Magazine_UC_N_3_juillet 2014

ucentrale

Magazine_UC_N_3_juillet 2014

Magazine trimestriel en langue française consacré à la vie universitaire, édité par l’Université Centrale.

SOMMAIRE

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Edito

Au coeur de l’Université

Dossier

Nouvelles formations...

Nouveaux partenariats

Nos étudiants s’expriment

Un jeune talent

Nos enseignants s’expriment

Grand témoin

46 Agenda

p3

p4

p23

p26

p27

p34

p36

p44

paa

Rédactrice en chef :

Nouha Belaid

Comité de rédaction :

Enseignants :

Hedi Souissi Romdhane

Habib Ben Othmen

Mustapha Ben Jaafer

Dridi Ahmed Ridha

Manel Ben Mansour

Mohamed Fouazi Zagrani

Hajer Mejri

Yessine Mansouri

Khalil Habachi

Manel Ben Younes

Amira Chihi

Sara Houer

Noamen Jomaa

Mohamed Massoudi

Etudiants :

Alexis Ibohn

Afef Toumi

Nesrine Mesdoura

Fakhreddine Khlissa

Khalil Labidi

Mohamed Achour Sami

Ons Lahbib

N.Bassomb Andy Kevin

Conception et réalisation :

Amar Chebbi

Thouraya Halfaoui

Imed Eddine Khiari

Photos :

Alaa Eddine Riahi

Anis Karoui

Habiba Kouki Amri

Mohamed Mahfoudh

Rahma Ghabri

Rami Janadi

Rim Souid

Sheima Ellali

Yahia Talmoudi

Yosra Tayachi

Correcteur :

Abdelhay Manai

Responsable Commercial :

Radhia Laouini

Page Facebook :

https://www.facebook.com/

CentraleMagazine

Email :

nouha.belaid@universitecentrale.net

Adresse :

3, rue Hammadi Eljaziri 1002 Tunis

Tél. : (+216) 71 79 66 79

Fax : (+216) 71 79 37 02


EDITO

Dr MANSOURI YASSINE,

Directeur de la Centrale DG

Réussir son stage en entreprise,

Un tremplin pour l'emploi !

professionnelle des diplômés est une des missions de

l’Université Centrale et l’un des objectifs prioritaires de nos équipes

pédagogiques. Elle est favorisée par plusieurs dispositifs :

De nombreux enseignements sont assurés par des intervenants

professionnels issus de divers environnements socio-économiques.

Intégrés au sein des équipes pédagogiques et des conseils de

L’insertion

perfectionnement, ces collègues, appartenant au monde de

l’entreprise, de la fonction publique d’Etat et des entreprises privées, font profiter les

étudiants de leur expérience professionnelle.

Une politique de stages volontariste permet aux étudiants de découvrir leurs futurs

métiers au cours de leur formation. Ils peuvent être réalisés en Tunisie ou à l’étranger.

Les services des stages des différents établissements de l’Université Centrale mettent

à la disposition des étudiants leurs réseaux partenariaux avec les entreprises privées,

des institutions publiques ou les associations.

Toujours en visant l’employabilité, l’Université Centrale a mis en place un dispositif

d’accompagnement de ses jeunes diplômés dans l’élaboration de leurs projets

professionnels. En partenariat avec la Confédération des entreprises Citoyennes,

l’Université Centrale a participé à deux programmes novateurs visant à appuyer

l’insertion professionnelle :

Plusieurs étudiants ont participé au projet INNOVATE'IT de CONECT en partenariat

avec la fondation américaine IYF (International Youth Fondation). Les jeunes candidats

bénéficieront d'une formation BYB (Build Your Business : construis ton projet),

puis d'une formation de préparation à la vie active et participeront ensuite, à des

ateliers "innovation" et à des rencontres avec les bailleurs de fond, qui précèderont

l'organisation de deux évènements de Networking (réseautage), en vue de développer

les capacités d’innovation, d’entreprise pour entrer dans la vie active.

Un deuxième groupe de diplômés UC suit actuellement une formation dans le cadre du

projet « Entreprise d’Entrainement ». Ce concept est un nouveau dispositif de formation

et d’insertion des jeunes diplômés, mis en place par la fondation SwissContact, en

collaboration avec la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT).

Il s’agit de reproduire l’environnement d’une entreprise où le candidat est tenu

d’atteindre certains objectifs, de commercialiser un produit fictif et d’arriver à des

résultats, tout en effectuant les démarches nécessaires qu’implique son poste au sein

de l’entreprise.


Au coeur de l’Université

Mission accomplie

L'Université Centrale

fête la réussite de ses diplômés

La soirée de la fête de fin d’année universitaire (2013- 2014) organisée par l’Université

Centrale fut une soirée inoubliable. Plus de huit cents étudiants ont participé à cette

soirée qui a eu lieu à la Cité des Sciences. Ils étaient accompagnés de leurs parents

et de leurs amis. Ils représentaient les différentes écoles du groupe.

Vêtus d’une robe noire et d’un cache-col de la couleur distinctive de l’école (bleu, jaune, rouge.etc.), ils étaient fiers

de leur réussite, après trois années d’étude voire plus. Ils attendaient impatiemment cette soirée de remise des

diplômes.

Des moments forts en émotion

Ce fut des moments forts en émotion pour les étudiants. Ce

jour là, ils se rappelaient de leurs souvenirs au cours de leurs

années d’étude notamment le premier jour à leur école. Ils se

rappelaient leurs moments joie et tristesse… leurs histoires

avec leurs enseignants et la direction de l’école.

En montant sur le podium pour recevoir leurs diplômes, ils

étaient ivres de joie et certains parents avaient les larmes aux

yeux. Chaque étudiant ne cessait de prendre des photos avec

ses enseignants, ses camarades et les membres de sa famille.

Les enseignants étaient eux aussi fiers de la réussite de leurs

étudiants.

M. Moncef Tmani (Responsable du département Informatique)

avec les diplômés de la Polytech Centrale

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Au coeur de l’Université

Une soirée rythmée avec DJ Wolf et 33

CL Team

A la Cité des Sciences, chaque école a occupé un

coin pour la remise des diplômes. Mais, à partir de

20 h, les invités et les enseignants de toutes les

écoles se sont dirigés vers la scène où ils ont fait

la fête. Tout au long du chemin, trois étudiants hissaient

le drapeau de l’école et le drapeau national.

Les autres chantaient, applaudissaient et criaient

de joie.

Ce soir là, les étudiants ont meublé une partie de

la soirée. Plusieurs spectacles et performances

étaient au menu : chants, danses. etc. La parole

a été cédée aux étudiants pour s’exprimer devant

le public.

En parallèle, cette soirée a été animée par DJ Wolf

qui a su faire vibrer les étudiants et les parents

sous le rythme de sa musique…Tout le monde applaudissait…

tout le monde dansait.

De même, le 33 CL Team a interprété quelques

tubes connus des jeunes tels que « Happy »,

« Crazy », « Imagine », « Hit the road Jack » et

autres.

Félicitations à tous et bonne chance dans votre

carrière professionnelle.

Ayangma Aristide

(Prépa’ Polytech)

«Je remercie l'Université Centrale et tout

le staff de m'avoir bien encadré».

Ahmed diplômé en optique

(Centrale Santé)

«Au début, j'ai sous-estimé l'Université

Centrale mais franchement, l'Université

Centrale c'est le top du top, je dis cela

au niveau des études, des profs et de

l'ambiance... ces trois années se sont

très bien passées».

L'équipe pédagogique de la Polytech Centrale

M. Yassine Mansouri (Directeur de la Centrale DG)

avec une diplômée de l'école

Arij Nasri (étudiante à l'AAC)

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Au coeur de l’Université

Les diplômés de la Centrale Santé

Mohamed Karim Ben Jeddeya

(Polytech Centrale)

« Je remercie tout le staff pour cette

fête digne d'un festival ».

Mr Youssef Bahri ( Enseignant à la Centrale Santé)

avec ses étudiants diplômés en Physiothérapie

Un parent d’étudiant

Les diplômés de la Centrale Com

« L'Université Centrale a toujours eu une

empreinte spéciale en ce qui concerne

l'organisation d'événements prestigieux. Je

remercie toute l'équipe ! Aujourd’hui mon fils

a eu son diplôme mais il n'est pas le premier

de la famille à être diplômé de l'Universite

Centrale... ma fille est aussi diplômée de

l'Université Centrale.. ».

Les diplômés de la Centrale DG

Une diplômée de la Centrale Santé

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L’Université Centrale et Microsoft

Développer les compétences du 21 ème siècle et l'employabilité

Au coeur de l’Université

L’Université Centrale a signé récemment une convention avec Microsoft, et ce, le 13 mai 2014, au siège de la

Polytech Centrale, en présence de leurs PDG M.Slah Ben Turkia et M.Mohamed Bridaa.

Il s’agit de la première convention établie entre Microsoft et un établissement

universitaire tunisien. Elle entre dans le cadre de l'initiative mondiale

de Microsoft de s’engager à livrer une meilleure éducation, notamment en

permettant aux enseignants d’avoir accès aux nouvelles technologies pour

l’amélioration de l’apprentissage.

Préparer les étudiants au marché de l'emploi

M.Ben Turkia (PDG de l’Université Centrale) a souligné à cette occasion,

que cette convention allait permettre aux étudiants d'être dorénavant mieux

outillés pour affronter le marché de l'emploi, aussi bien à l'échelle nationale

qu'internationale, en déclarant : « Nous nous basons sur une approche

selon laquelle ces formations devront être avant tout reconnues par les employeurs

». Il a ajouté: « De nos jours, maitriser toutes les composantes de

l'informatique est devenu un aspect primordial dans le monde de l'emploi.

Cette convention va nous permettre de donner à l'ensemble des étudiants

du groupe d'acquérir la possibilité d'accéder à une certification Microsoft

Office et à bien d'autres avantages ».

De son côté, Mohamed Bridaa a expliqué que cette convention avait pour

objectif d'adapter les profils des étudiants aux nouvelles prérogatives des

offres d'emploi qui prédominent sur le marché actuel. Il a annoncé que cette

convention reposait sur trois principaux axes : le développement des

compétences basé sur l'octroi aux étudiants de certifications agréées,

ce qui leur permettra de jouir d'un ensemble de formations relatives aux

progiciels ERP de gestion de la relation client (CRM); l’accès gratuit aux

outils Microsoft (abonnements Office 365, plateformes de développement

mobiles Windows Phone...) et enfin, la participation à l'Imagine Cup, qui est

une prestigieuse compétition technologique destinée aux étudiants du

monde entier.

Les engagements des partenaires

Microsoft s'engage ainsi à fournir des abonnements gratuits de Microsoft Office 365 et mettra la plateforme Microsoft Azure à la disposition

de tous les étudiants, enseignants et personnels administratifs de l'Université Centrale. De même, les enseignants auront un accès

à un ensemble de logiciels professionnels dédiés à l'enseignement.

Quant au développement des compétences, les deux partenaires collaboreront sur le programme Microsoft IT Academy qui met à la

disposition des institutions, une solution complète d'enseignement afin de délivrer des cours spécialisés.

La convention portera également sur les certifications des programmes grâce auxquelles, les institutions académiques pourront prétendre

à une reconnaissance des industriels et la mise en place d'une validation des compétences techniques.

Partners in Learning Education Transformation Agreement

Baptisée « Partners in Learning Education Transformation Agreement », cette convention porte sur la transformation de l’éducation. Elle

englobe plusieurs projets et solutions et propose des outils pour soutenir la réussite scolaire globale.

Partners in Learning repose sur plusieurs éléments essentiels :

• La formation des enseignants et des responsables de l’éducation.

• La recherche des meilleures innovations. Nous savons que lorsque les enseignants et les écoles font de la recherche sur l'enseignement

et l’apprentissage, le développement professionnel devient de loin plus efficace.

• Bâtir une communauté de professionnels pour s'assurer que chaque élève a l'avantage de bénéficier d'un réseau mondial d'éducateurs

qualifiés.

Le présent Partners in Learning Education Transformation Agreement propose un programme global public-privé pour une éducation

de qualité. Les objectifs stratégiques sont :

• Transformer l'apprentissage,

• Stimuler l’innovation,

• Développer les compétences du 21 ème siècle et l'employabilité.

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« L’Audiovisuel en Tunisie, Réalité et Perspectives »

Thème de la conférence-débat organisée par la Centrale Com

Une conférence

–débat

dont le

thème était

« L’audiovisuel

en Tunisie,

réalité

et perspectives » organisée

par le département Journalisme

et Communication à

la Centrale Com s'est tenue

le mercredi 21 Mai 2014, à

l’Hôtel Golden Tulip El Mechtel.

Plusieurs figures médiatiques

y ont participé en

plus de spécialistes dans les

sciences de l'information et

de la communication et des

professeurs universitaires.

La première séance a été présidée

par M.Najeh Missaoui

(enseignant à la centrale Com

qui a mis l’accent sur les différentes

expériences du secteur

après la révolution, notamment

suite à l’émergence de nouvelles

chaines télévisées et radiophoniques.

Le journaliste et animateur à la

chaine Etounsia, Ala Chebbi, a

présenté son expérience en matière

de téléréalité à travers son

émission "Andi ma nkollek". Il a

considéré que son émission est

à vocation sociale puisqu'elle

traite de cas sociaux réels dans

le but de leur trouver des solutions.

Il a précisé que la notion

de téléréalité n'a pas de rapport

avec ce qu'on diffuse en Tunisie

car il s'agit d'émissions renfermant

une sorte de compétition

et faisant paraitre un groupe

de personnages publics, souvent

des artistes ou autres qui

jouent un scénario préétabli. Il

a ensuite rappelé au public les

débuts de la téléréalité aux Etats

Unis depuis 1971. Il a également

attiré l'attention sur trois

contraintes majeures que rencontrent

les animateurs et les

préparateurs des émissions sociales

à savoir : la contrainte sociale,

la contrainte éthique et la

contrainte légale en mentionnant

que la situation des intervenants

est délicate notamment après la

diffusion mais, ils n'ont que ces

émissions comme solution pour

sortir de leurs états de désespoir

surtout avec le rejet des autorités

concernées et de la société.

M. Mourad Sallami

(journaliste à la chaine

Tounesna TV) a mis

l’accent sur son expérience

au sein de la

chaine. Il a insisté sur

le fait que c'est une

chaine destinée aux

jeunes puisqu'elle est

basée sur une étude effectuée

par des compétences

qui ont choisi ce

public, d'aspect innovateur

surtout suite à la

révolution Tunisienne.

Il a ajouté que 70% de

ses émissions ont pour

but le divertissement,

le sport et l’'art, sans

oublier les affaires politiques

qu'il faut quand

même intégrer.

Quant à Amel Smaoui

(directrice de la programmation

à la chaine

Telvza TV), elle a commencé

son intervention en définissant

le fait d'être propriétaire d'une

entreprise médiatique qui équivaut

selon elle à "rendre les

milliardaires des millionnaires".

Elle a choisi de parler de son

expérience depuis le début de

sa carrière à l'émission "Chams

Alik" diffusée sur canal Horizon,

en disant que l'équipe était tellement

motivée qu'elle créait

une matière de valeur à partir de

choses simples. Sa deuxième

expérience était à Mosaique fm

qu’elle a qualifiée d'exceptionnelle.

Après ses deux années à

TV5, elle est revenue pour travailler

à Shems fm jusqu'après la

révolution pour enfin se trouver à

Telvza TV qu'elle décrit comme

étant un projet communautaire

où tout le monde se partage

tout.

De son côté, Mme Kalthoum

Saidi (directrice du service de

production et de programmation

à la radio nationale), a parlé de la

liberté de presse que les journalistes

revendiquaient auparavant

et qui est maintenant parmi les

acquis sauf que la lutte continue

afin de la préserver. Elle

pense que les médias publics

sont l'échappatoire pendant les

grands évènements et les crises

beaucoup plus que les médias

privés.

De gauche à droite : M.Alaa Chebbi, Mme. Amel Smaoui, M.Taoufik Mjaied, M.Slah Ben

Turkia, Mme Kalthoum Saidi, Mme Chedia Ben Turkia et M.Mourad Sallami

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La parole a été cédée à la fin de

la première séance à M.Taoufik

Mjaied, (journaliste tunisien à

France 24) qui a parlé de la matière

que le journaliste doit traiter

pour ne pas gâcher les opportunités

qui se présentent à lui durant

sa carrière. Il a ainsi parlé de

son expérience avec France 24

en disant qu'il n'a jamais envoyé

de demande pour y aller mais

que l'occasion s'est présentée

grâce à la directrice de la radio

Monté Carlo qui a proposé son

nom à l'équipe de France 24. Il

a également évoqué le problème

de la maitrise des langues qui

représente actuellement le principal

handicap des journalistes

surtout les débutants, en insistant

sur le fait qu'il ne faut pas

négliger ce côté qui est l'édifice

d'un travail journalistique réussi.

A la fin de son intervention. Il a

souligné l'importance du journalisme

de proximité actuellement

dans la scène médiatique.

Ces interventions ont été suivies

d'un débat entre les conférenciers

et l'auditoire. M.Makki

Helal (journaliste tunisien à la

chaine BBC) s'est adressé à

Alaa Chebbi en lui demandant

à quel point les préparateurs

de "Andi ma nkollek" sont-ils

conscients de la gravité de ce

qu’ils diffusent au public qui est

généralement choqué, surtout

que les médias sont les créateurs

du discours quotidien et

les modulateurs de l'opinion publique.

Alaa Chebbi a répondu

que la société tunisienne devient

mature face à ces sujets et qu'il

n'y a plus de tabous. De plus, il

a ajouté que les participants à

l’émission n'ont de refuge que

cette émission pour trouver des

solutions à leurs problèmes.

L’importance de

connaitre ce que l'auditeur

aime écouter

La deuxième séance portait sur

la spécialisation dans le domaine

médiatique. Pour ce, plusieurs

journalistes ont intervenu

dont des journalistes politiques,

sportifs et autres.

Docteur Mohamed Gantara (enseignant

universitaire et spécialiste

en sciences économiques)

a souligné que l'économie est un

sujet axial, parmi d'autres, que

les médias doivent traiter. Cependant,

il a voulu mettre l'accent

sur l'économie des médias.

Il a défini ceci par l'étude des entreprises

médiatiques effectuée

du côté économique. Il a dans le

même propos indiqué la fragilité

des entreprises audiovisuelles

et leur manque de techniques

propres à l'étude économique.

