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Rapport développement durable 2007 - Veolia Finance - Veolia ...

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<strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

7


Entretien avec Henri Proglio 2<br />

Avis du comité d’évaluation indépendant 4<br />

Anticiper et s’adapter 8<br />

Proposer des réponses nouvelles 14<br />

Construire la ville <strong>durable</strong> 22<br />

Inventer des services innovants 24<br />

Enraciner notre gouvernance 28<br />

Progresser avec nos parties prenantes 32<br />

Déployer un lobbying responsable 36<br />

Identifier et gérer nos risques 40<br />

Les données relatives à la loi sur les Nouvelles régulations économiques (dite loi NRE) se trouvent dans le document de référence <strong>2007</strong> :<br />

• chapitre 17, paragraphe 17.2 pour les informations sociales ;<br />

• chapitre 6, paragraphe 6.3.3 pour les informations environnementales.


Ginkgo biloba<br />

Le ginkgo biloba est le dernier descendant d’un groupe d’arbres qui a peuplé la planète il y a plus de 200 millions d’années<br />

et dont il ne reste qu’une seule population sauvage dans l’est de la Chine. Très résistant à la pollution, aux insectes et aux<br />

maladies, ce végétal est souvent utilisé dans le cadre de programmes de replantation urbaine. Il aurait également des vertus<br />

curatives pour prévenir l’affaiblissement de la mémoire. <strong>Veolia</strong> Environnement a choisi le ginkgo depuis 2003 comme symbole<br />

de la pérennité de sa démarche de développement <strong>durable</strong>.<br />

Lutter contre le changement climatique 44<br />

Préserver la biodiversité 52<br />

Économiser les ressources 54<br />

Contribuer à la protection de la santé et<br />

du cadre de vie 57<br />

Promouvoir le respect des droits humains 60<br />

Renforcer notre attractivité sociale 66<br />

Mobiliser pour la sécurité et la santé au travail 68<br />

S’évaluer pour progresser 72<br />

Notation extra-financière 73<br />

Améliorer la qualité de service 74<br />

Performance économique 76<br />

Performance environnementale 77<br />

Performance sociale 86<br />

Tableaux de bord 90<br />

Assurance des données environnementales et sociales 94<br />

Glossaire 95<br />

G Ce sigle propose une définition du terme auquel il se rapporte dans le glossaire<br />

Ce document est imprimé sur du papier oxygen, offset non couché sans bois, fabriqué à partir de 100 % de fibres recyclées,<br />

labellisées FSC, PEFC et certifié ISO 14001. Mai 2008.


“<br />

Répondre aux contraintes<br />

croissantes d’économie de<br />

ressources rares et de diminution<br />

des impacts sur l’environnement<br />

Entretien avec Henri Proglio, Président-Directeur Général de <strong>Veolia</strong> Environnement<br />

L’année <strong>2007</strong> a-t-elle selon vous marqué un tournant dans<br />

la sensibilisation d’un public plus large sur les enjeux du<br />

développement <strong>durable</strong> et du changement climatique <br />

Il y a une progression continue et très rapide depuis quelques<br />

années de la prise de conscience des décideurs, des médias,<br />

du public en général. <strong>2007</strong> représente certainement une<br />

année importante avec l’impact de la conférence de Bali et<br />

l’attribution du prix Nobel de la paix au Giec et à Al Gore. Au<br />

fond, ce qui se produit, à mes yeux, c’est que les gens constatent<br />

l’adéquation entre ce qui leur est expliqué sur le plan<br />

scientifique et ce qu’ils observent dans le quotidien de leur<br />

vie. Le dérèglement climatique est partout. Il ne doit pas<br />

cependant nous faire oublier l’existence d’autres enjeux environnementaux<br />

majeurs : la question de l’accès à l’eau et à l’assainissement<br />

et la biodiversité par exemple.<br />

Sous quelles formes cette prise de conscience vient-elle<br />

conforter votre action et votre légitimité auprès de vos<br />

clients et de vos parties prenantes <br />

Il y a la prise de conscience, mais parallèlement nous sommes<br />

déjà dans le temps de l’action. Et l’action en matière de développement<br />

<strong>durable</strong> est d’abord perceptible dans la gestion des<br />

collectivités urbaines et des grandes agglomérations du<br />

monde entier. Les municipalités, nos clients actuels et futurs,<br />

sont en train de passer de la préoccupation à l’action. Nous les<br />

aidons à construire une ville <strong>durable</strong> comme nous les avons<br />

aidés hier à construire des villes plus efficaces et moins polluantes.<br />

La stratégie que nous avons adoptée, il y a quelques<br />

années, de recentrer notre modèle sur le métier unique des<br />

services à l’environnement nous met en mesure de répondre<br />

d’une façon globale et innovante à leurs besoins. Nous sommes<br />

l’un des rares acteurs mondiaux à être en mesure de le<br />

faire parce que nous maîtrisons l’ensemble des savoir-faire<br />

correspondants. Le choix que nous avons fait par exemple<br />

d’être présents dans le secteur des transports publics se révèle<br />

non seulement justifié mais essentiel pour notre capacité à<br />

proposer une approche globale de la lutte contre les émissions<br />

de carbone dans les territoires urbanisés.


ENTRETIEN<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

3<br />

Quels sont vos principaux engagements en matière de<br />

développement <strong>durable</strong> et comment se déclinent-ils dans<br />

vos différentes activités <br />

Il me semble que nous avons franchi un palier pour entrer désormais<br />

dans une phase de maturité. Nous nous sommes engagés l’an<br />

dernier dans une entreprise enthousiasmante et difficile qui<br />

consiste à doter notre Groupe de standards mondiaux minimaux<br />

dans le domaine environnemental et dans le domaine<br />

social. C’est un exercice très exigeant pour une entreprise qui<br />

travaille dans près de 70 pays sur tous les continents. Mais plus<br />

exigeante encore est la nécessité de faire évoluer les cadres<br />

dans lesquels nous exerçons notre activité afin de mieux<br />

répondre aux contraintes croissantes d’économie de ressources<br />

rares et de diminution des impacts sur l’environnement.<br />

C’est un travail dans lequel nous pouvons jouer un rôle moteur<br />

mais que nous ne pouvons conduire seuls ; nous avons besoin<br />

du concours de nos clients, des autorités publiques nationales<br />

ou européennes, pour opérer cette révision qui dépasse le seul<br />

cadre de nos offres contractuelles et commerciales.<br />

Aujourd’hui, ces sujets sont portés par un nombre croissant<br />

d’acteurs sur la scène internationale ; comment répondezvous<br />

à leur demande de transparence, de pédagogie et<br />

d’accompagnement <br />

Dans ce domaine-là également il faut savoir passer du dialogue à la<br />

réflexion et à l’action conjointe.Le comité d’évaluation du développement<br />

<strong>durable</strong> que j’ai constitué l’an dernier nous permet de bénéficier<br />

des avis de personnalités représentatives et indépendantes. La<br />

critique qu’elles peuvent exercer sur nos forces et nos lacunes est la<br />

bienvenue. En <strong>2007</strong>, nous avons fait réaliser un audit de responsabilité<br />

environnementale et sociale sur une large part de nos exploitations<br />

en Afrique et en Amérique latine afin d’avoir une vision plus<br />

claire de nos enjeux et de la façon dont nous y faisons face.<br />

Dans plusieurs pays, nous avons concrétisé l’association des banques<br />

de développement au capital de nos filiales: avec la Banque<br />

mondiale et l’Agence française de développement en Afrique et au<br />

Moyen-Orient, avec la Berd en Europe de l’Est.<br />

Avec les ONG, les grandes fondations internationales, nous recherchons<br />

de plus en plus des formes d’action conjointe qui s’inscrivent<br />

dans la transparence. Il faut que chacun accepte de sortir de sa<br />

coquille, de sa petite logique, de son petit confort, pour œuvrer de<br />

plus en plus en commun.La croissance urbaine de demain interviendra<br />

surtout dans les zones les moins équipées en infrastructures et<br />

en services. L’équilibre économique et social y est plus difficile à<br />

atteindre.C’est un défi global,et je pense que <strong>Veolia</strong> Environnement,<br />

par son expérience historique, géographique et technique, a beaucoup<br />

à apporter à la définition de nouveaux modèles pour répondre<br />

aux besoins des grandes villes du monde en développement.<br />

Aujourd’hui, cette expérience reste sous-utilisée. C’est dommage.<br />

Quels sont les atouts de <strong>Veolia</strong> Environnement pour inventer<br />

et développer les futures technologies de rupture <br />

Certains cherchent souvent à opposer dans nos métiers la gestion<br />

publique à la gestion privée. Je trouve cela absurde : il y a de<br />

mauvais gestionnaires privés et de bons gestionnaires publics,<br />

et inversement. Il existe une supériorité de notre modèle d’entreprise<br />

dans deux domaines. D’une part,<strong>Veolia</strong> Environnement<br />

dispose d’une capacité de groupe international à mutualiser<br />

des expériences de gestion acquises dans des conditions économiques,<br />

sociales, environnementales, climatiques fondamentalement<br />

distinctes. Nous savons travailler au Niger aussi<br />

bien qu’en Norvège. D’autre part, nous avons les moyens de<br />

supporter un effort de recherche et de développement d’une<br />

ampleur et d’une diversité dont aucun de nos concurrents n’est<br />

aujourd’hui capable.<br />

Dans nos métiers, l’innovation va bien au-delà de la technologie.<br />

Au fond, l’enjeu pour nous est d’utiliser la technologie pour<br />

inventer de nouvelles solutions de service qui répondent<br />

davantage aux besoins des populations urbaines. Dans le<br />

domaine essentiel des transports, par exemple, ce sont avant<br />

tout des technologies d’information et de communication qui<br />

servent de support à nos approches les plus innovantes au service<br />

d’une gestion intégrée des systèmes de transport à l’échelle<br />

d’une agglomération.<br />

“<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement<br />

a beaucoup à apporter<br />

à la définition de nouveaux<br />

modèles pour satisfaire<br />

les besoins des grandes<br />

villes du monde<br />

en développement.


Avis du comité<br />

d’évaluation indépendant<br />

Créé en 2006, le comité d’évaluation sur le développement <strong>durable</strong> a pour vocation d’enrichir<br />

la vision stratégique de <strong>Veolia</strong> Environnement. L’avis du comité sur les principaux enjeux<br />

développement <strong>durable</strong> du Groupe ainsi que ses recommandations en matière de stratégie<br />

sont résumés ci-dessous.<br />

L’eau, les déchets, l’assainissement, l’énergie et le transport sont<br />

des enjeux majeurs au cœur des considérations environnementales,<br />

constituant les activités principales de <strong>Veolia</strong>. Le développement<br />

<strong>durable</strong> ne peut être considéré simplement comme un<br />

« plus » pour le Groupe. C’est le métier de <strong>Veolia</strong> Environnement.<br />

Réalité du changement climatique<br />

Le changement climatique est une préoccupation primordiale qui<br />

pose d’importants défis. Les risques de sécheresses, de tempêtes<br />

et d’inondations plus fréquentes et plus fortes sont réels. Il peut<br />

conduire à de graves conflits et aura des conséquences sur l’activité<br />

économique, la santé et l’hygiène. Combattre ses dangers<br />

devient une exigence de premier ordre pour les gouvernements,<br />

l’Union européenne et les organisations internationales. Les coûts<br />

des émissions de carbone et l’augmentation du prix de l’énergie<br />

appellent à davantage d’économies énergétiques. Le changement<br />

climatique affectera le secteur du transport en termes de rendement<br />

des véhicules, de prix des carburants et de fourniture du<br />

transport public.Tout cela va entraîner des pressions et des opportunités<br />

supplémentaires pour les opérations et les services de<br />

<strong>Veolia</strong>. Une gestion efficace de ses propres émissions de GES et de<br />

celles de ses clients est par conséquent essentielle.<br />

Pour parvenir à ses objectifs,<strong>Veolia</strong> devra adopter des stratégies de<br />

réduction des émissions et des mesures d’adaptation pour tirer<br />

profit de son rôle dans la lutte contre le changement climatique.<br />

Des mesures de réduction existent déjà mais de nouvelles technologies<br />

seront nécessaires, ainsi que le déploiement de moyens utiles<br />

à leur transfert et leur diffusion. <strong>Veolia</strong> devra jouer un rôle central<br />

dans ces initiatives.<br />

Management des ressources<br />

L’empreinte écologique de l’homme a triplé depuis 1961 et<br />

dépasse aujourd’hui de 25 % la capacité de régénération de l’environnement.<br />

Selon les prévisions, la population mondiale devrait<br />

atteindre 8,1 milliards d’habitants en 2030. <strong>Veolia</strong> sera inévitablement<br />

confronté à une concurrence mondiale liée à la rareté et aux<br />

prix de plus en plus élevés des ressources, en particulier l’énergie<br />

et l’eau, et devra donc réduire sa propre empreinte écologique.<br />

Cependant, son expertise et son expérience placent le Groupe<br />

dans une position favorable pour relever ces défis et les transformer<br />

en opportunités commerciales.<br />

Le changement climatique sera un accélérateur du changement.<br />

<strong>Veolia</strong> devra conserver son avance et être l’exemple d’une entreprise,<br />

qui, en réduisant ses propres émissions et en développant<br />

des services à faibles émissions, bénéficiera d’avantages concurrentiels.<br />

Les enjeux sont considérables ; par exemple, les opportunités<br />

sur le marché des services énergétiques sont estimées à<br />

5-10 milliards d’euros.<br />

Énergie<br />

Selon les prévisions, les demandes en matière d’énergie primaire<br />

devraient augmenter de plus de la moitié d’ici à 2030<br />

(les combustibles fossiles compteront pour 83 % de cette augmentation).<br />

C’est par conséquent une nécessité commerciale<br />

pour <strong>Veolia</strong> de réduire sa dépendance aux combustibles fossiles<br />

ainsi que celle de ses clients.<br />

La diminution de la consommation d’énergie est un facteur clé de<br />

la réduction des émissions de carbone dans l’atmosphère. <strong>Veolia</strong><br />

se doit de définir des objectifs clairs, comme par exemple la quantité<br />

de CO2 émis par mégawattheure thermique produit.<br />

Une solution consiste à explorer des options plus sophistiquées<br />

pour les bâtiments, en installant des systèmes de chauffage<br />

et de climatisation performants, en améliorant l’isolation<br />

et en privilégiant l’énergie solaire active et passive. La production<br />

combinée de chaleur et d’électricité ainsi que l’énergie<br />

décentralisée offrent aussi des possibilités. De plus, <strong>Veolia</strong><br />

devrait se positionner pour passer à la deuxième et à la troisième<br />

génération de biocarburants, favoriser le transfert des<br />

technologies pour produire du biogaz pour les communautés<br />

rurales dans les pays en voie de développement, et fournir des<br />

solutions de compensation du carbone pour ses clients.<br />

Eau et assainissement<br />

Les conflits liés à la rareté des ressources et à l’accès à l’eau<br />

vont se multiplier, renforcés par l’insécurité alimentaire et<br />

les problèmes de santé. Les régions pauvres du monde seront<br />

particulièrement vulnérables à la rupture causée par les<br />

changements climatiques. Le Groupe doit devenir le choix<br />

naturel pour des services modernes de branchement d’eau<br />

avec la plus faible empreinte possible sur l’eau. Il doit montrer<br />

également qu’il a compris l’urgence du problème et qu’il<br />

est prêt à s’adapter au changement.<br />

À cet égard, <strong>Veolia</strong> doit influencer la création de systèmes de<br />

tarification et de réglementations qui soient véritablement<br />

efficaces, tant du point de vue environnemental que social.<br />

Le Groupe doit également favoriser la mise en place d’initiatives<br />

d’économie, de reconstitution des réserves et de fourniture<br />

<strong>durable</strong> de l’eau. S’agissant de la gestion des eaux usées,<br />

<strong>Veolia</strong> doit développer des processus plus rentables d’épuration<br />

(séparation des eaux grises et des eaux usées, prétraitement<br />

des déchets industriels) avec une infrastructure et des<br />

coûts en capital plus faibles dans les pays en voie de développement.<br />

L’assainissement représente un enjeu majeur pour les pays<br />

en voie de développement. 2008 est l’année internationale


COMITÉ<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

5<br />

de l’assainissement, et tous les indicateurs montrent que cet<br />

élément des Objectifs du millénaire pour le développement<br />

(OMD) ne sera pas réalisé. Cela appelle un leadership mondial<br />

urgent de la part des entreprises telles que <strong>Veolia</strong> qui<br />

évoluent dans ce secteur.<br />

Déchets<br />

Le rôle de <strong>Veolia</strong> dans l’industrie du traitement des déchets<br />

devrait conduire le Groupe à explorer des solutions innovantes<br />

de réduction des émissions de GES : stockage sanitaire, récupération<br />

des gaz d’incinération, méthodes de stockage améliorées,<br />

systèmes de valorisation thermique et digestion anaérobie.<br />

Le Groupe doit également chercher à montrer la voie dans<br />

la minimisation, le recyclage et la réutilisation des déchets<br />

ainsi que dans le déploiement de ces technologies matures<br />

dans les pays en voie de développement.<br />

Défi du développement<br />

Au cours des prochaines décennies, les pays en voie de développement<br />

seront confrontés à des changements spectaculaires. <strong>Veolia</strong>,<br />

en adaptant son modèle d’entreprise à ces régions, peut y jouer un<br />

rôle vital pour le développement social et économique. Il peut<br />

contribuer à la prise de conscience mondiale, aux changements de<br />

comportements, au développement de solutions innovantes, en<br />

particulier l’adaptation des communautés de clients au changement<br />

climatique et l’élaboration de stratégies de réduction des risques<br />

de catastrophes. Le programme Doing Business With the Poor<br />

constituera un levier de croissance important pour <strong>Veolia</strong>.<br />

Réglementation<br />

Grâce à une forte présence dans l’UE, <strong>Veolia</strong> est au cœur d’une<br />

organisation qui définit des normes environnementales destinées<br />

à un large nombre de pays. Ces standards sont de plus en<br />

plus acceptés dans les pays en voie de développement et ont<br />

une influence considérable sur les normes actuellement en<br />

cours de préparation aux États-Unis. Le Groupe doit ainsi jouer<br />

un rôle dans l’élaboration de la législation de l’UE, pour s’assurer<br />

que ses objectifs soient réalisables et que ses exigences<br />

soient rentables.<br />

Opportunités technologiques<br />

Le marché des innovations à haute rentabilité est colossal et<br />

<strong>Veolia</strong> se doit d’avoir une stratégie pour occuper le premier rang<br />

sur ce marché, notamment dans la recherche et les investissements<br />

dans des moyens pour réduire les consommations d’eau<br />

et d’énergie et la production de déchets.<br />

En adoptant une vision transverse de long terme, intégrant<br />

les préoccupations environnementales et sociales et les parties<br />

prenantes, <strong>Veolia</strong> pourra continuer à montrer l’exemple,<br />

créer une identité d’entreprise forte et anticiper l’avenir.<br />

Nous croyons que <strong>Veolia</strong> a l’expertise et la vision pour jouer<br />

un rôle majeur et répondre aux grands défis mondiaux.<br />

Membres du comité<br />

John Gummer, ancien ministre britannique de l’Environnement,<br />

MP, président de Sancroft Group et président du comité<br />

Philippe Lévêque, directeur général de Care France<br />

Karina Litvack, directrice du département Gouvernance et<br />

Investissement socialement responsable de F&C Investment<br />

D r Rajendra K. Pachauri, président du Giec, prix Nobel de la<br />

paix, directeur général de Teri (The Energy and Resources<br />

Institute)<br />

Usha Rao-Monari, membre de la direction<br />

de la Société financière internationale<br />

Ignacy Sachs, professeur à l’École des hautes études<br />

en sciences sociales<br />

Jean-Michel Severino, directeur général de l’Agence française<br />

de développement (AFD)<br />

Björn Stigson, président du World Business Council<br />

for Sustainable Development (WBCSD)<br />

Première réunion plénière du comité, 16 janvier 2008.<br />

<br />

De gauche à droite : Ignacy Sachs, Rajendra K. Pachauri, Yves Cabana,<br />

Henri Proglio, Björn Stigson, Usha Rao-Monari, Jean-Michel Severino,<br />

John Gummer, Karina Litvack, Philippe Lévêque.


STRATÉGIE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

7<br />

Dans un marché porté par la croissance urbaine et l’élévation des<br />

exigences environnementales, la consolidation de notre leadership<br />

mondial repose sur notre capacité à proposer des solutions innovantes et<br />

responsables pour une gestion <strong>durable</strong> de la ville.


Anticiper et s’adapter<br />

La croissance des agglomérations est un des phénomènes majeurs du monde moderne.<br />

Désormais plus de la moitié de la population mondiale vit dans des villes, et cette évolution<br />

est destinée à se poursuivre. Elle rend plus complexes les réponses à apporter en termes<br />

d’efficacité économique de la ville, d’équilibre social, d’enjeux sanitaires et environnementaux<br />

et d’empreinte écologique.<br />

La croissance urbaine exerce une pression croissante sur des<br />

ressources naturelles limitées. Elle appelle une stratégie d’aménagement<br />

<strong>durable</strong> de la ville qui constitue désormais l’une des<br />

réalités les plus vivaces de la mise en œuvre concrète du développement<br />

<strong>durable</strong>. Elle impose une vision globale prenant en<br />

compte les interactions entre des dimensions de gestion<br />

urbaine autrefois considérées comme des réalités distinctes.<br />

La prise de conscience du changement climatique accélère ce<br />

processus car les besoins énergétiques liés à l’habitat, aux<br />

transports et à l’élimination des déchets, sont des causes<br />

importantes de production de gaz à effet de serre. Or, une partie<br />

notable de ces secteurs relève de choix d’aménagement et<br />

de gestion urbains.<br />

/ TAUX DE CROISSANCE URBAINE ANNUELLE 1990-2006<br />

● de - 3 à 0<br />

● de 0 à 2<br />

● de 2 à 3<br />

● de 3 à 4<br />

● de 4 à 6<br />

● de 6 à 8<br />

● données non disponibles<br />

À l’exception notable de la Russie et d’une partie de l’Europe orientale, la croissance urbaine est un phénomène mondial dont le rythme est<br />

inversement proportionnel au niveau de développement.<br />

Sources : ONU-Habitat, 2003 et 2006, Banque mondiale, 2008.


STRATÉGIE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

9<br />

/ PERSPECTIVES DE CROISSANCE DES AGGLOMÉRATIONS<br />

Sources :World urbanization prospects - the <strong>2007</strong> revision, UNDESA, Population division, New York.<br />

Los Angeles<br />

Mexico<br />

Buenos Aires<br />

New York<br />

São Paulo<br />

Rio de Janeiro<br />

Londres<br />

Millions de citadins<br />

Lagos<br />

Paris<br />

Kinshasa<br />

10 20 35<br />

Moscou<br />

Istanbul Lahore<br />

Le Caire<br />

Karachi<br />

Bombay<br />

(Mumbai)<br />

New<br />

Delhi<br />

Madras<br />

(Chennai)<br />

Dacca<br />

Pékin<br />

Shanghaï<br />

Canton<br />

Shenzhen<br />

Calcutta<br />

Djakarta<br />

Tokyo<br />

Osaka-Kobe<br />

Manille<br />

Évolution (projections des Nations unies)<br />

2025<br />

<strong>2007</strong><br />

1950<br />

Assurer l’efficacité économique et l’équilibre environnemental et social des très grandes agglomérations s’affirme comme un des principaux enjeux<br />

de développement <strong>durable</strong> à l’échelle de la planète.<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement se positionne comme<br />

un partenaire privilégié des responsables<br />

d’agglomération pour inventer et mettre en œuvre<br />

les solutions <strong>durable</strong>s de gestion des villes modernes.<br />

Nous nous distinguons des autres acteurs par :<br />

• une expérience de plus de 150 ans dans la délégation des<br />

services publics urbains. Elle nous a permis d’en optimiser la<br />

gestion technique, sociale et environnementale, mais plus<br />

fondamentalement encore d’accompagner le processus de<br />

construction des infrastructures et des cadres de régulation<br />

des grands services publics (eau, assainissement G , propreté,<br />

transports publics, gestion de l’énergie) ;<br />

• une vision stratégique intégrant depuis plus de dix ans ces<br />

différentes activités dans un métier unique des services à l’environnement,<br />

permettant de dégager des convergences techniques,<br />

contractuelles et commerciales. Cette approche nous a<br />

permis en particulier d’anticiper la dimension transversale de<br />

la question climatique et de la valorisation des économies de<br />

carbone et de nous préparer à y répondre ;<br />

• une pratique mondiale de notre métier dans 68 pays, sur<br />

tous les continents, dans une extrême variété de conditions<br />

économiques, sociales, environnementales et climatiques, qui<br />

nous oblige à une adaptation constante de nos modèles. Cette<br />

adaptation enrichit en retour notre base de savoir-faire et<br />

notre capacité d’innovation ;<br />

Le développement du Groupe est fondé sur<br />

notre capacité à convaincre notre futur client<br />

de notre aptitude à gérer mieux que lui<br />

les services environnementaux.<br />

Ce modèle repose sur notre performance économique de gestionnaire<br />

et sur notre expertise environnementale. Mais, il requiert<br />

aussi une capacité de conduire dans l’apaisement la transformation<br />

sociale qui accompagne l’externalisation. Il nécessite enfin de<br />

savoir créer et maintenir dans la durée l’acceptation de nos interventions<br />

par les populations locales.<br />

Avec ses quatre piliers, économique, environnemental, social et<br />

sociétal, ce modèle spécifique nous a permis d’intégrer assez<br />

naturellement le développement <strong>durable</strong> au centre de notre stratégie.<br />

Nous considérons notre performance en ce domaine<br />

comme un élément essentiel de notre crédibilité commerciale,<br />

de notre capacité à nous démarquer de concurrents moins<br />

experts et, plus généralement, à créer de la valeur.<br />

Un monde plus urbanisé et plus sensible à la nécessité de<br />

contrôler les dommages environnementaux liés aux activités<br />

urbaines et industrielles est propice au développement de nos<br />

services. Les besoins quantitatifs de services environnementaux<br />

croissent, et des difficultés techniques et organisationnelles renforcent<br />

le besoin d’expertise et d’expérience.<br />

• un modèle contractuel fondé sur le partenariat de long<br />

terme, enraciné dans la réalité locale et reposant sur un équilibre<br />

clair des responsabilités entre le gestionnaire privé et<br />

l’autorité publique et politique. Il présente, de ce fait, des<br />

caractéristiques majeures de développement <strong>durable</strong>.


La richesse d’une présence mondiale diversifiée<br />

En matière environnementale, le monde développé<br />

semblait s’inscrire dans une logique de qualité<br />

et de maîtrise toujours croissante des niveaux de<br />

risques : l’enjeu du changement climatique, par<br />

son ampleur, réintroduit avec force la contrainte<br />

d’efficacité de l’investissement environnemental.<br />

Pour <strong>Veolia</strong> Environnement c’est une opportunité de tirer<br />

davantage parti de la diversité de sa présence dans le monde,<br />

et en particulier de sa forte implication dans le monde émergent<br />

et en développement.<br />

Depuis quinze ans, le Groupe a connu une croissance internationale<br />

rapide. En <strong>2007</strong>, l’activité en France est de 44 % du chiffre<br />

d’affaires total. Trois grands pays développés, le Royaume-<br />

Uni, l'Allemagne, les États-Unis, où le Groupe dépasse 2 milliards<br />

de chiffre d'affaires, représentent quant à eux 44 % du<br />

chiffre d'affaires international.<br />

Pour autant, l’implication de <strong>Veolia</strong> Environnement dans le<br />

monde émergent et en développement s’est accrue en <strong>2007</strong>.<br />

Près de 27 % des effectifs travaillent en Asie-Pacifique, en<br />

Europe orientale et centrale, en Amérique latine et en Afrique<br />

et Moyen-Orient. Le Groupe emploie dans ces zones près de<br />

90 000 salariés.<br />

La correction des chiffres d’affaires par les parités de pouvoir<br />

d’achat permet de mieux cerner les réalités industrielles du<br />

Groupe. Les zones émergentes que sont l’Europe orientale et<br />

centrale, l’Asie, l’Amérique latine et l’Afrique, et qui représentent<br />

13 % du chiffre d’affaires, voient leur proportion doubler<br />

dans cette approche<br />

Chiffre Chiffre <strong>Rapport</strong><br />

Chiffres en M€ d’affaires d’affaires cor. PPA<br />

Nouveaux<br />

entrants UE 2 133 3 622 1,7<br />

Asie 961 2 386 2,5<br />

Amérique latine 569 752 1,3<br />

Afrique 745 1 676 2,3<br />

Total 4 408 8 436 1,9<br />

% du CA total 13 % 25 %<br />

Cette présence diversifiée fait de notre Groupe un outil de diffusion<br />

des savoir-faire et des technologies vers le monde émergent.<br />

Elle nous permet d’identifier les bonnes pratiques où qu’elles<br />

soient, y compris dans les zones en développement (Amérique<br />

latine avec le Bus Rapid Transit) ou excentrées (Australie, avec le<br />

« re-use » G ) et d’étendre leur champ d’application.<br />

/ RÉPARTITION DU CHIFFRE D'AFFAIRES DE VEOLIA ENVIRONNEMENT, HORS FRANCE<br />

PORTUGAL<br />

IRLANDE<br />

ROYAUME-UNI<br />

ESPAGNE<br />

BELGIQUE<br />

NORVÈGE<br />

DANEMARK<br />

ALLEMAGNE<br />

PAYS-<br />

BAS<br />

LUX.<br />

SUISSE<br />

ITALIE<br />

SUÈDE<br />

RÉPUBLIQUE<br />

TCHÈQUE<br />

AUTRICHE<br />

SLOVÉNIE<br />

ESTONIE<br />

LETTONIE<br />

LITUANIE<br />

POLOGNE<br />

SLOVAQUIE<br />

HONGRIE<br />

CROATIE<br />

SERBIE<br />

FINLANDE<br />

ROUMANIE<br />

BULGARIE<br />

TURQUIE<br />

RUSSIE<br />

ARMÉNIE<br />

ÉTATS-UNIS<br />

MEXIQUE<br />

COLOMBIE<br />

CHILI<br />

CANADA<br />

VENEZUELA<br />

ARGENTINE<br />

RÉP. DOMINICAINE<br />

BRÉSIL<br />

URUGUAY<br />

SÉNÉGAL<br />

MAROC<br />

ALGÉRIE<br />

BURKINA<br />

FASO<br />

BÉNIN<br />

CÔTE<br />

D’IVOIRE<br />

GABON<br />

TUNISIE<br />

NIGER<br />

BOTSWANA<br />

AFRIQUE<br />

DU SUD<br />

ISRAËL<br />

LIBAN<br />

ÉGYPTE<br />

ARABIE<br />

SAOUDITE<br />

OMAN INDE<br />

ÉMIRATS<br />

ARABES UNIS<br />

BAHREÏN<br />

MAURICE<br />

CHINE<br />

THAÏLANDE<br />

MALAISIE<br />

SINGAPOUR<br />

100 400 1 000 2 000 2 750<br />

Chiffre d’affaires en millions d’euros (<strong>2007</strong>)<br />

CORÉE<br />

DU SUD<br />

TAIWAN<br />

JAPON<br />

PHILIPPINES<br />

AUSTRALIE<br />

NOUVELLE-<br />

ZÉLANDE<br />

En <strong>2007</strong>, la France représente 44 % du chiffre d'affaires total du Groupe. Le reste est réalisé dans 67 pays. Toutefois, 80 % du chiffre d’affaires<br />

international est développé dans 14 pays où <strong>Veolia</strong> a une activité supérieure à 300 millions d’euros. Le Royaume-Uni, l’Allemagne, les États-Unis<br />

représentent 44 % du chiffre d’affaires international.<br />

Source:<strong>Veolia</strong> Environnement <strong>2007</strong>.


STRATÉGIE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

11<br />

Sources:<strong>Veolia</strong> Environnement <strong>2007</strong>, base de données de la Banque mondiale 2006, Banque asiatique de développement 2006, Programme des Nations unies pour le développement 2005.<br />

/ RÉPARTITION DU CHIFFRE D’AFFAIRES EN PARITÉ DE POUVOIR D’ACHAT (PPA) DE VEOLIA ENVIRONNEMENT, HORS FRANCE<br />

ÉTATS-UNIS<br />

MEXIQUE<br />

COLOMBIE<br />

CHILI<br />

CANADA<br />

VENEZUELA<br />

BRÉSIL<br />

URUGUAY<br />

ARGENTINE<br />

PORTUGAL<br />

RÉP. DOMINICAINE<br />

IRLANDE<br />

ROYAUME-UNI<br />

ESPAGNE<br />

SÉNÉGAL<br />

BELGIQUE<br />

MAROC<br />

ALGÉRIE<br />

BURKINA<br />

FASO<br />

CÔTE<br />

D’IVOIRE<br />

NORVÈGE<br />

DANEMARK<br />

ALLEMAGNE<br />

PAYS-<br />

BAS<br />

LUX.<br />

SUISSE<br />

ITALIE<br />

BÉNIN<br />

GABON<br />

TUNISIE<br />

ÉGYPTE<br />

NIGER<br />

BOTSWANA<br />

AFRIQUE<br />

DU SUD<br />

SUÈDE<br />

RÉPUBLIQUE<br />

TCHÈQUE<br />

AUTRICHE<br />

SLOVÉNIE<br />

ISRAËL<br />

LIBAN<br />

ARABIE<br />

SAOUDITE<br />

FINLANDE<br />

ESTONIE<br />

LETTONIE<br />

LITUANIE<br />

POLOGNE<br />

SLOVAQUIE<br />

HONGRIE<br />

CROATIE<br />

SERBIE<br />

ROUMANIE<br />

BULGARIE<br />

OMAN INDE<br />

ÉMIRATS<br />

ARABES UNIS<br />

BAHREÏN<br />

MAURICE<br />

TURQUIE<br />

RUSSIE<br />

CHINE<br />

ARMÉNIE<br />

THAÏLANDE<br />

MALAISIE<br />

SINGAPOUR<br />

CORÉE<br />

DU SUD<br />

100 400 1 000 2 000 2 600<br />

Chiffre d’affaires en PPA, en millions d’euros (<strong>2007</strong>)<br />

TAIWAN<br />

JAPON<br />

PHILIPPINES<br />

AUSTRALIE<br />

NOUVELLE-<br />

ZÉLANDE<br />

La France représente 38 % du chiffre d’affaires en PPA total du Groupe. En lissant les différents niveaux de prix, cette approche souligne la réalité<br />

industrielle du Groupe en Europe orientale et centrale, en Chine et en Afrique.<br />

Méthodologie<br />

/ CHIFFRE D’AFFAIRES INTERNATIONAL EN PARITÉ DE POUVOIR D’ACHAT<br />

64 % <strong>Veolia</strong> Eau<br />

66 % <strong>Veolia</strong> Propreté<br />

<strong>Veolia</strong><br />

52 % Énergie-Dalkia<br />

63 % <strong>Veolia</strong> Transport<br />

L’utilisation des chiffres d’affaires corrigés<br />

par la méthode des parités de pouvoir d’achat G<br />

permet de lisser les différences de niveaux<br />

de prix rencontrées pour des prestations<br />

analogues sur les différents marchés.<br />

Elle permet ainsi de décrire plus exactement<br />

la répartition des réalités industrielles<br />

du Groupe entre ses différents pays<br />

d’implantation. Les chiffres d’affaires en parité<br />

de pouvoir d’achat sont calculés, sauf exception,<br />

avec les ratios 2006 de la Banque mondiale.<br />

La durabilité de notre performance exige des efforts<br />

d’adaptation et d’innovation importants.<br />

Nous sommes conduits à anticiper et à préparer une évolution<br />

de nos modèles contractuels qui, dans l’avenir, devront fonder<br />

nos interventions et nos rémunérations davantage sur des objectifs<br />

de qualité, d’économie de ressources rares et d’adaptation<br />

fine des moyens aux besoins, plutôt que sur la seule fourniture de<br />

volumes ou de services de base.<br />

Ces évolutions, déjà partiellement engagées, ne relèvent pas<br />

de notre seule responsabilité. Les formes de notre rémunération<br />

et, plus généralement, les conditions d’organisation dans lesquelles<br />

nous sommes conduits à fournir nos services sont encadrées<br />

par des réglementations qui dépendent des autorités publiques.<br />

Les changements à opérer nécessitent non seulement une<br />

approche consensuelle avec nos clients mais aussi une compréhension<br />

et une acceptation par les populations desservies.


Centre de stockage des déchets à Hong Kong, Chine<br />

Notre responsabilité propre consiste :<br />

• à souligner ce qui dans la gestion des services environnementaux<br />

nous paraît comporter des risques de contradiction<br />

avec les objectifs du développement <strong>durable</strong>. Ainsi, la rémunération<br />

traditionnelle du service de l’eau sur la base du volume<br />

vendu doit évoluer pour mieux prendre en compte l’objectif de<br />

réduction des consommations d’eau, sans perturber l’équilibre<br />

économique d’une activité dont les coûts restent très majoritairement<br />

fixes ;<br />

• à mettre en valeur les meilleurs cadres d’organisation auxquels<br />

notre expérience internationale nous confronte. Par<br />

exemple, au Royaume-Uni, la gestion des flux de déchets produits<br />

par un territoire est confiée à un opérateur chargé de<br />

conduire l’évolution globale du système en développant massivement<br />

le recyclage et la valorisation énergétique.<br />

Ces contrats intégrés permettent, sur le long terme, une responsabilisation<br />

et une efficacité sans équivalent dans l’Union<br />

européenne ;<br />

Contrat Taux de recyclage Objectif de recyclage<br />

2008-2009 fixé par la collectivité<br />

2011-2012<br />

Nottinghamshire 37,8 % 45 %<br />

Shropshire 37,9 % 53,4 %<br />

Southwark 18,5 % 34,8 %<br />

• à recommander une réflexion sur la répartition des responsabilités<br />

entre les autorités délégantes et les opérateurs. Dans<br />

le domaine du transport urbain, la gestion intégrée des différents<br />

segments et la mise en œuvre d’une véritable intermodalité<br />

sont devenues un métier à part entière qui se distingue<br />

de la simple gestion des moyens de transport. Sa complexité<br />

croissante justifie sa délégation par l’autorité organisatrice<br />

publique à un gestionnaire privé spécialisé. Dans certains<br />

contrats, aux Pays-Bas ou aux États-Unis, nous expérimentons<br />

de nouvelles responsabilités qui relèvent de cette logique.<br />

Au cours des deux dernières décennies, dans les pays développés,<br />

des raisons inspirées par le droit de la concurrence ont poussé à<br />

la segmentation des responsabilités confiées aux opérateurs<br />

privés et au raccourcissement des durées contractuelles. Dans le<br />

monde en développement, il reste néanmoins admis que la<br />

nécessité de développer la base des services essentiels justifie<br />

des durées contractuelles plus longues et des responsabilités de<br />

gestion plus larges.<br />

Atteindre les objectifs du développement urbain<br />

<strong>durable</strong> nécessite une plus grande cohérence<br />

des modèles et des responsabilités mieux ciblées<br />

exercées sur le long terme.<br />

Aujourd’hui, la contrainte de la lutte contre le changement climatique<br />

fait émerger dans le monde développé un nouveau<br />

défi d’efficacité et de performance. Il s’agit de proposer des<br />

mutations en profondeur des services urbains s’inscrivant<br />

dans la perspective de réduction des émissions de GES G fixée<br />

par le protocole de Kyoto G . Dans chacune de nos activités, nous<br />

pensons que le socle de la solution réside dans le partenariat<br />

public-privé G , fondé sur un contrôle public étroit d’un gestionnaire<br />

privé responsabilisé et rémunéré en partie sur des objectifs<br />

de qualité et d’évolution du service.<br />

La nécessité d’une approche globale et <strong>durable</strong> dépasse le<br />

cadre de chacune de nos activités opérationnelles. La mobilisation<br />

des agglomérations en matière de développement <strong>durable</strong><br />

est très fortement dominée par la volonté de diminuer les<br />

émissions de gaz à effet de serre. Il est devenu nécessaire de<br />

proposer aux municipalités des outils leur permettant d’arbitrer<br />

de façon objective entre les différentes actions susceptibles<br />

d’être engagées.<br />

La mesure commune de l’économie de carbone rend possible<br />

de concevoir des outils technico-financiers, adaptés aux caractéristiques<br />

de chaque territoire, permettant de hiérarchiser, sur<br />

la base d’une approche objective de leurs rapports coût financier/avantage<br />

écologique, les décisions ayant un impact sur les<br />

émissions de GES dans les différents secteurs de la gestion<br />

municipale (transports, réseaux de chaleur et de froid, gestion<br />

énergétique des bâtiments publics, éclairage public, traitement<br />

du déchet, etc.).


Une expertise en ingénierie sociale éprouvée<br />

STRATÉGIE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

13<br />

Le développement de <strong>Veolia</strong> Environnement, et en particulier<br />

son développement organique, s’inscrit sous le sceau d’une<br />

exigence particulière en termes d’ingénierie sociale.<br />

L’enjeu est de conduire un processus de transformation social<br />

majeur des structures qui nous sont confiées en gestion.<br />

Celles-ci s’inscrivent dans la sphère publique et administrative,<br />

et nous devons les conduire avec leur personnel dans le<br />

monde de l’entreprise privée.<br />

L’intégration du personnel en place (statuts, rémunérations,<br />

avantages sociaux, formation, capitalisation du savoir-faire et<br />

transfert des compétences) s’inscrit dans une démarche de progrès<br />

à tous les niveaux de l’activité. Un nouveau projet d’entreprise<br />

fondé sur les valeurs de <strong>Veolia</strong> Environnement doit être élaboré,<br />

en tenant compte de l’existant.<br />

Dans certaines circonstances, la complexité de cette mutation<br />

est renforcée par l’existence, à l’origine, d’une sous-productivité.<br />

Celle-ci doit être corrigée pour atteindre les objectifs économiques,<br />

mais en déjouant le risque de traumatismes sociaux.<br />

À court terme, des solutions de réinternalisation permettent de<br />

maintenir l’emploi local. À moyen terme, l’efficacité sociale repose<br />

largement sur des efforts de formation et de promotion de l’encadrement<br />

local. Et sur la dynamique de développement de nos<br />

activités,<strong>Veolia</strong> a conduit son processus d’internationalisation en<br />

recourant de façon très modéré à l’expatriation. Fin <strong>2007</strong>, l’entreprise<br />

ne compte que 710 expatriés.<br />

Ces savoir-faire de transformation sociale sont essentiels à la<br />

réussite du processus de délégation de service public. La<br />

confiance des décideurs publics dans la capacité du délégataire<br />

à mettre en œuvre une gestion sociale avisée et apaisée<br />

conforte le choix d’une meilleure efficacité économique et de<br />

l’expertise environnementale.<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement, par sa pratique depuis plus de 150 ans<br />

de ces processus de transformation sociale, bénéficie d’un<br />

avantage comparatif important sur ses concurrents. Ces<br />

savoir-faire, largement fondés sur l’expérience de gestion, se<br />

révèlent très difficiles à acquérir pour les nouveaux entrants.<br />

37 % 63 % Présence des effectifs de <strong>Veolia</strong> Environnement<br />

● France<br />

● International<br />

/ RÉPARTITION DES EFFECTIFS DE VEOLIA ENVIRONNEMENT, HORS FRANCE<br />

NORVÈGE<br />

SUÈDE<br />

FINLANDE<br />

ROYAUME-UNI<br />

IRLANDE<br />

DANEMARK<br />

ALLEMAGNE<br />

PAYS-BAS<br />

RÉPUBLIQUE<br />

TCHÈQUE<br />

ESTONIE<br />

LITUANIE<br />

POLOGNE<br />

RUSSIE<br />

1 - SLOVÉNIE<br />

2 - CROATIE<br />

3 - SLOVAQUIE<br />

4 - HONGRIE<br />

PORTUGAL<br />

ESPAGNE<br />

BELGIQUE<br />

LUX.<br />

SUISSE<br />

ITALIE<br />

AUTRICHE<br />

1<br />

2<br />

3<br />

4<br />

SERBIE<br />

ROUMANIE<br />

BULGARIE<br />

TURQUIE<br />

ÉTATS-UNIS<br />

MEXIQUE<br />

COLOMBIE<br />

CANADA<br />

VENEZUELA<br />

SÉNÉGAL<br />

MAROC<br />

TUNISIE<br />

ISRAËL<br />

LIBAN<br />

LIBYE<br />

ÉGYPTE<br />

BURKINA<br />

ARABIE<br />

FASO<br />

NIGER<br />

SAOUDITE<br />

BÉNIN<br />

CÔTE<br />

D’IVOIRE<br />

GABON<br />

OMAN INDE<br />

ÉMIRATS<br />

ARABES UNIS<br />

BAHREÏN<br />

CORÉE<br />

DU SUD<br />

JAPON<br />

CHINE<br />

TAIWAN<br />

THAÏLANDE<br />

PHILIPPINES<br />

VIETNAM<br />

MALAISIE<br />

SINGAPOUR<br />

BRÉSIL<br />

Source : <strong>Veolia</strong> Environnement <strong>2007</strong>.<br />

CHILI<br />

ARGENTINE<br />

AFRIQUE<br />

DU SUD<br />

Effectif total<br />

au 31 décembre <strong>2007</strong><br />

Le développement international du Groupe s’effectue par l’intégration et la formation des mains-d’œuvre locales. En 2015, l’effectif international<br />

devrait représenter 75 % de l’effectif total de <strong>Veolia</strong> Environnement.<br />

500<br />

2 500<br />

5 000<br />

10 000<br />

15 000<br />

20 000<br />

27 500<br />

AUSTRALIE<br />

NOUVELLE-<br />

ZÉLANDE


Proposer des réponses<br />

nouvelles<br />

Pour mieux économiser les ressources rares et diminuer les impacts sur l’environnement,<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement s’appuie sur un champ très large d’expertises environnementales, une<br />

expérience internationale diversifiée et une pratique historique ancienne de son métier.<br />

<strong>Veolia</strong> Eau<br />

Faire évoluer le modèle de gestion de l’eau dans un contexte d’économies de volumes<br />

et dans une optique de protection et de diversification des ressources.<br />

Intégrer le développement <strong>durable</strong><br />

dans le modèle économique<br />

Le modèle économique des services de l’eau s’est construit<br />

sur un cercle vertueux où la croissance des volumes vendus<br />

permettait le développement de l’accès à l’eau, l’amélioration<br />

des paramètres sanitaires, le financement d’une partie des<br />

coûts de l’assainissement et de la protection des ressources,<br />

et l’amortissement des coûts d’infrastructures.<br />

Ce cercle vertueux, conduisant à une grande qualité de service,<br />

doit aujourd’hui être adapté pour intégrer de nouveaux<br />

impératifs. La nécessité de réduire les consommations pour<br />

limiter les pressions sur la ressource locale amène en effet à<br />

une baisse des consommations unitaires, qui en se traduisant<br />

dans les faits change l’équilibre économique de l’activité.<br />

<strong>Veolia</strong> Eau oriente donc son action pour que la rémunération<br />

du service de l’eau se fonde davantage sur la valorisation de la<br />

qualité du service et moins sur les volumes consommés.<br />

Le service de l’eau doit également intégrer davantage de préoccupations<br />

sociales jusqu’alors confiées à des organismes de<br />

solidarité extérieurs : application du « droit à l’eau », aide aux<br />

usagers en difficulté. De nouvelles solutions se développent<br />

pour équilibrer le service de l’eau tout en apportant des réponses<br />

aux besoins de tous les usagers, y compris les plus démunis.<br />

78<br />

millions d’habitants desservis<br />

en eau potable par <strong>Veolia</strong> Eau<br />

54<br />

millions raccordés à un réseau<br />

d’assainissement par <strong>Veolia</strong> Eau<br />

De la gestion du service de l’eau<br />

à la protection de la ressource<br />

La préservation de la ressource, la sécurité sanitaire, la continuité<br />

de service, l’adaptation du tarif pour répondre à des<br />

objectifs sociaux sont autant de critères qualitatifs qui représentent<br />

une part croissante de la rémunération du service de<br />

l’eau. C’est pourquoi <strong>Veolia</strong> Eau développe une gamme de services<br />

au-delà de son activité traditionnelle de production et<br />

distribution d’eau potable et d’assainissement.<br />

Ces nouveaux usages et services pourraient constituer la base<br />

de nouvelles structures de rémunération, permettant d’équilibrer<br />

les coûts et d’aligner les intérêts entre pouvoirs publics,<br />

consommateurs et opérateur.<br />

Les nouvelles ressources<br />

<strong>Veolia</strong> Eau répond aux problématiques de pressions sur la ressource<br />

(qualitative et quantitative) en étendant sa sphère d’intervention<br />

du « petit cycle G » au « grand cycle G » de l’eau, à travers<br />

plusieurs types d’approches :<br />

• des actions de protection de la ressource et de lutte contre<br />

les pollutions ;<br />

• la sensibilisation aux nouveaux usages ;<br />

• la promotion des ressources alternatives.<br />

Par ailleurs, la lutte contre les gaspillages et le recyclage des<br />

eaux usées traitées pour certains usages, industriels, agricoles,<br />

ou récréatifs peuvent être mis en œuvre. Le recyclage permet<br />

de maximiser l’utilisation de l’eau prélevée avant de la<br />

rejeter dans la nature.<br />

Le dessalement de l’eau de mer peut être déployé dans des<br />

régions proches des côtes dont les ressources en eau douce<br />

sont insuffisantes. Dans ce domaine, <strong>Veolia</strong> Eau développe<br />

des solutions technologiques performantes pour diminuer<br />

les consommations d’énergie, les coûts et l’impact environnemental.


