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VICTOR VASARELY<br />

DE l’ŒUVRE PEINT<br />

À l’ŒUVRE ARCHITECTURÉ<br />

EXPOSITION<br />

1/06 18/09 <strong>2013</strong><br />

DOSSIER DE PRESSE


DOSSIER DE PRESSE EXPOSITION «VICTOR VASARELY, DE L’OEUVRE PEINT À L’OEUVRE ARCHITECTURÉ»<br />

FONDATION VASARELY - 1 ER JUIN - 18 SEPTEMBRE <strong>2013</strong><br />

1. TEXTE DE PIERRE VASARELY, PRÉSIDENT DE LA FONDATION VASARELY<br />

2. TEXTE DE JEAN-PAUL AMELINE, COMMISSAIRE DE L’EXPOSITION,<br />

CONSERVATEUR AU MUSÉE NATIONAL D’ART MODERNE, CENTRE GEORGES POMPIDOU, PARIS<br />

3. TEXTE DE CLAUDE PRADEL-LEBAR, ARCHITECTE DPLG, CONSEILLER ARCHITECTURE DE<br />

VICTOR VASARELY ET DIRECTEUR DE LA FONDATION VASARELY DE 1975 À 1982<br />

4. VICTOR VASARELY, PLASTICIEN (1906-1997)<br />

5. LISTE DES PRÊTEURS DE L’EXPOSITION<br />

6. AUTOUR DE L’EXPOSITION<br />

7. INFORMATIONS PRATIQUES<br />

8. ANNEXES<br />

-<br />

Kroa - 140x140x140 cm<br />

Sculpture en aluminium anodisé<br />

1967<br />

Fondation Vasarely - Aix en <strong>Provence</strong><br />

Anne Fourès, Agence Luce


DOSSIER DE PRESSE EXPOSITION «VICTOR VASARELY, DE L’OEUVRE PEINT À L’OEUVRE ARCHITECTURÉ»<br />

FONDATION VASARELY - 1 ER JUIN - 18 SEPTEMBRE <strong>2013</strong><br />

1. TEXTE DE PIERRE VASARELY,<br />

PRÉSIDENT DE LA FONDATION VASARELY<br />

Extrait du catalogue<br />

Gyözö Vásárhelyi, dit Victor Vasarely (Pécs 1906 – Paris 1997) est indissociab<strong>le</strong>ment lié à l’art<br />

optique, mouvement auquel <strong>le</strong>s américains, en lui consacrant en 1965 une gran<strong>de</strong> exposition au<br />

MoMA <strong>de</strong> New York, assureront une reconnaissance et une diffusion internationa<strong>le</strong>s en <strong>le</strong> popularisant<br />

sous l’appellation « Op art ».<br />

L’exposition : «Victor Vasarely : <strong>de</strong> l’œuvre peint à l’œuvre architecturé» rappel<strong>le</strong> <strong>le</strong> parcours<br />

graphique, plastique, voire utopique <strong>de</strong> Victor Vasarely.<br />

Alors que l’œuvre peint trouve son aboutissement dans <strong>le</strong> Musée didactique <strong>de</strong> Gor<strong>de</strong>s (1970-<br />

1996), comme dans <strong>le</strong>s musées Vasarely hongrois <strong>de</strong> Pécs (1976) et <strong>de</strong> Budapest (1987), c’est<br />

avec la construction en 1976 du Centre architectonique d’Aix-en-<strong>Provence</strong> que Vasarely matérialise<br />

sa recherche plastique relative à l’intégration <strong>de</strong> l’art dans la cité.<br />

La Fondation Vasarely a été reconnue d’utilité publique en 1971 ; véritab<strong>le</strong> aboutissement <strong>de</strong> toute<br />

sa recherche, cette institution <strong>de</strong> droit privé, autofinancée, a donc été créée par Victor Vasarely,<br />

assisté <strong>de</strong> son épouse Claire et <strong>de</strong> <strong>le</strong>urs <strong>de</strong>ux fils André et Jean-Pierre.<br />

Les dispositions adoptées sont la signature d’une vie. Sept sal<strong>le</strong>s hexagona<strong>le</strong>s forment un ensemb<strong>le</strong><br />

<strong>de</strong> libre circulation composé <strong>de</strong> quarante-<strong>de</strong>ux murs recevant chacun une œuvre monumenta<strong>le</strong><br />

qualifiée d’ « intégration architectura<strong>le</strong> ». Le résultat clame que « Art et Architecture ne font qu’un ».<br />

Pensée comme un lieu ouvert et tournée vers l’avenir, la Fondation Vasarely tout en offrant un<br />

véritab<strong>le</strong> laboratoire d’idées pour <strong>le</strong>s générations futures : plasticiens, scientifiques, industriels,<br />

chercheurs, architectes, urbanistes et étudiants, pérennisent <strong>le</strong> nom et l’œuvre <strong>de</strong> son fondateur.<br />

Le 14 janvier <strong>2013</strong>, <strong>le</strong> Centre d’Aix-en-<strong>Provence</strong> <strong>de</strong> la Fondation Vasarely a été é<strong>le</strong>vé au titre <strong>de</strong> «<br />

Monument Historique » par la Commission Nationa<strong>le</strong> <strong>de</strong>s Monuments Historiques. Déjà inscrit à<br />

l’inventaire supplémentaire <strong>de</strong>s Monuments Historiques en 2003, intégré au Plan Musées en<br />

Régions 2011-<strong>2013</strong>, cette distinction exceptionnel<strong>le</strong> intervient 40 ans seu<strong>le</strong>ment après la<br />

pose <strong>de</strong> sa première pierre, (<strong>le</strong> 16 décembre 1973).<br />

Aujourd’hui, l’exposition : « Victor Vasarely : <strong>de</strong> l’œuvre peint à l’œuvre architecturé » peut<br />

ouvrir ses portes. El<strong>le</strong> témoigne d’une vitalité retrouvée.<br />

Les administrateurs et <strong>le</strong> personnel <strong>de</strong> l’institution œuvrent à mes côtés <strong>de</strong>puis <strong>le</strong> 21 juil<strong>le</strong>t 2009,<br />

dans la transparence et dans <strong>le</strong> plus profond respect <strong>de</strong> la pensée <strong>de</strong> mes grands-parents. Je tiens<br />

ici à <strong>le</strong>s remercier.<br />

Tout comme je remercie tout particulièrement Jean-Paul Ameline, Conservateur au Musée national<br />

d’art mo<strong>de</strong>rne - Centre Georges Pompidou, membre du Comité scientifique <strong>de</strong> la Fondation Vasarely<br />

pour avoir assuré <strong>le</strong> commissariat <strong>de</strong> cette exposition.<br />

