dossier - Vu du Doubs - Conseil général du Doubs

doubs.fr

dossier - Vu du Doubs - Conseil général du Doubs

Le magazine du Département • juin 2011

n°175

189

dossier

Des espaces naturels

sensibles mais ouverts à tous

www.doubs.fr

enfance : Les assistantes maternelles

forment un réseau solidaire p 21

culture : Amateurs en scène,

une 6 e édition encore plus variée p 28


éditorial

Claude Jeannerot,

président du Conseil général,

sénateur du Doubs.

Les Espaces naturels sensibles,

un patrimoine à transmettre

« Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous

l’empruntons à nos enfants ». Cette pensée de

Saint-Exupéry resitue bien notre rôle dans l’histoire de

l’humanité alors qu’elle est confrontée à des enjeux

écologiques déterminants. J’avoue que cette pensée

guide notre politique de préservation de la biodiversité

départementale avec la création, notamment, d’Espaces

naturels sensibles. Ces sites composent un patrimoine

représentatif en termes de faune, de flore, de paysages

et d’habitats naturels. Mais, attention ! Leurs richesses

ne sont pas réservées à quelques initiés. Bien au

contraire, elles sont destinées à servir la sensibilisation et

l’éducation du grand public, et tout particulièrement des

jeunes. Le moment viendra où, à leur tour, ils assumeront

la responsabilité de cet héritage. Je souhaite ardemment

que notre politique favorise leur prise de conscience et

guide plus tard leurs décisions. Dans ce domaine, comme

dans beaucoup d’autres, demain se prépare aujourd’hui.

Depuis 2004, de façon volontariste, le Conseil général

a fait de la création des Espaces naturels sensibles une

des priorités de sa politique environnementale. Mais

ce n’est pas la seule, bien entendu, tant il est vrai que la

préservation de la biodiversité passe par la protection des

ressources en eau, par la gestion durable des déchets et

par la lutte contre le changement climatique.

Entre 2005 et 2008, notre Département a réservé aux

communes et à leurs groupements une enveloppe de

subventions comprise entre 19 et 25 millions d’euros,

chaque année, pour les accompagner dans leurs travaux

d’assainissement. Nous concentrons désormais nos efforts

sur l’élimination des derniers points noirs de pollution, sur

la sécurisation des sources d’alimentation en eau potable,

et sur l’amélioration de la qualité de nos rivières.

Au cours des six dernières années, 92 des 184 décharges

communales du Doubs ont été réhabilitées avec le

concours du Conseil général. Nous axons à présent

notre action sur la réduction des déchets à la source et

l’accroissement de leur valorisation.

Le bois étant une ressource naturelle dont le Doubs est

riche, nous nous mobilisons toujours en faveur de la filière

bois-énergie. Le Département encourage l’installation de

chaudières au bois collectives et montre l’exemple dans

ses propres bâtiments.

La préservation de notre patrimoine naturel est une

exigence pour notre cadre de vie. C’est aussi un préalable

à notre ambition de développement touristique. Ce que

nous avons de plus beau à partager, c’est notre patrimoine

naturel : une raison de plus pour le protéger activement.

2 vu du doubs juin 2011


sommaire

p 06 p 21 p28

04

mémo du mois

dossier

vie du Doubs

13

Des Espaces naturels sensibles mais

05

Gilles Werner, un policier municipal

ouverts à tous

acteur de la prévention routière

rencontres

Infrastructures

06

• Fourg autrefois

Infrastructures

• Saint-Hippolyte vénère les cactées

20

Lac Saint-Point : des précisions

• Un 10 e marché savoureux à Rang

sur la voie verte

dossier

p 13

Des Espaces naturels

sensibles

mais ouverts à tous

07

08

• Le goût du terroir à Belleherbe

• Rencontre des anciens normaliens

• Les médaillés militaires

en congrès à Besançon

• Pôle Emploi fait émerger

21

Action sociale

enfance

Les assistantes maternelles forment

un réseau solidaire

des talents

handicap

• Des véhicules d’exception

23

Vers une restructuration de l’Adapei

actualités

social

10

• Mobidoubs scolaires : des titres

24

Ateliers : « Avant de consommer,

de transport renouvelés

réfléchissons ! »

zoom

p 26

Visite à la Saline

royale d’Arc-et-Senans :

À l’origine était le sel

11

automatiquement

• La qualité de service au Conseil

général : une certification confirmée

Culture

actualités

Musée Courbet : l’accrochage

25

éducation

collèges

L’art contemporain entre

au collège par la grande porte

Emploi et Insertion

des œuvres commence

économie

zoom

30

• Des cosmétiques bio

26

Visite à la Saline royale d’Arc-et-

• Les solutions de Toowup

Senans : à l’origine était le sel

culture

Sport

28

Amateurs en scène, 6 e édition

31

Les rendez-vous

Environnement

environnement

à ne pas manquer

Divers

12

• Routes départementales :

opinions

la biodiversité favorisée

32

Les élus s’expriment

• Les haies champêtres,

détente

bien plus qu’un patrimoine

34

Sur les pas de Courbet

juin 2011

vu du doubs

3


mémo du mois

931 427 €

600

C’est environ le nombre d’embauches que

réalise chaque année le Centre hospitalier régional

et universitaire Jean-Minjoz, à Besançon. Actuellement,

le CHRU recherche des secrétaires médicales, des infirmiers,

des sages-femmes, des kinésithérapeutes, un dosimétriste,

des cadres de santé… Les candidats peuvent envoyer

leur lettre de candidature et leur CV à :

Direction des ressources humaines,

Centre hospitalier régional et universitaire,

2 place St Jacques

25030 Besançon Cedex.

540

C’est le nombre de communes du Doubs, sur 594

au total, qui sont classées en zone de sismicité modérée

selon la nouvelle réglementation entrée en vigueur au

1 er mai 2011. Il ne s’agit pas d’une révision des critères

provoquée par l’accident nucléaire de Fukushima ! La nouvelle

carte de zonage sismique est le résultat des avancées de la

connaissance scientifique au cours des 20 dernières années.

Si Besançon, Montbéliard, Morteau, Pontarlier, entrent

dans cette principale catégorie, 51 autres communes,

comme Saint-Vit, sont situées dans une zone de risques

faibles. Elles ne sont finalement que trois à être

classées en zone moyenne : Abbevillers,

Badevel et Dampierre-les-Bois.

En savoir plus : www.planseisme.fr

C’est la somme collectée dans le Doubs lors du Téléthon 2010,

par téléphone, via Internet et lors des manifestations de terrain.

Elle est en baisse d’environ 5 %, comme au niveau national, des conditions

météorologiques défavorables accentuant les effets d’une situation

économique difficile. Mais pour le 25 e anniversaire de ce grand élan solidaire

pour la recherche contre les maladies incurables, les organisateurs souhaitent

faire mieux que jamais… Objectif : programmer un quart de manifestations

supplémentaires, soit 25000 en France au total, 250 dans le Doubs. Un appel

à la mobilisation est d’ores et déjà lancé : toutes les idées ludiques, sportives,

culturelles, tous les défis et toutes les bonnes volontés sont bienvenus ! Pour

être accréditée et bénéficier ainsi de la logistique et de la communication

officielles, tout projet doit être présenté à la coordination AFM Téléthon

dont Robert Petiteau est responsable. Tél. 03 81 47 99 17.

6100

C’est le nombre d’emplois générés chaque année par le chantier

de la branche Est de la LGV Rhin-Rhône depuis son ouverture en 2006.

Ce qui représente 2 300 emplois directs (ensemble des entreprises

participantes), 2 300 indirects (fabrication des fournitures nécessaires

à cette construction), et 1 500 induits (hébergement, restauration,

commerce en général). Parmi ces effectifs, 64 % sont des contrats à

durée indéterminée. Le travail intérimaire représente en moyenne moins

d’un salarié sur cinq. Les contrats à durée de chantier (CDC) ont concerné

environ 15 % des salariés.12 % des emplois ont été dédiés à l’insertion

de jeunes sans qualification, de chômeurs de longue durée ou de

bénéficiaires des minima sociaux, alors que l’obligation légale se

situe entre 5 et 7 % suivant le secteur d’activité. C’est l’un des premiers

bilans d’un chantier en cours d’achèvement, la mise en service

du premier TGV aura lieu le 11 décembre 2011.

En savoir plus : www.lgvrhinrhone.com

6 154

C’est le nombre d’assistantes maternelles agréées

dans le Doubs, en 2010, employées par les parents,

les communes ou communautés de communes, dans

les crèches familiales. Ce qui représente 19 483 places

individuelles. S’y ajoutent 2 191 places d’accueil dans

des structures collectives : multi-accueil, halte-garderie,

micro-crèche, crèche… Plus de 200 places ont été

créées entre 2007 et 2010, et cet effort se poursuit

dans le cadre du projet Doubs 2017.

Voir notre article page 21.

4 vu du doubs juin 2011


vie du doubs

Gilles Werner, un policier municipal

acteur de la prévention routière

Gilles Werner, un policier municipal

qui privilégie la proximité.

À Vieux-Charmont, Gilles Werner, la cinquantaine souriante, s’attache

à sensibiliser les enfants aux dangers de la circulation routière. La prévention

plutôt que la répression (même s’il en faut un peu) : telle est la

devise de ce policier municipal.

Cela lui arrive de coller des papillons

sur les pare-brise mais la population

ne lui en veut pas. « Je suis proche des

gens », reconnaît Gilles Werner, policier

municipal depuis 1985. Après avoir

travaillé dans le bâtiment, il entame une

reconversion professionnelle. Il passe

le concours pour intégrer les services

techniques d’une collectivité et décroche

un poste à Vieux-Charmont après une

année de stage. « Pour être policier

municipal, il faut avoir, au minimum, un

CAP mais aussi avoir un sens du service

public et social », estime-t-il.

Au bureau, il assure une partie administrative.

« Il faut bien faire respecter les

arrêtés municipaux », mais c’est surtout le

terrain qui le passionne. À vélo, il sillonne

la commune à l’écoute de ses concitoyens.

« Les gens me confient leurs problèmes

assez facilement ».

En 1993, l’employé modèle se lance dans

une campagne de prévention routière auprès

des jeunes. « J’avais peur en voyant

les enfants face aux dangers de la circulation

». Gilles Werner entreprend alors

« J’adapte la partie

théorique à l’âge

de mes interlocuteurs »

une formation à Paris pour apprendre à

intervenir devant les élèves. « Je rencontre

les écoliers en maternelle et en primaire.

À chaque fois, j’adapte la partie théorique

à l’âge de mes interlocuteurs ». Aux plus

petits, il propose un exercice pratique sur

le terrain avec un petit parcours à pied.

Pour les plus grands, c’est un tour à vélo

avec des difficultés en fonction de l’âge.

L’étape suivante passe par le centre d’éducation

routière de Montbéliard, puis une

pratique de maniabilité et un parcours

dans la commune pour les plus grands.

« Les parents sont là pour noter ».

Gilles Werner assure également une

action auprès des seniors en partenariat

avec une auto-école et la gendarmerie.

L’objectif est de rafraîchir les connaissances

de ceux qui ont passé le code

depuis un certain temps et qui sont

un peu perdus face à certaines évolutions,

notamment concernant l’épineuse

question des ronds-points.

Les efforts du policier municipal charmontais

sont récompensés. Ses jeunes protégés

ont décroché des prix départementaux et

obtenu de nombreux vélos offerts par la

Prévention routière.

juin 2011

vu du doubs

5


encontres

Rang

Un 10 e marché savoureux

Des activités d'époque.

2 et 3 juillet Fourg autrefois

De façon spectaculaire, le village se

reconstitue au cœur de la forêt de

Chaux, avec ses maisons et son église.

700 bénévoles le peuplent, en costumes

d’époque. Une cinquantaine de métiers

reprennent vie grandeur nature : fileuse,

maréchal-ferrant, sabotier, vannier, potier…

Les charbonniers et les bohémiens

y trouvent aussi leur place, fidèlement.

Un chemin est consacré aux traditions

d’ailleurs (Brésil, Espagne, Irlande…), un

autre aux expositions sur la nature, les

sculptures, les voitures anciennes. De

nombreux spectacles ponctuent ces deux

journées festives avec Comtois en folie,

Jurafaune et ses rapaces, les acrobates de

Zèle d’Anges, Pépiloué et ses moutons...

