Dynamisme 198 pour pdf - Union Wallonne des Entreprises

uwe.be

Dynamisme 198 pour pdf - Union Wallonne des Entreprises

Eric Domb, nouveau président de l’UWE

• Le vent en poupe : Durobor >> 04

• Henri Mestdagh : bilan de 3 ans de présidence >> 20

• Exclusif : Presse & Entreprise >> 31

• Où trouver vos futurs collaborateurs >> 39

Périodique mensuel de l’UWE : Chemin du Stockoy 3, 1300 Wavre - Octobre 2006 - Numéro 198 - Prix 3 € - Bureau de dépôt : Namur X Henri Mestdagh >> 20

Eric Domb :

«Réconcilier

les Wallons avec

l'entreprise» >> 23


1

Editorial

Merci Henri, bon vent Eric

Le mandat de trois ans d’Henri Mestdagh à la présidence de l’UWE s’achève en ce

mois d’octobre. Au chapitre des résultats concrets, nous retiendrons sa contribution

personnelle à la réforme du régime wallon des transmissions d’entreprise.

Dynamisme Wallon Octobre 2006

Vincent Reuter,

Administrateur Délégué

de l’Union Wallonne des

Entreprises

Le mandat de trois ans d’Henri

Mestdagh à la Présidence de l’UWE

prend fin ce 16 octobre 2006.

Trois années effervescentes, qui ont

vu Henri Mestdagh sillonner la

Wallonie, pour semer la graine de la

passion d’entreprendre, pour

expliquer qu’il est grandement

nécessaire de propager cette

mentalité créative et industrieuse

qui a fait la force et la richesse de

notre région, pour convaincre qu’il

n’y a vraiment aucune raison de ne

pas y arriver …

Au cours de ses pérégrinations, il a

tout vu, tout entendu, ne laissant

jamais une question sans réponse,

ne perdant jamais une occasion

d’exposer sa conviction et ses

propositions d’action.

On pourrait en dire beaucoup plus sur

l’homme, mais au fond, ne peut-on

résumer par deux mots :

considération et respect, dont il fait

bénéficier tous ceux qui ont le

privilège de le côtoyer

Ce 16 octobre, un autre passionné lui

succède. Eric Domb fera à son tour

valoir, au profit de nos entreprises et

de la société wallonne, les qualités

personnelles et les compétences qu’il

a mises au service de la création et

du développement du Parc Paradisio.

Au nom du Conseil d’Administration

et de tous les membres de l’UWE,

merci Henri, bon vent Eric.

Tout cela, il l’a fait le plus

naturellement du monde, délivrant

les messages les plus difficiles à

entendre, expliquant la réalité la plus

crue, non seulement sans susciter

l’animosité, mais même et surtout

en ébranlant les convictions les plus

affirmées.

Au chapitre des résultats concrets, il

faudra sans aucun doute retenir la

contribution personnelle à la

réforme du régime wallon des

transmissions d’entreprises. C’est

peut-être là que se sont le plus

clairement traduites sa foi dans

l’entreprise privée – notamment

familiale – comme source de

prospérité, et sa force de conviction.


Sommaire 10/2006

3

Dynamisme Wallon,

le mensuel de l’Union

Wallonne des Entreprises,

est édité par la

Maison des Entreprises

Wallonnes asbl

Chemin du Stockoy 3

B-1300 Wavre

Tel: +32 (0)10.47.19.40

Fax: +32 (0)10.45.33.43

dynamisme.wallon@uwe.be

www.dynamismewallon.be

Rédaction

Thierry Decloux

Madeleine Dembour

Vinciane Pinte

prénom.nom@uwe.be

02 EDITORIAL

VINGT MILLE ENTREPRENEURS

Succès wallons II Alcatel, Aseptic Technologies, EVS, Spacebel…

04 Le vent en poupe II Durobor : en verre et contre tout

06 People II Patrons et Diplomates

09 Actuel II La «Boîte de Pandore» en ligne

II Témoignages de patrons : 120 minutes pour convaincre

II NFTE : aider les Jeunes à entreprendre leur vie

II Un partenariat avec l'UNESCO

EN COUVERTURE

18 Passage de flambeau à l’UWE

C’est le 16 octobre 2006 à Charleroi, lors de l’Assemblée générale de l’UWE, qu’a lieu

le changement de présidence de l’Union Wallonne des Entreprises. L’occasion pour

Henri Mestdagh de tirer un bilan de l’action menée durant ces trois dernières années

et pour Eric Domb de présenter ses projets avec l’UWE.

M. Durant >> 04

Conseil de Rédaction

Luc De Cordier

Jean de Lame

Madeleine Dembour

Thierry Devillez

Didier Paquot

Vinciane Pinte

Vincent Reuter

Jean-Jacques Westhof

Mise en page

Interlignes Nivelles

EXCLUSIF

31 Presse et entreprise : qui a peur des journalistes

Le 4 septembre, Dynamisme Wallon conviait la presse francophone pour

un débat à bâtons rompus autour du thème « Presse et Entreprises » :

retrouvez-en ici les éléments essentiels. A cette occasion, votre mensuel

s'est par ailleurs attelé à mettre à jour son annuaire « Presse ».

Table ronde >> 31

Impression

Imprimerie Vase Frères

Régie Publicitaire

Alliance Media

Tel : +32 (0)10.40.13.12

info@alliancemedia.be

Photo de couverture

© Tilt Photo

Editeur Responsable

Jean de Lame

Chemin du Stockoy 3

B-1300 Wavre

Abonnement annuel

(11 numéros) :

30 € à verser sur le compte

de la Maison des Entreprises

Wallonnes 360-1149184-31

Toute reproduction, même

partielle, des textes et des

documents de ce numéro

est soumise à l'approbation

préalable de la rédaction.

FOCUS

39 Où trouver vos futurs collaborateurs

Sur le train de l'emploi, Forem, agences d'intérim, bureaux de recrutement,

cellules de reconversion… sont autant de wagons qui suivent la même direction :

accompagner les entreprises dans leur recherche de nouveaux collaborateurs.

Mais le service fourni, le fonctionnement et l'efficacité varient fortement d'un

wagon à l'autre. Dynamisme Wallon vous aide à y voir plus clair.

LES RUBRIQUES

52 Energie II Economisez votre air comprimé

53 Mobilité II Un plan de mobilité pour Nivelles-Sud

55 Qualité II Gestion des compétences

57 Recherche II Deux projets wallons dans le 6 e programme-cadre

59 Stages européens II Un peu d’Europe dans votre entreprise

DEMAIN

60 Communication II Lire, surfer, communiquer

LE MOIS PROCHAIN DANS DYNAMISME WALLON

• Développement Durable : l'heure du bilan

• Recherche : les PME ne sont pas en reste

Réservez dès à présent vos espaces publicitaires auprès de notre régie Alliance Média au 010/40.13.12

(fax : 010/40.13.15, e-mail : info@alliancemedia.be).

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J. Hodeige >>47

Eurodyssée >> 59


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4 VINGT MILLE ENTREPRENEURS || LE VENT EN POUPE

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Brabant Wallon

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Nouvelles technologies

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IBA (Ion Beam Applications), spécialisée

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dans le développement de solutions de

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très haute précision pour le diagnostic

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et le traitement du cancer, a le vent en

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poupe. Le 28 août 2006, la société de

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Louvain-la-Neuve ouvrait en Inde son

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premier centre radio-pharmaceutique

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TEP (Tomographie par Emission de

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Positons), une technique de pointe

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utilisée pour diagnostiquer le cancer à

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un stade précoce et suivre les effets du

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traitement. Le lendemain, elle annonçait

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la conclusion d'un accord avec la

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Commission turque de l'Energie

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atomique (TAEK, Turkish Atomic Energy

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Authority) pour la fourniture d'une

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installation destinée à la production de

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radioisotopes. Ce projet, qui représente

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un investissement de plus de 10 millions

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d'euros, comprend un Cyclone ® 30

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(l'appareil utilisé par les plus grands

...............................

producteurs de radioisotopes dans le

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monde) et un cyclotron de 30 millions

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d'électrons volts équipé des technologies

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les plus récentes.

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Liège

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Spatial

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Forte du succès de SMART-1, la première

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sonde lunaire européenne (qui s'est

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écrasée sur la Lune, comme prévu, le

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3 septembre dernier après deux ans

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d'observations), l’Agence Spatiale

...............................

Européenne (ESA) prépare déjà le numéro

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2 de la série de mini satellites conçus pour

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tester de nouvelles technologies spatiales.

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Tout comme pour SMART-1, c'est la

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société liégeoise Spacebel qui développera

le logiciel embarqué de cette

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deuxième sonde européenne, baptisée

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«LISA Pathfinder», dont le lancement est

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prévu en 2009 avec pour mission de jouer

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les «cobayes», c'est-à-dire d'expérimenter

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les technologies et équipements innovants

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qui ne peuvent pas être testés au sol et

...............................

qui seront mis en œuvre dans le cadre de

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l'ambitieux programme LISA (Laser

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Interferometer Space Antenna), dont

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l'objectif sera, notamment, de prouver la

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théorie d’Einstein relative à l’existence de

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zones d’ondes gravitationnelles dans

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l’Espace.

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Durobor

En verre et contre tout

Fondée en 1928, Durobor a été la première gobeleterie mécanique d'Europe. Elle

Des dizaines de millions de timbales et verres à pied quittent l'usine chaque année

guidée par Michel Durant, Administrateur délégué et actionnaire unique, est riche

Dynamisme Wallon Octobre 2006

Placée en concordat en 2001 et

en restructuration en 2004, Durobor

connaît depuis quelques mois un

redressement spectaculaire, qui doit

beaucoup à la vision industrielle et

commerciale, mais aussi à l’enthousiasme

de Michel Durant. Cet ingénieur

commercial originaire de Mons

intègre le conseil d’administration

de Durobor en 2002. Persuadé que

l’usine du Centre a encore du potentiel,

il prend les rênes de l’entreprise

en octobre 2004 et mène une difficile

restructuration qui porte aujourd’hui

ses fruits… "Nous engrangeons les

effets de la confiance retrouvée et de

la paix sociale, se réjouit-il. Depuis

décembre 2004, Durobor n’a pas

connu le moindre jour de grève…"

En septembre 2005, Michel Durant

rachète 51% du capital à la SRIW

(Société Régionale d’Investissement

de Wallonie), propriétaire public de

l’usine. Depuis mars 2006, il détient

100% des parts. "En arrivant ici, ma

première préoccupation, c’était que

Durobor change physiquement. Les

façades ont été repeintes, les ateliers

nettoyés, les équipements modifiés

afin d’optimaliser les performances.

Les normes de sécurité revues et

corrigées. Jusqu’aux sanitaires, tout

a été remis en état ".

Par Vinciane PINTE

L’emploi chez Durobor s’élève à près

de 400 travailleurs. Le chiffre d’affaires,

réalisé à 90% à l’export, est

de l’ordre de 40 millions d'euros, soit

3,5 millions de plus que les prévisions

consignées dans le plan de survie !

"Je tiens à préciser que l’ensemble

du bénéfice sera réinvesti dans l’usine

car mon objectif est de prouver que

Durobor, et le tissu industriel wallon

en général, ont encore une place de

choix à défendre dans le monde". Pour

preuve, Durobor est aujourd’hui une

entreprise stable et rentable qui mise

sur 50 millions de chiffre d’affaires

avant 2010. Les banques, après une

longue période d’analyse de la situation

post-concordataire, acceptent de

renouer le dialogue constructif avec un

certain enthousiasme.

Un patron humain

Michel Durant est un patron humain,

impliqué, qui passe deux heures quotidiennes

dans son usine, salue chacun

des 400 employés et ouvriers (dont

150 Italiens et 80 Turcs) par son prénom.

"L’entreprise, si elle doit être rentable,

est avant tout un lieu de vie où les

travailleurs doivent se réaliser. Une

entreprise, c’est un bateau, avec son

équipage et son capitaine. C’est notre

responsabilité collective de trouver

des moyens de maintenir l’emploi en

Wallonie. Un emploi qui existe n’est

plus à créer. A mon échelle, je suis fier

de consolider l’emploi de 400 personnes

courageuses qui font vivre

leurs familles".

Cette année, Durobor

(400 personnes) a ajouté

16 nouveautés à son catalogue.


Michel Durant a repris les rênes

de l'entreprise il y a 24 mois :

"En arrivant ici, ma première

préoccupation, c'était que

Durobor change physiquement".

est aujourd’hui la dernière survivante belge.

à destination de 65 pays. Une visite de l’usine,

d’enseignements… et d’envie d’y croire.

L’objectif : 300.000 verres par jour

"A l’heure actuelle, l’usine tourne à

plein régime. 80 millions de verres en

sortiront en 2006, contre 62 en 2005".

Mais tout n’est pas rose : Durobor

subit les concurrences chinoise et

turque, la faiblesse du dollar (qui

ferme momentanément les portes des

Amériques) mais surtout la hausse des

coûts énergétiques qui engloutit un

million EUR de plus par an par rapport

à 2004.

Le créneau porteur : verrier-décorateur

La volonté de Michel Durant fut dès le

départ de repositionner l’entreprise

sonégienne sur son cœur de métier,

celle du savoir-faire verrier, en misant

sur le haut de gamme. "Nous ne nous

battons plus avec des produits à très

faible marge que nos concurrents font

mieux que nous".

Cette année, Durobor a ajouté 16 nouveautés

à son catalogue, qui compte

déjà 300 références adaptées à tout

type de boisson. Car c’est bien là que

se lit le marketing visionnaire de Michel

Durant : le contenant se positionne

comme plus-value du contenu, le verre

se veut le reflet de l’évolution sociologique

des consommateurs. "Les professionnels

trouvent, parmi la gamme, une

réponse adaptée, mettant en valeur

chaque type de boisson : eaux, sirops,

cocktails, long-drinks, apéritifs, vins,

whiskies, alcools, milk-shakes...". Non

sans humour, Michel Durant présente

le verre «Pastis» dont la forme (deux

petits goulots au pied du verre) permet

de doser la quantité d’alcool…

Une plus grande visibilité de la marque

Michel Durant a souhaité dès son arrivée

«booster» la force de vente de la

gobeleterie. "Nous avons mis l’accent

sur le service personnalisé aux clients

en engageant cinq nouveaux agents

commerciaux en moins d’un an. Parce

que c’est sur le terrain que nous

devons faire la différence". Dans le

même ordre d’idée, le packaging a été

totalement relooké. "D’un emballage

relativement terne, nous sommes

passés à un quadrichromie qui explose

notre visibilité dans les magasins".

Des amuse-bouche, ces petits verres

«tendances» pour l’apéritif, aux

modèles à fond lourd pour une clientèle

branchée, en passant par les

verres martelés ou au pied «bulle», le

design et la décoration du produit sont

la véritable plus-value de Durobor.

"Le secteur décoration des verres est

devenu, en termes de capacité, le

second en Europe, faisant évoluer

Durobor d’un producteur exclusif de

masse à un verrier décorateur, créateur

de concepts. Nous disposons de

deux machines «huit couleurs» et de

trois machines «six couleurs» permettant

de décorer près de la moitié des

verres que nous fabriquons. Le verre

chinois ou turc est recherché pour son

prix, le verre Durobor pour son originalité".

Autre innovation : le service complet

au client. "Nous avons mis au point

des casiers en plastique sur mesure

qui permettent un transport sans

casse et une facilité de mise en lavevaisselle".

Parce que pour Michel

Durant, "l’avenir de Durobor, c’est

l’adaptation immédiate aux besoins

des marchés". ||

Michel Durant : CV Express

1954 : Naissance à Jemappes

1977 : Diplôme d’ingénieur commercial de la

Faculté Warocqué (UMH).

1978-1980 : Nestlé – Junior Product Manager

1980-1982 : Master Foods – Brand Manager

1982-2001 : Fonderies du Lion à Couvin –

fonctions managériales.

2001 : Création de Orchel Belgium sa pour

la distribution, la vente et le placement de

poêles.

2002-2004 : Administrateur de Durobor

Octobre 2004 : Administrateur délégué de

Durobor

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Liège

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Informatique

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Après un appel d'offres public lancé fin

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2005, la société liégeoise Star Informatic et

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son partenaire Sodiplan ont été choisis par

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la Ville de Namur pour le déploiement de

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son nouveau Système d'Information

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Géographique (SIG), permettant la gestion

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et la mise à jour d'informations cartographiques

(via le logiciel WinSTAR), l'exploi-

...............................

...............................

tation de données SIG pour permettre leur

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consultation (via StarGIS) et la consultation

...............................

des données cadastrales (via l'outil

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Cadapli). Ce système est destiné aux

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services de la ville en charge de la

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géographie urbaine, de l'aménagement du

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territoire, de l'urbanisme, des cimetières,

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etc.

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Namur

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Industrie pharmaceutique

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Le 11 octobre, Aseptic Technologies a

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inauguré une nouvelle unité de production

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pharmaceutique pour le remplissage de

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produits injectables. Filiale de Glaxo-

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SmithKline Biologicals, la société établie

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au cœur du parc scientifique Créalys

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(Gembloux) a investi plus de 45 millions

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d'euros pour le développement d’une

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technologie unique au monde permettant

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le remplissage de produits injectables en

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flacons fermés. Cette technologie, basée

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notamment sur l’utilisation de laser et de

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générateur d’irradiation Beta, offre aux

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compagnies pharmaceutiques et de biotechnologie

des avantages uniques en

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termes de qualité pour le patient et de

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facilité de remplissage comparé à la

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technologie classique du flacon en verre.

