitants ?

P. G. : Oui, bien sûr. Lorsque nous avons

été déclarés lauréats du concours, il y a eu


DOSSIER RÉFÉRENCE (ARCHITECTURE ET ISOLATION THERMIQUE PAR L’EXTÉRIEUR)

© Franck Deletang

Systèmes d’isolation

thermique par l’extérieur

avec enduits organiques

sur isolant PSE

weber.therm XM

PPE et motex,

finition

weber.tene XL

Patrice Genet

architecte

© Franck Deletang

plu sieurs réunions de concertation, avec

no tam ment des représentants des associations

de locataires, au cours desquelles

nous avons présenté les travaux et ce

que nous envisagions pour les fa ça des.

Nous avons parlé ensemble de l’isolation

par l’extérieur, mais aussi du changement

de chauffage puisque nous avons mis

en place des chaudières à condensation

dans les loge ments. Nous avons changé

toutes les menuise ries extérieures, qui

sont aujourd’hui beaucoup plus performantes.

Nous avons mis en place une

ventilation hybride, à la fois mécanique

et naturelle, ce qui a aussi permis de

faire des économies de consommation

électrique. Nous avons rénové toutes

les salles d’eau. Il y a donc aussi une

démarche d’amélioration de la qualité

d’usage du logement dans l’intérêt des

habitants.

M. à C. : Pouvez-vous revenir sur votre

démarche d’architecte ? À la lecture des

projets sur lesquels vous travaillez, pourrait-on

vous qualifier d’“architecte social” ?

P. G. : Je ne sais pas si cette expression peut

convenir. J’ai en effet beaucoup construit

pour des opérateurs sociaux et réalisé bon

nombre de réhabilitations de logements

sociaux. Je travaille aussi régulièrement

dans le monde médico-social. Je trouve

intéressant d’avoir affaire à des utilisateurs

identifiés. Quand on construit du logement

neuf qui va être soumis à de l’accession

à la propriété, on ne voit jamais les acquéreurs.

Or, dans le cadre de projets pour

des bailleurs sociaux, et notamment pour

les opérations de réhabilitation de logements

locatifs sociaux, les utilisateurs

sont identifiés. J’ai beaucoup de plaisir à

discuter avec les personnes sur la qualité de

leur lieu d’habitation. Un dialogue se met

en place entre l’un et l’autre, c’est un peu

la conciliation de celui qui sait sur le plan

technique et de celui qui revendique une

qualité d’usage. C’est ce partage qui devient

constructif.

[MATIÈRE À CONCEPTION N° 10]- #20


RESTAURATION DU BÂTI ANCIEN

Situé à Saint-Jean-du-Gard, l’Atelier Goasmat/Arnold est spécialisé sur des projets

en structure bois contemporains. L’Atelier est intervenu dans le cadre de la rénovation

de la mairie, un bâtiment du 19 e siècle. L’architecte Isabelle Arnold détaille ici le travail

réalisé sur les façades et la marquise.

Matière à Conception : Pouvez-vous revenir

sur les origines de ce projet de rénovation ?

Isabelle Arnold : L’élément déclencheur est

venu d’une entreprise de façades de Saint-

Jean-du-Gard. Ils ont acheté un immeuble

situé en face de la mairie et ont refait la

façade à l’enduit à la chaux. Cela a donné

un coup de vieux à la mairie, qui a donc

senti qu’il était temps d’entreprendre une

rénovation. Quand on soigne un aspect

extérieur, il y a forcément un effet d’entraînement

sur le voisinage. C’est un point qui

me semble très positif.

M. à C. : Comment s’est déroulée la réhabilitation

?

I. A. : Nous ne sommes intervenus que sur les

façades et la marquise. La marquise est un

auvent. Techniquement, nous nous sommes

appuyés sur le commercial prescripteur.

Nous avons fourni un diagnostic sur toutes

les parties spécifiques des façades. Il s’agissait

de trois façades très différentes.

