Bien vieillir à domicile - Vosges

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Bien vieillir à domicile - Vosges

VIVRE

le magazine du Conseil général des Vosges

numéro 39 / automne 2012

LESVOSGES

ENSEMBLE

→ DOSSIER

Bien vieillir

à domicile

actualité

•••••

Le programme

« habiter mieux »

jardinage

•••••

Entretenir et faire

refleurir ses orchidées

culture

•••••

La vie exemplaire

du Président Barbier


sommaire

actualité 4 à votre 9

• De A à Z

• Nouveaux magasins aux

Archives Départementales

• La viabilité hivernale

• Programme « habiter mieux »

• Du nouveau pour

le transport scolaire

• Handicap et automobile :

édition 2012-2013

• Semaine Européenne

de la réduction des déchets

Vosges Télévision vous

accompagne

• Don du sang

service

• Les Assistantes sociales

du Conseil général

tribune 10

dossier 11

Bien vieillir à domicile

fiches 17

• Entretenir et faire refleurir

ses orchidées

• La sauvegarde du

patrimoine fongique des

Vosges

du côté de chez nous 19

• Un nouveau centre d’intervention

• Produits locaux et circuits courts

• AITHEX

• EHPAD de Neufchâteau : lancement du chantier le plus

important des Vosges

• Première pierre au Foyer Forfelet

• Brèves

jeunes 21

• L’Europe à l’honneur

• Vive la lecture

• Podium

• A leur image

à vous

de jouer 23

• Trouvez le mot mystère…

gourmandise 24

• Crumble aux poires

Passe-Crassane et miel

de sapin

découverte 25

• Les sources du Rey

• Sentier de mémoire

de la vallée du Hure

portrait 27

• Patrick Laurent,

Président de la SEMHV

culture, loisirs, sports 28

• La maison natale de Jeanne labellisée

• Le Tour de France sur les routes vosgiennes

• De Darney à Epinal… Des Vosges à Paris…

• Brèves

• A lire

• Itinéraires croisés, Vosges-Algérie / Algérie-Vosges

• Édition : une nouvelle publication des Archives

VIVRE LES VOSGES ENSEMBLE

Automne 2012 - n°39

Magazine d’information trimestriel

édité par le Conseil général des Vosges

Direction de l’Information,

de la Communication et du Marketing

8, rue de la Préfecture

88088 EPINAL Cedex 9

Tél. : 03 29 29 00 29

Télécopie : 03 29 29 87 33

Courriel : publication@cg88.fr

Directeur de la publication :

Christian PONCELET

Co-Directeur de la publication :

William MATHIS

Directeur de la rédaction :

Alain SIMONNET

Rédacteur en chef :

Catherine ROUSSELOT-ROCHELANDET

Ont participé à la rédaction de ce numéro :

Isabelle CHOL, Olivier BIALECKI, Valérie AUBROY,

Marine AUSSEDAT, Nathalie BALAY, Dominique BEAUMONT,

Myriam BELCOUR, Marie-Paule BEULNE, Anaïs BODIN,

Bertrand BROQUE, Bruno CHOL, Nicole CLAUDEL,

Françoise DIDIER, Claude DUVOID, Anne FERRETTI, Hélène

GALMICHE, Edwige HENRIOT, Yannick HOLTZER, Emilie

JACQUEL, Nathalie KOBES, Patrick LAURENT, Patrick LE

FLECHER, Guy MALAISE, Véronique MARCHAL, Geneviève

MOSSLER, Jacques PERRU, André POIROT, Olivier

RAMOND, Nicole ROUX, Stéphane THOUVENOT, Françoise

VIDAL, Marie Astrid ZANG et avec la collaboration de

l’ensemble des Services du Conseil général des Vosges.

Crédit photos : Archives départementales des Vosges,

Conseil général des Vosges, AITHEX, Olivier BIALECKI,

Nicole CLAUDEL, Claude DUVOID, Joëlle LAURENCON,

Patrick LAURENT, Lézard Vert, Maryse MOREAU-

LALLEMAND, Communauté de Communes de la Vallée

du Hure, Mairie d’Haréville-sous-Montfort, Musée

Tchécoslovaque de Darney, André POIROT, Fotolia, Phovoir

Maquette : Temps Réel (Dijon),

Mise en page : PIMENT NOIR , tél 03 29 25 91 23

Photo de couverture : Phovoir

Impression : IMAYE GRAPHIC – 96 bd H.

Becquerel – 53021 Laval Cedex 9

Diffusion : ADREXO

Tirage : 172 000 exemplaires

Magazine distribué gratuitement.

Dépôt légal : octobre 2012

N° ISNN : 1639-8548

Ce magazine est imprimé sur papier

« Eural Premium » 100% recyclé,

blanchi sans chlore

TOUTE L’ACTUALITE DU CONSEIL GENERAL

DES VOSGES EST AUSSI SUR LE SITE INTERNET

www.vosges.fr


Favoriser l’accès

au sport pour tous

L’Assemblée départementale, vous le savez, s’attache, aux côtés des autres

collectivités territoriales, des comités, et plus largement de l’ensemble des acteurs

du sport dans les Vosges, à inscrire durablement notre Département dans le paysage

sportif régional, national et international.

Nous comptons près de 70 000 licenciés, dans une centaine de disciplines représentées

par plus de 1100 clubs.

Nous sommes fiers de cette vitalité et de cette diversité, comme nous sommes fiers

d’accueillir des événements sportifs de très grande envergure et de compter dans nos

rangs de nombreux athlètes qui évoluent au plus haut niveau.

Cet été, cinq d’entre eux -Julien ABSALON (VTT cross-country), Julien BONTEMPS

(planche à voile), Gauthier KLAUSS (canoë biplace), Matthieu PÉCHÉ (canoë biplace)

et Yi-Fang XIAN (tennis de table)- nous ont fait vibrer lors des Jeux Olympiques de

Londres. Ils ont défendu avec beaucoup de mérite les couleurs de notre pays et ont

fait honneur à notre département.

Je voudrais leur dire tout le respect que m’inspirent leurs performances. Se consacrer

comme ils le font à un sport, une passion, s’imposer de ce fait de fortes contraintes

nécessite du caractère et exige des efforts dont on soupçonne mal, le plus souvent,

combien de sacrifices, de discipline et d’abnégation ils ont entraîné.

Ces efforts ne sont pas vains. Ils ont valeur d’exemple pour les plus jeunes. Ils sont

aussi pour le Conseil général un puissant encouragement à renouveler chaque année

son soutien au monde sportif.

Ce soutien s’exprime à travers les différents dispositifs mis en place par l’Assemblée

départementale qui se déclinent en trois grandes ambitions.

La première est d’encourager la pratique sportive pour le plus grand nombre. C’est

tout l’objet par exemple de la charte sport, des contrats d’objectifs avec les comités

ou encore de la prise en compte du handicap dans l’attribution des subventions et de

l’accompagnement du sport scolaire.

La deuxième ambition est de renforcer le rayonnement sportif des Vosges, en étant notamment

présent aux côtés de la plupart des organisateurs de grands rendez-vous sportifs.

La dernière enfin consiste à aider les élites sportives à accéder au plus haut niveau en les

accompagnant dans leur préparation aux grandes compétitions avec le succès que l’on sait.

Ainsi, bien que le sport ne soit pas une compétence obligatoire des départements et que

le contexte financier ne soit pas favorable, j’ai la volonté de maintenir, grâce à d’importants

efforts de gestion, un excellent niveau d’aide du Conseil général des Vosges.

Les Vosgiens comprennent ces efforts, car ils sont fiers de leurs meilleurs représentants

sportifs et partagent leurs succès.

Quant à moi, je reste persuadé que le sport est un formidable levier pour le territoire; un

levier d’image, un levier de cohésion sociale et un levier d’excellence.

En somme, en investissant dans le sport, c’est un pari sur l’avenir que nous faisons. Un

pari que nous faisons avec tous les Vosgiens pour que vive le sport dans les Vosges !

Christian PONCELET

Ancien Président du Sénat

Ancien Ministre

Sénateur des Vosges

Président du Conseil général

Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012 3


actualité

Brèves

De A à Z

Bois

Une enveloppe financière

a été dégagée par le

Département pour la

construction d’une

chaufferie-bois et d’un

réseau de chaleur à Bande-Sapt

et à La Bresse.

Aujourd’hui, plus de

50 chaufferies-bois,

d’une puissance de 50 kw

à 7 000 Kw, équipent les

collectivités vosgiennes.

En cumul, les chaufferiesbois

fournissent

37 000 kw et consomment

47 000 tonnes de bois par

an. Elles permettent ainsi

de réduire de

32 000 tonnes le rejet

de gaz carbonique dans

l’atmosphère.

Harsault

28 623 € ont été alloués

par le Conseil général

afin d’aménager les voies

communales 1,2,3,9 et la

place de la Fontaine.

De nouveaux magasins

aux Archives départementales

Après quelques mois de travaux, les Archives départementales, service du

Conseil général ont quasi doublé leur capacité de stockage de documents.

« Avec ces 3 521 m 2 de nouveaux magasins

construits à l’arrière du bâtiment, on devrait

pouvoir stocker l’ensemble des documents qui

seront confiés aux Archives départementales

au cours des 30 prochaines années » se félicite

Guy Martinache, Vice-président délégué à

la Culture. Dix-huit mois de travaux auront été

nécessaires pour mener à bien ce chantier pas

tout à fait comme les autres.

Un chantier hors du commun

Outre les critères de développement durable

dans lesquels le Conseil général souhaitait inscrire

le projet, les cabinets d’architectes Gérard

Buffière (Paris) et Gérald Klauss (Epinal),

retenus au terme d’un appel d’offres européen,

ont dû relever de nombreux défis afin de satisfaire

aux normes très strictes imposées par

la conservation des archives. Afin de maintenir

une température et une hygrométrie constantes

en toute saison dans les silos, un puits canadien

a été réalisé. L’isolation a été renforcée par

des parois double peau (béton et isolation par

l’extérieur) et une toiture végétalisée a été mise

en place. Les magasins existants ont également

été réhabilités et quatre chambres froides

indispensables à la conservation des supports

dits spéciaux (photos, films) ont été créées. Enfin,

un monte-charge a remplacé l’un des deux

ascenseurs existants et un nouveau système

de détection incendie a été installé.

À l’extérieur aussi

Les espaces extérieurs ont également fait l’objet

d’une réorganisation et d’un aménagement

paysager. Pour faciliter et améliorer l’accueil,

un nouveau parking « visiteurs » de 65 places a

été aménagé et une voie d’accès réservée aux

bus scolaires a été créée. Voilà qui devrait amplifier

la fréquentation de ce service du Conseil

général qui accueille plus de 30 000 personnes

chaque année.

Coût des travaux : 8 500 000 e

+

Archives départementales

4, avenue Pierre Blanck à Epinal

Tél. : 03 29 81 80 70

Courriel : vosges-archives@cg88.fr

Site internet : www.vosges-archives.com

« Réflexe météo »

avant le départ !

• au Conseil général

des Vosges : 03 29 43 00 58

(répondeur)

• au Centre Régional d’Information

et de Coordination Routière

(CRICR) de Metz : 0826 022 022

(0,15 €/min)

• sur internet : www.bison-fute.

equipement.gouv.fr

La viabilité hivernale

Les chiffres 2011-2012

- 3 300 km de routes à traiter,

- 250 agents,

- 88 circuits de déneigement,

- 3 610 interventions, réparties sur 11 jours seulement

sur certains secteurs de plaine et jusqu’à

100 jours sur d’autres de montagne,

- Environ 9 520 tonnes de sel et 1 200 m 3 de

saumure (eau + sel en grain) utilisés, pour un

coût global de 671 000 € pour les fondants de

l’hiver 2011/2012.

- Pour la moyenne des 10 derniers hivers, la

consommation est de 23 680 tonnes de sel et

1 960 m 3 de saumure, avec 7 070 interventions

réparties sur 59 jours.

Le sel de déneigement est devenu, depuis

quelques années, un matériau coûteux

qu’il convient d’économiser. De plus, il

contribue à la pollution de l’environnement

et des nappes, ainsi qu’à la dégradation

des chaussées. Il devient donc

primordial, dans un département comme

le nôtre, d’avoir un véhicule équipé de

pneumatiques adaptés, améliorant ainsi la

sécurité de tous. Un pneu «hiver» à demiusé

est beaucoup plus efficace sur neige

ou verglas qu’un pneu «été» à l’état neuf.

4 Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012


actualité

Le programme « Habiter Mieux »

Le Conseil général s’est engagé aux côtés de l’Etat et de l’Agence Nationale

de l’Habitat (ANAH) en signant le 23 décembre 2011, le Contrat Local

d’Engagement (CLE) du programme « Habiter Mieux ».

Son ambition : réduire les factures de chauffage

en aidant les familles vosgiennes à financer

leurs travaux d’économie d’énergie de leur logement.

Ce dispositif permet aux ménages aux

revenus modestes d’engager un programme

de travaux de rénovation énergétique dans leur

logement, en bénéficiant d’aides financières

intéressantes et d’un accompagnement personnalisé

pour les démarches techniques et administratives.

Le Contrat Local d’Engagement

signé le 23 décembre 2011 définit les modalités

de coopération entre les différents partenaires

dans le cadre d’« Habiter Mieux ».

Outre l’Etat, l’ANAH et le Conseil général, le

CLE réunit de nombreux partenaires :

- les caisses de retraites (caisse d’assurance retraite

et de la santé au travail, Mutualité Sociale

Agricole et Régime Social des Indépendants),

- les associations d’aide à domicile (Aide à Domicile

en Milieu Rural, Adavie),

- les fournisseurs d’énergie (EDF, GDF-Suez, Total),

- la Chambre syndicale de l’Artisanat et des

Petites Entreprises du Bâtiment des Vosges,

- la Maison de l’Emploi de la Déodatie,

- le Syndicat Mixte du Schéma de Cohérence

Territoriale des Vosges Centrales,

- Procivis, organisme bancaire à caractère social,

- la maison des services publics et de l’emploi

des pays d’Epinal et de Remiremont.

Un dispositif financier incitatif

« Habiter Mieux », c’est un dispositif financier

incitatif, avec :

- une aide de base de l’ANAH de 20 ou 35% du

montant total des travaux,

- une aide forfaitaire d’un montant de 1 600 €

au titre du programme « Habiter Mieux »,

- une aide complémentaire éventuellement

accordée par une collectivité. Dans ce cas,

l’aide « Habiter Mieux » est augmentée du

même montant, dans la limite de 500 €,

- une optimisation de l’ensemble des aides sur

le projet, grâce à l’implication des partenaires

du CLE.

Un accompagnement

personnalisé

« Habiter Mieux », c’est un accompagnement

personnalisé réalisé pour vous par un organisme

compétent.

Un spécialiste se déplace chez vous pour :

- réaliser le diagnostic thermique de votre logement,

- élaborer avec vous votre projet de travaux,

- monter votre dossier de financement de A à Z,

- suivre avec vous le bon déroulement de vos

travaux.

« Habiter Mieux »

en chiffres

« Habiter Mieux » est un

programme ambitieux

lancé par l’Etat. Il vise à

améliorer le confort de

300 000 logements sur

une période de sept ans

(2010-2017).

Dans le département

des Vosges, l’objectif

fixé est d’aider près de

1 000 familles à l’horizon

2013.

