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71 a permis de faire

71 a permis de faire prendre conscience de quelques-unes de nos différences culturelles et de valider des présomptions de part et d'autres. Journal de bord: Nous avons eu un échange sur la façon d'abattre les animaux pour la boucherie vs la pratique musulmane. Ils étaient étonnés de savoir les normes d'hygiène des abattoirs, qu'on ne pouvait pas égorger de moutons dans nos maisons, que les animaux sont tués avec un choc électrique dans les abattoirs, que les Toubabs 1 ne voient pas les animaux se faire tuer, etc. J'ai senti beaucoup d'ouverture et de respect des deux côtés ainsi que de la curiosité de la part des Sénégalais sur nos pratiques. La rencontre avec les femmes La rencontre avec les femmes a eu lieu dans la dernière semaine de stage. Un petit groupe de femmes (notamment des traductrices et des matrones) ont présenté aux étudiantes leurs « binebines » et ont discuté de l'érotisme sénégalais. Cette rencontre a permis aux étudiantes de corriger certains de leurs préjugés à l'égard de la sexualité des femmes sénégalaises. Journal de bord : En après-midi, les étudiantes ont été à une rencontre de femmes pour qu'elles leur expliquent les binebines (colliers de perles qu'elles mettent autour de leur taille pour séduire les hommes) et parler de vie sexuelle. Ça a duré une vingtaine de minutes, les étudiantes sont revenues enthousiastes et animées. Elü a avoué qu'avant, elle pensait «que les femmes se mettaient sous l'homme pour qu' il fasse son affaire et que c'était fini ensuite». Là, elle comprenait que les femmes y trouvaient du plaisir, qu'elles se préparent (avec du parfum, de l'encens) et qu'elles peuvent avoir plusieurs relations sexuelles dans la nuit. Une des femmes a même dit que «une femme sans binebines c'est comme manger sans sel! », que les femmes peuvent faire des danses avec les binebines pour exciter l' homme, etc. Bref, ça défait l' a priori que les femmes sont soumises et ne prennent pas plaisir à la sexualité. Les parties de soccer Il y a eu deux parties de soccer entre 1 'équipe de la clinique et 1' équipe des professeurs de l'école. Le soccer étant une activité très prisée au Sénégal, les Sénégalais aiment beaucoup les joutes amicales et la communauté assiste à ces jeux. Dans l'équipe de la clinique plusieurs étudiantes ont participé et le restant du groupe était présent pour les encourager. 1 Au Sénégal, le terme « Toubab » fait référence aux occidentaux, sans connotation négative.

72 Ces rencontres sportives ont surtout permis de créer un contact avec le personnel de la clinique en dehors du travail et ont ainsi favorisé une bonne entente. Journal de bord : J'ai senti que tout le groupe a apprécié ce moment, ça nous a rapprochés des traducteurs et du personnel de la clinique. Environ six, sept étudiantes ont joué. Après le match, de retour à la clinique, certains Sénégalais ont fait des petits combats de lutte pour nous montrer. J'ai senti qu'ils se sentaient valorisés, appréciés pour autre chose que leur travail en clinique. La soirée d'au revoir La dernière soirée en brousse a permis de faire la « fête d'accueil » qui avait été reportée depuis le début pour diverses raisons dont des décès répétés dans le village. La fête a eu lieu dans la rue devant la clinique. Des griots (personnes désignées pour diffuser les annonces importantes de la communauté par des instruments de musique) jouaient des djembés (tamtams africains) et une foule était présente. Tout le groupe était assis sur des chaises et assistait à la danse des femmes. Après un bref discours de l'ICP, les étudiantes ont été nommées une à une avec leur nom québécois puis leur nom sénégalais. Elles devaient alors aller danser un bref instant, au centre, sous la musique des griots. Leurs homonymes sénégalais les rejoignaient alors et dansaient avec elles. La foule applaudissait et riait. Ensuite, le groupe est rentré à l'intérieur de l'enceinte de la clinique et la soirée «d'au revoir» a commencé. Cette soirée était organisée par le groupe pour remercier le personnel de la clinique. Il y avait donc de la musique, un repas, une projection d'un court métrage, la remise des diplômes et cadeaux pour le personnel et une danse. L'ambiance était festive et les deux groupes (québécois et sénégalais) étaient ensemble. La danse devant la foule étant un rite de passage initiatique significatif pour la communauté (habituellement réalisé lors de 1' arrivée au village). Elle a permis de tisser le dernier maillon de la relation des étudiantes avec le personnel de la clinique dans un contexte amical. Cela a été un moment fort en émotions et les étudiantes ont pris conscience que 1- le stage prend fin alors qu'elles commençaient à avoir leur routine de travail, à se sentir confortables dans la clinique, avec les patients et avec les traducteurs, 2- une entente amicale s'est créée entre elles et les traducteurs, 3-elles se sont attachées à la culture sénégalaise et 4-certaines appréhendaient leur retour. Elles ont également pris conscience de leur cheminement fait depuis leur arrivée au village, tant au niveau clinique qu'au niveau culturel.

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