Groupes folkloriques, cabaret et guinguette

: tout y est !

Contact : office de tourisme Loue Lison

Tél. 03 81 57 43 21

Internet : www.fourg-village.com

La saucisse sous toutes ses formes et pour

tous les goûts est au centre de la 10 e édition

du marché des saveurs et de l’artisanat

organisé par l’association Loisirs pour tous,

les 2 et 3 juillet. Les saveurs et les odeurs de

cette spécialité du Doubs accompagneront

les visiteurs au gré des stands des

exposants. D’autres plaisirs, pour les yeux

notamment, les attendent auprès des

producteurs et artisans d’art. De nombreux

métiers font montre de talents : bijouterie,

vannerie, ferronnerie, tournage sur bois,

viticulture, brasserie, confiserie, apiculture…

Le samedi, à partir de 19h, le groupe de

variétés Kry’s Florian et le groupe de reggae

Datune ravissent la vedette aux exposants.

Samedi 2 juillet de 17h et à 22h.

Dimanche 3 juillet de 10 h à 18h.

Restauration sur place. Manège et jeux pour

enfants. Animations avec Cirqu’en fête.

Entrée libre.

17, 18 et 19 juin

Saint-Hippolyte vénère les cactées

L

’édition 2010 de Saint-Hip’ aux cactus

avait attiré 3200 visiteurs… Piqués de

curiosité, ils devraient être plus nombreux

encore pour cette 4 e édition où l’ambiance

sera “tropicale” avec une mise en scène inédite

de jeux d’eau. Des milliers de cactées,

orchidées, plantes grasses et carnivores,

des plus gigantesques aux plus minuscules,

sont exposées et proposées à la vente

sur 1500 m 2 , au gymnase. Et si vous craignez

de ne pas avoir les pouces assez verts,

des ateliers de découverte vous aideront à

cultiver vos talents.

« Tout au long de l´année, notre association

Épine de France organise des sorties, des

conférences, des expositions, des soirées

avec animation, des visites in situ et dans

les conservatoires botaniques, détaille un

passionné, Alain Schœnacker. Notre but

est de promouvoir l’étude, la culture et la

conservation des cactées et des plantes

succulentes. » Un programme alléchant !

Saint-Hip’ aux cactus.

Entrée : 2 €, gratuit pour les moins de 12 ans.

Internet : www.epinedefrance.net

Tél. 06 07 41 41 06

6 vu du doubs juin 2011


Les médaillés

militaires

en congrès à

Besançon

Christelle et Sébastien Feuvrier avec leur fils Alan.

Belleherbe : des produits frais

respectueux de Dame nature

Escargots, volailles (entières ou découpées),

foies de volailles, oies, pintades,

canards (en aiguillettes ou en magrets),

lapins (papillons, belges, fauves

de Bourgogne…), œufs : vous ne trouvez

que des produits frais, élaborés dans le

respect de la nature, chez Sébastien et

Christelle Feuvrier, exploitants depuis 2009

à Belleherbe. Petit-fils de cultivateurs à

Rang, diplômé de l'école de Châteaufarine,

stagiaire à Charmoille, Sébastien a bâti

seul sa maison, son élevage, son laboratoire

sur un terrain de 20 ares. Il a développé son

projet, confiant à son épouse le potager

de légumes, la culture des petits champignons

et la cueillette des fruits.

La confrérie de la Cagouille

1000 volailles sont élevées en plein air !

75 000 escargots sont conditionnés en

bouchées ou en coquilles, assaisonnés à

la bourguignonne, au comté, en courtbouillon,

livrés en pochettes surgelées…

Ce qui vaut à Sébastien d’être membre de

la confrérie de la Cagouille qui réunit les

producteurs d’escargots.

Le couple ne ménage pas sa peine et

accueille la clientèle avec un grand

sourire. Ses spécialités sont en vente à

Besançon chez Doubs Pâturages et Doubs

Direct, sur les marchés de Gennes, Pelousey,

Dannemarie, Villers-Buzon, Tallenay,

Belvoir. Livraison à domicile sur commande

trois jours à l'avance, vente sur place à

Belleherbe, à l'exploitation, rue À tête bras,

le vendredi, sauf les jours de marché, et le

samedi après-midi.

Tél. 06 31 90 38 57. Courriel : sebastien.feuvrier@sfr.fr

Les 28, 29, 30 juin et

1er juillet, l’Union

départementale

des médaillés

militaires du Doubs,

présidée par André Géry, et la 144e section,

présidée par Pierre Fabre, organisent

le 76e congrès national des Médaillés

militaires à Besançon-Micropolis. Environ

700 personnes sont attendues parmi

lesquelles le grand chancelier de la Légion

d'honneur, son Altesse impériale la

Princesse Napoléon et le chef d'État-major

de l'Armée de terre…

Une messe célébrée par Monseigneur

Lacrampe marquera ce congrès, le 29 à

18h, ainsi qu’une prise d’armes au quartier

Joffre, le 30 à 10h, suivie d’un déjeuner de

gala. Le vendredi est réservé aux visites

touristiques et gourmandes du côté de

Nancray, d’Arc-et-Senans, d’Ornans et de

Villers-le-Lac.

Placé sous le signe des retrouvailles et de

la fraternité, ce rassemblement de prestige

offre aux médaillés militaires, à leurs

familles et amis, l’occasion de découvrir les

richesses patrimoniales et gastronomiques

du Doubs.

Tél. 03 81 50 24 49 Internet : www.snemm.fr

Convivialité au menu de la rencontre

des anciens normaliens

Comme le relate son bulletin annuel La

Cordée, l’association des anciennes et

anciens élèves stagiaires des écoles normales

de Besançon et de l’IUFM de Franche-

Comté a tenu son assemblée générale

le 21 mai dernier à Besançon. « Venus du

Doubs mais aussi du Territoire de Belfort,

nos adhérents apprécient ce temps fort

annuel », souligne Louis Alzingre, président

de 2001 à 2008.

Aujourd’hui présidée par Raymonde Hugard-Lefour,

l’association poursuit son travail

de mémoire et entretient l’amitié entre

les générations d’enseignants. « Fondées en

1836 pour les garçons, en 1838 pour les filles,

hébergées au Fort Griffon dont le Conseil

général est propriétaire, les écoles normales

n’existent plus : elles ont été remplacées

en 1989 par les Instituts universitaires de

formation des maîtres qui relèvent directement

de l’Université. Ce changement a renforcé

la vocation de notre association créée

À l’IUFM, Louis Alzingre dans

les archives de livres pédagogiques

au sortir de la Seconde Guerre mondiale »,

dont certains remontent à 1860.

précise l’ancien président. « Continuer à

faire vivre l’histoire de notre profession est

plus que jamais utile ! » IUFM, Fort Griffon à Besançon. Tél. 03 81 51 10 89

juin 2011

vu du doubs

7


encontres

Vincent Carrey .

Émilie Muzy. Lisa Bariod. Émilie Vercez.

Pôle Emploi fait émerger des talents

Le Conseil général se soucie d’insertion

professionnelle et dispose de cimaises…

Un service de Pôle Emploi accompagne en

particulier les artistes plasticiens en recherche

d’activités nouvelles pour mieux

vivre de leurs créations. Autant de bonnes

raisons d’organiser conjointement une exposition.

Pour cette deuxième édition, un comité

réuni autour de Pierre Vermot-Desroches,

artiste, et Laurent Devèze, directeur de

l'École régionale des Beaux-Arts, a sélectionné

les candidats sur dossier. Les associations

Art Pol et Culture Action ont mis

à disposition leurs compétences, notamment

pour l’accrochage. Et le résultat est…

très professionnel !

Restructuré en novembre 2010, le service

Culture, tourisme, loisirs de Pôle Emploi se

situe 9 rue Proudhon à Besançon.

Jusqu’au 30 juin. Hôtel du Département, 7 avenue

de la Gare d’eau, à Besançon. Tél. 03 81 25 85 78

Mélodie Liquet.

Grégory Dabilougou.

La classe rétro.

Véhicules d’exception

pour temps forts

Que choisiriez-vous entre le chic neige

de la Peugeot 403 cabriolet de 1961

ou l’élégance ébène de la Citroën DS 23IE

Pallas de 1973 Depuis 2009, Jean-Charles

Diéterlé loue au forfait (à partir de 99 €),

et avec chauffeur, quelques bijoux de l’automobile

française pour fêter des événements

(mariage, anniversaire…) ou pour

découvrir de manière à la fois confortable

et originale les plus beaux sites du département,

de Montbéliard à Pontarlier en

passant par les vallées du Doubs, de la Loue

ou du Cusancin…

« Particuliers, entreprises mais aussi photographes

de presse ou réalisateurs de cinéma

font régulièrement appel à mes services. En

2010, l'acteur Thomas Chabrol (fils de Claude),

par exemple, en tournage à Vouglans, cherchait

une DS noire pour les besoins d’un film

qui sortira cet automne sur France Télévisions.

L'imitateur Laurent Gerra me sollicite

lors de ses déplacements dans notre région.

À l’occasion du salon du livre Les mots Doubs,

des invités comme Daniel Picouly, Pierre Bonte,

Patrice Carmouze ou les frères Bogdanov

ont eu plaisir à parcourir Besançon bien installés

dans la DS ! »

Afin d’étendre le champ de ses prestations,

Jean-Charles Diéterlé développe des partenariats

avec l’association PVA, club des Passionnés

de véhicules anciens dont il est aussi

le secrétaire. Il organise aussi des “sorties à

sensations fortes” avec Domergue Aviation.

« Une façon pas comme les autres de vivre les

temps forts de sa vie dans le Doubs ! »

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Courriel : jc.dieterle@free.fr

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8 vu du doubs juin 2011


Et si vous

lui offriez une

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Pour vous aider au quotidien, DDS assistance vous propose

également un large choix de matériel testé et soigneusement

sélectionné : lits spécialisés, fauteuils roulants, aides

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Venez découvrir ces solutions pratiques dans notre espace

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actualités

Mobidoubs scolaires Des titres de transport

renouvelés automatiquement

Nouveau ! La plupart des familles

du Doubs n’ont plus à demander

le renouvellement du titre de

transport de leur enfant pour la

rentrée scolaire 2011.

17 000 jeunes qui empruntent le réseau

d’autocars Mobidoubs scolaires ont reçu

automatiquement, en juin, à leur foyer,

leur titre de transport 2011-2012.

Il faut le conserver précieusement !

Les parents de 6 000 autres jeunes, qui

font leur entrée en maternelle, en primaire,

au collège ou au lycée, devront

remplir une demande : le formulaire

est fourni par l’établissement scolaire

ou disponible sur le site Internet :

www.doubs.fr/transports_sco

Ceux qui changent d’établissement ou de

domicile d’ici à septembre 2011 doivent

retourner leur titre de transport en indiquant

les motifs (c’est prérempli) et formuler

une nouvelle demande.

C’est une réelle simplification de service

que vient de mettre en place le Conseil

général. Il améliore ainsi son engagement

qualité auprès des usagers.

Info +

Le Doubs est l’un des rares départements

à fournir un service de transports scolaires

intégralement gratuit, de la maternelle au

lycée en passant par le collège. Ce service

représente un budget global de plus de 25

millions d’euros par an. Environ 400 véhicules

sont mobilisés chaque jour pour près de 550

circuits. Et des transports spécifiques sont

organisés pour les 430 élèves qui rejoignent

des classes d’enseignement spécialisé en

milieu ordinaire.

Un titre de transport à bien conserver.

Pour tout savoir sur les chantiers

routiers en cours ou prévus,

rendez-vous à l'adresse suivante :

www.inforoute25.fr

Accessible aussi sur votre mobile.

Bonne route et restez prudents !

La qualité de service au Conseil général :

une certification confirmée

À l’issue d’un examen méthodique mené du 5 au 7 avril derniers,

le Conseil général a reçu la confirmation de sa certification AFAQ

Engagement de service ®.

Un accueil de qualité.

Voilà un signe que la culture de la qualité

en direction des usagers est bien

enracinée dans les services du Conseil

général. Comme chaque année, les auditeurs

d’Afnor Certification (Association

française de normalisation) ont vérifié le

respect des 14 engagements, pris depuis

2003, qui touchent essentiellement à l’accueil

et à l’information. Ils ont relevé plusieurs

points forts et identifié quelques

améliorations qui seront mises en œuvre

par les services concernés.

