DOSSIER : nouveau en zone 30 ! Le contresens ... - Ville de Nancy

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DOSSIER : nouveau en zone 30 ! Le contresens ... - Ville de Nancy

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Le magazine de la Ville de Nancy

juillet/août 2010

DOSSIER : nouveau en zone 30 ! Le contresens cyclable

ACTUALItés : quand les seniors pratiquent la self-défense


sommaire

juillet / août 2010

ACTUALITÉ

4

En bref

6

Seniors, escroqueries

et agressions

7

Dialogues de Ville,

pour élargir le débat

En savoir plus

8


Nouveau en zone 30 !

A sens unique sauf

pour les vélos

QUARTIERS

10


Charles III et les sauveteurs

de mémoire

12

La digue Oberlin

va se faire soigner

Premiers aménagements

cours Léopold

13

Place de Karlsruhe :

concertation constructive

14

Haut-du-Lièvre : après

la déconstruction

16

TRIBUNES LIBRES

À SUIVRE

18


L’Office de tourisme

muscle son offre

19

Le Sillon Lorrain

joue l’attractivité culturelle

20

En bref

22

Exposition : la nature

de Camille Martin

A l’heure suédoise

Jardins remarquables

Pour la première fois, l’Office nancéien des personnes âgées (ONPA) accueille un

groupe de Suédois dans le cadre d’un séjour linguistique et culturel. Le groupe,

constitué d’une cinquantaine de seniors, séjournera à Nancy au début du mois de

septembre. Au programme : cours de langue française le matin, découverte de Nancy

et sa région l’après-midi. Pour rendre les échanges plus conviviaux, des dégustations

des spécialités culinaires des deux pays sont prévues. Le groupe de Suédois dormira

en famille d’accueil. Si vous souhaitez héberger l’un d’entre eux et que vous habitez

Nancy, prendre contact avec l’ONPA au 03.83.32.05.40.

Du sport pour les 4-18 ans

C’est parti pour les animations sportives estivales ! La Ville propose tout l’été

plus de 120 stages dans 30 disciplines. Une belle occasion pour les enfants et

les adolescents de 4 à 18 ans de découvrir ou de se perfectionner dans un sport.

« Cette année, parmi les nouveautés, nous proposons du 9 au 13 août un stage

d’escrime à destination des personnes à mobilité réduite de 12 à 40 ans », précise

Marie-Catherine Tallot, l’adjointe au maire déléguée aux sports. Autre nouveauté :

deux stages multisports (athlétisme, VTT, tennis...) pour les plus volontaires !

Les inscriptions se font à l’hôtel de ville ou dans vos mairies de quartier.

Renseignements à la Direction des Sports 03 83 85 34 65 (prix d’un stage

sur 5 demi-journées : 13,30 e).

Deux espaces verts nancéiens, le jardin

Godron et le parc Sainte-Marie, ont récemment

été labellisés « jardins remarquables » par le

préfet de région, après avis d’une commission

présidée par le directeur régional des affaires

culturelles. Une reconnaissance officielle de la

qualité du travail mené par les équipes de la

délégation animée par Patrick Blanchot, adjoint

au maire. Même s’il a été créé par le ministère

de la Culture, le label, en effet, ne s’applique

pas aux seuls jardins « historiques ».

Il vise aussi à valoriser les espaces

particulièrement bien entretenus et

présentant des caractéristiques notables

en matière botanique ou d’intégration

dans l’environnement. Parmi ses avantages :

une promotion renforcée des jardins labellisés

au niveau régional et national.

plus

de photos

Des enrichissements de contenu multimédia sont accessibles sur une version

en ligne de Nancy Mag : www.nancy.fr/nancymag

Les articles concernés sont repérés sur la version papier par les pictogrammes

suivants :

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d’informations

02 www.nancy.fr

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de photos

vidéo

en ligne

Directeur de publication : André Rossinot • Rédacteur

en chef : Gérald Bonzé • Rédaction : Ségolène de

Calan • Ont collaboré à ce numéro : Simon Anheim,

Stéphane Harter, Cyril Klein, Cécile Mouton, Aurélie

Vion • Photos : Serge Martinez, Christophe Cossin,

Adeline Schumacher • Secrétariat : Christiane

Materne, tél. 03 83 85 31 00 • Création graphique :

Publicis Activ • Impression : Léonce Deprez • Tirage :

62000 exemplaires • Dépot légal n°141 • Imprimé

sur du papier issu de forêts en gestion durable.


édito

La construction quotidienne d’une ville

a été de tout temps et reste l’une des plus

belles aventures collectives qui soient. Même

si l’objectif, bien sûr, est que chacun puisse s’y

épanouir en tant qu’individu, avec ses proches,

avec sa famille.

Avec l’équipe municipale, j’attache donc

une grande importance à ce que les

incompréhensions, les non-dits ne viennent

pas compromettre la mise en œuvre des projets

qui, parce qu’ils poursuivent l’amélioration du

cadre de vie ou développent de nouvelles

activités, concrétisent sur le terrain cette

volonté de « bien vivre ensemble » qui nous

réunit.

Cela se traduit, vous le savez, par un

souci constant de la concertation avec les

Nancéiens. Avec vous. Le calendrier actuel

est particulièrement dense dans ce domaine.

Au Haut-du-Lièvre, nous nous sommes

récemment rencontrés pour débattre des

futurs aménagements qui viendront occuper

l’espace libéré par la déconstruction partielle

du Cèdre Bleu. Dans le secteur Donop, nous

avons trouvé ensemble des solutions pour

améliorer la tranquillité et l’esthétique de

la place de Karlsruhe. Sur le campus Artem

– où des visites de chantier ont d’ailleurs

été organisées début juillet pour ceux qui

le souhaitaient –, nous avons tenu compte

de vos remarques plaidant pour davantage

d’espaces verts et de biodiversité en ville. Et

côté développement durable précisément, nous

travaillons en ce moment avec le Grand Nancy

à une manifestation qui, à la mi-septembre, va

éclairer cet aspect de notre engagement sur

les Rives de Meurthe, en partenariat avec les

communes environnantes.

On le voit, les occasions de nous retrouver sont

nombreuses et toujours passionnantes. Elles

sont porteuses de réflexion pour nous élus,

comme nous espérons qu’elles le sont pour

vous citoyens. C’est pourquoi, au-delà du suivi

quotidien des projets urbains, nous proposons

aussi depuis ce printemps des « Dialogues

de Ville » : c’est un cycle de débats, de

visites-découvertes, de forums sur le net

dont la vocation est de permettre à chacun

d’approcher de plus près le fonctionnement du

service public municipal, d’être mieux informé

de la manière dont ses acteurs font face aux

mutations de la société.

Cette attitude d’écoute et de respect mutuels

est un atout pour Nancy, et je crois que nous

sommes tous conscients qu’il y a là quelque

chose à préserver. Car c’est sur de telles bases

que nous pourrons continuer avec vous à bâtir

une ville juste, une ville équitable, répondant

aux attentes de chacun comme à l’intérêt

collectif.

André Rossinot

www.nancy.fr 03


actualité

juillet / août 2010

Des sacs biodégradables ont remplacé

la distribution de 63 000 barquettes par an.

Le CCAS s’engage

pour l’environnement

Adieu, plateaux-repas en plastique...

Bienvenue, sacs en papier kraft ! Depuis

septembre 2009, les seniors voient leurs

repas livrés par le Centre Communal

d’Action Sociale dans ce nouveau

contenant. C’est l’une des actions de

développement durable mise en place

par le CCAS. Si la mesure peut paraître

symbolique, il n’en est rien. Ces sacs

entièrement biodégradables, testés pour

résister à l’humidité et tenir dans un

frigo, ont remplacé les 63000 barquettes

annuellement distribuées et, à défaut

d’être recyclées, vainement entassées

au domicile de leurs utilisateurs.

« Le changement a été reçu avec

enthousiasme », se félicite Marie-Pierre

Noyer, directrice du Pôle gérontologique

du CCAS. Ceci pour plusieurs raisons.

Esthétique, d’abord. « Finies les

barquettes d’hôpital ! Ces sacs sont

beaucoup plus ludiques. Ils rappellent

ceux utilisés dans les séries américaines

comme “Les Feux de l’Amour”... »

Plus important, les seniors apprécient

de se sentir citoyens à part entière.

« L’usage de ces sacs permet aux plus

fragiles de participer au tri. Ils sont

très sensibles au fait d’être mobilisés

sur des sujets de société ».

Véronique Pitasi, responsable des

services à domicile, ajoute que des

actions ont par ailleurs été mises en

place au sein des foyers-résidences.

« L’installation de mitigeurs, de robinets

thermostatiques et de détecteurs de

présence dans les couloirs permettent

dans l’ensemble de réduire les dépenses

énergétiques. Au foyer Mouilleron,

des panneaux solaires ont également

été posés ». Enfin, le travail de

sensibilisation des personnes âgées

demeure. Même si pour Marie-Pierre

Noyer, elles ont souvent beaucoup

à nous apprendre. « En évitant le

gaspillage et en achetant utile, nos

seniors faisaient déjà, à leur époque,

du développement durable ».

Des panneaux solaires sur le toit

du foyer-résidence Mouilleron.

Fermetures de classes maternelles : la Ville agit et réagit

Le conseil municipal du 17 mai a été

l’occasion pour la Ville de prendre

publiquement position sur l’annonce,

par l’Inspection académique de Meurtheet-Moselle,

de la fermeture de 4 classes

maternelles à la rentrée prochaine.

