Télécharger le dossier de presse - Marseille Provence 2013
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MARSEILLE-PROVENCE <strong>2013</strong><br />
CAPITALE EUROPéENNE DE LA CULTURE<br />
REDA CAIRE<br />
DOSsier <strong>de</strong> <strong>presse</strong> 7<br />
L’effet Pygmalion<br />
On dit d’un interprète qui chante une chanson pour la première fois sur une scène ou sur<br />
un enregistrement discographique, qu’il la « crée ». A côté <strong>de</strong> l’auteur, du compositeur et<br />
<strong>de</strong> l’arrangeur d’une chanson, nous voulons en effet affirmer la dimension <strong>de</strong> création <strong>de</strong><br />
l’interprète lui-même.<br />
Réda Caire est sans doute <strong>le</strong> premier arabe provençal que <strong>le</strong>s Provençaux ont profondément<br />
aimé, adopté, admiré. Rival <strong>de</strong> Tino Rossi, qui volait vers son succès parisien, on dit que Réda<br />
Caire était celui que <strong>le</strong>s Méridionaux avait choisi.<br />
Après un succès mérité, il a assumé son relatif échec. En revenant en <strong>Provence</strong> où il a grandi, il a<br />
eu la simplicité <strong>de</strong> <strong>de</strong>venir professeur <strong>de</strong> chant, celui d’Yves Montand notamment. Et en écoutant<br />
la voix <strong>de</strong> Caire, on entend, on reconnaît, la voix d’Yves Montand mieux connue, plus médiatisée :<br />
ceci prouve à quel point <strong>le</strong> professeur a influencé l’élève, malgré <strong>le</strong>ur différence <strong>de</strong> tessitures-<br />
Montand était baryton, Caire ténor. Avec mo<strong>de</strong>stie, il transmet l’art <strong>de</strong> transmettre : interpréter,<br />
qui est un art <strong>de</strong> passeur délivrant une œuvre au public.<br />
Le choix, dans ce spectac<strong>le</strong>, d’un duo d’hommes d’âges différents (Serge Hureau, Olivier<br />
Hussenet) permettra l’évocation <strong>de</strong> cette relation intime et forte d’enseignement, <strong>de</strong><br />
transmission, qui fut tel<strong>le</strong>ment importante pour <strong>le</strong> démarrage <strong>de</strong> la carrière d’Yves Montand.<br />
La musique<br />
Pour nous rappe<strong>le</strong>r que Joseph Gandhour avait choisi pour pseudonyme <strong>le</strong> nom <strong>de</strong> la capita<strong>le</strong><br />
égyptienne, que son père était égyptien et sa mère belge, Serge Hureau et Olivier Hussenet<br />
ont choisi <strong>de</strong> travail<strong>le</strong>r avec un pianiste et un percussionniste multi-instrumentiste, pour faire<br />
jaillir une musique tirant vers l’oriental voire <strong>le</strong> raï parfois, tout en rappelant <strong>le</strong> récital <strong>de</strong> 1962<br />
qu’accompagnait au piano seul Paul Durand, rendant ainsi à Réda Caire sa singularité originel<strong>le</strong><br />
d’oriental provençal.<br />
Portrait <strong>de</strong> l’artiste<br />
en Dorian Gray<br />
L’accessoire essentiel <strong>de</strong> ce spectac<strong>le</strong> est un miroir sans tain, donnant l’illusion que <strong>le</strong> jeune<br />
se voit vieux, ou à l’inverse que l’homme mûr fait face à son image du passé, comme dans<br />
un rétroviseur ne reflétant pas l’espace, mais <strong>le</strong> temps. Miroir sans tain, à facette, travail<br />
d’illusionniste… Il s’agit tantôt d’un jeune chanteur qui, se préparant dans sa loge, a l’illusion que<br />
Réda Caire vient <strong>le</strong> visiter, tantôt d’un chanteur a la cinquantaine déjà sonnée qui se remémore<br />
ses débuts :<br />
« Monsieur mon passé<br />
Vou<strong>le</strong>z-vous passer<br />
J’ai comme une envie<br />
D’oublier ma vie<br />
Si j’avais à faire<br />
Ma vie à l’envers<br />
C’est vous mon passé<br />
Qui m’verriez r’passer »…<br />
(extrait <strong>de</strong> Monsieur mon passé <strong>de</strong> Léo Ferré, ©1955,<br />
éd° MERIDIAN)<br />
Olivier Hussenet