Cartographie de la recherche française à Nairobi - Ambassade de ...

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Cartographie de la recherche française à Nairobi - Ambassade de ...

Cartographie de la recherche française à Nairobi

CIRAD (Centre International de Recherche Agronomique pour le

Développement)

1) Champs de recherche

Recherche agricole en faveur du développement durable des communautés, notamment rurales, du

Kenya et des pays de la région l’ Afrique orientale et australe.

- 5 grands domaines prioritaires de recherche :

- Gestion raisonnée des ressources naturelles (eau, sol, forêts, biodiversité)

- Intensification et diversification des systèmes de production

- Qualité et compétitivité des produits agricoles

- Surveillance et contrôle des épizooties, maladies émergeantes et zoonoses

- Biotechnologies, génomique et agro-procédés maitrîsés .

- Priorité de second rang : lutte contre les bio-agresseurs (gestion intégrée) dans le cadre de la

relance mondiale horticole, aménagement du territoire, acteurs et les politiques agricoles, énergies

renouvelables et alternatives (bois et autres bio-énergies), et appui aux Etats fragiles

2) Equipe

Denis DEPOMMIER (Directeur régional pour l’Afrique orientale et australe)

Domaines de compétences : écologie forestière, foresterie rurale et agro-foresterie

Mathieu LESNOFF (CIRAD / ILRI)

Domaines de compétence : mathématiques, informatique – statisticien (géographie humaine,

spécialiste des populations pastorales du bas-Niger)

Position / activités actuelles : M. Lesnoff fait partie de l’Unité de Recherche Productions animales

du CIRAD, département ES (Environnement et Sociétés). Son activité de recherche concerne

principalement la modélisation de la dynamique et de la productivité des populations animales

domestiques en régions chaudes. En poste à l'ILRI-Nairobi (International Livestock Research

Institute).

Didier LESUEUR (CIRAD / ICRAF – World Agroforestry Center)

Domaines de compétence : micro-biologie et agroforesterie – (biologie des sols – spécialiste de la

gomme arabique)

Position / activités actuelles : D. Lesueur travaille au sein de l’Unité de Recherche

« Fonctionnement et Pilotage des Ecosystemes de Plantations » (ETP) du Département PERSYST

(Performance des Systèmes de Production) du CIRAD. En poste au TSBF-CIAT (Institut de biologie et

de fertilité des sols tropicaux du centre international pour l’agriculture tropicale) de Nairobi, et dans le

cadre de cette co-opération, est notamment impliqué dans la mise au point d’indicateurs biologiques

de fertilité des sols, via plusieurs projets dont : le projet européen FORAIM de réhabilitation forestière

dans la Mau Forest et les projets Microbes (ANR) et Acacia Gum (UE) qu’il coordonne.

Fabrice PINARD (CIRAD/ ICRAF)

Domaines de compétence : agronomie – phytopathologiste (spécialiste de la culture du café)

Position actuelle : F. Pinard est en poste à Nairobi, dans le cadre d’une coopération avec l’ICRAF

(Word Agroforestry Center) ; son activité de recherche s’inscrit dans le cadre d’une production durable

de la filière café, en faveur des petits planteurs, via une approche qualité (indications géographiques,

1


promotion du café en systèmes agroforestiers, améliorations techniques, etc). Il est notamment

impliqué dans le projet international CAFNET (Coffee Agroforestry Network).

Fabrice SAGNARD (CIRAD/ICRISAT)

Domaines de compétence : spécialiste en génétique des populations et biologie de la conservation.

Position / activités actuelles : dans le cadre d’une coopération avec l’ICRISAT –Nairobi (Institut

International de Recherche sur les cultures pour les Tropiques Semi-Arides), F. Sagnard est

coordinateur d’un projet sur l’évaluation et la gestion des risques environnementaux liés à la possible

introduction de sorghos génétiquement modifiés au Mali et au Kenya, financé par le Programme

Biotechnology and Biodiversity Interface (BBI) de l’USAID. Il est également partenaire d’un projet ATP

(Action Thématique Programmée) sur la structuration sociale des ressources génétiques sur le

versant Est du Mont Kenya financé par des fonds propres CIRAD.

