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bulletin-BCE-mars-2014_01

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d’actions et de titres

d’actions et de titres de créance étrangers au quatrième trimestre, tandis que les investisseurs résidents ont renforcé leurs achats d’actions et de titres de créance de la zone euro par rapport au troisième trimestre. Au quatrième trimestre 2013, la diminution des achats nets d’obligations étrangères par le secteur des non‐IFM de la zone euro par rapport au trimestre précédent, a été pour partie compensée par la réduction de l’exposition des IFM de la zone aux obligations étrangères. Les secteurs des IFM et des non‐IFM de la zone euro sont demeurés acheteurs nets d’actions étrangères au quatrième trimestre 2013, mais pour des montants moins importants qu’au trimestre précédent. Les IFM de la zone euro ont été vendeurs nets d’actifs étrangers au titre des autres investissements au quatrième trimestre 2013, mais dans une moindre mesure qu’au troisième trimestre. Les non‐résidents de la zone euro sont demeurés acheteurs nets d’avoirs en actions des non‐IFM de la zone, tandis que les achats nets d’avoirs en actions émises par les IFM résidentes de la part des investisseurs étrangers ont été légèrement négatifs. Parallèlement, les investisseurs étrangers ont également réalisé des acquisitions nettes d’obligations de la zone euro, mais ont réduit leur exposition aux instruments du marché monétaire de la zone émis par les IFM. Les investisseurs étrangers ont renforcé leurs achats d’obligations émises par les non‐IFM de la zone euro en termes nets par rapport au trimestre précédent. Les non‐IFM de la zone euro sont restées vendeurs nets d’instruments du marché monétaire étrangers au quatrième trimestre 2013, tandis que les investisseurs étrangers sont devenus vendeurs nets d’instruments du marché monétaire de la zone euro. Par conséquent, des sorties nettes ont été enregistrées sur le marché monétaire au quatrième trimestre. Toutefois, les investissements directs et de portefeuille cumulés ont donné lieu à des entrées nettes, les sorties nettes sur le marché monétaire étant compensées, et au‐delà, par les entrées nettes sur actions et obligations, tandis que les sorties nettes sur investissements directs ont reculé. Les entrées nettes au titre des investissements de portefeuille du secteur des non‐IFM de la zone euro et les transactions du secteur détenteur de monnaie associées à l’excédent des transactions courantes de la zone ont eu une incidence positive sur les créances nettes des IFM de la zone sur les non‐résidents, qui ont continué à progresser au quatrième trimestre 2013. ÉVALUATION GÉNÉRALE DES CONDITIONS DE LA LIQUIDITÉ MONÉTAIRE DANS LA ZONE EURO Les évolutions observées au titre de M3 aux troisième et quatrième trimestres 2013 et en janvier 2014 ont entraîné une nouvelle diminution de la liquidité monétaire accumulée dans la zone euro avant la crise financière (cf. graphiques 11 et 12). Certains indicateurs de la liquidité monétaire suivis par la BCE indiquent qu’une proportion importante de l’excédent de liquidité accumulé avant la crise a maintenant été résorbée. Ces indicateurs montrent que les conditions de la liquidité dans l’économie de la zone euro sont maintenant plus équilibrées que par le passé. Ces indicateurs doivent cependant être interprétés avec prudence, car l’évaluation des encaisses monétaires d’équilibre est entourée d’une très grande incertitude. Dans l’ensemble, le rythme d’expansion sous-jacent de la monnaie et du crédit est demeuré faible au quatrième trimestre 2013 et en janvier 2014. La croissance de M3 a continué de se modérer en raison de la faible dynamique du crédit dans la zone euro et d’une moindre préférence pour la liquidité monétaire. L’atonie de la croissance des concours au secteur privé a continué de refléter principalement des facteurs de demande conjoncturels et structurels et, dans une moindre mesure, des tensions sur l’offre dans certains pays. La réduction de la détention d’actifs par les IFM s’est accélérée dans la perspective de l’évaluation complète de la BCE, tandis que les entrées persistantes de capitaux dans la zone euro sont demeurées la principale contrepartie soutenant la croissance monétaire. 30 BCE Bulletin mensuel Mars 2014