D'autre part, il a précisé les

principaux facteurs qui sont derrière

la situation actuelle de ces

entreprises où la faiblesse des

salaires des journalistes affecte

le produit médiatique. A propos

des médias privés, M. Gantara a

dit que ces derniers s'abstiennent

de publier leurs rapports

financiers et leurs chartes. De

plus, ils n'évoluent que par les

ressources de leurs fondateurs.

Il a également mentionné le fait

que ces médias produisent des

programmes à coût minimal ou

"LOW COST" ce qui engendre

une baisse automatique de la

qualité.

M.Abdessalem Dhifallah (Journaliste

sportif à radio Mosaique

Fm) a parlé de son expérience

à la radio depuis 10 ans qu'il

qualifie de réussie. Le début de

sa carrière à mosaïque a coincidé

avec la CAF 2004 et, selon

lui, mosaïque a tenté de créer

une programmation qui va avec

l'évènement en se concentrant

sur les rendez-vous sportifs réguliers.

Quant à M. Wael Toukebri (journaliste

à Shems fm), il a traité le

sujet du journalisme politique.

Selon lui, la politique est le sujet

le plus important actuellement et

ce en évoquant la relation complémentaire

entre le journaliste

du point de vue influence du

discours sur le public. D'autre

part, il a insisté sur l'obligation

du journaliste de se tenir neutre

et objectif dans son discours. Il

a proposé de créer une instance

qui garantit une ligne éditoriale

bien précise et neutre. Il a aussi

fait allusion à la dangerosité du

discours politique diffusé par

les médias en rappelant une

citation de Bonaparte "J'ai peur

de trois journaux plus que de

100000 baïonnettes".

M.Amine Gara (journaliste animateur

de l'émission matinale à

Mosaïque Fm), a mis en valeur

dans son intervention l'importance

de connaitre ce que l'auditeur

aime écouter, à quoi il

s'attend et comment le garder à

l'écoute de la radio le maximum

de temps possible. Ceci est, selon

lui, soumis à des études basées

sur des chiffres car ce n'est

pas par hasard qu'on produit

une émission réussie et suivie

par un public large.

De son côté, M.Ezzeddine

Ben Mahmoud (journaliste à la

chaine télévisée Elhiwar) a tout

d'abord précisé que la chaine

est de caractère associatif et

compte actuellement 800000

adhérents. Il a considéré que

le produit médiatique présenté

par cette chaine est assez riche

et que les journalistes jouissent

d'une assez grande marge de

liberté.

Entre la formation académique

et la formation

continue

Une troisième séance a été accordée

à la formation nécessaire

en matière de l’audiovisuel. Présidée

par Mme Nouha Belaid

(Enseignante et Coordinatrice

pédagogique du département

journalisme et communication)

et animée par Dr Fatma Azouz

(enseignante à l’IPSI), M.Kamal

Samari (consultant au CAPJC),

M.Michel Coddacione (journaliste

à la fondation Hirondelle),

Mme Mabrouka Khedher ( JRI

à la chaine télévisée allemande

DW) et M.Makki Helal (Journaliste

à la BBC). Ces intervenants

ont souligné l’importance de

la pratique au cours du cursus

universitaire car cela permet à

l’étudiant d’assimiler les théories

acquises. De même, la formation

continue demeure importante

même pour un journaliste

professionnel car on apprend

toujours et le domaine évolue

continuellement.

Cette conférence-débat a été

clôturée avec une dernière

session qui a souligné les

contraintes économiques dont

souffre le domaine de l’audiovisuel

et qui a poussé certains

médias à abondonner le marché.

Par contre, une nouvelle forme

de télé est née; c'est la première

social TV en Tunisie dont le nom

est « Pinhole TV ».

En définitive, cette conférence-débat

a été une opportunité

pour les étudiants en

journalisme de connaitre les

caractéristiques de la scène audiovisuelle.

Elle a permis aussi

aux acteurs de la scène de débattre

leurs problèmes. Et tout

le monde a évoqué l’importance

de l’éducation des enfants aux

médias quand il s’agit de certains

types de programmes.

Afef Toumi

Etudiante en 1 ère année journalisme

M. Amine Gara (animateur et producteur à Mosaique FM)

M.Taoufik Mjaied, (journaliste tunisien à France 24)

M. Mohamed Ali Ganouati (Directeur de la Centrale

Com) et M. Hamza Balloumi (journaliste à Express FM)

Au coeur de l’Université

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Au coeur de l’Université

Makki Helal (Journaliste à La BBC)

« Je salue l’initiative de l’Université Centrale… le sujet a été bien choisi… »

Bien que le titre du colloque soit

classique, il a été bien choisi pour une

conférence-débat qui cherchait à mettre

l’accent sur les besoins du secteur

de l’audiovisuel et ses perspectives.

Et, pour la première fois à ma

connaissance, des experts, des témoins

résidant à l’étranger, des enseignants

académiques et des membres de la

société civile se sont réunis pour traiter

un tel sujet.

Ce que j’ai apprécié tout au long de

cette conférence c’est l’ouverture

d’esprit des participants qui ont parlé

de sujets d’intérêt général et accepté

d’être critiqués sans aucun complexe,

bien que certains aient parlé de leurs

expériences en tant qu'« exploits ».

Cette conférence a enregistré la

présence d’une grande masse mais

une journée ne suffit pas pour traiter un

sujet aussi vaste au point que n’avons

pas trouvé suffisamment de temps pour

le débat.

Je salue l’initiative de l’Université

Centrale et je lui propose de publier

les discours des intervenants dans un

ouvrage collectif qui sera utilisé comme

référence dans le domaine.

J’appelle aussi les responsables à

organiser une deuxième conférence

qui portera sur les médias écrits ou les

médias sociaux.

La communication parlementaire :

Karima Souid nous en parle lors d’une conférence

Jeudi 3 avril 2014, l’Université Centrale de Tunis a accueilli

au siège de la Centrale Com une conférence-débat animée

par Karima Souid, femme politique tunisienne chargée de

la communication parlementaire à l’Assemblée Nationale

Constituante. Elle a profité de ce rendez-vous pour parler de son

expérience au sein de l’assemblée et nous en dire plus sur ses

coulisses. Compte rendu.

L’invitée d’honneur : Mme Karima Souid, chargée de la communication à

l’Assemblée Nationale Constituante a profité de ce rendez-vous pour revenir

sur les coulisses de la communication au sein de l’ANC.

Comment communique-t-on au sein de l’assemblée ?

Après avoir évoqué son expérience et son parcours professionnels, Mme

Karima Souid a mis sur table le fonctionnement de la branche communicationnelle

de l’ANC. Pour être un bon assesseur, il faut faire preuve de neutralité

afin de transmettre le plus impartialement possible le déroulement

des séances plénières de l’ANC et de tout ce qui relève de son activité.

Selon Mme Karima Souid, le manque de moyen était l’un des principaux

obstacles qui ont freiné et qui freinent encore la communication parlementaire.

Afin de compenser ce manque, un partenariat a été conclu avec le

Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Communication parlementaire : les réelles difficultés

Les difficultés n’ont pas tardé à faire leur apparition et la communication

parlementaire de l’ANC s’est retrouvée bloquée à cause de plusieurs facteurs.

Tout d’abord, “la communication ne passe pas”, a souligné Mme

Karima Souid. Le contenu du site n’est pas régulièrement mis à jour. Par

conséquent, l’internaute n’a pas un accès facile aux différents travaux entrepris

par les législateurs. Et ceci pénalise les journalistes eux-mêmes.

Selon Mme Souid, ces derniers, à défaut d’une information claire diffusée

par l’ANC, se retrouvent obligés de communiquer entre eux afin de récolter

plus d’informations sur le planning de l’ANC.

Le manque de moyens matériels est toujours d’actualité. On se languit encore

de la tant attendue aide du PNUD qui n’a toujours pas été acheminée

vers l’ANC. Autre élément à prendre en considération: certains députés

n’ont toujours pas saisi le concept de la communication parlementaire.

Les étudiants de la 2 ème année journalisme et communication

en compagnie de Mme Karima Souid

Chose que l’on peut tout de même comprendre, car, après tout et comme

on l’a dit, ce concept est nouveau pour eux.

Époque du Web 2.0 oblige, l’ANC ne pouvait pas se permettre de passer à

côté des réseaux sociaux. Mais là encore, l’efficacité manque visiblement

à l’appel selon Mme Karima Souid. Il n’y a pas assez de personnels pour

couvrir les commissions parlementaires, pour rédiger des bulletins d’informations

et assurer les live-tweets.

Par ailleurs, pour Mme Souid, on constate un réel manque de transparence

concernant les sujets sensibles au sein de l’ANC. On pense notamment

aux rémunérations des député(e)s. De plus, même en cas de critique, l’assemblée

ne fait pas preuve de réactivité en raison du manque de personnel

“communicationnel”.

Notre démocratie est naissante, notre ANC est récente. Par conséquent,

difficile de se hisser vers la cours des grands en si peu de temps. Même

si, admettons-le, avec un minimum de volonté de la part de l’Etat, le jeu en

aurait valu la chandelle. Le chemin est encore long, certes, mais on arrive à

percevoir, de loin, une lueur d’espoir.

Fakriddine Khlissa

Etudiant en 2 ème journalisme et communication

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L’Association des Physiothérapeutes Tunisiens (APT)

fête son 30 ème anniversaire en partenariat avec l’Université Centrale

des Physiothérapeutes Tunisiens (APT) qui vient de fêter son 30

L’Association ème anniversaire (1984-2014) a

organisé, en collaboration avec son partenaire officiel l’Université Centrale, les XXIX Journées Nationales

de Physiothérapie» et ce, les 26-27 Avril 2014 à Hammamet.

Au cours de ces journées, les conférenciers ont mis l’accent

sur :

- Les Traumatismes du coude chez l’Enfant et chez l’Adulte :

prise en charge Médico-chirurgicale et Kinésithérapeute.

- Les Fractures du rachis dorsolombaire (avec et sans signes

neurologiques) : Traitement orthopédique et chirurgical et rééducation

du Rachis.

- La prise en charge des lésions de la coiffe des rotateurs

(épaule) : anatomo-pathologie clinique, traitement orthopédique

et chirurgical, rééducation fonctionnelle, prise en charge

actualisée des lésions de la coiffe des rotateurs.

- La maladie de Dupuytren : anatomo-pathologie et clinique,

traitement de la maladie de Dupuytren et rééducation fonctionnelle.

- La chirurgie plastique de l’obésité : abdominoplastie, Liposuccion

et prise en charge physiothérapeute.

Participation des services de chirurgie orthopédique et

plastique publics et privés

Il s’agissait d’un programme riche et varié. Cinq services de

chirurgie orthopédique et plastique ont pris part à ces travaux

scientifiques : l’EPS Sahloul de SOUSSE, l’EPS Charles Nicolle,

le FSI de la Marsa, le CTGB de BEN AROUS, l’INOMK de

KSAR SAID et des chirurgiens et physiothérapeutes de libre

pratique.

Par ailleurs, les participants ont eu l’occasion de faire connaissance

avec une nouvelle génération d’un produit de Taping

d’origine américaine pour la première fois en Tunisie; produits

de haut de gamme et de bon rapport qualité/prix. De même,

les assistants ont pu faire connaissance avec une nouvelle

gamme d’appareils d’électrothérapie en l’occurrence la Tecarthérapie.

Ces journées scientifiques ont vu la participation de 350 personnes

de différents profils : des physiothérapeutes de toute

la république du secteur étatique et de libre pratique, des étudiants

en cours de formation et des médecins.

Equipe :

Les membres du bureau directeur de l'APT :

Mme Jammali Houda et Mrs Bahri Youssef, Bhir Hatem, Hachicha

Moncef, Bouallègue Khaled, Bouznif Mohamed et

Chemseddine Tarek.

Coordinateurs Scientifiques : Dr Belcadhi Zied et Mr Bouallègue

Khaled .

Conférenciers : Pr Ag Ben Maitigue M., Mr Zerelli M. , Mr Nouira

H., Dr Kammoun K., Mme Jebali A. , Dr Tebourbi A. , Dr

Hadhri K., Mme Loukil R. , Mr Kassis A. , Mr Hachicha A. , Dr

Zaraa M., Dr Sayed W. , Mr Attia M.A. , Dr Boulouedhnine M.,

Dr Dimassi H. , Pr Ag Daghfous M, Mme Sassi F. , Dr Bali C.,

Dr Kebaili H. et Mlle Belhadj Miled Z.

Il est à noter qu’une délégation marocaine de l’Association «El

Karama» y était présente. Un projet de partenariat a été signé

avec les responsables de cette association pour échange

d’activités et d’expériences et pour œuvrer à la création de

l’Association Tuniso-Marocaine des Physiothérapeutes.

Les débats et les discussions ont été de très haut niveau et ont

été menés de main de maitre par les différents modérateurs.

Le soir, un défilé de mode et de costumes traditionnels a égayé

le dîner gala organisé en l’honneur des participants et animé

par une troupe musicale.

Le 30 ème anniversaire de l’Association des Physiothérapeutes

Tunisiens s’est déroulé dans une ambiance conviviale en présence

du corps médical concerné.

Des membres de l'APT

Youssef Bahri

(Président de l'APT)

L’APT : Créée en 1984, elle a pour objectifs l’organisation

de séminaires à l'échelle nationale et internationale,

le recyclage et la formation continue post-universitaire des

physiothérapeutes et la promotion de la thérapie Physique et

de la recherche.

Au cours de l’année universitaire 2013-2014, l’APT a organisé

trois journées de Physiothérapie à l’Ecole Supérieure des

Sciences et Techniques de la Santé de Tunis. Ces journées ont

été animées par des orthopédistes et physiothérapeutes de renommée

qui ont présenté des thèmes variés : la scoliose, les

déformations du pied, les transferts tendineux, la ligamentoplastie

du genou, l’instabilité de l’épaule, les fractures du fémur chez

l’enfant et chez l’adulte, les fractures de l’humérus avec paralysie

radiale et des PFE des étudiants de la promotion 2013. Un grand

nombre d'étudiants en Physiothérapie de l’Université Centrale

ont suivi ces journées scientifiques et ont profité de l’expérience

des différents orateurs des différentes spécialités.

L’APT n’a pas cessé de se préoccuper des difficultés de l’avenir

du régime d’enseignement LMD et notre point de vue est clair

sur le projet du Mastère dans nos écoles étatiques et privées.

Au coeur de l’Université

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Au coeur de l’Université

A la Centrale Com

M.Hassen Zargouni ( DG de Sigma Conseil)

anime une conférence sur le sondage d'opinion

Dans le cadre du cours « communication politique », une conférence dont le thème est «le sondage d’opinion en

appui au processus de démocratisation de la Tunisie» s’est tenue à la Centrale Com. Cette conférence a été

donnée par M. Hassen Zargouni, Directeur Général de «Sigma Conseil» qui est, rappelons-le, le premier bureau

de sondage d'opinion en Tunisie.

Il est exactement 14h30 quand notre invité prend la parole avec

assurance et dans une ambiance totalement détendue et conviviale,

pour faire la distinction entre la transition démocratique et

la transition vers la démocratie. Selon lui, il est important d’indiquer,

de préciser ou de signaler que la Tunisie n’est pas dans une

transition démocratique qui est le passage progressif d’un régime

dictatorial à celui démocratique à travers une alternance aboutie

et clairvoyante, mais plutôt dans une transition vers la démocratie

dans laquelle toutes les conditions pour arriver à la démocratie

n’ont pas encore été remplies. Debout et tenant le micro, tout en

demandant au public de plus en plus nombreux dans la salle de

se rapprocher pour mieux l’écouter, notre invité semble serein et

évoque deux principaux aspects. Il s’agit des caractéristiques de

l’opinion et des différents types de sondage.

M.Zargouni a signalé que d’une part, l’opinion est subjective et

plastique c’est-à-dire qu’elle change de forme en fonction de la

situation et/ou du contexte. D’autre part, l’opinion change en fonction

de la question. En effet, selon notre conférencier, la formulation

de la question peut influencer les réponses d’un sondé. Il

nous explique qu’une étude menée sur trois sondages effectués

au moment du bombardement de la Libye par l’armée américaine

en 1986 a par exemple révélé des décalages considérables de

réponses en fonction de l’intitulé de la question. Certaines questions

étaient particulièrement abstraites citant «l’action américaine

contre Kadhafi» alors que d’autres parlaient de l’armée américaine,

des bombardements et nommaient les villes touchées. Il

a été constaté qu’avec la formulation abstraite des questions,

l’évènement recueillait 60% d’assentiments, avec la formulation

intermédiaire on recueillait 50% et qu’avec la formulation la plus

précise on recueillait 40%.

Le sondage politique

Après avoir énuméré les deux principales caractéristiques de l’opinion,

monsieur Hassen Zargouni a évoqué les différents types de

sondage politique.

Parmi ces différents types de sondage, nous avons :

- Le sondage d’opinion. C’est la mise en place d’une technique

de sondage pour déterminer les préférences ou les opinions probables

des individus.

- L’intention de vote. Celle-ci se fait reconnaitre quand on pose à

un individu la question suivante : Monsieur pour quel parti/candidat

voteras-tu ?

- Le sondage sortie des urnes. Ce type de sondage est le sondage

exprimé par les votants à peine sortis des bureaux de vote.

Au terme de la conférence, des questions concernant la validité

des sondages et le rôle ou l’impact du sondage dans le fonctionnement

de la société ont été posées à l’invité qui a pris la peine de

répondre longuement et avec précision.

En ce qui concerne la première question,

M. Zargouni démontre que la validité et

la véracité des chiffres de sondage sont

faites par l’échantillon représentatif

et l’échantillon probabiliste. Et pour

ce qui est de la question concernant le

statut social du sondage, notre invité nous

explique que le sondage d’opinion

permet de consolider

la notion de démocratie

participative. En effet, en

étant acteurs du processus

démocratique

et électoral, les

sondés ont le

sentiment de

participer à la

mesure de la

réalité sociale.

Ils perçoivent le

sondage comme légitime,

répondre à un sondage

constitue en effet une participation

à une institution

dans laquelle le sondé se

sent gratifié d’être celui

qui va déterminer la réalité

sociale. Le sondé ne

se sent donc plus spectateur

mais plutôt acteur

du processus démocratique

de son pays.

En conclusion, nous pouvons dire que la conférence fut très enrichissante

et que le conférencier a non seulement le sens des ressources

humaines et qu’il maitrise parfaitement son sujet vu qu’il

a pu gérer sa conférence dans la convivialité et la décontraction.

