Rapport annuel 2010 - SVGW

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Rapport annuel 2010 - SVGW

Rapport annuel 2010


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SSIGE | Rapport annuel 2010

Editorial

«Vers un monde plus sûr»

Voilà des décennies que le monde croit à

la science comme à une religion. Or, tout

ce qui est possible peut arriver, l'auraiton

oublié La catastrophe de Fukushima

vient juste de nous le rappeler.

Quelle leçon faut-il en tirer Certains

maillons restent faibles: la prévention bien

sûr, l'être humain surtout. Les distributeurs

d'eau ont besoin de professionnels

maîtrisant l'hygiène de l'eau potable et

l'entretien des réseaux d'eau. La SSIGE a

précisément pour mission de préparer les

professionnels à leur métier, par exemple

en organisant une formation pour les surveillants

de réseau. Misant également sur

la prévention, la SSIGE a notamment élaboré

avec l'Armée suisse un outil analytique

grâce auquel les distributeurs d'eau

peuvent désormais déterminer l'exposition

de leurs infrastructures aux actes de

sabotage.

Parmi bien des conséquences, le drame

de Fukushima a donné de l'élan aux énergies

renouvelables, une dynamique à laquelle

la SSIGE participe aussi: les inspecteurs

de l'ITIGS ont par exemple

largement contribué à la sécurité et à

l'écocompatibilité de la plus grande centrale

de biogaz de Suisse.

Des petits pas vers un monde plus sûr,

mais des pas qui comptent pour un avenir

meilleur!

Anton Kilchmann


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Sommaire

2 Editorial

4 Rétrospective

6 Entretien

Grand angle

8 Sécurité oblige

Eclairage

12 Le big-bang n'aura pas lieu

Portrait

15 «L'eau, mon univers»

18 2010 en chiffres

22 Circulaires

25 Produits

26 Rapport de l'organe de révision

27 Bilan

28 Comptes et budget

30 Comité

31 Direction et cadres


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SSIGE | Rapport annuel 2010

Rétrospective

Journée mondiale de l'eau:

réflexion sur la qualité de l'eau

Symposium:

la désinfection par UV

Ménager les ressources aujourd'hui pour

préserver la qualité de l'eau des générations

futures, tel est le thème de la Journée

mondiale de l'eau du 22 mars. C'est aussi

le credo de la SSIGE et de ses commissions,

qui ont pour mission de trouver des réponses

aux impacts environnementaux.

La désinfection par UV est un

procédé au succès grandissant.

La SSIGE s'interroge sur

le fonctionnement, les contingences

et les applications

possibles de ce système de

traitement, le temps de deux

séminaires, le 25 juin à Olten

et le 9 décembre à Yverdon.

Janvier Février Mars Avril Mai Juin

La SSIGE se présente:

Aquapro Bulle

Le salon «Aquapro Bulle» est

le rendez-vous incontournable

des professionnels de l'eau et

du gaz en Suisse romande.

La SSIGE participe bien sûr à

cette plateforme d'échange.

Son stand y héberge notamment

l'opération «Solidarit‘eau»,

qui gère des projets

d'alimentation en eau potable

dans les pays en développement,

et le réseau «Aquaexpert»,

pôle de compétences

réunissant les sept laboratoires

suisses spécialisés dans

l'eau potable.

Micropolluants: la SSIGE plaide pour

une répartition équitable des coûts

La Confédération entend obliger 100 stations

d'épuration des eaux à s'équiper

d'un palier supplémentaire pour l'élimination

des micropolluants. La SSIGE soutient

l'idée, mais plaide pour une répartition

solidaire des coûts entre toutes les

communes, au lieu de laisser la facture à

charge des seules communes concernées.

Elle a exprimé son avis dans le cadre de la

consultation qui s'est achevée le 28 avril.

Entrée en vigueur

des Directives G2 révisées

En mai, la SSIGE envoie aux

distributeurs de gaz la nouvelle

Directive G2 «Conduites

de gaz». Cette édition actualisée

et remodelée intègre les

notices techniques de l'ITIGS,

les prescriptions de la sécurité

au travail et les nouvelles

méthodes de travail. La SSIGE

organise plusieurs cours d'introduction,

tant en Suisse

alémanique qu'en Suisse romande,

auxquels prendront

part quelque 170 personnes.


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Mauro Suà: nouveau président

Cours ITIGS: un succès porteur

Mauro Suà est élu à la tête de la SSIGE

lors de l'Assemblée générale du 10 septembre.

Directeur des Aziende Municipalizzate

de Bellinzone, Mauro Suà succède

à Kurt Rüegg début 2011. L'élection d'un

tessinois à la tête de la SSIGE permettra

à la Société de développer sa présence et

ses prestations au Tessin (voir aussi p. 6).

Jouissant d'un succès porteur, les cours

de l'ITIGS affichent complet en 2010

aussi. Il en va de même pour les cours

«Maintenance des stations de remplissage

à gaz naturel (GNC)», «Faire le plein

de GNC en toute sécurité» et «Maintenance

des installations à gaz pour l'industrie

et l'artisanat».

Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre

Eau potable: nouveau statut légal

En vigueur depuis le 1er juillet, la nouvelle

loi fédérale sur la sécurité des produits

remplace l'ancienne loi fédérale sur

la sécurité d'installations et d'appareils

techniques. Elle s'applique désormais à

tous les produits, c'est-à-dire non seulement

les équipements (conduites de gaz,

appareillage ou chaudières), mais aussi

les fluides transportés par conduites (gaz

naturel, eau potable). Vu son statut d'organisme

faîtier, la SSIGE se voit confier

le mandat d'appliquer la loi et crée à cet

effet un nouveau service pour renforcer

son pôle de compétence à Schwerzenbach.

Directives G1: en

consultation

La révision des Directives

G1 «Directives Gaz» part

en consultation durant l'été.

25 réponses parviennent à

la SSIGE en octobre. L'écho

général est positif, malgré

quelques critiques visant les

solutions techniques proposées.

Le rapport de consultation

est présenté à la Commission

principale Gaz, qui traite

chaque question.

Mémento sur les micropolluants:

en consultation

Des traces infimes, source d'insécurité

générale: les résidus d'hormones, de médicaments

et de pesticides qui chargent

l'eau potable préoccupent tant les médias

que la population. La SSIGE en appelle à

tous les acteurs concernés pour élaborer

un mémento précisant les responsabilités

des offices fédéraux concernés, des

laboratoires cantonaux, des services de

protection des eaux et des distributeurs

d'eau. Ce mémento, auquel la SSIGE

contribue largement, part en consultation

auprès des organes concernés en

décembre 2010. Sa parution est prévue

pour mi-2011.


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SSIGE | Rapport annuel 2010

Entretien

Nouveau président de la SSIGE, le tessinois Mauro Suà expose ses priorités: développer

la formation, renforcer la communication, créer une antenne SSIGE au Tessin.

«Notre but: doubler le

nombre de membres»

L'ouverture du marché du gaz semble

très probable, si on regarde la politique

européenne de l'énergie. Que doit

fournir la SSIGE pour y préparer ses

membres

En réalité, le marché du gaz est déjà libéralisé

au plan fédéral. Encore faut-il passer

de la théorie à la pratique. La SSIGE

a un rôle clé à jouer dans ce processus.

Il lui incombe de définir les éléments -

procédés, processus, directives - garantissant

la sécurité technique. La SSIGE a

élaboré deux directives à ce propos, à savoir

la G17 concernant l'identification des

points de mesure dans le réseau de gaz et

la G22 concernant le code OBIS pour la

transmission des données de facturation

du gaz, un code qui facilite la facturation

des quantités de gaz transitant pour le

compte de tiers.

Propos recueillis par:

Julia Guran

Quels sont les défis actuels de la

branche du gaz et de l'eau

La population demande davantage d'efficacité,

de proximité aussi de la part des

distributeurs - en particulier des distributeurs

d'eau, dont le monopole demeure.

L'économie privée doit-elle donc

devenir le modèle de réflexion des

distributeurs

Je n'irais pas si loin. Mais les distributeurs

doivent apprendre à maîtriser les

coûts - avec toutes les questions de rentabilité

qui en découlent. La SSIGE encourage

cette réflexion, par exemple via

ses opérations de benchmarking permettant

aux distributeurs de jauger leur

niveau de coûts et de prestations. Il faut

aussi que les distributeurs apprennent

à cultiver leur image et à mieux vendre

leur produit.