Le Département démontre ainsi une nouvelle

fois sa volonté de fournir un service

public de qualité à l’ensemble des usagers.

Pour en savoir plus, courriel : qualite@doubs.fr

10 vu du doubs juin 2011


Musée Courbet :

l’accrochage des œuvres commence

Retrouvée, la table

de peinture de Courbet

sera au musée

Imaginez, par un dimanche de printemps,

un couple de la région parisienne qui se

présente à la ferme Courbet, à Flagey,

pour proposer de confier au musée

départemental d’Ornans la table de

peinture de Courbet ! Tout conservateur

de musée rêve de connaître un tel

moment d’émotion... Frédérique Thomas-

Maurin, elle, l’a vécu ! « Nous avons eu

connaissance du projet Pays de Courbet,

pays d’artiste et il nous a séduits »,

lui a expliqué Marlys Ladurée qui a reçu

en héritage ce meuble unique.

Une convention a été passée pour qu’il

soit restauré et mis en dépôt pendant

cinq ans, pour commencer. Un beau geste

qui apporte une touche intime au musée

et complète d’autres objets comme

la palette du maître.

Exposition temporaire : Marcello – femme sculpteur, Adèle d’Affry de son vrai nom, duchesse de Castiglione

de son état – a inspiré un buste à Clésinger et un portrait à Courbet.

Les travaux sont achevés, le mobilier installé... Progresse désormais l’accrochage

de la collection permanente et l’installation de l’exposition

inaugurale Courbet-Clésinger : œuvres croisées. On entre dans le vif du

sujet pour une ouverture au public le 2 juillet !

Spacieux et intime, sobre et convivial

à la fois, le nouveau musée offre des

conditions idéales de présentation à une

collection permanente représentative

d’une production considérable.

Les 75 œuvres peintes, sculptées et dessinées,

de Courbet et de ses proches, ont toutes

été restaurées, grâce aux financements du

Département et de la Direction régionale

des affaires culturelles, avant d’être installées

dans les 800 m 2 qui leur sont réservés

sur deux niveaux. Le fameux Autoportrait

à Sainte-Pélagie sera mis en valeur, non loin

du célèbre Château de Chillon...

Courbet et Clésinger se retrouvent

Cet ensemble cohérent est la propriété du

Conseil général, d'une part, et de l’Institut

Courbet, d'autre part. Quelques œuvres

sont en prêt ou en dépôt.

Chaque année, sur 300 m 2 , deux expositions

temporaires donneront des

raisons supplémentaires de se rendre

au musée Courbet. En commençant par

une rencontre inédite entre le maître

du réalisme et l’un de ses proches à

Paris, le sculpteur Clésinger, lui aussi

franc-comtois d’origine. Une cinquantaine

de leurs œuvres mettent en

miroir leur fascination pour la femme

et la nature, leur vitalité créatrice et

leur indépendance d’esprit.

« Le label Musée de France nous permet

de nous inscrire dans un réseau

national et de bénéficier notamment

de prêts d’œuvres », indique la conservatrice

responsable du projet Pays de

Courbet, pays d’artiste, Frédérique

Thomas-Maurin. C’est aussi un gage de

reconnaissance !

Visitez le musée

via Internet

Dès maintenant, vous pouvez visiter

le musée Courbet sans quitter votre

fauteuil et regarder ses œuvres de près,

via Internet. Comme dans le jeu Second

Life, mettez en action le visiteur virtuel

et baladez-vous en sa compagnie dans

les salles de la collection permanente.

Une douzaine d’œuvres caractéristiques

des thèmes abordés sont présentées

et commentées par d’agréables voix

masculines et féminines. Il est même

possible de zoomer sur les tableaux

pour en apprécier tous les détails ! Par la

suite, des informations et des jeux seront

intégrés. C’est pourquoi ce site innovant

est à classer d’ores et déjà parmi vos

favoris : www.musee-courbet.fr

Une visite virtuelle en avant-goût.

juin 2011

vu du doubs

11


environnement

Routes départementales :

La biodiversité des accotements favorisée

Initiée en 2006, la gestion différenciée du fauchage des abords routiers

s’est généralisée sur les routes départementales du Doubs en 2010 (hors

territoire communal). 2011 est l’année de la stabilisation de cette pratique

plus respectueuse de l’environnement.

Le constat se vérifie d’année en année : La gestion différenciée du fauchage entretient

la diversité des espèces sans

les accotements routiers font partie

des milieux les plus riches en nombre impact sur la sécurité des usagers ou la

d’espèces végétales. Vincent Fuster, viceprésident

en charge de la mobilité, des inmier

fauchage a débuté en mai sur envi-

pérennité des voies de circulation. Un prefrastructures,

du développement économique,

agricole et touristique : « Depuis la sécurité l’exige, notamment dans le

ron un mètre de large, davantage quand

des années déjà, nous n’utilisons quasiment

plus de produits phytosanitaires. fours. La coupe laisse

rayon interne des courbes ou les carre-

volontairement

Un fauchage respectueux de la faune et de la flore.

une hauteur de 8 à 10 cm, suffisante pour

dégager la visibilité des conducteurs

pour plusieurs mois. Un second passage

d’entretien est prévu à l’automne, plus

large, ce qui laisse le cycle végétal aller à

son terme. Mais en cas de nécessité, une

autre fauche de sécurité peut-être entreprise

l’été. Nous agissons au cas par cas

car la sécurité prime. »

Les haies champêtres,

bien plus qu’un patrimoine

En France, les haies champêtres occupaient 1,6 million de km en 1900

contre moins de 500 km en 2011. Si, depuis dix ans, leur arrachage

s’accélère, une démarche de reconstitution s’amorce, en adéquation avec

les pratiques agricoles actuelles. Et l’on redécouvre leurs atouts.

Depuis plusieurs années, la Fédération

départementale des chasseurs

(FDC) du Doubs mène des actions de préservation

des gibiers. Pour plus d’efficacité,

elle agit sur la préservation de leur

habitat. Elle coordonne la plantation de

haies champêtres, en lien avec les agriculteurs.

Les avantages sont nombreux.

Mickaël Mairot, de la FDC 25 : « En 2010,

nous avons obtenu un financement de

l’association Arbres et Haies Champêtres,

qui œuvre pour promouvoir la préservation

des haies et des arbres isolés, pour

6 000 arbres. Nous l’avons complété

puisque la demande finale était de 9 000

répartis aux quatre coins du Doubs*.

Nous y trouvons notre intérêt pour le

petit gibier, grives et merles notamment.

Mais les avantages sont bien plus larges.

C’est pourquoi ce programme sera renouvelé

dès cet automne. Pour l’agriculture,

cela permet entre autres de confiner les

pics de pullulation des campagnols, de

duire les excès engendrés par les produits

phytosanitaires et fertilisants. Pour

l’environnement, les haies stockent du

Régis Vernier, installé aux Chenevrottes,

près d’Orchamps-Vennes, a replanté des haies

que son père avait arrachées il y a cinquante ans.

carbone, abritent et nourrissent la faune

et la flore y compris les pollinisateurs et

les auxiliaires de cultures. Elles servent

la biodiversité. Nos haies traditionnelles

comptent en effet pas moins de trente

essences différentes ! »

* Remondans, Lièvremont, Hauterive, Solemont,

Épenoy, Étrappe, Jallerange, Gonsans, Surmont,

Voujeaucourt…

Contact : FDC25, rue du Chatelard à Gonsans.

Tél. 03 81 61 23 87

12 vu du doubs juin 2011


dossier

Des Espaces naturels

sensibles mais ouverts à tous

Ce ne sont ni des réserves interdites ni des parcs d'attraction mais des vitrines de

la biodiversité dans le Doubs. Ces lieux de préservation de la faune, de la flore et

des paysages caractéristiques s'ouvrent peu à peu au public au fil de la mise en œuvre

de leurs plans de gestion. Le Marais de Saône, le lac de Bouverans avec le marais

du Varot, la vallée de l’Allan, à Fesches-le-Châtel, figurent parmi les sites retenus par

le Conseil général dans son Schéma départemental des espaces naturels sensibles.

Ainsi que les pelouses sèches de Belvoir et de Quingey, les corniches de Cussey-sur-

Lison, la roche de Nans, près de Rougemont, ou encore la zone humide du Breuillet,

à Bremondans… Une vingtaine de sites seront mis en valeur d'ici à 2014.

juin 2011

vu du doubs

13


dossier

Des vitrines

de la biodiversité

accessibles à tous

Si l'on entend par exotique ce qui est étrange et dépaysant, alors

l'exotisme est à votre porte, dans l'un des Espaces naturels sensibles

(ENS) sélectionnés par le Conseil général. On découvre ici la couleuvre

d’Esculape, là une rare colonie de chauve-souris, le grand Rhinolophe,

ailleurs des rainettes arboricoles. Une faune et une flore dont l'existence est

aujourd'hui fragilisée, voire menacée, et que l'on s'efforce de préserver

dans des sites remis dans leur état naturel.

D

« 'ici nous pouvons contempler 1000

ans d'histoire en un clin d'œil », fait observer

André Pharisat, maire d’Étrabonne,

du haut de la pelouse sèche de la Chaux. Le

caractère représentatif d'un paysage est en

effet l'un des critères qui définissent un Espace

naturel sensible. « Lorsque nous avons

entrepris notre Schéma départemental des

ENS, en 2005, nous avons recensé, avec

Au lac de Bouverans, ENS aménagé pour l’accueil

du public : Christian Bouday, vice-président en charge

de l’Environnement, du Développement durable,

des Milieux naturels, de l’Eau et de l’Agenda 21.

nos partenaires élus, associatifs et scientifiques,

environ 200 sites dignes d'intérêt

pour leur faune, leur flore et leur histoire »,

rappelle Christian Bouday, vice-président

du Conseil général. « Nous avons retenu

une dizaine de sites pilotes en 2007, mais

d'ici à 2014, une vingtaine seront aménagés.

Et ils seront ouverts au public car ces

vitrines de la biodiversité doivent servir de

support à la sensibilisation et l'éducation à

l'environnement. »

De bonnes pratiques

pour l'environnement

Le Département a opté pour cette compétence

de façon volontariste, dès son

projet Doubs 2010, prolongé par Doubs

2017, pour participer à une politique globale

de préservation de la biodiversité.

« Suivant la même logique, nous pratiquons

un fauchage raisonné des abords

routiers de façon à ce que la floraison et

la pollinisation ne soient pas perturbées,

précise Christian Bouday. Nous avons

installé de nombreux passages à faune

lors de travaux routiers, sur la route

des microtechniques, notamment. Dans

nos aménagements, nous veillons à restaurer

ou préserver les haies et les murets.

Et pour répondre aux orientations

du Grenelle de l'environnement, nous

créons des corridors écologiques, ou

trames vertes et bleues, qui prolongent

les ENS car les animaux doivent pouvoir

se déplacer aisément. »

Des enjeux de conservation

prioritaires

« Pour retenir une vingtaine de sites, nous

avons réalisé des études préalables avec

des cabinets spécialisés et des associations

naturalistes, relate Christian Bulle,

technicien du service Environnement au

Conseil général. Ces diagnostics ont permis

de recenser les espèces et leurs enjeux

de conservation pour établir des priori-

INFO PLUS

Emploi et solidarité

Depuis trois ans, les travaux poursuivis

dans les différents ENS ont représenté

9000 heures d'insertion professionnelle.

Le Conseil général fait appel notamment aux

Chantiers départementaux pour les réaliser.

Voilà qui donne doublement du sens

à la politique environnementale

du Département.

Une démarche collective

Aux côtés du Département, de nombreux

partenaires contribuent à la mise en

œuvre et à l'animation des Espaces

naturels sensibles, chacun apportant

ses compétences propres : communes et

intercommunalités, propriétaires privés

et exploitants agricoles, associations et

structures scientifiques... Une taxe sur les

permis de construire permet au Conseil

général de financer les études et les travaux

à hauteur de 80 %. Certains projets ont

pu recevoir des aides de l'Agence de l'eau,

de Réseau ferré de France aux titres des

compensations environnementales prévues

avec la construction de la LGV Rhin-Rhône,

et aussi de l'État et de l'Europe dans les

zones Natura 2000.