Alexis Walter Ibohn Dooh

Etudiant en 2 ème année journalisme et communication

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Une journée d’étude sur la constitution tunisienne

Kais Saied et d'autres experts en parlent

Au coeur de l’Université

La

Centrale DG a organisé, en partenariat avec le Centre des Études Comparatives (Droit et Entreprises)

et l’Association Tunisienne des Sciences Pénales et de Doit Pénal Comparé, une

journée d’étude portant sur la nouvelle constitution tunisienne et ce, le jeudi 24 avril 2014.

Cette journée a été animée par d’éminents professeurs,

magistrats et hommes politiques, à savoir : M. Kais Saied

(Enseignant à la Faculté de Droit et des Sciences Politiques

et Sociales de Tunis), M. Chafik Saied (Doyen honoraire,

professeur à la Faculté de Droit et des Sciences Politiques

de Tunis et Président du bureau des Études Comparatives),

M. Mohamed Naceur El Oued (Doyen, Professeur à la Faculté

de Droit et des Sciences Politiques de Tunis et Président

de l’Association Tunisienne des Sciences Pénales

et de Droit Pénal), M. Mustapha Ben Jaafer (Président de

chambre à la Cour de Cassation), M. Taoufik Bouachba

(Professeur à la Faculté de Droit et des Sciences Politiques

de Tunis et avocat prés la Cour de Cassation), M. Mustpha

Mansouri (Directeur du département de droit à l’Université

Centrale), M. Ibrahim Refaii (Enseignant à la Faculté

de Droit et des Sciences Politiques de Tunis), M. Ahmed

Bououn (Enseignant à la faculté de Droit et des Sciences

Politiques de Tunis) et M. Chafik Zarguini (Président de la

commission de l’énergie au sein de l’Assemblée Nationale

Constituante (ANC)).

M. Kais Said a été le premier à prendre la parole ; il a présenté

les particularités de la procédure d’élaboration de la

constitution du 26 janvier 2014

et a mis en relief le rôle de chacune

des six commissions de

Pr Kais Saied

l’Assemblée Nationale Constituante

dans l’élaboration de la

nouvelle constitution. Par ailleurs,

il a mentionné l’influence

non négligeable du dialogue

national dans cette phase qui

a abouti à l’adoption du texte

final de la constitution. Enfin,

il a mis l’accent sur les

limites de cette nouvelle

constitution.

De gauche à droite : M. Chafik Saied, M. Kais Saied, M. Slah Ben Turkia

et M. Mustapha Ben Jaafer

Les intervenants en compagnie de l'équipe de l'Université Centrale

De son côté, M. Chafik Said a souligné l’importance des droits

et des libertés dans la nouvelle constitution.

Quant à M. Mustpha Ben Jaafer, il a affirmé que la constitution

doit garantir les principes de l’égalité à travers la non-rétroactivité

des lois et leur interprétation restrictive. Par ailleurs, il a

relevé les contradictions entre les dispositions transitoires et

le dispositif de la constitution étant donné que le principe élémentaire

du droit pénal se trouve bafoué au niveau de l’article

148 ainsi que le sort des décrets-lois promulgués après la révolution

et qui n’ont pas été approuvés par l’assemblée.

Suite à ces communications, la parole a été donnée au public

et le débat était ouvert autour des thèmes présentés par les

intervenants.

Hela Gara

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Au coeur de l’Université

La consommation de poisson

Sujet débattu à la Centrale Santé

Une conférence sur la consommation de poisson a été dernièrement organisée à la Centrale Santé. Elle a été

animée par Mr Khaled ZARROUK. Cette conférence était une réflexion qui nous a plongés dans les fins fonds de

l’univers aquatique et dont l’axe central était la question suivante : entre le bleu ou le blanc, le sauvage ou celui

d’élevage, que faut-il choisir pour notre consommation du poisson?

La conférence a redonné ses lettres de noblesse au champ

de la nutrition qui est un des facteurs les plus importants pour

l’évaluation et le classement des peuples : un pays dont les

assiettes sont saines est forcément un pays qui va bien. C’est

en ce sens que se comprend le mieux la persévérance de personnes

comme D. Zarrouk qui, tout au long de sa carrière, a

mis un point d’honneur pour chambouler les mauvaises habitudes

alimentaires des tunisiens et ce, en acquérant les outils

D. Khaled Zarrouk et l'équipe de la Centrale Santé

de performance nutritionnelle en terme de recherche, de nutrition

comparée et de nutrition appliquée au terrain.

Nous, tunisiens avons une chance inouïe d’être enveloppés

par une mer généreuse et fertile qui n’ eut de cesse depuis

l’aube de l’humanité de fournir en abondance des produits

marins internationalement reconnus pour leur qualité. La méditerranée

regorge en effet de mille et une merveilles : poissons,

coquillages, crustacés, mollusques fusent de part et

d’autre garantissant une extraordinaire variété nutritionnelle.

Le conférencier a démontré avec brio l’immense valeur

alimentaire des poissons qui sont extrêmement riches en

protéine, en phosphore, en vitamine A, D ou B+... Bleu ou

blanc ? Peu importe finalement puisque la valeur diététique

des poissons se mesure essentiellement par l’importance du

taux de gras riche en oméga3.

D. Zarrouk a également présenté un argumentaire en faveur

des poissons d’élevage qui permettent entre autres d’augmenter

les productions, de déjouer la dictature cyclique des

saisons et surtout d’éviter la pollution marine, fléau ô combien

destructeur de ce XXI éme siècle qui infeste désormais nos

assiettes.

Manel Ben Younes

La Certification Tech, catalyseur d’employabilité

De nos jours, l’employabilité est

devenue un sujet tabou. En effet, avec

la situation économique actuelle que

connait notre pays, il est difficile pour

les nouveaux diplômés de décrocher

un travail à leur sortie de l’université. C’est dans

une initiative d’exposer ce dilemme et d’essayer

d’offrir une solution potentielle que l’Ecole

Centrale Polytechnique a décidé d’organiser un

colloque international qui porte sur le thème des

certifications technologiques et de leur importance

dans l’employabilité.

Ce colloque a été une opportunité en or pour réunir

les meilleurs éditeurs et concepteurs d’envergure

internationale du secteur technologique.

Des intervenants comme M. Soussi Faouzi (Microsoft),

M. Rhoulami Omar (Cisco) ou encore Mme Kallel Faiza

(Ministère de l’emploi), ont débattu du rôle primordial des formations certifiantes dans l’employabilité des nouveaux diplômés.

Durant cette journée, l’Université Centrale a eu l’occasion de présenter sa stratégie opérationnelle dans l’implémentation des

certifications métiers dans son cursus d’éducation via un département dédié à la formation continue.

Le vrai défi relevé durant cette journée a été d’aligner les exigences des employeurs aux offres de formations universitaires en

Tunisie par l’introduction de la stratégie de certification des compétences comme une solution potentielle pour réduire les écarts

entre les deux profils.

Khalil Habachi

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Manel Amara

explique aux étudiants de la Centrale Com

« l’art de créer le Buzz »

Au coeur de l’Université

Dans le cadre des activités socioculturelles organisées par le club Info-Com, la jeune et talentueuse artiste

Manel AMARA a donné une conférence intitulée « L’art de créer le buzz », et ce, le mercredi 02 avril 2014 au

siège de l’Université Centrale de Tunis. Plus de cent étudiants y ont assisté.

La majorité des étudiants, même s’ils ne l’ont pas déclaré, ont

changé d’avis à propos de Manel Amara car hier, ils ont découvert

une artiste cultivée qui a travaillé péniblement pour

s’imposer sur la scène culturelle et artistique.

Manel a expliqué aux étudiants en communication ce qu’est le

«buzz», comment il se fait, par quels moyens et quand... Elle

leur a parlé de son expérience personnelle. Elle était sincère

du point de vue communicationnel mais aussi intelligente dans

ses réponses.

Manel a déclaré : « Nous ne pouvons confirmer un buzz que

lorsque nous réussissons à déranger ou provoquer l’autre ».

Elle a ajouté que « le buzz, c’est recevoir une information sans

le vouloir ou sans chercher à l’avoir, ce qui fait que le récepteur

devient émetteur ». D’ailleurs, elle a découvert, il y a quelques

années, l’effet du web 2.0 suite aux évolutions technologiques

sur Internet. Et depuis, elle a essayé d’être présente sur les différents

réseaux sociaux qu’elle a mobilisés pour créer le buzz.

Donc, sa réussite n’est pas due au hasard mais plutôt à toute

une stratégie de communication.

Les membres du club Info COM avec Manel Amara

De même, elle pense qu’il faut savoir se retirer au bon moment

car à force de faire le buzz, on peut tuer le buzz. Il s’agit d’une

opération bien dosée. Mais, il faut bien définir où, quand et

comment se retirer... vu que l’artiste a une carrière de courte

durée qui varie entre 15 et 20 ans. Ce qui l’appelle toujours à

lancer une chanson plus performante que celle qui la précède.

Un mauvais choix peut tuer une réussite. Pour elle, «Katoussi»

était un défi car ce n’était pas facile de faire oublier sa chanson

« Boukhoukhou ».

En répondant aux questions des futurs journalistes et communicateurs

de la Centrale Com, Manel a dit qu’elle ne lançait aucune

nouvelle chanson par hasard. Il y a une équipe qui l’aide

à choisir le bon moment pour lancer telle ou telle chanson en

ayant recours au micro-trottoir. A titre d’exemple, sa chanson

«Katoussi» a été lancée pendant que le pays souffrait de

troubles sécuritaires et les députés discutaient les dernières

Manel Amara

lignes de la constitution. Elle était sure qu’elle allait créer le

buzz avec cette chanson vu que les gens vivaient une situation

instable et que la chanson pourrait changer les humeurs. Sa

chanson « sma3t 3lik » (version tunisienne de « someone like

you » d’Adele) a été lancée le jour de la Saint Valentin.

« Je suis une artiste commerciale »

Manel a affirmé aussi qu’elle était fière de son style en déclarant

: « je ne peux pas être aimée par tout le monde… je ne

chante pas pour devenir Om Kalthoum… je suis une artiste

commerciale ». Et puis, la musique tunisienne évolue avec le

temps. Donc, elle est appelée à créer de la nouveauté. Et Manel

de préciser : « si je chante actuellement «Galou zini 3amel

hala», les gens vont penser que je suis orgueilleuse ». Tout

dépend alors du cadre et de la période dans lesquelles on se

trouve ».

A propos des critiques qu’elle a reçues, suite au lancement

des chansons « Boukhoukhou » et « Katoussi », Manel a répondu:

« j’ai toujours chanté Charles Aznavour et le public a

apprécié cela … et quand on m’a critiquée, j’ai lancé « sma3t

3lik ». Ce même public a apprécié ma voix. Et voilà, je reviens

à mon style avec une reprise de la chanson « Lomou Lomou ».

Je veux garder mon style. L’art n’obéit pas à des règles. Il y a

différents genres musicaux et chacun a son propre goût musical.

Et tout dépend aussi du cadre dans lequel on interprète

la chanson ».

Bref, Manel a tout simplement créé un changement sur la

scène culturelle. Avant elle, il était rare qu’on « communique »

dans le domaine de la culture à part dans le cadre des festivals

et des grands concerts alors que Manel communique sur tous

les éléments : artiste, concert, chanson, vie personnelle etc.

Elle a plu et convaincu. Bravo Manel et bonne continuation !

Il faut savoir communiquer pour s’imposer sur la scène culturelle.

Nouha Belaid

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Au coeur de l’Université

A la Centrale Santé

Exposition des étudiants en prothèse dentaire

Les étudiants de la première et deuxième années Prothèse Dentaire ont organisé avec leur enseignant

Mr Mongi BELAGHA, une exposition d’œuvres artistiques faites avec des matériaux de

la prothèse dentaire (plâtre, fils à crochets, cire, résine.etc.) au sein même de l’Ecole Centrale

Supérieure Privée des Sciences Paramédicales et de la Santé.

En chaque prothésiste sommeille un artiste, la profession

de prothèse dentaire se plie à la règle des 3P : Patience,

Précision, Persistance. Ce sont les trois clés de

la réussite.Toutes les études ont montré qu’une activité

extrascolaire ou extra-professionnelle augmente les

performances intellectuelles et professionnelles. C’est

dans cet esprit que La Centrale Santé a choisi quelques

activités susceptibles de communiquer aux étudiants

ces qualités demandées.

Une évaluation des œuvres exposées a été faite par

vote “démocratique“ et transparent par les étudiants et

le personnel de la Centrale Santé. La meilleure réalisation

a été récompensée par la somme de 50 Dt le jour

même.

33% des votants, soit 24 étudiants sur 72, ont voté pour

le miroir de Mme Serine ELJ. Elle a eu l’idée d’utiliser

du plâtre, des débris de verre et des dents sculptés en

plâtre (échelle 6). Le mélange de ces matériaux a donné

un très joli miroir décoratif qui a été apprécié par la majorité

des visiteurs.

Les artistes sur la scène

Les fondateurs du club avec KAFON

Il y a eu 30 œuvres réalisées par les étudiants qui ont été

hors compétition.

L’exposition a renforcé l’amour de la profession ainsi

que l’esprit de compétition chez nos futurs prothésistes

qui seront certainement au rendez vous l’année prochaine

pour encadrer et diriger de nouveaux talents.

Amira Chihi

Le premier spectacle de Kafon

parrainé par l’Université Centrale

Après la réussite du spectacle de Lotfi Ebdelli, le club

d’événements de l’Université Centrale «Follow us» a décidé

d’organiser une soirée exceptionnelle, animée en

exclusivité par les incontestables stars du rap tunisien

KAFON & HAMZAOUI MED AMINE qui ont été accompagnés par

une autre star montante en la personne d’ARMASTA et l’un des

meilleurs DJS qui n’est autre que DJ SKY. Cette soirée a eu lieu

le samedi 03 Mai 2014, à l’hôtel TUNIS GRAND HOTEL, à partir

de 19h.

Il s’agit du premier spectacle de Kafon depuis sa sortie de prison. Et pour

la première fois, il s'est produit sur scène en compagnie de Hamzaoui

pour interpréter leur tube phare «Houmani». Cette soirée a été ainsi pleine

d’ambiance, d’émotion et de beaucoup d’autres surprises.

Au cours de cette soirée, Kafon a interprété non seulement «Houmani»

mais aussi son dernier tube « 40 70 » qui traite de la situation des prisonniers.

Comme à l’accoutumée, toutes ses chansons soulignent les tabous

de la société tunisienne.

Il est à signaler que le club d’événements «Follow us» a été fondé par

Malek Hichri, Farid Sebai et Sabrine Grida, étudiants en droit à la Centrale

DG.

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Education des enfants aux réseaux sociaux

Thème d'une journée d'étude organisée par la Centrale Com

en partenariat avec l'école primaire l'Étoile

Une journée d'étude soutenue par le département

Journalisme et Communication à la Centrale

Com a eu lieu à l’école primaire privée «

l’Etoile ».

Cette journée d'étude a été animée par Mlle Nouha Belaid

(Responsable du département Journalisme et Communication),

Mme Houda Cherif ( Présidente de Connecting Group),

Mme Faten Tebourbi (Enseignante universitaire), Mlle Emna

Touiri ( Membre de l’association « Talaba Kada », spécialiste

dans le développement humain), M.Riadh Bouslema (Fondateur

de Pinhole TV).

L’objectif de cette journée d'étude était l’appel à l’éducation

des enfants aux réseaux sociaux. Cela fut le premier appel en

Tunisie parce que malheureusement nous n’avons pas encore

mis l’accent sur ce sujet à l’instar des pays développés.

Nos enfants se sont installés sur les réseaux sociaux, ils ont

créé des comptes sur Facebook et ils ont commencé à avoir

des discussions avec des gens qu’ils ne connaissent pas…

Mme Houda Cherif (Présidente de Connecting Group), M.Riadh Bouslema (Fondateur de

Pinhole TV et Mlle Emna Touiri ( spécialiste dans le développement humain)

Au coeur de l’Université

faut-il les contrôler ? … Non bien sûr ! Il faut tout simplement

les éduquer. Mais comment ?... C’est ce qu’ils ont découvert

au cours de cette conférence avec des enseignants et des activistes

dans ce domaine. Le public était composé d'enfants,

de parents de ces enfants et d'enseignants.

Comment construire votre avenir sur les réseaux sociaux ?

Il faut profiter des nouvelles technologies de l’information et de la communication pour se

distinguer des autres personnes qui sont à la recherche d’un emploi. Dans ce cadre, un

atelier dont le thème est « comment construire votre avenir sur les réseaux sociaux? » a eu

lieu au siège de l’Université Centrale. Cet atelier a été animé par Mme Hager Esghir et Mlle

Nouha Belaid ( enseignantes universitaires).

Au cours de cet atelier, Mlle Nouha Belaid a énuméré les différents réseaux sociaux professionnels

selon les différentes spécialités à l’instar de Linkedin, Viadeo et Xing.

Elle a signalé également que les employeurs sont aussi à la recherche de candidats. Il

s’avère primordial d’actualiser en ligne son curriculum vitae (CV) et de publier une photo

sérieuse, simple et récente. Elle a décrit ensuite la démarche à suivre pour remplir convenablement

son profil sur un réseau professionnel et les outils à utiliser pour trouver un emploi.

De son côté, Mme Hajer Esghir a mis l’accent sur la e-réputation car il ne suffit pas d’être

présent sur la toile, il faut aussi soigner son e- réputation. Elle a donc conseillé aux étudiants

de ne pas publier de photos qui concernent leur vie privée et de se limiter au monde professionnel

s’ils visent à utiliser les réseaux sociaux pour construire leur avenir.

Les étudiants ont apprécié cet atelier vu que leur usage des réseaux sociaux se limitait aux

discussions avec les amis, le partage de photos de leurs soirées ou le suivi de l’actualité.

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Au coeur de l’Université

Allier l'art au commerce :

Inspiration et design en optique

Le cours extra-académique de Mme Arwa Amri fut

une véritable aubaine pour les étudiants en deuxième

année Optique Médicale et Optométrie qui

ont pu apprendre à joindre l’utile à l’agréable par

le biais d’un cours sur l’inspiration et le design en

optique.