Christian Leclerc – (Canadien) - CIRAD

Domaine de compétence : anthropologie

Position / activités actuelles : missions de longue durée au Kenya, dans le cadre du projet ATP

« Reproduire une plante , Reproduire une société » axé sur la structuration sociale des ressources

génétiques sur le versant Est du Mont Kenya et qu’il coordonne .

3) Partenaires

- des centres nationaux de recherche : KARI – Kenya Agricultural Research Institute (agriculture &

elevage), KEFRI – Kenya Forestry Research Institute (foresterie), CRF – Coffee Research Foundation

(café) et récemment le KESREF – Kenya Sugar Research Foundation (canne), l’institut Tegemeo de

politiques et de développement agricole (politique/économique) ;

- des universités : University of Nairobi, Kenyatta University, Egerton, Moï ;

- des organisations professionnelles (EAFF – East African Farmers Federation) ;

- ponctuellement des organismes privés (Bolloré) .

4) Projets en cours

L’ensemble des projets a une dimension régionale, voire internationale

• Projets financés par l’Europe :

Acacia Gum/ Gommiers,

Aida/ Innovation agricole en zones sèches,

Cafnet/ Café (projet FED),

Foreaim/ Réhabilitation (agro)-forestière,

Markvac/ Contrôle des maladies animales 1 , Nuances/ Agriculture durable ;

• Projets financés par la France (ANR, MAE, CIRAD) :

Agri-Nepad/ Politiques agricoles,

Icare/ Elevage et marchés,

Microbes/ Fertilité des sols,

Rural struc/ Impact libéralisation ;

Reproduire une plante, reproduire une société

• Le CIRAD mène d’autres projets financés par divers autres bailleurs (Banque

mondiale, aides bilatérales via les centres internationaux -par exemple pour les

biotechnologies , etc)

Sont par ailleurs explorés les domaines d’étude et de coopération suivants :

1 Le CIRAD a dans la sous-région beaucoup oeuvré en santé animale (surveillance et contrôle des grandes epizooties, appui aux labos

vétérinaires, etc) ; le Kenya qui compte notamment l’IBAR/UA (Bureau Interafricain des ressources animales) et l’ILRI (International

Livestock Research Institute) est concerné par les initiatives régionales en cours où maladies émergeantes, zoonoses, impacts sanitaires

& économiques sont des objets de recherche prioritaires.

2


- Appui aux Etats fragiles : concerne la Somalie et l’équilibre de la sous-région. L’Ambassade de

France à Nairobi assure le suivi du dossier pour lequel le CIRAD a apporté une première analyse

et réflexion méthodologique (recherche de Marcel Djama sur l’économie politique de guerre et de

paix), et qui intéresse également le PNUD.

- Agriculture de conservation : L’AFD, en partenariat avec KenGen (Kenya Electricity

Generating Company), a sollicité le CIRAD pour agir sur le haut bassin de la Tana en vue

d’actions d’aménagement de l’eau et du sol et de promotion de l’agriculture de conservation.

- Aquaculture : notamment avec le KEMFRI (Kenya Marine and Fisheries Research Institute). Il

s’agit d’un secteur peu développé, au potentiel élevé et qui peut significativement contribuer à la

sécurité alimentaire. Il existe une perspective régionale avec l’ASARECA (Association for

Strengthening Research in Eastern and Central Africa) et le concours des SCAC de Nairobi

(étude diagnostique) et Kampala (un FSP est en cours de montage).

- Horticulture, fruits et lutte intégrée contre les bioagresseurs : avec ICIPE (Institut africain

d’entomologie pour la santé et l’alimentation), AVRDC (World Vegetable Center), KARI,

l’Université de Nairobi, dans le cadre d’initiatives internationales (Global Horticulture, Challenge

Programme Fruits…), de mise en réseau et perspectives de projets sur des enjeux

épidémiologiques, de qualité et de sûreté alimentaire mais aussi de transformation et de

valorisation (accès aux marchés) des produits agricoles.

- Politiques agricoles, appui aux organisations professionnelles, enjeux fonciers : des

projets ont été initiés, dans le cadre d’un réseau continental, avec le Tegemeo Institute au Kenya ;

des séminaires ont été organisés avec l’organisation paysanne est-africaine EAFF (East African

Farmers Federation) ; une étude sur le foncier est programmée avec l’appui du SCAC de Nairobi.

