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28 REVUE ANNUELLE DES

28 REVUE ANNUELLE DES ÉMIRATS ARABES UNIS 2007 LE DATTIER Traditionnellement, les familles bedu qui avaient passé tout l’hiver à la recherche de pâturages pour leurs chameaux, revenaient dans leur oasis au creux des dunes pendant les mois d’été pour récolter leurs dattes. Le dattier était traditionnellement propagé à partir des pousses latérales qui sortent à la base du tronc de l’arbre adulte. Aujourd’hui, on utilise également des méthodes scientifiques modernes, comme la culture tissulaire. Dans les deux cas, pour former le tronc, il faut rabattre tous les ans les branches extérieures qui sortent d’abord au niveau du sol, puis de plus en plus haut au fur et à mesure que l’arbre grandit. Au bout de trois ans (ou davantage selon la quantité d’eau dont il dispose), au printemps, l’arbre fait sa première floraison ; les fleurs de l’arbre femelle doivent alors être pollinisées à la main ; le pollen vient des panicules des quelques arbres mâles de la plantation. La cueillette a lieu pendant la période la plus chaude de l’année, entre la fin juin et le début octobre selon les espèces – il existe plus de 50 variétés de dattiers rien que dans les Émirats. Il n’y a pas si longtemps, les dattes étaient essentielles à la survie. Les dattes mûres étaient bouillies légèrement, puis comprimées, formant une pâte appelée tamr qui, en raison de sa haute teneur en sucre, se conserve presque indéfiniment. Les feuilles du dattier étaient séchées et tressées pour faire des boîtes dans lesquelles ces fruits nourrissants et riches en vitamines pouvaient être transportés dans le désert, dans les montagnes ou en mer. Les dattes étaient également entassées dans de petits locaux dont le sol était équipé pour recueillir le précieux sirop qui s’écoulait des fruits. Les feuilles étaient utilisées pour faire les murs et le toit des maisons ‘arish ou pour couvrir les constructions plus solides en blocs de corail. Le tronc servait de charpente dans les forts et les tours en briques d’adobe et en pierre. Avec la nervure centrale des palmes, on fabriquait même des bateaux (les shashah, sorte de canoës). On évidait également les souches des dattiers pour former un mortier, dans lequel on écrasait le blé avec un rondin.

30 REVUE ANNUELLE DES ÉMIRATS ARABES UNIS 2007 LES PERLES La pêche aux perles constitue une activité économique importante dans la région depuis des temps reculés, mais le commerce de ce précieux produit a connu des hauts et des bas au fil des siècles. À la fin du XIX e siècle, cette activité était florissante et un nombre croissant d’hommes valides participaient aux expéditions de plongée (ghaus) pendant les quatre mois d’été ; en hiver, les membres des tribus Bani Yas basés à Liwa quittaient la côte et revenaient chez eux pour s’occuper de leurs plantations de dattiers. On a calculé qu’au début du XX e siècle, plus de 1200 bateaux perliers opéraient dans la région, chacun avec un équipage de 18 personnes en moyenne. Le spectacle de cette flotte quittant le port devait être fantastique. Toutefois, pendant l’été, plus de 22 000 hommes partaient donc travailler sur les bancs d’huîtres perlières. Ces longues absences de leur époux obligeaient les femmes à assumer d’énormes responsabilités au sein de leur famille, tant sur le plan social qu’économique. Pour les hommes, les conditions à bord étaient rudes et le travail pénible mais les bénéfices réalisés après une bonne pêche justifiaient cette vie. Toutefois, si la récolte était médiocre, les hommes se retrouvaient criblés de dettes. Les hommes des tribus Bani Yas formaient souvent des coopératives, ce qui leur permettait d’acheter en commun un bateau perlier ; ils partageaient alors les recettes selon une formule établie : la part du lion revenait au capitaine (nakhuda) et les plongeurs recevaient une quote-part plus importante que les équipiers restant à bord ; enfin, une fraction était réservée au financement de l’expédition suivante. Sur plusieurs générations, certaines tribus de pêcheurs se fixèrent dans des endroits précis et firent la prospérité de villes côtières comme Abu Dhabi, Dubaï et Ra’s al-Khaimah. Toutes ces villes furent gravement touchées par l’effondrement du marché des perles dans les années 40.

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