Que fait la SSIGE pour les aider

La SSIGE propose un programme de formation

spécialisée aux collaborateurs

des distributeurs. Le côté technique demeure

certes essentiel, mais nous ne pouvons

plus nous y confiner. Nous avons par

exemple mis sur pied la formation «Chef

d'équipe», qui s'adresse aux cadres appelés

à exercer des responsabilités. Le premier

cours est agendé pour 2011. Une

formation similaire est en préparation

pour les chefs de service.

Les médias et les consommateurs sont

aujourd'hui très préoccupés par les

micropolluants. Quel rôle assignezvous

à la SSIGE dans ce débat

L'essentiel est d'examiner comment les

distributeurs d'eau doivent mettre en

oeuvre l'autocontrôle prescrit par la loi.

Les autorités ont élaboré à ce sujet un

mémento qui définit les modalités à suivre

pour traiter avec professionnalisme ce sujet,

et qui délimite les rôles respectifs des

acteurs concernés - offices fédéraux, laboratoires

cantonaux, services de protection

des eaux et distributeurs d'eau. Ce

mémento a été rédigé sur la base d'un document

de principe dans lequel la SSIGE

décrit comment mettre en oeuvre l'autocontrôle

dans le cas des substances étrangères

non réglementées. Il incombe à la

SSIGE de dépassionner le débat, d'apprécier

les risques à leur juste valeur et de

fournir à ses membres les arguments nécessaires

pour pouvoir répondre aux citoyens

inquiets et dialoguer avec l'opinion

publique. A ce propos, la commission des

relations publiques est justement en train

de développer un argumentaire pour les

distributeurs d'eau.

Vous parlez là d'une mesure pour

rehausser l'image de l'eau potable.

La SSIGE a-t-elle d'autres projets

Nous voulons valoriser davantage notre

log'eau, sur le modèle de ce qu'ont réussi

nos collègues de l'Association suisse


7

Mauro Suà entend renforcer la présence de la

SSIGE au Tessin, en améliorant les prestations

pour italophones.

de l'industrie gazière (ASIG): en créant

l'emblème de la feuille verte, les distributeurs

de gaz se sont dotés d'un outil

publicitaire dont ils profitent alors même

que leur marché stagne. De manière générale,

nous voulons aussi dynamiser

l'image du distributeur: renforcer notre

présence, montrer les atouts de l'eau potable,

par exemple qu'elle est plus écologique

que l'eau minérale et plus saine

que les boissons sucrées. Nous voulons

améliorer nos prestations en faveur des

distributeurs, par exemple en créant une

exposition mobile dédiée à l'eau potable,

en diffusant des brèves que les

membres peuvent réutiliser gratuitement

ou en préparant des argumentaires, par

exemple celui sur les micropolluants.

A la différence de l'industrie gazière, la

SSIGE n'a pas de budget pour la

promotion de l'eau potable. Comment

résoudre ce problème

Sans ressources, il n'est guère possible

d'envisager une campagne publicitaire

d'envergure nationale. Mais les distributeurs

d'eau sont d'excellents relais et, en

leur fournissant du matériel de promotion

individualisable, nous touchons les

consommateurs à travers l'effet multiplicateur

de cette promotion adaptée au

contexte de chaque distributeur.

Jusqu'ici, le log'eau n'a visiblement pas

réussi à s'imposer auprès des distributeurs

d'eau. Comment y remédier

Une analyse d'image répondra à cette

question d'ici fin 2011. Mais je suis

d'ores et déjà persuadé que les distributeurs

n'hésiteront pas à utiliser le log'eau

si nous leur fournissons de bonnes idées

et un matériel promotionnel percutant à

l'appui.

Aujourd'hui, la SSIGE n'a guère d'impact

au Tessin. Un défi pour un président

tessinois! Quels sont vos objectifs

Doubler le nombre des distributeurs

d'eau affiliés, rallier un nombre croissant

de membres individuels, tels sont mes

buts. Sur 3000 distributeurs d'eau, tout

juste 500 sont aujourd'hui affiliés. Au

Tessin, la situation est pire encore: seules

dix entreprises sur 200 sont affiliées. La

Suisse italienne est quasiment un nouveau

marché. Pour attirer de nouveaux

membres, nous ouvrirons une antenne

SSIGE à Bellinzone d'ici fin 2011. Nous

pourrons ainsi communiquer en italien

avec les distributeurs. Dès 2012, la formation

de fontainier aura également lieu

en italien, sans compter la traduction

progressive des Règles techniques en

italien. Toutes ces mesures contribueront

à professionnaliser encore davantage la

distribution d'eau au Tessin.


8

SSIGE | Rapport annuel 2010

Hubert Rüede, inspecteur ITIGS (à droite), en

discussion avec Helmut Hofer, concepteur de

la centrale de biogaz de Münchwilen.


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Grand angle

L'Inspection Technique de l'Industrie Gazière Suisse (ITIGS) n'a pas seulement pour

mission de contrôler la conformité des installations par rapport aux standards de

sécurité, mais aussi d'encadrer et de conseiller les concepteurs d'installations innovatrices

sur le long terme. Exemple: la centrale de biogaz de Münchwilen.

Sécurité oblige

Julia Guran

La première réunion entre l'Inspection

Technique de l'Industrie Gazière Suisse

(ITIGS), représentée par Hubert Rüede,

inspecteur, et les promoteurs de la centrale

de biogaz, a lieu le 21 juin 2010, à

Zurich. «Il s'agissait essentiellement de

paramétrer la production de biogaz selon

la G13», explique-t-il. Cette directive

exige notamment une teneur minimale

en méthane de 96 % avant injection et

une teneur maximale de 5% en méthane

résiduel dans l'air rejeté. La présence

d'ammoniac a également été évoquée,

ajoute l'inspecteur. La centrale de biogaz

de Münchwilen est la seule installation

en Suisse à valoriser les déchets d'abattage,

riches en protéines et en graisses.

Grâce à leur valeur énergétique très élevée,

ces déchets permettent de produire

du biogaz en quantités industrielles –

environ 650 mètres cubes normaux par

heure, soit 41 millions de kilowattheures

par année lorsque l'installation tourne à

plein régime.

L'ammoniac que dégage la digestion

des déchets carnés doit être neutralisé,

d'une part pour ne pas perturber le processus

de digestion, d'autre part pour éviter

la fragilisation des éléments en bronze.

La G13 limite la teneur en ammoniac à

20 milligrammes par mètre cube. Obligée

de surveiller en permanence ce paramètre,

Biorender SA, exploitante de

l'installation, s'est dotée à cet effet d'un

système de mesure extrêmement performant.

Cet aspect a également été abordé

lors des premiers entretiens, nous confie

Hubert Rüede: «Aucune autre installation

en Suisse n'a un dispositif technologique

aussi perfectionné.» Il analyse la composition

du gaz brut, de même que celle du

gaz épuré, avant et après enrichissement

du pouvoir calorifique.

Alimentation 100% biogaz en été

Autre spécificité, la centrale de Münchwilen

est actuellement la plus grande

de Suisse, et l'une des trois seules installations

dotées d'une épuration chimique,

procédé faisant intervenir une solution liquide

recyclable, qui capte le CO 2

du gaz

brut. Une méthode hautement efficace,

puisque la teneur en méthane atteint les

99 % après méthanisation.

Même épuré, le biogaz a un pouvoir

calorifique inférieur au gaz naturel, qui

contient des hydrocarbures lourds (env.

6 % de propane ou de butane). Si on

injecte du biogaz dans le réseau de gaz

naturel, l'enrichissement calorifique du

biogaz n'est en général pas nécessaire,

puisqu'il se mélange au gaz naturel. La

centrale de Münchwilen fait encore exception

sur ce point: c'est la seule installation

de Suisse qui couvre intégralement

la demande locale de gaz en été. Biorender

ajoute au biogaz du propane selon un

dosage très fin pour égaliser le pouvoir

calorifique du gaz naturel. Ainsi, les Services

industriels de Wil sont en mesure de

fournir au consommateur final la même

qualité de gaz toute l'année. Ce procédé

ne serait pas possible sans le dispositif

de mesure très performant évoqué plus

haut: en effet, la composition du gaz doit

être monitorée en permanence pour assurer

un dosage précis de propane.

Détection précoce des erreurs

Le 18 août 2010, Hubert Rüede se rend

sur site à Münchwilen pour une réception

non formelle de l'installation: «Les

travaux allaient bon train», se souvientil.

