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bulletin-BCE-mars-2014_01

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cours de la première

cours de la première période de constitution de 2014. L’effet d’absorption de liquidité résultant de l’accroissement des billets en circulation a été en partie contrebalancé par une hausse de 13,5 milliards d’euros des actifs nets libellés en euros, qui se sont établis à 447 milliards d’euros en moyenne au cours de la période actuellement sous revue, après 433,5 milliards d’euros au cours de la précédente période sous revue. Cette progression, qui reflète notamment une diminution des dépôts libellés en euros des banques centrales étrangères auprès de l’Eurosystème, exerce un effet d’apport de liquidité. Les dépôts des administrations publiques sont demeurés, en moyenne, inchangés au cours de la période sous revue, fléchissant de 0,2 milliard d’euros, pour passer de quelque 74,1 milliards d’euros à 73,9 milliards d’euros. Cette composante a également continué d’afficher une forte volatilité, fluctuant de quelque 56,2 milliards d’euros au cours de la période sous revue. Les variations de cette composante exercent une incidence notable sur la volatilité des facteurs autonomes qui affichent un profil de fluctuation régulier au cours d’une période de constitution de réserves en liaison avec l’activité de collecte de l’impôt et le versement des salaires, des retraites et des prestations sociales. Cependant, elles exercent normalement un effet moins prononcé sur le niveau tendanciel moyen des facteurs autonomes. L’excédent moyen quotidien des avoirs en compte courant par rapport aux réserves obligatoires s’est établi à 126,3 milliards d’euros durant la période sous revue, soit une baisse de 31,7 milliards par rapport à la précédente période. Ce recul est conforme à la baisse tendancielle de l’excédent de réserves observée depuis début 2013. L’excédent quotidien détenu en sus des réserves obligatoires sur les comptes courants a continué de fléchir, revenant de 141,1 milliards d’euros durant la dixième période de constitution de réserves de 2013 à 112,4 milliards d’euros pendant la première période de constitution de 2014. Toutefois, une hausse temporaire des avoirs détenus en compte courant a été observée au cours de la douzième période de constitution, durant laquelle l’excédent quotidien détenu en sus des réserves obligatoires sur les comptes courants est passé de 117 milliards d’euros pendant la onzième période de constitution à 144,8 milliards d’euros, les banques augmentant leur demande de coussins de liquidité de précaution afin d’absorber les tensions temporairement observées en fin d’année sur les marchés monétaires. Apport de liquidité Le montant moyen de liquidités fournies par le biais des opérations d’open market a poursuivi son recul, revenant de 826,2 milliards d’euros durant la précédente période à 782,1 milliards. Les opérations d’appels d’offres 1 ont fourni 545,2 milliards d’euros en moyenne, soit une baisse de 33 milliards par rapport à la précédente période sous revue. La liquidité injectée par le biais des opérations principales de refinancement hebdomadaires est ressortie à 110,4 milliards d’euros en moyenne, soit une hausse de 15,7 milliards par rapport à la précédente période sous revue. Les montants alloués chaque semaine ont fluctué dans une fourchette allant de 86,9 milliards d’euros le 19 novembre 2013 à 168,7 milliards d’euros le 30 décembre 2013, les banques ajustant leur demande en fonction des évolutions de la liquidité et des conditions prévalant sur les marchés monétaires. Durant la période sous revue, la contribution moyenne des opérations de refinancement à plus long terme d’une durée de trois mois et des opérations dont la durée correspond à une période de constitution de réserves à l’apport de liquidité a été de 31,5 milliards d’euros, 1 Les opérations d’appels d’offres comprennent les opérations principales de refinancement, les opérations de refinancement à plus long terme et les opérations de réglage fin, ces dernières pouvant revêtir la forme d’opérations d’apport ou de retrait de liquidité. 38 BCE Bulletin mensuel Mars 2014