Une façade nord assez peu éclairée, dans

une rue assez étroite, sur laquelle, au rezde-chaussée,

il y avait un ancien commerce

avec des modénatures en stuc et de grandes

ouvertures qui avaient été refaites il y a une

cinquantaine d’années et qui n’étaient donc

pas du tout de la même facture que le reste

du bâtiment.

Il y avait ensuite la façade à proprement

parler de la mairie, qui avait comme caractéristique

d’avoir la marquise. Nous avons

décidé de traiter très sobrement toute la

façade, c’est-à-dire qu’il n’y a que l’enduit

et le sous-bassement en réfection de

façade. Nous avons porté un intérêt marqué

à la marquise, qui avait une très belle

structure en acier, avec des consoles un

peu travaillées. Afin de mettre ces consoles

en valeur, nous avons enlevé la couverture

en tôle ondulée, qui était percée et qui les

recouvrait et nous avons posé des panneaux

de polycabornate. C’est un matériau

translucide. Nous n’avons pas mis du verre

parce que nous ne pouvions pas présumer

du poids que la marquise supporterait.

Nous avons donc mis un polycarbonate et

avons fait refaire à l’identique et à la main,

© Franck Deletang

RÉNOVER SANS DÉNATURER

FICHE TECHNIQUE

Lieu : Saint-Jean-du-Gard (30)

Programme : Rénovation d’un

bâtiment datant du 19 e

siècle

Maître d’ouvrage : Commune

de Saint-Jean-du-Gard

Architecte : l’Atelier Goasmat/

Arnold


RESTAURATION DU BÂTI ANCIEN

© Franck Deletang

© Franck Deletang

par les Ateliers de France, la frise en zinc,

un lambrequin.

La troisième façade se situe côté place

du village. Elle est plus hétérogène, avec

de grandes fenêtres et est constituée par

parties de pierres du Gard. Nous avons

essayé de conserver ces parties en pierre

et de faire des eaux fortes dessus pour percevoir

le grain de la pierre en transparence

(ne pas gâcher la qualité de la pierre).

weber.mep plus

et badigeons de chaux aérienne

weber.prodexor K+S

M. à C. : Quelles sont les difficultés majeures

sur ce type de projet ?

I. A. : C’est de comprendre la qualité du support

existant. Sur toutes les façades, vous

avez des endroits traités différemment, qui

n’ont pas tenu de la même manière. Nous

nous sommes raccrochés à l’enduit existant

parce qu’il était d’assez bonne qualité.

Ce sont des techniques qui sont possibles

aujourd’hui parce que la qualité des enduits

le permet. Sur ce type de petit patrimoine,

il est essentiel de mettre des enduits à la

chaux. Par ailleurs, l’utilisation du polycarbonate

a permis d’adapter un matériau très

contemporain sur une marquise.

Il faut bien observer le bâtiment et offrir des

réponses adaptées et s’intégrant dans un

budget contrôlé.

M. à C. : Pourquoi avoir choisi des enduits

à la chaux aérienne ?

I. A. : Ce sont des enduits qui respirent, contrairement

à un enduit au ciment, qui est, lui,

fermé et empêche les échanges thermiques

entre l’extérieur et l’intérieur. Les bâtiments

anciens ont des échanges thermiques importants.

Il y a donc une bonne régulation et une

bonne tenue dans le temps des bâtiments.

Aujourd’hui on ne procède plus de la même

façon. On a souvent affaire à des enduits qui

ne sont pas de très bonne qualité. Comme la

France privilégie plutôt la filière du béton, il ne

reste pas beaucoup de fabricant qui proposent

des enduits à la chaux aérienne (respirante).

M.à.C. : Et pour les couleurs, comment avezvous

fait votre choix ?

I. A. : Il y a un hôtel du côté sud, peint avec

un orange assez fort. Nous ne voulions pas

entrer en concurrence avec ce bâtiment.

Les trois façades avaient des éclairages très

différents. Nous avons donc choisi une sorte

de terre de Sienne très claire, presque jaune.

Cette couleur permet d’éclairer la rue.