Au 30 juin 2012, près de

200 familles vosgiennes

ont déjà bénéficié du

dispositif. Les taux de

subvention observés sur

ces premiers dossiers

s’échelonnent entre 40

et 80% du coût des travaux,

suivant les conditions

de ressources des

occupants et la nature

des travaux réalisés.

Si vous êtes intéressé

par ce dispositif, vous

pouvez compléter le

questionnaire situé au

verso et le retourner à

l’Agence Nationale de

l’Habitat des Vosges.

Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012

5


actualité

Avez-vous droit à « Habiter Mieux »?

L’ANAH peut m’aider

Comment faire ?

1/ Je complète le

questionnaire ci-dessous

2/ Je retourne le

questionnaire à l’Agence

Nationale de l’Habitat

3/ L’organisme me contacte

Ce coupon sera transmis à

un organisme agréé qui vous

contactera afin de vous accompagner

gratuitement et

d’étudier votre projet. Cette

démarche ne vous engage

en rien.

Oui, si vous répondez aux conditions suivantes :

1 Vous occupez le logement dont vous êtes

propriétaire

2 Vos conditions de ressources *

Le niveau annuel de revenus de votre ménage

ne doit pas dépasser les montants cidessous

(revenu fiscal de référence 2010

figurant sur avis d’imposition 2011) :

Nombre de personnes Revenu fiscal

dans le ménage

du ménage

1 11 614

2 16 985

3 20 428

4 23 864

5 27 316

Par personne supplémentaire + 3 441

* Valeurs applicables en 2012

3 Les caractéristiques de votre logement

• Il doit avoir plus de 15 ans à la date où

votre dossier est déposé

• Il ne doit pas avoir donné lieu à un prêt à

taux zéro depuis 5 ans

4 Les caractéristiques des travaux à entreprendre

• Ils doivent garantir une amélioration de la

performance énergétique de votre logement

d’au moins 25%

• Ils ne doivent pas avoir commencé avant

le dépôt de votre dossier

• Ils doivent être intégralement réalisés par

des professionnels du bâtiment

• Ils doivent être dans la liste des travaux

recevables ( listés sur www.anah.fr)

Questionnaire…

Si vous êtes propriétaire de votre logement

Si votre logement a plus de 15 ans

Si vous remplissez les conditions de ressources précisées ci-dessus

Alors, vous pouvez bénéficier d'aides et d'un

accompagnement personnalisé, si vous souhaitez

réaliser des travaux de rénovation énergétique :

Oui

Non

Isoler les combles et toitures

Isoler les murs

Isoler les planchers

Changer le système de chauffage

Remplacer les fenêtres

Je souhaite être contacté

par l'ANAH pour plus d'information

Vos coordonnées :

NOM : ......................................................................

PRENOM : ...............................................................

ADRESSE : ..............................................................

CODE POSTAL : ......................................................

COMMUNE : ...........................................................

TEL : ........................................................................

Des questions ?

Vous pouvez contacter la délégation locale de l’ANAH, tous les matins de 9h à 11h30 (téléphone ci-dessous).

Questionnaire à retourner à : Agence Nationale de l’Habitat - 22-26, Avenue Dutac - 88026 EPINAL Cedex

Tél : 03 29 69 13 76 - Courriel : anah@vosges.gouv.fr

6 Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012


actualité

Le transport

scolaire sur la toile

Le Conseil général s’est doté d’un logiciel informatique permettant l’inscription

en ligne des élèves souhaitant obtenir une carte de transport. Donc, fini les

papiers, les risques de transcription et la lourdeur des démarches.

Semaine

Européenne

de la réduction

des déchets

Une mise en place

pour la rentrée 2012/2013

Ce nouveau service est testé, cette année,

sur trois établissements du bassin de Saint-

Dié-des-Vosges. Il sera généralisé à toutes les

Vosges pour la rentrée 2013/2014. Le Conseil

général a également mis en ligne un module

pour consulter les horaires, rechercher les

points d’arrêt et faciliter les démarches des

familles.

Rappel des conditions pour

bénéficier et obtenir un titre

de transport

- être d’âge scolaire (de 6 à 16 ans) et

fréquenter un établissement public

ou privé sous contrat. Ne pas être en

enseignement supérieur,

- accomplir quotidiennement le trajet

domicile-établissement,

- être scolarisé dans l’établissement le plus

proche du domicile, dispensant le niveau

d’études choisi,

- être domicilié à plus de 3 km

de l’établissement.

Pour demander sa carte

Il convient de s’adresser au secrétariat de

l’établissement scolaire fréquenté qui transmet la

demande au Service « transports scolaires » du

Conseil général. Les jeunes peuvent récupérer

leur carte, soit auprès des établissements pour

les lignes dédiées aux scolaires, soit directement

auprès du transporteur, après paiement du

montant de la participation familiale, pour le

réseau LIVO. Le montant du transport est

gratuit pour les élèves du premier degré et

une participation est demandée aux élèves du

second degré (23 € pour le premier trimestre,

41 € pour le semestre janvier-juin ).

Les vignettes à apposer sur la carte de transport

sont à retirer auprès de la perception. Cette

participation financière représente 8% du coût

moyen du transport scolaire effectif d’un élève

pris en charge par le Conseil général (850 €).

Avant d’acheter les vignettes, demandez à

votre mairie si celle-ci prend en charge votre

participation.

Pour emprunter ces cars il faut impérativement

un titre de transport.

+

Service des transports : 03 29 29 88 29

www.vosges.fr rubrique Aménagement

du territoire / transports scolaires

Du 17 au 25 novembre

2012, le Syndicat Mixte des

Déchets (SMD) coordonne,

dans les Vosges, la

« Semaine Européenne de

la réduction des déchets ».

Une semaine pour obtenir

des trucs et astuces

pour consommer mieux,

gaspiller moins, prolonger la

durée de vie des produits,

et donc en jeter moins.

+

Programme complet :

www.smdvosges.com

Handicap et automobile :

édition 2012-2013

Aménagements de véhicules,

aides financières, permis de

conduire, lieux conseil

Destiné à toutes les personnes en situation

de handicap physique, le guide « Handicap et

automobile » propose conseils et bons plans

afin de trouver les meilleures solutions dans le

domaine de l’automobile.

Nominée pour le prix Handi-livres (catégorie

« guides ») décerné par la Mutuelle Intégrance,

cette nouvelle édition 2012-2013 permettra,

une fois de plus, aux lecteurs de trouver aussi

bien des informations sur les aménagements

des véhicules, que sur l’achat et la vente de

voitures aménagées d’occasion ou encore

sur les assurances, la carte européenne

de stationnement, la location de voitures

adaptées, les taxis et transports spécialisés,

sur les camping-cars, sur les scooters

électriques, sur les produits pour les « dos

fragiles » et pour les tierces personnes…

Prix de la nouvelle édition : 15 € (dont 4 € de

frais d’expédition). Abonnement annuel pour

recevoir les mises à jour : 55 €

+

Club des Loisirs et d’Entraide

11, rue Claude Liard – 92380 Garches

Tél/Fax : 01 47 01 09 60

Courriel : cle5@wanadoo.fr

Vosges

Télévision vous

accompagne

Vosges Télévision encore

plus proche de vous avec

ses applications pour iPhone,

iPad et Androïd. Pour en

savoir plus, contactez Vosges

Télévision au 03 29 35 51 52,

www.vosgestelevision.tv

Faites le plein d’information

sur les Vosges avec votre

chaîne toujours disponible

sur la TNT canal 21, sur le

satellite Fransat, canal 106

et sur les box, Orange 242,

Neuf 352, Free 227, BBox

413 et Virgin 301

Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012 7


actualité

L’EFS est l’opérateur

unique de la transfusion

sanguine en France.

Cet organisme, qui gère

toute la chaîne du don

de sang, organise de très

nombreuses collectes

dans le département

des Vosges, avec la

participation active

et indispensable des

Amicales de Donneurs de

Sang Bénévoles.

Pour toute information :

http://dondusang88.free.fr

Flashcode

où donner ?

Flashcode

site web

8 Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012

De 18 à 70 ans,

donnez votre sang régulièrement :

c’est toujours une urgence !

Le sang reste une denrée rare et précieuse. Le don du sang en France permet de

sauver chaque année environ 500 000 personnes et les produits sanguins labiles 1

500 000 personnes également ! Des donneurs bénévoles et généreux doivent

assumer la totalité des besoins, soit 9 200 poches quotidiennement ! Alors, il

est temps de venir offrir le précieux liquide... et ce, entre 18 à 70 ans ! À vous de

choisir l’une des 312 collectes qui ont lieu chaque année dans notre département

sans oublier les prélèvements possibles sur les sites fixes d’Epinal et de Saint-Dié.

Voilà le programme des collectes des équipes

mobiles de Nancy pour les mois à venir (les

collectes avec le car d’Epinal seront annoncées

par affiches dans les localités respectives) :

I Contrexéville

Samedi 13 octobre, de 9h à 12h, maison de la culture et

des loisirs

I Vittel

Dimanche 14 octobre, de 8h30 à 12h, salle du moulin

I Corcieux

Mardi 16 octobre, de 16h à 19h, salle des fêtes

I Cheniménil

Samedi 20 octobre, de 8h30 à 12h, maison des

associations

I Bruyères

Samedi 27 octobre, de 15h30 à 19h et dimanche

28 octobre, de 9h à 12h, salle relais de la cité

I Senones

Lundi 29 octobre, de 16h à 19h30, salle des fêtes

I Raon l’Etape

Mercredi 31 octobre, de 16h à 19h30, foyer de l’âge d’or

I Lamarche

Mardi 6 novembre, de 16h à 19h30, salle des fêtes

I Mirecourt

Jeudi 8 novembre, de 15h30 à 19h30, espace Flambeau

I La Bresse

Samedi 10 novembre, de 9h à 12h et de 15h à 18h30,

salle des fêtes

I Dommartin-les-Remiremont

Mercredi 14 novembre, de 15h30 à 19h, salle des fêtes

I Anould

Lundi 19 novembre, de 16h à 19h, salle R. Loury

I Bains-les-Bains

Jeudi 22 novembre, de 15h30 à 19h, salle des fêtes

I Xertigny

Samedi 24 novembre, de 9h à 12h, salle polyvalente

I Moyenmoutier

Samedi 24 novembre, de 15h30 à 19h, salle des fêtes

I Le Val d’Ajol

Dimanche 25 novembre, de 8h30 à 12h, foyer des

personnes âgées

I Fraize

Lundi 26 novembre, de 15h30 à 19h, centre d’animation

municipal

I Saint-Amé

Samedi 1 er décembre, de 8h30 à 12h, salle polyvalente

I Vagney

Samedi 1 er décembre, de 15h à 18h30 et dimanche

2 décembre, de 8h30 à 12h, salle des fêtes

I Dompaire

Mercredi 5 décembre, de 16h à 19h30, salle polyvalente

I Bussang

Jeudi 6 décembre, de 16h à 19h, salle des fêtes

I Rainville

Vendredi 7 décembre, de 16h à 19h, salle des fêtes

I Le Thillot

Samedi 8 décembre, de 8h30 à 12h, salle polyvalente et

salle annexe

I Châtel-sur-Moselle

Dimanche 9 décembre, de 9h à 12h, salons de l’Hôtel de ville

I Saint-Etienne-les-Remiremont

Vendredi 14 décembre, de 15h30 à 19h, salle polyvalente

I Darney

Samedi 15 décembre, de 15h30 à 19h, salle des fêtes

I Le Tholy

Dimanche 16 décembre, de 8h30 à 12h, salle polyvalente

I Saint-Nabord

Mardi 18 décembre, de 16h à 19h, centre socio culturel

I Celles-sur-Plaine

Mardi 18 décembre, de 16h à 19h, car transfusion, place

de la gare

I Rebeuville

Mercredi 19 décembre, de 16h à 19h, salle des fêtes

I Charmes

Samedi 22 décembre, de 8h30 à 12h, maison du temps libre

I Granges-sur-Vologne

Jeudi 27 décembre, de 15h30 à 19h, école Jules Ferry

I Xonrupt-Longemer

Jeudi 27 décembre, de 16h à 19h30, salle polyvalente

Des sites de collectes fixes

L’Etablissement Français du Sang (EFS) organise

également un accueil permanent dans ses établissements

d’Epinal et de Saint-Dié-des-Vosges pour les

dons de sang et de plasma.

Etablissement Français du Sang

11, rue Aristide-Briand à Epinal

Tél : 03 29 82 27 83

Ouvert le mardi de 8h à 12h et de 15h à 19h,

les mercredi, jeudi et samedi de 8h à 12h et le vendredi

de 8h à 16h – sur RDV pour les dons de plasma

Etablissement Français du Sang

26, rue du Nouvel-Hôpital à Saint-Dié-des-Vosges

Tél : 03 29 52 21 00

Ouvert les mardi, mercredi et samedi de 8h à 12h,

le jeudi de 8h à 10h30 et le vendredi de 8h à 13h et

de 14h à 16h

L’ensemble des équipes de l’Etablissement

Français du Sang est à votre service pour

de plus amples informations.

N’hésitez pas à les contacter !

1 - Les produits sanguins labiles sont des produits issus du sang

d’un donneur, destinés à être transfusés à un patient. Il s’agit

notamment du plasma et des cellules sanguines d’origine humaine.


à votre service

Les Assistantes sociales

du Conseil général

Elles s’appellent Myriam, Françoise ou Nathalie. Un point commun : elles

sont assistantes sociales au sein du Conseil général. Un métier de passion,

fondé sur l’écoute, le dialogue et sur l’envie d’aider les autres...

Le rôle de l’assistante sociale consiste à approcher

les individus, les familles ou les groupes

de personnes en difficulté afin de les aider à recouvrer

leur bien-être en facilitant leur insertion

sociale et en favorisant leur autonomie. Chaque

année, des centaines de Vosgiens de tout âge

font appel à l’une des 140 assistantes sociales

employées par le Conseil général. Qu’elles

soient polyvalentes ou « spécialistes » de l’insertion,

du logement, de l’enfance ou de la

dépendance, chacune de ces professionnelles

assure une véritable mission de service public.

Catte mission se conjugue encore au féminin.

Car, si la profession est évidemment ouverte

aux hommes, ils sont encore bien rares à l’exercer.

Au Conseil général des Vosges, Sébastien

est le seul représentant de la gent masculine.

Quoi qu’il en soit, au féminin comme au masculin,

être assistant social requiert de solides

qualités : la maîtrise de soi et une vraie faculté

d’adaptation, des facilités à communiquer, une

grande capacité d’écoute, le sens des responsabilités

et le goût du travail en équipe, la souplesse

et la fermeté. À ces qualités viennent

s’ajouter trois années de formation dans une

école d’assistant de service social accessible

sur concours après le baccalauréat et validées

par un diplôme d’Etat.

