Activité physique et consommation d'alcool chez les jeunes

hainaut.be

Activité physique et consommation d'alcool chez les jeunes

Générations en santé

"Activité physique

et consommation d’alcool

chez les jeunes"

Enquête transfrontalière franco-belge

Brochure destinée aux professionnels du secteur de la jeunesse


2

Table des matières

Introduction . 3

Méthodologie . 4

Activité physique . 5

Définition . 5

Résultats de l’enquête . 6

• Pourquoi les jeunes pratiquent-ils un sport ? . 6

• Pourquoi les jeunes abandonnent-ils une activité sportive ? . 8

Le saviez-vous ? . 9

Testez vos connaissances sur l’activité physique . 10

Consommation d’alcool . 11

Définition . 11

Résultats de l’enquête . 12

• Représentations . 12

• Avec qui consomment-ils ?. 14

• Comment s’en procurent-ils ?. 16

• Quelle est l’influence des parents ? . 19

Le saviez-vous ? . 20

Testez vos connaissances sur l’alcool . 21

Liens utiles . 22

Bibliographie . 23

Rédaction . 23


Introduction

Le programme Générations en santé

(INTERREG IV) fait suite au programme

Vers des programmes transfrontaliers de

santé (INTERREG III) au cours duquel une

enquête quantitative auprès des jeunes,

du département de l’Aisne, en France, et

de la province du Hainaut, en Belgique, a

été réalisée.

3

Dans le programme Générations en santé

(INTERREG IV), un territoire plus vaste est

étudié et une enquête qualitative auprès

des jeunes (15-16 ans en bac professionnel

en France et en technique de qualification

en Belgique) a été mise en œuvre en 2010-

2011 sur les thèmes de la (non) pratique

d’activité physique et la consommation

d’alcool.

L’objectif était de mettre en évidence

les facteurs qui favorisent ou diminuent

l’activité physique et la consommation

d’alcool des jeunes. Pour ce faire, la

technique des "focus groups" a été jugée

comme la plus adéquate pour comprendre

les représentations et mécanismes de

pratique et de consommation.

Cette brochure est le reflet de leurs

t é m o i g n a g e s r e n f o r c é s p a r d e s

aspects théoriques et est destinée aux

professionnels du secteur de la jeunesse.

Commolore

Lorsum eugait lore ent illandi onumsan utatinit la faci

eliquis delenisl eugue commolore eu feu faccum verat.

Iquam dolobore dolor sim verosto dolobore vel utat dolore

er summod magnis ea faccum nonulla facip elit.


4 Méthodologie

Les "focus groups" consistent en des entretiens collectifs de six à douze

participants. Cette technique permet, à partir d’une discussion conduite

par un animateur expérimenté, de dégager la multiplicité des points de

vue des participants, de recueillir en profondeur leurs représentations sur

un sujet donné, leurs attitudes et leurs comportements. Les participants

ont la possibilité d’exposer et d’expliquer leurs opinions, leurs demandes

et attentes, voire de déterminer le degré de consensus pouvant exister sur

la thématique abordée. L’essence même des "focus groups" est d’amener

chaque participant à s’exprimer mais aussi à se situer par rapport aux

opinions et affirmations des autres. L’intérêt, comparativement aux

entretiens individuels, est que les commentaires d’un participant peuvent

susciter des réactions chez les autres participants. Des idées peuvent ainsi

être développées et approfondies beaucoup plus qu’au cours d’entretiens

individuels.

Quatre territoires sont concernés pour la réalisation des focus groups avec les

jeunes : Lille Eurométropole (zone urbaine), Hainaut (zone urbaine), Thiérache

(zone rurale) et Ardennes (zone rurale). Pour les zones Lille Eurométropole

et Thiérache, quatre groupes ont été constitués : deux du côté français (un

groupe de filles, un groupe de garçons) et deux du côté belge (un groupe

de filles, un groupe de garçons). Pour les deux zones restantes, un groupe

de chaque côté de la frontière a

été formé (filles ou garçons). Une

analyse transfrontalière a pu ainsi

être faite ainsi que des analyses

selon le genre, le pays (Belgique

et France) et la zone (urbaine ou


rurale).