«Les cuves ont-elles une protection

anti-surpression L'installation est-elle

dotée des appareillages nécessaires, par

exemple les compteurs de gaz, les vannes

d'arrêt ou les pressostats Voilà le genre


10

SSIGE | Rapport annuel 2010

Sécurité

oblige

Boom des stations privées à gaz naturel et à biogaz

La Suisse compte actuellement près de 130 stations de remplissage à gaz naturel

ouvertes au public. Mais l'ITIGS doit contrôler un nombre bien supérieur de

stations à gaz naturel: les entreprises sont de plus en plus nombreuses à se doter

de telles installations, par exemple la Poste pour ses véhicules de livraison,

les centrales d'incinération pour les camions collecteurs, les transports publics

pour les bus à gaz naturel à Berne, Lausanne, Bâle, Olten, Granges et Clarens.

Ces entreprises conçoivent leurs installations en fonction de leurs besoins et bénéficient

ensuite d'un approvisionnement permanent en carburant vert.

Du nouveau pour les stations de remplissage à gaz naturel

Le développement des stations de remplissage à gaz naturel se poursuit en Suisse,

ce qui pose la question des interventions en cas d'urgence. Afin de permettre

aux professionnels régionaux d'intervenir rapidement, l'ITIGS a mis sur pied

en 2010 pour la première fois un cours sur la maintenance des stations, en collaboration

avec les représentants suisses des fabricants d'installations. Ce cours

s'adresse en particulier aux spécialistes des distributeurs de gaz. La SSIGE propose

toujours un cours accéléré de sécurité pour le personnel des stations de remplissage

à gaz naturel. Ce cours jouit d'une forte demande, même auprès des

grandes entreprises: ainsi, la société BP a réservé pas moins de 25 jours de cours.

Chauffage électrogène: un test prometteur

Le chauffage électrogène est bientôt sur le marché. C'est ce que nous confirment

les résultats d'une installation pilote qui a été posée en 2010, dans le

secteur privé. Le Fonds de recherche et de développement de l'industrie gazière

suisse (FOGA) teste actuellement quatre de ces installations à Schwerzenbach.

Le chauffage électrogène est un système intelligent fonctionnant au gaz

naturel, qui, comme son nom l'indique, ne chauffe pas seulement, mais produit

aussi de l'électricité (env. 1 kW de puissance électrique).

de questions que je me pose face à une

installation encore non fonctionnelle»,

explique-t-il. Rien n'oblige d'ailleurs l'exploitant

à solliciter l'ITIGS durant la phase

de réalisation. Mais nombreux sont les

promoteurs qui recourent à cette possibilité

dans l'idée de détecter toute erreur

éventuelle à un stade précoce déjà,

comme nous le confie l'inspecteur de

l'ITIGS. La collaboration avec les divers

intervenants – Helmut Hofer, concepteur

du projet, Biorender, société exploitante,

et les Services industriels de Wil - s'est

déroulée dans des conditions très positives,

ajoute-t-il.

Idée de départ: produire de l'électricité

Pendant qu'elle prépare son installation à

la réception technique, Biorender continue

de produire des aliments porcins.

Le gaz produit durant cette phase initiale

est brûlé à la torchère, étant donné

qu'elle n'a pas encore l'autorisation d'injection.

Dès que Biorender pourra stopper

la production d'aliments porcins, elle

sera en mesure d'accepter davantage de

matières premières, même celles qui sont

interdites dans la production d'aliments

pour animaux: cadavres, graisses, boues

d'épuration.

En fait, Biorender valorise ces matières

premières pour des raisons historiques.

Sur le même site, les frères Hunziker ont

produit pendant 30 ans des aliments porcins

sous la raison sociale Hunziker Food

Recycling SA (HFR). La législation ayant

peu à peu réduit leurs possibilités d'approvisionnement,

ils ont été contraints

vers la fin des années 1990 de se réorienter.

En 2002, ils effectuent des tests de

méthanisation à partir de déchets carnés

- le début d'une nouvelle ère pour eux.

A la recherche d'investisseurs

La même année, ils reçoivent le permis

de construire pour une centrale produisant

du biogaz à partir d'une bouillie

de déchets carnés. Un projet novateur

à trente millions de francs, pour lequel

la recherche d'investisseurs s'avère difficile.

Initialement, le gaz aurait servi à

produire de l'électricité. Mais les électriciens

se retirent. Les frères Hunziker modifient

aussitôt leur projet et fondent en

2004 la société Biorender SA, visant l'injection

de biogaz dans le réseau de gaz


11

naturel. Les promoteurs attendent 2008

avant de pouvoir réunir suffisamment de

partenaires - villes et communes de Suisse

orientale, Erdgas Ostschweiz et Erdgas

Toggenburg Werdenberg Partner. Le projet

peut enfin démarrer. Le 2 septembre,

après les transformations, les maîtres

d'ouvrage convoquent à nouveau l'inspecteur

Rüede à Münchwilen: il contrôle

si l'essai de pression est conforme. «Je

voulais vérifier ce point personnellement,

parce que Biorender a mandaté un fabricant

hollandais (CIRMAC) qui n'a encore

jamais travaillé en Suisse», commentet-il.

L'installation n'étant pas encore en

service, les exploitants doivent simuler

la situation: «Pour détecter les fuites,

on remplit les conduites d'azote et on les

met sous pression», nous explique Hubert

Rüede. Les tests sont concluants: «Un

vrai travail de professionnel», conclut

l'inspecteur de l'ITIGS.

Réception par étapes

Le 11 janvier 2011, Hubert Rüede est

à nouveau sur site chez Biorender, pour

la réception de l'installation de traitement

cette fois. Aucune installation de ce

type n'existant sur le marché, les concepteurs

ont été amenés à adapter plusieurs

systèmes de commande - une procédure

délicate. Lors du test des alarmes, il

constate par exemple que l'alarme «Arrêt

d'urgence compresseur» ne s'affiche pas.

De même, l'indication de la teneur en

méthane dans le gaz épuré ne fonctionne

pas correctement. L'inspecteur relève par

ailleurs diverses lacunes dans la documentation

de l'installation. Une nouvelle

date de réception est fixée.

Le 25 janvier, soit deux semaines plus

tard, l'inspecteur et l'équipe Biorender se

réunissent à nouveau. L'inspecteur vérifie

les valeurs du biogaz injecté. Les résultats

sont conformes aux prescriptions.

L'injection s'arrête automatiquement dès

que la teneur en méthane descend endessous

de 96 % ou lorsque la teneur en

oxygène dépasse 0,5 % dans le gaz épuré.

En fonction depuis quelques jours, la

centrale injecte du biogaz dans le réseau.

Hubert Rüede peut donc également réceptionner

le module d'injection. Il relève

quelques défauts, par exemple l'affichage

de la surveillance de la teneur en oxygène.

Le compteur de gaz épuré n'avait pas encore

de certificat d'étalonnage reconnu

en Suisse. Les exploitants sont autorisés

à injecter et à facturer le biogaz, mais en

l'état, la Direction générale des douanes

(DGD) ne peut pas encore les exonérer de

l'impôt sur les huiles minérales.

La centrale de biogaz de Münchwilen est

encore en construction lorsqu'elle effectue sa

période de test fin 2010.

Performante, mais complexe

Hubert Rüede est-il un formaliste à tout

crin Non, répond l'inspecteur de l'ITIGS.

«Je m'en tiens à cela», dit-il en montrant

la directive SSIGE sur l'injection de biogaz.

Les ajustements qu'il requiert visent

à garantir la sécurité de l'installation.

«Une installation très performante, mais

complexe», dit-il. La réception d'une telle

installation prend logiquement plus de

temps que celle d'une installation standard

dont on a déjà l'habitude.

Le 23 février, tous les points relevés sont

corrigés. Il teste encore une fois l'installation

d'odorisation et d'injection de propane.

Toutes les exigences sont remplies.

L'inspecteur rédige son rapport de réception

à l'attention des exploitants et de

la Direction générale des douanes. Il requiert

encore quelques ajustements mineurs

sans lien direct avec la sécurité.

Pour les exploitants, il suffira d'en rapporter

la mise en oeuvre par écrit. Hubert

Rüede reviendra seulement vers fin 2011

pour le contrôle périodique.


12

SSIGE | Rapport annuel 2010

Eclairage

Le sabotage d'un réseau d'eau potable créerait certes un vent de panique, mais n'a

pas une force de frappe suffisante. C'est du moins la conclusion à laquelle aboutit

un groupe de réflexion associant la SSIGE et l'Armée suisse. Ce groupe a examiné

la question du sabotage des infrastructures d'eau potable et a consigné les mesures

de précaution à prendre dans une recommandation à l'intention des distributeurs

d'eau.