Un métier de contacts

« Cette formation qui s’effectue pour moitié

sur le terrain est censée nous permettre de

répondre à tous types de difficultés», souligne

Nathalie, assistante sociale de secteur sur la circonscription

de Moyenne Moselle. « Durant une

matinée, je peux ainsi passer d’un problème

d’ordre financier à un problème conjugal, éducatif,

psychologique ou de logement… Evidemment,

chaque cas est unique et nécessite une

approche spécifique ». L’assistante sociale ne

dispose, en effet, ni de solutions toutes faites, ni

de recettes miracles. Elle écoute les problèmes

et les souffrances que viennent lui confier les

personnes en difficulté, évalue la situation, informe,

conseille, oriente et suggère des solutions

en lien avec l’ensemble des acteurs de terrain

(administrations, institutions, organismes et

associations…). « Chacun est libre de les adopter

ou non. L’assistante sociale n’est pas là pour

imposer son point de vue mais pour soutenir les

personnes et les accompagner dans leurs démarches

» précise-t-elle avant d’ajouter « Notre

rôle n’est ni de sanctionner, ni d’assister, mais

de permettre à chacun de reprendre sa vie en

main, d’accéder à l’autonomie…».

Des relations fondées

sur la confiance

La réussite repose sur la relation de confiance

que l’assistante sociale, tenue au secret professionnel,

parvient à instaurer. Créer un climat

de confiance est particulièrement crucial dans

le domaine de la protection de l’enfance qui

demeure l’une de ses missions essentielles.

« Pour être sûre d’agir au mieux de l’intérêt des

enfants et des familles, nous bénéficions de

l’appui d’un réseau de professionnels et travaillons

en équipe avec des médecins, éducateurs,

psychologues… » précise Nathalie.

Au service des personnes âgées

Pour Françoise, assistante sociale au sein de

l’équipe médico-sociale du Conseil général,

le travail en équipe est tout aussi nécessaire.

« Je visite à domicile les personnes âgées afin

d’évaluer leur degré de dépendance et ainsi,

déterminer les aides permanentes ou ponctuelles

auxquelles elles peuvent prétendre (aide

ménagère, portage des repas…). A partir de

mon évaluation, un plan d’aide est élaboré en

concertation avec une équipe pluridisciplinaire

composée de médecins généralistes, ergothérapeutes

et de responsables administratifs.

Des rencontres entre partenaires ont lieu régulièrement

afin de répondre au mieux aux situations

difficiles et organiser par exemple les

sorties d’hôpital dans les meilleures conditions

possibles. Au même titre que les échanges et

les liens privilégiés qui s’établissent avec les

personnes âgées et leurs familles, ces relations

professionnelles constituent l’un des aspects

les plus enrichissants du métier» souligne sa

collègue Myriam.

Un métier difficile que chacun exerce avec

passion, humanité et professionnalisme avec

pour objectif ultime : permettre aux Vosgiens,

quel que soit leur âge, leur situation ou leur

milieu social, de mieux vivre ensemble.

EN CHIFFRES

• 139 assistantes sociales

et 1 assistant social sont

employés par le Conseil

général

• 105 exercent au sein de la

Direction des Interventions

Sociales. Chacun suit une

centaine de personnes ou

de familles par an.

17 travaillent au sein de

la Direction de l’Autonomie

et de la Solidarité.

15 d’entre elles assurent

chacune le suivi d’environ

420 Vosgiens âgés

de plus de 60 ans. Ce qui

représente 6300 visites à

domicile chaque année !

• Tous les Vosgiens ont la

possibilité de faire appel

à une assistante sociale

du Conseil général qui se

trouve dans un rayon

de 15 km au maximum

de leur domicile.

Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012

9


tribune

D’EXPRESSION DES GROUPES POLITIQUES DU CONSEIL GÉNÉRAL

(textes publiés sous la responsabilité des groupes)


Groupe Pour les Vosges

La taxe sur le foncier bâti

A la suite d’une refonte de la fiscalité locale, les Départements

perçoivent désormais principalement la taxe sur le foncier bâti

pour alimenter leur budget. Bien que d’autres impôts leur aient été

transférés, la marge de manœuvre des Départements a cependant

été très affectée, la taxe sur le foncier bâti étant le dernier impôt pour

lequel ils peuvent fixer le taux.

Cependant, dans ce contexte de baisse des ressources et d’explosion

des dépenses sociales liée à la crise que nous traversons, le

Département des Vosges ne peut se désengager de ses responsabilités

et doit œuvrer chaque jour au développement du territoire. Il s’y

emploie avec détermination. En témoignent les importants travaux

de restructuration engagés sur les collèges de Charmes (14,1 M€)

et Golbey (9,355 M€), la construction de nouveaux magasins de

stockage aux Archives départementales (8,5 M€) et les grands

chantiers d’aménagements réalisés au cours des derniers mois.

Il n’est pourtant pas rare d’entendre que la pression fiscale que

fait peser le Département des Vosges sur les contribuables est

excessive. Un éclaircissement nous semble dès lors indispensable.

En effet, ce que le contribuable paie effectivement au titre de la taxe

sur le foncier bâti est le produit d’une base et d’un taux et seule une


Groupe des réformateurs

Ces lignes, écrites durant la canicule du mois d’août, paraîtront alors

que se manifesteront les premiers frimas de l’automne, époque à

laquelle la nature se prépare à entrer en léthargie.

Sur ce plan, le Conseil Général est en avance…

Depuis quelque temps, en effet, une douce somnolence semble s’être

emparée de l’institution départementale.

Les services sociaux, pour leur part, s’emploient à satisfaire au mieux

les attentes hélas croissantes de nos concitoyens, dans les domaines

relevant des compétences principales du département : l’action sociale

et la solidarité.

A l’inverse - à titre d’exemple -, le ralentissement, voire l’abandon

pur et simple des grands dossiers d’hier (PPP Route, PPP Très Haut

Débit, construction de la «Cité Sociale»), pour des raisons souvent fort


Groupe des élus Républicains Et Socialistes

Le GRES, Groupe des élus Républicains Et Socialistes est composé

de JL. BEVERINA (Senones), J. CLAUDE (Fraize), M. HUMBERT

(Raon), G. POIROT (Gérardmer), E. POURCHER (Brouvelieures),

G. VAXELAIRE (Saulxures)

comparaison de ce produit, c’est-à-dire la somme concrètement

payée par les contribuables, est pertinente.

Selon les statistiques nationales 2011 de l’Assemblée des

Départements de France, le produit moyen par habitant de la taxe

sur le foncier bâti dans le Département des Vosges est de 180 € soit

10 € de moins qu’au niveau national et de la strate de population à

laquelle notre Département appartient (250 000 à 500 000 habitants).

Les chiffres 2011 de la Direction Générale des Finances Publiques

sont également révélateurs car le produit moyen de la taxe sur le

foncier bâti rapporté au nombre de contribuables propriétaires

d’habitations est de 295 € dans les Vosges contre 317 € en Meurthe

et Moselle et 325 € en Meuse. Voici donc quelques éléments

nécessaires prouvant que la taxe sur le foncier bâti prélevée par le

Département des Vosges n’est pas plus forte qu’ailleurs et que la

gestion des finances départementales est saine et rigoureuse.

Le groupe « Pour les Vosges » : Roland BEDEL, Yannick DARS,

Gilbert DIDIERJEAN, Yvon EUGE, Simon LECLERC, Guy

MARTINACHE, Gérard MARULIER, William MATHIS, Dominique

PEDUZZI, Jackie PIERRE, Christian PONCELET, Alain ROUSSEL,

Jean-Guy RUHLMANN.

compréhensibles, se traduit par une baisse d’activité sensible de la

Direction en charge du Patrimoine.

La concertation engagée pour la préparation de «L’Administration

2014» ne semble pas avoir réellement dynamisé les services touchés

par la morosité ou la démobilisation, frappés par le départ de nombreux

cadres et collaborateurs de haut rang lassés de travailler dans une

ambiance de fin de règne chaque jour plus pesante.

Sous le contrôle de nos lecteurs, nous en appelons à l’esprit de

responsabilité de nos collègues : sortons le Conseil Général de la

léthargie où l’a conduit cet interminable règne de plus de 35 années !

Le groupe des réformateurs : Philippe FAIVRE, Jean-Pierre FLORENTIN,

Jean-Jacques GAULTIER, Luc GERECKE, Martine GIMMILLARO,

Colette MARCHAL, Claude PHILIPPE, Gérard SANCHO.

Retrouvez toute l’actualité vosgienne sur le blog :

www.etiennepourcher.fr


Groupe Union Départementale des Socialistes et Républicains

Avec le Président de la République François Hollande, nous

sommes engagés pour le redressement de notre pays dans un

esprit de rassemblement.

« La jeunesse est la priorité du quinquennat qui s’ouvre… » (Exposé

des motifs du projet de loi … emplois d’avenir.)

Pour les jeunes de notre département, avec les emplois d’avenir

nous soutenons l’éducation, la qualification, l’emploi, l’insertion

dans la vie adulte et professionnelle.

C’est notre première action politique pour 2012-2013.

François-Xavier HUGUENOT, Frédéric DREVET, Patrice JAMIS.

10

Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012


dossier

Bien vieillir

à domicile

Il y a dix ans, deux dispositifs essentiels, les Centres Locaux

d’Information et de Coordination Gérontologiques (CLIC) et l’Allocation

Personnalisée d’Autonomie (APA), voyaient le jour. Cet anniversaire est

l’occasion de faire le point sur la politique que le Conseil général mène

en direction des 92 000 seniors vosgiens et notamment des actions

développées pour améliorer la qualité de vie à domicile

Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012 11


dossier

12

4 questions

à Yannick Dars

Vice-président délégué

à l’Action sociale et à la

solidarité.

Vivre les Vosges ensemble : Pourriez-vous nous rappeler

en quelques mots les grands axes de la politique

gérontologique du Conseil général ?

Yannick Dars : Aujourd’hui chef de file de la politique sociale,

le Conseil général a placé les personnes âgées au

cœur de ses priorités. L’objectif est clair : il s’agit de permettre

aux 92 000 Vosgiens âgés de plus de 60 ans de

vieillir dans les meilleures conditions possibles. Notre action

s’organise en conséquence autour de deux grands axes :

améliorer les conditions d’hébergement en maisons de retraite

et favoriser le soutien à domicile.

V.V.E. : Concrètement que fait le Conseil général

pour les personnes âgées en perte d’autonomie, qui

vivent à leur domicile ?

Y. D. : L’action du Conseil général s’exerce principalement

dans le cadre de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie

(APA). En complément de cette aide, le Conseil général a

souhaité développer des services de proximité par le biais

des six Centres Locaux d’Information et de Coordination

Gérontologiques (CLIC) au financement desquels il participe

pour une part prépondérante (environ 90 %). Répartis

sur l’ensemble du territoire, les CLIC contribuent aussi à lutter

contre l’un des principaux facteurs de risques auxquels

sont confrontées les personnes âgées, à savoir l’isolement.

V.V.E. : A ce sujet, que fait le Conseil général pour

lutter contre l’isolement des personnes âgées ?

Y. D. : Outre le financement de personnel intervenant à domicile,

le Département s’efforce de favoriser les échanges

intergénérationnels au travers d’animations culturelles et

festives organisées dans le cadre de la « Culture Bleue ».

C’est le cas, par exemple, du Festival Colport’âge dont la

3 e édition s’est déroulée en juin et de la Semaine Bleue qui

se tiendra du 15 au 21 octobre, sur le thème « Vieillir et agir

ensemble dans la communauté ».

V.V.E. : Comment le Département se prépare-t-il au

vieillissement annoncé de la population vosgienne ?

Y. D. : En quelques années, l’espérance de vie en France a

effectivement fortement progressé. Et je m’en réjouis. Mais

cet allongement de la durée de vie s’accompagne, hélas,

d’une augmentation du nombre de personnes dépendantes

avec, pour corollaire, des besoins accrus à satisfaire. Pour

y faire face, des actions de proximité sont mises en place,

telle l’aide aux aidants. Par ailleurs, l’adaptation des établissements

aux nouvelles attentes et besoins de la population

accueillie reste une des priorités. Mais, des dispositifs

nouveaux sont également programmés. Ainsi, le Conseil

général a veillé à ce que les plus fragiles de nos aînés puissent

bénéficier des avancées qu’apporteront les Maisons

pour l’Autonomie et l’Intégration des Malades d’Alzheimer

(MAIA). Bref, un immense et passionnant chantier s’ouvre

devant nous. Un chantier qui constitue aussi une formidable

opportunité sur les plans économique, social et humain.

Car, ne l’oublions pas, nos aînés sont notre richesse.

Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012

Bien vieillir à

Enquêtes et sondages sont unanimes : les personnes âgées

souhaitent rester chez elles le plus longtemps possible, continuer

à vivre dans leurs meubles, dans leur maison, entourées

de leurs souvenirs, à proximité de leur famille, de leurs amis et

relations. C’est bien entendu le cas d’une grande majorité de

Vosgiens. En effet, et même si avec près de 6 000 places d’hébergement,

les Vosges sont un département particulièrement

bien doté, ce sont 92 000 personnes de plus de 60 ans qui vivent

à leur domicile, y compris de nombreux centenaires. Pour

satisfaire la légitime aspiration des Vosgiens à rester chez eux,

le Conseil général a donc mis en œuvre un certain nombre de

dispositifs au premier rang desquels figurent les CLIC.

LES CLIC, CLé DE VOûTE

DU SOUTIEN à DOMICILE

Véritables « guichets uniques » au service des

personnes âgées et de leur entourage, les

Centres locaux d’Information et de Coordination

Gérontologiques (CLIC), nés il y a 10 ans, constituent

la clé de voûte de la politique de soutien à

domicile menée par le Conseil général.

Destinés à tous les Vosgiens de plus de 60 ans vivant à domicile

et à leur famille, les six CLIC que compte le département

des Vosges sont, avant tout, des lieux d’écoute, d’information,

d’orientation, d’échanges et de conseils.

Sur toutes les questions portant sur la vie à domicile, la santé,

la sécurité, l’habitat, la vie sociale et culturelle, l’hébergement,

l’accès aux droits, les aides et leur financement, les

CLIC apportent des réponses précises, concrètes, adaptées

à chaque cas.

Beaucoup plus que de l’information

« Nos missions vont bien au-delà d’une simple information :

évaluer les besoins spécifiques de chaque personne, en tenant

compte de ses choix, constitue l’étape préalable à toute

intervention », précise Madeleine Renard, responsable du

CLIC de Centre Vosges installé à Dompaire. « Puis, lorsque

cela s’avère nécessaire et en étroite concertation avec les

diverses structures médico-sociales intervenant (équipe

médico-sociale du Département, assistantes sociales des

hôpitaux ou caisses de retraite, services d’aides à domicile,

Centres Communaux d’Action sociale, services de soins infirmiers

à domicile…), nous proposons et mettons en place

un plan d’aide individualisée » ajoute-t-elle. En effet, coordonnés

par le CLIC, de très nombreux professionnels peuvent

être mobilisés auprès d’une même personne âgée.

Etabli en fonction des besoins de chacun, le plan d’intervention

est évolutif. Il peut également être temporaire. C’est le

cas, par exemple, de Marie, 88 ans, qui, après un court séjour

à l’hôpital pour une fracture du poignet, a bénéficié des services

d’une aide à domicile durant les quelques semaines où

elle ne pouvait pas préparer les repas ou faire son ménage.


dossier

domicile

Prévention, sensibilisation

et formation

Les CLIC initient et développent également

des actions de prévention pour limiter les effets

du vieillissement (ateliers équilibre, ateliers

mémoire, informations santé-nutrition), animent

des groupes de paroles organisés mensuellement

pour les aidants naturels, avec un

psychologue du Conseil général. Ils participent

aussi à la formation continue des intervenants

à domicile ainsi qu’à celle des futurs professionnels

sur des thèmes tels que l’alimentation

de la personne âgée, la prise en charge de la

dépendance, le matériel technique d’aide au

déplacement, la prévention des maltraitances.