STRATÉGIE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

15<br />

/ PRÉLÈVEMENTS D’EAU (EN SURFACE ET EN PROFONDEUR) EN POURCENTAGE DES RÉSERVES D’EAU RENOUVELABLES<br />

2025<br />

Sources : Food and Agriculture Organization, Aquastat <strong>2007</strong>, World Resources Institute, Washington.<br />

Utilisation<br />

excessive<br />

0 10 25 5 0 75 100<br />

Données non disponibles<br />

2000<br />

La quantité d’eau douce disponible sur la planète est constante. Le concept de rareté de l’eau n’a de sens que dans un contexte local ou régional<br />

et relève de la comparaison entre la disponibilité plus ou moins grande des ressources (causes naturelles ou climatiques), et l’évolution des<br />

prélèvements. Pour satisfaire les besoins croissants liés à la démographie urbaine, trois types d’actions sont possibles : lutter contre les<br />

gaspillages individuels ou collectifs, accélérer le cycle naturel de renouvellement des ressources et « créer » de nouvelles ressources grâce au<br />

dessalement et au recyclage de l’eau usée traitée.<br />

Développer de nouvelles coopérations<br />

Qu’il s’agisse de l’accès à l’eau ou de la protection de la ressource,<br />

la gestion de l’eau implique aujourd’hui un nombre<br />

important d’acteurs dont les savoir-faire et les rôles doivent<br />

pouvoir être organisés de façon complémentaire. <strong>Veolia</strong> Eau<br />

travaille à renforcer l’efficacité de son service en intensifiant le<br />

dialogue avec la société civile. Dans les pays émergents, les<br />

partenariats public-privé peuvent être complétés par des partenariats<br />

avec les associations et organisations impliquées<br />

localement afin de déployer des actions de développement et<br />

de protection de l’environnement.<br />

Réinventer la place de l’eau en ville<br />

Le développement d’ouvrages adaptés pour l’évacuation de<br />

l’eau de pluie, le rétablissement des cours d’eau et canaux<br />

végétalisés dans la ville permettent de concilier stockage des<br />

eaux pluviales et limitation des risques d’inondation, tout en<br />

aménageant des espaces de loisirs. L’implantation d’espaces<br />

récréatifs autour de l’eau contribue à adoucir et embellir la<br />

ville. L’eau devient ainsi un vecteur de réintégration de l’environnement<br />

naturel et de la biodiversité G dans l’univers urbain.<br />

Cette dimension est prise en compte dans les évolutions des<br />

services d’eau gérés par <strong>Veolia</strong> Eau.<br />

Le modèle de développement de <strong>Veolia</strong> Eau est en cours de<br />

mutation. Celle-ci ne pourra se faire sans un certain nombre<br />

d’évolutions externes à l’entreprise, en particulier des réglementations,<br />

qui structurent le rôle et la marge de manœuvre<br />

de l’opérateur.


<strong>Veolia</strong> Propreté<br />

Le déchet est un formidable gisement de ressources, d’énergies renouvelables ou alternatives et de<br />

matières premières secondaires, dont la gestion responsable représente une opportunité économique<br />

et un impératif social et environnemental.<br />

Malgré les efforts déployés pour peser sur les volumes de production<br />

de déchets, les quantités de déchets produites dans<br />

le monde augmentent, en lien avec la croissance économique<br />

et l’évolution des modes de consommation. La raréfaction des<br />

matières premières et le renchérissement de leur coût provoquent<br />

une demande forte en matières premières secondaires G<br />

qui encourage leur valorisation.<br />

Enfin, le changement climatique et la nécessité de limiter les<br />

impacts sur les milieux naturels se traduisent par un besoin<br />

de contrôle accru des émissions polluantes et de valorisation<br />

de l’énergie disponible dans les déchets non recyclés.<br />

Hiérarchiser les modes<br />

de traitement du déchet<br />

<strong>Veolia</strong> Propreté organise la gestion des déchets qui lui sont confiés<br />

en suivant les principes de la hiérarchie des modes de traitement :<br />

limitation de la production de déchets à la source, réutilisation,<br />

recyclage et valorisation matière, enfin valorisation énergétique et<br />

élimination. L’objectif est de diminuer la part des déchets mis en<br />

décharge ou incinérés sans valorisation énergétique.<br />

Prévention quantitative et qualitative<br />

<strong>Veolia</strong> Propreté conseille ses clients industriels pour réduire<br />

les quantités de déchets produits et leur dangerosité. En<br />

<strong>2007</strong>, dans le cadre de l’activité industrielle de <strong>Veolia</strong><br />

Propreté, les quantités de déchets valorisés sont en réduction<br />

et les tonnes de déchets recyclés en forte augmentation.<br />

Auprès du grand public, l’entreprise déploie des actions de<br />

sensibilisation pour réduire les quantités de déchets et<br />

encourager le tri et le recyclage.<br />

Recyclage et valorisation<br />

La valorisation des déchets G sous toutes ses formes, matières,<br />

agronomique et énergétique, est une priorité pour <strong>Veolia</strong><br />

Propreté. L’augmentation des quantités de matières traitées et<br />

recyclées est un objectif permanent, qu’il s’agisse des filières<br />

traditionnelles (papiers, cartons, plastiques, métaux) ou des<br />

filières nouvelles comme les déchets d’équipement électrique<br />

et électronique (D3E). L’activité de recyclage se développe<br />

(+ 35 % de matières recyclées en <strong>2007</strong>), en particulier dans les<br />

filières papier/carton (+ 39 %) et les métaux (+ 20 %). <strong>Veolia</strong><br />

Propreté recycle aujourd’hui 14 % des déchets qui lui sont<br />

confiés (en sortie d’installation).<br />

Source : OCDE 2000 et 2003.<br />

/ ÉVOLUTION DE LA PRODUCTION DE DÉCHETS<br />

MUNICIPAUX COMPARÉE À CELLE DU PRODUIT<br />

NATIONAL BRUT ET DE LA POPULATION<br />

240<br />

220<br />

200<br />

180<br />

160<br />

140<br />

120<br />

100<br />

Pays de l’OCDE<br />

projections<br />

1980 1990 2000 2010 2020<br />

PNB<br />

Production<br />

de déchets<br />

municipaux<br />

Population<br />

Base 100 en 1980<br />

Malgré les efforts de réduction à la source, la production de déchets<br />

accompagne le développement économique.<br />

L’augmentation des taux de recyclage s’appuie sur l’optimisation<br />

constante des procédés de traitement, la création et la<br />

pérennisation de nouvelles filières. Ainsi, la valorisation de la<br />

biomasse issue des déchets municipaux et industriels permet<br />

désormais la fabrication de biomatériaux ou de bioproduits,<br />

utilisés dans le secteur de la chimie, de l’automobile, des<br />

emballages, de la construction… <strong>Veolia</strong> Propreté devient ainsi<br />

un acteur au cœur des modèles d’écologie industriels.<br />

Valoriser le potentiel énergétique<br />

des déchets<br />

La valorisation énergétique des déchets intervient après la prévention,<br />

la valorisation matière et le recyclage. Elle permet d’économiser<br />

l’énergie fossile et de limiter les émissions de gaz à effet<br />

de serre G , <strong>Veolia</strong> Propreté produit de la chaleur et de l’électricité<br />

à partir de la combustion des déchets non valorisables ou de la<br />

valorisation du biogaz G capté dans les centres de stockage.<br />

La biomasse, qui inclut des matières provenant de l’exploitation<br />

forestière ou agricole, ainsi que la fraction organique des<br />

déchets industriels et municipaux, peut également être transformée<br />

en combustible pour produire de la chaleur, de l’électricité<br />

ou encore des carburants. Les graisses alimentaires usagées<br />

peuvent être tansformées ou valorisées en biodiesel, les<br />

déchets banals (bois, papier, plastiques) peuvent être transformés<br />

en combustibles solides de récupération (CSR).


STRATÉGIE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

17<br />

/ PRODUCTION DE DÉCHETS, EN KILOGRAMMES PAR HABITANT ET PAR AN<br />

0 100 200 300 400 500 600 700 800 900<br />

Sources : OCDE (données 2005, ou dernière année disponible depuis 2000) China statistical yearbook 2006 ;<br />

agences environnementales nationales, Du rare à l’infini, Panorama mondial des déchets 2006, Elisabeth Lacoste, Philippe Chalmin, éditions Economica.<br />

Chine rurale<br />

Pologne<br />

Brésil urbain<br />

Japon<br />

Suède<br />

Finlande<br />

Belgique<br />

Hongrie<br />

Mexique<br />

Part des déchets<br />

des ménages<br />

Déchets municipaux<br />

Pays-Bas<br />

Allemagne<br />

Royaume-Uni<br />

Chine urbaine<br />

France<br />

Italie<br />

Norvège<br />

États-Unis<br />

Danemark<br />

Irlande<br />

Australie<br />

Espagne<br />

Canada<br />

Déchets municipaux: déchets des<br />

ménages, des activités commerciales,<br />

petites entreprises, bureaux et institutions,<br />

déchets des services municipaux (voirie,<br />

espaces verts...).<br />

Déchets ménagers: déchets issus<br />

de l'activité quotidienne des ménages<br />

(matières organiques, emballages...).<br />

La volonté de réduire la production de déchets se heurte aux réalités du monde moderne. Pourtant, le déchet peut devenir une ressource alors que<br />

les matières premières et l’énergie se raréfient. Pour passer d’une logique d’élimination écologique à une logique de valorisation matière ou<br />

énergétique, des techniques éprouvées sont disponibles. Par la réglementation et la taxation, l’orientation des flux entre les filières peut se faire<br />

avec une efficacité réelle. Le plus difficile reste de dégager un consensus entre les parties prenantes G pour obtenir une vision raisonnée, équilibrée<br />

et intégrée des modes de traitement. Sur une telle base, une gestion intégrée du flux de déchets produit par un territoire donné permet alors la mise<br />

en œuvre effective et rapide de solutions de traitement <strong>durable</strong>s.<br />

Protéger les espaces naturels<br />

Réhabiliter les sols et les sites<br />

<strong>Veolia</strong> Propreté met également son expertise, en matière de<br />

dépollution, au service de la réhabilitation des sites. La dépollution<br />

des sols est nécessaire lorsque des activités industrielles<br />

ou des pollutions accidentelles ont dégradé leur qualité. Elle<br />

peut être mise en œuvre à travers des procédés techniques<br />

adaptés à chaque situation (traitement biologique, extraction,<br />

ventilation, aspersion, pompage, désorption thermique, etc.).<br />

Les sols appauvris par une surexploitation peuvent également<br />

être enrichis en matière organique grâce à des amendements<br />

produits à partir de la valorisation agronomique de la biomasse<br />

issue de déchets.<br />

Traiter les déchets dangereux<br />

L’entreprise développe des filières innovantes pour assurer le traitement<br />

des déchets dangereux qui exigent le recours à des technologies<br />

de pointe. Ces filières permettent de limiter l’impact de<br />

déchets fortement polluants dans les milieux naturels. En <strong>2007</strong>,<br />

la quantité de déchets dangereux traités par <strong>Veolia</strong> Propreté a<br />

augmenté de 12,1 %. Le traitement des déchets dangereux des<br />

ménages est également un axe de développement fort.<br />

Promouvoir la gestion intégrée<br />

des déchets<br />

Le traitement des flux de déchets est optimisé lorsqu’il est<br />

géré de manière globale et intégré au niveau d’un territoire ou<br />

d’un bassin de vie. <strong>Veolia</strong> Propreté met en place ce type d’approche<br />

lorsque l’organisation institutionnelle et les réglementations<br />

le permettent, comme c’est le cas au Royaume-Uni.<br />

millions de tonnes de déchets<br />

10 recyclés par <strong>Veolia</strong> Propreté<br />

millions de tonnes de déchets<br />

72 traités par <strong>Veolia</strong> Propreté


<strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia<br />

L’évolution de l’offre de <strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia s’inscrit dans un contexte marqué par la montée en<br />

puissance des énergies renouvelables et des objectifs d’économies d’énergie et de carbone.<br />

L’activité de <strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia se situe en effet au cœur de trois enjeux majeurs : l’urbanisation<br />

croissante et l’industrialisation qui l’accompagne, l’augmentation du prix et la raréfaction des<br />

énergies fossiles, et le changement climatique.<br />

<strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia se positionne comme un intégrateur de<br />

solutions énergétiques. Son métier : fournir d’une façon optimisée<br />

l’énergie nécessaire à ses clients en diminuant leur<br />

consommation finale et en limitant les émissions de GES qui y<br />

sont associées.<br />

Ce métier consiste à réduire la consommation globale d’énergie<br />

tout en minimisant la part des énergies fossiles G . <strong>Veolia</strong><br />

Énergie-Dalkia joue pour ce faire sur plusieurs facteurs : modifier<br />

le comportement des utilisateurs, optimiser la gestion de<br />

leurs besoins, assurer la modernisation et l’utilisation efficace<br />

des équipements techniques et déployer, chaque fois que cela<br />

est possible, des énergies renouvelables. La combinaison de<br />

ces facteurs dégage des gains d’efficacité énergétique qui lui<br />

permettent de générer, suivant les pays, des CEE (certificats<br />

d’économies d’énergie G ), des certificats verts et d’optimiser la<br />

gestion des quotas de CO2 sur les marchés correspondants.<br />

Dans ce contexte, l’entreprise travaille à faire évoluer la structure<br />

de ses contrats pour fonder sa rémunération sur le<br />

volume d’énergie économisée plutôt que sur le volume d’énergie<br />

consommée. Elle s’efforce également de définir des offres<br />

incitatives à la recherche de l’efficacité carbonique. Cette activité<br />

« d’optimiseur » d’énergie dans la ville se décline dans<br />

quatre grandes activités.<br />

Développement des réseaux<br />

de chaleur et de froid<br />

Les réseaux de chaleur et de froid réduisent l’impact du chauffage<br />

et de la climatisation sur l’environnement. Ce sont en<br />

effet de puissants vecteurs d’intégration des énergies renouvelables<br />

ou alternatives dans la ville grâce, notamment, à l’utilisation<br />

de chaudières utilisant la biomasse ou à la récupéra-<br />

tion de chaleur des usines d’incinération des ordures ménagères<br />

ou de l’industrie. Soumises à des normes d’émissions très<br />

strictes, ces installations permettent de réduire les émissions<br />

de CO2 et d’autres polluants par rapport à de multiples installations<br />

individuelles.<br />

Gestion intégrée des bâtiments<br />

<strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia optimise les usages énergétiques dans<br />

tous les types de bâtiments (habitat, bureaux, hôpitaux, équipements<br />

publics, centre commerciaux), dans la perspective du facteur<br />

4 G à l’horizon 2020. Chaudières, pompes à chaleur, ventilation,<br />

systèmes intelligents de pilotage, énergies renouvelables,<br />

cogénération sont autant de solutions proposées pour réduire<br />

les consommations et les émissions de GES G . <strong>Veolia</strong> Énergie-<br />

Dalkia se positionne comme un acteur global pour apporter<br />

à ses clients la garantie de résultats, à travers des contrats de<br />

longue durée.<br />

Optimisation des consommations<br />

énergétiques des sites industriels<br />

<strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia accompagne ses clients industriels dans les<br />

efforts de gestion de leur facture énergétique et de réduction des<br />

émissions de GES en intervenant sur l’ensemble des utilités industrielles<br />

(vapeur, eau chaude, eau glacée, air comprimé, électricité,<br />

gaz industriels). Comme dans le bâtiment, son action s’organise<br />

autour de deux prestations : la conception d’améliorations techniques<br />

engendrant une meilleure efficacité énergétique et l’exploitation<br />

optimisée des installations dans le cadre de contrats de performance.<strong>Veolia</strong><br />

Énergie-Dalkia déploie par exemple des solutions<br />

intégrant les énergies renouvelables ou la récupération de chaleur<br />

perdue.<br />

millions d’habitants chauffés<br />

14,5 par <strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia<br />

87 375 MW<br />

puissance thermique gérée<br />

par <strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia<br />

Éclairage public<br />

En moyenne, l’éclairage public, également émetteur de GES, représente<br />

près de la moitié de la consommation électrique des municipalités.<br />

<strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia, à travers sa filiale Citelum, optimise<br />

l’éclairage urbain grâce à des solutions technologiques simples<br />

(télégestion des points lumineux) et contribue à transformer la ville<br />

en ville <strong>durable</strong> (réduction de la pollution lumineuse,diminution de<br />

la consommation d’électricité…).<br />

<strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia développe des activités complémentaires :<br />

installations électriques avec Clemessy et génie climatique avec<br />

Crystal.


STRATÉGIE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

19<br />

/ CONSOMMATION D’ÉNERGIE FINALE<br />

Source : Enerdata, Grenoble, <strong>2007</strong>.<br />

Kilogrammes équivalent pétrole par an et par habitant (<strong>2007</strong>)<br />

● de 70 à 260<br />

● de 260 à 530<br />

● de 530 à 1 100<br />

● de 1 100 à 2 500<br />

● de 2 500 à 10 000<br />

● données non disponibles<br />

/ CONSOMMATION MONDIALE D’ÉNERGIE, SCÉNARIO DE RÉFÉRENCE<br />

DE L’AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE (AIE)<br />

Milliards de tonnes équivalent pétrole<br />

18<br />

Source : Agence internationale de l’énergie (AIE), <strong>2007</strong>.<br />

16<br />

14<br />

12<br />

10<br />

8<br />

6<br />

4<br />

2<br />

0<br />

Énergies renouvelables<br />

Nucléaire<br />

Gaz<br />

Pétrole<br />

Charbon<br />

1970 2002 2010<br />

2020 2030<br />

L’explosion des besoins énergétiques<br />

du monde en développement, la raréfaction<br />

des hydrocarbures et les exigences de<br />

la lutte contre le changement climatique<br />

sont autant de défis majeurs pour le secteur<br />

de l’énergie. Les projections de consommation<br />

énergétique dans le scénario de référence<br />

de l’AIE sont incompatibles avec une réduction<br />

des émissions de GES G . Alors que le stockage<br />

du carbone et le développement massif<br />

des énergies renouvelables G rencontrent<br />

encore des obstacles économiques et<br />

technologiques importants, la recherche<br />

de la sobriété et de l’efficacité énergétique<br />

est une voie immédiatement disponible<br />

qui combine la performance économique<br />

et la vertu écologique.<br />

La valeur du flux énergétique, encore accrue<br />

par les mécanismes de valorisation du carbone<br />

créés ou inspirés par le protocole de Kyoto,<br />

permet de développer une nouvelle industrie<br />

chargée d’optimiser l’efficacité énergétique<br />

et carbonique.


<strong>Veolia</strong> Transport<br />

Croissance des grandes zones urbaines et changement climatique exacerbent les enjeux<br />

majeurs auxquels les transports collectifs doivent apporter des solutions. La congestion urbaine<br />

et l’augmentation des besoins en déplacements nécessitent d’améliorer l’efficacité et la fluidité<br />

de la mobilité.<br />

L’accès de tous aux moyens de transport constitue un levier<br />

important de cohésion sociale et un facteur de développement.<br />

Un report massif de la voiture individuelle vers des<br />

transports collectifs contribue à limiter les émissions de gaz à<br />

effet de serre et à améliorer la qualité sanitaire de l’air. Enfin,<br />

les transports collectifs contribuent au développement d’une<br />

emprise foncière raisonnée en milieu urbain.<br />

Du métier de transporteur à celui<br />

de gestionnaire global de mobilité<br />

L’offre de <strong>Veolia</strong> Transport évolue pour intégrer ces problématiques<br />

: de transporteur de passagers, <strong>Veolia</strong> Transport devient<br />

gestionnaire global de mobilité. En élargissant son cœur de<br />

métier pour répondre à de nouveaux objectifs, <strong>Veolia</strong> Transport<br />

propose de nouveaux services qui contribuent à répondre à l’intensification<br />

des enjeux économiques, sociaux et environnementaux<br />

liés à la mobilité urbaine et au besoin d’alternatives à<br />

la route pour le transport de passagers et de marchandises.<br />

Réorganiser les responsabilités<br />

et les modèles contractuels<br />

Ce nouveau rôle de gestionnaire global de mobilité implique<br />

une redéfinition des tâches, en concertation avec les autorités<br />

organisatrices et les autres transporteurs, qu’il s’agisse du<br />

périmètre d’activité considéré ou de la définition des objectifs.<br />

<strong>Veolia</strong> Transport dispose de l’expertise technique, d’une<br />

connaissance fine des besoins des passagers et d’une capacité<br />

d’investissement qui lui permettent de proposer des solutions<br />

contractuelles innovantes sur le modèle des partenariats<br />

public-privé. Ceux-ci permettent une optimisation des investissements<br />

publics pour répondre à des besoins de long terme,<br />

la fixation à l’opérateur d’objectifs de qualité en termes de fréquentation<br />

ou de performance environnementale, et la prise<br />

en charge par <strong>Veolia</strong> Transport d’une partie des investissements<br />

pour le développement de nouvelles infrastructures.<br />

Intégrer l’efficacité environnementale<br />

Pour favoriser le développement de systèmes de transport intégrés<br />

à faibles émissions de CO2 <strong>Veolia</strong> Transport propose dans ses<br />

offres des calculs d’eco-efficacité, qui permettent aux collectivités<br />

d’approfondir la compréhension de leur empreinte environnementale<br />

et de définir les meilleures options de développement<br />

urbain en matière de transports.<br />

Développer les solutions d’intermodalité<br />

Aménager les réseaux et les pôles d’échange et organiser la complémentarité<br />

des modes de transport sont des éléments essentiels<br />

pour permettre au voyageur un déplacement fluide et efficace.<strong>Veolia</strong><br />

Transport participe au développement de l’intermodalité<br />

en offrant des modes de déplacement complémentaires qui<br />

/ PRÉVISIONS DES DÉPLACEMENTS TERRESTRES DE VOYAGEURS<br />

EN MILLIARDS DE KILOMÈTRES<br />

Amérique<br />

du Nord<br />

1990 2020<br />

Amérique<br />

latine<br />

Europe<br />

de lʼOuest<br />

Afrique et<br />

Proche-Orient<br />

Russie et<br />

Europe de lʼEst<br />

Asie-Océanie<br />

Amérique<br />

du Nord<br />

Amérique<br />

latine<br />

Europe<br />

de lʼOuest<br />

Afrique et<br />

Proche-Orient<br />

Russie et<br />

Europe de lʼEst<br />

Asie-Océanie<br />

Le secteur des transports publics concentre les enjeux du développement <strong>durable</strong>, par sa contribution à l’efficacité économique, à l’équilibre social des<br />

territoires et à son impact sur la pollution atmosphérique et les émissions mondiales de GES G . Dans les décennies à venir, les besoins connaîtront une<br />

croissance exponentielle, en particulier dans les zones émergentes dépourvues de systèmes de transport urbains modernes.<br />

9 000<br />

5 000<br />

3 000<br />

1 000<br />

200<br />

Milliards<br />

de kilomètres<br />

Source : Transports routiers - quelles alternatives énergétiques à moyen et long termes, Stéphane His,<br />

Revue de l'énergie n° 554, février 2004.


STRATÉGIE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

21<br />

/ MARCHÉ DES TRANSPORTS PUBLICS DE PASSAGERS<br />

Amérique<br />

du Nord<br />

65 milliards d’euros<br />

Europe<br />

140 milliards d’euros<br />

Asie<br />

220 milliards d’euros<br />

Marché mondial :<br />

plus de 460 milliards d’euros<br />

dont marché aujourd’hui<br />

accessible aux opérateurs<br />

privés : 75 milliards d’euros<br />

Inde<br />

Amérique<br />

latine<br />

35 milliards d’euros<br />

Australie<br />

4,3 milliards d’euros<br />

Source : <strong>Veolia</strong> Transport <strong>2007</strong>.<br />

Marché du transport public de passagers route,<br />

dont part aujourd’hui accessible au marché privé.<br />

Marché du transport public de passagers rail,<br />

dont part aujourd’hui accessible au marché privé.<br />

Dans de nombreuses régions du monde, l’ouverture au privé du secteur des transports publics est un phénomène récent et devrait s’amplifier<br />

considérablement au cours des deux prochaines décennies.<br />

apportent le chaînon manquant entre la voiture individuelle et le<br />

transport collectif traditionnel (auto-partage G , taxis collectifs,<br />

navettes, vélos en libre service).<br />

Développer de nouvelles offres<br />

de transport<br />

La gestion globale de la mobilité va de pair avec l’objectif d’un<br />

report maximal de passagers vers le transport collectif :l’usage<br />

de ce dernier doit devenir aussi facile, souple et efficace que celui<br />

d’une voiture individuelle.<br />

Personnaliser le transport collectif<br />

Le métier de <strong>Veolia</strong> Transport intègre une dimension technologique<br />

nouvelle, qui permet de piloter la mobilité au niveau d’un territoire<br />

et d’individualiser les services par un accès personnalisé à<br />

l’information en continu. La mise à disposition d’affichages en<br />

temps réels, d’information individualisée par SMS, de calculateurs<br />

d’itinéraires, permet à chaque passager de construire et d’optimiser<br />

son parcours. Les innovations peuvent être également<br />

organisationnelles : l’amélioration du cadencement et des horaires<br />

en fonction d’une analyse fine de la demande permet de<br />

répondre aux besoins de chacun et d’augmenter la fréquentation<br />

des réseaux de transport.<br />

Développer des offres individualisées<br />

de transport partagé<br />

Le transport partagé G répond à des besoins particuliers:l’implantation<br />

d’une ligne de transport régulière n’est pas toujours possible<br />

dans les zones les moins denses. Dans les territoires urbains éloignés<br />

ou ruraux, ou pour faciliter les déplacements des personnes à<br />

mobilité réduite, <strong>Veolia</strong> Transport développe le transport à la<br />

demande (TAD G ). Shuttles de desserte pour les aéroports, navettes,<br />

taxis partagés, sont autant de solutions qui permettent de<br />

connecter et de valoriser des territoires.<br />

Proposer des alternatives au transport<br />

de marchandises par route<br />

Le fret ferroviaire et fluvial représente aujourd’hui une part trop<br />

faible du transport de marchandises alors que son efficacité environnementale<br />

permet de proposer une alternative viable au<br />

transport par la route.<strong>Veolia</strong> Transport, à travers l’activité de <strong>Veolia</strong><br />

Cargo, développe le transport du fret par rail et par mer.<br />

milliards de voyages effectués<br />

2,5 avec <strong>Veolia</strong> Transport<br />

1,75<br />

milliard de kilomètres<br />

parcourus avec <strong>Veolia</strong> Transport


Construire la ville <strong>durable</strong><br />

Adaptation des cadres de gestion<br />

Dans toutes nos activités, la recherche de l’efficacité maximale passe par la définition de cadres<br />

de gestion globaux qui confient à un opérateur la responsabilité de gestion d’un flux et permettent :<br />

• la responsabilisation du gestionnaire sur des objectifs de qualité et de performance ;<br />

• l’élimination des conflits d’intérêts entre producteurs et distributeurs (essentielle dans l’optique<br />

d’économie de ressources);<br />

• le pilotage de l’évolution des infrastructures sur le long terme;<br />

• la simplification du contrôle exercé par l’autorité publique.<br />

L’exercice de la concurrence s’exerce :<br />

• par la remise en concurrence périodique, intrinsèque au modèle de gestion déléguée;<br />

• par une segmentation adéquate des territoires;<br />

• par la sous-traitance de certains segments d’activité dans le cadre de la cohérence globale<br />

du contrat.<br />

Lutter contre<br />

le changement climatique<br />

Réduire les<br />

prélèvements<br />

sur les<br />

ressources<br />

RÉINTRODUIRE LA VILLE DANS SON ENVIRONNEMENT<br />

Recharge des nappes et des zones humides<br />

Recyclage des eaux usées traitées<br />

Usine<br />

d'eau potable<br />

Énergies<br />

renouvelables et<br />

alternatives locales<br />

Énergies<br />

fossiles<br />

Réservoir<br />

Distribution<br />

Optimisation du mix énergétique<br />

Transformation<br />

de l'énergie<br />

Valorisation énergétique (captage et valorisationdu biogaz,<br />

MACHINE<br />

THERMIQUE<br />

COGÉNÉRATION<br />

Distribution<br />

de l'énergie<br />

Autocar<br />

Relier les territoires<br />

Éclairage urbain<br />

Auto-partage Tramway<br />

INTERMODALITÉ<br />

Habitat<br />

Métro<br />

Optimisation de l'espace<br />

urbain grâce aux transports<br />

en commun<br />

Industrie<br />

Propreté<br />

urbaine<br />

Services énergetiques<br />

Maintenance - Exploitation<br />

Optimisation des besoins et des coûts<br />

Tertiaire<br />

Bassin<br />

multifonctions<br />

Toiture<br />

végétalisée<br />

HÔPITAL<br />

Autobus<br />

Acheminement<br />

et distribution<br />

des marchandises<br />

Collecte<br />

des déchets<br />

Valorisation matières<br />

premières<br />

incinération, biomasse, combustible de substitution, etc.)<br />

RÉINTRODUIRE L'ENVIRONNEMENT DANS LA VILLE<br />

Actualisation des modes de rémunération<br />

Améliorer l'accès<br />

aux services essentiels<br />

Dans des conditions différentes, chacune de nos activités appelle une évolution progressive<br />

de ses logiques économiques :<br />

• dans l’eau, la part des rémunérations liée à la qualité de service et à l’économie de ressources<br />

doit croître au détriment de la rémunération sur les volumes distribués;<br />

• dans la propreté, la part des recettes liées au stockage final doit diminuer au bénéfice des modes<br />

de traitement comportant une valorisation de la matière ou de l’énergie ;<br />

• dans la gestion de l’énergie, la lutte contre le changement climatique appelle le renforcement<br />

des modes de rémunération privilégiant l’efficacité énergétique et carbonique;<br />

• dans le transport collectif, la dimension vertueuse de la croissance en volume, source d’évitement<br />

de modes de transport plus disruptifs et polluants, ne dispense pas d’une adaptation fine des<br />

moyens (financement, emprise urbaine, énergie) aux besoins de transport.


STRATÉGIE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

23<br />

Aménagement <strong>durable</strong><br />

Il s’agit de définir une hiérarchie des mesures à adopter, fondée sur la comparaison de leur coût<br />

en termes d’investissement et de gestion et de leur impact environnemental et climatique, à partir :<br />

• des caractéristiques de chaque territoire en matière de ressources économiques et naturelles,<br />

d’infrastructures, d’urbanisme;<br />

• des objectifs d’amélioration définis par l’autorité publique.<br />

Aujourd’hui, la définition d’instruments technico-financiers innovants peut se fonder sur la mesure<br />

des économies de carbone réalisées. Celle-ci autorise la comparaison entre des actions projetées<br />

dans des secteurs aussi divers que les transports, l’habitat, le traitement des déchets, l’éclairage,<br />

l’urbanisme, l’habitat social, etc.<br />

Demain, une approche plus ambitieuse, permettant de passer de l'économie carbone à la mesure<br />

de l'empreinte écologique globale sera nécessaire (prise en compte de la biodiversité et<br />

des dimensions sociales, économiques et culturelles locales).<br />

Eaux usées<br />

Station d'épuration<br />

traitement<br />

surveillance des rejets<br />

Boues - eaux usées traitées<br />

Centre de tri<br />

Stockage<br />

Incinération<br />

Compostage<br />

Compost<br />

Réduire les<br />

impacts négatifs sur<br />

l'environnement<br />

et les écosystèmes<br />

Valorisation agronomique<br />

Adaptation du modèle dans les zones émergentes<br />

La création ou la modernisation des services essentiels dans ces agglomérations nécessitent<br />

une réflexion et une adaptation particulière pour prendre en compte :<br />

• la taille, souvent gigantesque, de ces agglomérations et leur dynamique d’évolution,<br />

qui correspond à une large part de la croissance urbaine future;<br />

• les difficultés spécifiques d’assurer l’équilibre économique qui, s’agissant de l’investissement<br />

comme du fonctionnement, nécessitent une adéquation optimisée des moyens aux besoins;<br />

• la conciliation, chaque fois que cela est possible, des réalités économiques et sociales<br />

traditionnelles avec des modes de gestion modernisés et sécurisés;<br />

• la définition de mécanismes de régulation posant des principes de gouvernance <strong>durable</strong><br />

et de responsabilisation des agents économiques à l’origine des pollutions ou des<br />

prélèvements sur les ressources.


Inventer des services<br />

innovants<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement s’appuie sur sa recherche et développement (R&D) pour améliorer<br />

son offre de services et perfectionner les technologies utilisées chaque jour sur ses<br />

installations.<br />

Grâce aux fortes synergies entre nos activités et à un budget<br />

en progression constante (+ 45 % depuis 2003), la R&D est<br />

au service des ambitions du Groupe, directement impliquée<br />

dans les ruptures majeures du XXI e siècle. Les objectifs de la<br />

recherche de <strong>Veolia</strong> Environnement pour les années 2008-<br />

2010 ont été fixés avec les quatre divisions. Les projets ont été<br />

classés en quatre grandes catégories renvoyant à des horizons<br />

temporels et à des programmes différenciés, en fonction de<br />

leur terme et de leur pertinence.<br />

Toujours définis en étroite concertation avec nos exploitants,<br />

ces programmes permettent d’optimiser les procédés existants<br />

et d’inventer de nouvelles solutions aussi bien en<br />

matière de recherche industrielle que dans le champ de l’amélioration<br />

de l’offre des services essentiels.<br />

L’échelle du développement <strong>durable</strong> est celle du territoire<br />

urbain. Alors que le métabolisme des villes a été complètement<br />

transformé, les technologies utilisées actuellement dans<br />

les métiers des services à l’environnement s’appuient sur l’héritage<br />

scientifique de la fin du XIX e -début du XX e siècle. Créer<br />

et déployer des solutions technologiques de rupture nécessite<br />

donc de repenser l’approche actuelle en partageant les<br />

connaissances sur des thématiques communes et en participant<br />

à des programmes de recherche européens et internationaux.<br />

Sur les sujets relatifs à la valorisation des ressources<br />

énergétiques, des matières premières, de la ressource en eau,<br />

de la gestion de l’espace urbain et de l’optimisation des systèmes<br />

d’information, notre recherche a lancé des programmes<br />

complets alliant expertise technique et compréhension des<br />

organisations humaines en pleine mutation.<br />

Inventer les solutions de demain<br />

Si l’eau potable constitue toujours un thème de recherche fondamental,<br />

les axes prioritaires pour la recherche concernent le<br />

traitement et la valorisation des déchets, l’énergie et la lutte<br />

contre les gaz à effet de serre. Le développement de sources<br />

d’énergies renouvelables et alternatives fait l’objet de travaux<br />

intensifs, au même titre que la recherche de solutions pour<br />

optimiser les rendements énergétiques, économiser les combustibles<br />

fossiles et proposer une offre de transport efficace et<br />

lisible pour les utilisateurs.<br />

9 %<br />

7 %<br />

6 %<br />

6 %<br />

3 %<br />

2 %<br />

22 %<br />

20 %<br />

9 %<br />

16 %<br />

118 M€ de budget en <strong>2007</strong><br />

+45% depuis 2003<br />

● Eau potable<br />

● Eaux usées<br />

● Collecte, tri, valorisation des<br />

déchets<br />

● Bioénergies (production<br />

d’énergie primaire)<br />

● Production et optimisation<br />

énergétique (utilisation d’énergie<br />

primaire)<br />

● Écobâtiment-écoquartier<br />

● Transport<br />

● Performance environnementale<br />

et sanitaire de nos métiers<br />

● Développement d’expertise<br />

hors programme spécifique<br />

● Projets prospectifs hors<br />

programme spécifique<br />

/ RÉPARTITION PAR PROGRAMME DU BUDGET DE R&D


STRATÉGIE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

25<br />

800 experts, dont 400 chercheurs et 400 développeurs<br />

>100<br />

centres de recherche en France<br />

pilotes de recherche 3 et des extensions à l’international<br />

Gérer les impacts des procédés<br />

industriels<br />

L’amélioration permanente des technologies utilisées dans les<br />

domaines de l’eau, de l’énergie, de la propreté et du transport est<br />

indispensable pour adapter nos services aux nouvelles exigences<br />

de qualité, d’accessibilité et de respect de l’environnement.<br />

En complément de cette démarche de progrès, la R&D de <strong>Veolia</strong><br />

Environnement développe des méthodologies permettant de<br />

mesurer l’impact environnemental des différents procédés et<br />

des innovations développées, grâce à des analyses de cycle de vie<br />

(ACV) qui permettent de repérer les marges d’amélioration.<br />

De la recherche à l’innovation<br />

L’approche R&D de l’entreprise est appliquée : elle vise le déploiement<br />

opérationnel de solutions novatrices et concrètes, cruciales<br />

pour la compétitivité du Groupe.<br />

Les équipes des trois centres de recherche et les unités à l’international<br />

travaillent pour cela en lien étroit avec les directions<br />

techniques des quatre divisions. Une centaine de pilotes<br />

permettent de valider et fiabiliser les technologies de demain.<br />

Retrouvez l’organisation de la R&D de <strong>Veolia</strong> sur<br />

www.developpement-<strong>durable</strong>.veolia.com<br />

FOCUS<br />

Valorisation des métaux<br />

contenus dans les déchets<br />

industriels<br />

L’exploitation industrielle du zinc et du nickel, métaux<br />

très utilisés dans l’industrie, a des conséquences néfastes<br />

d’un point de vue environnemental et économique:<br />

rejets dans le milieu naturel, diminution des ressources<br />

entraînant notamment une tension économique et<br />

une envolée des cours des métaux. Cette situation contraint<br />

Recyclage des métaux<br />

les industriels à payer le prix fort pour acheter les métaux<br />

dont ils ont besoin. Situation paradoxale quand on sait qu’une<br />

grande quantité de métaux contenus dans leurs propres déchets n’est pas réexploitée, faute de technique<br />

pour les extraire. Afin d’y remédier, les équipes de recherche de <strong>Veolia</strong> Environnement, en partenariat avec<br />

l’université de Metz, ont mis au point une technologie pour récupérer les métaux contenus dans les déchets<br />

industriels afin de les réutiliser. Une unité préindustrielle a été construite sur le site de Cedilor, filiale de<br />

Sarp Industries, pour valider et fiabiliser la technologie, ce qui a abouti au dépôt de trois brevets en 2004.<br />

Cette innovation ouvre la voie de la valorisation pour beaucoup d’autres métaux. D’ores et déjà, pour<br />

chaque type de déchets comprenant des métaux complexes, les équipes de recherche du Groupe conçoivent<br />

des technologies de traitement et de valorisation spécifiques. Aujourd’hui, ce sont 600 tonnes de résidus<br />

métallifères valorisés chaque année par <strong>Veolia</strong> Environnement.


DÉMARCHE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

27<br />

La nature de notre métier fait du développement <strong>durable</strong> une source<br />

d’opportunités et d’inspiration, de responsabilité et de cohérence<br />

pour l’ensemble de l’entreprise dans un cadre de gouvernance globale<br />

structuré autour de démarches fortes.


Enraciner notre gouvernance<br />

Une gouvernance efficace sur le long terme suppose une démarche engagée, tournée<br />

vers l’anticipation des risques et des opportunités, et l’intégration des grands enjeux de<br />

l’entreprise dans son pilotage interne.<br />

Évaluation des standards de bonne gouvernance<br />

Standards de bonne gouvernance Situation au 15 mars 2008<br />

Indépendance<br />

Administrateurs<br />

entre eux et visà-vis<br />

du<br />

management<br />

Présence d'au moins 50 % d'administrateurs indépendants au sein du conseil et des comités<br />

(comité des comptes, de l’audit et des engagements ; comité des nominations et des rémunérations ;<br />

comité stratégique, recherche, innovation et développement <strong>durable</strong>).<br />

• Définition de l'indépendance retenue par le règlement intérieur du conseil d'administration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Durée du mandat d'un administrateur de quatre ans en moyenne. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Conseil<br />

d’administration<br />

11/14<br />

Comité<br />

des comptes<br />

et de l’audit<br />

Comité<br />

des nominations<br />

et des<br />

rémunérations<br />

Comité<br />

stratégique,<br />

recherche,<br />

innovation et<br />

développement<br />

<strong>durable</strong><br />

3/3 2/3 2/3<br />

six ans (renouvellement de la moitié<br />

par roulement tous les trois ans, fait en 2006)<br />

Auditeurs<br />

vis-à-vis du<br />

management<br />

Les commissaires aux comptes ne peuvent fournir de prestations de conseil à l'exception<br />

des prestations accessoires à l'audit. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Réunions auditeurs-administrateurs sans présence du management . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

oui<br />

oui<br />

Maximum de cinq mandats cumulés. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

oui*<br />

Implication dans les décisions<br />

Des<br />

administrateurs<br />

Des actionnaires<br />

Nombre de réunions et taux moyen de participation au conseil et aux comités<br />

• Nombre de réunions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

• Taux de participation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Évaluation annuelle du fonctionnement du conseil et des comités. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Évaluation formalisée du fonctionnement du conseil tous les trois ans. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Part des votes exprimés en assemblée générale par les actionnaires présents, représentés<br />

ou votant par correspondance en <strong>2007</strong> (donc hors mandats au président) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Taux de participation (quorum) à la dernière assemblée générale (<strong>2007</strong>) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Conseil<br />

d’administration<br />

Comité<br />

des comptes<br />

et de l’audit<br />

Comité<br />

des nominations<br />

et des<br />

rémunérations<br />

Comité<br />

stratégique,<br />

recherche,<br />

innovation et DD<br />

11 6 3 10<br />

77,9 % 77,8 % 100 % 100 %<br />

oui**<br />

oui**<br />

95,66 %<br />

61,21 %<br />

Des autres parties<br />

prenantes<br />

Nombre de résolutions liées à la responsabilité sociale de l'entreprise (RSE) proposées<br />

et votées en assemblée générale en <strong>2007</strong> . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Nombre d'intervenants ayant abordé des questions liées à la RSE en <strong>2007</strong> . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

aucune<br />

trois sur seize questions<br />

Rémunération <strong>2007</strong> du mandataire social (P-DG)*** . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

2 374 033 euros<br />

Informations<br />

économiques<br />

Critères de détermination et de fixation de la rémunération du mandataire social<br />

et des principaux dirigeants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Nombre d'options d'achat d'actions attribuées en <strong>2007</strong> au mandataire social (P-DG)<br />

et pour les dix plus importantes attributions<br />

• Options attribuées au mandataire social . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

• Dix plus importantes attributions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

voir le chapitre 15 du document<br />

de référence <strong>2007</strong><br />

110 000<br />

350 000<br />

* À la connaissance de la société, sur la base des déclarations des administrateurs et hors dérogations légales.<br />

** En plus d’une évaluation formalisée tous les trois ans, le conseil doit consacrer une fois par an un point de son ordre du jour pour évaluer et débattre de son fonctionnement. La dernière évaluation<br />

formalisée a eu lieu en <strong>2007</strong>.<br />

*** Rémunération brute globale comprenant rémunération fixe, variable, jetons de présence versés au cours de l'exercice <strong>2007</strong> par la société et ses filiales, et avantages en nature.


DÉMARCHE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

29<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement, en tant que société à conseil d’administration<br />

cotée aux Bourse de Paris et de New York, est soumis<br />

aux obligations issues de la loi de sécurité financière de 2003<br />

et de la loi Sarbanes-Oxley en matière de gouvernement d’entreprise<br />

et de contrôle interne.<br />

Pour répondre aux exigences de ces réglementations, le<br />

Groupe a engagé, dès 2005, un processus qui a permis d’attester<br />

de l’efficacité du contrôle interne au 31 décembre 2006.<br />

Cette certification a été renouvelée en <strong>2007</strong>.<br />

Cartographie des risques<br />

Dans le prolongement des travaux d’évaluation du contrôle<br />

interne, une cartographie des risques majeurs du Groupe a été<br />

élaborée en 2006 sur la base d’environ 150 entretiens internes<br />

auprès de cadres dirigeants. L’évaluation des risques, réalisée<br />

au niveau du Groupe et reproduite dans chacune des divisions,<br />

permet d’analyser le risque brut, le risque résiduel et les<br />

niveaux de contrôle en place.<br />

Sur la base de cette cartographie, une organisation de pilotage<br />

a été déployée pour inscrire le management des risques dans<br />

une courbe d’amélioration continue. Des comités des risques<br />

sont organisés régulièrement (quatre réunions en <strong>2007</strong>) sous<br />

la présidence du Directeur général exécutif de <strong>Veolia</strong><br />

Environnement, pour initier le déploiement d’une gestion des<br />

risques coordonnée à l’échelle globale. Pour chacun des principaux<br />

risques identifiés, des « pilotes de risques » ont été chargés<br />

de concevoir et de déployer des plans d’action en coordination<br />

avec les gestionnaires de risques des divisions de <strong>Veolia</strong><br />

Environnement. Les programmes d’assurance et d’audit<br />

interne du Groupe ont également été restructurés pour intégrer<br />

les risques majeurs.<br />

Sensibilisation à l’éthique et<br />

au développement <strong>durable</strong><br />

D’octobre 2004 à décembre 2005, 14 séminaires de sensibilisation<br />

au programme « Éthique, conviction et responsabilité »<br />

ont été organisés pour plus de 400 cadres du Groupe. <strong>Veolia</strong><br />

Environnement a poursuivi ces actions en élaborant et en<br />

déployant à partir de <strong>2007</strong> un programme de formation sur le<br />

respect du droit de la concurrence pour plusieurs milliers de<br />

cadres du Groupe.<br />

Formation environnementale et sensibilisation au développement<br />

<strong>durable</strong> (voir page 85).<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement a défini ses engagements en matière de<br />

développement <strong>durable</strong> dans sa charte, actualisée en 2006<br />

(www.developpement-<strong>durable</strong>.veolia.com).<br />

Un dispositif global (voir pages 30-31) nous permet de veiller<br />

au respect de nos obligations et à une bonne prise en charge<br />

des enjeux à tous les stades de leur évolution, de la latence à<br />

l’institutionnalisation.<br />

FOCUS<br />

Standards minimaux<br />

La décision de mettre en place des standards minimaux<br />

mondiaux de <strong>Veolia</strong> Environnement, en matière<br />

environnementale et sociale, a été prise en 2006. Des<br />

groupes de travail ont été réunis au cours de l’année<br />

<strong>2007</strong> pour commencer la mise en œuvre de cette<br />

démarche qui devrait atteindre sa maturité en 2011.<br />

Ces standards devront constituer un socle<br />

d’engagements de la responsabilité environnementale<br />

et sociale de l’entreprise, applicable partout dans le<br />

monde, indépendamment de l’état des réglementations<br />

locales. Dans le domaine environnemental, il s’agit<br />

dans un premier temps d’établir le recensement des<br />

objets et processus industriels qui devront faire l’objet<br />

d’un standard de qualité, décliné dans un cahier<br />

des charges précis traitant des principaux aspects de<br />

qualité du produit final et de maîtrise des impacts<br />

environnementaux et sanitaires.<br />

Ces standards définiront les normes environnementales<br />

en deçà desquelles <strong>Veolia</strong> Environnement s’interdit<br />

d’intervenir compte tenu de sa position de référence sur<br />

ses marchés. Dans le domaine social, la définition des<br />

standards prendra pour base l’identification des<br />

principaux aspects de la responsabilité de l’entreprise<br />

vis-à-vis de ses collaborateurs. Pour chacun d’entre eux,<br />

une ou plusieurs mesures symboliques, significatives,<br />

mesurables et réalistes, compte tenu de la diversité de<br />

la base économique et sociale de <strong>Veolia</strong> Environnement<br />

dans le monde, seront identifiées. Chacune d’elles<br />

s’appuiera sur un cahier des charges décrivant les<br />

conditions de sa mise en œuvre dans les différentes<br />

zones géographiques ou pays d’implantation du Groupe.