Une bande dessinée reprenant

la parole des jeunes a également

été réalisée. Elle a été distribuée

à tous les jeunes qui ont participé

aux focus groups ainsi qu’aux

autres élèves de la même année.

Vous pouvez la retrouver sur le

site de Générations en santé

(www.generationsensante.eu).


Méthodologie

Constat

Une enquête transfrontalière sur la santé des

jeunes (Observatoire de la Santé du Hainaut [OSH]

- Observatoire régional de la santé et du social de

Picardie [OR2S], 2006) a montré qu’ :

au niveau de la consommation d’alcool :

• plus de huit jeunes sur dix âgés de 14 ans ont déjà

consommé de l’alcool ;

• près d’un jeune sur cinq âgé de 14 ans a déjà connu

une ivresse alcoolique.

au niveau de l’activité physique :

• deux garçons sur dix et quatre filles sur dix âgés

de 14 ans ne pratiquent pas un sport en dehors de

l’école.

5

Activité physique

Définition

L’activité physique, selon l’Organisation mondiale de

la Santé (OMS), est considéré comme tout mouvement

produit par les muscles squelettiques responsable

d’une augmentation de la dépense énergétique.

Les jeunes, dans les "focus groups", ne font pas de

différence entre l’activité physique et l’activité sportive.

Or, l’activité sportive est définie, par l’Organisation

mondiale de la Santé (OMS), comme un "sous-ensemble

de l’activité physique, spécialisé et organisé".


6

Résultats de l’enquête

Pourquoi les jeunes pratiquent-ils un sport ?

Pour avoir du plaisir

Une bonne ambiance dans un groupe, un entraîneur sympathique et qui

sait motiver ses troupes… Un moment pour soi et une source de bien-être,

un moyen de se changer les idées, de se vider la tête. Oublier ses problèmes

et se défouler.

• On le fait pour se dépenser.

• C’est agréable.

• Pour penser à autre chose.

• Quand on fait du sport on se sent

bien, on peut profiter de la journée

car on s’est bien dépensé.

• C’est collectif donc c’est bien, c’est un

sport d’équipe.

• J’aime l’esprit d’équipe, ça

nous apprend la vie, le fonctionnement

en groupe.

Pour les filles, maigrir - Pour les garçons, la compétition et l’esprit d’équipe

• Le club c’est la performance mais

le sport loisir c’est l’amusement

entre potes.

• En club parfois, y a la compétition,

ceux qui sont meilleurs. On fait les

efforts pour tout le monde et pas

seulement pour soi.

• C’est un peu les deux aussi parce

que nous, en tant que filles, on

veut pas prendre du poids donc

on va faire une activité pour se

décoincer.


7

Parce que les parents initient (in)directement

Le fait qu’un des deux parents, au moins, pratique une activité physique joue un rôle

déterminant et favorise le jeune à en faire également…

• Ma mère fait de l’équitation avec

moi.

• Tous les samedis (la natation).

Mon père m’a appris à 4 ans.

• Moi, c’est ma mère qui avait déjà

des chevaux, donc elle m’a collée

dessus très tôt.

• Parce que j’aime bien. Et avant,

maman en faisait (de la danse) et

j’allais toujours la voir et c’est comme ça

que je suis tentée à ça.

• On fait du vélo aussi en famille, on fait des

promenades. On se promène.

Parce que les amis, les frères et sœurs sont également un facteur motivant

Faire du sport à plusieurs permet de se motiver et de palier les moments de

découragement.

• Ouais, moi le foot c’était ça, mon

cousin il en faisait donc j’ai voulu

faire pareil.

• Ça dépend, je vais à la piscine,

parfois je cours avec ma sœur

après les cours ou le week-end.

• Pratiquer un sport tout seul, c’est

chiant !