CLIC EN CHIFFRES 2011

6 CLIC comptant au total 19 professionnels

3 300 personnes âgées aidées dont

54% sollicitaient pour la 1 ère fois un CLIC

160 réunions de coordination conduites

en présence de partenaires

24 000 entretiens (soit 7 entretiens par

personne aidée)

3 000 visites à domicile

2 000 participants enregistrés aux actions

de prévention organisées

adresses

DES CLIC

Entre Montagne

et Mortagne

Hôpital de l’Avison

88600 BRUYERES

Tél / Fax :

03 29 52 70 15

clic.avison@wanadoo.fr

Sur le vif…

Céline Roussel, 27 ans,

coordinatrice sociale au

CLIC d’Epinal Couronne

a fait une rencontre

extraordinaire

« C’était au début de l’année.

J’étais chargée d’évaluer

les besoins de Madame

B dans le cadre de son

maintien à domicile. Mission

banale. Sauf que Madame

B a… 105 ans ! Pour moi

qui n’ai jamais vu de centenaire

(si ce n’est Jeanne

Calment à la télévision), les

images se bousculent dans

ma tête. J’imagine, une

très vieille dame, diminuée

physiquement, ayant des

difficultés pour se déplacer

ou pour effectuer des

tâches courantes… Rendez-vous

pris, je me rends

chez elle. Son logement est

au 2 e étage (sans ascenseur).

J’imagine qu’elle ne

doit pas sortir souvent…A

mon coup de sonnette, une

dame, avenante et coquette

ouvre la porte avec

un large sourire. Sûrement

la fille de Madame B…

L’appartement meublé « à

l’ancienne » est spacieux

et parfaitement entretenu.

Discrètement, je cherche du

regard la centenaire…. Mais

de toute évidence il n’y a

personne d’autre et la dame

qui m’a accueillie est bien

Madame B ! Celle-ci me

parle alors de sa vie …bien

remplie entre les promenades

tous les après-midi,

les sorties au marché et

les parties de cartes avec

ses amis … Les aides dont

elle a besoin se résument

à un accompagnement

pour faire les courses et

une aide pour le ménage !

Après cette visite, je suis

rentrée au bureau avec « la

pêche » et une autre image

du grand âge. Très positive.

Les premiers mots que j’ai

dits à mes collègues : « Je

viens de faire une rencontre

extraordinaire ! ».

Au plus près des Vosgiens

Pour accomplir toutes ces missions, chaque

CLIC dispose d’une équipe de professionnels

(infirmiers, travailleurs sociaux…) chargés notamment

des visites à domicile, indispensables

pour évaluer les situations et assurer le suivi

médico-social des personnes isolées, résidant

en milieu rural ou éprouvant des difficultés à

se déplacer. Des personnels administratifs assurent

également le secrétariat ainsi que l’accueil,

l’information et l’orientation du public.

Rappelons que ces services sont financés à

90% par le Conseil général ce qui représente,

en 2012, la coquette somme de 780 000 €. Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012

Centre Vosges

Maison de la Solidarité

Départementale et de

l’Autonomie

70, rue des anciens

combattants

88270 DOMPAIRE

Tél : 03 29 29 19 45

clicdompaire@cg88.fr

Epinal et Couronne

15, place de l’Atre

88000 EPINAL

Tél. : 03 29 35 07 59

clic@epinal.fr

Plaine des Vosges

39, rue Jules Ferry

88300 NEUFCHATEAU

Tél. : 03 29 94 32 56

aicg@wanadoo.fr

Remiremont

et Vallée

8, place Henri Utard

88200 REMIREMONT

Tél. : 03 29 62 10 75

clic@remiremont.fr

Clic de la Déodatie

Maison de la Solidarité

26, rue d’Amérique

88110 SAINT DIE

Tél : 03 29 56 42 88

clic.saintdie@wanadoo.fr

13


dossier

De nombreux services

Pour permettre aux seniors de rester chez eux le plus longtemps possible

et dans les meilleures conditions, le Conseil général finance de multiples

services dans le cadre de l’APA.

Les aides à domicile

Les soins

infirmiers à

domicile

Les Services de Soins Infirmiers

A Domicile (SSIAD)

assurent des soins d’hygiène

et de confort ainsi que des

soins infirmiers. Ils interviennent

sur prescription médicale

afin d’éviter une hospitalisation

pour faciliter le

retour à domicile ou retarder

une admission dans un établissement

médicalisé.

Et même

L’Hospitalisation

A Domicile (HAD)

Les aides à domicile assurent des tâches ménagères

et de l’aide à la personne pour certains

actes de la vie quotidienne tels que l’aide

à la toilette, habillage, repas, courses, ménage.

« Nous proposons des interventions « sur mesure

» » précise Françoise, responsable d’un

service à la personne. Nos équipes sont qualifiées,

formées, encadrées et assurent des

prises en charge de qualité, avec humanité et

dans le respect de la dignité de chaque personne

». Mais pour Georgette, 92 ans, son

aide à domicile apporte bien plus que ce soutien

matériel, aussi indispensable soit-il : Céline,

qui vient la voir presque tous les jours, lui

offre surtout une présence attentive, aimable

et chaleureuse, un soutien moral très précieux.

C’est, selon les propres mots de Georgette,

« son petit rayon de soleil quotidien » !

L’aide à domicile peut être

assurée selon trois formules

• l’emploi direct : vous êtes l’employeur et

vous vous occupez de toutes les démarches

(recrutement, déclarations, salaires…)

• un service mandataire : vous avez le

statut d’employeur mais l’organisme mandataire

apporte aide et conseil pour les démarches

administratives.

• L’organisme prestataire : le service prestataire

fournit un service d’employeur à domicile.

Vous réglez une facture et n’êtes donc pas

l’employeur.

La livraison des repas à domicile

Une alimentation équilibrée sans les corvées de course et de cuisine

Etablissement de santé souvent

rattaché à une structure

hospitalière, l’Hospitalisation

A Domicile s’adresse aux personnes

gravement malades

de tous âges. Son financement

est assuré par la Caisse

Primaire d’Assurance Maladie

C’est une prise en charge globale

par une équipe hospitalière

à domicile. Les soins apportés

sont les mêmes qu’en

établissement hospitalier et

sont assurés avec une qualité

identique 7 jours sur 7, 24

heures sur 24. Ils se différencient

de ceux habituellement

dispensés à domicile par la

complexité, la technicité et la

fréquence des actes. L’HAD

est mise en place avec l’accord

du malade et de sa famille.

Il est 11 heures. Trois petits coups de sonnette

retentissent. Georges, 89 ans, se lève

de son fauteuil, empoigne sa canne et trottine

vers la porte d’entrée. « Voilà, voilà, j’arrive…».

Son visiteur matinal est un habitué. C’est Ludovic

qui, chaque jour, à la même heure lui livre

son repas. Après avoir déposé les victuailles

dans le réfrigérateur, échangé quelques considérations

sur la météo et s’être assuré que

Georges n’avait besoin de rien de particulier,

Ludovic est vite retourné à sa camionnette

réfrigérée. Sa tournée n’est pas terminée. Il a

encore une dizaine de plateaux à déposer… A

midi, Georges se met à table et découvre avec

gourmandise le menu du jour : des crudités et

quelques quartiers d’œuf cuit dur, une escalope

de veau, des petits pois et des pommes

de terre, un beau morceau de munster et pour

terminer une compote de pommes et deux

gaufrettes. De quoi satisfaire son bel appétit…

et demain, ce sera un autre menu… C’est donc

l’esprit serein que Georges savoure son déjeuner.

Ce service est accessible à tous. Les tarifs

sont variables en fonction des prestataires. Le

Conseil général peut prendre en charge une

partie des frais de portage dans le cadre de

l’APA.

+

Pour en savoir plus : contacter

le CLIC le plus proche de chez vous

14 Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012


dossier

Plus jamais seul avec la téléassistance

Madeleine, 87 ans bien sonnés, vit seule

dans un petit appartement situé au 1 er

étage d’un immeuble tranquille. « Bien sûr, j’ai

des voisins gentils qui ne demandent qu’à me

rendre service quand j’en ai besoin… » précise-t-elle

« Mais, ils ne sont pas toujours là,

ils travaillent. Alors, comme j’ai des problèmes

d’équilibre – d’ailleurs, je suis déjà tombée

deux fois - je me suis abonnée au service

de téléassistance. Comme ça, je suis tranquille…

». Comme Madeleine, de nombreux

Vosgiens sont déjà équipés de ce système de

sécurité efficace et réactif.

Un logement accessible et sécurisé

Une rampe posée le long du mur d’un couloir,

un élargissement du chemin d’accès

à la maison avec suppression des quelques

marches qui existaient, des barres d’appui et

un rehausseur installés aux toilettes, un monteescalier

électrique, une douche adaptée… Il

suffit parfois de quelques aménagements pour

améliorer l’accessibilité et le confort d’un logement

et permettre ainsi aux personnes âgées

de vivre plus longtemps chez elles et de sortir

en toute sécurité.

Grâce à ce dispositif, accessible 24 heures sur

24, 7 jours sur 7, Madeleine peut, en effet, en

cas de problème, appeler à l’aide. Ce système

s’installe très facilement. Une prise électrique

et une prise téléphonique avec un abonnement

en cours suffisent. L’abonné déclenche

lui-même l’alarme en appuyant sur le bouton

d’appel généralement situé sur un bracelet ou

sur un médaillon à porter autour du cou. Au

central, dès l’appel reçu, les professionnels

à l’écoute analysent la situation et mobilisent

immédiatement les moyens adéquats d’intervention

: services d’urgence, pompiers, SAMU,

médecins ou réseau de solidarité (amis, parents,

voisins de la personne en difficulté).

Le coût de ce service est variable en fonction

du système choisi. Il peut être financièrement

pris en charge pour tout ou partie par l’APA

(actuellement 700 bénéficiaires de l’APA sont

concernés).

+

Pour en savoir plus : contacter

le CLIC le plus proche de chez vous

Le Conseil général participe au financement de

certains travaux. Cette aide est accordée sous

conditions (notamment de ressources) à hauteur

de 17 % du coût des travaux finançables et

dans la limite de 2 890 € lorsque ce financement

ne peut pas être fait dans le cadre de l’APA.

Pour en savoir plus et vous aider dans vos

démarches (préconisations de travaux, choix

d’équipements, étude du projet d’aménagement...),

vous pouvez contacter les services

du Conseil général qui disposent d’ergothérapeutes.

Un relais vers un prestataire est possible

pour aider dans les démarches avec les

entreprises et pour rechercher et constituer les

dossiers de financements complémentaires,

notamment auprès de l’ANAH, les caisses de

retraite et les mutuelles.

Et pour vivre

longtemps…

N’hésitez pas à participer

aux activités proposées

dans votre quartier ou votre

commune. En effet, il y a

dans les Vosges une multitude

d’occupations, permettant

de développer des

liens sociaux et contribuant

à préserver sa santé.

Parmi toutes ces activités,

vous en trouverez certainement

une adaptée à vos

goûts et vos possibilités,

dans les domaines du

loisir et, même peut être, du

bénévolat.

Renseignez-vous auprès

des associations locales,

offices du tourisme, mairies

et, pour des activités spécifiques

(ateliers mémoire,

ateliers équilibre), auprès

des CLIC et de Vosges

Info Senior.

Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012

15


dossier

Les MAIA arrivent !

En fin d’année, deux Maisons

pour l’Autonomie et

l’Intégration des Malades

d’Alzheimer (MAIA) vont

se mettre en place sur le

département des Vosges.

Ce concept innovant, prévu

pour être opérationnel début

2013, devrait faciliter et

améliorer la prise en charge

à domicile des personnes

en perte d’autonomie.

Après une phase expérimentale

dans le cadre

du programme national

« Alzheimer et maladies

apparentées », ce dispositif

se généralise ; il est destiné

à améliorer l’accompagnement

des malades et de

leur entourage, à simplifier

leur parcours en proposant

une réponse non seulement

adaptée à leurs besoins

mais aussi une réponse

globale intégrant toutes

les prestations et tous les

services disponibles sur

le territoire. L’objectif est

de permettre aux divers

intervenants qui agissent

dans les domaines sanitaire,

social ou médico-social

de travailler ensemble au

mieux-être des personnes.

Les CLIC ont 10 ans et célèbrent cet anniversaire

au travers de nombreuses manifestations

organisées sur tout le département,

notamment dans le cadre de la Semaine Bleue

(du 15 au 21 octobre, dont le thème 2012 est «

Vieillir et agir ensemble dans la communauté »)

Journée intergénérationnelle

festive

Avec un spectacle interactif l’après-midi

Espace Culturel

2, place Henri Utard à Remiremont

Mercredi 17 octobre de 14h à 16h30

Inscriptions auprès du CLIC de Remiremont

La Grand maternité et la filiation

Ateliers sur le vieillissement et conférence animée

par l’écrivain Noëlle Chatelet

Palais des Congrès à Epinal

Conférence sur inscription auprès du CLIC

d’Epinal et couronne

Vendredi 26 octobre à partir de 14h

L

’Allocation Personnalisée d’Autonomie est

destinée à financer les aides spécifiques

liées à la dépendance telles que les dépenses

de personnel, d’achat de matériels spécifiques

(protection contre l’incontinence) et d’autres

dépenses.

des Retraités et des Personnes Agées)

Le Coderpa est un organe consultatif qui

participe, par ses propositions, à la recherche

des moyens à mettre en place

pour améliorer la vie des retraités et personnes

âgées. Il donne notamment un

avis sur le schéma gérontologique élaboré

par le Département.

Exposition

et rencontre conviviale

Avec l’équipe du CLIC de Neufchâteau l’aprèsmidi,

chant choral à 20h suivi de la représentation

théâtrale « Tango et chocolat » par la Cie

du « Soleil sous la pluie »

Salle du trait d’Union à Neufchâteau

Mardi 6 novembre à 20h00

Théâtre

« Tango et chocolat » avec la Cie « Soleil sous

la pluie »

Salle multi activités – 20, rue du Colonel Bertin

à Docelles

Mercredi 7 novembre à 18h30

l’Allocation Personnalisée d’Autonomie

Mise en place il y a dix ans, l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA)

concerne aujourd’hui plus de 7 800 Vosgiens en situation de dépendance

plus ou moins importante (dont près de 3 400 à domicile).

Financées par l’Agence Régionale

de Santé, et mises

en œuvre par le Département,

les MAIA viendront

Qui peut en bénéficier ?

ainsi renforcer l’offre, déjà

bien fournie, des prestations La personne souhaitant en bénéficier doit avoir

proposées par le Conseil au moins 60 ans et résider en France de façon

général pour favoriser le régulière. Elle doit être en situation de perte

maintien à domicile des d’autonomie, c’est-à-dire avoir besoin d’être

personnes âgées, dans

aidée pour l’accomplissement des actes essentiels

de la vie quotidienne ou requérir une

les meilleures conditions

possibles. La mise en place surveillance particulière.

effective de ces services

sera accompagnée d’une

information. CODERPA (Comité DEpartemental

Le degré de perte d’autonomie est évalué par

une équipe médico-sociale au moyen d’une

grille nationale « Autonomie Gérontologie

Groupe Iso- Ressources » (AGGIR). Seules les

personnes classées en GIR 1, 2, 3 ou 4 peuvent

percevoir l’APA. Son attribution n’est pas

liée à une condition de ressources. Toutefois,

ces dernières sont prises en compte lors du

calcul de la participation laissée à la charge du

bénéficiaire.