[MATIÈRE À CONCEPTION N° 10]- #22


ARCHITECTURE INTÉRIEURE ET SOLS COLORÉS

Franck Alezra est architecte d’intérieur pour l’Agence Métropole Concept dont

il est le gérant. En charge du projet du nouveau siège social de l’entreprise Redskins

à Gennevilliers, il revient sur le concept du projet et sur ses principales caractéristiques.

“Nous avons opté dès le départ pour un sol minéral coulé sur place et coloré,

qui faisait partie intégrante de la cohérence du projet, en termes d’aspects industriel,

loft et moderne”

Matière à Conception : Pouvez-vous présenter

votre agence ?

Franck Alezra : L’agence a été créée en 1989.

Elle est composée de 18 collaborateurs.

Nous travaillons pour une quarantaine de

clients dans le monde. Nous faisons surtout

de l’architecture d’intérieure, tant dans

le monde du commerce que de l’habitat,

du loisir, des centres commerciaux, la restauration,

l’hôtellerie et les sièges sociaux.

M. à C. : Comment avez-vous été amené

à travailler sur le projet du siège social de

Redskins à Gennevilliers ?

F. A. : Depuis cinq ans, nous créons le concept

des boutiques Redskins. Entre autres,

nous avons réalisé le siège social d’Okaïdi /

Jacadi à Roubaix, le siège social de la générale

de téléphone à Aubervilliers. Notre

Franck Alezra, architecte d’intérieur

Réhabilitation

complète

d’un bâtiment

des années 1980

agence disposait ainsi d’un certain nombre

de projets offrant de bonnes références.

M. à C. : En quoi consistait le projet ?

F. A. : Il s’agissait de la réhabilitation complète

d’un bâtiment datant des années

1980 dans lequel devait s’intégrer les services

du siège social Redskins suite à leur déménagement

d’Aubervilliers. Cela consistait

donc dans le déplacement du siège social,

la création de showrooms qui n’existaient

plus dans leurs bureaux d’Aubervilliers.

Nous avions affaire à un cahier des charges

assez complet.

M. à C. : Quelles ont été les principales difficultés

par rapport à ce cahier des charges ?

F. A. : Le cahier des charges évoluait en

permanence… Notre travail a été d’insis-

© Sylvain Renard

UN ENDUIT DE SOL COLORÉ DANS LA MASSE

POUR UN CONCEPT INDUSTRIEL, LOFT ET CONTEMPORAIN


ARCHITECTURE INTÉRIEURE ET SOLS COLORÉS

Un concept

industriel,

loft et

contemporain

© Sylvain Renard

Sol dur avec enduit

minéral coloré

weber.floor

4650

© Sylvain Renard

Nous avons coulé

un enduit de sol

coloré

ter pour faire comprendre à notre client

que le projet initial que l’on avait proposé

était un bon projet, puisqu’il avait

fait l’objet de longues réflexions et que

nous l’avions présenté en cohérence avec

le cahier des charges initial. Il a fallu

échan ger régulièrement avec le client.

M. à C. : Comment avez-vous procédé dans

les choix esthétiques ?

F. A. : Redskins est un fabricant de cuirs,

de blousons de cuir avec une histoire

très américaine. L’image de la marque

penchait depuis plusieurs années vers un

concept industriel / briques / métal rouillé

et nous les avons fait évoluer vers un

concept industriel, loft et contemporain.

L’idée était de faire bouger la marque

par rapport à l’image du siège social en

conservant bien sûr un côté industriel,

avec de vraies matières, mais en donnant

par ailleurs plus de modernité et de design

à l’environnement qui n’était pas du tout

le leur jusqu’à présent.

M. à C. : Comment se traduit cette modernité

dans le choix des matériaux ?

F. A. : Nous avons notamment coulé un

enduit de sol coloré, plutôt que de mettre

du carrelage, de la pierre ou du parquet.