Aux futurs stylistes des formes et des montures, Mme

Amri a présenté des définitions théoriques du terme “design“

qui doit se comprendre comme étant la création

d’objets à la fois fonctionnels et esthétiques afin d’améliorer

la qualité de vie des êtres humains. Un lien viscéral

unit donc le champ de l’optique et du design car

les concepteurs doivent impérativement satisfaire la soif

d’embellissement de leurs clients et ce, en puisant dans

« les études de comportements des consommateurs, les

tendances, les idées de nouveaux matériaux, les inspirations

furetées dans des magazines, les voyages, les

workshops, les rêves... ».

Ainsi, l’objectif principal d’un designer en lunetterie va

être d’amener de la modernité, de la créativité et des

couleurs sur un produit, tout en respectant le confort

du porteur. Montures et verres ont été examinés sous

plusieurs angles afin de cerner les possibilités créatrices

qu’ils offrent en termes de matériaux, de formes

et de couleurs. A la fin de la séance, les étudiants ont pu

concrétiser le savoir assimilé pendant les deux heures

de cours en esquissant des croquis pleins de promesses

pour l’avenir de l’optique tunisienne.

Manel Ben Younes

Les étudiants de l’Architecture d’Intérieur à la découverte du

patrimoine tunisien

Dans le cadre du cours « Histoire de l’art », les

étudiants en Architecture d’Intérieur ont effectué

une visite au musée du Bardo après

la clôture du chapitre portant sur les arts de

l’antiquité et la période gréco-romaine.

Les étudiants ont pu découvrir, dans un premier temps, le

musée qui a été rénové en 2013, contempler et toucher de

leurs mains des vestiges de l’époque romaine en Tunisie.

Ils ont eu aussi l’occasion de voir en vrai la fameuse « mosaïque

de VIRGILE » datant du IIIème siècle de notre ère et

constituant l’une des pièces maitresses du musée.

Grâce à cette sortie, les étudiants ont beaucoup appris sur

l’histoire et le patrimoine tunisien.

Sara Houer

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Préparation au concours d’entrée

à l’Institut Supérieur de la Magistrature

Au coeur de l’Université

Centrale de Droit et de Gestion a organisé une préparation

au concours d’accès à l’Institut Supérieur de la Magistrature

L’Ecole

durant le mois de Mai 2014.

L’expérience enseigne que la réussite à ce concours exige néanmoins

de solides connaissances juridiques, l’aptitude à s’exprimer en public

et, enfin, la maîtrise du raisonnement spécifique au droit et à sa

méthode. Cette même expérience assure que la réussite aux épreuves

dépend principalement d’une préparation intense et assidue.

Cette formation visait à répondre à ces diverses exigences à travers

une formation pratique (cas pratiques, examens, cas de jurisprudence).

Les intervenants, issus de l’université, de la magistrature et du

barreau, sont dotés d’une forte expérience d’enseignement à l’Institut

Supérieur de la Magistrature.

Yassine Mansouri

Synergie Ecole Vs Entreprise

Convaincu de l’importance de la qualité des stages comme moteur

d’employabilité de ses diplômés, le service des stages de l’Ecole Centrale

de Droit et de Gestion a organisé, pour la troisième année consécutive,

la journée Synergie Ecole Vs Entreprise qui a eu lieu le samedi 15 Mars

2014 à l’amphi de la Centrale DG.

Autour d’un pot de bienvenue, plus de trente entreprises et autant d’encadreurs

académiques, ont abordé différentes contraintes concernant l’état d’avancement des stagiaires.

Des propositions d’amélioration de la procédure

de suivi ont été soulevées tout en soulignant et

valorisant la stratégie adoptée par la Centrale DG

selon laquelle le choix du sujet de stage provient

d’une problématique réelle au sein des entreprises et

non pas imposé à cette dernière.

Cette réunion était aussi l’occasion de présenter aux

encadreurs professionnels la nouvelle plateforme

d’encadrement et de coordination en ligne qui leur

permettra de communiquer plus efficacement avec

leurs collègues académiques, leurs stagiaires et

l’administration de la Centrale DG.

Alia Besbes

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Au coeur de l’Université

LE FESTIVAL « CINÉMA DE LA PAIX »

Un rendez-vous cinématographique incontournable

A

l’occasion de la 14 ème édition du festival « Cinéma de la paix » à Tunis, les étudiants

de l’Académie d’Art de Carthage (AAC) et de la Centrale Com se sont

déplacés à la salle de cinéma « Le Mondial » pour couvrir ce rendez-vous cinématographique

incontournable.

Le thème de cette session était

«la terre». Il s’agit d’un thème récurrent

depuis l’avènement de cet

art. Ce thème s’affirme comme une base de réflexion

philosophique. La recherche quasi expérimentale

sur les modalités de la relation entre l’homme et la

terre et leurs représentations dans les œuvres cinématographiques

rend le lieu omniprésent.

Les étudiants ont ainsi assisté à la projection de certains

films mais ils ont aussi filmé quelques interviews

avec des réalisateurs tunisiens reconnus sur

la scène culturelle tunisienne.

Noamen Jomaa

Participation des étudiants

au Festival du cinéma environnemental à Gabès

A

l’occasion de la première édition du festival du

cinéma environnemental de Gabès, les étudiants

de la Centrale Com et de l’Académie d’Art de Carthage

(AAC) sont partis pendant deux jours (15-

17) mars 2014, pour vivre une aventure exceptionnelle au

sud tunisien.

Durant ce séjour, les étudiants n’ont raté aucun instant pour filmer

et assister au festival. Ils ont profité de cette occasion pour se

confronter avec des réalisateurs venus du monde entier notamment

du Maroc, du Liban et de l’Algérie.

Ils ont pu constater, à travers les films projetés, le rôle que peut

jouer la culture en général et le cinéma en particulier quant à la

sensibilisation du grand public sur les dangers de la pollution

et ses dégâts partout dans le monde et particulièrement sur les

plages de Gabès.

Le professionnalisme, le sérieux et surtout la bonne humeur de

nos étudiants ont impressionné tous les invités du festival. A ce

propos, les organisateurs, et après avoir vu à l’œuvre nos étudiants,

leur ont demandé de participer à la deuxième édition et

surtout à envoyer leurs films.

Noamen Jomaa

Les membres du jury du festival

20

w w w . u n i v e r s i t e c e n t r a l e . n e t


La Polytech Centrale célèbre les traditions africaines et

tunisiennes

A

l’occasion de la journée nationale de l’habit traditionnel, les étudiants du Club «The

African Petroleum Students» de la Polytech Centrale ont organisé le samedi 15 mars

2014, une journée dédiée aux traditions africaines et tunisiennes.

Ce fut une occasion pour découvrir

et connaitre les coutumes reflétées

par les habits et les préparations

culinaires d’une diversité de nationalités

africaines. Lors de cette

journée, les étudiants ont présenté les différentes traditions

de leurs pays, sous le rhytme de chants de leurs

patrimoines, tout en portant les différents costumes traditionnels.

La journée a été une véritable rencontre de

nations qui se sont avérées avoir plusieurs points en

commun.

Au coeur de l’Université

Cette action vient, encore une fois, confirmer la qualité

des étudiants de l’école ainsi que le positionnement de

la Polytech Centrale comme unité responsable qui accorde

une grande importance à l’aspect humain et à la

promotion du savoir non seulement à l’échelle nationale

mais aussi, à une dimension africaine.

Les clubs de la Polytech Centrale se rencontrent

Comment est-ce qu’on pourrait rendre la Polytech Centrale une communauté et faire en sorte que

des étudiants de profils et de cursus différents se rencontrent et soient, ne serait-ce que pour une

journée, unis pour un moment inoubliable? Ce fut le défi relevé par l’équipe de la Polytech Centrale en

organisant, pour sa première édition, la rencontre des clubs et ce, les 17 et 18 Mars 2014 à Hammamet.

Le concept de la rencontre était de réunir tous les clubs de

la Polytech Centrale pour un challenge qui porte cette année

sur «l’amélioration du sens d’appartenance des étudiants à la

communauté des polytechniciens centraliens». L’originalité du

challenge était la composition des équipes participantes, en

effet, chaque équipe était composée de plusieurs membres

des clubs de l’école, avec cette astuce que tous les clubs participants

partaient gagnants d’avance.

La rencontre a vu la génération d’une panoplie

d’idées aussi intéressantes les unes que

les autres, ce qui a rendu pénible le travail

des jurys. Le projet qui a remporté le 1er prix

a été la création d’un comité d’organisation

interclubs. Ce comité aura pour rôle de planifier

les évènements de l’école au début de

l’année universitaire mais aussi le tutoring

des nouveaux étudiants et leur intégration à

l’école. Le projet vainqueur porte plusieurs

autres facettes comme le lancement d’un forum

de création interne. Le «Team» gagnant

aura le droit de réaliser son projet à l’école

sous la tutelle de la direction.

Les membres des clubs de la Polytech Centrale

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Au coeur de l’Université

Le forum des associations et des clubs

Les étudiants de l’Université Centrale

présentent leurs clubs

Les étudiants de l’Université Centrale ont marqué leur

présence dans le forum des associations et des clubs qui

s’est déroulé pour sa première édition à l’ISACE le samedi

03 mai 2014.

Cette rencontre a vu la présence de beaucoup de clubs universitaires.

En ce qui concerne l’Université Centrale, six clubs étaient

présents : le club des langues, Ciné club, le club Info Com, le

club photos, le club Polycas et le club African Petroleum Engineering.

Les autres clubs de l’Université Centrale avaient des engagements

ce jour là, tel que le club d’évènements Follow Us qui

organisait sa soirée animée par Hamzaoui et Kafon.

Il est à noter que l’Université Centrale était la seule université privée

à participer à cette édition. Au cours de cette journée, les

étudiants des clubs de l’Université Centrale ont pu échanger et

discuter tout au long de la journée avec plusieurs étudiants et

professeurs présents

sur les lieux.

Le stand réservé à

l’Université Centrale

n’a pas désempli de

visiteurs. Ces derniers

ont été agréablement

surpris par la qualité

et le sérieux de la présentation

des étudiants

ainsi que par la diversité

de l’offre au sein du

groupe. Les étudiants

ont utilisé les différents outils de communication mis à leur disposition

par l’université tels que (les flyers, le magazine…etc.) pour

présenter leurs clubs, et leurs écoles. Ils étaient fiers de leur appartenance

à l’Université Centrale.

Les étudiants ont

également échangé

avec les représentants

des autres

clubs présents afin

de nouer des liens et

des partenariats.

De même, les étudiants

ont participé

à deux tables

rondes qui se sont

déroulées en marge

de ce forum à savoir

une première table

ronde consacrée à la

« vie culturelle et dynamique associative dans les universités tunisiennes

» et une deuxième table ronde qui portait sur le thème «

Activités culturelles, vie associative et syndicale et formation des

étudiants ». Ces tables rondes ont vu la participation d'éminents

spécialistes tels que Mr Habib Kasdaghli (Doyen de la Faculté des

Lettres de la Mannouba) et Mr Abdelaziz Belkhoudja (Ecrivain et

Directeur de la Maison d’Edition « Appollonia »).

Noamen Jomaa

Le club Microsoft Polytech Centrale

Une année universitaire riche en compétitions et challenges

Le club Microsoft Polytech Centrale est l’un des premiers clubs

à naître au sein de l’Université Polytechnique Centrale. Créé

par un groupe d’étudiants fascinés par tout ce qui est nouveauté

technologique de Microsoft. C’est ainsi qu'est né le club au

cours de l’année universitaire 2012/2013. C’est la deuxième année

universitaire du club, au cours de laquelle il a marqué sa

participation dans plusieurs événements.

En collaboration avec l’INSAT, il y a eu l’organisation de l’événement

TechMs : Success Story, comme première édition le 24 Novembre 2013

à la Cité des Sciences. Cet évènement était composé de deux parties :

Challenge & Conférence.

La conférence avait comme invité d’honneur des membres de Microsoft

Tunisie et de Microsoft France. Ces derniers ont mis l’accent sur leurs

carrières jusqu’à ce qu'ils soient devenus membres de Microsoft.

Le Challenge était destiné aux étudiants qui aiment le développement.

Le thème de la compétition était «la santé» et l’équipe gagnante avait eu

comme récompense des

smartphones.

De même, au sein de la

Polytech Centrale, il y a eu

des formations (deux formation

windows Phone et

deux formations Windows

Store) et une présentation

sur le SharePoint .

Quelques membres ont

participé au séminaire du

Mohamed Achour Sami

club «FST Microsoft Club

(Président du Club Microsoft Polytech Centrale)

Les Membres du club Microsoft Polytech Centrale

.NET +» ayant comme sujet : Windows Phone, Windows Azure & Kinect

For Xbox 360 .

Ajoutons aussi qu’en collaboration avec cinq club Microsoft (Insat Microsoft

Club, IsetChargia Microsoft Club, ISI Microsoft Club, ISSAM Microsoft

Club et Microsoft Club Polytech Centrale), il y a eu organisation de

l’évènement IMC TECHDAY 2014 dans sa 4 ème édition .

Cette année, il y avait aussi la participation de quelques membres à la

compétition « ImagineCup » de Microsoft. L’équipe qui représente l’Université

Centrale, nommée « The Gladiator Team » avait atteint le 2 ème tour.

Pour l’année prochaine, le club envisage la participation de deux équipes

à l ’ « Imagine Cup » ainsi que l’organisation d’autres évènements et

d’autres formations.

Mohamed Achour Sami

Etudiant à la Polytech Centrale

et Président du Club Microsoft Polytech Centrale

22 w w w . u n i v e r s i t e c e n t r a l e . n e t


Au coeur de l’Université

Une ambiance extrêmement sportive tout

au long de l’année universitaire

Au cours de l’année universitaire 2013 – 2014,

les activités sportives se sont déroulées dans

une ambiance sereine et fair-play.

En ce qui concerne les matchs organisés dans le

cadre de l’association sportive universitaire, l’équipe de

Football de la Polytech Centrale a été la meilleure après

avoir réalisé quatre victoires. Pareil pour son équipe de

basketball qui a atteint la demi finale du championnat universitaire. Par contre,

l’équipe de Volleyball de la Centrale Santé a pu se qualifier aux quarts de finale

du championnat universitaire. Mais, cette année universitaire, les équipes de

la Centrale DG et de l’AAC n’avaient pas eu de chance et n’ont réalisé aucune

victoire.

De même, le tournoi interne de Football 2014 s’est déroulé dans une très bonne

ambiance, sachant que c’est une activité que l’UC a instaurée depuis 2006. Ce

tournoi s’est étalé sur une période de trois mois, du 10 Mars 2014 au 31 Mai

2014, et ce, à la pépinière la Zitouna sport.

Il est à noter que quinze équipes se sont inscrites et ont été réparties sur

quatre groupes.

Les étudiants vibrent sous le rythme de la zumba et du latino

Le club de latino a démarré au mois de novembre 2013 sous la supervision de

l’entraineur M.Khadija Lafi. Ensuite, Marouen Galai (étudiant de l’IMSET) s’est

porté bénévole pour diriger ce club. Le nombre des adhérents variait de huit à

quatorze personnes.

Le club de Zumba, lancé pour la première fois cette année, a été dirigé par

Imene Talbi, étudiante à la Centrale Santé. Elle a programmé deux séances

d’entrainement par semaine pour les étudiants de l’UC. Mais, cette année, les

étudiants ont préféré le club de fitness et de culture physique comme activité

presque quotidienne. Pour les filles, le travail était orienté surtout vers l’aérobic.

Mohamed Massoudi

Finale du tournoi

interne de football

Tournoi de basketball

Club de Zumba

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Les « success stories »

Ils ont réalisé leurs rêves ….

2 ème partie *

Au delà des activités

extrascolaires ou des

visites organisées en

dehors de l’université,

l’Université Centrale

accorde une grande importance à

l’insertion professionnelle de ses

étudiants.

A travers ce dossier, CENTRALE

MAGAZINE a décidé de mettre en

avant les réussites emblématiques

de ses étudiants dans les différents

domaines (art, droit, gestion,

ingénierie, audiovisuel, santé, etc.).

Il s’agit d’un certain nombre de

« success stories » dans chaque école,

ce qui témoigne d’un effort fourni

par les étudiants et d'un travail de

toute une équipe administrative et

pédagogique. Récit !

*1 ère partie : Voir le magazine numéro 2 / 2014

24 w w w . u n i v e r s i t e c e n t r a l e . n e t


Abdelaziz Ben Mahmoud (Jeune Chef d’entreprise)

« Je gère mon entreprise sur la base de concepts que j’ai

appris à la Polytech Centrale »

Je suis diplômé de la Polytech Centrale en 2012 dans la spécialité Ingénierie des réseaux informatiques.

Depuis mon plus jeune âge, j’avais un esprit managérial, concevoir des idées et veiller

à leur application. Étudier à la Centrale a été un choix judicieux qui a facilité le lancement de ma

carrière d’entrepreneur. Aujourd’hui, je gère plusieurs projets comme mon site Cosmo-culture

qui est un magazine culturel sur le net ou encore vendita.fr qui est un site de vente en ligne. De

même, je vais lancer très prochainement mon "call-center Cosmos" dont j’ai piloté les installations

réseaux. Ce que je peux recommander aux étudiants de la Polytech Centrale c’est de lancer

leurs propres projets et de ne pas douter de leurs capacités car ils ont la chance de recevoir

une formation digne des meilleurs entrepreneurs.

Mariem Zaoui (propriétaire d’une société d’électroménager)

« Les matières qu’on nous a enseignées sont en relation

étroite avec les exigences du marché »

Après avoir eu mon bac, j’ai été orientée vers ISET Bizerte. Je n’ai pas apprécié l’ambiance

de cet institut. J’ai décidé alors d'intégrer la Centrale DG et j’ai eu en 2013, ma licence en

commerce international.

Depuis que j’étais petite, je rêvais de devenir une femme d’affaires, j’ai décidé de démarrer

ma carrière avec mon propre projet. Actuellement, je suis propriétaire d’une société d’électroménager.

Je travaille avec les grandes surfaces en Tunisie en tant que représentante de

fournisseurs étrangers.

Ma réussite est dûe en grande partie à la Centrale DG. Les matières qu’on a nous enseignées

sont en relation étroite avec les exigences du marché. J’ai appris aussi, au sein de la Centrale

DG la manière avec laquelle on communique avec les fournisseurs, tout en étant sociable.

Trabelsi Jamil (propriétaire d’un laboratoire de prothèse dentaire)

« Au fil du temps, j’ai été satisfait par la qualité des études »

J’ai eu ma licence en prothèse dentaire en 2013. Quelques mois plus tard, j’ai ouvert mon

propre laboratoire à Sfax.