« Un courrier a été adressé à l’Inspecteur

d’académie pour protester contre les

projets de fermetures et attirer son

attention sur la situation des écoles

concernées », précise la délibération

votée à cette occasion et dont voici

les principaux extraits :

« L’école maternelle Alfred Mézières

Après la fermeture d’une classe, cette

école sera réduite à 2 classes avec des

effectifs importants (27 élèves par classe),

alors que des logements sont en cours

de construction sur le site Berger Levrault

qui apporteront l’année prochaine des

élèves supplémentaires.

Cette fermeture de classe en 2010, avec

probablement une réouverture en 2011,

04 www.nancy.fr

s’avérerait alors préjudiciable au bon

fonctionnement de l’école.

L’école maternelle Marcel Leroy

Après fermeture d’une classe, cette école,

aura des effectifs moyens de 28,5 élèves

par classe.

Les effectifs importants ne permettront

pas d’accueillir d’élèves supplémentaires

en cours d’année, et ils ne pourront pas

davantage être scolarisés dans les écoles

du quartier (...) déjà saturées.

L’école maternelle des Trois Maisons

Cette école qui scolarise une population

socialement contrastée accueille

traditionnellement une demi classe

d’élèves de 2-3 ans ; la fermeture

de classe ne permettrait plus cet accueil

et pénaliserait les familles du quartier.

L’école maternelle du Placieux

Cette école recrute ses élèves sur une Zone

Urbaine Sensible, et à ce titre nécessite un

soutien et des moyens particuliers.

La fermeture, qui intervient après celle

de l’école Donzelot située à proximité,

rendra très problématique, sur le quartier

d’Haussonville, l’accueil des 2-3 ans ».

La délibération demande encore à ce

que la décision définitive de l’Inspection

académique « soit prise après comptage

des effectifs à la rentrée scolaire,

que la notion de seuil soit appliquée

avec discernement (...) ». Un dossier

auquel Sophie Mayeux, l’adjointe à

l’enseignement, est très attentive compte

tenu du soutien sans cesse réaffirmé

qu’apporte la Ville aux écoles maternelles

et primaires : « en matière de lutte contre

les inégalités, par exemple, nous assurons

aux enfants un accueil périscolaire et des

activités d’accompagnement dès 7h30 et

jusqu’à 18h30, et ce de façon totalement

gratuite pour les familles ».


Parcs et jardins

La parole aux usagers

actualité

La présence de l’eau et de la verdure dans la ville

a joué un rôle essentiel dans la reconquête du quartier.

A Nancy, les comités d’usagers des parcs et jardins sont installés depuis 2002.

« Dès leur naissance, ils ont été imaginés par la Ville comme des lieux d’échange et

de concertation avec tous ceux qui vivent le quotidien de nos espaces. Aujourd’hui,

nous voulons pousser la réflexion, aller plus loin dans cette démarche commune.

Le but est de répondre directement aux attentes exprimées » explique Patrick

Blanchot, adjoint délégué à la nature et aux paysages urbains. Cinq réunions

publiques ont donc été organisées depuis le mois de mai, invitant les usagers

des parcs Charles III, Sainte Marie, de la Cure d’Air, des jardins du Belvédère

et Paul Verlaine à prendre la parole. L’idée est bien de multiplier les contacts

entre les particuliers, les riverains, les associations, les ateliers de vie de quartier

et les établissements scolaires.

« Les comités sont efficaces quand ils abordent des problèmes de coexistence

des différents publics et des questions de bon usage ou de sécurité. Si nous

réalisons de nouvelles plantations, il s’agit d’éviter de possibles dégradations.

Et lorsque notre projet correspond à un souhait commun, nous avons déjà marqué

des points concernant son respect futur », poursuit l’adjoint. Lors de ces réunions

informelles, se traitent aussi des projets d’équipements et d’aménagements :

de nombreux acteurs s’intéressent à la création d’une nouvelle allée, d’un abri,

ou d’une aire de jeu. Ce sont donc l’environnement et l’avenir même d’un parc

qui se dessinent avec ces comités. Un temps de réflexion essentiel.

Cimetière du Sud :

le site cinéraire s’agrandit

Avec Patrick Blanchot et Fanny

Giussani, l’adjointe de territoire,

dialogue de terrain au parc

de la Cure d’Air

Partout en France, le recours à l’incinération se généralise. Ainsi en 2009,

à Nancy, près de 45% des décès ont été suivis d’une crémation.

Pour répondre aux nombreuses demandes des familles, une nouvelle parcelle

est en cours d’aménagement au cimetière du Sud. Situé entre l’avenue Paul

Doumer et le boulevard Louis Barthou, le site cinéraire jouxtant le crématorium

était en effet devenu trop petit.

Il s’agira progressivement de créer un vaste aménagement paysager de

5500 m 2 destiné à accueillir les urnes funéraires. Celles-ci, selon le désir

des proches, seront placées dans les nouveaux columbariums mis à disposition

par la Ville ou bien enterrées dans des espaces concédés pour leur inhumation.

« Nous travaillons en concertation avec l’association crématiste de Lorraine

afin de répondre au mieux à l’esprit souhaité par ceux qui font le choix de la

crémation », explique Olivier Husson, adjoint en charge des cimetières. Ainsi,

intégrant des critères de développement durable, le futur jardin funéraire se

veut intimiste avec des allées sinueuses rappelant les branches d’un arbre

ou les méandres d’un fleuve. Entre les allées, les îlots de verdure offriront

au site un visage fleuri et arboré en toutes saisons.

A l’horizon 2014, cette nouvelle parcelle pourrait accueillir jusqu’à 1100 tombes

cinéraires.

La première phase des travaux a débuté au mois de juin, dégageant un espace

de près de 1000 m 2 . Elle sera suivie de la mise en place de columbariums

supplémentaires pouvant abriter une centaine d’urnes funéraires.

Le coût prévisionnel de l’ensemble des travaux est estimé à 380 000 € TTC.

Du 6 au 12

septembre

Les Rives de Meurthe côté

développement durable

Du 6 au 12 septembre prochains, le quartier

nancéien des Rives de Meurthe, et plus

largement toutes les villes bordant la rivière,

vivront une semaine de rendez-vous proposée

par le Grand Nancy et les communes. Une

semaine pour découvrir ou redécouvrir cet

espace urbain sillonné par l’eau. « La Meurthe

est une sorte de trait d’union entre les

territoires et ceux qui les vivent au quotidien,

les habitants, les acteurs associatifs,

économiques, culturels. C’est aussi le credo

de la manifestation » explique Valérie

Lévy-Jurin, l’adjointe de territoire Nancy-Est

qui s’implique dans le projet au côté

notamment de Jean-François Husson,

le vice-président communautaire en charge

de l’écologie urbaine.

Avec le développement durable et la biodiversité

pour fils conducteurs, les événements se

succèderont au fil de l’eau : conférences,

cinéma, parcours découverte à vélo de lieux

emblématiques ou insolites, initiations et

balades en kayak et aviron, raid sportif,

concours de pêche, portes ouvertes dans les

équipements municipaux ou communautaires

et dans les entreprises, marché de producteurs

locaux... Une foule de temps forts, pour tous !

Et en point d’orgue, un week-end avec des

expositions sur le site des anciens abattoirs,

un « village » central au pôle nautique,

des projections, des animations musicales

et festives sans oublier... une guinguette.

Programme complet disponible fin août

sur www.nancy.fr et www.grand-nancy.org

plus

de photos www.nancy.fr 05


actualité juillet / août 2010

Les ateliers de self-défense de l’ONPA :

ludiques, très fréquentés... et très utiles !

Seniors : se prémunir

contre escroqueries et agressions

Parce qu’elles sont plus vulnérables, les personnes âgées constituent des cibles

privilégiées pour les malfaiteurs. La Ville va donc s’associer à un réseau de prévention.

Vols à l’arraché, démarchages forcés,

faux policiers qui se présentent à leur

domicile pour les extorquer... En 2009,

les vols par ruse et les abus de faiblesse

à l’encontre des seniors ont connu

une recrudescence sur l’agglomération

nancéienne (respectivement +33% et

+25% par rapport à 2008). Pour remédier

à cette problématique, un colloque

organisé à l’initiative de la Direction

départementale de la sécurité publique

de Meurthe-et-Moselle a réuni, fin juin,

de nombreux partenaires tels que la Ville

de Nancy, avec le pôle gérontologique

du Centre communal d’action sociale

et l’Office nancéien des personnes

âgées (*). Objectif : créer un réseau

de professionnels pour prévenir

ce type de délinquance et coordonner

le mieux possible la prise en charge

des victimes. « Traiter uniquement

l’infraction pénale ne suffit pas toujours.

Certaines personnes, choquées, ont

besoin d’un suivi psychologique ou

d’un accompagnement social pour

qu’elles puissent reprendre rapidement

une vie normale. Il est donc capital

que tous les partenaires se connaissent

bien et mènent une action efficace

et cohérente », souligne Alexandra

Schemmel, policier en charge du bureau

d’aide aux victimes à l’hôtel de police

du boulevard Lobau.

Dans les quartiers

Pour agir en amont, la Ville de Nancy

va organiser suite à ce colloque des

réunions d’information dans les foyers

clubs, les foyers résidences et les

mairies de quartier, pour expliquer

aux seniors comment se prémunir

contre les escroqueries. Une démarche

de prévention qui va dans le sens des

actions menées depuis plusieurs années

par l’ONPA qui invite régulièrement des

policiers à venir délivrer des conseils

utiles et pratiques aux seniors.