évolutions ÉCONOMIQUES et monétaires Évolutions monétaires et financières Graphique 11 Estimations du money gap nominal 1) Graphique 12 Estimations du money gap réel 1) (en pourcentage de l’encours de M3 considéré ; données corrigées des variations saisonnières et des effets de calendrier ; décembre 1998 = 0) 30 Money gap nominal fondé sur la série officielle de M3 Money gap nominal fondé sur les données de M3 corrigées 30 (en pourcentage de l’encours de M3 réel ; données corrigées des variations saisonnières et des effets de calendrier ; décembre 1998 = 0) 25 Money gap réel fondé sur la série officielle de M3 Money gap réel fondé sur les données de M3 corrigées de l’incidence estimée des réaménagements de portefeuille 2) 25 25 25 20 20 20 de l’incidence estimée des réaménagements de portefeuille 2) - 5 20 15 15 15 15 10 10 10 10 5 5 5 5 0 0 0 0 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 Source : BCE 1) Le money gap nominal est défini comme étant la différence entre le niveau effectif de M3 et celui qui aurait résulté d’une croissance constante de cet agrégat conforme à sa valeur de référence de 4,5 %, en retenant décembre 1998 comme période de base. 2) Les estimations de l’ampleur des réaménagements de portefeuille au profit de M3 sont calculées selon l’approche à caractère général présentée dans la section 4 de l’article intitulé L’analyse monétaire en temps réel du Bulletin mensuel d’octobre 2004. - 5 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 Source : BCE 1) Le money gap réel est défini comme étant la différence entre le niveau effectif de M3 déflaté de l’IPCH et le niveau déflaté de M3 qui aurait résulté d’une croissance nominale constante de cet agrégat conforme à sa valeur de référence de 4,5 % et d’une hausse de l’IPCH correspondant à la définition de la stabilité des prix de la BCE, en retenant décembre 1998 comme période de base. 2) Les estimations de l’ampleur des réaménagements de portefeuille au profit de M3 sont calculées selon l’approche à caractère général présentée dans la section 4 de l’article intitulé L’analyse monétaire en temps réel du Bulletin mensuel d’octobre 2004. 2.2 PLACEMENTS FINANCIERS DES AGENTS NON FINANCIERS ET DES INVESTISSEURS INSTITUTIONNELS Le taux de croissance annuel des placements financiers des agents non financiers a fléchi légèrement pour ressortir à 1,9 % au troisième trimestre 2013, prolongeant une tendance baissière observée depuis début 2011 sous l’effet de la morosité du climat économique et des faibles évolutions du revenu disponible. Le taux de croissance annuel des placements financiers des sociétés d’assurance et des fonds de pension est demeuré inchangé à 3,1 % ce même trimestre. En parallèle, les OPCVM ont enregistré au quatrième trimestre des entrées plus élevées qu’au troisième trimestre. Les entrées au titre des OPCVM « actions » et « mixtes » sont demeurées importantes dans un environnement caractérisé par la recherche de rendement et une solide appétence pour le risque. AGENTS NON FINANCIERS Au troisième trimestre 2013 (trimestre le plus récent pour lequel des données des comptes intégrés de la zone euro sont disponibles), le taux de croissance annuel du total des placements financiers des agents non financiers a fléchi légèrement pour ressortir à 1,9 %, après 2,0 % au deuxième trimestre (cf. tableau 5). Cette évolution représente la poursuite de la tendance baissière observée depuis début 2011 sous l’effet de la morosité du climat économique et des faibles évolutions du revenu disponible. La ventilation par instruments financiers montre que le taux de croissance du numéraire et des dépôts, des titres de créance ainsi que des titres d’OPCVM a reculé au troisième trimestre 2013, évolution qui n’a été BCE Bulletin mensuel Mars 2014 31

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