Et si « la Cité Polychrome du Bonheur », si chère à Vasarely, <strong>de</strong>venait ainsi réalité <strong>le</strong> temps <strong>de</strong> cette<br />

exposition …<br />

Pierre Vasarely<br />

Prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la Fondation Vasarely


DOSSIER DE PRESSE EXPOSITION «VICTOR VASARELY, DE L’OEUVRE PEINT À L’OEUVRE ARCHITECTURÉ»<br />

FONDATION VASARELY - 1 ER JUIN - 18 SEPTEMBRE <strong>2013</strong><br />

2. TEXTE DE JEAN-PAUL AMELINE, COMMISSAIRE DE L’EXPOSITION,<br />

CONSERVATEUR AU MUSÉE NATIONAL D’ART MODERNE,<br />

CENTRE GEORGES POMPIDOU, PARIS<br />

Extrait du catalogue<br />

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, Victor Vasarely ne s’est jamais voulu seu<strong>le</strong>ment peintre mais<br />

bien davantage plasticien, ainsi qu’il se dénomme lui-même dans ses ouvrages. Ainsi, dès 1955,<br />

il écrit : « La synthèse <strong>de</strong>s arts plastiques (peinture, sculpture, architecture, urbanisme) est un fait<br />

accompli (…). Peinture et sculpture <strong>de</strong>viennent <strong>de</strong>s termes anachroniques, il est plus juste <strong>de</strong> par<strong>le</strong>r<br />

d’une plastique bi-, tri-, et multidimensionnel<strong>le</strong> .<br />

Il n’est donc pas surprenant qu’à ses yeux son travail pictural ne soit qu’une partie <strong>de</strong> son œuvre. Ceci<br />

explique toute sa démarche d’artiste et l’inauguration, en 1976, à côté <strong>de</strong> son musée <strong>de</strong> Gor<strong>de</strong>s, du<br />

centre d’Aix-en-<strong>Provence</strong> consacré à la fois à la présentation <strong>de</strong> ses recherches personnel<strong>le</strong>s dans <strong>le</strong>s<br />

différents domaines <strong>de</strong>s arts plastiques et à l’accueil <strong>de</strong>s chercheurs (plasticiens, architectes, ingénieurs,<br />

urbanistes…) désireux d’agir en faveur <strong>de</strong> la création d’une cité future que Vasarely appel<strong>le</strong> <strong>de</strong><br />

ses vœux. On comprend ainsi mieux <strong>le</strong> sens <strong>de</strong>s quarante-<strong>de</strong>ux Intégrations architectura<strong>le</strong>s situées au<br />

cœur du bâtiment d’Aix-en-<strong>Provence</strong>, œuvres monumenta<strong>le</strong>s (<strong>de</strong> 3 x 3 m à 6 x 6 m) en divers matériaux<br />

(peinture, métal, verre, staff, cartons collés, tissu…) réalisées à partir <strong>de</strong> peintures <strong>de</strong>s années<br />

1952 à 1973. El<strong>le</strong>s sont <strong>de</strong>s modè<strong>le</strong>s <strong>de</strong>stinés à servir d’exemp<strong>le</strong>s pour <strong>le</strong>s générations futures d’un<br />

art déclinab<strong>le</strong> sous toutes <strong>le</strong>s formes souhaitées (arts plastiques, architecture, urbanisme, <strong>de</strong>sign,<br />

etc..).<br />

Pour comprendre <strong>le</strong> caractère révolutionnaire <strong>de</strong> cette conception <strong>de</strong> l’art, il faut se souvenir que<br />

Vasarely, élève en 1929 <strong>de</strong> Sandor Bortnyk à Budapest, lui-même éduqué au Bauhaus <strong>de</strong> Weimar, a<br />

voulu rompre, dès ses années <strong>de</strong> formation, avec l’habituel<strong>le</strong> pièce unique artisana<strong>le</strong> pour concevoir<br />

<strong>de</strong>s œuvres élaborées à partir <strong>de</strong> créations graphiques origina<strong>le</strong>s, ce qu’il a appelé plus tard <strong>de</strong>s «Prototypes-départ»<br />

, petits formats sur papier susceptib<strong>le</strong>s d’être adaptés en <strong>de</strong> multip<strong>le</strong>s dimensions et<br />

en <strong>de</strong> multip<strong>le</strong>s matériaux pour <strong>de</strong>s usages aussi diversifiés que possib<strong>le</strong>.<br />

Il faut aussi revenir aux premières années parisiennes <strong>de</strong> l’itinéraire artistique <strong>de</strong> Vasarely. Rappelonsnous,<br />

en effet, que Vasarely, alors qu’il exerçait <strong>le</strong> métier <strong>de</strong> graphiste à Paris, avait constitué, entre<br />

1930 et 1945, un recueil <strong>de</strong> ses planches graphiques (qu’il avait intitulé «Mon œuvre») <strong>de</strong>stiné à la<br />

fois à résoudre <strong>le</strong>s problèmes posés par <strong>le</strong>s <strong>de</strong>man<strong>de</strong>s publicitaires venues <strong>de</strong> l’atelier Draeger ou <strong>de</strong><br />

l’agence Havas (affiches, décors, mises en pages…) et à servir <strong>de</strong> base <strong>de</strong> travail à la future éco<strong>le</strong><br />

d’arts graphiques qu’il souhaitait fon<strong>de</strong>r à Paris sur <strong>le</strong>s principes appris à Budapest auprès <strong>de</strong> son<br />

maître Sandor Bortnyk.<br />

Ces principes ont d’ail<strong>le</strong>urs guidé ensuite tout son parcours puisqu’abordant la peinture en 1945 (il a<br />

alors 39 ans), il reprend, après quelques années, ses recherches sur <strong>le</strong>s formes géométriques fondamenta<strong>le</strong>s<br />

