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bulletin-BCE-mars-2014_01

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Graphique A Rendement

Graphique A Rendement récent des emprunts publics et évolutions des devises dans une sélection d'économies de marché émergentes (en points de base ; variations en pourcentage) Taux de change (vis-à-vis du dollar) – échelle de gauche Rendement des emprunts publics – échelle de droite 30 300 Graphique B Croissance du PIB en volume (variation annuelle en pourcentage) Économies avancées Économies de marché émergentes Moyenne des marchés émergents 2000-2007 10 10 20 200 8 8 10 100 6 6 0 0 4 2 4 2 - 10 - 100 0 0 - 20 - 200 - 2 - 2 - 30 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 Brésil 2 Russie 3 Inde 4 Chine 5 Indonésie 6 Turquie 7 Mexique 8 Corée 9 Afrique du Sud 10 Argentine - 300 Sources : Haver, Bloomberg et calculs BCE. Notes : Variation entre le 1 er janvier et le 26 février 2014. Pour l'Argentine, il s'agit du spread EMBI des obligations souveraines. - 4 - 4 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 Source : Calculs BCE. Notes : Les économies avancées recouvrent la zone euro, l'Australie, le Canada, le Danemark, l'Islande, le Japon, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni et les États-Unis. Le groupe des économies émergentes se compose de 150 pays environ. Le rôle des facteurs structurels et conjoncturels dans le ralentissement de la croissance des économies de marché émergentes La croissance du PIB agrégé s’est fortement ralentie dans les économies émergentes au cours des dernières années, revenant de 7,6 % en 2010 à 4,7 % en 2012. Ce niveau se situe bien en deçà des résultats atteints au cours des années ayant précédé la crise financière, la croissance agrégée des marchés émergents s’établissant autour de 6 % en moyenne entre 2000 et 2007 (cf. graphique B). Ce ralentissement a été observé dans la plupart des économies de marché émergentes et a été plus marqué que celui enregistré dans les économies avancées. La modération de la croissance potentielle a constitué l’une des composantes de cette récente baisse de régime. La plupart des analystes prévoient maintenant une croissance modérée pour les années à venir et les prévisions à long terme (à 5 ans) établies par le Consensus économique ont été révisées en baisse pour nombre des grandes économies de marché émergentes. La croissance a reculé de manière particulièrement prononcée en Chine depuis 2012, les limites du modèle de croissance chinois, qui se caractérise par une forte dépendance à l’égard de l’accumulation de capital et la migration des travailleurs du secteur manufacturier rural vers le secteur manufacturier urbain, devenant patentes 1 . Au cours des prochaines années, la croissance potentielle devrait s’inscrire sur une trajectoire baissière, la population en âge de travailler diminuant et la Chine 1 Cf. l’encadré intitulé Facteurs à l’origine des performances et des perspectives de croissance de la Chine du Bulletin mensuel de décembre 2013. 12 BCE Bulletin mensuel Mars 2014

évolutions ÉCONOMIQUES et monétaires Environnement extérieur de la zone euro connaissant un rééquilibrage progressif de la demande, des dépenses en capital vers la dépense des ménages. Dans de nombreuses économies émergentes, l’insuffisance des infrastructures physiques et un climat des affaires médiocre, conjugués, dans certains pays, à l’essoufflement du mouvement de réformes structurelles, ont également contribué au fléchissement de la croissance potentielle. Toutefois, l’essentiel du ralentissement est imputable à des facteurs conjoncturels. Les économies émergentes ont pâti de la faiblesse de la demande dans les économies avancées, qui représentent en moyenne la moitié de leurs exportations. Nombre de ces économies ont également été affectées par la modération de la croissance en Chine. En conséquence, du fait de la baisse de la demande de matières premières, les pays exportateurs de matières premières ne bénéficient plus d’une forte hausse des cours de ces produits. Graphique C Évolution du taux de change et soldes des transactions courantes dans une sélection d’économies de marché émergentes (en pourcentage du PIB ; variation en pourcentage) Axe des abscisses : solde des transactions courantes en 2012 Axe des ordonnées : taux de change effectif de mai 2013 à mars 2014 5 0 - 5 - 10 - 15 - 20 - 25 - 30 - 35 - 40 5 Chine Corée 0 Taiwan Malaisie - 5 Mexique Thailande Brésil - 10 Inde Chili Indonésie Russie - 15 Afrique du Sud - 20 Turquie - 25 Argentine - 30 - 35 - 40 - 10 - 5 0 5 10 15 Sources : Haver et calculs BCE. Note : Les taux de change sont mesurés à partir des taux de change effectifs nominaux vis-à-vis d'un groupe de 39 partenaires commerciaux. Cela étant, depuis 2010, les économies de marché émergentes ont globalement profité d’un certain nombre de facteurs compensateurs, en particulier de conditions financières internes et externes assez laxistes. L’orientation accommodante de la politique monétaire dans les économies avancées a entraîné une baisse des taux d’intérêt mondiaux et stimulé les flux de capitaux en direction des économies émergentes. Les politiques internes, telles que les mesures budgétaires expansionnistes, ont également eu tendance à renforcer la croissance juste après la crise financière mondiale. Dans un contexte de taux d’intérêt réels bas dans nombre d’économies émergentes au cours de cette période, les conditions financières ont été plutôt laxistes et le crédit a progressé très rapidement dans certains pays. Accroissement des fragilités externes et internes dans certaines économies de marché émergentes Les facteurs ayant contribué à soutenir la croissance après la récession mondiale qui a débuté en 2008-2009 ont également entraîné des déséquilibres croissants dans certaines économies émergentes, notamment une détérioration des soldes des transactions courantes (Afrique du Sud, Indonésie, Inde et Turquie), des déficits budgétaires persistants (Argentine et Inde) et un développement excessif du secteur financier après des périodes de très forte expansion du crédit (Brésil, Indonésie et Turquie). Depuis mai 2013, les marchés financiers semblent avoir accordé davantage d’attention à ces fragilités. La plupart des pays affichant d’importants déficits du compte de transactions courantes ont été affectés par des tensions sur les marchés financiers (cf. graphique C). Les devises de ces pays se sont dépréciées de 25 % en moyenne en termes effectifs depuis mai 2013. D’autres facteurs, tels que l’incertitude interne et politique (en Argentine et en Turquie par exemple) ont également contribué à accroître les inquiétudes des marchés concernant les perspectives de ces économies. BCE Bulletin mensuel Mars 2014 13

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