Le développement <strong>durable</strong> est au cœur de la culture, du métier et de la stratégie de <strong>Veolia</strong> Environnement.<br />

La direction du développement <strong>durable</strong> est directement rattachée au Président-Directeur Général. Créée en 2003,<br />

elle coordonne la prospective, la diffusion et le pilotage de la performance environnementale et sociale<br />

LATENCE<br />

<br />

ÉMERGENCE<br />

<br />

Mobilisation limitée à des communautés<br />

de chercheurs, amorce de débats<br />

de la part d’ONG<br />

(ex. : nanotechnologies, biotechnologies).<br />

<br />

Prise de conscience progressive de<br />

l’opinion à la suite des alertes réitérées<br />

des ONG et de la communauté scientifique<br />

(ex. : biodiversité, droits humains).<br />

<br />

Prospective<br />

Diffusion d’une culture<br />

d’anticipation<br />

Institut <strong>Veolia</strong> Environnement (IVE)<br />

Créé en 2001.<br />

Mission<br />

• anticiper les tendances et défis économiques, environnementaux<br />

et sociaux des prochaines décennies afin de nourrir la<br />

vision de long terme du Groupe,<br />

• être une plate-forme d’échanges et de dialogue entre les acteurs.<br />

Partenaires clés<br />

• comité de prospective, composé de six membres de réputation<br />

internationale, qui se réunit deux fois par an pour orienter et<br />

valider les projets,<br />

• réseau d’experts académiques avec lesquels l’IVE conduit des<br />

études prospectives dans les champs disciplinaires représentés.<br />

Orientations de recherche<br />

Dimensions économiques de l'environnement, liens santé/environnement,<br />

changement climatique et modes de vie, enjeux de la<br />

croissance urbaine, société et environnement.<br />

Outils<br />

• programme d’études prospectives, pour approfondir des thématiques<br />

d’intérêt et élargir le réseau d’experts,<br />

• conférences internationales et séminaires pour inscrire ses travaux<br />

dans un dialogue permanent avec le milieu académique<br />

et la société civile,<br />

• lancement de projets novateurs (Facts G et Sapiens G ) pour capitaliser<br />

les expériences et les savoirs scientifiques.<br />

À noter parmi les activités <strong>2007</strong>, de nouvelles études (sur l’empreinte<br />

écologique ou sur la santé et la pollution de l’air intérieur,<br />

entre autres), l’élargissement du réseau à l’international et la<br />

conférence Climat 2050 à Montréal.<br />

retrouvez l’actualité de l’institut <strong>Veolia</strong> Environnement sur<br />

www.institut.veolia.org<br />

Comité d’évaluation indépendant<br />

sur le développement <strong>durable</strong><br />

Créé en 2006, il a pour mission d’aider <strong>Veolia</strong> Environnement à<br />

progresser dans sa vision et sa réflexion en matière de développement<br />

<strong>durable</strong>.<br />

voir avis du comité, page 4.<br />

Direction des risques<br />

Créée en 2004, elle a pour mission d’assurer une gestion globale<br />

et coordonnée des risques de toute nature susceptibles d’affecter<br />

le Groupe :<br />

• anticiper, analyser, pondérer les risques par le biais d’une veille<br />

permanente (cartographie),<br />

• assurer la prise en compte effective et au niveau qui convient<br />

des risques identifiés,<br />

• contrôler les dispositifs de maîtrise des risques mis en place,<br />

• informer l’ensemble des parties prenantes sur la démarche<br />

de gestion globale des risques.<br />

Direction de la recherche<br />

voir page 24.<br />

Direction de la santé<br />

Créée en 2001.<br />

Mission<br />

• veille et anticipation des nouveaux enjeux de sécurité sanitaire<br />

pour la protection des collaborateurs et des populations ayant<br />

accès au service,<br />

• formation des collaborateurs et sensibilisation des populations<br />

à la santé environnementale.<br />

Comité d’éthique<br />

Créé en 2004, il est hiérarchiquement indépendant.<br />

Composition<br />

Trois membres choisis pour leur connaissance du Groupe et leur<br />

situation de carrière, qui garantissent une indépendance de jugement<br />

et le recul nécessaires à leur fonction.<br />

Mission<br />

• présenter des recommandations concernant les valeurs<br />

fondamentales G de l’entreprise au comité exécutif du Groupe,<br />

• veiller au respect du programme « Éthique, conviction et responsabilité<br />

», notamment au travers d’un système dit d’alerte G ,<br />

• possibilité de mener des audits éthiques dans toutes les installations<br />

du Groupe.<br />

Europe services<br />

Représentation permanente de <strong>Veolia</strong> Environnement à<br />

Bruxelles, auprès des institutions européennes.<br />

Campus <strong>Veolia</strong> Environnement<br />

Centre de formation créé en 1994 – une vingtaine de centres<br />

de formation (France et international).<br />

Mission<br />

• développer les compétences des collaborateurs du Groupe,<br />

• promouvoir les services à l’environnement, accompagner la<br />

croissance du Groupe, en partenariat avec les acteurs<br />

majeurs de la formation et du recrutement.<br />

Pour remplir leur mission, les directions fonctionnelles


DÉMARCHE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

31<br />

et accompagne les divisions dans la définition de leurs objectifs. Elle favorise l’adaptation de nos modèles<br />

contractuels et de nos offres commerciales afin de faire du développement <strong>durable</strong> un avantage concurrentiel<br />

et un levier de création de valeur.<br />

<br />

MATURITÉ<br />

<br />

INSTITUTIONNALISATION<br />

<br />

Mobilisation des acteurs publics et<br />

économiques, forte résonance médiatique,<br />

priorité sur les agendas (ex. : santé, environnement,<br />

hygiène et changement climatique).<br />

<br />

Existence de standards nationaux ou<br />

internationaux et de réglementations<br />

(ex. : sécurité au travail, droit de<br />

la concurrence).<br />

Pilotage<br />

Conformité<br />

Système de management environnemental G<br />

• outil de mise en œuvre de la politique du Groupe dans le<br />

domaine de l’environnement et de la santé environnementale,<br />

déployé depuis 2002, adapté aux exigences des normes internationales<br />

(ISO 14001, global reporting initiative),<br />

• objectifs de contrôler et de réduire l’impact des activités du<br />

Groupe sur l’environnement et la santé, pilotage par la direction<br />

de la performance environnementale.<br />

Reporting environnemental annuel<br />

• suivi d’une centaine d’indicateurs depuis 2001 grâce au système<br />

d’information environnementale (SIE), élaboration de plans<br />

d’action,<br />

• principes méthodologiques formalisés dans le « protocole de<br />

mesure et de reporting des indicateurs environnement »,<br />

• déploiement sur un périmètre représentant 75 % du chiffre<br />

d’affaires du Groupe,<br />

• audits environnementaux: suivi de 1 200 installations prioritaires<br />

depuis 2001.<br />

Reporting social annuel<br />

• mesure de la réalité sociale du Groupe au travers de 160 indicateurs<br />

sociaux déployés dans 68 pays,<br />

• prise en compte des spécificités sociales de chacune des entités<br />

suivies,<br />

• réseau de 600 correspondants dans les divisions pour assurer la<br />

collecte et la consolidation des données.<br />

Reporting clients annuel<br />

• mesure de la satisfaction de nos clients particuliers sur la base<br />

de l’évolution de 10 indicateurs synthétiques,<br />

• périmètre : 42 entités dans 19 pays (intégration de 8 entités opérationnelles<br />

en <strong>2007</strong>), soit 75 % du chiffre d’affaires <strong>2007</strong> réalisé<br />

avec les collectivités.<br />

Comités,<br />

Notation extra-financière sollicitée<br />

Depuis 2004, un exercice de notation extra-financière est organisé<br />

sur une partie de notre périmètre géographique et sur l’ensemble<br />

de nos activités.<br />

voir partie « Performance ».<br />

organes de contrôle et<br />

de surveillance des procédures internes<br />

Comité des nominations et des rémunérations, fournit des propositions<br />

au conseil d’administration sur les nominations et renouvellement<br />

des administrateurs, la rémunération des mandataires<br />

sociaux et l’indépendance des administrateurs.<br />

Comité des comptes et de l’audit, examine la pertinence des<br />

méthodes comptables et donne son avis sur les comptes,examine<br />

le programme d’audits internes et est informé du contrôle<br />

interne.<br />

Comité stratégique recherche, innovation, développement<br />

<strong>durable</strong>, évalue les politiques de R&D au cœur de la stratégie du<br />

Groupe.<br />

Direction juridique<br />

• analyse des textes et de jurisprudence en matière de délégations<br />

de services publics, marchés publics privés, partenariats<br />

public-privé, pour chaque division,<br />

• veille juridique dans des domaines transverses permettant de<br />

disposer d’une analyse complémentaire et/ou d’une position du<br />

Groupe sur un sujet particulier identifié par le comité de lecture,<br />

nouvellement créé en <strong>2007</strong>,<br />

• conformité des activités du Groupe à la réglementation et aux<br />

bonnes pratiques de l’entreprise.<br />

Dispositifs : contrôle et audit internes<br />

Direction du contrôle interne<br />

• formalisation et déploiement des processus de contrôle interne.<br />

Créée en 2004 au sein de la direction des services financiers,<br />

cette fonction a été déclinée dans les divisions et les unités opérationnelles.<br />

Direction de l’audit interne<br />

• procédures pour évaluer les processus de management des risques,<br />

de contrôle et de gouvernement d’entreprise, contribution<br />

à leur amélioration,<br />

• évaluation du contrôle interne, en application des dispositions<br />

du Sarbanes-Oxley Act de 2002,<br />

• reporting antifraude semestriel instauré depuis 2005, à l’attention<br />

des directeurs de l’audit interne et du contrôle interne.<br />

La direction a été certifiée en 2006 par l’Institut français de l’audit<br />

et du contrôle interne et confirmée en <strong>2007</strong>.<br />

s'appuient sur les quatre divisions du Groupe


Progresser avec nos parties<br />

prenantes<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement se développe sur un mode de fonctionnement décentralisé, avec<br />

un enracinement local fort. Avec chacune de nos parties prenantes, il est de notre responsabilité<br />

d’établir à tous les niveaux des relations de confiance et d’échange, afin d’intégrer<br />

leurs attentes et leurs contributions au déploiement de notre stratégie de développement<br />

<strong>durable</strong>.<br />

Actionnaires : informer<br />

la communauté financière<br />

Un gouvernement d’entreprise irréprochable, la démonstration<br />

de la pertinence des axes de développement et une gestion<br />

des risques adéquate répondent aux attentes des actionnaires<br />

et des investisseurs de <strong>Veolia</strong> Environnement, car ce<br />

sont des leviers de création de valeur pour l’entreprise.<br />

Outre les rencontres avec les investisseurs institutionnels et<br />

les analystes financiers, les différentes publications de l’entreprise<br />

permettent de répondre aux exigences de transparence<br />

et d’explication de la communauté financière : lettre aux<br />

actionnaires, rapport annuel, document de référence, rapport<br />

développement <strong>durable</strong> et rapport social annuels.<br />

Par ailleurs, l’ensemble des informations financières est disponible<br />

sur l’espace finance du site internet de <strong>Veolia</strong><br />

(www.veolia-finance.com).<br />

Fournisseurs : développer les achats<br />

responsables<br />

Intégrer des outils de développement <strong>durable</strong> dans les procédures<br />

d’achats contribue à limiter les risques, variables en<br />

fonction des pays, vis-à-vis des fournisseurs, en termes de<br />

sécurité et de conditions de travail des sous-traitants, de protection<br />

de l’environnement et d’éthique.<br />

Intégrer le développement <strong>durable</strong><br />

dans le processus des achats<br />

Des outils ont été développés pour intégrer le développement<br />

<strong>durable</strong> à toutes les étapes du processus achat. Ils sont formalisés<br />

dans la charte achats du Groupe. Depuis 2004, 233 acheteurs<br />

de 22 nationalités différentes ont suivi une formation sur<br />

les achats (environ 80 % des acheteurs ont été formés).<br />

Appel d’offres<br />

• Charte fournisseurs<br />

• Questionnaire développement<br />

<strong>durable</strong><br />

• Engagement développement<br />

•<br />

<strong>durable</strong><br />

art. 6 des contrats cadres<br />

Évaluation des fournisseurs<br />

• Audit développement <strong>durable</strong><br />

Donner à l’acheteur un premier<br />

niveau de visibilité développement<br />

<strong>durable</strong> du fournisseur<br />

Mettre en cohérence la stratégie<br />

de nos fournisseurs avec les<br />

engagements développement<br />

<strong>durable</strong> de <strong>Veolia</strong> Environnement<br />

Engager nos fournisseurs à contribuer<br />

aux objectifs de développement<br />

<strong>durable</strong> de <strong>Veolia</strong><br />

Environnement aussi bien au<br />

niveau de leur activité que de leur<br />

chaîne d’approvisionnement<br />

<br />

<br />

Piloter la relation contractuelle<br />

Contrôler l’application des<br />

engagements de développement<br />

<strong>durable</strong> par les fournisseurs<br />

Identifier les risques et fixer des<br />

axes de progrès de développement<br />

<strong>durable</strong><br />

/ INTÉGRATION DU DÉVELOPPEMENT DURABLE DANS LE PROCESSUS DES ACHATS


DÉMARCHE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

33<br />

En <strong>2007</strong>, deux supports complémentaires ont été développés<br />

pour garantir la bonne gouvernance des projets : un code de<br />

conduite des groupes de travail sur les achats qui permet<br />

d’évaluer les fournisseurs et d’apprécier la qualité des produits<br />

et services achetés ; et une charte des fournisseurs, qui définit<br />

les conditions d’une relation client-fournisseur responsable et<br />

rappelle les engagements du Groupe en faveur du développement<br />

<strong>durable</strong>.<br />

Par ailleurs, <strong>Veolia</strong> Environnement mène une politique active<br />

d’évaluation de ses fournisseurs, en particulier sur les volets<br />

sécurité et environnement. En <strong>2007</strong>, 575 accords cadres des<br />

fournisseurs régionaux – soit la moitié des accords fournisseurs<br />

en ligne – ont été évalués.<br />

Outre les outils développés au niveau du Groupe, chaque division<br />

déploie ses propres démarches pour encadrer la sélection<br />

des produits et la relation avec le fournisseur ou sous-traitant.<br />

Par exemple,<strong>Veolia</strong> Propreté exige de la part de ses fournisseurs<br />

la signature d’un engagement contre le travail clandestin.<br />

Audits de développement <strong>durable</strong><br />

Depuis 2004, <strong>Veolia</strong> Environnement a réalisé des audits de<br />

développement <strong>durable</strong> de ses fournisseurs, leur donnant<br />

ainsi les moyens de mesurer leur performance au regard des<br />

attentes du Groupe dans ce domaine.<br />

En <strong>2007</strong>, la direction des achats du Groupe a mené l’audit d’un<br />

fournisseur référencé (piles et batteries),commun à l’ensemble des<br />

divisions. Il a permis de mettre en place un plan de progrès concernant<br />

l’amélioration de la sécurité, la formalisation d’une politique<br />

de ressources humaines et l’intégration du développement <strong>durable</strong><br />

dans le pilotage de leur propre panel de fournisseurs.<br />

Le développement <strong>durable</strong> a également été intégré dans les<br />

contrats des fournisseurs de <strong>Veolia</strong> Eau France au même titre<br />

que la qualité et la technicité des produits, la sécurité du personnel<br />

et des matériels et le positionnement commercial des offres.<br />

Cette démarche, initiée en 2006, a été poursuivie en <strong>2007</strong>.<br />

Une quarantaine d’audits développement <strong>durable</strong> des fournisseurs<br />

stratégiques ont été réalisés sur le périmètre France de<br />

<strong>Veolia</strong> Eau (répartis sur huit pays européens), les fournisseurs<br />

consultés ont répondu à 381 questions dans le domaine économique,<br />

social et environnemental.<br />

Des pistes d’amélioration et des plans d’action ont été proposés<br />

à échéance 2010. Déployée en France, cette démarche est<br />

en cours d’internationalisation.<br />

Une section développement <strong>durable</strong> est également intégrée<br />

dans les audits sur site de <strong>Veolia</strong> Propreté, déjà déployés<br />

auprès de 40 fournisseurs.<br />

Les bonnes pratiques achats sont diffusées par l’intermédiaire<br />

d’un intranet spécifique sur les achats accessible partout<br />

dans le monde : 1 337 accords étaient référencés fin <strong>2007</strong><br />

et la fréquentation est en augmentation continue (3 545 utilisateurs).<br />

La consolidation d’équipes dédiées aux achats dans<br />

les pays (États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne) et d’accords<br />

cadres transverses contribuent également à consolider le<br />

réseau des acheteurs à l’international.<br />

BONNE PRATIQUE<br />

Démarche de progrès social<br />

auprès des fournisseurs et sous-traitants en Afrique<br />

Depuis 2006, <strong>Veolia</strong> Water AMI (Afrique-Moyen-Orient-Inde) mène une démarche engagée pour intégrer<br />

les critères de responsabilité sociale dans la sélection et la relation avec ses fournisseurs et sous-traitants.<br />

L’objectif est de s’assurer que ceux-ci respectent les règles internationales et les lois en vigueur concernant<br />

le droit du travail, en particulier dans le cadre d’activités à forte main-d’œuvre comme l’entretien des réseaux<br />

d’eau, l’électrification urbaine ou l’assainissement.<br />

En 2006, les entreprises sondées ont représenté plus de 80 % des achats au Maroc et au Gabon. Après l’étude<br />

et l’analyse de ces données, <strong>Veolia</strong> Water AMI a délivré des certificats d’accréditation aux entreprises jugées<br />

conformes aux exigences. En <strong>2007</strong>, la démarche a été poursuivie au Niger et des audits ont été menés au Maroc<br />

et au Gabon. Les résultats obtenus ont été formalisés à travers une charte des achats définissant, vis-à-vis des<br />

fournisseurs, les exigences en matière de développement <strong>durable</strong>. Cette charte, à valeur contractuelle, doit<br />

être souscrite par les fournisseurs consultés pour tout nouvel appel d’offres et des fournisseurs référencés<br />

réalisant des chiffres d’affaires supérieurs à 100 k€ ou appartenant à des catégories d’achats sensibles.


Campagne de recyclage à Trafford, Royaume-Uni<br />

Clients : sensibiliser à une<br />

consommation responsable<br />

La protection de l’environnement passe par l’implication des<br />

citoyens-consommateurs. Le Groupe sensibilise ses clients à<br />

l’impact de leur consommation sur l’environnement, afin de les<br />

encourager à modifier leurs comportements, dans une optique<br />

de développement <strong>durable</strong> et de consommation responsable.<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement s’est ainsi engagé dans une démarche<br />

pour satisfaire au huitième principe du Pacte mondial (Global<br />

Compact) qui incite à « prendre des initiatives en faveur de pratiques<br />

environnementales plus responsables ».<br />

Le Groupe soutient des actions pédagogiques de plus en plus<br />

nombreuses pour favoriser l’éco-citoyenneté, en particulier sur<br />

les quatre thématiques suivantes :<br />

• actions de sensibilisation des enfants à la protection de l’environnement<br />

;<br />

• campagnes en faveur d’un usage raisonné de l’eau et des<br />

économies d’énergie ;<br />

• promotion de l’utilisation des transports collectifs ;<br />

• incitation à la réduction des déchets et au recyclage.<br />

BONNE PRATIQUE<br />

La ville de Trafford change les habitudes de tri<br />

de ses habitants avec l’aide de <strong>Veolia</strong><br />

Depuis 2005, au Royaume-Uni, <strong>Veolia</strong> Propreté<br />

participe aux côtés du district métropolitain de<br />

Trafford (Grand Manchester) à une campagne de<br />

sensibilisation des citoyens au recyclage des<br />

déchets. Des démarches de proximité, des actions<br />

de porte-à-porte, de la publicité, ont été déployées :<br />

plus de 40 000 foyers ont ainsi été sensibilisés.<br />

À la suite à cette campagne, la ville de Trafford a<br />

enregistré une augmentation considérable du<br />

taux de recyclage des déchets sur son territoire:<br />

de 10 % en 2005, il est passé à 25 % en <strong>2007</strong>.<br />

Il s’agit de l’une des plus importantes augmentations<br />

jamais observées dans une zone urbaine selon<br />

le ministère de l’Environnement britannique.<br />

De telles actions sont fréquentes au Royaume-Uni<br />

dans le cadre propice des contrats de gestion<br />

intégrée des déchets.<br />

35 %<br />

30 %<br />

25 %<br />

20 %<br />

15 %<br />

10 %<br />

5 %<br />

● Taux de recyclage atteint par <strong>Veolia</strong> Propreté<br />

---- Objectif taux de recyclage fixé par la collectivité<br />

2004 2004/05 2005/06 2006/07 2009/10<br />

/ ÉVOLUTION DU TAUX DE RECYCLAGE À TRAFFORD DEPUIS<br />

LA REPRISE DU CONTRAT DE GESTION INTÉGRÉE DES DÉCHETS<br />

45 %<br />

40 %<br />

35 %<br />

30 %<br />

25 %<br />

20 %<br />

15 %<br />

10 %<br />

5 %


DÉMARCHE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

35<br />

Société civile : être à l’écoute<br />

des habitants et des associations<br />

Afin d’adapter les activités et les services du Groupe aux<br />

attentes des habitants et de réduire les nuisances perçues de<br />

ses activités, toutes les divisions de <strong>Veolia</strong> Environnement ont<br />

mis en œuvre, au niveau local, un dialogue avec la société<br />

civile. Cela est particulièrement vrai dans le cas de construction<br />

ou de rénovation des réseaux qui occasionnent des nuisances,<br />

mais qui ont pour vocation d’améliorer à terme l’efficacité<br />

du service.<br />

<strong>Veolia</strong> Transport met par exemple en œuvre sa démarche de<br />

« proxi qualité », qui a pour objectif d’instaurer un dialogue sur<br />

un projet local de transport en organisant une réunion publique<br />

entre utilisateurs de transports en commun et riverains.<br />

Des groupes d’échanges permettent d’améliorer en continu<br />

le fonctionnement d’une ligne ou d’un réseau de transport<br />

collectif, comme c’est le cas à Nancy (France).<br />

Depuis 2006, <strong>Veolia</strong> Eau met en place des panels de goûteurs<br />

d’eau. À Toulouse (France), les agents de l’agence Grand<br />

Toulouse participent à ces panels et remplissent un questionnaire<br />

concernant leur perception des goûts et odeurs de l’eau.<br />

En <strong>2007</strong> l’entreprise a élargi cette démarche, et impliqué directement<br />

les consommateurs. Un échantillon de cinquante<br />

habitants, répartis uniformément sur le réseau de distribution,<br />

a été mis en place.<br />

<strong>Veolia</strong> Water AMI a organisé en octobre <strong>2007</strong> à Niamey (Niger)<br />

une table ronde avec une quarantaine d’ONG et organisations<br />

de coopération, afin de leur présenter ses activités en Afrique,<br />

en particulier ses programmes relatifs aux Objectifs du millénaire<br />

pour le développement. Le dialogue a permis de clarifier<br />

les rôles et responsabilités des différents acteurs de l’eau, d’expliquer<br />

les projets et missions de l’entreprise et de sa filiale<br />

nigérienne (SEEN), de dégager des axes de travail communs.<br />

La table ronde a été complétée par des visites de terrain.<br />

Les participants ont salué cette initiative et affirmé leur<br />

volonté de poursuivre le dialogue et la coopération<br />

Soutenir des projets locaux<br />

de développement <strong>durable</strong><br />

Depuis sa création en mai 2004, la Fondation d’entreprise <strong>Veolia</strong><br />

Environnement a soutenu plus de 600 projets de développement<br />

<strong>durable</strong>, avec un budget annuel de cinq millions d’euros.<br />

Chaque projet est parrainé par un collaborateur du Groupe.<br />

En <strong>2007</strong>, parmi les 183 projets sélectionnés, de nombreuses<br />

démarches ont été mises en place dans de nouveaux pays<br />

grâce à l’appui de parrains issus de filiales locales de <strong>Veolia</strong><br />

Environnement, au travers de projets variés : insertion socioprofessionnelle<br />

des Roms, lutte contre l’exploitation sexuelle et le<br />

trafic des jeunes filles en Inde, etc.<br />

www.fondation.veolia.com<br />

FOCUS<br />

A ++<br />

178<br />

Insertion<br />

professionnelle<br />

145<br />

Environnement<br />

/ RÉPARTITION DES 611 PROJETS SOUTENUS<br />

PAR LA FONDATION DEPUIS SA CRÉATION<br />

288<br />

Solidarité<br />

Notation sollicitée<br />

de la Fondation <strong>Veolia</strong><br />

BMJ Ratings a évalué l’efficacité du mode<br />

de gestion de la Fondation et ses performances<br />

vis-à-vis de standards internationalement<br />

reconnus de bonnes pratiques des fondations.<br />

La note A ++ a été attribuée. La bonne performance<br />

de la Fondation a été soulignée à travers la mise<br />

en œuvre d’une organisation qui assure une<br />

sélection rigoureuse des projets, la cohérence<br />

des domaines d’actions au regard de la stratégie<br />

du Groupe, la saine gestion des ressources<br />

et la qualité de l’information diffusée par ses<br />

documents institutionnels.


Déployer un lobbying<br />

responsable<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement se trouve au cœur d’enjeux publics majeurs : accès aux services<br />

essentiels, environnement, santé publique, changement climatique. Pour exercer son<br />

activité dans les meilleures conditions, contribuer à l’amélioration de la qualité de vie et<br />

anticiper les évolutions de la gestion des services à l’environnement, le Groupe émet des<br />

propositions auprès des différentes institutions concernées.<br />

Le Groupe déploie des actions de concertation et de dialogue,<br />

principalement tournées vers l’Union européenne et les institutions<br />

internationales, qui contribuent à nourrir la réflexion<br />

en matière de politique environnementale.<br />

Participation aux consultations<br />

pour les livres verts de l’UE<br />

Du fait de l’importance du marché communautaire pour<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement, une représentation permanente à<br />

Bruxelles auprès des institutions européennes a été mise en<br />

place. Le Groupe suit l’évolution de la législation et de la réglementation<br />

européenne afférentes à ses activités et participe<br />

en amont aux réflexions sur l’environnement.<br />

Ainsi, <strong>Veolia</strong> Propreté a-t-il apporté sa contribution détaillée,<br />

inspirée par son expérience de terrain, aux institutions européennes<br />

travaillant à l’élaboration d’une directive cadre sur les<br />

déchets. <strong>Veolia</strong> Transport a participé activement à la consultation<br />

en cours sur la « mobilité urbaine <strong>durable</strong> » qui doit déboucher<br />

sur un plan d’action avant fin 2008. <strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia<br />

et <strong>Veolia</strong> Propreté travaillent sur les propositions liées aux politiques<br />

sur le changement climatique et l’énergie de l’UE.<br />

Le Groupe participe activement aux réflexions sur les problèmes<br />

liés au développement <strong>durable</strong> dans le contexte urbain :<br />

adaptation au changement climatique, instruments de marchés,<br />

par exemple.<br />

Son implication est directe sur les questions stratégiques sur<br />

lesquelles sa légitimité est liée à son expertise. Il s’appuie également<br />

sur les fédérations professionnelles, les think-tanks et<br />

certaines ONG.<br />

Lutte contre le changement climatique<br />

En matière de changement climatique et de réduction des<br />

émissions de GES G , le Groupe suit activement l’évolution des<br />

réglementations et des négociations internationales (protocole<br />

de Kyoto G , MDP G ,MOC G ) afin d’anticiper les implications<br />

pour ses secteurs d’activité.<br />

S’agissant du système d’échange des quotas d’émissions G<br />

européens (ETS, Emission Trading Scheme G ), les sites concernés<br />

sont principalement les installations de combustion de<br />

<strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia d’une puissance supérieure à 20 mégawatts.<br />

Les quotas qui lui ont été attribués représentent 1 % des<br />

quotas européens. Ceux-ci sont gérés dans le cadre d’une<br />

structure dédiée, VEETRA (<strong>Veolia</strong> Environnement Emissions<br />

Trading), qui permet, à travers une mesure précise des émissions<br />

réelles résultant de l’exploitation des sites, d’optimiser la<br />

rentabilité et de dégager de nouvelles capacités de financement<br />

pour des projets réducteurs d’émission de GES G . VEETRA<br />

opère aussi pour les autres divisions du Groupe.<br />

<strong>Veolia</strong> Transport est favorable à l’entrée du secteur des transports<br />

dans le système d’échange de quotas de CO2, ce qui<br />

nécessite l’existence de protocoles de mesures fiables. La division<br />

a participé activement à la rédaction d’un premier protocole<br />

de mesures s’appliquant aux transports dans les entreprises,<br />

en collaboration avec l’Epe G et l’Ademe G en France.<br />

Par ailleurs, les équipes de <strong>Veolia</strong> Environnement suivent<br />

attentivement les propositions de la Commission sur les dispositifs<br />

de réduction des émissions de GES des secteurs non<br />

soumis à l’ETS G pour les intégrer dans leurs projets, qu’il<br />

s’agisse de mesures incitatives ciblées (plans climats) ou, en<br />

France, de projets domestiques pouvant donner droit à des<br />

crédits d’émissions.<br />

Performance énergétique<br />

et énergies renouvelables<br />

Certificats d’économie d’énergie<br />

En France, <strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia a participé à la mise au point<br />

du système des certificats d’économie d’énergie (CEE G ), afin d’y<br />

inclure le contrat de performance énergétique et donner lieu à<br />

l’attribution de certificats.


DÉMARCHE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

37<br />

Parlement européen à Bruxelles, Belgique<br />

Électricité produite par cogénération<br />

La cogénération G se développe dans l’ensemble des pays européens.<br />

En France, l’équilibre économique général des contrats<br />

de cogénération a été modifié du fait de nouvelles dispositions<br />

fiscales, moins favorables. <strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia agit avec la<br />

profession pour remédier à cette situation, l’intérêt économique<br />

et environnemental de la cogénération ayant été reconnu<br />

par la directive 2004/8/CE du Parlement européen.<br />

Valorisation énergétique des déchets<br />

<strong>Veolia</strong> Propreté défend auprès des instances européennes les<br />

différentes formes de valorisation énergétique des déchets :<br />

captation et valorisation du biogaz des centres de stockage,<br />

incinération avec récupération d’énergie, méthanisation G ,production<br />

de biocarburants et de combustibles de substitution.<br />

FOCUS<br />

Partenariats internationaux de <strong>Veolia</strong> Environnement<br />

Le Groupe a poursuivi en <strong>2007</strong> sa collaboration avec les organisations internationales pour mettre son<br />

expertise au service des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Quatre types d’actions<br />

ont été déployés en priorité :<br />

• l’engagement dans l’initiative « accès aux services essentiels pour tous » pilotée par ONU-Habitat,<br />

le comité d’experts dont fait partie <strong>Veolia</strong> Environnement a été missionné pour élaborer des instruments<br />

opérationnels qui permettront de mieux encadrer la pratique des partenariats public-privé dans le domaine de l’habitat ;<br />

• le soutien à la Fondation du Pacte mondial des Nations unies chargée de mettre en œuvre les principes du Pacte,<br />

avec une reconnaissance particulière des actions de <strong>Veolia</strong> en matière de lutte contre le changement climatique au<br />

sommet de Genève en juillet <strong>2007</strong> ;<br />

• le soutien à la coopération décentralisée, notamment en Asie où <strong>Veolia</strong> Environnement participe à un panel d’experts<br />

sur les modes de gestion des systèmes d’assainissement urbain organisé par la Banque asiatique de développement<br />

depuis décembre <strong>2007</strong> ; le Groupe contribue également à la constitution d’une banque de données sur les techniques<br />

et pratiques de dépollution dans le cadre d’une démarche pilotée par l’association des villes d’Asie (CityNet) ;<br />

• le renforcement des compétences locales à travers son partenariat pluriannuel avec l’UNITAR (Institut des Nations<br />

unies pour la formation et la recherche) où <strong>Veolia</strong> Environnement a appuyé le déploiement géographique du réseau<br />

CIFAL (Centres internationaux de formation des acteurs locaux ), qui aide les décideurs locaux à améliorer<br />

la qualité de leurs services urbains. En <strong>2007</strong>, nos experts sont intervenus dans douze sessions qui ont réuni<br />

près de 400 élus et responsables locaux, sur le thème de l’urbanisation <strong>durable</strong>.


Patagonie, Argentine<br />

Accès aux services essentiels<br />

Prix des services<br />

<strong>Veolia</strong> Eau s’implique activement dans le suivi de la mise en<br />

œuvre des mesures préconisées par la directive cadre sur l’eau,<br />

en particulier leurs répercussions éventuelles sur le coût, pour<br />

le consommateur, du service public de l’eau potable et de<br />

l’assainissement.<br />

Accès à l’assainissement<br />

L’absence d’assainissement est considérée comme une véritable<br />

« bombe sanitaire à retardement », c’est pourquoi l’année 2008<br />

a été déclarée année internationale de l’assainissement par la<br />

communauté internationale. L’accès à l’assainissement, reconnu<br />

comme un droit humain depuis 2002, devient un objet de préoccupation<br />

pour les États au même titre que l’accès à l’eau potable.<br />

<strong>Veolia</strong> Eau en a fait une priorité de ses actions de lobbying.<br />

FOCUS<br />

Contribution de <strong>Veolia</strong> Environnement<br />

au Grenelle de l’environnement en France<br />

Lancé en juillet <strong>2007</strong> par le gouvernement français, le Grenelle de l'environnement a réuni l'État et les représentants<br />

de la société civile pour définir une feuille de route en faveur de l'écologie et du développement <strong>durable</strong>.<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement a contribué activement aux débats dans le cadre des groupes de travail organisés par<br />

le Mouvement des entreprises de France (MEDEF) et les fédérations professionnelles. Forte de son expérience en<br />

France et à l’étranger, le Groupe a formulé un ensemble de propositions concrètes qui ont été mises à disposition<br />

des parties prenantes sur internet et qui peuvent être consultées à l’adresse: www.developpement-<strong>durable</strong>.veolia.com<br />

Les thèmes des propositions formulées par les divisions du Groupe sont :<br />

• favoriser l’économie de la ressource en eau et la préservation des milieux naturels ;<br />

• faire du déchet une ressource ;<br />

• maîtriser la demande d’énergie et encourager les énergies renouvelables et la production décentralisée ;<br />

• mettre en place une politique de mobilité <strong>durable</strong>.


DÉMARCHE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

39<br />

Climat 2050 :<br />

solutions technologiques et politiques<br />

Climat 2050, 4 e conférence de l’institut <strong>Veolia</strong> Environnement organisée avec le Pew Center on Global Climate Change<br />

et la Table ronde nationale sur l’économie et l’environnement, a réuni en octobre <strong>2007</strong> à Montréal près de 400 participants<br />

de douze pays. L’objectif était de susciter des discussions multidisciplinaires et intersectorielles pour accroître<br />

la compréhension des stratégies de réduction des émissions de GES G à l’horizon 2050 et établir des liens entre la communauté<br />

scientifique, le secteur privé et les pouvoirs publics. À travers des sessions axées sur huit secteurs clés comme le transport,<br />

les biocarburants ou encore le captage et stockage du CO 2, et des sessions plus transversales, les échanges ont mis en évidence<br />

les enjeux technologiques, les mesures novatrices et les besoins en matière de politiques publiques. En préparation<br />

de la conférence de Bali, cet événement a permis de réitérer l’appel à l’implication de tous les acteurs et pays dans la lutte<br />

contre le changement climatique (www.institut.veolia.org).<br />

Au sein de la fédération AquaFed G , il participe au travail sur<br />

l’homogénéisation des définitions pour constituer une base<br />

de dialogue et d’échange commune au niveau international,<br />

afin que les enjeux liés à l’assainissement soient mieux compris<br />

et pris en compte.<br />

Continuité du service<br />

Par ailleurs, <strong>Veolia</strong> Eau se positionne auprès des institutions<br />

européennes pour que le maintien de la distibution d'eau potable<br />

et de l'assainissement soit reconnu comme un enjeu prioritaire,<br />

quelles que soient les conditions climatiques.<br />

Préservation des ressources<br />

Manque d’eau et sécheresse<br />

Dans le cadre de la réflexion européenne sur l’adaptation au<br />

changement climatique, <strong>Veolia</strong> Eau rappelle que les tensions<br />

sur la ressource sont locales.<br />

L’entreprise est favorable au développement de ressources<br />

alternatives (recyclage des eaux usées traitées, recharge de<br />

nappes, maîtrise et recyclage des eaux pluviales, dessalement<br />

de l’eau de mer) tout en promouvant des mesures judicieuses<br />

de gestion de la demande.<br />

Préservation des sols<br />

Le Groupe est favorable à une directive européenne sur la protection<br />

des sols, au même titre que celle de l’eau et de l’air qui<br />

font d’ores et déjà l’objet de directives cadres.<br />

<strong>Veolia</strong> Propreté organise, en outre, le dialogue avec les autorités<br />

publiques sur la protection et la dépollution des sols. Un<br />

colloque dédié à ce sujet a été organisé au Sénat français en<br />

novembre <strong>2007</strong>.<br />

FOCUS<br />

Gestion<br />

responsable des services<br />

à l’environnement<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement, dans le prolongement<br />

des réflexions engagées lors du Grenelle de<br />

l’environnement, a publié un document intitulé<br />

Propositions pour une gestion responsable<br />

des services à l’environnement.<br />

Cet ouvrage présente non seulement les solutions<br />

techniques avancées par <strong>Veolia</strong> mais également<br />

les évolutions qui lui paraissent nécessaires,<br />

notamment en matière de gouvernance, pour<br />

favoriser une bonne gestion des services à<br />

l’environnement.<br />

Le document est téléchargeable sur le site internet :<br />

www.developpement-<strong>durable</strong>.veolia.com<br />

Par ailleurs, <strong>Veolia</strong> Propreté contribue aux débats<br />

sur la politique de gestion des déchets. Entre autres<br />

il a participé à l’ouvrage Du rare à l’infini, panorama<br />

mondial des déchets 2006 avec Cyclope, principal<br />

institut de recherche et d’études en Europe sur les<br />

marchés internationaux des matières premières<br />

et des commodités.


Identifier et gérer nos risques<br />

La gestion des risques est fondée sur des principes d’anticipation, d’information, de coordination<br />

et de contrôle. La cartographie des risques en matière de développement <strong>durable</strong><br />

renseigne nos parties prenantes, en toute transparence, sur le degré d’engagement et<br />

d’appropriation de <strong>Veolia</strong> Environnement sur l’ensemble des sujets.<br />

D’autre part, la cartographie permet une veille permanente<br />

sur l’évolution des risques dans un contexte de tension réglementaire<br />

et de demande d’information accrue de la part de<br />

nos parties prenantes. En effet, les enjeux de développement<br />

<strong>durable</strong> de <strong>Veolia</strong> Environnement, qu’ils soient vus sous l’angle<br />

des risques ou des opportunités, évoluent de manière dynamique.<br />

Ces enjeux renvoient à des tendances de fond parmi lesquelles<br />

on peut distinguer les externalités qui s’imposent à<br />

notre métier, telles que la rareté des ressources et la croissance<br />

démographique et urbaine, des enjeux structurants internes<br />

Enjeux<br />

Sous-enjeux<br />

Droit de la concurrence. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

MISE EN CONFORMITÉ ET ÉVOLUTION RÉGLEMENTAIRE<br />

ÉVOLUTION DES MODÈLES CONTRACTUELS<br />

CHANGEMENT CLIMATIQUE ET ÉNERGIE<br />

ÉCONOMIE ET VALORISATION DES RESSOURCES<br />

ENJEUX SANITAIRES<br />

BIODIVERSITÉ ET ÉQUILIBRE DES ÉCOSYSTÈMES<br />

SÉCURITÉ ET SANTÉ DES SALARIÉS AU TRAVAIL<br />

GESTION DES COMPÉTENCES<br />

DIVERSITÉ CULTURELLE<br />

RELATIONS AVEC LES PARTIES PRENANTES<br />

CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE URBAINE<br />

RUPTURES INNOVANTES<br />

Mise en conformité des sites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Détection et prévention des fraudes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Anticipation de la réglementation environnementale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Adaptation à la capacité contributive des consommateurs locaux. . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Adaptation des offres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Adaptation du modèle dans les pays émergents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Mix énergétique décarboné . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Énergies renouvelables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Contrôle des émissions de méthane . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Autres GES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Biomasse-sols . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Matières premières secondaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Eau potable et assainissement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Légionelle. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Pollution atmosphérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Qualité de l'air intérieur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Préservation de la biodiversité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Impact des activités sur les écosystèmes/ACV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Biodiversité urbaine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Croissance et renouvellement des effectifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Évolution des métiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Évolution des carrières et formation continue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Internationalisation des recrutements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Contribution à l'emploi local . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Sensibilisation à la consommation responsable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Contribution aux débats participatifs et lobbying responsable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Relations avec les organisations non gouvernementales internationales . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Relations avec le tissu associatif local . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Contribution aux Objectifs du millénaire pour le développement . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Droits humains . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Converging Technologies*. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

Captage/stockage de CO2 (évaluation) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

« Distributive énergie »** . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .<br />

* Nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l’information et sciences cognitives.<br />

** Production d’énergie là où elle est utilisée et non à partir d'une centrale éloignée.


DÉMARCHE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

41<br />

spécifiques à la croissance et à l’internationalisation du<br />

Groupe. Pour structurer notre approche et définir avec précision<br />

nos enjeux, nous avons croisé ici l’approche interne de<br />

cartographie des risques et l’approche externe de notre notation<br />

développement <strong>durable</strong> par l’agence BMJ Ratings. Cette<br />

première présentation devrait être approfondie et faire l’objet<br />

en 2008, en coordination avec la direction des risques, d’une<br />

cartographie détaillée des enjeux touchant le Groupe et chacune<br />

de ses divisions.<br />

Réflexion Sensibilisation Structuration Plans d’action<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

. . . . . . . . . . . . . . . .<br />

● Mise en place de plans d’action<br />

● Pilotage en cours de structuration<br />

● Sensibilisation<br />

● Réflexion en cours


ENJEUX<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

43<br />

Pour mieux répondre aux attentes de nos parties prenantes, nous exprimons<br />

notre vision de ce qui est le plus essentiel et, sur ces grands enjeux, nous<br />

engageons des réflexions et des actions combinant réalisme et responsabilité.


Lutter contre<br />

le changement climatique<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement émet des gaz à effet de serre au travers de la gestion de ses<br />

activités pour le compte de ses clients, mais contribue également à la lutte contre le<br />

changement climatique grâce à un effort de diminution globale des GES.<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement est fortement concerné par l’enjeu du<br />

changement climatique et de la lutte contre les émissions de<br />

GES G à double titre.<br />

• Trois de nos activités (services énergétiques, transport public,<br />

traitement des déchets) se situent dans des secteurs cruciaux<br />

en matière d’émissions de dioxyde de carbone et de méthane.<br />

Moins directement impliqué dans les émissions de GES, le secteur<br />

de l’eau est en revanche très concerné par les effets du<br />

réchauffement sur la disponibilité de la ressource.<br />

• Nos clients, gestionnaires d’agglomération et entreprises, sont<br />

les acteurs les plus engagés dans la lutte contre les émissions de<br />

GES, par les responsabilités qu’ils exercent ou les contraintes<br />

fixées par les réglementations.<br />

Ainsi, la problématique de contrôle des émissions de GES est,<br />

pour <strong>Veolia</strong> Environnement, tout à la fois une responsabilité, dans<br />

certains cas une contrainte (installations soumises à quotas dans<br />

l’Union européenne), et, le plus souvent, une opportunité de<br />

développement de services experts au bénéfice de nos clients.<br />

Toutefois, notre modèle d’entreprise comporte deux particularités.<br />

• <strong>Veolia</strong> Environnement ne peut réduire en valeur absolue le<br />

niveau de ses émissions de GES sans renoncer à la croissance de<br />

ses activités. Les émissions dont le Groupe assume la responsabilité<br />

incorporent en effet, année après année, des émissions<br />

préexistantes correspondant aux nouvelles activités prises en<br />

gestion pour le compte de nos clients municipaux et industriels.<br />

• Contrairement à bien d’autres acteurs, la croissance de nos<br />

émissions doit être ainsi perçue comme positive dans la<br />

mesure où elle nous permet d’élargir le périmètre de nos services<br />

d’efficacité énergétique et carbonique, qui contribuent,<br />

toute chose égale par ailleurs, à une diminution globale des<br />

émissions de GES.<br />

Notre performance carbone est ainsi fondée sur la démonstration<br />

de ce modèle d’efficacité énergétique et carbonique auquel<br />

chacune de nos activités peut apporter sa contribution.<br />

Par des méthodologies vérifiées (et faisant l’objet d’une démarche<br />

constante de progrès), il s’agit de démontrer une amélioration<br />

continue du rapport entre les diminutions d’émissions réalisées<br />

par notre gestion et les émissions brutes dont nous assumons<br />

la responsabilité.<br />

Dans ce contexte, notre stratégie carbone se décline dans trois<br />

directions.<br />

Accompagner l’innovation : <strong>Veolia</strong> Environnement investit dans<br />

les technologies à faibles émissions de CO2 – biomasse, énergie<br />

solaire, récupération d’énergies fatales. Le stockage du carbone<br />

fait également l’objet de recherches afin de déterminer les sites<br />

adaptés, fiabiliser les techniques et en vérifier la pertinence économique.<br />

Bien que prometteuse, cette solution ne pourra s’envisager<br />

éventuellement qu’à moyen et long termes.<br />

Promouvoir les énergies renouvelables et alternatives dans le<br />

cadre de systèmes décentralisés : ces énergies permettent de<br />

« décarboner » le mix énergétique. Cependant, elles ne peuvent<br />

se substituer complètement aux énergies fossiles pour des raisons<br />

technico-économiques.<br />

Rationaliser l’usage de l’énergie en luttant contre les gaspillages<br />

et en optimisant l’efficacité énergétique.<br />

L’ensemble des activités urbaines et industrielles comporte des<br />

gisements considérables d’économie et d’efficacité. Les techniques<br />

de maîtrise de consommation sont disponibles. Le coût de<br />

l’énergie et la valorisation du carburant rendent la plupart des<br />

investissements d’efficacité énergétique pertinents économiquement.<br />

C’est l’axe principal de notre métier.<br />

Diminution globale<br />

des émissions de GES<br />

+ 22 %<br />

Émissions directes et<br />

indirectes de GES totales<br />

20,2 Mt<br />

+ 8 %<br />

24,6 Mt<br />

Chiffre d’affaires<br />

39,5 Mt<br />

+ 14 %<br />

42,8 Mt<br />

28,6 M€<br />

32,6 M€<br />

Efficacité carbonique =<br />

2006 <strong>2007</strong><br />

Diminution globale des émissions de GES<br />

Émissions directes et indirectes de GES totales<br />

= 58 %<br />

Le ratio d’efficacité carbonique s’établit<br />

à 58 % en <strong>2007</strong> contre 53 % en 2006.