- Relance de grandes filières agricoles - dont celle de la canne : une coopération avec la

recherche nationale, le KESREF (Kenya Sugar Research Foundation), est en cours de

programmation ; une articulation avec les opérateurs économiques (Mumias) est à l’étude avec le

concours de l’AFD/Proparco.

1) Champs de recherche

IRD ( Institut de Recherche pour le Développement)

Sciences humaines et sciences dures.

A/ Les projets de l’IRD en Afrique de l’Est répondent aux priorités suivantes:

- écosystèmes côtiers et marins, gestion des ressources

- ressources en eau et gestion de l’eau

- biodiversité et gestion des terres

- lutte contre la pauvreté et pour le développement

- changements climatiques et aléas naturels

B/ Les thèmes transversaux en particulier sur les énergies renouvelables sont fortement

encouragé :

- énergie hydraulique / grands barrages / micro centrales…

- biodiversité et retour de la monoculture avec les plantations agrocarburants

- compétition à l’eau entre culture alimentaires et Agrofuels

2) Equipe

Jean Albergel (représentant IRD)

Domaines de compétence : Hydrologue, Hydraulique, modélisation hydrologique – étude du sol et

de l’eau en milieu cultivé (hydrologue, spécialiste des transferts d’eau et de masse dans les petits

bassins versants cultivés).

Position / activités actuelles : Correspondant pour l’IRD du Challenge Program Food and Water.

3


M.P. BALLARIN (IRD)

Domaines de compétence : sciences sociales – anthropologue (spécialiste de la culture Swahili)

Position actuelle : chercheur à l’IRD, en histoire-anthropologie, rattachée à l’UR107, « Constructions

identitaires et mondialisation » de l’IRD. Elle travaille actuellement à la promotion de la connaissance

de l’océan indien occidental, , en prenant comme fil conducteur le thème de la circulation des savoirs

et des acteurs du religieux. Elle est également engagée dans la préservation de sites historiques de la

côte kenyane et de leur gestion durable par les communautés locales. Ses deux partenaires

principaux sont l’Université Kenyatta de Nairobi, et le Musée Fort Jésus de Mombasa.

Paul-André CALATAYUD (IRD / ICIPE)

Domaines de compétence : sciences naturelles – entomologiste (spécialiste du comportement des

insectes)

Position / activités actuelles : M. Calatayud étudie la diversité et l’évolution des interactions entre

les lépidoptères noctuidae foreurs des tiges et les graminées (comme le maïs et le sorgho) par la mise

en évidence d’une adaptation du comportement de choix de ponte des foreurs selon la plante-hôte, en

relation avec la valeur sélective de la descendance de l’insecte. L’objectif principal de cette étude est

de participer à une meilleure compréhension des interactions entre certaines espèces de papillon de

nuit et les plantes d’intérêt économique afin de permettre à plus long terme un meilleur contrôle de ces

insectes ravageurs.

Stéphanie DUVAIL (IRD-IFRA)

Domaines de compétence : géographie, géologie

Position actuelle : le sujet d’étude de Mme Duvail (UR 169 de l’IRD) concerne la gestion de l’eau et

le partage des ressources des basses vallées en Afrique de l’Est. Elle est affectée à l'Institut Français

de Recherche en Afrique (IFRA), Nairobi pour la coordination scientifique du programme "Gestion de

l'eau et partage des ressources des basses vallées en Afrique de l'Est". Ses partenaires sont l’Institute

of Resource Assessment (IRA) de l’Université de Dar-ès-Salaam en Tanzanie et l’Institut Français de

Recherche en Afrique (IFRA), basé à Nairobi. L’objectif est de faciliter la réflexion prospective et la

prise de décision (en particulier écologique) de la part des différents acteurs.

Bruno LE RU (IRD / ICIPE – Institut africain d’entomologie pour l’alimentation et la santé)

Domaines de compétence : sciences naturelles – entomologiste (spécialiste du contexte écologique)

Position / activités actuelles : étude sur la diversité des lépidoptères foreurs de graminées en

Afrique de l’Est. Afin d’expliquer les raisons des différences constatées au niveau des populations de

l’insecte entre zones écologiques et sous régions, une étude de la variabilité génétique des

populations de ce ravageur et de son principal antagoniste le parasitoïde cotesia sesamiae et, du rôle

joué par les habitats sauvages, en tant que réservoir d’infestation pour les parcelles cultivées a été

initiée. Ses partenaires principaux sont l’ICIPE et les recherches nationales des différents pays

d’Afrique de l’Est (Kenya, Ouganda, Tanzanie, Ethiopie, Erythrée, Zambie, Zimbabwe, Mozambique,

Malawi et Madagascar , Afrique du Sud). Les résultats obtenus devraient permettre de développer des

stratégies durables de contrôle des différentes populations de ce ravageur en Afrique Sud

Saharienne.