Au début, j’ai rejoint l’Université Centrale parce que je n’avais pas le choix. Mais, au fil du

temps, j’ai été satisfait par la qualité des études et ce, grâce à une équipe d’enseignants

compétents et dévoués. Je remercie d’ailleurs Mme Sonia Bouzouita, M.Foued Mahmoud et

d’autres enseignants qui ont veillé à nous assurer une bonne qualité de formation.

w w w . u n i v e r s i t e c e n t r a l e . n e t 25


Mohamed Akacha ( Artiste Peintre)

« Mes enseignants, je les ai toujours considérés

comme des amis »

En 2010, j’ai eu à l’AAC, mon diplôme en Direction artistique de communication

et de publicité. Je ne garde que de bons souvenirs, et ce, avec tout le

monde notamment avec mes enseignants, à savoir : M.Majed Zalila, M.Slim

Karchoud et Mme Insaf Grira. Je les ai toujours considérés comme des amis.

Actuellement, je suis artiste peintre. J’organise de temps en temps des expositions.

La prochaine exposition aura lieu au mois d'octobre 2014 (https://www.

facebook.com/Akacha.ART ).

Je vis dans un monde à part, où règnent les couleurs. Ma technique, c'est de

la peinture intuitive. Je me laisse guider et porter par les couleurs. Je dois dire

aussi que je suis constamment à la recherche de l'amélioration de mon art.

Hatem Ben Hmida ( Propriétaire de la première société électronique en Tunisie)

« Je garde de très bons souvenirs de l'Université Centrale »

J'ai eu ma licence appliquée en sciences économiques spécialité électronique en 2010. Je

garde de très bons souvenirs.

Actuellement, je travaille dans deux domaines différents. J’ai créé d'abord une première

société tunisienne électronique qui est spécialisée dans la vente, l'installation et la location

de matériels de sonorisation, lumière et vidéo.Elle a déjà comme référence une vingtaine

d’installations à grande échelle telle que des hôtels, des hôpitaux, des centres commerciaux,

des boites de nuit et autres. Pour les prestations de service, CMM électronique

(https://www.facebook.com/cmm.electronique?fref=ts) se situe parmi les meilleures sociétés

de location de matériels dédiés à l’art musical et l’information tels que les spectacles,

les live concerts, les plateaux tv, les congrès, les séminaires et autres..

Ensuite, j’ai créé une deuxième société "Elyssa international Trade Company" totalement

exportatrice qui exporte une petite gamme de produits artisanaux tunisiens tels que « el

fouta », « el hsira ». etc.

Je rêve de me lancer dans le domaine de l’immobilier et de la construction de bâtiments et

avoir une retraite à 48 ans.

Bouthaina Helal (Doctorante chercheuse à l'ENIT)

« Cette formation m’a permis d’accéder à l’ENIT

pour préparer une thèse de doctorat »

Mon objectif était de devenir ingénieure en réseaux informatiques, un domaine

que j’apprécie énormément. Au cours de mes années d’étude à la Polytech

Centrale, j’ai réussi à développer des connaissances pratiques suite à mes

deux années préparatoires à l’Institut Préparatoire aux Etudes d’Ingénieurs de

Nabeul (IPEIN).

A la Polytech Centrale, on nous a offert une formation solide qui m’a facilité

l’adaptation à la vie professionnelle, et ce, vu la qualité de ses études. Cette

formation m’a aussi permis d’accéder à l’ENIT pour préparer une thèse de doctorat

afin de m’impliquer dans le domaine de la recherche scientifique.

26

w w w . u n i v e r s i t e c e n t r a l e . n e t


Nouvelles formations… Nouveaux Partenariats

Formation ERP (Dynamics Navision) avec Microsoft

Nouvelles formations…

nouveaux Partenariats

En partenariat avec Microsoft, l’Université

Centrale organise un large programme

de formation en ERP (Entreprise

Ressources Planning) au profit de ses

étudiants de la Centrale DG. Ce programme

s’inscrit dans le cadre de la stratégie de

promotion de l’employabilité des diplômés de

l’Université Centrale.

Cette formation vise particulièrement le développement

de capacités opérationnelles d’implémentation

des ERP et s’appuie sur l’outil Microsoft Dynamics

Navision. Elle ouvre aussi la possibilité de certification.

Cette initiative, inédite en Tunisie, ambitionne d’offrir

une formation de grande qualité destinée à un secteur

en plein développement, très demandeur de compétences

actuellement peu disponibles.

Microsoft Dynamics Navision offre des fonctionnalités

de gestion d’entreprise complètes et répond aux besoins

spécifiques dans plusieurs domaines : gestion

de la production, gestion des projets, gestion marketing

et vente, gestion de la chaine logistique, gestion

des services et gestion des ressources humaines.

Deux nouveaux partenariats

avec la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie

Centrale a mis en place un dispositif

d’accompagnement de ses jeunes diplômés

dans l’élaboration de leurs projets professionnels.

En partenariat avec la Confédération des L’Université

entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT), l’Ecole

Centrale de Droit et de Gestion de l’Université Centrale

a participé à deux programmes novateurs visant à appuyer

l’employabilité des jeunes diplômés.

Dix étudiants de la centrale DG ont participé au projet

INNOVATE’IT de CONECT en partenariat avec la fondation

américaine IYF (International Youth Fondation).

Les jeunes candidats bénéficieront d’une formation BYB

(Build your Business: construit ton projet), puis d’une

formation de préparation à la vie active et participeront,

ensuite, à des ateliers «innovation» et à des rencontres

avec les bailleurs de fonds qui précèderont l’organisation

de deux événements de Networking (réseautage),

en vue de développer les capacités d’innovation, d’entreprise

pour entrer dans la vie active.

Un deuxième groupe de diplômés de la Centrale DG

suit actuellement une formation dans la cadre du projet

« entreprise d’entrainement ». Ce concept est un nouveau

dispositif de formation et d’insertion des jeunes

diplômés, mis en place par la fondation SwissContact,

en collaboration avec la Confédération des entreprises

Citoyennes de Tunisie.

Il s’agit de reproduire l’environnement d’une entreprise

où le candidat est tenu d’atteindre certains objectifs,

de commercialiser un produit fictif et d’arriver à des résultats,

tout en effectuant les démarches nécessaires

qu’implique son poste au sein de l’entreprise.

w w w . u n i v e r s i t e c e n t r a l e . n e t 27


Nos étudiants s’expriment

Tout écrivain, en écrivant, finit par

se poser la question de l’utilité

de ce qu’il fait. A quoi sert la

littérature ? On peut penser que

cette interrogation n’a été, dans

l’histoire de la littérature, qu’une

autre occasion de séparer les

écrivains en deux camps. Mais

la remise en question de la figure d’auteur et

l’histoire politique du XX ème siècle ont fait de cette

question une problématique incontournable.

Aussi, verra-t-on que certains auteurs en ont fait

leur cheval de bataille. « La littérature ne permet

pas de marcher mais elle permet de respirer z»,

disait Roland Barthes. La littérature a-t-elle une

fonction ? De quelle littérature parlait Barthes en

opposant marche à respiration ?

La marche suppose le mouvement et évoque l’ordre, le

fonctionnement ordonné d’une chose. De la marche militaire

à la machine qui « marche », le verbe s’oppose

au statique, à l’inutile, au vain, au désordonné. Tout ce

qu’on ne veut pas pour une société. Dire donc que la

littérature ne permet pas de marcher, c’est nier sa fonction

sociale. Plus précisément, cela renvoie par opposition

au programme Sartrien : chercher une fonction à la

littérature et en trouver une, ultime, dans l’engagement.

L’auteur est engagé dans une histoire et une société

toujours à transformer.

L’éternel refus de l’ordre établi fait de l’écrivain un militant

de la plume. Contre l’absolutisme au XVIIIème,

contre les classes dirigeantes au XIXème, ou contre la

guerre au XXème, l’écrivain est la conscience de la société.

Une société sans écrivains est une société qui boite et

qui ne peut donc pas arriver à sa destination. C’est en

ce sens que c’est à la littérature qu’incombe la tâche de

la faire «marcher». La littérature renvoie ainsi à la masse,

au peuple et aux valeurs humanistes.

La littérature à la fois incarne et aide à concrétiser le

progrès. Mais Barthes dit exactement que la littérature

«ne permet pas de marcher» : c’est le refus de la fonction

politique de l’art. Barthes veut dire au fond qu’on

peut marcher sans littérature. La marche militaire, la machine

qui marche, la société humaine, peut fonctionner

et d’une manière ordonnée, sans l’intervention de ces

rêveurs manipulateurs de mots. A quoi sert donc la littérature

?

« Mais elle permet de respirer » précisait alors Roland

Barthes. Par opposition à la marche, extériorisée, en

mouvement, la respiration connote l’intime, le mouvement

élémentaire au plus près de la vie. Contrairement

aux jambes lourdes qui marchent, l’air qu’on respire est

léger. Aussi, la respiration est-elle vitale : la littérature,

sans fonction politique est tout de même essentielle

pour l’homme. Opposée à l’école engagée, c’est une

autre vision de la littérature qu’on commence ici à cerner.

Dire que l’art permet la respiration et non la marche

c’est dire que l’art est plus grand que l’histoire.

Pourquoi une œuvre se maintient-elle dans le temps,

c’est-à-dire, malgré les fluctuations de l’histoire politique?

C’est seulement par sa beauté qu’une œuvre

est éternelle. La littérature, si elle n’est qu’engagée, est

vouée à l’oubli. Louis-Ferdinand Céline, monument du

roman du XX ème siècle, oppose les «hommes à messages»

aux «hommes à style», en se revendiquant de

la deuxième catégorie. Peu importe que son « Voyage

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w w w . u n i v e r s i t e c e n t r a l e . n e t


Nos étudiants s’expriment

au bout de la Nuit » examine une société africaine coloniale,

critique le racisme ou s’indigne de la médecine de

banlieue ; l’essence de l’œuvre est ailleurs. L’art n’est ni

un appel au progrès ni un manifeste pour la démocratie.

Citons en ce sens des génies littéraires ayant dédié

leur œuvre à la défense de la monarchie : Balzac, Jules

Barbey d’Aurevilly dont les nouvelles sont des joyaux

de la littérature du XIXème, Chateaubriand, défenseur

acharné de la royauté et de la superstition catholique

et légitimiste. Dire que l’écrivain n’est pas engagé c’est

refuser la prétention de

l’auteur à être un prêtre.

L’écrivain ne guide pas,

il enchante. La littérature

fait respirer, cela

veut dire qu’elle est un

refuge de la société et

sa politique. Respirer

n’est pas un but, mais

le préalable à l’invention

de toute fin. C’est

par la littérature que

l’homme accomplit

son humanité et peut

en tant qu’homme être

enfin. Barthes montre

que l’homme sans littérature

peut fonctionner, mais comme cadavre, comme

robot, comme machine : c’est-à-dire sans dignité, sans

magie, sans souffle, bref, sans vie. La littérature ne sert

donc pas la vie, elle est la vie.

Trouver la fonction de la littérature dans la respiration

plutôt que la marche reste une attribution d’un rôle pour

celle-ci en-dehors d’elle-même. On peut cependant

penser que la recherche d’un but à la littérature soit un

péché originel de la critique littéraire. Pourquoi chercher

une fonction à la littérature dans la société ou dans

l’homme ? La littérature n’a d’autre but qu’elle-même,

elle est sa propre finalité. La littérature, par son histoire,

par son essence, vaut pour elle-même et n’a besoin ni

de la politique ni de la psychologie pour être pleinement

ce qu’elle est. Contre la figure de Sartre, invoquons celle

de Nabokov et de Jorge Luis Borgès. Vladimir Nabokov,

qui résume Sartre à un « journaliste français » dénonce

en lui et Camus des creux moralistes, alors que la littérature

existe pour transcender la morale.

Pour Nabokov, la littérature est pur plaisir et création

d’un monde. Sa personnalité légère et hautement insaisissable

s’oppose aux lourds engagements des prêtres

du siècle. La littérature est beauté, elle ne peut donc appartenir

aux masses, vecteurs et incarnation de la vulgarité.

La littérature engagée n’est ainsi vue par Nabokov

que comme un conformisme : par ses prétentions

idéologiques, elle est

prisonnière du jeu politique

et des valeurs

d’une époque et laisse

passer la beauté éternelle

de l’art au second

plan. Il dit même que

“l’imagination n’est fertile

que si elle est futile”.

Quelles œuvres

permettent-elles de

respirer ? Tout simplement,

celles qui ont une

valeur artistique. C’est

la bonne littérature qui

permet de respirer. L’art

ne cherche pas à révéler

une vérité pour une

masse : il veut en inventer une pour une élite qui y soit

sensible. C’est un luxe essentiel. La littérature n’est ni

histoire, ni politique, ni lutte des classes, ni inconscient

freudien, la littérature est style.

« Qu’est-ce que la littérature ? », se demandait Sartre.

Au-delà des réponses toutes faites et des querelles universitaires,

il faut avouer que certaines œuvres ont su

dépasser les dualismes et ont uni beauté pure et critique

sociale. Si le monde est laideur, que la littérature ne soit

rien que de l’esthétique ne signifie-t-il pas de fait sa portée

polémique ? Et si le détachement de la politique était

une forme supérieure d’engagement, la figure du dandy,

désengagé par excellence, incarne-t-elle une posture

révolutionnaire ?

Khalil Laabidi

Etudiant en 1 ère année langue française

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Nos étudiants s’expriment

« Person of Interest » :

La serie américaine qui a fait le buzz auprès des

fans de films d'action

« Person of Interest » est une série télévisée américaine

créée par Jonathan Nolan et produite par J. J. Abrams, diffusée

en simultané depuis le 22 septembre 2011 sur CBS aux

États-Unis et sur Citytv2 pour les deux premières saisons.

C’est l’histoire, réalisée en 3 saisons, d’un homme au

passé militaire « nanti » et d’un crack de l’informatique

qui a conçu une machine d’espionnage repérant à

l’avance les crimes qui auront lieu aux Etats-Unis.

La dizaine d’années passées dans l’armée américaine

par John Reese est remplie de péripéties. Hormis le

manque de temps libre qui l'a contraint à rompre avec

sa bien aimée, cet ancien militaire a aussi échappé à

une tentative d’assassinat que l’agence secrète a ordonnée

contre lui. Lunatique et traumatisé après sa

fuite, Reese perd goût à la vie. Heureusement, il y a un

handicapé, pas comme les autres, dénommé Harold

Finch. C’est un génie de la technologie et de l’informatique,

il a même fabriqué une machine qui détecte les

meurtres potentiels. Son incapacité physique et son

épuisement d’assister à des meurtres qu’il ne peut

empêcher l’oblige à négocier une collaboration avec

Mr Reese. Ce dernier accepte, après de nombreuses

réticences, de se remettre au travail pour sauver des

vies. Après tout, c’est mieux que de gâcher son talent

d’infiltration et de combat, en bastonnant des gens

dans le métro.

Le couple est formé, la machine est activée. Finch le

millionnaire et son binôme armé, John Reese, vont recevoir

des informations sur les prochains suspects et

sur le prochain crime qu’ils vont chercher à éviter.

Pourtant, nombreux sont les mystères qui les entourent

et que quelqu'un a déjà mis sur leurs traces,

soupçonnant leurs activités.

Le nom envoyé par la machine correspond à Joey

Durban, un ancien soldat qui, une fois revenu d'Irak,

est devenu membre d'un gang de voleurs.

Reese décide d'infiltrer le gang, de participer à

leurs vols et de savoir si Joey est une menace pour

quelqu'un ou s’il est lui même en danger.

C’est donc ça le principe. La machine indique le nom

d’un personnage comme un nouveau suspect et Reese

commence à le surveiller 24 heures sur 24. Lui et Finch

croient qu’il est la prochaine cible d'un tueur en série

ou encore le meurtrier. S’il est la cible, nos deux

pragmatiques le mettent en sécurité et anéantissent

le tueur, si c’est le contraire, ils confient le meurtrier

à l’inspecteur Carter. C’est loin du contexte de Scandal

dans lequel Olivia Pope attend que vous ayez des

problèmes pour réagir. Ici, on vous empêche d’avoir

des problèmes, on vous met à l’abri… Bref on vous

protège, un peu comme dans la série Ray Donovan.

On est là dans un terroir où Reese va devoir faire face

à plusieurs gangs de trafiquants de drogue, il risque sa

vie car, ayant un passé militaire, il est en même temps

recherché par les autorités policières de New-York.

Bon spectacle.

Ibohn Alexis

Etudiant en 2 ème année

journalisme et communication

30

w w w . u n i v e r s i t e c e n t r a l e . n e t


N.Bassomb Andy kevin

Etudiant en 3 année

Licence fondamentale

en GRH, Centrale DG.

Qu'est-ce que l'ergonomie ?

Le mot « ergonomie » vient du grec ergon (travail) et nomos (lois, règles). Ce concept peut être

défini comme la science du travail ayant pour objet l’adaptation du travail à l’homme et l’amélioration

des conditions de travail.

L’ergonomie est une discipline scientifique :

L’ergonomie s’appuie sur différentes disciplines (psychologie cognitive, psychosociologie, physiologie,

médecine du travail…), elle s’intéresse à l’interaction entre l’Homme et les autres composantes de son

environnement. En fait, par sa compréhension du fonctionnement de l'entreprise et du comportement de

l'être humain en situation de travail, l'ergonome peut proposer des changements organisationnels ayant un

fort impact économique pour l'entreprise. Cette prise en compte simultanée de la performance et de la santé au

travail permet de réaliser des gains de productivité durables.

L'ergonomie est donc la science qui consiste à améliorer les conditions de travail en vue de préserver la santé et la

sécurité des employés. Cette amélioration et confort au travail est bénéfique pour l’entreprise.

En effet, le métier d’ergonome nécessite de solides connaissances sur l’homme et un intérêt pour le travail des

concepteurs avec lesquels l’ergonome définit des solutions adaptées aux conditions de travail.

• L’Analyse Ergonomique du Travail (AET) est l'outil principal de l'intervention de l’ergonome. Elle peut contribuer

à régler divers problèmes liés aux conditions de travail ou à la conception d'outils et d'appareils. Une bonne analyse

contribuera nécessairement à l’amélioration des deux volets de la santé au travail : la santé physique notamment les

troubles musculosquelettiques (TMS), et la santé psychique notamment les risques psychosociaux (liés au stress) pouvant

engendrer des syndromes anxiodépressifs.