(carré, cerc<strong>le</strong>, losange…) déclinab<strong>le</strong>s.<br />

C’est d’ail<strong>le</strong>urs à partir <strong>de</strong> ces recherches utilisant notamment <strong>le</strong> calque et <strong>le</strong> p<strong>le</strong>xiglas que Vasarely au<br />

cours <strong>de</strong>s années 1951-55, parvient à la présentation d’œuvres qui dépassent <strong>le</strong> concept d’original<br />

sur toi<strong>le</strong>.<br />

C’est ainsi que, dès 1951, Vasarely expose à la ga<strong>le</strong>rie Denise René ses «Photographismes», agrandissements<br />

photographiques monumentaux (4 x 3m) <strong>de</strong> minuscu<strong>le</strong>s <strong>de</strong>ssins à l’encre <strong>de</strong> Chine (10 x<br />

10 cm ou 20 x 30 cm) en noir et blanc conçus par lui-même et son épouse Claire Vasarely pour <strong>de</strong>s<br />

entreprises lyonnaises <strong>de</strong> soierie.<br />

A partir <strong>de</strong> 1963, <strong>le</strong> dépassement <strong>de</strong> sa pério<strong>de</strong> Noir et Blanc s’opère par la découverte <strong>de</strong> ce que<br />

Victor Vasarely nomme <strong>le</strong>s Unités plastiques, constituées d’une forme associée à une cou<strong>le</strong>ur aboutis-


DOSSIER DE PRESSE EXPOSITION «VICTOR VASARELY, DE L’OEUVRE PEINT À L’OEUVRE ARCHITECTURÉ»<br />

FONDATION VASARELY - 1 ER JUIN - 18 SEPTEMBRE <strong>2013</strong><br />

sant à un Alphabet plastique permettant une combinatoire quasi infinie <strong>de</strong> Formes-cou<strong>le</strong>urs universel<strong>le</strong>ment<br />

utilisab<strong>le</strong>s dans tous <strong>le</strong>s domaines plastiques. Précé<strong>de</strong>mment, c’est à dire dès 1952-1954,<br />

Victor Vasarely avait transposé pour la première fois à l’échel<strong>le</strong> d’un bâtiment (la Cité universitaire<br />

<strong>de</strong> Caracas) plusieurs <strong>de</strong> ses œuvres sous trois aspects (<strong>de</strong>ux céramiques et un relief-métal) à la<br />

<strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’architecte vénézuélien Carlos Raúl Villanueva.<br />

La porte était donc ouverte pour une nouvel<strong>le</strong> « synthèse <strong>de</strong>s arts » qui remodè<strong>le</strong>rait la cité future.<br />

Dans cette perspective, Victor Vasarely écrit en 1955 : « Toute œuvre à <strong>de</strong>stination publique s’agrandit<br />

nécessairement : a/ agrandissement au sens propre dans l’architecture (fresque, tapisserie, vitrail,<br />

mosaïque, etc..) ; b/ agrandissement quantitatif dans l’édition (livres, revues, illustrés, albums)<br />

; c/ agrandissement par projection fixe ou cinématique (diapositifs, films, télévision). Cet agrandissement<br />

ou « mise en fonction » est, dans tous <strong>le</strong>s cas, une <strong>de</strong>uxième création (re-création) signée par<br />

<strong>le</strong> créateur ou par <strong>le</strong> re-créateur » .<br />

Il est donc logique qu’à partir <strong>de</strong> 1960 Victor Vasarely multiplie <strong>le</strong>s projets aussi bien dans <strong>le</strong> domaine<br />

<strong>de</strong>s arts plastiques que dans <strong>le</strong> domaine <strong>de</strong> l’architecture et <strong>de</strong> l’urbanisme. L’ouverture du Centre <strong>de</strong><br />

recherches d’Aix-en-<strong>Provence</strong> en 1976 est donc pour l’artiste <strong>le</strong> couronnement <strong>de</strong> cette ambition et<br />

l’outil <strong>de</strong>stiné aux futures recherches plastiques <strong>de</strong> ceux qui s’inspireront <strong>de</strong> son exemp<strong>le</strong>.<br />

L’exposition Victor Vasarely : De l’œuvre peint à l’œuvre architecturé. s’inscrit dans la perspective <strong>de</strong><br />

la rénovation en cours du bâtiment <strong>de</strong> la Fondation Vasarely et dans l’objectif <strong>de</strong> présenter l’œuvre<br />

<strong>de</strong> Vasarely comme un processus créatif qui, à partir <strong>de</strong> la pensée plastique origina<strong>le</strong> <strong>de</strong> l’artiste,<br />

aboutit notamment aux Intégrations architectura<strong>le</strong>s du bâtiment.<br />

En prenant comme base <strong>de</strong> départ ces quarante-<strong>de</strong>ux Intégrations (qu’el<strong>le</strong>s soient déjà restaurées<br />

en <strong>2013</strong> ou en cours <strong>de</strong> restauration) il est aisé <strong>de</strong> montrer que cel<strong>le</strong>s-ci ont déjà été réalisées sous<br />

<strong>de</strong>s formes très différentes (hui<strong>le</strong>s sur toi<strong>le</strong>, <strong>de</strong>ssins, maquettes, films, ensemb<strong>le</strong>s architecturaux,<br />

multip<strong>le</strong>s, programmes, …) contribuant toutes à la vie <strong>de</strong> ces formes plastiques. Notons que, pour<br />

réaliser ses Intégrations architectura<strong>le</strong>s se trouvant dans <strong>le</strong> bâtiment <strong>de</strong> la Fondation Vasarely, l’artiste<br />

avait pris soin, non seu<strong>le</strong>ment <strong>de</strong> choisir <strong>le</strong>s œuvres <strong>le</strong>s plus caractéristiques <strong>de</strong> son parcours<br />

artistique <strong>de</strong> 1952 à 1973, mais éga<strong>le</strong>ment <strong>de</strong> retenir plus particulièrement cel<strong>le</strong>s qui avaient donné<br />

lieu à la multiplicité <strong>de</strong>s déclinaisons possib<strong>le</strong>s sous différentes dimensions et en divers matériaux.<br />

Ainsi, sur un total <strong>de</strong> quarante-<strong>de</strong>ux Intégrations, treize correspon<strong>de</strong>nt à <strong>de</strong>s œuvres conçues durant<br />

<strong>le</strong>s années 50, vingt et une à <strong>de</strong>s œuvres <strong>de</strong>s années 60, et huit à <strong>de</strong>s années 70. En revanche, ont<br />