Nous avons mis des éléments vitrés

très techniques, des mezzanines avec

des plateaux suspen dus sur des structures

industrielles. Nous avons conservé

toutes les poutres bé tons apparen tes

dans le bâtiment afin de garder le maximum

de volume, le maximum de hauteur

au niveau des plafonds. Nous aurions pu

tirer des faux-plafonds tout droit, ce qui

aurait certainement permis de gagner

Pour REDSKINS,

un traitement

différent d’un siège

social basique

[MATIÈRE À CONCEPTION N° 10]- #24


© Sylvain Renard

“Il s’agissait de la réhabilitation complète d’un bâtiment datant des années 1980

dans lequel devait s’intégrer les services du siège social Redskins”

Franck Alezra, architecte d’intérieur

© Sylvain Renard

beaucoup de temps, mais la conservation

des volume a permis à Redskins d’avoir

un siège social traité différemment d’un

siège social basique que l’on peut voir

un peu partout.

M. à C. : Avez-vous fait des choix particuliers

pour les enduits ?

F. A. : Nous avons opté dès le départ

pour un sol minéral coulé sur place et

coloré, qui faisait partie intégrante de la

cohérence du projet, en termes d’aspects

in dustriel, loft et moderne.

Toujours dans cette notion industrielle,

nous avons choisi un gris anthracite.

Nous avons eu un très bon contact avec

le commercial qui nous a proposé l’enduit

ainsi qu’avec le technicien qui allait

effectuer la pose et qui est un excellent

professionnel.


CARTE BLANCHE AUX PROFESSIONNELS

Laurent Dufoix

président de La Maison de l’Architecture du Languedoc-Roussillon

LA MAISON DE L’ARCHITECTURE

DU LANGUEDOC-ROUSSILLON

La Maison de l’Architecture du Languedoc-Roussillon fait partie d’un réseau national où

chacune des maisons propose dans sa région des événements qui valorisent et permettent

d’appréhender l’architecture contemporaine. Rencontre avec son président Laurent Dufoix.

Matière à Conception : Qu’est-ce que la Maison

de l’Architecture du Languedoc-Roussillon ?

Laurent Dufoix : La Maison de l’architecture

du Languedoc-Roussillon est une

asso ciation qui a pour vocation principale

de sensibi li ser le public à l’architecture

contemporaine. Il s’agit également d’un

lieu de convivialité où peuvent se réunir

les acteurs des do maines de l’architecture

du territoire, du paysage, de l’urbanisme,

du design. La Maison de l’Architecture du

Languedoc-Roussillon a donc pour autre

vocation d’être un lieu de rencontre pour

l’ensemble des personnes qui participent

à l’acte de bâtir.

M. à C. : Comment menez-vous à bien

votre mission : “favoriser la diffusion et la

promotion de la culture architecturale et

l’émergence de projets de qualité liés au

cadre de vie” ?

L. D. : Nous nous attachons à sensibiliser des

publics différents. Nous avons beaucoup

travaillé pour que la Maison de l’Architecture

obtienne une reconnaissance auprès

du rectorat et des anciens IUFM. Nous

sommes parvenus à la faire agréer, ce qui

nous a permis d’aller beaucoup plus facilement

vers les enseignants afin de mener

des actions de sensibilisation des jeunes à

l’architecture. Nous avons ensuite pu poursuivre

notre mission dans toute la région, en

intervenant dans les collèges et les lycées.

Il nous a fallu ensuite trouver les moyens de

sensibiliser le grand public. Nous or ganisons

donc des découvertes de bâtiments. Nous

avons lancé Archi City : des visites de bâtiments

qui sont soit encore en travaux, soit

dont les travaux se sont récemment terminés.

Nous proposons aussi des conférences

par le biais d’un cycle de cinéma appelé

“Projeté” et qui traite d’architecture. Une

fois par mois, pendant le premier semestre

de l’année, une soirée cinéma est organisée

au cours de laquelle intervient soit le cinéaste,

soit un intervenant qui aborde la théma-

[MATIÈRE À CONCEPTION N° 10]- #26


“Dans le mur ?”,

une exposition sur

le thème du développement

durable

Pour plus de

renseignements :

www.maisonarchitecture-lr.org/

tique retenue. Nous mettons également en

place des expositions produites localement,

notamment sur la promotion de l’architecture

régionale en liaison avec l’Ordre

des architectes du Languedoc-Roussillon.