Quelles sont les thématiques traitées par l’ergonomie ?

L’ergonomie traite tous les sujets relatifs à l’activité de travail :

• l’architecture du poste de travail en prenant en considération les normes anthropométriques,

• l’adaptation des ambiances thermiques, sonores et lumineuses,

• les postures de travail notamment celles qui peuvent être facteur d’accident du travail,

• le port de charge pour limiter la pénibilité au travail et son impact sur la santé des salariés,

• les modes de communication et le choix de celles qui permettent de mener à bien l’activité,

• le respect des procédures de l’utilisation de produits dangereux,

• les interactions entre les services et le mode organisationnel de la structure,

• le stress et les sources de mal-être au travail.

En conclusion, nous signalons que l’ergonomie permet d’adapter le travail, les outils et l’environnement à l’homme (et non

l’inverse). De ce fait, ce qui est ergonomique est donc ce qui est adapté.

Nos étudiants s’expriment

Comment améliorer la satisfaction des patients dans

les établissements de santé ?

Le paysage de la santé est actuellement en mouvance et nécessite une adaptation des professionnels

du secteur médical et une restructuration des pratiques de l’accueil et des soins. En effet, la satisfaction

des patients par rapport aux soins reçus et l’opinion que les patients portent sur la qualité de leurs soins sont

actuellement primordiales dans l’appréciation de la qualité dans les établissements de santé.

Ons Lahabib

Quelles sont les actions qu’on peut développer pour parvenir à un bon accueil ?

Etudiante en 1 ère année

Master management

Pour contribuer à l’amélioration de l’accueil dans les établissements de soins, plusieurs mesures s’imposent.

de la santé à la Centrale DG

Nous citons les actions et les mesures les plus importantes :

• Choisir le personnel le plus motivé et qui est le plus calme pour explorer facilement certaines agressions verbales

ou rarement physiques de la part des accompagnants du patient.

• Améliorer la communication et la coordination entre les différentes équipes médicales et surtout dans l’information passée

au patient.

• Améliorer les délais d’attente lors des consultations de suivi et d'examens.

• Formation continue sur l’accueil et l’information du patient.

• Favoriser l’expression de sentiments ou d’opinions que l’on peut éprouver.

• Aider sans juger.

Comment mesurer l’opinion des patients?

Dans le contexte de l’évaluation de la satisfaction du patient et des services offerts, nous

préconisons l’adoption des outils méthodologiques suivants :

• Les questionnaires de sortie : proposés à chaque patient, ils doivent être analysés

d’une façon régulière par l’administration.

• Les enquêtes de satisfaction : elles doivent être réalisées une fois par an auprès

de tous les patients consultants ou hospitalisés un jour donné.

D’autres enquêtes ponctuelles destinées à évaluer la satisfaction des patients dans un service

peuvent être mises en œuvre.

• Les bilans de plaintes et des réclamations : l’analyse des remarques et des réclamations

des patients permettront de proposer des pistes d'amélioration de la qualité

des soins dans l’établissement.

Enfin, nous notons que l’évaluation de la satisfaction des patients nécessite la mobilisation

des professionnels de soins, de l’administration et des utilisateurs du service de santé.

w w w . u n i v e r s i t e c e n t r a l e . n e t 31


Nos étudiants s’expriment

La pauvreté en Tunisie :

Bientôt une guerre entre les riches et les pauvres ?

La pauvreté est partout, même dans les pays les plus développés. Et la Tunisie ne fait

pas l’exception. Ce n’est un secret pour personne : le phénomène s’est accentué depuis

la révolte du 14 janvier 2011. Mais les réelles questions que l’on doit poser sont les

suivantes : sommes-nous devenus plus pauvres depuis le début de la révolte ? L’étionsnous

déjà sans que nous le sachions à cause du camouflage médiatique de la dictature?

Allons-nous assister à un conflit opposant les couches défavorisées aux catégories les

plus aisées ? Répondre par l’affirmative à ces trois questions serait hatif.

En 2011, plus de 28% de la population tunisienne

vivaient sous le seuil de la pauvreté. Une part énorme

pour une population de quelque 10 à 11 millions

d’habitants. C’est un phénomène que l’on constate

partout où l'on va sur le territoire tunisien : Kasserine,

Sidi Bouzid, Tataouine.

Mais n’allons pas plus

loin et restons sur le

Grand Tunis, dans la

capitale, là où l’on perçoit

les vendeurs ambulants

et les vieilles dames

demandant la charité et

récoltant de l’argent.

Quels sont les éléments

ayant favorisé la pauvreté

dans notre pays ? La

crise économique qui

secoue actuellement le

monde y est pour quelque

chose. On assiste à

une augmentation

spectaculaire des prix

des produits les plus

élémentaires : pain, sucre, énergie… En avril 2014,

selon l’Institut National de la Statistique, le taux

d’inflation a atteint 5,2%, ce qui nous donne les

pourcentages suivant :

Et les salaires dans tout le cela ? Les données sont

variables pour le secteur privé. Pour une bonne

partie des sociétés Offshore, c’est-à-dire celles

qui sont totalement exportatrices de services, les

rémunérations sont en totale disproportion par rapport

aux profits réalisés. Elles

sont en effet payées en

devises, généralement

avec des partenaires de

la zone euro et versent

des salaires en dinars :

entre 300 DT et 800 DT

pour un employé moyen.

Est-ce assez pour payer

le loyer, les factures, la

nourriture? Pas sûr selon

les personnes que nous

avons pu interroger.

En ce qui concerne

le secteur public, le

problème devient plus

M.Mehdi Jomaa (Chef du Gouvernement provisoire tunisien) grave. Aujourd’hui, il est

évident que le secteur

est en très mauvaise

posture, avec un train de vie hallucinant. Les coupes

budgétaires sont plus que jamais d’actualité. Le

gouvernement Jomaa compte entamer des réductions

drastiques de ses dépenses. Et ce ne sont pas les

mesures qui manquent : arrêt du recrutement dans

• 8,2% pour la viande

les administrations, arrêt des subventions sur le

ciment, suppression des bons de carburants et des

• 13,5% pour les huiles alimentaires

voitures de fonction dans certaines administrations,

la possible suppression des stages d’initiation à la vie

• 8,9 pour les légumes

professionnelles (SIVP), etc.

32

w w w . u n i v e r s i t e c e n t r a l e . n e t


Nos étudiants s’expriment

Les classes populaires subissent de plein fouet

la pauvreté

Comme lors de chaque plan de rigueur, l’histoire

nous a prouvé que ce sont généralement les couches

défavorisées qui subissent les conséquences les

plus lourdes de la rigueur. Logique : leurs revenus,

déjà insuffisants, sont gelés, ils vivent avec le

chômage et ils n’arrivent plus à suivre le rythme des

augmentations des prix. Nous avons interrogé de

nombreuses personnes : chauffeurs de taxi, jeunes

étudiants, vendeurs ambulants, etc. Et la tendance

est la même: pessimistes quant à l’avenir de la

Tunisie. Une expression de malaise accompagnée

par une phrase que l’on entend souvent: “la Tunisie

va droit dans le mur”.

La pauvreté et bel et bien présente en Tunisie.

C’est indéniable. Outre l’alimentation, les tunisiens

accèdent de plus en plus difficilement aux soins. Oui,

c’est la triste conclusion à laquelle nous sommes

arrivés en Tunisie. Selon l’Office National du planning

Familial, il existe certains villages reculés où les

femmes n’ont jamais effectué de visites médicales

dans leur vie.

Pauvreté en Tunisie : vers une guerre des

pauvres contre les riches ?

Que fait le gouvernement face à cette situation ?

Plans de rigueur et coupes budgétaires sont les

principales solutions classiques qui ont été choisies

par le gouvernement Jomaa. Une habitude chez les

hommes politiques, quel que soit leur pays : Grèce,

Italie ou récemment la France avec le gouvernement

Valls. Mais selon ce que l’on a pu constater, il n’a fait

que créer un certain malaise naissant entre les riches

et les pauvres. Ces derniers ne peuvent qu’envier les

plus aisés pour leur bien-être malgré la crise. Et puis,

c’est un paradoxe connu : la crise creuse l’écart entre

les couches supérieures et les couches inférieures.

Les riches s’enrichissent encore, alors que les “autres”

plongent encore dans l’abîme de la misère.

La pauvreté est bel et bien existante en Tunisie. Le

conflit opposant les riches aux les pauvres est peutêtre

inévitable, mais il ne constitue pas l’unique

source d’inquiétude. La misère qui gagne notre

territoire conduit les citoyens à s’orienter vers des

partis extrémistes. Ces derniers profitent de la

délicatesse de la situation et abordent le peuple en

évoquant les questions qui le préoccupent le plus afin

de l’endoctriner : survivre et manger à sa faim. Que

nous réservent les prochaines années ? Difficile de se

prononcer pour l’heure...

Fakhreddine Khlissa

Etudiant en 2 ème année

journalisme et communication

w w w . u n i v e r s i t e c e n t r a l e . n e t 33


Nos étudiants s’expriment

Nous avons été à l’Institut National

de la Statistique

faisant face au soleil insolite

qui caractérise cette journée hivernale

de mardi que nous nous

dirigeons vers le bureau de l’institut

national de la statistique (INS).

C’est

Il est précisément 15 h 09 quand nous

rencontrons le directeur de la coordination de l’INS, monsieur

Hamouda Ben Lamine. Vêtu d’une chemise blanche,

d’un costume noir et d’une cravate de la même couleur, cet

homme de petite taille portant des lunettes nous niche dans

une chaleur très conviviale. Nous étions allés le rencontrer

pour avoir des chiffres sur l’évolution du taux d’analphabétisme

en Tunisie depuis le 11 janvier 2014 jusqu’à maintenant.

Mais, notre rencontre a été plus enrichissante, raison

pour laquelle nous trouvons adroit de la faire connaitre au

public.

Petit recadrage du contexte. Il ne s’agit pas dans cet article

de faire la « propagande » ou encore la « pub » de tel ou de

tel organisme, encore moins d’énumérer les sujets les plus

anodins de notre discussion. Mais de faire connaitre à l’opinion

publique un organisme dont la plupart ignore l’utilité.

Cet article a donc un but purement informatif. En d’autres

termes, nous allons répondre à la question de savoir à quoi

sert l’Institut National de la Statistique ? Sans plus tarder,

entrons dans le vif du sujet.

Qui est l'Institut National de la Statistique ?

Selon notre informateur, L'Institut National de la Statistique

(INS) est un établissement public tunisien sous la tutelle

du ministère du développement et de la planification. Créé

en 1969, il est chargé de la production et de l'analyse des

statistiques officielles en Tunisie. Avant la révolution, tunisienne

du 14 janvier 201, il était composé de 410 employés

dont 48 cadres. Peu de temps après la révolution il comptait

500 personnes travaillant temporairement et jouant le rôle

de simples enquêteurs auprès des populations et des ménages,

vu que la plupart n’avait pas de formation en statistique.

Aujourd’hui l’INS dispose officiellement d’un effectif

de 938 personnes.

Quels sont les objectifs de cet institut ?

L’institut National de la Statistique a pour mission d’assurer,

en coordination avec les autres structures statistiques

publiques spécialisées, la collecte, le traitement, l’analyse et

la diffusion de l’information statistique. Parmi ses missions,

l'INS :

• organise et exploite les recensements de la population, les

enquêtes démographiques, sociales et économiques et publie

les différents chiffres de population en Tunisie;

• produit et publie de nombreux indices et indicateurs de

conjoncture économique et assure le suivi et l'analyse de la

conjoncture. Il élabore les comptes de la nation selon ses

différentes dimensions (nationale et trimestrielle);

• organise la documentation statistique nationale en rassemblant

les données produites par les structures du système

national de la statistique et assure la coopération internationale

dans le domaine statistique;

• Assure le secrétariat permanent du Conseil National de la

Statistique.

L’ organisation et le fonctionnement de l’INS

L'INS dispose d’un budget de fonctionnement de 15 millions

de dinars et d’un budget d’équipements de 12 millions

de dinars. Il est représenté par six directions régionales qui

couvrent les grandes régions du pays :

• Nord-Est couvrant les gouvernorats de l'Ariana, Ben Arous,

Bizerte, La Manouba, Nabeul, Tunis et Zaghouan (son siège

est à Tunis);

• Nord-Ouest couvrant les gouvernorats de Béja, Jendouba,

le Kef et Siliana (son siège est à Béja);

• Centre-Est couvrant les gouvernorats de Mahdia, Monastir,

Sfax et Sousse (son siège est à Sousse);

• Centre-Ouest couvrant les gouvernorats de Kairouan, Kasserine

et Sidi Bouzid (son siège est à Kasserine);

• Sud-Est couvrant les gouvernorats de Gabès, Médenine et

Tataouine (son siège est à Médenine);

• Sud-Ouest couvrant les gouvernorats de Gafsa, Kébili et

Tozeur (son siège est à Gafsa).

La mission principale des représentations régionales est de

réaliser les opérations de collecte de données, de chiffrement

et de saisie ainsi que le développement des statistiques

régionales dans leurs zones géographiques respectives.

Même si on entend dire ici et là que les chiffres transmis

par l’INS ne sont pas souvent avérés, il faut reconnaitre que

cet organisme chargé de la production et de l’analyse des

statistiques officielles en Tunisie abat un travail non négligeable.

« Tu peux ne pas aimer le lièvre mais il faut reconnaitre

qu’il court vite ». dit-on.

Ibohn Alexis

Etudiant en 2 ème année journalisme

et communication

34

w w w . u n i v e r s i t e c e n t r a l e . n e t


Aziz Sehli (Etudiant en 2 ème année Réalisation)

« Le leadership entretient un rôle primordial

dans l’audiovisuel »

Un jeune talent

Aziz Sehli est un jeune étudiant en 2 ème année Réalisation, à la Centrale Com. En tant que membre

actif de l'AIESEC, il vient de participer à AFROXLDS (African eXchange and Leadership Development

Seminar). Nous l’avons croisé pour cette interview :

• Peux-tu nous présenter l'évènement auquel tu as

participé ?

L'évènement en question est le AFROXLDS ( African eXchange

and Leadership Development Seminar ). C'est la plus

grande conférence annuelle en Afrique de AIESEC. C'est une

plateforme pour les leaders de l’organisation mais aussi pour

les jeunes issus de l'Afrique et du monde entier.

Pendant sept jours, les participants ont amélioré, à travers

des discussions, des débats, des conférences et des formations

leurs compétences en leadership et en entreprenariat ce

qui va booster les actions de l’organisation en Afrique.

AfroXLDS a été également une occasion d'échanges culturels

entre 200 jeunes étudiants venant de plus d'une vingtaine

de pays africains et d'autres continents.

• Comment as-tu été sélectionné pour représenter

la Tunisie ?

Chaque année, des centaines de séminaires et de formations

sont proposés aux membres d'AIESEC à travers le monde, les

opportunités ne manquent pas, il faut juste les saisir.

J'ai postulé pour participer à cette conférence et j'ai été accepté.

C'est ainsi que j'ai pu y participer.

Aziz Sehli

de découvrir leurs traditions, leurs façons de vivre… J’étais

bouleversé de voir à quel point l’idée que nous avions de

l’Afrique noire était fausse. Nous avons tellement de choses

à apprendre d'eux.

Cette expérience, aussi enrichissante qu’unique, m'a beaucoup

appris. La diversité est vraiment quelque chose de formidable

!

• C'est quoi l'AIESEC ? Depuis quand en es-tu

membre?

AIESEC (Association Internationale des Etudiants en Sciences

Economiques et Commerciales) est la plus grande organisation

internationale gérée par les étudiants et pour les étudiants.

Elle est apolitique, indépendante et à but non lucratif.

Etant une des organisations les plus démocratiques au

monde, AIESEC s’efforce de réaliser sa vision qui est « la paix

et l’accomplissement du potentiel humain ».

• Comment évalues-tu ton expérience ? Quel effet

a-t-elle eu sur ta vie ?

Mon expérience au Bénin a été fructueuse. J'ai eu la chance

de rencontrer des personnes issues de plusieurs régions.

Ces contacts m'ont permis de plonger dans leurs cultures,

Elle permet aux jeunes étudiants d'explorer et de développer

leur potentiel en leadership afin d’avoir un impact positif sur la

société à travers son programme d’échange de stages humanitaires

et professionnels à l’échelle internationale, mais aussi

par le montage de projets qui traitent des problématiques du

monde.

w w w . u n i v e r s i t e c e n t r a l e . n e t 35


Un jeune talent

AIESEC a été fondée en 1948 après la 2 ème Guerre Mondiale

pour promouvoir la paix. Aujourd’hui, cette association est

présente dans plus de 124 pays à travers le monde avec

plus de 86 000 étudiants adhérents présents dans 2400

Universités.

En Tunisie, AIESEC a été fondée en 1962, le premier local

dans le pays et la MENA Region ( Middle East and North Africa)

fut celui d’AIESEC Carthage, par la suite avec le succès,

AIESEC s’est étendue et, aujourd’hui, on compte en tout 9

bureaux en Tunisie.

• Étudiant en Réalisation et pourtant tu es membre

d'une association qui s'intéresse aux Sciences

Economiques et Commerciales, comment expliques-tu

cela ?

A l’origine, AIESEC accueillait uniquement les étudiants évoluant

dans ces domaines mais depuis, l’association s’est ouverte

à tous les cursus bien que le sigle soit resté le même

pour des raisons de branding.

AIESEC compte aujourd’hui, plusieurs étudiants évoluant

dans les domaines artistiques tels que des designers, des

graphistes… il n’y a plus de restrictions comme avant, l’organisation

s’est ouverte à tout le monde car elle a besoin de

tout le monde !

• Quelles est le lien entre l'audiovisuel et le leadership

?

Le leadership entretient un rôle primordial dans l’audiovisuel,

mais aussi dans notre vie professionnelle en général. Comment

peut-il y avoir de bons réalisateurs si ceux-ci ne peuvent

pas correctement gérer une équipe de plusieurs dizaines de

personnes ? Comment peut-il y avoir de bons producteurs

s’ils ne peuvent pas gérer toute une boîte de production ou

des chaînes de télévision ?

Le Leadership est essentiel car il permet à toute personne de

savoir comment gérer, mener une multitude de projets avec

plusieurs personnes et de manière efficace.

• Quels sont tes prochains projets ?

