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DIMANCHE 18 JOURNÉES - Massy

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CIRCUIT DE BALLAINVILLIERS, EPINAY-SUR-ORGE ET LONGJUMEAU<br />

LE BOIS DES TEMPLIERS À LONGJUMEAU.<br />

En 1288, une Commanderie Templière était fondée à Balizy. M. Chaudun, en faisait la découverte<br />

avant 1914, après quelques recherches en archives et quelques prospections sur le<br />

terrain. Un pont, composé de 3 arches romanes, seul vestige visible de ce domaine était alors<br />

classé Monument Historique en 1930. Tous les articles publiés jusqu’à ce jour, ne reprennent<br />

que les premières études et déductions faites par notre Inventeur.<br />

Les Templiers avaient pour règle celle de l’ordre souverain des chevaliers du Temple de<br />

Jérusalem, fondé en 1128. Ils avaient reçu de Saint Bernard des ordonnances très sévères<br />

qui leur imposaient la chasteté, l’obéissance et mille autres règles très rigides. Quand ils se<br />

déplaçaient ils ne payaient ni impôt, ni tribut, ni péage. Ils ne relevaient que du Pape. Les<br />

Templiers semblent avoir hérité d’un sens profond de construction : ce sont eux qui ont créé le<br />

gothique. Des confréries compagnonniques exécutaient, sous la directive des Templiers, des<br />

grands chantiers, encore irréalisables à l’heure actuelle. Le Temple était technicien et financier.<br />

C’est à la fin du XIII e siècle que l’Ordre du Temple devient propriétaire des premiers terrains de<br />

Balizy. Il est probable que les dons et héritages ont rapidement agrandi leur domaine, souvent<br />

des terrains incultes, comme c’est le cas ici, leur étaient cédés.<br />

Les Templiers étaient de remarquables défricheurs et cultivateurs qui se suffisaient largement<br />

à eux-mêmes. Ils n’en étaient pas moins militaires et surtout moines. Comme toutes les<br />

communautés religieuses, les Templiers se privaient et s’alimentaient principalement de<br />

pêche. C’est pour cela que nous retrouvons la trace d’étangs artificiels pour l’élevage du<br />

poisson et même la domestication du cours actuel du Rouillon qui était certainement à<br />

l’époque réservé à une culture aquatique.<br />

Dans le cas de Balizy, la Commanderie était complète : chapelle, ferme, grange, maison<br />

principale, clôture et certainement fours, moulins… Comme toutes les seigneuries, des<br />

souterrains ont été creusés pour permettre des sorties discrètes mais sans pour autant se<br />

relier à des châteaux ou domaines éloignés.<br />

Trésor ou pas, c’est en 1313, que figure notre Commanderie sur le Cartulaire de l’Ordre<br />

de Malte dans le Grand Prieuré de Paris, comme biens dévolus à l’Ordre de Saint Jean de<br />

Jérusalem après leur spectaculaire arrestation en 1307, l’interminable procès et leur condamnation<br />

en 1313.<br />

Que reste-t-il maintenant de tout ce domaine Le vingtième ou peut être moins de ce qui a<br />

été le territoire templier. Heureusement, il reste un pont, le fameux « Pont des Templiers » qui<br />

est régulièrement restauré.<br />

Si après 600 ans, il plane encore beaucoup de mystère, c’est qu’il reste énormément à<br />

découvrir à découvrir et à apprendre sur ceux qui ont été les maîtres d’une époque.<br />

LA MAISON « LA TOURELLE » À BALLAINVILLIERS.<br />

XIX E SIÈCLE - PIERRE, BRIQUE ET ENDUIT - RUE NORMANDE<br />

Cette demeure bourgeoise à deux étages est dotée d’une façade ornée de pilastres ioniques et<br />

comporte une tourelle carrée. La maison, qui a appartenu à la famille Chaptal, est transformée<br />

en préventorium au début des années 1900. Cet établissement, qui accueillait essentiellement<br />

des enfants, était appelé le préventorium des enfants de la Tourelle. Son activité cesse à la<br />