Rémy PASQUET (IRD / ICIPE)

Domaines de compétences : sciences naturelles – généticien

Position / activités actuelle(s) : projet sur la transformation génétique du niébé (Vigna unguiculata)

et évaluation du risque écologique lié à l’introduction en Afrique de plantes cultivées génétiquement

modifiées. La majeure partie des activités sont menées dans la région côtière du Kenya (station ICIPE

de Muhaka près de Diani), avec un financement de la fondation Rockefeller. Un chantier secondaire

est développé depuis peu au Burkina Faso, avec un financement de l’USAID. Au chapitre formation, le

projet comprend 3 étudiants en PhD (Eric Kouam, du Cameroun ; Mebeaselassie Andargie,

d’Ethiopie ; et Evelyne Namfula, du Kenya).

4


Jean-Luc PAUL (IRD – Tanzanie)

Domaines de compétence : sciences sociales – anthropologue (zones humides)

3) Partenaires

Partenaires français : Université Montpellier II, Museum National d’Histoire Naturelle à Paris, INRA

(St Cyr), CNRS (Gif / Yvette), Université de Paris I’Institut National d’Etudes Démographiques (INED),

CIRAD, IFRA.

Partenaires nationaux : National Museum of Kenya, Nairobi, Kenyatta University, Jomo Kenyatta

University, Tropical soil biology and fertility institute, University of Nairobi (Kabete campus).

Organismes multilatéraux : ICIPE, IITA, ICRAF, ICIPE, CODESRIA (Council for the Development of

Social Science Research in Africa)

Partenaires étrangers tiers : (Erythrée, Ethiopie, Mozambique, Tanzanie, Ouganda, Afrique du

Sud), GFS German national research center for environment and health, Insitute of soil and ecology,

Institute of Resource Assessment (Tanzanie).

4) Projets

• Le programme AMESD (African Monitoring of Environment for Sustainable

Development)

AMESD (Surveillance de l'Environnement et Développement Durable) est une initiative de l'Europe et

de l'Afrique. Elle permet d’exploiter les données d'observation de la Terre par satellite pour soutenir le

développement durable des Etats africains.

Participants : la Communauté pour le développement de l'Afrique australe (SADC), la Communauté

Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMA), la Commission de l'Océan Indien (IOC), la

Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest (ECOWAS) et l'Autorité

Intergouvernementale pour le Développement (IGAD), à laquelle appartient le Kenya.

L'initiative AMESD pourrait démarrer avant la fin 2007. Estimée à 24 millions d'euros, elle est

principalement financée sur quatre ans par des fonds de l'Union européenne d'aide au

développement et à la coopération.

• Les projets CORUS

Le programme CORUS (Coopération pour la recherche universitaire et scientifique) du Ministère des

Affaires Etrangères et Européennes est destiné à financer des projets de recherche scientifique

conçus et conduits en partenariat entre des établissements universitaires et de recherche de pays du

Sud et des établissements universitaires et de recherche français.

- « Approche socio-historique de sites sacrés naturels et enjeux contemporains autour de la

préservation de ce patrimoine (Kenya, Madagascar, Ouganda) » (Projet CORUS 6151)

- « Biodiversité des lépidoptères foreurs et de leurs parasitoïdes associés dans les habitats

naturels entourant les parcelles de graminées cultivées en Afrique Australe » (Projet CORUS

6017)

- « Rungwe Environmental Science Observatory Network (RESON) » (Projet CORUS en

Tanzanie – forage dans le lac Ngozi).

RESON est un projet porté par l'équipe IRD du Centre européen de recherche et d'enseignement de

géosciences de l'environnement (Cerege) qui est une UMR Université d'Aix Marseille / CNRS / IRD.

David Williamson chercheur CNRS acceuilli par l’IRD) est en Tanzanie. Ce projet a pour objectif

d'analyser dans des sédiments de lacs de volcans l'évolution du climat et de la biodiversité.

