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bulletin-BCE-mars-2014_01

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demeurant ainsi à un

demeurant ainsi à un niveau bas cohérent avec une atonie de la consommation de biens durables. Enfin, selon la Commission européenne, la confiance des consommateurs de la zone euro a reculé entre janvier et février. Toutefois, l’indice, qui était orienté à la hausse depuis début 2013, reste supérieur au niveau moyen enregistré au quatrième trimestre, ce qui va dans le sens de nouvelles améliorations modestes des dépenses de consommation (cf. graphique 49). Actuellement, l’indice oscille autour de niveaux proches de sa moyenne de long terme. INVESTISSEMENT La FBCF a continué de se redresser, affichant un taux de croissance trimestriel de 1,1 % au quatrième trimestre 2013, après une hausse de 0,6 % au trimestre précédent. Cette évolution marque la fin du net recul de l’investissement observé durant les deux dernières années, lié à la fois à une faiblesse de la demande et des profits, à une incertitude élevée et à des contraintes de financement. Ce niveau reste néanmoins inférieur de près de 20 % à celui du premier trimestre 2008. La ventilation de la FBCF au quatrième trimestre 2013 n’est pas encore disponible. Toutefois, les indicateurs à court terme pour la zone euro font état d’une certaine croissance de l’investissement hors construction, qui représente la moitié de l’investissement total, la production de biens d’équipement s’étant redressée et le taux d’utilisation des capacités productives ayant légèrement progressé. De plus, les données tirées d’enquêtes, comme l’indice des directeurs d’achat pour le secteur manufacturier et l’indicateur de confiance de la Commission européenne pour le secteur des biens d’équipement, se sont globalement améliorées. En outre, les données relatives à l’investissement hors construction disponibles pour les principaux pays de la zone euro font état d’une poursuite de la reprise. Après un troisième trimestre positif, l’investissement dans la construction résidentielle et non résidentielle devrait rester atone, la demande demeurant faible dans ce secteur. Par conséquent, l’indice de la production dans la construction a reculé, en rythme trimestriel, au quatrième trimestre. S’agissant du premier trimestre 2014, les quelques indicateurs avancés disponibles vont généralement dans le sens d’une nouvelle croissance modérée de la FBCF hors construction dans la zone euro. L’indice des directeurs d’achat pour le secteur manufacturier et sa composante relative aux nouvelles commandes ont poursuivi leur hausse en février et les données de l’enquête de la Commission européenne relative à l’évaluation des carnets de commande et aux prévisions de production, disponibles jusqu’en février, se sont également améliorées. En outre, l’enquête sur la distribution du crédit bancaire dans la zone euro pour le quatrième trimestre 2013 dénote des conditions de financement moins restrictives s’agissant des concours aux fins d’investissement, ce qui est, dans l’ensemble, conforme au profil des reprises ayant suivi les crises financières par le passé. L’investissement hors construction devrait progressivement se redresser en 2014, toujours freiné par la confiance, qui n’a pas encore retrouvé son niveau antérieur, et la faiblesse de la croissance des prêts, associé notamment au processus de désendettement en cours dans les banques et les entreprises de plusieurs pays de la zone euro. L’investissement dans la construction devrait demeurer très faible début 2014, en raison de l’ajustement prolongé du marché immobilier dans certains pays de la zone euro, de la faiblesse actuelle de la confiance et de l’insuffisance de la demande dans ce secteur. Les données d’enquêtes relatives à l’investissement dans la construction laissent penser qu’il devrait légèrement diminuer au premier trimestre 2014, les valeurs pour janvier des indices des directeurs d’achat relatifs à la production dans le secteur de la construction et, notamment, aux nouvelles commandes étant inférieures à 50 et ayant reculé par rapport au quatrième trimestre. 74 BCE Bulletin mensuel Mars 2014

évolutions économiques et monétaires Production, demande et marché du travail CONSOMMATION PUBLIQUE Au quatrième trimestre 2013, la variation de la consommation publique est devenue négative en termes réels. S’agissant des tendances sous‐jacentes des différentes composantes, cette baisse est essentiellement liée à la forte diminution des dépenses au titre des consommations intermédiaires, qui constituent un peu moins du quart du total des dépenses de consommation publique, dans le cadre du processus d’ajustement budgétaire en cours. En revanche, la rémunération des fonctionnaires, qui représente près de la moitié de la consommation publique totale, a progressé, bien qu’à un rythme légèrement plus lent. De plus, les transferts sociaux en nature, qui recouvrent des rubriques telles que les dépenses de santé, ont continué d’augmenter à un rythme stable. À plus long terme, la contribution de la consommation publique à la demande intérieure devrait rester limitée en raison des nouveaux efforts d’assainissement budgétaire qui demeurent nécessaires dans un certain nombre de pays (cf. section 5). STOCKS Au quatrième trimestre 2013, la variation des stocks a apporté une contribution négative de – 0,3 point de pourcentage à la croissance trimestrielle du PIB, après une contribution positive de même ampleur au troisième trimestre. Compte tenu de la nature incertaine des premières estimations relatives à cette série des comptes nationaux, ces évolutions quelque peu contrastées des stocks durant le deuxième semestre 2013 reflètent également en partie les mouvements tout aussi différenciés des exportations nettes. En effet, une corrélation (négative) relativement forte entre ces deux agrégats constitue un fait stylisé qui traduit en grande partie l’incidence mécanique des stocks sur les flux d’exportations et d’importations résultant du franchissement des frontières par les biens. Ainsi, l’accélération et le ralentissement de ces flux commerciaux d’un trimestre sur l’autre donnent lieu à des contributions nettes des échanges commerciaux à la croissance trimestrielle, qui sont en partie compensées par les mouvements des stocks. Graphique 50 Variations des stocks dans la zone euro (montants en milliards d’euros ; indices de diffusion) Comptes nationaux (échelle de gauche) Indice des directeurs d’achat (échelle de droite) 24 20 16 12 8 4 0 - 4 - 8 - 12 - 16 - 20 - 24 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 53 52 51 50 49 48 47 46 45 44 43 42 41 Sources : Markit, Eurostat et calculs de la BCE Note : Les données se rapportent à l’Euro 18. Comptes nationaux : variation des stocks, en valeur. Indice des directeurs d’achat : moyenne des stocks de consommations intermédiaires et de produits finis dans le secteur manufacturier et des stocks du commerce de détail. Graphique 51 Importations et exportations en volume et contribution des exportations nettes à la croissance du PIB (variations trimestrielles en pourcentage ; en points de pourcentage) 10 8 6 4 2 0 - 2 - 4 - 6 - 8 Exportations nettes (échelle de droite) Exportations (échelle de gauche) Importations (échelle de gauche) - 0,2 - 0,4 - 0,6 - 0,8 - 10 - 1,0 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 Sources : Eurostat et BCE Note : Les données se rapportent à l’Euro 18. 1,0 0,8 0,6 0,4 0,2 0,0 BCE Bulletin mensuel Mars 2014 75

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