• Oui je fais du foot avec mes

frères, de la danse avant mais

j’ai arrêté. C’est une amie qui m’a inscrite.

Avec elle, on faisait tout ensemble, elle a

arrêté, elle est partie et j’ai pas le courage

de le faire toute seule, sans elle.


8

Pourquoi les jeunes abandonnent-ils

une activité sportive?

Par lassitude…

L’envie de passer à autre chose.

• Pas de sport, cela ne me tente pas.

Je suis bien à la maison.

• Quand j’étais petite, j’ai déjà

fait de la danse, et tout…

• On se lasse à la fin. On en fait un

peu et on se lasse.

En fonction de l’’offre sur le territoire

Fermeture de clubs ou de structures, changements d’horaires, éloignement de la

structure (besoin de prévoir les déplacements).

• Non, pas longtemps. En fait, c’est le transport qui

me gênait et tout.

• Non, mais c’est tous les jours faire le trajet et tout.

Faut trouver quelqu’un sinon qui nous emmène.

Parce que d’autres priorités apparaissent

Le manque de temps.

• J’ai fait du handball mais les heures sont difficiles

à prendre à cause des devoirs, de la famille.


9

A cause des problèmes d’ambiance

Dans le groupe, si l’entraîneur est trop strict ou exigeant, ou encore s’il y a

une mauvaise entente avec les condisciples

• Bah y en a, ils se prenaient pour des boss, dans l’équipe,

c’était des "moi-je", ça, c’est chiant, et puis l’entraîneur en

fait, on perdait, on se faisait engueuler et on gagnait, on se

faisait encore engueuler.

• J’ai arrêté car j’étais pas dans un bon groupe, le coach

choisissait seulement quelques joueurs.

Le saviez-vous ?

Pour les jeunes

Un minimum de 60 minutes par jour d’activité physique d’intensité

modérée ou élevée est souhaitable

sous forme d’éducation physique, de sport, de jeux ou d’activités de la

vie quotidienne (laver la vaisselle, repasser, dépoussiérer, bricoler, arroser

le jardin, jouer à la pétanque, laver les vitres ou la voiture, passer l’aspirateur,

jardiner, danser, faire du vélo, nager...)

dont

au moins trois fois par semaine sous forme de séances intenses ayant

une durée minimale de 20 minutes.

Ces activités permettent d’améliorer la force musculaire (exercice en

résistance), la capacité cardiorespiratoire (activités aérobies vigoureuses),

la santé osseuse (activités induisant une contrainte physique plus forte) et

la souplesse (bêcher, courir, faire du VTT, nager rapidement, sauter à la corde,

jouer au basket, au football, au tennis, pratiquer un sport

de combat…)

• Allez aux cours à pied ou en vélo, si vous le pouvez.

• Descendez du bus ou du métro un arrêt ou une station avant votre destination.

• Oubliez ascenseurs et escalators : montez et descendez les escaliers !

• Garez votre véhicule (scooter) à distance de l’endroit où vous devez vous rendre,

pour marcher un peu.

• Faites vos petites courses à pied !


10Testez vos connaissances sur

l’activité physique

Il est difficile de pratiquer une activité physique dans son

quotidien.

Faux - Il est tout à fait possible d’intégrer une activité physique

dans sa vie de tous les jours comme par exemple marcher, monter

les escaliers, bricoler…

Pour qu’un exercice physique soit profitable, il doit faire

transpirer.

Faux - Une activité physique favorable pour la santé ne doit

pas obligatoirement faire transpirer. Un programme d’exerices

physiques plus intenses, entraînant la transpiration sous l’effort,

peut être efficace pour améliorer la performance physique.

Je n’ai pas d’activité physique régulière, mais je ferai beaucoup

de sports aux prochaines vacances. C’est tout aussi bon pour ma

santé.

Faux - La régularité de l’activité et de l’exercice physique apparaît

comme primordiale pour obtenir le bénéfice santé. Il faut être actif

tous les jours, ou presque, tout au long de l’année.