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Eric Domb à la tribune

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de Références

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Le 27 octobre, dans le cadre du salon

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Initiatives, Eric Domb, nouveau Président

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de l'UWE et Président de Paradisio, sera

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l'orateur d'un déjeuner-débat organisé

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par Le Soir/Références sur le thème

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« Du rêve à la réalité ».

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Plus d'infos sur www.initiatives.be.

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6 VINGT MILLE ENTREPRENEURS || PEOPLE

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Liège

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Télécommunications

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Le 7 septembre, EVS Broadcast

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Equipment, basée à Liège, leader en

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matière d'applications vidéo numériques

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professionnelles destinées aux productions

TV en direct, présentait ses derniers

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résultats financiers. Parmi les faits

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marquants, retenons : des ventes record

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de 22,4 millions d'euros pour le second

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trimestre 2006 (+108% par rapport à

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2005), un carnet de commandes

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estivales de 28,7 millions d'euros (+12%)

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et la création de 30 emplois sur les 12

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derniers mois. EVS Broadcast Equipment

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(télévision) forme avec XDC (cinéma) le

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groupe EVS, coté en bourse, qui emploie

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plus de 190 personnes dans 9 pays et

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distribue ses produits dans plus de

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70 pays.

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Hainaut

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Spatial

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Alcatel Alenia Space vient d’annoncer la

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commande de trois nouveaux satellites

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de télécommunication. La société fournira

Eutelsat pour la réalisation de son

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nouveau satellite à grande puissance

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W2A et l'armée allemande pour les deux

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satellites du programme Satcom BW.

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Ces contrats portent à six le nombre

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de satellites de télécommunication

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commandés cette année à Alcatel

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Alenia Space et sa filiale carolorégienne,

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ETCA, contribuera de manière importante

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à ces nouvelles commandes. Elle fournira

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ainsi le cœur électrique de ces satellites,

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des unités électroniques, des circuits

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d’avionique, des unités de gestion

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électronique des batteries Li-Ion, etc.

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Ces nouveaux programmes représentent

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plus de 40.000 heures de travail dans les

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ateliers d’Alcatel Alenia Space ETCA

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à Charleroi, qui emploient près de 600

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personnes.

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Rentrée

Patrons et diplomates

Septembre est chaque année marqué par le retour au pays des ambassadeurs

belges. L’occasion pour les diplomates de rencontrer les chefs d’entreprises,

lors d’une réception au Palais d’Egmont. Le partenariat public-privé en

images...

Dynamisme Wallon Octobre 2006

De gauche à droite,

Philippe Suinen

(Administrateur

général de l’Agence

Wallonne à

l’Exportation – AWEX),

Eric Domb (Président

de Paradisio), Patrick

Nijs (Ambassadeur

belge à Hong Kong),

Jean-Jacques

Westhof (Responsable

du Département des

relations

internationales de

l’UWE).

Le Président de la FEB

Jean-Claude Daoust

en pleine

conversation avec

Eric Domb.

Photos de Vinciane PINTE

De gauche à droite,

Vincent Reuter

(Administrateur

délégué de l'UWE),

Paul Soete (Directeur

général d'Agoria),

Nicolas de Gottal

(FN Herstal),

Didier Malherbe

(Administrateur

délégué de la filiale

belge d'UCB) et Michel

Coenraets (ancien

Président de l'UWE et

Administrateur délégué

de Belrobotics).


Les bases de données exclusives de l'UWE

La «Boîte de Pandore» en ligne

VINGT MILLE ENTREPRENEURS || ACTUEL 9

Véritable «Boîte de Pandore», sans ses aspects funestes, la rubrique «Bases de données» du site Internet de l'Union

Wallonne des Entreprises (www.uwe.be) fournit quantité d'informations et contacts utiles pour l'entrepreneur wallon.

Visite guidée.

Dynamisme Wallon Octobre 2006

Par Thierry DECLOUX

"Sous l'avalanche ininterrompue

d'informations insignifiantes, plus

personne ne sait où puiser les informations

intéressantes", disait Bernard

Werber dans «La révolution des

fourmis». Partant du même constat,

l'UWE s'est attelée à rassembler sur

son site toute une série d'informations

disparates particulièrement utiles pour

entreprendre en Wallonie. Ainsi sont

nées les 14 bases de données exclusives

disponibles sur www.uwe.be,

dont certaines sont d'ailleurs issues

de «Dynamisme Wallon».

Du pratique pour entreprendre

Pensons tout d'abord à la plus renommée

de nos bases de données : le

«Guide Web de l'Entrepreneur

wallon», publié chaque année en

version papier, répertorie plus de 500

sites Web utiles pour entreprendre en

Wallonie commentés par les «spécialistes-maison»

de l'UWE.

Quant à l'inventaire «Capital à

risque», dont la dernière mise à jour

est parue en septembre dernier dans

«Dynamisme Wallon», il renseigne les

fonds, invests, business angels...

actifs en Wallonie et susceptibles de

soutenir financièrement votre projet.

Chaque fiche reprend leurs coordonnées

exactes, leurs planchers et

plafonds d'intervention, les secteurs

qu'ils privilégient, leur couverture

géographique, le nombre d'entreprises

en portefeuille et le nom des

personnes de contact.

Vous souhaitez implanter votre entreprise

en Wallonie Consultez le

répertoire «Centres d'affaires», qui

renseigne, province par province, les

espaces dédiés à l'activité économique

(zoning, parcs scientifiques,

business centers, incubateurs…).

Nature de l'offre, conditions à remplir,

types d'entreprises, contacts et une

idée de prix y sont renseignés.

Vous cherchez de nouveaux collaborateurs

Consultez sans tarder la

rubrique «Demandes d'emploi/Offres

d'emploi» : les candidats s'y présentent

en 5 lignes de manière standardisée.

Si un profil vous intéresse, utilisez

le formulaire en ligne pour obtenir

son CV complet. La possibilité est par

ailleurs offerte aux membres de

l'UWE, exclusivement, d'insérer gratuitement

leurs propres offres d'emploi.

© Belpress.com, banque d’images en ligne

Certaines des

14 bases de données

exclusives disponibles

sur www.uwe.be sont

issues de «Dynamisme

Wallon».

Promotion des entreprises

Nous avons en Wallonie plusieurs

Champions du monde ! Que ce soit

dans leur secteur ou dans un créneau

pointu, voire dans un type de produit

bien spécifique, ces entreprises occupent

la «pole position» mondiale :

retrouvez-les sous forme de portraits,

et en images, sur la page «Leaders

mondiaux». Ce lien vous donne par

ailleurs accès au site www.entrepriseswallonnes.be,

développé par la

rédaction de «Dynamisme Wallon» et

qui offre une tribune aux succès des

sociétés de notre région (nouveaux

contrats, nouveaux investissements,

succès commerciaux, anniversaires,

etc.) ainsi qu'une série de témoi-


10 VINGT MILLE ENTREPRENEURS || ACTUEL

gnages d'entrepreneurs sur leur expérience

et leur parcours professionnel.

Vous souhaitez aller plus loin dans

votre communication et apparaître

dans certains médias Consultez

notre guide «Quatrième pouvoir» :

l’ensemble des coordonnées et informations

relatives à la presse francophone

(écrite et audio-visuelle) y sont

répertoriées. Vous y trouverez notamment

les contacts directs avec les

journalistes locaux et spécialisés. Cet

annuaire est également publié dans le

présent numéro de «Dynamisme

Wallon» (voir en page 34)

Les entreprises wallonnes de qualité

ne se comptent plus, mais certaines

ont fait «un pas plus loin» en s'engageant

concrètement dans une

démarche «Qualité» systématisée,

standardisée et menant à un précieux

label : la certification ISO 9001.

Identifiez-les, secteur par secteur,

dans la liste «ISO 9001 (qualité)».

D'autres (parfois les mêmes) ont plutôt

choisi de s'investir dans la gestion

de l'environnement et ont obtenu la

certification ISO 14001 ou EMAS :

elles se sont également donné rendezvous

sur www.uwe.be et se présentent

sous le lien «ISO 14001/EMAS

(environnement)».

Last but not least : les entreprises

membres de l'UWE et de ses fédérations

sectorielles associées ont la possibilité

de référencer leur site internet sur celui

de l'UWE. Rendez-leur visite en suivant

le lien «Sites de nos membres».

Et encore…

Les initiatives de sensibilisation des

jeunes aux métiers et à l'esprit

d'entreprendre ne manquent pas...

Elles sont même très nombreuses !

Mais à qui s'adressent-elles exactement

Quels objectifs poursuivent-elles

De quelle manière travaillent-elles

La réponse à ces questions

se trouve dans la section «Esprit

d'Entreprendre» où sont répertoriées

une quarantaine d'actions, classées

selon deux catégories :

«Sensibilisation à l'esprit d'entreprendre»

et «Sensibilisation aux

métiers, sciences et techniques».

Enfin, les quatre dernières bases de

données disponibles ne touchent

qu'indirectement à la vie des entreprises,

mais restent des sources

d'information utiles et particulièrement

pertinentes dans la sphère d'influence

de l'UWE : il s'agit des compositions

des Cabinets ministériels (avec coordonnées

complètes) du Gouvernement

wallon et de la Communauté française,

ainsi que des compositions des différentes

Commissions des Parlements

wallon et de la Communauté française.

En ouvrant la fameuse «boîte» confiée

par Zeus, Pandore avait libéré toutes

les souffrances de l'Humanité

(vieillesse, maladie, famine…) mais

y avait laissé enfermée l'Espérance.

L'UWE y a ajouté toute une série

d'outils et de clés pour faire passer

votre action entrepreneuriale de

l'Espérance au Succès… ||

Plus d’infos

Thierry Decloux, Webmaster

010/47.19.42, thierry.decloux@uwe.be


Témoignages de patrons dans les écoles

120 minutes pour convaincre

VINGT MILLE ENTREPRENEURS || ACTUEL 13

Afin de sensibiliser les jeunes à l’esprit d’entreprendre, l’Union Wallonne des Entreprises (UWE) organise depuis 3 ans

des témoignages de chefs d’entreprise dans les écoles de l’enseignement secondaire. Initié en Hainaut en 2003, le projet

s’étend depuis janvier 2006 en région liégeoise.

Dynamisme Wallon Octobre 2006

Par Madeleine DEMBOUR

Le principe du témoignage en

école Une rencontre de 2 heures est

organisée au sein des écoles entre

des responsables d’entreprises et des

élèves issus du dernier degré de l’enseignement

secondaire (général, technique

ou professionnel). Cet échange

vise à susciter l’esprit d’entreprendre

chez ces jeunes en évoquant leur

propre parcours personnel. Ensuite,

un dialogue sans tabou permet aux

élèves de poser les questions qu’ils

souhaitent.

Cette année Delphine Deravet, coordinatrice

de projet pour la Province de

Liège, l’étendra à la Province de

Namur : "pour faciliter l’identification

des élèves par rapport au chef d’entreprise,

je laisse la possibilité aux enseignants

de définir le secteur d’activité

d’où doit provenir le témoin et

d’autres critères s’ils le souhaitent.

Parfois, les profs souhaitent un jeune

qui vient de démarrer, d’autres fois

c’est plutôt quelqu’un d’expérience.

Compte tenu des tous ces critères, il

n’est pas toujours simple de trouver le

bon orateur !". Aussi, n’hésitez pas à

envoyer vos coordonnées, comme

indiqué ci-dessous. ||

Wanted : votre témoignage

Étant donné que le nombre de demandes de témoignage va en augmentant et afin

de pouvoir y répondre favorablement, l’UWE est constamment à la recherche de

responsables d’entreprises qui acceptent de témoigner auprès des élèves.

Si vous êtes prêts à donner 2 heures de votre temps, merci de transmettre vos

coordonnées à Delphine Deravet ou Marjorie Coussé, qui gèrent ce projet à l’UWE.

- Pour le Hainaut : marjorie.cousse@uwe.be

- Pour les autres provinces wallonnes : delphine.deravet@uwe.be

Plus d’infos sur le site www.uwe.be/temoignages.html

Cette affiche sur les murs des écoles suscite

la curiosité des élèves mais aussi de leurs

professeurs.


14 VINGT MILLE ENTREPRENEURS || ACTUEL

NFTE débarque en Wallonie

Aider les Jeunes à entreprendre leur vie

Favoriser l’insertion sociale et professionnelle de jeunes par le biais d’une initiation

pratique à l’entrepreneuriat : c’est l’action menée depuis 1999 par l’asbl Network for

Training Entrepreneurship (NFTE) Belgium, qui entend se développer aujourd'hui en

Wallonie.

Dynamisme Wallon Octobre 2006

Par Thierry DECLOUX

NFTE (Network For Training

Entrepreneurship) a vu le jour aux

Etats-Unis en 1987. Pour le fondateur,

Steve Mariotti, lui-même chef d’entreprise,

il s’agissait d’offrir une réponse

aux problèmes d’insécurité et aux

comportements délinquants de jeunes

défavorisés du Bronx, à New York.

Son credo : "Transformons l’intelligence

de la rue en sens des affaires". L’idée

s’est depuis répandue internationalement

et NFTE est aujourd’hui un

réseau mondial présent aux Etats-

Unis, en Inde, en Europe, en Chine,

en Amérique du Sud… A ce jour, plus

de 120.000 jeunes de par le monde

ont suivi cette formation, dispensée

par plus de 3.700 formateurs.

C’est en 1999 que NFTE est apparue en

Belgique, sous l’impulsion d’un groupe

d’entrepreneurs flamands inspirés par

la réussite de l’expérience américaine.

L’asbl belge transposa alors la méthodologie

et le cours d’origine aux spécificités

et à la culture belge. Depuis, près

de 1.200 jeunes ont bénéficié du programme.

Un succès que NFTE souhaite

étendre aujourd'hui à l’ensemble de la

Belgique en élargissant son projet à

Bruxelles et en Wallonie.

Dans cette optique, elle a recruté une

directrice francophone, Sophie

Schröder, et s'est entourée d'un

Comité de pilotage constitué de 10

personnalités du monde des affaires :

Baudouin Dubuisson (Entropie),

Philippe Gosse (Burco), Regnier

Haegelsteen (Banque Degroof),

Léon Lhoist (Groupe Lhoist), Cédric

Olbrechts (Mitiska), Louis-Marie Piron

(Thomas & Piron), Bernard Surlemont

(Free), Raymond Vaxelaire (Inno),

Peter Wilhelm (Wilhelm & Co),

José Zurstrassen (Keytrade Bank).

Une formation d'entrepreneurs et

d'«entreprenants»

De façon générale, NFTE s’adresse

aux jeunes et jeunes adultes entre 16

et 30 ans vivant des difficultés personnelles,

familiales ou scolaires et ayant

un besoin accru d’aide et de guidance

pour se créer de nouvelles perspectives

professionnelles.

A travers un cours de 60 heures intitulé

«Le savoir entreprendre et les compétences

de l’entrepreneur», NFTE aide

des jeunes à mieux comprendre le

fonctionnement des entreprises et de

l’économie et tente de susciter chez

eux l’envie d'entreprendre, pas uniquement

en tant que créateurs d’entreprise

mais plus généralement face à la

vie. "L’objectif n’est donc pas de faire

de tous les participants de futurs

patrons, précise-t-on chez NFTE. Outre

l’acquisition de connaissances «techniques»

liées à la gestion d’une entreprise,

la formation développe également

certaines compétences

(techniques de présentation, utilisation

de l’ordinateur, etc.) et insiste en permanence

sur le développement chez

les participants d’attitudes liées à un

comportement entreprenant (esprit

d’équipe, respect des engagements,

créativité, initiative, persévérance,

confiance en soi…)". L’approche directe

appliquée par NFTE et l’apport de

connaissances sous un angle très pratique

permettent aux jeunes de découvrir

la force et la vitalité de l’esprit d’entreprise.

Par la même occasion, ils sont

préparés à remplir un rôle plus proactif

et dynamique dans leur propre vie.

NFTE en Wallonie : c'est parti !

La première formation officielle de

NFTE en Wallonie s’est déroulée entre

mars et mai 2006 dans la commune

de Braives. A cette occasion, 5 jeunes

ont suivi l’intégralité de la formation et

décroché un certificat. Un deuxième

projet, développé en collaboration

avec l’EFT le Quinquet, vient de

démarrer à Soignies (présentation

publique des business plans et certification

le 9 novembre) et trois autres

programmes sont en préparation d’ici

fin 2006. L’objectif visé par NFTE est

de proposer cette année 5 formations

au public francophone, ce qui permettrait

de sensibiliser et former plus de

50 jeunes à l’esprit d’entreprendre.

L’une des priorités du Plan Marshall

consiste à insuffler l’esprit d’entreprendre

aux jeunes afin d’influencer

positivement le taux de création d’entreprises

en Wallonie. Par son objectif

principal qui est de sensibiliser les

jeunes «en difficulté» à l’entrepreneuriat,

NFTE s’inscrit parfaitement dans

cet optique, tout en considérant le

terme «entreprendre» dans son acception

la plus large, et pas uniquement

en tant que futurs chefs d’entreprise :

"En influençant positivement l'esprit

d’entreprendre des jeunes et en développant

au maximum leur potentiel,

NFTE essaie d’augmenter leurs

chances de s’insérer d’abord professionnellement

et ensuite socialement".