Le big-bang

n'aura pas lieu

Julia Guran

Les distributeurs d'eau peuvent être la

cible d'actes terroristes. En 2002 par

exemple, la police arrête à Rome des terroristes

islamistes présumés transporter du

cyanide de potassium et les plans du réseau

d'eau. C'est avec la même substance

qu'un homme de 32 ans tente d'empoisonner

l'eau potable de la ville de Einbeck

(Basse-Saxe) – précisément le 11

septembre.

Sur fond de terrorisme, la SSIGE

s'interroge sur l'exposition des distributeurs

d'eau suisses aux actes de sabotage.

Dans l'idée de publier une recommandation

à ce sujet, la SSIGE mandate Markus

Biner au début de l'été 2005 pour lancer le

projet. Celui-ci se rapproche de Hanspeter

Füchslin, microbiologiste environnemental

de l'Eawag. A l'Armée, il est commandant

du bataillon Laboratoire de défense NBC

1, unité spéciale regroupant dix scientifiques

des sciences naturelles provenant

de la recherche universitaire et des milieux

industriels. Il s'agit pour eux de concrétiser

ce projet pendant leur cours de répétition.

Quelle exposition au sabotage

En automne de la même année, un paysan

déverse des bidons de pesticides près d'un

captage d'eau dans la région du lac de

Constance. Il menace de contaminer l'eau

potable. Ce fait divers donne l'impulsion

décisive au projet, nous raconte Markus

Biner. La question est de savoir quelle est

l'exposition des distributeurs d'eau suisses

aux actes de sabotage, s'ils constituent

une cible intéressante et, le cas échéant,

quelles sont les mesures de prévention à

prendre.

Lors du premier CR 2006, le groupe de

réflexion réunit une documentation complète

sur les substances nucléaires, biologiques

et chimiques, en un mot: les agents

NBC, et crée une base de données selon

une grille d'analyse comportant 40 paramètres

(p. ex. propriétés, possibilités de

détection) et 120 agents NBC. Cette base

de données est hébergée au Centre de

compétences de Spiez et sera complétée

au fil des prochains CR sur la base des essais

effectués en laboratoire, p. ex. pour

déterminer comment une substance donnée

réagit avec un agent de désinfection

ou d'ozonation.

Jeu de rôles: terroriste

Lors du 2e CR, les participants au projet

ont élaboré une typologie des terroristes,

nous raconte Andreas Peter, chef du service

Eau potable et eau de piscine du Laboratoire

cantonal de Zurich, et chef du

projet de prévention des actes de sabotage

depuis 2008: «Imaginons: un ex-collaborateur

frustré d'un distributeur d'eau,

qui connaît par coeur les installations

Un citoyen qui se sent injustement traité

par les autorités Un Ben Laden» Selon

le profil et le degré de professionnalisme,


13

les terroristes recourent à des produits très

différents: produits quotidiens, produits

chimiques, substances très dangereuses

et difficiles à obtenir, p. ex. substances

radioactives, bactéries, virus, ou encore

toxiques de combat. Mais, selon Markus

Biner, ces derniers produits sont réservés

à un tout petit cercle: «Multiplier les virus

ou manipuler des substances très toxiques

présuppose de bonnes connaissances, si

on ne veut pas soi-même faire les frais de

son ignorance».

La W-UK2 encadre le groupe de réflexion

Ils se sont mis dans le rôle du terroriste et

ont cherché les points faibles de plusieurs

distributeurs d'eau. Ces points faibles sont

nombreux, nous confie Markus Biner:

«Les services de distribution d'eau sont

des systèmes ouverts», et Andreas Peter

ajoute: «Les composants d'un certain âge

sont souvent les moins bien protégés.» Les

distributeurs peuvent néanmoins prévenir

le pire. Tous ne peuvent pas se doter

d'un système multibarrières avec détecteurs

de présence et toximètre à daphnies.

«Mais les solutions simples sont souvent

très efficaces», déclare Markus Biner:

«Par exemple, vérifiez la liste des détenteurs

des clés des bâtiments, remplacez

les serrures à clé carrée par des serrures

à cylindre». Les membres de la commission

SSIGE pour la qualité et le traitement

de l'eau (W-UK2) sont venus encadrer le

groupe de réflexion, dans le cadre des séances

qui ont lieu à la SSIGE. Hanspeter

Füchslin et Markus Biner animent les ateliers

de réflexion à Zurich et à Spiez, ateliers

au cours desquels le groupe de réflexion

présente ses résultats. Il a ainsi attiré

l'attention de l'Office fédéral de la protection

de la population (OFPP) et du Laboratoire

d'analyse des questions de sécurité

à l'EPFZ. Les contacts entre l'Armée

et la SSIGE ont été fructueux, de l'avis unanime

des animateurs.

Listes de contrôle pour les distributeurs

Le résultat de cette démarche est à disposition

de tous les membres SSIGE: en

décembre 2010, la SSIGE a publié la Recommandation

«Prévention contre le sabotage

des systèmes d'alimentation en

eau potable» (W1007). Cette recommandation

comporte des listes de contrôle et

des questionnaires grâce auxquels les distributeurs

d'eau peuvent tester l'exposition

de leurs infrastructures au risque

de sabotage. Cette recommandation indique

également comment les distributeurs

doivent réagir en cas de sabotage.

Modélisation des contaminations

Durant les premières années du projet,

les participants au CR avaient élaboré un

modèle hydraulique permettant de déterminer

la quantité de substance contaminante

à injecter et le point d'injection

Andreas Peter est chef du service Eau potable

et eau de piscine du Laboratoire cantonal

de Zurich, et chef du projet "Prévention des

sabotages" depuis 2008.

propice pour créer un accident majeur.

Grâce à ce modèle hydraulique, il est possible

de calculer la vitesse de propagation

de la contamination dans le réseau et sa

concentration après 12, 24 et 48 heures à

certains points du réseau.

Modélisation et réalité

En 2010, les participants ont souhaité vérifier

si les modélisations sont réalistes.

Ils ont injecté une substance inoffensive

(sel de cuisine) dans le réseau et ont ensuite

effectué des mesures de salinité au

moyen de sondes de conductivité. «Les

modélisations se sont avérées assez réalistes»,

explique Andreas Peter.

La bonne nouvelle: la dilution d'un

contaminant injecté dans le réseau d'eau

potable est telle qu'il faudrait injecter le

contaminant en quantités considérables

dans un réservoir pour provoquer un effet

sur une large zone et pour menacer

l'intégrité de la santé humaine. Il s'avère

même encore plus difficile de viser un but

précis, constatent Markus Biner et Andreas

Peter, étant donné qu'il faut connaître

très précisément la rhéodynamique du

réseau.


14

SSIGE | Rapport annuel 2010

Le sabotage de l'eau potable ne

produirait guère l'effet escompté

Conclusion des scientifiques: de deux

cibles, le terroriste choisira la plus percutante,

et cela ne risque guère d'être l'eau

potable. «L'effet physique serait trop marginal

et trop lent», conclut Andreas Peter.

«Le big-bang n'aura pas lieu».

En revanche, un tel acte suffirait pour

inquiéter la population et attirer l'attention

des médias. Il pourrait avoir des effets

économiques et politiques, avertit Markus

Biner. «Imaginons que, pendant le WEF,

l'eau du robinet soit verte: tous les participants

repartiraient chez eux.» Un terroriste

peut facilement se faire engager dans

un hôtel plusieurs mois avant l'événement

et contaminer l'eau potable depuis là. Des

Markus Biner, conseiller technique de la

SSIGE, a encadré le projet «Prévention des

sabotages».

activistes environnementaux y avaient

d'ailleurs déjà pensé; selon Blick.ch, ils

avaient voulu verser de la peinture verte

dans le réservoir du distributeur d'eau de

Davos. Ils y ont renoncé simplement parce

que la peinture est arrivée trop tard.

Situations d'urgence: conclusions

Le sabotage de l'eau potable ne constitue

pas un danger imminent. Toutefois, la réflexion

sur ce type de risque a livré d'importantes

constatations pour les situations

d'urgence en général. «Grâce aux

modélisations, nous savons désormais

comment l'eau se comporte dans le réseau

et nous sommes ainsi en mesure de

mieux réagir en cas de contamination»,

conclut Andreas Peter.

Directive sur la

désinfection par UV

La désinfection de l'eau par UV

offre des avantages déterminants:

procédé efficace, aucun

sous-produit chimique de réaction,

entretien facile. Ces avantages

expliquent le succès galopant

du procédé en Suisse. La SSIGE a

repéré cette tendance et a publié

en janvier 2010 une directive sur

la désinfection par UV. La directive

W13 «Désinfection de l'eau

potable aux UV» décrit l'effet du

rayonnement UV et les conditions

dans lesquelles les UV sont

indiqués. En juin et en décembre

2010, la SSIGE l'a présenté dans le

cadre de symposiums à Olten et à

Yverdon-les-Bains.