+

Conseil général, Direction de

l’Autonomie et de la Solidarité

2, rue Grennevo - 88000 Epinal

Tél. : 03 29 29 88 48

Site internet : www.vosges.fr

VOSGES INFO SENIOR

La ligne Azur à l’écoute des Vosgiens de plus de 60 ans.

Au bout du fil, deux conseillères répondent à toutes

les questions portant sur les aides, les prestations sociales,

les droits, l’hébergement et les loisirs (notamment

avant les manifestations de la Semaine Bleue…)

0810 88 60 00 (prix d’un appel local)

16 Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012

Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 14h à 17h30


Entretenir et faire refleurir

ses orchidées

D’aspect fragile, les orchidées

sont pourtant résistantes et ne

demandent pas énormément

d’entretien. Il suffit de leur

offrir les meilleures conditions

d’exposition, d’arrosage et de

suivi afin qu’elles s’épanouissent

au mieux. Explications de Bruno,

responsable pépinière dans une

jardinerie du département.

Differents types d’orchidées

On peut, aujourd’hui, trouver plusieurs

espèces d’orchidées dans toutes les

jardineries. Voici les plus communes :

Le Phalaenopsis

ou l’orchidée « Papillon »

Originaire des zones tropicales, cette

orchidée est la plus simple à entretenir.

Ses feuilles sont ovales, plutôt allongées

et assez charnues. Sa tige florale

peut contenir de 6 à 20 fleurs blanches

ou pourpres, parfois striées ou mouchetées.

Elle est l’orchidée d’intérieur

idéale. Elle peut fleurir deux fois par an

si elle est en bonne santé.

Le Cymbidium

C’est la plus volumineuse des orchidées.

Originaire des montagnes

asiatiques, ses feuilles sont longues,

assez fines et très abondantes. Ses

fleurs poussent par grappe et sont plus

grosses que celles des phalaenopsis.

jardinage

Le Zygopetalum

Le parfum de ses fleurs peut rappeler

celui de la jacinthe. Elle est originaire

des montagnes d’Amérique centrale et

du sud. Elle apprécie davantage la fraîcheur

que ses « sœurs ».

Le Cypripedioideae

ou le sabot de Vénus

Avec son allure exotique et ses couleurs

rayées, cette orchidée est un vrai

bonheur pour les yeux. Sa floraison

peut durer entre un et trois mois.

fiche Automne 2012

suite du texte →

La sauvegarde du patrimoine

fongique des Vosges

Avec quelque 5 473 espèces répertoriées, le département des

Vosges constitue une exceptionnelle réserve de champignons

que les mycologues de la Station d’Etudes Mycologiques des

Hautes Vosges (SEMHV) s’emploient à sauvegarder et protéger…

Les Vosges, il est vrai, sont particulièrement

propices au développement

de ces organismes singuliers que sont les

champignons. Entre les sols calcaires de

la région de Neufchâteau et ceux acides

du secteur de Saint-Dié-des-Vosges, les

pluies abondantes et leur répartition différenciée,

entre plaine et montagne, les

champignons se taillent la part belle de

la biodiversité vosgienne. Hélas, sous

la pression des activités humaines (urbanisation,

agriculture, exploitation forestière…),

ce riche patrimoine est en

danger. Patrick Laurent, Président de

la Station d’Etudes Mycologiques des

Hautes Vosges et ses collègues mycologues

travaillent actuellement, selon les

critères de l’Union Internationale pour la

Conservation de la Nature (UICN), à l’élaboration

d’une « liste rouge » des champignons

menacés des Vosges, qui devrait

être éditée au premier semestre 2013.

La valeur patrimoniale

des champignons

« L’objectif est de disposer d’une

liste d’espèces dites « déterminantes

», c’est-à-dire représentant

un intérêt écologique identifié,

dont la présence sur un site permet

d’évaluer la valeur patrimoniale du

site et d’envisager son classement

éventuel en ZNIEFFF (Zones Naturelles

d’Intérêt Ecologique, Faunistique,

Floristique et Fongique). »

souligne Patrick Laurent.

Prenons l’exemple des Aulnaies,

longtemps délaissés par les mycologues

et qui pourtant, recèlent

quelques merveilles fongiques

comme le curieux Bolet livide non

comestible, le très rare Lactaire omphaloïde,

minuscule curiosité de la

nature dont les lames perlent de lait

à la cassure ou l’Entoloma caccabus

qui pousse souvent les pieds

dans l’eau.

La simple présence de ces trois

champignons dans une aulnaie,

devrait suffire à envisager la

protection du milieu et ainsi

faire prendre conscience de leur

valeur patrimoniale.

Lactarius omphaliformis


les orchidées

fiche Automne 2012

Lui trouver la meilleure place

Les orchidées ont besoin de lumière. Attention, toutefois, à ne pas les

exposer directement au soleil. La température idéale pour son épanouissement

est 18°. Dès les beaux jours, vous pouvez la sortir dans le jardin,

dans un endroit légèrement ombragé où la température n’est pas trop

élevée (une exposition Est ou Nord-Est est adéquate). Veillez à les rentrer

durant les pics de froid.

Chez certaines orchidées, la floraison est liée à l’alternance des températures

entre le jour et la nuit (températures diurnes : 23/25°C et nocturnes :

18/20°C).

Entretien

Soins généraux

Durant l’été, arrosez-les régulièrement à l’eau douce, mais attention les

orchidées n’apprécient pas l’eau calcaire. L’arrosage doit toujours être

très léger, au vaporisateur, et uniquement sur les racines (jamais sur les

fleurs). Bassinez-les environ tous les 15 jours. Ajoutez-y un engrais riche

en azote et renforcé en potassium. Entre deux arrosages, laissez les racines

sécher, au risque de les voir pourrir.

Rempotage

Vous pouvez rempoter votre orchidée tous les deux ou trois ans. Attendez

la fin de la floraison. Choisissez un pot en plastique ou en terre cuite.

Utilisez un mélange d’écorces de pin et de billes d’argile. Posez votre

orchidée sur le mélange et finissez de recouvrir les racines.

Comment faire refleurir

une orchidée ?

Une fois la floraison passée et la plante défleurie,

il suffit de couper les tiges florales.

Si c’était la première floraison de votre orchidée,

vous devez repérer sur la tige, en dessous des

fleurs séchées, 1 ou 2 «yeux» - sorte de petit

bourgeon -. Coupez au dessus du 2 e œil. La

deuxième floraison devrait intervenir environ 2

mois plus tard.

Après la deuxième floraison, la tige ne porte plus

d’œil. Laissez-la sécher complètement, puis

coupez au ras du feuillage. Il ne vous reste plus

qu’à espérer l’apparition d’une nouvelle tige...

Utilisez toujours des outils propres et désinfectés.

Pour toujours plus de conseils, n’hésitez pas à vous adresser à des professionnels.

La sauvegarde du patrimoine

fongique des Vosges

Entoloma caccabus

Comment s’élabore

une liste d’espèces

déterminantes ?

« Les espèces déterminantes sont

des espèces en danger, vulnérables,

rares ou remarquables ». Elles répondent

à des critères définis par l’Union

Internationale pour la Conservation

de la Nature (UICN). Les espèces

choisies ne poussent que dans des

milieux bien précis également appelés

habitats déterminés et leur

présence témoigne du bon équilibre

écologique de ce milieu.

Gyrodon lividus

Il existe ainsi 3 catégories de champignons

déterminants des aulnaies.

• Les espèces « parapluie » : espèces

à valeur écologique forte, faciles

à observer au moment de leur

fructification et repérables.

• Les espèces « déterminantes » :

espèces à valeur écologique forte /

moyenne faciles à observer, ou demandant

une recherche orientée,

mais déterminables in situ.

• Les espèces « caractéristiques

» : espèces à valeur écologique

médiocre mais liées à des

conditions déterminées et caractéristiques

d’associations d’espèces

plus rares. La présence de ce type

d’espèces sur un site doit inciter à y

rechercher plus spécifiquement les

espèces « déterminantes » ou « parapluie

» associées au même habitat.

Les trois espèces sélectionnées

comme déterminantes des

aulnaies vosgiennes :

Espèce parapluie

1 Gyrodon lividus (Bolet livide) venant

dans les aulnaies, saulaies et boisements

humides.

Espèce déterminante

2 Lactarius omphaliformis (Lactaire en

ombilic), dans les aulnaies, saulaies et

boisements humides.

Espèce caractéristique

3 Entoloma caccabus dans les aulnaies,

saulaies et boisements humides.

A noter : certaines espèces n’ont pas été

revues dans la région depuis 1990. Elles

sont dénommées « espèces éteintes ».

Pour en savoir plus :

Contactez Patrick Laurent, Président

de la Société Mycologique des Hautes

Vosges et la Station d’Etudes Mycologiques

des Hautes Vosges

Conseiller scientifique

26-28 route du Repas - 88520 Wisembach

Tél. : 03 29 57 39 13

Courriel : laurentpatrick8410@neuf.fr

Site internet : www.smhv.net


du côté de chez nous

AITHEX

→ Domptail

Un nouveau centre d’intervention

Inauguré début 2012 en présence de nombreuses

personnalités, ce nouveau Centre

de Première Intervention (CPI), d’une superficie

de 106 m 2 , dispose d’un mode de chauffage

et de production d’eau chaude doté

d’une pompe à chaleur.


Mangez bien, mangez court !

Pour Dominique Péduzzi, Conseiller général

délégué, cette démarche répond a un

double objectif : « il s’agit d’une part de promouvoir

l’économie agricole locale et d’autre

part de privilégier une restauration collective

de qualité fondée sur des approvisionnements

de proximité.»

A l’issue des premières études portant sur

les modalités de développement des circuits

courts et des enquêtes menées dans plusieurs

collèges, maisons de retraite et communes, six

établissement pilotes (voir encadré) ont été retenus

pour servir des produits locaux dans leurs

restaurants.

Une centaine de produits

Une quinzaine d’agriculteurs dont les éleveurs

de la race bovine vosgienne sont mobilisés pour

fournir une centaine de produits. La filière « bio »

lorraine est également sollicitée pour élargir la

palette des saveurs.

Pour la première fois dans les Vosges, une

femme a pris le commandement d’un CPI. Le

jour de l’inauguration fût ainsi l’occasion pour

le Caporal Edwige Martin d’être officiellement

installée devant ses 8 collègues. Rappelons

que la création de ce CPI est le résultat d’une

action volontaire menée par les élus, le Service

Départemental d’Incendie et de Secours

et la population avec pour objectif, le maintien

d’un service de secours de proximité.

Coût des travaux : 170 000 € financé à 50%

par le Conseil général.

Produits locaux et circuits courts

Sous l’impulsion du Conseil général et de la Chambre d’agriculture, les initiatives

se multiplient pour encourager et faciliter l’utilisation de produits locaux dans la

restauration collective. De la truite fraîche pêchée dans l’étang du Frais Baril figure

ainsi désormais au menu des résidents de la maison de retraite de Xertigny. Des

fromages de « pays » sont servis à la cantine de l’école primaire de Fresse-sur-

Moselle. Du lait cru, en provenance directe du pis des vaches élevées aux alentours

est utilisé dans les préparations des cuisines du collège de Châtel-sur-Moselle.

A l’issue de ces expériences, enrichissantes tant

pour les cuisiniers, les convives que les producteurs,

une réflexion sera menée afin de conforter

et d’amplifier cette démarche.

+

Valérie Auroy, chargée de mission

de l’économie montagnarde

au 06 87 83 47 82, vauroy@cg88.fr

Philippe Mauchamp, Chambre d’Agriculture

des Vosges au 03 29 29 23 29,

philippe.mauchamp@vosges.chambagri.fr

Les établissements

pilotes retenus

Les maisons de retraite Saint-Joseph de

Ville-sur-Illon et Saint-André de Xertigny,

le collège Louis Pergaud de Châtel-sur-

Moselle, le Centre de vacances et de

loisirs de La Bresse (ODCVL), la Maison

Familiale et Rurale « Les 4 vents » de

Ramonchamp et la cantine scolaire de

Fresse-sur-Moselle.

Du 17 au 25 novembre

prochain, se tiendra la

6 e édition de « La Semaine

Européenne de la Réduction

des Déchets ». C’est

l’occasion de découvrir

l’Association d’Aide aux

Travailleurs Handicapés et

Exclus du Travail (AITHEX)

qui, depuis de nombreuses

années, conjugue avec

bonheur insertion sociale et

développement durable.

Créée en 1997, installée à

Saint-Amé depuis 2002

et reconnue d’intérêt général,

cette association, présidée

par Jean-Marie Conroy, a

pour principale activité la

collecte, le tri, la récupération,

le recyclable et la valorisation

de déchets tels que papier,

carton, plastiques et palettes

en bois. En plus de l’action

importante qu’elle mène en

faveur du développement

durable du territoire, Aithex

joue également un rôle crucial

dans le domaine social. Une

vingtaine de personnes, bénéficiaires

du RSA 1 ou de l’ASS 2 ,

demandeurs d’emploi de longue

durée, jeunes en difficulté,

personnes handicapées, sont

aujourd’hui employées et

accompagnées par l’association

dans le cadre de contrats

aidés. Ces raisons expliquent

le soutien financier apporté

par de nombreux partenaires

dont celui du Conseil général

qui, en 2011, a versé 46 920 €

à l’association au titre de

l’aide à l’encadrement.

+

Pour en savoir plus

AITHEX

61, route de Meyvillers

88120 Saint-Amé

Tél. : 03 29 61 71 61

Fax : 03 29 24 89 43

www.aithex-vosges.com

1 Revenu de Solidarité Active

2 Allocation de Solidarité Spécifique

n°39 - automne 2012

19


du côté de chez nous

Brèves

Brèves

Le Centre de

Planification d’Epinal

a déménagé

Le Centre de Planification

et d’Education Familiale

(CPEF) d’Epinal

jusqu’alors installé dans

les locaux de l’hôpital et

du service gynécologie/

maternité vous accueille

désormais à la Maison

Saint-Jean 31, rue Thiers

à Epinal.

Infos pratiques :

Accueil au 03 29 33 07 68

Consultation les lundis

et mercredis après-midi

(03 29 68 43 54) - les

autres jours à la Direction

des Interventions

Sociales à Epinal ville

(03 29 29 86 50) ou au

Plateau de la justice

(03 29 34 31 94)

Facebook voit aussi

la vie en Vosges !

La fanpage facebook

« Je Vois la Vie en Vosges »

vient de fêter son 2 e

anniversaire et prend du

galon avec bientôt 4 800

fans. Créée pour assurer

la promotion des Vosges

en relayant une image

dynamique, attractive

et sympathique du

département, elle utilise un

ton décalé, drôle et touche

ses utilisateurs (touristes,

chef d’entreprises,

retraités, vosgiens,...)

avec des messages tout

en légèreté. L’internaute

devient un acteur direct de

l’animation, il est consulté

pour des questions

stratégiques, publie ses

photos, participe à des

concours /quizz et se

prête au jeu avec plaisir !