14 vu du doubs juin 2011


Étrabonne :

Mille ans d'histoire à observer

« En Europe, les pelouses sèches représentent 30 % de la biodiversité,

rappelle André Pharisat. Mais en 50 ans, elles ont perdu entre 50 et

75 % de leur surface du fait du recul de l'agriculture ». D'où l'urgence de

les restaurer.

Des moments privilégiés à partager.

tés. Une fois le périmètre de l'ENS arrêté,

un plan de gestion et d'interprétation est

établi, l'objectif étant à la fois de rétablir

son état naturel autant que possible et de

le rendre accessible au public. Ces plans

sont mis en œuvre par des structures relais

bien implantées sur le terrain ou par

le Conseil général lui-même. »

Des panneaux d'information jalonnent les

circuits de découverte et des documents

sont tenus à la disposition du public. « Les

visiteurs sont épatés de découvrir que, sur

notre pelouse sèche de huit hectares, nous

dénombrons une soixantaine d'espèces

d'oiseaux, une vingtaine de papillons... Les

enfants comprennent comme il est important

de respecter le lézard vert et la couleuvre

d’Esculape pour préserver ce subtil

équilibre », se réjouit André Pharisat.

Contact ENS au Conseil général, tél. 03 81 25 81 37

Internet : www.doubs.fr

Universitaire géologue, naturaliste de

formation, André Pharisat s'est tout

naturellement intéressé au patrimoine

exceptionnel de la commune dont il est

maire depuis 2001. Du haut de la pelouse

sèche de La Chaux, les promeneurs

peuvent contempler les monts du Jura

jusqu'aux Alpes, mais ils peuvent aussi

observer 1 000 ans d'histoire. Ces pelouses

ont été créées au moment des peuplements

et des défrichements du Moyen-

Âge. Étrabonne en témoigne avec son

ancien château, sa maison du bailli, ses

maisons vigneronnes...

L'ENS a été créé sur des terrains appartenant

à la commune. Un circuit en boucle

de quatre kilomètres explique la création

complexe de ce paysage original menacé

de disparition depuis quelques décennies.

« Pour le rétablir, nous pratiquons un débroussaillage

raisonné et nous installons

des troupeaux. »

Biodiversité et diversité villageoise

Pour mener à bien ce projet, le maire savait

pouvoir compter sur un partenaire

motivé : l'association Terroir comtois qui

participe à la diversité villageoise depuis

1997. Passionnée de chevaux, sa fondatrice

et présidente, Danielle Calame, organise

de multiples activités pour les enfants et

les adultes : balades à cheval, pêche, cuisine,

potager... « La gestion et l'animation

de l'ENS est une corde supplémentaire à

notre arc », confie-t-elle.

Poneys, chevaux, ânes et chèvres alternent

dans les parcs aménagés sur le site, chacun

contribuant à le restaurer. Ils constituent

aussi une attraction supplémentaire. Un

espace a été aménagé pour l'accueil des

publics, avec un amphithéâtre de verdure,

un tipi de 35 m2, des tables et des bancs

et, pour être cohérent, des toilettes sèches.

L'accès des personnes handicapées est facilité.

Pour parfaire ses qualités environnementales,

cette commune - qui n'a pas de trottoirs

pour favoriser l'écoulement des eaux

- envisage la plantation d'une centaine de

pommiers, encourage l'installation de nichoirs

chez les particuliers, avec le concours

de la Ligue de protection des oiseaux... Tout

en accueillant des activités agricoles et

artisanales, et même une piste de motocross

! « Chacun trouve sa place dans cette

diversité », estime André Pharisat.

INFO PLUS

Suivez le guide

Un petit oiseau stylisé identifie les

Espaces naturels sensibles. Il s'agit

du Tarier des prés qui n'a pas été

choisi par hasard. Présent dans les milieux naturels et

agricoles ouverts du Doubs, il est en voie de régression.

Du fait de la réduction des zones humides et d’une

certaine intensification agricole, ses zones d'habitat

se sont réduites. Mais la mise en place des ENS doit lui

permettre de nicher à nouveau sereinement.

Le maire d’Étrabonne, André Pharisat, un guide compétent et convaincu.

juin 2011

vu du doubs

15


dossier

Forêt des Bâties :

des exploitants mobilisés

Trois exploitants agricoles contribuent à faire de la forêt des Bâties,

propriété du Département depuis 1991, à Mouthe, un Espace naturel

sensible typique du prébois jurassien. Ils entretiennent 80 hectares de

pâturage dans cet espace de 240 ha au total.

Les chevaux du centre équestre de

l'association Artmo du Mont d'or

(Sport nature), les génisses du Gaec

Galliot, de Jougne, et de Michel Cretin, de

Chaffois, paissent depuis de nombreuses

années dans ces pâturages typiquement

jurassiens. Alors, qu’est-ce que cela change

pour les exploitants la création d'un ENS

L'interdiction d'utiliser des engrais

chimiques est citée en premier. « Nous

ne sommes pas contre mais l'herbe sera

moins dense si bien que nous ne pourrons

sans doute pas mettre 65 génisses comme

auparavant », fait observer Christophe

Rien ne se perd, tout se transforme : les nouvelles

clôtures des parcs des Bâties ont été réalisées avec

des acacias du chemin vert départemental de

Devecey, par les Chantiers départementaux au titre

de l’insertion professionnelle, avec la collaboration

du Parc routier départemental.

Galliot. « Toutefois, le plan de gestion

prévoit d'ouvrir de nouveaux pâturages

dans la forêt, nous pourrons y installer des

bêtes progressivement. »

Mais aussi… « Nous prévoyons d'alterner

génisses et chevaux dans les parcs car les

chevaux ne consomment pas le millepertuis

qui a tendance à progresser, signe

d'avancement de la forêt », signale de son

côté Marc Létoublon. « Nous adoptons des

comportements différents pour protéger

les nids de grand tétras », ajoute-t-il.

Des méthodes de travail modifiées

Par ailleurs, des clôtures neuves ont été

installées, des points d'eau et des citernes

sont créés et remplacés. L'aménagement

d'une salle d'information, de sanitaires

aussi, est prévu dans la ferme louée pour

le centre équestre, afin d'accueillir le public

dans de bonnes conditions.

« Des réunions ont accompagné la mise

en place du projet. Cela nous a permis

de nous connaître et d’être à l’écoute des

contraintes des uns et des autres, si bien

que tout se passe en bonne harmonie »,

reconnaît Christophe Galliot. « J'apprécie

que ce soit les équipes du Parc du Conseil

Des activités respectueuses de l’environnement

se développent dans la forêt des Bâties.

général qui interviennent pour les travaux.

Ainsi il n'y a pas d'intermédiaires,

nous pouvons dialoguer directement.

C’est une expérience qui apporte une

ouverture d'esprit. Quand nous aurons

du recul, nous pourrons sans doute reprendre

certaines pratiques sur d’autres

sites d’exploitation. »

De son côté, Marc Létoublon compte s'appuyer

sur la curiosité du public pour développer

ses activités de randonnée. Dès cet

été, un moniteur accueillera les promeneurs

pour leur proposer de découvrir le

site à pied, à poney ou à cheval.

INFO PLUS

Voie ouverte à la petite faune du côté de Geneuille

La construction de la ligne à

petite faune de migrer à sa guise

de la moyenne vallée de l’Ognon

grande vitesse Rhin-Rhône et de la

est prévu par le Conseil général

est chargé d’appliquer un plan de

nouvelle route départementale 1

sous la RD 14. Dans le cadre des

gestion qui vise à redonner toute

a mis en évidence la présence

mesures compensatoires pour

leur valeur à ces zones humides.

par endroits de rainettes

l’environnement auxquelles il

Comme le note Christian Bulle,

arboricoles, tritons, crapauds…

s’était engagé, Réseau ferré de

technicien en charge des ENS au

Ce qui a justifié la création de cet

France contribue au financement

Conseil général : « Ce n’est peut-

Espace naturel sensible morcelé.

de la création ou restauration des

être pas spectaculaire mais c’est

L'aménagement des passages

haies, des mares, des roselières…

efficace ». Le public pourra bientôt

Une Rainette arboricole.

souterrains pour permettre à cette

Le syndicat mixte d’aménagement

le vérifier.

16 vu du doubs juin 2011


Les collégiens à l’étude

grandeur nature

Pour les élèves et leurs professeurs, les Espaces naturels sensibles

constituent d’excellents terrains d’expérimentation.

Ces sorties de découverte illustrent bien

«

nos cours didactiques », argumente

Françoise Bully, professeur de Science et vie

de la terre au collège Lumière, alors qu’elle

entraîne une classe de 5e sur le sentier de

l’ENS du Chatard, à Baume-les-Dames. « En

venant sur le terrain, on comprend plus

facilement et on fait notre propre expérience

», confirme Pauline.

Et des expériences, ces collégiens vont en

faire beaucoup, guidés par Rachel Baverel,

responsable du secteur Éducation à l’environnement

et au développement durable

chez Doubs nature environnement.

« Notre structure agréée est sollicitée par

le Conseil général pour accompagner les

enseignants. Nous leur proposons des outils,

des méthodes et nos connaissances des

milieux », souligne-t-elle. Le Conseil général

a mandaté huit structures pour mener

cette mission sur l’ensemble des ENS.

un projet interdisciplinaire, dans le

cadre d’une convention avec le Conseil

général qui nous accorde une aide

financière bien utile pour le réaliser »,

explique Françoise Bully. Des exercices

pratiques et des expériences chimiques

en classe ont préparé les élèves à l’observation

in situ. « C’est l’occasion de

montrer l’interaction entre la faune et la

flore, mais aussi l’action de l’homme, son

adaptation et l’exploitation qu’il a fait

de son environnement », fait observer

Fabrice Aréna, professeur de technologie.

« La biodiversité, c’est un tout cohérent »,

note Rachel Baverel qui lui donne aussi

une dimension artistique à travers le land

art et le body art (en utilisant des matériaux

de la nature).

Toutes ces expériences seront relatées au

collège, les herbiers exposés, les photos et

les vidéos misent en ligne... Il paraît que

les collégiens en redemandent !

« La biodiversité,

c’est un tout cohérent »

Sujet d’étude pour cette classe : le milieu

karstique d’un point de vue géologique,

culturel et industriel. « Nous avons monté

Chaque année, une quarantaine de classes, soit 1000 élèves, participent à l’opération Sur la piste des ENS

proposée par le Conseil général.

INFO PLUS

La Saline,

nouveau temple

du règne animal

Une jeune Effraie des clochers.

Milieu minéral et anthropique,

la Saline royale d’Arc-et-Senans

n’en abrite pas moins des

espèces animales rares et

protégées.

Les chouettes comme la Chevêche

d’Athéna ou comme l’Effraie

des clochers adorent la pelouse

non traitée qui met tant en

valeur les bâtiments de Ledoux.

Chaque année, en mars, elles

sont à l’honneur pour une nuit

d’observation organisée par la Ligue

de protection des oiseaux. Ici a été

découverte la plus grosse colonie

franc-comtoise d'une chauve-souris :

le Grand Rhinolophe. Le site est

peuplé aussi de Choucas des tours,

de Rainettes arboricoles… Et tout

ce monde-là crée une ambiance

insoupçonnée à certaines heures !

L’intérêt du site lui vaut d’être

classé Refuge excellence par la

Ligue de protection des oiseaux.

L’événement sera fêté lors de

l’inauguration du festival des

Jardins, le 25 juin, en présence du

président Claude Jeannerot et d’un

représentant de la LPO France.

Un jardin d’agrément et potager,

respectueux de la biodiversité,

sera créé prochainement pour

sensibiliser les visiteurs et leur

suggérer de bonnes pratiques.

Hérissons, lézards, insectes, petits

oiseaux seront accueillis dans les

nichoirs et hôtels conçus pour

eux… Tandis que les observateurs

intéressés pourront séjourner

dans l’une des chambres d’hôtes

de la Saline.

juin 2011

vu du doubs

17


dossier

120 hectares de biodiversité dans un secteur très urbanisé.

Pays de Montbéliard :

La vallée de l’Allan sur la voie de la reconquête

«

Pour l’instant, seuls les initiés

connaissent ce poumon vert de

120 hectares proche de Technoland.

Mais, dès cet été, il sera

facilement accessible au public.