Depuis trois ans, l’ONPA propose aussi

des ateliers de self-défense qui ont lieu

chaque semaine. « A partir de techniques

dérivées du karaté et du judo, nous leur

apprenons à adopter la bonne posture

en cas d’agression », indique Marie-

Line Rubini, la directrice. Comment

ne pas paniquer, comment savoir

lâcher prise et bien tomber pour ne

pas se faire mal... « Il ne s’agit pas de

faire peur aux personnes âgées mais de

leur apprendre à être vigilantes à partir

de situations concrètes », précise Anne

Gérard, conseillère déléguée aux seniors.

« Le réseau que nous sommes en train

de mettre en place vise à accompagner

du mieux possible les victimes pour

qu’elles continuent à sortir de chez

elles ».

• Vous êtes victime d’un abus de

faiblesse ou d’un vol, composez le 17.

06 www.nancy.fr (*) mais aussi la préfecture, le parquet de Nancy, l’Ordre des médecins, le conseil général, l’association ALMA (Allô

maltraitance des personnes âgées) et ANNE (association nancéienne pour un nouvel espace social).


actualité

Avec Dialogues de Ville,

la volonté d’élargir le débat

Dans les périodes de crise, d’interrogations, de mutations de la société, il est essentiel

de se parler, d’échanger pour trouver ensemble de nouveaux repères, de nouvelles

manières d’agir. C’est précisément à cette nécessité que veulent répondre les

« Dialogues de Ville ». Lancés début juin par la mairie, ils empruntent différentes

formes, pour mieux enrichir et élargir le débat public à Nancy.

André Rossinot, Claudine Guidat et Michel Dufraisse côte à côte pour répondre aux questions du public sur le budget ;

un illustrateur nancéien, Damien Raymond, qui intervient en direct pour glisser de la couleur et des sourires dans le sérieux

des chiffres ; des questions précises et des réponses qui ne le sont pas moins... c’est tout cela Dialogues de Ville.

Dialogues de Ville version « découvertes

urbaines », c’était le 5 juin au Haut-du-

Lièvre, pour examiner entre habitants,

élus et professionnels de l’aménagement

le devenir de l’espace central libéré

par la déconstruction partielle du Cèdre

Bleu (voir aussi p. 14). Deuxième étape

le 8 juillet avec un parcours de terrain

dans plusieurs équipements dédiés

à la famille et à l’enfance.

Quant à la première de Dialogues de

Ville version « rencontres », elle avait

lieu le 10 juin dans l’auditorium du

musée des Beaux-Arts sous la forme

d’un débat public consacré au budget

de la Ville : comment le construit-on,

d’où vient l’argent, à quoi sert-il, quel

type de gestion adopter... ? Autant de

questions abordées en toute franchise,

en toute transparence, avec une centaine

de participants – les non-présents

ayant la possibilité de transmettre

leurs commentaires, avant ou après

la rencontre, via Dialogues de Ville

« le forum » sur dialoguesdeville.fr.

Rendre compte

Pour Claudine Guidat, la première

adjointe au maire en charge de la

participation (et qui, à ce titre, coordonne

la nouvelle démarche), les élus, comme

les citoyens d’ailleurs, sont placés

« devant la nécessité de résoudre des

enjeux parfois contradictoires, pour

lesquels personne ne détient la solution

miracle. Ce type d’approche permet

donc de construire pas à pas, ensemble,

des réponses ». André Rossinot de son

côté a rappelé une notion à la fois forte

et simple : « avoir la volonté d’expliquer

comment fonctionnent les politiques

publiques, parler avec vous de la

manière dont vous voyez les choses,

c’est réellement l’un des éléments

fondateurs de la démocratie ».

Un engagement qu’il a d’ailleurs

aussitôt mis en pratique dans le débat.

A un participant qui s’interrogeait sur

le coût de ses déplacements en train,

André Rossinot a précisé : « je voyage

effectivement en 1 ère classe, mais

j’ai des réductions liées notamment

au fait que j’ai plus de 60 ans :

je reviens moins cher à la collectivité

qu’un maire de 30 ans ! ». Un humour

très applaudi mais dont le sens réel

n’a pas échappé à ce participant qui

confiait à la sortie : « on se plaint

souvent que les politiques ne rendent

jamais de comptes. Alors quand ils font

cet effort sur un sujet aussi compliqué

que le budget, c’est toujours intéressant

de se déplacer ».

vidéo

en ligne

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07


en savoir plus sur…

juillet / août 2010

Nouveau en zone 30 !

71 km de voirie,

sur les 180 que

compte Nancy,

sont placés en zone

30. En vingt ans,

le nombre d’accidents

et de victimes,

sur le territoire

communal, a été

divisé par deux.

Légende

Zone 30

Espaces verts

08

C’est un vœu que Jean-Louis Thiébert,

conseiller municipal délégué

à la sécurité, partage avec beaucoup

de nos concitoyens, personnes âgées,

mères de famille ou passants agacés :

que les cyclistes, bénéficiant d’une

nouvelle disposition en leur faveur,

laissent désormais les trottoirs aux

piétons. « Le contresens cyclable vise

en effet à garantir la sécurité de tous

et notamment des plus fragiles »,

souligne Jean-Louis Thiébert. Et cette

réglementation, qui implique

un nouveau partage de l’espace urbain entre piétons,

cyclistes et automobilistes, impose quelques règles

de vigilance.

> Automobilistes, si vous sortez de votre garage, veillez

à bien regarder des deux côtés de la voie avant de vous

y engager. De même aux intersections, n’oubliez pas

que les vélos peuvent survenir sur votre droite comme

sur votre gauche.

www.nancy.fr

> Piétons, avant de traverser une rue à sens unique, vérifiez

bien qu’aucun vélo ne circule en sens inverse et n’oubliez

pas que les cyclistes ne font pas de bruit !

> Cyclistes, redoublez de prudence à l’égard des piétons

qui traversent et des voitures qui sortent de leur garage ou

d’une place de stationnement. « Enfin, respectez les voies

qui vous sont destinées et n’empruntez plus les trottoirs,

insiste Jean-Louis Thiébert. Les contrôles, plus nombreux,

seront accompagnés de sanctions ».


en savoir plus sur…

Beaucoup de rues, en zone 30, sont désormais ouvertes à la circulation à contresens

des vélos. Le point sur une mesure qui va inciter chacun à modifier ses comportements.

A sens unique, sauf pour les vélos

Moins d’accidents, et moins graves...

Ce constat encourageant établi ces

dernières années sur le territoire de

Nancy (voir ci-contre) semble bien

avoir un rapport direct avec l’extension

progressive des secteurs placés en zone

30. Apparus dans le paysage nancéien

en 1997, en Ville Vieille, ils concernent

aujourd’hui 40 % de nos voiries. « Une

façon plus conviviale, plus apaisée, de

partager l’espace public s’y instaure

réellement, note Christian Parra, le

conseiller municipal en charge du suivi

du Plan de déplacements urbains. Les

automobilistes roulent moins vite. Les

autres usagers, piétons ou cyclistes, sont

davantage en sécurité ». Une tendance

qui, inscrite dans le souci désormais

largement partagé de préserver le cadre

de vie et de protéger l’environnement,

va s’installer durablement. Et même

connaître de nouveaux développements.

C’est ainsi que depuis le 1 er juillet,

les vélos ont le droit de parcourir

à contresens la plupart des rues à sens

unique situées en zone 30. Oui, vous avez

bien lu, à contresens... L’avantage ?

Moins de détours pour les deux-roues

qui, de plus, deviennent plus « visibles »

par les voitures.

Cette autorisation, c’est un décret

ministériel de juillet 2008 qui la délivre,

et elle s’applique à toutes les zones 30

de toutes les communes de France.

« Une décision en faveur des vélos

qui rejoint notre volonté de promouvoir

les modes de déplacement non polluants,

souligne André Rossinot, mais qui

doit aussi inciter chacun, conducteurs,

piétons et cyclistes, à être vigilants

et à adopter un comportement

responsable, respectueux des autres

usagers ». Une perspective qui, somme

toute, dépasse les enjeux du code de

la route pour toucher à ce « mieux vivre

ensemble » que nous recherchons tous.

• Une bonne adresse pour tous ceux

qui s’intéressent à la petite reine :

la Maison du Vélo du Grand Nancy,

54 rue Charles III, tél. 03 83 48 88 20

ou www.grand-nancy.org

Les panneaux

à connaître

pour une bonne

adaptation

à la nouvelle

réglementation.

Dans cette rue à sens unique pour les

voitures, les vélos peuvent circuler dans

les deux sens.

Sens interdit

pour les voitures

mais pas pour

les vélos.

Certaines rues à sens unique situées en zone 30 ne

permettent pas, pour différentes raisons (largeur de voie

insuffisante, densité du trafic...), la mise en application de

la nouvelle réglementation. C’est le cas par exemple de la

rue Saint Fiacre, de la rue du Manège... Les cyclistes sont

invités à toujours se référer à la signalétique réglementaire

avant de s’engager dans une rue à contresens.

Des chiffres très positifs

Le passage progressif en zone 30 porte ses fruits, indiquent les résultats positifs

des différentes études menées par le Grand Nancy. Ils révèlent à la fois un bon

respect des vitesses autorisées par les automobilistes mais également une

nette baisse du nombre d’accidents. Un exemple : la zone 30 située en cœur

d’agglomération fait l’objet d’un suivi depuis sa création en septembre 2008.