ENJEUX<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

45<br />

En <strong>2007</strong>, le Groupe a émis 42,8 millions de tonnes éq. CO2, en augmentation de 8 % par rapport à 2006,<br />

alors que le chiffre d’affaires a augmenté de 14 %. Les émissions de N2O (incinération de déchets) sont prises<br />

en compte pour la première fois, ainsi que les émissions de CO2 des navires de la SNCM (France).<br />

3,3<br />

39,5<br />

3<br />

36,5<br />

2,1<br />

0,2<br />

2,4<br />

0,2<br />

0,3<br />

13,7<br />

0,3<br />

16<br />

0,3<br />

20,7<br />

0,3<br />

21<br />

0,4<br />

1,8<br />

0,4<br />

2,3<br />

2006 <strong>2007</strong> 2006 <strong>2007</strong> 2006 <strong>2007</strong> 2006 <strong>2007</strong> 2006 <strong>2007</strong><br />

Eau Propreté Énergie Transport <strong>Veolia</strong><br />

Environnement<br />

● Émissions directes<br />

● Émissions indirectes (électricité)<br />

Méthodologie<br />

Pour chacune de ses activités, le Groupe mesure d’une part<br />

les émissions directes des procédés, véhicules, installations<br />

ou équipements qu’il gère et, d’autre part, les émissions<br />

indirectes liées à la consommation d’électricité.<br />

Les gaz à effet de serre concernés sont :<br />

• le CO2 émis par les installations de combustion, l’incinération<br />

de la part fossile des déchets et la combustion de<br />

carburant par les sources mobiles ;<br />

• le CH4 provenant des émissions de biogaz des centres de<br />

stockage de déchets qui ne sont pas captées par les systèmes<br />

de collecte installés et de la combustion de GNV (gaz<br />

naturel pour véhicules) des sources mobiles ;<br />

• le N2O provenant du processus de combustion des<br />

déchets.<br />

/ ÉMISSIONS DIRECTES ET INDIRECTES<br />

DE GES TOTALES 2006 ET <strong>2007</strong> (millions de tonnes éq. CO 2 )<br />

Méthodologie<br />

Le Groupe contribue à une diminution globale de GES G en<br />

réduisant ses émissions ou en évitant des émissions à des<br />

tiers. Le périmètre des contributions des divisions a évolué par<br />

rapport à l’année dernière.<br />

<strong>Veolia</strong> Eau : distinction dans la production d’énergie (issue<br />

d’énergies renouvelables ou de la valorisation du biogaz)<br />

entre la part autoconsommée et celle vendue.<br />

<strong>Veolia</strong> Transport : extension du périmètre de « l’éco-efficacité<br />

déplacement » à 92 % des voyageurs de <strong>Veolia</strong> Transport et<br />

79 % des kilomètres parcourus (hors fret routier et ferroviaire)<br />

en incluant le mode maritime.<br />

<strong>Veolia</strong> Propreté : comptabilisation des réductions d’émissions<br />

générées par le captage du biogaz issu des centres de<br />

stockage et par l’autoconsommation d’une partie de l’électricité<br />

produite grâce à la valorisation énergétique des déchets.<br />

Le CO2 évité par la valorisation matière a été quantifié sur les<br />

fractions suivantes à partir de leur analyse de cycle de vie :<br />

papier/carton, plastiques, métaux ferreux, métaux non ferreux,<br />

verre, bois et les mâchefers provenant de l’incinération.<br />

La diminution globale de GES de <strong>Veolia</strong> Environnement a été<br />

recalculée pour 2006 sur des bases homogènes, la valeur<br />

de 2006 s’établit à 20,2 millions de tonnes éq. CO2.<br />

0,09<br />

0,04<br />

16,2<br />

13,9<br />

4,6<br />

4,2<br />

3,7<br />

2,1<br />

Eau Propreté Énergie Transport <strong>Veolia</strong><br />

Environnement<br />

● 2006 ● <strong>2007</strong><br />

/ DIMINUTION GLOBALE DES ÉMISSIONS DE GES<br />

(en millions de tonnes éq. CO 2 )<br />

24,6<br />

20,2<br />

Indicateur ayant fait l’objet d’une vérification<br />

externe (voir page 94).<br />

En <strong>2007</strong>, <strong>Veolia</strong> Environnement a contribué à la diminution globale de GES<br />

à hauteur de 24,6 millions de tonnes éq. CO2.


Icebergs en Islande<br />

Stockage de CO2: un axe fort de recherche<br />

et de développement<br />

Les centrales thermiques alimentant les réseaux de chauffage et<br />

de froid gérés par le Groupe, les incinérateurs d’ordures ménagères<br />

et les centres de stockage de déchets brûlant le biogaz sont des<br />

émetteurs significatifs de dioxyde de carbone. Depuis 2005,<strong>Veolia</strong><br />

Environnement a engagé un programme de recherche relatif au<br />

captage, transport, stockage et valorisation du CO2 produit par ce<br />

type d’installations industrielles de moyenne importance.<br />

Acquérir une expertise<br />

Le stockage devrait contribuer en 2050 pour 20 à 30 % de la<br />

réduction des gaz à effet de serre au niveau mondial. Les<br />

enjeux de ce programme consistent à disposer d’une nouvelle<br />

solution de diminution globale des émissions de GES G du<br />

Groupe, acquérir une expertise reconnue dans ce domaine et<br />

explorer de nouveaux marchés.<br />

En <strong>2007</strong>, des sites potentiels en Europe ont été identifiés dans le<br />

cadre d’études préliminaires afin de localiser de futurs lieux<br />

pour accueillir un pilote permettant de :<br />

• trouver des solutions de captage adaptées aux différents types<br />

et tailles d’installations du Groupe ;<br />

• étudier les différentes filières de transport et de valorisation<br />

adaptées à la dispersion géographique de nos installations ;<br />

• définir un cadre acceptable par tous au regard des risques et<br />

enjeux de cette solution.<br />

Cette étude s’est concrétisée en 2008 par le choix d’un site à<br />

Claye-Souilly en Seine-et-Marne (France). Le pilote de captage<br />

et stockage concernera un volume de 200 000 tonnes de CO2<br />

par an. Le gaz sera injecté, pendant plusieurs années et sous<br />

contrôle, dans un aquifère salin situé à plus de 1 500 mètres de<br />

profondeur.<br />

/ CAPTAGE, TRANSPORT, VALORISATION ET STOCKAGE DU CO2<br />

Combustibles<br />

1<br />

Captage<br />

du CO2<br />

2<br />

Transport<br />

par bateau<br />

7b<br />

Stockage dans les<br />

veines de charbon<br />

non exploitées<br />

3<br />

Transport<br />

par pipe line<br />

7a<br />

Stockage dans les<br />

aquifères salins profonds<br />

6<br />

Tête de puits<br />

d'injection<br />

5<br />

Valorisation<br />

industrielle<br />

2<br />

4<br />

Stockage<br />

du CO2<br />

7c<br />

Stockage dans les<br />

gisements de gaz ou de pétrole<br />

en fin d'explotation<br />

1 - Captage du CO2 :<br />

par post-combustion<br />

ou par oxy-combustion<br />

ou par pré-combustion<br />

2 - Transport par bateau<br />

3 - Transport par pipe-line<br />

4 - Stockage en cuve<br />

5 - Valorisation :<br />

utilisation du CO2 dans<br />

le processus de production<br />

de certaines industries<br />

(pétro-chimiques...)<br />

6 - Tête de puits d'injection<br />

7 - Stockage<br />

7a - dans les aquifères<br />

salins profonds<br />

7b - dans les veines de<br />

charbon non exploitées<br />

7c - dans les gisements<br />

de gaz ou de pétrole<br />

en fin d'exploitation


Contribution de <strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia<br />

ENJEUX<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

47<br />

/ SCHÉMA DE LA CHAÎNE DE GESTION<br />

DE L’ÉNERGIE DE VEOLIA ÉNERGIE<br />

CENTRE<br />

COMMERCIAL<br />

1b<br />

Énergies<br />

renouvelables<br />

et alternatives<br />

b4<br />

b2<br />

b1<br />

CSD<br />

b3<br />

Biogaz<br />

b6<br />

UIOM<br />

b5<br />

2b<br />

2a<br />

2<br />

Transformation<br />

de l'énergie<br />

Installation<br />

thermique<br />

Cogénération<br />

Efficacité<br />

énergétique<br />

3<br />

Distribution<br />

de l'énergie<br />

HÔPITAL<br />

1a<br />

Énergies<br />

fossiles<br />

ÉCOLE<br />

4<br />

Services<br />

énergétiques • DIMINUTION DES COÛTS PAR LA MAINTENANCE ET L'EXPLOITATION<br />

• ADAPTATION AU BESOIN DE CHALEUR ET DIMINUTION DE LA FACTURE ENERGÉTIQUE<br />

GRANDS<br />

MAGASINS<br />

CENTRE<br />

CULTUREL<br />

HÔTEL<br />

a2<br />

a1<br />

a3<br />

a4<br />

1- ÉNERGIES ENTRANTES<br />

1a - Énergies fossiles<br />

a1 - Fioul<br />

a2 - Gaz<br />

a3 - Charbon a4 - Autres<br />

b - Énergies renouvelables et alternatives<br />

b1 - Éolien b2 - Solaire<br />

b3 - Biomasse b4 - Géothermie<br />

b5 - Incinération b6 - Biogaz<br />

Réduction de CO2 par le recours aux énergies<br />

renouvelables et alternatives<br />

2 - TRANSFORMATION<br />

DE L'ÉNERGIE<br />

2a - Cogénération<br />

Réduction du CO2<br />

par le recours à la cogénération<br />

Réduction de CO2<br />

lié à l'efficacité énergétique (EE)<br />

2b - Installation thermique<br />

(chaudière, groupe froid)<br />

Émissions de CO2 provenant de la<br />

combustion des énergies entrantes<br />

3 - DISTRIBUTION DE L'ENERGIE<br />

Chaleur distribuée<br />

Électricité produite et<br />

distribuée<br />

Froid distribué<br />

4 - SERVICES ENERGETIQUES<br />

Réduction de CO2 lié à<br />

l'optimisation des services<br />

énergétiques<br />

La chaîne de gestion de l’énergie comporte quatre étapes<br />

représentées par les flux énergétiques suivants :<br />

• le choix, l’achat des combustibles et l’approvisionnement du<br />

combustible ;<br />

• la transformation de l’énergie ;<br />

• la distribution de l’énergie ;<br />

• l’utilisation de l’énergie.<br />

La part de la réduction globale des émissions de GES G , ramenée<br />

aux émissions de <strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia, est calculée au travers<br />

d’un ratio d’éco-efficacité appliqué aux activités de l’énergie.<br />

Le développement de <strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia s’effectue pour<br />

une part significative dans les zones comme l’Europe orientale<br />

et centrale où le charbon est le combustible le plus utilisé, ce<br />

qui a un impact négatif sur la teneur en carbone de notre mix<br />

énergétique. En <strong>2007</strong>, le développement très remarquable de<br />

la part des énergies renouvelables et alternatives (en augmentation<br />

de 42 % pour la biomasse par exemple), résultat de la<br />

19,7 % 20,1 %<br />

21,7 %<br />

23 %<br />

2005 2006 <strong>2007</strong> Objectif<br />

2011<br />

/ RATIO D’ÉCO-EFFICACITÉ CARBONE DE L'ACTIVITÉ ÉNERGIE<br />

<strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia s’est fixé un objectif de 23 % à l’horizon 2011.<br />

politique engagée depuis plusieurs années par <strong>Veolia</strong> Énergie-<br />

Dalkia, compense largement cet effet mécanique. Le ratio<br />

d’éco-efficacité s’établit pour cette année à 21,7 %, en progression<br />

de 8 % par rapport à 2006.<br />

Réduire les émission de GES<br />

Concrètement, les actions pour réduire les émissions de GES<br />

sont les suivantes (cf. infographie) :<br />

• le recours aux énergies renouvelables et alternatives chaque<br />

fois que cela est possible (1) ;<br />

• la bonne utilisation de l’outil de production (efficacité énergétique)<br />

(2) (3) ;<br />

• la production combinée de chaleur et d’électricité (cogénération)<br />

(2a) ;<br />

• l’optimisation des consommations énergétiques (éclairage<br />

public des villes, gestion globale des bâtiments) (4).<br />

En <strong>2007</strong>, les économies d’énergie primaire engendrées par<br />

<strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia se traduisent par une réduction globale<br />

des émissions de GES équivalente à 4,6 millions de tonnes<br />

de CO2.<br />

Elles correspondent :<br />

• à l’augmentation des énergies renouvelables et alternatives<br />

dans le mix énergétique (7,2 % en <strong>2007</strong> contre 4,9 % en 2006,<br />

soit une réduction de 1,4 million de tonnes de CO2) ;<br />

• à l’économie réalisée proportionnellement à la quantité<br />

d’électricité et de chaleur vendues (réduction globale de<br />

2,7 millions de tonnes de CO2) ;<br />

• à l’augmentation de la part des services énergétiques (services<br />

après compteur) dans les quantités d’énergies délivrées<br />

(réduction de 0,5 million de tonnes de CO2).


Contribution de <strong>Veolia</strong> Propreté<br />

CENTRE<br />

COMMERCIAL<br />

1<br />

HÔTEL<br />

3<br />

5<br />

Valorisation<br />

énergétique<br />

4<br />

Incinération<br />

3<br />

8<br />

Centre<br />

de tri<br />

3<br />

11<br />

Captage et<br />

valorisation<br />

du biogaz<br />

GRANDS<br />

MAGASINS<br />

CENTRE<br />

CULTUREL<br />

3<br />

2<br />

6<br />

Traitement<br />

biologique<br />

9<br />

Valorisation<br />

matière<br />

7<br />

Valorisation<br />

agricole<br />

10<br />

Stockage<br />

des déchets<br />

Réseau de captage<br />

du biogaz<br />

1 - Clients municipaux<br />

2 - Clients industriels et commerciaux<br />

3 - Collecte des déchets<br />

1 - Clients CO2 provenant municipaux de la consommation du carburant<br />

24 - Clients Incinération industriels et commerciaux<br />

CO2 3 - Collecte provenant des de déchets<br />

la combustion des déchets<br />

CO2 provenant de la consommation du carburant<br />

4 - Incinération<br />

CO2 provenant de la combustion des déchets<br />

et des combustibles d'appoint<br />

N2O provenant de la combustion des déchets<br />

5 - Valorisation énergétique des déchets incinérés<br />

CO2 évité par la valorisation énergétique<br />

6 - Traitement biologique<br />

CO2 provenant de la consommation du combustible<br />

7 - Valorisation agricole du compost<br />

8 - Centre de tri<br />

CO2 provenant de la consommation du combustible<br />

7 - Valorisation 9 - Valorisation agricole matière du (recyclage compost de plastiques, métaux,<br />

8 - Centre machefer, de bois, tri papier-carton et verre)<br />

CO2 évité par la valorisation matière<br />

CO2 provenant de la consommation du combustible<br />

9 - Valorisation matière (recyclage de plastiques, métaux,<br />

machefer, bois, papier-carton et verre)<br />

CO2 évité par la valorisation matière<br />

10 - Stockage des déchets<br />

CO2 provenant de la consommation du combustible<br />

CH4 (gaz méthane) non capté<br />

11 - Valorisation énergétique du biogaz<br />

CO2 évité par la valorisation énergétique du biogaz<br />

Réduction de CH4 par captage du biogaz<br />

/ SCHÉMA D’ÉMISSIONS, DE RÉDUCTION ET D’ÉVITEMENT DES ÉMISSIONS DE GES DE VEOLIA PROPRETÉ<br />

Intégrer l’enjeu carbone<br />

Nos clients sont de plus en plus soucieux de connaître l’empreinte<br />

carbone des prestations fournies. Dans ce contexte,<br />

<strong>Veolia</strong> Propreté participe à des travaux visant à acquérir une<br />

meilleure vision du bilan GES G de ses services et à intégrer le<br />

volet carbone dans ses offres.<br />

Diminuer les GES à toutes les étapes<br />

de la vie du déchet<br />

Aujourd’hui, les actions suivantes sont engagées (cf. infographie).<br />

Collecte et transport (3) :<br />

• rationalisation des opérations de collecte ;<br />

• utilisation de carburants alternatifs (1 512 000 litres de biodiesel<br />

permettent de réduire plus de 4 000 tonnes de CO2) ;<br />

• développement de transports alternatifs (voie ferrée<br />

ou fluviale) ;<br />

• formation à la conduite rationnelle.<br />

Incinération (4) :<br />

• valorisation énergétique issue de la combustion des déchets (5)<br />

(2 566 GWh d’énergie thermique et 4 099 GWh d’électricité<br />

ont été vendus en <strong>2007</strong> pour 12,4 millions de tonnes de<br />

déchets incinérés) ;<br />

• valorisation des métaux et des mâchefers.<br />

Traitement biologique (6) :<br />

• production et valorisation du compost (7) (1 million de tonnes<br />

de compost produit en <strong>2007</strong>) ;<br />

• valorisation énergétique du méthane issu des systèmes de<br />

méthanisation.<br />

Tri et recyclage (8) :<br />

• valorisation matière (9) ;<br />

• récupération de combustibles de substitution (huiles usagées,<br />

combustibles solides de récupération).<br />

Stockage (10) :<br />

• captage et traitement du biogaz (10) (449 735 tonnes de<br />

méthane ont été captées et traitées en <strong>2007</strong>), soit des réductions<br />

de 9,44 millions de tonnes de CO2 éq. ;<br />

• valorisation du biogaz pour produire de l’électricité ou de<br />

l’énergie thermique (11) (162 GWh d’énergie thermique et<br />

994 GWh d’électricité ont été vendus en <strong>2007</strong> provenant de<br />

79 sites).<br />

En <strong>2007</strong>, <strong>Veolia</strong> Propreté a généré une réduction de 9,92 millions<br />

de tonnes de CO2 de ses émissions en captant le biogaz<br />

issu des centres de stockage et en autoconsommant une partie<br />

de l’électricité produite par la valorisation énergétique des<br />

déchets.<br />

Par ailleurs, le recyclage des matières premières et la vente<br />

d’énergie issue de la valorisation énergétique des déchets<br />

(centres de stockage et incinérateurs) ont permis d’éviter à des<br />

tiers l’utilisation de combustibles fossiles : les émissions de<br />

GES évitées, associées à ces consommations s’élèvent en <strong>2007</strong><br />

à 6,31 millions de tonnes de CO2.


ENJEUX<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

Expérience de <strong>Veolia</strong> Propreté dans les mécanismes<br />

de projet du protocole de Kyoto<br />

49<br />

Depuis 2001, avant l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto,<br />

<strong>Veolia</strong> Propreté a travaillé au développement de « mécanismes<br />

de développement propre » (MDP) G permettant à des pays en<br />

voie de développement ou des pays émergents de réduire<br />

leurs émissions de GES G , grâce aux investissements de pays<br />

sous contrainte. Quatre projets sont d’ores et déjà enregistrés<br />

par les Nations unies et neuf autres projets sont en cours de<br />

validation. Ils consistent principalement en l’installation de<br />

systèmes de collecte et de mise en torchère ou de valorisation<br />

du biogaz et éventuellement d’un évaporateur de lixiviats G .<br />

PRÉPARATION PDD VALIDATION ACCORD AND G DEMANDE<br />

ENREGISTREMENT<br />

ENREGISTREMENT<br />

RÉDUCTION DES<br />

ÉMISSIONS<br />

VÉRIFICATION<br />

LIVRAISON<br />

DES CER G<br />

> 1 projet<br />

en Chine<br />

> 1 projet au<br />

Cameroun<br />

> 2 projets<br />

au Mexique<br />

> 2 projets en<br />

Colombie<br />

> 1 projet au Chili<br />

> 1 projet en Chine<br />

> Projet<br />

Tijuquinhas,<br />

Brésil<br />

> Projet Mérida,<br />

Mexique<br />

745 000 t CO 2 éq. sur 7 ans<br />

renouvelable deux fois<br />

> Projet Fachinal,<br />

Argentine<br />

370 000 t CO 2 éq. sur 10 ans<br />

> Projet Tremembé,<br />

Brésil<br />

700 000 t CO 2 éq. sur 10 ans<br />

> Projet Alexandrie,<br />

Égypte<br />

3,7 Mt CO 2 éq. sur 10 ans<br />

MEXIQUE<br />

CHINE<br />

Mérida<br />

COLOMBIE<br />

Source : <strong>Veolia</strong> Propreté <strong>2007</strong>.<br />

CHILI<br />

ARGENTINE<br />

Fachinal Tijuquinhas<br />

BRÉSIL<br />

Tremembé<br />

Alexandrie<br />

CAMEROUN<br />

ÉGYPTE<br />

Projets MDP<br />

● En préparation<br />

● Document descriptif de projet (PDD)<br />

● Demande d’enregistrement<br />

● Enregistré<br />

Au-delà de leur impact positif sur le contrôle des GES, les mécanismes<br />

de développement propre, en créant au bénéfice des projets une nouvelle<br />

recette liée à la vente des crédits carbone, permettent d’améliorer la qualité<br />

environnementale des infrastructures de traitement des déchets dans<br />

les zones en développement.


Contribution de <strong>Veolia</strong> Transport<br />

7<br />

1<br />

Transport<br />

à la demande<br />

5<br />

GARE<br />

4<br />

3<br />

Autocar<br />

Train<br />

2<br />

Autobus<br />

Tramway<br />

8<br />

6<br />

GARE TERMINUS<br />

9<br />

Auto-partage<br />

MÉTRO<br />

Métro<br />

1 - Village<br />

2 - Centre-ville<br />

3 - Banlieue<br />

4 - Gare routière<br />

5 - Parking relais et gare de campagne<br />

6 - Gare terminus en centre-ville<br />

7 - Satellite de gestion des transports en commun<br />

8 - Parc auto-partage<br />

9 - Mode de transport doux<br />

Bicyclette<br />

Voiture particulière<br />

CO 2 émis par les transports en commun<br />

CO 2 évité grâce à l'utilisation des transports en commun<br />

/ SCHÉMA D’OPTIMISATION DES DIFFÉRENTS MODES DE TRANSPORT DE VEOLIA TRANSPORT<br />

Augmenter l’usage des transports collectifs pour les personnes<br />

(fréquentation, attractivité, complémentarité des modes<br />

de transport…), optimiser la dépense énergétique et carbonique<br />

des transports en ajustant avec précision les moyens aux<br />

besoins (le transport à la demande par exemple), favoriser<br />

l’évolution vers des parcs de véhicules « propres » sont les trois<br />

lignes directrices de la stratégie développée par <strong>Veolia</strong><br />

Transport pour maximiser sa contribution à la diminution des<br />

émissions de GES G .<br />

Favoriser les transports collectifs<br />

Un bus ou un car émet en moyenne entre 80 et 90 grammes<br />

équivalent CO2 par personne et kilomètre parcouru alors<br />

qu’une voiture particulière en émet le double. Dans cette optique,<br />

<strong>Veolia</strong> Transport propose aux autorités organisatrices des<br />

solutions afin de favoriser le transfert modal de la voiture particulière<br />

vers les transports collectifs (par exemple, la mise en<br />

place de parcs-relais).<br />

Réduire les émissions de GES...<br />

Au sein des réseaux gérés, sont développées :<br />

• la diminution de consommation de carburants (formation à<br />

la conduite économe, outils d’aide à la conduite) ;<br />

• la promotion, l’utilisation ou la production de biocarburants G<br />

(conseil auprès des collectivités locales, utilisation de carburants<br />

alternatifs type huiles alimentaires usagées, valorisation<br />

du biogaz issu des centres de stockage des déchets et des<br />

boues de stations d’épuration).<br />

... en mesurant l’éco-efficacité déplacement<br />

Pour piloter ses émissions de GES,<strong>Veolia</strong> Transport a développé<br />

un indicateur, « l’éco-efficacité déplacement », estimant la<br />

quantité de CO2 évitée par les voyageurs transportés quotidiennement<br />

sur les territoires desservis. Cet indicateur est renseigné<br />

en mesurant ce que ces mêmes voyages réalisés en voiture<br />

particulière auraient émis. En 2006, « l’éco-efficacité<br />

déplacement » avait été calculée sur un périmètre restreint de<br />

réseaux urbains et interurbains pour lesquels les données et la<br />

distance moyenne parcourue par voyageur avaient été fiabilisées.<br />

En <strong>2007</strong>, ce périmètre a été étendu à 92 % des voyageurs<br />

de <strong>Veolia</strong> Transport et 79 % des kilomètres parcourus.<br />

En matière de transport de marchandises en ville, plusieurs<br />

initiatives sont prises comme par exemple depuis 2001 une<br />

plate-forme de distribution urbaine (Elcidis) à La Rochelle avec<br />

des livraisons en centre-ville par véhicule électrique.<br />

Ainsi, sur le périmètre retenu en <strong>2007</strong>, <strong>Veolia</strong> Transport a évité<br />

3,7 millions de tonnes de CO2, ce qui représente 1,4 fois les émissions<br />

de GES résultant de son activité sur ce même périmètre.


Contribution de <strong>Veolia</strong> Eau<br />

ENJEUX<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

51<br />

Maîtriser l’intensité énergétique<br />

des traitements<br />

Les activités de <strong>Veolia</strong> Eau sont peu émettrices d’émissions<br />

directes de GES G . En revanche, la sophistication des traitements<br />

rendue nécessaire par l’aggravation des pollutions et<br />

l’élévation des standards de qualité se traduit tendanciellement<br />

par une augmentation de l’intensité énergétique du<br />

traitement de l’eau. En outre, pour certaines techniques alternatives<br />

comme le dessalement, la diminution de l’intensité<br />

énergétique est cruciale en termes de pertinence économique<br />

et environnementale. Dans ce contexte, <strong>Veolia</strong> Eau travaille sur<br />

deux axes :<br />

• l’optimisation énergétique des installations (actions sur le<br />

pompage, optimisation de l’aération des bassins et récupération<br />

d’énergie) ;<br />

• la production d’énergies renouvelables (valorisation du biogaz<br />

issu de la digestion des boues, récupération de l’énergie<br />

potentielle de l’eau par microturbinage ou par échange de<br />

pression).<br />

Adapter les services au changement<br />

climatique<br />

Par ailleurs, <strong>Veolia</strong> Eau s’engage dans la voie de l’adaptation au<br />

changement climatique et développe des solutions au service<br />

des collectivités publiques et des industriels dans le domaine<br />

de l’eau potable et de l’assainissement (cf. infographie).<br />

Promotion de la lutte contre le gaspillage des ressources (eau,<br />

énergie, produits chimiques) et de leur utilisation :<br />

• sensibilisation à un bon usage de l’eau (10) ;<br />

• réparation et maintenance du réseau d’eau (1).<br />

Adaptation de la gestion de l’assainissement :<br />

• optimiser l’exploitation des réseaux de collecte des eaux<br />

usées lors des événements pluvieux extrêmes (3a et 3b) (5) ;<br />

• anticipation et gestion des réseaux d’assainissement lors de<br />

fortes vagues de chaleur, notamment en milieu urbain<br />

(odeurs, corrosion, etc.).<br />

Promotion et développement des ressources alternatives :<br />

• recharge des nappes phréatiques (7) (8a et 8b) ;<br />

• recyclage de l’eau usée traitée pour des usages non domestiques<br />

et réutilisation des eaux pluviales (6) (9) ;<br />

• dessalement de l’eau de mer et d’eaux saumâtres couplé à<br />

une source d’énergie renouvelable (11).<br />

1 - Réparation du réseau d'eau potable<br />

2 - Réservoir d'eau potable<br />

3 - Bassins de stockage des eaux pluviales<br />

3a - Bassin multifonction<br />

3b - Bassin d'orage paysager<br />

4 - Actiflo (système breveté de traitement)<br />

5 - Noue d'infiltration (drainage)<br />

6 - Toitures végétalisées<br />

7 - Recharge active de nappe (sous pression)<br />

8a - Recharge de nappe par infiltration<br />

8b - Recharge de zones humides<br />

9 - Réutilisation agricole des eaux usées traitées<br />

10 - Centre d'information (action de sensibilistation)<br />

11 - Panneaux solaires<br />

2<br />

5<br />

6<br />

CENTRE<br />

COMMERCIAL<br />

Rivière<br />

Rivière<br />

Usine<br />

d'eau potable<br />

1<br />

Station<br />

d'épuration<br />

8b<br />

Rivière<br />

10<br />

11<br />

Usine de dessalement<br />

d'eau de mer<br />

Mer<br />

7<br />

3b<br />

9<br />

3a<br />

4<br />

Aquifère<br />

8a<br />

8b<br />

Aquifère<br />

Réseau eau potable<br />

Réseau eaux usées<br />

Réseau eaux usées traitées<br />

Infrastructures eau<br />

Utilisateurs : industrie, centres d'activités,<br />

zones résidentielles<br />

Terrains agricoles<br />

Panneaux solaires<br />

/ SCHÉMA D’ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE DES FLUX ET DES TRAITEMENTS DES EAUX


Préserver la biodiversité<br />

La diversité biologique mondiale diminue à un rythme sans précédent. Selon le Millenium<br />

Ecosystem Assessment, le taux d’extinction des espèces est mille fois supérieur à ce qu’il serait<br />

naturellement. Face à cet enjeu majeur, <strong>Veolia</strong> Environnement développe une approche<br />

reposant sur la caractérisation des impacts de ses activités et l’intégration de la gestion de la<br />

biodiversité au sein du système de management environnemental.<br />

Toutes les activités du Groupe sont concernées par cet enjeu.<br />

• Au travers de l’emprise foncière de ses installations, <strong>Veolia</strong><br />

Environnement s’efforce d’intégrer la protection de la biodiversité<br />

dès la conception des projets, notamment au travers de sa<br />

démarche d’aménagement <strong>durable</strong>. Lorsque le Groupe<br />

reprend des installations existantes, il travaille en collaboration<br />

avec ses clients municipaux ou industriels pour améliorer<br />

leur intégration au sein du milieu naturel.<br />

• Au travers de ses activités, <strong>Veolia</strong> Environnement contribue<br />

positivement à la préservation de la biodiversité en réduisant<br />

la charge polluante pesant sur les écosystèmes et en prenant<br />

en compte ses impacts secondaires (pollution résiduelle<br />

contenue dans nos rejets, consommation de ressources naturelles)<br />

qu’il nous appartient de contrôler et réduire.<br />

La protection de la biodiversité fait partie des engagements de<br />

la charte développement <strong>durable</strong> de l’entreprise, qui peut être<br />

consultée sur : www.developpement-<strong>durable</strong>.veolia.com<br />

Caractérisation de nos impacts<br />

L’évaluation des impacts par la R&D de <strong>Veolia</strong> continue de progresser.<br />

En complément des approches physico-chimiques et<br />

bactériologiques classiques, le Groupe a désormais acquis une<br />

bonne expertise des outils d’évaluation de ses rejets dans les<br />

milieux aquatiques, de ses émissions atmosphériques et de<br />

ses produits (amendements organiques et matières premières<br />

secondaires). Les tests d’écotoxicité G utilisés de manière prévisionnelle<br />

sont complétés par des outils biologiques, indicateurs<br />

du bon état du milieu aquatique ou terrestre.<br />

Le Groupe travaille par ailleurs avec de nombreux partenaires<br />

universitaires et institutionnels pour bénéficier de l’expertise la<br />

plus avancée, en particulier en matière de modélisation des<br />

écosystèmes, discipline qui permettra de mieux comprendre<br />

leur complexité et de prévoir les modifications qu’ils subissent.<br />

Biodiversité urbaine<br />

Le développement des villes conduit souvent à une occupation<br />

intensive de l’espace qui laisse peu de place à la nature. Pour<br />

autant, ces milieux urbains ne sont pas forcément pauvres en<br />

biodiversité et sont même paradoxalement devenus le refuge<br />

de nombreuses espèces menacées figurant sur la liste rouge de<br />

l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).<br />

L’évaluation de la situation de la biodiversité urbaine est donc<br />

indispensable pour en assurer une gestion appropriée.<br />

L’utilisation d’outils comme le « cadastre vert G » permet aux<br />

acteurs de l’aménagement urbain d’adapter leurs stratégies<br />

BONNE PRATIQUE<br />

Préservation des écosystèmes sur les sites de <strong>Veolia</strong><br />

<strong>Veolia</strong> Water UK en Grande-Bretagne porte une attention particulière aux espèces et habitats naturels protégés<br />

présents sur ses sites. Depuis 2002, <strong>Veolia</strong> Water UK a mené un travail de classification de ses sites au regard<br />

du système national britannique, ce qui permet de délimiter les zones protégées et d’y assurer une gestion adaptée<br />

des espaces naturels. Par ailleurs, plusieurs partenariats ont été engagés entre des filiales de <strong>Veolia</strong> Water UK<br />

et des associations environnementales en faveur de la préservation de la biodiversité. Par exemple, le partenariat<br />

entre Three Valleys Water, Friends of Stockers Lake et Middlesex Wildlife Trust a abouti à la création d’une zone<br />

protégée à Stockers Lake, afin de préserver la population d’oiseaux vivant à proximité de ce milieu humide.


ENJEUX<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

53<br />

Traitement<br />

des effluents par voie<br />

végétale (Organica)<br />

Filiale de <strong>Veolia</strong> Water Solutions<br />

& Technologies depuis <strong>2007</strong>, l’entreprise<br />

hongroise Organica s’est spécialisée<br />

dans une technique biologique pouvant<br />

traiter les eaux usées domestiques, par l’utilisation<br />

d’écosystèmes complexes.<br />

Organica conçoit des stations d'épuration avec<br />

l'aide des racines immergées de plantes aquatiques<br />

et d’une faune tout à fait spécifique (lombrics,<br />

coquillages, escargots).<br />

Du fait du caractère 100 % naturel de ces stations<br />

et de leur faible emprise au sol (0,3 m 2 par<br />

équivalent habitant), de plus en plus de petites<br />

ou moyennes collectivités sont intéressées<br />

par cette technologie.<br />

Noortalje en Suède<br />

(analyse écologique et recensement des emprises foncières<br />

vertes sur un territoire).<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement s’intéresse ainsi aux caractéristiques et aux<br />

fonctions de la biodiversité urbaine afin d’en favoriser le développement<br />

au niveau des emprises vertes de ses sites. Certains sites<br />

de <strong>Veolia</strong> Eau feront l’objet d’expérimentations en 2008.<br />

Gestion de la biodiversité<br />

sur nos installations<br />

Notre système d’information géographique (SIG) localise nos<br />

principales installations par rapport aux zones d’intérêt<br />

écologique G et géo-référence, déjà plus de 1 200 installations<br />

prioritaires. L’intégration progressive de cet outil à notre système<br />

d’information environnementale (utilisé pour le reporting<br />

et les audits environnementaux) permettra son utilisation<br />

plus large par les opérationnels.<br />

Depuis 2005, <strong>Veolia</strong> Environnement met en œuvre des actions<br />

visant à sensibiliser ses collaborateurs et promouvoir les bonnes<br />

pratiques. Le Groupe déploie un questionnaire permettant<br />

le recueil d’informations quantitatives et qualitatives sur les<br />

actions liées à la biodiversité. Les résultats recueillis par <strong>Veolia</strong><br />

Propreté sur près de 300 installations permettent d’évaluer le<br />

niveau de sensibilité des opérationnels par rapport à cet enjeu<br />

et d’identifier les actions pouvant être généralisées (rédaction<br />

de guides méthodologiques).<br />

Le Groupe développe une méthode d’évaluation systématique<br />

de l’impact, sur la biodiversité, de ses installations prioritaires G .<br />

Cette méthode intégrera les caractéristiques locales du milieu<br />

naturel et les modes d’aménagement et de gestion du site<br />

pour permettre la définition d’un plan d’action adapté et la<br />

mesure des résultats obtenus à travers la définition d’indicateurs<br />

de suivi. La méthode sera progressivement enrichie par<br />

les résultats de travaux de R&D en cours. Le Groupe définira<br />

en 2008 un périmètre de déploiement assorti d’un objectif de<br />

réalisation à échéance 2011.<br />

Importance de la biodiversité<br />

dans nos activités<br />

Chaque espèce remplit un certain nombre de fonctions fondamentales<br />

pour l’équilibre de l’écosystème. Ce faisant, la<br />

nature rend des services utiles à nos activités, à travers par<br />

exemple la capacité des écosystèmes à épurer l’eau ou à réguler<br />

la qualité de l’air.<br />

La biodiversité contribue ainsi à faciliter l’exercice de notre<br />

métier (traitements biologiques des eaux brutes et usées,<br />

recours aux lagunes ou aux bandes enherbées pour leur capacité<br />

d’autoépuration….) et peut permettre la mise en œuvre de<br />

procédés de traitements plus simples et moins coûteux<br />

(consommations d'eau et d'énergie).<br />

Valorisation économique<br />

des services écosystémiques<br />

L’association Orée G , l’Institut français de la biodiversité (IFB) et<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ont initié en 2006 un groupe de travail<br />

intitulé « Comment intégrer la biodiversité dans les stratégies<br />

d’entreprise », qui réunit une vingtaine d’entreprises, des collectivités<br />

et des associations. L’objectif est d’évaluer l’interdépendance<br />

de l’entreprise à la biodiversité. Un guide sur les<br />

outils économiques à mobiliser pour valoriser ces interdépendances<br />

sera publié en 2008.<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement vient par ailleurs d’engager une collaboration<br />

avec le laboratoire de recherche économique de l’université<br />

de Columbia, New York (CEMTPP) au sujet de la valorisation<br />

économique des services écosystémiques G .


Économiser les ressources<br />

Ressources naturelles et matières premières font l’objet d’une consommation de plus en<br />

plus intensive au niveau mondial. Les activités de <strong>Veolia</strong> Environnement s’intègrent de<br />

manière croissante dans une économie de la rareté : les solutions que nous développons<br />

permettent de rationaliser le prélèvement de ressources ou d’y substituer des ressources<br />

renouvelables, pour une gestion plus <strong>durable</strong> et économiquement pertinente.<br />

Préserver les ressources en eau<br />

Rationaliser les prélèvements<br />

La lutte contre les gaspillages peut passer par des solutions<br />

techniques, en améliorant le rendement des réseaux d’eau potable<br />

et la consommation d’eau des installations. <strong>Veolia</strong> Eau met<br />

en œuvre une démarche d’amélioration continue sur ces deux<br />

éléments. En ce qui concerne les consommateurs, des solutions<br />

pédagogiques de sensibilisation et d’éducation encouragent la<br />

rationalisation des usages et les économies d’eau dans les<br />

régions où des tensions sur la ressource existent.<br />

Développer les ressources alternatives<br />

Pour limiter la pression sur la ressource, <strong>Veolia</strong> Water concentre<br />

ses efforts sur le développement de ressources alternatives.<br />

Recyclage<br />

Le recyclage (re-use G ) des eaux usées permet de maximiser<br />

l’usage de l’eau prélevée avant son retour au milieu naturel,<br />

créant un effet de levier entre le volume d’eau prélevé et le<br />

volume d’eau utilisé. Elle peut être employée à un usage industriel<br />

(eau de process, de refroidissement, etc.), agricole (irrigation<br />

de cultures, de golfs, d’espaces verts), voire à certains usages<br />

domestiques ne nécessitant pas une eau potable. C’est le cas par<br />

exemple à Adélaïde, en Australie, où la station d’épuration de<br />

Bolivar, gérée par <strong>Veolia</strong> Eau, permet de retraiter 43 000 m 3<br />

d’eaux usées par jour et d’irriguer des plantations horticoles, de<br />

recharger la nappe en hiver et de fournir de l’eau non potable à<br />

des fins domestiques dans une zone résidentielle. <strong>Veolia</strong> Eau<br />

recycle ainsi 3 millions de m 3 par jour (soit 20 % du marché mondial<br />

actuel).<br />

Ces solutions de re-use exigent un contrôle rigoureux sur le plan<br />

technique afin d’éviter tout risque sanitaire.<br />

Elles nécessitent également d’abaisser les barrières psychologiques<br />

et culturelles qui limitent encore son utilisation.<br />

Dessalement<br />

L’eau de mer représente 97,5 % des réserves d’eau de la planète. Le<br />

dessalement permet d’augmenter considérablement la ressource<br />

en eau disponible et de fournir une solution en cas de sécheresse<br />

ou de pénurie. Il réduit également la dépendance en eau envers<br />

d’autres régions, en évitant les importations d’eau et les transferts<br />

sur de longues distances.<br />

<strong>Veolia</strong> Eau développe deux grands types de procédés pour dessaler<br />

l’eau de mer. Le dessalement thermique, qui est le plus ancien,<br />

consiste à séparer le sel de l’eau par évaporation dans un système<br />

de distillation. La distillation consiste à reproduire artificiellement<br />

les phénomènes naturels d'évaporation et de condensation sous<br />

forme de pluie. Le dessalement par osmose inverse G , plus récent,<br />

consiste à retenir sels, bactéries et particules dans des membranes<br />

et permet d’obtenir une eau très pure. Dans tous les cas, <strong>Veolia</strong><br />

Environnement travaille à l’amélioration continue de l’efficacité<br />

énergétique du process et de la gestion du concentrat salin afin de<br />

mieux maîtriser l’impact environnemental et les coûts de production.L’extension<br />

de ces techniques à des situations moins extrêmes<br />

que celles dans lesquelles elles trouvent leur origine (pays riches,<br />

disposant d’une énergie abondante et peu chère, soumis à un<br />

stress hydrique très intense) nécessite un travail continu d’abaissement<br />

des coûts des procédés et, en particulier, de leur intensité<br />

énergétique.<br />

5,2<br />

+ 42 %<br />

7,4<br />

2005 <strong>2007</strong><br />

/ ÉVOLUTION DE LA QUANTITÉ D’EAU DESSALÉE<br />

PRODUITE PAR VEOLIA EAU (EN MILLIONS DE M 3 )<br />

Recharge de nappe<br />

Les techniques de recharge de nappe permettent, en réalimentant<br />

artificiellement ces dernières, de les préserver. Elles utilisent les<br />

fonctions naturelles du sol : sa capacité de filtration et de stockage.<br />

Dans le cas des nappes côtières, la recharge évite également la<br />

pénétration d’eau de mer et leur salinisation. Recharger artificiellement<br />

les nappes permet de les rendre plus productives, de faire<br />

face aux déficits chroniques ou saisonniers et de limiter les importations<br />

d’eau venant d’autres bassins d’approvisionnement. À titre<br />

d’illustration, le service d’eau de Berlin, géré par <strong>Veolia</strong> Eau, repose<br />

largement sur le principe de filtration sur berges.


+ 34,7 %<br />

10,03<br />

ENJEUX<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

55<br />

7,45<br />

2006 <strong>2007</strong><br />

● Autres matériaux recyclés<br />

● Compost produit<br />

● Combustif alternatif<br />

● Bois, verre, plastique<br />

● Construction<br />

● Métaux<br />

● Papier, carton<br />

/ MATIÈRE VALORISÉE PAR VEOLIA PROPRETÉ (EN MILLIONS DE TONNES)<br />

Économiser les matières premières<br />

Une partie significative des déchets de l’industrie et des<br />

ménages contient des matières utiles (papier, carton, plastique,<br />

métaux, bois, verre) qui peuvent être réutilisées directement<br />

dans un processus de production et ont, à ce titre, une<br />

valeur économique significative. Le développement des activités<br />

de recyclage et de valorisation de <strong>Veolia</strong> Propreté est<br />

encouragé par l’augmentation de la demande globale pour les<br />

matériaux recyclés liée notamment à la croissance des pays<br />

émergents. Il contribue ainsi à limiter les prélèvements de ressources<br />

naturelles.<br />

<strong>Veolia</strong> Propreté développe l’activité de recyclage en particulier<br />

dans les filières papier/carton, métaux (respectivement + 39 %<br />

et + 20 % en <strong>2007</strong>). L’augmentation des taux de recyclage s’appuie<br />

sur l’optimisation constante des procédés de traitement,<br />

la création et la pérennisation de nouvelles filières. Les quantités<br />

de déchets traités sont en réduction et les tonnes de<br />

déchets recyclés sont en augmentation (+ 35 % en <strong>2007</strong>, soit<br />

10 millions de tonnes).<br />

Parallèlement,<strong>Veolia</strong> Propreté travaille avec ses clients industriels<br />

pour limiter la quantité de déchets produits et donc la quantité<br />

de matières premières utilisées dans les procédés de production,<br />

ainsi que leur dangerosité.<br />

FOCUS<br />

Concilier économie de ressources<br />

et création de valeur<br />

Ce graphique illustrant la situation typique d’un contrat de chauffage urbain en Europe centrale montre l’impact positif<br />

obtenu sur les consommations par une politique d’amélioration continue d’efficacité énergétique et d’isolation thermique<br />

chez les clients particuliers et industriels.<br />

Cette gestion économe de la<br />

ressource coexiste avec une forte<br />

130<br />

création de valeur grâce à<br />

120<br />

l'extension du réseau dans les<br />

+67 %<br />

110<br />

quartiers nouveaux et à l'occasion<br />

100<br />

des opérations de rénovation<br />

urbaine, à l'offre de nouveaux<br />

90<br />

+ 34 %<br />

services et à la connexion<br />

80<br />

de nouveaux clients industriels.<br />

70<br />

N N + 1 N + 2 N + 3 N + 4 N + 5 N + 6 N + 7 N + 8<br />

● Vente de chaleur réelle et prévue<br />

● Évolution naturelle des ventes de chaleur base 2002


Valoriser la biomasse<br />

La biomasse G inclut un grand nombre de matières provenant de<br />

l’exploitation forestière ou agricole, ainsi que de la fraction organique<br />

des flux de déchets industriels ou municipaux.<br />

Développer des sources d’énergie<br />

renouvelables<br />

La biomasse suscite un intérêt croissant. Après traitement, elle<br />

peut être transformée en combustible pour produire de la chaleur,<br />

du froid, de l’électricité (biométhanisation G , cogénération G ). Par ailleurs,<br />

le biogaz capté provenant de la décomposition des déchets<br />

fermentescibles peut être valorisé sous forme d’énergie, ce qui permet<br />

également de limiter les émissions de GES G .<br />

La valorisation directe de la biomasse forestière ou agricole est un<br />

élément stratégique pour le secteur de l’énergie. Elle peut être utilisée<br />

comme combustible par les systèmes de production de chaleur,<br />

notamment dans les chaufferies alimentant les réseaux de<br />

chauffage urbain, en complément ou en remplacement d’un combustible<br />

fossile. La structuration de la filière forestière et le développement<br />

de cultures, en particulier les taillis à très courte rotation,<br />

sont des axes de développement forts pour <strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia.<br />

Par ailleurs, <strong>Veolia</strong> Propreté conçoit de nouvelles filières de production<br />

de biodiesels et de biocarburants à partir de graisses alimentaires<br />

usagées et de graisses issues des stations d’épuration.<br />

Valoriser les déchets verts<br />

Les déchets verts permettent d’ouvrir une voie à de nouvelles productions<br />

plus respectueuses de l’environnement, en développant<br />

des produits de substitution à moindre impact environnemental.<br />

La collecte des flux de biomasse issue de déchets, notamment le<br />

bois de récupération, est en constante augmentation : <strong>Veolia</strong><br />

Propreté développe des filières de valorisation pour l’industrie<br />

du bois, la trituration, la papeterie. Par ailleurs, la valorisation de<br />

la biomasse issue de déchets permet de fournir des biomolécules<br />

complexes aux industries chimiques, remplaçant ainsi les molécules<br />

d’origine minérale ou de synthèse par des molécules renouvelables.<br />

Les biomatériaux (composites, fibres, béton de chanvre, lin,<br />

etc.) peuvent être utilisés par les secteurs de l’automobile, de la<br />

construction, des emballages…<br />

Préserver les sols : la valorisation<br />

agronomique<br />

L’utilisation raisonnée de matières organiques issues des déchets<br />

permet de maintenir ou de renforcer la qualité des sols.Elle protège<br />

les ressources hydrauliques par la rétention des nitrates et des pesticides,<br />

et permet de lutter contre l’érosion et l’appauvrissement<br />

des sols. L’apport d’amendements G issus des filières de<br />

compostage G de <strong>Veolia</strong> Propreté (+ 24% de boues compostées en<br />

<strong>2007</strong>), répondant à de hauts standards de qualité, contribue donc à<br />

enrichir la terre en matière organique.<strong>Veolia</strong> Environnement développe<br />

plusieurs filières pour le traitement et la valorisation des<br />

boues produites par les stations d’épuration, au premier rang desquelles<br />

les valorisations agronomiques par épandage et compost.<br />

BONNE PRATIQUE<br />

9 %<br />

Valorisation des boues<br />

des usines de dépollution<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement démontre sa capacité à proposer des filières<br />

fiables et économiques pour le traitement et la valorisation des<br />

boues produites par les stations d’épuration. La filière de valorisation<br />

agronomique reste majoritaire, elle représente 46 % du tonnage.<br />

Ses bénéfices sont reconnus (fertilisation, limitation des apports<br />

de produits chimiques, lutte contre l’érosion des sols, etc.).<br />

Les combustibles solides de substitution et l’incinération avec<br />

récupération d’énergie permettent, dans certains cas, d’éviter<br />

la consommation de combustibles fossiles. Par ailleurs, la digestion<br />

des boues, qui sert à réduire le volume final des boues d’épuration,<br />

permet de produire du biogaz valorisable en énergie et d’éviter ainsi<br />

des émissions de GES.<br />

● Valorisation<br />

agronomique<br />

● Combustible solide<br />

de récupération<br />

18 %<br />

22 %<br />

5 %<br />

● Incinération ou<br />

coïncinération<br />

● Stockage<br />

● Autres<br />

46 %


ENJEUX<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

57<br />

Contribuer à la protection<br />

de la santé et du cadre de vie<br />

25 % des maladies évitables sont liées à l’environnement selon l’Organisation mondiale de la<br />

santé. L’hygiène urbaine, la réduction des pollutions diffuses contribuent à préserver un<br />

environnement sain et équilibré qui protège la santé de chacun. La santé environnementale<br />

est un aspect important des métiers de <strong>Veolia</strong> Environnement.<br />

L’hygiène en ville est un équilibre fragile mais nécessaire pour<br />

assurer la santé et le confort de chacun. Les villes modernes<br />

tendent à concentrer les facteurs de déséquilibre dangereux<br />

pour la santé : multiplication des expositions chimiques dans<br />

la vie quotidienne, agents infectieux comme la légionelle,<br />

dégradation de la qualité de l’air extérieur et intérieur. La ville<br />

<strong>durable</strong> doit être propre et saine : <strong>Veolia</strong> Environnement y<br />

contribue par une meilleure gestion des déchets, la préservation<br />

de la qualité de l’eau potable et de l’eau assainie rejetée<br />

dans le milieu naturel, la réduction des nuisances liées aux<br />

transports et aux infrastructures de distribution d’énergie.<br />

Qualité sanitaire de l’eau,<br />

de la ressource au robinet<br />

2,3 milliards de personnes souffrent d’une mauvaise qualité de<br />

l’eau ; 1,96 million meurent chaque année de maladies diarrhéiques<br />

principalement liées à l’eau. La qualité de l’eau joue un rôle<br />

primordial pour la santé, en premier lieu pour les usages alimentaires<br />

mais aussi pour l’hygiène de vie (corps, vêtements).<br />

L’alimentation en eau potable doit donc être assurée en permanence<br />

et faire l’objet de contrôles sanitaires (voir page 82).<br />

Contrôler les risques sanitaires<br />

Les risques sanitaires sur l’eau potable sont liés d’une part au<br />

risque microbiologique (bactéries, virus, parasites) et, d’autre<br />

part, au risque chimique (arsenic, fluor, nitrates, etc.). Tout l’enjeu<br />

du contrôle de l’eau consiste à surveiller une multitude de<br />

substances différentes en continu (et pas seulement a posteriori).<br />

<strong>Veolia</strong> Eau met donc en place aujourd’hui des démarches<br />

conformes aux plans de sécurité sanitaire (Water Safety Plans)<br />

afin d’avoir une gestion préventive des risques sanitaires liés à<br />

la qualité de l’eau de l’amont vers l’aval. La méthode HACCP<br />

(Hazard Analysis Critical Control Point) par exemple permet<br />

d’évaluer les risques sanitaires en amont de la prise d’eau, en<br />

tenant compte des facteurs de risques potentiels (usines, activités<br />

agricoles, etc.), jusqu’au robinet du consommateur. Cette<br />

démarche est aujourd’hui en cours de déploiement sur les installations<br />

exploitées par <strong>Veolia</strong> Eau.<br />

Hygiène à l’hôpital<br />

La vie d’un hôpital concentre dans un espace limité et clos les facteurs de risque liés à l’hygiène : pour assurer<br />

un niveau d’hygiène élevé et lutter contre les maladies nosocomiales, qui touchent entre 5 et 12 % des personnes<br />

hospitalisées, la qualité de l’eau, de l’air, du nettoyage, de la désinfection et de la stérilisation sont primordiales.<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement est aujourd’hui un acteur clé de la sécurité environnementale des établissements sanitaires.<br />

À l’hôpital Saint-Joseph (France) par exemple, le partenariat entre <strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia et son client comporte<br />

un volet sur le renforcement de la sécurité sanitaire avec un plan de lutte contre les infections nosocomiales<br />

(traitement d’air, nettoyage) et un programme de prévention « légionelles », en partenariat avec le Comité de lutte<br />

contre les infections nosocomiales (CLIN) et l’unité opérationnelle d’hygiène.