L'asbl Network for Training Entrepreneurship

s'adresse aux jeunes entre 16 et 30 ans ayant

un besoin accru de guidance pour se créer de

nouvelles perspectives.


15

Appel aux entreprises citoyennes

Mais NFTE ne travaille pas seul ! Les

entreprises privées contribuent largement

au développement de ses activités

grâce au soutien financier, logistique

et matériel qu’elles lui accordent.

"Actuellement, près de 80% de notre

budget est assuré par le financement

structurel d’une quarantaine d’entreprises,

convaincues du rôle social

qu’elles ont à jouer dans notre société

et de l’efficacité de notre outil". Au

delà du pur soutien financier, les partenaires

privés de NFTE s’engagent

pratiquement dans le projet en enrichissant

la qualité de son concept et

de sa formation. Certaines entreprises

mettent à disposition leur infrastructure

pour des cours ou des séances de

certification. D’autres délèguent des

membres de leur personnel pour de

courtes missions. D’autres encore

cèdent leur matériel informatique

devenu obsolète. Enfin, nombreux

sont les patrons qui viennent témoigner

de leur expérience d’entrepreneurs

ou qui participent à des jurys

d’évaluation de business plans. "Sans

toutes ces entreprises désireuses de

soutenir l’entrepreneuriat et de s’impliquer

socialement, NFTE Belgium ne

serait pas ce qu’elle est".

Pour pouvoir suivre le même trajet en

Wallonie qu’en Flandres, NFTE a plus

que jamais besoin de nouveaux partenaires

privés et lance donc aujourd'hui

un appel aux entreprises wallonnes,

désireuses de le soutenir financièrement

ou pratiquement. ||

Plus d’infos

www.nfte.be et www.uwe.be/sensibilisation


VINGT MILLE ENTREPRENEURS || ACTUEL 17

Un sérieux gage de crédibilité

Un partenariat avec l’Unesco

Philippe Kridelka est

Représentant permanent

de la Belgique auprès de

l'UNESCO à Paris.

Peu connue du monde des entreprises, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation,

la science et la culture, s’ouvre de plus en plus au secteur privé. Philippe Kridelka,

ambassadeur belge auprès de cette organisation, nous livre le mode d’emploi.

Dynamisme Wallon Octobre 2006

Par Madeleine DEMBOUR

"L’Unesco est peu connue du

monde des entreprises, alors que les

liens avec le secteur privé sont très

intenses et intéressants", constate

Philippe Kridelka, Représentant permanent

auprès de cette organisation. En

place depuis un an, l’ambassadeur était

reçu par les administrateurs de l’UWE

le 14 septembre dernier. Une nouvelle

vision des partenariats public-privé

gagne de plus en plus de terrain dans

les milieux diplomatiques, y compris

dans la diplomatie belge. C’est dans ce

contexte qu’il faut situer cette rencontre.

Créée en 1945, l’Organisation des

Nations Unies pour l’éducation, la

science et la culture a son siège à

Paris. "Notre produit d’appel est bien

sûr la liste du Patrimoine mondial, qui

recense 800 sites classés depuis 30

ans. Mais notre priorité aujourd’hui va

au secteur de l’éducation, qui est

notre véritable «core business»".

Vu la largeur du spectre d’action de

l’Unesco, une grande variété de partenariats

peuvent être envisagés. Et

Philippe Kridelka de citer l’avant-première

du film «Congo River» organisée à

Paris avec plus de 1000 personnes,

une initiative qui a permis de donner

un coup de pouce au réalisateur

Thierry Michel et à l’éditeur belge «La

Renaissance du Livre». Autre exemple

concret de partenariat : celui développé

avec L’Oréal dans la mise sur

pied d’un concours destiné à récompenser

les femmes scientifiques. Par

ailleurs, toujours avec le secteur privé,

l’Unesco a été très active dans la mise

en place du réseau d’alerte Tsunami.

Concrètement Un petit tour sur le

site web de l’Unesco, très complet,

permet déjà de se faire une meilleure

idée des partenariats envisageables.

Pour aller plus loin, une petite visite

à Paris est toujours possible, via la

délégation belge ou le Bureau de

l’information du public, dirigé par un

Belge (comme son nom ne l’indique

pas), Saturnino Munoz Gomez. ||

Plus d’infos

www.unesco.org


18 EN COUVERTURE

Passage de flambeau à l'UWE

Eric Domb succède à Henri Mestdagh

Dynamisme Wallon Octobre 2006

C’est le 16 octobre 2006, à Charleroi,

qu’a lieu le changement de présidence de

l’Union Wallonne des Entreprises (UWE).

Dynamisme wallon a rencontré les protagonistes,

Présidents sortant et entrant.

• Au terme de son mandat de trois ans,

Henri Mestdagh constate que plusieurs

propositions avancées par l’UWE ont

été prises en compte par les pouvoirs

publics : allègement de la fiscalité sur

l’investissement, régime de transmission

des entreprises, pôles de compétitivité,

etc. >> Bilan en page 20

• Avocat, fiscaliste… : rien ne

prédestinait le nouveau patron des

patrons wallons à évoluer au milieu

des animaux. En 1994 il avait lancé

Paradisio au milieu de nulle part :

depuis, son parc est devenu un

fleuron du tourisme de Wallonie.

>> portrait en page 23

• Pourquoi avoir accepté la présidence

de l’UWE >> réponses d’Eric Domb

en page 24

• Vous vous demandez ce que fait

concrètement l'UWE Voici 10

domaines dans lesquels son action

a été particulièrement intense

au cours des 12 derniers mois.

>> détails en page 27


|| ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 19

© Tilt Photo

En août 2006, Paradisio a inauguré le «Rêve

de l’empereur Han Wu Di». Ce jardin chinois

traditionnel de 3.000 mètres carrés est destiné à

offrir aux visiteurs quelques instants de sérénité

à l’abri du tumulte du grand public. Allées, ponts

et chemins sont tantôt sinueux, tantôt cassés en

angle droit pour dérouter les démons, qui

circulent toujours en ligne droite. Ils rappellent

à l’homme qu’il doit être vigilant dans sa

progression !

© Tilt Photo

Juriste de formation, Eric Domb

(45 ans) a débuté par six années de

Barreau et de consultance, avant de

fonder sa propre société fiduciaire. En

1993, changement de cap ! Avec l’aide

de partenaires financiers, il crée le

parc Paradisio et le développe pour en

faire une véritable « success story ».

Aujourd’hui côté en bourse, le parc

accueille plus de 500.000 visiteurs

par an.

Au sein de l’UWE, Eric Domb a eu

l’occasion de créer un Groupe de

Travail réunissant régulièrement de

jeunes entrepreneurs. Ceux-ci pilotent

entre autres les opérations de

témoignages de patrons dans les écoles

secondaires (voir page 13), ainsi que

l’initiative « Wallonie Entreprendre »,

un système de parrainage de créateurs

d’entreprise par des entrepreneurs

expérimentés.


20 EN COUVERTURE

Henri Mestdagh

Bilan de 3 ans de présidence

Dynamisme Wallon Octobre 2006

Propos recueillis par Madeleine DEMBOUR

C’est le 16 octobre à Charleroi, lors de l’Assemblée générale, qu’a lieu

le changement de présidence de l’Union Wallonne des Entreprises.

Dynamisme wallon a rencontré Henri Mestdagh afin de tirer le bilan de

l’action menée durant ces trois années.

Dynamisme Wallon : Voici 3 ans débutait votre présidence

à l’UWE. Quel était votre état d’esprit en acceptant

ce mandat fort accaparant A l’époque vous

disiez : "je crois que si j’avais pris la juste mesure de

la somme des matières à traiter, j’aurais sans doute

hésité plus longtemps !"

Henri Mestdagh : Divers sentiments m’avaient fait accepter

cette présidence.

• Un sentiment de fierté que je ne renierai pas,

• Un esprit de devoir que je qualifierais presque de filial

envers une région qui m’a permis de développer notre

entreprise familiale et pour laquelle je voulais, grâce à

l’UWE, contribuer à donner cette même opportunité de

création ou de développement à d’autres

concitoyens,

• Un esprit de curiosité et de découverte,

sachant qu’avec l’aide de l’équipe talentueuse

qu’est celle de l’UWE, ainsi que

la participation de membres du conseil

et du bureau qui se sont investis dans

divers groupes de travail, j’y brasserai

des matières très vastes comme le

découvrira, à son tour, mon successeur,

• Je savais que je rencontrerais des entreprises

et des entrepreneurs volontaires.

Trois ans plus tard, des regrets

Au bout des trois ans de présidence, je n’ai comme seul

regret de ne pas avoir été à même de conduire à bien tout

ce que je voulais faire.

C’EST L’ENTREPRISE QUI APPORTE LA RICHESSE

Plusieurs propositions avancées durant votre

présidence ont été prises en compte par les pouvoirs

publics, notamment dans les matières suivantes :

allègement de la fiscalité sur l’investissement, le

régime de transmission des entreprises, les pôles de

compétitivité, etc. Ce doit être pour vous un motif

de satisfaction

C’est une grande satisfaction pour l’Union Wallonne et les

équipes qui y travaillent … et pas seulement pour le président

qui termine son mandat.

L’allégement de la fiscalité sur les investissements, le nouveau

régime mis en place sur les successions et les donations

sont une manière de privilégier, comme cela se fait

dans les autres pays et les autres régions, les moyennes

entreprises qui sont de plus en plus nombreuses. Il y a une

vérité à ne jamais oublier c’est que SEULE l’entreprise

apporte de la richesse.

POURQUOI PAS MOI

Les gens ne se rendent pas

compte de l'importance

que représente la

création d'entreprise

pour notre avenir et celui

de nos jeunes

Une ligne de force de votre programme était la création

d’entreprise. Vous disiez : "Il faudrait que chacun

d’entre nous, les patrons, mais aussi les syndicalistes,

les personnalités politiques, les journalistes suscitent

et soutiennent ce «goût d’entreprendre»

dans tous les domaines,

qu’ils soient culturel, sportif ou

associatif et contribuent à la création

d’une PME wallonne". Estimez-vous

que des progrès aient été enregistrés

dans ce domaine

Depuis octobre 2003, j’ai le sentiment

que les choses ont un peu évolué mais

de manière insuffisante. Trop peu de

jeunes cherchent à se dépasser, à créer

leur propre emploi, du moins parmi les

jeunes que j’ai rencontrés lors de mes

témoignages dans les écoles. Une explication

pourrait être que leur manque d’expérience les

freine pour sauter le pas de la création d’entreprise. Seraitce

prématuré à leur âge de connaître l’orientation à donner

à sa vie

Peut-être serait-il bon de transplanter les témoignages vers

les étudiants qui terminent leurs études universitaires ou

supérieures, plutôt que de rencontrer des étudiants du

secondaire qui ne savent pas encore très bien la voie qu’ils

suivront… Je tiens cependant à souligner qu’à chaque

visite dans une école, j’ai au moins rencontré un élève qui

se disait «pourquoi pas moi », mais un, c’est vraiment

insuffisant.

Je crois que bien des gens ne se rendent pas compte de

l’importance que représente la création d’entreprise

pour notre avenir et celui de nos jeunes. OUI des

progrès ont été enregistrés, mais ils sont totalement

insuffisants.


|| ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 21

NOS PME SE VENDENT BIEN

Durant votre mandat, vous avez à plusieurs reprises

accompagné des PME wallonnes à l’étranger, notamment

en Chine et en Iran. Qu’avez-vous retenu de ces

déplacements Comment nos PME se vendent-elles

J’ai effectivement accompagné des PME en Chine et en

Iran où les grandes entreprises ont leurs contacts directs.

Ce que j’ai retenu de ces déplacements, c’est que :

• confinés dans nos régions, nous ne nous rendons pas

compte de la façon vertigineuse à laquelle le monde

change et j’ai été interpellé de constater combien ces

deux pays notamment évoluent ;

• voir Pékin avec quelques années de distance rend rêveur,

mais la question est de savoir s’ils garderont le même

rythme.

J’ai le sentiment, et les chiffres le prouvent,

que nos PME se vendent bien, tout

au moins celles qui bougent et celles qui

ont la volonté de s’adapter à un monde en

perpétuelle mutation… Certaines croient

Confinés dans nos régions,

nous ne remarquons pas

la façon vertigineuse à

laquelle le monde change

encore qu’elles vont pouvoir rester telles qu’elles sont, ce que

je ne pense pas être le cas…

L’Assemblée Générale 2006 de l’UWE se déroule à

Charleroi. C’est une ville que vous affectionnez

particulièrement…

Effectivement, c’est une ville pour laquelle j’ai beaucoup

d’affection. J’aime Charleroi malgré les critiques qui fusent

à son égard, que ce soit au niveau des grèves spectaculaires

qui la secouent – elles sont peu nombreuses, mais

toujours montées en épingle – des dérapages de certains

de ses mandataires.

Mon souhait profond est de lui trouver des révélateurs

puissants pour réveiller ses habitants au

point de vue de la propreté, de l’entrepreneuriat.

Retrouver une ville propre, des

abords accueillants, des entreprises qui se

développent me semblerait être le détonateur

pour tous les Carolos qui affectionnent,

eux aussi, leur ville. ||


|| ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 23

Eric Domb

Le roi lion de Paradisio

Dynamisme Wallon Octobre 2006 Par Thierry VANDERHAEGE (Soir Magazine du 9 août 2006)

Avocat, fiscaliste… : rien ne prédestinait le nouveau patron des patrons wallons

à évoluer au milieu des animaux. En 1994 il avait lancé Paradisio au milieu de

nulle part : depuis, son parc est devenu un fleuron du tourisme de Wallonie.

Décrire Eric Domb, le patron de Paradisio A 45 ans,

il affiche une élégance quasi «british» : un complet veston,

une chemise à ligne, une chevelure en forme de crinière

argentée, des dents parfaitement alignées, si blanches

qu’elles inspireraient le chômage à n’importe quel dentiste.

L’attitude du bonhomme se traduit par une absence

de prétention et une extrême courtoisie. Tout au plus

osa-t-il user des termes «racket syndical» au moment de

commenter son choc frontal avec un permanent de la

FGTB Tournai-Ath-Lessines, lequel réclamait la revalorisation

de certains salaires. L’affaire, qui s’est apaisée depuis,

s’est produite en avril dernier, pile au moment de lancer la

saison 2006. Ajouté à une météo de printemps calamiteuse,

des retards considérables enregistrés dans la

construction du «Rêve de Han Wu Di», le jardin chinois et

à une hypothétique épidémie de grippe aviaire – 2500

oiseaux évoluent à Paradisio –, ce mouvement d’humeur

sur fond de lutte des classes avait de quoi flanquer le

«bourdon» à tout patron de parc animalier qui se respecte.

Coupeur de cheveux en quatre

Justement, parlons-en de ce parc. Il fallait être fada ou

inconscient pour prétendre se lancer dans pareille aventure.

Et dans pareil endroit : Cambron-Casteau, un bled

perdu entre Ath et Mons, dans l’entité de Brugelette. C’est

pourtant là que se niche la perle verte : 52 hectares dont

12 d’étangs, un mur d’enceinte de 2,7 kilomètres, les vestiges

d’une abbaye cistercienne du XII e siècle, une tour

romane, on en oublie et pas des moins remarquables. La

suite pourrait couler de source : Eric Domb découvre le

domaine, a le coup de foudre et le rafle. En vérité, avant

d’en arriver là, l’histoire a emprunté un curieux itinéraire.

Beaucoup plus tôt, en 1982, ce fils de chirurgien brabançon

empoche un diplôme de droit à l’UCL : "Pour mes

parents, j’étais un coupeur de cheveux en quatre : que je

devienne juriste, leur paraissait naturel", s’amuse-t-il

aujourd’hui. En stage à Bruxelles, il découvre le quotidien

de l’avocat : pro deo, tribunaux correctionnels, succession

et autre conseil de guerre se succèdent. Sans passion.

"Bon c’était pas mon truc, mais j’ai beaucoup appris sur la

détresse humaine alors que, jusqu’ici, j’évoluais plutôt

dans un milieu social protégé".

Et puis, il trouve qu’il ne croule pas sous le travail. Alors,

pour tuer le temps, il réussite avec brio les examens, en

flamand, de la licence en sciences commerciales et financière

à la Sint-Aloysius. Le temps de rencontrer sa future

Eric Domb, patron de Paradisio, un

parc que personne n’attendait à

Cambron : "Je ne connaissais rien aux

oiseaux. J’ai appris en commettant

quelques conneries". Son jardin

chinois qui aligne bougies et verdure

est le plus grand du genre en Europe.

épouse, Frédérique, et il rentre dans les bureaux feutrés

de Coopers & Lybrand comme «tax consultant». Fin 1989,

son garagiste affronte un contrôle fiscal. Eric Domb le

conseille, trouve ça plutôt intéressant et décide de monter

la SA Stratéfi, une modeste fiduciaire : "On était devenus

l’assurance tous risques des PME, une sorte de coaching

psychologique avant la lettre".