Dans la vie de tous les jours, les enfants ont suffisamment l’occasion

de bouger.

Faux - La vie quotidienne des enfants parait offrir de nombreuses

occasions de bouger. Pourtant, la sédentarité touche de plus en

plus d’enfants. En cause notamment la place importante des loisirs

TV, et autres écrans.

Pratiquer une activité physique coûte cher.

Faux - Certaines activités physiques ont l’avantage de ne pas être

coûteuse et ne demandent pas ou peu de matériel spécifique.

Pratiquer une activité physique permet de rencontrer des gens.

Vrai - La pratique d’une activité physique est une source de lien

social, ça permet de passer du temps avec ses amis et de faire de

nouvelles rencontres.

Pour ma santé, il est conseillé de pratiquer une activité physique.

Vrai - Pratiquer une activité physique permet d’être en meilleure

forme, d’augmenter sa force musculaire, sa souplesse et la solidité

de ses os, d’avoir confiance en soi, d’augmenter sa concentration,

de diminuer son stress.

Source : Observatoire de la Santé du Hainaut. Bouger ! Pour votre santé, 30 minutes par jour suffisent... Juin 2011


Consommation d’alcool

La prise d’une boisson alcoolisée modifie immédiatement les comportements et

peut entraîner à long terme des conséquences pathologiques.

11

Définition

La base d’évaluation de la consommation s’appelle "l’unité d’alcool".

L’unité d’alcool correspond à 10g d’alcool pur.

Quelques correspondances :

Une unité d’alcool = un verre de vin rouge (10 cl) = un bière pression

(25 cl) = une coupe de champagne (10 cl) = un verre de porto (6 cl) =

un verre de whisky (3 cl) = verre de digestif (3 cl).

Attention une canette de bière de 33 cl = 1,5 unité d’alcool.

Un verre d’alcool (par exemple du whisky) dilué avec un soft (par

exemple du coca) correspond toujours à une unité d’alcool absorbée.

Selon l’OMS, une consommation modérée

d’alcool, représente l’équivalent de

maximum 3 verres par jour pour un

homme adulte et 2 verres par jour

pour une femme adulte en raison de

différences métaboliques. De plus, il est

recommandé de s’abstenir au minimum

un jour par semaine.

On parle de consommation excessive

d’alcool chez l’adulte lorsqu’elle

dépasse les normes d’une consommation

modérée.


12Résultats de l’enquête

Représentations

L’alcool est consommé majoritairement lors des fêtes et des soirées entre amis

et avec la famille, mais quasiment jamais seul.

Pour les jeunes, et même parfois pour leurs parents, leur jeunesse justifie la

consommation d’alcool : ils veulent "en profiter" tant qu’ils le peuvent ("comme

les parents lorsqu’ils avaient leur âge").

Le but n’est pas d’être complètement ivre mais bien de s’amuser, d’être joyeux,

sauf pour quelques-uns pour lesquels le but, tout en restant de l’amusement,

est de finir "totalement ivre", "à terre".

L’alcool est un moyen :




"de se détendre", d’être euphorique, joyeux, de s’amuser, de

penser à autre chose ;

d’être "moins timide et d’aborder plus facilement d’autres

personnes" ;

de "s’intégrer au groupe", de faire comme tous les jeunes (parfois

difficile de dire "non" lorsqu’un verre d’alcool est proposé).

• On se sent bien après. Par

exemple, lorsqu’on est un peu

timide, après avec un peu d’alcool,

ça passe, on a moins de difficulté

à parler, à aller voir les gens.

• Boire un verre, ça détend !

• Ça rend euphorique !

• Ça aide à penser à autre chose.

Les types d’alcool consommés sont :

en premier, la bière. Elle coûte moins cher et est plus facilement accessible ;

elle est davantage consommée entre amis, sans occasion particulière ou

dans les chapiteaux. Les alcools forts et cocktails sont consommés en soirées,

discothèques… Avec la famille, le champagne et le vin sont privilégiés.