veille de la Seconde Guerre mondiale ; l’édifice est par la suite occupé par une entreprise<br />

d’assainissement.<br />

Un événement Europ’essonne<br />

organisé par les associations :<br />

• Renaissance et Culture,<br />

• Amicale laïque de Balizy-<br />

Gravigny (ALBG)<br />

Avec le soutien des Municipalités<br />

de Ballainvilliers, Epinay-sur-Orge<br />

et Longjumeau.<br />

Nous tenons à remercier tous<br />

les bénévoles qui ont participé à<br />

l’organisation de cette journée et<br />

plus particulièrement :<br />

L’organiste Claude Chenais pour<br />

son concert d’Orgue en l’église de<br />

Ballainvilliers<br />

Messieurs Grain de l’Association<br />

Renaissance et Culture, Le Pimpec<br />

et Serbruyns, de l’association<br />

ALBG (l’Amicale Laïque de Balisy-<br />

Gravigny).<br />

JOURNÉES<br />

DU PATRIMOINE<br />

VOYAGES À<br />

DÉCOUVRIR<br />

PRÈS DE<br />

4CHEZ VOUS<br />

<strong>DIMANCHE</strong> <strong>18</strong><br />

SEPTEMBRE 2011<br />

CIRCUIT DE<br />

BALLAINVILLIERS<br />

EPINAY-SUR-ORGE<br />

LONGJUMEAU


CIRCUIT DE BALLAINVILLIERS, EPINAY-SUR-ORGE ET LONGJUMEAU<br />

REVISITEZ L’HISTOIRE DES VILLES<br />

DE BALLAINVILLIERS,<br />

D’EPINAY-SUR-ORGE<br />

ET DE LONGJUMEAU<br />

Des visites guidées sont organisées dans des lieux historiques<br />

de ces trois communes. Un parcours de randonnée pédestre est<br />

mis en place pour relier les lieux entre eux.<br />

PROGRAMME :<br />

10h30 Rendez-vous sur le parking du Château de Ballainvilliers<br />

Visite du Parc du Château.<br />

11h<br />

12h<br />

Visite de l’église de Ballainvilliers et concert d’orgue.<br />

Navette gratuite au départ de l’église de Ballainvilliers vers l’église de<br />

Longjumeau.<br />

12h15 Visite de l’église Saint-Martin de Longjumeau.<br />

12h45 Parcours à pied de l’église de Longjumeau au Parc de Balizy.<br />

13h10 Déjeuner dans le parc de la Plaine de Balizy.<br />

14h10 Parcours à pied du parc de Balizy à Epinay-sur-Orge.<br />

Passage devant l’ancienne gendarmerie, la borne de l’An deux et la mairie<br />

d’Epinay-sur-Orge. Arrivée devant l’église d’Epinay-sur-Orge.<br />

15h45 Visite de l’église d’Epinay sur Orge<br />

16h15 Parcours à pied de l’église d’Epinay vers le bois des Templiers à Longjumeau.<br />

16h30 Pour les personnes qui le souhaitent, une navette gratuite, permettra d’assurer<br />

le trajet « église d’Epinay-sur-Orge / bois des Templiers ».<br />

16h40 Déambulation dans le bois des Templiers. Des animations et des démonstrations<br />