EHPAD de Neufchâteau : lancement

du chantier le plus important des Vosges

Le coup d’envoi des travaux de reconstruction du nouvel Etablissement

d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) de

Neufchâteau a été donné le 29 juin dernier.

Au terme des travaux, la capacité de

l’établissement s’élèvera à 144 lits

plus 6 places d’accueil de jour dont :

• 115 lits d’hébergement permanent

pour personnes âgées dépendantes,

• 5 lits d’hébergement temporaire pour

personnes âgées dépendantes,

• 24 lits dans 2 Unités de Vie Protégée

dédiées à l’accueil de personnes

atteintes de la maladie d’Alzheimer et

de maladies apparentées, afin de préserver

au maximum leur autonomie et

leur sécurité.

Les 6 places d’accueil de jour, déjà ouvertes

dans la structure actuelle depuis le 2 mai 2011,

offriront la possibilité d’une prise en charge journalière

tout en soulageant les aidants familiaux.

Cette nouvelle résidence devrait être livrée fin

2014.

Afin de limiter l’impact du coût des travaux sur

les tarifs à la charge des résidents, le Conseil

général accompagne volontairement depuis

plus de 20 ans la création ou la restructuration

des établissements d’hébergement pour personnes

âgées, sous la forme de subventions à

l’investissement.

Cette opération dont le montant estimé

s’élève à 14 771 046 e TTC sera ainsi subventionnée

à 40% par le Conseil général.

Première pierre au Foyer Forfelet

Au printemps prochain, la maison de retraite

« Le Foyer Forfelet » située à Corcieux bénéficiera

d’un nouveau bâtiment.

Au terme des travaux, la capacité de l’établissement

sera portée à 51 lits (extension de

15 places) plus 2 places d’accueil de jour dont :

• 36 lits d’hébergement permanent pour personnes

âgées dépendantes,

• 1 lit d’hébergement temporaire pour personnes

âgées dépendantes,

• 14 lits d’hébergement permanent en Unité de

Vie Protégée dédiés à l’accueil de personnes

atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de maladies

apparentées afin de préserver au maximum

leur autonomie et leur sécurité.

• 2 places d’accueil de jour au sein de cette

Unité de Vie Protégée.

Cette opération, d’un coût global de

5 057 019 € TTC, sera subventionnée

à 40% par le Conseil général.

20

Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012


jeunes

Podium

Art, littérature, sciences, sport, métiers d’art ou de bouche…

Dans de multiples domaines, de jeunes Vosgiens se sont

récemment distingués. « Vivre les Vosges ensemble » a choisi

d’ouvrir ses colonnes à ceux qui portent haut les couleurs de

notre département.

L’Europe à l’honneur

Pour la 4 e année consécutive, le Conseil général, en partenariat

avec la DAREIC (Délégation Académique aux Relations Européennes,

Internationales et à la Coopération) du Rectorat de l’Académie

de Nancy – Metz, a mis l’Europe à l’honneur.

En juin dernier, les élèves de 3 e des collèges de La Haie Griselle (Gérardmer),

Maurice Barrès (Charmes) et de Jean Montemont (Ruptsur-Moselle)

se sont ainsi retrouvés à Epinal, à l’Hôtel du Département,

pour présenter le fruit de leur travail basé sur la mobilité des

étudiants au sein de l’Union européenne et les bienfaits que celle-ci

peut représenter pour les étudiants européens, et notamment les

étudiants vosgiens. Michèle Weltzer, Inspectrice d’Académie, des

représentants du Rectorat, Guy Martinache, Vice-président délégué

aux collèges et Simon Leclerc, Vice-président délégué à l’évaluation,

à la prospective 2014 et aux affaires européennes, assistaient

à cette présentation.

Vive la lecture

Avec la rentrée, les jeunes ont

remis le nez dans les livres…

La Mission Jeunes rappelle à

cette occasion que les porteurs

de la carte ZAP + 88 2012 bénéficient

de 5 chèques de 5 e destinés

à l’achat d’ouvrages (hors manuels scolaires et dictionnaires),

auxquels s’ajoutent 5 % de réduction offerts par les partenaires libraires.

Reportez-vous à vos livrets-chéquiers pour connaître la liste

des 34 librairies qui se sont engagées dans un partenariat avec le

Conseil général !

+

Pour en savoir plus sur la carte ZAP+88

contactez la Mission Jeunes

12, rue de la Préfecture à Epinal

Courriel : mission-jeunes@cg88.fr

Tél : 03 29 29 89 59, www.vosges.fr

Léo Mangeolle, 16 ans élève de 1 e S au lycée André Malraux

de Remiremont, médaille d’or du concours Geosciences

au niveau national. Classé second au niveau international,

il représentera la France lors de la finale mondiale qui

se tiendra à Buenos Aires (Argentine) en octobre. Citons

également Stéphane Toussaint et Charly Perrin, classés

respectivement 9 e et 12 e de ce même concours permettant

ainsi au lycée romarimontain de se hisser au 1 er rang des

établissements lorrains.

10 élèves du lycée Pierre Gilles de Gennes de Gérardmer

dont le prototype baptisé « Colibri » termine à la 22 e place du

classement général au « Schell Eco Marathon 2012 » qui a réuni

à Rotterdam des équipes issues de toute l’Europe. Grâce aux

517 km parcourus avec 1 litre d’essence, l’équipe vosgienne

se classe 8 e de la catégorie « School » et 1 e des établissements

scolaires lorrains.

Arthur Todeschini et Clément Wagner, 16 ans, qui préparent

un CAP ébénisterie au lycée Pierre et Marie Curie, section

enseignement professionnel du Haut de Bellieu à Neufchâteau,

sont médaillés d’argent au concours des meilleurs apprentis

de France. Clément décroche la médaille régionale, Arthur la

médaille départementale.

Les écoliers de Liffol-le-Grand vainqueurs de la 6 e finale des

Olympiades de la sécurité routière organisée par la Préfecture

des Vosges et l’Education nationale.

Marion Freine, 23 ans, originaire de Saint-Dié-des-Vosges

sacrée meilleure apprentie de France dans la catégorie vitrail.

Charlotte Lamontagne, élève de 5 e au collège Notre-Dame

de la Providence à Saint-Dié-des-Vosges, vice-championne

de France de VTT UGSEL (Union Générale Sportive de

l’Enseignement Libre).

Deux Vosgiens sur la plus haute marche du podium au concours

régional du meilleur apprenti de Lorraine : Bruno Didier-

Laurent dans la catégorie charcutier-traiteur et Dylan Mouhot

dans la catégorie boucherie.

Les dix Vosgiens lauréats des sélections régionales des

Olympiades des métiers :

Brandon Scheuer (CFA Pôle métiers à Epinal), catégorie

peinture auto, Baptiste Monnet (LPR Le Chesnois à Bainsles-Bains),

motocycles et cycles, Maxime Thouvignon (CFA

« Patrimoine architectural » à Remiremont), taille et pierre, Cyril

Sachot (CFA « BTP » d’Arches), menuiserie, Bastien Arnould

(CFA « BTP » d’Arches), charpente, Teddy Annette (LPR Marcel

Goulette à Charmes), miroiterie, Dylan Bigeon (CFA de Liffol-le-

Grand), ébénisterie, Vivien Husson (LPR Pierre Mendès France

à Epinal), DAO (Dessin Assisté par Ordinateur) dessin-industriel,

Samantha Rouhier (CFA pôle métiers à Epinal), coiffure, Alicia

Fleurot (CFA Pôle métiers à Epinal), esthétique, représenteront

la Lorraine lors de la finale nationale qui se tiendra du 22 au 26

novembre à Clermond-Ferrand.

Si vous connaissez des jeunes Vosgiens susceptibles d’être mentionnés

dans cette rubrique, n’hésitez pas à le faire savoir à la rédaction

de « Vivre les Vosges ensemble » par téléphone au 03 29 29 87 30

ou par courriel (publication @cg88.fr) avant le 20 octobre 2012 pour

une parution dans le numéro d’hiver.

Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012

21


jeunes

Du 16 au 26 mai,

25 adolescents

vosgiens ont exposé

leurs « images »

au centre culturel

d’Epinal. Travaux

graphiques, photos

ou vidéos, ces

autoportraits sont

l’aboutissement

d’un projet éducatif

imaginé par le Service

Territorial Educatif

de Milieu Ouvert

(STEMO) d’Epinal.


Autoportraits d’adolescents

À leur image

C

’est en décembre dernier, au sein des ateliers

du Musée de l’Image, que l’aventure

artistique de ces 25 jeunes en difficulté a commencé.

Au programme des quatre sessions de

trois jours consécutifs : la visite de l’exposition

permanente du musée (une première pour certains

jeunes peu habitués à fréquenter un lieu

culturel) et des exercices ludiques sur le thème

de la création et de l’image. Résultat : une trentaine

d’autoportraits exposés au public. Des

portraits qui en disent long sur leurs auteurs…

Ils se racontent…

En utilisant des supports et des techniques

graphiques variés, chacun a beaucoup donné

de lui… Sans prétention d’artiste, ils se sont

racontés, se sont révélés. Certains ont même

commencé à laisser libre cours à leur imagination.

« Seulement commencé » précise Patrick

Le Flécher, éducateur à l’initiative du projet

« car parler de soi reste quelque chose de difficile

pour ces jeunes. Même à travers un média

qui devrait mettre leur histoire à distance, se

dévoiler engage et peut paraître risqué. S’exposer

c’était « suicidaire » pour reprendre le

mot de l’un d’entre eux».

Ces jeunes, pris en charge par différents services

et établissements éducatifs vosgiens,

ont connu pour beaucoup d’entre eux des parcours

de vie chaotiques, ponctués d’échecs et

entachés de carences affectives ou éducatives

plus ou moins marquées. Ils ont donc en effet

la plupart du temps une image altérée ou fortement

dégradée d’eux-mêmes et leur relation

à l’autre reste souvent difficile. En les invitant

à réfléchir sur leur identité, leur image et celle

qu’ils voulaient donner aux autres, le projet

« Images de soi » leur a permis d’exprimer

leurs émotions, de partager avec d’autres des

moments de vie, de restaurer une image positive

auprès de leur famille et de leur entourage…

bref d’exister.

Portée par le Service de la Protection Judiciaire

de la Jeunesse (PJJ) des Vosges

et organisée en collaboration avec le Musée

de l’Image et le Centre Léo Lagrange

d’Epinal, « Images de soi » auquel 7 établissements

ou services éducatifs du secteur

public associatif ou de la prévention

spécialisée ont participé, a reçu le soutien

de la Direction Régionale de l’Action

Culturelle. (DRAC).

Plusieurs jeunes suivis par le dispositif de

soutien aux situations difficiles (D2SD), service

éducatif du Conseil général ont participé

au projet « Images de soi ». il a constitué

un support de médiation éducative et d’aide

à la relation.

22

Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012


à vous de jouer

Mots fléchés

(de Philippe Imbert)

Gagnez une radio dynamo

Regroupez les six lettres dans les cases ayant un astérisque,

et une fois mises dans le bon ordre, découvrez le mot mystère.

C’est seulement jeune et chevelu qu’il peut être consommé :

Jeu concours Trouvez le mot

mystère et gagnez une radio dynamo

[ Avant le 31 octobre ]

Envoyez votre réponse sur carte postale ou sur papier

libre avant le 31 octobre 2012 à minuit (le cachet de la

poste faisant foi) au Conseil général des Vosges – Direction

de l’Information, de la Communication et du Marketing

- 8, rue de la Préfecture - 88088 Epinal cedex 9

- en indiquant en lettres capitales vos nom, prénom et

adresse précise.

50 bonnes réponses seront tirées au sort et gagneront

une radio dynamo aux couleurs du Département d’une

valeur d’environ 18 e.

Ce concours est ouvert à toutes les personnes qui reçoivent

le magazine «Vivre les Vosges ensemble » dans

leurs boîtes aux lettres à l’exception des élus et du personnel

du Conseil général des Vosges. Il est par ailleurs

limité à une seule participation par foyer (même nom,

même adresse).

Le règlement est déposé chez Maître Fleschen, huissier

de justice, 26 rue Thiers à Epinal. Il peut être envoyé gratuitement

sur demande adressée au Conseil général des

Vosges, Direction de l’Information, de la Communication

et du Marketing, 8, rue de la Préfecture – 88088 Epinal

Cedex 9 et être consulté sur le site Internet www.vosges.fr

Ils ont

gagné le kit

« Domremy 2012 »

Le mot mystère caché dans le

jeu publié dans le numéro d’été

était ABIES ALBA. A l’issue d’un

tirage au sort effectué le 9 août

par Maître Fleschen, huissier de

justice à Epinal parmi les 305

bonnes réponses reçues, ont été

déclarés gagnants :

Marie-Odile ARNOLD

(HENNECOURT) ; Bertrand AUBRY

(PADOUX) ; Isabelle BLAISE

(JEANMENIL) ; Céline BRESSON

(CONTREXEVILLE) ; Blandine

CATTEAU (FREBECOURT) ; Yvan

CHANEL (SANCHEY) ; Nicole

CLAUDEL (LA BRESSE) ; Andrée

CLAVIER (LAFAUCHE (52700)) ;

Françoise CLERGET-SELLIER

(SAINT-NABORD) ; Jean-Marie

COLLIN (RAMECOURT) ; René

COLLIN (POUSSAY) ; Thierry

COLNET (POUSSAY) ; Gilbert

DAVAL (LE MENIL) ; Yolande

DAVAL (LE VAL D’AJOL) ; Claire

DAVRIL (NEUFCHATEAU) ; Mandy

DEBRIENNE (POMPIERRE) ; Eliane

DELASSAUX (VITTEL) ; Bernadette

DESCHASEAUX (GOLBEY) ;

Christophe DIDELOT (DOMBROT-

LE-SEC) ; Océane DRAPIER

(SOULOSSE-SOUS-SAINT-ELOPHE) ;

Jean-Daniel EIGLE (MOUSSEY) ;

Christiane EMBARK (VITTEL) ; Virgile

ETIENNE (THAON-LES-VOSGES) ;

Odile FERRARI (GERARDMER) ;

Arnaud FRESSE (BONVILLET) ;

Daniel GASCARD (CHARMES) ;

André GEHIN (HADOL) ; Marie

GRANDEMANGE (FOMEREY) ;

Corinne GRANDIDIER (REMOMEIX) ;

Annick GROSSI (ARCHES) ; Mireille

GROSSIR (XERTIGNY) ; Martial

GUENIOT (DOMBROT-LE-SEC) ;

Jean-Paul GURY (NEUFCHATEAU) ;

Arlette HAMAND (POMPIERRE) ;

Jean-Marie HUMBERTCLAUDE

(LA BRESSE) ; Gilles KIEFFER

(XERTIGNY) ; Gérard LALLEMENT

(MORIVILLE) ; Mireille LAPREVOTTE

(SAUVILLE) ; Marie-Noëlle LEPAUL

(LE VAL D’AJOL) ; Alain LOUIS

(GOLBEY) ; Marie-Madeleine

LOUIS (REMIREMONT) ; Sébastien

PETIT (XERTIGNY) ; Marc RABEAU

(GOLBEY) ; Claudine SCHNEIDER

(ARCHETTES) ; Marie-Cécile

SOULARD (EPINAL) ; Paul STEVENEL

(SAINT-DIE-DES-VOSGES) ; Georges

VERCELOT (GIRMONT) ; Agnès

VILLECHENOUX (MONTHUREUX-

SUR-SAONE) ; Mathilde VINCENT

(THAON-LES-VOSGES) ; Isabelle

VIRY (SAINT-NABORD).