Se produit alors sa rencontre avec le fondateur de Walibi

grâce à l’entremise de sa secrétaire : "Il savait que

Cambron était à vendre et m’avait contacté pour dénicher

des investisseurs. Plus il se décourageait, plus moi ça

m’excitait. Il a alors laissé tomber : en 1993, j’ai tout

acheté pour 90 millions de francs belges". Plus exactement,

c’est la SA Wildo Properties – une société immobilière

propriété de la famille Domb – qui se porte acquéreur

du domaine en déliquescence, ainsi que de la société

Paradisio gérant du site depuis 1969. Les banques le suivent,

les pouvoirs publics aussi. L’idée est de transformer

le tout en un immense jardin ornithologique et botanique

sur le modèle du «vogelpark» de Walsrode en Allemagne.

"Mais je ne connaissais rien aux oiseaux. J’ai alors recruté

Steffen Fatswahl, un ornithologue qui se plaignait de son

patron super chiant en Allemagne. Je lui ai dit : «Tu

décides quel animal peut venir et moi je m’occupe du

paysage»".

Le duo belgo-teuton fonctionne, même si l’année de l’inauguration

– 1994 – reste marqué à tout jamais dans la

mémoire d’Eric Domb : "C’était une catastrophe : les

investissements avaient explosé et, à part Steffen et le

Directeur financier, je n’étais entouré que d’incompétents.

Bon, j’ai appris en commettant quelques conneries", dit-il

la voix encore chargée d’émotion.

"Sans compter que, dix jours avant l’ouverture, je me fais

attaquer en Justice par une bande d’ayatollahs écolos,

contestant la crédibilité du parc". La Ligue Belge pour la

Protection des Oiseaux voit en effet d’un mauvais œil ce

projet qu’elle considère comme un zoo ne disant pas son

nom. La Ligue échouera dans toutes ses tentatives de

faire trébucher le self-made-man.


24 EN COUVERTURE

520.000 visiteurs

En 1994, 160.000 visiteurs déambulent à l’ombre de la

tour romane, plus de 520.000 l’année dernière, laquelle se

clôture sur un chiffre d’affaires de 10,2 millions d’euros.

Devenu le fleuron du tourisme en Hainaut, Paradisio est

côté en bourse et pourra bientôt se targuer d’avoir à

sa tête le patron des patrons wallons. C’est en effet le

nouveau défi que s’est posé Eric Domb : la présidence de

l’Union Wallonne des Entreprises. "J’avais créé un petit

comité de créateurs d’entreprise. Selon moi, ça vaut la

peine de vivre sa passion et de la transformer en boulot.

La Wallonie ne s’en sortira que si elle soutient les entrepreneurs".

Entreprendre La démarche ne soulève aucune crainte

chez l’ancien avocat : il a des projets à revendre pour les

15 prochaines années. ||

En 2005, plus de 520.000

visiteurs ont déambulé

à l'ombre de la tour

romane, point central

du Parc Paradisio.

Trois questions au nouveau Président de l’UWE

Depuis le 16 octobre 2006, le patron de Paradisio est également le Président de l’Union Wallonne des Entreprises.

Dynamisme Wallon a rencontré le nouveau «patrons des patrons wallons».

Dynamisme Wallon : pourquoi avoir accepté la

présidence de l’UWE

Eric Domb : Depuis plusieurs années, je saisis toutes les

occasions qui se présentent pour promouvoir, à la lumière

de mon expérience personnelle, l’esprit d’entreprise en

Wallonie.

Quel est le projet qui vous tient particulièrement

à cœur en tant que nouveau Président

Il est évident qu’un tel esprit ne pourra s’épanouir que dans

un climat et un environnement plus favorables au développement

de l’activité économique sur notre territoire.

Je forme l’espoir que l’accession à la présidence de l’Union

Wallonne des Entreprises amplifiera mes moyens d’action

et de communication au service de ma Région.

Quel message allez-vous délivrer à vos collègues

entrepreneurs en Wallonie

Les Wallons ont une connaissance très insuffisante du fonctionnement

de l’économie à l’ère de la globalisation.

Collègues, chefs d’entreprise, je vous engage à faire de la

pédagogie économique, que ce soit au cœur de votre entreprise

ou auprès des médias.

Ne laissez pas aux syndicats le monopole de fait de cette

communication car il s’agit là d’un thème essentiel pour

l’avenir de notre Région et qu’il est plus que temps de

réconcilier les Wallons avec l’entreprise.


|| ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 27

Union Wallonne des Entreprises

Les temps forts de l'année écoulée

Dynamisme Wallon Octobre 2006

Par Madeleine DEMBOUR

Peut-être vous êtes-vous déjà demandé ce que faisait concrètement l'Union Wallonne des Entreprises... Quelle

meilleure occasion que son assemblée générale – couplée à la publication de son rapport d'activités 2005-2006 – pour

lever le voile sur ses activités Parmi les points à épingler au cours des 12 derniers mois, nous en avons donc retenu

dix. Il s’agit de domaines dans lesquels l’action de l’UWE a été particulièrement intense.

1. Santé de l’économie wallonne : le constat unanime

La publication, fin août 2005, du Plan Marshall donne suite aux

nombreux signaux d’alarme envoyés par l’UWE. De multiples

études et enquêtes publiées par l’UWE ont contribué activement

à l’émergence du débat sur la santé de l’économie wallonne.

2. Un grand cru fiscal

Une des mesures phare du plan Marshall est l’allègement

de la charge fiscale pesant sur les entreprises : grâce à

différents décrets votés par le Parlement en 2005 et 2006,

la fiscalité wallonne est devenue sur plusieurs points plus

favorable que la fiscalité flamande.

3. Pôles de compétitivité

Autre mesure phare du plan Marshall : la mise en place de

pôles de compétitivité. L’UWE a contribué à leur mise en

place et assure la coordination entre les pôles en s’inscrivant

comme courroie de transmission avec les autorités

publiques, pour les questions qui leur sont communes.

4. La transmission d’entreprise facilitée

Le régime de transmission des entreprises a connu de grandes

améliorations, notamment au niveau des droits de succession,

mais aussi au point de vue de la circulation de l’information.

5. Un budget wallon enfin orienté «Recherche»

Une augmentation substantielle des budgets de Recherche

& Développement est intervenue via le Plan Marshall, qui y

consacre un quart de ses moyens (270 millions d’euros). Il

s’agit d’une réponse concrète à l’attente de l’UWE depuis


28 EN COUVERTURE

de nombreuses années de voir la recherche et l’innovation

s’ériger en priorités pour la Wallonie.

6. Deux fois plus d’entreprises wallonnes à l’Europe

Plus de 80 sociétés wallonnes (= 22 millions d'euros de

retombées financières) participent à des projets retenus

pour financement par la Commission européenne dans le

cadre de son 6 e Programme-Cadre de Recherche et

Développement. L’action de l’UWE, où est logé le

National Contact Point pour la Wallonie (NCP-Wallonie), a

permis de doubler la participation des PME wallonnes par

rapport aux éditions précédentes.

7. Enseignement : davantage en lien avec les

besoins des entreprises

Dans le cadre de l'amélioration de notre enseignement,

l'UWE a proposé des éléments concrets afin d'améliorer

les compétences attendues des jeunes en entreprise

parallèlement à un statut unique de l’alternance.

8. Environnement – Energie : vigilance !

Alors que certaines dispositions administratives sont prises

en vue de faciliter l’obtention du permis d’environnement,

d’autres projets alourdissent la charge financière des entreprises.

Ce qui va à contresens du Plan Marshall, notamment

en ce qui concerne la taxation des déchets, celle des eaux

usées, et l’augmentation des quotas de certificats verts

pour l’électricité. Au total ces montants représenteraient une

facture de 250 millions d'euros par an pour les entreprises.

9. Simplification administrative :

les attentes de l’UWE rencontrées

Le récent plan d’action de simplification administrative du

Gouvernement wallon rencontre la plupart des attentes

exprimées par l’UWE : la traçabilité du dossier (savoir à tout

moment où il en est), éviter de demander aux entreprises

des données déjà en possession de l’administration etc.

Des résultats concrets ont déjà été engrangés, comme la

déclaration sur l’honneur introduite dans le cadre des droits

de succession et l’automatisation de la procédure «prime

d’emploi» avec les secrétariats sociaux.

10. Séjour en entreprise pour les parlementaires :

un succès

Depuis septembre 2005, l’UWE propose aux parlementaires

d’effectuer un séjour en entreprise afin de se familiariser

aux divers aspects possibles de la vie d’entreprise.

L’opération a pris une ampleur transfrontalière, avec la

collaboration du VOKA (Vlaams Economisch Verbond).

Près de 50 séjours sont d’ores et déjà prévus. ||

Plus d’infos www.uwe.be


|| PRESSE & ENTREPRISE 31

Table ronde «Presse et Entreprises»

Qui a peur des journalistes

Dynamisme Wallon Octobre 2006

Compte-rendu de Madeleine DEMBOUR

Ambiance de rentrée ce 4 septembre à Wavre. Dynamisme wallon conviait la presse

francophone pour un débat à bâtons rompus autour du thème «Presse et

Entreprises». Vaste sujet ! Mais l’ampleur de la tâche ne rebute visiblement pas les

rédacteurs en chef et leurs collègues, qui ont répondu «présents» à l’invitation de

votre mensuel.

Pour résumer, disons que les journalistes jugent les organismes

patronaux très prévisibles et sans surprise, pratiquement

à ranger dans le secteur institutionnel. Message reçu !

L’Union Wallonne des Entreprises s’interroge en effet

souvent sur la manière dont les journalistes perçoivent sa

communication, ainsi que celle émanant d’autres organismes

patronaux comme la FEB, les fédérations sectorielles, l’UCM,

etc. C’était le premier sujet abordé ce 4 septembre.

"Vous êtes victimes de cette

image un peu convenue",

constate Béatrice Delvaux,

Rédactrice en chef du Soir.

"Il est curieux que le bilan de

santé sur la Wallonie trouve

un écho dans la presse

quand il vient via Alain

Destexhe s’exprimant dans

la presse flamande… En

tant que journalistes, nous

devons faire notre ‘mea

culpa’ de n’avoir pas vu la

réalité en face quand elle

venait de l’UWE ou de la

FEB…Mais continuez : il est

important que vous mainteniez

les clignotants allumés".

Il est très précieux d’avoir un

interlocuteur qui nous répond,

même quand les nouvelles sont

négatives.

(Béatrice Delvaux, Le Soir)

"Rendre les reportages

concrets, c’est notre boulot,

nous ne voulons pas de

l’info pré-mâchée. Par

contre, quand vous nous

permettez de trouver des

exemples imagés rapidement,

ça nous aide", souligne

Valérie Druitte, responsable

de la rédaction

wallonne de la RTBF Télévision.

"Nous recevons quotidiennement

un tas de chiffres,

d’études, de statistiques…

Un petit coup de pouce de

l’UWE pour mettre le doigt

sur ce qui est important",

voilà ce qu’apprécie Martine

Maelschalck, Rédactrice en

chef de l’Echo.

Rendre les reportages concrets,

c’est notre boulot, nous ne voulons

pas de l’info pré-mâchée.

(Valérie Druitte, RTBF)

d’images, nous avons uniquement

besoin de faits et

de chiffres. Les besoins des

uns ne sont pas ceux des

autres, cela dépend des

éclairages, de la ligne éditoriale".

Du concret, mais pas de

pré-mâché !

Autre préoccupation : la complexité

des discours patronaux.

L’économie, les entreprises,

c’est compliqué !

Tous les journalistes s’accordent

sur le constat, mais

pas nécessairement sur les

remèdes à apporter. Certains

souhaitent que l’UWE rende

sa communication plus

concrète, "plus digeste", précise

Vincent Liévin (Dernière

Heure), et en "axant davantage

sur les solutions et non

les problèmes", suggère

Christian Miroir (BFM).

Il est important de rendre

l'information économique plus

digeste.

(Vincent Liévin, La Dernière Heure)

On vit sur un volcan qui menace

d’exploser, et la presse n’en

parle pas assez.

(Martine Maelschalck, L’Echo)

Jean-Pierre Breulet, Rédacteur

en chef de l’agence Belga,

souligne la spécificité des

agences de presse et leur

aspect pratiquement clinique :

"là où d’autres médias

auront besoin d’histoires ou

Là où d’autres médias auront

besoin d’histoires ou d’images, nous

avons uniquement besoin de faits.

(Jean-Pierre Breulet, Belga)


32 EXCLUSIF

Attention au barrage des

secrétaires

Autre volet du débat : la

communication des entreprises.

Quels conseils pratiques

donner à celles qui

souhaitent entrer en contact

avec la presse

"Laisser la communication

uniquement aux attachés de

presse est une erreur. En

tant que journaliste, on souhaite

sortir d’un discours

balisé et confiné, pour

entrer en contact directement

avec la personne en

charge du dossier", relève

d’emblée Nicolas Ghislain,

Rédacteur en chef adjoint du

Vif-L’Express.

Laisser la communication

uniquement aux attachés de presse

est une erreur.

(Nicolas Ghislain, Le Vif-L’Express)

Deuxième conseil : s’ouvrir

aux médias, ne pas avoir

peur. "Des entreprises font

de très belles choses en

Wallonie, constate Philippe

Malherbe, Rédacteur en

chef adjoint de RTL-TVI.

Mais quand un journaliste

appelle pour faire un reportage,

les patrons ont peur.

Ils se demandent ce qu’on

va dire de mal. Ils ne profitent

pas de la vitrine que

représente un JT pour expliquer

ce qu’ils font".

Troisième conseil : s’organiser

en interne pour que les

demandes de la presse circulent

bien. Jean-Pierre

Breulet : "Il arrive très sou-

vent que la direction d’une

entreprise soit impossible à

joindre. En cause : les barrages

du secrétariat. Dans

ce cas, nous mettons dans

la dépêche une phrase du

style : la direction n’a pas

voulu répondre. Le lendemain,

la patron est furieux

de lire ça dans la presse car

il a le sentiment que le

journaliste n’a pas cherché

à l’appeler, et il envoie un

communiqué de presse

résumant ce qu’il avait à

dire".

Quand un journaliste appelle pour

faire un reportage, les patrons ont

peur.

(Philippe Malherbe, RTL-TVI)

Le discours patronal doit s'axer

davantage sur les solutions et

moins sur les problèmes.

(Christian Miroir, BFM)

étalé dans la presse. "Un

journaliste devrait toujours

vérifier une info auprès de la

personne incriminée, concède

Béatrice Delvaux. Mais cela

prend du temps. Et les journalistes

ne sont pas des

"passe-plats", ils aiment

aussi prendre le risque d’un

scoop. Mais si on sent qu’il

y a un risque de manipulation,

le journaliste devrait

toujours se demander : comment

réagirais-je si on parlait

de moi comme ça ".

On préfère un patron qui répond

franchement en 3 minutes, plutôt

qu’un attaché de presse qui parle

pendant une demi-heure.

(Philippe Martin, Vers l’Avenir)

Un souhait partagé par ses

collègues, à l’instar de

Philippe Martin, Rédacteur

en chef adjoint de Vers

l’Avenir : "on préfère un

patron qui répond franchement

en 3 minutes, plutôt

qu’un attaché de presse qui

parle pendant une demiheure".

Vincent Slits, de La

Libre Belgique, estime que

"les contacts sont beaucoup

plus formatés qu’il y a 10

ans, avec de plus en plus

d’attachés de presse qui ont

parfois la mémoire courte et

ne connaissent pas le passé

de l’entreprise".

Certains attachés de presse ont

parfois la mémoire courte et ne

connaissent pas le passé de

l’entreprise.

(Vincent Slits, La Libre Belgique)

Et si un patron ne souhaite

pas s’exprimer "Qu’il dise

simplement : je n’ai rien à

dire ou rien à ajouter. C’est

tout. Mais fuir les journalistes

donne l’impression

qu’il y a des choses à

cacher", estime Séverine

Cirlande (Rédactrice en

chef de Canal Z), rejointe sur

ce point par Béatrice

Delvaux (Le Soir) : "il est très

précieux d’avoir un interlocuteur

qui nous répond,

même quand les nouvelles

sont négatives. Je crois

énormément aux contacts

individuels et informels, à

ces gens qui peuvent nous

aider à mieux comprendre

une entreprise, même si

leur nom n’apparaît pas".

Le pire restant toujours,

pour un patron, de découvrir

un beau matin son nom

Fuir les journalistes donne

l’impression qu’il y a des choses

à cacher.

(Séverine Cirlande, Canal Z)

L’économie, un "sujet"

Enfin, troisième et dernier

volet de la discussion, l’état

de santé actuel de la

Wallonie. Comment faire

"passer" des réalités économiques

– peut-être pas toujours

agréables - auprès du

grand public Un défi très dif-


|| PRESSE & ENTREPRISE 33

ficile, car comme relève

Christian Miroir (BFM),

"l’économie en tant que telle

entre dans les préoccupations

de 3% seulement des gens".