été écartées par Vasarely <strong>le</strong>s œuvres antérieures à 1952 qui n’ont jamais donné lieu à <strong>de</strong>s déclinaisons<br />

spécifiques.<br />

L’exposition rapproche donc ces Intégrations d’œuvres ou <strong>de</strong> documents qui y aboutissent. Les<br />

peintures, sculptures, croquis, <strong>de</strong>ssins, films, photographies ou objets, montrés dans la présente<br />

exposition, permettent donc <strong>de</strong> saisir la métho<strong>de</strong> utilisée par Vasarely pour déployer la totalité <strong>de</strong>s<br />

applications virtuel<strong>le</strong>ment contenus dans ses Formes-départ.<br />

Le public est invité ainsi à saisir la profon<strong>de</strong> originalité d’un artiste que l’on peut considérer comme<br />

l’un <strong>de</strong>s plus brillants créateurs <strong>de</strong> la secon<strong>de</strong> moitié du 20ème sièc<strong>le</strong> dont l’œuvre mérite aujourd’hui<br />

d’être redécouverte dans toutes ses facettes, notamment dans sa dimension utopique. Articulée en<br />

quatre thèmes : Premières années, Noir et Blanc, Folklore planétaire, Cité polychrome du bonheur,<br />

l’exposition se propose d’offrir une saisie suggestive <strong>de</strong> la pensée plastique <strong>de</strong> Vasarely.<br />

L’artiste lui-même, dès ses premiers textes (1947) a toujours cherché à s’expliquer sur sa métho<strong>de</strong><br />

<strong>de</strong> travail. Ces écrits, pourtant fondamentaux pour comprendre cette métho<strong>de</strong>, n’ont pas été publiés<br />

<strong>de</strong>puis <strong>de</strong>s décennies. Quelques-uns figurent donc dans <strong>le</strong> présent ouvrage. Ils permettent <strong>de</strong> commencer<br />

à rendre justice à ce qu’on a pu perdre <strong>de</strong> vue : l’importance <strong>de</strong> Vasarely comme théoricien


DOSSIER DE PRESSE EXPOSITION «VICTOR VASARELY, DE L’OEUVRE PEINT À L’OEUVRE ARCHITECTURÉ»<br />

FONDATION VASARELY - 1 ER JUIN - 18 SEPTEMBRE <strong>2013</strong><br />

<strong>de</strong> son œuvre.<br />

L’exposition s’articu<strong>le</strong> aussi sur <strong>le</strong> chantier <strong>de</strong> restauration du bâtiment d’Aix-en-<strong>Provence</strong> dont <strong>le</strong><br />

programme se situe en conformité avec la pensée plastique <strong>de</strong> Vasarely. C’est donc par une collaboration<br />

étroite entre <strong>le</strong> commissaire <strong>de</strong> l’exposition et l’équipe chargée <strong>de</strong> la rénovation du bâtiment<br />

d’Aix-en-<strong>Provence</strong> que l’exposition Victor Vasarely : De l’œuvre peint à l’œuvre architecturé prend<br />

tout son sens.<br />

Jean-Paul Ameline<br />

3.TEXTE DE CLAUDE PRADEL-LEBAR, ARCHITECTE DPLG<br />

CONSEILLER ARCHITECTURE DE VICTOR VASARELY ET<br />

DIRECTEUR DE LA FONDATION VASARELY DE 1975 À 1982<br />

Extrait du catalogue<br />

Comme il est diffici<strong>le</strong> <strong>de</strong> « saisir » Vasarely avec <strong>le</strong> vocabulaire usuel !<br />

Graphiste brillant aussi bien dans sa jeunesse hongroise qu’à son arrivée à Paris en 1930, <strong>le</strong> terme<br />

<strong>de</strong> graphiste était déjà trop étroit pour évoquer <strong>le</strong> champ <strong>de</strong> sa création. Dans <strong>le</strong> même temps, cette<br />

immersion dans <strong>le</strong> « Paris <strong>de</strong>s Arts » qu’il avait tant souhaitée en quittant Pécs et Budapest allait peu<br />

à peu jouer son rô<strong>le</strong> en invitant Vasarely à prendre <strong>le</strong> pinceau.<br />

Vasarely peintre ? Un temps, oui. Des œuvres magnifiques, cel<strong>le</strong>s d’un grand peintre avec une pâte<br />

épaisse, très lisib<strong>le</strong>, où l’abstraction ne voulait pas se priver d’un clin d’œil au réel : («Manatt» en est<br />

un exemp<strong>le</strong>, où <strong>de</strong>s formes hérissées sans référence aucune suggèrent Manhattan).<br />

Mais la suggestion du réel comme la figuration s’enfuient bientôt, et avec el<strong>le</strong> la peinture qu’il déci<strong>de</strong><br />

d’abandonner aux partisans du « cheva<strong>le</strong>t ». Toute cette œuvre passée, il la qualifiera <strong>de</strong> « fausses<br />

routes » et se définira comme « Plasticien ».<br />

Dès lors, sa précision graphique s’imposera à nouveau, mais cette foi, inspirée, enrichie par la démarche<br />

du peintre. La sensibilité aiguisée <strong>de</strong> Vasarely toujours présente cueil<strong>le</strong>ra <strong>le</strong>s signes visuels<br />

<strong>le</strong>s plus ténus qui <strong>de</strong>viendront prétexte à une traduction pictura<strong>le</strong>. Il classera lui-même cette phase<br />

<strong>de</strong> sa création en un certain nombre <strong>de</strong> « pério<strong>de</strong>s », Bel<strong>le</strong>-I<strong>le</strong>, Denfert, Gor<strong>de</strong>s, Cristal et d’autres…<br />

Depuis la Renaissance, une théorie s’est construite autour <strong>de</strong> la perspective pour apporter une vision<br />

tridimensionnel<strong>le</strong> à la représentation pictura<strong>le</strong>. Il s’agissait là d’un effort pour offrir, sur une surface<br />

plane, une représentation du mon<strong>de</strong> réel proche du relief binoculaire correspondant à la perception<br />

humaine.<br />

Vasarely est viscéra<strong>le</strong>ment étranger à cette démarche. Mais voici qu’à l’intérieur <strong>de</strong> sa propre création<br />

il décè<strong>le</strong> un phénomène optique, une vibration, une aberration. Il s’y engouffre et tout change. Le<br />

plan, en <strong>de</strong>hors <strong>de</strong> l’effet perspectif et du trompe-l’œil pourrait-il suggérer une dimension virtuel<strong>le</strong> ?<br />

