Numero28 - Entreprises magazine

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Numero28 - Entreprises magazine

numéro 28 — mars/avril 2008 — 3 EUR

Immobilier

Dossier pages 26-54


numéro 28 — mars/avril 2008 - 3 EUR

News

4 Brèves transfrontalières

5 Manpower — Les Rendez-vous de l'emploi

14 Finies les longues files d’attente avant un concert –

Recevez votre billet par SMS et doublez tout le monde !

Formation professionnelle continue

18 Global Investments – Nouvel outil pour les

professionnels du secteur financier

19 PwC ACADEMY – Prochaines formations

20 Lifelong-learning.lu

21 Communication

L’événement au service du corporate

22 Sécurité et santé

Organisation des premiers secours en entreprise

24 Entreprendre au féminin

Travail de nuit – Quand tu nous tiens !

Dossier – Immobilier

26 2020 – Odyssée de l’utilisation de l’espace

27 Quel avenir pour la Métropole luxembourgeoise ?

30 DTZ – 2000 à 2007 : du mouvement sur tous les plans

31 Jones Lang LaSalle – Consultance en stratégie

immobilière

32 Atisreal – Luxembourg : terre d’investissements

immobiliers ?

33 Property Partners – Des solutions d’avenir

34 Les frais d’acquisition d’un immeuble

35 La Société Civile Immobilière – Un outil simple et

efficace de gestion immobilière

36 Le syndic – Quel est son rôle ?

38 Déduction des intérêts pour la résidence principale –

Enfin possible pour tous les frontaliers !

Emploi

55 45 ans et plus – Des atouts pour les entreprises

57 Le bien-être au travail

60 Nouvelles technologies

Signature électronique – Enfin réalité !

62 Simplification.lu

La simplification administrative – Faites-en profiter

votre entreprise

64 Bon à savoir

U comme Usufruit

65 A nos frontières

Arlon – Belle au centre

66 Grande Région

OPEN SPACE – Une conférence où tout est permis,

ou presque…

70 Auto

Toyota Prius – Le plaisir de rouler propre et économique

73 Etapes gourmandes

75 Check in

Lisbonne – Capitale au charme fou

78 Beauty case

80 Livres

82 Musique

39 Les cahiers transfrontaliers

d’EURES Luxembourg

47 La mise à disposition d’un logement

49 L’économie et la bonification d’intérêts

51 L’éco-bio-construction – Une autre manière de

construire ou rénover

54 Le vert – Couleur d’un jour ou couleur durable ?

Editeur / Régie publicitaire /

Media & Advertising S.à r.l.

300 C, route de Thionville B.P. 50

L-5801 Hesperange

Tél : (352) 40 84 69

Fax : (352) 48 20 78

Isabelle Couset

E-mail : icouset@yahoo.com

Françoise Couset

E-mail : francoise.couset@yahoo.com

Directeur de la publication / Rédacteur en chef /

Isabelle Couset

Rédaction /

Fatima Benabdelaziz, Isabelle Couset, Alain Ducat,

Michel Nivoix, Marc Vandermeir.

Merci à toutes les personnes qui ont

contribué à la rédaction de ce numéro /

Barbara Dubus, Antoine Rech, Netty Thines, Eric Eben,

Christine Borderies, Dorothée Ciolino, Céline Lelièvre,

Constance Collette, Nelly Mazzarol, Arthur Tibesar,

Fabienne Jacquet, Jean-François Peters, Vincent Wilkin,

Alexandre Kock, Cluster Eco-construction asbl, Carole

Blond-Hanten, Ivana Raulet et Claude Gengler.

Mise en page / imprimerie jmw atgen, Luxembourg

Photos / Alain Wemers

Impression / imprimerie jmw atgen, Luxembourg

Parution bimestrielle

Abonnements 1 an — 6 numéros : 27 EUR

2 ans — 12 numéros : 48 EUR

Media & Advertising S.à r.l. informe les lecteurs et abonnés du

magazine qu’elle collecte des informations uniquement aux fins de

la publication, gestion des abonnements et marketing. Les personnes

concernées disposent d’un droit d’accès et de rectification.

© 2008 — Media & Advertising S.à r.l.

Toute reproduction est interdite


Working-Worlds Benelux

La prochaine édition du salon de recrutement virtuel aura

lieu le 29 mai 2008

Au regard des résultats plus que satisfaisants de la première

édition de Working-Worlds, qui s’est tenue le 28 novembre

2007, GAX Technologies S.A. met en place une seconde édition

pour un marché plus vaste : le Benelux. Le jeudi 29 mai 2008,

GAX Technologies réunira des recruteurs et des candidats potentiels

dans l’univers virtuel de Second Life.

Inscriptions sur www.working-worlds.com.

Journées Portes Ouvertes Luxembourgeoises

Les 17 et 18 mai 2008

Après le succès des Journées Portes Ouvertes Luxembourgeoises

des deux dernières années, une troisième édition sera organisée

par l’agence en communication Brain&More le week-end des

17 et 18 mai 2008. Ces journées d’action se déroulent sous les

auspices conjoints du ministère de l’Economie et du Commerce

extérieur et du ministère des Classes moyennes, du Tourisme

et du Logement. L’objectif de ces Journées est de permettre

aux habitants du Grand-Duché de visiter, le temps d’un weekend,

des entreprises dont ils ne connaissent parfois que le

nom. Toutes les entreprises établies au Luxembourg peuvent y

participer. A l’heure actuelle, 33 entreprises ont déjà confirmé

leur participation.

Infos : Brain&More – Tél : (352) 26 84 71-1

Fax : (352) 26 48 35 10 – E-mail : brain@brain

Jones Lang LaSalle

Toujours parmi les 400 Best Big Companies du magazine Forbes

Pour la 3 e année consécutive, Jones Lang LaSalle figure au

classement 400 Best Big Companies du magazine Forbes. Dans

sa liste prestigieuse, Forbes identifie les meilleures des plus

grandes entreprises cotées en Bourse aux Etats-Unis en termes

de paramètres financiers, de gouvernance d’entreprise et de

normes comptables. Cette année encore, Jones Lang LaSalle

est l’unique entreprise de services immobiliers et de gestion

financière du palmarès.

News /

ALD Automotive

Leader en leasing opérationnel passe en tête !

Pour ALD Automotive, l’année 2007 s’est traduite par un nombre

de commandes largement au-delà des attentes et un développement

du chiffre d’affaires qui a atteint les 55 millions EUR,

soit une progression de 40 % par rapport à 2006. Ses résultats

financiers se sont améliorés de 55 % par rapport à 2006 et

sont venus renforcer les résultats reportés qui s’élevaient déjà

à 11.374 millions EUR. ALD Automotive compte actuellement

un parc automobile de près de 7 000 véhicules (3 135 en

2004 et 807 en 1997) et a développé une flotte propre de

300 véhicules pour les locations court et moyen termes de

ses clients. ALD Automotive est désormais le leader en leasing

opérationnel de véhicules au Luxembourg et détient 24,7 % du

marché global.

www.aldautomotive.com

Alter Domus

Un bureau à Chypre

Alter Domus, société spécialisée

dans la gestion et l'administration

de sociétés poursuit son

développement international avec

l’ouverture d’un bureau à Nicosie,

la capitale chypriote. Alter Domus

(Cyprus) Ltd est une joint-venture

avec Pan-Invest Management Ltd

dirigée par Antonis Avraam, nommé Managing Director de la

nouvelle société.

Bernard Hensmans

Country Manager

de Monster Luxembourg

Bernard Hensmans (42 ans), actuel dirigeant

de Monster.be, a pris la direction

de Monster Luxembourg, en remplacement

de Marc Wantz, qui a souhaité

« se réinvestir dans sa propre carrière

professionnelle ».

NautaDutilh

Deux nouveaux associés

NautaDutilh, l’un des cabinets d’avocats d’affaires indépendants

leaders dans le Benelux, avec plus de 400 avocats,

notaires et conseillers fiscaux établis à Amsterdam, Bruxelles,

Londres, Luxembourg, New York et Rotterdam, a nommé deux

nouveaux associés au sein de son bureau du Luxembourg :

Jean-Marc Groelly, spécialisé en droit fiscal international et

Jean-Michel Schmit, avocat d’affaires expérimenté et spécialisé

en fusions/acquisitions internationales dans le secteur

privé et très actif sur le marché du private equity.

Afin de répondre aux besoins de sa croissance continue

NautaDutilh a récemment déménagé dans des locaux plus

spacieux situés rue Jean Bertholet à Luxembourg.

Foyer Patrimonium S.A.

Fusion de Foyer Asset Management S.A. et

Foyer Patrimonium & Associates

Le 1 er janvier dernier, le Groupe Foyer a fusionné ses filiales

Foyer Asset Management S.A. et Foyer Patrimonium & Associates

S.A. pour former Foyer Patrimonium S.A. En combinant

les deux entités, le Groupe donne une nouvelle dimension

à ses activités de gestion d’actifs et de private banking.

Le nouvel ensemble gère environ 2 milliards EUR et dispose

d’une cinquantaine de spécialistes en gestion de fortune au

service d’une clientèle privée et institutionnelle.

mars /avril 3


MultiLine

News /

Sécurité assurée par LuxTrust

MultiLine, la solution d’e-banking pour les professionnels, commercialisée

en commun par les principales banques de la Place

depuis 1992, a été améliorée de nombreuses fois depuis lors.

Cette fois, MultiLine a été remplacée par une toute nouvelle

solution, reposant sur les technologies les plus modernes et

basées sur l’Internet. Sa convivialité s’en trouve renforcée et

son degré de sécurisation a profité des dernières avancées en

la matière, notamment par son recours aux produits et services

de la plate-forme de certification proposés par LuxTrust. La migration

nécessite que chaque utilisateur dispose au préalable

de son certificat LuxTrust. Dès lors, les banques concernées

contacteront leurs clients dans les mois à venir puisque l’objectif

est de migrer l’ensemble des utilisateurs vers la nouvelle

version de MultiLine avant la fin de cette année.

www.multiline.lu et www.luxtrust.lu

Badenoch & Clark

Expansion européenne, nouveau nom et nouvelle adresse

au Luxembourg

Installée au Luxembourg depuis 2003, la société de recrutement

professionnel permanent Badenoch & Clark Luxembourg, faisant

partie du cabinet de conseil britannique Badenoch & Clarck

International, est rapidement devenue l’un des acteurs forts

dans son domaine. Elle a remporté le HR One Awards 2007

dans la catégorie Best recruitment Services. Elle a confirmé

récemment son expansion européenne via des bureaux affiliés

en Allemagne, Suisse, Belgique, Pays-Bas et Hongrie, en les

réunissant sous le nom de FaradayClark, et ainsi de pouvoir

anticiper les développements du marché du travail européen et

d’être capable d’offrir les personnes adéquates pour les emplois

permanents à l’échelle internationale.

Afin d’appuyer sa croissance à partir d’un emplacement dans

le centre-ville, ses bureaux sont désormais situés au Dôme :

2-8, avenue Charles de Gaulle à L-1653 Luxembourg

Tél : (352) 26 19 28 10 01

Distribution des fonds non-UCITS

aux particuliers

Les professionnels européens du secteur appelés à donner

leur point de vue

PricewaterhouseCoopers Luxembourg a lancé une enquête

paneuropéenne portant sur la distribution des fonds d’investissement

non coordonnés aux particuliers. Cette enquête fait

partie d’une étude mandatée par la Commission européenne

visant à évaluer le potentiel et les perspectives du marché des

fonds non-UCITS en Europe.

L’étude comporte trois objectifs : identifier les produits

non-UCITS vendus aux particuliers, analyser les chaînes de distribution

de ces produits et, enfin, mettre en avant les moteurs

et les barrières qui façonnent ce secteur de l’investissement

ainsi que ses perspectives de développement.

Les professionnels ciblés sont principalement des promoteurs

de fonds, des distributeurs et des intermédiaires tels

que des banques, des assureurs et des plates-formes installés

en Europe. De plus, les organismes de contrôle, les Bourses

et les associations de consommateurs des principaux centres

financiers d’Europe seront également consultés.

Le questionnaire en ligne intitulé The retailisation

of non-UCITS funds in the European Union, disponible sur

www.retailisationofnonucits.com est à retourner jusqu’au 31

mars 2008.

Nico Daubenfeld, General Technic-OTIS et Guy Berscheid, Dexia BIL, devant

l’ascenseur principal Quadruplex du bâtiment tour, présentant le trophée.

Les ascenseurs du bâtiment

Terres Rouges de Dexia

Elevator World Project of the Year Award

La société General Technic-OTIS s’est vue décerner, le

30 janvier dernier, le 2008 Elevator World Project of the Year

Award pour les ascenseurs installés dans le bâtiment Terres

Rouges de Dexia à Belval-Ouest.

Ce prix du magazine Elevator World est considéré comme

l’ultime reconnaissance par les ascensoristes du monde

entier et vient compléter la distinction déjà obtenue l’année

dernière, pour ce même bâtiment, dans le cadre du concours

de la construction en acier « Luxembourg-Belgique ».

Les spécifications techniques et esthétiques exigées pour

la réalisation de plusieurs installations de levage prestigieuses

dans le bâtiment Terres Rouges dont, notamment, quatre ascenseurs

Quadruplex panoramiques uniques au monde par leur

conception technique et architecturale, étaient très poussées.

Et sous l’impulsion de Dexia BIL, maître de l’ouvrage, General

Technic-OTIS a dû atteindre un niveau de qualité inégalé à ce

jour dans le domaine des ascenseurs afin de transformer le

projet initial en une réalisation qui s’apparente à de l’orfèvrerie

ascensoriste.

Dexia et Energie-Cités

Promotion de l’affichage énergétique des bâtiments publics

en Europe

Dexia et le réseau de villes européennes Energie-Cités déploient

un partenariat global pour la promotion de l’affichage

énergétique des bâtiments publics en Europe. Développé début

2008 en France et en Belgique, le partenariat sera également

mis en place courant 2008 en Italie, au Luxembourg et en

Slovaquie.

Ce partenariat inclut le déploiement de l’outil Display®,

un outil d’auto-évaluation de la performance énergétique et de la

consommation d’eau des bâtiments publics. L’outil sera accessible

gratuitement en ligne pour tous les clients collectivités locales

clientes chez Dexia, sur les sites des pays concernés.

www.dexia.com

www.energie-cites.eu– www.display-campaign.org

mars/avril 4


News /

Ecole Privée Fieldgen

Vainqueur du Fortis Klima Award

Lancé en septembre 2007 sur le plan national, ce grand concours

avait pour but de soutenir un projet valorisant des comportements

responsables et des démarches citoyennes en matière

de développement durable, notamment envers le grand public.

Ouvert aux associations, établissements scolaires luxembourgeois

et mouvements de jeunesse, le projet proposé devait

comporter, pour être recevable, deux des trois composantes du

développement durable : le progrès social, le développement

économique et la protection environnementale. Il était demandé

aux participants de mettre en place une action de sensibilisation

et de conscientisation de la population en participant à

l’amélioration de l’environnement.

Après délibération, c’est l’Ecole Privée Fieldgen qui a

remporté tous les suffrages pour son projet intitulé « Développement

de l’habitat et respect de l’environnement ». Deux groupes

d’élèves seront chargés de réaliser 3 actions différentes, mais

complémentaires, pour sensibiliser élèves, parents d’élèves,

professeurs et aussi le grand public à ce thème.

A la fin du second trimestre scolaire, une brochure

présentera des entreprises sur le territoire luxembourgeois

proposant des stages pour des jeunes dans un domaine relatif

à la construction écologique. Une exposition sur le sujet de

l’habitat écologique est prévue courant mai et une table ronde

animée par les élèves et ouverte au public réunira experts de

l’habitat écologique, experts du monde scientifique, économique

et politique.

L’habitat écologique est un sujet qui tient particulièrement

à cœur à Fortis Assurances Luxembourg ; le lancement

récent de sa nouvelle assurance habitation – Multiprotect Klima

Habitation – en est une preuve.

Grâce à ce prix d’un montant de 5 000 EUR, la totalité

des frais de logistique des deux événements planifiés ainsi que

l’impression des brochures sont couverts.

Loyens Winandy

S’appelle dorénavant Loyens & Loeff

Depuis le 1 er février, l’étude d’avocats Loyens Winandy a été

rebaptisée Loyens & Loeff, Avocats à la Cour. Créée en 2003,

l’étude s’est considérablement développée en 2007, notamment

avec l’arrivée de plusieurs partenaires expérimentés en Investment

Management, Corporate, Banking & Finance et Tax.

www.loyensloeff.lu

Sodexho

Désormais Sodexo

Leader mondial sur le marché de la restauration et du Facilities

Management, le groupe a décidé au niveau mondial, et

pour accompagner et servir sa vision stratégique à 2015, de

simplifier son nom et moderniser sa typographie. La lettre « h »

qui signifiait auparavant « hôtellerie » disparaît en raison du développement

du groupe dans les diverses activités de services

et la croissance de ses parts de marchés dans le domaine du

Facilities Management. Au Luxembourg, Sodexo emploie plus

de 1 000 personnes.

www.sodexo.com

Photo-CDM

De g. à dr. : Marco Walentiny, président de Luxinnovation et Roland Kuhn, président

de la Chambre des Métiers.

Luxinnovation et la Chambre des Métiers

Au service des PME artisanales

Rares sont les PME qui disposent de ressources suffisantes

pour développer leur propre service de recherche et développement

en interne.

Lors de leur réunion annuelle de concertation sur les

priorités futures et l’établissement d’un plan d’action pour 2008,

les présidents de Luxinnovation et de la Chambre des Métiers,

Marco Walentiny et Roland Kuhn, ont fait un état des lieux sur

la situation actuelle. Les deux présidents se félicitent quant

à la collaboration efficace entre la Chambre des Métiers et

Luxinnovation et l’avancement conséquent de la thématique

de l’innovation dans les PME, notamment en ce qui concerne

la mise en place du régime d’aide à l’innovation du ministère

des Classes moyennes ; les services spécifiques PME offerts

par Luxinnovation ; le Prix de l’innovation dans l’artisanat ; et

l’importance reconnue de stimuler la capacité d’innovation des

PME en général.

Le concept de l’ « Alliance pour l’innovation », en élaboration

au ministère de l’Economie et du Commerce extérieur,

prévoyant un encouragement pour recourir à des expertises

externes, fournira un soutien supplémentaire aux PME luxembourgeoises

dans leurs efforts d’amélioration de leur compétitivité.


www.luxinnovation.lu, www.cdm.lu,

www.innovation.public.lu

mars /avril 5


News /

Le BlueKit-AFC

Une innovation de la société AirFlowControl

« Pour une utilisation et une production rationnelles de l’énergie »,

tel est le credo de la société AirFlowControl qui a lancé, le 15

janvier dernier sur le marché luxembourgeois, sa dernière innovation

: le BlueKit-AFC. Il s’agit d’un système d’économie d’énergie

thermique pour gaines d’ascenseurs et dont les composants ont

été conçus en collaboration avec Siemens. Outre ses avantages

en termes de réduction des frais de chauffage et de diminution

des émissions de CO2, le BlueKit-AFC produit des effets positifs

au niveau du confort, de la salubrité et de la qualité de l’air dans

les parties adjacentes aux paliers d’ascenseurs.

Au prix du kWh thermique actuel (0,065 EUR), l’innovation

d’AirFlowControl S.A. garantit une économie comprise entre 850

et 2 800 EUR par an et par gaine d’ascenseur. L’investissement

pour un BlueKit-AFC par gaine d’ascenseur est en moyenne de

2 500 EUR. Son installation se fait en 2 à 4 heures maximum.

Les économies annuelles en émissions de CO2 induites par

l’installation du BlueKit-AFC sur l’ensemble des ascenseurs du

Grand-Duché de Luxembourg avoisinent les 35 000 tonnes.

www.afc.lu

Technoport

Sorties officielles

Après Neonline S.à r.l., mieux connue par ses sites lesfrontaliers.lu

et diegrenzgaenger.lu, dont le déménagement dans leurs nouveaux

locaux à Esch-sur-Alzette et le rachat par New Media Luxe S.A. ont

été annoncés fin 2007, c’est au tour de Conostix S.A. de prendre

son envol du Technoport. Depuis le 1 er février dernier, la société

a pris possession de ses nouveaux locaux à Kayl. Elle est la 10 e

entreprise à sortir du Technoport. Fondée en 2001 par des professionnels

expérimentés, Conostix fournit des solutions de sécurité

Internet innovatrices, des programmes de sensibilisation à la sécurité

informatique, des logiciels de gestion et de monitoring de la sécurité

informatique, des services de télésurveillance et de gérance pour

les PME ainsi que des services de support rapprochés sur l’infrastructure

informatique.

www.conostix.lu

Dexia Asset Management

Une succursale en Pologne

Avec l’ouverture d’une succursale à Varsovie en janvier 2008,

Dexia AM, filiale du Groupe Dexia et l’une des plus importantes sociétés

de gestion européenne avec 111 milliards EUR d’actifs sous

gestion, s’est implantée sur le marché polonais, ciblant à la fois les

clients institutionnels et privés. Son équipe à Varsovie est composée

de trois collaborateurs, dirigés par Katarzyna Lomnicka.

De g. à dr. : les administrateurs d’AirFlowControl S.A., Mike Hein, Guy Stamet

et Carlo Hein, présentent des clapets de ventilation destinés à limiter les pertes

d’énergie de chauffage par les gaines d’ascenceurs.

CIO-Club Wallonie/Bruxelles

Nouvel acteur du paysage TIC francophone

Le 25 févier 2008 a été lancé officiellement le CIO-Club Wallonie/

Bruxelles, un groupe de réflexion indépendant et professionnel

qui a pour but de contribuer au développement du secteur des

technologies de l’information et de la communication. Il est

constitué d’une équipe d’exécutifs, de dirigeants et d’experts

de haut niveau provenant d’horizons public et privé. Il vise à

terme à regrouper environ 20 membres corporate et 50 membres

effectifs. Ses principaux objectifs sont : la mise en réseau

et promotion des principaux acteurs du secteur TIC belge en

général, et francophone en particulier ; le partage d’expérience,

benchmarking ; la formation continuée aux métiers de dirigeant

de cette industrie par le biais de conférences pointues et d’un

cursus pluridisciplinaire touchant notamment des matières

comme la gouvernance, la stratégie, la gestion financière, etc. ;

la réflexion et prospective sur le secteur TIC francophone de

manière à en favoriser le développement économique.

Renseignements : ca@cio-club.be

mars/avril 6


large free parking

WILTZ

RÉDANGE

PÉTANGE

A13

DIFFERDANGE

CLERVAUX

A6

ESCH/ALZETTE

L U X E M B O U R G

TROISVIERGES

ETTELBRUCK

A7

A6

LEUDELANGE

A4

STRASSEN

A13

DUDELANGE

A3

VIANDEN

MERSCH

DIEKIRCH

A7

LUXEMBOURG

A1

BETTEMBOURG A13

Legends

JUNGLINSTER

REMICH

MONDORF

A1

ECHTERNACH

MERTERT

GREVENMACHER

EAT, DRINK AND CHILL IN LUXEMBOURG,

A GOOD IDEA … TOO

LIBRAIRES ET PAPETIERS

PROBABLEMENT UNE DES MEILLEURES ADRESSES

AU GRAND DUCHÉ DU LUXEMBOURG

B

F

NL

D


Massen, c’est aussi plus de 15 magasins

pour les mordus du shopping.

IMS Luxembourg

Promouvoir la Responsabilité Sociétale des Entreprises dans

la Grande Région

En moins d’un an d’existence, IMS Luxembourg, a.s.b.l. (Institut

pour le Mouvement Sociétal) compte déjà 24 membres représentant

plus de 17 000 salariés. « IMS Luxembourg souhaite être

l’interlocuteur de référence en matière de RSE des associations

et des entreprises. IMS Luxembourg veut les encourager, les

rassembler, les aider dans leurs démarches avec des outils partagés

et promouvoir avec elles, au Luxembourg et dans la Grande

Région, les politiques d’entreprises responsables auxquelles nous

croyons », déclare Christian Scharff, président de l’a.s.b.l.

Pour 2008, l’a.s.b.l. prépare de nouveaux rendez-vous

thématiques dont notamment After School, un projet tremplin

pour l’emploi et un événement sur « l’équilibre vie professionnelle/vie

privée pour les femmes ». Différents outils d’information

seront également développés tels les newsletters récurrentes et

un site Internet dédié aux membres, offrant des tool kits sur les

différents thèmes de la RSE.

www.imslux.lu

Jurisnews – Regard sur le Droit des sociétés

Nouvelle publication mensuelle

« Jurisnews – Regard sur le Droit des sociétés » est une nouvelle

publication mensuelle des Editions Promoculture destinée aux

juristes de banques, avocats, notaires, fiduciaires et à tous ceux

qui sont appelés à constituer, contrôler ou gérer régulièrement

des sociétés. Les auteurs, avec le rédacteur en chef, M e François

Brouxel de l’étude Wildgen, y développent mois après mois les

évolutions du droit des sociétés, font le point sur les dernières

décisions jurisprudentielles et intègrent les autres dimensions

juridiques comme le droit fiscal, le droit pénal, le droit processuel,

le droit financier ou le droit européen.

Prix de l’abonnement annuel : 89,40 EUR - Editions Promoculture

E-mail : info@promoculture.lu – Fax : (352) 40 09 50






News /

Comité Economique et Social

de la Grande Région

Bilan

Après 18 mois de présidence du Sommet de la Grande Région

assurée par les partenaires belges, le Comité Economique et

Social de la Grande Région (CESGR) a présenté les résultats

de ses travaux en janvier dernier. L’un des principaux objectifs

du groupe de travail « Démographie et emploi » du CESGR a été

d’améliorer l’information et les connaissances des citoyens de la

Grande Région. Le CESGR estime que les multiples informations

existant sur ce sujet au niveau de la Grande Région doivent être

rassemblées sous forme d’un inventaire des connaissances

et centralisées dans une banque de données à laquelle peut

accéder tout citoyen.

De l’avis du CESGR, les transports individuels qui, avec

93 %, représentent toujours le mode de locomotion privilégié,

ne pourront être réduits efficacement que si les transports en

commun constituent une alternative attrayante pour les citoyens.

Les analyses réalisées par son groupe de travail « Transports »

ont montré qu’il existait encore, dans les transports transfrontaliers,

de nombreuses lacunes s’opposant à une utilisation

plus intense des transports en commun dans la Grande Région.

D’où la proposition du CESGR de mettre en place un système

électronique d’information sur les horaires et les tarifs englobant

tous les modes de transports.

A l’occasion de ses 10 ans, le CESGR a tiré le bilan de

ses travaux et esquissé les perspectives pour les prochaines

années. Le CESGR souhaite renforcer les échanges avec les

décideurs politiques et participer au développement d’une prise

de conscience au sein de la Grande Région en intégrant dans

les débats des recommandations concrètes.

Le CESGR a présenté son rapport sur la situation socioéconomique

de la Grande Région, établi pour la première fois

par l’Observatoire Interrégional du marché de l’Emploi (OIE).

L’étude mandatée par le CESGR se décline en cinq grands volets

: région et population, économie, évolution du marché du

travail et de l’emploi, formation ainsi que niveau et conditions

de vie dans la Grande Région.

Norbert Geisen, président de la Fédération des Artisans

du Luxembourg, a pris la présidence du CESGR parallèlement au

commencement de la présidence luxembourgeoise du Sommet

de la Grande Région le 1er février dernier. Hans-Peter Kurtz,

président de la Chambre de Travail de la Sarre, a été élu nouveau

vice-président du CESGR.

- %- 1 0

Quand lire devient

passion !

« Luxembourg ,Pôle de commerce

de la Grande Région »

Une shopping map du Luxembourg

Editée par la clc (confédération luxembourgeoise du commerce),

en collaboration avec la Fédération des Artisans et l’Horesca,

dans le cadre du programme « Luxembourg, Pôle de commerce

de la Grande Région », la shopping map dévoile aux visiteurs

étrangers les lieux où ils peuvent faire leurs achats, comment

s’y rendre et où ils peuvent combiner shopping et visites touris-

MAP

tiques. Sont recensés sur la carte, toutes les localités avec des

surfaces de vente de plus de 2 500 m 2 et les centres commerciaux.

Sur le dos de la carte, sont reproduits les plans des deux

villes commerçantes les plus importantes, Luxembourg-Ville et

Esch-sur-Alzette, avec indication des possibilités de parking. La

carte est distribuée par l’ONT (Office National de Tourisme) sur

les foires touristiques internationales et dans leur réseau de

bureaux touristiques à l’étranger et au Luxembourg. Les hôtels

et organismes locaux peuvent commander un jeu de cartes pour

mise à disposition de leurs clients. La carte est également disponible

auprès de la clc.

Quant au site www.goodidea.lu, qui existe depuis décembre

2007, sa fréquentation est de 49 873 pages vues, 17 514 visiteurs,

soit en moyenne 1 084 pages vues/jour et une moyenne

de 381 visiteurs/jour. Les rubriques les plus visitées sont celles

qui sont actualisées quotidiennement, donc par des lecteurs

fidèles et réguliers.

mars /avril 7


News /

Finies

les longues files d’attente

avant un concert

Recevez votre billet par SMS et

doublez tout le monde !

Fondée en juin 2005 par Frank Diederich, après avoir reçu

l'aide du réseau 1,2,3,GO pour la rédaction de son plan

d'affaires, la société MOCOM S.A. se définit comme « fournisseur

de technologies dans l'événementiel ».

Elle s’adresse donc en premier lieu aux professionnels du secteur

des spectacles en leur proposant des outils de gestion

des tickets particulièrement innovants. Plus précisément,

MOCOM automatise la gestion des contingents, optimise les

ressources de distribution en utilisant les moyens modernes

(SMS encodés, e-mails encodés, Print@Home encodés…) et

propose un lecteur universel aux exploitants qui gère tous

les codes-barres 1D et 2D, imprimés ou sur mobile, RFID…

La plate-forme ainsi créée trouve ses applications dans toutes

les étapes du cycle de vie des billets d’entrée.

Le client, à savoir les organisateurs de tournée,

les exploitants de salle et les billetteries, sélectionne les modules

selon leurs besoins en tenant compte de leur configuration

existante. Il peut ainsi optimiser ses ressources et réduire les

frais et le temps de gestion des opérations La technologie MO-

COM permet également de supprimer les fraudes et d’analyser

de façon précise les clientèles utilisatrices afin de mieux cibler

les actions marketing. Certes du B-to-B pur et dur, mais qui a

des avantages énormes pour le consommateur final qui, en

recevant son billet sous la forme électronique choisie, n’a plus

besoin de faire la queue et ne paie plus de frais d’envoi.

MOCOM cherche à se développer au-delà de nos frontières

Le succès rencontré par MOCOM depuis sa création conduit

la société à vouloir dorénavant penser plus grand et à vouloir

se développer au-delà des frontières du Luxembourg. Afin de

proposer son innovation aux clients français, belges ou allemands,

elle est à la recherche de nouveaux capitaux privés lui

permettant de réaliser ses ambitions.