seront proposées, vous y trouverez également une buvette.<br />

<strong>18</strong>h<br />

Passage commenté devant la maison « La Tourelle » à Ballainvilliers.<br />

ÉGLISE SAINT-PHILIPPE ET SAINT-JACQUES LE MINEUR<br />

XVI E SIÈCLE - PIERRE - RUE DE L’ÉGLISE À BALLAINVILLIERS<br />

CHÂTEAU DE<br />

BALLAINVILLIERS<br />

SECONDE MOITIÉ DU XVII E SIÈCLE, PIERRE, RUE<br />

DU GÉNÉRAL-LECLERC À BALLAINVILLIERS<br />

Lorsque la terre de Ballainvilliers est érigée<br />

en baronnie en faveur de Nicolas Lepagnol<br />

de Fontenoy, ce dernier fait construire un<br />

château dont ne subsistent aujourd’hui que<br />

l’aile gauche et la chapelle. A la révolution,<br />

lors de la vente de la terre de Ballainvilliers<br />

comme bien national, la fille du baron<br />

Charles-Bernard et l’un de ses parents en<br />

font racheter une partie, dont le château,<br />

par des prête-noms. Après le décès de<br />

la fille du baron, le château est acheté en<br />

mars <strong>18</strong>07 par M.d’Espagnac, qui le fait<br />

en partie démolir. Le château passe par la<br />

suite dans différentes mains, dont celles<br />

de M. Dusquesnel, négociant à Paris. En<br />

<strong>18</strong>48, Mme Despréaux Saint-Sauveur en<br />

fait l’acquisition. Il appartient ensuite à son<br />

gendre, Louis Berthier, qui devient maire de<br />

Ballainvilliers. En <strong>18</strong>77, le château revient à<br />

la congrégation de Saint-Vincent-de-Paul.<br />

Les sœurs du sacré-cœur y implantent un<br />

orphelinat à partir de <strong>18</strong>88. Dans les années<br />

1920, des colonies scolaires séjournent au<br />

château. Après le départ des sœurs de la<br />

Charité, le château est racheté par la municipalité<br />

de Ballainvilliers en Janvier 1994.<br />

La dédicace de cette église est faite le 12 mai 1539 par l’évêque d’Ebron, sous le titre de Saint Philippe et de Saint Jacques. L’édifice était<br />

auparavant placé sous le vocable Saint-Jacques-et-Saint-Christophe, comme le mentionne l’acte de février 1473. L’église est constituée d’une<br />

nef dotée au sud d’un bas-côté, ajouté au XVII e siècle par Nicolas Lepagnol de Fontenoy, seigneur du lieu<br />

SA VIERGE À L’ENFANT, XIV E SIÈCLE, CALCAIRE POLYCHROME. Cette statue est placée dans la niche du collatéral sud de l’église. La Vierge<br />

portait une couronne en or décorée de pierres précieuses, qui a disparu après la Seconde Guerre mondiale.<br />

AUTEL ET RETABLE : Le retable et l’autel ont été fabriqués et installés par le menuisier Etienne Joseph Pinel de Morangis, grâce à la<br />

générosité de Nicolas Lepagnol de Fontenoy, seigneur de Ballainvilliers. Lors de la restauration de l’église en <strong>18</strong>56, l’autel à été déplacé à<br />

l’extrémité opposée de celle qu’il occupait ; sa position actuelle ne correspond plus à l’orientation préconisée par la liturgie. Le retable est<br />

constitué d’un grand tableau représentant l’Assomption, encadré par les statues de saint Jacques et de saint Philippe.<br />

EGLISE SAINT-MARTIN DE LONGJUMEAU<br />

XIIIE SIÈCLE - PLACE DE L’EGLISE À LONGJUMEAU<br />

D’après une inscription, aujourd’hui disparue, c’est vers 1250 que l’église de Longjumeau<br />

aurait été construite. De style gothique, elle est orientée chœur au soleil levant. Elle est certainement<br />

érigée sur les bases d’églises précédentes plus modestes.<br />

Sa façade est de belles proportions. Son originalité est sans nul doute sa lanterne des morts.<br />

Ce genre de petit édifice est unique dans la Région Parisienne.<br />

Le portail, daté de XV e siècle, est l’un des plus beaux de l’Ile-de France.<br />

La base du clocher semble être la partie la plus ancienne. On accède aux cloches par un<br />

escalier de 295 marches.<br />

Les cloches se nomment « Agathe » et « Victoire ».<br />

L’église a été surbaissée depuis un incendie survenu au XV e siècle. C’était en 1359, durant<br />

la Guerre de Cent Ans, qu’Edouard III, roi d’Angleterre, avait dévasté la région et brûlé les<br />

longjumellois et les longjumelloises réfugiés dans l’église.<br />

Observez attentivement son architecture et vous y découvrirez de jolis chapiteaux, de belles<br />

clefs de voûte, d’anciens vitraux et de beaux tableaux.<br />

Deux bâtiments récents ont agrandi l’église :<br />

• Les Fonts Baptismaux en 1730, et la Sacristie en 1750.<br />

• L’intérieur de la sacristie est remarquable : 4 grands tableaux habillent les murs et 2<br />

grands meubles en chêne se font face. L’un d’eux est un « chapier », bahut à tiroirs<br />

demi-circulaire où les vêtements sacerdotaux sont étalés.<br />

Au dessus de la petite porte d’entrée, un tableau, représentant la Cène, est signé « Simon<br />

