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bulletin-BCE-mars-2014_01

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en janvier, ressortant

en janvier, ressortant à – 12,8 %. Au quatrième trimestre, les titres à court terme des IFM (titres d’une durée initiale inférieure ou égale à deux ans) détenus par le secteur détenteur de monnaie ont considérablement diminué, leur taux de variation annuel se stabilisant à des niveaux très bas (– 33,7 % au quatrième trimestre et – 33,9 % en janvier, contre – 36,1 % au troisième trimestre). De fortes baisses ont également été enregistrées pour les titres d’OPCVM monétaires et les pensions. Le taux de variation annuel des titres d’OPCVM monétaires s’est établi à – 12,1 % au quatrième trimestre et à – 6,4 % en janvier, contre – 10,9 % au troisième trimestre. Celui des pensions s’est inscrit à – 11,2 % au quatrième trimestre et à – 9,1 % en janvier, contre – 10,2 % au troisième trimestre. La quête de rendement des investisseurs explique probablement la poursuite des sorties constatées sur les OPCVM monétaires. Les investisseurs continuent de procéder à des arbitrages en faveur d’autres types de placement assortis de meilleures perspectives de rémunération, le très bas niveau des taux d’intérêt réduisant l’attrait des instruments négociables contenus dans M3. Par comparaison, depuis fin 2012, les taux de rémunération des OPCVM ont été constamment positifs et relativement élevés (cf. la section 2.2 pour de plus amples détails). Parallèlement, il est devenu de plus en plus difficile pour les OPCVM monétaires de générer des rendements positifs élevés pour les investisseurs. En outre, les incitations réglementaires au financement des banques par les dépôts (par opposition au financement de marché) ont également contribué à la faiblesse des émissions de titres de créance des IFM (sur l’ensemble des échéances) et de titres d’OPCVM monétaires. PRINCIPALES CONTREPARTIES DE M3 S’agissant des contreparties de M3, la position extérieure nette des IFM a poursuivi sa forte augmentation. Les importantes entrées de capitaux observées au cours des derniers trimestres résultent de l’amélioration de la confiance dans la zone euro et d’un comportement plus prudent de la part des investisseurs à l’égard des économies de marché émergentes. Dans le même temps, le taux de croissance annuel des financements accordés par les IFM aux résidents de la zone euro s’est à nouveau inscrit en recul. Le taux de variation annuel des concours des IFM au secteur privé a encore fléchi, à – 1,6 % au quatrième trimestre et – 2,2 % en janvier, contre – 1,2 % au troisième trimestre. Cette évolution est en partie liée à des cessions de titres du secteur privé (titres de créance et actions) par les IFM vers la fin 2013. Le rythme annuel de variation des titres autres que des actions s’est par conséquent inscrit en baisse, à – 4,0 % en janvier, contre 1,0 % au troisième trimestre et 0,5 % au quatrième trimestre. De plus, le taux de croissance annuel positif des actions et autres participations est orienté à la baisse. Il s’est établi à 0,9 % en janvier et 3,4 % au quatrième trimestre, contre 5,8 % au troisième trimestre. Le rythme annuel de variation des prêts au secteur privé est ressorti à – 2,2 % au quatrième trimestre et en janvier après – 1,9 % au troisième trimestre. En données corrigées des cessions de prêts et de la titrisation, le taux de variation annuel des prêts au secteur privé a reculé à – 2,0 % en janvier, contre – 1,8 % au quatrième trimestre et – 1,4 % au troisième trimestre (cf. tableau 4). D’un point de vue sectoriel, les prêts accordés aux ménages ont enregistré une faible croissance positive au quatrième trimestre, contrebalancée par la variation négative des prêts aux sociétés non financières et des prêts aux intermédiaires financiers non monétaires. Ces évolutions sectorielles se sont poursuivies en janvier. Le taux de croissance annuel des prêts des IFM aux ménages (corrigés des cessions de prêts et de la titrisation) est resté stable récemment. Il s’est établi à 0,2 % en janvier, globalement en ligne avec les taux observés depuis le deuxième trimestre 2013 (cf. section 2.7 pour plus de détails). Le taux de variation annuel des prêts accordés par les IFM aux sociétés non financières (en données corrigées des cessions de prêts et de la titrisation) est ressorti à – 2,9 % en janvier, niveau également pratiquement inchangé par rapport aux taux enregistrés aux troisième et quatrième trimestres. 26 BCE Bulletin mensuel Mars 2014