Nous avons par exemple réalisé l’exposition

“40 ans d’architecture en Languedoc-

Roussillon”, qui regroupait les projets

phares des 40 dernières années. Un prix

d’architecture est aussi attribué chaque

année et la Maison de l’Architecture est

chargée de faire tourner l’exposition. Le

thème de 2012 était : “Les lieux d’éducation

et d’enseignement”. Enfin, nous proposons

aussi des expositions nationales qui

viennent de la Cité de l’architecture et du

Centre Pompidou.

M. à C. : Pourquoi cette sensibilisation à la

culture architecturale vous semble-t-elle

essentielle ?

L. D. : Aujourd’hui la ville est construite différemment.

Les habitants sont beaucoup

plus associés aux projets. Il y a 20 ans, le

pouvoir avait une marge de manœuvre

bien plus importante , maintenant il existe

des contres-pouvoirs. Et le Grenelle de

l’environnement implique que les projets

soient montés d’une manière très précise

en associant le plus tôt possible les

futurs habitants. Il existe une nouvelle

manière de bâtir, de nouvelles demandes

qui nécessitent une connaissance de la

part du public.

M. à C. : Vous avez fait entrer des industriels

au Conseil d’Administration de l’association.

Pourquoi ?

L. D. : La Maison de l’Architecture regroupe

toutes les personnes qui interviennent

dans l’acte de bâtir. Les industriels en font

partie, au même titre que les autres. Il

s’agit là d’un point auquel je suis particulièrement

sensible. Les gens viennent dans

notre association pour partager, rencontrer.

La dimension humaine est essentielle.

Par ailleurs, il me semble nécessaire que

les industriels puissent siéger au Conseil

d’Administration dans la mesure où ils

tiennent une place à part entière dans la

construction, au même titre que d’autres

représentants de l’État. Ils sont trop souvent

cantonnés au rôle de partenaires

financiers, mais ils sont aussi des intervenants

qui amènent des idées et donnent

du temps.

Nous œuvrons tous pour le même objectif

: faire la promotion de l’architecture et

de tous les acteurs de l’acte de construire,

et faire passer des messages extrêmement

variés, sur les thèmes de l’énergie, l’environnement,

les matériaux.

M. à C. : Quelles actions projetez-vous de

mener dans les années à venir ?

L. D. : L’un de nos objectifs principaux est

de montrer que les lieux ont une identité.

Nous avons entrepris un travail de fond

visant à expliciter que notre région, depuis

150 ans, a développé une identité architecturale

forte.

Construire dans notre région, c’est

construire en s’enrichissant d’acquis, en

tenant compte d’une histoire. Une exposition

est d’ailleurs en cours sur les architectes

Carlier qui ont beaucoup bâti dans

la région de 1870 à 1950. De plus, nous

mettons à disposition une base de données

appelée “architecturecontemporaine.org”

qui s’enrichit au fur et à mesure.

Elle offre aux professionnels une visibilité,

et aux clients d’avoir accès à une vitrine

d’architectes susceptibles de travailler

avec eux.



>>> FICHE PRATIQUE

SPÉCIAL ISOLATION ACOUSTIQUE AUX BRUITS D’IMPACT

RÉALISER UNE ISOLATION ACOUSTIQUE AUX BRUITS D’IMPACT SOUS UN CARRELAGE

ISOLATION ACOUSTIQUE SOUS CARRELAGE

La réduction des bruits d’impact répond à une exigence règlementaire

dans les logements neufs et constitue également une obligation

dans de nombreux cas de rénovation.

LA RÉGLEMENTATION

ΔLW < 58 dB

Dans les logements neufs, la performance

d’isolation acoustique aux bruits d’impact

est définie par la réglementation acoustique

NRA 2000.

Pour les sols carrelés des logements collectifs,

la NRA impose une solution d’isolation acoustique

sous carrelage dans les pièces d’habitation.

En rénovation, dans le cas du remplacement

d’un revêtement de sol souple (moquette, sol

plastique) par un carrelage, une isolation

acoustique est indispensable.