Directives W4:

révision pragmatique

La SSIGE a mis en chantier la révision

des directives W4 «Directives

pour l'étude, la construction,

l'exploitation et l'entretien des réseaux

d'eau potable à l'extérieur

des bâtiments». Le but de cette

révision est de rendre ces directives

plus pragmatiques, en les

complétant par des listes de contrôle

ayant trait à la sécurité au

travail, des fiches de démonstration

et d'autres informations facilitant

le travail au quotidien. La

mise en consultation de cette révision

aura lieu en 2011.

Règles de bonne pratique:

bientôt sous presse

Après trois ans de développement,

le «Guide des règles de

bonne pratique» est bientôt sous

presse. Il condense l'intégralité

des systèmes d'assurance-qualité.

Ainsi, les petits distributeurs

d'eau auront désormais aussi la

possibilité de se doter d'un système

d'assurance-qualité complet

pour répondre aux exigences de

l'autocontrôle. Ce Guide est actuellement

en consultation auprès

de l'Office fédéral de la santé publique

(OFSP). Sa publication est

prévue en 2011.


15

Portrait «Le 500 e surveillant de réseau»

La formation de surveillant de réseau devrait être un passage obligé, estime Franco

Basile, 500 e surveillant de réseau formé par la SSIGE. Employé de la commune d'Anwil

(BL), il est responsable de l'eau potable - et de (presque) tout le reste.

«L'eau, mon univers»

Julia Guran

Une salopette orange, la poche latérale

garnie d'un crayon de charpentier,

d'un mètre pliant et d'un stylo-bille, un

porte-clés avec une douzaine de clés qui

cliquettent à la ceinture: voici Franco Basile.

Il choisit une clé et ouvre le portail

du centre d'exploitation d'Anwil. Un demi-tronc

peint en brun, sur des plots: «Je

suis en train de rafraîchir les bancs publics»,

explique-t-il.

A 34 ans, Franco Basile est l'homme à

tout faire. Responsable de l'eau potable

pour les 600 habitants de sa commune, il

est aussi en charge de l'éclairage public,

du déneigement, de l'entretien du terrain

de sport et de la cour de récréation

du collège, du gardiennage des chemins

forestiers. Il gère également l'approvisionnement

en copeaux du chauffage à

distance qui alimente 50 maisons familiales,

le collège et la salle de gymnastique.

Le service du feu et les pompes

funèbres, c'est encore lui.

L'eau, sa vraie passion

Mais sa vraie passion, c'est l'eau, avoue

Franco Basile, en stoppant son véhicule

devant un édicule en plein milieu d'une

prairie. Installateur sanitaire et monteur

en chauffage de formation, il se découvre

cette passion en 2003, lorsqu'il

commence à travailler pour le Service

des eaux de Rheinfelden. «Je me suis

senti comme un poisson dans l'eau»,

nous confie-t-il: poser les conduites,

nettoyer les réservoirs, travailler en tranchée,

«c'est mon univers»!

Une autre clé, et l'édicule s'ouvre: des

bidons de nettoyants chimiques. Il ouvre

une trappe dans le sol: «voici le coeur

de notre approvisionnement en eau»,

annonce-t-il en descendant par l'échelle

dans la cellule d'ultrafiltration qui filtre

les eaux brutes destinées à la commune

d'Anwil. Les membranes sont nettoyées

à contre-courant automatiquement

toutes les heures. Tous les 20 jours,

Franco Basile désinfecte le système avec

une solution de peroxyde d'hydrogène

et d'hypochlorure de sodium. Et l'eau

d'Anwil est déjà potable. Cette installation

a été construite après que les habitants

d'Anwil ont refusé la désinfection

par UV, précise Franco Basile. Depuis

lors, plusieurs communes se sont intéressées

à la solution d'Anwil.

Vive l'autonomie

Travailler pour un grand distributeur

d'eau Jamais, pour toute l'eau du

monde. «Ici, je peux endosser des responsabilités»,

dit Franco Basile. Dans une

grande entreprise, il aurait toujours reçu

des ordres. A Anwil, il travaille presque

comme un indépendant. Il doit en général

se débrouiller tout seul. C'était

surtout difficile au début, en 2006, raconte-t-il

sur le chemin du réservoir.

Et la situation de la distribution d'eau

d'Anwil n'est pas sans problème, comme

le visiteur le constate rapidement dans

le réservoir. Une seule source alimente

le réseau d'eau potable de trois communes:

Anwil, Oltingen et Wenslingen.

En cas de pollution, pas d'alternative. La

source fournit deux tiers de plus que ce

que les trois communes consomment:

«De nombreuses sources doivent avoir

rendez-vous ici», nous dit Franco Basile,

en regardant le petit ruisseau qui naît à

flanc de rocher. Cette source délivre un

débit de 1500 litres par minute. Le canton

aimerait en avoir le coeur net et a

installé un compteur numérique à côté

du tableau métallique. En dessous, plusieurs

entonnoirs récupèrent l'eau, l'un

pour Anwil, l'autre pour Oltingen, le troisième

pour Wenslingen, un quatrième

pour un consommateur privé.


16

SSIGE | Rapport annuel 2010

Responsable de l'eau potable, mais aussi du

déneigement, de la centrale de chauffage à

distance, du gardiennage des chemins forestiers,

et bien plus encore: Franco Basile est

dans son élément.


17

«L'eau, mon univers»

«La formation de surveillant de réseau

est incontournable».

Franco Basile avait déjà quelque expérience

dans le traitement de l'eau potable,

mais s'inscrit malgré tout aux cours SSIGE

pour la formation de surveillant de réseau

en automne 2010. «J'ai ainsi pu remettre

mes connaissances à flot, et nous avons

eu des échanges très fructueux.»

Il a beaucoup apprécié le côté pratique

du cours. «Il arrive qu'un chimiste cantonal

me donne un tableau, mais cela

ne me sert pas à grand'chose», dit-il. Il a

davantage profité des échanges avec les

autres collègues concernant les mêmes

difficultés et les solutions possibles: «Ce

cours est incontournable pour les professionnels

de l'eau potable», dit-il, «environ

tous les cinq ans et on est de nouveau à

jour.»

Dense, en prise sur la pratique

Franco Basile n'est pas un cas isolé: la

Suisse compte bon nombre de petites

communes ayant un employé multifonctionnel.

La formation de surveillant de réseau

a été justement créée pour ce genre

de situation. Un cours dense, en prise

sur la pratique, dont le brillant succès se

confirme d'année en année. En automne

2010, la SSIGE a remis le 500e certificat

de surveillant de réseau à la volée dont

faisait partie Franco Basile. Au cours de

cette formation, les candidats acquièrent

un précieux bagage dans le domaine de

l'assurance-qualité, de l'exploitation et de

l'entretien des réseaux d'eau. Ils profitent

également des échanges entre professionnels

et experts et participent à un travail

de groupe sur les enjeux actuels de la

petite distribution d'eau.

La formation de surveillant de réseau a

lieu tous les trimestres à Berne, à Yverdon

ou à Schwerzenbach (ZH). Renseignements:

consultez le site www.ssige.ch,

à la rubrique «Formation».

Première formation postgrade

La SSIGE a participé à la création en 2010 d'une formation postgrade

avec le concours de l'Université de Bâle et de la Haute

Ecole Spécialisée de Sion. Forte de son savoir-faire et de son expertise

dans la distribution et l'hygiène de l'eau potable, la SSIGE

a mis au point deux modules dans le cadre de la formation postgrade

«UP Water Safety». Cette formation s'adresse aux cadres

exerçant des fonctions dirigeantes en lien avec la sécurité des

denrées alimentaires - inspecteurs de l'eau potable, chimistes

cantonaux, etc. Ces deux modules s'adressent aussi aux professionnels

qualifiés.

Formation de cadre pour les distributeurs

La demande en formation supérieure pour le gaz et les eaux

s'accélère. Aujourd'hui, les qualifications professionnelles ne suffisent

plus, il faut encore y ajouter des compétences de conduite

(cf. aussi l'interview de Mauro Suà à la page 6). La SSIGE a créé

la formation de «Chef d'équipe» pour répondre aux besoins des

entreprises de droit public. Elle aura lieu pour la première fois

en 2011.