• Les FSP Aires Sud

L’IRD (tout comme le CIRAD et l’Inserm) en Afrique de l’Est devrait largement participer à ces FSP

mobilisateurs et en particulier dans le domaine de d’eau et d’énergie.

• Projets en cours dans les unités de recherche de l’IRD au Kenya

3 grands thèmes sont traités dans cinq unités de recherche et une hors unité (en détachement)

- Eaux continentales et côtières : ressources et usages au Sud (1 unité) :

5


- Sécurité alimentaire dans le Sud (2 unités et 1 hors unités)

- Développement et mondialisation (2 unités)

IFRA (Institut Français de Recherche en Afrique)

1) Champs de recherche : Sciences humaines et sociales : sociétés contemporaines d’Afrique

orientale.

2) Equipe

Bernard CALAS (directeur de l’IFRA)

Domaine de compétence : géographe-urbaniste

Position actuelle : détaché de l’université Michel de Montaigne Bordeaux 3 à l’IFRA depuis

septembre 2007

Jérôme LAFARGUE (pensionnaire scientifique directeur adjoint)

Domaines de compétence : politologue

Positions / activités actuelles : programme sur le bilan de la démocratisation en Afrique orientale ;

élaboration d'un livre sur le système politique kenyan en collaboration avec des chercheurs kenyans,

européens et américains.

Mathilde de BLIGNIERES (boursière)

Domaine de compétence : titulaire d’un DULCO de swahili de l’INALCO, d’une maîtrise et d’un DEA

d’anthropologie de l’EHESS.

Position actuelle : boursière d’aide à la recherche à l’IFRA depuis janvier 2007. Préparation d’une

thèse en anthropologie à l’EHESS sous la direction de Jean Copans : « Représentations du chez soi

et de l’espace public dans le nord de la Tanzanie ».

Anne BOUSQUET

Domaine de compétence : Docteur en géographie Consultante IFRA, mission AFD

Position actuelle : Anne Bousquet réalise une étude de 9 mois pour l’AFD, en tant que consultante

à l’IFRA, sur le thème des politiques urbaines au Kenya. Cette étude a pour but de participer au

repositionnement stratégique de l’AFD dans le domaine urbain. Après des études d’urbanisme, elle

a fait une thèse de géographie urbaine sur les réformes marchandes du secteur de l’eau potable au

Kenya, en Tanzanie et en Zambie, et leurs conséquences pour les citadins pauvres. Elle a

notamment réalisé dans ce cadre une enquête auprès de la population de Kibera.

Anne CUSSAC (boursière)

Domaines de compétence : titulaire d’un diplôme de l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence,

section Relations Internationales, et d’un DEA d’études africaines, option sciences politiques

Position actuelle : boursière d’aide à la recherche à l’IFRA depuis octobre 2005. Préparation d’une

thèse de Science Politique, Université Paris 1. Thème de recherche : « Les tribunaux de Kadhi au

Kenya », sous la direction de Françoise Dreyfus.

Dominique CONNAN (boursier)

Domaines de compétence : Titulaire d’un diplôme de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, section

Relations Internationales, et d’un DEA d’études africaines, option sciences politiques

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Position actuelle : boursier d’aide à la recherche à l’IFRA depuis octobre 200. Préparation d’une

thèse de Science Politique, Université Paris 1. Thème de recherche : « Les clubs à Nairobi au

Kenya ».

2) Partenaires :

Universités kenyanes : Universités de Nairobi, Kenyatta, Egerton, Moi.

Universités de Tanzanie : Université de Dar es Salaam

Université d’Ouganda : Université de Makerere à Kampala, Centre for Basic Research

Interuniversity Council for East Africa (IUCEA)

British Institute in Eastern Africa (BIEA)

Europe : CREPAO (Université de Pau), DYMSET (URA CNRS, Bordeaux ), CEAN (CNRS, Bordeaux

IV), CERED (Université Paris X), IUED (Suisse), Université de Leiden (Pays-Bas), Université de

Bayreuth, Trinity College Dublin, Université de Stockholm.