La vitesse moyenne relevée en journée est aujourd’hui de 25 km/h. De plus,

60% des automobilistes respectent la limitation de vitesse à 30 km/h. En tout,

ce sont 90% d’entre eux qui roulent à une vitesse inférieure à 40 km/h.

Autre donnée significative : un seul accident corporel impliquant un vélo

a eu lieu en 2009 dans cette zone contre 8 l’année précédente. Des résultats

réellement encourageants.

vidéo

en ligne

Cette rue croise

une rue à doublesens

cyclable.

Enfin, dans

certaines

rues, quand la

configuration

le permet, le

marquage au sol

vient renforcer la

visibilité du doublesens

cyclable.

www.nancy.fr 09


quartiers juillet / août 2010

Centre Ville-Charles III

Déportation

Charles III et les sauveteurs

de mémoire

« Le projet d’urbanisme Nancy Grand Cœur a l’ambition de remodeler tout un morceau

de ville, de la gare jusqu’à l’avenue du Général Leclerc. La prison Charles III, édifiée

en 1850, fait partie de ce périmètre. Sa démolition prochaine pose la question

de la mémoire de ce lieu, marqué par les terribles événements de la déportation ».

Le constat d’Alain Barbillon, chargé

de mission pour l’urbanisme et le

patrimoine à la ville, est limpide.

Il est largement partagé par un

« groupe mémoire » qui s’est structuré

en décembre 2008, avec le soutien

d’André Rossinot, pour réfléchir sur

ce sujet complexe. Un collectif constitué

d’habitants du quartier, d’associations

d’anciens combattants et de résistants,

de représentants des communautés

juives et de six membres du conseil

municipal des jeunes. Jean-Marie

Conraud fait partie de ce groupe.

A 82 ans, après une vie de militant

syndical, il s’est intéressé de très près

à l’« histoire de l’enfermement à Nancy »

et en particulier à celle de la prison

Charles III. Ce « curieux, sauveteur de

mémoire régionale », comme il se définit

lui-même, est « entré » en prison en

2005 comme bénévole pour animer

un atelier de menuiserie destiné aux

détenus : « lorsque j’ai franchi les onze

010 www.nancy.fr

Visite de la prison désaffectée par le « groupe mémoire ».


quartiers

Jean-Marie Conraud a publié en 2009 “Charles III,

une prison dans la ville” (éditions Serpenoise).

portes qui menaient du portail d’entrée

à l’atelier, le choc a été immédiat. Ce que

j’entrevoyais à travers les barreaux m’a

interpellé ».

Une porte murée

Jean-Marie Conraud a rapidement repéré

des indices visibles du passé comme

autant de points de départ d’une quête

historique. Les vestiges d’une porte

murée l’ont intrigué : « j’ai appris que

les Allemands, qui géraient Charles III

pendant la dernière guerre, avaient

pratiqué cette ouverture sur le chemin

de ronde pour transférer les détenus

d’origine juive, les prisonniers politiques

et les résistants directement dans

les trains à destination des camps.

La prison était alors un centre de

transit ». Le souvenir de ces années

noires est évoqué par deux plaques

commémoratives apposées sur les murs

de la prison.

Autre témoin d’un temps plus ancien,

une belle fontaine située dans une cour

intérieure. « Elle daterait d’avant la

construction de la prison, lorsque ce

lieu était encore occupé par une

manufacture de tabac construite par

le duc Léopold », précise Alain Barbillon.

La question se pose alors. Comment

préserver ces traces et les présenter au

public dans un quartier qui va connaître

de profondes mutations ? Faut-il réaliser

un mémorial, utiliser la médiation d’une

œuvre artistique symbolique, ou encore

les insérer directement dans un élément

d’architecture contemporaine ? Autant

de propositions et de pistes qu’explore

le groupe mémoire qui planche

également sur la notion de « parcours »

dans un quartier où les références

à la guerre (place des Justes, boulevard

de l’Insurrection du Ghetto de Varsovie...)

sont bien présentes.

En attendant la création d’un lieu de

mémoire définitif, c’est probablement

une « installation communicante » de

bonne facture, à l’image de celle mise

en place sur l’Ile de Corse, qui identifiera

le site pendant la période de démolition.

Elle pourrait en particulier exploiter les

images d’une campagne photographique

réalisée à l’intérieur des bâtiments

à l’initiative du Grand Nancy.

Démolie à partir de cet été

Le chantier de démolition de la prison démarre cet été et devrait être terminé

pour la fin de l’année. Le site sera ensuite livré aux archéologues pour des

fouilles « préventives », comme il est de règle en pareil cas. « On sait en

effet qu’en dessous des bâtiments, il y a le bastion de Saurupt, un élément

des fortifications de la Ville Neuve de Charles III (fin XVI e -début XVII e siècles) »,

explique Alain Barbillon. Pendant toute la durée du chantier, le mur d’enceinte

de la prison sera préservé, mais arasé à hauteur d’1,50 m environ.

www.nancy.fr 011


quartiers

Sur 750 mètres, des travaux qui auront

lieu depuis le canal lui-même.

juillet / août 2010

III Maisons-Rives de Meurthe

La digue Oberlin

va se faire soigner

À la fin de l’année, Voies Navigables

de France (VNF) lancera des travaux

de confortement de la digue Oberlin à

Nancy. Une cure de jouvence nécessaire

pour cette portion de 750 m, de la

rive droite du canal de la Marne au

Rhin depuis le pont-levis de Malzéville

jusqu’à la passerelle piétonne Lecreulx.

Une étude réalisée en 2009 montre en

effet que l’ouvrage présente de petites

faiblesses. Résultats : circulations d’eau

et fuites dans la rue Oberlin située en

contrebas. « Nous allons intervenir

pour régler ces problèmes d’étanchéité,

soutenir et sécuriser la digue », explique

Yvan Hanriot, du bureau d’études

aménagement et environnement de VNF.

Pour cela, un rideau étanche de

plaques en acier de 10 m de long sera

placé contre les protections de berges

existantes. Ces travaux d’envergure

vont générer du bruit et des vibrations.

Soucieuse de les réduire au maximum

en pleine zone urbaine, VNF a pris ses

dispositions. « D’une part, l’intervention

aura lieu depuis le canal, ce qui ne

gênera pas la circulation alentour, et

d’autre part la technique de pose sera

celle qui réduit le plus les nuisances »,

précise Yvan Hanriot. Aussi, un expert

du tribunal administratif établira

avant travaux un état des lieux des

constructions situées à proximité.

Lancées au dernier trimestre de cette

année jusque l’été 2011, les opérations

se dérouleront entre 8h et 18h du lundi

au vendredi. Avant le démarrage du

chantier, une présentation publique

de l’exécution des travaux aura lieu

avec l’entreprise devant les réaliser.

• Plus d’informations :

VNF, tél. : 03 83 17 01 30,

www.sn-nord-est.developpementdurable.gouv.fr

« Quel bordure pour le cours

Léopold ? »... Alors que deux exemples

« grandeur nature » avaient été créés

à proximité de la rue Baron Louis, le

premier proposant une bande plantée et

un trottoir, le second une bande plantée

et une pelouse, les habitants et acteurs

du quartier avaient été invités à donner

leur avis sur ce projet de réaménagement

piloté par le Grand Nancy et la Ville.

« Avec les permanences sur le terrain,

le sondage et le forum lancés sur le

site de la Ville et la réunion publique

au restaurant universitaire du Cours

Léopold, ce sont près de 300 personnes

qui ont participé à cette concertation,

Léopold-Ville Vieille

Place Carnot et cours Léopold :

premiers aménagements

explique Jérôme Marchand-Arvier,

l’adjoint de territoire de Nancy-Nord.

Chacun a pu s’exprimer et globalement,

le choix s’est porté sur la pelouse

plutôt que sur un trottoir, notamment

parce qu’esthétiquement elle offre

une perspective de qualité ».

Plus largement, ce temps d’échanges,

auquel l’atelier de vie de quartier

était bien sûr associé, fut l’occasion

d’aborder d’autres aspects du cadre

de vie comme la gestion de la présence

de la foire, les traversées piétonnes et

les cheminements cyclables ou encore

la valorisation du patrimoine du cours.

Des permanences tenues sur place ont

permis de recueillir l’avis des habitants.

Autant de points soulevés

qui permettront de nourrir la suite

des projets d’aménagement.

Dans la foulée de la concertation,

les premiers travaux s’engagent cet été.

Très attendu, un nouveau revêtement

(proche de celui utilisé sur la place

de la Carrière) va rendre la traversée

de la place Carnot moins critique

les jours de mauvais temps.

Et la partie du cours Léopold comprise

entre la place du Souvenir Français et

la rue Baron Louis verra se concrétiser

la phase initiale des aménagements

paysagers avant qu’ils ne se poursuivent

en 2011 et 2012.

12

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quartiers

Haussonville-Blandan-Donop

A la demande des riverains,

les premières barrières ont été posées.

Les différentes réunions de concertation organisées avec les riverains depuis septembre

2009 ont porté leurs fruits : les premiers aménagements de la place de Karlsruhe,

visant à y garantir plus de calme, ont débuté courant juin.