Des places de parking sont aménagées,

des cheminements créés, des

panneaux d’interprétation installés », indique

Marc Tirole, vice-président chargé

des questions environnementales à Pays

de Montbéliard Agglomération, collectivité

qui réalise le plan de gestion défini avec le

Conseil général.

Même s’il a souffert au moment du détournement

de la rivière l’Allan, cet espace

entre Fesches-le-Châtel, Allenjoie et Brognard

est un havre de paix pour les oiseaux

migrateurs.

On peut admirer le vol majestueux du Milan

royal qui se fait plus rare dans sa migration

vers l’Espagne. Une autre espèce

pointe le bout de son bec. Il s’agit du Guêpier

d’Europe, aux origines africaines qui

vient se nourrir de libellules – c’est un des

effets du réchauffement climatique.

La reconquête de la nature a commencé.

D’abord celle de l’Allan qui ne doit plus recevoir

d’eaux usées. Un barrage qui s’était

écroulé doit être reconstruit. Certaines

plantes répertoriées sont protégées : la Limoselle

aquatique, la Lentille d’eau à trois

lobes. D’autres, comme le trèfle étalé, sont

peu communes.

Une intruse s’y est invitée : la Renouée du

Japon. Une plante invasive qu’il faut enlever

à tout prix. Le public pourra ainsi suivre

la restauration de cette zone humide riche.

Avec l'expertise

du Conservatoire botanique

Le Conservatoire botanique national

de Franche-Comté compte

parmi les experts que le Conseil

général associe à la mise en œuvre

des Espaces naturels sensibles.

« 'une des principales menaces qui pèsent

sur notre environnement, c'est le

L

manque d'entretien, d'où l'intérêt de créer

des Espaces naturels sensibles », affirme

François Dehondt, directeur du Conservatoire

botanique national de Franche-

Comté. Cet observatoire agréé de la flore

sauvage qui a étendu récemment sa

compétence à un autre domaine indissociable,

celui des insectes, assure un suivi

des espèces menacées et de leur habitat

de façon à déterminer des stratégies de

préservation. Sa liste rouge montre qu'un

quart de la flore est menacé. « 23 espèces,

sur une quarantaine menacée, font l'objet

de plans de conservation et de bilans réguliers

», signale François Dehondt.

Une collaboration élargie

Cette connaissance s'avérait indispensable

à la mise en œuvre des ENS si bien

qu'une convention a été passée entre le

Conservatoire et le Conseil général du

Doubs. Depuis, cette collaboration s’est

élargie. Les deux structures s’associent

dans la lutte contre les plantes invasives.

On voit en effet la Berce du Caucase (photosensible

et dangereuse) coloniser les

bords des ruisseaux et des routes : les

agents du Conseil général ont été formés

pour l’éradiquer. Un Aster américain qui

s'est introduit illégalement dans le Marais

de Saône subit le même sort.

Côté bonnes nouvelles, depuis le défrichement

de la pelouse de la Chaux, à

Étrabonne, une forte augmentation du

nombre d’orchidées a été constatée. Tout

n'est donc pas perdu à condition d'agir

maintenant.

La lutte contre les plantes invasives est engagée !

Ici, la Berce du Caucase, dangereuse pour la santé.

18 vu du doubs juin 2011


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lac Saint-Point :

des précisions sur la voie verte

Si le projet d’aménagement d’une voie verte a recueilli un avis

favorable auprès de la commission d’enquête*, diverses questions

et inquiétudes ont été exprimées. Vu du Doubs présente

les réponses aux remarques les plus fréquentes.

Un mur de soutènement renforcé par géotextile pour

obtenir un mur végétal intégré dans le paysage.

Remarque n° 1 : « On préférerait une

piste cyclable discrète plutôt qu’une

telle voie verte »

Sur la rive gauche, l’insertion d’une piste

cyclable reviendrait à réaliser exactement

les mêmes travaux que pour la voie verte :

elle devrait être d’une largeur de 1,4 mètre

en monodirectionnel, ou de 3 m en bidirectionnel

(soit autant que pour la voie verte)

avec, nécessairement, un dispositif séparatif.

Il faudrait donc dégager les mêmes

emprises, réaliser les mêmes murs de soutènement,

aménager les mêmes parties

en circulation alternée sur la RD 129…

L’insertion de bandes cyclables de chaque

côté de la route aurait les mêmes incidences

et entraînerait des travaux de

structures beaucoup plus importants du

fait de la nécessité de décaler l’actuelle RD

129. Finalement, pour un coût identique,

on aurait un équipement réservé aux

seuls cyclistes (en application du code de

la route). Son attractivité touristique et sa

portée économique en seraient fortement

duites !

Remarque n° 2 : « C’est un projet trop

coûteux et inadapté »

Bien évidemment, tout projet ambitieux

pour un territoire a un coût : 13 M€ hors

taxes, en l’occurrence. La Commission

d’enquête a jugé « acceptable » ce budget

comparé à celui d’infrastructures

similaires. En outre, elle a évalué à + 13 %

la hausse potentielle du chiffre d’affaires

dans les établissements du secteur.

Ce projet est donc porteur en termes

d’activité économique et touristique. En

outre, il participe à l’amélioration de la

qualité de la vie des habitants, notamment

des enfants, qui pourront emprunter

la voie verte pour circuler en toute

sécurité entre Pontarlier, Oye-et-Pallet,

Labergement-Sainte-Marie, Métabief…

Remarque n° 3 : « Les emprises sur le

domaine agricole sont importantes »

Pour 11 km de voie nouvelle, l’impact sur

la propriété privée est très limité : il est

estimé à 3,9 ha dont 3,3 de terres agricoles.

Les frais d’acquisition foncière ne représentent

d’ailleurs que 3,6 % du coût global

et concernent essentiellement un terrain

destiné à l’aménagement d’une aire de

stationnement au lieu-dit du Coude. Aucun

achat de maison d’habitation ni de

terrain d’agrément, donc !

En fait, la voie verte utilise pour l’essentiel

l’emprise publique de la RD 129, avec,

par endroits, un léger élargissement.

Certaines sections exigent une adaptation

de la circulation routière : limitation de la

vitesse à 50 km/h, réduction de la largeur

des voies ou aménagement en circulation

alternée…

Remarque n° 4 : « Il est prévu des murs de

soutènement de 8 mètres de haut »

Non, aucun mur aussi haut ne sera

construit! L'infrastructure s'appuie sur les

emprises existantes, et quand un besoin

d'élargissement s'impose, un soutènement

végétalisé est réalisé sur la partie

haute du talus supportant la route départementale,

soit sur une hauteur de 2 à

2,5 m maximale. Depuis les communes de

la rive droite, après la repousse de la végétation,

l’intervention ne laissera aucune

trace visible. Suisse à l’origine, cette technique

est répandue en Savoie, en Haute-

Savoie et dans les Vosges.

Remarque n° 5 : « Pour circuler, les

riverains seront pénalisés »

Pour ne pas dégrader l’environnement,

des zones de circulation alternée seront

aménagées sur la RD 129, ce qui aura

pour conséquence de réduire la vitesse

des automobilistes au niveau de Port-Titi

et de l’Escale. Certes, cela se traduira par

un allongement du temps de parcours de

quelques minutes pour ceux qui parcourent

la totalité de la RD 129.

Pour ce qui est de la circulation des poids

lourds, tracteurs et autres engins lourds,

la route départementale conservera une

largeur minimale de 5,5 m, adaptée à

leur passage. Même dans les alternats, un

poids lourd pourra passer sans difficulté.

* Le rapport de la commission d’enquête a été

remis au Préfet en février 2011 qui l’a transmis

pour information simultanément au maître

d’ouvrage (le Conseil général) et aux communes

concernées le 7 mars dernier. Voir l’article consacré

à ce sujet dans le numéro d’avril 2011 de Vu

du Doubs.

20 vu du doubs juin 2011


enfance

Des lieux d'échanges

et d'activités.

Claude Girard, vice-président en

charge de l’Enfance, de la Famille

et de l’Insertion.

Les assistantes maternelles

forment un réseau solidaire

Assistante maternelle, n’est pas seulement une belle activité… C’est

aussi un vrai métier ! Les femmes et quelques hommes qui l’exercent

disposent de lieux pour se rencontrer autour des enfants, échanger sur

leurs pratiques, s’informer sur leurs droits…

Ce sont désormais pas moins de 23 Relais

assistantes maternelles (RAM) qui

quadrillent le département depuis l’apparition

des tout premiers en 1999. « Pour les

enfants, ce sont des lieux d’éveil et de socialisation

où ils disposent de jeux et peuvent

participer à des activités créatives », fait

remarquer Céline Visneux, animatrice, avec

Marie-Paule Vachot, du RAM de Boussières

qui vient de fêter ses 10 ans. « Nous apprenons

ensemble des comptines, nous venons

chercher des idées », complète Sophie, l’une

des fidèles assistantes maternelles.

« Une fois par mois, de 9 h à 11 h, nous

assurons un accueil dans chacune des neuf

communes que couvre notre relais. Nous

organisons aussi des soirées thématiques :

sur le bricolage accessible aux enfants, par

exemple », ajoute Céline Visneux.

Une formation qui continue

Ces moments privilégiés complètent

la formation initiale obligatoire de 120

heures associée à un module du CAP Petite

enfance, et la formation continue. « Tout

cela contribue à une vraie reconnaissance

de notre métier », estime Sandrine tandis

que Patricia insiste sur un autre aspect :

« L’existence du relais sur notre territoire

nous permet de rompre notre isolement

et d’échanger entre nous. » Cette implication

est très appréciée des parents qui y

voient un signe de professionnalisme.

Les RAM sont aussi des centres de ressources

indispensables. « Nous tenons à

la disposition des parents qui cherchent

un mode de garde une information

complète, nous les conseillons et les accompagnons

gratuitement dans leurs

démarches », indique Céline Visneux.

« Nous jouons le même rôle auprès des

assistantes maternelles. »

Et, au bout du compte, quand les assistantes

maternelles se professionnalisent,

les enfants s’épanouissent plus encore !

En savoir plus :

www.doubs.fr, rubrique Action sociale/gardes

d’enfants et relais assistantes familiales.

« Une politique

volontariste »

« Comme ses homologues, le Conseil

général du Doubs délivre l'agrément

qui permet aux assistantes

maternelles d'exercer leur métier. Il

encourage aussi très fortement leur

formation. C’est l’une des raisons

pour lesquelles il soutient, aux côtés

de la Caisse d’allocations familiales

et des communes, la création de

Relais assistantes maternelles, avec

une aide de 9 000 € par an et par

équivalent temps plein.

Mais nous allons au-delà de

nos obligations en cofinançant

la création de places dans des

structures d’accueil collectif. Entre

2006 et 2009, ce sont 221 places

d’accueil collectif qui ont été créées.

En 2010, cela a représenté un budget

de 222 742 €. Les prévisions pour

la période 2010-2012 s’élèvent

à 420 places créées dont 171 en

microcrèches. Pour la seule année

2011, cela représente un budget de

263 000 € dont 20 000 € dédiés

à l’accueil d’enfants porteurs

d’un handicap. Le Département

démontre ainsi son engagement

en faveur d’une diversification des

modes de garde correspondant aux

attentes des familles. »

juin 2011

vu du doubs

21


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handicap

Les structures doivent s’adapter tout en conservant leur dimension humaine.

Vers une restructuration de l’Adapei

Née au cœur des années 1950 à Besançon, l’Adapei* compte aujourd’hui

sept antennes dans le Doubs. Avec l’arrivée de l’Agence régionale de santé

(ARS), les projets de création de nouvelles places pour le public handicapé

passent désormais par une démarche d’appels d’offres. À l’heure où

le congrès national de l’Unapei se tient à Besançon, mi-juin, voici le point

sur les évolutions que connaît cette structure.

Jean-Marie Bart, conseiller général

en charge du Handicap.

82 places créées

depuis 2004

« Partenaire de longue date des Adapei

du Doubs, le Conseil général finance les

foyers de vie des adultes handicapés.