A bon entendeur… /

Exemple

de billet

par SMS

mars/avril 8

Pour plus d’informations sur MOCOM S.A. consultez

www.mocom.eu, et sur le réseau 1,2,3,GO d’aide à la rédaction

d’un plan d’affaires gagnant pour projet innovant en Grande Région,

consultez www.123go-networking.org


Claude Briade, directeur de la Communication de MSF à Luxembourg, et Raymond

Schadeck, administrateur délégué d’Ernst & Young Luxembourg.

Ernst & Young

Soutien à Handicap International et

Médecins Sans Frontières

Ernst & Young a renoncé de nouveau à la traditionnelle publication

de cartes de vœux au profit d’un don à Handicap International

et Médecin Sans Frontières (MSF).

Cette donation est le témoin d’un investissement sur

le long terme auprès de deux acteurs majeurs de la place associative

luxembourgeoise.

Le 13 février dernier, Raymond Schadeck, administrateur

délégué d’Ernst & Young Luxembourg a remis un chèque à Marie-

Paule Planchard-Maldague, fondatrice d’Handicap International

à Luxembourg et Claude Briade, directeur de la Communication

de MSF à Luxembourg.

News /

LuxairGroup

Sur la voie du succès

LuxairGroup affiche des résultats plus qu’encourageants en

2007, année durant laquelle de nombreux projets ont été lancés :

introduction des services e-travel, introduction du Bombardier

Q400 dans la flotte, implémentation d’une structure tarifaire plus

simple et plus avantageuse, renouveau du catering, nouvelle

image de marque, mise en ligne d’un nouveau site Internet…

L’activité des lignes régulières est sur le point d’atteindre

l’équilibre financier et ce, avec une année d’avance sur le plan

initialement prévu par Building a New Airline.

La nouvelle structure tarifaire, avec des offres comme

Primo (toutes les destinations à 169 EUR TTC, sous condition de

réserver le plus tôt possible), a donné une nouvelle attractivité

à Luxair Luxembourg Airlines. Malgré un marché très concurrentiel,

le Tour Opérateur LuxairTours continue sa progression

et annonce une fréquentation record, dépassant les 200 000

clients. En 2007, LuxairCargo a pu confirmer la position du

Luxembourg comme 5 e plate-forme de fret aérien en Europe,

avec des tonnes de fret manutentionnées estimées à près de

900 000. Les nouveaux espaces du CargoCenter, portant la

capacité au-delà du million de tonnes, seront opérationnels en

avril. En attendant la mise en service de la nouvelle aérogare,

des efforts constants sont faits pour améliorer la qualité du

service au client, de l’accueil jusqu’à l’embarquement. Dans

cette optique, pour citer deux exemples parmi les plus voyants,

les service e-travel ont été introduits et le catering a été entièrement

repensé.

Quelques perspectives pour cette année : l ’Airline va

étoffer son réseau de destinations ; la collaboration avec l’aéroport

de Sarrebruck sera intensifiée ; de nouveaux produits

compléteront l’offre de LuxairTours ; LuxairCargo élabore une

stratégie de développement pour les prochaines années ; et la

mise en service du nouveau terminal.

Le titre de Compagnie aérienne la plus ponctuelle a été décerné

à Luxair par l’Association of European Airlines, qui regroupe 33

compagnies aériennes. La ponctualité de Luxair est de 86,6 %,

alors que la moyenne n’est que de 77,7 %. KLM (84,9 %) et

Austrian (84,1%) figurent en 2 e et 3 e position.

Marie-Paule Planchard-Maldague, fondatrice d’Handicap International à Luxembourg

et Raymond Schadeck, administrateur délégué d’Ernst & Young Luxembourg.

Pierre-Henri Molle

Nouveau mandataire général

d’Atradius

Le groupe Atradius Credit Insurance,

spécialisé dans l’assurance

crédit, a nommé Pierre-Henri Molle

mandataire général, en remplacement

de feu Dirk Pankert. Pierre-

Henri Molle représente dorénavant

Atradius auprès des autorités de tutelle

compétentes. Depuis fin 2006,

il dirigeait la succursale Atradius au

Luxembourg en tant que Commercial

Manager.

« Luxembourg et Grande Région, Capitale européenne

de la Culture 2007 »

Rapport préliminaire et film « best-of 2007 »

Le rapport préliminaire de « Luxembourg et Grande Région, Capitale

européenne de la Culture 2007 » est un premier aperçu

du bilan de l’année 2007 reprenant les principaux chiffres et

statistiques disponibles fin janvier 2008. Les données actuelles

concernent en majeure partie le Luxembourg. Un rapport final

sera publié courant mai 2008.

La Coordination générale de Luxembourg 2007 a mis

également en ligne un film « best-of 2007 » d’une durée de 10

minutes, montrant quelques-uns des événements phares de

l’Année culturelle.

Bilan : plus de 3,3 millions de visiteurs ; 95 % des résidents

du Grand-Duché savaient que Luxembourg était Capitale

européenne de la Culture et 79 % précisaient que c’était bien

« Luxembourg et Grande Région, Capitale européenne de la Culture

en 2007 » ; 43 % des résidents de 15 ans et plus au Grand-Duché

et, pour la Grande Région, dans un rayon de 50 km au-delà de la

frontière luxembourgeoise, 23 % des habitants en Sarre et Rhénanie-Palatinat,17

% en Wallonie et 17 % en Lorraine ont assisté

au moins à une manifestation de la Capitale européenne de la

Culture en 2007 ; 88 % des résidents au Grand-Duché se sont

déclarés satisfaits du déroulement et de la programmation ; 80 %

des résidents au Luxembourg ont eu une impression positive du

concept de Grande Région et de l’ouverture sur l’Europe.

www.luxembourg2007.org

mars /avril 9


News

A la Rockhal

/

Jean-Michel Jarre – Oxygène

Jeudi, 17 avril 2008 - Rockhal // Main Hall

Ouverture des portes à 19h00

Aida-Monumental Opera

Jeudi, 1 er mai 2008 - Rockhal – Main Hall

Ouverture des portes à 19h00

Backstreet Boys

Samedi, 3 mai 2008 - Rockhal – Main Hall

Ouverture des portes à 19h00

Tickets en vente sur

www.rockhal.lu, www.luxembourgticket.lu, www.e-ticket.lu,

dans les points de vente traditionnels au Luxembourg et en

Allemagne (CTS, Kartenhaus, Ticket Regional), dans les magasins

Fnac, Carrefour, Géant, Cora, Auchan, Leclerc et Virgin en

France et en Belgique.

BNP Paribas Luxembourg

Programme des manifestations culturelles 2008

Toutes ces manifestations sont ouvertes au public.

Exposition Maurice Estève

Maurice Estève est l’un des

représentants les plus notables

de l’École de Paris, courant esthétique

qui a pris son essor

dans la capitale française à

la fin de la Seconde Guerre

mondiale.

Du 12 juin au 25 juillet

Hall d’accueil 10A, bd Royal

L’Homme rêvé – Marie-Christine Barrault

L’Homme rêvé est un spectacle que Marie-Christine Barrault

a conçu avec Roger Vadim ( pour les textes des chansons)

et Jean-Marie Sénia (pour la musique), qui l’accompagne au

piano sur scène.

Le 25 septembre

Philharmonie de Luxembourg — Salle de Musique de Chambre

Exposition Khaldei

Evgueni Ananievich Khaldei est considéré

comme le plus important photojournaliste

de son pays. Il a connu toute la période

soviétique et tous les dirigeants, de Staline

à Eltsine, sont passés devant son

objectif.

Du 9 octobre au 28 novembre

Hall d’accueil – 10A, bd Royal

Défilé Haute-Couture Eli Saab

Pour la 5 e année consécutive, BNP Paribas Luxembourg renouvelle

son soutien à la Croix-Rouge luxembourgeoise en organisant ce

défilé au profit de l’association.

Le 21 novembre à 19h30 (à confirmer)

Grand Théâtre de Luxembourg

Concert Henschel Quartett

Dans le cadre de l’édition 2008 du Festival de Musique de Bourglinster,

BNP Paribas Luxembourg réitère son soutien à l’Art musical

en sponsorisant un concert.

Le 30 novembre à 17h

Château de Bourglinster

mars/avril 10


Formation professionnelle continue /

Global Investments

Nouvel outil pour les professionnels du secteur financier

John F. Welch

College of Business

Paula Gaughan, nouveau membre de l’équipe du John F. Welch College of

Business, campus de Luxembourg.

L’équipe s’étoffe d’une nouvelle collaboratrice

A 30 ans, Paula Gaughan rejoint le John F. Welch College of Business

de Sacred Heart University. L’équipe actuelle renforce

ainsi sa présence sur le campus luxembourgeois qui, depuis

17 ans maintenant, continue à développer des formations de

troisième cycle dans les domaines du Management et de la

Finance. De nationalité américaine et diplômée d’un Bachelor

en Communication obtenu à Wilkes University de Pennsylvanie,

Paula a déjà une grande expérience du milieu universitaire

puisqu’elle était auparavant manager au sein du département

mécénat du Cabrini College de Philadelphie et Assistant Director

pour le Rosemont College, également en Pennsylvanie. Elle

aura dorénavant la charge d’Office Manager au sein du John

F. Welch College of Business.

Lancement réussi du nouveau

Certificat Global Investments

Le mercredi 31 janvier dernier,

s’est tenue à la Chambre

de Commerce de Luxembourg,

également lieu de

cours pour l’Université, la

présentation de la nouvelle

formation de Sacred Heart

University. En présence de

nombreux invités, deux des

Professeurs du campus de

Luxembourg ont présenté les

attraits d’une telle formation

destinée aux professionnels

du secteur financier.

Lors de cette soirée, Dr. Alfred Steinherr, ancien

chef économiste à la Banque Européenne d’Investissement, a notamment

mis en avant les éléments couverts dans les différents

cours qui seront très bénéfiques aux personnes travaillant dans

les domaines des hedge funds, asset management ou encore du

private banking.

Cette formation, composée de 5 cours au choix

parmi 7 proposés (Financial Management, Investments, Alternative

Investments, Portfolio Management, Derivatives & Risk Management,

Advanced Risk Management, Mergers and Acquisitions),

apportera des connaissances très utiles et importantes pour des

employés travaillant déjà au sein d’un établissement financier

mais également aux professionnels responsables de projets fiscaux,

aux avocats ou aux auditeurs, a précisé lors de cette présentation

Julian Presber, Senior Vice President de State Street à

Luxembourg et professeur de Finance de l’Université.

Ce nouveau Certificat reprend la structure des

formations actuellement proposées, à savoir le MBA et les Certificats

en Management et Finance. Ainsi, les cours se donneront

toujours en anglais, le soir entre 18h30 et 21h30 afin de donner

le maximum de flexibilité aux étudiants qui seront essentiellement

des professionnels actifs du Luxembourg.

Prochaines sessions de formation (MBA & CERTIFICATS)

Investments (Avril)

Operations Management (Avril)

E-Commerce (Avril)

Accounting for Decision Making (Mai)

Portfolio Management (Mai)

Pour tout renseignement concernant les formations et événements

à venir, contactez Antoine Rech, Development Manager –

arech@shu.lu Tél : (352) 22 76 13-31 ou visitez www.shu.lu

Sacred Heart University

a reçu en 2007

l’accréditation AACSB.

mars /avril 11


Formation professionnelle continue /

PwC ACADEMY

Prochaines formations

The Fight against Financial Crime

Modular training programme for experienced professionals

Session 7 : Examples of Real Money Laundering Cases

April 17, 2008

Programme modulaire de formation en gestion de portefeuille :

Module 2 : Produits structurés

8 avril 2008

Module 3 : Gestion alternative au travers des Hedge Funds

22 avril 2008

Administration and Management of Real Estate Investment Vehicles

April 10 & 11, 2008

Auditing a Business Continuity Management Programme

April 21, 22 & 23, 2008

Programme de formation aux normes comptables internationales IFRS – Printemps 2008

Module 2 : Introduction aux normes IFRS – Banques

22, 24 et 29 avril 2008

Programme de formation aux nouveaux schémas de reporting comptable (FINREP)

et prudentiel (COREP)

Module 1 : FINREP : Introduction aux normes IFRS

22, 24, et 29 avril 2008

Module 2 : FINREP : Analyse du nouveau reporting comptable sous IFRS

8 et 9 mai 2008

La finance d’entreprise comme outil d’aide à la décision

6, 7 et 8 mai 2008

Introduction à l’industrie des fonds d’investissement

Module 1 : Introduction au fonctionnement des OPC

8 et 9 mai 2008

Manager au féminin

14 et 15 avril 2008

Techniques d’entretien de recrutement, d’évaluation et de coaching pour responsables opérationnels

Module 1 : Entretien de recrutement

22 avril 2008

Les brochures descriptives des formations listées ci-dessus ainsi que les bulletins d’inscription sont disponibles sur le

site www.pwcacademy.lu — Renseignements complémentaires au (352) 49 48 48-4040.

mars/avril 12


Formation professionnelle continue /

Titre

Les conventions préventives

de la double imposition

Public

Toute personne intéressée en

la matière.

Prochaine session 20/03/2008

Durée

1 jour

Contact Tél : (352) 44 40 91-600

Organisme Luxembourg Lifelong Learning Center

Chambre des employés privés

Adresse

13, rue de Bragance

L-1255 Luxembourg

Titre

Fiscalité de la transmission

d’entreprise et du patrimoine

familial

Public

Dirigeants de PME/PMI, comptables,

responsables financiers.

Prochaine session 20/03/2008

Durée

1 jour

Contact Tél : (352) 42 39 39-233

Martine Lethal

Organisme Institut de Formation de

la Chambre de Commerce

Adresse

7, rue Alcide de Gasperi

L-2981 Luxembourg

Titre

Sécurité sociale luxembourgeoise

Public

Dirigeants de PME, cadres dirigeants,

DRH, responsables des Ressources

humaines, cadres et collaborateurs

du service du personnel.

Prochaine session 08/04/2008

Durée

2 jours

Contact Tél : (352) 42 39 39-233

Martine Lethal

Organisme Institut de Formation de

la Chambre de Commerce

Adresse

7, rue Alcide de Gasperi

L-2981 Luxembourg

Titre

Fiscalité de l’immobilier

Public

Directeurs financiers, juristes, avocats,

conseils fiscaux, réviseurs d’entreprise,

experts-comptables, comptables.

Prochaine session 16/04/2008

Contact Tél : (32) 1 545 34 42

Service clientèle

Organisme Kluwer Formations

Adresse Motstraat 30

B-2800 Mechelen

Les troisièmes Journées Européennes des Juristes d’Entreprise

Public

Juristes d’entreprise et avocats d’affaires.

Contenu

Pour la 3 e année consécutive, ERA et ECLA s’associeront pour organiser les

Journées Européennes des Juristes d’Entreprises. L’objectif de ce forum est

de créer un espace d’échange d’expériences entre juristes d’entreprise et

autres juristes spécialisés en droit des affaires. Le séminaire portera sur

les nouveautés en matière de droit des sociétés, de droit de la concurrence

et de droit européen privé, y compris la protection de la confidentialité des

avis des juristes d’entreprise (legal privilege).

Prochaine session 24/04/2008

Durée

2 jours

Contact Tél : (49) 651 937 37 63

Sarah Jung

Organisme Académie de Droit Européen

Adresse Metzer Allee 4

D-54295 Trier

Infoligne 26 20 40

mars /avril 13


Communication /

L’événement au service du

corporate

La communication est un large domaine qui englobe outils, méthodes et messages au

service de différents objectifs. Dans cette constellation, parfois nébuleuse, les sociétés

commencent à se rendre compte que la communication événementielle est l’un des

puissants leviers pour motiver, impliquer et surtout faire (ré)agir ses cibles… à partir du

moment où elle prolonge et renforce la communication corporate déjà existante. Par

ailleurs, elle présente l’avantage que les résultats sont mesurables.

Des années et des milliers d’euros consacrés à promouvoir

son entreprise, ses marques, ses produits, usant de mille arguments

pour diffuser les valeurs, les performances, la qualité ou

le dynamisme de son organisation, voilà les enjeux qui s’invitent

dans la réflexion qui doit mener une entreprise à réaliser ou à

s’associer à un événement.

Comprenons-nous bien : organiser un événement

en tous points éloigné de la communication traditionnelle

d’une entreprise est le plus court chemin vers… un résultat 0

voire un fiasco : incompréhension de la cible, perte de repères,

effet de rejet, déception et, le pire de tout, effritement de l’image

et de la notoriété si durement construites.

Et pourtant, la communication événementielle

est, par son fondement même, au service de la communication

globale. En fonction des objectifs poursuivis et des messages

à transmettre, les retombées sont plus fructueuses que celles

des vecteurs de la communication médias, par son potentiel

d’émotion et sa proximité immédiate avec la cible.

Si les frontières de l’événementiel restent

encore fluctuantes, il convient toutefois de dissocier deux

grands champs d’application. L’événement existant, auquel

l’entreprise s’associe (sponsoring, parrainage) et l’événement

créé de toutes pièces par l’annonceur. Dans le premier cas,

le candidat au partenariat doit toujours chercher le « mariage

parfait » entre sa cible et celle de la manifestation, entre ses

produits ou services et le thème de l’événement et, bien sûr,

entre sa propre image et celle portée par l’action. Le sport est,

bien sûr, le domaine de prédilection de ce type de stratégie,

tant les valeurs de compétition, d’effort et de réussite sont

porteuses pour l’entreprise associée. Le marathon d’ING en

est une illustration locale, tandis que d’autres marques mondiales,

de Coca-Cola à Sony en passant par Nike ou Marlboro,

rivalisent d’ingéniosité pour associer leurs images à de grands

événements internationaux, misant sur leur audience et leur

faculté à passionner un large public.

Image et impacts

Deuxième grand axe, la création de son propre événement. Du

plus basique (portes ouvertes, inauguration, foires et salons…)

au plus complexe (roadshow, conférence, rallye, concert ou encore

festival…). Ici, il ne s’agit plus de sponsoriser l’événement,

mais bien de le concevoir, « d’être » l’événement. Et c’est donc

d’autant plus risqué, tant l’image et les valeurs de l’annonceur

doivent être en totale adéquation avec le ressenti que procurera

l’expérience de l’événement. Un pari audacieux donc, où les dangers

augmenteront selon l’importance de la manifestation souhaitée,

mais où les retours et les impacts seront, eux aussi, démultipliés.

En effet, véritable communication vivante, un (bon) événement

doit se servir et se nourrir de la communication traditionnelle de

l’entreprise en créant une relation affective et immédiate avec sa

cible (qui, rappelons-le, peut être interne, externe ou mixte), en

générant des souvenirs, en stimulant la curiosité, en suscitant des

besoins voire même en déclenchant des comportements d’achat.

Arrivant à un instant « T » de l’action de communication, usant de

l’éphémère, l’événement doit permettre une interactivité et des

retours directs que les autres supports de communication n’offrent

que peu, voire pas. Qui plus est, l’événement réussi, harmonieux

avec l’image de l’organisateur génère, de lui-même, des buzz et

retombées presse qui prolongent l’opération. Mais une fois de

plus, attention : l’inverse est aussi vrai et les échecs réjouissent

également les gorges chaudes… Ceci étant dit, cette continuité et

cette harmonie n’empêchent bien sûr en rien la recherche d’originalité

et de surprise nécessaires à tout événement marquant ; à

partir du moment où l’étonnement est au service des valeurs et

du discours de l’entreprise communicante.

D’où l’impératif de sélectionner l’outil « événement

» selon les opportunités du marché (innovation, mode actuelle,

attentes du public…) et surtout la pertinence de la manifestation

avec les objectifs et l’univers de la marque. Et puis, « faire la fête

pour faire la fête » ne suffit plus, il faut assortir l’événement d’une

utilité, d’un scoop, d’un bénéfice pour les participants qui deviendront,

de fait, ambassadeurs de la cause de l’annonceur.

Car n’oublions jamais que la communication corporate

et la communication de marque, sont de véritables contrats

passés avec le public : des contrats tacites qui durent, pour certains,

depuis de nombreuses années, voire des générations, et

incluent des clauses de respect, de réciprocité

et de fidélité entre la cible et la

marque. En cela, l’événement ne doit, à

aucun prix, rompre le contrat ! /

Netty Thines

Conseil en communication

Mediation S.A.

mars/avril 14


Sécurité /

Organisation des

premiers secours

en entreprise

Malgré une prévention réfléchie et efficace, un accident

est toujours susceptible de se produire dans

une entreprise. Qu’il s’agisse d’un petit malaise, une

légère coupure ou d’un accident de travail grave, une

réaction rapide et appropriée est toujours requise.

Le texte coordonné du 19/05/2003 de la loi du 17 juin 1994

concernant la sécurité et la santé des travailleurs au travail

mentionne dans son article 7 « Premiers secours, lutte contre

l’incendie, évacuation des travailleurs, danger grave et immédiat

» que l’employeur doit :

« - prendre en matière de premiers secours, de lutte contre

l’incendie et d’évacuation des travailleurs, les mesures nécessaires,

adaptées à la nature des activités et à la taille de

l’entreprise et/ou de l’établissement,et compte tenu d’autres

personnes présentes ;

- organiser des relations nécessaires avec des services extérieurs,

notamment en matière de premiers secours, d’assistance

médicale d’urgence, de sauvetage et de lutte contre

l’incendie. »

Ce texte, au contenu plus que vague, mentionne

à l’employeur ses obligations sans toutefois l’aider

pour la réalisation de ces objectifs. Heureusement, le chef

d’exploitation ou son travailleur désigné pourra trouver diverses

précisions dans d’autres textes accessibles sur la toile

(www.112.public.lu/formation/index.html ; www.croix-rouge.lu ;

www.aaa.lu ; www.itm.lu).

L’édition complète des prescriptions de prévention

des accidents de l’Association d’Assurance contre

les Accidents (AAA) apporte, dans son chapitre « Premiers secours

» un lot d’informations et de prescriptions plus concrètes

pour guider l’exploitant ou son travailleur désigné dans

l’élaboration de sa politique interne de premiers secours.

Les thèmes abordés vont des obligations générales de l’employeur

aux obligations des assurés en passant par le matériel

(boîtes à pansements de divers modèles), les dispositifs de

sauvetage, les secouristes et autres infirmiers d’entreprise,

les instructions à donner aux personnes, la signalisation, l’interruption

éventuelle de travail, les soins médicaux et transport

de secours.

Un des piliers de l’organisation des secours

est le travailleur qui suit des cours de secourisme au travail.

Une formation théorique mais également pratique est indispensable

pour disposer des connaissances susceptibles de

sauver la vie d’un de ses collègues, mais celles-ci peuvent éga-

lement se révéler plus qu’utiles dans le cadre familial. Notons que

les travailleurs formés au secourisme en entreprise ne sont pas

des médecins et ne sont dès lors pas autorisés à effectuer des

actes médicaux (injections, perfusions…). De plus, une remise à

jour régulière est nécessaire pour prévenir de la perte d’acquis au

fil des ans. La Croix-Rouge luxembourgeoise ou d’autres organismes

agréés (instructeurs en secourisme nommés par le ministère

de l’Intérieur) peuvent proposer ces remises à niveau, tant dans

les locaux de l’entreprise qu’à l’extérieur de celle-ci, de manière

adaptée en fonction des heures de travail et de la disponibilité du

personnel.

L’organisation des secours comprend également

l’organisation des relations nécessaires avec des services extérieurs.

L’accueil de secours dès l’enceinte de l’entreprise (parfois

même le renseignement de l’entrée la plus proche de l’accident

sur un site étendu disposant de plusieurs accès), le guidage (balisage

ou « chaîne humaine ») continu jusqu’au lieu de l’accident

nécessite une réflexion préalable qui permettra d’éviter toute perte

de temps inutile et surtout dangereuse pour la vie des victimes.

Une analyse des risques internes, des caractéristiques de l’exploitation,

du site voire des alentours est requise pour assurer une

organisation efficiente. Pour certaines entreprises à risques (ex :

classement SEVESO), des contacts voire des réunions de coordination

préalables seront organisées avec les services de secours,

permettant une relative familiarisation avec un site particulier, et

donc une rapidité d’intervention accrue.

L’organisation humaine et matérielle des secours

en entreprise nécessite donc une réflexion plus conséquente que

la prévision de simples pansements. La localisation, la taille (nombre

de travailleurs présents…), le fonctionnement (travail par pauses…)

et le(s) type(s) de risque (ex : risque chimique, risque électrique…)

présent(s) devront être pris en compte dans l’analyse de

risques préliminaires, analyse indispensable à l’élaboration de la

gestion globale et de qualité des secours. /

Eric Eben

Architecte,

Conseiller en prévention N1

CSD S.A.

mars /avril 15


Entreprendre au féminin /

Travail de nuit

Quand tu nous tiens !

Infirmières, serveuses ou ouvrières, elles sont aujourd’hui

de plus en plus nombreuses à endosser la blouse quand les

autres la rangent au vestiaire. Par choix ou par contrainte,

le travail de nuit des femmes se répand. Quelles sont les

conséquences du labeur nocturne sur la vie familiale, sociale

et sur la santé ? Quelles sont les avantages et inconvénients

de ce travail spécifique ?

S’il est aujourd’hui toujours difficile pour les femmes

de concilier vie familiale et vie professionnelle,

un ingrédient de taille peut venir ajouter encore

plus de piquant à ce détonant mélange : le travail

de nuit. Selon une étude du ministère de l’Emploi

publiée en octobre 2005, près de 15 % des

salariés travaillent de temps à autre ou régulièrement

la nuit, un chiffre en hausse au cours des

dix dernières années, particulièrement chez les

femmes. Ainsi, si en 2002, le travail de nuit concernait

20,3 % des hommes contre 7,3 % des femmes,

c’est chez ces dernières que le travail de nuit a le

plus fortement augmenté en dix ans selon l’étude.

En 1991, elles représentaient un cinquième des

salariés travaillant la nuit, elles en constituent le

quart en 2002. L’étude révèle également que les

femmes qui travaillent de nuit sont concentrées

dans quelques branches : plus de la moitié sont

dans l’éducation, l’action sociale et la santé, seul

secteur où les femmes sont majoritaires parmi les

travailleurs nocturnes. Le débat sur l’interdiction

du travail de nuit des femmes dans l’industrie (qui

a été levée en 2001) peut donc sembler réducteur

par rapport à la réalité globale du travail de nuit

des femmes, car si 64 000 femmes travaillent la nuit dans

l’industrie en 2002, elles sont 663 000 dans les services, soit

dix fois plus, souligne l’étude.

C’est tout de même dans l’industrie que l’augmentation

du travail de nuit a été la plus forte, et notamment

pour les femmes, au cours des dernières années : la proportion

de salariés concernés est passée de 1,9 % à 5,6 % chez les

femmes et de 21 % à 24 % chez les hommes.

A noter également que le travail nocturne se

cumule également avec le travail de fin de semaine : près de

6 salariés sur 10 travaillant habituellement la nuit travaillent

aussi habituellement le samedi.

Quelles sont les conséquences de

ce labeur sur la vie sociale et familiale, mais aussi

sur la santé des salarié(e)s concerné(e)s ? Plusieurs

enquêtes sur le sujet soulignent les effets néfastes

du travail de nuit sur leur santé surtout si elles sont

dans la catégorie « grosses dormeuses ». Selon certaines

études, les personnes travaillant de nuit perdraient

7 années d’espérance de vie et jusqu’à 10

années pour les infirmières ! Mal nécessaire dans

certaines branches d’activité (peut-on réellement

imaginer un hôpital qui ferme la nuit ?), le travail

de nuit manque cependant d’encadrement et de

compensations : réduction du temps de travail,

suivi médical, primes, etc. Ainsi au Luxembourg

par exemple, le travail de nuit, n’est actuellement

ni interdit, ni soumis à autorisation, à quelques

exceptions près pour les jeunes travailleurs, les

femmes enceintes, les salariés dans la restauration,

et les travaux de chantier. La femme enceinte

par exemple, ne peut être tenue de travailler entre

22h et 6h, lorsque, de l’avis du médecin du travail

compétent, cela est nécessaire du point de vue

de sa sécurité ou de sa santé. A savoir que le terme de nuit

dans le sens de la loi signifie en principe l’intervalle entre 20h et

6h et que le temps de travail normal des travailleurs de nuit ne

peut pas dépasser en moyenne 8 heures par période de 24 heures

sur une période de 7 jours.

Par ailleurs, l’employeur doit veiller au respect des

examens médicaux pour les travailleurs de nuit et à la tenue d’un

registre spécial des heures de travail prestées pendant la période

nocturne. A noter également que théoriquement au Luxembourg,

il y a une limite d’âge au travail de nuit dans le secteur médical :

50 ans. Mais par convenance personnelle, certaines infirmières

font des exceptions en contrepartie d’une journée de congé supplémentaire

par an. Par ailleurs, au Luxembourg et toujours dans

Selon certaines

études,

les personnes

travaillant de

nuit perdraient

7 années

d’espérance

de vie et jusqu’à

10 années

pour les

infirmières !

mars/avril 16


Entreprendre au féminin /

le milieu médical, quel que soit l’âge, une fois que vous avez

atteint les 300 heures de nuit, vous avez droit à une journée

de congé supplémentaire.

Des inconvénients mais aussi des avantages

Si le travail de nuit a son revers de la médaille (impression de

vivre en décalé, quasi- impossibilité de pratiquer une activité en

club, travail les week-ends et jours fériés, problèmes de santé

et de couple), il présente également des avantages : financiers

tout d’abord avec 15 à 25 % de salaire en plus qu’un travail de

jour (majoration qui peut se traduire soit par du temps libre ou

du numéraire). A noter également qu’excepté pour les salariés

dans la restauration, les majorations de salaire pour travail de

nuit doivent être fixées par convention collective et ne pourront

être inférieures à 15 % de la rémunération. Par ailleurs, les

suppléments de salaires pour heures de travail de nuit sont

exempts d’impôt. Autre avantage : le travail de nuit permet aux

« nuitardes » de grignoter sur leur sommeil des heures « libres »

dans la journée. Pas pour elles. Pour les enfants, pour faire

tourner la maisonnée. Et puis, être chez soi le jour, ça économise

des frais de garde et de cantine. Toujours côté pratique,

fini les embouteillages, les courses dans le stress ou encore

la difficile gestion des papiers administratifs.

Enfin, à l’hôpital, l’activité est souvent plus

modérée la nuit et l’employée moins ennuyée par tout ce qui

peut engendrer du stress, à savoir le téléphone, la hiérarchie,

ou encore le bruit en règle général. /

Fatima Benabdelaziz

CNFL

Pour un équilibre hommes-femmes au Conseil d’Etat

Le Conseil National des Femmes du Luxembourg (CNFL)

s’engage depuis de nombreuses années en faveur d’une

représentation équilibrée des femmes et des hommes au

sein des organes de prise de décision à tous les niveaux de

la vie politique, économique, sociale et culturelle.

En janvier 2000, le CNFL avait organisé une

démonstration pour dénoncer l’absence totale de femmes

au sein du Conseil d’Etat. Huit ans après, le Conseil d’Etat

compte 4 conseillères sur un total de 21 membres. Le CNFL

prône donc un renforcement des efforts afin d’appuyer le

progrès et de parvenir à une représentation des femmes

et des hommes reflétant la composition de notre société.

