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050914_PROD2_NARBONNE_BEZIERS

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Narbonne -Béziers 6

Narbonne -Béziers 6 Fournil :«Le jour du match, je serai Biterrois !» Né àNarbonne, où il vit actuellement, et ancien joueur du Racing où il afait ses classes, Thomas Fournil, le demi d’ouverture de Béziers, ne cache pas avoir le cœur narbonnais. Sauf lorsqu’il porte le maillot biterrois! Que représente pour vous ce match face àNarbonne, sachant que c’est votre ancien club et que vous vivez actuellement dans l’Aude? Rien de bien particulier, en fait. Que ce soit avec Albi ou La Rochelle, j’ai déjà disputé ce type de derby. En plus, aujourd’hui, il ne reste plus de copains avec qui j’ai joué quand j’étais àNarbonne. Mais il est vrai que c’est toujours plaisant de retrouver ce club où j’ai évolué. Vous sentez-vous Narbonnais ou Biterrois ? Même si je sais que cela ne va pas plaire àcertains supporters de Béziers, je dois avouer que je me sens plus Narbonnais puisque je suis né àNarbonne! Mais aujourd’hui, je porte le maillot biterrois et le jour du derby, je peux assurer que je serai complètement Biterrois! «Onsent le même engouement chez les supporters» Et la troisième mi-temps, vous la ferez où, àNarbonne ou àBéziers ? Je pense que je la ferai àNarbonne (NDLR:ilsemarre) car je serai plus près de la maison. Comment expliquez-vous cette ferveur pour les derbys entre Narbonne et Béziers ? On agardé l’état d’esprit de l’époque, même si aujourd’hui il n’y a plus vraiment de bataille de clochers. J’ai vécu ces derbys côté narbonnais et, avec Béziers, on sent le même engouement chez les supporters. Tous les joueurs le ressentent et cela donne une saveur spéciale àcematch. ◗ Thomas Fournil :«Tout le monde attend ce derby de pied ferme !» Qu’est ce qui est le plus difficile àgérer dans ce type de match ? C’est surtout la pression extérieure. Il yaura plus de monde au stade et il yaura pas mal de tension. Mais au niveau de la rencontre, c’est pour moi un match comme les autres. N’est ce pas ce que veut le professionnalisme? Nous nous devons d’être concentrés sur chaque match de championnat, que cesoit un derby ou non. Même s’il est vrai que derrière, nous savons très bien que tout le monde attend ce match de pied ferme! Dans quels secteurs craignez-vous le plus les Narbonnais? C’est le début du championnat, il n’y a euque deux matches et nous ne savons pas trop de quoi ils sont capables. Il est donc difficile encore de les juger. Nous serons un peu dans l’inconnu. «Cela se jouera surtout dans les têtes» Ya-t-il des joueurs à surveiller plus que d’autres au RCNM ? Il faudra se méfier du tongien Saia Fekitoa. De la saison dernière, je garde le souvenir d’un joueur très fort àl’impact et particulièrement teigneux. Ils le font jouer au centre et cela doit leur apporter un plus. Il faudra aussi se méfier de leur mêlée. Elle paraît plus solide que l’année dernière. Selon vous, quelle sera la clef de ce derby ? Cela se jouera surtout dans les têtes. Ce sera, en plus, notre premier match àl’extérieur et notre premier derby de la saison. Il faudra vraiment être parfaitement préparé. Le public jouera-t-il un rôle dans cette partie? Bien entendu!Iln’y apas beaucoup de kilomètres qui séparent Béziers de Narbonne et nous esperons d’ailleurs qu’il yaura plein de supporters biterrois pour nous soutenir. Yat-il une grande différence àjouer Narbonne au Parc des sports ou àla Méditerranée? La différence se fait sur les repères, nos préparatifs d’avant match ou encore les vestiaires qui sont différents. Vous avez un pronostic en terme de score ? Je ne me prononcerai pas àcesujet. Ce que j’espère simlement, c’est une victoire de Béziers!

Narbonne -Béziers 7 Le crève-cœur de 1974 La finale perdue par Narbonne face à Béziers dans les dernières secondes (16 à14) est toujours bien ancrée dans les mémoires. Il est des souvenirs de derby qui font mal et restent gravés àjamais. Pour les Narbonnais, c’est la finale du championnat de France de 1974. Ce jour-là, le 12 mai, au Parc des Prince, alors que les Audois avaient quasiment le bouclier de Brennus en main, d’un drop magistral tiré dans les dernières secondes, le Biterrois Henri Cabrol brisait le rêve ovale de tout un peuple. Il offrait le titre àBéziers (16 à14) et portait un coup au cœur de Narbonnais qui ont toujours en travers de la gorge ce parfait hold-up de l’ovale. Alain Paco, 36 sélections en équipe de France sous le maillot de l’ASB aaussi entraîné Narbonne deux saisons au début des années quatre-vingt-dix. Ce fameux 12 mai, âgé de 22 ans, il disputait sa première finale. Il se souvient de chaque seconde ce match et surtout de la fin: «Pour Narbonne, cela aété dramatique car ils menaient au score, raconte-t-il. Mais sur la fin, nous ne lâchions rien et eux, au contraire, avaient un peu perdu le fil du match. Nous étions dans leur camp et avions failli marquer. J’avais d’ailleurs été stoppé à deux mètres de la ligne par trois Narbonnais. Nous ycroyions et nous n’avons jamais douté!» ■ «Onnenous l’aurait jamais pardonné» Aujourd’hui encore, quand Alain Paco croise certains Narbonnais, ils ne manquent pas de lui rappeler à quel point l’ASB a pu pourrir l’existence du Racing: «Narbonne avait, àcette époque, d’excellents joueurs et nous leur faisions de l’ombre, note l’ancien talonneur. Nous étions quelque part des empêcheurs Finale du championnat 1974: Béziers 16 -Narbonne 14 12 mai 1974, Au Parc des Princes, Béziers bat Narbonne 16 à14(10-7) Arbitre : M. Palmade. Spectateurs : 40 609. Recette : 1092 567 francs. Pour Béziers : 1essai de Navarro, 1pénalité de Cabrol, 3drops de Astre (2) et Cabrol (1). Pour Narbonne : 2essais de Belzons et Sangalli, 2pénalités de Bénacloï. BÉZIERS : A. Vaquerin, Paco, Martin -Senal, Palmié -Saïsset, Estève, Buonomo -(m) Astre, (o) Cabrol -Cieply, Constantino, Navarro, Cantoni - Pesteil. NARBONNE : Hortoland, Salettes, Canaguier -J.-M. Spanghero, C. Spanghero -Montlaur, W. Spanghero, Belzons -(m) Sutra, (o) Maso - Dumas, Sangalli, Viard, Ferrero -Benacloï. de tourner enrond. En plus, dans ces années-là, les clochers se défendaient avec beaucoup de virulence. Nous défendions notre forteresse, notre ville. Il en allait de la suprématie en Languedoc. C’était une façon d’exister. Il yavait tout un peuple derrière chaque club. On nous aurait peut-être pardonné de perdre une finale contre n’importe qui, mais jamais face à Narbonne!» Le Racing aura toutefois sa revanche lors de la finale du Challenge Yves-du-Manoir en 1973 et en 1978, s’imposant deux fois face àl’ASB. De quoi rajouter de l’huile sur le feu dans les relations entre les deux clubs. Et la rancœur perdure. Qu’on le veuille ou non, un Narbonne-Béziers (ou un Béziers-Narbonne) fait toujours parler, fantasmer et déchaîne les passions. Il ya fort àparier que ce sera encore le casdimanche.

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