Les représentants de la presse

francophone ont été accueillis par le

staff de l’UWE, son Administrateur

délégué Vincent Reuter et son futur

Président Eric Domb

Mais en même temps,

concède Nicolas Ghislain

(Le Vif-L’Express), "en admettant

même que les gens se

rendent compte de la situation

économique, il faudrait

une maturité énorme de la

part de la population pour

accepter les réformes structurelles

qui découlent de ce

constat".

Tout de même, "les politiques

ont beaucoup menti

sur l’état de la Wallonie, juge

Béatrice Delvaux. Mais

quand ce sont Alain Destexhe

ou Olivier Chastel qui sortent

des grandes vérités, je me

sens mal, en tant que journaliste.

C’est nous, la presse,

qui aurions dû mener ces

enquêtes".

Martine Maelschalck (L’Echo)

abonde : "oui, on vit sur un

volcan qui menace d’exploser,

et la presse n’en parle

pas assez". ||

Retrouvez l'annuaire «Presse»

de Dynamisme Wallon

en pages 35 à 37.


34 EXCLUSIF

Médias et actualité économique

Vos contacts incontournables

Dynamisme Wallon Octobre 2006

A l’occasion de la Table Ronde «Presse et Entreprise» (voir pages 31), nous publions les coordonnées et informations relatives

à ce que l’on nomme le 4e pouvoir, afin que les entreprises puissent disposer d’un annuaire actualisé et efficace pour

communiquer au mieux avec les médias.

Au fil des ans, l’économie a pris une place de plus en plus

importante auprès des journalistes. Ceux-ci ont un véritable

appétit rédactionnel en ce qui concerne l’actualité économique

et investissent tant en espace qu’en moyens humains.

De leur côté, les entreprises communiquent beaucoup plus,

conscientes qu’elles ont des clients, des analystes et des

investisseurs à qui il faut fournir des informations. Certaines

entreprises enregistrent des succès notables, voire mondiaux,

et se rendent compte de l’intérêt d’investir dans une

politique de communication régulière.

Agence de presse

Belga

Rue Frederic Pelletier 8b - 1030 Bruxelles

02/743.23.11, www.belga.be

• Diffusion : 550 dépêches par jour (FR/NL)

• Contacts :

- Jean-Pierre Breulet, rédacteur en chef 02/743.23.56 jean.pierre.breulet@belga.be

- Nicolas Baras, basé à Namur 0478/24.64.33 nba@belga.be

- Nathalie Evrard, basée à Liège 0475/75.42.07 nev@belga.be

- Tout communiqué (réaction, annonce de conférence de presse) :

redaction@belga.be (24h/24)

- Service planning-agenda : Lydia De Coster 02/743.23.57

Les médias sont les relais des entreprises wallonnes et ont à

ce titre un rôle dans l’accompagnement économique wallon.

Que les entreprises continuent à communiquer, les médias

sont demandeurs !

Les entreprises membres de l’UWE qui souhaiteraient des

précisions par rapport aux médias peuvent s’adresser à :

Madeleine DEMBOUR, Responsable de la Communication à

l’UWE au 010/47.19.42 ou madeleine.dembour@uwe.be. ||

La Libre Belgique

Boulevard Emile Jacqmain 127 - 1000 Bruxelles

02/211.28.11, www.lalibre.be

• Tirage : 59.238 exemplaires.

• Diffusion payante : 47.133 exemplaires.

• Lectorat : 197.800 lecteurs.

• Contacts : (adresse mail : prenom.nom@lalibre.be) :

- Michel Konen, Rédacteur en chef (02/211.27.77)

- Vincent Slits, Chef du Service économique

- Pierre Loppe, Chef de «La Libre Entreprise» (02/211.28.06)

- Paul Piret, Politique wallonne (081/22.46.07)

- Paul Vaute, Responsable de «La Gazette de Liège» (04/223.19.33)

Sud Presse

Rue du Coquelet 134 - 5000 Namur

081/220.08.11 (070/21.10.10 à partir de décembre 2006), www.sudpresse.be

Quotidiens (1) (1) Tirage, diffusion payante et lectorat = chiffres CIM 2005/2006.

La Dernière Heure/Les Sports

Boulevard Emile Jacqmain 127 - 1000 Bruxelles

02/744.44.55, www.dhnet.be

• Tirage : 120.565 exemplaires.

• Diffusion payante : 86.000 exemplaires.

• Lectorat : 495.800 lecteurs.

• Contacts (adresse e-mail : prenom.nom@saipm.com) :

- Michel Marteau, rédacteur en chef 02/211.28.54

Bureaux régionaux :

- Bruxelles : Mathieu Ladeveze 02/211.29.49

- Charleroi : Vincent Debruyne 071/30.85.64

- Liège : Jean-Michel Crespin 04/222.18.30

- Mons : Henri Buxant 065/84.28.47

- Namur + suivi de l’actualité régionale wallonne : Vincent Liévin

081/24.11.69 ou 0477/41.75.23

- Tournai : Christophe Lison 069/22.10.93

- Wavre : Jean-Philippe de Voegelaere 010/22.42.02

L’Echo

Tour & Taxis, avenue du port 86C bte 309 - 1000 Bruxelles

02/423.16.11, www.lecho.be

• Tirage : 24.959 exemplaires.

• Diffusion payante : 17.862 exemplaires.

• Lectorat : 61.400 lecteurs.

• Contacts (adresse e-mail : prenom.nom@lecho.be)

- Martine Maelschalk rédactrice en chef 02/526.55.11

- Journaliste couvrant l'actualité des entreprises wallonnes :

Gérard Guillaume 02/423.16.88 gerard.guillaume@lecho.be

• Tirage : 161.062 exemplaires (6 titres/12 éditions)

• Diffusion payante : 128.472 exemplaires

• Lectorat : 641.400 lecteurs.

• Contacts : - Rédaction générale : Michel Royer 081/208.365

michel.royer@sudpresse.be

LA MEUSE (Chef de pôle Michel Royer)

- Liège : Luc Gochel 04/220.08.11 Redliege.Lameuse@sudpresse.be

- Huy-Waremme : Muriel Sparmont 085/71.03.44

Redhuy.Lameuse@sudpresse.be

- Verviers : Luc Gochel 087/31.71.30 Redverviers.Lameuse@sudpresse.be

- Luxembourg : Frédéric Bach 063/41.00.70

redluxembourg.Lameuse@sudpresse.be

- Marche 084/31.10.54 Redluxembourg.Lameuse@sudpresse.be

LE QUOTIDIEN (Namur)

- Christine Bolline 081/208.379 red.Lequotidien@sudpresse.be

LA NOUVELLE GAZETTE (Chef de pôle Démétrio Scagliola)

- Charleroi : Martine Parez 071/276.430

Redcharleroi.nouvellegazette@sudpresse.be

- Sambre et Meuse : idem Charleroi,

Redsambremeuse.Nouvellegazette@sudpresse.be

- Centre : Olivier Buisseret 064/23.76.00

Redcentre.Nouvellegazette@sudpresse.be

LA PROVINCE - David Flament 065/39.49.70 Red.Laprovince@sudpresse.be

LA CAPITALE - Didier Swysen 02/225.56.00 Red.Lacapitale@sudpresse.be

NORD ECLAIR

- Tournai : Daniel Foucart 069/22.81.71 redtournai.nordeclair@sudpresse.be

- Mouscron : Jean-Michel Soupart 056/85.24.70

redmouscron.nordeclair@sudpresse.be


|| PRESSE & ENTREPRISE 35

Le Soir

Rue Royale 120 - 1000 Bruxelles

02/225.54.32, www.lesoir.be et www.regions.be (reprend l’ensemble des

articles parus dans les éditions régionales)

• Tirage : 121.456 exemplaires.

• Diffusion payante : 96.511 exemplaires.

• Lectorat : 546.100 lecteurs.

• Contacts (adresse mail : prenom.nom@lesoir.be) :

- Chef du Service Economie : Jean-François Lanckmans 02/225.54.32

- Chef du Service Régions : Véronique Lamquin 02/225.57.42

- Politique wallonne : Hugues Danze 02/225.52.27

- Economie wallonne : Benoît July 071/ 20.00.27

Bureaux régionaux :

- Liège : Eric Renette 04/232.30.80

- Hainaut : Pascal Lorent 071/20.00.20

- Namur-Luxembourg : Eric Burgraff 061/53.49.87

- Brabant Wallon : Philippe Pierre 010/24.29.42

- Bruxelles : Olivier Mouton 02/225.57.86

Vers l’Avenir

Route de Hannut 38 - 5004 Bouge

081/24.88.11, www.verslavenir.be ou www.votrejournal.be

• Tirage : 120.372 exemplaires.

• Diffusion payante : 98.939 exemplaires.

• Lectorat : 427.300 lecteurs.

• Contacts :

- Rédaction nationale : Philippe Martin 081/24.89.10

- Wavre (VA Brabant wallon) : Dominique Vellande 010/84.98.00

- Namur (VA Namur) Jean-François Pacco 081/24.88.11

- Dinant (VA Basse-Sambre) Emmanuel Wilputte 082/22.56.80

- Philippeville (VA Le Rappel) Bruno Malter 071/66.23.40

- Charleroi (VA Le Rappel) 071/53.29.30

- Arlon (L’Avenir du Luxembourg) Bernard Mottet 063/23.10.20

- Marche (L’Avenir du Luxembourg) 084/37.41.40

- Tournai (Le Courrier/Le Courrier de l’Escaut) : Jean-Pierre De Rouck

069/88.96.20

- Ath (Le Courrier/Le Courrier de l’Escaut) 068/26.96.00

- Mouscron (Le Courrier) 056/33.02.08

- Verviers (Le Jour Verviers) : Franck Destrebecq et Claude Gillet

087/32.20.90

- Huy (Le Jour Huy-Waremme) : Catherine Duchâteau 085/84.97.50

- Liège (Le Jour Liège) : Yves Raisière 04/220.16.20

Grenz Echo

Marktplatz 8 - 4700 Eupen

087/59.13.22

• Tirage : 11.767 exemplaires.

• Diffusion payante : 9.873 exemplaires.

• Contacts : redaktion@grenzecho.be

- Gérard Cremer, Rédacteur en chef

Quotidien gratuit

Metro

c/o Mass Transit Media, Galerie Ravenstein 4 - 1000 Bruxelles

02/227.93.43, www.metrotime.be

• Diffusion : 111.820 (Fr)

• Lectorat : 566.000 lecteurs (Fr)

• Diffusion gratuite : réseaux SNCB, STIB, De Lijn, Tec, campus universitaires

et hautes écoles supérieures, distributeurs dans une centaine de

sociétés (Dexia, Electrabel, KBC, etc.) et dans les points de vente Panos.

• Contacts :

- Rédacteur en chef : Arnaud Dujardin adujardin@freemetro.be

02/227.93.50.

- General Manager et Editeur responsable : Monique Raaffels

02/227.93.40.mraaffels@freemetro.be

- Newsmanager francophone : Caroline Finné

Hebdomadaires

Trends Tendances

Brussels Media Centre, rue de la Fusée 50 bte 9 - 1130 Bruxelles

02/702.47.71, redaction@tendances.be, www.tendances.be

• Tirage : 54.625 exemplaires (Fr + Nl).

• Diffusion payante : 41.194 exemplaires (Fr + Nl).

• Lectorat : 287.000 lecteurs.

• Contacts (adresse mail : prenom.nom@tendances.be) :

- Rédacteur en chef : Frédéric Mahoux

- Rédactrice en chef adjointe : Michèle Audrit

Le Vif/L’Express

Brussels Media Centre, rue de la Fusée 50 bte 6 - 1130 Bruxelles

02/702.47.01, www.levif.be

• Tirage : 94.512 exemplaires.

• Diffusion payante : 80.974 exemplaires

• Lectorat : 513.000 lecteurs.

• Contacts (adresse mail : prenom.nom@levif.be) :

- Rédacteur en chef : Stéphane Renard

- Rédacteurs en chef adjoint : Nicolas Ghislain et Ariane Petit

- Coordination politique, économique et sociale : Isabelle Philippon

Mensuels

Bizz feedback@bizzmagazine.be

Business Logistics info@businesslogistics.com

Le Marché marche@orena.be

Liège Express liege.express@saipm.com

L’Usine usine@benefalux.be

PME/KMO helpdesk@kmopme.be

RH Tribune yem@mrh.be

La Presse issue des organisations

Athena (DGTRE) – a.joveneau@mrw.wallonie.be

Commerce & Industrie (CCI du Brabant wallon, Hainaut, Hainaut

occidental, Namur) – ccibw.magazine@skynet.be

Construction (Confédération de la Construction) –

nicolas.oldenhove@confederationconstruction.be

Dialogue (Ministère de la Région wallonne) – www.dialogue.wallonie.be

Dynamisme Wallon (UWE) madeleine.dembour@uwe.be (voir p.36)

Forward (FEB) – forward@vbo-feb.be

Gagnez & Réussir (CCI Liège et Verviers) - cj@ccilv.be

Entreprendre Aujourd’hui (CCI Luxembourg Belge) -

christophe.hay@ccilb.be

Entreprendre (CCI de Bruxelles) – info.ccib@ccib.be

Indépendant et Entreprise (SDI) – info@sdi.be

Industrie, technique et management (Agoria) -

peter.ooms@roularta.be

Transpo (Febetra) - transpo@transpo.be

Union & Actions (UCM) – ua@ucm.be

Wallonie (CESRW) – nathalie.blanchart@cesrw.be


36 EXCLUSIF

Les publications de l’UWE

Dynamisme Wallon

c/o UWE, chemin du Stockoy 3 - 1300 Wavre

010/47.19.40, www.dynamismewallon.be

• Tirage : 7.500 exemplaires (CIM 2005).

• Contacts : (adresse mail : prenom.nom@uwe.be) :

- Madeleine Dembour (rédactrice en chef), Thierry Decloux et Vinciane

Pinte 010/47.19.40.

- Régie publicitaire : Alliance Media 010/40.13.12, info@alliancemedia.be

• Autres publications de l’UWE : - «Guide web de l’entrepreneur wallon»

(édition annuelle), en collaboration avec l’Agence wallonne des

Télécommunications : plus de 500 liens commentés pour entreprendre

en Wallonie.

- Les études, enquêtes, «position papers» et guides pratiques de l'UWE

(disponibles sur www.uwe.be)

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mivi@rtbf.be.

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|| PRESSE & ENTREPRISE 37

Les Télévisions locales

Rue Mehaignoul 4 – 5081 Meux

081/71.19.80, www.teleslocales.be (liens vers les 12 télés)

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- Directrice de la Fédération des Télés locales : suzy.collard@teleslocales.be

Divers

www.alter.be L’agence Alter (presse et innovation sociales) édite des

newsletters bimensuelles sur l’actualité sociale (Alter Echos) et l’économie

durable (Alter Business News).

www.walloniepresse.be Système de communiqués de presse par

Internet pour la Wallonie-Bruxelles. Plus de 500 journalistes inscrits et plus

de 280 médias.

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monde de la pub.

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(toute la presse quotidienne francophone). Accès payant !

Une première en Wallonie

Un roman comme

carte de visite

La Journée Découverte Entreprises a eu lieu

le 1er octobre dernier. Dans le cadre de

cette édition 2006, l'imprimerie Nuance 4,

installée à Naninne (Namur), a été sélectionnée

comme «Lauréate de l'idée créative» en relevant le défi

d’être la première entreprise wallonne à déclarer son projet

d’entreprise à travers un roman, un nouveau concept proposé

par une autre entreprise wallonne : les Editions Marane.

Le projet de l’entreprise a ainsi été décodé et le personnel

s’est confié pour permettre la création d’un scénario représentatif

pour finalement donner naissance à «Odeur d'humus»,

un roman d’aventure, plein d’intrigues, où les personnages et

les situations sont les caricatures de personnes et situations

réelles. Devenu désormais la carte de visite de l’entreprise, le

roman suscite aujourd'hui des discussions, accroît la notoriété

et crée un nouveau type de relations.

Cette démarche de communication nouvelle, et particulièrement

osée, n'a pas tardé à générer des résultats tangibles,

que ce soit en matière de prospection de nouveaux clients ou

de renforcement des relations avec les clients, les fournisseurs

et le personnel. Plus concrètement encore, ce projet a

permis le développement d’une nouvelle ligne de production

(les Editions Marane vont éditer leurs deux prochains livres

chez Nuance 4) et un chiffre d'affaires, après 6 mois

d’existence du livre, de 30.000 euros.

>> Plus d'infos sur ce concept : www.noetique.eu


|| RESSOURCES HUMAINES 39

Forem, cellules de reconversion, intérim...

Où trouver vos futurs collaborateurs

Dynamisme Wallon Octobre 2006

Sur le train de l'emploi, Forem, agences d'intérim,

bureaux de recrutement, cellules de reconversion…

sont autant de wagons qui suivent la même direction :

accompagner les entreprises dans leur recherche

de nouveaux collaborateurs. Mais le service fourni,

le fonctionnement et l'efficacité varient fortement

d'un wagon à l'autre. Dynamisme Wallon vous aide

à y voir plus clair.

© belpress.com - Banque d’images en ligne

© belpress.com - Banque d’images en ligne

1. Le Forem consacre 135 millions

aux politiques d’emploi et 108

millions aux actions de formation

professionnelle. Son contrat de

gestion 2006-2011 a été approuvé

le 15 juin dernier par le

Gouvernement wallon.