3) Les cinq nouveaux programmes de l’IFRA

Gouverner les villes est africaines :

- un projet Corus sur Dar es Salaam et Nairobi

- une participation (1/6 des financements passent par l’IFRA) au projet ANR (Agence Nationale

de la Recherche) « Justice spatiale, gouvernance urbaine et territoires en Afrique » (Jugurta)

avec une attention particulière aux politiques publiques (gestion de l’eau et de

l’assainissement, logements, infrastructures, etc). Partenariat envisagé avec l’AFD.

Gestion des ressources et développement durable dans les zones montagneuses, lacustres,

ripuaires :

- un projet Corus « Montagnes et petites villes en Afrique de l’Est»

- un PCRDT (Programme Cadre pour la Recherche et le Développement Technologique)

européen (la moitié des financements du projet concernent l’IFRA) « Cooperative research on

East African Territorial Integration within Globalization » focalisé sur les montagnes et sur le

lac Tanganyika. Ce programme hérite de l’attention portée par l’IFRA aux sociétés caféières,

attention source de partenariat notamment avec le CIRAD. Le volet émergence d’une gestion

qualitative des filières et des territoires caféiers reste important.

Géopolitique des identités :

- un projet ANR « Géopolitique du swahili »(1/4 du financement passe par l’IFRA)

- un projet de l’UMR (Unité Mixte de Recherche) ADES sur « les identités dans un monde

ouvert ». Les IFRE (Institut Français de Recherche à l’Etranger) africains devraient mettre sur

pied un programme consacré à l’autochtonie.

Bilan des démocratisations est-africaines : programme propre IFRA sous la responsabilité de

Jérôme Lafargue, avec une attention particulière aux partis, aux constitutions, aux phénomènes de

violence.

Ecologie politique des marges arides et semi-arides : programme propre IFRA sous la

responsabilité de B. Calas, avec une attention particulière aux sociétés pastorales, à l’hydropolitique

et aux phénomènes de violence. L’idée serait de monter un FSP sur les bovins avec les partenaires

français présents en Afrique orientale (suite à la décision prise lors de la dernière réunion des

chercheurs de monter un FSP mobilisateur commun IFRA/ CIRAD/ IRD)

L’IFRA développe également une activité de formation en direction des chercheurs est-africains à

travers l’organisation d’un séminaire de formation aux méthodologie de terrain en sciences

humaines, accueillant 25 jeunes chercheurs des universités est-africaines. L’objectif est de faire de

ce séminaire une véritable université d’été ouverte à des étudiants français, européens et africains.

7


Chercheurs non permanents

Ces chercheurs viennent principalement du CNRS, ou des centres de recherche basés à Nairobi (IRD

et ICRAF). Du fait de leur lien ancien avec le Kenya, de par le sujet d’études et de leur partenariat

avec des institutions basées à Nairobi (National Musuems of Kenya, l’IFRA, ou Kenyatta University)

ou de leur terrain de recherche (archéologie, paléontologie, anthropologie, géologie) ces chercheurs

non permanents effectuent des missions régulières au Kenya.

Jean Philippe BRUGAL

Domaines de compétence : Paléontologie et Archéozoologie des grands mammifères quaternaires.

Position / activités actuelle : DR2-CNRS. Etude des restes fossiles de mammifères (herbivores,

carnivores) pour la datation de couches et la reconstitution des environnements climatiques, et de

leurs dynamiques, au cours du Plio-Pléistocène (soit les trois derniers millions d'années : Ma). Ces

études permettent d'interpréter les comportements de subsistance des anciens hominidés et la

fonction socio-économique des gisements paléolithiques. J P Brugal travaille actuellement sur deux

missions au Kenya. La première, dirigée par Dr.H.Roche (Nanterre), porte sur l'étude de la formation

de Nachukui au West Turkana - dans ce cadre, il est membre permanent de la MPK (Mission

Préhistorique au Kenya) du MAE depuis 1984. La seconde est un 'joint-project' (2007-2008),

supportée par le SCAC de Nairobi, qui consiste à la mise en place d'un outil, type base de données,

de photos numériques et de mesures des collections de grands mammifères du National Museum of

Kenya (Dpt.Ostéologie). Il est également impliqué dans d’autres projets et programmes dans le Sud

de l'Europe (France, Portugal, Espagne, Italie..) sur ces mêmes approches.

Hélène CHARTON (IFRA)

Domaines de compétence : Historienne.Thèse de doctorat sur dynamiques comparées des sociétés

en développement : « La genèse ambiguë de l’élite kenyane, origine, formation et intégration, de 1945

à l’indépendance». Thèse soutenue à l’université Paris 7 - Denis Diderot.