Avec l’Adapei de Besançon, nous avons

mis en place un Contrat pluriannuel

d’objectifs et de moyens qui nous permet

de bien cerner les besoins. Globalement,

depuis 2004, pour répondre aux attentes

des personnes handicapées vieillissantes

et des structures d’accueil, le Conseil

général a financé la création de 48 places

dans le secteur de Besançon et de 34 dans

celui de Montbéliard. L’ouverture de

14 places dans le secteur de Pontarlier

est prévue dans les prochaines années. »

« Le handicap a changé. En 50 ans, on est

passé d’un handicap mental à un handicap

psychique, beaucoup plus complexe,

nécessitant des structures lourdes de prise

en charge », souligne Jean-Pierre Muller,

directeur général de l’Adapei de Besançon.

C’est le cas notamment des infirmes moteurs-cérébraux,

des autistes… Et, désormais,

des personnes handicapées vieillissantes,

dont les situations sont en passe

de devenir de vrais problèmes de société : il

n’y a pas ou peu de places pour elles dans

les établissements spécialisés. Jusqu’alors,

les associations soumettaient aux pouvoirs

publics, notamment au Conseil général,

leurs projets de création, de transformation

ou d’extension de structures.

Avec la mise en place des ARS en avril 2010,

c’est désormais l’inverse qui prévaut : elles

répondent à des appels d’offres où elles

se positionnent comme gestionnaires de

projets. « C’est une nouvelle approche de

développement, fait observer Jean-Paul

Muller, un virage dans l’organisation des

Adapei : les petites structures doivent

s’allier aux plus grosses, faire jouer le partenariat,

pour être efficaces et pouvoir répondre

aux appels à projets ».

Un militantisme en perte de vitesse

À cette évolution s’ajoute un souci

émergent, commun aux Adapei, comme

le souligne M. Muller : « Sans un nouvel

engagement des parents à nos côtés,

nous avons moins de force ! Il y a

50 ans, les parents de jeunes enfants

handicapés mentaux furent le fer de

lance de l’association. La création des

établissements et services est la traduction

concrète de ce militantisme initial…

qui fait, hélas, cruellement défaut aujourd’hui.

Nous avons besoin d’une nouvelle

génération de parents pour avoir

plus de poids auprès des décisionnaires. »

Un message que devraient entendre

tous les participants au 51 e congrès

de l’Unapei, qui se déroulera les 17 et

18 juin à Besançon : 1500 personnes

sont attendues à Micropolis autour du

thème « La vie quotidienne avec son enfant

handicapé mental ».

* Association départementale des amis

et parents de personnes handicapées mentales,

81 rue de Dole, 25020 Besançon Cedex.

Tél. 03 81 51 96 20

juin 2011

vu du doubs

23


social

Une occasion d’échanger des idées et de bons conseils.

À Besançon, un appartement témoin où apprendre

les bons gestes pour mieux consommer.

Une ambiance qui

favorise les échanges

Unanimement « l’ambiance de ces

ateliers est excellente », ce qui donne

aux séances un ton détendu

chacun parle sans complexe, avec

juste l’envie de trouver des solutions

à des problèmes souvent partagés :

soucis de voisinage, d’isolation

thermique ou phonique, relation avec

son bailleur, hygiène des communs

d’un immeuble, décryptage des

messages publicitaires, des offres de

crédit, économie d’énergie, gestion de

son argent…

« Nous avons recueilli des

informations utiles sur les prêts,

les opérations promotionnelles ou

encore les contrats d’abonnement. À

l’occasion de la visite, le 17 mars, de

l’appartement témoin “Fontaine Eco et

toi ”, rue de Fontaine Écu à Besançon,

nous avons pu, de manière concrète,

réaliser comment limiter notre

consommation en eau, en électricité,

en chauffage, et faire de substantielles

économies.

La question du remboursement d’un

prêt immobilier en cas de problème

de santé a été elle aussi utilement

abordée. »

Ateliers :

« Avant de consommer, réfléchissons ! »

C’est tout un programme d’ateliers gratuits et ouverts à tous, mis en

place en mai et juin par le Conseil général pour celles et ceux qui s’interrogent

sur leur mode de consommation au quotidien.

En grande majorité, le public est

constitué de femmes de 25 à 40 ans,

avec enfants, des familles monoparentales,

locataires de leur logement et en

recherche d’emploi. Elles sont une douzaine

à être régulièrement présentes à

ces ateliers thématiques financés par

le Conseil général et animés par ses

conseillères en économie sociale et familiale

des équipes pluridisciplinaires

des Centres médico-sociaux de Besançon-Planoise

et de Saint-Vit.

Conseils pratiques et astuces

Pour Aude Monnet, Karen Jeanningros et

Cécile Barthelon, « il s’agit d’apporter des

conseils pratiques, de favoriser les retours

d’expérience, les échanges sur les savoirfaire

et astuces de chacun. Dans le cadre

de cette dynamique de groupe, nous aidons

les familles à bien gérer leur mode

de consommation, sur le plan financier

mais aussi alimentaire et administratif.

Nous les informons, par exemple, sur les

droits et les possibilités d’aide en cas de

difficultés : logement, emploi, santé, éducation,

nutrition, surendettement, etc. ».

« À l’origine, ces ateliers ont été proposés

à la maison de quartier de Besançon-Planoise

en 2009-2010. Jugée pertinente,

cette action d’information et de conseil a

été élargie au milieu semi-rural pour les

populations du secteur de Saint-Vit et de

Serres-les-Sapins », ajoute Cécile Barthelon.

L’Entraide alimentaire de Saint-Vit

et l’association Finance et pédagogie s’y

sont associées ainsi que des assistantes

sociales, une infirmière et une secrétaire

pour que réponses puissent être apportées

individuellement, tout au long de

l’année, à toutes sortes de problématiques.

Les services du Conseil général

organisent régulièrement des actions

collectives sur divers thèmes de préoccupation

du public, sur l’ensemble du département.

Centre médico-social de Saint-Vit,

tél. 03 81 87 70 95

24 vu du doubs juin 2011


collèges

Alexandre Domini et une élève

à la recherche

du rythme visuel juste.

Rémy Nappey, vice-président en charge

de la Citoyenneté, de la Politique éducative,

sportive et culturelle.

« Une action éducative

innovante »

« L’opération Art contemporain au collège,

suivie par 350 jeunes, s’inscrit parmi

les actions éducatives proposées par le

Conseil général pour enrichir la vie scolaire

et soutenir les enseignants dans leur

démarche pédagogique. Ce dispositif est

mis en place avec le concours du Rectorat

et de la Direction régionale des affaires

culturelles.Sur la période 2009-2010, près

de 5 500 collégiens se sont rendus à un

spectacle, 3 500 dans l’un des musées du

Doubs, et 6 850 au cinéma… Sans oublier

environ 1 500 jeunes qui participent au

salon du livre Les mots Doubs. Ces actions

suscitent chaque année un engouement

considérable. »

Le point de vue

d’Élise et Romane

Chaque collégien a été libre de choisir son

sujet. Élise et Romane ont travaillé sur

« la notion de gâchis » : du ventre d’une

poubelle déborde un entrelacs de viscères en

papier journal. « Nous avons voulu montrer

que cette matière d’origine organique,

tirée des arbres, est précieuse, que nous

devons l’utiliser de manière raisonnable,

la récupérer et, au final, la recycler grâce

au tri. Avec Alexandre Domini, nous avons

tout d’abord réfléchi à la façon traduire un

message ou un point de vue de manière

symbolique », commentent-elles.

L’art contemporain entre

au collège par la grande porte

Avec l’opération Art contemporain au collège, le Conseil général vise

à éveiller la créativité qui sommeille en chaque jeune. Chargée de sa

mise en œuvre, l’association Le Pavé dans la Mare a sollicité le plasticien

bisontin Alexandre Domini.

Autour d’Alexandre Domini et d’Agnès

Claude-Pierre, professeur d’arts plastiques,

tous les élèves de 3 e C du collège

Félix-Gaffiot, à Quingey, disposent leurs

installations dans les couloirs et le hall

de l’établissement. Chacun peut ainsi apprécier

le travail réalisé depuis le mois de

mars, à plusieurs ou en solo. Origami, motifs

itératifs assemblés en aléatoire à partir

de matériaux du quotidien (punaises,

post-it, journaux, etc.) : l’objectif était d’exprimer

une idée autrement que par une

représentation figurative.

« Ce projet dans le cadre duquel je suis

intervenu, entre mars et mai, dans huit

Une expérience collective et créative.

établissements du Doubs vise à faciliter

l’accès des adolescents à l’art contemporain.

Il permet notamment d’aborder la

question de sa perception et de son statut

», explique l’artiste. Une de ses œuvres,

en aluminium plié, poli, superbe, Experimental

folding, illustre, de manière très

réfléchissante, une démarche qui privilégie

la répétition, la rythmique du geste et

joue de l’ordonnancement de la matière

comme de l’asymétrie.

Des travaux exposés à Besançon

Au total ce sont 14 classes qui auront

participé à ce projet. Aux dires même de

l’intervenant, les élèves se sont montrés

« très réceptifs, très créatifs… ». En un mot :

« emballés » ! La perspective de pouvoir

présenter leurs travaux dans l’un des sites

du Conseil général les a motivés.

Principal du collège de Quingey, Dominique

Rasson salue un projet qui « met en adéquation

parfaite la démarche d’un artiste et

l’enthousiasme des élèves et qui témoigne

de leur élan créatif devant le grand public. »

Exposition jusqu’au 1er juillet. Conseil général,

espace 13-15 rue de la Préfecture à Besançon.

Tél. 03 81 25 85 78

Le travail d’Alexandre Domini est à découvrir sur le

site du collectif Track now : http://art.track-now.fr

juin 2011

vu du doubs

25


zoom

Le site accueille environ 140 000 visiteurs par an.

Le sel dans tous ses états.

Un tour du monde

en avion solaire

Cela ressemble à une utopie mais

le projet se réalise déjà.

Les aéronautes Bertrand Piccard et

André Borschberg ont conçu un avion

solaire capable de faire le tour de la

terre d’un seul élan. Ils n’imaginent

pas pour autant que de gros porteurs

pourront un jour en faire autant avec

des centaines de passagers. Non, ces

aventuriers des temps modernes

entendent valoriser les énergies

renouvelables et réconcilier « écologie,

progrès technique et dynamique,

économie ». Le prototype du projet

Solar Impulse a donc toute sa place à

la Saline, centre culturel de rencontre

et de réflexion sur le futur. Il est

présenté dans la Maison du directeur

jusqu’en 2013.

Info+

Attention fragile !

Les quelque 35 maquettes présentées

sous des cages de verre ont été

réalisées par les ateliers d’architecture

modéliste situés avenue Daumesnil

à Paris. Fragiles, elles sont en PVC

peint en blanc. Un dépoussiérage

annuel, au pinceau, de temps en

temps une retouche de peinture, les

maintiennent dans leur état, intactes

depuis l’ouverture du musée en 1991.

Visite à la Saline royale

d’Arc-et-Senans

À l’origine était le sel

Elle est si majestueuse, la Saline, avec ses nobles frontons, ses hautes

fenêtres, ses pierres taillées en bossage, que l’on oublierait presque

qu’elle a été conçue comme une manufacture. Depuis 2008, deux

expositions retracent la réalité historique : Histoires de sel, d’une part,

Mémoire des lieux, d’autre part.

Le sel est indispensable à la vie humaine,

et omniprésent dans la vie quotidienne,

comme le rappellent six salles

d’exposition réparties dans la maison du

directeur. Le sel se révèle dans tous ses

états naturels, monnaie d’échange, impôt,

objet de contrebande, à travers toutes les

techniques de production, sous tous les

tropiques. Comme il y a eu les chemins

de la soie, il y a eu ceux du sel. Cette histoire

passionnante, présentée de façon

attrayante, nous mène des alchimistes à

l’industrie chimique actuelle, en passant

par les cuisines où le sel règne en maître.

Les années noires

L’une des salles restitue la place particulière

qu’occupe dans cette histoire la

Saline royale d’Arc-et-Senans, manufacture

pour laquelle l’architecte Ledoux a

imaginé un fonctionnement idéal. « Lieu

de production et d’habitation abritant

tous les corps de métiers nécessaires, elle

est construite entre 1775 et 1779, et fonctionne

jusqu’en 1895 », rappelle Isabelle

Salé, directrice du département culture

et patrimoine.