Place de Karlsruhe :

une concertation constructive

L’installation de barrières en quinconce

à deux des trois entrées de la place

a pour fonction de dissuader les deuxroues

motorisés de la traverser. Quant

à la troisième entrée, qui longe la rue

de la Légion Etrangère, elle a été dotée

de potelets pour faciliter le passage

aux véhicules de collecte et de secours.

Une deuxième phase de travaux visera

au premier semestre 2011 à rendre

la place conviviale sans pour autant

favoriser les rassemblements bruyants.

Il faut dire que le lieu a bien besoin d’un

lifting. La place, installée entre 1980 et

1984 à l’emplacement de l’ancien terrain

de manœuvre du régiment de cavalerie

du quartier Donop, a gardé une rigueur

toute militaire que les aménagements

paysagers prévus devraient adoucir.

Un partenariat

avec Karlsruhe

La place sera organisée sur la base

du plan urbain « en éventail » de la ville

de Karlsruhe qui a d’ailleurs été associée

au projet. Une façon symbolique de

renforcer le jumelage qui lie la cité

allemande à Nancy depuis 1955. Les

allées convergeant vers un espace

circulaire seront bordées de plantations

de savonniers, de massifs de lavandes,

de rosiers et de narcisses ainsi que

de larges espaces verts.

« Une troisième réunion de concertation

est prévue avec les riverains en

septembre prochain pour discuter

notamment de la possibilité de créer

des jardins partagés », indique

l’adjoint de territoire Patrick Baudot.

La Ville de Nancy participera aux

travaux à hauteur de 30 000 € TTC.

De son côté, le Grand Nancy prendra

à sa charge l’essentiel de la réalisation

pour un budget prévisionnel s’élevant

à 240 000 € TTC.

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quartiers juillet / août 2010

Plateau de Haye-Haut-du-Lièvre

Cèdre Bleu

Et après la déconstruction ?

Un soleil radieux et des habitants venus nombreux... Début juin, le Haut-du-Lièvre

accueillait le premier « Dialogues de Ville », des temps de rencontres et d’échanges

privilégiés avec les habitants (voir aussi p.07). L’objectif : parler ensemble des suites

de la déconstruction partielle du Cèdre Bleu.

Plan en main avec Alexandre Chemetoff... ou cartes sur table avec Jérôme Marchand-Arvier, l’adjoint

de territoire de Nancy-Nord (à g.) et Dominique Herman, adjointe en charge du Haut-du-Lièvre (au centre).

Au menu de cette matinée là : des

ateliers et des parcours découvertes

conduits par Alexandre Chemetoff,

l’architecte urbaniste en charge du

projet de rénovation urbaine du Plateau

de Haye. L’occasion de découvrir la

métamorphose du quartier, « un projet

exceptionnel qui devient réalité »,

soulignait André Rossinot.

L’actualité du moment c’était le Cèdre

Bleu et les premières perspectives

d’aménagement de l’espace libéré par

la déconstruction de neuf de ses entrées.

« Avec les habitants et tous les acteurs

du Plateau de Haye, nous voulons

continuer à inventer, poursuit le maire.

Pour l’espace central, avec Alexandre

Chemetoff, nous avions bien sûr d’abord

pensé à une place ou une esplanade.

Mais ici, où la végétation s’immisce dans

la ville comme un prolongement de la

forêt de Haye, pourquoi ne pas imaginer

des jardins familiaux et des vergers ?

Des images fortes de la vie, d’un bonheur

simple et du renouveau du quartier. Et

pourquoi ne pas les gérer sous la forme

d’une coopérative ? Un jardin, une famille,

une voix au sein de la structure... ».

Le projet soumis aux habitants propose

ainsi une soixantaine de jardins et une

Maison des Jardiniers, des allées boisées

et une cuisine familiale de plein air.

Un véritable lieu de vie où s’exprimera

toute la diversité du quartier. « Je crois

à l’addition des cultures, des talents.

C’est dans cet état d’esprit que je vous

donne rendez-vous le 24 octobre prochain

à l’hôtel de ville où nous présenterons

ce projet, comme l’ensemble de ceux

qui concernent le Plateau de Haye,

à toute l’agglomération », a conclu

André Rossinot.

vidéo

en ligne

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Mon Désert-Jeanne d’Arc-

Saurupt-Clemenceau

Partager un square et

un peu d’âme du quartier...

Les fêtes de quartier peuvent

avoir quelque chose de généreux :

les habitants d’un même secteur

géographique s’approprient, le temps

de quelques heures, une parcelle de

leur coin de ville, en se disant qu’ils

partagent peut-être plus que cela.

Mais pour l’atelier de vie de quartier

de Saurupt-Clemenceau, plus qu’un

périmètre commun, c’est tout un

patrimoine qu’on se devait de célébrer

le 12 juin dernier. Inauguré par la Ville

en octobre après 10 mois de chantier

et dédié au dernier jardinier d’Emile

Gallé, le choix du square Jules Dorget

comme théâtre de la fête n’a pas été

fait au hasard. « C’était l’occasion

de le faire découvrir aux nouveaux

riverains, qui, pour beaucoup, ne

le connaissent encore pas bien »,

explique Françoise Algros, la présidente

de l’atelier. Et de confier à « Jules Dorget bis » alias Pierre Didierjean, responsable

des espaces verts, le soin de la visite guidée qui a marqué le début des festivités ;

la centaine de visiteurs présents apprenant au passage que l’esthétisme du jardin

de 3500 m 2 (il reproduit des motifs de l’Ecole de Nancy) va de pair avec l’installation

de dispositifs « développement durable ».

La visite terminée, elle a laissé place à l’animation surprise : un spectacle de danse

réunissant valseurs en habits 1900 et jeunes gymnastes du Punch, club de sport

voisin. Enfin, avant apéritif convivial, le groupe a pris la direction de l’Ecole des

Mines pour trois conférences. Non sans s’être retourné une dernière fois sur la grille

d’Emile André, majestueuse porte d’entrée dont la réinstallation ici doit beaucoup

à l’engagement de l’association Garen et de son président Roger Mossovic en faveur

des pionniers nancéiens de l’Art Nouveau.

quartiers

Votre rendez-vous

avec les associations

de Nancy

SAMEDI 2 OCTOBRE

TOUTE LA JOURNÉE

À LA PÉPINIÈRE

Sport, vie culturelle,

humanitaire, jeunesse,

caritatif…

Avec leurs centaines d’activités

les associations ont beaucoup

à offrir… (et vous, peut-être

un peu de bénévolat à proposer !)

Visites guidées et présence attentive de deux personnes

passionnées par leur quartier : Françoise Algros, la présidente

de l’atelier de vie et Roger Mossovic, le président-fondateur

de l’association Garen.

www.nancy.fr 15


tribunes libres juillet / août 2010

Education, LA priorité !

Les vacances estivales n’ont pas encore commen

que la rentrée scolaire pour l’année 2010-2011 se

prépare depuis de nombreuses semaines au sein

des services de l’Education nationale. Et pour notre

académie, les annonces de fermetures de classes sont

tombées, au grand dam des parents d’élèves et des

enseignants. Notre commune sera largement impactée

par cette logique purement comptable instaurée

depuis quelques années par le gouvernement.

4 classes nancéiennes vont ainsi fermer leurs portes

d’ici à fin de l’année scolaire. Ce sont les maternelles du

Placieux, des Trois-Maisons, Alfred Mézières et Marcel

Leroy qui se retrouvent dans la ligne de mire. Et ces

fermetures auront sans nul doute des conséquences

non négligeables. Ainsi l’école Alfred Mézières ne

comptera plus que deux classes à partir du mois de

septembre, venant ainsi remettre en question l’avenir

même de cet établissement à moyen terme.

De même à l’école maternelle Marcel Leroy. A la rentrée,

les 114 élèves scolarisés (d’après les prévisions du

rectorat) devraient se répartir dans 4 classes, faisant

ainsi grimper le ratio du nombre d’enfants à 28-29

devant chaque enseignant. La situation serait alors

comparable à celle des écoles voisines (Gebhart, Jean

Jaurès…), déjà en sureffectif.

Avec ces suppressions de postes, le taux d’encadrement

atteint dans de nombreux établissements nancéiens,

un seuil critique pénalisant tout à la fois les élèves et

les conditions de travail de l’ensemble des personnels.

Cette dégradation ne manquera pas d’avoir des

conséquences sur la qualité des enseignements.

Devant 28 ou 29 élèves, un professeur aura les

pires difficultés à repérer et accompagner un enfant

rencontrant des problèmes d’apprentissage.

L’école maternelle permet pourtant de lutter

efficacement contre l’échec scolaire. En accueillant dès

le plus jeune âge les jeunes nancéiens dans le milieu

scolaire, on peut agir concrètement sur les difficultés

vécues par les élèves et gommer ainsi les inégalités

sociales.

Dans ces conditions, peut-on alors réellement croire

que la maîtrise des dépenses publiques doive se

faire au détriment de l’éducation de nos enfants, en

rognant chaque année sur la création ou le maintien

de postes d’enseignants ?

Cette volonté politique est pourtant largement

soutenue par le Maire et les deux députés UMP

siégeant au Conseil municipal, tout du moins lorsqu’ils

sont à Paris. Mais vous l’avez constaté, une fois

revenus à Nancy, ils ne manquent pas de s’insurger

faussement contre ces fermetures. Ce double langage

rend tout à fait inaudible le discours de l’actuelle

majorité municipale sur les questions d’éducation et

de politiques publiques en faveur des Nancéiens les

plus jeunes.

