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bulletin-BCE-mars-2014_01

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l’écart entre les

l’écart entre les taux d’intérêt sur les prêts de faible montant et ceux sur les prêts de montant élevé est demeuré stable, à 16 points de base, pour les prêts dont la période de fixation initiale du taux est courte, alors qu’il s’est légèrement creusé, de 2 points de base, pour les prêts dont la période de fixation initiale du taux est supérieure à cinq ans. Dans l’ensemble, entre octobre 2013 et janvier 2014, la perception d’un risque de crédit élevé lié aux emprunteurs a continué d’exercer des pressions à la hausse sur les marges d’intermédiation des banques. Toutefois, l’atténuation des tensions souveraines, en particulier dans les pays en difficulté, a eu une incidence modératrice sur les taux d’intérêt bancaires. De fait, les écarts des taux débiteurs bancaires par rapport aux taux d’intérêt du marché se sont resserrés, surtout dans le cas des prêts à long terme de montant élevé. En janvier 2014, l’écart entre les taux d’intérêt des prêts à court terme de montant élevé et l’Euribor 3 mois est ressorti à 195 points de base, soit un niveau légèrement inférieur à celui enregistré en octobre 2013. L’écart entre les taux d’intérêt à long terme appliqués aux prêts de Graphique 30 Écarts de rendement des obligations des sociétés non financières (en points de base ; moyennes mensuelles) Obligations de sociétés non financières notées AA libellées en euros (échelle de gauche) Obligations de sociétés non financières notées A libellées en euros (échelle de gauche) Obligations de sociétés non financières notées BBB libellées en euros (échelle de gauche) Obligations à haut rendement libellées en euros (échelle de droite) montant élevé et le rendement des emprunts publics à sept ans notés AAA est revenu de 203 points de base en octobre 2013 à 182 points de base en janvier 2014. Entre octobre 2013 et janvier 2014, l’écart entre le coût du financement par endettement de marché des sociétés non financières et les rendements des emprunts publics notés AAA s’est resserré tant pour les obligations notées BBB que pour les obligations encore moins bien notées (« à rendement élevé »). En particulier, l’écart de rendement des obligations à rendement élevé des sociétés non financières a diminué de 28 points de base, alors que la réduction de l’écart de rendement des obligations du secteur privé notées BBB a été nettement plus limitée, à 5 points de base (cf. graphique 30). flux de financement Entre octobre 2013 et février 2014, la faiblesse de l’activité économique et de l’inflation, conjuguée à la vigueur de l’émission d’actions par les sociétés non financières, a contribué à un recul des bénéfices par action des sociétés non financières de la zone euro. En particulier, le taux de variation annuel des bénéfices par action des sociétés cotées de la zone euro s’est établi à – 11 % en février 2014, contre – 6 % en octobre 2013 (cf. graphique 31). Sur un horizon futur, les intervenants de marché prévoient, sur la base d’indicateurs extraits de sources de marché, une amélioration progressive au premier semestre 2014, avec un passage en territoire positif au troisième trimestre de l’année. Le financement externe des sociétés a continué de se replier au cours du dernier trimestre 2013, reflétant la croissance généralement faible des investissements des entreprises ainsi que divers facteurs entravant l’offre de financement. S’agissant des prêts accordés par les IFM, le taux de contraction annuel des prêts aux sociétés non financières a diminué ces derniers mois, se chiffrant 600 500 400 300 200 100 2 400 2 000 1 600 1 200 800 400 0 - 400 1999 2001 2003 2005 2007 2009 2011 2013 Sources : Thomson Reuters et calculs de la BCE Notes : Les écarts de rendement sont calculés par rapport aux emprunts d’État notés AAA. 0 48 BCE Bulletin mensuel Mars 2014

évolutions ÉCONOMIQUES et monétaires Évolutions monétaires et financières Graphique 31 Bénéfices par action des sociétés non financières cotées de la zone euro Graphique 32 Financement externe des sociétés non financières par instruments (variations annuelles en pourcentage ; données mensuelles) 50 40 Réalisés Attendus 50 40 (variations annuelles en pourcentage) 35 Prêts des IFM Actions cotées Titres de créance 35 30 30 30 30 20 10 0 - 10 20 10 0 - 10 25 20 15 25 20 15 - 20 - 20 10 10 - 30 - 40 - 50 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 - 30 - 40 - 50 5 0 - 5 1999 2001 2003 2005 2007 2009 2011 2013 5 0 - 5 Sources : Thomson Reuters et calculs de la BCE Source : BCE Note : Les actions cotées sont libellées en euros. à – 2,9 % en janvier 2014, contre – 3,6 % en septembre (cf. tableau 6). Cette évolution s’explique en partie par la persistance des pressions en faveur du désendettement pesant sur les IFM, ainsi que par la capacité des entreprises à recourir à d’autres sources de financement externe. En particulier, la croissance annuelle de l’activité d’émission de titres de créance par les entreprises est restée élevée au dernier trimestre 2013, à 8,5 %, même si elle atteignait 9,9 % au trimestre précédent. Par ailleurs, au dernier trimestre 2013, le taux de croissance annuel des actions cotées émises par les sociétés non financières a augmenté pour s’établir à 0,7 %, contre 0,3 % au troisième trimestre de la même année (cf. graphique 32). Traditionnellement, le marché de la dette des entreprises de la zone euro se concentre principalement sur les grandes entreprises bien notées d’un nombre relativement limité de pays. Dans le même temps, il convient de remarquer que les données relatives à l’émission de titres pour le dernier trimestre 2013 suggèrent que les entreprises établies dans certains pays en difficulté ont bénéficié d’un accès plus aisé au financement par endettement de marché. Dans une perspective à plus long terme, l’émission de titres de créance par les sociétés non financières a, depuis 2007, tendance à privilégier des instruments assortis d’échéances plus longues. En décembre 2013, la ventilation par échéance de l’encours des titres de créance émis par les sociétés non financières a montré que la part des instruments assortis d’une longue échéance atteignait 93 % (contre 84 % en 2007). Au quatrième trimestre 2013, le recul du taux de croissance annuel de l’ensemble des prêts bancaires aux sociétés non financières reste imputable principalement aux prêts des IFM dont la période de fixation initiale du taux est comprise entre un et cinq ans. Le rythme de baisse s’est accru dans le cas des prêts à court terme, alors que celui des prêts dont la période de fixation initiale du taux est supérieure à cinq ans s’est ralenti. En janvier 2014, la contraction s’est encore accélérée pour les prêts à court terme, alors qu’elle s’est modérée pour les prêts dont la période de fixation initiale du taux est comprise entre un et cinq ans (cf. tableau 8). BCE Bulletin mensuel Mars 2014 49

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