<strong>Veolia</strong> s’implique dans la mise en œuvre<br />

du règlement REACH<br />

REACH, règlement européen relatif à l'enregistrement, l'évaluation, l'autorisation et les restrictions des substances<br />

chimiques, est entré en vigueur le 1 er juin <strong>2007</strong>. Ce règlement va permettre de mieux connaître les substances chimiques<br />

qui circulent sur le marché européen et surtout de garantir une meilleure protection de la santé et e l'environnement.<br />

Pour répondre aux exigences de cette nouvelle réglementation, <strong>Veolia</strong> Environnement s’est engagé dans une démarche<br />

active, qui rassemble plusieurs divisions du Groupe. REACH est perçu comme une véritable opportunité pour améliorer<br />

la gestion des produits chimiques dans le cadre de nos activités, en particulier grâce aux nouvelles informations qui seront<br />

désormais disponibles. Le Groupe est notamment concerné en tant que producteur de matières issues de déchets<br />

et utilisateur de produits chimiques (pour le traitement de l’eau, des déchets, le nettoyage, la désinfection de système<br />

de production de chaleur ou de froid). REACH permettra de remplacer les substances les plus préoccupantes par<br />

des alternatives moins nocives.<br />

Réduire les pollutions en amont<br />

En complément du contrôle sanitaire classique de l’eau, <strong>Veolia</strong><br />

Eau travaille à réduire la contamination de l’eau en matière<br />

organique, qui est source de prolifération bactériologique et<br />

dont l’interaction avec le chlore peut avoir des effets néfastes<br />

à long terme sur la santé. <strong>Veolia</strong> Eau propose également à ses<br />

clients industriels des analyses complètes de leur process afin<br />

de favoriser le recyclage de l’eau, des matières premières et de<br />

limiter les rejets polluants.<br />

La direction R&D de <strong>Veolia</strong> concentre particulièrement ses<br />

efforts sur les effluents industriels salins, très répandus et<br />

complexes à traiter (par exemple les lixiviats des centres de<br />

stockage de déchets).<br />

R&D<br />

Air extérieur<br />

Vers une modélisation en temps réel de la<br />

dispersion atmosphérique des polluants.<br />

Incinérateurs, centres de stockage des déchets,<br />

stations d'épuration, centres de compostage,<br />

tours de refroidissement, émettent des effluents<br />

gazeux dans l'atmosphère. La recherche de<br />

<strong>Veolia</strong> développe un logiciel de modélisation de<br />

la dispersion atmosphérique des polluants et<br />

des odeurs. Cet outil, en cours de développement,<br />

permettra de modéliser en temps réel la dispersion<br />

des rejets dans l'atmosphère et de connaître<br />

leurs impacts éventuels sur l'environnement.<br />

Les résultats permettront d'adapter l'activité<br />

des installations en conséquence.<br />

L’assainissement, indispensable<br />

facteur de santé<br />

Sans assainissement, les eaux usées qui retournent directement<br />

dans l’environnement aggravent la pollution des milieux<br />

naturels aquatiques et menacent la qualité de l’eau potable<br />

produite en aval. L’assainissement permet aussi de réduire de<br />

manière importante l’exposition à certaines maladies, comme<br />

les maladies diarrhéiques. L’impact sanitaire de l’assainissement<br />

se répercute également sur la qualité des eaux de baignade,<br />

dont l’enjeu économique, pour le tourisme par exemple,<br />

est important.<br />

Réduire la pollution atmosphérique<br />

De nombreuses maladies (cancers, allergies et maladies pulmonaires)<br />

sont directement liées à la pollution atmosphérique.<br />

Contribution des transports<br />

en commun à la qualité de l’air en ville<br />

<strong>Veolia</strong> Transport contribue à réduire la pollution locale dans<br />

les centres-ville en favorisant le développement des transports<br />

collectifs, la gestion de systèmes de transport fonctionnant<br />

à l’énergie électrique, et l’équipement des véhicules en<br />

filtres à particules ou en biocarburants. En Australie, <strong>Veolia</strong><br />

Transport est ainsi la première entreprise de son secteur officiellement<br />

reconnue par les autorités australiennes locales<br />

comme ayant une politique écologique performante. Son<br />

programme de maintenance des véhicules, conçu pour améliorer<br />

la qualité de l’air en réduisant les émissions des véhicules<br />

diesel, a reçu en septembre <strong>2007</strong> l’accréditation Clean<br />

Feet, « flotte propre ».


ENJEUX<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

59<br />

Maîtriser les émissions de polluants Qualité de l’air intérieur :<br />

des unités d’incinération<br />

un enjeu émergent<br />

<strong>Veolia</strong> Propreté travaille à l’amélioration continue du traitement<br />

des fumées des incinérateurs de déchets. Depuis 2005,<br />

les investissements réalisés pour appliquer les normes européennes,<br />

particulièrement exigeantes en matière d’émissions,<br />

ont permis de réduire considérablement le risque sanitaire<br />

résiduel lié aux émissions des incinérateurs de déchets.<br />

En <strong>2007</strong>, la quantité de polluants émis par tonne de déchets<br />

incinérés a baissé de 15 % pour les SOx, de 3 % pour les NOx,<br />

de 1 % pour le HCI, et sont stables pour les poussières.<br />

Prévenir le développement<br />

des légionelles<br />

<strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia a mis en œuvre une méthodologie spécifique<br />

avec ses clients, notamment dans les secteurs hospitalier<br />

et tertiaire, pour mesurer et gérer le risque de développement<br />

de légionelles dans leurs installations.<br />

voir aussi partie « Performance », page 82. concrètes.<br />

<strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia accompagne ses clients dans le contrôle<br />

et l’amélioration de la qualité de l’air intérieur des bâtiments,<br />

en assurant la conduite et la maintenance des zones à atmosphère<br />

contrôlée, la désinfection des gaines de soufflage, les<br />

contrôles biologiques et physico-chimiques pour une surveillance<br />

continue de la qualité de l’air.<br />

<strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia dispose également d’une unité spécialisée<br />

dans le domaine des milieux à atmosphère contrôlée, utilisée<br />

dans de nombreux secteurs industriels et qui exigent une<br />

qualité d’air particulièrement élevée : microélectronique,<br />

agroalimentaire et pharmacie.<br />

Le développement des bâtiments à haute efficacité énergétique<br />

va renforcer le besoin de contrôle de la qualité de l’air intérieur.<br />

<strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia poursuit des programmes importants<br />

de R&D dans ce domaine. Ceux-ci sont axés en particulier<br />

sur les techniques de nettoyage et de désinfection des systèmes<br />

de distribution d’air, et la définition de seuils sanitaires<br />

et d’indicateurs de qualité de l’air sur la base de mesures<br />

ENTRETIEN<br />

Christian Cochet, du Centre scientifique<br />

et technique du bâtiment<br />

Pourquoi le sujet de l’impact de la qualité de l’air sur<br />

la santé prend aujourd’hui une telle importance<br />

Plusieurs facteurs expliquent cette prise de conscience.<br />

Les travaux sur la santé environnementale ont mis<br />

en lumière l’importance de l’environnement intérieur<br />

sur la santé. Des questions comme l’amiante ont<br />

amené l’idée que le bâtiment pouvait être un facteur<br />

de risque sanitaire. Enfin, la nécessité d’améliorer<br />

l’efficacité énergétique des bâtiments va induire<br />

des exigences croissantes en matière de gestion<br />

de l’air intérieur.<br />

Quelles sont les sources de contamination de l’air<br />

intérieur, et quelles conséquences sur la santé<br />

Le panel d’effets sanitaires est vaste, de l’allergie<br />

au cancer. Les sources de contamination peuvent<br />

être de plusieurs types (chimique, microbiologique,<br />

radiologique, etc.). Elles dépendent de la qualité de l’air<br />

extérieur, du bâti lui-même (matériaux de construction,<br />

Christian Cochet,<br />

Directeur adjoint, Énergie santé<br />

environnement, Centre scientifique<br />

et technique du bâtiment (CSTB)<br />

peintures…), de ce qu’on dispose à l’intérieur (meubles,<br />

appareils électroniques) et enfin de la gestion du bâtiment<br />

(entretien, ventilation en particulier).<br />

Quelles solutions peuvent être mises en œuvre et quel<br />

rôle peut jouer <strong>Veolia</strong> Environnement en la matière<br />

Les sources de contamination doivent être réduites<br />

dès la phase de conception du bâtiment, avec le choix<br />

de systèmes de gestion de l’air appropriés à son usage.<br />

L’exploitation des bâtiments, en lien avec l’efficacité<br />

énergétique, est également primordiale pour assurer<br />

un bon renouvellement de l’air intérieur: c’est un enjeu<br />

au cœur du métier de <strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia.


Promouvoir le respect<br />

des droits humains<br />

Accès aux services essentiels<br />

Les services essentiels sont les services vitaux indispensables à une vie digne et décente.<br />

Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels de l’ ONU intègre<br />

dans la définition des services essentiels les services collectifs d’eau potable et<br />

d’assainissement, de propreté et d’élimination des déchets, les services de distribution<br />

d’énergie et de transport public. Souvent évoquée dans le contexte du monde en<br />

développement, la problématique d’accès à ces services n’est pas absente de la gestion du<br />

service urbain dans le monde développé.<br />

Une présence marquée dans<br />

les pays émergents<br />

Bien que <strong>Veolia</strong> Environnement réalise la majeure partie de<br />

son chiffre d’affaires dans des pays développés, sa présence<br />

dans les pays émergents ou en développement, mesurée en<br />

termes de réalités industrielles et humaines, est très significative.<br />

Le poids économique de <strong>Veolia</strong> Environnement dans certains<br />

de ces pays est important, ce qui y renforce l’étendue de<br />

notre responsabilité d’entreprise.<br />

Faciliter l’accès économique au service<br />

Dans les pays en développement, des dispositifs d’accompagnement<br />

social doivent être élaborés pour répondre aux<br />

besoins des populations défavorisées.<br />

Solutions d’accompagnement social<br />

En Afrique, <strong>Veolia</strong> Water AMI (Afrique, Moyen-Orient, Inde)<br />

développe des solutions adaptées pour les populations défavorisées.<br />

Les « agences mobiles », bus aménagés en agences,<br />

permettent d’aller au-devant des associations et des habitants<br />

dans les quartiers sous-équipés et éloignés ; les bornes-fontaines<br />

automatiques à forfait prépayé permettent de lutter<br />

contre le gaspillage tout en assurant l’accès à l’eau pour les<br />

familles pauvres.<br />

Depuis le début des contrats en 2002, les filiales marocaines de<br />

<strong>Veolia</strong> Eau ont raccordé 198 995 habitants au réseau d’eau<br />

potable et 66 180 habitants au réseau d’assainissement par des<br />

branchements sociaux. Une politique analogue est mise en<br />

œuvre au Niger. Enfin, en mars 2008, <strong>Veolia</strong> Eau s’est associé<br />

avec la Grameen Bank en créant la Grameen-<strong>Veolia</strong> Water Ltd.<br />

/ PRÉSENCE ÉCONOMIQUE DE VEOLIA ENVIRONNEMENT DANS CERTAINS PAYS<br />

Le poids de notre activité dans la richesse globale d’un pays est un indicateur de notre niveau de responsabilité sociale et environnementale. Dans plusieurs pays<br />

d’Afrique ou d’Europe de l’Est il est supérieur à celui atteint en France après 150 ans de développement. <strong>Veolia</strong> Environnement contribue à l’activité économique<br />

locale à travers la redistribution de son chiffre d’affaires aux parties prenantes. Au Gabon, le CA 2006 de 101 milliards de francs CFA (154 millions d’euros) est réparti<br />

ainsi : 43,2 % fournisseurs et prestataires, 19,5 % collaborateurs, 2 % administrations fiscales (hors TVA), 1,7 % banques et 33,5 % pour les investissements.<br />

Sources : PNUD 2005, Banque mondiale 2006, <strong>Veolia</strong> Environnement <strong>2007</strong>.


ENJEUX<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

61<br />

FOCUS<br />

Humanitaire<br />

d’urgence et assistance<br />

technique<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement met son expertise au service des<br />

acteurs de l’urgence (<strong>Veolia</strong> Force) et du développement<br />

(<strong>Veolia</strong> Waterdev) grâce à un réseau de 450 salariés<br />

volontaires. Des interventions d’urgence ont été réalisées<br />

pour l’accès à l’eau en partenariat avec l’Unicef (Corée<br />

du Nord, République démocratique du Congo), Solidarités<br />

et Première Urgence (Bangladesh, Pakistan, Soudan),<br />

la Croix-Rouge française (Indonésie, Centrafrique) et<br />

le ministère des Affaires étrangères (Pakistan, Pérou,<br />

Mexique). <strong>Veolia</strong> a également participé aux activités de<br />

l’Alliance pour le développement (Madagascar, Niger,<br />

Vietnam) et a procédé à l’appui technique de plus<br />

de 10 collectivités territoriales françaises engagées<br />

dans des programmes de coopération décentralisée.<br />

Le regroupement des activités de la Fondation <strong>Veolia</strong><br />

Environnement et du mécénat de compétence Waterdev<br />

Waterforce sous une même direction en 2008 permettra<br />

de renforcer la cohérence et l’efficacité des<br />

actions de <strong>Veolia</strong> Environnement sur le terrain.<br />

Madras en Inde<br />

Ce partenariat original permettra de fournir de l’eau potable à<br />

des populations rurales démunies du Bangladesh. Fin 2008, la<br />

première unité devrait alimenter 25 000 habitants de<br />

Gaolmari en eau potable par bornes-fontaines, à un prix calculé<br />

en fonction des capacités financières des populations.<br />

L’intégralité des bénéfices sera réinjecté dans le projet pour<br />

financer son expansion.<br />

Adaptation des tarifs<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ne détermine pas les tarifs d’accès aux services<br />

pour les usagers de l’eau, de l’énergie ou des transports ; ceux-ci sont<br />

fixés par les pouvoirs publics dans le cadre de chaque contrat.Mais en<br />

concertation avec les autorités locales et le cas échéant les associations,nous<br />

proposons des aménagements tarifaires spécifiques pour<br />

permettre un meilleur accès de la population à ces services.<br />

En Afrique,<strong>Veolia</strong> Eau a ainsi contribué à mettre en œuvre :<br />

• des tarifs adaptés aux capacités contributives des habitants et au<br />

type de consommation considéré (essentielle ou loisirs) pour alléger<br />

le coût pour les plus pauvres ;<br />

• la gratuité, ou l’étalement des paiements pour le raccordement<br />

aux réseaux d’eau potable jusqu’à 7 ou 10 ans, pour ramener les<br />

mensualités à un niveau compatible avec les revenus des habitants ;<br />

• la combinaison de multiples niveaux de solidarité financière -<br />

entre abonnés du service de l’eau (au Maroc) ; entre grandes villes et<br />

centres isolés (au Niger), entre pays développés et émergents via la<br />

solidarité internationale, comme par exemple au Burkina Faso, où la<br />

différence entre la participation demandée aux habitants et le coût<br />

réel est prise en charge par l’ONEA G puis la Banque mondiale.<br />

Dans des pays où les conditions climatiques font du chauffage un<br />

service essentiel, <strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia permet, par l’individualisa-<br />

tion des charges, une meilleure maîtrise des dépenses de chauffage<br />

qui sont très importantes pour les ménages à faibles revenus. En<br />

Lituanie, la mise en place de compteurs individuels est financée par<br />

un fonds pour « la consommation efficace d'énergie »,abondé par la<br />

Banque mondiale et prenant en charge jusqu’à 100 % des dépenses<br />

(plus de 500 immeubles équipés).<br />

Inventer des modèles intégrant<br />

les réalités traditionnelles<br />

Dans les pays en développement, nos métiers suscitent des activités<br />

artisanales parfois informelles qui peuvent tenir une place<br />

importante dans les équilibres sociaux et économiques. Le secteur<br />

de la propreté avec les zabaleen égyptiens ou les pepenadores<br />

(« chiffonniers ») du Venezuela est très symptomatique de ce<br />

phénomène. La mise en place de systèmes modernes doit intégrer<br />

ces réalités, soit pour en éradiquer les aspects les plus inacceptables,<br />

comme le travail des enfants, en l’accompagnant d’un<br />

suivi social et éducatif ; soit pour rechercher les voies d’une<br />

conciliation et d’un équilibre. Les tâches les moins expertes peuvent<br />

être assurées par des moyens traditionnels dès lors qu’un<br />

cadre garantissant la rationalité et la sécurité sanitaire et sociale<br />

est installé.<br />

Les pratiques venant du Sud méritent un examen attentif :<br />

le Transmilenio de Bogota a montré que la contrainte financière<br />

pouvait conduire à l’invention de solutions efficaces et économes<br />

parfaitement transposables dans les pays développés. Le<br />

recyclage du déchet nécessite dans le monde plus riche un soutien<br />

financier important des pouvoirs publics alors qu’il se pratique<br />

spontanément dans le tiers-monde.


ACCÈS À L’EAU POTABLE ET AUX ÉQUIPEMENTS SANITAIRES G EN MILIEU URBAIN EN % DE LA POPULATION URBAINE<br />

MEXIQUE<br />

MAROC<br />

NIGER<br />

ROUMANIE<br />

ARMÉNIE<br />

INDE<br />

CHINE<br />

COLOMBIE<br />

GABON<br />

ARGENTINE<br />

/ INTERVENTION DE VEOLIA EAU DANS CERTAINS PAYS ÉMERGENTS OU EN DÉVELOPPEMENT<br />

NIGER<br />

> 1 contrat d'affermage G<br />

> Eau potable: 1,48 million<br />

d'habitants desservis par<br />

branchements et bornes-fontaines<br />

> Augmentation du nombre<br />

d'habitants desservis depuis 2001<br />

+ 352 000<br />

ARGENTINE<br />

> 1 contrat de concession<br />

> Eau potable: 0,21 million<br />

d'habitants desservis<br />

> Assainissement: 0,13 million<br />

d'habitants desservis<br />

GABON<br />

ROUMANIE<br />

> 2 contrats de concession<br />

> Eau potable et assainissement:<br />

1,95 million d'habitants desservis<br />

> Augmentation du nombre<br />

de branchements depuis 2000<br />

+ 29 751<br />

● Plus de 50 % de la population n’ayant accès ni à l’eau potable<br />

ni à des équipements sanitaires décents.<br />

● Accès à l’eau potable limité, très mauvais accès aux équipements<br />

sanitaires pour plus de 40 % de la population.<br />

● Meilleur accès à l’eau potable et aux équipements sanitaires<br />

mais toujours inférieur à la moyenne mondiale.<br />

● Nette amélioration de l’accès à l’eau potable et aux équipements<br />

sanitaires (supérieur à la moyenne mondiale dans les deux cas).<br />

> 1 contrat de concession G<br />

> Eau potable: 0,97 million<br />

d'habitants desservis<br />

> Augmentation du nombre<br />

d'habitants desservis<br />

depuis 1997<br />

+ 555 000<br />

INDE<br />

> Contrat de performance de Karnataca<br />

> Eau potable: environ<br />

240 000 habitants desservis<br />

> Augmentation du nombre<br />

de compteurs<br />

installés depuis 2006<br />

+ 25 000<br />

MEXIQUE<br />

MAROC<br />

> 3 contrats de concession<br />

> Eau potable: 2,84 millions<br />

d'habitants desservis<br />

> Assainissement: 2,87 millions<br />

d'habitants desservis<br />

> Augmentation du nombre<br />

d'habitants desservis depuis 2002<br />

+ 705 000<br />

> 1 contrat de concession<br />

> Eau potable: 0,75 million<br />

d'habitants desservis<br />

> Assainissement: 0,73 million<br />

d'habitants desservis<br />

COLOMBIE<br />

> 3 contrats de concession<br />

> Eau potable: 0,48 million<br />

d'habitants desservis<br />

> Assainissement: 0,11 million<br />

d'habitants desservis<br />

CHINE<br />

> 15 contrats<br />

> 4 contrats d'affermage<br />

> 5 contrats de concession<br />

> 6 BOT G<br />

> Eau potable: 23,87 millions<br />

d'habitants desservis<br />

> Assainissement: 11,5 millions<br />

d'habitants desservis<br />

ARMÉNIE<br />

> 1 contrat d’affermage<br />

> Eau potable: 1,5 million<br />

d’habitants desservis<br />

> Assainissement: 0,8 million<br />

d’habitants desservis<br />

● Accès à l’eau potable acceptable, mais au moins 30 % de la population<br />

reste sans accès à des équipements sanitaires.<br />

● Bon accès à l’eau potable, mais entre 20 et 30 % de la population<br />

reste sans accès à des équipements sanitaires.<br />

● Très bonne couverture en eau potable<br />

et équipements sanitaires.<br />

● Données non disponibles.<br />

Contribuer à l’accès à l’eau et à l’assainissement<br />

L’accès à l’eau potable n’a une réelle efficacité en termes de développement que s’il est complété par un accès à l’assainissement : un milliard de<br />

personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable et 2,6 milliards n’ont pas accès à des services d’assainissement de base. Dans le cadre<br />

strict des responsabilités que lui confère l’exercice de la délégation de service public G à travers le monde (1,8 % de la population mondiale desservie<br />

en eau potable et assainissement), <strong>Veolia</strong> Eau s’engage à contribuer activement à la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement.<br />

Dans les pays émergents, elle porte en particulier ses efforts sur l’amélioration de la qualité sanitaire de l’eau potable ; la mise en place ou le<br />

rétablissement de la continuité du service ; l’augmentation du nombre de branchements (eau potable et assainissement).<br />

Sources : Organisation mondiale de la santé (OMS) et Unicef 2004, Meeting the MDG drinking water and sanitation target 2006 ; <strong>Veolia</strong> Eau.


ENJEUX<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

63<br />

Göteborg : transport et développement<br />

du territoire<br />

Les liaisons de transport public contribuent au désenclavement des territoires et à la revitalisation de leur activité économique.<br />

En l’absence de transport fluvial, une mer ou une rivière peut devenir un obstacle au développement. Ce n’est pas le cas des îles de<br />

l’archipel au sud de Göteborg (Suède) : le développement du transport public maritime permet chaque jour aux habitants de ces îles<br />

de s’insérer dans l’activité économique de Göteborg, un des plus grands ports de Scandinavie. <strong>Veolia</strong> Transport exploite cinq lignes<br />

de ferries reliant les îles de l’archipel au centre-ville. Chaque ferry permet de transporter 450 personnes et fonctionne tous les jours,<br />

même par mauvais temps : cette desserte constitue un lien essentiel entre les îles et le reste de la région. Certains quartiers<br />

longtemps désaffectés, le long du fleuve Göta, connaissent également un renouveau d’activité favorisé par les liaisons en ferry:<br />

plusieurs grands groupes ont choisi de s’y implanter. Les ferries permettent enfin de mieux desservir l’université, installée sur la rive<br />

nord, et d’assurer une continuité territoriale avec le centre-ville traditionnel de la rive sud de Göteborg.<br />

Nous pensons qu’une des clés du succès pour accélérer l’équipement<br />

en services urbains des grandes cités du monde en<br />

développement est de réussir la conciliation entre la modernité<br />

et les équilibres traditionnels, dans un cadre d’organisation<br />

doté de standards rigoureux en matière d’efficacité économique<br />

et environnementale et d’équilibre social.<br />

Adapter et développer la disponibilité<br />

de nos services<br />

Le problème de disponibilité du service peut se poser pour<br />

certains territoires et une partie de la population des pays<br />

développés. Les divisions de <strong>Veolia</strong> Environnement adaptent<br />

leurs prestations afin de proposer des solutions techniques<br />

et des services adaptés au contexte local ou à des populations<br />

spécifiques.<br />

Ainsi, en matière de mobilité, <strong>Veolia</strong> Transport développe son<br />

offre de manière à la rendre plus accessible. Lorsque la mise<br />

en place d’une ligne régulière n’est pas possible, l’entreprise<br />

développe ses services de transport à la demande G pour les<br />

zones géographiques reculées ou d’accès spécifique, avec par<br />

exemple système de transport à la demande intercommunal<br />

fonctionnant dans des zones rurales et périurbaines de l’est<br />

de la France. Ces services sont particulièrement adaptés au<br />

transport de personnes âgées.<br />

Des services sont également développés pour les personnes<br />

à mobilité réduite : c’est le cas à Oakland (États-Unis), où<br />

2 200 personnes sont transportées par jour. L’accueil des personnes<br />

handicapées nécessite des formations du personnel.<br />

Campus <strong>Veolia</strong>, en partenariat avec <strong>Veolia</strong> Transport et des<br />

associations de personnes handicapées, a mis en place en<br />

<strong>2007</strong> une première session pour l’accueil et la prise en<br />

charge de ces personnes.<br />

Dans les pays développés, <strong>Veolia</strong> Eau met en place des actions<br />

pour maintenir l’accès aux services d’eau pour les personnes<br />

en situation de précarité : pédagogie d’usage auprès des populations<br />

défavorisées, implication avec les services sociaux, étalement<br />

du paiement des factures, contacts avec les consommateurs<br />

en difficulté, et, lorsque cela est nécessaire, abandon<br />

de créances.<br />

FOCUS<br />

Tramway de Jérusalem : exercer notre responsabilité<br />

dans un contexte difficile<br />

Présent dans 68 pays, <strong>Veolia</strong> Environnement exerce ses activités dans des contextes parfois très sensibles où l’exercice de sa<br />

responsabilité sociale et environnementale est engagée et appelle une vigilance particulière. C’est le cas de l’exploitation future<br />

du tramway de Jérusalem. La ligne, longue de 13 km, passera au centre de Jérusalem et de la vieille ville, et desservira les zones<br />

agglomérées au nord-est de la « ligne verte » qui marque la frontière de Jérusalem et des « territoires occupés » depuis 1967.<br />

Après plusieurs années de consensus, en janvier 2006, l’Autorité nationale palestinienne (ANP) a manifesté son opposition au projet<br />

de construction. La responsabilité essentielle de <strong>Veolia</strong> concerne l’exploitation de la future ligne aujourd’hui prévue à partir de 2010.<br />

Une enquête, réalisée par TNS-Sofres en mai <strong>2007</strong> à la demande de <strong>Veolia</strong> Transport, révèle que 81 % des habitants des zones<br />

de Shoafat et Beit Hanina, où la population est essentiellement arabe, sont favorables à la construction du tramway. Les personnes<br />

interrogées soulignent son importance pour réduire leurs temps de parcours, leur permettre un accès facilité au centre de<br />

Jérusalem et favoriser le développement économique de la zone. Ces éléments d’information nous semblent importants dans<br />

une zone où les questions liées aux facilités de circulation sont centrales. Parallèlement, <strong>Veolia</strong> Environnement poursuit<br />

le processus de consultations engagé avec les autorités locales, des organisations non gouvernementales et des<br />

associations locales dans une posture de transparence et d’ouverture au dialogue avec les parties prenantes impliquées.


EFFECTIFS DE VEOLIA ENVIRONNEMENT PAR GRANDE RÉGION<br />

France<br />

117434<br />

Autres pays<br />

d’Europe<br />

de l’ouest<br />

78 343<br />

Source : Programme des Nations unies pour le développement (PNUD),<strong>Veolia</strong> Environnement <strong>2007</strong>.<br />

Droits sociaux fondamentaux<br />

Les droits sociaux fondamentaux constituent le socle indispensable pour chaque salarié, quels que<br />

soient son niveau de qualification et le pays où il exerce son activité.<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement s’engage à respecter les droits humains<br />

fondamentaux définis par les instances internationales telles<br />

que l’OIT G et l’OCDE G . En particulier, le Groupe n’accepte des<br />

contrats que s’il est assuré de pouvoir se mettre en conformité<br />

avec ces droits.<br />

Le Groupe examine notamment si :<br />

• la rémunération permet de vivre décemment (cf. graphique) ;<br />

• il existe une protection sociale (retraite, santé) ;<br />

• les compétences de base sont maîtrisées et permettent d’acquérir<br />

un minimum d’autonomie dans son emploi ;<br />

• aucune discrimination à l’embauche ou lors de la progression<br />

dans l’entreprise n’a été pratiquée ;<br />

• les conditions de travail sont adéquates (risques d’accident<br />

minimisés, stress...) ;<br />

• un espace d’expression individuelle ou collective est en<br />

place.<br />

En <strong>2007</strong>, le Groupe a décidé de se doter de standards sociaux<br />

minimaux, applicables à l’ensemble de ses pays d’implantations.<br />

L’établissement de ces standards prend en compte la<br />

nature de nos activités, et leur mise en œuvre va s’effectuer<br />

progressivement et en concertation avec les organisations<br />

syndicales.<br />

Ainsi, cinq grands domaines vont faire l’objet d’un travail d’approfondissement<br />

avec l’ensemble des acteurs de l’entreprise :<br />

• la sécurité et les conditions de travail ;<br />

• la garantie d’un revenu décent et d’une protection sociale<br />

minimale ;<br />

• la représentation et le droit d’expression des salariés ;<br />

• la non-discrimination et l’égalité des chances ;<br />

• la pérennité de l’emploi et la progression professionnelle.<br />

2,27<br />

2,21<br />

2,24<br />

2005 2006 <strong>2007</strong><br />

/ RAPPORT ENTRE LA RÉMUNÉRATION MOYENNE DE VEOLIA<br />

ENVIRONNEMENT ET LE SALAIRE MINIMUM LÉGAL<br />

(ÉTUDE MENÉE SUR 18 PAYS)


ENJEUX<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

65<br />

Évaluer notre responsabilité d’entreprise<br />

en Afrique et en Amérique latine<br />

Les missions de notation environnementale et sociale conduites en <strong>2007</strong> permettent à <strong>Veolia</strong><br />

Environnement de disposer d’un état des lieux des conditions d’exercice de sa responsabilité sur les<br />

continents africain et sud-américain. En 2008, les résultats de ces audits serviront de base à<br />

l’approfondissement de notre politique de développement <strong>durable</strong> dans ces zones sensibles.<br />

AFRIQUE<br />

AMÉRIQUE LATINE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement a confié à Vigeo<br />

une mission destinée à mesurer, sur le<br />

continent africain, son niveau d’engagement<br />

managérial au regard des principaux<br />

objectifs de responsabilité sociale<br />

qui lui sont opposables. Trois audits distincts ont été conduits<br />

au Maroc (Eau), au Niger (Eau) et en Égypte (Propreté), ils ont<br />

été complétés par une analyse documentaire et des entretiens<br />

avec les responsables de la filiale Eau au Gabon.<br />

Les entités évaluées représentent 76 % de l’effectif et 81 %<br />

du chiffre d’affaires du Groupe pour la zone Afrique - Moyen-<br />

Orient.<br />

Les spécificités sociales et environnementales du périmètre<br />

audité exposent le Groupe à des risques élevés dans ces domaines.<br />

Dans ce contexte, la notation « probant », niveau 3 sur<br />

notre échelle à 4 niveaux, caractérise une performance significative<br />

qui correspond à une assurance raisonnable de maîtrise<br />

des risques.<br />

« Avancé » pour les objectifs :<br />

• contribution au développement de l’accès à l’eau pour les<br />

plus démunis ;<br />

• qualité des systèmes de rémunération et de protection<br />

sociale pour les collaborateurs ;<br />

• sécurité et continuité des services apportés aux utilisateurs.<br />

« Probant » pour les objectifs :<br />

• protection des ressources en eau et lutte contre le changement<br />

climatique ;<br />

• contribution au développement économique et social local ;<br />

• prévention de la corruption ;<br />

• qualité de la gestion des emplois ;<br />

• qualité de la relation aux autorités délégantes.<br />

« Amorcé » pour les objectifs :<br />

• protection de la santé-sécurité des collaborateurs (déploiement<br />

du management de la sécurité embryonnaire dans un<br />

pays) ;<br />

• amélioration des conditions sociales d’emploi pour les soustraitants<br />

(programmes Groupe déployés de manière incomplète)<br />

;<br />

• qualité du dialogue social (dans un pays, pas d’engagement<br />

observé pour l’émergence d’une représentation élue du personnel)<br />

;<br />

• qualité de la relation au client utilisateur (maturité hétérogène<br />

des systèmes de relation clients).<br />

BMJ Ratings a mené une<br />

évaluation des sociétés de la<br />

filiale Proactiva présentes<br />

en Amérique latine. Les<br />

métiers de la propreté et de l’eau ont été analysés en<br />

Argentine, au Brésil, au Chili, en Colombie, au Mexique et<br />

au Venezuela sur des critères environnementaux, sociaux<br />

et sociétaux pour identifier les enjeux auxquels le Groupe<br />

est confronté. Les entreprises évaluées représentent<br />

46 % des effectifs et du chiffre d’affaires pour la zone<br />

Amérique latine.<br />

Des cartographies de risques à maîtriser et d’opportunités<br />

à saisir ont été établies afin d’étalonner et de mesurer la<br />

performance des actions menées et la pertinence des politiques<br />

de développement <strong>durable</strong> adoptées.<br />

Diagnostic<br />

L’agence relève un leadership reconnu sur le plan technique<br />

et une gestion intégrée des enjeux environnementaux de<br />

grande qualité. Selon des intensités comparables, les différentes<br />

filiales ont identifié les responsabilités qui leur<br />

incombent de maîtrise des impacts locaux de leurs activités<br />

en termes de nuisances et de pollution. Sur un continent où<br />

les PIB nationaux affichent une croissance comprise entre<br />

4 et 10 %, les besoins de traitement des déchets des ménages<br />

et des industriels et les problématiques liées à la gestion<br />

de l’eau progressent rapidement et entraînent des conséquences<br />

que les filiales de Proactiva ont anticipées.<br />

Sur un plan social et sociétal, malgré l’absence de réglementations<br />

et de législations exigeantes, des modalités de<br />

gestion au niveau des meilleurs standards internationaux<br />

ont été adoptées. La sécurité des collaborateurs est définie<br />

comme un objectif prioritaire, et les résultats atteints sont<br />

supérieurs aux moyennes sectorielles observées.<br />

Recommandations<br />

Dans ce contexte favorable, deux chantiers restent à engager<br />

concernant d’une part la structuration des processus<br />

de gestion encore trop informels afin d’en garantir l’efficacité<br />

et l’intérêt perçu par les parties prenantes concernées,<br />

et, d’autre part, l’organisation d’un système de pilotage et<br />

de reporting complet permettant la mutualisation des<br />

connaissances et des bonnes pratiques.


Renforcer notre attractivité<br />

sociale<br />

La première source d’attractivité de notre Groupe, ce sont ses métiers, au service de<br />

l’environnement, de la société et du développement <strong>durable</strong>. Aujourd’hui, dans un<br />

contexte de croissance et d’internationalisation,les femmes et les hommes qui ont choisi<br />

cette voie et forment la communauté de l’entreprise sont au cœur de notre performance.<br />

En 2015, nos effectifs seront proches de 600 000 collaborateurs, soit près du double des<br />

effectifs actuels.<br />

Pour de nouveaux talents et<br />

des profils diversifiés<br />

La France poursuivra sa croissance et représentera un quart de<br />

nos effectifs en 2015. Cependant, à la même date, dans le<br />

contexte de fort développement international de notre<br />

Groupe, les trois quarts de nos collaborateurs travailleront<br />

hors de France, dans une centaine de pays.<br />

FOCUS<br />

Nos chantiers<br />

prioritaires<br />

Ces défis majeurs suscitent un certain nombre<br />

de chantiers prioritaires :<br />

• anticiper les recrutements et la gestion des talents<br />

en vue de nos besoins à l’horizon 2015 et déployer<br />

nos principes de gestion de carrière en donnant plus<br />

de visibilité à notre message employeur;<br />

• gérer au mieux notre performance et produire un lien<br />

plus lisible entre performance et rétribution de nos<br />

collaborateurs;<br />

• accompagner nos cadres dirigeants par des<br />

principes d’évaluation et de rétribution plus<br />

adéquats, clarifiant leurs perspectives d’évolution;<br />

• piloter nos compétences et nos expertises pour<br />

utiliser au mieux l’atout Campus <strong>Veolia</strong>, en le plaçant<br />

au cœur de l’évolution des besoins et du dispositif<br />

de pilotage, avec pour objectif l’optimisation du<br />

recrutement et de la progression professionnelle.<br />

Recruter ou intégrer près de 500 000 nouveaux talents d’ici<br />

à 2015 suppose donc une politique de ressources humaines<br />

axée sur plusieurs défis majeurs.<br />

De fait, dans un contexte de raréfaction des talents disponibles<br />

sur le marché, de confrontation de notre entreprise à une<br />

concurrence accrue, notre premier défi consiste à attirer, former<br />

et retenir les meilleurs talents dans toutes les catégories<br />

socioprofessionnelles qui structurent l’entreprise et sur tous<br />

les bassins d’emploi où nous intervenons.<br />

Pour cela, il nous faut déployer et renforcer notre identité<br />

d’employeur, par une communication forte sur nos emplois,<br />

notre politique sociale et nos opportunités.<br />

Nous menons, de plus, une politique volontariste de recrutements<br />

professionnalisants, quels que soient l’âge et la formation<br />

initiale des candidats. En <strong>2007</strong>, l’opération <strong>Veolia</strong><br />

Compétences a ainsi abouti au recrutement de 6 600 personnes<br />

en France.<br />

Dans le monde, la pépinière de managers internationaux de<br />

<strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia, couvrant plus de trente pays, la campagne<br />

européenne de recrutement de <strong>Veolia</strong> Transport attestent<br />

de la vitalité de ces démarches.<br />

Pour l’épanouissement des<br />

compétences et la progression<br />

professionnelle<br />

Pour développer nos ressources humaines et offrir à nos salariés<br />

des possibilités de progression professionnelle et sociale<br />

en rapport avec les efforts fournis, nous avons développé une<br />

structure dédiée à la formation : le Campus <strong>Veolia</strong> Environnement.<br />

Véritable plate-forme de compétences, Campus <strong>Veolia</strong> offre à<br />

la fois des formations initiales par alternance et des formations<br />

continues. Trois centres de formation des apprentis (CFA)<br />

ont été ouverts en France en <strong>2007</strong>. Ils sont les premières bases<br />

opérationnelles des campus régionaux. Dans le monde,<br />

Campus <strong>Veolia</strong> Environnement fédère déjà un réseau de vingt<br />

campus dans onze pays (États-Unis, République tchèque,<br />

Maroc…). De nombreux partenariats académiques entre les


ENJEUX<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

67<br />

Apprentis au Campus <strong>Veolia</strong> Environnement, France<br />

filiales du Groupe et les universités locales soutiennent cette<br />

ambitieuse politique au service du développement des compétences.<br />

Cet engagement contribue à faire évoluer le taux des promotions<br />

internes. En augmentation régulière depuis 2005, il s’établit<br />

en <strong>2007</strong> à 4,6 %.<br />

La diversité, un atout du développement<br />

Culturelle, économique, sociale, notre diversité est notre force.<br />

Ancrés dans tous les territoires où nous sommes implantés à<br />

l’échelle mondiale, nous voulons renforcer encore cet atout<br />

pour notre développement.<br />

En <strong>2007</strong> a ainsi été lancé un vaste programme de travail :<br />

« Pour le respect des différences et l’égalité des chances », qui,<br />

à l’issue d’un premier diagnostic, a dégagé trois axes de progrès<br />

:<br />

• le maintien dans l’emploi et l’insertion des travailleurs handicapés<br />

;<br />

• l’accès des femmes aux responsabilités et à certains<br />

métiers ;<br />

• l’internationalisation des équipes dirigeantes.<br />

Au service de l’insertion professionnelle des personnes handicapées,<br />

nous sensibilisons les recruteurs et travaillons à l’élaboration<br />

d’outils transversaux, c’est pourquoi nous avons renforcé<br />

notre mission Handicap.<br />

Pour une rémunération juste<br />

et équitable<br />

Pour attirer et fidéliser nos collaborateurs, notre politique salariale<br />

est attractive. Pratiquer des rémunérations équitables,<br />

réduire les disparités, favoriser l’accès à l’épargne salariale sont<br />

quelques-uns des principes qui la guident.<br />

Cette politique s’est traduite, en <strong>2007</strong>, par la signature de<br />

1 020 accords dans nos différents pays d’implantation.<br />

D’autre part, dans vingt-sept pays, 195 500 collaborateurs se<br />

sont vu proposer de participer à l’augmentation de capital<br />

du Groupe, réalisée en <strong>2007</strong>. La part du capital de <strong>Veolia</strong><br />

Environnement détenue par les salariés s’établit désormais à<br />

1,63 % avec 33 000 personnes et huit pays de plus qu’en 2006.<br />

Pour favoriser le dialogue social<br />

L’ensemble de cette politique, de ses résultats et de ses perspectives<br />

pour le futur atteste de notre engagement dans et<br />

pour le dialogue social. Au cœur de notre modèle, celui-ci fait<br />

l’objet de tous nos efforts et est en constante progression.<br />

Ainsi, le nombre d’accords collectifs signés depuis 2005 est en<br />

forte augmentation.<br />

Nos 16 072 représentants du personnel en <strong>2007</strong>, soit une augmentation<br />

de 12 % par rapport à 2005, indiquent la force de<br />

notre engagement dans le dialogue social.<br />

La répartition des accords collectifs par thématique, particulièrement<br />

centrée sur la question des rémunérations, signale<br />

encore l’ampleur de notre mobilisation.<br />

FOCUS<br />

Promouvoir<br />

l’ascenseur social<br />

Nous voulons renforcer et décliner notre rôle<br />

d’ascenseur social auprès de tous les collaborateurs<br />

de notre entreprise, cadres et non-cadres. Il s’agit<br />

de mettre en place les outils qui favoriseront<br />

concrètement cette stratégie. À tous les niveaux<br />

de la hiérarchie, et quelle que soit leur formation<br />

initiale, nos collaborateurs doivent pouvoir bénéficier<br />

d’une progression professionnelle en rapport avec<br />

leurs aspirations et leurs capacités.