Alors commence une période de déchéance

que relate l’exposition Mémoire

des lieux. Les hommes, le temps qui passe

et les éléments qui se déchaînent accélèrent

la dégradation des bâtiments. Jusqu’à

ce que le Département du Doubs s’en

rende acquéreur en 1927, et s’attache à les

protéger avec les services de l’État.

Mais la Saline n’a pas fini de traverser de

noires années. Une plaque sous le porche

d’entrée le rappelle : « En ce lieu […], du

1 er septembre 1941 au 11 septembre 1943,

quelque 200 Tsiganes par familles entières

furent regroupés puis internés par

le Gouvernement de Vichy et la Feldkommandanture.

Gadjo n’oublie pas. »

Renaissance d’un site exceptionnel

Après la Seconde guerre mondiale, il faudra

attendre encore 15 ans pour que la

Saline soit tirée de son sombre destin à

l’initiative d’Albert Migeon, vice-président

du Conseil général du Doubs, qui s’érige

26 vu du doubs juin 2011


Tout Ledoux

au 1/150 e

Le théâtre de Besançon tel que Ledoux l’avait créé.

Il reste peu de monuments

debout de l’architecte des

Lumières : la Saline royale

d’Arc-et-Senans, la façade et les

murs du théâtre de Besançon,

le château de Bénouville, et

quelques-unes des barrières

d’octroi, à Paris. Mais le musée

Ledoux restitue en modèles

duits l’immensité de son

œuvre.

La saline format poche

Valérie Koslowski, historienne du patrimoine,

retrace l'histoire tourmentée du

chef-d’œuvre de Claude-Nicolas Ledoux, de

sa création à nos jours. Grandeur, décadence,

abandon, la Saline renaîtra de ses cendres,

après que les Conseils généraux du Doubs

et du Jura s’en sont disputé la possession.

Ce monument classé patrimoine mondial

de l'Unesco depuis 1982 est présenté sous

toutes ses facettes par l’œil curieux du détail

de Jack Varlet, collaborateur régulier de

Vu du Doubs.

La Saline royale d'Arc-et-Senans

Valérie Koslowski, photos Jack Varlet,

Éditions du Belvédère

contre la décision de vendre le monument.

André Malraux, ministre des Affaires

culturelles, s’enthousiasme pour son projet

touristique et culturel.

Les grandes heures de la Saline commencent…

Haut fonctionnaire, passionné par

l’œuvre de Ledoux, Serge Antoine en fait

un Centre international de réflexion sur

le futur, vocation qui s’élargit à celle de

Centre culturel de rencontres. Ce que la

Saline est toujours.

En savoir plus :

Se reporter au numéro de mai de Vu du Doubs pour

la première partie de cette visite de la Saline.

Internet : www.doubs.fr et www.salineroyale.com

Chronique des jours

immobiles, par Alain Gagneux

De 1941 à 1943, la Saline royale d'Arc-et-Senans

fut transformée en camp d'internement

pour les nomades. Le livre d’Alain Gagneux,

alternant analyse historique et documents

d'archives, revient sur cet épisode peu glorieux

de l'histoire de France. Si ce dispositif

fut mis en place par la police française, suite

à la pression des autorités d’occupation

allemandes, c'est un décret du gouvernement

Raynaud, en avril 1940, qui demandait

l’assignation à résidence des “Manouches,

Roms, Gitans, Yéniches et forains”.

Éditions L’Harmattan

À gauche, dans l’ancienne

Tonnellerie, vous trouvez les

maquettes des bâtiments

construits, détruits pour la

plupart, et restés à l’état de

projets. À droite, les bâtiments

rêvés. Au centre, dans le hall

d’entrée, les barrières de Paris

dont il reste celles des places de

la Nation et Denfert-Rochereau,

et les rotondes de la Villette et

du parc Monceau.

D’un côté donc, les hôtels

particuliers, châteaux, théâtres,

au style inspiré de l’Antique,

élevés par Ledoux pour la grande

noblesse et ses égéries telles la

comtesse du Barry, maîtresse

de Louis XV, ou Mademoiselle

Guimard, charmante danseuse

et courtisane. De l’autre, l’œuvre

visionnaire qu’il développe après

la Révolution. La ville idéale de

Chaux en est la pièce maîtresse.

Elle prolonge d’un demi-cercle

supplémentaire la Saline d’Arcet-Senans

pour intégrer tous les

bâtiments nécessaires à la vie

sociale : écoles, hospices, bains

publics… Mais aussi des temples

à la gloire des vertus humaines

et des maisons de tolérance.

C’est ainsi que Ledoux projette

en urbaniste les théories de

Jean-Jacques Rousseau.

Même réduite au 1/150e,

cette œuvre utopique paraît

immense !

juin 2011

vu du doubs

27


culture

L'illustration pleine d'humour de l'affiche 2011.

Big band,

chœur et hip-hop

Deux temps forts rythmeront

Amateurs en scène. Le premier est

assuré en ouverture par les jeunes

musiciens de l’orchestre de l’école de

musique intercommunale des Portes

du Haut-Doubs. Le son de la musique

jazz résonnera dès 11h. Ondoyance

clôturera la journée à 19h30. C’est

la rencontre originale d’un chœur

amateur, Vallecula, et d’un collectif

de danseurs professionnels : le Centre

de danse Art-K Danse, la Compagnie

Keichad et l’association Res-KP.

Conjuguant le chant choral à l’univers

urbain du hip-hop, cette création

s’adresse à tous. Le chœur est tour à

tour un instrument, un

acteur, le centre et la

périphérie du spectacle.

Il guide ou accompagne

les danseurs dans une

vision modernisée

du chant choral avec

des pièces chantées

qui appartiennent au

répertoire classique,

Mozart et Liszt,

aux musiques du

monde, aux mélodies

brésiliennes, africaines

ou encore d’Europe de

l’Est. À découvrir !

Amateurs en scène,

une 6 e édition encore plus variée

Le 26 juin, la Saline Royale d’Arc-et-Senans sera le théâtre de 57 représentations

de 45 formations différentes de 11h à 19h30, avec le concours

du Conseil général. Au programme, des spectacles à gogo : danse, chant,

cirque, musique et, cette année, du théâtre. Amateurs en scène, c’est

tout cela à la fois et en plus c’est gratuit.

Amateurs en scène revient pour la sixième

année consécutive avec son

florilège de spectacles proposés par plus

de 800 artistes amateurs dans des formats

courts d’une demi-heure. Avec plein

de petits nouveaux : le chœur de femmes

et le ballet du Conservatoire de Pontarlier,

la compagnie Alatienne, la Dernière

tranche, l’atelier de MJC Besançon-Palente,

l’atelier de la compagnie

Mala Noche,

A f r o k a r i b e d a n s ,

Diamon’s, Croq en

cirque…

Une dynamique

diversifiée

Nouveauté pour la

présente édition :

la présence accrue

du théâtre puisque

six compagnies et

ateliers amateurs

se sont glissés dans

la programmation

sous des formats et dans des lieux originaux,

décalés. Soit une belle corde de

plus à l’arc déjà très fourni d’Amateurs

en scène !

Amateurs en scène donne l’occasion aux

artistes amateurs de pouvoir s’exprimer

devant un large public, dans le cadre prestigieux

de la Saline royale, patrimoine

mondial de l’Unesco. C’est l’opportunité

de découvrir les talents de monsieur et

madame tout le monde, de constater la

richesse et la qualité de ce vivier… Et de

donner envie aux spectateurs du jour

de devenir demain, acteur, chanteur,

comédien et de venir se produire ici

même l’année prochaine, qui sait

26 juin de 11h à 20h.

Entrée gratuite à la Saline pour Amateurs en

scène.

Possibilité de pique-nique et de petite restauration

sur place.

Retrouvez le programme dans le supplément

Écoutez Voir et sur Internet : www.doubs.fr

28 vu du doubs juin 2011


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d’exposition

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économie

Des cosmétiques bio

made in Besançon

Les produits bio élaborés par LCB Cosmétiques séduisent de plus

en plus de consommateurs.

Lætitia Couix et Cyril Barbier ne sont

pas tombés dans la marmite du bio

tout petits, mais des arguments solides les

ont convaincus. « Dans le label Agriculture

biologique, le produit final est plus respectueux

du corps mais aussi de l’environnement,

c’est ce qui nous intéresse », confie

Cyril Barbier, qui assure gestion et marketing.

« Cela reste des produits de beauté,

il faut que ce soit agréable à appliquer. Le

bio permet cela aujourd’hui, alors pourquoi

ne pas le faire », complète sa compagne,

ingénieure chimiste, qui assure

toute la partie recherche et production…

LCB Cosmétiques a été créée en juillet

2009, à la pépinière d’entreprises de Besançon-Palente,

et la commercialisation

des produits a démarré au salon Bio &

Co de Besançon, en 2010. Ylaé et Oxalia

duisent peu à peu les distributeurs : les

magasins de produits biologiques pour la

première gamme, les instituts de beauté

pour la seconde.

Une gamme innovante pour l’été

Dans son petit laboratoire, Lætitia Couix

prépare crèmes, huiles, lotions et sérums

à partir d’eaux florales et d’huiles essentielles

choisies pour leurs propriétés

adoucissantes, hydratantes, tonifiantes,

régénératrices… Ils affichent 99 % d’ingrédients

naturels (95 % exigés pour le label

AB) et plus de 50 % de produits issus de

l’agriculture biologique (10 % exigés).

Lætitia Couix et Cyril Barbier ont lié leurs destins

avec LCB, en attendant un heureux événement !

LCB Cosmétiques commence à se développer

hors des frontières régionales avec le

souci de rester fidèle à ses principes d’origine.

Pour l’été, la petite entreprise sort

même une gamme de produits solaires à

base de monoï et de karité, une prouesse

technologique dont elle est assez fière.

www.ylae.fr

Les solutions de mobilité de Toowup

Gérard Galliot,

conseiller général, président de

Développement 25 :

« Ces deux entreprises ont

été accompagnées, durant

leur phase de création, par

Développement 25, agence de

développement économique

du Doubs. Elles ont bénéficié en

outre d’un prêt d’honneur du

Conseil général. La cohérence

de cette démarche leur assure

un bon lancement sur le marché.

Nous les suivons avec attention

pendant les premières

années, souvent délicates, de

leur croissance. »

Toowup, le concept, est suisse, et, tout naturellement, la première franchise

en France apparaît à Besançon.

Bruno Bazart, qui a travaillé vingt ans get comme à l’entreprise qui a besoin de

dans la concession automobile, croit plusieurs véhicules, de billets de train et

dur comme fer à ce modèle d’opérateur d’avion. »

en mobilité : « C’est un service à la carte Si l’essentiel des demandes reçues aujourd’hui

par Bazart Avenir Mobilité

qui s’adresse à l’étudiant au petit bud-

concerne des locations longue durée de

voitures et de véhicules utilitaires, l’offre

de Toowup est potentiellement beaucoup

plus large. L’entreprise se propose en effet

de détailler, sur une seule facture mensuelle,

toute l’offre de mobilité qu’elle

aura déclinée pour son client : train, avion,

location de vélo, covoiturage, carburant,

assurance, etc.

duits par la technologie du boîtier

Toowup qui permet de facturer le service

au kilomètre près, Pays de Montbéliard

Agglomération et l’opérateur Kéolis font

appel à la franchise bisontine pour la mise

en place d’un service d’autopartage.

Bruno Bazart mise sur les services à la carte.

www.toowup.com

30 vu du doubs juin 2011


sports

Festival

Haut2 Game :

le haut du panier

Organisé depuis quatre ans dans le

Languedoc et en Alsace, le festival

Haut2 Game pose cette année ses

paniers de baskets à Besançon.

Les admirateurs de Tony Parker et

consorts seront à la fête les 24 et

25 juin à Besançon. La 5 e édition Haut2

Game, tournoi de basket-ball élite, réunira

durant le week-end une centaine de

joueurs professionnels et amateurs. Sur

le parquet du Palais des sports, le show

promet d’être haut de gamme puisqu’on

assistera à un tournoi mêlant une sélection

de joueuses et joueurs des équipes

régionales évoluant dans les championnats

de France Nationale 2, Nationale 3 et

prénationaux, mais aussi issus de Pro A,

Pro B et Nationale 1.