La question des suppressions de postes dans l’Education

est loin d’être une problématique seulement nationale

tant elle nous concerne au quotidien, en tant qu’élu

local avec ses multiples incidences.

Prenons un exemple concret : si les enfants de 2 à

3 ans ne sont plus scolarisés en maternelle, comme

c’est en train de devenir la norme, il revient alors aux

collectivités et donc à la ville de Nancy de se substituer

à l’Etat. C’est en effet vers la commune que les parents

se tournent pour trouver des solutions alternatives à

la garde de leurs enfants. Il faut dès lors envisager la

construction de nouveaux équipements (type crèches

ou haltes-garderies), embaucher des personnels

qualifiés pour les animer ou encore subventionner

des structures d’accueil associatives. Autant de choix

qui ont un coût non négligeable pour les finances

publiques, et ce alors qu’à Nancy, le budget communal

est déjà fortement contraint.

Ces choix ont également des conséquences sur le

budget des familles. Elles sont à leur tour pénalisées

financièrement. Alors que la maternelle dispense

un enseignement libre et gratuit, l’accueil en crèche

ou chez une assistante maternelle représente des

dépenses supplémentaires. Il existe également une

vraie différence entre faire garder son enfant et lui

permettre de suivre un enseignement.

Ces menaces réelles s’accompagnent d’autres projets

qui sont dans les cartons du gouvernement. Sont

ainsi envisagées la création de jardins d’éveil pour

les enfants de 2 à 3 ans (autant dire une remise en

cause de l’existence des écoles maternelles) ou encore

la diminution du taux d’encadrement des élèves lors

d’activités extérieures.

On le voit, les services publics de l’éducation sont

confrontés à de multiples obstacles. Ces politiques

publiques pourtant tout à fait essentielles pour les

familles, sont tout doucement détricotées par la seule

volonté d’un gouvernement dogmatique. On risque

à terme de renforcer encore les inégalités sociales et

l’échec scolaire. La question centrale qui se pose face

à celà, est celle de l’avenir que nous voulons pour

nos enfants.

Dans le même temps, se prépare un nouveau transfert

de charges vers les collectivités et les familles qui ne

dit pas son nom. Notre ville risque ainsi de devoir

assumer à nouveau des missions qui ne sont pas les

siennes.

A Nancy, nous nous opposerons donc fermement à

tout projet contribuant à la dégradation de la qualité

de l’enseignement primaire. C’est en défendant au plus

près du terrain ces principes fondamentaux que nous

garantirons un enseignement de qualité aux écoliers

d’aujourd’hui, qui seront les citoyens de demain. C’est

le prix d’une société juste et apaisée.

Groupe des Élus de Gauche

11 élu-e-s à votre écoute :

Bertrand Masson (Président) –

Marianne Birck-Gallego – Eric Chenut –

Nicole Creusot – Patrick Hatzig –

Maud Hugot – Chaynesse Khirouni –

Mathieu Klein – Dominique Olivier –

Areski Sadi – Renée Zabé

Ecrivez-nous :

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CO n°1 - 54 035 Nancy Cedex

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mensuelle du groupe.

Permanence tous les jours, de 9h30 à 12h30

et de 13h30 à 17h, au 03 83 85 31 51.

Hommage à Alix Le Clerc

Vous souvient-il de ce nom, que seul un petit nombre de Nancéiens

et de Lorrains connaissent ? Il est celui d’une femme que la rumeur

populaire, autrefois, considérait comme « sainte ».

Nous sommes en 1622. L’apogée politique et culturel instauré par le

long règne de Charles III perdure. La guerre de Trente Ans, toutefois, a

éclaté en Europe quatre ans auparavant et les nuages se rapprochent du

duché, prémices de futurs malheurs. Dès avril, les troupes de Mansfeld

traverseront le pays. Le 9 janvier meurt à Nancy Alix Le Clerc, dans

le monastère – école qu’elle a fondé et où elle a été élue première

supérieure.

Le duc Henri II dépêche Claude Deruet, peintre officiel de la Cour, pour

exécuter son portrait, œuvre empreinte d’une profonde contemplation

intérieure. Tout Nancy, princes et pauvres, parents et élèves, accourt

vénérer celle qu’il a en haute estime.

Originaire de Remiremont, Alix a traversé à l’adolescence une crise

spirituelle de plusieurs années. Elle se confie à Pierre Fourier, curé de

Mattaincourt. Elle perçoit un appel à devenir religieuse et à fonder « une

16

maison nouvelle pour y pratiquer tout le bien possible ». D’un commun

accord, le champ de l’apostolat nouveau sera l’instruction gratuite des

filles, qui sont alors une « vile portion » délaissée. 1598, date à laquelle

Alix, rejointe par quelques jeunes amies, ouvre à Poussay la première

école, marque ainsi, dans l’histoire de la Lorraine et dans l’histoire tout

court, près de trois siècles avant Jules Ferry, non seulement la naissance

de cet enseignement, mais aussi une étape décisive de l’émancipation

des femmes.

La pédagogie elle-même est une révolution, dont les nouveautés

traverseront les siècles : répartition des élèves en trois niveaux selon

leur compétence en lecture, constitution de classes de 18 à 20 élèves

confiées à une maîtresse qui leur dispense un enseignement simultané

à l’aide d’un même livre et d’un tableau noir.

L’œuvre connaît une expansion rapide à l’intérieur du duché et en dehors.

De treize à la mort d’Alix, le nombre des maisons de la Congrégation

Notre-Dame passera, à la veille de la Révolution, à quelque quatre-vingtdix

en Europe, parmi lesquelles les soixante-quinze monastères français.

Aujourd’hui, les différentes ramifications depuis le tronc de la fondation

lorraine forment un ensemble de huit congrégations présent sur les cinq

continents, toujours animé par le charisme d’origine.

Il n’est pas anodin pour une ville, quelque croyance ou incroyance que

l’on ait, d’abriter les reliques d’une femme reconnue bienheureuse,

étape vers une possible canonisation et d’être ainsi la vieille souche

sans cesse reverdissante d’une œuvre d’une telle fécondité. La pose,

le 15 mai dernier, d’une plaque sur la façade du 9, rue Maurice Barrès,

siège de l’ancien monastère, rappelle opportunément en tous cas un

volet méconnu de la personnalité de la cité. A ce brillant tournant des

16 ème et 17 ème siècles, Nancy fut aussi un foyer de création théologique,

spirituelle et éducative.

Comme point d’orgue, laissons résonner, sur le sujet aujourd’hui si

crucial de l’éducation, ces paroles profondes de la Bible, tirées du Livre

du Siracide : « Je répandrai l’instruction comme une prophétie et je la

transmettrai aux générations futures. »

Françoise Hervé

Victoire pour Nancy


à suivre

juillet / août 2010

Tourisme

L’Office se réorganise

et muscle son offre

Tourisme de proximité en plein boom, demande d’originalité,

clientèle étrangère toujours plus exigeante... C’est pour

s’adapter à ces évolutions que l’Office de tourisme est en

pleine mutation. Rebaptisée « Nancy Tourisme »,

la structure élargit son champ d’action à tout le territoire

de l’agglomération pour valoriser un potentiel touristique

encore trop peu exploité.

« Il ne s’agit pas d’opérer une révolution

car l’outil est bon. Il s’agit plutôt de

prendre en considération les évolutions

de la demande des visiteurs sur un

territoire plus vaste et de mettre

les atouts de l’agglomération à la

disposition de ses habitants », commente

Gérard Rongeot, vice-président de la

Communauté urbaine, qui succède

à André Rossinot à la tête du conseil

d’administration de la nouvelle structure.

Ce changement a été matérialisé par une

refonte complète des statuts de l’Office

de tourisme. Le conseil d’administration

a été limité à 27 membres au lieu

de 42, « pour faciliter les échanges »,

précise Gérard Rongeot et le nombre

de représentants du Grand Nancy est

passé de 3 à 6 pour assurer une meilleure

représentation de la Communauté

urbaine.

Autre nouveauté, la création de 4 collèges

de personnalités issues de différentes

catégories socioprofessionnelles.

Le premier réunit les professionnels

du tourisme, un autre les partenaires

économiques, un troisième les partenaires

associatifs et culturels, enfin le dernier

regroupe les personnalités qualifiées.

« Nous souhaitons de cette façon

développer le partenariat public-privé »,

souligne Gérard Rongeot. « Chaque acteur

trouve ainsi un espace pour débattre

et apporter ses idées ».

Par ailleurs, un observatoire du tourisme

est en cours de création. « Le poids

de cette activité dans l’économie locale

Avec Nancy Tourisme, des rendez-vous pour l’été

Le document « Grand Nancy, visites découverte 2010 » présente un programme des visites organisées par Nancy Tourisme jusqu’en

septembre. Le tarif d’une visite est de 6e par personne. Renseignements auprès de Nancy Tourisme au 03 83 35 22 41 ou www.ot-nancy.fr

Fondée au XVII e siècle, la Chartreuse de Bosserville,

de style classique, surplombe la vallée de la

Meurthe. Visites guidées organisées par Nancy

Tourisme le samedi 24 juillet à 14h30 et le samedi

28 août à 10h30, RV devant le portail d’entrée de la

Chartreuse à Art-sur-Meurthe.

Jusqu’à la mi-septembre, la façade de l’hôtel de ville

de Nancy s’illumine tous les soirs pour un spectacle haut

en couleurs et en images. A 22h45 du 14 juin au 14 août

2010, à 22h du 15 août au 20 septembre 2010.