2. Le chèque «Sport et Culture» est

exonéré de cotisations ONSS

depuis le 1er juillet 2006. Un

grand point de satisfaction pour

Michel Croisé (Sodexho) qui a

toujours été convaincu du succès

de ce concept.


|| RESSOURCES HUMAINES 41

Un euro sur huit y passe

Le Forem : quel impact Et à quel prix

Dynamisme Wallon Octobre 2006

Propos recueillis par Madeleine DEMBOUR

Un tel acteur, tant par son poids budgétaire, mais surtout par les défis auxquels il doit

faire face mérite un contrat de gestion ambitieux et volontaire. Qu’en est-il Dynamisme

Wallon a posé la question à Thierry Devillez, qui siège pour l’UWE au Comité de Gestion

du Forem.

Comment décrire le Forem pour ceux qui ne le connaissent

pas "C’est le service public de l’emploi compétent

pour la partie wallonne du pays. Il effectue principalement

des actions de placement et d’accompagnement des demandeurs

d’emploi, ainsi que des actions de formation professionnelle",

énonce Thierry Devillez, qui siège pour l’UWE au

Comité de Gestion du Forem et qui à ce titre, veille à faire

passer la vision des entreprises, les premières «clientes» du

Forem.

Deux éléments pour donner un ordre de grandeur de cet opérateur

public.

• Au plan du budget wallon : 1 euro sur 8 transite par le

Forem. "En synthétisant rapidement, au-delà de l’octroi de

subventions pour financer l’emploi dans les secteurs public

et non-marchand (508 millions d’euros), le Forem consacre

135 millions aux politiques d’emploi et 108 millions aux

actions de formation professionnelle".

• Un fonctionnaire wallon sur 5 est occupé au Forem.

"3.700 personnes sont occupées au Forem et sur les 5

dernières années, la masse salariale a cru de plus de 8%

en moyenne annuelle".

Un nouveau contrat de gestion, couvrant 2006-2011, a été

approuvé le 15 juin par le Gouvernement wallon et son

Comité de gestion, où siègent les représentants d’employeurs

et de travailleurs. "Les signataires y définissent les

règles et conditions spéciales en vertu desquelles cet organisme

exerce ses missions de services public", observe

Thierry Devillez.

Un tel acteur, tant par son poids sur le budget wallon mais

surtout par les défis auxquels il doit faire face mérite un

contrat de gestion ambitieux et volontaire. Qu’en est-il

"Nous attendions 3 améliorations majeures pour ce contrat

de gestion", énonce Thierry Devillez :

1.Un pilotage rigoureux avec des objectifs et des indicateurs

de mesure de l’impact attendu de l’action du FOREM

et de son efficience ;

2.Des engagements concrets en matière de mobilisation

des demandeurs d’emploi pour, notamment, répondre

aux pénuries observées et contribuer au redéploiement

économique esquissé dans le Plan Marshall du Gouvernement

wallon ;

3.Une ouverture accrue aux opérateurs privés de placement

et de formation dans un contexte où sociétés d’intérim,

agences de recrutement sélection, outplacement,

voire opérateurs privés de formation sont devenus des

partenaires coutumiers des entreprises.

Agir … et mesurer

Sur ces divers points, le

Gouvernement wallon n’a

pas pu trancher et définir, comme le droit l’y autorise, les

objectifs du Forem et les indicateurs de mesure y afférents.

"Il n’est plus possible aujourd’hui de se limiter à des objectifs

de production, sans s’interroger sur l’impact attendu et les

moyens consommés pour ce faire. Par exemple, il ne suffit

pas de dire que l’on offre 2000 formations par an pour les

métiers en pénurie, sans vérifier sur le terrain si les offres

d’emploi ont été rencontrées".

Le Contrat de gestion renvoie à fin 2006 l’élaboration d’objectifs

précis et de mesures de l’impact et du coût des

actions du Forem. Il en est de même en matière de comptabilité

analytique. Espérons que conformément au prescrit de

ce contrat de gestion, l’ensemble des partenaires (politiques,

entreprises et syndicats) mettront tout en œuvre pour réaliser

ses ambitions et objectifs, notamment en matière de

gouvernance et de pilotage.

Une lourde responsabilité

L’inquiétude de l’UWE, à ce propos, est d’autant plus justifiée

que la responsabilité du Forem dans le développement économique

wallon s’est accrue via sa contribution à de multiples

mesures du Plan Marshall. Comme le précise son

Administrateur général, dans le dernier rapport d’activités,

"un rôle nouveau lui a même été assigné : soutenir une politique

de l’emploi fondée sur le développement économique

grâce, notamment à la formation. La lutte contre les pénuries,

le Plan langues et le développement des pôles de compétitivité

sont des traductions concrètes de ces nouvelles

mesures (1) ".

Pour l’UWE ce n’est pas tant un rôle nouveau que la reconnaissance

de l’importance du fonctionnement du marché

du travail dans le développement de la croissance et de

l’emploi au plan régional. Le management du Forem en

semble intimement convaincu, lui qui a tout de suite entamé

les travaux relatifs aux indicateurs et à l’élaboration du plan

d’entreprise et des tableaux de bord.

"Nous soutiendrons cette dynamique de travail et y contribueront

en avançant, comme lors de la négociation du

Contrat de gestion, des propositions concrètes à la mesure

des défis du marché du travail en Région wallonne", conclut

Thierry Devillez. ||

(1) Rapport d’activités 2005, disponible sur www.leforem.be

Thierry Devillez (UWE) : "Il ne suffit

pas de dire que l'on offre 2.000

formations par an pour les métiers en

pénurie, sans vérifier sur le terrain si

les offres d'emploi ont été

rencontrées".


|| RESSOURCES HUMAINES 43

Pacte de Solidarité entre Générations

Approche individuelle du reclassement des travailleurs

Dynamisme Wallon Octobre 2006

Par Frédéric DRUCK

En Belgique, selon une étude récente d’Idea Consult, un peu moins d’un tiers des entreprises interrogées (31,5%) a recours

à l’outplacement lors de licenciements. En chute en Wallonie, ce taux n’est que de 17,4%. C’est peu. Près de 60% des

entreprises wallonnes déclarent ne jamais proposer d’outplacement en cas de licenciement. C’est beaucoup.

L’outplacement semble ne pas connaître le succès escompté dans le sud du pays. Tentative d’explication.

L’outplacement est l’ensemble des services offerts à une

personne licenciée pour qu’elle retrouve par elle-même et le

plus rapidement possible, un nouvel emploi correspondant à

ses aspirations. Ces services sont proposés par des entreprises

agréées au niveau régional. Leur activité est réglementée,

entre autres, par les conventions collectives de travail

n° 51 et 82. Les bureaux d’outplacement offrent un

soutien psychologique, un accompagnement social, un soutien

logistique et la guidance nécessaire aux candidats

concernés pour qu’ils retrouvent confiance en eux et se valorisent

au mieux de leur potentiel sur le marché du travail.

L’outplacement est méconnu des entreprises. Et encore

moins des candidats potentiels, évidemment. Il est encore

trop souvent considéré comme un coût, une charge financière

que l’entreprise esquive volontiers si elle le peut. Longtemps

associé à un produit spécialisé, réservé aux cadres de haut

niveau dont on se sépare, l’outplacement est devenu un instrument

de gestion RH intégré dans toute stratégie axée sur

le capital humain. A l’instar de ce qu’on peut observer dans

les pays voisins (Grande-Bretagne, Pays-Bas, entre autres),

l’outplacement tend à être démystifié et à se généraliser.

Aujourd’hui, l’outplacement touche en effet toutes les catégories

de travailleurs ; ouvriers comme employés, travailleurs

âgés comme jeunes collaborateurs. Les récentes mesures

fédérales prises dans le Pacte de Solidarité entre Générations

l’encouragent et le motivent, carottes et bâtons à l’appui.

Pour l’entreprise, recourir à l’outplacement en cas de licenciement,

c’est donner un signal positif aux autres membres

du personnel et à l’environnement de l’entreprise (clients,

fournisseurs, média, opinion publique…). On ne laisse pas

tomber un collaborateur dont on se sépare. L’outplacement

permet de dédramatiser un licenciement. C’est une motivation

psychologique importante. C’est aussi la démonstration

que le capital humain est bien la plus-value essentielle des

entreprises et qu’une réinsertion rapide sur le marché du travail

fait partie de la dimension éthique et de la responsabilité

sociétale de l’entreprise.

Individualisation

Le Pacte de Solidarité entre Générations introduit la notion

d’outplacement dans le cadre des cellules d’emploi qui doivent

être créées lors de licenciements collectifs. En cela, le

Pacte rompt avec la tradition des cellules de reconversion qui

collectivisaient l’accompagnement des personnes licenciées.

Les solutions collectives s’appliquent d’autant moins aujourd'hui

que le modèle fordiste appliqué dans les grands ensembles,

des tâches reproductibles sont effectuées par un grand

nombre, tend à disparaître en faveur d’entreprises de plus

petite taille, très flexibles et très spécialisées. Il est donc plus

difficile de faire du reclassement professionnel de groupe. La

plus grande mobilité ou fluidité exigée des travailleurs sur le

marché du travail induit une individualisation des services qui

sont proposés pour se valoriser ou se revaloriser sur ce marché.

L’outplacement conduit par leurs opérateurs spécialisés

et expérimentés individualise l’accompagnement avec à la

clé un taux de réussite moyen de 85%. On parle bien ici de

remises directes à l’emploi. Trop souvent les chiffres avancés

en matière de reconversion confondent réintégrations sur le

marché du travail et entrées en formation, à financer de surcroît.

Tremplin versus filet

On peut se plaindre des contraintes liées à certaines mesures

du Pacte, dont celles ayant trait à l’outplacement des travailleurs

de 45 ans et plus. On remarquera cependant que pour la première

fois, l’Etat privilégie une formule qui soutient une motivation

à rebondir sur le marché de l’emploi plus qu’un renfort de

l’assistanat social des victimes d’un licenciement. La perspective

du vieillissement de la population active et du trop faible

taux d’activité des 45+ y a certainement part liée. Qu’importe,

pourvu qu’on poursuive dans la voie de la responsabilisation et

de l’autonomisation des travailleurs face à leur parcours professionnel,

à ses opportunités et à ses déconvenues. Il faut préparer

les travailleurs à évoluer dans un marché toujours plus globalisé,

recentré sur les services et la logistique, et composé

principalement de PME. C’est aussi une responsabilité des

entreprises. Aussi en Wallonie. ||

Un nouveau regard sur

le reclassement !

Pour l’UWE, le Pacte de Solidarité entre les Générations

introduit une révolution dans les mentalités et pratiques en cas

de licenciement collectif. Contrairement aux Cellules de

reconversion anciennes, c’est la fin de l’approche collective,

sans accompagnement professionnel et où la présence de

l’employeur est à peine tolérée. Aux commandes, et surtout

au financement, selon un canevas légal rigoureux, l’employeur

a maintenant la responsabilité des moyens mis en œuvre pour

faciliter un reclassement maximal. Cela passe notamment par

le choix du partenaire en matière d’outplacement.

>> Ces matières sont suivies à l'UWE par le groupe de travail

«Politique sociale». Contact : thierry.devillez@uwe.be


|| RESSOURCES HUMAINES 45

Recrutement

Augmenter l’externalisation des RH

Dynamisme Wallon Octobre 2006

Par Frédéric DRUCK

La tendance est clairement à l’outsourcing de la gestion des ressources humaines. «Outsourcer» consiste à externaliser

une activité qu’on gérait auparavant en interne. C’est de plus en plus souvent le cas du recrutement de personnel. Moins

en Wallonie. Pourquoi

Externalisation = professionnalisation

Près de 40% des entreprises wallonnes (de minimum 10

travailleurs, tous secteurs confondus) n’externalisent en rien

leur recrutement. Un chiffre qui contraste avec la moyenne

nationale établie à 33%. Cela tiendrait principalement au fait

que ces entreprises disposent d’un service RH et ont du

temps à consacrer à cette activité. Cet argument paraît paradoxal.

En effet, dans une étude menée en 2005 auprès de

DRH sur l’outsourcing des ressources humaines, le Professeur

Luc Sels (KUL) observait que ce sont précisément les entreprises

très structurées en interne en matière de gestion du

capital humain qui s’entourent de partenaires spécialisés

pour leur déléguer des tâches opérationnelles. En ce sens,

l’externalisation de la GRH, en tout ou en partie, fait partie

d’un processus de professionnalisation de cette gestion.

La Wallonie est maillée de PME qui, du fait de leur taille, ont

probablement moins d’activités «RH» susceptibles d’être

externalisées. Est-ce un argument valable pour justifier le

choix du tout à l’interne en cette matière Les DRH interrogés

par Luc Sels sont formels : en externalisant, «on achète

du temps» pour pouvoir mieux se concentrer sur des tâches

stratégiques. Ne vaudrait-il donc pas mieux pour nos entreprises

wallonnes de s’engager sur cette voie, sachant d’une

part, qu’en externalisant le recrutement, par exemple, vers

des bureaux de recrutement ou vers des entreprises de travail

intérimaire, on n’abandonne jamais pour autant le

contrôle sur la procédure.

D’autre part, il y a encore toute une série d’autres priorités

stratégiques à ne pas négliger (fidélisation des hauts potentiels,

évaluations des collaborateurs, mise au point de programmes

de développement, etc.). Avec les pénuries de

main d’œuvre qui ressurgissent ici et là et la «guerre des

talents» qui recommence, les services offerts par les opérateurs

du marché du travail ne sont actuellement pas de trop

pour faire face aux besoins en personnel.

Gestion mixte

Parmi les entreprises wallonnes qui font appel à des partenaires

externes pour recruter du personnel, une majorité

(2 sur 3) opte pour un modèle mixte qui combine gestion en

direct du recrutement et externalisation vers un opérateur

spécialisé. C’est alors le plus souvent une combinaison entre

le recours au service des entreprises de travail intérimaire et

le recrutement en direct. Les entreprises qui externalisent en

tout ou en partie le recrutement justifient ce choix par des

raisons d’efficacité et de rapidité, parce qu’elles veulent

bénéficier de l’expertise du partenaire externe et… parce

qu’elles ont moins de temps à consacrer au recrutement.

Quels partenaires

Sur 100 entreprises wallonnes, 62,9 recrutent en direct, 26,9

via les entreprises d’intérim, 8,5 via le Forem et 1,7 par le biais

de bureaux de recrutement. Reconnus pour leur expertise,

pour la qualité des recrutements effectués et pour leur déontologie,

ces bureaux sont encore à la marge du marché wallon

du travail. Les entreprises se tournent plus volontiers vers ces

opérateurs spécialisés pour le recrutement de personnel dirigeant

et de cadres opérationnels. Ils ont également à leur actif

le recrutement international et développent leur éventail de

services en matière d’accompagnement de carrière.

Les entreprises de travail intérimaire restent actuellement les

partenaires privilégiés des entreprises. En région wallonne,

elles sont appréciées pour leur fiabilité, leur rapidité d’exécution

et la gestion administrative des dossiers. On fait appel à

leur service pour le recrutement de personnel d’exécution

mais aussi de cadres opérationnels.

En direct

Lorsque l’entreprise gère elle-même le recrutement, elle

recoure à différents instruments formels et informels. La

publication d’annonces dans la presse reste un must, de

même que la diffusion de l’offre d’emploi en interne. A noter

qu’en Wallonie, les entreprises puisent volontiers dans leur

réserve de recrutement (78% des répondants). La candidature

spontanée reste donc un moyen important pour les candidats

de se profiler auprès des employeurs wallons.

Dans la pratique, on observe de plus en plus que les entreprises

font des tentatives de recrutement en direct qui, si

elles ne donnent rien, les conduisent à faire appel à des opérateurs

spécialisés du marché du travail pour pourvoir leurs

postes vacants. ||

Différents canaux de recrutement

et de recherche d’emploi

L’enquête de l’UWE réalisée en mai 2005 sur le recrutement

en Wallonie partageait les constats avancés ici en matière de

canaux de recrutement des entreprises. Elle épinglait par

ailleurs que si le service public de l’emploi n’est pas le canal

préférentiel des entreprises, il était celui le plus utilisé par les

chercheurs d’emploi. Un différentiel que l’UWE proposait de

corriger notamment par une collaboration accrue entre Forem

et agences privées de placement !

>> Ces matières sont suivies à l'UWE par le groupe de travail

«Politique sociale». Contact : thierry.devillez@uwe.be


46 FOCUS

Jacques Hodeige

Les RH : parties prenantes du management

Dynamisme Wallon Octobre 2006

Propos recueillis par Vinciane PINTE

Berenschot Belgium, bureau de conseils en gestion des ressources humaines, a mené une enquête intitulée « La GRH dans

la pratique» de septembre à décembre 2005 auprès d’un échantillon de 85 entreprises belges (à partir de 100 personnes,

tous secteurs confondus, industrie et services). Jacques Hodeige, Directeur général adjoint, nous commente ses résultats.