Il consacre plusieurs années à structurer cette découverte si forte qu’il se débarrassera un temps <strong>de</strong><br />

la cou<strong>le</strong>ur considérée comme une entrave à la pureté <strong>de</strong> sa démarche…<br />

Vasarely accumu<strong>le</strong> <strong>le</strong>s notes, rédige <strong>de</strong>s déclarations, adhère à <strong>de</strong>s mouvements dont il est souvent<br />

<strong>le</strong> pivot. Parallè<strong>le</strong>ment, son champ d’investigation déjà très large s’enrichit d’une approche socia<strong>le</strong><br />

« Et si la création plastique pouvait s’offrir à tous ? ». Il faudra la doter d’un outil universel, un jeu<br />

modulaire par exemp<strong>le</strong>, qui constituerait un « Alphabet, un Vocabulaire, un Langage » engendrant <strong>de</strong>s<br />

œuvres que l’on voudra sans échel<strong>le</strong> prédéfinie, et éga<strong>le</strong>ment sans singularité…<br />

Et si… On voit que <strong>le</strong> foisonnement <strong>de</strong>s thèmes et <strong>le</strong>ur simultanéité occupent l’esprit <strong>de</strong> Vasarely…


DOSSIER DE PRESSE EXPOSITION «VICTOR VASARELY, DE L’OEUVRE PEINT À L’OEUVRE ARCHITECTURÉ»<br />

FONDATION VASARELY - 1 ER JUIN - 18 SEPTEMBRE <strong>2013</strong><br />

Sa pensée éclate dans toutes <strong>le</strong>s directions. Mais sa création reste « plane », rivée dans <strong>le</strong> plan.<br />

Pense-t-on que Vasarely ait pu abor<strong>de</strong>r la troisième dimension et vivre un mon<strong>de</strong> tridimensionnel tel<br />

que <strong>le</strong> vivent <strong>le</strong> sculpteur ou l’architecte qui modè<strong>le</strong>nt ou agencent <strong>de</strong>s volumes en vivant l’espace, <strong>le</strong><br />

pénétrant, <strong>le</strong> contournant pour enfin <strong>le</strong> matérialiser en un objet fini asservi aux jeux <strong>de</strong> la lumière ?<br />

Provisoirement non.<br />

Sa démarche se consacre à l’étu<strong>de</strong> et au traitement <strong>de</strong> la surface plane. Il évolue dans <strong>le</strong> plan et<br />

uniquement dans <strong>le</strong> plan. Est-ce pour lui une contrainte ? Absolument pas. Le plan est son terrain<br />

d’é<strong>le</strong>ction.<br />

Et là son propos est une démonstration. Un artifice peut mettre en déroute notre enten<strong>de</strong>ment : du<br />

plus simp<strong>le</strong>, <strong>le</strong> « Cube <strong>de</strong> Kep<strong>le</strong>r », trois losanges soudés en hexagone, créant un volume virtuel , à tous<br />

<strong>le</strong>s jeux, montages, manipulations optiques lui sont propres et qui, après lui, ont fait éco<strong>le</strong>… Le plan<br />

<strong>de</strong>vient un rêve d’espace. Le plan s’enf<strong>le</strong> en « Vega », s’étire, se morcel<strong>le</strong>, se tord…<br />

Citons la combinaison ultime,<br />

l’aboutissement <strong>de</strong> cette démarche,<br />

la création <strong>de</strong> l’objet virtuel par excel<strong>le</strong>nce,<br />

La « GESTALT », suspendue dans l’éther, qui offre plusieurs <strong>le</strong>ctures simultanées à partir d’un simp<strong>le</strong><br />

à-plat géométrique.<br />

Et pourtant, Vasarely a entrevu une autre virtualité dans <strong>le</strong> plan : l’effet miroir, <strong>le</strong> ref<strong>le</strong>t.<br />

Il imagine un « ri<strong>de</strong>au » <strong>de</strong> plans perpendiculaires jouant l’un sur l’autre faisant naître un nouvel espace<br />

confondant, fait <strong>de</strong> ref<strong>le</strong>ts croisés qui dématérialisent l’ensemb<strong>le</strong>…<br />

A l’âge <strong>de</strong> la gran<strong>de</strong> synthèse, Vasarely va conjuguer l’ « Hommage à l’Hexagone » support d’une<br />

partie <strong>de</strong> sa création et <strong>le</strong>s jeux <strong>de</strong> ref<strong>le</strong>ts, plus récents dans sa recherche. Ainsi naîtra <strong>le</strong> plan <strong>de</strong> sa<br />

Fondation d’Aix-en-<strong>Provence</strong> : Un regroupement <strong>de</strong> seize modu<strong>le</strong>s hexagonaux abritant 42 œuvres<br />

monumenta<strong>le</strong>s qui, el<strong>le</strong>s, résumeront la recherche <strong>de</strong> toute une vie. Résultant <strong>de</strong> la structure hexagona<strong>le</strong><br />

du projet, la <strong>le</strong>cture extérieure <strong>de</strong> cet ensemb<strong>le</strong> nous offre, sur chaque faça<strong>de</strong>, dix plans verticaux<br />

liés par <strong>de</strong>s ang<strong>le</strong>s alternés <strong>de</strong> 120 <strong>de</strong>grés. Cet ang<strong>le</strong> ouvert ne permet plus d’engendrer <strong>le</strong>s ref<strong>le</strong>ts<br />

puissants nés <strong>de</strong>s recherches antérieures. Qu’importe. La force dans <strong>le</strong> jeu <strong>de</strong>s contrastes et ce côté<br />

légèrement « déplié » <strong>de</strong>s plans <strong>de</strong> faça<strong>de</strong> créeront une harmonie généra<strong>le</strong> nouvel<strong>le</strong> qui, é<strong>le</strong>vée au<br />

niveau d’un signal, sera la signature du Maître. Le plan d’eau offrira une image rabattue <strong>de</strong> cette<br />

faça<strong>de</strong>, discret rappel en miroir.<br />

Tout au long <strong>de</strong> sa perpétuel<strong>le</strong> création, Vasarely a connu <strong>de</strong>s points d’arrêt, puis <strong>de</strong>s rebonds superbement<br />

enrichis par <strong>le</strong>s contraintes mêmes qu’il s’est imposées… ou qu’il a rencontré.<br />