« Les secrets de nos vergers » :

c’est le thème d’une balade

découverte organisée le jeudi 29

juillet à 14h30 devant l’église de

Fléville par le Centre permanent

d’initiatives pour l’environnement

en partenariat avec Nancy Tourisme.

18

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à suivre

L’attractivité culturelle,

pierre d’angle du Sillon Lorrain

Gérard Rongeot dans les locaux de « Nancy Tourisme »

avec la directrice, Geneviève Fontaine.

mérite que l’on mène une réflexion en

s’appuyant sur un outil précis », ajoute

Gérard Rongeot. En partenariat avec

l’ADUAN (Agence de développement

et d’urbanisme de l’aire urbaine

nancéienne), il devrait voir le jour d’ici

un an pour mesurer l’impact du tourisme

à Nancy et dans son agglomération.

Stratégie de notoriété

En attendant, Nancy Tourisme s’attache

déjà à proposer une offre renouvelée.

« Nous avons pris le temps de répertorier

l’ensemble du potentiel touristique

de l’agglomération », explique Gérard

Rongeot. Les résultats sont concluants

puisqu’un prospectus a été édité pour

la saison estivale, mettant en valeur

tout un patrimoine parfois méconnu

des Grands Nancéiens comme la

chartreuse de Bosserville à Art-sur-

Meurthe. « Le tourisme de proximité

marche très bien », assure d’ailleurs

Geneviève Fontaine, la directrice

de Nancy Tourisme, « nous sommes

là à un tournant dans les attentes de

la clientèle, il faut savoir le prendre ».

Cette nouvelle organisation est aussi

une manière d’inscrire l’action de l’Office

de tourisme dans une dynamique

impulsée notamment par le Sillon Lorrain.

Gérard Rongeot en est convaincu :

« aujourd’hui, on ne peut pas ignorer le

Centre Pompidou à Metz ou le nouveau

Center Parcs à Sarrebourg. Nancy et son

agglomération doivent tirer parti de ce

mouvement en proposant des produits

touristiques innovants et attractifs ».

Les élus en charge des affaires culturelles du

Nancy, Metz,

Sillon Lorrain, dont Laurent Hénart pour la Ville,

se sont réunis le 28 mai dernier à Nancy.

Epinal et

Thionville jouent

la carte de

l’unité pour faire

de la culture

un levier de

développement

et d’attractivité touristique au bénéfice de toute la Lorraine.

Avec Laurent Hénart, adjoint délégué à la culture, revue

d’une coopération en marche.

Pourquoi vouloir fédérer les énergies en matière culturelle

dans le cadre du Sillon Lorrain ?

Nous devons absolument coller à la réalité de demain et la réalité de demain,

c’est la métropolisation. Au niveau culturel, cela signifie que les professionnels

du secteur travailleront de plus en plus ensemble, notamment en mutualisant

les ressources. Un exemple : il y a quelques années, il est arrivé que les opéras

de Nancy et de Metz proposent la même œuvre, la même saison, chacun de leur côté.

Aujourd’hui, les directeurs se coordonnent, ils mettent en place des abonnements

groupés et présentent des spectacles communs : ce sera le cas durant la saison

2010-2011 où ils vont coproduire Carmen.

Comment allez-vous bâtir un parcours culturel cohérent ?

Nous allons partir des points forts de chacun, des politiques culturelles de chaque

ville, de leur imagination et de leur tradition pour mettre les choses en réseaux

autour d’un label culturel du Sillon Lorrain. Sous ce label, nous allons organiser

ensemble, dès 2011, différents événements comme la Nuit européenne des musées.

Le Sillon doit s’ouvrir pour irriguer les autres territoires lorrains. Un exemple : il est

bien évident qu’un parcours autour de la mémoire de notre région ne pourra pas se

construire sans la Meuse et le souvenir de la bataille de Verdun... Par cette nouvelle

dynamique, nous souhaitons proposer plus aux Lorrains et attirer des touristes

à l’échelle européenne et internationale.

Qu’est-ce que Nancy peut attendre du Sillon Lorrain en matière

de développement culturel ?

Aujourd’hui, une ville qui reste seule a du mal à avoir une offre qui attire un

public venu de loin. D’où l’intérêt de créer des parcours croisés avec les autres

villes du Sillon Lorrain. A Nancy, par exemple, les collections du musée des Beaux-

Arts vont être réorganisées : nous allons mettre en valeur l’œuvre de Jean Prouvé

dans une salle qui lui sera dédiée et nous accorderons une plus grande place à l’art

contemporain afin de créer une offre complémentaire à celle du centre Pompidou

de Metz notamment. A travers le Sillon Lorrain, nous allons bénéficier d’un plus

grand rayonnement et d’une plus grande force.

www.nancy.fr 19


à suivre

juillet / août 2010

Médias

Les 25 ans de Radio Fajet

Il y a 25 ans, le père Guy Lescanne

empruntait du matériel d’occasion et

fondait Radio Fajet, un projet basé sur

la volonté de donner la parole aux jeunes

de l’enseignement technique. Un an plus

tard, l’association APAVAT naissait. Si au

fil des années le projet s’est développé

(Fajet compte aujourd’hui trois salariés

permanents et plusieurs contrats aidés),

l’esprit insufflé par son fondateur a été

préservé. Pour Fabienne Marchal,

sa directrice, la priorité reste de

« laisser libre cours à la parole,

à l’échange et au partage ».

Et de partage, il va en être question

avec l’opération Fajet part en live

(à l’Autre Canal). Pour ses 25 ans, la

radio organise, le 30 octobre prochain,

un après-midi portes ouvertes dans ses

studios, situés 47 rue Charles III, suivi

d’un concert-événement à l’Autre Canal.

L’occasion d’impliquer dans un projet

commun la centaine de bénévoles

que compte la « Maison » présidée

par Christophe Chevardé. Et de célébrer

une vitalité à toute épreuve depuis

un quart de siècle déjà.

Plus d’infos à venir sur Fajet part en live

(à l’Autre Canal) sur www.fajet.net

© Guillaume de Laubier

Rentrée littéraire

Max Gallo

au Livre

sur la Place

20

C’est le premier grand rendez-vous

national de la rentrée littéraire :

le Livre sur la Place fêtera sa 32°

édition du 17 au 19 septembre. Il fera

l’événement sous le chapiteau de la Place

de la Carrière et dans toute la ville

en réunissant près de 500 écrivains et

leurs lecteurs venus de toute la Lorraine

mais aussi du Luxembourg, de Belgique

ou… de Paris ! Forum, lectures, débats,

rencontres, place aux livres à Nancy !

Le président - L’académicien et maître

du « roman-histoire » : Max Gallo (photo).

Avec un grand rendez-vous à l’Opéra

le vendredi à 18h.

Les prix - Académiciens toujours...

mais Goncourt cette fois : ambassadeurs

de la manifestation, ils seront là, autour

de leur présidente Edmonde Charles-

Roux, pour attribuer le Goncourt de la

Biographie. Xavier Emmanuelli, fondateur

du Samu social remettra lui le prix « Livre

et droits de l’Homme » crée par André

Rossinot en 2002 en lien avec Simone Veil.

Oxalide, maison d’édition bilingue à la

www.nancy.fr

diffusion internationale et installée

près de Nancy, recevra la Feuille d’or

de la Ville, prix France Bleu.

La Nouvelle de la classe : Jean

d’Ormesson est le parrain de la deuxième

édition de ce concours lancé à l’attention

des CM1-CM2 de Lorraine par la mairie

et la fondation pour la lecture du Crédit

Mutuel, en partenariat avec le rectorat.

L’académicien sera aussi l’invité à Nancy

de Franz-Olivier Giesbert pour commenter

la rentrée littéraire.

Et puis... La lecture de Marie-Christine

Barrault (en lien avec le CDN), le retour

de Stéphane Bern et du Fou du Roi

ainsi que de plusieurs émissions de

France Inter, le jardin du livre entre

l’Arc Héré (lieu de multiples animations)

et le chapiteau, les rencontres

dans les écoles, dans les quartiers...

Avec la Ville et les libraires de « Lire

à Nancy », bloquez déjà votre week-end !

Renseignements : lelivresurlaplace.fr

Histoire

Les maux

d’autrefois

A la fois médecin et historienne,

la Nancéienne Jacqueline Carolus-Curien

vient de publier un livre passionnant

consacré aux « Médecins et chirurgiens

de la Lorraine ducale ». Loin d’être

réservé aux seuls spécialistes,

il évoque de façon concrète, vivante

et très documentée la vie quotidienne

et les pratiques (pas toujours très

sûres, hélas...) des thérapeutes,

depuis le Moyen Age jusqu’au XVIII e

siècle. Parmi les curiosités de cet

ouvrage : les dossiers médicaux

complets des ducs de Lorraine

et de leurs proches, mais aussi

un tableau des pathologies dont

souffraient les Lorrains d’autrefois.

Une plongée dans le passé qui,

pour le coup, n’incite pas à la nostalgie...

• Editions Serpenoise,

préface d’Alain Larcan, 24 €.


à suivre

Gastronomie

A vos marmites de soupe !