J’en ai plusieurs, je désire vraiment m’investir dans le cinéma

de fiction et réaliser quelques courts métrages d’ici l’obtention

de mon diplôme.

• Quels sont tes rêves ?

Arriver à développer une vraie industrie cinématographique en

Tunisie est un de mes rêves, également arriver à réaliser avec

succès plusieurs de mes projets.

• Est ce qu'on peut s’attendre à te voir futur producteur

ou propriétaire d'une boîte de production?

Pas aujourd’hui, ce n’est pas mon objectif final en tout cas.

J’ai encore un long chemin à parcourir mais je compte le faire

pas à pas. On verra ce que ça donnera.

Nouha Belaid

36

w w w . u n i v e r s i t e c e n t r a l e . n e t


Nos enseignants s’expriment

Réflexion sur la formation en Audiovisuel

Nos enseignants s’expriment

La formation en audiovisuel

concerne aussi bien les technologies

de l’image et du son que

les conceptions artistiques. Elle

accomplit, en perspective, une mission

de production, de diffusion et d’édition

et participe au développement de la

communication, de l’information ainsi

qu’à l’éducation culturelle et artistique

des apprenants.

Et, nous pensions communément que le

terme « audiovisuel » signifiait, tout simplement

tout ce qui n’était pas « manuscrit » ou

document « imprimé ».

De nos jours ce terme revêt un ensemble

d’activités plus pragmatiques touchant principalement

le contenu des programmes audiovisuelles

à réaliser.

Ces programmes sont aussi régis par la réglementation

en vigueur dans chaque pays

concerné…

Dans les années 1970, l’audiovisuel est devenu

une matière didactique à part entière,

ses techniques ont été utilisées dans des

centres de formation destinés à alimenter

l’établissement de la radiotélévision nationale

tunisienne.

Cette initiative « académique » a redynamisé

le secteur en tant qu’anticipation visionnaire

préparant ainsi, involontairement, le foisonnement

médiatique, en constante évolution,

que nous vivons aujourd’hui (ouverture du

paysage audiovisuel au secteur privé).

Ce nouveau secteur s’est donc trouvé étroitement

lié aux multimédias qui demandent

un grand éventail de métiers et nécessitent

l’installation d’écoles et instituts spécialisés

de l’image et du son, offrant les conditions

«idéales» de développement et de transmission

de savoirs nouveaux et spécifiques du

domaine audiovisuel.

Quant à la question de l'emploi, héritage d’un

lourd passif, elle est devenue depuis plus

d’une décennie une préoccupation réelle en

Tunisie…

Il s’agit là d’un défi à relever pour le maintien

de la paix sociale et de la stabilité future

des diplômés du secteur audiovisuel et dont

les responsables, à haut niveau, doivent résoudre

impérativement une problématique

chronique et préoccupante : « le chômage »

qui menace sérieusement tout espoir d’une

embauche durable et réconfortante.

Mais, nous espérons, malgré tout cela, nous

doter de moyens d’insertion de ces sortants

grâce aux conventions ou protocoles signés

en partenariat avec divers organismes collaborateurs

sur le marché de l’emploi afin de

promouvoir l’adéquation formation/Emploi

après avoir assuré une qualification de pointe

selon des standards internationaux.

Cela nécessite bien une intervention publique,

car « l’audiovisuel » constitue un bien

public devant la mondialisation de l’information

où l’homme est devenu « citoyen du

monde ».

DRIDI AHMED RIDHA

Enseignant à l' AAC

DRIDI AHMED RIDHA

w w w . u n i v e r s i t e c e n t r a l e . n e t 37


Nos enseignants s’expriment

Réflexion sur le système de santé en Tunisie

Le

système de santé est l’ensemble

des organisations, des institutions,

des ressources et des personnes

dont l’objectif principal est

d’améliorer la santé.

L'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) définit le

système de santé comme « toutes les activités, officielles

ou non, qui portent sur les services de santé, mis à la

disposition d'une population, et sur l'utilisation de ces

services par la population ».

Selon l'OMS les résultats obtenus par tout système de

Santé doivent être évalués en termes de qualité et d'équité

en regard de 3 objectifs :

- l'état de santé de la population, pour lequel l'indicateur

majeur retenu est l'EVCI (Espérance de Vie corrigée de

l'incapacité),

- la réactivité du système, soit le respect des droits humains

du malade et de ses proches,

- et l'équité de la contribution financière en regard de la

capacité financière des personnes.

Pour atteindre ces objectifs, il est nécessaire de faire un

état des lieux pour repérer les difficultés et adopter une

stratégie pour surmonter les obstacles dans les différentes

activités et services de la santé: effectif des personnels de

santé, infrastructures, matériel médical et médicaments,

logistique, suivi des progrès et efficacité du financement.

Tendances et caractéristiques du système de

santé en Tunisie

Depuis son indépendance, la Tunisie a connu des

transformations considérables dans le domaine de la santé.

Tout d’abord, elle a fait face à une transition démographique

qui s’est opérée presque en même temps qu’une transition

épidémiologique.

Aujourd’hui, le système de santé tunisien se trouve confronté

à une transition démocratique. Cette transition comprendra

entre autres l’accès aux soins de qualité au moindre coût

ainsi qu’une plus grande participation des usagers et des

professionnels à la gouvernance du système de santé.

Cependant, la Tunisie fait face à d’importants défis pour

garantir la pérennité financière à long terme du système de

santé. Le financement est en hausse avec la disponibilité

accrue de technologies relativement coûteuses, alors

que les transitions démographiques et épidémiologiques

suivent leur cours et que les Tunisiens attendent davantage

de leur système de santé.

Ces évolutions impliqueront d’importants ajustements pour

améliorer à la fois le financement et la performance du

système de santé.

Le système de santé est caractérisé par une disparité

régionale: les régions côtières et la capitale bénéficient

de 80% des ressources, alors que l'intérieur des terres

concentre la moitié de la population. Les régions socioéconomiquement

défavorisées ont un système de soins

de santé fragile : peu de personnel, une couverture des

soins de santé fragmentée et une pénurie de spécialistes.

Toutefois, le contexte politique, économique et social est

aujourd’hui extrêmement difficile et tend à accroître ces

inégalités, ces différences d’état de santé observées entre

les groupes sociaux.

L'examen rapide de la situation sanitaire fait ressortir :

38

w w w . u n i v e r s i t e c e n t r a l e . n e t


- L’augmentation du nombre de consommateurs de

drogues injectables avec partage de seringues ;

- Le développement du commerce du sexe ;

- La sexualité non protégée et les comportements sexuels

à risque chez les hommes ayant des rapports sexuels avec

des hommes, les consommateurs de drogues injectables

et chez les jeunes non scolarisés ;

- L’augmentation de l’âge au mariage ;

- Le développement des maladies chroniques n’observe

que les maladies de l’appareil circulatoire, les tumeurs

malignes, les maladies endocriniennes et nutritionnelles,

les maladies respiratoires et les affections périnatales

représentent 65 % des causes de décès. Au niveau

national, les cancers sont désormais installés à la deuxième

place des causes de décès.

- Le taux de mortalité infantile a fortement régressé, de

même que pour la mortalité des moins de 5 ans. Le taux

de mortalité infantile était de 18,7 pour 1 000 naissances

vivantes en 2007.

- En ce qui concerne la santé des jeunes, on peut retenir

que chez les célibataires de 18 à 29 ans, 30 % consomment

du tabac, 8 % de l’alcool. Les facteurs de risque sont plus

fréquents en milieu urbain et lorsque le niveau socioéducatif

est bas.

Les principaux défis du système de santé tunisien

La Tunisie fait face à d’importants défis pour garantir la

pérennité financière à long terme du système de santé. Le

système de santé tunisien doit s’attacher à relever plusieurs

défis.

Nous ne dressons pas ici une liste exhaustive de ces défis:

1. La réduction des déséquilibres entre les régions par

l’harmonisation de la carte sanitaire.

Le mode de couverture sanitaire joue un rôle fondamental

quant à l’équité de l’accès aux soins et influence

grandement la surmortalité de telle ou telle catégorie

socioprofessionnelle.

2. La mise en place d'outils efficaces de régulation. Cette

régulation recouvre trois volets :

- L’équilibre entre le secteur public et le secteur privé.

- L’équilibre entre l’approche préventive et l’approche axée

sur les soins curatifs.

- L’adéquation entre formation et emploi des professionnels

de la santé tenant compte de la capacité réelle du marché

de l’emploi et non de la demande sociale ou des capacités

de formation.

3. L’amélioration de la qualité des prestations.

4. La garantie d’un financement pérenne et équitable.

5. L’intégration dans son environnement régional et

international en matière de commerce des biens et services

de santé.

Quelques recommandations pour le système de

santé tunisien

La Tunisie est amenée à mieux maîtriser l’évolution de

ses dépenses de santé. Dans le cas contraire, les régimes

de retraite et le financement de l’assurance maladie se

trouveront en situation financière catastrophique.

Le secteur de la santé publique se trouvera en difficulté,

parce que 88% des lits d’hôpitaux appartiennent au

domaine public et le principal prestataire de soins reste le

Ministère de la santé publique.

D’autres mesures peuvent contribuer aux réformes du

système de la santé :

- La mise en œuvre de formations au management de la

santé dans les universités et dans les études médicales et

paramédicales ;

- La promotion d’un système de santé davantage solidaire

permettant une prise en charge de qualité et une égalité

dans l’accès aux soins pour tous au moindre coût.

- L’encouragement d’une politique de recherche, avec

des objectifs clairement identifiés, orientér vers la santé

publique et le management des systèmes de santé.

Enfin, nous pensons que les inflexions à conduire dans

l’avenir consistent à concevoir des réformes profondes qui

offrent un système de santé mieux régulé et plus solidaire,

capable de supporter et d’accompagner les transitions en

cours, qu’elles soient démographiques, épidémiologiques,

organisationnelles et démocratiques.

Dr. Souissi Hédi Romdhane

Enseignant à la Centrale DG

Références bibliographiques

- Ben Hamida A et al. La transition sanitaire en Tunisie au cours des 50

dernières années. In La Revue de Santé de la Méditerranée orientale. Tunis

2005.

- Habib Touhami Economiste et ancien Ministre,conférence donnée à

la Faculté de Médecine de Tunis le 10 décembre 2011 à l’invitation du

Comité National d’Ethique Médicale.

- Farid Chaoui, Michel Legros Les pays du Maghreb, des États en transition

sanitaire

Les Notes IPEMED avril 2012

- Document WHO-EM/ARD/017/F , Stratégie de coopération OMS –

Tunisie. Bureau régional de la méditerranée orientale, 2010–2014

- Ministère du Développement commercial et industriel/Organisation des

Nations Unies en Tunisie. Rapport sur les OMD en Tunisie, Tunis, 2007

Nos enseignants s’expriment

w w w . u n i v e r s i t e c e n t r a l e . n e t 39


Nos enseignants s’expriment

GEOLOGIE DE TERRAIN POUR LES INGENIEURS DE

L’INDUSTRIE DU PETROLE

La géologie est une science concrète qui

s'observe et se comprend sur le terrain.

Un enseignement purement théorique de

cette discipline entraîne souvent, pour les

étudiants, des difficultés à percevoir ou à

construire les composantes spatiales et

temporelles d’objets géologiques. En effet, une particularité

des sciences de la Terre par rapport aux autres

sciences de la nature réside dans le fait que le « réel »

ne se limite pas aux expériences de laboratoire ; il faut

y ajouter le travail de terrain (Gould, 1990, voir aussi

Orange C. et D, 1995). La meilleure approche reste donc

les sorties sur le terrain ou l’observation et la manipulation

d'objets géologiques (minéraux, roches, fossiles).

La géologie a pour objectif la reconstitution de l’histoire

de la terre depuis ses origines jusqu’à nos jours par le

biais de l’étude des matériaux constitutifs accessibles à

l’observation. Sa démarche consiste donc à rechercher,

au sein de ces objets géologiques, des témoignages

concernant leur genèse. Ceux-ci sont interprétés par référence

aux lois qui règlent, actuellement, à la surface de

la terre et dans ses profondeurs, les processus d’évolution

de la matière. Cela implique l’investigation de portions

plus au moins importantes de la croûte terrestre

dont la taille se situe entre le millimètre et quelques hectomètres.

En effet, c’est par l’observation du terrain que

nous pouvons réunir l’information indispensable à toute

description et interprétation du contexte géologique

avant de passer par le laboratoire.

Dans le domaine des géosciences, l’ingénieur géologue

intervenant dans le secteur des énergies, se consacre

à la recherche et à l’optimisation de gisements pétroliers

à l’heure où le développement des ressources

non-conventionnelles constitue un enjeu majeur. Ainsi,

pour avoir du pétrole, il faut d’abord faire de l’exploration,

c'est-à-dire rechercher les endroits où la topographie

du sous-sol permet de piéger l’or noir. Sans obéir

à des lois physiques bien précises, l’existence de gisements

de pétrole dans un endroit est fonction de deux

critères élémentaires :

- les hydrocarbures doivent être formés dans des terrains

propices qui sont qualifiés de roche mère. Ces terrains

correspondent nécessairement à certaines phases

de la sédimentation marine avec dépôts de matière organique

dont l’évolution physico-chimique conduit à la

40

w w w . u n i v e r s i t e c e n t r a l e . n e t


Nos enseignants s’expriment

formation des hydrocarbures. Leur maturation se fait sur

des périodes extrêmement longues mais les conditions

de formation de ces hydrocarbures ont existé à n’importe

quelle époque de l’évolution du globe terrestre ;

on trouve alors des hydrocarbures dans tous les terrains

sédimentaires ;

- pour qu’il y ait ensuite gisement de pétrole, il faut que

les hydrocarbures aient été, après leur formation, rassemblés

puis piégés dans des réservoirs. On appelle

«réservoir »un espace étanche en haut, bordé d’argile ou

de roches imperméables, plus au moins grand dans lequel

il y’a une roche poreuse, comparable à une éponge.

La roche « réservoir » est imprégnée de gaz et/ou de

liquide (pétrole) et/ou d’eau salée. La qualité du réservoir

est caractérisée par sa porosité (plus la roche est

poreuse, plus le volume de pétrole contenu est grand) et

sa perméabilité (possibilité d’extraire le pétrole).

Le géologue de l’industrie du pétrole doit travailler en

amont de tout projet d’exploitation pétrolière. Sa tâche

principale est de détecter les zones contenant des hydrocarbures.

Il contribue non seulement à analyser le

sous-sol d’un site et identifier les roches susceptibles

d’emprisonner du pétrole mais à effectuer des analyses

de laboratoire afin de déterminer l’origine et le degré de

maturité de la matière organique. Pour l’ingénieur de l’industrie

du pétrole, la mise en évidence des conditions

de formation des hydrocarbures et la détermination de

la nature de la matière organique sont nécessaires pour

qu’il puisse maitriser et améliorer les techniques de

traitement et de raffinage dans ces ressources énergétiques.

« réservoirs » potentiels. Une attention particulière a été

consacrée à l’interprétation des milieux de dépôt en appliquant

le principe de l’actualisme.

Les étudiants de GP1 et de GP2 ont étudié en détail

les caractéristiques lithostratigraphiques des calcaires

noirs en plaquettes de la formation Bahloul qui constituent

une roche mère d’âge Cénomano-Turonien et

les caractéristiques pétrophysiques des réservoirs carbonatés,

silici-clastiques et fracturés de la série sédimentaire

de l’intervalle Jurassique supérieur - Crétacé

inférieur. Ils ont appris aussi les techniques d’échantillonnage

des roches meubles et des roches consolidées.

Les échantillons récupérés peuvent faire l’objet de plusieurs

analyses de laboratoire (pétrographie, géochimie,

minéralogie, micropaléontologie…). De ce fait, apparaît

clairement la complémentarité des analyses de laboratoire

aux travaux de terrain ce qui permet à l’ingénieur

pétrolier de cerner l’histoire géologique des roches renfermant

du pétrole.

Mohamed Faouzi Zagrarni (1 et 2) et Hajer Mejri (1)

enseignants universitaires

1. Polytech Centrale de Tunis

2. Institut Supérieur des Sciences et Techniques des Eaux

de Gabès

Au cours du mois de Novembre 2014, les étudiants des

sections GP1 et GP2 de l’Ecole Centrale Polytechnique

ont effectué des sorties sur terrain dans les Jbels Ammar,

Nahli et Oust et dans la zone côtière de Hergla.

Ces sorties ont permis aux étudiants de maitriser les

techniques de reconnaissance et de description des minéraux

et des roches sédimentaires et de découvrir des

roches riches en matière organique (roche mère) et des

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Nos enseignants s’expriment

« Eviter le drame de la contamination »

Suite à des accidents d’exposition au sang (AES) par piqûres d’aiguilles chez quelques étudiants

au cours de leurs stages hospitaliers, il m’a semblé pertinent de rappeler à travers

cet article l’importance de la vaccination contre l’hépatite B mais aussi certaines règles

d’hygiène à adopter par tous les professionnels de la santé pour se prémunir des risques

de la contamination.

En effet, l’intérêt de cette vaccination

n’est plus à démontrer. Malheureusement,

la science, qui a fait des

merveilles, n’a pas encore résolu

tous les problèmes des populations.

Ainsi par exemple, pour rester dans

notre cadre, il n’y a pas de vaccin

contre deux autres maladies pouvant

survenir suite à un AES,

comme l’hépatite C et

le SIDA que nos jeunes

stagiaires peuvent rencontrer.

C’est pourquoi

l’apprentissage, voire

l’acquisition de réflexes

en matière de prévention

contre les AES, doit

être le souci primordial

chez tout professionnel

de la santé.

En France, 34000 AES

ont été déclarés en

2007 ! Le taux d’AES

par piqûre reste stable

sur la période 2002-

2007, avec un taux de

5,3 AES pour 100 lits d’hospitalisation

et aucune tendance à l’amélioration

n’a été observée au fil des

années de surveillance.

La distribution des AES selon la nature

de l’exposition montre que les

accidents percutanés (avec effraction

de la peau) représentent plus de

80% des cas (70% par piqûre avec

une aiguille et 10% par coupure

avec un dispositif tranchant).