Le CNFL lance à nouveau un appel pressant aux organes

présentant les candidatures aux fonctions de membres du

Conseil d’Etat de proposer des femmes aux postes devenus

vacants jusqu’à atteinte d’une composition équilibrée

femmes-hommes.

mars /avril 17


Dossier

2020

Odyssée de l’utilisation de l’espace

Pour loger une population sans cesse croissante,

il faudrait 4 800 nouvelles habitations par an.

Peu importent les indicateurs, ils vont tous dans le même sens :

le Luxembourg n’a cessé de voir sa population grossir et il

n’y a aucune raison pour que cela change. De 134 000 habitants

en 1820, la population du pays est passée à 260 000 en

1920. Comme toutes les études démographiques prévoient un

doublement de la population tous les 100 ans, la perspective

d’une population de 520 000 habitants en 2020 est réelle,

tout comme celle d’une population supérieure à 700 000 personnes

en 2050.

Au niveau de la population active, l’évolution

devrait connaître un accroissement semblable : de 277 000

en 2001 à presque 400 000 en 2020 et plus de 650 000 en

2050, dont 300 000 seraient des frontaliers allemands, belges

et français.

Il faut caser tout ce monde-là. L’immobilier

d’entreprise n’a de cesse de relever le défi. Les besoins en

logements résidents aussi.

Clairement, la croissance de la population pose

la question de l’utilisation de l’espace et donc de l’aménagement

du territoire, des formes de construction (les résidences

jouent des coudes avec les maisons individuelles, actuellement

dominantes), de l’environnement. Car il faut se positionner et

imaginer le Luxembourg à un terme raisonnable mais programmable,

par exemple l’horizon 2020.

44 500 ménages en plus

A plusieurs reprises, des discussions et des débats se sont

agités autour d’une « urbanisation excessive » voire d’une densité

de population difficilement supportable. Mais les critères

scientifiques peuvent apporter des données objectives. Les appliquer

à une évaluation de la demande de logements à laquelle

le pays risque d’être confronté tient de la planification politique

et de l’éclairage utile sur le marché immobilier à venir.

Au printemps dernier, le STATEC a sorti une

étude documentée sur la question. Son propos : déterminer

les besoins en lieux de résidences (principales), s’appuyant

sur la demande potentielle en logements. Celle-ci est fonction

de quatre critères majeurs : le nombre de ménages privés, la

réserve de logements nécessaire à la fluidité du marché, le

remplacement ou renouvellement du parc immobilier résidentiel,

la résorption d’un éventuel déficit en logements.

mars/avril 18

Plusieurs scénarios sont possibles, en fonction

de facteurs démographiques évidents, comme les naissances,

les divorces ou le solde migratoire. Le STATEC retenait

un scénario « haut » mais parfaitement raisonnable, donnant

un boom du nombre de ménages privés. Il passerait de quelque

180 500 en 2005 à environ 225 000 en 2020. Soit une

augmentation de 44 500. Ainsi, « rien que pour faire face

à l’accroissement du nombre de ménages, il faudrait donc

construire un peu plus de 3 000 logements nouveaux par an »,

constatent les chercheurs de l’office statistique national.

Un avenir à construire

S’y ajouteraient les besoins de remplacements de biens dans

le parc immobilier et une marge de manœuvre laissée au

marché. Les calculs donnent un besoin de 1 700 logements

à remplacer par an. Ainsi, conclut le Statec, « jusqu’en 2020,

il faudrait une moyenne annuelle de 4 800 nouveaux logements

». Pour avoir une idée de l’état des lieux actuel, « ce chiffre

est à rapprocher du nombre des logements effectivement

achevés en 2004, dernière année disponible, qui s’est élevé

à 2 139 ». En clair : il y a un retard sérieux à résorber, si l’on

veut que chaque ménage corresponde à une habitation…

Bien d’autres paramètres peuvent intervenir

dans l’estimation des besoins en logements, en termes de

surfaces, de qualité, de prix et ce, en fonction de la taille des

ménages, de leur âge, de leur mobilité ou de leurs revenus

disponibles.

Quelles que soient les approches, en tout cas,

il apparaît clairement que les besoins immobiliers n’ont pas

fini de croître. Et que la construction a encore de beaux jours

devant elle. Un avenir est à bâtir. /

Alain Ducat


Immobilier

Quel avenir pour

La Métropole

luxembourgeoise ?

En l’espace de quelques décennies le Grand-Duché a

engagé avec succès une profonde mutation de son

économie, passant d’une économie basée essentiellement

sur la sidérurgie à une économie centrée sur

le secteur financier. Une reconversion qui a nécessité

de faire largement appel à une main-d’œuvre transfrontalière

et étrangère qualifiée.

Ce contexte de forte croissance – soit une croissance moyenne de

l’économie nationale atteignant régulièrement plus de 5 % (STATEC

2006) – bénéficie en premier lieu à l’agglomération de Luxembourg

en raison de la petite taille du territoire national mais aussi de la

nature de ses activités. Il en résulte une forte concentration des

emplois sur la capitale et sa périphérie (environ 44 %) ainsi qu’une

saturation démographique.

Depuis les années 2000, l’augmentation régulière

des migrations transfrontalières à partir des petits centres

urbains périphériques tels que Thionville, Longwy ou Arlon (+ de

110 000 personnes quotidiennement) et à destination de la

région capitale a pris une ampleur telle qu’elle a induit la saturation

des infrastructures de transports et de logement ainsi

qu’un impact négatif sur l’environnement. Dans le même temps,

…/…

mars /avril 19


Dossier

juridiques modernes adaptés tels que les plans directeurs sectoriels

(lycées, transports, logement, environnement), les plans

directeurs régionaux (regroupement de communes), la mise en

œuvre de la stratégie IVL qui est l’introduction d’une dimension

d’aménagement du territoire dans les politiques sectorielles, les

plans d’occupation des sols. Il a également mis en chantier la réforme

de son organisation administrative et territoriale (qui date

de l’époque napoléonienne) afin de se doter d’un cadre moderne

et cohérent de gouvernance.

En outre, le ministre de l’Aménagement du territoire

a demandé à l’OCDE de rédiger le premier examen territorial

sur le Luxembourg afin d’évaluer la situation, la pertinence des

outils mis en place ainsi que les actions entreprises. Des conclusions

ont été rendues publiques dans un rapport paru en 2007. Ces

conclusions sont encourageantes bien que mitigées : beaucoup de

plans sectoriels, manque d’articulations entre les différents plans,

difficulté à mettre en place une vision globale de l’aménagement

du territoire. Mais aussi originalité de la démarche d’aménagement

avec la mise en place de la stratégie IVL ainsi que la future réforme

territoriale et administrative (pôles de développement différenciés

selon les régions).

l’envolée des prix du foncier et de l’immobilier ont poussé les

résidents à se déplacer également. Ainsi, 2 000 frontaliers

de nationalité luxembourgeoise ont choisi de s’installer de

l’autre côté de la frontière. Quant aux surfaces disponibles

restantes elles sont principalement destinées aux bureaux. Un

seuil critique atteint par l’agglomération luxembourgeoise mais

une situation partagée en Europe par la plupart des métropoles

transfrontalières qui sont confrontées aux mêmes défis.

Certaines, telle l’agglomération lilloise, ont su y apporter des

réponses à ceci près que la densité des flux y est très largement

inférieure. Si dans le passé les autorités publiques se

sont semble-t-il contentées d’accompagner le développement

économique, il est un fait qu’aujourd’hui le gouvernement a

pris conscience de l’urgence et fait montre d’une réactivité

certaine face aux évolutions récentes. Les défis à relever sont

les défis territoriaux de la croissance : mobilité et emploi, environnement,

aménagement du territoire et gouvernance. Des

problématiques qui requièrent des approches innovantes et

des mesures énergiques de la part de l’Etat s’il veut maintenir

d’une part le dynamisme économique exceptionnel de sa

métropole et d’autre part, à plus long terme, assurer l’avenir

économique du pays.

Quelles sont les priorités l’action gouvernementale ?

Afin de mener à bien ces nouvelles stratégies, le gouvernement

a commencé à mettre en place des outils réglementaires et

Les domaines d’intervention identifiés comme prioritaires

La mobilité et l’emploi

Ce sont deux secteurs qui conditionnent largement la répartition

des activités à l’échelle du pays. Le Programme directeur d’aménagement

du territoire a été adopté en 2003 sur la base des orientations

fixées par la Loi d’aménagement du territoire du 21 mai 1999 ;

le logement et les transports y ont une place prioritaire. Un nouvel

outil de planification y est inclus, la stratégie IVL (2004) qui est un

concept intégré du transport et du développement spatial (IVL en

allemand) lequel vise soit à diminuer la mobilité elle-même soit à

chercher des solutions de transports alternatifs qui privilégient les

transports collectifs : le partage modal actuel entre transports en

commun et véhicules privés passerait de 12 % à 25 % dans les

années à venir.

Parmi les mesures dissuasives, certes, encore

bien timides concernant l’usage de l’automobile, les règlements

de stationnement de plus en plus restrictifs dans la ville de Luxembourg

traduisent une volonté de promouvoir les transports collectifs,

lesquels sont considérés par l’OCDE comme un offre de bon

niveau comparé à la moyenne européenne. Il faut citer encore

la création de parkings à la frontière même si leur nombre reste

insuffisant.

Dans le cadre du protocole de Kyoto, le Luxembourg

a introduit le 1 er janvier 2007 une contribution spéciale

Kyoto à savoir un relèvement progressif du taux des accises sur

les carburants routiers + une réforme des taxes sur les véhicules

automobiles.

mars/avril 20


Immobilier

Le logement et le foncier

La question de l’habitat dépend du choix stratégique entre

sédentarisation et déplacements domicile-travail (navettage) ;

le rapport IVL présente les deux scénarios : le frontalier et le

résident, en analysant les stratégies en matière de politiques

foncières et de logement qui en dépendent, la principale question

posée étant celle des moyens à mettre en œuvre dans ces

domaines pour effectivement contribuer à infléchir les tendances

actuelles qui vont dans le sens d'un renforcement de la

mobilité transfrontalière. L'option qui est clairement proposée

dans le rapport est celle d'accueillir et d'établir les travailleurs

étrangers afin de ralentir ces mouvements transfrontaliers avec

pour conséquence, de densifier les zones déjà urbanisées,

autant dire de développer un autre type d'habitat relevant d'un

autre urbanisme au Luxembourg... Les recommandations de

l'OCDE vont dans ce sens.

La mise en œuvre d’une série de mesures en

termes de politique foncière et de politique du logement – et

cela à différents niveaux et avec divers partenaires – devient

urgente. Parmi ces mesures, il faut mentionner l’augmentation

de l’offre foncière et immobilière, rendre opérationnelle l’expropriation

d’utilité publique, créer un véritable impôt foncier.

Le projet de Loi promouvant l’habitat déposé en mars 2OO7

et créant un pacte logement avec les communes va dans ce

sens. Cependant, il n’est pas acquis que les communes souhaitent

l’utiliser…

Ainsi, des stratégies ambitieuses sont progressivement

mises en place par le Luxembourg en vue de développer de

manière significative transports en commun et logements neufs.

La réforme régionale en cours, quant à elle, vise à mieux équilibrer

la répartition des activités sur le territoire avec la création

de pôles de développement régional. Cependant, cet ensemble

de projets d’intérêt national implique des décisions rapides sans

avoir à attendre pour leur mise en œuvre l’approbation des uns

et des autres.

Il est à noter enfin que la dimension transfrontalière

est absente de la plupart des projets et semble donc ne pas

faire partie des priorités actuelles, bien que l’Etat coopère sur des

projets tels que le TGV Est ou le site d’Esch- Belval.

Une situation paradoxale pour un Etat qui a donné

à sa capitale une envergure transfrontalière. /

Références

Rapport de l’OCDE intitulé « Examen territorial du Luxembourg » –

Editions OCDE, 2007.

Rapport annuel de la Direction de l’Aménagement du territoire, 2007.

Christine Borderies

La réforme administrative et territoriale en cours

En 2005, le ministre de l’Aménagement du territoire a présenté

un projet de réforme visant à doter le pays d’un service public

et de structures administratives modernes. L’évolution de la

commune dotée d’une très large autonomie est au cœur du

débat sur la politique régionale. Le Programme directeur d’aménagement

du territoire partage le Grand-Duché en 6 régions

d’aménagement : Nord, Ouest, Centre- Nord, Est, Centre- Sud

et Sud, à l’intérieur desquelles les communes seront appelées

à coopérer, ce qu’elles font déjà à des niveaux divers..., mais

il s’agit pour le moment de regroupements de communes (six

communes dans la Norstad) et non de fusion menée dans le

cadre d’une communauté urbaine bien qu’à terme, la plupart

des partis politiques semblent d’accord pour que des communautés

urbaines voient le jour. Chaque région dispose d’un

pôle urbain (CDA) et à l’échelon national il en existe 3 : Eschsur-Alzette,

Ettelbrück/Diekirch et Luxembourg.

Ces mesures visent à restructurer les espaces

afin de rééquilibrer le Nord et le Sud par le développement de

deux pôles urbains et à éviter la croissance démesurée de la

capitale.

Parmi les actions menées à ce jour, sont à citer

les efforts de restructuration de l’agglomération de la ville de

Luxembourg, la revitalisation de l’ancien bassin minier avec la

valorisation des friches industrielles et le développement économique

de la Norstad. Dans son rapport, l’OCDE encourage

l’Etat à apporter un soutien concret aux initiatives de coopération

intercommunales telles que la valorisation des friches

industrielles.

mars /avril 21


Dossier

DTZ

2000-2007 : du mouvement sur tous les plans

Quelle est l’évolution du marché immobilier professionnel

sur la période 2000-2007 ? Analyse de ce

cycle immobilier avec Gérald Merveille, responsable

du département Investment & Corporate Services,

et Laurent Cooreman, directeur du département

Letting & Sales, chez DTZ au Luxembourg.

Quel est l’état du stock de bureaux en 2000 et dans les

années qui suivent ?

En 2000, le stock est de 1 900 000 m 2 pour atteindre le record

de 2 800 000 m 2 en 2007. Entre les deux, la croissance annuelle

de plus de 6 % que nous connaissions entre 2001 et 2004 ne

s’est pas maintenue dans les années suivantes et nous avons

assisté à un fléchissement important. Entre 2005 et 2008,

ce ralentissement du rythme de développement ainsi qu’une

demande importante de la part des occupants a d’ailleurs

mené à une pénurie de surfaces disponibles. Pour les deux

ans qui viennent, la croissance du stock va reprendre de manière

importnante puisqu’une livraison d’environ 250 000 m 2

est attendue l’an prochain.

La courbe du stock est intéressante car elle

suit vraiment l’évolution de l’emploi. Celui-ci y est directement

lié puisque l’on compte approximativement 20 m 2 de bureau

pour un emploi. La loi réglementant la domiciliation de sociétés

a également dopé le marché immobilier car, obligées de posséder

physiquement un bureau à la place d’une simple boîte

aux lettres, les sociétés concernées ont eu besoin de m 2 ces

dernières années.

Qui occupe tous ces mètres carrés ?

Depuis 2000, le profil des occupants n’a pratiquement pas

changé. Le secteur BFI (Banques/Finance/Assurances) occupe

la majorité du stock de bureaux (33 % en 2007). Ensuite, viennent

les institutions et organes européens (18 % en 2007)

et l’Etat luxembourgeois. Ce que l’on remarque depuis 7 ans,

c’est l’augmentation des tailles des espaces demandées. La

croissance organique autour des endroits initiaux (surtout en

centre-ville) devient de plus en plus difficile et aboutit souvent à

la relocalisation globale dans la périphérie où se sont développées

des zones d’activités au cours des dernières années.

Comment ont évolué les loyers ?

Le rythme est de 4-5 % de hausse annuelle en moyenne depuis

2000. En fait, nous remarquons que l’augmentation des

loyers est assez peu dépendante du taux de vacance. Cette

élasticité existe car les promoteurs préfèrent octroyer certains

avantages et gratuités que de baisser le prix des loyers en période

creuse afin d’éviter des impacts négatifs sur le marché

de l’investissement.

Laurent Cooreman, directeur du département Letting & Sales et Gérald Merveille,

responsable du département Investment & Corporate Services, chez DTZ au Luxembourg.

Et le marché des capitaux ?

Sur ce point, nous avons assisté à une transformation radicale du

marché entre 2000 et 2007. Au début des années 2000, l’investissement

sur le marché luxembourgeois oscillait entre 150 à 300

millions EUR par année. En 2006, il atteint 1,2 milliard EUR et en

2007, 2,6 milliards EUR. L’une des raisons de ces records repose

sur le fait que beaucoup d’investisseurs globaux ont augmenté la

partie de leur capital placée dans l’immobilier (devenu plus attractif

par rapport à d’autres possibilités de placement) ; une seconde

raison est la performance économique luxembourgeoise et sa stabilité

ainsi que la taille du stock immobilier qui assure désormais

une certaine liquidité et enfin, la taille importante des bâtiments

proposés à la vente ces dernières années.

Comment voyez-vous le marché à moyen terme ?

Les 4-5 mois qui viennent vont être décisifs pour prévoir le futur

à court terme car la crise des subprimes aura peut-être encore

des répercussions. Pour la vision à moyen terme, vu la compétition

qui existera entre différents bâtiments à partir de 2009,

les futurs occupants pourront probablement faire jouer certains

leviers économiques à l’avenir. Nous pensons également que des

sociétés importantes continueront à quitter Luxembourg-Ville

pour s’installer en périphérie ou dans des zones d’activité qui sont

elles-mêmes amenées à se développer et ce, pour supporter leur

croissance. Dans notre métier, il faut du mouvement. Donc nous

restons optimistes. /

Propos recueillis par Isabelle Couset

mars/avril 22


Immobilier

Jones Lang LaSalle

Consultance en stratégie immobilière

Dans un monde de l’immobilier en permanente

évolution et une économie de marché de plus

en plus contraignante en termes de rentabilité,

les sociétés sont en quête d’un maximum de

flexibilité pour leurs décisions immobilières. Le

département Corporate Solutions est une des

nombreuses activités de Jones Lang LaSalle qui

répond sur mesure à cette problématique en

conseillant ses clients après analyse approfondie

de leurs besoins. Pour nous en parler, nous avons

rencontré Stéphan Arnould, Head of Corporate

Solutions.

Jones Lang LaSalle est le conseiller en stratégie immobilière

de nombreuses sociétés dans le monde. Expliquez-nous

ce rôle ?

Jones Lang LaSalle a signé des contrats-cadres avec certaines

grandes entreprises internationales telles que Microsoft ou Sun

Microsystems, pour ne citer que celles-là. Les projets immobiliers

de ces sociétés sont multiples, il en va d’une extension de

surface, de l’achat d’un nouvel immeuble, d’une délocalisation,

d’un déménagement, d’une gestion administrative et juridique…

jusqu’au changement à apporter à l’aménagement intérieur de

leurs bâtiments. Notre rôle est donc d’analyser, d’évaluer et de

conseiller les entreprises afin de leur présenter ainsi la stratégie

immobilière la plus adéquate à leurs besoins.

A un niveau local, nous contractons également

de nombreux mandats de Tenant Representation. Dans

ce contexte, nous représentons les intérêts de nos clients et

ce, que ce soit au travers de missions d’acquisition (achat/

location), de missions de disposals (cessation prématurée de

bail ou remise sur le marché de surfaces excédentaires) ou

encore et de manière plus générale, de missions d’optimalisation

de leur stratégie immobilière dans le cadre d’un service

de consultance.

Pour quelles raisons les sociétés vous délèguent-elles ces

pouvoirs ?

L’immobilier est un secteur complexe en constante évolution, ce

qui pousse de nombreuses sociétés dont le core business n’est

pas l’immobilier à outsourcer. Vous comprendrez qu’il est plus

aisé pour une entreprise, et surtout moins onéreux, de confier

tout ce qui touche à l’immobilier à un expert plutôt que de demander

à son personnel de le gérer. De plus, dans le cadre de

nos missions, nous sommes amenés à travailler en partenariat

avec nos clients afin de définir la meilleure stratégie possible en

évaluant avec exactitude les risques et les opportunités subsé-

Stéphan Arnould, Head of Corporate Solutions, Jones Lang LaSalle Luxembourg.

quents à leur politique immobilière. L’offre globale d’externalisation

de services que nous leur proposons permet à tous les membres

de l’entreprise de se concentrer sur leur core business, ce qui est

appréciable au niveau du temps et du coût.

Votre rôle de conseil en patrimoine immobilier implique de

donner votre avis sur tous les biens de votre société cliente.

Comment pratiquez-vous ?

Notre rôle en matière de Corporate Solutions ne se limite pas au

conseil en patrimoine, mais plus largement à tout ce qui touche

à la stratégie immobilière d’une entreprise et à sa mise en œuvre

telle que notamment la compréhension de la politique immobilière,

la définition des besoins des clients et ce, en vue d’apporter la

solution optimale. A cet effet, une équipe pluridisciplinaire travaille

en étroite collaboration pour répondre à tous les enjeux naissant

de cette décision immobilière en apportant une vision du marché

à 360° accompagnée d’une expérience unique et la compréhension

précise de chaque aspect qui entre en ligne de compte dans

un projet.

Vos services s’adressent-ils principalement aux grandes sociétés

?

Notre expertise répond à toute taille de société, pas uniquement

aux grandes structures. Notre portefeuille clients se compose de

tous types d’entreprises qui bénéficient d’un conseil transparent et

indépendant éventuellement rémunéré sur base de la satisfaction

éprouvée, elle-même liée à l’économie réalisée par le biais de nos

négociations. /

Propos recueillis par Isabelle Couset

mars /avril 23


Dossier

Atisreal

Luxembourg : terre d’investissements immobiliers ?

Birthe Müller-Weykam, Deputy Managing Director,

et Caroline Carlier, Market Research Benelux, chez

Atisreal Luxembourg, reviennent sur cette année exceptionnelle

que fut 2007, en matière d’investissements

aussi.

Caroline Carlier, Market Research Benelux et

Birthe Müller-Weykam, Deputy Managing Director,

chez Atisreal Luxembourg.

Quel est le volume des investissements immobiliers en

2007 au Luxembourg ?

2007 a été une année record non seulement au Luxembourg,

mais partout en Europe. Vu les conditions de financement

favorables, les grands fonds ont nettoyé leurs portefeuilles

et ont investi partout en Europe (92,3 milliards EUR investis

dans l’UE 15). Au Luxembourg, le volume des investissements

immobiliers a atteint 2,6 milliards EUR. Depuis mi-2007, avec

la crise des subprimes, les conditions de financement sont

moins favorables et les investisseurs doivent financer leurs

achats avec leurs capitaux propres. Cela a déjà eu une influence

au Royaume-Uni – où le marché est volatile et réagit

plus vite par rapport à une crise – avec une réduction de

150 points de base ; cela aura peut-être un impact en France

et également au Luxembourg, mais dans une moindre mesure

car le marché est très stable.

Qui sont les investisseurs au Luxembourg ?

Jusqu’en 2000, Luxembourg était une place peu connue des

investisseurs. Les investisseurs institutionnels allemands s’y

sont intéressés les premiers et, en 2007, ils représentaient

encore 57 % des capitaux investis. Viennent ensuite les investisseurs

islandais (8,98 %), belges (8,16 %), irlandais (5,65 %),

anglais (3,86 %), luxembourgeois (3,03 %), italiens (1,46 %),

américains (0,32 %), hollandais (0,13 %) et 10,90 % dont nous

ne connaissons pas l’origine. Les plus connus sont, entre

autres, KanAm (Atrium à Bertrange, 50 000 m 2 ), IVG Immobilien

AG (The Square au Kirchberg, 50 000 m 2 ) ; CGI (President

au Kirchberg, 30 000 m 2 ) ; Signa et Nord Bank (Ikaros

Business Center au Kalchesbrück, 25 000 m 2 ) ; Irish Life IM

(Vertigo à Gasperich, 24 000 m 2 ) ; Kaupthing Bank (K2-Allegro

et Ballade au Kirchberg, 20 200 m 2 ) et Westinvest (Royal

Monterey au centre-ville, 5 600 m 2 ).

Comment se positionne Luxembourg par rapport aux autres

capitales européennes ?

Au niveau du volume des investissements en 2007, Luxembourg

devance plusieurs grandes villes telles que Bruxelles et Barcelone,

mais reste derrière Londres, Paris, Francfort, Berlin, Munich

et Hambourg. Au niveau de l’indicateur d’investissement relatif en

Europe en 2007 et corrigé de la différence de taille de marché,

Luxembourg se classe en 2 e position avec 970 EUR investis/m 2 de

stock existant, après Londres (1 257 EUR/m 2 de stock existant) et

avant Paris (564 EUR/m 2 de stock existant).

Cela signifie-t-il que les investisseurs choisiront plus facilement

Luxembourg que Londres ou Paris ?

Les investisseurs définissent préalablement le montant qu’ils

vont investir en Europe, aux Etats-Unis ou en Asie, et cherchent

le pays où le rendement, par rapport au risque du marché, est

le meilleur. Le marché luxembourgeois est donc toujours mis en

concurrence avec les autres marchés européens. Prenons l’exemple

d’un investisseur qui trouve une bonne opportunité à Londres

et qui peut obtenir une opportunité plus ou moins semblable au

Luxembourg. En fonction de l’importance du marché, il choisira

Londres. Londres et Paris restent privilégiées aux yeux des investisseurs.

Ces dernières années, on a assisté également à une

demande des investisseurs pour les pays de l’Est, attractifs par

leurs rendements intéressants.

Comment voyez-vous 2008 ?

Les chiffres vont se maintenir, mais les conditions de financement

vont changer sur tous les marchés européens. Des investissements

importants continueront d’être réalisés au Luxembourg,

mais à des conditions légèrement différentes. Aux immeubles spéculatifs,

les investisseurs préféreront les immeubles existants qui

apportent plus de sécurité et du cash-flow plus rapidement. Les

investisseurs négocient déjà plus les prix qu’avant car leurs financements

se font de plus en plus avec leurs capitaux propres. Mais

nous pensons, en fonction de la disponibilité du produit adéquat,

qu’il y aura encore des transactions notables cette année. /

Propos recueillis par Isabelle Couset

mars/avril 24


Immobilier

Property Partners

Des solutions d’avenir

Sale & lease back, emphytéose et droit de superficie

sont des termes courants pour un agent immobilier.

Nous avons demandé à Vincent Béchet, Managing

Director de Property Partners, de nous les expliquer.

Quelle est votre définition du Sale & Lease back ?

C’est une opération immobilière qui permet à une entreprise propriétaire

de l’immeuble qu’elle occupe de le vendre (sale) pour

immédiatement en reprendre l’usage par le biais d’un leasing (lease

back). En général, les entreprises qui réalisent ce genre d’opération

estiment ne pas être des professionnels de l’immobilier

et ne pas avoir la vocation d’être propriétaires vu tout ce que ce

terme implique. Une fois la décision prise, nous nous occupons

de chercher un acquéreur enclin à louer de suite les surfaces que

les entreprises occupent déjà.

Pour l’entreprise, quels sont les avantages ?

Tout d’abord, d’obtenir rapidement du cash et de consacrer les revenus

de cette vente à son core business, à l’achat/rachat d’autres

sociétés, à développer un nouveau produit… Cela lui permet aussi

de se défaire de toute la problématique liée à la gestion de son

patrimoine : grosses réparations à prévoir et à effectuer, renouvellement

des commodo/incommodo, application de nouvelles

normes, suivi de la législation… et de l’obligation d’y dédier une

équipe spécifique.

Et les inconvénients ?

Selon la structure fiscale mise en place, la vente sera soumise

ou non à l’impôt. Dans la majorité des cas, une société sœur, une

SPV (Special Purpose Vehicle), est créée pour chaque immeuble

vendu. Cela permet de sortir l’immeuble du bilan de la société et de

vendre chaque SPV au nouvel acquéreur. Fiscalement, c’est beaucoup

moins coûteux que de laisser l’immeuble dans le bilan de la

société vendeuse qui est alors soumise aux droits d’enregistrement

et aux 30 % de taxation sur la plus-value réalisée. Néanmoins, il

existe malgré tout ce que l’on appelle la latence fiscale entre la

valeur aux livres de la SPV et la valeur des parts. Le paiement de

cette latence fiscale est en général négociée entre le vendeur et

l’acheteur.

Un deuxième inconvénient repose sur le contrat

de location. La société vendeuse, qui devient maintenant locataire

unique, doit veiller à avoir un contrat de bail très bien ficelé

avec son nouveau propriétaire. Certains locataires n’anticipent

pas toujours les problèmes qui peuvent survenir quelques années

plus tard, surtout en ce qui concerne les facteurs durée de contrat

et renouvellement. Si l’entreprise occupe un immeuble de choix,

elle doit vraiment s’assurer d’avoir un bail d’au moins 10 ans et

que celui-ci stipule bien une clause de reconduction. Dans le cas

contraire, le propriétaire peut très bien louer au plus offrant et la

société locataire devoir chercher une nouvelle adresse.

Vincent Bechet,

Managing Director,

Property Partners.

Entre la location et la propriété, il existe deux alternatives :

le droit d’emphytéose et le droit de superficie. En quoi

consistent-ils ?

Ce sont des possibilités encore peu usitées aujourd’hui, mais

qui peuvent (re)dynamiser certains secteurs géographiques

et économiques. Le réaménagement de l’ancien site militaire

WSA comme parc logistique en est un exemple d’envergure,

l’Etat luxembourgeois ayant prévu de développer, sous forme

d’emphytéose, les 50 ha du site Eurohub Luxembourg Sud à

des sociétés de logistique.

Les droits d’emphytéose et de superficie permettent

de limiter l’investissement de base nécessaire à une

construction puisque le terrain sera financé sur du long terme

par une redevance annuelle fixée contractuellement entre le

propriétaire du terrain et l’emphytéote. Ces formes de location

— de 27 à 99 ans pour l’emphytéose et aucune durée minimale

pour le droit de superficie — sont plus souvent pratiquées par

les communes et l’Etat car ce sont des pratiques qui s’adaptent

mieux à des projets industriels et de bureaux que résidentiels,

mais elles peuvent également permettre à des familles disposant

d’un patrimoine immobilier important de le garantir au

fil des générations, tout en s’assurant des revenus annuels

confortables. Il faut savoir qu’à l’expiration d’une emphytéose,

toutes les constructions appartiennent au propriétaire. En ce

qui concerne le droit de superficie, les constructions réalisées

appartiennent au propriétaire dès qu’il a payé la valeur actuelle

des constructions au superficiaire. /

Propos recueillis par Isabelle Couset

mars /avril 25

Photo — Property Partners


Dossier

Les frais

d’acquisition d’un

immeuble

Le marché luxembourgeois de la location de locaux

professionnels est en pleine santé et ce, d'autant

plus que les loyers restent élevés. Le montant des

loyers peut d’ailleurs susciter l'envie d'acquérir ses

propres locaux. A cette fin, une analyse du coût

total d'une acquisition est naturellement indispensable.