En somme <strong>le</strong> parcours majestueux d’une gran<strong>de</strong> figure <strong>de</strong> l’Art.<br />

Clau<strong>de</strong> Pra<strong>de</strong>l Lebar


DOSSIER DE PRESSE EXPOSITION «VICTOR VASARELY, DE L’OEUVRE PEINT À L’OEUVRE ARCHITECTURÉ»<br />

FONDATION VASARELY - 1 ER JUIN - 18 SEPTEMBRE <strong>2013</strong><br />

4. VICTOR VASARELY, PLASTICIEN (1906-1997)<br />

Victor Vasarely est un plasticien tout à fait singulier dans l’histoire <strong>de</strong> l’art du XXème sièc<strong>le</strong>. Accédant à la<br />

notoriété <strong>de</strong> son vivant, il se distingue dans l’art contemporain par la création d’une nouvel<strong>le</strong> tendance:<br />

l’art optique. Son oeuvre s’inscrit dans une gran<strong>de</strong> cohérence, <strong>de</strong> l’évolution <strong>de</strong> son art graphique<br />

jusqu’à sa détermination pour promouvoir un art social, accessib<strong>le</strong> à tous.<br />

Victor Vasarely naît à Pécs en Hongrie <strong>le</strong> 9 avril 1906. En 1925, après son baccalauréat, il entreprend<br />

<strong>de</strong> brèves étu<strong>de</strong>s <strong>de</strong> mé<strong>de</strong>cine à l’université <strong>de</strong> Budapest, qu’il abandonne <strong>de</strong>ux ans plus tard. De cette<br />

pério<strong>de</strong>, Vasarely a gardé une volonté <strong>de</strong> métho<strong>de</strong>, d’objectivité, une soif <strong>de</strong> connaissance proche du<br />

mon<strong>de</strong> scientifique.<br />

En 1929, il commence sa formation plastique au Mühely <strong>de</strong> Budapest, cette éco<strong>le</strong> créée par A<strong>le</strong>xandre<br />

Bortnyik sur <strong>le</strong> modè<strong>le</strong> du Bauhaus <strong>de</strong> Dessau, reprenait <strong>le</strong>s enseignements dispensés en Al<strong>le</strong>magne<br />

par <strong>de</strong>s artistes comme Walter Gropius, Wassily Kandinsky, Paul K<strong>le</strong>e ou Josef Albers. En 1930, il quitte<br />

la Hongrie et s’instal<strong>le</strong> à Paris. Il est engagé chez Havas, l’agence <strong>de</strong> publicité, ainsi que chez Draeger,<br />

célèbre imprimeur <strong>de</strong> l’époque, comme <strong>de</strong>ssinateur - créateur.<br />

Durant ce qui l’intitu<strong>le</strong> sa pério<strong>de</strong> «graphique» (1929-1946), Vasarely pose <strong>le</strong>s fon<strong>de</strong>ments esthétiques<br />

<strong>de</strong> sa recherche plastique. Il exploite tous <strong>le</strong>s thèmes qui seront repris plus tard : <strong>le</strong> travail sur la ligne, <strong>le</strong>s<br />

effets <strong>de</strong> matières, <strong>le</strong>s jeux d’ombre et <strong>de</strong> lumière et développe déjà un certain goût pour la perspective.<br />

Entre 1935 et 1947, à Paris, Vasarely s’intéresse à l’art mo<strong>de</strong>rne qu’il découvre dans <strong>le</strong>s musées, <strong>le</strong>s<br />

ga<strong>le</strong>ries et <strong>le</strong>s salons.<br />

Durant cette pério<strong>de</strong> qu’il appel<strong>le</strong>ra ses «fausses routes», influencé par <strong>le</strong>s mouvements picturaux <strong>de</strong><br />

l’époque, et en particulier par la peinture cubiste ou surréaliste, Vasarely s’oriente vers <strong>le</strong>s natures<br />

mortes, <strong>le</strong>s paysages, <strong>le</strong>s portraits. Après la guerre, <strong>le</strong>s oeuvres <strong>de</strong> la pério<strong>de</strong> «Bel<strong>le</strong>-Is<strong>le</strong>» (1947-1954)<br />

marquent <strong>le</strong> début d’une véritab<strong>le</strong> démarche abstraite. Une idée maîtresse apparaît : cel<strong>le</strong> qui permet<br />

la transformation d’un matériau brut naturel en un matériau abstrait. El<strong>le</strong> marque aussi un retour à une<br />

nature repensée par l’utilisation <strong>de</strong> la forme géométrique.<br />

Avec la pério<strong>de</strong> «Noir - Blanc» (1954- 1960), Vasarely renoue avec ses étu<strong>de</strong>s graphiques, son travail<br />

sur <strong>le</strong>s réseaux linéaires, ses déformations ondulatoires. Parallè<strong>le</strong>ment, il s’intéresse aux techniques <strong>de</strong><br />

la photographie et expose, dès 1951, <strong>de</strong>s «photographismes» réalisés à partir <strong>de</strong> la superposition <strong>de</strong><br />

<strong>de</strong>ssins.<br />

En 1955, la ga<strong>le</strong>rie Denise René à Paris met l’accent sur <strong>le</strong> renouveau <strong>de</strong> l’art cinétique dans l’exposition<br />

«<strong>le</strong> Mouvement». Vasarely et d’autres artistes tels que Agam, Bury, Cal<strong>de</strong>r, Duchamp, Jacobsen, Sotto,<br />

Tinguely, exposent <strong>le</strong>urs recherches sur <strong>le</strong> thème du mouvement.<br />

Dans l’oeuvre <strong>de</strong> Vasarely, <strong>le</strong> principe <strong>de</strong> l’illusion d’optique procè<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’unité plastique constituée <strong>de</strong><br />

<strong>de</strong>ux formes contrastées qui seront en noir et <strong>le</strong> blanc. A partir <strong>de</strong> ces unités plastiques et <strong>de</strong> <strong>le</strong>ur<br />

bascu<strong>le</strong>ment qui <strong>le</strong>s transforment, une notion <strong>de</strong> mouvement et d’espace apparaît.<br />

A partir <strong>de</strong> 1960, la cou<strong>le</strong>ur éclate, dans <strong>le</strong>s oeuvres dites du «Folklore Planétaire». L’unité plastique<br />

est reprise «composée <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux éléments géométriques qui s’emboîtent l’un dans l’autre, se combinent,<br />

se permutent». Avec ces unités bicolores, aux tons puissants ou contrastés, <strong>le</strong> plasticien invente son<br />

«Alphabet Plastique» qui concrétise <strong>le</strong> projet <strong>de</strong> dégager une métho<strong>de</strong> qui permet la création d’un<br />

langage universel compréhensib<strong>le</strong> par tous.


