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bulletin-BCE-mars-2014_01

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En termes bilatéraux,

En termes bilatéraux, au cours des trois derniers mois, l’euro s’est apprécié vis-à-vis du dollar (de 1,4 %) et du yen (de 1,1 %), tandis qu’il s’est déprécié par rapport à la livre sterling (de 0,5 %). La hausse de la volatilité qui a caractérisé les devises des pays émergents au cours de cette période a notamment affecté le peso argentin et, dans une moindre mesure, la livre turque, le rouble russe et le rand sud-africain, qui se sont tous considérablement dépréciés par rapport à l’euro. Les devises des économies émergentes d’Asie et des pays exportateurs de matières premières se sont également dépréciées vis-à-vis de l’euro, mais elles ont fait preuve, dans l’ensemble, d’une plus grande résistance. En ce qui concerne les devises des autres États membres de l’UE, l’euro s’est apprécié vis-à-vis du forint hongrois (de 2,4 %), du leu roumain (de 1,7 %) et de la kuna croate (de 0,3 %). En revanche, il s’est légèrement déprécié par rapport à la couronne tchèque (de 0,2 %), au zloty polonais (de 0,3 %) et à la couronne suédoise (de 0,4 %). Le litas lituanien et la couronne danoise, qui participent au MCE II, sont restés globalement stables contre euro, s’échangeant à leur cours pivot ou à des niveaux proches. S’agissant des indicateurs de la compétitivité internationale en termes de prix et de coûts, en février 2014, le taux de change effectif réel de l’euro, calculé sur la base de l’indice des prix à la consommation, s’établissait à 1,4 % au-dessus de son niveau constaté un an auparavant (cf. graphique 5). Cette évolution reflétait en grande partie l’appréciation nominale sur cette période, contrebalancée en partie seulement par un rythme de hausse des prix à la consommation plus faible dans la zone euro que chez ses principaux partenaires commerciaux. 22 BCE Bulletin mensuel Mars 2014

évolutions ÉCONOMIQUES et monétaires Évolutions monétaires et financières 2 ÉVOLUTIONS MONÉTAIRES ET FINANCIÈRES 2.1 Monnaie et financements des IFM Les informations disponibles pour le quatrième trimestre 2013 et janvier 2014 confirment la faiblesse sous-jacente de la croissance de la monnaie et du crédit, qui résulte de l’atonie de la demande et des besoins de désendettement du secteur financier. La croissance annuelle de l’agrégat large s’est encore ralentie à la fin du quatrième trimestre, avant de se stabiliser en janvier. Le faible rythme de création monétaire par le secteur bancaire de la zone euro a continué de peser sur la progression de M3 au quatrième trimestre et en janvier. En revanche, les entrées de capitaux dans la zone euro ont soutenu la croissance de M3. Les évolutions de cet agrégat ont continué de refléter une moindre préférence pour la liquidité monétaire dans la zone euro, les détenteurs de monnaie en quête de rendement privilégiant les actifs non monétaires. Les crédits consentis au secteur privé non financier se sont encore contractés, avec une croissance faible des prêts aux ménages et le remboursement net de prêts aux sociétés non financières. Les importantes entrées de capitaux et l’excédent du compte de transactions courantes de la zone euro ont contribué à de nouvelles augmentations de la position extérieure nette des IFM. En outre, vers la fin de l’année, certaines rubriques des bilans des IFM ont, semble-t-il, été affectées par les stratégies à court terme adoptées par les banques dans la perspective de l’évaluation complète de leurs bilans par la BCE. La croissance annuelle de M3 s’est encore ralentie à la fin du quatrième trimestre 2013, avant de se stabiliser début 2014. Le taux de croissance annuel de M3 s’est établi à 1,2 % en janvier, après 1,5 % au quatrième trimestre et 2,2 % au troisième trimestre (cf. graphique 6 et tableau 4). Les évolutions de l’agrégat monétaire large ont continué de refléter les arbitrages de portefeuille en faveur de M1 (qui est demeuré le principal contributeur à la croissance globale de M3). Les évolutions les plus récentes de M3 reflètent la moindre préférence des détenteurs de monnaie pour la liquidité monétaire, qui s’explique par une quête de rendement. D’une part, les détenteurs de monnaie préfèrent détenir des dépôts à vue très liquides, plutôt que d’autres dépôts à court terme et des instruments négociables (ce que dénote la vigueur de la croissance annuelle de M1). D’autre part, des considérations de risque/rendement ont incité les investisseurs à reporter une partie de leurs actifs sur des instruments mieux rémunérés et moins liquides ne faisant pas partie de M3, tels que les OPCVM. Graphique 6 Croissance de M3 (variations en pourcentage ; données corrigées des variations saisonnières et des effets de calendrier) 14 M3 (taux de croissance annuel) M3 (moyenne mobile centrée sur 3 mois du taux de croissance annuel) M3 (taux de croissance annualisé sur 6 mois) 14 Les prêts consentis au secteur privé non financier se sont encore contractés au quatrième trimestre et en janvier, à un rythme moins soutenu cependant. Le remboursement net de prêts aux sociétés non financières et l’atonie des prêts aux ménages résultent d’une conjonction de facteurs, tels que la persistance de la morosité économique, la nécessité de réduire le niveau d’endettement après les excès passés et les contraintes pesant sur l’offre de crédit dans certains pays de la zone euro. Les résultats de l’enquête de janvier 2014 sur la distribution du crédit bancaire confirment les signes de stabilisation des critères 12 12 10 10 8 8 6 6 4 4 2 2 0 0 - 2 - 2 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 Source : BCE BCE Bulletin mensuel Mars 2014 23

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