NOTIONS DES BRUITS D’IMPACT

Par bruits d’impact, il faut généralement entendre, les bruits générés par

la marche (pas) ou la chute d’objets (chocs).

Les bruits d’impact sont transmis par la structure, les planchers intermédiaires

et les parois verticales des logements.

PRINCIPE DE TRAITEMENT

2

1

Pour protéger des bruits d’impact les pièces sous-jacentes et mitoyennes

d’un logement, il faut positionner une sous-couche isolante formant

un “cuvelage acoustique” sous le carrelage du sol et mise en œuvre selon

un cahier des charges précis.

1 Transmission directe : la transmission du bruit d’impact

s’effectue par la paroi horizontale séparative.

2 Transmission latérale : la transmission se fait

par toutes les parois.

COMMENT RESPECTER LA RÉGLEMENTATION

SUR CHANTIER ?

Éviter tout pont phonique sur chantier en particulier :

• réaliser soigneusement les isolations périphériques en interposant

l’isolant phonique entre mur et revêtement,

• exécuter le joint mastic entre plinthe et revêtement de sol,

• désolidariser le revêtement à chaque traversée de canalisation ou autre

point dur (huisseries…).


FICHE PRATIQUE

DES SOLUTIONS AVEC DES SYSTÈMES DE POSE DU CARRELAGE

POUR CONCEVOIR UNE ISOLATION ACOUSTIQUE AUX BRUITS D’IMPACT

LES DÉTAILS TECHNIQUES AVEC DES ENDUITS

SYSTÈME D’ISOLATION ACOUSTIQUE SOUS-CARRELAGE

Étape 1 : préparation des supports

Le support doit être plan, lisse, stable et soigneusement

dépoussiéré.

Sur support en béton ou chape ciment, ragréés ou rendus très

lisses (pas de défaut de planéité supérieur à 5 mm sous la règle

de 2 m et 2 mm sous la règle de 20 cm).

Sur ancien carrelage, dalle vinyle rigide, peinture de sols ou

planchers bois (panneaux CTBH, CTBX), anciens parquets

(épaisseur 22 mm au minimum) et ragréé.

Étape 2 : application de la sous-couche

• Appliquer au rouleau une couche de colle weber.sys acoustic.

• Poser la sous-couche d’isolation :

- en plaques en les serrant bord à bord à joints décalés,

puis maroufler les plaques en chassant l’air ;

- en lés comme une moquette, puis poser une bande

de pontage autocollante à chaque jonction entre lés.

• Poser la bande périphérique. La placer 1 cm sous la sous-couche

et la remonter sur la paroi verticale en formant un angle droit.

SYSTÈME WEBER.SYS IMPACT

(ΔLW= 20 dB sans mini-chape)

Étape 3 : traitement des points singuliers

Traiter également avec la bande périphérique pour éviter tout

pont acoustique : tuyaux, appareils sanitaires, huisseries.

Réaliser un joint de fractionnement tous les 40 m 2 au maximum

dans l’épaisseur du carrelage.

Étape 4 : mini-chape

• Avec système en plaques : pas de mini-chape à réaliser.

• Avec système en lés : réaliser une mini-chape avec le ragréage

weber.sys acoustic, fractionné tous les 40 m 2 au maximum

à l’aide de baguettes ou profilés adaptés. Laisser sécher 4 heures

au minimum.

Étape 5 : collage

Coller le carrelage en double encollage avec weber.col rapide ou

en simple encollage avec weber.col fluid.

Étape 6 : jointoiement

Réaliser des joints de 3 mm au minimum avec weber.joint flex.

SYSTÈME WEBER.SYS ACOUSTIC

(ΔLW= 20 dB avec mini-chape)

Il est conseillé d’associer weber.sys protect à weber.sys impact

dans les pièces humides sur support en bois.