DOSSIER DE PRESSE EXPOSITION «VICTOR VASARELY, DE L’OEUVRE PEINT À L’OEUVRE ARCHITECTURÉ»<br />

FONDATION VASARELY - 1 ER JUIN - 18 SEPTEMBRE <strong>2013</strong><br />

En 1965, il participe à l’exposition « The Responsive Eye » au Musée d’Art Mo<strong>de</strong>rne <strong>de</strong> New York, consacré à<br />

l’Art Optique. Ce mouvement s’attache à suggérer <strong>le</strong> mouvement et à instituer <strong>de</strong> nouvel<strong>le</strong>s relations entre <strong>le</strong><br />

spectateur et l’oeuvre en provoquant la participation active <strong>de</strong> celui qui la regar<strong>de</strong>. Par <strong>le</strong> succès dont bénéficie<br />

cette tendance nouvel<strong>le</strong>, la <strong>presse</strong> et <strong>le</strong> public consacrent Vasarely, comme l’inventeur <strong>de</strong> « l’art optique»,<br />

dit op-art.<br />

A partir <strong>de</strong> 1968, jouant sur la déformation <strong>de</strong>s lignes, Vasarely définit ses «structures universel<strong>le</strong>s», puis<br />

s’engage dans la célèbre pério<strong>de</strong> «Vega» où <strong>le</strong>s gonf<strong>le</strong>ments induits par la déformation <strong>de</strong>s éléments qui <strong>le</strong>s<br />

composent, traduisent <strong>de</strong>s formes qui s’échappent du plan pour créer ses spectaculaires volumes.<br />

En étroite collaboration avec <strong>le</strong> Ministère <strong>de</strong> la Culture, Victor Vasarely passe une convention avec la commun<strong>de</strong><br />

<strong>de</strong> Gor<strong>de</strong>s (Vaucluse), en 1970, après avoir restauré à ses frais <strong>le</strong> château renaissance du village, pour<br />

y présenter son oeuvre peint et rétrospective <strong>de</strong> 1930 à 1970.<br />

En septembre 1971, une fondation à but non lucratif, sera reconnue d’utilité publique par l’Etat, financée en<br />

totalité par <strong>le</strong> plasticien.<br />

Deux ans après, la première pierre du centre architectonique d’Aix-en-<strong>Provence</strong> sera posée. L’inauguration<br />

en février 1976 viendra conctétiser son souhait <strong>de</strong> créer un centre réunissant urbanistes, architectes et<br />

plasticiens afin qu’ils créent ensemb<strong>le</strong> la vil<strong>le</strong> <strong>de</strong> <strong>de</strong>main.<br />

Parrallè<strong>le</strong>ment, en Hongrie (à Pécs en 1976 et à Budapest en 1987), il fera <strong>de</strong>ux donations importantes à<br />

son pays natal.<br />

Victor Vasarely meurt <strong>le</strong> 15 mars 1997 à 91 ans, célèbre dans <strong>le</strong> mon<strong>de</strong> entier. Il a fait don à son pays natal<br />

(la Hongrie) <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux musées, Pécs et Budapest, qui nous offrent <strong>de</strong>s oeuvres dans <strong>le</strong>squel<strong>le</strong>s <strong>le</strong>s visiteurs<br />

entrent comme dans un rêve ou un voyage dans l’espace.<br />

5. LISTE DES PRÊTEURS DE L’EXPOSITION<br />

- Musée national d’art mo<strong>de</strong>rne, Centre Georges Pompidou<br />

- Musée d’art mo<strong>de</strong>rne, Saint-Étienne Métropo<strong>le</strong><br />

- Musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts <strong>de</strong> Nantes<br />

- Musée Vasarely <strong>de</strong> Pécs<br />

- Col<strong>le</strong>ction Renault, Boulogne<br />

- Fondation Vasarely, Aix-en-<strong>Provence</strong><br />

ainsi que plusieurs col<strong>le</strong>ctionneurs privés ayant souhaiter gar<strong>de</strong>r l’anonymat


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6. AUTOUR DE L’EXPOSITION<br />

LE CATALOGUE<br />

«VICTOR VASARELY, DE L’OEUVRE PEINT À L’OEUVRE ARCHITECTURÉ»<br />

FONDATION VASARELY - 1 ER JUIN - 18 SEPTEMBRE <strong>2013</strong><br />

Editions Hermann, Paris<br />

Ouvrage relié en langue française<br />

Format 27 cm x 27 cm<br />

41 illustrations p<strong>le</strong>ines pages<br />

160 pages<br />

Prix : 27 euros<br />

Textes écrits par :<br />

- Pierre Vasarely, Prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la Fondation Vasarely, Aix-en-<strong>Provence</strong><br />

- Jean-Paul Ameline, Commissaire <strong>de</strong> l’exposition, Conservateur au Musée National d’Art Mo<strong>de</strong>rne,<br />

Centre George Pompidou, Paris<br />

- Clau<strong>de</strong> Pra<strong>de</strong>l-Lebar, Architecte DPLG, conseil<strong>le</strong>r architecture <strong>de</strong> Victor Vasarely et Directeur<br />

adjoint <strong>de</strong> la Fondation Vasarely <strong>de</strong> 1975 à 1982<br />

- Claudine Ripoll, Chargée <strong>de</strong> mission, Fondation Vasarely<br />

- Robert Jourdan, Conservateur général <strong>de</strong>s Monuments Historiques<br />

- François Goven, Inspecteur Général <strong>de</strong>s Monuments Historiques<br />

- Jacques Repiquet, Architecte mandataire<br />

- P. A Gatier, Architecte en chef <strong>de</strong>s Monuments Historiques<br />