Mobiliser pour la sécurité<br />

et la santé au travail<br />

Notre engagement : protéger davantage encore nos salariés contre les risques professionnels<br />

de sécurité ou de santé partout dans le monde.<br />

Une exigence permanente :<br />

la sécurité et la santé des salariés<br />

La santé et la sécurité de nos collaborateurs font l’objet, depuis<br />

<strong>2007</strong>, d’une mobilisation renforcée, afin de limiter le nombre<br />

d’accidents dénombrés chaque année dans nos équipes, chez<br />

les clients ou sur la voie publique.<br />

Le comité exécutif du Groupe a déclaré l’année 2008 « Année<br />

mondiale de la sécurité pour <strong>Veolia</strong> Environnement ». Cet<br />

engagement se manifestera à travers cinq actions privilégiées :<br />

• renforcer l’implication des managers à travers un système<br />

d’objectifs, de revue de performance et d’intéressement financier ;<br />

• définir et déployer des standards de sécurité et de santé à<br />

l’échelle du Groupe ;<br />

• manifester l’engagement du comité exécutif sur ces problématiques<br />

à travers des actions de communication à destination<br />

de tous les collaborateurs ;<br />

BONNE PRATIQUE<br />

Bilan de la campagne<br />

l’hygiène pour la santé<br />

En mai 2006, <strong>Veolia</strong> Environnement a lancé<br />

une campagne internationale de sensibilisation<br />

de ses collaborateurs – L’hygiène pour ma santé –<br />

sur le lavage des mains. Cette campagne<br />

s’inscrit dans l’ambition du Groupe de renforcer<br />

la prévention santé au travail, en particulier pour<br />

la diffusion de bons comportements en matière<br />

d’hygiène. Les managers, les responsables de la<br />

prévention santé et sécurité et de la communication<br />

se sont mobilisés dans les exploitations et les<br />

sièges. Au final, plus de 100 000 salariés répartis<br />

dans nos différents pays d’implantation ont été<br />

sensibilisés. Le déploiement de cette campagne<br />

a suscité de nombreuses initiatives locales,<br />

avec des animation sur le thème de l’hygiène et<br />

des initiatives renforcées pour<br />

améliorer les équipements sanitaires.<br />

• intégrer les thèmes de la santé et de la sécurité comme des<br />

axes incontournables du contenu de nos formations ;<br />

• veiller au déploiement harmonieux de cette politique à<br />

l’échelle de toutes nos entités dans le monde.<br />

La sécurité et la santé de nos collaborateurs relèvent de la responsabilité<br />

de tous. L’ambition de <strong>Veolia</strong> est aujourd’hui de<br />

développer de nouvelles attitudes et de généraliser les meilleures<br />

pratiques au quotidien.<br />

Mesure de l’exposition des salariés<br />

de <strong>Veolia</strong><br />

La préconisation des mesures de protection collective ou individuelle<br />

nécessaires à la protection de la santé des salariés du<br />

Groupe implique de mieux connaître les modalités d’exposition<br />

aux agents dangereux, qu’ils soient de nature chimique, biologique<br />

(bioaérosols G ) ou physique (bruit). En partenariat avec le centre<br />

d’analyses environnementales de <strong>Veolia</strong> Environnement et les<br />

directions sécurité du Groupe, la recherche (R&D Santé) travaille<br />

à la caractérisation des ambiances de travail et au développement<br />

d’outils d’appréhension des risques sanitaires.<br />

Exposition aux bioaérosols<br />

Des études concernant les salariés des centres de tri et des usines<br />

de dépollution des eaux sont engagées. L’élaboration de recommandations<br />

concernant des niveaux seuils à ne pas dépasser reste<br />

encore à préciser. Des solutions de prévention et de protection<br />

ciblées ont été établies.<br />

Exposition des salariés des centres de recherche aux<br />

substances chimiques.<br />

À l’issue d’une analyse des différents postes de travail et des substances<br />

chimiques en présence, un outil informatique spécifiquement<br />

adapté aux conditions de travail des salariés des centres de<br />

recherche de <strong>Veolia</strong> a été développé.Cet outil constitue une base de<br />

travail précieuse pour d’autres activités du Groupe.<br />

157 611<br />

participants aux actions<br />

de formation à la sécurité<br />

instances dédiées à l’étude des<br />

2971problèmes de santé et sécurité


ENJEUX<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

69<br />

Jiamusi : actions de<br />

sécurité au travail<br />

<strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia a remporté en mai <strong>2007</strong> l’exploitation et<br />

le développement du réseau de chaleur de Jiamusi, dans le nord-est<br />

du territoire chinois. Outre la remise en état des infrastructures<br />

techniques, <strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia s’est employé dès son arrivée<br />

à mettre en place des normes de sécurité équivalentes à celles<br />

appliquées en Europe pour ses collaborateurs: généralisation des<br />

Jiamusi en Chine<br />

Équipements individuels de sécurité (EPI) (lunettes de protection,<br />

masques de protection, chaussures de sécurité, etc.), mise en place de dispositifs de sécurité (barrières, signalisation…).<br />

La sensibilisation des collaborateurs a été renforcée par des panneaux d’affichage rappelant les consignes et les bonnes<br />

pratiques. Les procédures de sécurité ont été formalisées, avec l’organisation d’exercices de sécurité. Onze formations<br />

à la sécurité (management des situations d’accident industriel, utilisation des EPI) ont été organisées en <strong>2007</strong> avec<br />

plus de 500 participants.<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement met tout en œuvre pour diminuer la fréquence<br />

et la gravité des accidents du travail<br />

● 2005 ● 2006 ● <strong>2007</strong><br />

37,43<br />

42,6<br />

33,78<br />

26,05<br />

24,67<br />

23,94<br />

18,08<br />

17,62<br />

15,56<br />

18,61<br />

18,55<br />

20,62<br />

21,09<br />

22,55<br />

24,05<br />

Total <strong>Veolia</strong> <strong>Veolia</strong> Eau <strong>Veolia</strong> Énergie <strong>Veolia</strong> Propreté <strong>Veolia</strong> Transport<br />

/ ÉVOLUTION DU TAUX DE FRÉQUENCE DES ACCIDENTS DU TRAVAIL PAR DIVISION<br />

(NOMBRE D’ACCIDENTS PAR MILLION D’HEURES TRAVAILLÉES)<br />

● 2005 ● 2006 ● <strong>2007</strong><br />

1,12<br />

0,74<br />

0,72<br />

0,71<br />

1<br />

0,97<br />

0,7<br />

0,81<br />

0,85<br />

0,52<br />

0,46<br />

0,51<br />

0,52<br />

0,46 0,47<br />

Total <strong>Veolia</strong> <strong>Veolia</strong> Eau <strong>Veolia</strong> Énergie <strong>Veolia</strong> Propreté <strong>Veolia</strong> Transport<br />

/ ÉVOLUTION DU TAUX DE GRAVITÉ DES ACCIDENTS DU TRAVAIL PAR DIVISION<br />

(NOMBRE DE JOURNÉES PERDUES POUR ACCIDENTS DU TRAVAIL PAR MILLIER D’HEURES TRAVAILLÉES)


PERFORMANCE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

71<br />

Pour progresser, il faut apprendre à mesurer ce qui a été fait, évaluer ce qui<br />

reste à accomplir, encadrer la performance dans des engagements volontaires,<br />

rendre compte de façon rigoureuse et accepter la valeur du regard et du<br />

jugement extérieurs.


S’évaluer pour progresser<br />

L’actualisation de la notation de <strong>Veolia</strong> Environnement par BMJ Ratings conduit à une<br />

augmentation de la note du Groupe, qui passe à AA+.<br />

2004 2005 2006 <strong>2007</strong><br />

A+ A++ A++ AA+<br />

Évolution de la notation de <strong>Veolia</strong> Environnement<br />

par BMJ Ratings<br />

Notation de BMJ Ratings<br />

L’agence BMJ Ratings a conduit une mission de notation à partir<br />

de l’analyse de nos filiales dans les quatre activités, en Chine,<br />

en Allemagne, en France et au Mexique.<br />

Les outils de la notation sont le DEEPP Model® mis en œuvre<br />

pour la note RSE (Responsabilité sociale de l’entreprise) et<br />

Global Value® mis en œuvre pour l’évaluation de la contribution<br />

à la performance globale du Groupe (économique et extrafinancière)<br />

des actions menées dans le domaine du développement<br />

<strong>durable</strong>.<br />

L’actualisation de l’évaluation extra-financière du Groupe <strong>Veolia</strong><br />

Environnement menée en 2008 sur des données et des informations<br />

de <strong>2007</strong> révèle un niveau de résultats élevé et<br />

confirme la tendance déjà observée à l’amélioration de la performance<br />

dans l’ensemble des domaines du développement<br />

<strong>durable</strong>.<br />

Notation RSE selon le DEEPP Model®<br />

L’Agence BMJ Ratings passe la note du Groupe à AA+, l’évaluation<br />

« AA » sanctionnant un niveau de maîtrise élevé des<br />

enjeux dans les domaines environnementaux, sociaux et sociétaux,<br />

la tendance « + » exprimant la dynamique positive dans<br />

laquelle est engagé le Groupe.<br />

Le leadership reconnu de <strong>Veolia</strong> Environnement se trouve renforcé<br />

par ses positions prises en matière d’enjeu climatique et<br />

par le discours volontariste tenu en termes de cohésion sociale<br />

et sociétale.<br />

L’organisation interne qui accompagne cette ambition stratégique<br />

permet d’identifier clairement les responsabilités engagées<br />

et de répondre efficacement aux attentes qui sont exprimées<br />

par les parties prenantes du Groupe.<br />

Si les principes d’innovation et de transparence des informations<br />

restent à améliorer, la vision que projette le Groupe de son<br />

avenir et les engagements qu’il a pris doivent lui permettre à<br />

court terme une efficacité plus grande de sa politique de développement<br />

<strong>durable</strong>.<br />

Ses performances progressent sur l’ensemble des domaines et<br />

de manière notoire sur le plan environnemental et dans sa relation<br />

à la société civile. Ces évolutions sont le résultat des succès<br />

rencontrés notamment en Amérique et en Asie-Pacifique où<br />

l’expertise du Groupe et ses exigences en termes d’éthique des<br />

affaires rencontrent de francs succès.<br />

L’agence BMJ Ratings souligne les premiers résultats probants<br />

de la mutation des modèles d’activités, passant d’une logique<br />

purement économique à une logique combinée à forte efficacité<br />

environnementale.<br />

Notation DEEPP Model®<br />

Note A A+<br />

Notation par domaine<br />

Notation par principe de gestion<br />

Environnement<br />

Ressources humaines<br />

Fonction commerciale<br />

Achats et sous-traitance<br />

Société civile<br />

Gouvernance d’entreprise<br />

Valeur de leadership<br />

Organisation de la responsabilité<br />

Transparence des informations<br />

Engagement pour stakeholders<br />

Contrôle indépendant<br />

Innovation<br />

Vision à long terme<br />

Notation intégrée selon Global Value®<br />

L’agence BMJ Ratings améliore l’Indice Global Value qui évalue<br />

la capacité du Groupe à engager sa politique de développement<br />

<strong>durable</strong> dans un processus de création de valeur et de<br />

performance globale. L’Indice passe de 1,15 à 1,19 : les 11 indices<br />

partiels calculés sont orientés positivement et indiquent une<br />

grande cohérence dans le système d’allocation des ressources<br />

engagées. La performance est remarquable en termes de maîtrise<br />

des cycles d’activités dans chacune des branches du<br />

Groupe.<br />

Indice GV. 1,19<br />

La notation de <strong>Veolia</strong> Environnement est établie pour une<br />

durée d’un an à compter du 31 mars 2008.<br />

L’évaluation ne tient pas compte des informations relatives aux<br />

engagements qui auraient pu être décidés après cette date.<br />

Nanterre, le 31/03/2008<br />

Pascal Bello, directeur général<br />

82/100<br />

78/100<br />

79/100<br />

81/100<br />

78/100<br />

82/100<br />

86/100<br />

84/100<br />

75/100<br />

84/100<br />

78/100<br />

72/100<br />

81/100<br />

0,70 0,75 0,80 0,85 0,90 0,95 1,00 1,05 1,10 1,15 1,20 1,25 1,30 1,35 1,40


PERFORMANCE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

73<br />

Notation extra-financière<br />

Sélection de <strong>Veolia</strong> Environnement dans les indices de développement <strong>durable</strong>.<br />

La notation extra-financière déclarative permet de mesurer la<br />

performance développement <strong>durable</strong> des entreprises à travers<br />

leur sélection dans des indices boursiers spécifiques. Les<br />

principaux domaines d’évaluation concernent la gouvernance,<br />

la gestion des ressources humaines, la performance<br />

environnementale, l’éthique, les droits de l’homme, ou encore<br />

les relations clients/fournisseurs et le dialogue avec la société<br />

civile. <strong>Veolia</strong> Environnement figure dans les principaux indices<br />

extra-financiers.<br />

FTSE4Good<br />

Depuis 2004, <strong>Veolia</strong> Environnement est sélectionné<br />

dans l’indice britannique FTSE4Good.<br />

Celui-ci est composé des valeurs sélectionnées parmi les entreprises<br />

cotées dans les indices FTSE Global Equity et considérées<br />

comme les plus performantes en matière de développement<br />

<strong>durable</strong>. Des marges d’amélioration ont été identifiées en<br />

matière de contrôle sur le respect des droits humains et des procédures<br />

anticorruption.<br />

DJSI<br />

En <strong>2007</strong>, <strong>Veolia</strong> Environnement<br />

est de nouveau sélectionné<br />

dans les indices américains DJSI World et Stoxx, et<br />

classé leader du secteur des services de l’eau aux collectivités<br />

(Water Utilities). Le Groupe a amélioré son score global<br />

en <strong>2007</strong>. Sa performance a été remarquée pour ses engagements<br />

en matière de ressources humaines, son reporting<br />

social et environnemental, son engagement vis-à-vis des parties<br />

prenantes et en matière d’accès à l’eau.<br />

ASPI Eurozone (Vigeo)<br />

L’indice européen ASPI Eurozone est<br />

composé des 120 sociétés les mieux notées de la zone euro en<br />

matière de développement <strong>durable</strong>. <strong>Veolia</strong> Environnement est<br />

toujours sélectionné dans cet indice en <strong>2007</strong>, sur la base de la<br />

notation réalisée en 2006.<br />

Centre français d’information<br />

sur les entreprises (CFIE)<br />

Le Groupe obtient la première place du classement des entreprises<br />

françaises en <strong>2007</strong> pour la qualité de son information<br />

sociale et environnementale.<br />

Ethibel Sustainability<br />

Index (Vigeo)<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement est inclus dans<br />

les indices Ethibel Sustainability Index<br />

depuis 2002. L’Ethibel Pioneer Index et<br />

l’Ethibel Excellence Index sont composés respectivement d’environ<br />

200 et 280 valeurs d’entreprises cotées d’Europe,<br />

Amérique du Nord et Asie-Pacifique. Il s’agit des entreprises<br />

présentant les meilleures performances ou des performances<br />

au-dessus de la moyenne en matière sociale et environnementale,<br />

et respectant les critères éthiques établis par l’organisation<br />

indépendante Forum Ethibel.<br />

The Sustainabiliity<br />

Yearbook 2008<br />

The Sustainability Yearbook 2008, classement d’entreprises<br />

réalisé par l’agence de notation SAM en partenariat avec<br />

PricewaterhouseCooper, distingue <strong>Veolia</strong> pour ses réalisations<br />

exceptionnelles dans le domaine du développement <strong>durable</strong><br />

en lui remettant trois distinctions : SAM 2008 Sector Leader<br />

(leader du secteur des services d’eau aux collectivités), SAM<br />

2008 Sector Mover (force motrice de son secteur), et SAM<br />

2008 Silver Class pour sa bonne performance globale.<br />

Notre position par rapport au marché<br />

<strong>Veolia</strong><br />

Environnement<br />

Moyenne des huit entreprises<br />

auxquelles <strong>Veolia</strong> Environnement<br />

est régulièrement comparé*<br />

Chiffre d’affaires 32,628 Mds € Environ 20 fois moins<br />

Part de l’activité Eau<br />

dans le chiffre d’affaires 33,39 % Environ 77 %<br />

Nombre de pays<br />

de présence 68 Environ 3 fois moins<br />

Effectifs 319 502 Environ 38 fois moins<br />

Source : Utopies.<br />

Ce tableau met en évidence la taille, la complexité et la diversité<br />

dans lesquelles s’opèrent les activités de <strong>Veolia</strong> Environnement.<br />

* Il s’agit des huit autres entreprises évaluées dans le secteur<br />

Water Utilities du DJSI.<br />

NB : les données présentées pour <strong>Veolia</strong> Environnement<br />

sont les données <strong>2007</strong> ; celles présentées pour les pairs<br />

sont les dernières données disponibles.


Améliorer la qualité<br />

de service : une attention<br />

quotidienne<br />

La satisfaction clients est une ambition forte du Groupe : la mesure de la qualité de<br />

service, le suivi de la gestion des réclamations, l’information en temps réel sont des<br />

indicateurs qui contribuent à l’amélioration de nos performances.<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement s’engage dans une démarche d’amélioration<br />

continue de la satisfaction de ses clients à travers<br />

l’accueil des consommateurs, l’accès aux services (centres<br />

d’appels, équipes dédiées) et la réponse à des exigences croissantes<br />

de qualité (engagements de service, chartes services<br />

clients, chartes du voyageur…). Afin de mieux appréhender les<br />

attentes des populations, le Groupe s’emploie à définir les<br />

standards de service les plus proches des préoccupations des<br />

consommateurs et à harmoniser ses outils d’analyse et<br />

de reporting. Un des axes majeurs de cette politique est la<br />

diffusion des bonnes pratiques et le partage des expériences,<br />

dont l’identification est rendue possible par le déploiement,<br />

depuis 2003, d’indicateurs « clients » consolidés chaque<br />

année. Ce reporting permet un état des lieux annuel des<br />

actions mises en œuvre en termes d’amélioration de la qualité<br />

de service, et incite les différentes exploitations du<br />

Groupe à s’engager en ce sens.<br />

Le processus de reporting et les indicateurs identifiés il y a<br />

cinq ans sont aujourd’hui appelés à évoluer. La réalisation,<br />

courant 2008, d’un audit indépendant des outils permettra<br />

de les adapter pour mieux répondre aux attentes de nos<br />

clients particuliers et des collectivités.<br />

La satisfaction, pilotée dans<br />

l’ensemble de nos exploitations<br />

Le suivi de la satisfaction client est aujourd’hui assuré régulièrement<br />

par chacune des divisons, sur la base des indicateurs<br />

identifiés, en 2005 et 2006, au moment de l’harmonisation<br />

des méthodologies d’enquête (voir graph. 1). Le Groupe a développé<br />

des formations spécifiques pour sensibiliser ses collaborateurs<br />

à la relation clients (voir graph. 2). En particulier <strong>Veolia</strong><br />

Transport qui en a fait une priorité stratégique.<br />

Par ailleurs, des trophées consommateurs ont été organisés par<br />

<strong>Veolia</strong> Eau pour identifier, récompenser et partager les actions<br />

spécifiques menées par les exploitations au niveau mondial.<br />

Être disponible et à l’écoute de nos clients<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement a développé une expertise dans la gestion<br />

des centres services clients (voir graph. 3). À Ploeisti<br />

(Roumanie), Apa Nova (<strong>Veolia</strong> Eau) a reçu en <strong>2007</strong> le prix du<br />

meilleur service client de la zone Europe, Moyen-Orient,<br />

Afrique décerné par Contact Center World. Ce prix récompensait<br />

en particulier le déploiement des synergies avec les activités<br />

de <strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia et de <strong>Veolia</strong> Propreté.<br />

/1 /2 /3<br />

91 %<br />

96 % 95 %<br />

79 %<br />

87 %<br />

89 %<br />

87 %<br />

95 % 95 %<br />

2005 2006 <strong>2007</strong>*<br />

2005 2006 <strong>2007</strong>*<br />

2005 2006 <strong>2007</strong>*<br />

/ ÉTUDES DE SATISFACTION<br />

Périmètre consolidé de <strong>Veolia</strong><br />

Environnement<br />

* Performance nouveau périmètre<br />

/ FORMATION AU SERVICE DU CLIENT<br />

Périmètre consolidé de <strong>Veolia</strong><br />

Environnement<br />

/ RELAIS RELATIONNELS DE PROXIMITÉ<br />

Périmètre consolidé de <strong>Veolia</strong><br />

Environnement


PERFORMANCE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

75<br />

98 %<br />

60 %<br />

95 % 96 %<br />

77 %<br />

82 %<br />

89 %<br />

87 %<br />

81 83 % %<br />

70%<br />

68 %<br />

67 %<br />

73%<br />

91 %<br />

89 %<br />

/4<br />

51 %<br />

80 %<br />

83 %<br />

85 %<br />

2005 2006 <strong>2007</strong>*<br />

/ GESTION DES RÉCLAMATIONS<br />

Périmètre consolidé de <strong>Veolia</strong> Environnement<br />

Sensibilisation Communication,<br />

à une consommation édition…<br />

responsable<br />

<br />

voir Bonne pratique p. 34<br />

Internet<br />

Services<br />

personnalisés<br />

● Performance 2005 ● Performance 2006 ● Performance <strong>2007</strong>*<br />

Bases<br />

de données<br />

/ ÉVOLUTION DES AUTRES INDICATEURS DE LA PERFORMANCE CLIENT<br />

Principes<br />

et chartes<br />

service client<br />

Gérer les réclamations plus efficacement<br />

La réponse apportée à nos clients, en cas de dysfonctionnement<br />

ou de mécontentement, doit être systématique, rapide et efficace<br />

(voir graph. 4). <strong>Veolia</strong> Transport et <strong>Veolia</strong> Eau se sont engagés<br />

dans un nouveau processus de gestion des réclamations<br />

avec des équipes dédiées, en particulier <strong>Veolia</strong> Transport a élaboré<br />

un programme multidisciplinaire professionnalisant.<br />

<strong>Veolia</strong> Propreté, à la suite de la réussite des expérimentations<br />

réalisées en 2006 et <strong>2007</strong>, a intégré le programme de gestion<br />

des réclamations « i-oscar » à sa solution web de relation client<br />

mise en place en France.<br />

Informer nos clients en temps réel<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement s’est engagé ces dernières années dans<br />

la mise en place de systèmes d’information personnalisés.<br />

À titre d’illustration, <strong>Veolia</strong> Eau communique avec ses clients<br />

par SMS au Maroc, en République tchèque et en Chine pour<br />

leurs questions de facturation, paiement, suivi des consommations<br />

et des fuites. De la même façon, <strong>Veolia</strong> Transport informe<br />

en temps réel (SMS, mail) ses clients de tout délai et incident<br />

dans la plupart de ses pays d’implantation.<br />

BONNE PRATIQUE<br />

« Objectif : Vert »<br />

Développer une culture de la relation clients<br />

Ce programme de <strong>Veolia</strong> Transport fédère les personnels en contact<br />

avec les voyageurs et leurs managers autour d’un même objectif :<br />

la satisfaction des voyageurs. Son succès tient à l’adaptation des<br />

situations de relations avec les clients au contexte local.<br />

« Objectif: Vert » consiste en:<br />

• un cursus de formation ;<br />

• une mesure de la satisfaction des voyageurs et de la motivation<br />

des personnels (avant et après la formation) ;<br />

• un dispositif de communication interne.<br />

Testé avec succès en 2005 et 2006 sur les réseaux de Dublin et<br />

Las Vegas, « Objectif: Vert » a été déployé en <strong>2007</strong> en Allemagne,<br />

en France et aux États-Unis. Le métro de Stockholm ainsi que le<br />

tramway de Barcelone devraient également en bénéficier en 2008.<br />

58 %<br />

67 %<br />

Satisfaction<br />

générale<br />

43 %<br />

57 %<br />

Prise en<br />

compte<br />

du client en<br />

cas d’incident<br />

● Avant la mise en place<br />

● Après la mide en place<br />

42 %<br />

48 %<br />

Prise en compte<br />

du client en cas<br />

d’interruption<br />

de service<br />

/ SATISFACTION CLIENT AVANT/APRÈS L’OPÉRATION<br />

« OBJECTIF: VERT » À KIEL (ALLEMAGNE)


Performance économique<br />

Levier de création de valeur<br />

pour nos activités…<br />

Les logiques du développement <strong>durable</strong> sont intrinsèquement<br />

inscrites dans le développement commercial de <strong>Veolia</strong><br />

Environnement. L’efficacité économique de nos métiers repose<br />

sur la capacité de promouvoir une véritable économie circulaire G<br />

notamment en systématisant les analyses des flux de matières<br />

et de ressources à l’échelon des territoires, dans le cadre<br />

d’actions impliquant les collectivités territoriales, les services<br />

de l’État, et les entreprises.<br />

Ces échanges supposent d’optimiser la qualité de nos contrats et<br />

l’acceptabilité des prestations et des solutions déployées. Le lien<br />

contractuel est en effet soumis à une évaluation permanente et<br />

transparente de la qualité et de l’adéquation des prestations délivrées.<br />

La performance économique dépend donc de l’étroite collaboration<br />

des partenaires responsabilisés dans une chaîne de<br />

création de valeur, fondée sur des modèles collaboratifs.<br />

… qui se traduit dans les résultats<br />

du Groupe<br />

Le chiffre d’affaires consolidé du Groupe s’établit à 32,6 milliards<br />

d’euros au 31 décembre <strong>2007</strong>. Il est en progression de<br />

14 % par rapport à 2006.<br />

La croissance externe provient notamment des acquisitions<br />

réalisées par <strong>Veolia</strong> Propreté au Royaume-Uni et en Allemagne<br />

(contribution de l’ordre de 1 200 millions d’euros), de <strong>Veolia</strong><br />

Énergie en Europe et en Australie (254 millions d’euros) et de<br />

<strong>Veolia</strong> Transport en France et aux États-Unis (161 millions d’euros).<br />

La montée en puissance de la filière biomasse pour <strong>Veolia</strong><br />

Énergie-Dalkia confirme les orientations stratégiques prises<br />

en matière d’énergies renouvelables, avec le renouvellement<br />

du réseau de chaleur de Vandœuvre et l’acquisition de<br />

PanPower en Hongrie. D’autres acquisitions ont marqué l’année<br />

<strong>2007</strong> avec en particulier celle de Sulo (recyclage) en<br />

Allemagne et de plusieurs sociétés dans le domaine du transport<br />

aux États-Unis.<br />

La croissance internationale du Groupe s’est accélérée en <strong>2007</strong><br />

avec une part du chiffre d’affaires réalisé qui atteint 56 % du<br />

chiffre d’affaires total (contre 53 % en 2006).<br />

Cette croissance à l’étranger est aussi tirée par le démarrage<br />

de nouveaux contrats signés en 2006 notamment en Europe<br />

centrale, en Asie-Pacifique (les contrats d’eau de Shenzhen,<br />

Lanzhou et Kunming), en Corée du Sud (une ligne du métro de<br />

Séoul), au Royaume-Uni avec des contrats intégrés de gestion<br />

des déchets (Shropshire, East Sussex, Nottinghamshire).<br />

L’activité a également été soutenue par <strong>Veolia</strong> Water AMI<br />

(Afrique, Moyen-Orient, Inde) grâce au développement de l’activité<br />

au Maroc, à la construction d’usines de dessalement<br />

d’eau de mer, par osmose inverse G au sultanat d’Oman, ou par<br />

dessalement thermique en Arabie Saoudite (800 000 m 3 /j).<br />

voir rapport annuel <strong>2007</strong>, www.veoliaenvironnement.com<br />

(1) Produit des activités ordinaires.<br />

(2) Ces revenus correspondent à la somme des dotations aux<br />

provisions et aux amortissements <strong>2007</strong> augmentée<br />

du résultat net <strong>2007</strong> déduction faite du résultat<br />

des entreprises associées et des dividendes versés<br />

en <strong>2007</strong> aux actionnaires (groupe et minoritaires).<br />

(3) Ces données sont calculées par différence avec l’ensemble<br />

des éléments constitutifs des « revenus des opérations<br />

redistribués aux parties prenantes ».<br />

(4) Ce montant correspond à la charge constatée dans<br />

les comptes consolidés au titre de l’impôt sur les sociétés.<br />

(5) Ce montant correspond au coût de l’endettement financier<br />

net constaté dans les comptes consolidés en <strong>2007</strong>.<br />

(6) Il s’agit de la somme des investissements industriels<br />

et actifs financiers opérationnels nets des cessions et<br />

des remboursements au titre de <strong>2007</strong>.<br />

Chiffre d’affaires (1)<br />

<strong>2007</strong> 32628 M€ 2006 28620 M€<br />

Revenus des<br />

opérations<br />

redistribués aux<br />

parties prenantes<br />

<strong>2007</strong> 30129 M€<br />

2006 26270 M€<br />

Revenus<br />

des opérations<br />

disponibles pour<br />

l’entreprise (2)<br />

<strong>2007</strong> 2499 M€<br />

2006 2350 M€<br />

Collaborateurs<br />

(charges de<br />

personnel)<br />

Fournisseurs,<br />

prestataires<br />

externes et impôts<br />

indirects (3)<br />

Administrations<br />

fiscales (4)<br />

Banques et<br />

investisseurs<br />

obligataires (5)<br />

Actionnaires<br />

y compris<br />

minoritaires<br />

Investissements<br />

nets (6)<br />

<strong>2007</strong> 10061 M€<br />

2006 8993 M€<br />

<strong>2007</strong> 18271 M€<br />

2006 15766 M€<br />

<strong>2007</strong> 416 M€<br />

2006 331 M€<br />

<strong>2007</strong> 817 M€<br />

2006 701 M€<br />

<strong>2007</strong> 564 M€<br />

2006 479 M€<br />

<strong>2007</strong> 4003 M€<br />

2006 2884 M€<br />

RÉPARTITION DE NOS REVENUS PARMI NOS PARTIES PRENANTES EN <strong>2007</strong><br />

Ce tableau présente la façon dont le revenu de nos activités est redistribué auprès de nos différentes parties prenantes.


Performance<br />

environnementale<br />

PERFORMANCE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

77<br />

Le système de management environnemental (SME) est l’outil de<br />

mise en œuvre de la politique du Groupe dans les domaines de l’environnement<br />

et de la santé. Commun à l’ensemble des activités et<br />

structuré autour de trois niveaux de responsabilités (Groupe, division,<br />

entités opérationnelles), il permet au Groupe de connaître,<br />

piloter et réduire l’impact de ses activités sur l’environnement et la<br />

santé. Un comité de management environnemental, regroupant<br />

les directions environnement du Groupe et des divisions, pilote le<br />

déploiement et l’animation du SME, favorise le partage de l’information<br />

et des bonnes pratiques entre les divisions, et veille à la<br />

cohérence des objectifs et des actions au sein des 239 entités opérationnelles.<br />

En <strong>2007</strong>, le Groupe a:<br />

• mis en place une équipe d’auditeurs internes afin d’assurer le<br />

contrôle direct des informations remontées (déploiement du SME,<br />

conformité réglementaire, pertinence du plan d’action) ;<br />

• finalisé le déploiement de son système d’information environnementale<br />

(SIE) pour optimiser le processus de reporting des indicateurs<br />

et l’exploitation des données environnementales. Cet outil<br />

doit par ailleurs être enrichi d’un module spécifique pour le suivi de<br />

la réalisation des audits environnementaux.<br />

En 2008, le Groupe arrivera à échéance des derniers objectifs parmi<br />

les douze engagements qui avaient été définis en 2002. Compte<br />

tenu des enjeux majeurs que sont le changement climatique, les<br />

énergies renouvelables, la santé, et la valorisation des déchets, le<br />

Groupe a commencé dès <strong>2007</strong> à définir une nouvelle génération<br />

d’indicateurs à objectif quantifié dans une logique de mesure de la<br />

performance plutôt que de déploiement de moyens.<br />

L’engagement du Groupe porte sur une tendance d’évolution:<br />

diminution,maintien ou croissance.Il est complété par la définition<br />

d’une valeur cible, indicative et révisable en fonction du rythme de<br />

déploiement du SME et des variations significatives de périmètre.<br />

Le Groupe complétera, en 2008, l’élaboration de son prochain plan<br />

de management environnemental en intégrant les réflexions en<br />

cours sur l’élaboration de standards minimaux applicable à l’ensemble<br />

de nos activités. Dans ce cadre, un comité de liaison, piloté<br />

par la direction générale et composé du directeur du développement<br />

<strong>durable</strong>, d’un membre du comité exécutif de chaque division<br />

et de représentants des différentes directions concernées (juridique<br />

et R&D), validera les orientations stratégiques en matière de<br />

management environnemental et en rendra annuellement<br />

compte au comité exécutif de <strong>Veolia</strong> Environnement.<br />

Division État Définition Réalisé Tendance Valeur cible 2011<br />

au 31.12.07<br />

<strong>Veolia</strong><br />

Environnement<br />

<strong>Veolia</strong> Eau<br />

<strong>Veolia</strong> Propreté<br />

<strong>Veolia</strong> Transport<br />

<strong>Veolia</strong> Énergie<br />

Existant Déploiement du SME 75 % 60 %<br />

Élargissement du périmètre 2008<br />

90 %<br />

Existant Audits de conformité réglementaire 89 %<br />

Élargissement du périmètre 2008<br />

Nouveau Taux de couverture de la consommation totale d’énergie<br />

17 %<br />

par la production d’énergies renouvelables et alternatives 13 %<br />

Révisable en 2008<br />

Nouveau Ratio d’efficacité carbone*<br />

(diminution globale des émissions de GES/ 58 % Défini en 2008<br />

émissions des GES totales)<br />

Existant Rendement des réseaux d’eau potable de l’UE (15 pays) 82 % >80%<br />

Existant Rendement épuratoire (DBO5) 90 % >80%<br />

Nouveau Rendement épuratoire global 80 % Défini en 2008<br />

Nouveau Part de la population évaluée avec les classes de qualité 79 % Couverture de 100 %<br />

Nouveau Part de déchets traités dans des incinérateurs<br />

périmètre avec des émissions de dioxines inférieures 98 % >95%<br />

à 0,1 ng/Nm 3 (tous sites)<br />

Nouveau Taux de captage du méthane des CSD G 50 % Défini en 2008<br />

Nouveau<br />

Part des déchets traités (stockage ou incinération)<br />

sans valorisation 56 % Défini en 2008<br />

Existant Réduction des émissions polluantes des véhicules: CO: 2,51 g/km<br />

CO, HC, particules HC: 0,65 g/km Redéfini en 2008<br />

Particules: 0,31 g/km<br />

Nouveau<br />

Nouveau<br />

* Voir pages 44 à 51 « Lutter contre le changement climatique »<br />

<br />

<br />

<br />

<br />

<br />

<br />

<br />

<br />

<br />

Périmètre de l’éco-efficacité déplacement<br />

(% de voyageurs) 92 % Couverture de 100 %<br />

<br />

<br />

Ratio d’éco-efficacité carbone*<br />

(réduction globale des émissions de GES/ 22 % 23 %<br />

émissions de GES totales)


Management<br />

de la performance environnementale<br />

N<br />

Indicateur à objectif quantifié<br />

Nouvel indicateur<br />

66 %<br />

72 %<br />

75 %<br />

80 %<br />

2005 2006 <strong>2007</strong> Objectif<br />

2008<br />

/ TAUX DE DÉPLOIEMENT DU SME (Y COMPRIS<br />

INSTALLATIONS CERTIFIÉES ISO 14001) SUR LES<br />

ACTIVITÉS PERTINENTES G (% CA pertinent)<br />

Le taux de déploiement du système de management environnemental (SME)<br />

a progressé de trois points en <strong>2007</strong> et reste en ligne avec notre objectif<br />

de 80 % d’ici à fin 2008. L’évolution de l’indicateur intègre le fait que la majorité<br />

des installations dont la gestion nous est confiée dans le cadre de nouveaux<br />

contrats n’a généralement pas de démarche de management environnemental<br />

en place. Il faut donc un délai minimum pour déployer la démarche interne<br />

du Groupe.<br />

L’importance des certifications ISO 14001 dans notre niveau de déploiement<br />

global se maintient, notamment grâce à l’obtention d’une reconnaissance<br />

externe pour un certain nombre d’installations ayant totalement déployé le<br />

SME interne du Groupe.<br />

80 %<br />

87 % 89 %<br />

100 %<br />

2005 2006 <strong>2007</strong> Objectif<br />

2008<br />

/ % D’INSTALLATIONS PRIORITAIRES AUDITÉES<br />

(en cumulé depuis le 1/1/2002)<br />

Sur un périmètre de 1 285 installations prioritaires, le pourcentage des installations<br />

prioritaires auditées depuis 2002 atteint 89 %, en ligne avec l’objectif<br />

2008 de 100 %.<br />

En <strong>2007</strong>, 578 installations ont été auditées. Un plan d’actions est établi lors du<br />

premier audit. Les audits de suivi permettent ensuite d’accompagner la mise<br />

en œuvre des plans d’actions et de les ajuster le cas échéant.<br />

La forte croissance du Groupe, qui se traduit par l’entrée dans le périmètre<br />

de 110 nouvelles installations, rend difficile la réalisation de l’audit dès la<br />

première année malgré une planification rigoureuse.<br />

Ainsi, sur le périmètre <strong>2007</strong> proforma 2006, le taux de réalisation des audits<br />

atteint 91,4 %.<br />

Usine de production d’eau potable, Linjiang, Shanghai-Pudong, Chine


PERFORMANCE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

79<br />

Préserver<br />

les ressources naturelles<br />

Économiser les matières premières<br />

N<br />

N<br />

24,5 %<br />

0,4 % 0,4 % 0,3 %<br />

12,1 % 11,4 %<br />

28,6 % 28,8 %<br />

58,9 %<br />

20,2 %<br />

6,9 %<br />

5 %<br />

12,6 %<br />

30,7 %<br />

59,4 % 56,3 %<br />

2005 2006 <strong>2007</strong><br />

/ PROPORTION DU TONNAGE DE DÉCHETS<br />

PAR FILIÈRE DE TRAITEMENT<br />

/ AUGMENTATION DU TONNAGE DE DÉCHETS<br />

PAR FILIÈRE DE TRAITEMENT 2006-<strong>2007</strong><br />

● Valorisation agricole<br />

(boues épandues)<br />

● Valorisation matière<br />

(recyclage)<br />

● Valorisation énergétique<br />

(incinération et biogaz<br />

des CSD)<br />

● Stockage ou incinération<br />

sans valorisation<br />

● Valorisation matière<br />

(recyclage)<br />

● Valorisation énergétique<br />

(incinération et biogaz<br />

des CSD)<br />

● Stockage ou incinération<br />

sans valorisation<br />

● Valorisation agricole<br />

(boues épandues)<br />

<strong>Veolia</strong> Propreté favorise le développement de la valorisation<br />

matière, agronomique et énergétique en respectant la hiérarchie<br />

des modes de traitement.<br />

La collecte sélective et le tri des déchets (bois, papiers, cartons,<br />

verre, métaux et plastiques) produits par les industriels et les<br />

ménages permettent de procéder à une valorisation matière<br />

en recyclant les déchets pour les transformer en matériaux<br />

réutilisables.<br />

Les déchets qui ne peuvent être intégrés dans des filières de<br />

valorisation matière font l’objet d’une valorisation énergétique<br />

grâce à la récupération de la chaleur produite par les incinérateurs<br />

équipés et le captage du biogaz issu de la dégradation<br />

des déchets stockés.<br />

Enfin, la fraction organique des flux de déchets industriels ou<br />

municipaux peut également faire l’objet d’une valorisation<br />

agronomique qui permet de restaurer la teneur en matière<br />

organique des sols et de limiter les apports d’engrais issus de<br />

fertilisants fossiles (azote, phosphore, potasse).<br />

L’engagement de <strong>Veolia</strong> Propreté est de diminuer la part de<br />

déchets stockés ou incinérés sans valorisation et de favoriser la<br />

valorisation matière.<br />

Cette stratégie est confortée par l’évolution des filières de traitement<br />

entre 2006 et <strong>2007</strong>. Les filières de valorisation matière<br />

(notamment grâce à l’intégration de la nouvelle filiale Sulo) et<br />

énergétique voient leur part augmenter. La part des déchets<br />

stockés ou incinérés sans valorisation diminue de plus de 5 %<br />

par rapport à 2006.<br />

N<br />

3,3 %<br />

96,7 %<br />

3,2 %<br />

96,8 %<br />

3,5 %<br />

96,5 %<br />

● Sans valorisation énergétique<br />

● Avec valorisation<br />

2005 2006 <strong>2007</strong><br />

/ VALORISATION ÉNERGÉTIQUE DU DÉCHET INCINÉRÉ<br />

Avec un taux d’équipement des incinérateurs de plus de 92 %,<br />

la quasi-totalité du tonnage traité dans ce type d’installation<br />

bénéficie d’une valorisation énergétique.<br />

Les installations non équipées de systèmes de valorisation<br />

énergétique sont pour l’essentiel des incinérateurs de déchets<br />

dangereux pour lesquels la priorité est donnée à la réduction<br />

des émissions polluantes.


Économiser les ressources en eau<br />

N<br />

Indicateur à objectif quantifié<br />

Nouvel indicateur<br />

80,7 %<br />

77 %<br />

81,1 %<br />

77,7 %<br />

81,7 %<br />

75,3 % 80 %<br />

<strong>Veolia</strong> Eau maintient un taux de rendement de ses réseaux d’eau potable<br />

dans l’Union européenne supérieur à 80 %, conformément à l’engagement<br />

pris en 2002 et reconduit jusqu’en 2011, témoignant ainsi de son niveau élevé<br />

de performance sur ses marchés matures.<br />

2005 2006 <strong>2007</strong> Objectif<br />

(UE 15 pays)<br />

/ TAUX DE RENDEMENT DES RÉSEAUX<br />

D’EAU POTABLE<br />

● UE (15 pays)<br />

● Monde<br />

Le développement dans des pays dont les services d’eau appellent des remises<br />

à niveau importantes, qui s’effectuent sur plusieurs années, est incompatible<br />

avec la prise d’engagement sur le périmètre monde. Ainsi, en <strong>2007</strong>, l’entrée<br />

dans le périmètre d’un contrat nouveau concernant une ville de 1,5 million<br />

d’habitants avec un taux de rendement de 15,4 % fait baisser de deux points<br />

notre rendement mondial qui, sans cette incidence, se serait établi à 78,5 %<br />

en hausse par rapport à 2006.<br />

Préserver les ressources énergétiques<br />

4433<br />

2006<br />

+ 54 %<br />

2468<br />

1 965<br />

6 807<br />

<strong>2007</strong><br />

5026<br />

1781<br />

● Énergie<br />

renouvelable<br />

● Énergie<br />

alternative<br />

/ CONSOMMATION D’ÉNERGIES RENOUVELABLES<br />

ET ALTERNATIVES<br />

(<strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia - milliers de MWh)<br />

En deux ans, la consommation d’énergies renouvelables et alternatives de<br />

<strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia a augmenté de deux tiers et de 54 % par rapport à 2006,<br />

du fait de trois facteurs :<br />

• une politique d’acquisition et de développement privilégiant des opérations<br />

significativement utilisatrices de biomasse, notamment en Hongrie et en<br />

Allemagne ;<br />

• la poursuite d’une politique de substitution de biomasse aux combustibles<br />

fossiles dans nos exploitations soit par le développement de chaudières<br />

biomasse, soit par l’intégration d’une part de biomasse au charbon brûlé ;<br />

• le développement de la récupération de chaleur sur les usines d’incinération<br />

d’ordures ménagères (UIOM G ).<br />

Remarque: la chaleur récupérée sur les UIOM est désormais prise en compte à 50 % dans la catégorie<br />

énergie renouvelable contre 100 % dans la catégorie énergie alternative auparavant. Cette répartition<br />

conforme aux recommandations internationales nous a amené à mettre à jour les chiffres 2006.<br />

+ 29 %<br />

15 377<br />

N<br />

+ 2 points<br />

13 %<br />

11 969<br />

494<br />

11 %<br />

322<br />

7 631<br />

4016<br />

8 849<br />

6034<br />

● Énergie<br />

● Propreté<br />

● Eau<br />

2006<br />

<strong>2007</strong><br />

/ PRODUCTION D’ÉNERGIES RENOUVELABLES ET ALTERNATIVES<br />

(milliers de MWh thermiques et électriques)<br />

La production d’énergies renouvelables et alternatives du Groupe progresse<br />

de près de 29 % et atteint 15 377 milliers de MWh thermiques et électriques.<br />

La valorisation énergétique des déchets incinérés et stockés augmente<br />

de 16 % par rapport à 2006 et constitue toujours la principale source de<br />

production du Groupe (57,5 % du total). Toutefois, sa proportion dans la<br />

production totale d’énergie renouvelable et alternative est en régression<br />

de cinq points du fait de la forte augmentation de la production<br />

d’énergie issue de biomasse de <strong>Veolia</strong> Énergie (+ 50 %).<br />

Dans un volume restreint, le déploiement par <strong>Veolia</strong> Eau d’une politique<br />

de production d’énergies renouvelables (valorisation énergétique de<br />

biogaz et microturbines) augmente de plus de 53 %.<br />

2006 <strong>2007</strong><br />

/ TAUX DE COUVERTURE DE LA CONSOMMATION<br />

TOTALE D’ÉNERGIE PAR LA PRODUCTION<br />

D’ÉNERGIES RENOUVELABLES ET ALTERNATIVES<br />

(électrique et thermique)<br />

En <strong>2007</strong>, <strong>Veolia</strong> Environnement a produit<br />

15,4 millions de MWh d’énergies renouvelables<br />

et alternatives pour une consommation totale<br />

d’énergie de 117,6 millions de MWh. Le taux de<br />

couverture de la consommation énergétique de<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement par la production d’énergies<br />

renouvelables et alternatives atteint 13 %, en<br />

progression de deux points par rapport à 2006.


- 3,4 %<br />

Limiter nos impacts<br />

Lutter contre le changement climatique<br />

PERFORMANCE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

81<br />

0,337<br />

0,331<br />

N<br />

52 %<br />

47,4 %<br />

50,2 %<br />

- 1,8 %<br />

0,309<br />

2005 2006<br />

proforma 2005<br />

<strong>2007</strong><br />

proforma 2005<br />

2005 2006 <strong>2007</strong><br />

/ PERFORMANCE CARBONE DES INSTALLATIONS DE PLUS<br />

DE 20 MW (tonne de CO2/MWh thermique produit)<br />

<strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia poursuit ses efforts pour réduire l’intensité<br />

carbonique de la chaleur produite par les installations de plus de<br />

20 MW. À périmètre constant (base 2005), le contenu en carbone<br />

du MWh produit a diminué de 1,8 % en 2006, malgré les conditions<br />

climatiques peu favorables, et de 3,4 % en <strong>2007</strong> grâce à<br />

l’optimisation des rendements, la gestion du mix énergétique,<br />

une meilleure utilisation des cogénérations et le développement<br />

des énergies renouvelables et alternatives.<br />

Remarque : sur la base d’un proforma 2006, le contenu carbone du MWh produit<br />

aurait diminué de 5,3 %. Sans le proforma, en intégrant le nouveau contrat<br />

en Hongrie (chauffage au bois), la performance <strong>2007</strong> est encore meilleure,<br />

s’améliorant de 6,4 %, soit 0,32 tonne de CO2 par MWh thermique.<br />

N<br />

19,7 %<br />

20,1 %<br />

21,7 % 23 %<br />

2005 2006 <strong>2007</strong> Objectif<br />

2011<br />

/ RATIO D’ÉCO-EFFICACITÉ CARBONE (<strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia<br />

– réduction globale des émissions de GES/émissions de GES totales)<br />

<strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia a élaboré en 2006 un indicateur quantifiant<br />

la réduction globale des émissions de GES et traduisant en<br />

tonnes de CO2 les économies d’énergie primaire réalisées.<br />

Les efforts déployés pour diminuer les émissions de GES, notamment<br />

grâce aux systèmes experts de gestion de l’énergie et aux<br />

énergies renouvelables, ont été traduits dans un ratio d’« éco-efficacité<br />

carbone » qui mesure la part de la réduction globale des émissions<br />

ramenée aux émissions de GES totales de <strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia.<br />

En 2006, l’acquisition de nouvelles installations au charbon<br />

explique la faible augmentation de l’indicateur par rapport<br />

à 2005. En <strong>2007</strong>, la diminution de la part de charbon, l’augmentation<br />

de 42 % de la part du bois et la baisse de 12 % de la part<br />

du fioul dans le mix énergétique permettent d’atteindre une<br />

valeur de 21,7 %. <strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia s’est fixé un objectif<br />

d’« éco-efficacité carbone » de 23 % à l’horizon 2011.<br />

/ TAUX DE CAPTAGE DU MÉTHANE DES CSD<br />

(en exploitation et dont <strong>Veolia</strong> Propreté contrôle les investissements)<br />

En 2002, <strong>Veolia</strong> Propreté s’est engagé à équiper ses centres de<br />

stockage de déchets (acceptant des déchets biodégradables,<br />

en exploitation et dont <strong>Veolia</strong> Propreté possède la maîtrise des<br />

investissements) en système de captage et traitement du biogaz,<br />

avec un objectif de 100 % à fin 2006.<br />

En <strong>2007</strong>, 82 % des CSD sont équipés, ce qui représentent 92 %<br />

des déchets enfouis. 20 sites restent encore à équiper et font<br />

l’objet d’un plan d’investissement. Ce plan inclue notamment<br />

cinq MDP G en cours.<br />

L’enjeu se déplace désormais sur deux terrains complémentaires.<br />

• Les méthodologies de calcul de la production du méthane et<br />

de mesure du méthane capté et émis :<br />

<strong>Veolia</strong> Propreté utilise, en fonction de ses obligations réglementaires,<br />

différentes méthodologies de calcul de la production<br />

de méthane des CSD dont aucune ne peut prétendre<br />

représenter une mesure exacte. De plus, la mesure du<br />

méthane capté comporte des incertitudes. L’importance de<br />

l’enjeu a conduit à engager un travail d’innovation portant sur<br />

la modélisation de production de méthane, la fiabilisation de<br />

la mesure du méthane capté et la mise au point d’une méthodologie<br />

de mesure exacte des émissions diffuses de méthane.<br />

• L’efficacité des dispositifs de captage :<br />

afin d’apprécier nos progrès dans ce domaine, nous avons pris<br />

la décision de communiquer à partir de <strong>2007</strong> sur le taux de<br />

captage effectif des émissions de méthane théoriques (malgré<br />

les réserves qu’appellent les méthodes de calcul et de<br />

mesure).<br />

Le Groupe s’engage à améliorer d’ici à 2011 son taux de captage,<br />

qui s’établit en <strong>2007</strong> à 50,2 %. Sans Proactiva (1) , le taux de<br />

captage est de 58,4 % sur le seul périmètre de <strong>Veolia</strong> Propreté.<br />

<strong>Veolia</strong> Propreté et Proactiva ont lancé des plans d’actions<br />

visant à :<br />

• planifier l’installation de systèmes de captage et traitement<br />

sur les sites non équipés (via notamment des MDP) ;<br />

• déployer des méthodes d’exploitation efficaces des systèmes<br />

de captage du biogaz.<br />

Le Groupe délivrera en 2008 une valeur cible de son taux de<br />

captage à échéance 2011, susceptible de faire l’objet d’une révision<br />

en fonction des mouvements de périmètres significatifs<br />

ou de révisions éventuelles de méthodologies de mesure.<br />

(1) Proactiva est une filiale à 50 % avec le groupe espagnol FCC, intervenant en Amérique latine.