Dynamisme Wallon : Quels sont les principaux

enseignements de l’enquête

Jacques Hodeige : Plus que jamais, les personnes sont la

richesse essentielle de nos entreprises et progressivement le

management des ressources humaines est reconnu. Les objectifs

RH font partie intégrante de la stratégie de l’entreprise dans

près de 70% des entreprises. Toutefois, même si le DRH fait

dans 66% des cas partie du comité de direction, il reste encore

trop absorbé ainsi que son équipe dans la gestion administrative

et opérationnelle des ressources humaines. L’administration

du personnel, les tâches administratives diverses, la

maîtrise des coûts sont vus comme des freins à la réalisation

des objectifs RH ainsi que l’absence d’une culture d’entreprise

appropriée. Les facteurs favorables sont les dynamiques d’évaluation

du personnel, de formation et de recrutement.

Il est étonnant de constater que les interlocuteurs principaux du

DRH sont d’abord le management (89%) et ensuite le personnel

et la délégation syndicale (62%). Les acteurs externes ne sont

considérés comme interlocuteurs que par 11% des répondants.

Les priorités actuelles sont d’abord la qualité des managers

et les relations avec les syndicats. Le retour en importance

des relations sociales est significatif et reflète l’importance

des enjeux actuels de notre société. La maîtrise des coûts en

personnel et des processus administratifs fait également partie

des priorités RH. Par contre, une politique d’égalité des

chances n’est pas considérée comme prioritaire.

Parmi les priorités clés futures et ceci pour la première fois

en 15 ans d’étude, apparaît la contribution de la GRH à la politique

de l’organisation et son adaptation à la stratégie. La

qualité des managers et l’organisation du processus de recrutement

et de sélection restent fondamentales. La politique

de rémunération et la planification des besoins en personnel

apparaissent aussi au top des priorités.

Quelles sont les évolutions constatées par rapport à

votre enquête de 2002

Les tendances de fonds sont confirmées. La constante est

que les RH veulent être considérés comme des acteurs à

part entière de la stratégie du management. Or on remarque

un très grand fossé entre ce que les acteurs des RH souhaiteraient

faire et ce qui réellement consenti par l’entreprise en

termes de moyens (budgétaires, humains et volonté). On

touche ici à la notion de crédibilité des RH dans les faits, qui

nécessite une réflexion de fond en termes de stratégie, de

culture d’entreprise et d’implication du management à tous

niveaux. Cette réflexion doit passer par le management et

associer le personnel dans son ensemble.

Jacques Hodeige : "Même si le DRH fait dans 66% des cas

partie du comité de direction, il reste encore trop absorbé

par les tâches administratives".

Vous faites référence à la matrice du professeur D.Ulrich

Oui, il a identifié 4 grands rôles pour la fonction RH à savoir le partenaire

stratégique, l’expert administratif, la gestion du bien-être

du personnel et la gestion du changement. L’analyse du temps

passé confirme l’écart entre les priorités et l’utilisation du temps.

Plus de 55% du temps est passé dans les domaines administratifs.

On est donc plutôt ici dans l’acte de foi, pas encore dans la

reconnaissance de la plus-value des acteurs RH dans le développement

et la rentabilité de l’entreprise. L’utilisation par les managers

RH de tableaux de bord adaptés leur permettrait de mieux

démontrer la valeur ajoutée de leurs services.

Quelles retombées a eu votre enquête

Berenschot est régulièrement sollicité pour établir des

benchmarks entre ce que fait l’entreprise et ce qu’exprime la

tendance du marché. Cette enquête ayant été réalisée en

collaboration avec le monde académique, on a un positionnement

beaucoup plus fort.

Face à l’évolution du marché, les entreprises se demandent

comment attirer et retenir les personnes compétentes ; le salaire

n’est pas le seul élément : au niveau de la population de jeunes,

on constate que les conditions de travail, la flexibilité, la prise en

compte des contraintes familiales, la formation (…) sont des

paramètres primordiaux. L’enquête permet de se paramétrer,

quelle que soit la taille de l’entreprise, par rapport à ces tendances

du marché et d’envisager les initiatives appropriées. ||

Enquête disponible sur : www.berenschot.be


|| RESSOURCES HUMAINES 47

La GRH en pratique

L'externalisation n'est plus une mode

Dynamisme Wallon Octobre 2006

Par Jacques HODEIGE, Directeur général adjoint de Berenschot Belgium sa

Le phénomène d’externalisation prend de plus en plus d’ampleur en Europe comme en Belgique et devient plus qu’un

phénomène de mode. L’étude Berenschot sur «La GRH dans la pratique» indique que plus de 95% des entreprises du secteur

privé y font appel contre 75% dans le secteur non marchand et dans les PME.

Il n’y a pas de différence significative

au niveau de la Wallonie. Nous

constatons que les activités les plus

externalisées sont la gestion de la paie

(74%), suivies de la formation (68%),

du recrutement et de la sélection

(68%), de l’intérim (67%) et du conseil

juridique (61%).

Les avantages de l’externalisation mentionnés

par les répondants sont clairement

la recherche du gain de temps,

l’obtention d’une expertise professionnelle,

la réduction de coûts.

Toutefois les raisons invoquées pour ne

pas faire appel à l’externalisation sont

le manque de budget, le manque de

return des expériences précédentes ou

la taille de l’entreprise qui ne justifie

pas l’investissement. Au niveau des

tendances, nous constatons que les

entreprises ont de plus en plus recours

à l’intérim comme moyen de recrutement

des ouvriers et des employés.

L'étude a été menée fin 2005 auprès de 85

entreprises belges de plus de 100 personnes.

Le point essentiel est de réaliser l’externalisation de services

dans le cadre d’une stratégie bien réfléchie tenant compte des

priorités et des objectifs propres. Un danger est que l’entreprise

sous-estime les enjeux et l’ensemble

des coûts internes et externes.

L’externalisation doit se concevoir dans

le cadre d‘un partenariat équilibré. Il

est essentiel que le partenaire externe

s’investisse réellement dans la compréhension

de la culture, des valeurs et

des spécificités de son client quel que

soit l’activité externalisée. Prendre ces

éléments à légère ne peut que

conduire à l’échec.

L’évolution du marché de l’emploi ainsi

que la nécessité de bien identifier les

motivations des candidats pour faciliter

leur intégration et favoriser leur fidélisation

nécessitent l’utilisation de services

professionnels. Les PME ne disposent

pas toujours du temps et de

l’expertise nécessaires. Savoir bien

s’entourer reste une qualité managériale

clé aussi bien valable pour le choix

des collaborateurs internes que des

partenaires externes.

Même si le gain de temps est conséquent et si le conseil est

professionnel, il est indispensable d’organiser, de suivre et

de contrôler le processus. ||


48 FOCUS

Recours à l’intérim

La flexibilité et plus, si affinités

Dynamisme Wallon Octobre 2006

Par Frédéric DRUCK

En mai 2005, l’UWE publiait les résultats d’une radioscopie du recrutement en Wallonie. Il ressort de cette enquête que 55%

des entreprises wallonnes interrogées recourent principalement aux entreprises d’intérim pour recruter. L’intérim est le

premier canal de recrutement (temporaire et fixe) cité par les répondants, tous secteurs confondus.

L’étude Idea Consult 2006 sur la politique de recrutement

des entreprises confirme l’intérêt des entreprises wallonnes

pour le recrutement via les entreprises de travail intérimaire.

L’intérim est utilisé par les entreprises wallonnes pour faire

face aux besoins de flexibilité et pour recruter du personnel

en fixe.

En aval, ce canal de recrutement profite à un éventail très

large de travailleurs, en ce compris des personnes en décrochage

du marché du travail : travailleurs âgés, chômeurs de

longue durée, allochtones, femmes «rentrantes», jeunes

diplômés sans expérience professionnelle, etc.

Cette complémentarité entre le rôle économique et le rôle

social du travail intérimaire a motivé le Gouvernement fédéral

à demander aux partenaires sociaux qui siègent au Conseil

National du Travail d’actualiser la réglementation relative au

travail intérimaire pour y introduire l’insertion comme motif de

recours à l’intérim, pour mieux faire coller la loi à la réalité.

Ces discussions ont malheureusement échoué.

Il est nécessaire d’actualiser la réglementation

La réglementation actuelle, relative au travail intérimaire, date

de 1976. Elle est totalement inadaptée au rôle que remplit le

secteur de l’intérim aujourd’hui sur le marché du travail.

En 1976, on comptait une moyenne de 3.000 intérimaires mis

au travail par jour. En 2006, il y en a plus de 80.000. En outre,

450.000 intérimaires remplissent au moins une mission par

an. Le secteur s’est développé entretemps pour devenir un

important instrument de recrutement pour les entreprises,

aussi bien dans l’industrie que dans les services. Il faut rappeler

que 60% des intérimaires décrochent un emploi fixe au

terme de leur mission d’intérim. C’est là un argument de

poids en faveur d’une reconnaissance du rôle de l’intérim

comme passerelle vers l’emploi pour des milliers de travailleurs.

En outre, l’intérim est devenu un système de flexibilité très

important. Cette flexibilité est une donnée indispensable pour

le maintien d’une position concurrentielle des entreprises

belges, en général, et wallonnes, en particulier.

Créer un quatrième motif !

Les discussions ont achoppé sur le rôle de la délégation

syndicale dans les entreprises lors de la mise à disposition

d’intérimaires dans le cadre de ce motif d’insertion appelé

aussi le «quatrième motif» (les trois autres étant le remplacement,

le surcroît de travail et le travail exceptionnel).

Les syndicats réclament l’accord de la délégation syndicale,

ce qui va à l’encontre du libre arbitre de l’entreprise toujours

d’actualité en la matière. On ne prévoit pas non plus, en effet,

un accord de la délégation syndicale lors d’un recrutement en

direct pour un contrat à durée déterminée.

La FEB et Federgon Intérim ont proposé d’impliquer la délégation

syndicale dans la procédure en prévoyant une transmission

d’information. Les négociations étant au point mort,

Federgon a demandé au gouvernement de reprendre la main

dans ce dossier. Wait and see. ||


Depuis le 1 er juillet 2006

Le chèque Sport et Culture «skippe» l’ONSS

|| RESSOURCES HUMAINES 51

Dynamisme Wallon Octobre 2006

Par Madeleine DEMBOUR

Le chèque Sport et Culture est exonéré de cotisations ONSS depuis le 1 er juillet 2006. Ces chèques permettent

à vos travailleurs de prendre part à des activités sportives ou d'assister à des manifestations culturelles.

Le chèque Sport et Culture n’est pas neuf : il existe sur

le marché belge depuis…1992 ! Ce qui est nouveau, par

contre, c’est le fait qu’il soit exonéré de cotisation ONSS. "Ce

dossier me tient à cœur depuis des années. L’arrêté royal du

1 er juillet 2006 offre enfin un cadre légal au chèque Sport et

Culture", note avec satisfaction Michel Croisé, Administrateur

à l’UWE et Administrateur délégué de Sodexho, l’une des

sociétés émettrices de ce type de chèque.

Cette levée de cotisation ONSS a-t-elle déjà suscité l’intérêt

des entreprises "C’est encore trop tôt pour le dire, car les

chèques doivent l'objet d'une convention collective de travail,

ou d'une convention écrite individuelle. Le véritable bilan

sera intéressant à faire d’ici un an, mais personnellement j’ai

toujours été convaincu du succès du concept. Pour un

employeur, le fait d’intervenir dans les dépenses sportives et

culturelles de ses employés est «dans l’air du temps». C’est

excellent pour l’image et je suis convaincu que cela aura

énormément de succès auprès des PME".

Fiscalement, le système est à ranger dans le même compartiment

que les chèques repas, c’est-à-dire exonéré d’impôt

pour les travailleurs, mais non déductible pour l’employeur.

Un frein Michel Croisé ne le pense pas, se référant au succès

du chèque repas qui s’est hissé en véritable phénomène

de société en Belgique.

Concrètement, les chèques Sport & Culture permettent à

vos travailleurs de prendre part à des activités sportives ou

d'assister à des manifestations culturelles: musées, ateliers

d'expression artistiques, théâtres, abonnement à un club

sportif, etc.

Leur statut peut être résumé comme suit :

• exonération d'ONSS pour l'employeur et le travailleur;

• exonération d'impôts pour le travailleur;

• dépense fiscalement non-admise (DNA) pour l'employeur.

• montant total maximum de 100 euros par an et par travailleur;

• utilisables auprès d'opérateurs culturels (musées, ateliers

d'expression artistiques, théâtres,.) agréés ou subventionnés

par les autorités compétentes ou auprès des organisations

sportives affiliées à une fédération reconnue soit par

les communautés respectives, soit par les 4 fédérations

nationales (boxe, foot, hockey et golf);

• pas d’octroi en remplacement ou en conversion de la rémunération;

• mention dans une convention collective de travail sectorielle

ou d'entreprise ou dans une convention écrite individuelle;

• validité limitée du 1 er juillet au 30 juin (de l'année qui suit)

pour l'utilisateur (et au 30 septembre pour les remboursements

des affiliés);

• délivrance au nom du travailleur (et repris sur son compte

individuel).

Ils peuvent être commandés directement auprès des sociétés

émettrices comme Accor ou Sodexho, ou via votre secrétariat

social habituel. ||

Michel Croisé

(Sodexho) :

"Pour un employeur,

le fait d’intervenir

dans les dépenses

sportives et

culturelles de ses

employés est «dans

l’air du temps». C’est

excellent pour

l’image et je suis

convaincu que cela

aura énormément de

succès auprès

des PME".


52 RUBRIQUE || ENERGIE

Les bonnes pratiques

Economisez votre air comprimé

Le système d'air comprimé est un système coûteux et parfois le moins efficace dans les usines. On observe

régulièrement des rendements inférieurs à 10%. Le simple fait de colmater un tuyau peut contribuer à protéger

l'environnement et permettre de réaliser des économies.

Dynamisme Wallon Octobre 2006

Par Grégory BEDEUR et Olivier KASSI

La maîtrise des ressources énergétiques

est généralement le moyen

le plus simple pour les entreprises de

réduire leurs dépenses énergétiques

et émissions de gaz carbonique. C’est

pourquoi Dynamisme Wallon aborde

régulièrement le sujet des bonnes pratiques

de chasse aux gaspillages énergétiques.

Aujourd’hui, l’air comprimé.

Pour conserver l'énergie et réduire les

coûts, vous devez garder à l’esprit les

bonnes pratiques suivantes :

Le simple fait de colmater

un tuyau peut contribuer à

protéger l'environnement

et permettre de réaliser

des économies.

Un entretien vaut mieux que deux

tu l'auras

• Connaissez vos charges et vérifiezles

régulièrement. Les changements

de charges peuvent être causés par

des fuites ou de nouvelles utilisations

et nécessiter un changement

du nombre de compresseurs ou de

leur capacité.

• Vérifiez régulièrement le système

d'air et l'équipement de contrôle et

surveillance, et faites-en l'entretien.

• Eteignez les compresseurs à air lorsqu'on

n'en a pas besoin.

• N'utilisez pas le précieux air comprimé

pour dépoussiérer ou pour refroidir.

• Prévenez les fuites : vérifiez les

joints de raccordement et les valves.

• Ajustez l'air comprimé à la pression

la plus basse qui convient à chaque

tâche.

• Vérifiez si l'on demande au système

plus de pression qu'il peut en fournir.

• Entretenez les filtres à air.

Des solutions peu coûteuses

• Instituez la gestion de l'air comprimé

(mesurez la consommation par utilisateur

final, calculez les coûts par

utilisateur, demandez aux utilisateurs

de justifier la consommation).

• Éliminez autant de tuyaux et de

raccords que possible pour réduire

les risques de fuite.

• Utilisez l'entrée d'air la plus froide

possible (envisagez l'air extérieur).

• Déchargez les compresseurs refroidis

à l'air à l'extérieur en été et à

l'intérieur en hiver.

• Explorez la possibilité de récupérer

la chaleur produite par les compresseurs.

• Assurez-vous que le système est au

sec pour prévenir les fuites causées

par la corrosion et le gel en hiver.

• Installez des contrôles séquentiels

pour les compresseurs utilisés en

parallèle. Par exemple, pour des

charges partielles, utilisez le compresseur

à pistons et fermez le

compresseur à vis.

Des améliorations plus coûteuses

• Intégrez les circuits indépendants de

production et de distribution d'air

comprimé.

• Envisagez l'installation d'un système

de contrôle «intelligent» pour

réduire les temps d'attente et maintenir

une pression adéquate.

• Envisagez l'emploi d'un compresseur

équipé d'un moteur à combustion

pour son potentiel de récupération

de la chaleur et sa plus grande

efficacité en charge partielle par rapport

aux moteurs électriques.

• Envisagez l'utilisation d'un plus gros

réservoir tampon pour améliorer la

charge des compresseurs plus

anciens.

• Les grandes installations peuvent

profiter de la centralisation du système

automatique de mesure des

fuites.

• Envisagez le remplacement des

tuyaux d'acier par des tuyaux de

plastique pour éviter la corrosion et

les fuites.

Bien entendu, dans certains cas, il

faudra envisager le remplacement de

vos compresseurs actuels pour rendre

vos opérations plus économiques. ||

Conseiller Energie de l’UWE

Grégory Bedeur

• Tél. 010/47.19.43

• E-mail : gregory.bedeur@uwe.be

• www.energie-entreprise.be


RUBRIQUE || QUALITÉ 55

La gestion des compétences

Un processus de qualité !