Maîtrise des finances

La gestion d'un service des eaux n'exige pas seulement du savoir-faire

technique, mais aussi une analyse sur le long terme

dans le secteur financier. Voilà pourquoi la SSIGE a créé en 2010

le cours «Financement de la distribution d'eau». Cette formation

décortique les ressorts de la politique de la taxation de l'eau

et des investissements infrastructurels.


18

SSIGE | Rapport annuel 2010

2010 en chiffres

1000

900

800

700

600

500

400

55 60 65 70 75 80 85 90 95 00 05 10

Consommation d'eau 1950–2009

q max

consommation maximale

consommation moyenne

q m

Distributeurs

certifiés

Septembre 1999 6

Septembre 2000 10

Juillet 2002 18

Mai 2004 26

Mai 2005 31

Septembre 2007 39

Septembre 2008 40

Septembre 2009 41

Septembre 2010 41

www.qualitedeleau.ch

D H

Janvier 2004 0 0

Avril 2004 275 3,4

Juillet 2004 400 4,08

Juillet 2006 694 5,06

Juillet 2008 795 5,87

Janvier 2010 815 6,05

Janvier 2011 850 6,16

D = distributeurs

H = habitants approvisionnés, en

mio.

1600

8000

1400

7000

1200

6000

1000

5000

800

4000

600

3000

400

2000

55 60 65 70 75 80 85 90 95 00 05 10

Distribution d'eau 1950–2009

habitants

eau de lac

eau souterraine

eau de source

mio. m 3 / habitants en milliers


19

60

50

40

30

20

10

01 02 03 04 05 06 07 08 09 10

Répartition des matériaux de conduite

du réseau de gaz (données en %)

polyéthylène

acier, protection cathodique

acier, normal

fonte

conduites chemisées

autres conduites

40

35

30

25

20

15

10

5

Ventes de gaz aux clients finaux,

longueur du réseau de gaz et accidents

ventes (en 1000 GWh)

réseau de gaz (en 1000 km)

accidents dus au gaz

accidents mortels

13

La Suisse compte un nombre

croissant de sites de production

de biogaz. En 2010,

L'ITIGS a contrôlé et réceptionné

13 nouvelles installations

- près de deux fois plus

qu'en 2008.

01 02 03 04 05 06 07 08 09 10

Parc de véhicules à gaz, stations de remplissage à

gaz naturel (GNC) et centrales de biogaz

2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010

Véhicules à gaz naturel 350 750 1245 2075 3313 5830 7200 9000 9600

Stations de remplissage à gaz naturel (GNC) – 33 50 61 85 95 110 117 126

Centrales de biogaz – – – – – – 7 11 13


20

SSIGE | Rapport annuel 2010

2010 en chiffres

Surveillance du marché et appareils à

gaz

Sur 51 cas traités, 7 concernent des appareils

d'exploitation et 32 des appareils

ne servant pas à l'exploitation. Les 12 cas

restants ne peuvent pas être classés de

manière univoque. Une interdiction de

vente a été prononcée dans 4 cas.

Station d'essais Gaz

Nouveaux mandats selon produits

17 cuisinières

6 chauffe-eau et appareils de

chauffage

29 chauffages centraux

6 robinetterie et autres éléments

d'installation

23 réceptions sur site

3 éléments de raccordement

1 divers

Station d'essais Eau

Essais et certification des produits

101 examens primaires avec certificat

79 examens primaires sans certificat

139 examens de suivi avec certificat

23 examens de suivi sans certificat

34 adaptations avec certificat

46 adaptations sans certificat

7 expertises

Activités de surveillance et de conseil dans le secteur 2008 2009 2010

gaz

Examen des plans

Production et traitement 3 0 3

Stockage 63 46 43

Remplissage, transport et distribution 274 225 223

Installations à gaz 9 7 10

Total 349 278 279

Essais de pression

Conduites de 1 à 5 bar 108 145 139

Inspections 187 193 163

Conseils, expertises 113 122 129

Réceptions sur site

Appareils – – –

Véhicules à gaz naturel 1 1 –

Total des activités ordinaires ITIGS 758 739 710

139

L'Inspection Technique de l'Industrie Gazière

Suisse (ITIGS) a contrôlé un nombre

accru de conduites de gaz de 1 à 5 bar ces

dernières années; en 2010, l'ITIGS a traité

139 cas de ce genre. Il ne s'agissait en général

pas de nouvelles conduites, mais de

conduites de gaz déplacées par d'autres

projets ou remplacées dans le cadre de

la réfection des chaussées. La hausse du

nombre de mandats s'explique aussi par

les nombreux cas d'augmentation de

pression pour accroître les capacités des

conduites.


21

Effectifs des membres

au 31 décembre

2008 2009 2010

Membres collectifs 949 959 971

Distributeurs de gaz 108 106 106

Distributeurs d'eau 452 462 473

Autres 389 391 392

Membres individuels 163 159 156

Total 1112 1118 1127

Diplômés SSIGE 2008 2009 2010

Wasserwart 92 72 96

Surveillant de réseau 41 37 28

Installationskontrolle 8 18 29

Installationsrichtlinien 9 2 17

Weiterbildungskurs für Installationskontrolleure – 76 –

Installateur agréé gaz 20 14 20

Personenzertifizierung für «örtliche Abnahmen» 16 12 –

Eidg. Berufsprüfung Brunnenmeister 33 40 45

Fontainier/e avec brevet fédéral – 16 21

Eidg. Berufsprüfung Rohrnetzmonteur 35 – 36

Monteur de réseau gaz et eau avec brevet fédéral 18 – 20

Rohrverleger – 20 40

Basiswissen Wasserversorgung 104 86 52

Cours de base eau 20 – –

TISG-Kurs Arbeitssicherheit Gas (total) 230 207 309

Cours ITIGS – – 54

Trinkwasserhygiene in Hausinstallationen 126 391 160

Finanzierung der Wasserversorgung – 25 74

Wasserversorgung für politische Entscheidungsträger – – 72

UP Food / Water Safety – – 30

Cours d'introduction sur la nouvelle G2 – – 121

473

La SSIGE a accueilli de nouveaux membres

en 2010. Elle compte actuellement

1127 membres individuels ou collectifs,

dont 473 distributeurs d'eau. La SSIGE

s'est fixé pour objectif de doubler le nombre

de membres Eau au cours de ces prochaines

années.

3539

En 2010, la SSIGE a enregistré 3539 participants

à ses cours de formation et à ses

séminaires spécialisés. La demande reste

forte pour le cours de fontainier et le

cours de surveillant de réseau. La SSIGE

tient même une liste d'attente pour la formation

de monteur de réseau.

Total 752 1016 1224


22

SSIGE | Rapport annuel 2010

Circulaires

N° Langue Destinataires Titre Auteur

10-01 d/f Distributeurs de gaz Classification: Information

Gi/Br

Acquisition de l'équipement de protection pour les

collaborateurs des distributeurs de gaz

10-02 d/f Distributeurs de gaz, distributeurs Classification: Information

Ki/Gi

d'eau, GI+I, associations diverses Rabais accordés selon le contrat-cadre avec FIAT

10-03 d/f Distributeurs de gaz Classification: Information

Liste des certifications Gaz 2009 – Annexe 4

Ki/Fe

10-04 d/f Distributeurs de gaz, GI+I, entreprises

et associations diverses

Classification: Réglementation

Directive G9 pour stations de distribution GNC et appareils

de remplissage pour véhicules fonctionnant au GNC (ARV)