13

Les différents risques d’une consommation excessive d’alcool sont :

pour les jeunes, les risques de coma éthylique, d’accidents, d’être malade,

de violence ou au contraire de grande déprime, de pertes de mémoire

(oubli de soirées), de changement de comportement des personnes

alcoolisées.

• T’as l’air con, une fois un gars

il pleurait et vomissait dans les

toilettes et il savait même pas

pourquoi.

• Ca peut être marrant mais il ne faut

pas être agressif.

• Oui ça m’énerve, si tu ne sais pas gérer

alors tu bois pas !

• Faut pas dépasser certaines

limites, on ne se contrôle plus si

on boit trop (…).

• On ne sait pas comment les gens

vont se conduire.

• Oui, c’est dangereux, il y a les problèmes

de coma (…).

• Oui faut limiter (…).

• Il y a des risques, accidents de voiture et

les autres avec des amis majeurs.

Les limites dans la consommation sont :

pour la majorité, de ne pas être totalement ivre, à terre, ne pas vomir et s’arrêter au

stade euphorique.

• Faut s’arrêter avant de vomir.

• Ou avant de ne plus savoir marcher,

des fois on ne vomit pas toujours et

pourtant on est en triste état.

• Juste lorsqu’on sent qu’on est bien,

quand on rigole avec les copains, qu’on

n’est pas bourré et qu’on est conscient de

ce qu’on fait, juste joyeux.

• On se met des limites. C’est pas

marrant d’être malade.

• Faut pas dépasser certaines

limites, on ne se contrôle plus si

on boit trop (…) .

• Ça dépend des soirées. Si on ne s’amuse

pas, on est obligé de boire plus que par

exemple s’il y a de la bonne musique, là,

on ne boit pas beaucoup.

Les jeunes observent que la consommation d’alcool débute de plus en

plus tôt chez les moins de 15 ans.

Pour eux, l’alcoolisme, c’est consommer de l’alcool tous les jours.


14

Avec qui consomment-ils ?

Avec la famille

Lors d’occasions particulières (anniversaires, mariage, nouvel an…) mais

aussi parfois le week-end (apéritifs). Avec les parents, la consommation

est plus maîtrisée qu’avec les amis et concerne des alcools de types

champagne, vin…

• J’ai jamais fait de soirée sauf

avec mes parents, dans des fêtes

de famille, une fois un pisang.

• Les tontons proposent à boire

mais pas les parents.

• Voilà.

• Du vin blanc.

• À une occasion, un anniversaire.

Par exemple, quand ils prennent

un apéro, un dimanche, ils me

demandent « tu veux quelque

chose »?

• À des occasions. Pas comme ça, “allez, on

boit un verre” !

Entre amis

Lors de soirées, le week-end (dès le vendredi soir), chez les amis ou parfois en pleinair.

La consommation est alors plus importante qu’avec la famille, les alcools sont

plus forts et plus diversifiés (vodka, whisky, cocktails…) ; les limites (celles imposées

par les parents mais aussi celles que les jeunes se posent à eux-mêmes) sont souvent

dépassées.

En Belgique, les soirées se déroulent parfois sous les chapiteaux organisés les

week-ends (sauf en hiver) par les comités des jeunes ou en discothèques…

En France, ce sont les consommations de fin de semaine (dès le vendredi) dans

les discothèques ou chez les amis.


15

• Moi, le week-end, je suis chez un

pote et je ne fais que de boire !

• C’est des jeunesses qui organisent.

• C’est des soirées dans les villages,

c’est un chapiteau… ou une salle.

• Il y a des fois aussi [c’est chez les

uns, chez les autres].

• Mais là, c’est la déchéance !

• Chez les amis, oui !

• Surtout si on dort sur place, là…

• [C’est pas par rapport aux adultes qui

sont dans les chapiteaux], mais c’est le fait

qu’on vienne nous rechercher.

• Et comme on n’a pas d’heure, on s’en fout,

on dort sur place, on trouve quelqu’un.