Une enquête menée en 2012 dans

185 hôpitaux de France a montré

qu’il y avait 4530 AES déclarés. Ces

accidents ont touché le personnel

de soins dans 63,1% des cas, le

personnel médical dans 18,3%, le

personnel médico-technique dans

2,6% et les étudiants-infirmiers dans

9,7%. Les quatre principaux mécanismes

des AES de type percutané

se répartissent comme suit : la

manipulation d’ aiguilles (47,9%), la

manipulation d’instruments souillés

(22,7%), la manipulation de conteneurs

à aiguilles (6,1%) et la manipulation

d’une lame (5,1%). Les

trois principaux gestes de soins à

l’origine de ces mêmes accidents se

répartissent comme suit : injections

(45,3%), prélèvements (33,3%) et

perfusions (14,3%).

Mais ce qui est intéressant

à retenir dans ces

statistiques, c’est que

48,4 % des accidents

percutanés auraient pu

être évités par l’observance

des précautions

standard sur lesquelles

nous reviendrons.

Les piqûres accidentelles

et autres accidents

exposant au sang

représentent un danger

de contamination quotidien

pour les professionnels

de la santé.

De ce fait, un AES est

une urgence médicale :

il faut interrompre la tâche en cours

et suivre le protocole de la prise en

charge des AES que nous verrons

plus loin.

Les AES font l’objet d’une réglementation.

La conduite médicale et

médico-légale à tenir, la stratégie

de prévention des AES et les obligations

de l’employeur sont définies

par un ensemble de directives

42

w w w . u n i v e r s i t e c e n t r a l e . n e t


et circulaires qui s’inscrivent dans le

cadre général de la prévention des

risques professionnels. La dernière

en date est le rapport 2006 du Ministère

français de la santé et l’arrêté du

10 juillet 2013 qui transpose des directives

européennes et précise les

précautions standards qui doivent

être mises en place par l’employeur

dès qu’il existe un risque d’exposition

au sang.

Cette stratégie de prévention comporte

la vaccination du personnel, le

respect des précautions d’hygiène,

l’utilisation rationnelle d’un matériel

adapté, la prévention dans les blocs

opératoires, la prise en charge des

AES avec procédures, l’information

et la formation du personnel.

Nous proposons de développer trois

points de cette stratégie :

1/ La vaccination : c’est évidemment

l’un des piliers de la santé

publique, puisqu’elle protège de

la contagion et permet même, dans

certains cas, de faire disparaître certaines

maladies. Concernant le Vaccin

contre l'hépatite B, bien qu’il ait

défrayé la chronique dans les années

1990 (on l'accusait de déclencher la

sclérose en plaques chez certains

patients), plusieurs spécialistes ont

depuis désavoué les études qui ont

montré ce lien relevant beaucoup

de biais méthodologiques susceptibles

de fausser les résultats. Ainsi,

le célèbre adage "Mieux vaut prévenir

que guérir" s'applique donc plus

que jamais.Enfin, le Pr. Pawlotsky

rappelle que si une relation entre

ce vaccin et l'apparition de manifestations

de la sclérose en plaques

existe, le risque est de toute façon

très faible et ne remet pas en cause

les bénéfices de la vaccination. Ce

virus est actuellement la deuxième

cause mondiale de cancers après

le tabac chez l'homme ! Ce moyen,

s’il n’est pas associé à des mesures

d’hygiène et de sécurité peut induire

une fausse sécurité d’où l’intérêt

d’inculquer ces mesures au point de

les assimiler sous forme de réflexes

car, comme on l’a dit plus haut, il n’y

a pas de vaccin contre toutes les

maladies.

2/ Le respect des précautions

d’hygiène : le mot hygiène

dérive du nom de la déesse grecque

Hygie, qui était la déesse de la santé

et de la propreté. Dans la Grèce antique

et la Rome antique, l'hygiène

est symbole de santé et se concrétise

par exemple par la fréquentation

des bains publics. Dans son

rapport 2006, le Ministère français

de la santé préconise des mesures

de précaution standard pour prévenir

les AES dont nous rapportons

ici les principaux points : lavage et

désinfection des mains, port de

gants, port de lunettes, masques et

surblouses; pour le matériel souillé,

piquant ou tranchant à usage

unique, ne pas recapuchonner les

aiguilles, déposer dans un conteneur

adapté, situé au plus près du

soin, transport du linge et des matériels

souillés par le sang dans un

emballage fermé étanche, au bloc

opératoire, changer régulièrement

de gants, porter des masques à visière,

ou des lunettes de protection.

3/ La prise en charge des AES

comporte deux cadres d’intervention

: un cadre lié à la législation

du travail où il faut une déclaration

de l’AES dans les 48h, une preuve

de la séronégativité de la victime au

moment de l’accident et un contrôle

de la séroconversion dans les délais

compatibles avec la date de l’accident;

quant à la conduite pratique

vis-à-vis de la blessure, il faut désinfecter

immédiatement la plaie

(immersion du point de piqûre dans

la bétadine pendant 15mn) et en

cas de projection sur les yeux, rincer

abondamment au soluté physiologique

ou à l’eau pendant 5mn et

consulter le médecin du travail dans

les 4h en vue d’indiquer la conduite

médicale.

Un élément important est également

à prendre en compte dans ce cadre,

c’est l’impact économique et juridique

des AES. En effet, au drame

humain que représente chaque accident

(des mois d’incertitude dans

l’attente des résultats, traitements

éventuels…), s’ajoutent des coûts

liés aux examens biologiques,

consultations, traitements prophylactiques,

consommation d’antibiotiques,…).

L’aspect juridique de ces

risques et enjeux peut constituer

également des litiges compliqués.

Nos étudiants doivent être conscients

de ces risques qui peuvent aboutir à

un véritable drame, c’est pourquoi

la motivation pour les séances de

vaccination contre l’hépatite B que

nous programmons chaque année

en collaboration avec la direction régionale

de la santé publique doit être

exemplaire en vue d’atteindre des

taux de couverture vaccinale proche

de 100%. Notons que pour l’année

2013/2014, le taux de couverture

vaccinale n’a atteint que 80% pour

la 1ère dose et 65% pour la 2ème

dose, à titre de comparaison ce taux

a atteint 90% à la faculté de médecine

et 80% à l’école des techniciens

supérieurs de Tunis. Il est vrai qu’on

a fait mieux que l’année précédente

et qu’on n’est pas loin des établissements

publics, mais il faut toujours

sensibiliser encore et encore.

Nous devons dès lors crier haut et

fort le slogan « prévenir vaut mieux

que guérir ».

Dr. Hbibi Ben OTHMEN

Coordinateur de la section

physiothérapie

à la Centrale Santé

Nos enseignants s’expriment

w w w . u n i v e r s i t e c e n t r a l e . n e t 43


Nos enseignants s’expriment

Les stupéfiants en droit tunisien

par M.Ben Jaafar Mustapha*

Tout produit,

toute

substance

de nature à

altérer les

facultés

mentales,

à créer une certaine dépendance,

doivent être interdits,

mais d’un autre côté certains

appuient la thèse selon

laquelle l’individu est libre

de disposer de son corps à

condition de ne pas porter

atteinte à la société.

Deux thèses en présence

et la contradiction est

flagrante, laquelle doit-on

soutenir ?

- En Tunisie, la consommation

du « takrouri » n’était

pas interdite du temps du

protectorat, sa distribution

se faisait dans les débits de

tabac et était le monopole

de l’état et ce jusqu’au 31

décembre 1953 ( voir décret

du 23 avril 1953) mais à partir

du 1 janvier 1954, la distribution

du «takrouri» devient

interdite et la consommation

est plus ou moins tolérée.

- Après l’indépendance,

la loi n° 47/1964 du 3 novembre

1964 interdit la

consommation, la distribution,

le transport de cette

plante maléfique et la peine

encourue devient lourde(de

un à cinq ans d’emprisonnement

et une amende de 100

à 10000 dinars), la culture

de cette plante est interdite

et même le refus de détruire

les plants qui ont poussé naturellement

est sanctionné.

- Puis vient la loi n° 54/1969

du 28 juillet 1969 portant

réglementation des substances

veneineuses et qui

classe ces substances en

trois catégories à savoir

celles du tableau « A » relatif

aux substances toxiques,

celles du tableau « B » relatif

aux stupéfiants et celles

du tableau « C » relatif aux

substances dangereuses. La

vente de tels produits obéit

alors à certaines conditions

strictes et leur prescription

par les médecins, est réglementée

ainsi que la création

d’un bureau national de lutte

contre les stupéfiants.

- Mais l’esprit des hommes

est agile et le détournement

de certains produits des tableaux

A et C voit le jour, en

l’absence de sanction pénale

de la consommation,

seuls les réseaux de trafic

de ces produits dangereux

sont poursuivis.

- Les produits du tableau B

sont interdits et réprimés sur

la base de la loi n°47/1964

mais le législateur a institué

une commission médicale

de lutte contre l'accoutumance

ainsi que l’institution

« de l’injonction curative ».

- Mais la Tunisie est devenue

une plaque tournante,

dans le trafic international

des stupéfiants et le législateur

doit intervenir pour lutter

contre ce fléau qui menace

aussi bien les jeunes et

l’ordre public interne qu’international.

- La loi de 1964 sur les stupéfiants

fut abrogée et remplacée

par la loi n° 52/1992

du 18mai 1992 mais est-ce

les mesures prises sont efficaces

et de nature à éradiquer

ce fléau ?

- La nouvelle loi étend la répression

à tout acte en rapport

avec les stupéfiants à

savoir la consommation, la

détention pour consommation,

la culture, le transport,

l'importation ou l’exportation……

de tout produit dont

la composition renferme des

produits stupéfiants faisant

partie du tableau B précité.

- Les sanctions sont lourdes

et peuvent atteindre l’emprisonnement

à perpétuité et à

ne citer que le minimum :

- La peine est de 1an à

5 ans et une amende de

1000 à 3000 dinars pour le

consommation ou détention

pour consommation de tout

produit stupéfiant.

-La peine est de 6 à 10 ans

et une amende de 5000 à

10000 dinars pour détention,

plantation, fabrication… de

tout produit stupéfiant.

- La peine est de 10 à 20

ans et une amende de 20 à

100milles dinars pour importation

ou exportation de tout

produit stupéfiant.

- La peine est de 20ans à

perpétuité et une amende

de 100 à un million de dinars

pour toute appartenance à

une association nationale ou

internationale et ce, même

sans contre -partie.

- La peine est de 10 à 20

ans et une amende de 20

à 100.000dinars pour toute

complicité de trafic ou recel

de tout produit stupéfiant ou

pour la mise à disposition de

locaux appropriés et réservés

à la consommation ou

le trafic.

- La peine est de 6 mois à 3

ans et une amende de 1000

à 5000 dinars pour fréquentation

des lieux aménagés

pour la consommation des

stupéfiants.

- D’un autre côté, le législateur

a prorogé des délais de

prescription de l’action publique

en matière délictuelle

en les portant à 5 ans alors

que la peine ne se prescrit

que par 10 ans.

- Interdiction est faite aux

juges d’appliquer l’article 53

du code pénal dans toutes

les infractions relatives aux

stupéfiants c'est-à-dire que

le juge ne peut en aucun cas

descendre la peine au deçà

du minimum requis qui est

de 1 an d’emprisonnement

et de 1000 dinars d’amende.

- En cas de récidive spéciale,

le maximum de la

peine est encouru.

- Toutes ces interdictions

font que le juge se trouve lié

et ne peut individualiser la

peine, pourtant de ses attributions.

- L’interdiction faite au juge

de recourir à l’article 53 du

code pénal semble s’imposer,

la première condamnation

doit tenir compte de la

personnalité du consommateur

et des circonstances de

fait, la seconde, et en cas

d’échec, doit permettre au

juge de descendre au minimum

requis et en cas de récidive,

c’est le maximum de

la peine qui est prononcé.

- L’injonction curative doit

être instaurée mais la lutte

contre les trafiquants doit

continuer.

A la prochaine

*Président de la chambre à la

cour de cassation et enseigant à la

Centrale DG

44 w w w . u n i v e r s i t e c e n t r a l e . n e t


KAFON

« Les pauvres subissent les erreurs

des politiciens »

Grand témoin

Dans le cadre de la soirée organisée par le club d’évènements

« Follow us » et animée par Kafon et Mohamed Amine Hamzaoui,

nous avons croisé Kafon dont les coulisses, suite à la réussite de

son premier tube « Houmani ». Récit !

Bienvenue au cœur de l’Université Centrale

Merci… Ça me fait plaisir de partager avec vous ces quelques instants de bonheur sous le rythme de

« Houmani » et d’autres titres appréciés par le public.

Du jour au lendemain, vous êtes devenu célèbre, les

gens apprennent vos chansons et les médias ne

cessent de parler de vous… Est-ce que c’était un

rêve pour vous ?

Qui ne rêve pas d’être célèbre ? Mais, je n’y ai jamais

pensé... C’est un pur hasard.

Qu’est-ce que vous ressentez quand vous remarquez

la joie dans les yeux de vos fans notamment

les enfants qui crient « Kafon.. kafon » ?

Ca me fait plaisir d’être aimé par les gens… Dieu merci et

je remercie tout le monde de m’avoir soutenu tout au long

de mon séjour en prison.

Est-ce que vous allez rester le fils du quartier populaire

qui est connu pour sa modestie ou on peut

s'attendre à ce que vous changiez un jour suite à

votre célébrité ?

Pourquoi je change ? Je suis toujours le fils du quartier

populaire… là où j’ai démarré ma carrière, en compagnie

de mes amis et de mes voisins.

A votre avis, pourquoi vous êtes aimé par les gens ?

Peut être parce que je suis sincère et modeste… C’est à eux qu’il

faut poser la question.

Concernant la situation du pays, est-ce que vous vous

attendez à un changement ?

J’espère du fond de mon cœur… Le problème dans tout ce qui

se passe, c’est que ce sont les gens appartenant à la catégorie

des pauvres qui assument les erreurs des politiciens alors que

les riches s’en fichent et ils sont toujours intouchables.

Quels sont les sujets que vous voulez traiter dans vos

chansons ?

Il y en a plusieurs… notamment la pauvreté, la souffrance etc...

Aujourd’hui, vous êtes monté sur scène avec Hamzaoui

et demain, avec qui pensez-vous collaborer ?

Il est à noter que je suis fier de partager cette expérience avec

Hamzaoui. J’ai eu des propositions mais pour le moment je tiens

beaucoup à ma collaboration avec Hamzaoui... C’est un frère.

Un petit message à vos fans

Merci pour votre soutien… Merci aussi pour vos messages sur

Facebook.. C’est grâce à vous que j’ai réussi.

Propos recueilli par Nesrine Mesdoura

Etudiante en 1 ère année journalisme et communication

w w w . u n i v e r s i t e c e n t r a l e . n e t 45


Agenda

Les journées portes ouvertes

A

partir du 16 juin 2014, le groupe Université Centrale organise la

première rencontre des journées portes ouvertes dans toutes ses

écoles. C’est l’occasion pour tous les bacheliers de découvrir les

établissements qui composent le groupe et d‘avoir des réponses

à leurs questions.

Lors de ces journées, les bacheliers seront accueillis par les coordinateurs pédagogiques

qui les guideront dans leurs choix et leur feront une présentation

détaillée des études qu’ils envisagent de poursuivre, des formations proposées

et des débouchées.

Des visites guidées seront organisées dans tous les établissements du

groupe où les participants pourront visiter les salles de cours, les ateliers, les

laboratoires et les studios.

Voici le calendrier pour chaque école :

IMSET

Date Thème Heure

Polytech Centrale

09-juil-14 Présentation de l'école 8h30 - 13 h

17-juil-14 Présentation du département Santé 8h30 - 13 h

Date

Heure

24-juil-14 Présentation de département Technologie 8h30 - 13 h

24-juin-14

8h30 - 13 h

31-juil-14 Présentation du département Gestion & Douane 8h30 - 13 h

01-juil-14

8h30 - 13 h

07-août-14 Présentation du département Gestion & Douane 8h30 - 13 h

08-juil-14

8h30 - 13 h

14-août-14 Présentation du département Informatique 8h30 - 13 h

15-juil-14

22-juil-14

29-juil-14

05-août-14

11-août-14

8h30 - 13 h

8h30 - 13 h

8h30 - 13 h

8h30 - 13 h

8h30 - 13 h

AAC

Date Thème Heure

16-juil-14 Présentation de l'école 8h30 - 13 h

30-juil-14 Présentation du département Audiovisuel 8h30 - 13 h

21-août-14 Présentation du département CNAM 8h30 - 13 h

28-août-14 Présentation du département des Langues 8h30 - 13 h

19-août-14

8h30 - 13 h

14-août-14 Présentation du département Infographie 8h30 - 13 h

26-août-14

8h30 - 13 h

27-août-14 Présentation du département Décoration 8h30 - 13 h

10-sept-14 Présentation du département Audiovisuel 8h30 - 13 h

24-sept-14

Présentation du département Infographie et du

département Décoration

8h30 - 13 h

DG

Centrale Com

Date

Heure

Date Thème Heure

25-juin-14

03-juil-14

10-juil-14

8h30 - 13 h

8h30 - 13 h

8h30 - 13 h

Centrale Santé

Date

Heure

27-juin-14 Présentation de l'école 8h30 - 13 h

04-juil-14

Présentation du département Journalisme et

Communication

8h30 - 13 h

11-juil-14 Présentation du département Design 8h30 - 13 h

17-juil-14

24-juil-14

31-juil-14

07-août-14

14-août-14

21-août-14

28-août-14

04-sept-14

11-sept-14

8h30 - 13 h

8h30 - 13 h

8h30 - 13 h

8h30 - 13 h

8h30 - 13 h

8h30 - 13 h

8h30 - 13 h

8h30 - 13 h

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16-juin-14

07-juil-14

14-juil-14

21-juil-14

04-août-14

11-août-14

18-août-14

25-août-14

9h00 - 14 h

9h00 - 14 h

9h00 - 14 h

9h00 - 14 h

9h00 - 14 h

9h00 - 14 h

9h00 - 14 h

9h00 - 14 h

18-juil-14 Présentation du département des Langues 8h30 - 13 h

26-juil-14

Présentation du département Audiovisuel et

Cinéma

8h30 - 13 h

01-août-14

Présentation du département Communication et

Multimédia

8h30 - 13 h

15-août-14

Présentation du département Journalisme et

Communication

8h30 - 13 h

22-août-14 Présentation du département Design 8h30 - 13 h

29-août-14 Présentation du département des Langues 8h30 - 13 h

05-sept-14

Présentation du département Audiovisuel et

Cinéma

8h30 - 13 h

12-sept-14

Présentation du Département Communication et

Multimédia

8h30 - 13 h

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