Santé environnementale<br />

N<br />

Indicateur à objectif quantifié<br />

Nouvel indicateur<br />

87,3 %<br />

88,9 %<br />

97,9 % 95 %<br />

La gestion des émissions de dioxines liées aux déchets traités<br />

dans les incinérateurs représente un enjeu de santé publique.<br />

Faute d’une valeur scientifiquement admise, <strong>Veolia</strong> Propreté a<br />

adopté, pour mesurer sa performance, la référence réglementaire<br />

la plus stricte qui est celle de l’Union européenne.<br />

2005 2006 <strong>2007</strong> Objectif<br />

/ PART DES DÉCHETS TRAITÉS DANS DES INCINÉRATEURS<br />

AVEC DES ÉMISSIONS DE DIOXINES INFÉRIEURES À 0,1 NG/NM 3<br />

(tous sites)<br />

En <strong>2007</strong>, <strong>Veolia</strong> Propreté a décidé d’étendre l’indicateur à l’ensemble<br />

des installations gérées, y compris quand il n’en<br />

contrôle pas l’investissement (ce qui représente un total de<br />

78 incinérateurs contre 23 auparavant) et de se fixer un objectif<br />

de maintien au-dessus de 95 % sur ce nouveau périmètre.<br />

Part de la population<br />

évaluée avec un taux de<br />

conformité uniquement<br />

Part de la population<br />

évaluée avec les<br />

classes de qualité<br />

87,04 %<br />

●<br />

●<br />

12,25 %<br />

● Eau d’excellente qualité<br />

● Eau de qualité maîtrisée<br />

● Eau de qualité insuffisante<br />

sur le long terme<br />

21,22 %<br />

78,78 %<br />

0,62 %<br />

0,09 %<br />

0,00 %<br />

● Eau de qualité insuffisante<br />

à court terme<br />

● Eau de mauvaise qualité<br />

N<br />

Qualité sanitaire<br />

de l’eau potable<br />

Le taux de conformité réglementaire est universellement<br />

utilisé pour rendre compte de la qualité sanitaire de l’eau.<br />

Cet indicateur présente toutefois certaines limites que<br />

<strong>Veolia</strong> Eau a souhaité dépasser. Pour évaluer la qualité<br />

de l’eau qu’il distribue, <strong>Veolia</strong> Eau a créé un nouvel indicateur<br />

basé sur des paramètres chimiques et bactériologiques<br />

jugés prioritaires par l’Organisation mondiale de la santé:<br />

E-coli, arsenic, fluorures, nitrates, sélénium. Le mode<br />

de calcul de cet indicateur intègre l’intensité et la durée<br />

des dépassements par rapport aux seuils recommandés<br />

par l’OMS. Il reflète donc la capacité de l’exploitant<br />

à engager dans les meilleurs délais les actions correctives<br />

adaptées à un contrôle permanent de la qualité sanitaire<br />

de l’eau distribuée.<br />

En <strong>2007</strong>, l’indicateur a pu être calculé pour 78,8 % de<br />

la population totale desservie à travers le monde par<br />

<strong>Veolia</strong> Eau. L’objectif est d’adapter les outils et organisations<br />

pour atteindre rapidement un taux de couverture de 100 %.<br />

Sur l’ensemble de la population pour laquelle cet indicateur<br />

a pu être calculé, 99,3 % de la population desservie par<br />

<strong>Veolia</strong> Eau a bénéficié d’une eau d’excellente qualité ou<br />

de qualité maîtrisée. Pour 0,7 %, des solutions adaptées<br />

devront être trouvées avec nos clients afin d’atteindre<br />

les standards internes de <strong>Veolia</strong> Eau concernant la qualité<br />

sanitaire des eaux distribuées.<br />

Gestion du risque légionnelle sur nos installations<br />

Le dispositif de prévention développé par <strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia repose sur :<br />

• l’existence d’un plan de prévention adapté à chaque pays et conforme au dispositif du Groupe ;<br />

• la sensibilisation du personnel au risque légionelle ;<br />

• l’audit de chacun de ses sites à risques et l’exercice de notre devoir de conseil vis-à-vis de nos clients ;<br />

• le déploiement de dispositifs techniques conformes au plan de prévention.<br />

En <strong>2007</strong>, le taux d’avancement atteint 89,7 %, en progression de près de cinq points par rapport à 2006.<br />

La progression constante de l’indicateur témoigne des efforts de <strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia pour assurer la performance<br />

de ses installations quant à la qualité du niveau de surveillance et de prévention.


2,69<br />

2,53 2,51<br />

2,48<br />

PERFORMANCE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

83<br />

Limiter les polluants atmosphériques<br />

27<br />

80<br />

1172<br />

20<br />

55<br />

965<br />

21<br />

54<br />

933<br />

● Poussière<br />

● HCI<br />

147 106 90<br />

2005 2006 <strong>2007</strong><br />

● NOx<br />

● SOx<br />

/ ÉMISSIONS DES UNITÉS D’INCINÉRATION DE DÉCHETS<br />

(dangereux ou non dangereux en g/tonne de déchets incinérés)<br />

Les émissions des unités d’incinération par tonne de déchets<br />

traités continuent de diminuer grâce à l’amélioration de la performance<br />

des systèmes de traitement des fumées. C’est<br />

notamment le cas des oxydes d’azote dont le traitement s’est<br />

amélioré de manière significative dans la zone Asie.<br />

Émissions<br />

unitaires CO<br />

0,73 0,69 0,65 0,62<br />

0,36 0,33 0,31<br />

0,30<br />

Émissions<br />

unitaires HC<br />

● 2005 ● 2006 ● <strong>2007</strong> ● Objectif 2008<br />

Émissions<br />

unitaires particules<br />

/ ÉMISSIONS UNITAIRES DES VÉHICULES DE TRANSPORT<br />

DE VOYAGEURS (gramme par kilomètre)<br />

<strong>Veolia</strong> Transport poursuit ses efforts pour réduire les émissions<br />

polluantes de sa flotte de véhicules de transport de voyageurs.<br />

Par rapport au périmètre de référence fixé en 2005<br />

(80 % de la flotte de véhicules), les objectifs de réduction fixés<br />

pour 2008 sont de 8 % pour le monoxyde de carbone (CO), 14 %<br />

pour les hydrocarbures (HC), et 15 % pour les particules.<br />

Les résultats <strong>2007</strong> s’améliorent respectivement de 1 %, 6 % et<br />

5 % sur le CO, HC et particules, ce qui reste en ligne avec les<br />

objectifs fixés pour fin 2008.<br />

Remarque : les valeurs 2005 et 2006 ont été mises à jour afin d’intégrer une<br />

correction sur le périmètre de référence 2005.<br />

Limiter les rejets de polluant dans l’eau<br />

90,1 %<br />

78 %<br />

90 %<br />

79,7 %<br />

80 %<br />

2006 <strong>2007</strong> Objectif DBO<br />

● Rendement épuratoire DBO<br />

/ RENDEMENT ÉPURATOIRE DES STATIONS<br />

(capacité supérieure à 50 000 EH)<br />

● Rendement épuratoire global<br />

Afin de mieux refléter la performance des traitements mis en<br />

œuvre, <strong>Veolia</strong> Eau a développé un indicateur composite qui<br />

prend en compte et pondère les différentes formes de pollution,<br />

suivant l’approche utilisée par les agences de l’eau<br />

en France.<br />

La demande chimique en oxygène (DCO), l’azote (N), le phosphore<br />

(P), et les matières en suspension (MES) viennent ainsi<br />

compléter la demande biologique en oxygène (DBO) pour<br />

représenter un taux de rendement global.<br />

Le taux de rendement épuratoire global atteint cette année<br />

79,7 %. Le rendement épuratoire (DBO) reste par ailleurs<br />

stable à 90 %.


Gestion de nos impacts<br />

propres et cohérence vis-à-vis<br />

de nos activités<br />

Au travers de ses activités, le Groupe génère des impacts sur l’environnement<br />

dont le degré de maîtrise détermine son niveau de responsabilité.<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement gère trois types d’installations:<br />

• les installations industrielles dont le Groupe possède le contrôle<br />

des investissements ;<br />

• les installations industrielles dont le Groupe ne possède pas le<br />

contrôle des investissements et nécessitent une concertation avec<br />

l’autorité délégante ;<br />

• les sites tertiaires, structures fonctionnelles et administratives<br />

dont le Groupe assume la pleine responsabilité.<br />

Les installations industrielles sont intégrées dans le SME, ce qui<br />

permet de contrôler et réduire l’impact des activités du Groupe sur<br />

l’environnement au travers de plans d’actions.<br />

Les sites tertiaires ne sont pas, à ce jour, reportés dans le SME, mais<br />

l’estimation de leurs impacts donne les valeurs suivantes:<br />

• consommation propre d’eau, 1 million de m 3 ;<br />

• consommation propre d’énergie, 325000 MWh ;<br />

• production propre de déchets, 21000 tonnes ;<br />

• émissions propres de CO2, 0,1 million de tonnes.<br />

Une analyse plus fine de la nature des impacts de tous les sites du<br />

Groupe (via notamment l’établissement d’une cartographie) sera<br />

établie dans le cadre d’un plan d’actions global avec une réflexion<br />

associée sur les responsabilités du Groupe.<br />

FOCUS<br />

Outil d’aide<br />

à la décision pour<br />

construire un dépôt<br />

écologique de bus<br />

La direction du développement <strong>durable</strong> et <strong>Veolia</strong><br />

Transport ont développé avec un bureau d’étude<br />

spécialisé un outil d’aide à la décision pour<br />

construire un dépôt écologique de bus. Cet outil<br />

permet, à partir des caractéristiques techniques<br />

et géographiques du dépôt, de faire des choix<br />

hiérarchisés en fonction du caractère<br />

environnemental et d’évaluer le retour sur<br />

investissement en résultant.<br />

Les engagements du Groupe<br />

Construire des sites tertiaires <strong>durable</strong>s<br />

La réalisation des bâtiments tertiaires (bureaux, centres de<br />

recherche, locaux de formation, etc.), dont le Groupe est maître<br />

d’ouvrage, s’appuiera sur des critères de construction <strong>durable</strong>.<br />

Un cahier des charges type a été établi définissant les exigences<br />

minimales (obtention de la certification NQ HQE® Tertiaire)<br />

à respecter. <strong>Veolia</strong> Environnement souhaite aller encore plus<br />

loin jusqu’à la réalisation de bâtiments à « énergie zéro ».<br />

Les cinq nouveaux campus de <strong>Veolia</strong> Environnement intègrent<br />

désormais cet engagement.<br />

Rationaliser les achats<br />

Le siège de <strong>Veolia</strong> Environnement a entrepris une démarche<br />

d’optimisation de ses achats de papier (rapports, publications<br />

internes, brochures, etc.) par la mise en place d’un référencement<br />

d’imprimeurs intégrant des critères de développement<br />

<strong>durable</strong>. Le Groupe n’achètera que du papier auprès des fournisseurs<br />

labellisés IMPRIM’VERT, garantissant la suppression<br />

totale de produits toxiques, la sécurisation des stockages de<br />

produits et de déchets dangereux. Par ailleurs, le Groupe s’engagera<br />

désormais à éditer des documents pour ses communications<br />

interne et externe sur des papiers – a minima – issus<br />

de forêts gérées <strong>durable</strong>ment (FSC).<br />

Renouveler la flotte de véhicules légers<br />

La politique de réduction des émissions de CO2 a permis<br />

d’améliorer la performance environnementale et économique<br />

des 28 000 véhicules en France. Depuis 2006, le renouvellement<br />

du parc automobile a eu un effet positif dans la réduction<br />

des émissions de CO2, grâce à l’application d’une grille de<br />

sélection des nouveaux véhicules. Les 6 000 nouveaux véhicules<br />

entrés en <strong>2007</strong>, toutes catégories confondues, ont une émission<br />

moyenne à l’homologation de 145,6 gCO2/km, c’est-à-dire 8,9 %<br />

de moins que les véhicules entrés en 2005, avant la mise en<br />

place de cette politique.<br />

D’ici à 2010, le Groupe s’est engagé à réduire de 10 % les émissions<br />

totales de l’ensemble de la flotte par rapport à 2006.<br />

Des sites performants<br />

Économiser l’eau<br />

À Nancy (France), <strong>Veolia</strong> Propreté a mis en place un dispositif<br />

de lavage des bornes d’apport volontaire de verre et de papier<br />

qui permet de récupérer les eaux usées, de les filtrer avant de<br />

les apporter en usine de dépollution.<br />

<strong>Veolia</strong> Transport utilise le recyclage des eaux pour le lavage<br />

de ses véhicules à hauteur de 25 % du parc, soit plus de<br />

8 200 véhicules de transport public.


PERFORMANCE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

85<br />

À Bordeaux (France), <strong>Veolia</strong> Transport a développé des fontaines<br />

biologiques pour nettoyer les pièces mécaniques, limitant<br />

ainsi les émissions de rejets liquides et gazeux dans l’environnement<br />

et supprimant l’utilisation de produits détergents.<br />

Optimiser la consommation énergétique<br />

Le siège de <strong>Veolia</strong> Environnement a élaboré un programme de<br />

sensibilisation des collaborateurs aux éco-gestes. Des mesures<br />

d’économies d’énergie ont été mises en place grâce à une<br />

optimisation de l’éclairage (installation d’ampoules basse<br />

consommation, détecteurs de mouvements dans les sanitaires,<br />

programmation horaire dans certains lieux). La consommation<br />

d’électricité a ainsi diminué de 33 % en <strong>2007</strong> par rapport<br />

à 2005.<br />

En France,<strong>Veolia</strong> Transport a mis en place pour les conducteurs<br />

de bus des lampes autonomes à ampoules « basse tension »<br />

qui se rechargent manuellement.<br />

Limiter les émissions liées au transport individuel<br />

À Agen (France), <strong>Veolia</strong> Eau a mis en circulation cinq véhicules<br />

hybrides qui permettent de réduire les émissions polluantes et<br />

de réaliser des économies sur le poste carburant.<br />

Au Royaume-Uni,<strong>Veolia</strong> Eau développe un plan de déplacement<br />

visant à favoriser le covoiturage de ses collaborateurs.<br />

Recycler les déchets<br />

En Chine, <strong>Veolia</strong> Eau a adhéré au programme Planet Partners,<br />

développé par son fournisseur de consommables informatiques<br />

en partenariat avec une ONG locale, qui permet un recyclage<br />

responsable et sensibilise ses équipes locales aux bienfaits de<br />

cette pratique.<br />

En France,<strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia a mis en place des kits en carton,<br />

fournis par <strong>Veolia</strong> Propreté, pour collecter les petits déchets toxiques<br />

après une intervention de maintenance.<br />

Formation environnementale et<br />

sensibilisation au développement<br />

<strong>durable</strong><br />

La sensibilisation au développement <strong>durable</strong> est présente<br />

dans le cadre des formations dispensées par le Campus <strong>Veolia</strong>.<br />

En <strong>2007</strong>, 60 étudiants (futurs responsables d’exploitation de<br />

<strong>Veolia</strong>) ont été diplômés du master de « management et ingénierie<br />

des services à l’environnement », soit 96 % des effectifs.<br />

Le master consacre 20 % du temps d’enseignement aux thèmes<br />

de l’environnement et du développement <strong>durable</strong>.<br />

Les journées d’intégration <strong>Veolia</strong> Environnement (JIVE), proposées<br />

à tous les nouveaux cadres du Groupe, comportent des<br />

ateliers au cours desquels les participants sont évalués sur<br />

leur capacité à intégrer les thématiques du développement<br />

<strong>durable</strong> dans leurs travaux.<br />

<strong>Veolia</strong> Propreté a intégré un module de sensibilisation environnementale<br />

dans son programme de formation de ses collaborateurs<br />

ouvriers.<br />

Les divisions relaient également ces messages. Ainsi, <strong>Veolia</strong><br />

Eau a développé un réseau de correspondants servant de<br />

relais, en fonction du contexte local, à la stratégie de développement<br />

<strong>durable</strong> du Groupe. Ces démarches se sont notamment<br />

développées au Royaume-Uni (Three Valleys Water), en<br />

France (dans la région Sud-Ouest), en Allemagne et au Niger.<br />

ENTRETIEN<br />

Le projet Ressources de <strong>Veolia</strong> Propreté<br />

Pouvez-vous nous décrire le projet Ressources et<br />

son déploiement au sein de votre région<br />

Grâce à un bilan Carbone ® et un diagnostic énergétique,<br />

un état des lieux et un plan d’actions associé ont été<br />

réalisés sur trois sites pilotes avec la mise en place<br />

d’indicateurs de suivi de performances et une mobilisation<br />

de l’ensemble des équipes (formation de 500 personnes).<br />

Au niveau régional, l’ensemble des acteurs commerciaux<br />

(100 personnes) suivent des formations, élaborées<br />

en collaboration avec la direction du développement<br />

<strong>durable</strong>. Son déploiement est prévu à l’ensemble de<br />

<strong>Veolia</strong> Propreté Centre-Ouest, en fonction des résultats<br />

des sites pilotes ainsi que vers les autres métiers<br />

du groupe en région France Ouest.<br />

Bernard Harambillet,<br />

Directeur régional adjoint<br />

de la région Centre-Ouest<br />

de <strong>Veolia</strong> Propreté (VPCO)<br />

sur le projet Ressources<br />

Quelles-sont les motivations de <strong>Veolia</strong> Propreté région<br />

Centre-Ouest à l’origine du projet Ressources<br />

C’est avant tout utiliser le développement <strong>durable</strong> comme<br />

un levier de management et d’innovation pour atteindre<br />

les deux objectifs principaux : limiter nos propres impacts<br />

(notamment nos émissions de CO2) et faire évoluer nos<br />

offres commerciales en réponse aux nouvelles attentes<br />

de nos clients.


Performance sociale<br />

Travailler pour nos objectifs de progrès<br />

Connaître la réalité sociale et les pratiques opérationnelles du<br />

Groupe est essentiel au déploiement d’une gestion homogène<br />

de nos ressources humaines à l’échelle globale, ou dans le cadre<br />

de projets d’extension. Notre réseau mondial de 600 correspondants<br />

réalise la collecte, le traitement et la consolidation de<br />

160 indicateurs sociaux. Un progiciel dédié renforce la fiabilité<br />

du recueil et la validation des données. Ces informations donnent<br />

lieu à des analyses par zone géographique, par pays, et par<br />

type d’activité. Quant à la qualité et à l’exhaustivité des informations<br />

sociales publiées, <strong>Veolia</strong> Environnement est classé parmi<br />

les leaders des entreprises du CAC 40. Des axes forts, impulsés<br />

par la direction générale, guident notre politique sociale.<br />

Différents paramètres sont ainsi l’objet d’une investigation particulière,<br />

et concentrent les efforts de pilotage des entités :<br />

• la fidélisation des salariés ;<br />

• la réduction de l’absentéisme ;<br />

• la sécurité des conditions de travail ;<br />

• la diminution de la main-d’œuvre temporaire (CDD, intérimaires) ;<br />

• le développement de la formation professionnelle et des compétences,<br />

notamment par la voie de l’alternance.<br />

La diversité : moteur de notre<br />

politique sociale<br />

La diversité est inscrite dans notre modèle social. C’est pourquoi<br />

les particularités de nos quatre activités, la diversité de nos<br />

implantations locales, l’hétérogénéité des données qu’elles produisent<br />

confirment les difficultés à suivre des indicateurs généraux<br />

à l’échelle du Groupe, comme le signalent les études réalisées<br />

en <strong>2007</strong>.<br />

Celles-ci ont souligné la nécessité d’adapter nos indicateurs de<br />

progrès aux réalités locales de nos pays d’implantation, de<br />

prendre mieux en compte les acquisitions d’entreprises ou<br />

reprises d’exploitations constituant une modification significative<br />

et continue du périmètre de <strong>Veolia</strong> Environnement.<br />

Dans ce contexte a émergé la nécessité de standards minimaux,<br />

qui offrent la possibilité de contrôler l’engagement du<br />

Groupe à l’échelle des réalités locales. Ces standards constituent<br />

en effet des critères plus pertinents pour un Groupe<br />

ancré dans une diversité de contextes et une variété d’activités.<br />

Des standards minimaux sociaux<br />

pour la diversité<br />

Acteur de la diversité, engagé dans des contextes locaux extrêmement<br />

variés, nous développons des standards minimaux<br />

sociaux. À titre d’exemple, <strong>Veolia</strong> Environnement a entrepris,<br />

depuis 2002, de se donner une visibilité comparative en<br />

termes de rémunération. Nous comparons ainsi la rémunération<br />

moyenne de nos salariés à la rémunération minimale<br />

moyenne locale. Cette comparaison entre salaires minimums<br />

garantis ou pratiqués dans 18 pays d’implantation étudiés<br />

en 2006 montre que le rapport des salaires du Groupe est égal<br />

à 2,2 fois le salaire minimum légal moyen de ces pays (soit<br />

un salaire moyen pondéré de 26 566 euros pour <strong>Veolia</strong><br />

Environnement, contre un salaire minimum légal moyen de<br />

12 008 euros). Ces 18 pays couvrent les deux tiers des salariés<br />

de <strong>Veolia</strong> Environnement.<br />

FOCUS<br />

Vérification des<br />

données sociales par KPMG,<br />

commissaire aux comptes<br />

La qualité du reporting social a été confirmée par<br />

une évaluation externe. Onze données sociales<br />

essentielles, choisies par le Groupe, ont été vérifiées<br />

par KPMG, l’un des commissaires aux comptes<br />

de <strong>Veolia</strong> Environnement. KPMG, dans son avis (niveau<br />

d’assurance modérée), conclut que les données<br />

vérifiées ne comportent pas d’anomalies significatives.<br />

Il souligne la maîtrise des procédures de reporting<br />

mises en place, la qualité du logiciel utilisé, la fiabilité<br />

de la collecte des données, ainsi que le fort<br />

environnement de contrôle et de vérification.<br />

L’avis externe de KPMG figure dans le rapport<br />

social <strong>2007</strong> de <strong>Veolia</strong> Environnement.<br />

Entre 2005 et <strong>2007</strong>, le nombre de participants à nos actions de<br />

formation a considérablement augmenté, et un nombre de<br />

femmes de plus en plus grand en a bénéficié.<br />

Ces actions ont favorisé la mobilité interne au sein du Groupe:<br />

82 % de mobilité intrasociété et 18 % de mobilité intersociétés<br />

montrent la fidélité que nos collaborateurs portent à leur<br />

Groupe.Dans ce contexte,le taux de promotion professionnelle<br />

est en légère mais régulière augmentation.<br />

Notre politique sociale vise à réduire les différences et promouvoir<br />

l’égalité des chances. On constate que les écarts de salaires<br />

dans le Groupe sont, dans l’ensemble, inférieurs, voire largement<br />

inférieurs, aux écarts relevés par Eurostat à l’échelle européenne.<br />

En France, où l’écart moyen est de 18,9 %, celui des<br />

salaires de <strong>Veolia</strong> Environnement n’est que de 12,6 %.<br />

Dans le même esprit, la nouvelle augmentation de capital proposée<br />

à nos salariés en <strong>2007</strong> a rencontré un taux moyen de participation<br />

de 20,5 % (contre 17,1 % en 2006) qui témoigne de la<br />

confiance des collaborateurs dans leur Groupe.


PERFORMANCE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

87<br />

Structure des effectifs<br />

8 %<br />

24 684<br />

9 %<br />

28 868<br />

6 %<br />

19 216<br />

5 %<br />

16 845 ● France<br />

37 %<br />

117 434<br />

● Europe (hors<br />

France)<br />

● Amérique<br />

du Nord<br />

● Asie Océanie<br />

65 %<br />

8 %<br />

15 %<br />

● Employés<br />

administratifs<br />

● Ouvriers/agents<br />

d’exploitation<br />

35 %<br />

112 455<br />

● Amérique<br />

du Sud<br />

● Afrique<br />

et Moyen-Orient<br />

12 %<br />

● Cadres<br />

● Agents<br />

de maîtrise/<br />

techniciens<br />

/ RÉPARTITION DES EFFECTIFS <strong>2007</strong> PAR ZONE GÉOGRAPHIQUE<br />

/ RÉPARTITION DES EFFECTIFS PAR CATÉGORIE SOCIOPROFESSIONNELLE AU 31/12/<strong>2007</strong><br />

93 %<br />

7 %<br />

● Effectif en contrat<br />

sans limitation de<br />

durée équivalent<br />

temps plein<br />

● Effectif en contrat<br />

avec limitation de<br />

durée équivalent<br />

temps plein<br />

21 %<br />

65 519<br />

79 %<br />

253 983<br />

L’entreprise offre des emplois<br />

pérennes à 93 % de ses salariés<br />

par rapport à 2006<br />

● Hommes<br />

● Femmes<br />

/ RÉPARTITION DES EFFECTIFS EN ETP PAR TYPE DE CONTRAT<br />

/ RÉPARTITION DES EFFECTIFS ENTRE HOMMES ET FEMMES AU 31/12/<strong>2007</strong><br />

Au 31 décembre <strong>2007</strong>,l’effectif s’élevait à 319502 personnes,soit une<br />

augmentation de 7 % par rapport à 2006. Près de deux tiers des<br />

effectifs sont à l’international. C’est la zone Amérique du Sud qui<br />

enregistre la plus forte croissance relative (+ 13,2 %). L’Europe (hors<br />

France) reste, toutefois, la zone contribuant le plus à la croissance<br />

des effectifs du Groupe (+ 7,7 %).La répartition des effectifs par catégorie<br />

socioprofessionnelle reflète les activités d’un Groupe ancré<br />

dans les réalités du terrain, réclamant un fort taux de main-d’œuvre<br />

salariée. Entre 2006 et <strong>2007</strong>, l’entreprise a augmenté ses effectifs<br />

recrutés en contrat à durée indéterminée. Ses effectifs recrutés<br />

en contrat à durée déterminée restent largement minoritaires,<br />

conformément aux orientations sociales du Groupe. La représentativité<br />

comparée des hommes et des femmes relève de paramètres<br />

propres à nos métiers, dont certains présentent des conditions de<br />

pénibilité et donc une moindre proportion de femmes (21 % dans le<br />

monde). Cependant, celles-ci représentent plus de la moitié des<br />

effectifs du Groupe dans les fonctions transverses et les services<br />

administratifs. En <strong>2007</strong>, cette disparité tend à diminuer et la tendance<br />

est à une croissance de l’effectif féminin supérieure à celle de<br />

l’effectif masculin (12,8 % contre 6,1 %).<br />

Rémunération et progression professionnelle<br />

● Femmes<br />

● Hommes<br />

● Femmes<br />

● Hommes<br />

25 318<br />

22 117<br />

25 966<br />

22 127<br />

26 786<br />

22 823<br />

18 %<br />

48 970<br />

75 032<br />

283 785<br />

132 152<br />

311 347<br />

221 813<br />

82 %<br />

2005 2006 <strong>2007</strong><br />

/ RÉMUNÉRATION MOYENNE ANNUELLE<br />

BRUTE HOMMES/FEMMES DEPUIS 2005<br />

(EN EUROS)<br />

/ MOBILITÉS AU SEIN DU GROUPE<br />

● Mobilités intrasociété<br />

● Mobilités intersociétés<br />

2005 2006 <strong>2007</strong><br />

/ NOMBRE DE PARTICIPANTS<br />

AUX ACTIONS DE FORMATION


Dynamique de l’emploi<br />

Favoriser le dialogue social<br />

Embauches<br />

CDD*, 29019<br />

Embauches<br />

CDI, 60072<br />

Départs<br />

1341<br />

1505<br />

2070<br />

Entrées<br />

Licenciements<br />

- 10532<br />

Retraites<br />

- 3570<br />

Départs volontaires<br />

- 30071<br />

Fins de contrats<br />

(CDD** et pertes de contrats)<br />

- 20283<br />

Départs pour<br />

autres causes<br />

- 3150<br />

2005 2006 <strong>2007</strong><br />

/ ACCORDS COLLECTIFS SIGNÉS DEPUIS 2005<br />

/ BILAN DES ENTRÉES ET DES SORTIES<br />

* Non compris les embauches transformées en contrats à durée<br />

indéterminée (8 030 dans le monde)<br />

** Non compris les départs de CDD à la suite d’une embauche en CDI.<br />

12 %<br />

14 296 15 687 16 072<br />

6 %<br />

7 %<br />

2005 2006 <strong>2007</strong><br />

/ REPRÉSENTANTS DU PERSONNEL DEPUIS 2005<br />

2004/2005 2005/2006 2006/<strong>2007</strong><br />

/ CRÉATION NETTE D’EMPLOI<br />

14,3 %<br />

15,7 %<br />

17,4 %<br />

13 %<br />

28 %<br />

10 %<br />

49 %<br />

2005 2006 <strong>2007</strong><br />

● Rémunération<br />

● Santé, sécurité ou conditions de travail<br />

● Dialogue social<br />

● Autres thèmes<br />

/ TAUX DE ROTATION DU PERSONNEL<br />

SOUS CONTRAT SANS LIMITATION DE DURÉE<br />

/ RÉPARTITION DES ACCORDS COLLECTIFS SIGNÉS<br />

PAR THÉMATIQUE EN <strong>2007</strong><br />

Avec une création nette d’emplois de 12 % (contre 7 %<br />

en 2006), <strong>Veolia</strong> Environnement contribue fortement au développement<br />

de l’emploi dans les pays où il opère, et confirme sa<br />

dynamique de croissance interne. Le volume d’embauche<br />

mondiale atteint 89 091 personnes (dont 67 % en CDI).<br />

L’accélération du taux de rotation s’explique majoritairement<br />

par un marché du travail plus porteur et par une accélération<br />

des départs à la retraite.<br />

Le Groupe place le dialogue avec ses collaborateurs au cœur de<br />

son modèle social. L’augmentation très significative des accords<br />

collectifs signés entre 2005 et <strong>2007</strong>,l’augmentation très régulière<br />

depuis 2005 des représentants du personnel, la répartition des<br />

accords collectifs largement centrés autour de la question des<br />

rémunérations attestent de la dynamique de cette politique de<br />

dialogue social.


Diversité des contextes locaux<br />

PERFORMANCE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

89<br />

61 %<br />

25 %<br />

14 %<br />

● Pays à faible limitation<br />

des horaires de travail<br />

(pays ayant une forte flexibilité<br />

du temps de travail)<br />

● Pays à limitation moyenne<br />

des horaires de travail<br />

(pays ayant une flexibilité<br />

moyenne du temps de travail)<br />

● Pays à forte limitation<br />

des horaires de travail (pays<br />

ayant une faible flexibilité<br />

du temps de travail)<br />

24 %<br />

11 %<br />

5 %<br />

60 %<br />

● Pays à niveau moyen<br />

de protection contre<br />

les licenciements<br />

● Pays à faible niveau<br />

de protection contre<br />

les licenciements<br />

● Pays à très faible niveau<br />

de protection contre<br />

les licenciements<br />

● Pays à fort niveau<br />

de protection contre<br />

les licenciements<br />

/ RÉPARTITION DES EFFECTIFS DE VEOLIA ENVIRONNEMENT<br />

SELON LA LIMITATION LÉGALE DU TEMPS DE TRAVAIL<br />

/ RÉPARTITION DES EFFECTIFS DE VEOLIA ENVIRONNEMENT<br />

SELON LE NIVEAU DE PROTECTION CONTRE LES LICENCIEMENTS<br />

6 %<br />

6 %<br />

81 %<br />

11 %<br />

2 %<br />

● Pays à très haut niveau<br />

d’éducation<br />

● Pays à haut niveau<br />

d’éducation<br />

● Pays à niveau<br />

d’éducation modéré<br />

● Pays à faible niveau<br />

d’éducation<br />

57 %<br />

37 %<br />

● Pays où la représentativité<br />

des femmes est forte<br />

● Pays où la représentativité<br />

des femmes est moyenne<br />

● Pays où la représentativité<br />

des femmes est faible<br />

/ RÉPARTITION DES EFFECTIFS DE VEOLIA ENVIRONNEMENT<br />

SELON LE NIVEAU D’ÉDUCATION<br />

/ RÉPARTITION DES EFFECTIFS SELON LE NIVEAU DE<br />

REPRÉSENTATIVITÉ DES FEMMES DANS LA POPULATION ACTIVE<br />

Outre la sécurité, les thèmes de formation s’ajustent en fonction du niveau d’éducation des pays. Lorsque ce dernier est faible, l’accent<br />

est mis sur les savoirs de base (lecture, écriture, calcul). Quelles que soient son origine, son ancienneté ou sa formation initiale, chaque<br />

collaborateur peut donc développer ses compétences. Au plus près des réalités locales, le Groupe pratique des durées de travail conformes<br />

aux durées légales nationales. Le recours aux heures supplémentaires dépend des pratiques locales de chaque pays et des spécificités<br />

des activités. En <strong>2007</strong>, les licenciements individuels restent limités (3,2 % de l’effectif total) et les licenciements collectifs, au nombre<br />

de 326, sont en diminution de 17 % par rapport à 2006.<br />

Organisation du travail<br />

11,3 %<br />

9,1 %<br />

L’étude de l’organisation du travail par zone géographique<br />

montre une variabilité des critères en rapport avec les spécificités<br />

et les pratiques culturelles des contextes locaux. La<br />

variété des situations sociales conduit <strong>Veolia</strong> Environnement à<br />

mettre en place une organisation du travail propre à chaque<br />

pays, en fonction des spécificités locales.<br />

0,2 %<br />

6,3 %<br />

0,2 %<br />

3,8 %<br />

197<br />

Afrique/<br />

Moyen-Orient<br />

Amérique du Nord<br />

Amérique du Sud<br />

Asie/Océanie<br />

Europe<br />

Total VE<br />

/ TAUX DE TEMPS PARTIELS PAR ZONE GÉOGRAPHIQUE EN <strong>2007</strong><br />

136<br />

12,1 %<br />

101 103<br />

50<br />

74<br />

6,3 %<br />

7,0 % 7,4 % 7,0 %<br />

0,3 %<br />

Afrique/<br />

Moyen-Orient<br />

Amérique du Nord<br />

Amérique du Sud<br />

Asie/Océanie<br />

Europe<br />

Total VE<br />

/ NOMBRE MOYEN ANNUEL D’HEURES SUPPLÉMENTAIRES/<br />

SALARIÉS EN <strong>2007</strong> ET PAR ZONE GÉOGRAPHIQUE<br />

Afrique/<br />

Moyen-Orient<br />

Amérique du Nord<br />

Amérique du Sud<br />

Asie/Océanie<br />

Europe<br />

Total VE<br />

/ TAUX DE CDD PAR ZONE GÉOGRAPHIQUE EN <strong>2007</strong>


TABLEAU DE BORD SOCIAL<br />

UNITÉ 2006 <strong>2007</strong> <strong>2007</strong><br />

VEOLIA<br />

VEOLIA<br />

ENVIRONNEMENT ENVIRONNEMENT EAU ÉNERGIE PROPRETÉ TRANSPORT FRANCE<br />

Effectif total au 31/12/N 298 498 319 502 82 867 54 375 100 032 81 532 117 716<br />

Effectif des salariés sous contrat à durée indéterminée (CDI) 278 597 298 008 78 950 50 575 92 302 75 524 110 413<br />

Effectif des salariés sous contrat à durée déterminée (CDD) 19 901 21 494 3917 3800 7730 6008 7303<br />

Nbre de contrats à durée déterminée (CDD) transformés<br />

en contrat à durée indéterminée (CDI) 7689 8030 1420 1318 3423 1853 3065<br />

Effectif des hommes 239 352 253 983 63 861 45 021 79 540 65 261 91 946<br />

Effectif des femmes 59 146 65 519 19 005 9 354 20 493 16 271 25 770<br />

Effectif des cadres 24 007 27 048 10 627 6 359 6 704 2 897 13 393<br />

Effectif des non-cadres 274 491 292 454 72 239 48 016 93 329 78 635 104 323<br />

Effectif en contrat d’alternance au 31/12/N 4787 5922 1725 2120 923 1146 2909<br />

• dont effectif en contrat d’apprentissage 2766 3104 1255 855 644 345 1902<br />

Effectif handicapé au 31/12/N 4 513 4 980 1 425 774 1 625 1 155 3 103<br />

Effectif moyen annuel pondéré total (équivalent temps plein) 268 746 291 140 80 147 50 882 85 823 73 660 110 520<br />

Effectif moyen annuel pondéré des salariés en CDI 252 728 270 880 74 896 46 626 79 830 68 936 103 964<br />

Effectif moyen annuel pondéré des salariés en CDD 16 018 20 260 5251 4256 5993 4724 6556<br />

EMBAUCHES<br />

Nombre total d’embauches 71 036 89 091 12 056 14 026 39 715 23 045 33 457<br />

• dont nombre d’embauches en contrat à durée déterminée (CDD) 29 927 37 049 3993 4219 20 347 8384 22 046<br />

• dont nombre d’embauches en contrat à durée indéterminée (CDI) 41 109 52 042 8063 9807 19 368 14 661 11 411<br />

DÉPARTS<br />

Nombre total de départs 66 561 77 991 9 846 10 175 36 912 20 919 29 103<br />

• dont nombre de licenciements individuels 8564 10 206 1051 1967 4272 2912 2814<br />

• dont nombre de licenciements collectifs 394 326 86 70 98 72 8<br />

MOBILITÉS<br />

Nombre total de mobilités 13 057 16 154 3 638 3 635 6 558 2 257 6 853<br />

• dont nombre de mobilités de cadres 2353 2920 904 750 795 423 1321<br />

HEURES SUPPLÉMENTAIRES<br />

Nombre total d’heures supplémentaires heures 21 900 015 23 760 578 3775 847 2217 179 10 455 878 7308 219 3636 641<br />

Nombre d’heures supplémentaires par salarié et par an, en moyenne heures 73 74 46 41 105 90 31<br />

MAIN-D’ŒUVRE EXTÉRIEURE<br />

Effectif intérimaire équivalent temps plein 12 506 14 026 3968 2617 6560 865 7648<br />

Versements aux entreprises de travail temporaire (en euros) euros 392 477 199 492 810 333 124 029 192 105 552 275 226 824 735 35 511 718 336 572 880<br />

ORGANISATION, DURÉE DU TRAVAIL, ABSENTÉISME<br />

Durée hebdomadaire du travail (en heures) heures 38,4 40,0 38,1 47,1 39,2 38,2 35,5<br />

Effectif à temps partiel (en équivalent temps plein) 14 970 15 839 2562 676 6086 6478 7704<br />

Nombre total de jours ouvrés d’absence (CDI) jours 3251 287 3492 789 831 932 529 694 1080 895 1045 335 1671 955<br />

• dont nombre total de jours ouvrés d’absence pour maladie (CDI) jours 2210 145 2394 092 573 790 402 077 696 156 719 854 1129 280<br />

RÉMUNÉRATIONS, CHARGES SOCIALES, INTÉRESSEMENT ET PARTICIPATION<br />

Rémunération moyenne annuelle brute euros 25 247 26 039 26 767 24 555 24 979 27 037 28 977<br />

Rémunération moyenne annuelle brute des hommes euros 25 966 26 786 27 773 25 564 25 455 27 785 29 698<br />

Rémunération moyenne annuelle brute des femmes euros 22 127 22 823 23 221 19 159 22 640 23 926 25 965<br />

Écart entre la rémunération moyenne des hommes et<br />

celle des femmes % 14,8 14,8 16,4 25,1 11,1 13,9 12,6<br />

<strong>Rapport</strong> entre la rémunération moyenne et la rémunération<br />

minimale moyenne de 19 pays où un salaire minimum est garanti 2,2 2,2<br />

Taux de charges sociales % 22,3 30,4 32,7 33,8 26,7 29,3 44,0<br />

Montant des sommes versées au titre de l’intéressement (en France) euros 57 367 743 59 386 297 36 212 935 7 428 850 8 610 271 5 316 771 59 386 297<br />

Montant des sommes versées au titre de la participation (en France) euros 57 611 395 61 263 468 26 592 971 9 067 823 15 926 501 9 664 269 61 263 468<br />

RELATIONS PROFESSIONNELLES ET BILANS DES ACCORDS COLLECTIFS<br />

Nombre d’accords collectifs signés 1 505 2 070 434 618 367 648 641<br />

• dont nombre d’accords relatifs aux rémunérations 876 1020 218 179 250 370 389<br />

• dont nombre d’accords relatifs à la santé, à la sécurité<br />

ou aux conditions de travail 194 197 58 56 37 46 68<br />

• dont nombre d’accords relatifs au dialogue social 158 266 72 34 24 136 73<br />

• dont nombre d’accords relatifs à d’autres sujets ou à plusieurs des précédents 277 587 86 349 56 96 111<br />

Nombre total des représentants du personnel 15 687 16 072 4366 2963 4803 3904 10 394<br />

CONDITIONS D’HYGIÈNE ET DE SÉCURITÉ<br />

Nombre d’accidents du travail avec arrêt 11 273 11 848 2120 1785 4927 3012 5805<br />

Nombre total de jours ouvrés perdus pour accidents du travail jours 327 096 351 880 62 889 41 027 141 430 106 516 231 616<br />

Taux de fréquence 24,7 23,9 15,6 20,6 33,8 24,1 30,9<br />

Taux de gravité 0,72 0,71 0,46 0,47 0,97 0,85 1,23<br />

Nombre de participants aux actions de formation à la sécurité 143 468 157 611 48 004 26 330 47 717 35 456 56 279<br />

Nombre d’instances dédiées à l’étude des problèmes de santé et de sécurité 2 634 2971 513 556 1190 709 659<br />

FORMATION<br />

Dépenses totales de formation par rapport à la masse salariale % 2,28 2,25 2,45 2,52 1,98 2,15 3,03<br />

Participants aux actions de formation 358 817 443 499 128 565 80 418 126 439 107 335 125 571<br />

Cadres 47 877 47 347 20 115 13 063 8 863 4 891 15 308<br />

Non-cadres 310 940 396 152 108 450 67 355 117 576 102 444 110 263<br />

Hommes 283 785 311 347 92 410 62 623 99 566 56 540 105 853<br />

Femmes 75 032 132 152 36 155 17 795 26 873 50 795 19 718<br />

Montant des dépenses par participant aux actions de formation euros 431,6 385,1 409,6 391,0 334,9 398,7 772,1<br />

Nombre total d’heures de formation heures 5560 907 6210 061 1467 345 1142 892 1448 486 2136 617 2052 473<br />

Durée moyenne des actions de formation heures 15,5 14,0 11,4 14,2 11,5 19,9 16,3<br />

ŒUVRES SOCIALES<br />

Subventions pour activités sociales (en euros) euros 57 295 982 62 267 656 28 020 706 13 756 533 8800 027 11 338 158 45 490 079<br />

* Les données <strong>Veolia</strong> Environnement 2006 et <strong>2007</strong> incluent celles du Siège VE SA, celles du CAE ainsi que celles du Campus (qui ne sont pas détaillées ici)


PERFORMANCE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

TABLEAU DE BORD ENVIRONNEMENT<br />

UNITÉ 2005 2006 <strong>2007</strong> <strong>2007</strong><br />

VEOLIA ENVIRONNEMENT VEOLIA EAU VEOLIA PROPRETÉ VEOLIA ÉNERGIE VEOLIA TRANSPORT<br />

Taux de déploiement du SME (y compris installations<br />

certifiées ISO 14001) sur les activités pertinentes (1) % CA pertinent 66 % 72 % 75 % 80,9 % 63,1 % 92,7 % 55,6 %<br />

91<br />

% du CA pertinent couvert par un système<br />

de management certifié (ISO 9000 ou 14001) (4) % 65 % 68 % 67 % 85 % 74 % 75,3 % 31 %<br />

Nombre de sites couverts par un certificat ISO 14001 (2) Nb 705 853 939 254 559 85 41<br />

% du personnel de conduite (<strong>Veolia</strong> Transport) ayant<br />

suivi une formation à la performance environnementale % 70 % 64 % 56 % - - - 55,9 %<br />

% des installations prioritaires auditées<br />

(en cumulé depuis le 01/01/2002) (1) % 80 % 87 % 89 % 84,9 % 87,2 % 97 % 85,2 %<br />

CA des activités pertinentes Milliards d’euros 17,4 19,2 21,3 6,1 3,9 6,3 5,0<br />

AIR<br />

Émissions directes de CO2 (1) Millions tonnes CO2 26,1 27,9 29,2 0,2 5,8 21 2,3<br />

Émissions directes de CH4 kt CH4 362,4 405,3 482,1 - 480,9 - 1,3<br />

Émissions directes de N2O (<strong>Veolia</strong> Propreté) kt N2O - - 0,57 - 0,57 - -<br />

Émissions directes de gaz à effet de serre<br />

Millions<br />

totales (1) (2) tonnes eq.CO2 33,7 36,5 39,5 0,2 16 21 2,3<br />

Émissions indirectes de gaz à effet de serre<br />

Millions<br />

liées à la consommation d’électricité (1) tonnes CO2 2,7 3 3,3 2,36 0,30 0,31 0,35<br />

Émissions directes et indirectes (électricité)<br />

Millions<br />

de gaz à effet de serre totales (1) (2) tonnes eq. CO2 36,4 39,5 42,8 2,5 16,3 21,3 2,6<br />

Diminution globale des émissions<br />

de gaz à effet de serre (1) (5) (9) Millions tonnes CO2 - 20,24 24,64 0,09 16,22 4,64 3,70<br />

• dont réduction globale des émissions<br />

de gaz à effet de serre (5) (9) Millions tonnes CO2 - 13,02 14,62 0,07 9,92 4,64 -<br />