Mais quand c’est mes parents qui viennent

me rechercher, ça le fait moins.

• On doit être clean à cette heure-là.


16Comment s’en procurent-ils ?

En France

En Belgique

Pour rappel...

La vente et la consommation de boissons

alcoolisées sont interdites aux mineurs jusqu’à

l’âge de 18 ans sans limitation selon la catégorie

des boissons alcooliques (loi du 21 juillet

2009).

Toute boisson ou produit ayant un titre

alcoométrique acquis supérieur à 0,5 % vol ne

peut être vendue à un jeune de moins de 16 ans.

Ceci comprend donc notamment les vins, les vins

mousseux, les cidres, les bières...

Pour les moins de 18 ans, ce sont toutes les

boissons spiritueuses qui sont interdites à la

vente (y compris les prémix ou alcopops et les

cocktails réalisés à partir de spiritueux). Elles

sont définies comme les boissons distillées

ayant un titre alcoométrique supérieur à 1,2 %

ou les boissons fermentées de plus de 22 %

(loi du 20 janvier 2010).

Lors de soirées

Chapiteaux (Belgique), discothèques… où l’accès à l’alcool est plus facile.

• C’est des jeunesses qui organisent.

• Et puis il y a les night shops.

• Oui, c’est des soirées dans les villages, c’est un

chapiteau…


17

Dans les supermarchés, superettes, épiceries – night shops

Malgré la loi interdisant la vente aux plus jeunes, certains vendeurs/

caissiers laissent passer les jeunes sans demander la carte d’identité. Les

caisses automatiques sont également pratiques pour les jeunes.

• Dans les petites boutiques, plutôt

côté belge.

• Ça dépend aussi des supérettes.

Il y en a qui disent « montre ta

carte d’identité » et il y a en a, on

peut passer avec six bouteilles,

on a l’air jeune mais ils ne disent

rien (…)

• Et puis il y a les night shops.

• Oui. C’est assez souple (…)

• Oui. Ou alors on a un copain de 18 ans

donc hop, on lui demande d’y aller.

Dans les bars

De la même façon, les gérants ne demandent pas toujours l’âge, d’autant

plus si les jeunes connaissent le patron ou sont des habitués.

• Ca dépend des bars, si on connaît le proprio ou pas.

Dans les stations services

Quelques jeunes ont parlé de ce moyen.

• Dans les stations services.


18

A la maison

Dans la cave, le bar ou le frigo des parents…

• Dans les frigos chez nous, mon tonton vend de

l’alcool.

L’âge est rarement demandé…

Et si le cas se présente, les amis plus âgés sont missionnés pour acheter l’alcool.

Pour payer leurs consommations d’alcool…

Les jeunes économisent sur leur argent de poche, demandent à leurs parents ou à

la famille un peu d’argent (sans spécifier l’objectif ) ou effectuent quelques travaux

(travail d’été pendant les vacances ou aide aux parents). Certains parlent également

de mettre en commun avec leurs amis pour acheter de l’alcool.

• Moi, je travaille à chaque congé et je mets l’argent de côté

et j’essaie de bosser avec mon père ou autre dès que j’ai

besoin d’argent.

• On économise.

• Ouais ou on demande à nos parents ou nos grands-parents,

la famille quoi !

Pour certains jeunes français, aller chercher de l’alcool signifie : aller en

Belgique…

D’une part, parce que cela coûte moins cher, et, d’autre part, parce qu’à partir de

16 ans, l’achat de bière est autorisé (en France, tout alcool est interdit aux moins de

18 ans depuis 2009). Il suffit alors de déclarer avoir 16 ans, même sans carte d’identité,

pour pouvoir acheter de l’alcool.


Quelle est l’influence des parents ?

19

Lorsque les parents viennent rechercher...

A la fin de la soirée, les jeunes ont tendance à ralentir leur consommation

d’alcool avant l’arrivée des parents pour cacher leur état d’ébriété.