L'un des facteurs déterminants de la prise de décision d’acheter

ses propres locaux demeure le prix d’acquisition mais il ne faut

pas négliger tous les frais annexes susceptibles de s'ajouter à

ce prix d'acquisition.

Par frais d’acquisition, on entend l’ensemble

des frais et droits consécutifs à l’établissement d’une vente

immobilière. Ils sont en principe à la charge de l’acquéreur

du bien. Les frais d’acquisition sont en réalité constitués pour

l’essentiel de différents droits, taxes, impôts et frais d’obtention

de pièces administratives.

Ces frais représentent tout d’abord les frais liés

à l'emprunt bancaire qu'il sera nécessaire de contracter pour

financer en totalité ou en partie le montant de la vente, les

intérêts liés à l'emprunt bancaire, les frais liés à la constitution

de la garantie exigée par tout établissement de crédit prêteur

de deniers et, le cas échéant, le coût d'une assurance solde

restant dû (prise sur la tête par exemple d'un associé unique,

gérant, d'une S.à r.l. au bénéfice de la banque).

Toute vente immobilière ou toute inscription

d'hypothèque (parfois exigée par l'établissement de crédit prêteur)

devant être faite par acte authentique, la signature de la

vente, et au besoin l'inscription d'hypothèque, doit être faîte

devant un notaire, l'acte doit également être transcrit sur le

registre cadastral. L’intervention de cet officier public engendre

naturellement un coût, que l'on appelle communément les frais

de notaire. Toutefois, les frais de notaire ne se limitent pas au

coût lié à son intervention, les notaires jouent également le

rôle de percepteur de l'Etat luxembourgeois et collecte ainsi

les droits d’enregistrement de l’acte de vente/d’acquisition. Le

droit d’enregistrement est un impôt indirect perçu sur les faits

juridiques et principalement sur les mouvements de la fortune,

il représente 6 % du prix d’acquisition (7,2 % lorsqu’il s’agit d’un

achat en vue de la revente). C’est un impôt sur la circulation

juridique des biens au sens très large.

Notons également que certaines acquisitions immobilières

peuvent engendrer le paiement de sommes au titre de

taxe sur la valeur ajoutée, ainsi qu'une surtaxe communale sur les

droits d'enregistrement pour les immeubles situés sur le territoire

de la Ville de Luxembourg.

Aux frais énumérés ci-dessus, peuvent s'ajouter

des frais que les parties à la vente peuvent prévoir elles-mêmes

dans le contrat de vente comme des assurances, frais d’expertise

ou des garanties particulières. Ainsi, par exemple, si l'acheteur

accepte d'acheter l'immeuble en l'état et qu'il s'avère que l'immeuble

contient de l'amiante, il devra débourser des frais supplémentaires

pour défloquer l'immeuble nouvellement acquis.

En conclusion, si le prix d'acquisition reste naturellement

le plus important et l'élément-clé de la prise de décision,

les frais annexes et les coûts pouvant résulter du contrat de vente

ne sont pas à négliger.

Afin d'optimiser le coût d'acquisition d'un immeuble,

une solution consisterait à acquérir les titres d'une société

détenant l'immeuble que l'on désire acquérir, sous réserve de l'interprétation

de la transaction par l'administration fiscale luxembourgeoise.

Dorothée Ciolino

Avocat inscrit aux barreaux de Paris

et de Luxembourg

Céline Lelièvre

Avocat à la Cour

Membres du cabinet LG AVOCATS

lg_goueff@vocats.com

mars/avril 26


Immobilier

La Société Civile

Un outil simple et efficace

de gestion immobilière

Immobilière

Au cours de la dernière décennie, le nombre de Sociétés Civiles Immobilières (SCI) a plus que doublé au

Luxembourg. Cette progression importante est bien entendu à mettre en parallèle avec la forte croissance des

prix de l’immobilier au Grand-Duché, qui a permis à de nombreux particuliers de passer d’une gestion individuelle

à une exploitation professionnelle de leur patrimoine immobilier. Qu’entend-on par Société Civile Immobilière ?

Qui a intérêt à monter une SCI et dans quel cas ? Retour sur ce type de société qui a le vent en poupe.

Avant d’énumérer les intérêts pratiques du recours à une SCI,

rappelons les caractéristiques essentielles d’une telle société.

Tout d’abord, la SCI permet de se réunir à plusieurs pour réaliser

un investissement locatif qu’une personne seule n’aurait peutêtre

pas pu assumer. Par ailleurs, comme son nom l’indique,

la SCI est une société civile. Elle ne peut donc avoir d’objectif

commercial. L’objet social peut être d’acheter un immeuble

en vue de le louer, mais pas d’acheter régulièrement des immeubles

pour les revendre. De même, la SCI ne peut avoir

pour objet de louer des meublés, les revenus de cette activité

étant considérés comme des revenus commerciaux. Autre point

important à signaler : les associés sont responsables de façon

illimitée sur leur patrimoine personnel, à la différence des

associés d’une S.à r.l. ou d’une S.A. dont la responsabilité est

limitée aux apports. En revanche, comme les autres sociétés

commerciales, la SCI dispose de la personnalité juridique en

vertu de l’article 3 de la loi du 10 août 1915. Elle détient en

conséquence un patrimoine propre distinct de celui de ses

associés et agit par l’intermédiaire de ses représentants.

Aucun capital social minimum n’est prévu par

la Loi. Les associés peuvent faire des apports en numéraire, en

nature (biens immobiliers par exemple), et même des apports

en industrie (travail que l’associé s’engage à exécuter au profit

de la société). Quant à la durée de vie de la société, elle est

définie dans les statuts et ne saurait dépasser 99 ans.

Avantages et fiscalité

La SCI se distingue tout d’abord des sociétés

de capitaux par sa souplesse de constitution et de gestion.

Pour simple exemple, une SCI peut être constituée sans passer

par la case notaire. On parle dans ce cas d’un acte sous seing

privé. C’est la même règle qui prévaut pour tout changement

ultérieur dans les statuts. A noter également que l’utilisation

d’une SCI représente un gage de confidentialité en matière

de gestion financière : les comptes annuels n’ont ni à être

déposés ni publiés, et aucun rapport émanant d’un réviseur

d’entreprises n’est requis pour l’évaluation des apports faits à

une société civile. Les associés jouissent donc d’une grande

liberté contractuelle pour régler la répartition des bénéfices

entre eux, la cession des parts sociales, l’organisation de la

gérance ou la tenue des assemblées générales.

Autre avantage et non des moindres, la SCI

est une solution intéressante pour éviter les blocages pouvant

naître de l’indivision, dans la mesure où le désaccord des associés

n’empêche pas le gérant de la SCI de prendre les décisions nécessaires

à la bonne gestion du patrimoine. Ainsi, si l’immeuble est détenu

en indivision par plusieurs personnes, l’accord unanime de tous les

co-indivisaires est requis pour toute décision aussi minime soit-elle :

effectuer des travaux, donner en location, etc. En revanche, dans

le cadre d’une SCI, le gérant nommé par les associés pourra agir au

nom de la société et, seule, son intervention sera nécessaire pour

les actes liés à l’immeuble. Pour autant, cela ne laisse pas carte

blanche au gérant : les associés peuvent en effet stipuler dans les

statuts que certaines décisions importantes telles que la vente de

l’immeuble par exemple ou la constitution d’une hypothèque devront

être prises à une majorité simple ou qualifiée des associés, calculée

soit en fonction du nombre de parts détenues par chaque associé

soit en fonction du nombre d’associés.

De plus, la SCI constitue une protection intéressante

pour l’immeuble. En effet, dans une indivision, tout co-indivisaire

peut exiger de sortir de l’indivision à tout moment ce qui oblige ses

co-indivisaires, soit à racheter sa part, soit, s’ils ne le peuvent pas,

à vendre l’immeuble. Par contre, les statuts de la SCI peuvent réglementer

la sortie des associés et éviter la vente de l’immeuble en

cas de sortie d’un associé.

Egalement, dans le cadre de l’exploitation d’une

entreprise (immeuble exploité en commun par des professions libérales

par exemple), placer l’immeuble au sein d’une SCI permettra

de faciliter la cession de l’entreprise en cas de vente et surtout de

faire échapper celui-ci au risque de la faillite. A noter enfin que fiscalement,

la SCI est transparente. Les bénéfices de la société sont

imposés au titre de l’impôt sur les revenus de chaque associé, au

prorata de ses parts dans le capital social.

Inconvénients de la SCI

Le premier inconvénient de la SCI tient dans la gestion

de la société. Il faut établir une comptabilité comme pour toute

autre société, réunir une assemblée générale annuelle et parfois

des assemblées extraordinaires.

La gestion de la SCI suppose également une bonne

entente entre les associés. En cas de mésentente, il est très difficile

de sortir d’une SCI en revendant ses parts sociales. Cela est

même, le plus souvent, conditionné à l’accord préalable des autres

associés. Enfin, comme dans toute société civile, les associés sont

indéfiniment responsables des dettes de la société, en proportion

de leurs apports. /

Fatima Benabdelaziz

mars /avril 27


Dossier

Le syndic

Quel est son rôle ?

Photo — Bureau Claudine Speltz S.à r.l.

Nous connaissons tous le terme syndic, mais savons-nous

exactement ce qu’il recouvre. Tour d’horizon avec Claudine

Speltz, directrice du Bureau Claudine Speltz S.à r.l., qui gère

actuellement quelque 300 immeubles au Luxembourg, et

présidente de la Chambre immobilière du Grand-Duché de

Luxembourg (CIGDL). Elle a été élue présidente de la CEAB

(Confédération Européenne des Administrateurs de Biens) à

partir du 1 er janvier 2009.

Claudine Speltz,

directrice du Bureau

Claudine Speltz S.à r.l.

Est-ce obligatoire d’avoir un syndic professionnel dans un immeuble

?

Tout propriétaire d’un lot d’un immeuble comportant moins de

10 lots peut-être nommé syndic. A partir de 10 lots, il est obligatoire

de mandater un syndic professionnel depuis la loi du

9 juillet 2004.

Qui désigne le syndic ?

L’ensemble des copropriétaires est regroupé dans

un syndicat des copropriétaires qui nomme le syndic

en assemblée générale. La durée du mandat

est de trois ans maximum et renouvelable par un

vote de l’assemblée générale.

Le conseil syndical est un organe

facultatif nommé également par l’assemblée générale

pour une durée maximale de trois ans. Il

conseille et contrôle le syndic. Il peut être un partenaire

efficace pour une bonne et saine gestion

des bâtiments.

Quelles sont les fonctions du syndic ?

La loi du 16 mars 1975 et les suivantes définissent

les prérogatives et les obligations du syndic.

Le syndic est le gestionnaire de la copropriété. Il

assure le respect du règlement de copropriété et doit veiller au bon

fonctionnement de la copropriété. Il en est également le secrétaire

et le comptable. Il établit le budget annuel permettant de faire face

aux dépenses courantes tels l’entretien et le nettoyage des parties

communes, l’entretien des espaces verts, les dépannages et les interventions

urgentes, la maintenance des équipements communs.

Le syndic représente le syndicat des copropriétaires dans les actes

civils et en justice. Le syndic veille aussi au respect des règlements

L’ensemble

des

copropriétaires

est regroupé

dans un

syndicat des

copropriétaires

qui nomme

le syndic en

assemblée

générale

et des lois en vigueur, il informe des changements législatifs. Il

est vraiment l’organe d’administration de la copropriété et lui

rend des comptes annuellement sur sa gestion. C’est un métier

varié et exigeant qui demande de nombreuses compétences

couvrant des domaines aussi divers que complexes tels que

les techniques du bâtiment, les lois et règlements, la comptabilité,

la fiscalité, l’administration, les relations humaines et j’en

passe. Le syndic travaille dans l’intérêt de la copropriété et se

doit donc d’agir de manière impartiale et neutre, son rôle étant

de rechercher la solution la plus appropriée pour

résoudre les différends opposant les propriétaires

ou les occupants de l’immeuble.

Le syndic est-il un métier réglementé ?

Oui, depuis la loi du 9 juillet 2004, la profession

est réglementée. Le syndic doit être titulaire d’une

autorisation d’établissement décernée par le ministère

des Classes moyennes. La Chambre de

Commerce, en collaboration avec la Chambre Immobilière,

organise la formation des futurs syndics/

administrateurs de biens. Le syndic doit être assuré

en responsabilité professionnelle et devra fournir

une garantie financière, lorsque le règlement d’exécution

en la matière sera pris, censée protéger les

propriétaires en cas de fraude ou de détournement

de fonds.

La tarification est-elle réglementée également ?

Non, la tarification n’est pas réglementée.

Quelle est la différence entre le syndic et l’administrateur

de biens immobiliers ?

Ce sont deux professions très proches, mais le métier d’administrateur

de biens couvre de plus la gestion des contrats locatifs,

du patrimoine immobilier, le conseil en investissements et en

placements immobiliers. /

Propos recueillis par Isabelle Couset

mars/avril 28

Infos : www.cigdl.lu


Déduction des intérêts

pour la résidence

Immobilier

principale

Enfin possible

pour tous les frontaliers !

Dès cette année, tous les frontaliers pourront déduire

les intérêts liés aux emprunts hypothécaires de leur

résidence principale (et non secondaire), celle-ci

ne devant pas être localisée au Luxembourg.

Cette nouvelle disposition, déjà possible depuis quelques

années pour les résidents belges, fait suite à une

décision de la Cour européenne de justice en juillet

dernier et a été introduite dans la loi du 21 décembre

2007 sur la réforme fiscale.

La déduction n’est cependant possible

que pour les contribuables qui demandent à

être imposés au Luxembourg comme des résidents

luxembourgeois. C’est ce qu’on appelle communément

le « régime d’option ». Ce régime permet aux

non-résidents de déduire certaines de leurs dépenses

au titre de charges extraordinaires ou de dépenses

spéciales et de déclarer également les revenus

d’origine étrangère.

Jusqu’en 2007, seuls les revenus

professionnels étrangers devaient être réintégrés.

Dès 2008, tous les revenus d’origine étrangère doivent

être déclarés. De ce fait, les revenus immobiliers

(« revenus nets provenant de la location de biens »),

entrent en ligne de compte. Ainsi, les intérêts hypothécaires

entraînent une perte qui sera déduite de

la base imposable calculée sur l’ensemble des revenus luxembourgeois

et étrangers du ménage. En fonction de ce montant

est déterminé le taux d’impôt, celui-ci étant progressif avec

le revenu. Ce taux est ensuite appliqué aux seuls revenus de

source luxembourgeoise.

Le plafond maximal déductible au titre d’intérêts

hypothécaires varie en fonction de la date d’entrée en occupation

de l’habitation. Pour l’année 2008, il devrait être de :

• 1 500 EUR pour les personnes entrées dans leur habitation

après le 31 décembre 2002 ;

• 1 125 EUR pour les personnes entrées dans leur habitation

entre le 31 décembre 1997 et le 1 er janvier 2003

non inclus ;

• 750 EUR pour les personnes entrées dans leur habitation

avant le 1 er janvier 1998 non inclus.

La déduction

n’est possible

que pour les

contribuables

qui demandent

à être imposés

au Luxembourg

comme

des résidents

luxembourgeois

Ce plafond est majoré de son propre

montant pour le conjoint et pour chaque enfant du

ménage. Une personne mariée sans enfant entrée

dans son habitation en 2005 pourra donc déduire un

montant maximum de deux fois 1 500 EUR d’intérêts,

soit 3 000 EUR sur l’année.

Afin de bénéficier de cette mesure,

le contribuable doit en faire la demande expresse

dans sa déclaration d’impôt personnelle sur le revenu

chaque année si au moins 90 % des revenus

professionnels du contribuable (ou d’un des époux/

partenaires en cas d’imposition collective) sont imposables

à Luxembourg.

Suivant le niveau des autres rémunérations

de source étrangère du ménage, il est possible

que la déduction des intérêts hypothécaires ne

suffise pas à compenser la hausse du taux d’impôt

due à la réintroduction par exemple des revenus du

conjoint travaillant dans le pays de résidence. Tout

dépend du niveau des revenus étrangers à réintroduire

et du montant des dépenses à faire valoir. En tout état de cause,

l’Administration des Contributions n’applique le régime d’option

qu’en faveur des salariés et jamais en leur défaveur.

Cette nouvelle disposition permettra donc à de

nombreux ménages frontaliers de bénéficier enfin de la déduction

des intérêts pour leur résidence principale. Elle a le mérite de réparer

une inégalité qui avait fait couler beaucoup d’encre. /

Constance Collette

Manager

Nelly Mazzarol

Directeur

Alter Domus S.à r.l.

mars /avril 29


Les cahiers transfrontaliers d’EURES

Luxembourg n°2/2008

édito /

S























Arthur Tibesar

Cellule EURES de l’ADEM

Le travail frontalier belgo-luxembourgeois

Passer la frontière : une vieille histoire




Hier








Aujourd’hui

















Frontaliers salariés

selon le pays de résidence

au 30 septembre 2007

Allemagne

35 954

Belgique

33 196

Source : IGSS

France

69 871

mars/avril 30


Les cahiers transfrontaliers d’EURES Luxembourg

Une croissance qui démarre au début des années 80

40 000

Evolution du nombre de frontaliers résidant en Belgique

35 000

30 000




25 000

20 000

15 000

10 000

5 000

0

1975 1977 1979 1981 1983 1985 1987 1989 1991 1993 1995 1997 1999 2001 2003 2005 2007


























I





mars /avril 31


Les cahiers transfrontaliers d’EURES Luxembourg

Salariés résidant en Belgique selon le code NACE au 31 mars.

Branche d’activité NACE 1997 2000 2006 2007

Evolutions

06/07 00/07

Structure

2007









18,2

20,7








Total 18 647 23 604 32 685 34 633 1 948 11 029 100,0


Niveaux de formation…









… et de salaire.



















Salaires mensuels médians

au 31/12/2004 (euros/mois)

Toutes nationalités 2 606

Luxembourgeois 3 250





Belges 2 806





Allemands 2 697





Français 2 401






mars/avril 32


Les cahiers transfrontaliers d’EURES Luxembourg

Frontaliers belges travaillant au Luxembourg

(31 mars 2007)













Wellin

21 (1,7%)

Daverdisse

13 (2,3%)

Bouillon

Paliseul

114 (5,2%)

67 (2,9%)

Tellin

31 (3,2%)

Marche-en-Famenne

176 (2,3%)

Libin

130 (6,3%)

Bertrix

251 (6,9%)

Florenville

234 (10,7%)

Nassogne

69 (3,2%)

Saint-Hubert

141 (5,7%)

Herbeumont

57 (9,5%)

Chiny

361 (17,5%)

Durbuy

59 (1,3%)

Hotton

17 (0,7%)

Libramont-Chevigny

532 (11,4%)

Neufchâteau

473 (16,5%)

Meixdt-Virton

233

(21,0%)

Erezée

20 (1,6%)

Rendeux

20 (2,1%)

Tenneville

111 (9,8%)

Rouvroy

182 (21,4%)





La Roche-en

Ardenne

108 (5,9%)

Sainte-Ode

156 (15,4%)

Tintigny

411 (27,0%)

Province du Luxembourg

Léglise

Manhay

62 (4,4%)

Bertogne

323 (24,4%)

Vaux-sur-Sûre

527 (25,1%)

529 (31,6%)

Etalle

950 (38,4%)

Houffalize

328 (15,5%)

Bastogne

1785 (27,5%)

Fauvillers

330

(40,0%)

Martelange

312

(50,6%)

Attert

Habay 1112 (56,9%)

1364 (41,9%)

Virton

1023

(22,1%)

Arlon

5364 (46,3%)

St-Léger Messancy

605 1919 (61,8%)

(42,6%)

Aubange

Musson 3254 (51,4%)

781 (44,6%)

Vielsalm

323 (9,9%)

Gouvy

456 (22,7%)

Frontaliers (% pop. active)

44 % - 62 %

26 % - 43 %

19 % - 25 %

11 % - 18%

5 % - 10 %

3 % - 4 %

1 % - 2 %

mars /avril 33


Les cahiers transfrontaliers d’EURES Luxembourg

Province du Liège

47

83

36 33

15

37

13

10

81

40

50

82

1

51

55

61

19

21

30

28

24

34

78

76

68

25

73

52

6 3

31

56

53

4

69

63

42

35

20

9

44

38

57

26 66

29

64

11

32 54

18

7

79

11

22

75

39

58

70

71

5

72

23

77

65

84

46

41

67

43

48

8

49

27

60

80

17

14

31 % -43 %

74

2

21 % - 30%

45









11 % - 20 %

6 % - 10%

4 % - 5%

2 % - 3 %

16

62

A = nombre de frontaliers

B = % de la population active

0 % -1 %

Ville A B

Ville A B

Ville A B

Ville A B





















































































mars/avril 34


Les cahiers transfrontaliers d’EURES Luxembourg

Frontaliers de résidence belge vers le Luxembourg

(31 mars)

2007

Région Flamande et Bruxelles-Capitale

1 694

(935)

Prov. de Hainaut

409

(277)

Brabant Wallon

420 (260)

Prov.

de Namur

952

(547)

Prov. de Liège

5 815

(2 946)

Prov. de

Luxembourg

25 334

(18 633)

situation 2000

Les frontaliers belges : aussi Portugais et Luxembourgeois












Frontaliers de nationalité luxembourgeoise vers le Luxembourg (31 mars)

Pays de résidence : Belgique 2002 2003 2004 2005 2006 2007

TOTAL 553 581 613 626 666 713

Province de Luxembourg 487 518 544 558 599 645





Province de Liège 34 36 41 43 40 38

Reste du Pays 32 27 28 25 27 30


mars /avril 35


Les cahiers transfrontaliers d’EURES Luxembourg




Evolution de la population luxembourgeoise et portugaise

entre 2000 et 2007 dans la Province de Luxembourg

2000 2007

Luxembourgeois 1 172 1 505

Portugais 696 1 314


Bibliographie









Ont collaboré à ce numéro :




EURES Luxembourg








CRD EURES Luxembourg












mars/avril 36


Immobilier

La mise à disposition

D’un

logement

La mondialisation de l’économie et, avec elle, du marché du travail

exige une mobilité de plus en plus grande du salarié. Afin de faciliter

cette mobilité du salarié et aussi en vue de le persuader davantage

de rejoindre l’entreprise, certains employeurs incluent dans leur offre

la prise en charge des frais liés au logement sur place.

Dans cet article vous trouverez tout d’abord une définition de la

nature juridique d’une telle prise en charge pour ensuite déterminer

le traitement en matière de fiscalité et de Sécurité sociale.

Nature juridique de la mise à disposition

Pour déterminer le traitement applicable en matière de fiscalité et

de Sécurité sociale, il faut différencier deux cas de figure. Le cas

où l’employeur est locataire ou propriétaire du logement et celui où

le salarié est locataire et que l’employeur en supporte directement

ou indirectement la charge.

Le contrat de bail est établi au nom du salarié

Le remboursement ou la prise en charge directe du loyer par l’employeur

ne constituent pas, dans ce cas, un avantage en nature

mars /avril 37


Dossier

dans le chef du salarié, mais seront purement et simplement à

considérer en tant que rémunération en espèces payée au salarié

par l’employeur et à imposer et soumettre à cotisations sociales

en tant que salaire.

Dans ce qui suit, il ne sera plus tenu compte du

contrat de bail au nom du salarié.

Le contrat de bail est établi au nom de l’employeur

Dans ce cas la mise à disposition du logement au salarié est à

traiter en tant qu’avantage en nature cotisable et soumis à Sécurité

sociale dans le chef du salarié.

La valeur imposable d’un avantage est en principe

déterminée par sa valeur sur le marché. Le droit fiscal luxembourgeois

prévoit cependant une méthode d’évaluation spécifique

pour ce cas de figure. La valeur imposable correspond à 25 % de

la valeur unitaire du logement mis à disposition, sans pouvoir être

inférieure à 75 % du loyer payé par l’employeur. La valeur unitaire

est une valeur fixée pour les besoins du calcul de l’impôt sur la

fortune. Elle correspond à la valeur des immeubles exprimée en

fonction du pouvoir d’achat de la monnaie au 1 er janvier 1941. Les

montants de la valeur unitaire peuvent être demandés à l’administration

de la commune où se situe le logement.

Il est à noter que, dans la majorité des cas, 25 % de

la valeur unitaire seront inférieurs à 75 % du loyer, suite à l’évolution

du marché de l’immobilier au Luxembourg. En conséquence c’est

souvent 75 % du loyer qui servent de base au calcul.

L’employeur est propriétaire du logement

Dans ce cas, la mise à disposition est également à considérer en

tant qu’avantage en nature imposable et cotisable dans le chef

du salarié.

Le droit fiscal luxembourgeois prévoit dans ce cas

également une méthode d’évaluation spécifique selon laquelle la

valeur imposable correspondra à 25 % de la valeur unitaire du logement

mis à disposition, sans pouvoir être inférieure à 8,92 EUR/

m 2 pour un studio ou appartement ou 7,44 EUR/m 2 dans les autres

cas.

avant de pouvoir fixer la valeur imposable définitive de celui-ci.

Si l’appartement est mis à disposition du salarié déjà

meublé, la valeur de l’avantage en nature est à majorer

de 10 %.

La prise en charge directe par l’employeur

de frais accessoires (par exemple eau, électricité...) ne fait

pas l’objet d’une évaluation spécifique. Dans ce cas, le

montant intégral des frais accessoires supportés directement

par l’employeur est à prendre en considération pour

la détermination de l’avantage en nature.

Une éventuelle participation du salarié est

à déduire intégralement de la valeur de l’avantage en nature

établie selon les règles décrites ci-dessus avant de

l’imposer.

Exemple de calcul

Dans cet exemple le contrat de bail est établi au nom de

l’employeur et le loyer mensuel est de 850 EUR. La valeur

unitaire du logement est de 2 500 EUR. Le logement mis

à disposition est meublé et le salarié supporte l’intégralité

des frais accessoires. Le salarié participe aux frais à hauteur

de 100 EUR par mois.

25 % de la valeur unitaire (soit 625 EUR) sont inférieurs

à 75 % du loyer (soit 637,50 EUR). La valeur imposable

retenue correspond donc à 75 % du loyer.

Ce montant est majoré de 10 % puisque le logement

est meublé. La valeur retenue correspond maintenant

à 701,25 EUR (637,50 EUR + 10 %).

Les frais accessoires n’entrent pas en compte puisqu’ils

sont supportés par le salarié.

Finalement, il faut déduire la participation du salarié

(100 EUR), ce qui donne un avantage en nature imposable

et cotisable de 601,25 EUR par mois. /

Alexandre Kock

Tax & Legal Consultant

SD WORX S.A.

alexandre.kock@sdworx.lu

Spécificités de calcul

Après avoir déterminé la valeur imposable de base de l’avantage

en nature, il faut tenir compte d’un certain nombre de spécificités

mars/avril 38


Immobilier

L’économie et la

bonification d’intérêts

Le droit fiscal luxembourgeois offre une panoplie de moyens à l’employeur d’optimiser le package salarial de

son salarié, sans devoir nécessairement augmenter son revenu brut. Un des moyens consiste en l’économie

et en la bonification d’intérêts visant à aider le salarié à financer des projets privés par des crédits.

Vous trouverez dans cet article une définition de ce que sont

une bonification d’intérêts et une économie d’intérêts en ce

sens. Ensuite, sera décrit le traitement au niveau de la fiscalité

et de la Sécurité sociale. A la fin de cet article, vous trouverez

quelques spécificités dont vous devrez tenir compte dans la

mise en œuvre pratique des moyens précités.

L’économie d’intérêts

Une économie d’intérêts consiste en la mise à disposition par

l’employeur au salarié d’un prêt à taux favorable. Cela vise donc

le cas où c’est l’employeur lui-même qui octroie un prêt à son

salarié. Le taux de référence a été fixé pour les années 2007

et 2008 à 3,75 % par règlement grand-ducal.

L’avantage en nature est alors déterminé par

la différence entre ce taux (censé être le taux disponible sur le

marché) et le taux accordé par l’employeur. Ainsi, si l’employeur

octroie un prêt à un taux de 2 %, la différence, à savoir les intérêts

non payés à hauteur de 1,75 %, est l’avantage en nature

que l’employeur accorde à son salarié.

lieu au moment des arrêtés de compte, mais au plus tard lors du

dernier décompte établi pour l’année en question.

La loi prévoit toutefois une exemption fiscale en

la matière. Cette exemption est prévue dans l’article 115-22 de la

loi du 4 décembre 1967 concernant l’impôt sur le revenu (L.I.R.)

et précisée dans le règlement grand-ducal du 11 décembre 1991

portant exécution de l’article 115-22 L.I.R.

L’étendue des exemptions fiscales prévues en la

matière dépend de la nature du prêt (prêt hypothécaire ou prêt

personnel) et de la situation fiscale et familiale du contribuable.

Pour une personne célibataire, l’exemption fiscale maximale

par an peut être de 3 000 EUR pour un prêt hypothécaire servant

au financement de la résidence principale et de 500 EUR

pour un prêt personnel autre.

…/…

La bonification d’intérêts

La bonification d’intérêts consiste en un remboursement par

l’employeur d’intérêts payés par le salarié à un institut financier

à titre personnel. Il doit s’agir de prêts hypothécaires ou des

prêts servant au financement d’autres biens.

L’avantage en nature est déterminé dans ce

cas par les sommes remboursées par l’employeur au titre de

remboursement d’intérêts. L’employeur doit donc explicitement

payer ces sommes en vue du remboursement des intérêts

payés par le salarié.

Le traitement en matière de Sécurité sociale et de fiscalité

Sécurité sociale

Les avantages en nature consistant en l’économie d’intérêts

ou la bonification d’intérêts ne sont pas soumis à charges sociales.

Sous condition qu’il s’agisse bien de tels avantages en

nature (ce que l’employeur devra être en mesure de prouver),

les cotisations sociales, patronales et salariales, ne seront dues

sur ces avantages en nature.

Dans ce contexte, il faut souligner, que les limites

applicables en matière d’imposition décrites ci-dessous,

ne s’appliquent pas en matière de Sécurité sociale.

Imposition

L’imposition de cet avantage est déclenchée par la mise à disposition

de celui-ci. La mise à disposition est censée avoir

mars /avril 39


Dossier

Pour des personnes imposées collectivement au Luxembourg,

l’exemption fiscale maximale peut être de 6 000

EUR pour un prêt hypothécaire servant au financement

de la résidence principale et de 1 000 EUR pour un prêt

personnel autre. Cela concerne, en principe, les personnes

ayant la classe d’impôt 2. Mais le critère déterminant

étant l’imposition collective, le maintien de la classe d’impôt

2 dans une phase transitoire après un divorce, une

séparation ou le décès du conjoint ne donne pas droit à

cette exemption majorée.