Vouet ». Peintre célèbre en son temps, il a été honoré l’an dernier avec une exposition au<br />

Grand Palais à Paris.<br />

Durant la Révolution, quelques faits surprenants se sont déroulés dans notre église :<br />

• L’arrestation du vicaire Nativelle,<br />

• La conversion du lieu en « Temple de la Raison »,<br />

• On y a célébré la fête de « L’Etre Supr^me »,<br />

• On y a tenu une multitude de réunions politiques.<br />

Après la Révolution, les choses ont repris tout doucement leurs places.<br />

Ce n’est qu’en 1905, lors de la séparation de l’Eglise et l’Etat, que ce magnifique batiment est<br />

devenu « Bien Communal ».<br />

En 1910, l’Eglise fut classée Monument Historique puis elle a subi plusieurs remises en état.<br />

La rénovation du clocher, réalisée par des compagnons du Tour de France, a été engagée en<br />

janvier 2011 par la ville et devrait s’achever début 2012.<br />

L’ANCIENNE GENDARMERIE<br />

FIN DU XVIII E SIÈCLE À EPINAY-SUR-ORGE<br />

Le site regroupe les bâtiments de la mairie,<br />

le logement des instituteurs, des communs,<br />

plusieurs jardins et l’école des garçons avec<br />

toute une série de dépendances. Le corps<br />

de garde attenant sert de remise pour les<br />

sapeurs-pompiers et pour le corbillard. Le<br />

garde champêtre y est également logé. En<br />

<strong>18</strong>97, la mairie est finalement transférée<br />

dans les bâtiments actuels. Les bâtiments<br />

abritent aujourd’hui la gendarmerie<br />

nationale, ainsi que les logements des<br />

gendarmes. Dans le clocher subsiste un<br />

mécanisme d’horloge ancien assez rare.<br />

BORNE DE L’AN DEUX<br />

FIN DU XVIII E SIÈCLE , PIERRE<br />

PARC DE L’HÔTEL DE VILLE À EPINAY-SUR-ORGE<br />

Cette borne, qui servait à baliser la route<br />

vers Versailles, porte la mention An II.<br />

Cette époque, qui correspond aux années<br />

1793 et 1794 est assez mouvementée à<br />

Epinay. La loi des suspects qui vient d’être<br />

votée conduit à la mort plusieurs habitants.<br />

Le premier comité de surveillance, ayant<br />

perdu la confiance de l’assemblée générale<br />

des citoyens, est remplacé par un nouveau<br />

comité. Pendant la fête de la Raison de cette<br />

année, une habitante, qui ne manifeste pas<br />

assez de zèle est arrêtée<br />

MAIRIE D’EPINAY-SUR-ORGE<br />

XVIII E SIÈCLE - PIERRE<br />

Augustin-Henri Cochin, conseiller au<br />

parlement de Paris, décide au XVIII e siècle<br />

de transformer la petite maison bourgeoise<br />

de l’abbé Prenont en un château plus<br />

important. Celui-ci, élevé entre une cour<br />

et un jardin, est composé d’un rez-dechaussée<br />

et d’un premier étage carré,<br />

surmonté d’un second étage mansardé et<br />

occupé par les chambres de maître et des<br />

domestiques. Il se termine sur le jardin<br />

par deux pavillons et, sur la cour, par deux<br />

ailes de bâtiment comportant seulement un<br />

rez-de-chaussée et un étage en mansardes.<br />

Depuis <strong>18</strong>97, ce bâtiment abrite les services<br />

de la mairie d’Epinay-sur-Orge.

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