• Lorsque je sais que mes parents viennent me chercher,

j’arrête de boire une heure avant [à noter que ses camarades

rigolent de lui, il diminue alors le temps]… Ouais, enfin, une

demie heure avant enfin un quart d’heure quoi.

Aider à adopter le juste milieu

Le "zéro alcool" ne sera pas respecté et l’absence de limite peut être catastrophique.

Certains jeunes dont les parents leur expliquent les limites et la confiance qu’ils leur

accordent ont plus tendance à faire attention pour ne pas décevoir.

Certains jeunes préfèrent consommer en présence des parents car ces derniers

connaissent leurs limites et peuvent, de ce fait, stopper leur consommation

d’alcool.

• On est mal vis-à-vis des parents,

oui parce que moi je me dis qu’ils

me font confiance quand même.

• Ben ma mère, elle dit "ben

assume" et puis c’est tout.

• Moi, c’est plus ma mère qui dit de

boire. Enfin, boire…

• Ma mère, elle ne veut pas que

je boive mais je bois quand

même…

• Moi quand je bois c’est souvent en

présence de ma mère (…) Comme ça, elle

sait les limites et tout. Elle sait quand je ne

suis pas bien.

• De toute façon, ils en ont fait autant

alors… Ils ont été jeunes aussi. Ils ont fait

pire que nous, même !

• C’est toujours un peu caché à ses parents.

Enfin moi, quand je reviens, je sais cacher à

mes parents. Je sais marcher droit même si

je suis entamée (…)

• On rentre, on va directement dormir.

• Oui, on ne dit rien, on dit au revoir (…)

• On cache au maximum.


20

Le saviez-vous ?

Que se passe-t-il lorsqu’on boit de l’alcool ?

Quand une personne consomme de

l’alcool, il commence immédiatement

à passer dans le sang. Une petite partie

passe directement par la muqueuse

buccale et par l’œsophage. Un quart

passe dans le sang après assimilation par

l’estomac et le restant par les intestins.

C’est en grande partie le foie qui élimine

l’alcool en deux étapes grâce à des

enzymes.

Nous ne réagissons pas tous de la même manière à l’alcool. La capacité

d’élimination de l’alcool par les enzymes varie d’un individu à l’autre.

Il existe des différences liées au genre ainsi les femmes supportent en

général moins bien l’alcool que les hommes pour plusieurs raisons. Tout

d’abord parce que leur corps contient moins de liquide que les hommes et

donc à poids égal et à quantité égale d’alcool absorbée, la concentration

d’alcool dans le sang est plus élevée que chez les hommes. Ensuite elles

disposent d’une quantité moindre d’enzymes contribuant à l’élimination

de l’alcool.

Il existe aussi des différences liées à l’âge. Les jeunes supportent moins

bien l’alcool que les adultes et sont davantage exposés aux dangers qui

en découlent. Les jeunes ont, en général, un poids inférieur à celui des

adultes. De ce fait, l’alcool se répartit dans une plus petite quantité de

liquide corporel et les effets de l’alcool se font sentir plus rapidement.

L’élimination de l’alcool dans le corps se fait plus difficilement chez les

jeunes, leur foie n’étant pas complètement développé, les enzymes

contribuant à l’élimination sont présentes en plus petites quantités que

chez l’adulte. A noter que l’on retrouve aussi les effets liés au genre chez

les jeunes.

La consommation d’alcool à l’adolescence est susceptible d’entraver des

processus physiques de développement, comme la croissance osseuse

mais également d’avoir un impact sur le développement du cerveau.

Source : SFA/ISPA. L’alcool dans le corps, effets et éliminations. Cahier Les jeunes et l’alcool.

(http://www.sfa-ipsa.ch)


Testez vos connaissances sur

l’alcool

21

L’alcool réchauffe.

Faux

C’est même l’inverse l’alcool provoque une réaction qui abaisse

la température corporelle en créant une vasodilatation des

vaisseaux périphériques. L’impression de chaleur n’est que de

courte durée.

Dilué dans un autre liquide, l’alcool est moins toxique.