Système de pose

sous-carrelage

weber.sys impact

weber.sys acoustic

Sous-couche acoustique en plaques en rouleau

Epaisseur totale 8 mm 10 mm

Locaux P2 + cuisines privatives (1) P2 + certains U4 – P3 (2)

Performance acoustique ΔLW= 20 dB ΔLW= 20 dB

Avis Technique n° 13/11 – 1109 n° 13/08 – 1039

(1) Locaux P2 et cuisines privatives (carreaux de 200 à 2200 cm 3 )

(2) Locaux P2 et certains locaux P3 : bureaux, salles de classe et cuisines privatives (carreaux de 100 à 2 200 cm 2

locaux P2 et 200 à 1 100 cm 2 d’épaisseur ≥ 8 mm en locaux U4 P3).


BIBLIO-SERVICES

50 ANS DE LOGEMENT

UCI FFB

132 pages, Editions PC

>>> BRÈVES

Cet ouvrage est consacré aux enjeux et problématiques

de la construction des années 1960 à nos jours : évolution

de la législation, des techniques et matériaux de construction,

du patrimoine bâti… Il évoque également les ambitions

du secteur pour l’avenir et les défis à relever, à l’image de ceux mis

en place avec le Grenelle de l’environnement.

Initié par l’UCI-FFB, ce livre présente de nombreux éléments

graphiques, statistiques et chiffres permettant de mieux appréhender

50 ans d’histoire et de mettre en valeur les évolutions du secteur

de la construction immobilière.

NOUVELLE APPLICATION WEBER FR

POUR SMARTPHONE

Les guides de choix, les notices des produits, les nuanciers

des enduits et des vidéos d’application sont disponibles

à tous moments même sur votre chantier.

Téléchargez gratuitement l’application Weber FR

en scannant ce QR Code depuis votre mobile.

LA DOCUMENTATION TECHNIQUE WEBER

Le guide Weber est une brochure

technique de référence pour tous

les métiers du bâtiment. Il permet

ainsi aux différents corps de

métiers, prescripteurs et maîtres

d’ouvrage, de partager un fond

commun d’informations. Mis à

jour chaque année, il explore des

cas prati ques de chantier, présente

des guides de choix didactiques

et détaille les notices

techniques de chaque produit,

en accord avec la réglementation.

Pour le recevoir gratuitement,

il suffit d’en réaliser la demande

sur le site :

www.weber.fr

Sur ce site, la rubrique “concevoir et prescrire” et les

espaces “pres crire” de chaque activité sont dédiés aux

maîtres d’œuvre et maîtres d’ouvrage professionnels.

Des documents y sont téléchargeables pour affiner

les études et rédiger les pièces écrites. Le choix des aspects-colorés

et des décors est facilité par un sélecteur nu mérique dont

les images peuvent être exportées dans vos projets. Bordereaux de prix

et photos d’architecture avec enduits viennent compléter ces informations

de base.

LA “HOT LINE” TECHNIQUE POUR DES SOLUTIONS

D’ENDUITS DE FAÇADES, D’ISOLATION THERMIQUE

PAR L’EXTÉRIEUR OU DE SYSTÈMES DE POSE DES CARRELAGES.

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Du lundi au vendre di, de

8h00 à 12h00 et de 13h00

à 17h30, Weber propose

un service téléphonique

centralisé de Ren sei gnements

Tech ni ques. Une

équi pe de techniciens,

pro fessionnels des matériaux

Weber et de leurs

utilisations sur chantiers,

répond aux questions des prescripteurs pendant les phases

de con cep tion, d’avant projet détaillé ou de chantier. Ce service

centralisé permet d’établir un dialogue rapide et précis

pour recher cher des solutions fiables et conformes aux contraintes

réglementaires.

ÉVÈNEMENTS PRESCRIPTEURS

AVEC WEBER

Weber est un partenaire actif dans de nombreuses associations

professionnelles, clubs et syndicats de la maîtrise

d’œuvre. Vous pouvez nous retrouver dans les manifestations

nationales ou dans les réunions en régions

du Club Prescrire, avec l’UNSFA, du SYNAMOB, de l’UNTEC,

de l’AMO et de nombreuses maisons de l’Architecture

dont “La villa Romée”.

[MATIÈRE À CONCEPTION N° 10]- #31

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