évolutions ÉCONOMIQUES et monétaires Évolutions monétaires et financières Graphique 9 M3 et engagements financiers à long terme des IFM Graphique 10 Contreparties de M3 (variations annuelles en pourcentage ; données corrigées des variations saisonnières et des effets de calendrier) M3 Engagements financiers à long terme (hors capital et réserves) 14 12 10 8 6 4 2 0 - 2 - 4 - 6 - 8 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 Source : BCE 14 12 10 8 6 4 2 0 - 2 - 4 - 6 - 8 (flux annuels ; montants en milliards d’euros ; données corrigées des variations saisonnières et des effets de calendrier) 1 600 1 400 1 200 1 000 800 600 400 200 0 - 200 - 400 - 600 - 800 Créances sur le secteur privé (1) Créances sur les administrations publiques (2) Créances nettes sur les non-résidents (3) Engagements financiers à long terme (hors capital et réserves) (4) Autres contreparties (y compris capital et réserves) (5) M3 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 1 600 1 400 1 200 1 000 800 600 400 200 0 - 200 - 400 - 600 - 800 Source : BCE Notes : M3 est indiqué à titre de référence uniquement (M3 = 1 + 2 + 3 – 4 + 5). Les engagements financiers à long terme (hors capital et réserves) étant des engagements du secteur des IFM, ils sont représentés avec un signe négatif. Plus globalement, l’atonie de l’activité de prêt continue de refléter des facteurs d’offre et de demande. Les critères d’octroi de crédits demeurent restrictifs dans de nombreux pays. De plus, la fragmentation des marchés financiers et le coût élevé des emprunts consentis aux secteurs non financiers dans certains pays continuent de peser sur les dépenses, d’investissement notamment. L’endettement excessif du secteur privé peut également freiner la demande de crédit bancaire dans plusieurs pays. En outre, les entreprises ont de plus en plus substitué au crédit bancaire des sources de financement alternatives, telles que les ressources internes et, dans le cas des grandes sociétés non financières, l’accès direct aux marchés de capitaux. Selon l’enquête de janvier 2014 sur la distribution du crédit bancaire, le pourcentage net de banques indiquant un durcissement de leurs critères d’octroi de prêts a poursuivi son recul progressif, ressortant à 2 %, tandis que les banques prévoient une hausse de la demande pour toutes les catégories de prêts au premier trimestre 2014. Les créances des IFM sur les administrations publiques n’ont eu qu’une faible incidence sur la croissance monétaire en 2013, leur taux de croissance annuel revenant à 0,1 % au quatrième trimestre après 2,0 % au troisième trimestre. Il s’est ensuite légèrement accru pour ressortir à 0,2 % en janvier. Le ralentissement observé au quatrième trimestre résulte dans une large mesure de cessions nettes de titres de créance, le taux de variation annuel demeurant toutefois positif. Dans un certain nombre de pays, les IFM se sont délestées de leurs avoirs en titres d’emprunts publics au quatrième trimestre, dans la perspective de l’évaluation complète des bilans du secteur bancaire par la BCE. S’agissant des autres contreparties de M3, le taux de variation annuel des engagements financiers à long terme des IFM (hors capital et réserves) s’est établi à – 3,6 % au quatrième trimestre et – 3,4 % en janvier, après – 4,2 % au troisième trimestre (cf. graphique 9). Cette contraction continue de traduire les moindres besoins de financement des IFM dans un contexte de désendettement et le passage à une stratégie de financement par les dépôts, favorisée par le régime actuel de réglementation. Toutefois, dans certains pays, les ménages ont continué de privilégier les dépôts à long terme. BCE Bulletin mensuel Mars 2014 27

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