Bravo à tous.

Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012

23


gourmandises

Recette

d’automne…

Crumble aux poires

Passe-Crassane et miel de sapin

de Didier Simonet, chef de cuisine au Conseil général

Facile

Économique

Ingrédients (pour 6 personnes) :

• 2 poires Passe-Crassane

• 1 citron jaune

• 50 g de miel de sapin

• 80 g de beurre

• 80 g de poudre d’amande

• 80 g de farine

Préparation :

• 80 g de sucre roux en poudre

• 1 pincée de cannelle en poudre

• 4 jaunes d’œufs

• 300 g de crème liquide

• 50 g de sucre semoule

• 20 g de sucre glace

Les fruits : Epluchez les poires, épépinez-les et fendez chacune en 12 quartiers. Arrosez-les

d’un filet de jus de citron pour éviter qu’elles ne noircissent. Chauffez 50 g de

miel dans une poêle antiadhésive. Ajoutez les quartiers de poires. Laissez-les dorer sur

toutes les faces, puis les confire doucement en les retournant délicatement afin de bien

les enrober de miel. Piquez la pointe du couteau dans un quartier pour vérifier la cuisson

(la pointe ne doit pas rencontrer de résistance), enlevez-les de la poêle pour les faire

égoutter dans une passoire.

Le crumble : Travaillez dans un saladier à l’aide d’une spatule le beurre en pommade,

ajoutez le sucre roux, la poudre d’amande, mélangez puis incorporez la farine, une pincée

de cannelle. La pâte obtenue doit être friable. Réservez-la 30 mn au réfrigérateur (vous

pouvez la préparer la veille).

Le flan : Préchauffez le four à 170 °C. Fouettez 4 jaunes d’œufs avec 50 g de sucre semoule

(sans blanchir le mélange), puis ajoutez la crème liquide. Répartissez les poires dans

des petits plats individuels ronds de 14 cm de diamètre, puis versez le flan, glissez les

moules dans le four à mi-hauteur durant environ 10 mn. Piquez la lame du couteau dans le

flan pour vérifier la cuisson. La lame doit être sèche.

Sortez les moules, laissez les flans refroidir quelques heures à température ambiante. Au

moment de servir, réglez le four en position grill. Emiettez grossièrement le crumble froid,

répartissez-le sur les flans, glissez-les quelques minutes au four pour les faire « gratiner ».

Laissez tiédir avant de servir en saupoudrant légèrement de sucre glace.

24 Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012


découverte

Partez à la découverte du massif forestier

du Bois du Rey, véritable patchwork de

couleurs, piqueté de nombreux étangs…

Les sources

du Rey

Vous débuterez cette randonnée en

face de l’auberge le « Ché No » en suivant

la route de Saint-Vallier (balisée

cercle jaune nommée Circuit du Rey)

qui quitte le Girmont-Val d’Ajol. Après

l’auberge Saint-Vallier, poursuivez

vers la crête surplombant le hameau

du Haut-du-Mont par un chemin herbeux.

Continuez sous le couvert de

la forêt de résineux jusqu’à la route

bitumée. De là, remontez à gauche

jusqu’au hameau de Sauceley à 499

mètres d’altitude.

Après la deuxième maison, prenez, à

gauche, un chemin bordé de noisetiers,

de jeunes sapins et d’érables. Une fois

en haut, profitez de la vue sur le vallon

de la Houssière et sur la ferme de la

Heutotte. Le sentier file jusqu’à la propriété

privée, où vous devrez bifurquer

à gauche, à l’entrée de la cour, sur un

petit chemin en lisière de forêt des Bois

du Rey. Continuez jusqu’à l’approche

du hameau du Haut-du-Repois. Vous

constaterez que l’eau est omniprésente

tout au long de votre parcours,

avec des sources d’eau claire… des

zones humides, recouvertes des végétaux

typiques des tourbières.

A 527 mètres d’altitude, vous atteindrez

le Hameau du Haut-du-Repois. Continuez

en direction de Rapaumont et de

son belvédère par un tronçon de route

bitumée toujours balisé cercle jaune.

S’ensuit alors une belle allée, bordée

de bois blanc à hauteur d’une ferme

privée. Contournez-la par la gauche.

De la route en corniche profitez de la

vue remarquable sur toute la vallée

de la Combeauté. Une fois le hameau

de Rapaumont traversé, poursuivez à

l’intersection des quatre chemins et

remontez sur 2 kilomètres au travers

de la forêt du Bois du Rey. Le sentier

quitte ensuite la voie forestière pour

s’engager vers le hameau du Beuny

que vous traverserez pour rejoindre la

route de Saint-Vallier. Revenez à votre

point de départ en empruntant la route

à gauche…

La boucle est bouclée.

Sentier de mémoire

de la vallée du Hure

Sur la cote 627 de la Fontenelle à Ban-de-Sapt,

venez découvrir le lieu de mémoire,

théâtre de combats lors de la guerre 1914 - 1918.

Des combats…

Dès le 12 septembre 1914, le front est

fixé sur la colline de la Fontenelle. Les

Français possèdent le sommet et les Allemands

sont accrochés sur le flanc Est. Le

23 juin 1915, profitant de l’absence des

troupes, les soldats allemands déclenchent

une vaste offensive leur permettant

de conquérir la totalité du sommet.

Les 8 et 23 juillet suivants, de violentes

contre-attaques permettent aux troupes

françaises de récupérer l’ensemble de la

colline et de faire près de 1 500 prisonniers.

Dès lors, une guerre de mines s’engage.

Les Français ont l’avantage car ils possèdent

la totalité du massif de l’Ormont.

Une multitude de structures en pierres

servent d’observatoires, abritant des

pièces d’artillerie ou des locaux techniques

taillés dans les roches.


… subsistent les vestiges

Même si la nécropole de la Fontenelle

a comblé, en 1919, les tranchées et les

entonnoirs de mines, le bouleversement

alentour témoigne encore de la violence

des combats et constitue un riche panel

de la diversité des témoignages de la

Grande Guerre dans les Vosges.

Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012

25


Les sources du Rey

Départ

Point d’information au centre

du Girmont - Val d’Ajol.

Balisage

Cercle jaune au trait jaune N°19

Distance 13 km

Durée 4h

Dénivelé

découverte

300 m

vers

le Faymont

le Repois

la Houssière

les Haies Vallées

les Quatres Vents

le Haut du Mont

le Sauceley

la Heutotte

le Beuny

D 83

Girmont-Val-d’Ajol

Départ et Arrivée

Etang de l’Homme

Corfaing

Le balisage

Les circuits pédestres sont

balisés par des panneaux

directionnels et des symboles

de couleur et de forme géométrique,

posés par les sections

du Club Vosgien, les Syndicats

d’initiative, l’Office National des

Forêts. Ces marques rendent le

massif et la plaine accessibles

aux promeneurs et randonneurs.

Les sentiers de Grande

Randonnée balisés par le Club

Vosgien sont matérialisés par

des rectangles monocolores.

info@club-vosgien.com

www.club-vosgien.com

IGN Top 25 3519

OT Remiremont/

Plombières-les-Bains

vers

le Val-d’Ajol

le Tassier

Rapaumont

Fain du Rey

Bois du Rey

Ces informations

n'ont pas vocation à

remplacer des cartes

topographiques,

topo-guide ou autres

publications locales

que nous vous invitons

à vous procurer.

Source des informations :

Vosges Développement, guide « Promenons-nous dans les Vosges » - Rédacteur-photographe : Olivier Frimat, Agence Lézard Vert

Sentier de mémoire de la vallée du Hure

L’histoire de trois soldats défile tout au long du

sentier de la mémoire «Les lignes de front». De la

nécropole nationale de la Fontenelle part le sentier

de la ligne de front permettant de relier les différentes

étapes de la guerre et de découvrir ainsi

les nombreux vestiges. Balisé sur une vingtaine

de kilomètres, ce sentier est décomposé en 3 histoires

: française, américaine et allemande.

La 1 ère partie, appelée « Front et arrière-front français

» (histoire française), court du cimetière de

la Fontenelle au carré militaire de Saint-Jeand’Ormont,

la seconde, la «Guerre des observatoires»

(histoire américaine), du centre du village

de Saint-Jean-d’Ormont au col d’Hermanpaire

en passant par la crête de l’Ormont et la troisième,

« Traces de la Grande Guerre » (histoire

allemande), du col d’Hermanpaire au cimetière

de la Fontenelle en passant par les hameaux du

Fraiteux et de Launois.

Le balisage et l’entretien sont réalisés par les bénévoles de la «Commission

Tourisme» et par la participation des jeunes volontaires lors des chantiers

internationaux organisés par ECL (Etude et Chantiers Lorraine).

Plus d’infos

Circuit libre de 28 kilomètres

Balisage : casque Adrian,

bornes et panneaux didactiques

Distance : 20 km

Visite guidée possible sur réservation

auprès de la Communauté de

communes de la vallée du Hure

14, rue Colonel Dayet

88210 Saint-Jean-d’Ormont

Tél. : 03 29 58 98 50

Fax : 03 29 58 03 08

Site Internet : http://valduhure.com

Courriel : contact@valduhure.com

Et auprès de l’Office du Tourisme du Pays des Abbayes

18 place Dom Calmet 88210 Senones

Tél. : 03 29 57 91 03 - fax : 03 29 57 83 95

Site internet : www.paysdesabbayes.com

Courriel : ot-senones@wanadoo.fr


26

Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012


portrait

Patrick Laurent,

Président de la SEMHV

« Pas de champignons,

pas de forêts ! »

« Dans les Vosges, dix

champignons sont connus,

comestibles, excellents »:

cèpes, girolles, bolets,

chanterelles, trompettes,

pleurottes, mousserons,

petits gris, pieds bleus, etc.

« Une vingtaine valent la

casserole. Les autres sont

à contempler. Mais tous,

y compris les toxiques,

ont un rôle incontournable

dans la nature». Patrick

Laurent, incontestable

« monsieur champignons »

du massif vosgien,

a une connaissance

encyclopédique des

5 473 espèces répertoriées

dans le département. Mais

il sait en trois phrases

résumer son savoir et son

action pour le profane,

mycophage d’occasion,

afin de ne pas l’égarer.

Liste rouge

L’exceptionnelle réserve de champignons

que sont les Vosges fait actuellement l’objet

d’études et d’inventaire de la Société d’Etudes

Mycologiques des Hautes-Vosges (SEMHV)

qu’il préside. Sur les sols calcaires de la région

de Neufchâteau et ceux, plus acides, du secteur

de Saint-Dié-des-Vosges, les pluies abondantes

donnent vie à un riche patrimoine fongique (du

latin fungus, champignon) très caractéristique

de la biodiversité vosgienne, explique-t-il. La

connaissance et la sauvegarde de ce riche patrimoine

nourrissent la passion et l’action quotidienne

de Patrick Laurent. Contrexévillois de

naissance, installé aujourd’hui à Wisembach,

il œuvre avec ses collègues mycologues. Pour

le Conservatoire des Sites alsaciens mais aussi

pour d’autres institutions, dont le Conseil général

des Vosges, afin d’élaborer un inventaire

et « une liste rouge » des champignons remarquables,

rares et vulnérables, autrement dit

menacés par les activités et les loisirs humains.

Un inventaire et une liste rouge dont l’édition

est prévue au cours du premier semestre 2013.

Mais sa réputation le conduit également dans

les Landes pour des inventaires, et ses publications

spécialisées font désormais autorité dans

ce milieu mycologique où, curieusement, les

militants ne sont pas légion alors qu’ils sont des

dizaines de milliers en Italie...

Humus

Au delà de la valeur patrimoniale des champignons,

de ces travaux savants sur les espèces

« parapluie », « déterminantes » et «caractéristiques»

représentant un intérêt écologique

identifié, Patrick Laurent et ses 17 collègues

de la SEMHV, dont 6 font partie de sa Station-

Laboratoire, font aussi œuvre pédagogique.

Salons, expositions et conférences sont nombreux

et le public attentif. « Pas de champignons,

pas de forêts », dit volontiers Patrick

Laurent, expliquant comment le champignon

se nourrit de substances inertes qu’il décompose,

et comment une intense activité fongique

est essentielle pour la création de l’Humus.

Le champignon, meilleur ami de la forêt et donc

de l’homme ? Attention. S’il est d’une faible valeur

nutritionnelle (80 à 90% d’eau) mais riche

en vitamines, si ses applications dans l’agroalimentaire

et la pharmacie (antibiotiques) sont

importantes, il sait être malfaisant. Sans parler

de la mortelle amanite phalloïde, que feu le Dr

Bastien de Remiremont n’est pas parvenu à

neutraliser, évoquons la moins connue «mérule».

Ce polypore puissant et dangereux, peut

semer la panique, percer murs et cloisons et

détruire une maison. Alertés par de nombreux

organismes et entreprises du bâtiment pour

des consultations et diagnostics, Patrick Laurent

et ses collègues le constatent : la mérule

arrive et prolifère dans l’Est.

Claude Duvoid

Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012

27


culture loisirs sports

La maison natale

de Jeanne labellisée

La maison natale de Jeanne d’Arc, propriété du

Conseil général, fait désormais partie du cercle

très fermé des demeures labellisées « Maisons

des Illustres ».

Au total 171 maisons bénéficient de ce titre prestigieux aujourd’hui.

La bâtisse qui a vu naître La Pucelle il y a 600 ans

rejoint ainsi des demeures aussi célèbres que le château de

Montesquieu, l’appartement de Le Corbusier, la villa Majorelle,

la maison Robert Schuman, la maison Raymond Poincaré

ou La Boisserie…

Ce label décerné par le Ministère de la culture a été créé en

2010 pour mettre en lumière des lieux qui transmettent et

conservent la mémoire d’hommes et de femmes qui les ont

habités ou fréquentés et qui ont marqué l’histoire politique,

sociale et culturelle de la France.

Il est attribué à des maisons ouvertes au moins quarante jours

par an, recevant tout public, notamment les scolaires et les

personnes en situation de handicap.

Une plaque signalétique sera prochainement apposée aux

abords de la maison natale.

Pour en savoir plus : www.culturevosges.fr

Le Tour de France sur

les routes vosgiennes

Le 7 juillet, partis de Tomblaine (Meurthe-et-Moselle), les coureurs

du Tour de France ont emprunté les routes vosgiennes

pour rejoindre la Planche-de-Belle-Filles (Haute-Saône). A

cette occasion, le Conseil général s’est largement mobilisé

pour, d’une part, assurer l’accessibilité et la sécurité du réseau

routier et, d’autre part, promouvoir les attraits touristiques,

culturels et gastronomiques des Vosges. Durant toute

la journée, installé au Col de Grosse Pierre aux côtés de l’Association

des Départements de France et du Conseil général

de la Haute-Saône, le stand vosgien a accueilli des centaines

de visiteurs.

28 Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012


La vie exemplaire du Président Barbier

De Darney à Epinal…

Des Vosges à Paris…

Si Darney a connu depuis la fin de la Première

Guerre mondiale un continuel développement,

c’est en grande partie grâce à André Barbier,

un homme d’action, un homme de devoir aussi

modeste que désintéressé auquel sa ville natale

rend aujourd’hui hommage.