Position / activités actuelles : Pensionnaire scientifique à l’IFRA, au centre d’études sur l’Afrique

noire (UMR 5115, Talence). Programme de recherche sur les dynamiques sociales et les enjeux

politiques de l’éducation au Kenya. Animation régionale du Groupement de recherche international

(GDRI) intitulé Gouverner les villes d’Afrique : lois, institutions locales et identités urbaines de 1945 à

nos jours (séminaires, ateliers, conférences). Mise en place et animation d’une formation en

méthodologie de la recherche en sciences sociales sous la forme d’une école d’été.

Stéphane DUCROCQ (Directeur de recherche au CNRS)

Domaine de compétence : Paléontologie des mammifères

Position / activités actuelles : Institut International de Paléoprimatologie, Paléontologie Humaine :

Evolution et Paléoenvironnements, UMR 6046, Faculté des Sciences de Poitiers. Etude de l’histoire

évolutive des mammifères d’Asie, d’Afrique et d’Europe pendant le Tertiaire ancien et récent.

Phylogénie et paléobiogéographie des mammifères (principalement primates et ongulés

artiodactyles) dans le cadre de l’origine des hominoïdes (le groupe de primates qui rassemble les

grands singes actuels et l’homme) et des hippopotames actuels. Histoire paléogéographique et

paléoenvironnementale (climats et végétations anciens) de l’Afrique de l’Est en relation avec

l’évolution des mammifères. Responsable du projet Lokhone Hill en collaboration avec J.-J. Tiercelin,

F. Lihoreau et J.-R. Boisserie.

Laure DUTAUR

Domaines de compétence : titulaire d’un diplôme d’ingénieur et d’un doctorat de l’Institut National

Polytechnique de Toulouse.

Position / activités actuelles : Chercheur à l’International Centre for Research in Agroforestry

(ICRAF) depuis 2002, ses recherches sont concentrées sur les réponses à apporter (adaptation,

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mitigation) aux changements climatiques en Afrique (agroforesterie, fertilité des sols, sequestration du

carbone, réduction des émissions de GES... ).

Sonia HARMAND

Domaines de compétence : archéologue préhistoirenne du Paléolithique ancien africain.

Positions / activités actuelles : Sonia Harmand a soutenu une thèse sur les matières premières et

les comportements techno-économiques dans les gisements plio-pléistocènes de l’Ouest Turkana au

Kenya. Elle est actuellement post-doctorante rattachée au Laboratoire de Préhistoire et Technologie

(UMR 7055, CNRS) à la Maison de l'Archéologie et de l'Ethnologie de Nanterre. Elle étudie l'évolution

des comportements techno-économiques des Hominidés anciens d'Afrique de l'Est. Depuis 1999, elle

est membre permanent du West Turkana Archaeological Project, projet international co-dirigé par

H. Roche et M. Kibunjia (NMK, Kenya). Depuis 2007, Sonia Harmand co-dirige le programme de

recherche "Paleoanthropological Survey of the Gobaad Basin" en République de Djibouti, en

collaboration avec le Centre des Études et de Recherches de Djibouti et le Department of

Anthropological Sciences de l'Université de Stanford (USA). Elle est également responsable du volet

archéologique du Weyto Paleoanthropology Project en Ethiopie (direction D. DeGusta, Department of

Anthropological Sciences, Stanford University, USA).

Fabrice LIHOREAU

Domaine de compétence : Paléontologie des mammifères

Position / activités actuelles : Maître de conférences à l’Institut des Sciences de l’Evolution de

Montpellier, UMR 5554. Etude de l’évolution de la biodiversité de l’Ancien Monde (Asie, Afrique et

Europe) au cours du tertiaire (dernier 65 millions d’années) pour reconstruire les paléogéographies,

notamment les contacts intercontinentaux et l’évolution des paléoréseaux hydrographiques.