10-05 d/f Membres de la SSIGE Classification: Information

Liste des circulaires de l'année 2009

10-06 d/f Distributeurs de gaz Classification: Information

Liste des certifications Gaz 2010 – Annexe 1

10-07 d/f Distributeurs de gaz,

GI+I, associations diverses

10-08 d/f Membres du comité SSIGE, distributeurs

d'eau, bureaux d'ingénieurs,

autorités et associations diverses

Classification: Information

Fiche de données de sécurité Gaz naturel

Classification: Information

Liste des certifications Eau 2010

10-09 f Distributeurs de gaz romands Classification: information

Règlement GW1 / Formation des installateurs

10-10 d/f Distributeurs de gaz Classification : Règles techniques (consultation)

prG19 – Directive pour le comptage et la facturation du

gaz naturel – 1 ère consultation

10-11 d/f Distributeurs d'eau Classification: Demande

Saisie de données de la statistique de l'eau 2010

10-12 d/f Distributeurs de gaz, autorités et

associations diverses

10-13 d/f Distributeurs de gaz, associations et

entreprises diverses

10-14 d Gasversorgungen, div. Vernehmlassungsadressaten

Classification: Demande

Directive pour conduites de gaz (G2), édition avril 2010

Classification: Information

Parcage des véhicules à moteur à gaz

Klassierung: Regelwerk

Richtlinie für die Erdgasinstallation in Gebäuden

(Gasleitsätze) G1; Einladung zur Vernehmlassung

Gi/NH

Km/wek

Ki/Fe

Ki/Md

Ki/Rh

NH/PhC

Gi/Gc

Km/Fm

Gi/Gc

Gi/Br

Gi/SB


23

N° Langue Destinataires Titre Auteur

10-15 d/f Entreprises diverses, DGD Classification: Information

Détaxation de l'injection de biogaz - expiration du délai

transitoire pour installations pilotes et de démonstration

10-16 d/f Distributeurs de gaz, entreprises et

associations diverses, DGD

Classification: Enquête

Echange d'expériences sur le traitement et l'injection du

biogaz

10-17 Le numéro de la circulaire a été retiré

10-18 d/f Distributeurs de gaz, GI+I,

associations diverses

10-19 d/f Distributeurs d'eau,

entreprises diverses

10-20 d/f Distributeurs d'eau,

bureaux d'ingénieurs

Classification: Information

Propriétés du gaz naturel distribué en Suisse

Classification: Règles techniques

Directives W5 pour le raccordement d'installations sprinklers

au réseau de distribution d'eau de boisson «bassins

d'alimentation des sprinklers»

Classification: Règles techniques

Nouvelle directive SSIGE W13 Désinfection de l'eau potable

aux UV

10-21 d/f Distributeurs d'eau Classification: Information

Projet de Benchmarking 2011

10-22 d/f Membres de la SSIGE Classification: Invitation

Symposium Gaz et Eau et 137e Assemblée annuelle

9/10 septembre 2010 à Lucerne

10-23 d/f Distributeurs de gaz, entreprises et

associations diverses

10-24 d/f Distributeurs de gaz, autorités et

associations diverses

10-25 d/f Distributeurs de gaz,

associations diverses

10-26 d/f Distributeurs d'eau > 20 000 habitants,

Commission principale Eau

W-HK, W-UK4, autorités diverses

Classification: Réglementation

Systèmes de conduites à parois minces pour des installations

de gaz: Bétonnage et pose sous crépi autorisés à certaines

conditions

Classification: Information

Cours d'introduction à la nouvelle directive pour conduites

de gaz (G2), édition avril 2010

Classification: Information

Flyer 006: Le gaz naturel en toute sécurité (cartes avec

odorisant incorporé)

Classification: Information

Etude d'image sur l'eau potable et les distributeurs d'eau

10-27 d/f Distributeurs de gaz Classification: Information

Notice d'information concernant la certification SSIGE Gaz

10-28 f Associations diverses Classification: Réglementation

Directive pour les installations de gaz naturel dans les

immeubles (Directive Gaz) G1; Mise en consultation de la

version française

Ki/Br

Ki/Br

Gi/Md

Ki/Rh

Ki/Bm

Ki/Bm

Ki

Ki/SB

Ki/Gc

Ki/Md

Km/sp

Ki/Fe

Gi/SB


24

SSIGE | Rapport annuel 2010

N° Langue Destinataires Titre Auteur

10-29 d Wasserversorgungen (Deutschschweiz),

diverse Unternehmungen

10-30 d/f Distributeurs de gaz,

distributeurs d'eau

10-31 d/f Distributeurs d'eau > 10 000 habitants,

distributeurs de gaz

10-32 d Wasserversorgungen

(Deutschschweiz)

10-33 d Gasversorgungen (Deutschschweiz),

diverse Unternehmungen und Vereinigungen

Klassierung: Information

Lehrgang Arbeitssicherheit im Wasserfach

Classification: Information

Taxe sur la valeur ajoutée

Relèvement des taux de TVA au 1 er janvier 2011

Classification: Demande

Statistique des maladies et accidents dans la branche

de l'eau potable et du gaz

Klassierung: Information

Neues SVGW-Kinderbuch zum Wasserkreislauf

Klassierung: Information

TISG-Ausbildungslehrgänge 2011: Arbeitssicherheit im

Gasfach

10-34 d/f Distributeurs de gaz Classification: Information

Contexte législatif régissant le recours au gaz naturel pour

la production de chaleur dans le bâtiment

10-35 d Wasserversorgungen

(Deutschschweiz)

10-36 d Wasserversorgungen,

Ingenieurbüros

10-37 d/f Distributeurs de gaz,

distributeurs d'eau

Klassierung: Information

Ratgeber Trinkwasser des Schweizerischen

Konsumentenschutzes

Klassierung: Regelwerk

Neuerscheinung: Empfehlung zur Regelung des

Contractings bei Trinkwasserkraftwerken; W1008 d

Classification: Information

Relèvement des taux de TVA au 1 er janvier 2011;

Addendum à la circulaire N° 30

10-38 d/f Distributeurs de gaz Classification: Information

Manifestation d 'anniversaire

100 ans d'inspection technique de l'industrie gazière suisse

10-39 d/f Distributeurs d'eau,

autorités diverses

10-40 d/f Distributeurs de gaz,

autorités et associations diverses

10-41 d/f Distributeurs de gaz,

distributeurs d'eau

10-42 d/f Distributeurs d'eau

> 8000 habitants

Classification: Information

Brochure Statistique Eau, exercice 2009

Classification: Information

Statistique technique annuelle Gaz 2009

Classification: Information

Baisse des primes sur les polices de réassurance RC

en excédent de la SSIGE

Classification: Réglementation

Nouvelle Recommandation SSIGE W1007 Prévention contre

le sabotage des systèmes d'alimentation en eau potable

Km/Fm

Ki/Mn

Ki/Fm

sp/Gn

Gi/Br

Ki/Gi

Km/sp

Ki/Km

Ki/Mn

Ki/Br

Km/Fm

Gi/Gc

Ki/Km

Ki/Km


25

Produits

Nouveaux produits

Statistique de la distribution d'eau 2009, d/f

W13 – Directive Désinfection de l'eau potable aux UV, d/f

W1007 – Recommandation Prévention contre le sabotage des

systèmes d'alimentation en eau potable, d/f

W1008 – Empfehlung zur Regelung des Contractings bei Trinkwasserkraftwerken,

d

G2 – Directive pour conduites de gaz, d/f/i

G9 – Directive pour stations de distribution GNC et appareils de

remplissage pour véhicules fonctionnant au GNC, d/f

G210 – Reglement zur Zulassungs- und Marktüberwachungsstelle

(ZMS)

G10001 – Propriétés du gaz naturel distribué en Suisse

G10003 – Fiche de données de sécurité Gaz naturel

Statistique technique Gaz 2009

Manuel de la sécurité, d/f/i

Annuaire Gaz et Eaux 2010, d/f

Liste des certifications Gaz, d/f

Liste des certifications Eau, d/f

Document «Mangelhafte Hausinstallationen – eine Gefahr für

unser Trinkwasser», 20 mai 2010

Document «Trinkwasserdesinfektion», 25 juin 2010

Document «Symposium Gaz», 9 septembre 2010

Document «Symposium Eau», 9 septembre 2010

Das Blau der Erde – Zum Wasserkreislauf (livre pour enfants)

12 numéros du magazine gwa

4 numéros des revues Reflets et Wasserspiegel

Rubrique

Données

Réglementation

Recommandations

Recommandations

Réglementation

Réglementation

Réglementation

Information

Information

Données

Directives

Information

Information

Information

Information

Information

Information

Information

RP Eau

19

En 2010, la SSIGE a édité 19 directives et

autres publications nouvelles ou révisées.


26

SSIGE | Rapport annuel 2010

Rapport de l'organe de révision

En notre qualité d'organe de révision, nous avons contrôlé les

comptes annuels (bilan et comptes de profits et pertes) de la

Société Suisse de l'Industrie du Gaz et des Eaux (SSIGE) pour

l'exercice arrêté au 31 décembre 2010. Les comptes annuels de

l'année précédente ont été contrôlés par un autre organe de révision.

La responsabilité de l'établissement des comptes annuels incombe

au Comité alors que notre mission consiste à contrôler

ces comptes. Nous attestons que nous remplissons les exigences

légales d'agrément et d'indépendance.

Notre contrôle a été effectué selon la Norme d'audit suisse

relative au contrôle restreint. Cette norme requiert de planifier

et de réaliser le contrôle de manière telle que des anomalies significatives

dans les comptes annuels puissent être constatées.