ORGANISATION ET COORDINATION GENERALE :<br />

Pierre Vasarely, Prési<strong>de</strong>nt<br />

COMMISSARIAT :<br />

Jean-Paul Ameline, Conservateur au musée national d’art mo<strong>de</strong>rne<br />

Centre Georges Pompidou, Paris<br />

Assistée <strong>de</strong> Claudine Ripoll<br />

SCENOGRAPHIE :<br />

Birgitte Fryland<br />

COMMUNICATION ET GRAPHISME :<br />

Sandrine Macke<br />

ADMINISTRATION :<br />

Luc Delpech, Directeur adjoint<br />

MECENAT :<br />

Karen Ca<strong>le</strong>ca


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LES VISITES GUIDEES<br />

A partir <strong>de</strong> 3 ans. Durée 1 H – classe entière<br />

Visite <strong>de</strong>s intégrations architectura<strong>le</strong>s et <strong>de</strong> l’exposition temporaire «Vasarely <strong>de</strong> l’œuvre peint<br />

à l’œuvre architecturé». Parcours ludique et interactif adapté à l’âge <strong>de</strong>s élèves. Approche <strong>de</strong>s<br />

différentes pério<strong>de</strong>s artistiques <strong>de</strong> Vasarely. Découverte <strong>de</strong>s jeux <strong>de</strong> cou<strong>le</strong>urs et <strong>de</strong>s illusions optiques.<br />

LES ATELIERS EN ARTS PLASTIQUES complémentaires à la visite<br />

A partir <strong>de</strong> 3 ans. Durée 1 H – classe entière.<br />

Différentes thématiques possib<strong>le</strong>s adaptées aux âges <strong>de</strong>s élèves et besoins <strong>de</strong>s professeurs en lien<br />

avec <strong>le</strong>ur projet d’éco<strong>le</strong>, <strong>de</strong> classe ou programme en cours.<br />

A partir <strong>de</strong>s œuvres <strong>de</strong> Victor Vasarely, <strong>le</strong>s enfants s’expérimentent aux arts plastiques en jouant avec<br />

<strong>de</strong>s techniques diverses : découpage, collage, coloriage, traçage, <strong>de</strong>ssin, graphisme…<br />

ACCUEIL DES SCOLAIRES :<br />

Du mardi au vendredi <strong>de</strong> 10h à 13h et <strong>de</strong> 14h à 17h (sur réservation)<br />

ACCUEIL DES ENFANTS ET ALSH :<br />

Le 1er mercredi <strong>de</strong> chaque mois (sur réservation) <strong>de</strong> 14h30 à 16h30 pour <strong>le</strong>s enfants en individuel<br />

et <strong>le</strong> mercredi sur réservation et selon disponibilités pour <strong>le</strong>s groupes genre ALSH<br />

LES VACANCES SCOLAIRES<br />

(sur réservation et selon dates)<br />

Juil<strong>le</strong>t :<br />

- mardi 9, jeudi 11 et vendredi 12 juil<strong>le</strong>t <strong>de</strong> 14h30 à 16h30<br />

- mardi 16, jeudi 18 et vendredi 19 juil<strong>le</strong>t <strong>de</strong> 10h à 12h<br />

- mardi 23, jeudi 25 et vendredi 26 juil<strong>le</strong>t <strong>de</strong> 14h30 à 16h30<br />

Août :<br />

- mardi 20, jeudi 22 et vendredi 23 août <strong>de</strong> 10h à 12h<br />

- mardi 27, jeudi 29 et vendredi 30 août <strong>de</strong> 14h30 à 16h30<br />

THÉMATIQUES ABORDÉES: «La cité polychrome»,«combinaisons formes-cou<strong>le</strong>urs», «alphabet plastique»,<br />

«roue <strong>de</strong>s cou<strong>le</strong>urs», «Vice et versa», «<strong>le</strong>s réseaux linéaires simp<strong>le</strong>», «folklore planétaire», «L’illusion<br />

géométrique», « <strong>le</strong>s réseaux linéaires», «fil<strong>le</strong>s f<strong>le</strong>urs», «Zèbres», «Abstraction», «Ga<strong>le</strong>ts»....


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7. INFORMATIONS PRATIQUES<br />

FONDATION VASARELY<br />

JAS DE BOUFFAN<br />

13 090 AIX-EN-PROVENCE<br />

T:0033(0)4 42 20 01 09<br />

contact@fondationvasarely.org<br />

wwww.fondationvasarely.org<br />

OUVERTURE DU MARDI AU DIMANCHE INCLUS<br />

10H À 13H ET 14H À 18H<br />

OUVERTURE LES JOURS FERIES<br />

TARIF PLEIN : 9 euros<br />

TARIF REDUIT : 6 euros<br />

TARIF ENFANT : 4 euros<br />

SORTIE AUTROUTE: AIX OUEST / JAS DE BOUFFAN<br />

BUS DE VILLE N°2 : DIRECTION LA MAYANELLE<br />

PARKING SUR PLACE<br />

PARKING BUS<br />

PARTENAIRES :


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7. ANNEXES<br />

Kroa<br />

N° d’inventaire :<br />

Type : sculpture<br />

Dimensions : 140 x 140 x 140 cm<br />

Matériau : aluminium anodisé<br />

Datation : 19<br />

Etu<strong>de</strong> sans titre<br />

N° d’inventaire : 2011.0.373<br />

Type : étu<strong>de</strong> sur carton<br />

Dimensions : 82 x 76 cm<br />

Matériaux : carton, papier, encre<br />

Technique : collage<br />

Datation : circa 1956-1966<br />

Etu<strong>de</strong> FR-20<br />

N° d’inventaire : 2011.0.346<br />

Type : étu<strong>de</strong> sur carton<br />

Dimensions : 76 x 82 cm<br />

Matériaux : carton, papier, encre<br />

Technique : collage<br />

Datation : 1960<br />

Etu<strong>de</strong> <strong>de</strong> mouvement « Ping-pong »<br />

Dépôt à la Fondation Vasarely<br />

Type : peinture<br />

Dimensions : 65 x 58 cm<br />

Matériaux : peinture, carton<br />

Technique : peinture sur carton<br />

Datation : 1938<br />

Orion Noir N°2<br />

Dépôt à la Fondation Vasarely<br />

Type : tapisserie<br />

Dimensions : 260 x 246 cm<br />

Matériau : laine<br />

Technique : tissage<br />

Datation : non datée

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