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bulletin-BCE-mars-2014_01

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IFM aux ménages n’ont

IFM aux ménages n’ont de nouveau augmenté que marginalement au quatrième trimestre et en janvier. La poursuite de l’évolution atone des emprunts des ménages résulte d’une combinaison de plusieurs facteurs, dont la morne dynamique du revenu disponible des ménages, les niveaux élevés du chômage, la faiblesse des marchés de l’immobilier résidentiel, ainsi que l’incertitude concernant les perspectives économiques. En outre, la nécessité de corriger les excès du passé en matière d’accumulation de dettes (en particulier dans certains pays de la zone euro) continue d’exercer des pressions à la baisse sur la demande de nouveaux prêts par les ménages. Néanmoins, l’enquête sur la distribution du crédit bancaire dans la zone euro pour le quatrième trimestre 2013 indique que les banques s’attendent à une hausse nette importante de la demande de prêts au logement au premier trimestre 2014. Le taux d’endettement des ménages par rapport à leur revenu disponible brut serait resté globalement inchangé à un niveau élevé au quatrième trimestre, après avoir quelque peu baissé au trimestre précédent. Les charges d’intérêts des ménages seraient également restées pratiquement inchangées au cours de ce trimestre. conditions de financement Dans l’ensemble, les coûts de financement des ménages de la zone euro se sont légèrement contractés au quatrième trimestre 2013 par rapport au trimestre précédent. S’agissant des différentes composantes, les taux d’intérêt appliqués aux prêts au logement n’ont pratiquement pas varié, le bas niveau des taux à court terme compensant les hausses marginales des taux à long terme. Les taux des crédits à la consommation ont, quant à eux, baissé. Au niveau de la zone euro, les taux d’intérêt appliqués par les IFM aux prêts aux ménages ont continué de connaître des développements variés en fonction de la catégorie et de la durée des prêts, l’hétérogénéité entre les pays demeurant également importante. S’agissant des nouveaux prêts au logement, les taux d’intérêt des prêts tant à court terme (c’est‐à‐dire les prêts assortis d’un taux flottant ou d’une période de fixation initiale du taux inférieure ou égale à Graphique 37 Taux d’intérêt des IFM sur les prêts au logement consentis aux ménages un an) qu’à moyen terme (c’est‐à‐dire les prêts assortis d’une période de fixation initiale du taux comprise entre un et cinq ans) ont affiché une baisse (en pourcentage annuel ; hors frais annexes ; taux appliqués aux contrats nouveaux) Assortis d’un taux variable ou dont la période marginale, de quatre points de base par rapport de fixation initiale du taux est inférieure ou égale à 1 an aux niveaux enregistrés au troisième trimestre. Dont la période de fixation initiale du taux est supérieure à 1 an et inférieure ou égale à 5 ans En revanche, s’agissant des échéances plus longues Dont la période de fixation initiale du taux (c’est‐à‐dire les prêts assortis d’une période de est supérieure à 5 ans et inférieure ou égale à 10 ans Dont la période de fixation initiale du taux fixation initiale du taux comprise entre cinq et est supérieure à 10 ans 6 6 dix ans et supérieure à dix ans), les taux d’intérêt ont quelque peu augmenté, tout en demeurant à des niveaux historiquement bas (cf. graphique 37). En janvier 2014, les taux d’intérêt appliqués aux nouveaux prêts au logement sont restés globalement stables par rapport aux niveaux de décembre. 5 4 5 4 En ce qui concerne les nouveaux crédits à la consommation, les taux d’intérêt appliqués aux prêts à court terme n’ont pratiquement pas varié au quatrième trimestre, alors que ceux sur les prêts à moyen et à long termes (qui sont les instruments les plus utilisés) se sont légèrement repliés, les baisses les plus prononcées ayant 3 2 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 Source : BCE 3 2 56 BCE Bulletin mensuel Mars 2014

évolutions ÉCONOMIQUES et monétaires Évolutions monétaires et financières été enregistrées pour les prêts assortis d’une période de fixation initiale du taux supérieure à cinq ans. En janvier, les taux d’intérêt des crédits à la consommation ont augmenté pour les prêts assortis d’une période de fixation initiale du taux courte et – davantage encore – pour ceux dont la période de fixation initiale est longue, par rapport aux niveaux de décembre. Les taux d’intérêt sur les prêts à moyen terme se sont légèrement repliés par rapport à décembre. L’enquête sur la distribution du crédit bancaire dans la zone euro pour le quatrième trimestre 2013 semble indiquer que le durcissement net des critères d’octroi de crédit appliqués aux prêts au logement pour les ménages s’est encore relâché au quatrième trimestre, tandis que le durcissement net des critères d’octroi des crédits à la consommation est resté globalement inchangé. En fait, le pourcentage net des banques ayant resserré les critères d’octroi de crédit pour les prêts au logement est devenu légèrement négatif, ce qui indique un assouplissement net des critères d’octroi de crédit. Les conditions tarifaires et non tarifaires appliquées aux prêts au logement et aux crédits à la consommation ont été moins durcies, ou ont même été assouplies – quoique dans une moindre mesure dans le cas des crédits Graphique 38 Total des prêts accordés aux ménages (variations annuelles en pourcentage ; contributions en points de pourcentage ; données de fin de trimestre) - 1 - 1 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 Source : BCE Notes : Le total des prêts comprend les prêts accordés aux ménages par tous les secteurs institutionnels, y compris le reste du monde. Le total des prêts aux ménages au quatrième trimestre 2013 a été estimé à partir des opérations recensées dans les statistiques monétaires et bancaires. Pour plus d’informations sur les différences de méthodes de calcul des taux de croissance entre les prêts accordés par les IFM et le total des prêts, cf. les notes techniques correspondantes à la consommation. Pour de plus amples détails, cf. l’encadré intitulé Résultats de l’enquête sur la distribution du crédit bancaire pour le quatrième trimestre 2013 du Bulletin mensuel de février 2014. flux de financement L’octroi de crédit aux ménages est demeuré atone au troisième trimestre 2013 (le trimestre le plus récent pour lequel des données provenant des comptes de la zone euro sont disponibles), comme lors des quatre trimestres précédents. Le taux de croissance annuel de l’ensemble des prêts consentis au secteur des ménages de la zone euro s’est stabilisé au troisième trimestre, grâce à une légère progression de l’octroi de crédit des IFM (dont le taux de croissance annuel est ressorti à 0,1 %, contre 0,0 % au trimestre précédent), laquelle a été annulée par un nouveau recul des prêts octroyés par les non-IFM (avec un taux de croissance annuel de – 0,9 % au troisième trimestre 2013, contre – 1,3 % au trimestre précédent). Les prêts octroyés par les non-IFM prennent normalement en compte les cessions de prêts et l’activité de titrisation, qui entraînent une réallocation des prêts aux ménages entre les IFM et les intermédiaires financiers non monétaires autres que les sociétés d’assurance et les fonds de pension (c’est-à-dire le secteur des AIF). Des estimations afférentes au quatrième trimestre 2013 font état d’une légère contraction de l’ensemble des prêts consentis aux ménages (cf. graphique 38). Le taux de croissance annuel des prêts consentis par les IFM aux ménages (corrigé des cessions et des titrisations de prêts) est resté globalement inchangé au cours des derniers mois, à des niveaux légèrement positifs conformes aux chiffres enregistrés depuis le printemps 2013. En particulier, le 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0 Prêts à la consommation accordés par les IFM Prêts au logement accordés par les IFM Autres prêts accordés par les IFM Total des prêts accordés par les IFM Total des prêts 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0 BCE Bulletin mensuel Mars 2014 57

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