Un contrôle restreint englobe principalement des auditions,

des procédures de contrôle analytiques ainsi que des vérifications

détaillées appropriées des documents disponibles dans

l'entreprise contrôlée. En revanche, des vérifications des flux

d'exploitation et du système de contrôle interne ainsi que des

auditions et d'autres opérations de contrôle destinées à détecter

des fraudes ne font pas partie de ce contrôle.

Lors de notre contrôle, nous n'avons pas rencontré d'élément

nous permettant de conclure que les comptes annuels ne sont

pas conformes à la loi et aux statuts.

PricewaterhouseCoopers SA

Willy Wenger

Expert-réviseur (réviseur responsable)

Thomas Wallmer

Expert-réviseur


27

Bilan

Actifs 31.12.2009 | CHF 31.12.2010 | CHF

Valeurs mobilisées

Caisse 3000 3002

Comptes postaux 3039432 3041 759

Compte bancaire 577 704 1578032

Créances

- Clients 655 167 787096

- ASIG CC 834 576 669 442

- Divers 942 197 5783

2431 940 1462321

Compte de régularisation 15 844 265 256

Total valeurs mobilisées 6067920 6350370

Valeurs immobilisées

Mobilier, machines 47 793 354 434

Laboratoire Gaz 149376 99 196

Laboratoire Eau 23 337 25502

Véhicules 73563 47 653

Total valeurs immobilisées 294069 526785

Total Actifs 6361 989 6877155

Passifs

Fonds étrangers

Dettes résultant d'achats et de prestations

de services

Dettes diverses

276 386

1094251

438 757

188 333

Paiement d'avance de clients 0 94 253

Provisions diverses 4299811 5049964

Compte de régularisation 0 122422

Total fonds étrangers 5670 448 5893729

Fonds propres

Capital au 1 janvier 627 372 691 541

Excédents des recettes 64 169 291885

Capital au 31 décembres 691 541 983 426

Total passifs 6361 989 6877155


28

SSIGE | Rapport annuel 2010

Comptes annuels

Résultat 2009 | CHF

Résultat 2010 | CHF

Total Gaz Eau Total Gaz Eau

Produits

Cotisations 6 745 498 4697 353 2048145 7072 290 5001995 2070 295

Prestations de service 2412 556 1299203 1113 353 2783334 1334 211 1449123

Formation/Information 2602538 787677 1814 861 2896469 838 759 2057710

Produits accessoires 361 668 302 177 59 491 630 915 600688 30 227

Total produits 12 122 260 7 086 410 5 035 850 13 383 008 7 775 653 5 607 355

Charges

Charges salariales 8007 083 4897 874 3109 209 8566397 5489453 3076 944

Loyers 528 487 391 231 137 256 598 392 413 929 184 463

Frais financiers 2 155 1 437 718 3213 1926 1287

Entretien/acquisitions 295657 214 436 81 221 322838 198 913 123 925

Amortissements 136 503 97 933 38 570 145 100 105 714 39386

Assurances/taxes 51 445 41 052 10 393 59 069 37 893 21 176

Energie/fournitures 63 732 42 865 20867 75 130 51 697 23 433

Frais administratifs/qualité de membre 679 843 348554 331 289 616 054 328 103 287 951

Formation/information 1 489 352 481 110 1008242 1904 718 650575 1254143

Honoraires/frais 569630 374 971 194 659 605 262 340696 264 566

Projets 234204 165 900 68304 194 950 136 724 58 226

Total charges 12 058 091 7 057 363 5 000 728 13 091 123 7 755 623 5 335 500

Excédent 64 169 29 047 35 122 291 885 20 030 271 855


29

Budget

Budget 2011 | CHF

Budget 2012 | CHF

Total Gaz Eau Total Gaz Eau

Produits

Cotisations 6625000 4619 000 2006000 6740 000 4694000 2046000

Prestations de service 2686000 1286 000 1400000 2776 000 1330 000 1446000

Formation/information 2689000 894000 1795000 2 975 000 954000 2021 000

Produits accessoires 229000 215 000 14000 433000 314 000 119 000

Total Produits 12 229 000 7 014 000 5 215 000 12 924 000 7 292 000 5 632 000

Charges

Charges salariales 8007000 4865000 3142 000 8375 000 5077 000 3298000

Loyers 605000 425000 180000 620000 415 000 205000

Frais financiers 2000 1000 1000 2000 1000 1000

Entretien/acquisitions 295000 204000 91000 342000 209000 133 000

Amortissements 196000 139000 57000 190000 132 000 58000

Assurances/taxes 47000 33000 14000 37000 25000 12 000

Energie/fourniture 68000 47000 21000 82000 55000 27000

Frais administratifs/qualité de membre 599000 338000 261 000 595000 318 000 277000

Formation/information 1782 000 571000 1211 000 1994000 658000 1336 000

Honoraires/frais 578 000 371000 207000 637000 382000 255000

Projets 50000 20000 30000 50000 20000 30000

Total Charges 12 229 000 7 014 000 5 215 000 12 924 000 7 292 000 5 632 000

Excédent 0 0 0 0 0 0

12 229000 7014 000 5215 000 12 924 000 7292 000 5632 000


30

SSIGE | Rapport annuel 2010

Comité

Les membres du Comité de la SSIGE

de gauche à droite

Stephan Müller

Chef Division Protection des eaux,

Office fédéral de l'environnement, Berne

Jean-Marc Hensch

Directeur Association suisse de l'industrie

gazière, Zurich

Markus Küng

Chef Infrastructures/Réseaux,

Industrielle Werke Basel, Basel

Stéphane Maret

Directeur Frigaz SA, Givisiez

Kurt Rüegg

Directeur ewl Rohrnetz AG, Lucerne

Anton Kilchmann

Directeur SSIGE, Zurich

Daniel Lavanchy

Directeur IB Grombach & Co. AG, Zurich

Ursula Wittwer

Secrétaire de direction SSIGE, Zurich

Remo Fehr

Chef Office de la nature et de

l'environnement du canton des Grisons,

Coire

Mauro Suà

Président, Directeur Aziende

Municipalizzate, Bellinzone

Charles-Frédéric Gnaegi

Directeur technique adjoint Viteos,

Neuchâtel

Erich Mück

Directeur Wasserversorgung Zürich,

Zurich

Felix Strässle

Directeur RegioEnergie Solothurn,

Soleure

Henri Burnier

Directeur eauservice, Lausanne

Jean-Claude Weber

Membre de la direction Erdgas Zürich

AG, Zurich


31

Direction et cadres

Les membres de la Direction (de g. à d.):

Urs Kamm, Rudolf Bräuer, Anton Kilchmann,

Nicolas Houlmann, Urs Manser, Paul Sicher

Anton Kilchmann*

Directeur

Walter Girsberger

Sous-directeur, chef Section Gaz

(jusqu'au 31. 12. 2010)

Urs Kamm*

Sous-directeur, chef Section Eau

Nicolas Houlmann*

Sous-directeur, délégué romand,

Lausanne

Siegfried Baumgartner

Chef Surveillance du marché,

Schwerzenbach

Rudolf Bräuer*

Chef Inspection Technique de l'Industrie

Gazière Suisse,

chef Section Gaz a. i. (dès le 1. 1. 2011)

Javier Fernandez

Chef Station d'Essais et de Certification

Gaz, Schwerzenbach

Martin Seifert

Chef du secrétariat du Fonds de

recherche et de développement de

l'industrie gazière suisse

Suzanne Mettler

Rédactrice en chef gwa

Paul Sicher**

Chef Communication et publications

Robert Haas

Chef Station d'Essais et de Certification

Eau

Urs Manser**

Chef Formation et Manifestations

Erich Wenk

Chef Support

* membre de la Direction

** membre de la Direction élargie


Société Suisse de l’Industrie du Gaz et des Eaux

Schweizerischer Verein des Gas- und Wasserfaches

Siège principal

Grütlistrasse 44, CP 2110, 8027 Zurich

Tél. 044 288 33 33, fax 044 202 16 33

info@svgw.ch, www.svgw.ch

Bureau romand

Ch. de Mornex 3, 1003 Lausanne

Tél. 021 310 48 60, fax 021 310 48 61

info@ssige.ch, www.ssige.ch

Succursale Schwerzenbach

Eschenstrasse 10, 8603 Schwerzenbach

Tél. 044 825 57 00, fax 044 825 57 19

info@svgw.ch

© SSIGE 2011

Maquette et rédaction: Communication SSIGE

Graphisme: www.medialink.net

Photos: SSIGE

Impression: Zofinger Tagblatt AG

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