Du beau spectacle en perspective, couplé

à de nombreuses exhibitions, notamment

des concours de dunk (marquer

en s’accrochant à l’arceau avec une ou

deux mains)... Des animations de style

urbain viendront ponctuer chaque fin

de rencontre : danse, chants, beat box

(bruitage musical avec la bouche), sports

de combat, percussions. Les matchs de

qualification se dérouleront le vendredi

24 de 18h30 à 22h, suivis par les différentes

étapes éliminatoires, le samedi

dès 10h30, jusqu’à la finale programmée

à 16h45.

À noter, pour la première fois : un match

d’exhibition féminin, le Haut2 game

Women, sera proposé à 14h, le samedi.

Il y en aura pour tout le monde !

Renseignements et inscriptions :

www.comuniteam.fr, rubrique haut2game

Le club de tir d’Audincourt

met en plein dans le mille

À Beaulieu Emblayez, le club de tir d’Audincourt est devenu champion de

France de deuxième division des clubs de tir à dix mètres.

L

« es tireurs audincourtois ont toujours

été bien classés », explique Guy Nicolini,

président du club. Logiquement, le club va

donc rejoindre l’élite de la première division

à la prochaine saison. Et comme une

bonne nouvelle n’arrive jamais seule, cette

progression lui vaudra une augmentation

de la subvention du Conseil général,

de 9 000 € à 12 000 €.

Les clubs régionaux de tir sont nombreux

(une dizaine) mais chacun a sa vocation.

« Nous n’avons rien à voir avec les chasseurs

ou les collectionneurs d’armes.

Pour nous, une arme c’est avant tout

un moyen de marquer des points ». Et

d’ajouter : « Il y a 36 disciplines dans le

tir dont cinq ou six qui sont olympiques.

Une Pontissalienne est d’ailleurs sélectionnée

pour les jeux de Londres ».

Pour pratiquer ce sport, il faut de la

concentration et de la maîtrise de soi.

« Pour avoir un bon niveau, il faut s’entraîner

au minimum deux à trois fois par

semaine pendant une heure ».

Le club qui existe depuis 1902 regroupe

soixante adhérents de 8 à 80 ans. « Notre

Les Audincourtois sur le podium.

adhérent octogénaire n’a qu’un regret :

celui de n’avoir pas découvert ce sport

plus tôt. Il est un des plus assidus ».

Le club est ouvert les mercredis et samedis de 14h

à 17h et le dimanche matin.

juin 2011

vu du doubs

31


opinions

Le groupe socialiste, Verts et divers gauche

à votre écoute

La tentation pour certains de se réfugier dans les

extrêmes n’est pas une solution d’avenir.

Les difficultés que rencontrent nombre de nos concitoyens,

les inégalités croissantes, un pouvoir d’achat qui stagne

avec une part des dépenses contraintes (logement,

déplacements) qui progresse, les peurs quelquefois

instrumentalisées, la crainte de l’avenir, du déclassement,

du chômage et de la précarité favorisent les tentations

populistes et des surenchères démagogiques.

Un travail de fond au quotidien

Apporter une réponse avant tout sociale à cette souffrance

vécue au quotidien, on sait que le gouvernement actuel

ne le fera pas. Le rôle des forces de gauche est de donner

une perspective, de promouvoir une véritable alternative

pour rétablir la justice sociale. Pour notre part, nous nous

y employons de toutes nos forces, en y consacrant tout

notre temps.

Préserver les solidarités entre les hommes et les

solidarités entre les territoires

C’est la mission essentielle du Conseil général, mission

particulièrement importante en temps de crise.

L'Assemblée départementale consacre la majeure partie

de son budget aux personnes les plus fragiles et les plus

vulnérables en versant des prestations obligatoires de

plus en plus mal compensées par l’État.

- 72 millions d’euros sont destinés aux personnes âgées.

- Plus de 60 millions d’euros vont aux personnes

handicapées.

- Presque la même somme pour le RSA et les actions

d’insertion.

- 46 millions d’euros profitent directement à l’enfance et

à la jeunesse.

Au-delà des prestations sociales obligatoires nous

mettons tout en œuvre pour redonner aux personnes

les moyens de leur autonomie, mais aussi nous nous

engageons très fortement en faveur du développement

économique, de l’innovation et de l’emploi.

Forts de votre confiance, vous pouvez compter sur tout

notre engagement.

Les élus du groupe d’opposition départementale

à vos côtés

Haut et très haut débit :

Agissons à 100 % avec la Région

À l’heure où Internet joue un rôle central dans nos

vies et que son accès est devenu autant un facteur

d’égalité sociale qu’un outil privilégié pour adapter

les services publics de proximité en zone rurale, nul ne

peut contester que l’accès au haut et très haut débit

est devenu une des clefs de notre attractivité et notre

compétitivité.

Avec retard, le Conseil général du Doubs prend

enfin conscience de cet état de fait : un schéma

directeur d’aménagement numérique, destiné à

faciliter le déploiement du haut et très haut débit

sera prochainement proposé à notre assemblée

départementale.

Cette exigence de l’opposition permettra à notre

département de bénéficier des crédits de l’État et

de s’engager véritablement dans ce nouveau défi. Le

numérique va encore transformer notre façon de vivre.

Internet, une nécessité aujourd’hui pour nos

territoires

Néanmoins, notre groupe ne peut se satisfaire

de cette démarche et demande une plus grande

complémentarité entre notre Département et la

Région Franche-Comté sur ce dossier.

En effet, sur un sujet aussi important, il n’y a pas lieu

de tergiverser et de jouer “demi-mesure”.

Une réalisation commune est nécessaire. Là encore, il

n’y a pas nécessité de voter une loi pour devoir agir.

C’est pour cette raison notamment que notre

groupe, dans un contexte financier difficile, prône un

rapprochement de nos Départements et de la Région.

En réponse au désintérêt des électeurs pour nos

“chapelles”, rien ne vaut la preuve de nos actions et de

leur réalisation.

Les 22 élus socialistes, Verts et divers gauche

Danièle Nevers, Barbara Romagnan, Martine Voidey, Éric Alauzet,

Frédéric Barbier, Jean-Marie Bart, Philippe Beluche, Léon Bessot,

Christian Bouday, Jacques Breuil, Paul Coizet, Yves-Michel Dahoui,

Claude Dallavalle, Vincent Fuster, Gérard Galliot, Noël Gauthier,

Claude Girard, Pierre Hélias, Claude Jeannerot, Rémy Nappey,

Gilles Robert, Michel Rondot.

Les 13 élus de l'opposition départementale

Marie-Noëlle Biguinet, Christine Bouquin, Annick Jacquemet,

Serge Cagnon, Frédéric Cartier, Jean-Pierre Gurtner,

Jean-François Longeot, Alain Marguet, Marc Pétrement,

Jean-Marie Pobelle, Albert Rognon, Patrick Ronot, Jean-Marie Saillard.

32 vu du doubs juin 2011


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détente

Un nouveau jeu : Sur les pas de Courbet

Vu du Doubs vous propose de résoudre

une nouvelle série d’énigmes autour de

l’œuvre et de la vie de Courbet. Une façon

de bien préparer l’ouverture au public

du musée d’Ornans, le 2 juillet 2011, avec

une exposition inédite Courbet-Clésinger,

œuvres croisées. Ce musée parachèvera la

réalisation du projet Pays de Courbet, pays

d’artiste qui tisse des liens et des chemins

de la source de la Loue jusqu’à la ferme

familiale de Flagey.

Par tirage au sort parmi les bonnes

réponses, dix gagnants recevront chacun

deux entrées gratuites au musée d’Ornans.

Énigme n°3

Gustave Courbet était très attaché à sa ville natale. Il s’y rendait souvent, l’a peinte et

lui a même offert, en 1860, une œuvre aujourd’hui exposée au musée Courbet mais

également visible devant le premier atelier de l’artiste à Ornans. Quelle est cette œuvre

Adressez votre réponse à : Vu du Doubs

Hôtel du Département, 7 avenue de la Gare-d’Eau, 25031 Besançon cedex

La solution de l’énigme 1

Autoportrait à Sainte-Pélagie

La réponse n’était pas facile à trouver

car Gustave Courbet s’est représenté de

nombreuses fois. Mais cet autoportrait

dont il fallait deviner le titre marque une

étape importante dans sa vie. Il l’a peint

en 1872-73, alors qu’il est emprisonné

à la prison de Sainte Pélagie, à Paris. Il

s’agit de son dernier autoportrait.

Les lauréats de cette première

énigme recevront chacun deux

entrées gratuites au musée Courbet,

à Ornans : Fernande Garnier, de la

Tour-de-Scay, Rolande Leprat, de

Besançon, Suzanne Manche, de Levier,

Philippe Evrard, de Beançon, Gilles

Rodrigo, d’Audincourt.

Extrait du règlement du concours

Autoportrait à Sainte-Pélagie, de Courbet.

Vous dites Stop à la pub

Alors dites oui à

Vu du Doubs multimédia !

Vous participez à la

duction des déchets à la

source en apposant un autocollant

Stop pub sur votre boîte aux lettres

mais vous souhaitez continuer à lire Vu du

Doubs Alors, abonnez-vous à sa version

multimédia. Face à votre ordinateur, feuilletez

le magazine à votre guise. Pour cela, il

vous suffit d’envoyer votre adresse mail à la

rédaction :

vududoubs@doubs.fr

Un message vous avertira de la sortie de

chaque numéro.

Consultez la version multimédia aux

adresses suivantes :

http://vududoubs.doubs.fr

ou www.doubs.fr

Article 1 : Objet

Le Conseil général organise un jeu concours gratuit

ouvert à tous dans son journal Vu du Doubs.

Sur la base d'un indice, les lecteurs devront

trouver la bonne réponse en lien avec la vie et

l'œuvre de Courbet.

Article 2 : Fonctionnement

Une énigme sera publiée dans chacun des numéros

de Vu du Doubs à partir du numéro 187

d’avril 2011, à la rubrique Détente. La solution

sera publiée dans Vu du Doubs, avec deux mois

de décalage, ainsi que le nom des gagnants,

jusqu’au 31 décembre 2011.

Article 3 : Modalités

Les réponses des participants devront parvenir

par courrier, sur papier libre, à Vu du Doubs, Hôtel

du Département, 7 avenue de la Gare-d’Eau,

25031 Besançon cedex, avant la fin de chaque

mois pour chaque numéro. Les participants

indiqueront leurs coordonnées et leur date de

naissance.

Cinq lauréats seront désignés par tirage au sort

parmi les bonnes réponses chaque fin de mois.

Une seule participation sera acceptée par foyer

(même nom, même adresse).

Vu du Doubs - n° 189 - juin 2011 • Directeur de la publication : Claude Jeannerot • Codirecteur de la publication : Noël Gauthier

• Rédacteur en chef : Patrice David • Rédacteur : Christophe Deplaude • Ont collaboré à ce numéro : Aline Bilinski, Monique

Clémens, Hubert Demazure, Nadine Eybert-Baud, Patricia Louis, Véronique Vuillemin-Filippi • Maquette : Communiquez •

Réalisation : bigbang.fr • Photogravure : Michel Joly • Photographies : Conseil général du Doubs (Lionel Georges, Benoît

Grosjean, Aurore Galland et Lucas Masson) pages 2, 3, 10, 12, 16, 21, 23, 25, 28, 30 - Jean-Charles Sexe/Ville de Besançon page 24

- Laurent Cheviet pages 1, 3, 6, 7, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 30 - Yves Petit pages 3, 7, 8, 21, 23, 24, 25 - Jack Varlet pages 3, 26, 27 - Daniel

Nowak pages 3, 5 - Jean-Philippe Paul page 16 - Alban Culat page 18 - Guy Longeard page 18 - Droits réservés pages 6, 8, 11, 17,

20, 27, 31, 34 - FFTir G. Dumery page 31 • Vu du Doubs est une publication mensuelle éditée par le Conseil général du Doubs -

7 avenue de la Gare-d’Eau - 25031 Besançon cedex - Tél. 03 81 25 80 42 (direction de la communication) - Fax : 03 81 25 80 41

- www.doubs.fr et vududoubs@doubs.fr • ISSN : 0294-0329 • Dépôt légal 9958 • Impression : Roularta Printing

• Distribution : La Poste • Régie publicitaire : MCC - Tél. 03 81 55 44 44 • Vu du Doubs est imprimé à 231 000 exemplaires sur

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34 vu du doubs juin 2011


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