Il est toutefois à noter que ces exemptions sont applicables

cumulativement. Ainsi si un salarié célibataire bénéficie

de l’exemption fiscale pour la bonification d’intérêts

pour un prêt hypothécaire à hauteur de 3 000 EUR, il

est tout à fait concevable qu’il bénéficie en parallèle de

l’exemption fiscale jusqu’à un maximum de 500 EUR pour

la bonification d’intérêts payés à titre de remboursement

d’un prêt personnel durant la même année fiscale.

Sont à considérer comme prêts hypothécaires servant à

financer la résidence principale du salarié, tous les prêts

en relation économique soit avec l’habitation personnelle

du contribuable, soit avec l’acquisition d’un premier terrain

à bâtir, soit avec un immeuble en voie de construction

ou de rénovation, immeuble que le salarié déclare

vouloir destiner à utiliser pour ses besoins personnels.

Dans ce contexte, les prêts destinés à l’acquisition d’une

résidence secondaire n’entrent pas en ligne de compte. En

effet, l’habitation doit être utilisée à des fins personnelles

et non pour se procurer un revenu supplémentaire (p. ex.

en louant ou revendant l’immeuble).

Sont à définir comme prêts personnels, tous les prêts qui

ne sont pas à considérer comme prêts hypothécaires,

c’est-à-dire tous les prêts utilisés pour financer l’acquisition

de biens de consommation (p. ex. l’achat d’une voiture

ou le financement des études).

Spécificités

Dans la pratique, il est recommandable à l’employeur de faire

attention à un certain nombre de points. Il devra toujours être

conscient qu’il est responsable des retenues fiscales et sociales

opérées sur les rémunérations de son salarié et qu’il peut

en être tenu responsable par l’administration compétente.

Preuve du bien-fondé du traitement appliqué

Afin de pouvoir prouver le bien-fondé du traitement fiscal en

cas de contrôle, il est recommandé à l’employeur d’avoir les

pièces à l’appui dans le dossier du salarié concerné.

L’employeur devra être en possession de documents

concernant l’existence du prêt soit hypothécaire, soit

personnel (par exemple une copie du contrat de prêt).

En cas de prêt hypothécaire, l’employeur doit avoir la certitude

qu’il s’agit bien d’un prêt hypothécaire servant à

financer la résidence principale du salarié. Cette preuve

pourra être apportée par une déclaration écrite du salarié

certifiant qu’il s’agit d’un prêt hypothécaire pour le financement

d’une habitation utilisée à des fins personnelles.

En cas de bonification d’intérêts, l’employeur doit avoir

la preuve du paiement des intérêts par le salarié à son

institut financier.

Étant donné que les exemptions ne sont accordées qu’une seule

fois par an et par ménage, l’employeur doit être sûr que le conjoint

de son salarié ne bénéficie pas également d’un tel avantage,

en l’occurrence de l’exemption fiscale. Il est donc recommandé

à l’employeur de demander à son salarié de lui remettre une

déclaration écrite de l’employeur du conjoint ou, à défaut, une

déclaration sur l’honneur du conjoint certifiant qu’il ne bénéficie

pas d’une économie, d’une bonification ou d’une subvention d’intérêt

ou, le cas échéant, une déclaration écrite quant à l’avantage

et à l’exemption accordée.

Salarié engagé au cours de l’année

Pour le salarié embauché dans le courant de l’année, il faut vérifier

s’il n’a pas déjà bénéficié d’une exemption fiscale en matière de prêt

hypothécaire ou personnel auprès de son ancien employeur. En effet,

si le salarié quitte l’employeur au cours d’une année, il n’y a pas lieu de

proratiser l’exemption appliquée durant cette année. Il appartiendra

au nouvel employeur de vérifier si et dans quelle mesure le salarié

aurait déjà bénéficié de l’exemption au cours de cette année.

Limitation aux intérêts réellement payés

Dans la pratique, l’employeur se heurtera souvent au problème que

l’exemption fiscale et l’exemption de Sécurité sociale en matière de

bonification d’intérêts est limitée aux intérêts réellement payés par

le salarié pour l’année fiscale durant laquelle cette bonification lui a

été payée. Le problème vient du fait que le salarié ne peut pas encore

fournir les arrêtés de compte durant l’année courante si son institut

financier ne les lui met pas encore à disposition. Il convient de noter

que des relevés de compte suffisent pour prouver le paiement.

En tout cas, les exemptions appliquées doivent êtres

incluses dans le décompte annuel et le certificat de rémunération

établis par l’employeur pour l’année fiscale concernée.

Dans ce contexte, il convient de souligner que l’exemption

fiscale applicable est à la fois limitée aux intérêts réellement

payés et au montant maximal exempté. Comme l’exemption en matière

de Sécurité sociale n’est limitée que par le montant des intérêts

réellement payés, cela ouvre la possibilité de bonifier des intérêts

au-delà du maximum exempté en matière fiscale, afin de profiter

de l’exemption en matière de Sécurité sociale sur la totalité des

intérêts bonifiés.

Paiement à la place d’un bonus

L’employeur doit aussi être conscient du fait que la bonification d’intérêts

n’est pas à confondre avec le paiement d’un bonus. Il s’agit

de deux paiements légalement différents. Ainsi, il ne pourra pas

remplacer le paiement d’un bonus contractuel par une bonification

d’intérêts. Le salarié ayant reçu une telle bonification pourra toujours

exiger le payement d’un bonus tel que prévu dans son contrat ou un

autre écrit applicable aux parties.

Si aucun bonus obligatoire n’est prévu contractuellement,

l’employeur peut, bien sûr opter pour l’attribution d’une bonification

d’intérêts à la place d’un bonus s’il souhaite récompenser la

bonne prestation de son salarié. /

Alexandre Kock

Tax & Legal Consultant

SD WORX S.A.

alexandre.kock@sdworx.lu

mars/avril 40


Immobilier

L’éco-bio-construction

Une autre manière de construire

ou rénover

« Dessine-moi une maison… ». Mais par où commencer

? À quoi faut-il penser ? Quel terrain acheter,

faut-il construire ou rénover, habiter en ville ou à

la campagne, quelle grandeur pour les pièces et

comment les disposer, quels matériaux utiliser pour

construire et décorer, comment se chauffer, comment

profiter au mieux de l’énergie solaire… ? Toutes

ces questions, et bien d’autres, se suivent et

s’entremêlent dans la tête du candidat bâtisseur.

Analyse de la situation actuelle avec Claudy Mercenier,

architecte du Groupe ARTerre, actif dans

le secteur de l’éco-construction depuis de nombreuses

années et membre du Cluster wallon Ecoconstruction.

Comment choisir, que décider ? Y a-t-il une

seule bonne manière de construire ou de rénover ?

Aujourd’hui, des constructeurs se sont lancés

dans la construction ou la rénovation de bâtiments qui

privilégient l’utilisation de matériaux naturels de construction

et d’isolation ainsi que l’utilisation d’énergies renouvelables.

Tout ceci en cherchant à s’intégrer le plus respectueusement

possible dans un milieu en utilisant des ressources naturelles

et locales. On parle d’éco-bio-construction, un concept qui est

apparu dans les années 1960. Une éco-construction résulte

donc d’une démarche alliant simultanément trois objectifs :

l’environnement, la santé et l’efficacité.

L’environnement, comme préoccupation

L’objectif est que la construction ne nuise pas à l’écosystème

dans lequel elle se trouve et par extension, qu’elle ne nuise pas

à l’écosphère entière. Habiter loin des transports en commun

et utiliser souvent sa voiture a un impact non négligeable sur l’environnement,

mais nous pouvons aussi réduire les distances de

déplacement, privilégier le covoiturage ou pour les plus courageux

utiliser le vélo … tout est possible, mais mieux vaut y penser avant

de choisir ou construire son habitation. Les émissions de CO2 des

déplacements d’une famille sont loin d’être négligeables. Chaque

ménage bruxellois, par exemple, émet en moyenne 5,2 tonnes de

CO2 par an (4 T dans le logement et 1,2 T avec la voiture).

Il convient également d’utiliser des matériaux renouvelables

et recyclables. On privilégiera ceux qui ont consommé

le moins d’énergie pour leur fabrication, ainsi que les productions

locales.

Ainsi, le choix des matériaux pour l’isolation des

murs et toitures revêt également un aspect important dans l’écobioconstruction.

Il existe quantité d’isolants à base de fibres de

bois, de chanvre, de papier recyclé, etc. qui isolent aussi bien du

froid que les produits classiques. Leur avantage est d’être produits

à proximité et ils représentent des réserves inépuisables. Avantage

supplémentaire non négligeable, ces matériaux naturels isolent

aussi très bien du chaud. Epurer naturellement les eaux usées par

des lagunes et choisir des produits d’entretien à faible impact sur

…/…

mars /avril 41


Dossier

L’éco-bio-construction ou l’éco-bio-rénovation

c’est de voir globalement le confort dans l’habitation et son

impact sur l’environnement, au-delà des effets de mode et

des émotions passagères. Aujourd’hui, le réchauffement climatique

absorbe toute notre attention, et on pense économies

de chauffage à tout prix. Depuis plus de 20 ans en Belgique,

des éco-constructeurs proposent des solutions, dans toutes

les gammes de prix et modèles architecturaux. Les solutions

existent, le marché se développe et les prix baissent, les matériaux

alternatifs se multiplient et ont fait leurs preuves… ce

n’est plus une utopie.

Des réseaux de professionnels se sont créés

ou sont en cours de création dans la Grande Région sous la

forme de clusters. Faites appel aux architectes, aux bureaux

d’étude et aux entrepreneurs expérimentés pour vous guider

et recevoir les conseils appropriés, car tout nouveau produit

ou nouvelle technique demande une formation adaptée pour

garantir un bon résultat. Le Cluster Eco-construction favorise,

notamment, les échanges d’expériences et d’informations entre

ces professionnels : il organise des visites d’entreprises,

des visites de réalisations exemplaires, des conférences, des

voyages d’étude à l’étranger (Voralberg, Fribourg…).

l’environnement, sont aussi des gestes complémentaires qui

font partie des choix d’équipements d’une habitation à faible

impact sur l’environnement.

Construire sain

Bâtir un logement dont l’environnement intérieur sera dépourvu

de substances nocives à la santé de ses occupants est un

des défis majeurs de l’éco-construction. Des études de la qualité

de l’air à Bruxelles ont démontré que l’air à l’intérieur de

certaines habitations pouvait être plus pollué que celui des

tunnels routiers aux heures de pointes ! Sont mis en cause ici

les nombreux composants toxiques qui émanent des produits

de construction, de décoration et d’entretien et polluent l’air à

l’intérieur des maisons. Certains produits peuvent être source

d’allergies, d’asthmes, de bronchites, etc. Il est donc important

de choisir des matériaux et/ou composants qui sont le moins

polluants et ne dégagent pas, pendant leur utilisation, de substances

nocives. Cette démarche peut également prendre en

compte l’impact de l’environnement géomagnétique du terrain,

les nuisances locales comme le bruit, la pollution de l’air, les

lignes électriques à haute tension etc.

Réduire la consommation en énergie

Le confort dans une maison est également lié au type de

chauffage. On cherche à diminuer au maximum les dépenses

d’énergie nécessaire pour amener et maintenir un habitat à

la température idéale de confort pour ses occupants. Cette

efficacité peut être atteinte en utilisant la chaleur du soleil, en

isolant la maison des aléas climatiques extérieurs, et/ou en

utilisant des appareils de chauffage ayant un bon rendement.

On privilégie les systèmes rayonnants à basse température qui

assurent un meilleur confort sans nuire à la santé. Ils sont compatibles

avec les énergies alternatives comme les panneaux

solaires, pompes à chaleur…

mars/avril 42


Immobilier

Et dans mon entreprise ?

Les principes et les technologies de l’éco-construction ne

s’appliquent pas qu’aux maisons individuelles ou aux écoquartiers

et éco-lotissements. Plusieurs entreprises ont déjà

fait le pas, d’autres y réfléchissent… On peut citer plusieurs

pistes de réflexion, le cas de chaque entreprise doit évidemment

être adapté. Choisir son implantation en fonction d’un

plan de mobilité des marchandises et aussi des travailleurs.

L’ossature bois est de plus en plus utilisée pour la construction

des entrepôts et aussi des bureaux. Les matériaux de finitions

ont aussi une grande importance pour la qualité de l’air à l’intérieur

des locaux, les travailleurs y passant une grande partie

de leur temps ; des locaux sains et un sentiment de confort

augmentent la productivité et diminuent l’absentéisme. On privilégiera

l’éclairage naturel tout en évitant les surchauffes dues

au soleil direct par des protections adéquates ; la climatisation

pourra, dans la plupart des cas, être réalisée naturellement.

Les entreprises occupent en général une grande surface au

sol : utiliser des matériaux de revêtement de sol perméables à

la pluie pour les parkings et réaliser une toiture végétale aura

un impact très favorable sur l’environnement… Les pistes sont

nombreuses pour prendre en compte à la fois le bien-être des

travailleurs et avoir une empreinte écologique raisonnable, voir

performante.

Pour encourager les derniers réticents, s’il fallait

encore ajouter une bonne raison pour penser éco-construction

dans les entreprises, c’est aussi un bon moyen de soigner

son image de marque ! /

www.ecoconstruction.be

Cluster Eco-construction asbl

mars /avril 43


Dossier

Le vert

Couleur d’un jour ou couleur durable ?

L’idée d’un bâtiment écologique est-elle juste un

nouvel effet de mode pour le promoteur soucieux

de son image de marque et désireux d’apporter une

touche éthique à son nom ?

Si c’était peut-être le cas il y a quelques années, les occupants,

les promoteurs, les investisseurs et bien sûr les environnementalistes

sont aujourd’hui de plus en plus préoccupés par

les effets du réchauffement climatique. L’on espère que l’UE

clarifiera la mise en œuvre des réglementations sur la performance

énergétique le plus rapidement possible.

Les réglementations sur l’efficacité énergétique,

également connues sous le nom de directives européennes

relatives à la performance énergétique des bâtiments

(DPEB), ont été introduites en 2003 en vue de faire appliquer

de nouvelles règles en matière d’immobilier commercial. La

directive définit les lignes directrices pour tous les nouveaux

bâtiments et les grands immeubles en cours de rénovation. De

plus, des inspections régulières des chaudières et des appareils

de climatisation ainsi que des certificats énergétiques ont été

imposés. Cependant, une certaine confusion a régné autour

des réglementations mises en œuvre et a engendré un manque

de clarté qui a fait capoter le projet de voir tous ces bâtiments

« codés » d’ici 2006. Les coûts supplémentaires et le processus

de longue haleine visant à classer les bâtiments de A à F en

fonction de leur consommation d’énergie peuvent varier d’un

Etat membre à l’autre, ce qui a également créé une certaine

confusion et causé des retards pour les propriétaires.

Cette année, le MIPIM a octroyé une toute nouvelle

récompense à un bâtiment européen qui rejette le moins

de CO2 dans l’atmosphère aussi bien dans son utilisation quotidienne

que pour sa construction. Le fait que cet événement ait

lieu à Cannes prouve effectivement que ce sujet est brûlant !

Toutefois, ce n’est pas uniquement le secteur des bureaux,

responsable de 25 à 40 % de la consommation totale d’énergie,

qui pose problème. Les bâtiments logistiques, notamment les

entrepôts écologiques, ont de plus en plus la cote auprès des

occupants européens en quête de biens durables.

Dexia BIL a récemment mis sur pied un ensemble

de stratégies destinées à contrer le changement de climat

au Luxembourg. Il vise à limiter l’impact sur l’environnement en

fournissant 24 % de l’énergie consommée par les immeubles de

Dexia BIL par cogénération. De plus, son immeuble d’Esch/Belval

répond maintenant à des standards environnementaux de haute

qualité. Les systèmes d’isolation thermique, de chauffage, de gestion

des déchets, d’air conditionné et d’éclairage y ont été adoptés

en étroite collaboration avec le Luxembourg Energy Office (LEO).

C’est également le cas pour l’ensemble de ses départements commerciaux

à Luxembourg qui ont adopté le retrait des ampoules

halogènes, l’installation de plafonds métalliques et de panneaux

de vitrages spéciaux.

Il est vrai que les coûts d’investissement pour les

bâtiments verts sont plus élevés. Il ne fait aucun doute que les

plus petits acteurs sont susceptibles d’être chassés du marché

à long terme et ne seront pas en mesure de supporter les coûts

liés à ces facteurs sociaux. Néanmoins, même si l’application de

la directive relative à la performance énergétique des bâtiments

est retardée momentanément, elle sera fermement mise en œuvre

à l’avenir. /

Research Department

Jones Lang LaSalle Luxembourg

mars/avril 44


Emploi /

45 ans et plus

Des atouts pour les entreprises

Comment les entreprises favorisent-elles le vieillissement actif ?

Quelles sont leurs pratiques en matière de formation continue pour

les travailleurs âgés ? Mireille Zanardelli et Kristell Leduc, chargées

de recherche au Département Population & Emploi du CEPS/INSTEAD,

répondent à ces questions.

La formation continue est l’une des voies permettant d’accéder

au vieillissement actif et, par conséquent, de lutter contre la

déqualification des travailleurs vieillissants en maintenant leur

employabilité. Les entreprises luxembourgeoises continuentelles

à former leurs travailleurs âgés ?

76 % des entreprises qui emploient des travailleurs âgés et qui

ont développé un programme de formation continue entre janvier

2003 et avril 2004 déclarent former les travailleurs âgés autant

que les autres, 2 % plus que les autres, 12 % moins que les autres

et 10 % déclarent ne pas les avoir formés du tout au cours de

cette période. Ainsi, 78 % des entreprises forment les travailleurs

âgés autant (ou plus) que les autres et 22 % les forment moins

ou pas du tout.

Voilà des chiffres qui semblent très satisfaisants…

En réalité, ces chiffres moyens masquent de fortes disparités.

La part des entreprises dans lesquelles les salariés âgés sont

moins ou pas du tout formés évolue de façon significative selon

la part des salariés ayant suivi une ou plusieurs formations. Parmi

les entreprises employant des travailleurs âgés et dont moins de

5 % de l’effectif a suivi des formations entre janvier 2003 et avril

2004, près de 40 % déclarent former les travailleurs âgés moins

que les autres classes d’âge ou pas du tout. Ce chiffre chute à 8 %

pour les entreprises dans lesquelles plus de 50 % de l’effectif a

bénéficié de formations. Ainsi, plus l’effort de formation est intense

et concerne une part importante de salariés, plus les travailleurs

âgés semblent en bénéficier. En d’autres termes, tout se passe

comme si les travailleurs âgés « passaient en dernier » : il faut que

l’entreprise ait consenti un effort important de formation touchant

une grande partie de son personnel pour que les travailleurs âgés

soient massivement bénéficiaires de formations au même titre

que les autres classes d’âge. Dans le contexte de rationnement

budgétaire dans lequel se décident les programmes de formation

continue, il n’est pas surprenant de constater que la priorité va vers

les plus jeunes, les travailleurs âgés devenant bénéficiaires des

formations quand l’effort en formation devient plus conséquent.

Que pensez-vous de ces réponses ?

Le fait que certaines entreprises perçoivent une moindre volonté

des seniors d’accéder à la formation continue ne signifie

pas forcément que ce soit le cas et cela ne doit pas être considéré

comme l’explication du moindre accès des travailleurs

âgés à la formation continue.

A votre avis, quelles sont les vraies raisons ?

Comme les entreprises sont moins enclines à financer des

programmes de formation destinés aux travailleurs âgés, il

est possible que l’offre de formation soit conçue plus ou moins

…/…

Quelles raisons les entreprises évoquent-elles quand elles

offrent moins, voire dans certains cas pas du tout, de formation

à cette partie de leur personnel ?

A cette question, 50 % des entreprises expliquent l’accès réduit

des travailleurs âgés à la formation par leurs moindres besoins et

l’autre moitié l’explique par une moindre volonté des travailleurs

âgés d’accéder à la formation. Plus précisément, 50 % des entreprises

répondent que les travailleurs âgés ont moins besoin

d’être formés que les jeunes, 25 % déclarent qu’ils sont moins

demandeurs et les 25 % restants que les travailleurs âgés ne

témoignent pas d’intérêt pour la formation.

mars /avril 45


Emploi /

Part des entreprises formant moins ou pas du tout les travailleurs âgés en

fonction de la part de salariés ayant suivi une formation

Champ : entreprises du secteur privé de 10 salariés et plus employant des travailleurs

âgés et ayant développé un programme de formation continue.

Source : enquête Maintien des Travailleurs âgés en Activité (2004) – CEPS/

INSTEAD pour le ministère du Travail et de l’Emploi.

indépendamment des besoins des travailleurs âgés. Dans cette

optique, il est naturel que les travailleurs âgés manifestent peu

d’intérêt pour des formations qui ne correspondent pas vraiment

à leurs besoins.

Leur moindre intérêt pourrait également être entretenu

par le fait qu’ils accèdent moins fréquemment que leurs

cadets à la formation continue.

Une autre raison pourrait reposer sur le fait qu’une

partie des travailleurs âgés se montre moins intéressée par la

formation continue parce qu’ils appartiennent à une génération où

la formation continue était peu, voire pas développée ; en d’autres

termes, ils pourraient être moins intéressés par la formation continue,

simplement parce qu’ils y sont moins habitués.

De plus, les formations proposées aujourd’hui

dans les entreprises s’inscrivent, pour une grande majorité d’entre

elles, dans une logique de perfectionnement des compétences

professionnelles et non dans une logique de recyclage. Si l’on

ajoute à cela le fait que les travailleurs âgés se situent dans une

perspective de fin de carrière et non pas dans une perspective

de rebondissement vers un redéploiement de leur activité, il n’est

pas surprenant qu’ils témoignent peu d’intérêt pour des formations

dont ils pensent peut-être qu’elles n’amélioreraient leurs aptitudes

professionnelles que de façon marginale.

Au vu de ces éléments, pensez-vous qu’il y ait discrimination ?

Aucun élément en notre possession ne permet d’étayer cette position.

Il faudrait disposer des besoins exprimés par chaque salarié

et de l’offre faite en contrepartie par les entreprises afin d’estimer

dans quelle mesure l’accès des travailleurs âgés à la formation

relève d’un phénomène de discrimination.

Comment expliquez-vous le contraste qui existe entre les chiffres

de participation réelle des travailleurs âgés (12 %) (1) à la

formation continue (22 % pour les moins de 35 ans et 18 % pour

les 35-50 ans) et les déclarations des entreprises (80 %) qui

indiquent que la formation concerne tous leurs salariés ?

Ce contraste que semble révéler cette participation deux fois moins

importante des travailleurs âgés à la formation continue avec le

fait que près de 80% des entreprises déclarent les former autant

que leurs cadets est très surprenant, en effet.

A notre avis, la différence peut s’expliquer par l’existence

d’effets de structure, c’est-à-dire que les travailleurs âgés ont

moins souvent que leurs cadets les caractéristiques favorables à

l’accès à la formation. Par exemple, ils sont proportionnellement

plus nombreux que les jeunes à être ouvriers, sachant que les

ouvriers sont moins fréquemment concernés par la formation continue.

D’ailleurs, certaines études mettent en évidence l’existence

d’effets de structure. Certaines caractéristiques socioprofessionnelles

agissent sur les chances de bénéficier d’une formation. Ainsi,

le statut ouvrier/employé/fonctionnaire, le niveau de formation, le

type d’emploi et d’employeur influencent l’accès à la formation.

www.ceps.lu

Ces différentes études montrent néanmoins

que ces différents effets de structure ne suffisent pas à justifier

que les travailleurs âgés accèdent moins souvent à la

formation continue que leurs cadets, loin s’en faut ! En effet,

lorsque l’on contrôle l’ensemble de ces effets de structure,

l’accès des travailleurs âgés à la formation continue demeure

inférieur à celui des plus jeunes. Certains auteurs expliquent

ce moindre accès des travailleurs âgés à la formation par le

refus des entreprises d’investir dans des formations pour des

salariés destinés à quitter l’entreprise.

On peut également expliquer cette différence

de chiffres par l’existence d’une discrimination à l’égard des

travailleurs âgés : à caractéristiques professionnelles identiques

et pour des besoins en formation identiques, un salarié

âgé aura moins facilement accès à une formation continue

qu’un jeune salarié.

Qu’en est-il au Luxembourg ?

Les données du PSELL II confirment l’ensemble de ces résultats.

Au Luxembourg, il ressort que, toutes les autres caractéristiques

étant égales par ailleurs, le fait d’être âgé de 50 ans

ou plus réduit les chances d’accéder à la formation continue

de moitié par rapport à un jeune de moins de 35 ans. Mais

ce résultat ne peut à lui seul prouver l’existence d’une discrimination.

Il faudrait d’autres éléments, comme nous l’avons

expliqué plus haut.

La qualification des travailleurs âgés joue-t-elle un rôle dans

l’accès à la formation continue ?

Parmi les formations suivies par les travailleurs âgés, pratiquement

aucune ne concerne des salariés exerçant des emplois

peu ou pas qualifiés, alors que c’est le cas d’environ 11 % des

formations dispensées aux salariés plus jeunes occupant le

même type d’emplois. Cette situation pourrait s’expliquer en

termes de besoins puisque l’on sait que les métiers d’hier,

plus fréquemment occupés par des seniors, nécessitent peu

ou pas de formation, alors que les métiers actuels, même les

moins qualifiés, plus fréquemment pourvus par des jeunes,

sont souvent assortis de besoins en formation. Ainsi, l’accès

quasi nul à la formation continue des travailleurs âgés peu

qualifiés pourrait, en partie, s’expliquer par les faibles besoins

en formation que nécessitent leurs tâches et fonctions.

Le fait que les travailleurs âgés peu qualifiés ne

participent pas à la formation continue conduit à une concentration

très forte des formations destinées aux travailleurs âgés

dans le haut de l’échelle des professions : près de 60 % des

formations dispensées en 2001 aux travailleurs âgés concernent

des salariés occupant des emplois très qualifiés alors

que seuls 32 % de celles dispensées aux moins de 35 ans

correspondent au même type d’emplois. /

(1) Source : PSELL II, 2001, CEPS/INSTEAD.

www.45plus.lu

Propos recueillis par Isabelle Couset

6 e et dernière partie de l’étude

dans notre édition mai-juin 2008.

mars/avril 46


Emploi /

travail

Le bien-être au

Selon l’Observatoire européen des risques (ERO) (1) ,

entre 50 % et 60 % du nombre de jours de travail perdus

sont liés au stress professionnel. En matière de

sécurité et santé au travail, le stress professionnel

devient l’un des principaux défis auquel est confrontée

l’Europe.

Nous verrons quels sont exactement ces risques psycho-sociaux

et les conséquences qu’ils entraînent dans le chef des organisations.

Les risques psycho-sociaux sur le lieu de travail

Le stress au travail

Le stress d’origine professionnelle est souvent banalisé tant il est

entré dans le langage quotidien. On peut le définir comme étant

« ressenti lorsqu’un déséquilibre est perçu entre ce qui est exigé

de la personne et les ressources dont elle dispose pour répondre

à ces exigences. » (2)

Le stress devient un risque pour la santé et la

sécurité lorsqu’il se prolonge dans la durée. Bien qu’étant perçu

psychologiquement, il peut porter atteinte à la santé physique.

Les symptômes sont les suivants :

pour l’individu : réactions émotionnelles (irritabilité, anxiété,

insomnies, burn out, dépression…), cognitives (difficultés

de concentration, de prise de décision…), comportementales

(abus d’alcool…) et physiologiques (problèmes

de dos, immunité affaiblie, hypertension…) ;

pour l’organisation : absentéisme, rotation fréquente

du personnel, problèmes de discipline, harcèlement,

accidents, erreurs, réduction de la productivité, augmentation

des frais de soins de santé…

…/…

mars /avril 47


Emploi /

Le harcèlement

Par mobbing, on entend « une communication

qui est accablée par un conflit parmi les collègues ou les supérieurs

et le personnel sur le lieu de travail, où l’individu concerné

est dominé et souvent attaqué systématiquement, directement

ou indirectement par une ou plusieurs personnes, (au moins

une fois par semaine) et pendant un temps plus long (au moins

pendant 6 mois) dans le but de l’expulser de la vie de travail et

ce qu’il éprouve comme une discrimination. » (3)

Sur le plan personnel, le harcèlement au travail

engendre un stress considérable pour les victimes et leur

entourage professionnel et familial et les effets sont tragiques,

allant de la perte d’estime de soi jusqu’au suicide dans les

situations les plus graves.

Sur le plan organisationnel, les conséquences

du harcèlement sont une diminution de l’efficacité et de la

productivité, car on voit l’absentéisme et le taux de rotation du

personnel augmenter, sans parler des préjudices juridiques qui

peuvent s’avérer considérables.

La violence au travail

La violence sur les lieux de travail devient une des premières

menaces pesant sur la sécurité des salariés dans le monde (4) .

Les actes de violence – provenant de l’intérieur comme de

l’extérieur de l’organisation – n’étant pas prévisibles, il faut

savoir que certaines situations de travail sont plus exposées à

la violence, comme le travail en contact avec le public, le travail

impliquant la manipulation d’argent et le fait de travailler

seul(e).

Les conséquences peuvent s’avérer être extrêmement

graves, aussi bien pour les individus que pour les

organisations. Les approches privilégiant la prévention de la

violence sont plus efficaces que des mesures isolées, prises

après l’accident. Une évaluation minutieuse des risques tout

comme une adaptation aux situations particulières de chaque

organisation garantissent des interventions efficaces.

Le bien-être au travail : un souci pour les organisations

Trois raisons principales poussent de plus en plus d’employeurs

à se soucier du bien-être des salarié(e)s (5) :

• la responsabilité : en se préoccupant du bien-être de

ses salariés, l’entreprise peut favoriser l’engagement

réciproque. Les lois sur l’accès individuel et collectif à

la formation continue sont d’ailleurs une illustration de

la promotion du développement de l’expérience professionnelle

et extra-professionnelle ;

• la nécessité : l’employeur est tenu de respecter le cadre

législatif. Au niveau européen, les obligations des employeurs

en matière de santé et de sécurité au travail

sont définies par la directive-cadre (89/391) que tous les

Etats membres ont transposé dans leur législation. Au

Luxembourg, il s’agit de la loi du 17 juin 1994 concernant

la santé et sécurité au travail ;

• la rentabilité : il est évident qu’un(e) salarié(e) qui souffre

travaille mal. En d’autres mots, le bien-être des salariés

est une préoccupation économique rentable. La façon

dont les salariés vivent le lien avec l’entreprise a des

incidences directes sur leur engagement. Une étude du Bureau

internationale du travail (BIT) met en évidence le coût

considérable de l’absentéisme en Europe et, corollairement,

des études sur l’effet des Programmes d’Aide aux Employés

(PAE) mettent en avant des réductions substantielles de

l’absentéisme après l’introduction de ces programmes.

Cadre institutionnel et légal en matière de SST





La sécurité et la santé au travail (SST) ont pour but de prévenir

les accidents et les maladies sur le lieu de travail.

Cette discipline vise à préserver et protéger les ressources

humaines sur le lieu de travail. Depuis longtemps, les gouvernements

reconnaissent que de mauvaises prestations

en matière de sécurité et de santé au travail induisent des

coûts en termes de Sécurité sociale et de réduction de la

production. L’impact peut surtout s’avérer considérable

pour l’employabilité du travailleur.