Faux

En mélangeant un autre liquide (comme un soda ou un jus de fruit)

on modifie le goût mais pas la quantité d’alcool absorbée.

Boire une bière ou du bon vin, ce n’est pas boire de l’alcool !

Faux

La quantité d’alcool pur pour un verre standard est la même que

ce soit de la bière, du vin ou du whisky.

L’exercice accélère l’élimination de l’alcool.

Faux

Ni le froid, ni l’effort n’accélèrent l’élimination de l’alcool dans

l’organisme par contre le temps pour éliminer est très variable

d’une personne à l’autre.

Les hommes supportent mieux l’alcool que les femmes.

C’est en partie vrai mais il faut nuancer.

Pour une même quantité d’alcool, l’alcoolémie varie selon les

individus quel que soit leur sexe. Plusieurs facteurs interviennent

comme la vitesse d’élimination du foie, le poids, la prise de

médicaments…

Source : CFES. Alcool : pour en finir avec les idées reçues ! Clichés et réalités. Dossier de presse 24

octobre 2000.


22 Liens utiles

Pour plus de renseignements sur le programme transfrontalier

Générations en santé : http://www.generationsensante.eu

• Le programme "Ecole 21®"

http://www.ecole21.eu ou sur le site http://www.generationsensante.eu

• Le programme 0-5-30

http://www.0-5-30.com - ou sur le site http://www.generationsensante.eu

• Manger Bouger

http://www.mangerbouger.fr - http://www.mangerbouger.be

• Univers Santé asbl

http://www.univers-sante.be

• Jeunes et alcool

http://www.jeunesetalcool.be

• Les Centres Locaux de Promotion de la Santé (CLPS)

http://www.clpsho.be - http://www.clpsnamur.be - http://www.clps-lux.be

•Observatoire de la Santé du Hainaut (OSH)

http://observatoiresante.hainaut.be

• Administration de la Santé publique, de l’Action sociale et

Culturelle

http://www.province.namur.be

• Observatoire de la Santé de la Province de Luxembourg

http://www.province.luxembourg.be

• Observatoire Régional de la Santé de Champagne-Ardenne

http://www.orsca.fr

• Observatoire Régional de la Santé et du Social de Picardie

http://www.or2s.fr

• Instance Régionale d’Education et de Promotion de la Santé

(IREPS) / Comité Départemental d’Education pour la Santé de

Champagne-Ardenne

http://champagne-ardenne.fnes.fr

• Instance Régionale d’Education et de Promotion de la Santé

(IREPS) du Nord – Pas-de-Calais

http://www.ireps-npdc.org

• Instance Régionale d’Education et de Promotion de la Santé

(IREPS) de Picardie

http://www.ireps-picardie.org

• Comité Départemental d’Education pour la Santé du Pas-de-

Calais

http://www.cdes62.org


Bibliographie

• CFES. Alcool : pour en finir avec les idées reçues ! Clichés et

réalité. Dossier de presse 24 octobre 2000

23





EducAlcool. Parler d’Alcool avec ses enfants sans être dépassé

(http://www.educalcool.qc.ca)

Organisation Mondiale de la Santé. Recommandations sur

l’activité physique sur la santé. OMS 2010

Rostan F., Simon C., Ulmer Z. Promouvoir l’activité physique

des jeunes. Elaborer et développer un projet de type Icaps.

Saint Denis : INPES Coll, Santé en action, 2011

SFA/ISPA. L’alcool, comment en parler avec les ados

(http://www.sfa-ispa.ch)

• SFA/ISPA. L’alcool dans le corps, effets et élimination. Cahier

Les jeunes et l’alcool. (http://www.sfa-ipsa.ch)

Rédaction



Observatoire régional de la santé et du social de Picardie

Emilie Blangeois - Anne Ducamp - Philippe Lorenzo

Observatoire de la Santé du Hainaut

Charlotte Leroy - Christian Massot - Annick Vanlierde

• Province de Namur

Annick Moreau - Jonathan Sanglier - Marie Thys


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