évolutions ÉCONOMIQUES et monétaires Évolutions monétaires et financières soit 9,7 milliards d’euros de plus que lors de la précédente période. Toutefois, le recours moyen à ces opérations est demeuré nettement moins élevé que début 2013, lorsque ces opérations de refinancement avaient apporté une contribution de 43,8 milliards en moyenne. Les opérations de refinancement à long terme d’une durée de trois ans ont fourni 565,9 milliards d’euros en moyenne, les contreparties ayant remboursé 82,7 milliards d’euros durant la période sous revue. Les remboursements hebdomadaires se sont accrus au cours des onzième et douzième périodes de constitution, représentant un total de 24,5 milliards et 50,4 milliards d’euros, respectivement, certaines banques accélérant les remboursements avant la fin de l’année pour diverses raisons, tant réglementaires que de communication, notamment l’évaluation instantanée des bilans réalisée en vue de l’évaluation complète effectuée par la BCE fin 2013. Les remboursements hebdomadaires ont toutefois reculé au cours de la première période de constitution de 2014, à 7,7 milliards d’euros. L’encours cumulé des titres détenus à des fins de politique monétaire, comprenant les deux programmes d’achat d’obligations sécurisées (CBPP et CBPP2) et le Programme pour les marchés de titres, s’est établi à 236,9 milliards d’euros en moyenne, soit une baisse de 11,1 milliards. L’encours de titres acquis dans le cadre du CBPP, qui s’est achevé en juin 2010, représentait 39,7 milliards d’euros à la fin de la période sous revue, soit une diminution de 2,2 milliards par rapport à la précédente période, certains titres étant arrivés à échéance. L’encours acquis dans le cadre du CBPP2, qui s’est achevé le 31 octobre 2012, s’est établi à 15 milliards d’euros à la fin de la période sous revue, soit une baisse de 0,5 milliard par rapport à la précédente période, également en raison de montants arrivés à échéance. La valeur des transactions réglées dans le cadre du Programme pour les marchés de titres a diminué de 8,4 milliards d’euros durant la période sous revue, en raison de remboursements. L’encours représentait 175,7 milliards d’euros à la fin de la période sous revue. Les opérations hebdomadaires de réglage fin de retrait de liquidité ont stérilisé la liquidité injectée par le biais du Programme, même si, à six reprises au cours de la période sous revue, les soumissions reçues ont été inférieures au montant absorbé prévu. Ces épisodes reflètent les évolutions temporaires du marché monétaire lorsque, notamment vers la fin du mois, les taux sur ce marché se sont provisoirement établis au-dessus du taux de soumission maximal de ces opérations de réglage fin. Le graphique A retrace les évolutions des besoins de liquidité du système bancaire et l’apport de liquidité. Excédent de liquidité L’excédent de liquidité a poursuivi son recul, s’établissant en moyenne à 176,9 milliards d’euros durant la période sous revue, contre 221,5 milliards au cours de la précédente période. Dans le même temps, il est demeuré volatil au cours de la période sous revue, variant entre 283,5 milliards d’euros (le 3 janvier 2014) et 125,3 milliards (le 21 janvier 2014). Comme décrit précédemment, les principaux facteurs à l’origine de ces évolutions ont été des fluctuations des dépôts des administrations publiques, une hausse du volume de billets en circulation, la diminution de l’encours de liquidités fournies par le biais des opérations de refinancement à long terme d’une durée de trois ans et les variations des montants alloués dans le cadre d’opérations d’appels d’offres. Le taux d’intérêt appliqué à la facilité de dépôt étant fixé à 0 % et correspondant par conséquent à la rémunération de la détention d’un excédent de réserves, les contreparties devraient être globalement indifférentes à la répartition de leur excédent de liquidité. Au cours des trois périodes de constitution sous revue, le profil a été relativement stable, 29 % environ de l’excédent de liquidité étant détenu dans le cadre de la facilité de dépôt et 71 % en tant qu’excédent de réserves (cf. graphique B). Les chiffres correspondants pour la troisième période de constitution sont, respectivement, de 27 % et 73 %. BCE Bulletin mensuel Mars 2014 39

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