La Norme ISO 9000 : 2000 place les ressources humaines au cœur du système de

management de la qualité. La gestion des compétences devient un enjeu

stratégique pour l’entreprise : recrutement, formation, motivation…

Dynamisme Wallon Octobre 2006

Par Stéphanie DUBOIS (Mouvement Wallon pour la Qualité)

La gestion des compétences est

l’élément spécifique de la politique du

personnel qui intègre tous les processus

de gestion des ressources

humaines (GRH). Elle vise à optimaliser

les compétences de chaque collaborateur

en fonction des objectifs de l’entreprise,

de façon à atteindre plus efficacement

les résultats escomptés. Le

personnel représente «un potentiel

créatif» que l’encadrement se doit de

mobiliser au service des objectifs de

l’organisation.

La gestion des compétences est une

valeur ajoutée pour l’entreprise et ses

collaborateurs :

Le collaborateur augmente sa valeur

personnelle et ses chances de promotion

par le développement de ses

connaissances, capacités et attitudes.

Il devient un acteur important au

niveau de son développement professionnel,

ce qui accroît sa motivation.

L'entreprise dispose de collaborateurs

mieux formés, voit une plus grande

attention portée à la réalisation de ses

objectifs, s'en trouve plus forte vis-àvis

de ses concurrents, etc.

Les outils majeurs de la gestion des

compétences

Le référentiel de compétences

Le référentiel de compétences donne

l'ensemble hiérarchisé des compétences

liées aux emplois. Il constitue

la clé du système de pilotage des

ressources humaines .Il permet d'articuler

l'étude des emplois et l'étude

du potentiel humain de l'organisation.

Il constitue l'outil qualitatif de base

pour ajuster la compétence aux exigences

de la politique de recrutement,

de mobilité interne, de formation ...

Il permet de répertorier les compétences

de l’entreprise pour mieux

répondre à ses contraintes et à son

projet de développement. Il recense et

décrit les savoir-faire et les savoir-être,

utiles à l’entreprise.

Il permet d’organiser la valorisation,

l’implication et l’encouragement pour

optimiser les compétences individuelles

et collectives de l’entreprise.

C’est un outil prospectif et réactif de

la gestion des ressources humaines.

La formation

Outil majeur de la gestion des compétences,

elle répond à plusieurs objectifs :

• Elle répond à un besoin d’amélioration

des connaissances et des aptitudes

du travailleur salarié face à un

besoin déterminé.

• Elle consolide le potentiel d’adaptation

du travailleur salarié pour la

réponse à des besoins futurs, non

encore exprimés.

• C’est un levier de motivation très

efficace.

Un plan de formation doit s’étaler sur

une période d’au moins trois ans. Il se

structure selon les étapes suivantes :

évaluation des besoins, construction

du programme de formation, mise en

œuvre des actions, évaluation des

résultats.

L’évaluation des compétences

Un système d’évaluation des compétences

part de l’évolution des pratiques

managériales pour contribuer à

une évolution des divers comportements

et mentalités. Le système doit

être le plus participatif possible. Le

processus d’évaluation des compétences

doit être formel (ex : entretiens

avec les salariés).

Les critères de l’évaluation doivent

être transparents et explicites. De

cette manière, leurs conséquences en

termes de promotion, de rémunération

ou de formation, seront d’autant

mieux perçues et reconnues par le

salarié.

On peut la définir comme étant

l’appréciation des performances des

salariés en regard des objectifs à

atteindre.

En conclusion

Par delà l’inévitable effet de mode, la

gestion des compétences est devenue

une composante inévitable de la vie

de l’entreprise. En alliant efficacement

les aptitudes techniques, sociales et

personnelles de ces collaborateurs,

l’entreprise augmente ses chances

dans la réalisation de ses objectifs. ||

Sources

- Qualiguide 2003, guide pratique du management

de la qualité, "Le management des ressources,

la dimension humaine de la qualité", Jean-François

ROSSIGNOL, p.42-45.

- "Apprentissage à vie et «employabilité»", Phillip

McKenzie et Grégory Wurzburg, l’Observateur

de l’OCDE, n°209, décembre 1997-janvier 1998

- www.smals-mvm.be

Mouvement Wallon pour la Qualité

Conçu sous la forme d'un réseau, le MWQ

développe, stimule et encourage la recherche

de l'excellence pour tous en Région wallonne.

• Tél. : 081/63.49.09

• E-mail : info@mwq.be

• www.mwq.be


GridTrust et Qualoss ont démarré

Deux projets wallons dans le 6 e programme-cadre

RUBRIQUE || RECHERCHE 57

Le CETIC réalise des travaux de recherche concentrés sur deux axes stratégiques à très haut potentiel d’innovations

industrielles : le génie logiciel et les systèmes distribués et systèmes embarqués communicants. Il est actuellement

partenaire de 8 projets du 6 e Programme-cadre européen de Recherche et Développement. Il a même franchi un cap

supplémentaire en prenant en charge la coordination de deux de ces projets : GridTrust et Qualoss, lancés en

septembre dernier.

Dynamisme Wallon Octobre 2006

Par Isabelle TREUTTENS

"Nous avons franchi une nouvelle

étape en devenant coordinateur,

explique Pierre Guisset, directeur du

CETIC, Centre d’Excellence en

Technologies de l’Information et de la

Communication, qui assure le rôle

d’agent de connexion, de transfert de

technologie entre recherche universitaire

et entreprises. Ces deux projets,

GridTrust et Qualoss, sont d’une

importance significative pour nous, car

ils permettent un enrichissement

considérable d’un point de vue des

compétences et services vis-à-vis des

entreprises".

L’objectif global du projet GridTrust est

d’apporter des avancées déterminantes

au niveau de la sécurité des

systèmes répartis. Les résultats du

projet permettront aux compagnies

d’installer et de gérer des organisations

virtuelles sécurisées et fiables.

Le projet Qualoss vise quant à lui le

développement d’une méthode qui

détermine la robustesse et la capacité

d’évolution de logiciels libres (Free and

Open Source Software «F/OSS»). De

nombreuses organisations hésitent

encore à utiliser ces logiciels, doutant

de leur qualité. Pour atténuer ces

inquiétudes, le projet analysera un

catalogue de plusieurs dizaines de

logiciels libres afin de répondre aux

questions liées à leur robustesse et à

leur capacité d’évolution. La méthode

Qualoss sera publiée afin de permettre

la reproduction d’analyses de logiciels

libres ne faisant pas partie du catalogue

analysé. Avant d’entamer l’intégration

ou l’utilisation de logiciels

libres, les entreprises pourront donc

consulter le catalogue créé durant

Qualoss et sélectionner les composantes

libres qui correspondent le plus

à leurs attentes d’un point de vue qua-

(1) Zope : open source web application server

(2) Plone: open source web Content Management System (CMS) build on Zope

litatif. Si une composante ne fait pas

partie du catalogue, l’entreprise pourra

en commander l’étude ou l’étudier

elle-même sur base de la méthode

Qualoss.

ZEA Partners : un partenaire complémentaire

dans un projet européen

Trois partenaires wallons sont actifs

dans ce projet aux côtés du CETIC : la

société Pepite, spécialisée dans l’analyse

automatique de grandes quantités

de données, les FUNDP, pour qui "ce

projet offre une opportunité de travailler

avec l’industrie et de valider des

concepts scientifiques sur des cas

concrets" et ZEA Partners, qui a

notamment réalisé le site web

d’Oxfam International.

Créée en 2002, ZEA Partners, basée à

Louvain-la-Neuve, regroupe 21 PME

issues des quatre continents et

actives dans les applications open

source Zope (1) , Silva et Plone (2) . "Notre

objectif est de leur apporter un support

pour des services locaux comme

la promotion et le marketing, explique

Xavier Heymans, directeur de ZEA

Partners. Pour une PME, dire qu’elle

fait partie d’un réseau international

constitue un facteur de confiance pour

ses clients".

L’un des vecteurs convoités pour augmenter

la visibilité du réseau et de la

technologie développée est la participation

à des projets d’envergure, que

ce soient des projets européens ou

des projets software. "Nous participons

actuellement à deux projets

européens, à savoir Qualoss et

Flossmetrics, poursuit Xavier

Heymans. Pour Qualoss, nous allons

tester la qualité des softwares, ce qui

nous permettra, par la suite, de mieux

utiliser nos ressources software. Nous

sommes une organisation atypique

dans les projets européens puisque

nous comptons comme un seul partenaire

alors que les répercussions se

feront sentir dans plus d’une quinzaine

de pays".

Reconnu comme l’un des dix meilleurs

produits en 2004, Plone est au centre

d’un réseau déjà très actif en Wallonie

et au niveau européen puisque 10

communes wallonnes, la Province de

Namur, la Région wallonne, le

Parlement Francophone Bruxellois, le

Musée d’Afrique centrale, la NASA et

l’OTAN ont développé leur propre

projet open source avec ce produit.

"Il y a tout un réseau qui se met en

place, mais nous manquons encore de

visibilité, constate le directeur de ZEA

Partners. La difficulté pour les utilisateurs

est qu’ils voient une technologie,

mais qu’ils ne comprennent pas le

modèle économique qu’il y a derrière.

Nous devons améliorer cela par le

biais de la promotion. La réussite du

projet Qualoss constitue donc un

premier pas pour faire un bond en

avant". ||

Plus d’infos

www.zeapartners.org et www.cetic.be

NCP-Wallonie

• Tél. : 010/48.50.39 - Fax : 010/45.33.43

• E-mail : ncp-wallonie@uwe.be

• www.ncpwallonie.be


RUBRIQUE || STAGIAIRES EUROPÉENS 59

Programme Eurodyssée

Un peu d’Europe dans votre entreprise

Plus de 400 entreprises wallonnes ont accueilli des stagiaires dans le cadre du

programme Eurodyssée. Pourquoi pas la vôtre Ce programme permet aux entreprises

d’accueillir des jeunes diplômés âgés de 18 à 30 ans, et ce pour une durée de 5 mois.

Dynamisme Wallon Octobre 2006

Par Laurence GUSTIN

Les jeunes stagiaires présentent

des profils de formation extrêmement

variés. "Ces dernières années, il y a

une demande très importante des

jeunes dans le secteur scientifique

(environnement, agroalimentaire, biotechnologie)

et en commerce, particulièrement

en marketing international",

note Joëlle Demeulemeester, responsable

de l’opération au sein de l’UWE.

Et d’où proviennent les jeunes D’une

vingtaine d’autres régions d’Europe

qui, à l’instar de la Wallonie, ont

adhéré au programme Eurodyssée.

"Les langues les plus utilisées dans le

contexte Eurodyssée sont l'anglais, le

français et l'espagnol".

Nerf de la guerre… combien cela

coûte-t-il L’entreprise hôte débourse

1.250 euros en guise de soutien à

l’opération Eurodyssée, tandis que le

stagiaire voit ses frais de séjour supportés

par la Région wallonne qui lui

octroie 740 euros par mois de bourse

de formation professionnelle.

A noter que la gestion et le suivi du

stage n’incombe pas à l’entreprise : en

Wallonie, c’est en effet l’UWE qui est

chargée de trouver les entreprises susceptibles

d’accueillir un jeune Européen.

"Concrètement, nous organisons une

formation linguistique préalable au stage

pour les candidats non francophones,

les aidons à trouver un logement,

couvrons le stagiaire pour les assurances

RC - vie privée et accidents de travail, et

organisons également un volet «culturel»

afin de leur faire découvrir la Wallonie

sous d’autres aspects que le strict cadre

professionnel ". ||

Vous aussi vous souhaitez accueillir un stagiaire

Eurodyssée dans votre entreprise

• Tous types d’entreprises et de tous secteurs d’activités

• Stage de formation de 5 mois

• Statut du stagiaire : boursier non rémunéré

• Age des candidats : de 18 à 30 ans

• Bourse mensuelle versée par le programme au stagiaire de 740 euros

• Frais pour l’entreprise : cotisation exceptionnelle de 1.250 euros en guise de soutien

à l’opération Eurodyssée.

• L’assurance responsabilité civile sur le lieu de travail incombe à l’entreprise

Contact : bureau Eurodyssée : 04/221.42.74, uwe.eurodyssee@skynet.be, www.eurodyssee.net

Les langues les plus utilisées

par les stagiaires sont l'anglais,

le français et l'espagnol.

Merci aux entreprises qui ont accueilli un stagiaire

en 2006 :

Abesim, ADE, Adrénaline, Air Ambiance, Alcatel Alenia Space ETCA, Alstom Belgium

Transport, Apollo Communications, Arjo Wiggins, Artechno, Atelier France Vicat,

Biopôle, Celabor, Centexbel, Centre belge d'étude et de documentation de l'Eau,

CitizenCom, CSD Go Sport, Decizium, Diagam, Dragone Costume, Drever

International, Droben, Ecorem, Eecom Conseil, Erachem Comilog, Eurokids Team,

Fabricom GTI Industrie Sud, Ferme du Chant d'Oiseau, Géodiagnostic, Hologram,

Hôtels IBIS (Centre Opéra, Charleroi Airport et Namur-Centre), Hôtel Mercure, Jigam

Consulting, Kitozyme, Kraft Foods, Laboratoire Dutrecq Anselme, Lansman Editeur,

Le Refuge LS Frais, Mactac Europe, Magetra, Maison de l'Urbanisme Famenne-

Ardenne, Maison wallonne de la Pêche, Martine Constant & Partners, Mithra

Pharmaceuticals, Musée de la Pierre Sprimont, Neurotech, Opéra royal de Wallonie,

Parquet et Tribunal de la Jeunesse de Liège, Pâtisserie-Chocolaterie Darcis, PHI

Audio-vidéo product, Pyramide, Relais d'Information européenne, Revatech, Service

provincial des Arts de la Scène, Shanks Liège-Luxembourg, Sport und Touristikzentrum,

Stoquart, Syndicat d'Initiative de Hotton, TechnoCité, Techno-Consulting,

Techno-High-Technology, Vandegaar, Vange, Vinaigrerie L'Etoile, WOS Hautrage, Zentech


60 DEMAIN

Lire, surfer, communiquer…

"Pour réussir dans le monde, retenez bien ces trois maximes :

voir, c'est savoir ; vouloir, c'est pouvoir ; oser, c'est avoir".

[Alfred de Musset]

Dynamisme Wallon Octobre 2006

1. Rapport d'activités

2005-2006 de l'UWE

La multiplicité et la variété des thèmes traités par l’Union

Wallonne des Entreprises ramènent toujours, en définitive,

à la même question : que peut faire notre organisation pour

appuyer les entreprises dans leurs activités et leur développement

sachant que c’est d’elles que dépend la prospérité

collective

Considérant l’étroite imbrication de l’entreprise d’aujourd’hui

dans le milieu qui la voit naître et croître, considérant également

l’énorme tâche que représente le redressement de la

région, on ne peut donner de réponse rapide et simple à la

question. Ce rapport annuel tente d’en donner la meilleure

idée possible par la description des travaux effectués ou en

cours à l’Union Wallonne des Entreprises.

>> Disponible sur demande auprès de l'UWE (010/47.19.40)

ou sur www.uwe.be (rubrique «Publications»)

2. Finance Management

Un nouveau venu sur la scène médiatique : le mensuel

Finance Management s’adresse prioritairement aux responsables

financiers des entreprises belges. Au menu : analyses,

synthèses et critiques autour et alentours du métier de

«CFO». Petit frère du magazine néerlandophone CFO

Magazine, qui existe depuis 9 ans, le nouveau mensuel

quittera parfois le terrain de la gestion financière pure pour

s’aventurer sur celui de l’économie et de la politique. C’est

ainsi que ce premier numéro consacre un large dossier à

2 études publiées récemment par l’UWE, la première

consacrée aux dispositifs de réduction des coûts salariaux,

la seconde passant en revue les nouvelles charges induites

par l’entreprise.

>> www.financemanagement.be

3. Le Plan Marshall

pour la Wallonie

Récemment à la « une » des journaux à l’occasion de son

premier anniversaire, le Plan Marshall pour la Wallonie

mobilise un milliard d’euros répartis sur 4 ans. Au-delà des

discours polémiques et médiatiques, ce Courrier du Crisp

précise en 70 pages le contexte et le contenu de ce

programme de redressement économique. Les auteurs

évoquent également les limites du plan et les conditions

objectives qui restent nécessaires à son succès.

>> Courrier hebdomadaire du Crisp, n°1919-1920,

www.crisp.be

1

3

4. Le dictionnaire politique

Qu’est-ce qu’une circulaire, une circonscription électorale, un

décret, une organisation patronale Qu’entend-on par discrimination,

sonnette d’alarme, déclaration gouvernementale

Le dictionnaire politique mis en ligne par le Crisp répertorie

les termes qui sont d’usage courant dans la vie politique

mais aussi socio-économique en Belgique. Pour chacun

d’entre eux, le site offre une définition courte, de type

dictionnaire, suivie d’une explication complète. Il propose

aussi des liens vers les sites internet qui offrent des

compléments d’information.

A noter que le Crisp réalise aussi une base de données

relative à l’actionnariat des entreprises wallonnes. Celle-ci

comprend actuellement 14.685 entreprises, dont l’appartenance

à 1.430 groupes d’entreprises – parmi lesquels

754 groupes étrangers – a pu être mise en évidence.

>> www.crisp.be

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