Au sein de l’UE, le cadre législatif est établi par la Commission

européenne au moyen d’une série de directives

européennes fondées sur l’article 137 du traité UE, lequel

confère à l’UE le pouvoir de légiférer dans ce domaine.

L’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail

(6) a été créée en 1996 afin de recueillir, d’analyser et

de promouvoir les informations relatives à la SST. L’Agence

a pour mission de rendre les lieux de travail en Europe plus

sûrs, plus sains et plus productifs et notamment d’encourager

une culture de la prévention efficace sur le lieu de

travail. Elle coordonne le réseau et l’échange d’information

entre les Etats membres. Les « Points Focaux » se chargent

de définir le contenu pour les différents Etats membres.

Chaque Point Focal coordonne un réseau national de fournisseurs

d’informations en matière de prévention et gère

ces informations.

Le réseau d’information luxembourgeois sur la prévention,

la protection et le bien-être au travail (7) rassemble et diffuse

de l’information en matière de prévention, protection

et bien-être au travail à l’initiative de l’Agence européenne

Bibliographie et sitographie

- Pierre Angel, Développer le bien-être au travail, Paris, Dunod, 2005.

- Guide pour les victimes du harcèlement moral « Mobbing » et pour leurs interlocuteurs,

Mobbing Asbl, LCGB, Luxembourg.

- http://lu.osche.europa.eu/

- www.cepl.lu

- www.itm.lu

- www.lcgb.lu

- www.ogbl.lu

(1) http://riskobservatory.osha.europa.eu

(2) http://osha.europa.eu

(3) Guide pour les victimes du harcèlement moral « Mobbing » et pour leurs interlocuteurs,

Mobbing asbl, LCGB, Luxembourg, p.7.

(4) BIT, 1998

(5) Pierre Angel, Développer le bien-être au travail, Paris, Dunod, 2005, pages 30

et 31.

(6) http://osha.europa.eu

(7) http://lu.osha.europa.eu

(8) www.itm.lu

(9) Article 20 (art. L.162-12 du Code du Travail) de la loi sur les relations collectives

de travail.

mars/avril 48


Emploi /



pour la sécurité et la santé au travail. Le réseau luxembourgeois

regroupe les organisations les plus représentatives,

actives dans le domaine de la sécurité et la santé au travail

et est organisé de façon tripartite regroupant le gouvernement,

les employeurs et les employés (partenaires sociaux).

Ce sont aussi les membres du Comité consultatif pour la

sécurité, l’hygiène et la protection de la santé sur le lieu du

travail (C.C.S.H.S.T.) du Luxembourg.

L’Inspection du Travail et des Mines (ITM) (8) représente le

« Point Focal National » dans le réseau d’information de

l’Agence européenne pour la Santé et la Sécurité au Travail.

L’ITM gère ce site Internet et en même temps organise et

coordonne le développement du réseau luxembourgeois

d’informations sur la prévention, la protection et le bien-être

au travail.

La directive-cadre 89/391/CEE fixe les principes généraux

pour une meilleure protection des travailleurs au travail.

Cette directive, de même que l’« accord-cadre sur le stress

au travail et sur le harcèlement et la violence au travail »,

situent clairement le stress d’origine professionnelle dans

la sphère juridique de la santé et de la sécurité du travail.


Au Luxembourg, la loi du 26 mai 2000 concernant la

protection contre le harcèlement sexuel à l’occasion

des relations de travail et les dispositions particulières

prévues par la loi du 30 juin 2004 concernant les relations

collectives de travail (9) fixent le cadre législatif

en la matière. Le rôle de la médecine du travail et des

représentants du personnel s’y voit être renforcé.

Pour terminer, notons que l’évaluation du risque en ce qui

concerne le stress se base sur les mêmes principes et processus

que les autres risques liés au milieu du travail. L’association

des travailleurs et de leurs représentants au processus joue

un rôle déterminant pour garantir de bonnes performances en

matière de SST. /

Carole Blond-Hanten

CEPS/INSTEAD

Unité REPREM

mars /avril 49


Nouvelles technologies /

Signature

électronique

Enfin réalité !

En janvier dernier, Claude Wiseler, ministre de la Fonction publique

et de la Réforme administrative et Jeannot Krecké, ministre de

l’Economie et du Commerce extérieur ont annoncé l’entrée en

vigueur prochaine de la tant attendue signature électronique dans

des applications en ligne de l’Etat. Si les entreprises peuvent

d’ores et déjà en profiter, le grand public devra encore attendre

un peu pour signer sans se déplacer.

Il en aura fallu du temps, sept années précisément, pour que

la signature électronique soit réellement opérationnelle sur les

sites et portails électroniques des administrations luxembourgeoises.

Les premiers à pouvoir bénéficier de ces services en

ligne depuis 2007 et de la carte à puce développée par Lux-

Trust ont été les entreprises. Côté tarifs, il faut débourser une

cinquantaine d’euros pour la carte à puce, la carte contenant

l’identification de son propriétaire et la signature électronique

légale. Depuis décembre 2007, LuxTrust offre également aux

entreprises qui ont besoin d’un plus grand nombre de certificats

professionnels la possibilité d’acquérir un abonnement auprès

de LuxTrust avec cartes à puces à un prix plus favorable. Les

premières applications administratives en ligne destinées au

grand public seront, quant à elles, opérationnelles au cours du

second semestre 2008.

LuxTrust a été constituée en 2005 par l’Etat

luxembourgeois (actionnaire majoritaire) et plusieurs acteurs

majeurs de la place financière et du secteur privé pour faire face

aux besoins croissants de sécurité et de confidentialité tant au

niveau du commerce électronique que dans les relations par

voie électronique entre citoyens, administrations et entreprises.

Techniquement, LuxTrust délivre les certificats électroniques

pour l’identification des personnes et la sécurisation de la

signature électronique. Les cartes à puce (Smartcards) LuxTrust

sont munies de deux certificats électroniques et de leurs clés

privées respectives. Elles sont valides pendant 3 ans et peuvent

être renouvelées en ligne juste avant l’expiration de ces

3 ans (re-key). Ce re-key vous permettra de ne pas devoir vous

réinscrire dans les applications auxquelles vous avez accès et

cela vous évitera de devoir vous faire identifier à nouveau.

Les prochains mois verront apparaître des

applications en ligne comme le projet eTVA. Le projet PLDA

(Paperless Douanes et Accises) fonctionne déjà depuis septembre

2007. Quant au Registre de Commerce et des Sociétés, il

peut d’ores et déjà être consulté en ligne et offrira bientôt la

possibilité de faire des dépôts en ligne. A noter également la

solution MultiLine (le service e-banking luxembourgeois pour

les professionnels) qui existe depuis 1992 et dont la nouvelle

version est en phase pilote depuis novembre 2007. A l’attention

des entreprises, le ministre Krecké précise que c’est maintenant

« le moment idéal pour se procurer une telle carte à puce

si elles ne veulent pas rater le train en marche ». Les cartes

à puce de la société LuxTrust S.A. sont depuis quelques mois

disponibles dans une trentaine de points de vente à travers

le Grand-Duché (BCEE, Dexia, Banque de Luxembourg, ING,

Fortis, P&T, Banque Raiffeisen, Chambre de Commerce).

Citoyens et entreprises devraient donc se réjouir

d’une telle nouvelle : concrètement, cela devrait permettre

une réduction des délais de traitement et un allègement des

procédures d’accès à l’information du citoyen ou des entreprises.

Bien entendu, cela n’empêchera nullement les adeptes

du « contact physique » de se rendre à l’administration de leur

choix pour régler leur dossier sur place. /

Fatima Benabdelaziz

Pour plus d’informations : www.luxtrust.lu

mars/avril 50


Nouvelles technologies /

EasyPass de Transatel

Les premiers forfaits multi-pays tout compris

Quelques mois après l’arrivée de l’Eurotarif et de l’intensification

de la concurrence sur le marché de la téléphonie mobile

pour les populations frontalières et les voyageurs,Transatel,

spécialiste du roaming en Europe depuis 2002, étoffe son offre

pour les personnes utilisant régulièrement leur téléphone portable

dans la zone Luxembourg, France, Belgique, Pays-Bas.

Transatel propose 3 forfaits EasyPass qui reposent sur

le principe d’un crédit d’appels que le client peut utiliser comme

il le souhaite, indifféremment dans 2, 3 ou 4 pays, pour passer

des appels et envoyer des SMS nationaux et internationaux. La

réception des appels et la consultation de la messagerie vocale

sont gratuites et illimitées dans tous les pays souscrits sur la

ligne active. Transatel offre aussi gratuitement la possibilité à

ses clients de consulter leurs messages vocaux sur Internet.

Chaque abonné dispose d’un numéro de téléphone local dans

chacun des pays souscrits. Les nouveaux abonnés peuvent

conserver gratuitement leurs anciens numéros. Le client choisit

sa formule en fonction de sa consommation et des pays dans

lesquels il se déplace.

Détail de toutes les offres sur www.transatel.com

Motorola CA50

Une nouvelle génération de

scanner de code-barres

A destination des secteurs de

l’Horesca, de la distribution et

des soins de santé, le CA50

est un terminal sans fil – qui

tient dans la main – lecteur

de code-barres avec téléphone

Voice over IP (VoIP), permettant

d’accroître le service aux clients

et aux patients. Les utilisateurs

du CA50 peuvent s’informer

plus rapidement sur le prix d’un

produit, l’état du stock et d’appareils

médicaux, la disponibilité

d’une chambre d’hôtel… et communiquer

entre eux. Le CA50 permet

aussi d’appeler ou de recevoir un

appel.

Gigashot A.

Toshiba

Des caméras numériques HD

Toshiba a lancé une gamme de caméras numériques Gigashot

HD, comprenant les Gigashot A et les Gigashot K. Ces caméras

vidéo haute définition permettent d’enregistrer, d’éditer et de

graver des films en haute définition ainsi que de réaliser des

photos (1 920 x 1 080 pixels (A) ; 1 280 x 720 pixels (K) et des

captages vidéo HD grâce à leur disque dur intégré d’une capacité

maximale de 100 Go et d’une fonction d’enregistrement

en haute définition 1 080.

Les deux gammes de caméras disposent d’un écran

couleur (TFT, LCD) de 3 pouces ; d’un stabilisateur d’image électronique

; et de diverses fonctions automatiques de réglages

White Balance. Elles sont également pourvues d’une rainure

pour une carte SD/SDHC de maximum 8 Go pour le stockage

de photos de très haute qualité.

Les deux séries d’appareils offrent diverses possibilités

de connexion qui permettent de visionner directement un

enregistrement sur la télévision et un port HDMI permettant de

les raccorder à une HDTV. Le port USB permet de transférer des

photos directement sur un PC. Les deux types d’appareils sont

équipés des suites logicielles ImageMixerTM3 et Nero Vision 5

de Pixela pour transférer, réaliser et retravailler des vidéos.

Les prix varient de 1 199 EUR pour le Gigashot A40F

à 1 399 EUR pour le Gigashot A100F et de 699 EUR pour le

Gigashot K40H à 799 EUR pour le le Gigashot K80H.

Gigashot A.

mars /avril 51


Simplification.lu /

La simplification

administrative

Faites-en profiter votre entreprise

Trois nouveaux instruments de simplification

administrative mis à disposition des entreprises

luxembourgeoises.

Au niveau national

1. Transport routier – Le tachygraphe digital

Dès à présent, tous les opérateurs dans le secteur du transport

routier peuvent consulter sur le site de l’Administration

des Douanes et Accises (www.do.etat.lu), une publication reprenant

les principales lignes directrices du tachygraphe digital

et de la réglementation communautaire relative au temps

de conduite et de repos.

2. Site de l’Union européenne

Les guides de bonne pratique en matière de sécurité alimentaire

sont disponibles sur http://ec.europa.eu/food/food/

biosafety/hygienelegislation/

3. Dépôt de vos déclarations TVA par Internet

Le service eTVA est accessible sur www.etva.lu et sur

www.aed.publi.lu/ – rubrique eTVA, le site officiel de l’administration

de l’Enregistrement et des Domaines. Inscrivez-vous

gratuitement au service eTVA en téléchargeant le « formulaire

de souscription » à partir du site www.aed.public.lurubrique

eTVArubrique Formulesoption Catégorie 6 : Formulaires

divers ou en demandant le formulaire au guichet.

L’engagement de la Commission européenne vis-à-vis des

petites entreprises

Le 31 janvier, la Commission européenne a lancé une consultation

publique portant sur le contenu d’une loi européenne

sur les petites entreprises (Small Business Act). Il s’agit de placer

les PME au cœur du processus décisionnel dans l’UE et de

mettre en œuvre des mesures concrètes destinées à libérer

leur potentiel de croissance. De nouvelles initiatives seront

prises pour alléger la charge réglementaire imposée aux PME,

faciliter leur accès au marché unique et aux marchés publics,

les aider à trouver les ressources financières et humaines indispensables

à leur développement et les soutenir face aux

défis que constituent la mondialisation et le changement cli-

Réunion du Comité National pour la Simplification Administrative en faveur des

Entreprises (CNSAE).

matique. L’élaboration de la « loi sur les petites entreprises » pour

l’Europe constitue l’une des principales mesures de la Commission

annoncées pour le prochain cycle de la stratégie en faveur

de la croissance et de l’emploi, qui a été adoptée en décembre

dernier. La consultation se poursuivra jusque fin mars, l’objectif

de la Commission européenne étant de proposer la « loi sur les

petites entreprises » pour l’Europe en juin prochain.

http://ec.europa.eu/enterprise/sme/index_fr.htm

Réduction de la paperasserie

La réduction de la paperasserie atteint sa vitesse de croisière

dans l’Union et est en train de consentir les premiers avantages

tangibles pour les citoyens et les entreprises. Le deuxième rapport

intérimaire sur la stratégie de simplification de l’environnement

réglementaire présenté récemment par la Commission énumère

une série de résultats impressionnants déjà obtenus et un

ensemble de nouvelles mesures ambitieuses que la Commission

doit présenter au cours de 2008. Parmi les exemples de propositions

de simplification déjà adoptées figurent la « zone de paiements

unique » dans l’Union qui pourrait épargner à l’économie

de l’Union jusqu’à 28 milliards EUR/an et le nouveau Code des

douanes électronique qui va donner un coup de fouet au commerce

international et faire économiser aux entreprises jusqu’à

2,5 milliards EUR/an. La Commission a aussi rendu compte de la

première année de fonctionnement du Programme d’action pour

la réduction des charges administratives. 500 millions EUR, telle

est l’estimation des économies réalisées par les sociétés grâce

à la réduction de la paperasserie imposée aux entreprises après

l’adoption de cinq actions rapides en 2007. Et il est prévu d’économiser

encore 800 millions EUR de plus à bref délai. La Commis-

mars/avril 52


Simplification.lu /

sion a aussi annoncé son intention de présenter cette année

un nouveau train de propositions d’actions rapides dans des

domaines comme l’assouplissement des exigences en matière

d’information dans les secteurs des transports, de l’agriculture

et de la marine marchande.

Depuis octobre 2005, 300 textes juridiques

représentant environ 5 000 pages du Journal officiel ont été

supprimées sur les quelque 95 000 pages de l’acquis communautaire

grâce au programme de simplification en cours.

Le programme de simplification comporte à présent quelque

164 initiatives recouvrant tous les domaines politiques. Depuis

2005, la Commission a pris des mesures ou avancé des

propositions pour éliminer de l’acquis communautaire environ

2 500 actes obsolètes. Les exemples concernent :

• 50 textes du Conseil supprimés et un ensemble de

plus de 650 articles ramené à 200 en vue de simplifier

de façon draconienne les 21 organisations

communes des marchés de la Politique agricole

commune réduites à un régime unique pour rationaliser

et simplifier la PAC ;

• des douanes sans papiers, grâce à la décision cyberdouanes

qui va créer un système électronique

européen pour l’échange de données entre autorités

publiques et sociétés ;

• la révision inédite du droit communautaire des

assurances (Solvabilité II) qui se traduira par le

remplacement de 14 directives existantes par une

directive unique ;

• plus de 2 000 pages de législation communautaire

seront supprimées en réunissant les trois modes

de transport intérieur des matières dangereuses

(route, chemin de fer et voies de navigation intérieures)

dans un seul et même texte législatif.

En janvier 2007, la Commission a présenté un

ambitieux Programme d’action dans l’Union pour réduire les

charges administratives de 25 % en 2012. Dans le seul domaine

du droit des sociétés, il a été noté 75 obligations d’information

qui sont particulièrement pesantes et paraissent

dépassées, excessives ou redondantes. Le droit des sociétés

est donc le domaine prioritaire pour la réduction de la paperasserie

et la Commission présentera des propositions dans

ce domaine avant l’été 2008. Cinq actions rapides sur dix ont

déjà été adoptées et le reste est en voie de l’être dans les premiers

mois de 2008. Par exemple, les sociétés ne seront plus

tenues de commander de coûteux rapports d’experts concernant

les fusions ou les scissions de petites entreprises à moins

que cela ne soit clairement exigé. Les transporteurs de fret ne

devront plus être munis de documents de transport distincts

et les obligations concernant la société de l’information seront

simplifiées (pour plus d’exemples cf. Memo/08/63).

La Commission européenne propose une refonte des règles de

l’étiquetage des denrées alimentaires

La Commission européenne entend moderniser et améliorer la

réglementation communautaire en matière d’étiquetage des denrées

alimentaires afin que le consommateur obtienne les informations

essentielles dont il a besoin. Aux termes de la proposition

adoptée en février 2008, les informations nutritionnelles essentielles

devront figurer à l’avant de l’emballage de toutes les denrées

alimentaires préemballées. Pour des raisons de santé publique,

le règlement proposé étend l’obligation d’étiquetage des

allergènes aux denrées alimentaires non préemballées, y compris

celles vendues dans les restaurants et autres établissements de

restauration collective.

http://ec.europa.eu/food/food/labellingnutrition/foodlabelling/index_fr.htm

Coûts externes des transports

La Commission européenne prépare le terrain pour une tarification

efficace et équitable des services de transport. Elle a publié

un recueil complet des études réalisées à ce jour sur les coûts

externes du secteur des transports. Ce manuel, préparé conjointement

par plusieurs instituts de recherche sur les transports, résume

l’état de la technique en ce qui concerne l’évaluation des

coûts externes. La Commission compte utiliser ce manuel, parmi

d’autres éléments, pour préparer sa communication sur l’internalisation

des coûts externes pour tous les modes de transport

prévue pour juin 2008 ainsi qu’une proposition de révision de la

directive sur la taxation des poids lourds.

Le manuel — disponible ainsi que le document de

consultation sur http://ec.europa.eu/transport/road/policy/

index_en.htm et http://ec.europa.eu/transport/white_paper/

consultations/index_fr.htm — réunit des méthodes inspirées

des meilleures pratiques pour évaluer et monétiser les coûts

externes générés par les activités de transport. Il est axé sur la

pollution atmosphérique, le bruit, le changement climatique, les

encombrements et les accidents du transport routier qui représentent

la plus grande part des coûts externes des transports,

mais il envisage aussi d’autres coûts externes et d’autres modes

de transport. /

Informations tirées de la Newsletter

« La simplification administrative en

faveur des entreprises au Luxembourg »

éditée par le Comité National

pour la Simplification Administrative

en faveur des Entreprises (CNSAE).

6, boulevard Royal• L-2449 Luxembourg

Tél : (352) 2478-4731

mars /avril 53


Bon à savoir /

comme

Usufruit

ULe droit de propriété est présenté comme le

droit le plus complet que l’on puisse imaginer.

Le propriétaire d’un bien peut s’en servir

(usus), il peut le mettre en valeur pour en retirer des revenus,

des fruits (fructus) et enfin, il peut le transformer, le détruire,

le transmettre gratuitement ou le vendre (abusus). En principe,

ces différents droits sont détenus par une seule et même

personne que l’on nomme alors le propriétaire. Mais il est

également possible de diviser le droit de propriété avec d’un

côté l’usufruit (usus + fructus) et de l’autre, la nue-propriété

(abusus) et d’attribuer ces composants à des personnes différentes.

L’usufruit est donc le droit qui donne à son titulaire

le droit d’usage et de jouissance temporaire sur une

chose à condition d’en conserver la substance. L’usufruit peut

porter sur la plupart des biens, dans la mesure où ils ne périssent

pas par le premier usage. En effet, si l’usufruit portait

sur une chose qui se consomme par le premier usage, il ne

présenterait aucun intérêt pour l’usufruitier qui, n’ayant pas le

droit de disposer de la chose, ne pourrait pas davantage en

user, car s’il en usait, il le détruirait…

L’usufruit peut porter tant sur un bien précis,

un immeuble par exemple, que sur une masse de biens

comme une succession (1) . Avec certains aménagements et

précautions, l’usufruit peut également porter sur une somme

d’argent.

L’usufruit est, par définition, toujours temporaire.

Si l’usufruitier peut disposer de son droit d’usufruit, le

vendre par exemple, il ne peut disposer de la propriété du

bien. Dès lors, l’usufruitier ne pourra céder que le droit temporaire

qu’il a d’user et de retirer les fruits dudit bien, avec

l’obligation de conserver la substance. De même, l’usufruit

étant ab initio temporaire, l’usufruitier ne pourra céder qu’un

droit qui est destiné à s’éteindre, le plus souvent au décès de

l’usufruitier (2) (usufruit viager), ou à l’arrivée au terme fixé dans

le contrat (usufruit temporaire).

L’extinction de l’usufruit a pour effet immédiat,

sans aucune formalité, déclaration, perception de droits

de quelque nature, la reconstitution de la pleine propriété en

faveur du nu-propriétaire.

Le démembrement de propriété est principalement

utilisé dans le cadre de la gestion patrimoniale.

L’usufruit viager est généralement utilisé dans

le cercle familial. La valeur de l’usufruit étant calculée en fonction

de l’âge de l’usufruitier, il peut être intéressant, pour des

mars/avril 54

parents, de transmettre la nue-propriété d’immeubles à leurs

enfants, tout en conservant l’usufruit. Les parents peuvent alors

vivre dans l’immeuble ou en retirer les loyers. Les enfants, de

leur côté, au décès des parents recevront le bien quitte de tout

droit de succession. Ainsi, si une personne fait une donation de

la nue-propriété d’un bien alors qu’elle est âgée de 45 ans, la

nue propriété sera estimée à 60 % de la valeur en pleine propriété.

Le prix et les droits seront donc calculés sur cette part uniquement.

Un tel montage n’est cependant intéressant que dans

des cas où des droits de successions en ligne directe subsistent

comme en France par exemple.

De même, en cas de secondes noces, transférer

l’usufruit au conjoint (dans les limites légales) et la nue-propriété

aux enfants d’un premier lit permet de mettre le premier à l’abri,

tout en préservant les droits des seconds.

On retrouve également le démembrement de propriété

dans le cadre des dévolutions successorales. Ainsi, lors de

l’ouverture d’une succession ab intestat (en l’absence de dispositions

testamentaires) le conjoint survivant peut demander à recevoir

l’usufruit de la totalité des biens existants, les descendants

recueillant la nue-propriété de ces biens.

Si un tel mécanisme semble attrayant, il n’est pas

sans contrainte. En effet, la vente du bien en pleine propriété ne

peut se faire qu’avec l’accord de l’ensemble des ayants droit (usufruitier

et nu-propriétaire). Et même si le code civil règlemente les

relations entre l’usufruitier et le nu-propriétaire, la cohabitation

n’est pas toujours sans conflit. /

Céline Lelièvre

Avocat à la Cour

et Ivana Raulet

Elève avocat au barreau de Rennes

Membres du cabinet LG AVOCATS

lg_goueff@vocats.com

(1) Dans le cas d’une masse de biens, l’usufruit peut porter sur des biens consomptibles.

L’usufruitier devient alors propriétaire des bien, peut en user, quitte à les

détruire, mais il devra restituer, à l’expiration de l’usufruit une même quantité de

chose, de même nature et de même valeur ou leur valeur estimée à la date de

la restitution.

(2) Il faut entendre ici, l’usufruitier d’origine, celui qui a bénéficier de l’usufruit au

moment de sa constitution.


à nos frontières /

Arlon

Belle au centre

Le dynamisme commercial relève la tête, après

dix ans de gestion coordonnée et de management

urbain.

Arlon Centre-Ville. L’asbl a été une des premières structures de

management urbain dans la Grande Région. Imaginée en 1998,

sur le modèle du City management adopté par de grandes

cités européennes, elle se calait dans le besoin de l’époque,

pour faire face à la donne commerciale de la région frontalière.

« Les commerces devaient réagir, se remettre en question et

se repositionner par rapport aux géants s’installant en périphérie

», explique Christelle Adant, l’actuelle City manager d’Arlon,

qui emmène une petite équipe motivée. « L’association des

commerçants et la ville ont lancé cette structure de gestion, à

l’époque un projet pilote soutenu par la Région wallonne ». Le

premier partenariat s’est considérablement élargi et essaie de

fédérer tous les organismes, publics, privés ou associatifs, qui

participent à l’animation et à l’attractivité de la cité.

Et le bilan, après dix ans, n’est pas mauvais

du tout. Compte tenu de l’augmentation perpétuelle de l’offre

commerciale dans un vaste périmètre de chalandise et, surtout,

vu l’état des lieux d’un commerce urbain en déliquescence il y

a quelques années, Arlon relève la tête.

La tendance s’est doucement inversée et l’on

constate aujourd’hui un regain d’intérêt pour le centre-ville.

« Nous recevons régulièrement des personnes avec de nouveaux

projets, des commerçants qui veulent s’implanter dans

le centre. C’est évidemment positif et c’est très significatif d’un

commerce qui tourne à nouveau bien. Il suffit d’une polarité

positive, de quelques enseignes qui servent de moteur. »

Arlon Centre-Ville a travaillé à ce regain, en se

fixant des axes prioritaires, des objectifs, des outils. Le premier

axe cible : le cadre de vie et d’achat, avec une réflexion

globale et une attention particulière sur la propreté urbaine.

« Le deuxième, c’est l’accessibilité. Il s’agit de se pencher sur

le déplacement du chaland, de lui faciliter l’accès au centre

urbain. »

Les besoins de chacun, une perspective sans frontière

L’axe central se focalise directement sur l’activité économique,

envisagée à la façon d’un centre commercial en termes d’offre,

mais prise sous l’angle des besoins réels d’une chalandise

urbaine et non pas sous celui de la rentabilité immobilière…

Arlon Centre-Ville « réfléchit en permanence au développement

d’un mix commercial bien équilibré et qui soit approprié à sa

situation. Nous menons des enquêtes de terrain, sur les flux de

piétons, ce qu’ils attendent en centre-ville. Nous interrogeons

Christelle Adant, City manager d’Arlon.

aussi les commerçants. Nous nous penchons sur la saturation des

parkings ». L’action se poursuit sur les deux derniers axes de travail,

d’une part, la communication et la promotion du centre-ville et,

d’autre part, la définition et l’analyse des grands enjeux commerciaux

à l’échelle de la commune. « Ce qui nous amène à faire de

la prospection auprès de différentes enseignes ou promoteurs »,

notamment dans des salons comme le Mapic à Cannes, la Mecque

de l’immobilier commercial. « Nous n’avons pas de vastes surfaces

à proposer aux investisseurs. Il faut composer avec des petits

espaces et donc sans gros porteurs pour l’attractivité ». Certaines

enseignes, qui jouent sur la qualité et la proximité davantage que

sur le volume d’appel, développent néanmoins un joli potentiel,

entraînant des idées dans leur sillage. « Il faut jouer avec tout

cela », conclut Christelle Adant. « Cela nous permet de créer un

climat différent. Nous devons faire preuve de plus de créativité

pour marquer la spécificité d’Arlon. »

En concurrence ou en complémentarité avec les villes voisines ?

Ce développement des atouts spécifiques sera l’un des objectifs

de la rencontre-débat que proposera Arlon Centre-Ville dans le

cadre du réseau de villes LELA+ (Luxembourg, Esch, Longwy, Arlon,

plus Thionville et Metz), dont une des vocations transfrontalières

est de cumuler les compétences et les potentiels économiques,

culturels et touristiques de ces villes au profit de leurs citoyens et

de leurs entreprises. « Il s’agira de poser un regard transfrontalier

sur le développement des centres urbains et le développement

commercial dans notre région ». Dont le commerce et le pouvoir

d’achat sont, aussi, d’envergure transfrontalière. /

Alain Ducat

mars /avril 55


Grande Région /

OPEN SPACE

Une conférence où tout est permis, ou presque…

Les 18 et 19 octobre derniers a eu lieu à l’Académie

européenne d’Otzenhausen un Forum SarLorLux sous

forme d’une conférence OPEN SPACE (littéralement :

conférence « ouverte »). Son objectif principal a consisté

à débattre avec des citoyens de la Grande Région des

nombreuses facettes de la coopération transfrontalière

et du développement actuel et futur de la Grande

Région (1) .

Aspects méthodologiques et techniques

La méthode OPEN SPACE permet de dialoguer ouvertement, sans

ordre du jour préétabli, de sujets très divers entre gens initiés,

néophytes ou (simplement) curieux. Il n’y a pas, d’un côté, les « savants

» et de l’autre, les « ignorants », de même qu’il n’y a pas de

spectateurs et d’auditeurs libres. Tout le monde participe, se sent

concerné et se doit d’être actif, du début de la conférence jusqu’à

la fin, un des mots-clés s’appelant « auto-organisation ».

L’équipe d’accompagnement a été constituée de

Richard Stock du Centre européen Robert Schuman, de Michael

Matern de l’Académie européenne d’Otzenhausen ainsi que de

Claude Gengler et de Georg Walter de la fondation Forum EUROPA.

C’est le directeur du Centre Schuman qui a ouvert le forum en

fournissant à un public, pas très nombreux (quelque 25 personnes)

mais extrêmement motivé, quelques explications sur les règles et

les orientations générales.

Un exposé introductif, présenté par le directeur de

la fondation Forum EUROPA, a permis d’entrer dans le vif du sujet,

c’est-à-dire de dresser un état des lieux succinct de la Grande Région

et des multiples formes de coopération transfrontalières qui

y coexistent. Les participants ont ensuite été appelés à proposer

des sujets de discussion qui leur tenaient à cœur. Ces thèmes ont

d’abord été écrits sur des fiches et ensuite épinglés à des « tableaux

à propositions » (photo 1).

Vu le nombre restreint de participants, la décision a

été prise d’un commun accord de se limiter à deux grands groupes

de travail : un premier groupe a été mis en place pour aborder,

en particulier, la question de la « plus-value » que peut apporter la

Grande Région et une coopération transfrontalière cohérente et

bien ciblée en son sein (photo 3) ; le deuxième groupe s’est intéressé

aux multiples facettes du « tourisme » et de la « culture », y

compris dans la dimension importante qui est celle de l’économie

(photo 2).

Photo 1: Respectez votre tour ! Une fois le « forum d’ouverture » terminé, les

participants sont invités à épingler leurs idées sur des « tableaux à propositions »

spécialement aménagés à cet égard.