Une vie

politique riche

Sorti diplômé de l’Ecole

Nationale Vétérinaire de

Maisons-Alfort en 1907,

André Barbier revient

dans les Vosges pour

exercer sa profession

en milieu rural, gagnant

rapidement le cœur de

tous les agriculteurs.

Mobilisé en août 1914

en qualité de vétérinairemajor,

il reviendra à la vie

civile le 2 mars 1919.

Porté à la tête de multiples

organisations agricoles

et sociales, il se montre comme un guide particulièrement

écouté, défendant avec ardeur tout ce qui touche aux

problèmes de la terre et à l’amélioration des conditions de vie

des Vosgiens.

à lire

> Histoire

Dom Augustin

Calmet et

l’Abbaye de

Senones,

un milieu

littéraire

Par Aurélie Gérard

Dom Augustin Calmet,

bénédictin lorrain

connu dans toute l’Europe

pour son œuvre littéraire monumentale, est élu à

l’abbatiat de la riche et influente abbaye de Senones,

dans les Vosges, le 9 juillet 1728, ce qui lui permet de

concrétiser toutes ses ambitions. Le monastère, déjà

ouvert sur le monde des lettres par ses prédécesseurs,

accueille l’érudit qui va développer dans ce foyer de spiritualité

toutes les activités propres à un milieu littéraire

éclairé, digne de son temps.

Ed. Dominique Guéniot - 45 e


culture loisirs sports

Fidèle à la mémoire des

volontaires tchécoslovaques,

stationnés à

Darney durant la Grande

Guerre, il fait construire

un monument qui leur

est dédié et aménager

un musée pour faire revivre

leur épopée. En

1938, sa visite officielle

à Prague sera l’illustration

de cette œuvre de

fraternité franco-tchécoslovaque pour laquelle il sera d’ailleurs décoré

de la cravate de Commandeur dans l’Ordre du Lion Blanc.

Découvrez l’exposition sur sa vie et son œuvre au Musée historique

Tchécoslovaque, Place André Barbier à Darney.

Tél : 03 29 09 33 45 (mairie) ou André Poirot (conservateur) : 03 29 09 31 84

pour prendre rendez-vous - Entrée libre

Site internet : www.darney-austerlitz.fr

Les dates de sa vie

• 3 mars 1885 à Darney - 7 avril 1962 à Darney

• Conseiller municipal de Darney de 1919 à 1930

• Maire de Darney de 1930 à 1959

• Conseiller général du canton de Darney de 1919 à 1942

et de 1944 à 1958

• Conseiller départemental des Vosges de 1942 à 1944

• Président du Conseil général des Vosges de 1937 à 1940

et de 1945 à 1953

• Député des Vosges de 1926 à 1932 et de 1945 à 1956

• Sénateur des Vosges de 1934 à 1945

> Littérature jeunesse

Les vers de terre

mangent

des cacahuètes

Par Elisa Géhin

Il y a bien longtemps, les vers

de terre mangeaient exclusivement

des cacahuètes, les

oiseaux mangeaient les vers

de terre qui mangeaient des

cacahuètes et les chats mangeaient

les oiseaux qui mangeaient

des vers de terre qui

mangeaient des cacahuètes. Oui, mais voilà, un jour ce

bel équilibre fut bouleversé par un ver de terre très en

colère qui engloutit un chat. L’illustratrice vosgienne signe

un formidable ouvrage plein d’humour pour les petits à

partir de 4 ans (mais qui plaira aussi aux plus grands !).

Ed. Thierry-Magnier - 18 e

Brèves

La Plume de Vair 2012

décernée à Frédérique Volot

C’est à Mandres-sur-Vair que l’auteur du « Rucher

du Père Voirnot » édité aux Presses de la Cité,

a reçu son trophée des mains de Daniel Thiriat,

maire du village. Ce prix littéraire créé en 1986 par

la Fédération départementale des Foyers ruraux

des Vosges et la commune de Mandres-sur-Vair

récompense une œuvre dont l’action se déroule

en Lorraine.

Si vous souhaitez participer à la prochaine édition,

renseignez-vous auprès de la Mairie – 110,

rue Mâchoit – 88800 Mandres-sur-Vair. La date

limite d’inscription est fixée au 15 mars 2013.

Vibes en Vosges :

Résidence Franck Tortiller,

concerts et master-classe

Après les résidences de Jean-Christophe Cholet

et Carlo Rizzo, c’est au tour de Franck Tortiller

de s’installer dans les Vosges pour deux années.

Accueilli par Vosges Arts Vivants, ce jazzman, vibraphoniste

poursuivra le travail débuté par ses

prédécesseurs autour du jazz et des musiques

improvisées à destination des musiciens amateurs

et professionnels du département et du tout

public. Durant cette résidence, différents projets

vont voir le jour dont 2 créations pour batteriefanfare

et harmonie ainsi qu’une création pour le

Grand Format Jazz de Jeunes des Vosges. Cet

ensemble amateur regroupe une douzaine de

jeunes entre 15 et 20 ans passionnés par le jazz.

Après avoir répété pendant de longs mois ces

pièces spécialement créées pour eux par Franck

Tortiller, le Grand Format et l’ochestre de l’Union

Vosgienne de Batteries-Fanfares présenteront le

fruit de leur travail le 20 octobre 2012 à 20h30 au

centre culturel de Remiremont. Dans ce cadre,

une master-classe est également organisée les

20 et 21 octobre à Remiremont.

Pour en en savoir plus,

connectez-vous sur www.vosgesartsvivants.fr

> Polar

Magie Noire à Paris

Par Nathalie Rouyer

Jeune journaliste, fiancée à un officier de la police judiciaire, Malou la Parisienne,

obtient enfin la place dont elle rêvait au sein d’un grand quotidien en ligne. Mais

elle croise le chemin de Louna, une étrange jeune femme africaine suspectée d’un

meurtre sordide et découvre que leurs destins sont étroitement liés. Dès lors, la vie de

Malou bascule et, pour échapper à la folie sanguinaire d’un sorcier maléfique, elle se

lance dans une folle épopée au cœur de la capitale...

Avec ce septième roman, l’auteur, professeur des écoles à Mirecourt, nous emmène

dans les entrailles de Paris et de sa région, au rythme effréné des tamtams et de la

toute puissante Magie Noire…

Ed. Rebelyne - 20 e

Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012

29


culture loisirs sports

Pourquoi partentils

pour une terre si

lointaine ? Quelles

relations économiques

entretiennent les

Vosges et l’Algérie ?

Quelle est la réalité

de la guerre d’Algérie

hors des lieux

de combats ?

Itinéraires croisés,

Vosges-Algérie / Algérie-Vosges 1830-1970

Cinquante ans après la signature des accords

d’Evian, la nouvelle exposition présentée aux

Archives départementales du 23 novembre au

23 février prochains, éclaire d’un jour nouveau

les liens très forts qu’entretiennent la France

et plus particulièrement les Vosges et l’Algérie.

Devenue colonie française en 1830, l’Algérie

attire de nombreux Français et les Vosgiens

ne sont pas les derniers à s’y installer.

Pour ces premiers colons et ceux qui suivront,

la vie en Algérie n’est pourtant pas

toujours aussi rose que le suggéraient les

propositions faites par l’Etat. Cependant,

que ce soit pour des raisons économiques,

judiciaires ou personnelles, jusqu’à la 2 nde

guerre mondiale, les implantations en Algérie

vont bon train. Puis le mouvement

s’inverse. Dans la douleur, « les pieds noirs

» rentrent en France et dans les Vosges.

Ils seront bientôt rejoints dans les années

1960-1970, par d’autres expatriés, les Algériens

dont l’industrie textile vosgienne

alors florissante a tant besoin.

C’est tout cet environnement, ces liens aussi

riches que complexes que les Archives départementales

vous invitent à explorer au travers

d’une rétrospective où se mêlent histoires familiales,

histoire locale, nationale et internationale.

+

Du 23 novembre 2012

au 23 février 2013

Archives départementales des Vosges

4, avenue Pierre Blanck - Parc économique

du Saut-le-Cerf à Epinal

Ouverture du lundi au vendredi de 8h30 à

17h30 et les samedis de 8h30 à 12h30

Renseignements auprès de Nicole Roux

au 03 29 81 80 70

Courriel : vosges-archives@cg88.fr

Un catalogue d’exposition

Un catalogue très documenté accompagne

l’exposition. L’ouvrage, illustré de documents

d’archives, manuscrits, affiches, cartes et

photographies est enrichi de textes synthétiques

ou d’essais ainsi que des témoignages

de familles vosgiennes et algériennes.

120 p quadri - Isbn : 978-2-86088-082-4

Prix : 15 e

Disponible auprès des Archives départementales

Des animations

Autour de cette exposition, de nombreuses

conférences et animations sont

proposées. Programme disponible sur

le site des Archives départementales :

www.vosges-archives.com

Renseignements au 03 29 81 80 70

à lire

> Roman

Henry de Balzac (1807-1858)

enfant de l’amour

Par Michel Thouillot

Comment exister quand on est le frère cadet de l’immense

auteur de « La Comédie humaine » ? Henry

de Balzac (1807-1858) se lance dans l’aventure coloniale pour tenter

de se réaliser. L’action se déroule principalement dans l’Océan Indien,

à l’époque de l’esclavage, puis de son abolition : là s’inscrit la destinée

d’Henry de Balzac, ballotté et dépassé par l’Histoire. N’était-il pas voué

dès sa naissance à trahir les rêves des siens ? Michel Thouillot, auteur

d’origine mirecurtienne, signe ici un roman sensible et attachant.

Ed. L’Harmattan - 27,50 e

30 Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012

> Roman

Jeanne d’Arc

racontée aux enfants

Par Raphaël Dargent

Dans cet ouvrage, vous découvrirez la

vie de Jeanne d’Arc racontée aux enfants

: écriture adaptée, illustrations de

scènes historiques, photographies, reproductions

de tableaux. Le CD reprend

différentes scènes de la vie de Jeanne

d’Arc racontée aux enfants, par exemple : «Eté 1425,

Jeanne entend ses voix». Chaque scène, interprétée par des

comédiens, est agrémentée de bruitages, ainsi que d’extraits

musicaux du groupe médiéval Hauvoy.

Ed. Eveil et Découvertes - 19,95 e


culture loisirs sports

→ Zoom

La Guerre d’Algérie

Il y a cinquante ans, le 18 mars

1962 très exactement, la signature

des accords d’Evian mettait fin à

132 années de présence française

en Algérie. Retour sur un épisode

douloureux de notre histoire...

A la fin de la seconde guerre mondiale, en Algérie

comme un peu partout dans le monde, les

peuples ont soif d’indépendance. Cette volonté

d’émancipation provoque agitation et soulèvements.

Les 1 er et le 8 mai 1945, des manifestations

nationalistes qui tournent rapidement

à l’émeute armée, éclatent à Sétif et Guelma.

Cette révolte est impitoyablement réprimée.

Face à l’opposition des colons, le gouvernement

de la IV e République ne parvient pas à imposer

les réformes. Dès lors, le soulèvement armé apparaît

aux nationalistes comme la seule solution

pour faire entendre leur voix. En octobre 1954,

Ahmed Ben Bella fonde le Front de Libération

Nationale (FLN), qu’il dote d’une armée.

Le soulèvement

Dans la nuit du 30 octobre au 1 er novembre 1954,

principalement en Basse Kabylie et dans les

Aurès, l’insurrection commence. Une trentaine

d’attaques simultanées sont menées contre des

objectifs militaires et policiers. Bilan : 7 morts.

Mais, ces «événements » ne sont pas encore

perçus comme le début d’une guerre… Alors

que le gouvernement français prône la fermeté,

le FLN multiplie les opérations de guérillas. L’armée

française, dont le rôle est officiellement de

« pacifier » et de « maintenir l’ordre », quadrille

le pays et, dès 1955, y envoie les appelés du

contingent. Une « sale guerre » commence. Excluant

toute idée de séparation, la France refuse

de négocier avec le FLN.

Premières négociations

Ces événements divisent l’opinion française,

tout d’abord majoritairement favorable à la politique

du gouvernement et au maintien de l’Algérie

française. En mai 1958, la IV e République

est abolie. Le général de Gaulle, revenu au

pouvoir, accepte, dès le mois de septembre,

d’entamer des négociations avec le Gouvernement

Provisoire de la République Algérienne

(GPRA) que le FLN vient de créer et lui propose

la « paix des braves ». En janvier 1959, il va

plus loin encore et reconnaît aux Algériens le

droit à l’autodétermination. Malgré l’opposition

de la majorité des colons et d’une partie de

l’armée dont quatre anciens généraux tentent

un putsch en avril 1961, l’idée de l’indépendance

algérienne s’impose peu à peu.

L’Indépendance

Le 18 mars 1962, le gouvernement français

signe avec le GPRA des relevés de conclusion

appelés « accords d’Evian » qui établissent le

cessez-le-feu à compter du 19 mars et reconnaissent

la souveraineté de l’Etat algérien. Ces

accords sont approuvés massivement par les

Français de métropole le 8 avril 1962. Ratifiée

par référendum le 1 er juillet, l’Indépendance de

l’Algérie est proclamée le 3 juillet 1962. Près

d’un million d’Européens et de familles de

Harkis quittent alors l’Algérie pour la France.

Marie-Astrid ZANG

Directrice des Archives départementales

Fonds de

la Manufacture

de Grandes

Orgues de

Rambervillers

(1814-2006)

Répertoire numérique détaillé

de la sous-série 152 J des

Archives départementales

des Vosges » par Mélanie

Gless et Delphine Lelarge.

Ce répertoire numérique détaillé

présente les 28 mètres

linéaires d’archives administratives

et les 3 594 plans de

la prestigieuse Manufacture

de Grandes Orgues de

Rambervillers, classés au titre

des

Archives

historiques

en

1994.

Ed. Conseil général des

Vosges, 2012, 416 p, ISBN

978-2-86088-080-0 – 20 e

Cet ouvrage est en vente aux

Archives départementales

des Vosges - 4 avenue Pierre

Blanck – Parc économique

du Saut-le-Cerf - BP 1002

88050 Epinal - Cedex 09

> Histoire

Histoire du moulin à eau de Rehaincourt (vers 1340-1945)

Par Daniel Chossenot

Cité dès 1340, le moulin à eau situé à l’entrée du village de Rehaincourt était encore en activité vers

1850. Détruit avec une partie de la commune en septembre 1944, il n’en reste plus rien, ni photographie,

ni carte postale… Avec son vaste étang, sa grosse roue à augets, sa tour de surveillance,

l’édifice devait pourtant avoir fière allure ! Voilà qui explique sans doute le fait que le nom de quelques

personnages célèbres demeure attaché à ce petit moulin. « Mais, c’est surtout le nom de Mme de

Graffigny qu’il a été surprenant de trouver cité au détour de deux procès en 1726 » souligne l’auteur.

Que faisaient cette noble dame et son mari, dans ce petit village des Vosges à cette date ? Vous le

découvrirez à la lecture de cet ouvrage très documenté...

En vente chez l’auteur : Daniel Chossenot, 8 rue Thiers, 88000 Epinal.

Prix : 20 e, +5,50 e de port par ouvrage (commande et règlement par chèque au nom de D. Chossenot).

Vivre les Vosges ensemble - n°39 - automne 2012

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