• dont émissions de gaz à effet<br />

de serre évitées (5) (9) Millions tonnes CO2 - 7,21 10,02 0,02 6,31 - 3,70<br />

Performance carbone des installations<br />

tonnes<br />

de plus de 20 MW (monde) (1) (3) CO2/MWh thermique produit 0,337 0,342 0,320 - - 0,320 -<br />

Taux de captage du CH4 des CSD (en exploitation et<br />

dont <strong>Veolia</strong> Propreté contrôle les investissements) % 52 % 47,4 % 50,2 % - 50,2 % - -<br />

% des CSD (déchets non dangereux) équipés de systèmes<br />

de captage et traitement du biogaz (en exploitation et<br />

dont <strong>Veolia</strong> Propreté contrôle les investissements) (1) (2) % 70 % 80 % 82 % - 82 % - -<br />

Émissions des unités d’incinération de déchets<br />

(dangereux et non dangereux) par tonne de déchets incinéré<br />

• SOx (2) g / tonne incinérée 147 106 90 - 90 - -<br />

• NOx g / tonne incinérée 1172 965 933 - 933 - -<br />

• Poussières g / tonne incinérée 27 20 21 - 21 - -<br />

• HCl g / tonne incinérée 80 55 54 - 54 - -<br />

Émissions unitaires des véhicules de transport de voyageurs<br />

• CO (1) (10) g/km 2,69 2,53 2,51 - - - 2,51<br />

• HC (1) (10) g/km 0,73 0,69 0,65 - - - 0,65<br />

• particules (1) g/km 0,36 0,33 0,31 - - - 0,31<br />

% d’avancement du plan de prévention du risque légionelle (1) % 80 % 85 % 90 % - - 90 % -<br />

Part des déchets traités dans des incinérateurs avec des<br />

émissions de dioxines inférieures à 0,1 ng/Nm 3 (tous sites) (2) % 87,3 % 88,9 % 97,9 % - 97,9 % - -<br />

EAU<br />

Taux de rendement des réseaux d’eau potable (monde) (1) % 77 % 77,7 % 75,3 % 75,3 % - - -<br />

Taux de rendement des réseaux d’eau potable<br />

de l’Union européenne (15 pays) % 80,7 % 81,1 % 81,7 % 81,7 % - - -<br />

Consommation d’eau des installations (2) Millions m 3 210,3 391,4 452,6 394,4 22,6 34,1 1,6<br />

Rendement épuratoire global (stations de traitement<br />

biologique d’une capacité de traitement supérieure à 50 000 EH) (1) % - 78 % 79,7 % 79,7 % - - -<br />

Rendement épuratoire en DBO5 (stations de traitement<br />

biologique d’une capacité de traitement supérieure à<br />

3 tonnes de DBO5 par jour- 50 000 EH) (1) (2) % 91 % 90,1 % 90 % 90 % - - -<br />

Taux d’équipement en comptage des clients abonnés % 93 % 93 % 95 % 95 % - - -<br />

% des CSD collectant et traitant les lixiviats<br />

(en interne ou externe) (en exploitation et dont<br />

<strong>Veolia</strong> Propreté possède le contrôle des investissements) % 96 % 98 % 99 % - 99 % - -<br />

Part de la population desservie par une eau d’excellente qualité<br />

ou de qualité contrôlée (1) % - - 99,3 % 99,3 % - - -<br />

Taux de conformité bactériologique % 99,3 % 99,3 % 99 % 99 % - - -<br />

Taux de conformité global % 98,7 % 99,1 % 98,6 % 98,6 % - - -<br />

ÉNERGIE<br />

Production totale d’énergie (électrique et thermique) (1) Millions MWh 71,5 73,9 77,9 0,5 8,8 68,6 -<br />

Production d’énergie renouvelable ou alternative<br />

(électrique et thermique) Millions MWh 11,2 12 15,4 0,5 8,8 6 -<br />

• dont énergies renouvelables (1) Millions MWh - - 9,5 0,5 4,7 4,3 -<br />

Consommation totale d’énergie<br />

(électrique et thermique) (1) (2) (6) (8) Millions MWh 105,6 111,3 117,6 6,7 6,3 95,1 9,5<br />

Consommation d’énergie renouvelables et alternatives (7) (8) Millions MWh - - 8,5 0,5 1 6,8 0,2<br />

• dont énergies renouvelables (1) (7) (8) Millions MWh - - 6,1 0,5 0,5 5 0,1<br />

Part d’énergies renouvelables et alternatives consommées (7) (8) % - - 7,2 % 6,8 % 16,5 % 7,2 % 2,4 %<br />

• dont énergies renouvelables (1) (7) (8) % - - 5,2 % 6,8 % 8,7 % 5,3 % 1,1 %<br />

Part des unités d’incinération équipées de<br />

systèmes de valorisation énergétique % 91,2 % 90,3 % 92,3 % - 92,3 % - -<br />

DÉCHETS<br />

Quantité de boues évacuées Milliers tonnes MS 806 866 942 942 - - -<br />

Part des déchets traités valorisés % 12 % 11 % 14 % - 14 % - -<br />

Quantité de déchets traités valorisés Millions de tonnes 6,8 7,1 10 - 10 - -<br />

Quantité de compost produit (2) Milliers tonnes 764,3 851,6 1006,1 26,3 979,8 - -<br />

SOLS<br />

Part des boues produites valorisées agronomiquement (1) (2) % 40 % 47 % 46 % 46 % - - -<br />

Surface CSD réhabilitée ha 190 195 220 - 220 - -<br />

(1) Indicateur ayant fait l’objet d’une vérification externe<br />

(2) Indicateurs répondant aux exigences de la NRE<br />

(3) Valeur <strong>2007</strong> proforma 2006 : 0,324 tonne de CO2/MWh<br />

(4) Inclut les certificats NFS services de <strong>Veolia</strong> Transport en France<br />

(5) Voir pages changement climatique (p. 44-51)<br />

(6) L’autoconsommation thermique du Groupe n’est pas prise en compte car marginale<br />

(7) Le périmètre des indicateurs a été élargi à <strong>Veolia</strong> Eau et Propreté en <strong>2007</strong><br />

(8) Les valeurs ne prennent pas en compte l’énergie des déchets incinérés<br />

(9) La valeur 2006 a été mise à jour afin d’être cohérente avec le périmètre de calcul <strong>2007</strong><br />

(10) Les valeurs 2005 et 2006 ont été mises à jour afin d’intégrer une correction sur le périmètre de référence 2005<br />

(-) Indicateurs non disponibles, non significatifs ou non applicables


Précisions méthodologiques<br />

En l’absence de référentiel de reporting reconnu et pertinent pour<br />

ses activités, le Groupe a défini ses propres procédures de reporting<br />

inspirées des bonnes pratiques et projets de normes internationales.<br />

Procédures méthodologiques<br />

Les procédures du Groupe sont<br />

composées :<br />

• pour les indicateurs environnementaux, d’un protocole de<br />

mesure et reporting Groupe, disponible sur le site internet<br />

(www.developpement-<strong>durable</strong>.veolia.com), complété par des<br />

instructions spécifiques aux divisions ;<br />

• pour les indicateurs sociaux, d’une méthodologie de recueil, de<br />

contrôle, d’analyse et de consolidation des données, cette<br />

méthodologie s’appuyant sur un progiciel de reporting intégrant<br />

un processus de workflow.<br />

Périmètre de consolidation<br />

Le périmètre de reporting environnement couvre l’ensemble des<br />

activités dont le Groupe possède le contrôle opérationnel dans<br />

le monde. Les sociétés d’exploitation d’eau contrôlées conjointement<br />

à 50 % en France ainsi que les activités de travaux et d’exploitation<br />

des installations d’eau industrielles sont exclues du<br />

périmètre de reporting. Certaines activités sous-traitées peuvent<br />

également être incluses dans le périmètre de reporting, en<br />

particulier en matière de gestion des déchets (ex . : valorisation<br />

du biogaz) ou de transport.<br />

Le périmètre de reporting social couvre l’ensemble des sociétés<br />

consolidées par le Groupe dont celui-ci gère les ressources<br />

humaines, et celles des sociétés d’exploitation d’eau contrôlées<br />

conjointement à 50 % dont <strong>Veolia</strong> Environnement a la responsabilité<br />

des ressources humaines. Concernant Proactiva (activités<br />

d’eau et propreté en Amérique du Sud), les sociétés détenues<br />

conjointement à 50 % par <strong>Veolia</strong> Environnement et une société<br />

partenaire espagnole ont été maintenues dans le Groupe en<br />

<strong>2007</strong> pour assurer la comparabilité des données.<br />

Méthode de consolidation<br />

Sur ces périmètres, les données environnementales et sociales<br />

sont consolidées à 100 %.<br />

Variations de périmètre<br />

Les variations de périmètre sont prises en compte à la date de<br />

leur mise en service effective. Il est cependant toléré que des<br />

acquisitions, créations ou gains de contrats soient pris en compte<br />

uniquement après une pleine année d’exploitation. Pour <strong>2007</strong>, les<br />

principales variations de périmètre ou d’activité ont concerné :<br />

• <strong>Veolia</strong> Eau – l’exploitation en année pleine de contrats en<br />

Arménie, Chine, Guam, Japon; Slovaquie et de nouveaux contrats<br />

en Espagne et Italie,<br />

• <strong>Veolia</strong> Énergie – l’exploitation en année pleine de contrats en<br />

Chine et l’intégration de nouvelles affaires en Australie, Arabie<br />

Saoudite, Bahreïn, Bulgarie,<br />

• <strong>Veolia</strong> Transport– acquisition de contrats en France, au Chili; et<br />

cession de contrats au Liban et Danemark,<br />

• <strong>Veolia</strong> Propreté– l’exploitation en année pleine de contrats au<br />

Royaume-Uni, Belgique, Roumanie, Italie et l’acquisition de nouveaux<br />

contrats en Chine, États-Unis, Pologne, Pays baltes, Royaume-<br />

Uni, République tchèque, Suisse, Suède, et Singapour.<br />

Choix des indicateurs<br />

Les indicateurs ont été choisis afin de suivre en priorité:<br />

• les engagements et la politique du Groupe (SME, audits environnementaux,<br />

etc.);<br />

• les performances relatives aux principaux enjeux et impacts du<br />

Groupe;<br />

• les effets de la politique sociale du Groupe;<br />

• les obligations réglementaires (loi NRE en France).<br />

Consolidations et contrôles<br />

Les données environnementales sont consolidées et contrôlées par<br />

chaque division et la direction environnement,à partir des données<br />

collectées auprès des entités opérationnelles. Pour certains indicateurs,<br />

les données sont calculées ou estimées directement au<br />

niveau des divisions.<br />

Les données sociales sont consolidées et contrôlées par les divisions<br />

et la direction des ressources humaines du Groupe. Des contrôles<br />

automatisés sont également effectués au niveau des entités. Les<br />

données sont ensuite vérifiées par Salustro Reydel, commissaire<br />

aux comptes du Groupe. Les indicateurs environnement les plus<br />

pertinents font l’objet depuis six ans d’une vérification externe spécifique<br />

par Ernst & Young, commissaire aux comptes du Groupe,<br />

dont le rapport est détaillé page 94.<br />

Limites méthodologiques<br />

Les indicateurs environnementaux et sociaux peuvent présenter<br />

des limites méthodologiques du fait:<br />

• de l’absence d’harmonisation des définitions et législations<br />

nationales ou internationales;<br />

• de la représentativité des mesures et estimations effectuées;<br />

• de changements de définition pouvant affecter leur comparabilité;<br />

• des modalités pratiques de collecte.<br />

Compte tenu de ces éléments, nous estimons que la précision de la<br />

plupart de nos données est de l’ordre de 5 à 10 %.<br />

Pour cet exercice, les principales limites et incertitudes concernent:<br />

• les émissions de méthane, estimées sur la base de modèles<br />

nationaux ou internationaux, présentant des incertitudes élevées.


PERFORMANCE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

93<br />

Les enjeux traités dans ce rapport ont été sélectionnés selon leur niveau de pertinence par rapport aux attentes<br />

des parties prenantes. Le processus de réalisation du rapport développement <strong>durable</strong> tient compte des lignes directrices<br />

de la Global reporting initiative G3 (www.globalreporting.org).<br />

INDICATEURS GRI PAGES RAISON<br />

CORRESPONDANTS<br />

DE L’OMISSION<br />

STRATÉGIE ET PROFIL DE L’ENTREPRISE<br />

PROFIL<br />

1,1 2, 3<br />

1,2 4-5, 8-21, 31-35, 40-41, 76<br />

PROFIL DE L’ORGANISATION<br />

2,1 Couverture<br />

2,2 11, 14-21<br />

2,3 11, 14-25, 28-31 +<br />

2,4 98<br />

2,5 10-13, 61, 62, 64<br />

2,6 +<br />

2,7 10-13 +<br />

2,8 10-13, 30-31, 76-77,92<br />

2,9 92<br />

2,10 72-73<br />

PARAMÈTRES DU RAPPORT<br />

3,1 30-31<br />

3,2 30-32, 92<br />

3,3 30-32, 92<br />

3,4 97<br />

3,5 40-41<br />

3,6 92<br />

3,7 92<br />

3,8 92<br />

3,9 92<br />

3,10 92<br />

3,11 92<br />

3,12 93,97<br />

3,13 94<br />

GOUVERNANCE ET ENGAGEMENTS<br />

4,1 28-31<br />

4,2 2<br />

4,3 28<br />

4,4 28-29<br />

4,5 28-29 +<br />

4,6 28-31 +<br />

4,7 28, 30-31<br />

4,8 28-31<br />

4,9 28-31, 40-41<br />

4,10 28 +<br />

4,11 22-23, 28-29, 40-41<br />

4,12 37,64<br />

4,13 36-37<br />

4,14 32-35, 60-61, 88<br />

4,15 32-35, 37<br />

4,16 4-5, 32-35, 37<br />

4,17 4-5<br />

ÉCONOMIE<br />

EC1 61,76<br />

EC2 4-5, 12, 18-19, 45-51<br />

EC3 +<br />

EC4 –<br />

EC5 64<br />

EC6 61 –<br />

EC7 –<br />

EC8 60-63,76<br />

EC9 60-63,76<br />

ENVIRONNEMENT<br />

EN1 –<br />

EN2 91<br />

EN3 91<br />

EN4 91<br />

EN5 44-56<br />

EN6 44-56, 18-21<br />

EN7 44-56, 80-81<br />

EN8 91<br />

EN9<br />

15 (niveau mondial)<br />

EN10 54 DE L’OMISSION<br />

EN11 52-53<br />

EN12 52-53<br />

EN13 52-53<br />

INDICATEURS GRI PAGES RAISON<br />

CORRESPONDANTS<br />

DE L’OMISSION<br />

EN14 52-53<br />

EN15 –<br />

EN16 45, 91<br />

EN17 45, 91<br />

EN18 44-51, 81, 91<br />

EN19 –<br />

EN20 83, 91<br />

EN21 82, 91<br />

EN22 79, 91<br />

EN23 –<br />

EN24 –<br />

EN25 –<br />

EN26 16-23, 44-56<br />

EN27 –<br />

EN28 +<br />

EN29 85 (partiel) –<br />

EN30 –<br />

SOCIAL : CONDITIONS DE TRAVAIL<br />

LA1 13, 86-87, 90<br />

LA2 13, 86-87, 90<br />

LA3 –<br />

LA4<br />

88 (partiel)<br />

LA5 +<br />

LA6 68-69<br />

LA7 68-69, 90<br />

LA8 68-69<br />

LA9 89-90<br />

LA10 90<br />

LA11 66-67<br />

LA12 +<br />

LA13 28, 86-87, 89<br />

LA14 88<br />

SOCIAL : DROITS HUMAINS<br />

HR1 –<br />

HR2 32-33<br />

HR3 32-33<br />

HR4<br />

<br />

HR5 –<br />

HR6 –<br />

HR7 –<br />

HR8 32-33<br />

HR9 –<br />

SOCIAL : IMPACTS SOCIÉTAUX<br />

SO1 65, 34-35, 60-64<br />

SO2 65, 72<br />

SO3 29<br />

SO4<br />

<br />

SO5 36-39<br />

SO6 –<br />

SO7 +<br />

SO8 +<br />

SOCIAL : IMPACTS DES PRODUITS<br />

PR1 57-59<br />

PR2 –<br />

PR3 –<br />

PR4 –<br />

PR5 74-75<br />

PR6 –<br />

PR7 –<br />

PR8 –<br />

PR9 –<br />

■ Indicateur insuffisamment adapté aux spécifités de notre métier<br />

– Indicateur non collecté ou consolidé<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ne souhaite pas communiquer sur cet indicateur<br />

+ Données disponibles dans notre rapport annuel <strong>2007</strong>, notre document de référence<br />

<strong>2007</strong> ou notre site internet: www.veolia.com


Avis externe Exercice clos le 31 décembre <strong>2007</strong><br />

<strong>Rapport</strong> d’assurance du commissaire aux comptes sur une sélection d’indicateurs environnement<br />

À la suite de la demande qui nous a été faite et en notre qualité de commissaire<br />

aux comptes de la société <strong>Veolia</strong> Environnement, nous avons<br />

effectué des travaux visant à nous permettre d’exprimer l’assurance<br />

modérée que la sélection d’indicateurs environnement relatifs à l’exercice<br />

<strong>2007</strong> signalés par le signe (1) dans le tableau de bord environnement<br />

en page 91 du rapport de développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong> (les<br />

« indicateurs ») ont été établis conformément au référentiel de reporting<br />

applicable pour l’exercice <strong>2007</strong> (le Référentiel), dont un résumé<br />

figure dans la partie « Précisions méthodologiques » en page 92.<br />

Nos travaux ont été menés conformément à la pratique professionnelle<br />

définie par l’ISAE 3000 (2) de l’IFAC (International Federation of<br />

Accountants). Il appartient à <strong>Veolia</strong> Environnement d’établir le<br />

Référentiel, d’assurer sa mise à disposition sur son site internet (3) et<br />

d’établir les indicateurs conformément au Référentiel. Il nous appartient,<br />

sur la base de nos travaux, d’exprimer une conclusion sur ces indicateurs,<br />

conformément au Référentiel. Une assurance de niveau<br />

supérieur aurait nécessité des travaux plus étendus.<br />

Nature et étendue des travaux<br />

Pour nous permettre d’exprimer notre conclusion, nous avons mis en<br />

œuvre les diligences suivantes:<br />

• nous avons apprécié le Référentiel au regard de sa précision,sa clarté,son<br />

objectivité, son exhaustivité et sa pertinence par rapport aux activités du<br />

Groupe et aux pratiques de reporting environnement publiées par une<br />

sélection de neuf sociétés comparables de services à l’environnement (eau,<br />

énergie, propreté, transport) ;<br />

• au niveau du Groupe et des quatre divisions (Eau, Propreté, Énergie,<br />

Transport), nous avons mené des entretiens auprès des responsables du<br />

reporting environnement. À ces niveaux, sur la base d’une analyse des risques<br />

et de la matérialité,nous avons évalué l’application du Référentiel,mis<br />

en œuvre des procédures analytiques et vérifié,sur la base de sondages,les<br />

calculs ainsi que la consolidation des données ;<br />

• nous avons sélectionné un échantillon de vingt entités opérationnelles<br />

(4) ou équivalent dans neuf pays (Allemagne, Australie, Espagne, États-<br />

Unis, France, Mexique, Pologne, Suède, Venezuela), en fonction de leur<br />

activité,de leur implantation géographique,de leur contribution aux indicateurs<br />

et des résultats des travaux menés lors des six précédents exercices ;<br />

• les entités sélectionnées représentent en moyenne 22 % (entre 13 % et<br />

49 % suivant les indicateurs) (5) de la valeur totale des indicateurs. À ce<br />

niveau,nous avons vérifié la compréhension et l’application du Référentiel,<br />

mené des tests de détail sur la base de sondages, consistant à vérifier les<br />

calculs effectués et à rapprocher les données avec les pièces justificatives.<br />

Informations sur le Référentiel<br />

Le Référentiel appelle de notre part les commentaires suivants.<br />

Pertinence<br />

• Le Groupe publie des indicateurs relatifs à la maîtrise des risques sanitaires<br />

liés aux légionelles, aux dioxines et à la qualité de l’eau potable.<br />

• Le Groupe a innové en matière de mesure de la qualité sanitaire de<br />

l’eau potable (classes de qualité) et de rendement épuratoire (rendement<br />

global).<br />

• Le Groupe a précisé la présentation des consommations et productions<br />

d’énergie, en particulier celles d’origines renouvelables. Les<br />

consommations d’énergies excluent toutefois l’énergie provenant des<br />

déchets alors que la production d’énergie des installations de traitement<br />

des déchets est prise en compte.<br />

• Le Groupe a publié cette année la performance des installations de captage<br />

du biogaz des centres de stockage des déchets (taux de captage). Le<br />

Groupe pourrait également compléter le reporting du taux d’équipement<br />

des autres installations par la mesure de leur performance.<br />

• Les indicateurs relatifs aux émissions de NOx et de SOx mesurent les<br />

impacts de l’incinération des déchets mais ne couvrent pas les impacts<br />

de la production d’énergie et du transport. Les indicateurs de performance<br />

en matière de transport (émissions unitaires) pourraient être<br />

déclinés en termes plus opérationnels (ex. : typologie ou taux de renouvellement<br />

du parc de véhicules).<br />

(1) Protocole de mesure et reporting des indicateurs environnementaux <strong>2007</strong>, <strong>Veolia</strong> Environnement,<br />

mise à jour d’avril 2008.<br />

(2) ISAE 3000 « Assurance Engagement other than audits or reviews of historical data », International<br />

Federation of Accountants, International Audit and Assurance Board, décembre 2003.<br />

(3) http://www.developpement-<strong>durable</strong>.veolia.com, chapitre publications.<br />

(4) En France, les régions banlieue de Paris et Sud-Ouest (Eau), les régions Île-de-France, Nord, Est,<br />

Centre-Méditerranée et Atlantique pour leurs principales installations (Énergie), les régions Sud-<br />

Est et Île-de-France (Propreté) et la région Île-de-France (Transport); en Europe, les deux entités<br />

Berliner Wasser Betriebe (BWB) et <strong>Veolia</strong> Wasser Deutschland (Allemagne), Dalkia Pologne et<br />

Dalkia Espagne, <strong>Veolia</strong> Transport Sverige AB (Suède); dans le reste du monde, United Water et<br />

<strong>Veolia</strong> Water Australia (Australie), Proactiva Medioambiente Mexico et Venezuela (Propreté), et<br />

<strong>Veolia</strong> Transportation (États-Unis).<br />

• Les indicateurs relatifs à la valorisation des déchets (traités ou produits)<br />

pourraient être mieux définis en cohérence avec les enjeux du Groupe.<br />

• Le Groupe pourrait renforcer la prise en compte de l’environnement<br />

dans les activités jugées moins concernées (activités d’ingénierie et travaux,gestion<br />

des eaux industrielles ou des réseaux d’eaux usées,collecte<br />

des déchets) et en amont ou en aval des activités opérationnelles (gestion<br />

des sous-traitants, éco-conception des services, maîtrise de la<br />

demande, etc.).<br />

Exhaustivité<br />

• Le périmètre du reporting est précisé dans la note « Précisions méthodologiques<br />

» en page 92,en particulier pour le périmètre des activités contrôlées<br />

par le Groupe dans le monde.<br />

• Le Groupe pourrait mieux préciser la notion de contrôle opérationnel,en<br />

particulier pour les cas de contrôle conjoint (ex.: cas de la joint-venture<br />

Proactiva en Amérique du Sud),d’activités sous-traitées ou des cessions et<br />

acquisitions de l’exercice.<br />

Clarté et objectivité<br />

• Le Groupe apporte des précisions détaillées dans la partie « Précisions<br />

méthodologiques » en page 92, et dans les notes des tableaux de bord en<br />

page 91 ou dans les commentaires associés à la présentation des indicateurs<br />

environnement dans les parties « Performance environnement » en<br />

pages 77 à 83 et « Changement climatique » en pages 44 à 51,notamment<br />

sur les limites méthodologiques associées aux indicateurs, en particulier<br />

pour les émissions de méthane, estimées sur la base de modèles nationaux<br />

ou internationaux.<br />

• L’indicateur « diminutions des émissions de gaz à effet de serre » mesure<br />

l’écart entre les émissions qui seraient émises dans le cadre de scénarios de<br />

référence définis par le Groupe et les émissions constatées. Cet indicateur<br />

est innovant mais reste complexe à piloter.<br />

• Le Groupe pourrait préciser les critères de reconnaissance des systèmes<br />

de management environnemental et d’audit environnement compte<br />

tenu du retour d’expérience disponible.<br />

• Le Groupe pourrait systématiser les analyses des indicateurs à périmètre<br />

constant (entités, contrats ou installations).<br />

Fiabilité<br />

• Le reporting des indicateurs a été fiabilisé par le déploiement du système<br />

d’information environnemental Groupe dans l’ensemble des divisions<br />

et la majorité des entités opérationnelles. Son déploiement reste à<br />

systématiser dans le reste des entités opérationnelles.<br />

• Le pilotage des données pourrait être renforcé, en particulier par le suivi<br />

à une fréquence pluriannuelle de tableaux de bord synthétiques.<br />

• Le Groupe doit mieux anticiper les modifications méthodologiques et<br />

valider la mise à jour du Référentiel en amont de la campagne de reporting.<br />

Conclusion<br />

Nous ne pouvons pas conclure pour l’indicateur « diminution des émissions<br />

de gaz à effet de serre » compte tenu de l’inclusion dans le calcul à la<br />

fin de nos travaux des émissions évitées liées au recyclage matière, représentant<br />

13 % de l’indicateur, sur lesquelles nous n’avons pu mener tous les<br />

travaux nécessaires.<br />

Sur la base de nos travaux, et sous cette réserve, nous n’avons pas relevé<br />

d’anomalie significative de nature à remettre en cause le fait que les indicateurs<br />

ont été établis,dans tous leurs aspects significatifs,conformément<br />

au Référentiel.<br />

Neuilly-sur-Seine, le 14 avril 2008<br />

Le commissaire aux comptes<br />

ERNST & YOUNG et Autres<br />

Jean Bouquot<br />

Patrick Gounelle<br />

Assisté d’ERNST & YOUNG<br />

Département environnement<br />

et développement <strong>durable</strong><br />

Éric Duvaud<br />

(5) 33 % des activités pertinentes, 25 % des installations prioritaires; 21 % en moyenne des<br />

indicateurs relatifs aux gaz à effet de serre et à l’énergie (émissions directes et indirectes de CO2<br />

et gaz à effet de serre, diminution globale de gaz à effet de serre, performance carbone des<br />

installations de plus de 20 MW, consommation et production d’énergie dont énergies<br />

renouvelables) ; 13 % des centres de stockage des déchets (dont le Groupe contrôle les<br />

investissements), 49 % des installations concernées par le plan de maîtrise du risque légionelles<br />

(installations de production d’eau chaude sanitaire et tours aéroréfrigérantes de <strong>Veolia</strong> Énergie),<br />

15 % en moyenne des indicateurs relatifs à l’eau potable (volumes d’eau potable introduits dans<br />

les réseaux, linéaires de conduite, populations desservies), 16 % des indicateurs relatifs à<br />

l’assainissement et aux boues d’épuration (charge polluante – DBO5 – reçue par les stations<br />

d’épuration de capacité supérieure ou égale à 3t/j., quantité de boues évacuées) et 24 % des<br />

véhicules de transport routier pris en compte pour le calcul des émissions unitaires (représentant<br />

72 % de la flotte de véhicules routiers).


Glossaire<br />

PERFORMANCE<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement ••• <strong>Rapport</strong> développement <strong>durable</strong> <strong>2007</strong><br />

95<br />

A<br />

Activités pertinentes<br />

• Production et distribution d’eau potable, collecte et<br />

dépollution des eaux usées urbaines.<br />

• Activités de traitement des déchets (tri, compostage,<br />

incinération, stockage, traitement des déchets dangereux).<br />

• Services énergétiques (réseaux de chaleur et de<br />

froid, services thermiques et multitechniques, utilités<br />

industrielles et facilities management).<br />

• Transport de passagers et de marchandises.<br />

Ademe Agence de l’environnement et de la maîtrise<br />

de l’énergie, France.<br />

Affermage Contrat d’exploitation d’un service public<br />

(par exemple les services d’eau potable) passé entre<br />

une collectivité publique délégante et un exploitant. La<br />

collectivité assure les investissements, la société privée<br />

prend en charge l’exploitation, le renouvellement<br />

des installations et la facturation. La rémunération de<br />

l’opérateur provient des usagers du service.<br />

Amendement Produit apporté au sol pour en améliorer<br />

les qualités physiques et en corriger l’acidité.<br />

AND (Autorité nationale désignée) Entité<br />

désignée par le gouvernement d’un pays hôte de<br />

projets MDP (souvent hébergée au sein du ministère<br />

de l’environnement) et responsable de l’approbation de<br />

tels projets sur son territoire national.<br />

AquaFed Association internationale des opérateurs<br />

d’eau privés.<br />

Assainissement Collecte et dépollution des eaux<br />

usées et pluviales.<br />

Auto-partage Service basé sur la mise en commun<br />

d’une flotte de véhicules (en pratique: location de<br />

voitures pour une courte durée).<br />

B<br />

Bioaérosols Omniprésents dans tout environnement,<br />

les micro-organismes sont appelés bioaérosols<br />

lorsqu’ils se trouvent en suspension dans l’air.<br />

Biocarburant Produit liquide ou gazeux pouvant<br />

être utilisé dans le moteur d’un véhicule, contenant des<br />

produits issus de la culture végétale ou animale.<br />

Bioénergies Énergies produites principalement<br />

à partir de la biomasse, et utilisées sous forme de<br />

carburant, chaleur ou combustible.<br />

Biodiversité Désigne la variété et la variabilité des<br />

organismes vivants et des écosystèmes. La diversité<br />

biologique est étudiée à trois niveaux (génétique,<br />

spécifique ou écosystémique).<br />

Biogaz Gaz résultant du processus de dégradation<br />

biologique des matières organiques en déficit d’oxygène,<br />

contenant une forte proportion de méthane et<br />

possédant un fort potentiel calorifique et énergétique.<br />

Biomasse Végétaux et déchets organiques des<br />

animaux.<br />

Biométhanisation Voir méthanisation.<br />

BOT (Build Operate Transfert) Type de contrat<br />

en PPP dans lequel l’opérateur privé prend en charge la<br />

construction et l’exploitation d’un ouvrage, qu’il devra<br />

rétrocéder à l’autorité publique en fin de contrat.<br />

Branchement social Dans le cas le plus général,<br />

il s’agit du raccordement de foyers à faibles revenus,<br />

proposé à prix réduit et/ou avec facilités de<br />

paiement.<br />

C<br />

Cadastre vert Document d’urbanisme permettant<br />

de cartographier le patrimoine végétal urbain.<br />

Centre de stockage de déchets (CSD)<br />

Installations qui remplacent les décharges, permettant<br />

le stockage et le traitement des déchets et la valorisation<br />

énergétique du biogaz.<br />

CER (Certified Emission Reduction) Nom<br />

donné aux crédits carbone correspondant aux réductions<br />

d’émissions réalisées par un projet MDP. 1 CER<br />

correspond à une tonne CO2 équivalent évitée.<br />

Certificats d’économie d’énergie (CEE)<br />

Système français permettant de prouver et de valoriser<br />

les économies d’énergie réalisées. Ces certificats<br />

doivent permettre d’atteindre 54 TWh d’économies<br />

d’ici à 2008.<br />

Certificat vert Un certificat vert est fourni au<br />

producteur pour chaque MWh d’électricité produit<br />

à partir d’énergie renouvelable (hydraulique, photovoltaïque,<br />

éolienne, géothermique, biogaz, bois énergie).<br />

Il est transmis ensuite au consommateur pour<br />

attester la provenance de son électricité. En France,<br />

OBSERV’ER est l’institut d’émission de certificats<br />

verts.<br />

Cogénération Procédé qui consiste à produire<br />

simultanément de l’énergie thermique et de l’énergie<br />

électrique à partir d’un combustible unique.<br />

Compostage Procédé biologique permettant de<br />

traiter des déchets organiques (déchets verts, fraction<br />

fermentescible des déchets ménagers, boues de<br />

stations d’épuration urbaine, etc.), en les dégradant de<br />

façon accélérée.<br />

Concession Contrat d’exploitation d’un service<br />

public passé entre une collectivité publique et un<br />

exploitant (concessionnaire). Le concessionnaire prend<br />

en charge l’exploitation, le renouvellement et l’entretien<br />

des installations, la facturation. Il finance également<br />

les investissements nécessaires (à la différence<br />

de l’affermage). La rémunération de l’opérateur<br />

provient des usagers du service.<br />

D<br />

Délégation de service public Mode d’exploitation<br />

de services publics ou de services d’intérêt général<br />

relevant des autorités publiques et bénéficiant aux<br />

habitants, qui en acquittent le prix directement auprès<br />

du délégataire. Le délégataire assure la responsabilité<br />

du fonctionnement du service et, le cas échéant, la<br />

réalisation de certains investissements.<br />

E-F<br />

Eau grise Désigne l’eau résiduaire savonneuse. Les<br />

eaux usées provenant de douches, lave-vaisselle et<br />

lave-linge sont des eaux grises.<br />

Économie circulaire Économie qui maintient<br />

un équilibre entre le développement économique<br />

et la préservation des ressources (d’après le programme<br />

des Nations unies pour l’environnement).<br />

Écotoxicité Propriété d’une substance de provoquer<br />

des effets néfastes sur les organismes vivants ou leur<br />

physiologie (effet au niveau biochimique) et leur organisation<br />

fonctionnelle (écosystème).<br />

Emission Trading Scheme (ETS) Système<br />

européen d’échange de quotas d’émissions de GES.<br />

Entité opérationnelle Entité organisationnelle et<br />

géographique constituant un niveau de gestion et de<br />

consolidation auprès de la division.<br />

Énergies alternatives Sources d’énergie d’origine<br />

naturelle ou industrielle (biogaz, gaz de torchère,<br />

etc.).<br />

Énergies fossiles Énergie produite à partir de<br />

roches issues de la fossilisation des êtres vivants:<br />

pétrole, gaz naturel, charbon. Leur combustion entraîne<br />

des gaz à effet de serre.<br />

Énergies renouvelables Énergies produites à<br />

partir d’éléments naturels (soleil, vent, eau, terre):<br />

énergies solaire et éolienne, hydroélectricité, géothermie,<br />

biomasse, marémotricité, biogaz des CSD, etc.<br />

Énergies primaires Énergies entrantes, avant<br />

transformation.<br />

Epe Entreprises pour l’environnement (association).<br />

Équipements sanitaires Systèmes de traitement<br />

des eaux usées ou des déchets, ou toilettes bien ventilées<br />

ou reliées à une fosse sceptique, selon la définition<br />

de l’Organisation mondiale de la santé et de<br />

l’Unicef.<br />

Facteur 4 En France, objectif de diviser par un facteur<br />

4 les émissions nationales de gaz à effet de serre<br />

du niveau de 1990 d’ici à 2050.<br />

Facts (Field Action Science) Initiative lancée en<br />

mai <strong>2007</strong> par l’Institut <strong>Veolia</strong> Environnement visant à<br />

diffuser des bonnes pratiques dans une revue internationale,<br />

FACTS Reports. Les sujets abordés concernent<br />

le développement, l’aide humanitaire, la santé, l’éducation,<br />

l’environnement.<br />

G<br />

Gaz à effet de serre (GES) Gaz absorbant une<br />

partie des rayons solaires et responsables du changement<br />

climatique (CO2, CH4, N2O, vapeur d’eau).<br />

Grand cycle de l’eau Cycle de la ressource rythmé<br />

par les phénomènes naturels (rivières, lacs, nappes<br />

souterraines, nuages, océans, glaces).<br />

I<br />

Installations prioritaires Installations présentant<br />

l’impact environnemental le plus sensible pour le<br />

Groupe.


L<br />

Lixiviats Lors de leur stockage et sous l’action conjuguée<br />

de l’eau de pluie et de la fermentation naturelle,<br />

les déchets produisent une fraction liquide appelée<br />

« lixiviats ». Riches en matière organique et en<br />

éléments traces, ils ne peuvent être rejetés directement<br />

dans le milieu naturel et doivent être traités.<br />

M<br />

Matières premières secondaires Matières<br />

issues du recyclage de déchets et pouvant être utilisées<br />

dans la fabrication d’un nouveau produit.<br />

Mécanismes de développement propre<br />

(MDP) Mécanisme de projet mis en œuvre dans le<br />

cadre du protocole de Kyoto. Il permet aux pays sous<br />

contrainte et à leurs entreprises d’obtenir des crédits<br />

d’émissions en investissant dans des projets de réduction<br />

des émissions dans des pays hôtes (pays en voie<br />

de développement, grands pays émergents) ayant ratifié<br />

le protocole de Kyoto mais n’ayant pas d’objectifs<br />

de réduction de leurs émissions de GES.<br />

Méthanisation Procédé biologique de dégradation<br />

de la matière organique par une flore microbienne, en<br />

l’absence d’oxygène.<br />

Mise en œuvre conjointe (MOC) Mécanisme<br />

de flexibilité prévu par le protocole de Kyoto, similaire<br />

au MDP. Il permet aux pays développés d’investir dans<br />

d’autres pays développés, notamment les pays à économie<br />

en transition de l’Europe centrale et de l’Europe<br />

de l’Est, et d’obtenir des crédits d’émission de carbone<br />

qu’ils peuvent utiliser pour respecter leurs engagements<br />

en matière de réduction des émissions.<br />

N<br />

Normes IFRS (International Financial<br />

Reporting Standards) Normes comptables internationales<br />

adoptées par les sociétés cotées de l’Union<br />

européenne.<br />

O<br />

OIT Organisation internationale du travail.<br />

OCDE Organisation de coopération et de développement<br />

économiques.<br />

ONEA Office national de l’eau et de l’assainissement<br />

en France.<br />

Orée Association française réunissant entreprises et<br />

collectivités pour développer une réflexion commune<br />

sur la prise en compte de l’environnement par ces<br />

acteurs.<br />

Osmose inverse Procédé de séparation de l’eau et<br />

des sels dissous au moyen de membranes semiperméables<br />

sous l’action de la pression (54 à 80 bars<br />

pour le traitement de l’eau de mer).<br />

P<br />

Parité pouvoir d’achat (PPA) Méthode utilisée<br />

pour établir une comparaison du pouvoir d’achat des<br />

devises nationales entre différents pays. Elle consiste<br />

à mesurer combien de biens et de services peuvent<br />

être achetés par une devise (panier de biens normalisé<br />

entre les pays comparés).<br />

Partenariat public-privé (PPP) Le terme PPP<br />

recouvre des modalités très variées de réalisation et de<br />

gestion d’infrastructures, d’équipements ou de services<br />

publics. En matière de service public, il s’agit d’un<br />

mode de financement par lequel une autorité publique<br />

fait appel à des prestataires privés pour financer et<br />

gérer un équipement assurant ou contribuant au service<br />

public. Le partenaire privé reçoit en contrepartie<br />

un paiement du partenaire public et/ou des usagers du<br />

service qu’il gère. Ce mode de financement est présent<br />

dans de nombreux pays sous des formes variées.<br />

Parties prenantes (Stakeholders) Acteurs internes<br />

et externes intéressés par le fonctionnement de l’entreprise:<br />

salariés, clients, fournisseurs, actionnaires,<br />

associations, société civile, pouvoirs publics, etc.<br />

Petit cycle de l’eau Cycle des usages agricoles,<br />

industriels et domestiques.<br />

Projet domestique Projet de réduction d’émissions<br />

mis en place sur le territoire français, afin d’encourager<br />

les réductions d’émissions de CO2 dans les<br />

secteurs d’émissions diffuses (transports, bâtiments,<br />

agriculture).<br />

Protocole de Kyoto Protocole entré en vigueur en<br />

2005 dans le prolongement de la Convention-cadre des<br />

Nations unies sur le changement climatique. Il fixe<br />

notamment des valeurs limites pour les émissions de<br />

gaz à effet de serre des pays industrialisés.<br />

Q<br />

Quotas d’émission de gaz à effet de serre<br />

Ces quotas correspondent à l’autorisation d’émettre<br />

une tonne d’équivalent dioxyde de carbone au cours<br />

d’une période déterminée. Ils sont notamment attribués<br />

aux exploitants d’installations énergétiques en<br />

application du Protocole de Kyoto.<br />

R<br />

Réseaux de chaleur urbain Chaufferie centralisée<br />

qui, par un réseau de canalisations, alimente les<br />

bâtiments qui y sont raccordés.<br />

Re-use Réutilisation des eaux usées épurées (qui ont<br />

été traitées en station d’épuration et qui peuvent être<br />

rejetées dans le milieu naturel).<br />

S<br />

Sapiens (Surveys and Perspectives<br />

Integrating Environment and Society) Revue<br />

scientifique pluridisciplinaire, lancée par l’Institut<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement, publiant les articles des meilleurs<br />

spécialistes concernant les avancées les plus<br />

marquantes dans le domaine de la prospective environnementale.<br />

Services écosystémiques Connaissance des<br />

fonctions des écosystèmes et des services que les<br />

humains en retirent.<br />

Système d’alerte Système permettant aux salariés<br />

constatant des manquements aux règles de conduite<br />

du programme éthique, conviction et responsabilité<br />

d’adresser des alertes au comité d’éthique, lorsqu’un<br />

recours à la hiérarchie s’avérerait insuffisant.<br />

Système de management environnemental<br />

(SME) Système permettant à une organisation de<br />

mettre en œuvre sa politique environnementale et d’atteindre<br />

les objectifs associés de maîtrise des impacts<br />

environnementaux significatifs de ses activités et de<br />

respect des exigences réglementaires.<br />

T-U<br />

Taux de rendement des réseaux <strong>Rapport</strong> entre<br />

la somme des volumes d’eau facturés et non facturés<br />

et la totalité du volume introduit dans le réseau de distribution.<br />

Transport à la demande (TAD) Mode de transport<br />

particulier incluant les taxis traditionnels ou collectifs,<br />

les bus scolaires, le covoiturage et le vélo en<br />

libre service. Les TAD se distinguent des autres services<br />

de transport collectif car les véhicules n’empruntent<br />

pas d’itinéraire fixe et ne respectent pas un horaire<br />

précis, sauf pour satisfaire parfois un besoin particulier.<br />

Transport partagé Le transport partagé désigne<br />

trois types de transports: l’auto-partage, le covoiturage<br />

et le transport à la demande.<br />

UIOM Unité d’incinération des ordures ménagères<br />

V<br />

Valeurs fondamentales de <strong>Veolia</strong> Environnement<br />

Issues du programme « éthique, conviction et<br />

responsabilité » : engagement en faveur du développement<br />

<strong>durable</strong>, respect de la réglementation en vigueur<br />

dans nos pays d’intervention, loyauté vis-à-vis des<br />

clients et des consommateurs, responsabilité sociale,<br />

maîtrise des risques.<br />

Valorisation des déchets Il en existe trois types:<br />

• la valorisation matière ou recyclage qui vise à donner<br />

une seconde vie aux matériaux contenus dans<br />

les déchets;<br />

• la valorisation énergétique qui permet de produire<br />

de l’électricité ou d’alimenter un réseau de chaleur;<br />

• la valorisation agronomique qui consiste à transformer<br />

la partie fermentescible des déchets organiques<br />

en composts.<br />

Z<br />

Zones d’intérêt écologique Secteurs caractérisés<br />

par la présence d’espèces ou de milieux remarquables<br />

du patrimoine naturel national, régional ou<br />

mondial.


Liens internet utiles<br />

Site développement <strong>durable</strong> de <strong>Veolia</strong><br />

Environnement<br />

www.developpement-<strong>durable</strong>.veolia.com<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement<br />

www.veoliaenvironnement.com<br />

Fondation <strong>Veolia</strong> Environnement<br />

www.fondation.veolia.com<br />

Institut <strong>Veolia</strong> Environnement<br />

www.institut.veolia.org<br />

La coordination et la réalisation<br />

de ce rapport ont été assurées, au sein<br />

de la direction du développement <strong>durable</strong><br />

de <strong>Veolia</strong> Environnement, par Yves Cabana,<br />

Fanny Arnaud, Muriel Aubay-Voisin,<br />

Laurène Chenevat, Pauline Danel,<br />

Geneviève Férone, Carlos-Miguel Juri-Mejia,<br />

Patrick Kerfriden, Cécilia Tejedor.<br />

Votre avis nous aide à progresser, n’hésitez pas à nous faire part de vos remarques<br />

Par messagerie<br />

Direction du développement <strong>durable</strong> – developpement.<strong>durable</strong>@veolia.com<br />

ou par courrier<br />

<strong>Veolia</strong> Environnement – Direction du développement <strong>durable</strong><br />

36-38, avenue Kléber – 75116 Paris – France<br />

Tél. : + 33 1 71750000 – Fax : + 33 1 71751000<br />

Nous remercions particulièrement ceux qui ont contribué à la réalisation de ce rapport<br />

• Philippe Abraham • Anne Adamo • Guillaume Arama • Catherine Arfi • Claude Arnaud • Michel Avenas • Benoît Bardon • Pascale Barillot<br />

• Juan-Andres Bendezu-Zevallos • Claire Billon-Galland • Dominique Boizeau • Denis Chesseron • Jean-Pierre Combe • Gary Crawford •<br />

Jocelyne Dauphin • Bruno de Buzonnière• Dominique Delis • Fanny Demulier • Anne Dequecker-Cormont • Gervais Descamps<br />

• Jean-Jacques Dœblin • Atika Doukkali • Peggy Dufour • Edouard Dupont-Madinier • Laure Duquesne • Michel Dutang • Caroline Edant •<br />

Sonia Elliot • Émilie Félix • Jérôme Fière • Gérard Fries • Marie Gaillochet • Stéphanie Geisenberger • Émilie Gerbaud • Denis Givois<br />

• Émilie Gourmoux • Dominique Héron • Louis Herremans • Ghislaine Hierso • David Houdusse • Ludivine Houssin • Kevin Hurst •<br />

Gérard Jeanpierre • Julien Juge • Franck Lacroix • Bérengère Lagraulet • Lucie Lambolez • Stéphanie Laruelle • Pauline Magnien<br />

• Michaël Mansuy • Dominique Masson • Céline Menain • Pierre-Alain Menant • Laurence Miller • André Mollon • Philippe Payen •<br />

Denise Perez-Ramirez • Clotilde Perraudin • Anne-Charlotte Porret • Bernard Portnoi • Emilie Pottier • Jean-Michel Quemerais •<br />

Jean-Phillippe Riehl • Mathilde Robert • Claire Rousselet • Amélie Rouvin • Bernard Saint-André • Stéphanie Sinelnikoff • Bernard<br />

Thomas • Mathieu Tolian • Thierry Vandevelde • Joëlle Vautier • Robin Young<br />

Nous remercions également<br />

Comité d’évaluation indépendant sur le développement <strong>durable</strong> : John Gummer • Philippe Lévêque • Karina Litvack<br />

• Rajendra Pachauri • Usha Rao-Monari • Ignacy Sachs • Jean-Michel Severino • Björn Stigson<br />

Sancroft Group : Sally Bell • Eugénie Mathieu<br />

Cartographie / Infographies<br />

Laura Margueritte • Cécile Marin • Agnès Stienne • Sous la direction de Philippe Rekacewicz<br />

Interviews<br />

Christian Cochet • Bernard Harambillet<br />

Crédits photos<br />

Photothèque <strong>Veolia</strong> Environnement : Christophe Majani d’Inguimbert, Antoine Muller, Georges Bosio<br />

• <strong>Veolia</strong> Énergie-Dalkia : Bucheon • Muriel Aubay-Voisin • Gettyimages • Photodisc<br />

Conception<br />

avantgarde 0145747561, en particulier Florence Villatte


<strong>Veolia</strong> Environnement<br />

Direction du développement <strong>durable</strong><br />

36-38, avenue Kléber<br />

75116 Paris, France<br />

Tél. : +33 (0) 1 71 75 00 00<br />

www.developpement-<strong>durable</strong>.veolia.com