Photo 2 : Le groupe de travail « tourisme et culture » en action.

mars/avril 56


Grande Région /

Au sein de chaque groupe, quatre fonctions

étaient à pourvoir : un modérateur-animateur, un gestionnaire

du temps, un rapporteur et un « concepteur » de l’affiche des

résultats.

La fin de la première journée de travail s’est soldée

par une séance de présentation des résultats intermédiaires.

Chaque groupe en a profité pour revenir sur ses objectifs, sur

la nature et la portée des thématiques abordées, sur l’état

des discussions en cours et sur quelques premiers résultats

« présentables » à ce stade précis de la démarche.

La matinée du deuxième jour a permis de creuser

encore une fois les problématiques étudiées, de se mettre

d’accord sur quelques conclusions et recommandations, de

rédiger un rapport final et de préparer une affiche résumant la

démarche et les résultats concrets. Tout ceci a fait l’objet d’une

présentation structurée lors du « marché des résultats » (photo 4).

L’occasion a été donnée aux participants d’intervenir, que ce

soit au sujet de son propre groupe de travail ou par rapport à

l’autre groupe. Cette approche a permis d’ouvrir encore une

fois le débat et de poser les résultats sur une base autrement

plus large. En fin de compte, chacun a ainsi eu l’occasion de

témoigner de ses impressions, de ses expériences et de son

vécu « grand-régional ».

Moyennant une procédure écrite (par questionnaire),

les participants de ce premier OPEN SPACE de la

Grande Région ont pu évaluer l’ensemble de la conférence, à

commencer par son contenu, mais aussi l’approche retenue

par les organisateurs.

Une autre constante, depuis des années : les problèmes

de communication, pas seulement dus au facteur linguistique

d’ailleurs. A noter que les compétences interculturelles jouent

également un rôle essentiel, dans ce sens que, sans elles, un dialogue

interculturel digne de ce nom a beaucoup de mal à se mettre

en place.

Dans un premier temps, la discussion s’est axée sur le

triplet culture-communication-éducation. La Grande Région s’adresse

à qui ? Quels sont les groupes (sociaux) et les acteurs intéressés ou

concernés par son développement ? Force est de constater qu’ils sont

nombreux : les habitants, les consommateurs, les travailleurs, les

employeurs, les entrepreneurs, les communes, les régions et les pays

concernés et, last but not least, l’Union européenne elle-même.

Qu’est-ce qui rend la Grande Région « unique » en

Europe ? Comment augmenter son rayonnement ? Qu’est-ce qui la

différencie d’autres régions transfrontalières ? Parmi les nombreux

aspects soulevés figurent son histoire (industrielle), son profil résolument

européen, son caractère résolument « ouvert », sa grande

diversité. Il est vrai que nous avons parfois tendance à sous-estimer

les avantages qu’elle nous procure…

Photo 4 : Lors du « marché des résultats ».

Photo 3 : Voici le groupe « Plus-value », rehaussé par la présence de Jean-

Georges Mandon, Consul Général de France en Sarre.

Comment s’est déroulé le débat ?

Personnellement, nous avons suivi les travaux du groupe « Plusvalue

» (2) animé entre autres par Eva Mendgen, spécialiste de

l’histoire de l’art et éditrice de l’ouvrage Im Reich der Mitte.

Le berceau de la civilisation européenne. Savoir-faire, savoirvivre

(3) .

Force est de constater qu’en-dehors des flux

liés au marché du travail et à la consommation transfrontalière

– en très forte augmentation tous les deux –, on a du mal

à définir avec précision ce qui se cache derrière le concept

« Grande Région ».

La coopération intercommunale et interurbaine existe,

certes, mais elle reste très (trop) peu visible. Il en est de même

pour ses institutions : qui connaît le Conseil parlementaire interrégional

(CPI) ? Qui sait ce que fait le Comité économique et social de la

Grande Région (CES-GR) ? Qui peut citer ne serait-ce qu’une réalisation

concrète de la Commission régionale ? Il est difficile – même pour

les initiés – de répondre ce genre de questions !

Qu’en est-il de l’histoire en tant que facteur de richesse

et d’attrait ? C’est évidemment possible, à condition de travailler

en réseau et de s’appuyer sur un concept de marketing bien pensé et

ficelé, thématiquement et géographiquement parlant. Autre problème

majeur constaté au niveau de la Grande Région : on ne connaît pas

bien ses voisins !

…/…

mars /avril 57


Grande Région /

Et puis : que vaut la Grande Région ? Est-ce qu’elle

est à même de devenir une véritable « marque », et si oui, à quelles

conditions ? « La Grande Région sera connue le jour où elle fera

de grandes choses ! », voilà une conclusion intermédiaire de ce

groupe de travail passionnant.

Quelques conclusions

Commençons par le tourisme et la culture, deux facteurs (économiques)

essentiels qu’il s’agit de relier entre eux. Malheureusement,

il manque toujours un concept de développement touristique commun

à cette Grande Région, même si les études réalisées dans ce

contexte sont désormais nombreuses.

Les propositions ne manquent pas :

- présence commune lors de foires touristiques ;

- brochures et dépliants communs ;

- festivals transfrontaliers (culture) ;

- circuits transfrontaliers axés sur le patrimoine industriel ;

- activités familiales ;

- gastronomie ;

- hôtellerie orientée sur le « wellness », très à la mode.

Photo 5 : Le rapporteur du groupe de travail « Plus-value » (Oliver Groll) lors de

la présentation des résultats.

Les atouts ne manquent pas non plus. Principal atout, ici encore :

l’extraordinaire diversité ! Une condition essentielle pour réussir :

travailler en réseau, miser sur la communication, concevoir de

véritables « menus » touristiques aussi bien que culturels.

En ce qui concerne le groupe de travail « Plus-value

» (photo 5), un constat amer pour commencer : la Grande

Région des acteurs n’existe pas encore. Il n’y a pas de sentiment

d’appartenance commun en interne, ce qui ne facilite évidemment

pas la communication, ni sur le plan interne, ni en mode externe. Il

s’ensuit que la Grande Région n’apparaît pas encore comme une

marque bien établie.

On a du mal

à définir

avec précision

ce qui

se cache

derrière le

concept

« Grande

Région ».

Et pourtant,

beaucoup

de choses

se font

à la base,

sur le

plan local,

discrètement,

tous les jours,

sans que le grand

public ne s’en

rende compte

Deux champs d’action

ont été clairement circonscrits :

la communication et l’éducation,

et cela dès le plus jeune âge. En

ce qui concerne la communication

justement, il faudrait faire

connaître davantage les atouts

de la Grande Région, tout ce

qui marche, bref : les « bonnes

pratiques ». Personne ne se sent

concerné « à temps plein » de la

Grande Région. Elle passe toujours

« à part », pour ne pas dire

« en dernier lieu ». Et pourtant,

beaucoup de choses se font à la

base, sur le plan local, discrètement,

tous les jours, sans que

le grand public ne s’en rende

compte.

La Grande Région reste,

avec l’Europe, la grande absente

– ou presque – de nos programmes

scolaires. Si on en parle à

l’école, c’est pour insister sur l’architecture

institutionnelle, sans

plus. En général, le ton est très

« scolaire » et l’approche technocratique,

bref souvent, le cœur

n’y est pas !

Les quotidiens parlent

(occasionnellement) de la Grande

Région, mais – là encore – c’est

principalement pour parler des

grandes rencontres politiques et

beaucoup plus rarement de la vie de tous les

jours des gens habitant proches d’une frontière. Il faudrait

que les citoyens s’impliquent davantage, qu’ils s’accaparent

des dossiers de la Grande Région, qu’ils fassent entendre leur

voix, qu’ils disent clairement ce qui marche et ce qui ne va pas.

Mais comment y arriver ?

Les institutions politiques de la Grande Région

ont un grand défaut : elles n’ont aucune obligation de résultats,

dans ce sens qu’il n’y a pas de sanction électorale ! Puisque la

grande politique n’agit que sur pression, il revient à la base de

s’organiser pour pouvoir justement exercer cette pression qui

fait défaut. Autrement dit: tant qu’il n’y aura pas un mouvement

citoyen fort s’engageant pour l’avenir de la Grande Région, il

sera difficile de contredire ceux de nos hommes politiques

qui affirment à chaque bonne et mauvaise occasion que la

dimension « Grande Région » doit encore faire son entrée dans

la tête des gens.

mars/avril 58


Grande Région /

Quelques souhaits et idées concrètes, pour terminer :

• Les écoles de la Grande Région devraient s’ouvrir davantage,

miser sur des partenariats transfrontaliers et promouvoir les

échanges d’élèves et d’enseignants. Chaque école ne pourraitelle

pas organiser une « Journée de la Grande Région » ?

• Les universités devraient, elles aussi, s’impliquer davantage

en stimulant les activités de recherche transfrontalières et

en primant les meilleurs travaux scientifiques s’intéressant

au phénomène transfrontalier.

• Les villes seraient bien conseillées d’intensifier leur travail en

réseau, bien au-delà de ce qui est fait actuellement.

• La Grande Région manque de poids. Il lui manque une voix

et un visage. Le même constat vaut d’ailleurs pour l’Union

européenne, dans son ensemble.

• L’heure serait à la constitution de partenariats public-privé,

mais qui a le courage et l’audace de commencer ?

• De plus en plus nombreux sont les groupes de presse qui

décident d’éditer des quotidiens gratuits. C’est pour quand,

un quotidien ou un hebdomadaire gratuit et bilingue pour la

Grande Région ?

• On parle beaucoup des langues et des compétences linguistiques,

mais qu’en est-il des compétences interculturelles

? Comprendre et parler une langue, c’est bien,

mais cela ne suffit point pour entrer dans un vrai dialogue

interculturel.

• Pourquoi ne pas faire de la problématique du « développement

durable » un sujet de prédilection la Grande Région

?

Les participants de cette première conférence

du type OPEN SPACE n’ont pas été nombreux, nous l’avons déjà

dit. Mais ils ont été unanimes pour dire que c’était un grand

moment et un pas important vers la constitution d’une plateforme

citoyenne indispensable dans une Grande Région qui

n’a pas encore fini de faire parler d’elle. /

Dr. Claude Gengler

claude.gengler@forum-europa.lu

(1) Cf. entreprises magazine N° 25, septembre/octobre 2007, pp. 4-5.

(2) Au sens qu’est-ce que la Grande Région nous apporte réellement, quelle

est donc sa « plus-value » et qui en profite le plus ?

(3) Cf. entreprises magazine N° 23, mai/juin 2007, pp. 80-81.

Trois co-organisateurs

La fondation Forum EUROPA (Luxembourg)

l’Académie européenne d’Otzenhausen (Sarre)

et le Centre européen Robert Schuman

de Scy-Chazelles (Lorraine)

mars /avril 59


Auto /

Toyota Prius

Le plaisir

de rouler propre

et économique

Premier constructeur à proposer une voiture

hybride, Toyota a donné des idées à bien

d’autres. Mais reste à ce niveau inégalé. En

alliant confort de conduite, consommation modérée

et respect de l’environnement.

Nos lecteurs qui suivent un tant soit peu l’actualité automobile

me diront « mais pourquoi présenter maintenant une voiture

qui n’est pas nouvelle, c’est le moins que l’on puisse dire ? ».

La réponse tient en deux arguments. D’abord parce que cette

voiture – la Toyota Prius – s’inscrit parfaitement

dans l’air (ce mot étant à prendre ici, à ses sens

propre et figuré) du temps et est doublement révolutionnaire.

Ensuite parce que l’on en voit très

peu – beaucoup trop peu par rapport aux avantages

indéniables – sur les routes du Luxembourg.

On ajoutera encore que la Toyota Prius refait

aussi l’actualité puisque le constructeur nippon

vient d’annoncer la prochaine arrivée d’un modèle

équipé d’une prise et donc aussi à recharger sur

secteur, comme n’importe quel appareil électroménager.

Je l’ignorais, je vous l’avoue, mais,

en latin, prius signifie « en avance sur son temps ».

Le nom donné à ce modèle est on ne peut plus

adéquat. D’autant plus que la Toyota Prius a été

lancée au Japon – où elle a de suite connu un succès

foudroyant – dès 1997. Cette première version

était toutefois à peaufiner, surtout par rapport au

marché européen et aux attentes de ses consommateurs.

C’est finalement à la fin 2004 que la Prius, à quelques détails

près toujours pareille à celle vendue maintenant, a débarqué

dans nos contrées. Où elle s’est aussi taillé des succès qui

ont étonné. Elle a d’ailleurs inspiré bien des constructeurs, à

commencer par Toyota lui-même qui a transposé son système

de propulsion sur sa marque de luxe, Lexus.

Hybride, donc à deux moteurs

La Toyota Prius est une voiture hybride. Elle embarque donc

deux moteurs, un moteur conventionnel à essence d’assez

faible cylindrée (1 497 cc) et un moteur électrique. Sans du

tout que le conducteur ait à jongler entre les moteurs – tout

se fait automatiquement sans même que l’on s’en rende

La

caractéristique

qui frappe

d’abord,

au volant,

c’est le silence

absolu.

Donc,

un confort de

conduite rare

compte, si ce n’est par l’information donnée sur

l’écran de console centrale –, les deux se relaient

pour animer la mécanique. Les batteries, logées

dans le plancher du coffre arrière – ce qui explique

un volume quelque peu limité – se rechargent

en accumulant l’énergie cinétique produite lors

des décélérations et freinage et en récupérant

toute l’énergie qu’un moteur thermique gaspille.

Pas besoin, donc, d’être dépendant d’une prise de

courant (même si cette alimentation va aussi faire

son apparition sur la Prius) pour profiter des économies

liées à la traction électrique et pour être

plus respectueux de l’environnement.

Tandis que, pour autant que les

batteries soient chargées, la Prius peut spontanément

rouler 100 % électrique jusqu’à quelque

75 km/h. Idéal, donc, pour la ville et… pour contrer

la pollution urbaine. Cela dit, lors de notre essai

(1 500 km environ, en huit jours et dans tous les types de

trafic), l’autonomie de cette propulsion entièrement électrique

nous a paru plutôt insuffisante, le moteur thermique devant assez

vite, à notre sens, venir en renfort. Sur route, ce moteur thermique

devient la principale force motrice, le moteur électrique ne

travaillant le plus souvent qu’en appoint.

La boîte, quelle boîte ?

L’autre révolution de la Prius, c’est sa boîte de vitesses. Ou plutôt

son absence complète. Avec, au tableau de bord, un tout

petit levier comme un joystick. « Une automatique, pfuuit, rien

de neuf », direz-vous. Que nenni car ce n’est pas non plus une

automatique. A preuve, il n’y a que deux positions (avant et arrière)

et le levier revient à sa position initiale après avoir été à

peine effleuré. La position N (neutre) s’enclenche elle aussi par

une toute petite poussée du levier. S’y ajoute une position B que

mars/avril 60


Auto /

l’on peut enclencher ou non,

pour renforcer le frein moteur et

donc la récupération d’énergie à la décélération.

Ce coup de génie des ingénieurs

Toyota repose sur le moteur électrique et sur le

générateur qui remplace la boîte-pont, le tout sans les

à-coups liés aux boîtes à vitesses et même automatiques. Un

sommet de simplicité dit système à train planétaire et dont

vous m’épargnerez la description technique qui, à elle seule,

prendrait un solide paquet de lignes. D’ailleurs, Toyota le qualifie

de manière très austère de « transmission variable en

continu à gestion électronique ».

Le monde du silence

La caractéristique qui frappe d’abord, au volant, c’est le silence

absolu. Donc, un confort de conduite rare. On démarre en

poussant sur la touche start et là, les quelques premières fois

où j’ai démarré cette voiture, lors de l’essai, n’entendant strictement

rien, j’ai vérifié au tableau de bord que le moteur était

bien lancé. Le démarrage est toujours tout à fait électrique et

il suffit de pousser sur la pédale pour avancer… toujours sans

aucun bruit de moteur ! Gare donc, sur certains parkings et

autres lieux fréquentés par des piétons : ceux-ci n’entendent

pas votre arrivée ! Le même royal silence prévaut y compris

lorsque s’enclenche le moteur thermique (sans qu’on l’entende

ni le remarque). Un bruit un peu proche de celui d’un

aspirateur se manifeste doucement vers les 100 km/h, mais

devient très fort une fois les 130 km/h atteints. Ce qui gênera

sans doute un chouïa les nerveux de l’accélérateur, mais pas

du tout ou presque la clientèle cible de ce type de voiture.

Surtout qu’accélérations et reprises rivalisent avec toute la

gamme des motorisations 2 litres.

Cet agrément de conduite, surtout en ville, fait

rivaliser la Prius avec les marques et modèles parmi les plus

prestigieux ! D’autant que cette voiture offre pour le reste un

confort et un équipement dignes des plus grandes berlines.

consommation moyenne du segment B, celui des petites citadines

(diesel comprises).

Si j’ajoute que, en tunnel, dans un bouchon, en

quartier résidentiel, etc, un simple bouton permet, jusqu’à environ

50 km/h et sur une distance de quelque 2 km de rouler

uniquement à l’électricité, à zéro émission polluante, la messe

est dite. Et il n’y a plus qu’à dire amen lorsqu’on ajoute que, sur

20 000 km, la Toyota Prius évite le rejet d’une tonne de gaz carbonique

par rapport à la moyenne de ses concurrentes.

Bien sûr, il reste une consommation énergétique.

Mais tellement moindre par rapport au segment de voiture. On

n’est pas encore à la pile à combustible, qui ne va d’ailleurs pas

tarder. Mais, en attendant, Toyota permet de consommer moins

et d’être tellement plus respectueux de l’environnement. Sachant

que les miracles ne sont pas pour aujourd’hui, quel meilleur choix

faire ? Sans oublier les primes liées à cette voiture propre, dont

le prix de base oscille autour de 21 000 EUR, bien vite amortissable.

/

Marc Vandermeir

Photos — Toyota

Consommation plaisir et respect de l’environnement

Je devine votre question : « mais combien avez-vous consommé

? » Toyota annonce une moyenne de 4,3 l/100. J’ai en

réalité consommé 5,7 l/100. Beaucoup, répliqueront les mauvaises

langues. Oui, dans l’absolu. Non, lorsqu’on précise que

la Prius s’inscrit dans le segment M2 (Peugeot 406, Toyota

Avensis, Renault Laguna, Citroën C5, etc.), mais affiche la

mars /avril 61


Auto /

Photo – BMW

BMW Série 1 Cabriolet

La saveur de conduire à ciel ouvert

La catégorie des compactes permet désormais, elle aussi, de

vivre intensément les sensations de la conduite à ciel ouvert.

Fascinante, sportive, dotée de proportions élégantes,

et ouverte comme seul un cabriolet BMW peut l’être, la BMW

Série 1 Cabriolet offre le plaisir de conduire cheveux au vent

sous le soleil dans un nouveau format. Cette 2 portes associe

une ligne élancée et dynamique à la formidable agilité de la première

compacte à roues arrière motrices. En tant que quatrième

variante de modèle après la 5 portes, la 3 portes et le coupé, la

BMW Série 1 Cabriolet poursuit l’histoire à succès de la Série 1.

Ce premier cabriolet haut de gamme dans le segment des

compactes permet, dans le même temps, de goûter aux sensations

de conduite spécifiques procurées par un cabriolet

BMW.

Photo – Renault

Photo- PSA

Peugeot 308 SW

Le plaisir automobile

Quelques mois seulement après l’apparition de sa nouvelle

308 berline au sein du segment des voitures moyennes, Peugeot

a lancé au salon de Genève, début mars, la silhouette

SW de cette nouvelle famille. La 308 SW, partiellement dévoilée

sous forme de concept-car, lors du dernier salon de

l’automobile de Francfort, vient renouveler les offres SW et

break de la 307.

La silhouette SW capitalise sur les axes forts du programme

« T7 » du constructeur : son architecture semi-haute

garante d’un maximum d’habitabilité, de luminosité et de visibilité,

une identité stylistique affirmée, un comportement

routier et une sécurité de tout premier ordre…

La 308 SW reprend également les acquis du concept

SW. Ainsi, le toit panoramique en verre (plus grand de 27 %

avec 1,68 m 2 ), la modularité simplifiée et démultipliée, ou encore

la lunette arrière panoramique ouvrante si pratique.

Photo – Opel

Koleos

Le premier Crossover 4x4 de Renault.

Renault vient de présenter son premier Crossover, baptisé

Koleos. Fait pour l’évasion, le Koleos est facile d’utilisation,

confortable et bénéficie de réelles capacités de franchissement.

Conçu pour être polyvalent, il procure la même sérénité

en milieu urbain, sur route ou autoroute, et en utilisation off

road. Renault Koleos est aussi confortable qu’une berline et

affiche une habitabilité digne d’un monospace compact.

Imaginé et dessiné par Renault, développé par Nissan

et fabriqué dans l’usine Renault Samsung Motors de Busan

en Corée, Renault Koleos est le fruit d’un travail de coopération

étroite entre les équipes des trois marques issues de

l’alliance Renault-Nissan.

Avec son premier Crossover 4x4, Renault entend

démontrer qu’il est en mesure d’exprimer sa singularité et

son authenticité sur des segments où il n’était traditionnellement

pas présent et qui est déjà très occupé par la concurrence.


Meriva Concept

Une évocation du futur petit monospace Opel

Avec le Meriva Concept présenté en première mondiale au

salon de Genève, Opel franchit un nouveau palier dans la modularité

intérieure. L’évocation d’un futur petit monospace –

segment que l’actuel Meriva domine depuis son lancement en

2003 – affiche des possibilités qui vont plus loin que de simples

trouvailles de designer. « Avec le système d’assises Flex7

du Zafira et le système FlexSpace du Meriva, nous avons

ouvert une nouvelle ère dans le domaine de la modularité

intérieure, et nous avons changé radicalement le monde de

l’automobile », indique le constructeur dans un communiqué.

Le Meriva Concept transpose la nouvelle approche

stylistique adoptée par la marque sur un petit monospace, et

le développe encore.

mars/avril 62


étapes gourmandes /

La Médina

Savoureuse rencontre

entre Orient et Occident

Retrouvez tout le charme de l’Orient à deux pas de

chez vous grâce au dernier-né du groupe Espaces

Saveur : La Médina. Inauguré le 17 janvier dernier,

ce restaurant vous propose une cuisine fusion, où les

mets orientaux embrassent les accents européens.

La nourriture est bonne, l’accueil chaleureux, la décoration

des plus soignées, et cerise sur le gâteau,

le restaurant se trouve dans l’un des endroits les

plus branchés de la ville : l’ancien emplacement

du Steiler.

De l’extérieur, c’est une belle bâtisse, datant du XV e siècle,

autrefois l’une des auberges les plus réputées de Luxembourg.

A l’intérieur, changement de décor, direction l’Orient et sa chaleur

légendaire sans jamais tomber dans le kitsch. Né du goût

prononcé de Dominique Colaianni pour la cuisine orientale, de

la découverte de cette maison au charme ancien par Olivier

Fellmann, et d’une rencontre avec Samir et Jamel Boudeliou,

restaurateurs en France, ce restaurant multiethnique moderne

vient enfin combler un manque dans le paysage culinaire

luxembourgeois. L’idée des maîtres des lieux n’était pas de faire

un restaurant purement traditionnel (comme il en existe déjà

d’autres sur la Place), mais plutôt d’exploiter un filon jusque-là

peu développé : une gastronomie orientale fine et ouverte sur la

gastronomie française. En somme, un harmonieux mélange de

modernité et de tradition. Résultat : la déco est soignée et dans

l’air du temps avec des murs en tadelakt chocolat et en plâtre

sculpté, des portes en bois sculpté, des meubles orientaux du

meilleur goût, sans oublier l’éclairage savamment tamisé par

de superbes lampadaires orientaux.

Même raffinement exotique dans l’assiette

où le plus grand nombre devrait trouver son bonheur grâce à

une carte biculturelle (Orient/ Occident). Avec en premier lieu,

les couscous et tajines en tout genre. Ces plats traditionnels

sont bons et copieux bien que manquant d’un « chouia » de

finesse. Les tarifs quant à eux varient entre 17 EUR pour le

Tajine de poulet aux olives et citrons confits et 26 EUR pour

le gargantuesque Couscous royal Médina… Côté vins, laissezvous

tenter par deux incontournables : la Cuvée du Président

(Rouge d’Algérie) ou un Guerrouane Domaine de Sahari (Gris

du Maroc). Quant aux amateurs de créativité, ils trancheront

sûrement pour les succulents plats orientaux revisités par Patrice

Charcot comme le Demi-coquelet aux figues fraîches, le Filet de

lapin mariné au lait caillé, farci d’amandes et de raisins secs dans

un jus de miel, ou encore la Poire de ris de veau glacée au café et

à la cardamone. Même scénario pour les entrées, le client aura le

choix entre un Velouté de potimarron à l’huile d’argan, un Pressé

de foie gras à la compotée de pruneaux et de pain d’épices ou

la célèbre Tchouchouka Médina, ou encore une Dégustation de

brick terre et mer.

Ultime dilemme pour les becs sucrés : se laisser

tenter par un savoureux assortiment de cornes de gazelle, de

makroud, de baklava et de samsa ou craquer pour une version

revisitée du millefeuille : un gâteau de poires à la cannelle en

feuilles de brick au coulis de cacao amer ! Le tout à déguster accompagné

d’un excellent thé à la menthe fraîche ou du cocktail

maison préparé à base de champagne, sucre de canne, citron et

menthe… un véritable délice auquel il fallait penser !

Le restaurant sur trois niveaux peut servir jusqu’à

75 couverts sans compter les deux terrasses dont l’une offre une

imprenable vue panoramique sur le Bockfield et la vieille ville…

assurément une adresse à découvrir sans plus tarder ! /

Fatima Benabdelaziz

Photos — La Médina

La Médina

2, rue des Loges – Luxembourg

Ouvert 7/7 le soir uniquement de 19h à 23h

Tél : (352) 26 27 09 09


étapes gourmandes /

K116

Fondateur il y a une dizaine d’années du Traders café, une enseigne pour le moins originale fonctionnant

comme une bourse, ou encore du Plain Vanilla (toujours ouvert), Claude Kayser, recherchait au début des années

2000 un cadre unique pour monter un café-restaurant au sens noble du terme. Nous sommes en 2002,

le K116, mal géré et trop bruyant au goût du voisinage, a fermé boutique. C’est le début de l’aventure pour

cet ancien banquier reconverti à l’art culinaire...

Comme dit le dicton, « le malheur des uns fait le bonheur des

autres ». Nous sommes en 2003, sur insistance d’un ami,

Claude Kayser découvre les lieux de la Kulturfabrik et sera

immédiatement séduit par l’atmosphère absolument unique

du bâtiment… il faut dire que nous sommes là dans un ancien

abattoir fermé à la fin des années 70. Après quelques aménagements

nécessaires au nouveau concept que Claude veut mettre

en place, le K116 s’apprête à accueillir une toute nouvelle

clientèle moins déjantée et plus hétéroclite qu’auparavant !

Premier bon point, le lieu n’a pas été dénaturé, les poutres, les

crochets d’abattage, et même l’ancien abreuvoir (toilettes) ont

été laissés tels quels. Deuxième bon point, la taille imposante

du lieu : hauts plafonds et parquet au sol. Enfin, la décoration

très minimaliste se fonde à merveille dans la structure brute

du bâtiment : éclairage tamisé, murs peints couleur aubergine,

sur les côtés, tables, banquettes et chaises design. Au centre,

quelques grandes tables pour les repas en groupe. Bref, côté

look, le K116 est digne des endroits les plus branchés des

grandes capitales européennes !

Si on vient au K116 pour son atmosphère originale,

on y vient aussi pour ce qui se trouve dans l’assiette ! Tout

d’abord le midi, rapidité ne rime pas nécessairement avec monotonie.

Le chef propose un menu du jour basé sur 12 plats au

choix (salades, plats végétariens, viande, poisson) le tout pour

la modique somme de 8,40 EUR. Deux euros supplémentaires

et vous vous délecterez des délicieuses entrées et desserts

préparés par les deux chefs qui officient aux fourneaux : Yves

Legendre et Udo Gülck. Les moins pressés, quant à eux, auront

le choix entre le menu affaire (15 EUR) ou le menu semi-gastro

(25 EUR) qui change toutes les deux semaines et qui devrait

s’étoffer dans les mois à venir… saveurs et présentation assu-

mars/avril 64

rées ! Cela étant dit, que les aficionados des endives au jambon,

des entrecôtes grillées et autres bouchées à la reine se rassurent,

ces plats classiques bien préparés ne sont pas près de disparaître

de la carte. Par ailleurs, les amateurs de vin et de café en auront

pour leur argent : chaque mois, un vin d’un bon rapport qualité/

prix est mis en avant et, sur la carte des cafés, vous pourrez choisir

entre huit sortes en provenance des meilleures plantations d’Afrique

et d’Amérique Latine.

Si la cuisine française et luxembourgeoise sont

quotidiennement mises à l’honneur, la cuisine fusion ou exotique

n’est pas en reste. Ainsi, une fois par mois, Claude Kayser propose

des soirées à thème qui coïncident souvent avec les événements

culturels de la salle de spectacles avoisinante : soirées italiennes,

indiennes, roumaines, asiatiques, etc.

Pour sûr, cette brasserie gagnerait à être plus

connue… notamment de la population luxembourgeoise vivant au

centre- ville. Vous verrez, la gastronomie et l’endroit valent vraiment le

déplacement (même s’il n’est pas chose aisée dans ce sens-là !).

Référencé sur le guide Gault et Millau, la brasserie

est ouverte tous les jours de 11h00 à 15h00 et de 18h00 à 1h00

(la cuisine ferme à 22h00 la semaine et 23h00 le week-end). Elle

est par ailleurs fermée les dimanches et lundis.

Cerise sur le gâteau, une immense terrasse pour

les beaux jours et, chose rare sur Luxembourg, les locaux sont

disponibles à la location jusqu’à maximum 250 personnes afin

d’organiser fêtes et autres événements. /

Fatima Benabdelaziz

Brasserie K116

116, rue de Luxembourg - L-4221 Esch-sur-Alzette

Tél : (352) 26 17 59 74

Fax : (352) 26 17 62 38


Check in /

La Praça do Comercio est le lieu symbolique de la puissance et de la grandeur

Lisbonne

historique du pays. La place est entourée de bâtiments ministériels joliment colorés.

Au-dessous, circule sous de magnifiques arches impressionnantes par

leurs qualités architecturales.

Capitale au charme fou

A moins de trois heures d’avion, découvrez les merveilles

que recèle cette capitale baignée par l’océan :

vieux quartiers, ruelles pavées, életrico (tramway),

fado, douceur de son climat et son extravagante architecture

manuéline ! Que vous soyez fana de shopping,

amateur de photos, féru d’histoire et d’architecture,

ou tout simplement en mal de soleil, Lisbonne saura

pour sûr vous satisfaire. Visite guidée.

Moins speed et beaucoup plus abordable que Barcelone, Lisbonne

cultive comme un irrésistible goût de reviens-y ! Nichée entre sept

collines sur la rive nord du Tage, avec ses monuments baroques

ocre ou rose vif, Lisbonne vit aujourd’hui à l’heure du XXI e siècle.