Elle avait commencé il y a quatre ans par la dégustation de 250 litres de soupe

sur le port Sainte-Catherine. Mais l’année dernière, au Haut-du-Lièvre, il en fallait

désormais 450 pour satisfaire les amateurs... La fête de la soupe, qui gagne de nouveaux

aficionados à chaque édition, déposera cette année ses marmites fumantes le samedi

25 septembre face à l’école des Beaux-Arts, avenue Boffrand. Au menu de 14h à 22h :

dégustations gratuites, contes, ateliers cuisine et musique... On peut, en famille, entre

amis ou voisins, avec une association, venir confectionner « sa » recette sur place.

Ou, tout simplement, goûter celles des autres et élire sa soupe préférée !

Inscriptions et informations : 03 83 32 81 55 et 06 70 60 56 65 ou par mail boletmix@free.fr

Parcours

Des serres

aux Olympiades

Sport

Deux rendez-vous

avec les clubs

les 11 et 26 septembre

Alizée Brejot et son maître de stage

aux espaces verts, Benoît Jalet.

Alizée Brejot, apprentie en BEP production horticole aux serres

de la Ville, s’est classée première lors de la phase régionale

des 41 èmes Olympiades des Métiers. Un concours international qui,

tous les deux ans, réunit dans les différents corps de métiers les

meilleurs jeunes artisans de chaque pays. Alizée, qui suit

les cours du CFA de Roville-aux-Chênes (avec lequel le service

des espaces verts entretient des relations constantes), est à

présent sélectionnée pour représenter la Lorraine à la finale

nationale prévue en février 2011 en Ile de France. Avant, peut-être,

de participer aux Olympiades mondiales de Londres... Son parcours

témoigne d’une réelle implication dans sa formation et d’un beau

brin de talent. Un motif de fierté pour son maître d’apprentissage

Benoît Jalet et pour le service action sociale pour l’emploi animé

par Malika Dati, adjointe au maire.

Nancy accueillera le 26 septembre la Fête départementale

du sport sur le site de Gentilly. Cette manifestation est

l’occasion de réunir les comités sportifs départementaux

ainsi que des clubs locaux autour de stands et d’animations.

Cette année, elle aura pour thème « Sport, santé, bienêtre

». « Nous voulons insister sur les bienfaits particuliers

de chaque sport », explique Marie-Catherine Tallot, l’adjointe

au maire déléguée, « pour cela, nous travaillons en lien

avec les services santé de la Ville et du Grand Nancy ».

Au menu de cette journée : des démonstrations, des

initiations... histoire d’aider les indécis à l’heure de la

rentrée à choisir le sport le plus adapté à leur personnalité.

A noter également : « Faites du sport », une manifestation

qui aura lieu le 11 septembre au centre Saint-Sébastien,

organisée par la Ville en lien avec l’Office municipal des

sports. 200 clubs nancéiens représentant 80 disciplines

ont été sollicités dont les clubs ouverts aux personnes

handicapées. Durant cette journée, la charte de bonne

pratique du sport sera dévoilée à tous les participants.

Elle a été rédigée, avec la délégation aux Droits de l’Homme

de Lucienne Redercher, dans le cadre de la démarche

de lutte contre les discriminations dans le milieu sportif

impulsée par la Ville et le Grand Nancy.

www.nancy.fr

21


à suivre juillet / août 2010

22 Un amoureux des forêts vosgiennes dont il fut le peintre inspiré.


à suivre

Exposition

Camille Martin, artiste par nature

« Camille Martin, le sentiment de la nature » est la première exposition consacrée

à l’artiste nancéien depuis celle de 1899, un an seulement après sa mort. Le Musée

de l’Ecole de Nancy a voulu corriger un malheureux oubli de l’histoire.

« Cela paraît incroyable, mais ce peintre,

graveur, relieur, décorateur, affichiste et

illustrateur est toujours resté en marge.

Lorsqu’il disparaît prématurément en

1898, la constitution de l’Ecole de Nancy

n’est pas encore effective. S’il avait

vécu quelques années de plus, difficile

d’imaginer que ce touche-à-tout de

génie soit resté dans l’ombre », explique

Jérôme Perrin, le commissaire de

l’exposition.

Il était un des talents les plus

prometteurs du mouvement. Certes,

l’homme refusait obstinément les

honneurs et faisait peu cas de la

pérennité de son travail. Seule la

recherche, l’expérimentation esthétique

ou l’invention technique l’intéressaient.

Comme ses amis Emile Friant, Victor

Prouvé ou le relieur René Wiener,

Camille s’immerge dans la nature pour

trouver son inspiration. Il travaille par

séries, plongeant régulièrement son

regard dans les profondeurs des forêts

vosgiennes, explorant les jardins publics

des environs de Nancy ou la campagne

lorraine. Des peintures emplies d’une

grande nostalgie, bien loin des clichés.

Il change ensuite d’orientation avec

la rencontre de l’ingénieur et artiste

japonais Hokkai Takashima venu étudier

à l’Ecole forestière. Les deux amis

échangent leurs réalisations et Camille

Martin découvre une nouvelle liberté

graphique, une poésie et une légèreté

dans le trait. De magnifiques gravures

en attestent. L’appétit créatif du

Nancéien restant insatiable, il se

tourne ensuite vers le travail du cuir.

La reliure le passionne. Il révolutionne

le genre en présentant son travail au

salon de la Société nationale des Beaux

Arts de Paris de 1893. Jérôme Perrin

précise que « son idée est de réaliser un

motif unique, généralement d’inspiration

végétale, qui recouvre les trois côtés

de la reliure ». Les professionnels de

l’époque vilipendent l’audace et la

critique applaudit. Camille Martin reçoit

alors de nombreuses commandes. Il

conçoit des portefeuilles, des sous-main

mais aussi des cachets, des lettrines ou

des ex-libris qui lui permettent d’assurer

ses revenus et d’atteindre d’autres

horizons. L’affiche le tente. Il réalise

ainsi l’une des plus célèbres images de

l’époque : l’affiche au paon qui annonce

la première exposition de la future Ecole

de Nancy.

Un blog au musée

Le musée de L’Ecole de Nancy a

son blog. Désormais, il est possible

de connaître toute l’actualité des

expositions temporaires et des

animations. Sur le net, c’est aussi

une mine d’informations pratiques

avec le détail des publications ou des

campagnes de restauration des œuvres

de l’institution nancéienne. Pour le

passionné comme pour le néophyte,

voilà une façon originale et vivante

de suivre le quotidien du musée.

A découvrir sur http://off.ecole-denancy.com/web/

vidéo

en ligne

Art Nouveau Network écologique

Art Nouveau Network est un réseau qui réunit une vingtaine de villes et d’institutions

dans le monde qui se passionnent pour ce grand mouvement artistique.

Nancy en fait évidemment partie et s’implique dans un projet de cinq années

consacré à la thématique « Art Nouveau et écologie ». Une série de colloques

est programmée, une exposition et des outils pédagogiques destinés aux plus

jeunes vont être élaborés pour dévoiler toute la modernité des artistes de cette

époque. Des esthètes qui se sont intéressés bien avant l’heure à la préservation

de leur environnement naturel.

http://www.artnouveau-net.eu/

www.nancy.fr 23


ons plans

Vacances vertes

et rentrée santé

« Youpi ! L’école est finie ». Le cri du cœur lâché, il va falloir occuper vos enfants tout l’été.

C’est là que l’option centre de loisirs intervient. Puis viendra la rentrée... à laquelle les CM2

auront au moins une bonne raison de penser.

Qui a dit que « grandes

vacances » signifiait « fini

d’apprendre » ? Sûrement pas

les 8 centres de loisirs de Nancy

qui proposent au sein de leur

programme d’été des activités

autour d’une thématique

commune : le développement

durable. Ainsi, a été mis en

place, Maison de quartier Saint

Nicolas, un programme « sciences

et développement durable ».

Les enfants y révisent les noms

des fleurs et étudient l’utilité

de la mangeoire récemment

installée. Au Centre Braconnot,

on se perfectionne en tri sélectif

option recyclage. Et à l’espace

Paul Friederich, où un potager

pédagogique va être aménagé,

on côtoie, sur le site de Gentilly,

de drôles de camarades de

classe... les moutons d’Ouessant,

utilisés comme tondeuse

biologique. Un été classé vert

dont les enfants reviendront

à même d’expliquer beaucoup

de choses... à leurs parents.

Puis viendra la rentrée. Et si votre

enfant fait partie des 3900 élèves

de CM2 des circonscriptions

scolaires de Jarville, Nancy 1,

Nancy 2, Pompey, St Max, Villers

ou Vandœuvre, il se verra offrir

un agenda scolaire ! Illustré par

200 élèves de 5 écoles du Grand

Nancy sur le thème de la lutte

contre le cancer, il fait partie

du programme « Ma santé j’en

prends soin », initié par le comité

de Meurthe-et-Moselle de lutte

contre le cancer et soutenu par

la Ville. Un message de santé

utile, donc... et une fourniture

en moins à acheter lors des

courses de rentrée.

A la Maison de quartier Saint-Nicolas, dans le cadre de la délégation à la jeunesse de Chantal Carraro,

comme pour les scolaires (ici avec Sophie Mayeux, adjointe à l’enseignement), des activités à la fois

amusantes et authentiquement formatrices.

• L’inscription en centre de loisirs

peut se faire à la journée ou

demi-journée, jusqu’à 48h avant

l’entrée au centre. Réservation

par téléphone au 03 83 85 32 43

ou sur www.nancy.fr/activitesjeunesse

vidéo

en ligne

plus

d’informations

sur les animateurs

des activités

périscolaires.

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