Projet à Lokhone Hill, au Sud du Turkana : une localité fossilifère mentionnée par M. Leakey du NMK,

correspondrait à la plus ancienne faune connue de mammifère au Kenya. Ce site inédit permettra à

l’équipe (Ducrocq, Lihoreau, Tiercelin, Boisserie) d’ouvrir une fenêtre originale sur l’histoire de la

biodiversité africaine. Outre l’importance de ce site pour comprendre l’évolution de chaque groupe de

mammifère (Elephant, Hippopotames, Primates…), cette période charnière estimée entre 30-25 Ma

correspond à un bouleversement faunique majeur voyant l’extinction de très nombreux groupes

africains anciens et l’apparition d’une faune moderne à affinité asiatique. L’étude de l’évolution des

environnements permet d’interpréter cet événement.

Claire MEDARD (IRD)

Domaines de compétence : sciences sociales – anthropologue (accès à la terre et ethnicité sur les

zones frontières Ouganda / Kenya)

Position / activités actuelles : en poste à l’université Kenyatta, Nairobi. Co-direction d’un programme

de recherche conjoint sur le thème « mobilité, territoire et identité dans l’Afrique de l’Océan indien ».

Mme Médard a mené un travail de terrain sur le versant sud du Mont Elgon, dans la région de Kopsiro

où l’accès à la terre est très disputé. Elle a également débuté d’autres activités de recherche sur le

terrain sur le versant ougandais du Mont Elgon, au nord, dans le district de Kapchorwa, dans le but de

comparer des modes de régulation d’accès à la terre et de modération de conflits. Dans le cadre de

ses activités d’enseignement, elle collabore avec l’Institut français de recherche en Afrique (IFRA,

Nairobi) à un projet de formation méthodologique en sciences sociales et humaines.

Hélène ROCHE (Directeur de recherche au CNRS)

Domaines de compétence : Paléolithique ancien, technologie lithique, hominidés,

paléoenvironnement

Positions / activités actuelles : Hélène Roche est responsable de la Mission Préhistorique

Française au Kenya. En partenariat avec le National Museum of Kenya, Hélène Roche dirige le West

Turkana Archaeological Project dont l’objectif est de mettre en évidence l’évolution comportementale

des hominidés de la fin du Pléistocène ancien dans un territoire donné. Son équipe travaillant sur la

rive ouest du Turkana est internationale et très interdisciplinaire. A côté des archéologues, on trouve

des paléontologues, Jean-Philippe Brugal spécialiste de la faune des mammifères contemporains des

australopithèques tel les Tigres à dent de sabre, les Mégalodontes (ancêtres des éléphants) ou les

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hippopotames préhistoriques, des géologues (de la stratigraphie à la modélisation) tel Jean-Jacques

Tiercellin ou Gurgan Davtian.

Jean-Jacques TIERCELIN (Directeur de Recherche au CNRS)

Domaines de compétence : Sédimentologie

Positions / activités actuelles : UMR CNRS 6118 Géosciences Rennes 1, Université de Rennes 1

Etude de l’évolution du système de Rift Est-africain : influence de la tectonique, du volcanisme et des

changements climatiques sur la formation et développement des bassins sédimentaires, à toutes

échelles de temps (10 7 -10 0 années). Recherche conduite au Kenya depuis 1976. Depuis 1995, étude

des séries sédimentaires Crétacé-Oligocène et Mio-Plio-Pléistocènes de la région Ouest du bassin du

lac Turkana, au Nord du Rift du Kenya, avec trois aspects :

• Projet de mesure du potentiel pétrolier du bassin du Turkana, en collaboration avec la

National Oil Corporation of Kenya (NOCK), Nairobi. Réalisation d’une thèse à l’Université de

Bretagne Occidentale, Brest par Peter Thuo, géologue senior à la NOCK, sur une bourse du

SCAC Nairobi.

• Paléoenvironnements et paléoclimats du Miocène au Pléistocène supérieur dans la région

Ouest-Turkana, dans le cadre du programme ECLIPSE du CNRS, en collaboration avec la

Mission Préhistorique au Kenya, sous la direction de Hélène Roche, CNRS.

• Première étape du projet TOPOAFRICA de l’équipe Géosciences Rennes, en collaboration

avec plusieurs équipes internationales, dont plusieurs africaines incluant le Kenya. Ce projet

vise à reconstituer l’évolution depuis 250 millions d’années de la topographie du continent

africain et de déterminer son influence sur les changements climatiques et l’évolution des

faunes et des flores y compris les hominidés. La collaboration avec le Kenya consiste à

reconstituer les reliefs du pays au cours du Crétacé puis les grands changements de

topographie liés au développement du Rift Est-africain.

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