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Télécharger le dossier de presse - Marseille Provence 2013

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MARSEILLE-PROVENCE <strong>2013</strong><br />

CAPITALE EUROPéENNE DE LA CULTURE<br />

REDA CAIRE<br />

DOSsier <strong>de</strong> <strong>presse</strong> 4<br />

Portrait <strong>de</strong> Réda Caire<br />

Un Dandy oriental<br />

On peut dire que Réda Caire est <strong>le</strong> premier chanteur arabe <strong>de</strong> la chanson française. Fils du Bey Gandhour,<br />

cet Egyptien <strong>de</strong> naissance baigne, jusqu’à son départ pour Marseil<strong>le</strong> à 18 ans, dans un milieu cosmopolite<br />

méditerranéen où l’on par<strong>le</strong> indifféremment l’arabe, <strong>le</strong> grec, l’italien, l’anglais, <strong>le</strong> turc et <strong>le</strong> français.<br />

Chrétien é<strong>le</strong>vé par <strong>le</strong>s Franciscaines puis <strong>le</strong>s Jésuites, il côtoie, dans ce bain familial paternel, Chrétiens,<br />

Musulmans, Juifs. La part arabe <strong>de</strong> Réda Caire a été largement occultée dans l’image <strong>de</strong> la ve<strong>de</strong>tte, même<br />

s’il a souvent incarné <strong>le</strong>s princes orientaux dans <strong>de</strong>s opérettes ou <strong>de</strong>s films. Ami personnel du chanteur<br />

égyptien Farid El Attrache, s’il ne revendique pas une i<strong>de</strong>ntité spécifiquement arabe, il ne la renie pas.<br />

De la même façon, s’il n’a jamais déclaré publiquement et officiel<strong>le</strong>ment son homosexualité, Réda Caire ne<br />

la cachait pas. Il la vivait ouvertement au quotidien comme en témoigne cel<strong>le</strong>s et ceux qui l’ont côtoyé, et<br />

<strong>le</strong>s qualificatifs élogieux à son endroit (sensib<strong>le</strong>, subtil, sophistiqué…) peuvent être interprétés aussi comme<br />

autant <strong>de</strong> façons <strong>de</strong> nommer publiquement quoique à <strong>de</strong>mi-mot cette homosexualité. C’est Réda Caire qui<br />

a découvert <strong>le</strong> ta<strong>le</strong>nt du jeune Ivo Livi, alias Yves Montand, lors d’un concours <strong>de</strong> chant amateur. Il <strong>de</strong>vient<br />

son protégé. En véritab<strong>le</strong> coach, il lui a trouvé son premier contrat et l’a parrainé dans <strong>le</strong> mon<strong>de</strong> du showbusiness.<br />

Exerçant à p<strong>le</strong>in son droit à l’indifférence, Réda sait tôt séparer son personnage public <strong>de</strong> ve<strong>de</strong>tte<br />

et sa personne privée qui assume p<strong>le</strong>inement ses i<strong>de</strong>ntités et ses goûts.<br />

Sa vie d’artiste<br />

Réda Caire, tête d’affiche prisée <strong>de</strong>s Parisiens et véritab<strong>le</strong>ment adulée par <strong>le</strong>s Marseillais et <strong>le</strong>s Provençaux<br />

amateurs d’opérettes pendant 20 ans, est aujourd’hui largement tombé dans l’oubli. Pourtant, tout en lui<br />

<strong>le</strong> rapproche <strong>de</strong> notre époque : interculturel, sexuel<strong>le</strong>ment libre et assumé. Né au Caire en 1905, d’un père<br />

appartenant à l’aristocratie égyptienne et d’une mère française native d’Enghien-<strong>le</strong>s-Bains, il était arrivé<br />

à Marseil<strong>le</strong> avec ses parents en 1923. Il débuta à 21 ans à L’Alcazar <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong>, en <strong>le</strong>ver <strong>de</strong> ri<strong>de</strong>au du<br />

jeune Fernan<strong>de</strong>l. Après un premier succès dans une opérette donnée à Lyon en 1927, il monte à Paris, où il<br />

chantera à l’Eldorado aux côtés d’Yvette Guilbert, et où il figurera dans plusieurs opérettes, dont Azor aux<br />

Bouffes parisiens en 1932, aux côtés d’Ar<strong>le</strong>tty. Puis il rencontre Moyses, <strong>le</strong> directeur du Bœuf-sur-<strong>le</strong>-Toit<br />

(repaire <strong>de</strong> Cocteau et <strong>de</strong> ses amis du Groupe <strong>de</strong>s Six) qui lui propose d’y faire son premier tour <strong>de</strong> chant.<br />

C’est avec Azor, donné cette fois au Théâtre <strong>de</strong>s Variétés en 1933, qu’il conquiert définitivement <strong>le</strong> public<br />

<strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong>, où il enchaîne opérettes, revues et tour <strong>de</strong> chant sans discontinuer. A Paris en 1937-38, il<br />

partage la ve<strong>de</strong>tte avec Mistinguett dans la revue Féérie <strong>de</strong> Paris au Casino <strong>de</strong> Paris ; joue dans plusieurs<br />

films, donne <strong>de</strong>s tours <strong>de</strong> chant, enregistre beaucoup. Après un creux à la fin <strong>de</strong>s années quarante, il tente<br />

un retour à la scène en 1954 à Marseil<strong>le</strong> (opérette Chanson <strong>de</strong> Paris) ; au même moment, il ouvre son Eco<strong>le</strong><br />

<strong>de</strong> chant. Travail<strong>le</strong>ur, bon camara<strong>de</strong> avec ses collègues, généreux avec ses élèves <strong>de</strong> ta<strong>le</strong>nt, élégant, drô<strong>le</strong> :<br />

Réda Caire fut autant apprécié dans <strong>le</strong> cerc<strong>le</strong> privé que par son public.

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