A la fois moderne et ancienne, avec des allures de grande métropole

et de bourgade campagnarde, elle a su profiter à souhait

de l’Exposition universelle de 1998 : métros, parkings, centres

commerciaux, Lisbonne respire, Lisbonne vit et celui qui s’y est

rendu il y a vingt ans ne reconnaîtrait plus rien aujourd’hui. Pour

autant, les quartiers du Rossio, Baixa, Bairro Alto et Alfama qui

résonnent encore aux oreilles des nostalgiques du vieux Lisbonne

ont su préserver leur authenticité.

Car Lisbonne est une exploration où chacun a

tout à découvrir : des temples, des palais, des places et des

musées ... mais aussi des ruelles, des jardins, des quartiers

populaires, et des gens… N’oubliez donc surtout pas un précieux

outil : votre appareil photo et regardez où vous mettez les pieds

! Non pas que les trottoirs soient des dépotoirs, loin de là, mais

trop de Portugais oublient d’admirer les magnifiques dessins

réalisés avec des pavés blancs et noirs, la fameuse calçada Portuguesa.

Si baisser la tête de temps à autre peut vous réserver

d’agréables surprises, la relever tout autant ! Car les façades

de nombreux bâtiments sont ornées de superbes azulejos, ces

carreaux de faïence apparus aux Moyen Age. On en découvre

partout, principalement en bleu, mais aussi avec des fleurs

roses, jaunes vertes ... Un véritable musée en plein air !

Vous aimez marcher sans but et vous n’avez

pas peur de vous perdre ? Enfilez de bonnes chaussures de

marche et commençons par découvrir le quartier médiéval de

Santa Cruz à l’intérieur de l’enceinte du château Saint-Georges

(Castello Sao Jorge) qui domine la Baixa (quartier bas).

On accède au château par le quartier de l’Alfama, l’un des

…/…

mars /avril 65


Check in /

plus pittoresques de la ville, fait d’un enchevêtrement de ruelles,

d’escaliers et d’impasses, de petits commerces où l’on peut

encore voir des artisans à l’œuvre. Le château étant situé sur la

colline Sao Jorge, ça grimpe dur... Les courageux iront à pieds, les

autres prendront le bus n° 37 ou le tram n° 28 (conseillé pour le

côté pittoresque du trajet). Comme Lisbonne, le château a connu

différents propriétaires (construit au V e siècle par les Wisigoths, il

sera modifié par les Maures au IX e siècle) ; la colline étant un point

de contrôle idéal sur la ville, il était la plupart du temps habitation

royale ou quartier général. L’édifice a aussi régulièrement servi de

prison. Profitez de la promenade sur les terrasses ombragées, où

les paons évoluent en liberté, pour admirer le superbe panorama

sur la ville qui s’offre à vous… tout simplement féerique !

L’Elevador Santa Justa

Autre moyen romantique de découvrir Lisbonne : l’Elevador Santa

Justa. Coincé entre deux immeubles, cet ascenseur d’un autre

temps vous permet de vous élever d’une trentaine de mètres

jusqu’aux ruines du Carmo. En découvrant l’édifice, vous vous

direz sûrement : « ça ressemble drôlement à la Tour Eiffel, ça a

dû être fait par Gustave ». Vous n’avez pas foncièrement tort car

l’ Elevador a été conçu par un disciple de Gustave Eiffel, le français

Raoul Mesnier de Ponsard. Il a été mis en marche pour la première

fois en 1902. Une cabine ascenseur vous permet d’accéder tout

en haut à un belvédère, où on trouve un café et d’où l’on peut

observer le quartier Baixa en contrebas ainsi que le couvent des

Carmes, derrière, ravagé par un incendie. Cet édifice travaillé tout

en fer forgé est parfaitement entretenu dans le style de l’époque (la

cabine intérieure est entièrement boisée dans le style des années

trente), même le poinçonneur de tickets ne fait pas exception. Cela

dit, méfiez-vous des pickpockets lors des grandes affluences, car

pendant que vous avez le nez en l’air...

Mosteiro dos Jeronimos et Tour de Bélem

La place Rossio est le coeur de la ville et la population s’y mélange au milieu d’une

circulation dense. Les 2 fontaines de la place proviennent de Paris. A proximité, vous

verrez le théatre D. Maria. Si la place du Commerce porte bien son nom du fait de tous

les commerces avoisinants, la place du Rossio est plus prisée pour les rencontres et

ses cafés.

Dans plusieurs parties de la ville, les trottoirs et les places sont pavés de calçada

traditionnels posés à la main sur lesquels se trouvent des motifs nautiques

détaillés. Ces petits pavés noirs et blancs (basalte et calcaire) sont une véritable

merveille architecturale qui rendent les trottoirs de Lisbonne si uniques.

Amateur d’histoire, ne manquez pas de faire un

tour du côté de Bélem. Bien qu’excentré, ce quartier comprend

les monuments les plus connus de Lisbonne dont la fameuse

Tour de Bélem construite en 1515 pour protéger le port de Bélem

et le Monastère. Haute de 5 étages, elle offre une belle vue

sur le Tage, mais que de marches ! Visitez en face le monastère

des Hiéronymes, une merveille d’architecture et de sculpture

ornementale construite pour célébrer le succès de Vasco de

Gama dans sa quête de la découverte de l’Inde à son retour

en 1502, sans oublier l’église Santa Maria où se trouve son

tombeau et le somptueux cloître. La légende assure que Vasco

de Gama venait y prier avant de partir en mer.

Un petit creux ? Vous êtes au bon endroit…

la célèbre pâtisserie « Pasteis de Bélem » étant toute proche.

Tout Lisbonne se déplace pour acheter et déguster les fameux

pastéis de nata qu’elle fabrique depuis 1837, sorte de miniflans

ronds lovés dans une pâte feuilletée et saupoudrés de

cannelle et/ou de sucre glace. Dégustés dans les jardins du

monastère, c’est divin !

Aux alentours de Lisbonne : Sintra et Cascais

Aux environs de Lisbonne, Sintra, « le glorieux Eden » d’après

Lord Byron, et son surprenant palais national de Pena mérite

bien une journée d’excursion. Sintra est un petit coin de paradis,

une serra de 500 m de haut où pousse une végétation

luxuriante. Visiter d’abord le Palacio Nacional qui était utilisé

jusqu’au début du siècle comme demeure royale. Mais autant

dire que le palais se mérite. Depuis le centre de Sintra, les courageux

affronteront à pied les 2,8 km de côte, les autres prendront

un taxi. L’étonnement succède à la curiosité. Construit

mars/avril 66


Check in /

par Fernando Cobourg Gothas sur les ruines d’un monastère

du XVI e siècle, le palais est d’influences gothique, manuéline,

romantique… un mélange explosif. L’intérieur n’est pas en reste,

les salles sont joliment décorées de superbes azulejos (mosaïques)

du XV e et XVI e et de magnifiques plafonds peints (salle

des pies, salle des cygnes… et la salle aux 27 blasons). Quant

au patio central, il n’est pas sans rappeler ceux d’Andalousie.

Une visite qui vaut le coup d’œil, surtout le dimanche matin

(c’est gratuit), attention tout de même aux hordes de touristes

en groupes. N’oubliez pas la charmante petite balade autour

du palais.

A voir également aux alentours de Lisbonne, le

village de pêcheurs de Cascais (à 30 mn en train de la capitale),

qui tend à devenir la banlieue chic de Lisbonne. Résultat : les

prix ont tendance à flamber, surtout pour l’hébergement. Si

vous souhaitez tout de même y séjourner, pensez à réserver

suffisamment à l’avance surtout en période de forte affluence,

vous aurez moins de surprises.

Autre grande attraction, juste à côté de Cascais

: la boca do Inferno ou bouche de l’enfer, énorme trou dans

la falaise creusé par l’assaut perpétuel de l’océan, particulièrement

agité sur cette côte.

Où sortir et manger à Lisbonne ?

La vie nocturne ne démarre pas avant 23 heures. Pour la jeunesse,

le Bairro alto est l’endroit branché par excellence. Vous

y trouverez de nombreux bars sophistiqués, de petite taille,

la coutume étant de se retrouver dans les rues à siroter une

Sagres ou Super bock, bières nationales par excellence. Les

docks, étalés le long de l’avenida 24 de Julho dans le quartier

de l’Expo 98, sont également à conseiller aux oiseaux de nuit,

avec leur ribambelle de bars et discothèques branchées qui

donnent sur le Tage pour une ambiance animée et hétéroclite

assurée.

Côté restauration, Praça Restauradores, ne

manquez sous aucun prétexte le restaurant de la maison régionale

de l’Alentejo. Le décor y est superbe car c’est un véritable

palais mauresque du 17 e et la cuisine est bonne et tout à

fait abordable (entre 10 et 15 EUR le repas). Pour une cuisine

typiquement portugaise, O’Carracol, dans le Bairro Alto dans

lequel vous pourrez déguster la fameuse morue à la Bras, du

nom d’un tavernier du quartier du Bairro Alto qui avait eu la

brillante idée de mélanger de la morue déchiquetée avec des

pommes de terre frites et des œufs brouillés. Ne manquez pas

non plus le Solar do Vinho do Porto dans le même quartier où la

carte des portos est impressionnante. Avec un peu de chance,

dans une ruelle à minuit, vous tomberez peut-être sur un récital

improvisé de fados, chants populaires portugais.

Qu’acheter sur place ?

Pourquoi ne pas rapatrier une bonne bouteille de vin portugais

(le Colares et le Moscatel sont deux vins blancs de très bonne

qualité) ou de Ginja (apéritif alcoolisé proprement lisboète à

base de cerise) ? Sans oublier l’Amendoa Amarga (une liqueur

à l’amande) ou un digestif appelé Maceiira. Le Portugal produit

aussi beaucoup de poteries et d’objets en terre cuite, souvent

peints et décorés à la main, mais de facture un peu naïve. Les

azulejos, par contre, sont en général très beaux et de bonne

qualité, avec des motifs recherchés. /

Fatima Benabdelaziz

Photos — Fatima Benabdelaziz

En vente dans toutes les pâtisseries, les pastéis de nata sont des miniflans ronds

lovés dans une pâte feuilletée et saupoudrés de cannelle et/ou de sucre glace.

La meilleure adresse en la matière : la fameuse pâtisserie « Pasteis de Bélem »

qui les fabrique depuis 1837.

A savoir

La course de l’aéroport au centre-ville ne vous coûtera que

10 EUR. Privilège rare pour les fumeurs, dés votre descente

d’avion, vous pourrez fumer un peu partout dans l’aéroport.

Les aficionados de shopping ne seront pas en reste

grâce à la multitude de centres commerciaux dont regorge la

capitale parmi lesquels O Colombo, l’un des plus grands centres

commerciaux d’Europe.

Tout se fait en bus (ou en taxi, si vous voulez, ils sont assez

bon marché). C’est un bon moyen de visiter la ville sans se

fatiguer.

A Lisbonne on a tout intérêt à se procurer la Lisboa

Card, un pass touristique pour un, deux ou trois jours, qui permet

de visiter tous les musées gratuitement (ou à des tarifs

dérisoires) mais surtout de vous déplacer librement dans toute

la ville (métro, bus, tramway). La carte s’achète à l’Office de

tourisme ainsi que dans tous les kiosques du centre-ville (13,50

EUR les 24 heures, 23 EUR pour 48 heures et 28 EUR pour

72 heures).

Au restaurant, il vous sera servi des petits hors-d’œuvre

en apéritif sans que vous l’ayez demandé. Ces hors-d’œuvre

(pain, beurre, sardines, olives, fromage), si vous y goûtez, vous

seront facturés.

Pour vous rendre à Lisbonne, Virgin Express propose

des tarifs très attractifs en partance de Bruxelles (www.virgin-express.com).

Depuis Luxembourg, bizarrement, aucun

vol direct vers Lisbonne avec Luxair. La compagnie Tap Portugal,

par contre, propose des vols directs (www.govoyage.

com). Lufthansa, Air France, Alitalia, KLM et Swissair proposent

également des vols, mais avec escales dans leurs capitales

respectives. Côté hébergement, les appartements de l’Hôtel

Altis*****chacun avec salon, chambre, kitchenette, salle de

bains (très proche du centre-ville de Lisbonne et des centres

historiques du Bairro Alto et d’Alfama) offrent un bon rapport

qualité/ prix.

mars /avril 67


Beauty case /

Omega

Olympic Timeless

Lors des Jeux Olympiques 2008 à Pékin, Omega sera, pour

la 23 e fois, le chronométreur officiel des J.O. Afin de célébrer

cette collaboration unique, la marque suisse lance Olympic

Timeless, une nouvelle collection composée de quatre modèles.


Lanvin

Elle court, elle court…

La nouvelle fragrance de

Lanvin. Pétillante, rose et

glamour dans son flacon

revisité. Son nom : Rumeur

2 Rose.

Seamaster Planet Ocean Co-Axial.

De Ville Chronoscope Co-Axial.

Marithé et François Girbaud

L’hiver en été et l’été en hiver ?

Pourquoi pas des couleurs glaciaires pour cet été ? Marithé

et François Girbaud ont décidé de relever le défi, de proposer

des tons de glace pour leur collection été 2008.

Méthode Jeanne

Piaubert

Plein la vue !

ONE WEEK contour des yeux

est un concept fondé sur la

chronobiologie dans un duo

de stylos (une crème jour et

une crème nuit).

Fratelli Rossetti

A vos pieds cet été

Des vernis blanc et noir, des lacées et mocassins aux pointes

volontairement exagérées, des compensées et des plateaux,

des modèles à bagues métalliques, des sandales plagette à

semelle en caoutchouc, des pointes ouvertes, des sandales

aux lanières gonflées, des ballerines amusantes, des décolletées

ou encore des slingbacks ou des indian lofhers… il y en

a pour tous les goûts.

Pour les Messieurs, la gamme s’amplifie de formes,

de modèles et de tons nouveaux.

Terre d’Hermès

Edition limitée flacon H

Designer chez Hermès et auteur du

flacon originel de Terre d’Hermès,

Philippe Mouquet imagine pour la

deuxième fois un flacon H . Nouveauté

également : en plus du flacon

100 ml, un flacon de 200 ml est

désormais proposé.

The Beat

Signé Burberry

Un parfum féminin tout en style, sensualité et énergie.

mars/avril 68


Daniel Swarovski Crystal Eyewear

Collection Avenues of Light

Inspirée par la lumière et l’énergie dynamique que reflètent

les villes, la collection se compose des gammes Boutique et

Ready to Wear.

Gamme Ready to Wear – Look croco.

Gamme Boutique.

Estée Lauder

Des cils maquillés durant 15 heures

Double Wear Zero-Smudge Lengthening

Mascara ne file pas, ne coule pas, ne tache pas,

ne s’écaille pas pendant 15 heures et s’enlève…

même à l’eau chaude ! Quelle aubaine pour nos

maquillages d’été !

Ted Lapidus

Création Thé vert

Vague de fraîcheur avec cette nouvelle

combinaison olfactive à base

de thé vert et d’ agrumes.

Marlboro Classics

En Authentic Denim

Jeans 5 poches, vestes de travail, vestes en cuir, chemises,

T-shirts, sweat-shirts et ceintures en cuir vieilli avec boucle en

laiton constituent la gamme de vêtements spéciale

baptisée Authentic Denim de Marlboro

Classics.

Beauty case /

Claudia Sträter

Le retour des classiques

Pour sa collection printemps-été, la marque

néerlandaise rend hommage

au trench-coat, à

la tunique, à la veste,

au jean et surtout à la

robe, et met les classiques

modernes dans

la lumière des projecteurs.


Hugo

Boss

Boss Pure

Un parfum masculin

extrêmement

frais, aux

pétillants agrumes

méditerranéens

alliés à

des notes fruitées et juteuses, dans un flacon qui rappelle le

miroitement de l’eau.

Estée Lauder

Brise sensuelle

Avec Pure White Linen Light Breeze, Estée Lauder

interprète une nouvelle version de son grand classique

White Linen.

Scapa

L’embarras du choix

Divers thèmes de couleur, comme

celui du noir et blanc, et toutes

sortes de styles vestimentaires,

voilà ce que Scapa vous propose

Mesdames pour cet été. Les

hommes ne sont pas en reste

puisque la marque leur dédie une

collection tout en conjugaison

de tons.

Scapa Sports

Tant pour les hommes que pour

les femmes, le juste milieu entre

fashion et confort se traduit par

des formes simples et agréables

à porter.

Scapa Accessories

Aux couleurs estivales classiques,

viennent à nouveau s’ajouter les

couleurs taupe et rouge. Plusieurs

modèles ont été réalisés dans

un format surdimensionné afin

de répondre à la tendance actuelle

qui prône les sacs « fourre-tout

».


Livres /

Business, histoire, art, société, architecture, psychologie

: notre sélection se veut une nouvelle fois

placée sous le signe de la diversité des genres, mais

avec la pertinence et une belle écriture comme

dénominateurs communs. Les livres qui sont seulement

signalés ne présentent, précisons-le, pas

moins d’intérêt que les autres.

Michel Nivoix

Paris, une ville,

une âme

C’est à celles de Paris qu’est

consacré le 11 e volume de la

très belle collection « L’âme des

maisons », aux Editions Ouest-

France. Particulièrement réussi,

il permet une découverte

originale et approfondie de la

capitale, doublée d’analyses

subtiles et d’explications pertinentes. Car Paris, qui est

l’une des plus belles villes du monde, offre de multiples

facettes qu’il est intéressant et agréable de découvrir.

Les textes sont concis et

précis, et les photographies très belles. Mention particulière

à Lise Herzog, qui a déjà signé plusieurs ouvrages

de cette collection, et dont les illustrations sont de

petites merveilles, avec un remarquable souci du détail

et un non moins remarquable talent.

L’âme des maisons de Paris

de Marie Le Goaziou (texte),Lise Herzog (illustrations),

Bernard Galéron et Elodie Colignon (photos)

Editions Ouest-France (120 pages – 18 EUR)

Effrayant essor

Il suffit de lire le serment mafieux pour

être convaincu que, dans ce milieu, on

ne plaisante pas. Et pourtant, les mafias

gangrènent la planète : il en existe en Calabre,

en Sicile, à Naples, aux Etats-Unis,

au Japon, en Chine, en Turquie, en Albanie.

En France, le rapport Glavany (1998) parle

d’un « système prémafieux » et évoque une

« dérive mafieuse ».

Ce livre raconte une autre Histoire

du XX e siècle et du début de ce XXI e : sang, peur,

corruption, liens insoupçonnables avec les plus hautes

sphères politiques et économiques et les services secrets.

La mondialisation du crime ayant précédé celle

des échanges, la société libérale aura-t-elle les moyens

d’éviter la domination du crime ? Un ouvrage remarquable.

Mafias

L’industrie de la peur de Jacques de Saint Victor

Editions du Rocher (420 pages – 19,90 EUR)

mars/avril 70

Domaine sensible

Voici un guide clair et précis sur un sujet

délicat : le droit du marketing. Un guide

destiné aux responsables de marketing,

responsables commerciaux, équipes des

agences de communication et de publicité,

juristes d’entreprises, et étudiants en

marketing et en droit.

Le cadre juridique qui réglemente

le marketing est complexe, et le non-respect de certaines

dispositions peut coûter cher, comme le prouvent

de nombreux exemples d’affaires récemment jugées

(SFR, Naf-Naf, Roche, Perrier, Décathlon, Cartier, Télérama,

Guerlain…) . L’auteur de ce livre fait autorité en la

matière, et son enseignement se double d’une pratique

personnelle et d’une grande expérience professionnelle

dans un important cabinet d’avocats d’affaires.

Droit du marketing

Déjouer les pièges juridiques de la publicité et des

actions commerciales de Nicole Ferry-Maccario

Village Mondial (227 pages – 29 EUR)

Vive le célibat !

La cinquantaine est pour beaucoup l’occasion

de faire un point sur sa vie, de dresser

un bilan, et, pour les plus équilibrés, de savoir

remettre en cause certains points de

vue, certains comportements, certaines

perceptions, notamment face à ce et ceux

qui nous entourent. C’est précisément le

cas de Riley, enjouée, dynamique, et…

célibataire.

« Célibattante » serait d’ailleurs

plus adapté, car ses amours personnelles et celles de

ses copines ou des femmes de sa famille l’ont convaincue

que rien ne vaut le célibat, dès l’instant où on ne le

subit pas mais où on l’a choisi. Un livre à la fois drôle,

émouvant, caustique, plein de philosophie, que toute

femme devrait lire.

Pas de mari, pas d’ennuis

de Carol Clewlow

JC Lattès (334 pages – 19 EUR)

Précis, détaillé, et concret

Cet ouvrage très complet propose un

panorama exhaustif de la gestion des

ressources humaines, qui ne comporte

pas moins de 17 chapitres organisés en

6 sections consacrées aux préalables à la

gestion des ressources humaines, aux activités

de dotation, au développement des

ressources humaines, à la rémunération

et à la reconnaissance de la performance, aux aspects

juridiques de la gestion des ressources humaines, et

aux défis contemporains.

Chaque chapitre suit un tracé « processus-contraintes-applications

» afin d’amener le lecteur

à se construire une vision allant du stratégique à

l’opérationnel. La qualité des auteurs est un autre gage

de l’intérêt de cet imposant document.

La gestion des ressources humaines

Tendances, enjeux, et pratiques actuelles

de Simon L. Dolan, Tania Saba, Susan E. Jackson, et

Randall S. Schuler

Pearson Education (654 pages – 59 EUR)


Inextinguible souffrance

« Ma mère est morte. L’autre bonne nouvelle,

c’est qu’elle est morte riche. » : les

deux premières phrases du second roman

d’Emmanuel Pons ne sont pas les

seules « horreurs » qu’il écrit. Mais on les

pardonnera à son héros, car elles sont

d’abord l’expression d’une immense

souffrance : celle d’un fils que, dès sa

plus tendre enfance, sa mère a comblé…

d’indifférence.

Quelques années plus tard, devenu

home trader de très haut niveau, il va mettre au point,

sur cet ordinateur devant lequel il passe toutes ses journées

– n’accordant que peu d’attention à son épouse et

à leur garçonnet –, un incroyable système de prédiction

humaine qui va finir par lui faire perdre la raison. Un

roman dur et émouvant à ne pas manquer.

Ma mère, à l’origine

d’Emmanuel Pons

Arléa (132 pages – 14 EUR)

Un artiste majeur

Lauréat du premier Prix de la Critique

alors qu’il n’avait que vingt ans, roulant

en Rolls Royce avec chauffeur dix ans

plus tard, Bernard Buffet a été l’un des

plus grands peintres du XX e siècle, n’en

déplaise aux partisans sectaires de l’art

abstrait.

L’admirateur de Courbet, Delacroix,

Van Gogh, et du baron Gros ne

manquait pas de détracteurs, parmi lesquels

André Malraux, mais comptait aussi de nombreux

alliés comme Jean Giono, Louis Aragon, Jean Cocteau,

Georges Simenon, Maurice Druon, Françoise Sagan,

Roger Vadim, Brigitte Bardot (entre autres). Cette biographie

est fort intéressante, très documentée, et bien

agréable à lire.

Bernard Buffet

Le samouraï de Jean-Claude Lamy

Albin Michel (360 pages – 22 EUR)

Belle santé

La baisse du taux de chômage, l’augmentation

des salaires, la légalisation

du droit de grève, le ski sur les pentes

savoyardes, la Promenade des Anglais :

ce furent quelques-uns des grands chantiers

de Napoléon III, dont on célèbre cette

année le bicentenaire de la naissance.

Mais le personnage ne consacrait pas

toutes ses journées au travail…

L’homme était en effet un fieffé

coureur de jupons, moins goujat, certes,

que Napoléon I er , mais tout aussi volage car il tombait

fréquemment amoureux, avouant : « C’est une maladie

! ». Le nombre de ses conquêtes est incalculable et

sa vie sentimentale un véritable chef-d’œuvre que nous

conte ici – avec quel talent ! – Michel de Decker.

Napoléon III

ou l’Empire des sens de Michel de Decker

Belfond (307 pages – 19 EUR)

Nous vous recommandons aussi

Livres /

Suspense en Egypte

Outre 36 ouvrages (poésie, histoire, romans),

Violaine Vanoyeke avait déjà signé

huit trilogies, dont sept étaient consacrées

à la XVIII e dynastie égyptienne et

au début de la XIX e . Vient de sortir le dernier

volume de celle dédiée à Ramsès :

Les Mystères du palais, après Un étrange

destin (septembre 2007) et Les Secrets

du prince (mai 2007). Rappelons que

l’auteur, dont les ouvrages sont traduits

dans une cinquantaine de pays, avait déjà consacré à

Ramsès une série radiophonique.

Tout aussi passionnant que les précédents,

ce nouvel écrit nous entraîne au cœur d’intrigues

qui nous tiennent en haleine et que l’on savoure

avec délectation.

Ramsès

Les Mystères du palais de Violaine Vanoyeke

Michel Lafon (370 pages – 19 EUR)

Ah ! L’opinon

Si l’opinion n’exerce pas un véritable pouvoir,

elle représente une force contre laquelle

il est difficile de lutter et à laquelle

il est illusoire de vouloir s’opposer. Les dirigeants

devraient donc lui accorder plus

d’attention qu’ils ne le font parfois. Ceux

qui l’ont ignorée en ont fait les frais. Cet

ouvrage constitue pour tout dirigeant un

véritable guide riche d’enseignements.

S’appuyant sur les travaux de

sociologues et de philosophes internationalement reconnus,

l’auteur analyse les mécanismes de l’opinion et

les illustre d’exemples concrets de l’actualité récente.

Il énonce dix principes conçus pour aider les dirigeants

et leurs équipes à élaborer une stratégie dans leurs actions

de communication quotidiennes. Très pertinent.

Le dirigeant à l’épreuve de l’opinion

Dix principes de communication à l’usage de ceux

qui nous dirigent et de leur entourage

de Jean-Pierre Beaudoin

Village Mondial (181 pages – 20 EUR)

Les Constellations du hasard de Valérie Boronad

Belfond (184 pages – 17 EUR)

Le Roi chez l’Empereur de Didier Piganeau

La Table Ronde (159 pages – 13 EUR)

Les dames du Président de Jean-François Probst

Editions du Rocher (176 pages – 16,90 EUR)

Vladimir Fédorovski

Secrets et confidences par Isabelle Saint Bris

Editions du Rocher (224 pages – 19,90 EUR)

Cécilia

La face cachée de l’ex-Première dame

de Denis Demonpion et Laurent Léger

Pygmalion (291 pages – 20 EUR)

mars /avril 71


Musique /

Nous avions annoncé que le début cette année serait

riche en sorties de qualité : les firmes discographiques

ne nous ont pas déçus. Mais cette sélection, bien

que diversifiée, n’est évidemment pas exhaustive, et

nous conseillons à nos lecteurs de se rendre chez leur

disquaire préféré. Les belles surprises ne manquent

pas.

Michel Nivoix

Magnifique duo

Violoncelliste de renommée

internationale, Gautier

Capuçon joue aussi

bien en duo qu’en trio, en

formation de musique de

chambre, ou en soliste avec

un orchestre. Cette fois, il

s’est associé à la pianiste

vénézuélienne Gabriela Montero,

dont la carrière est elle

aussi internationale, pour nous proposer un programme Rachmaninov

(dont ils ont transcrit la Vocalise et la Variation n°

18) et Prokofiev.

Tout deux nous plongent dans un très bel univers

musical où alternent poésie et virtuosité. C’est simplement

superbe, chacun donnant le meilleur sans jamais vouloir éclipser

l’autre.

Gabriela Montero et Gautier Capuçon

Rhapsody — (Virgin Classics)

Concert magique

Ce nouveau disque est

l’enregistrement public du

Concert de la Saint-Sylvestre

donné en 2007 à

la Philharmonie de Berlin

et retransmis en direct par

de nombreux pays. Placé

sous la direction de Sir Simon

Rattle, le Berliner Philharmoniker

donne ici un répertoire

dédié aux compositeurs russes : les Tableaux d’une

exposition de Modeste Moussorgski, la symphonie n° 2 et les

Danses Polovtsiennes du Prince Igor d’Alexandre Borodine.

Certes, l’interprétation est fidèle, mais la lecture de la

partition est celle d’un grand chef, qui porte attention à chaque

pupitre. On est totalement sous le charme.

Berliner Philharmoniker

Direction : Sir Simon Rattle

Moussorgski – Borodine — EMI Classics)

A ne pas manquer

Agustin Anievas (piano) et le New Philharmonia Orchestra

Rachmaninov (concertos pour piano, préludes,

rhapsodie sur le thème de Paganini)

(EMI Classics – Collection 3)

Travail d’orfèvre

Il y a différentes manières

de jouer une œuvre musicale.

Chez Beethoven, les pièges

sont nombreux, en tête

desquels ceux de succomber

à des excès. Jonathan

Biss les a tous évités dans

cette sélection de sonates,

maintes fois interprétées et

connues des mélomanes.

Appartenant à une famille de musiciens dont il représente

la troisième génération, ce pianiste âgé d’à peine 28 ans

a déjà joué avec les plus grands orchestres symphoniques du

monde et donné une multitude de récitals aux Etats-Unis et en

Europe. On appréciera sur ce disque – qui s’est vu décerner

un Diapason d’Or – la justesse des phrasés et un toucher qui

sait être tantôt énergique tantôt subtil.

Jonathan Biss

Sonates de Beethoven — (EMI Classics)

Mosaïque

musicale

Le nouveau film de Cédric

Klapisch s’est taillé un beau

succès auprès du public.

Pas seulement grâce à sa

distribution, car le sujet traité

ici est sérieux et même

grave, mais il permet des regards

différents sur soi, sur

les autres, et sur Paris.

Les quinze titres

de l’illustration musicale sont sur ce disque dont les partitions

vont de Kraked Unit (pas moins de six) à Erik Satie (Gnossienne

n° 1) en passant par exemple par Quincy Jones, Philippe Katerine,

ou Wilson Pickett. Un panorama bien intéressant qui

bénéficie d’une excellente prise de son.

Paris

Bande originale du film de Cédric Klapisch — (Warner)

Piano, vibraphone,

et orchestre

symphonique

Le premier enregistrement

conjoint de Chick Corea

et de Gary Burton date de

1972. Il y en a eu naturellement

bien d’autres depuis,

mais celui qui vient de sortir

est particulier, en ce sens

que l’un des deux disques

de cet album nous permet d’apprécier le pianiste et le vibraphoniste

accompagnés par le Sydney Symphony Orchestra (l’un

des meilleurs d’Australie), qui a réalisé des arrangements sur

leur musique. Et l’équilibre musical des cinq titres de l’ensemble

est très réussi.

L’autre disque est un enregistrement en concert au

Molde Jazz Festival (Norvège) de ce duo à l’écriture très aboutie,

à la technique très sûre, et à l’interprétation superbe.

Chick Corea et Gary Burton

The New Crystal Silence — (Universal)

mars/avril 72

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