Juin 08 - BECI

beci.be

Juin 08 - BECI

Juin 2008 • n° 6

Magazine de Beci

Brussels Enterprises Commerce & Industry

BOÎTE À OUTILS

Comment

communiquer

avec les journalistes

DOSSIER RH

Se former,

c’est bon pour

la productivité!

Focus

Un demi-siècle d’évolution

du commerce à Bruxelles


Edition 2008

Guide de l’emploi des jeunes :

de l’étudiant jobiste au jeune diplômé

Vous envisagez d’engager des étudiants ou des jeunes sortis de l’école

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Ce guide fait partie de la Collection HR Focus et est édité en collaboration avec Unique.

Payroll Management & HR Support


edito

La force de l’exemple

Beci soutient l’initiative de CAP 48 d’organiser, pour

la troisième année consécutive, le prix de l’Entreprise

Citoyenne, conjointement avec la RTBF, la Régie

Média belge et Trends/Tendances.

Ce prix récompensera les initiatives des entreprises en

faveur de l’intégration des personnes

handicapées, dans le domaine

de la création de postes de travail

(volet emploi), de l’accessibilité des

espace de travail et des services de

l’entreprise (volet accessibilité), ou

encore du développement de projets

visant à promouvoir la participation

des personnes handicapées

à la vie dans l’entreprise (volet solidarité).

Beci s’engage aux côtés de CAP 48

parce qu’elle partage avec cette

association la conviction que la

compétence, la motivation et la

détermination des travailleurs affectés

d’un handicap, constituent pour les entreprises des

critères de sélection qui doivent naturellement prévaloir,

au-delà de toute autre considération qualitative ou quantitative.

Au plan de la participation à la vie professionnelle de personnes

handicapées, la Belgique n’est pas au nombre des

plus performants de ses partenaires européens. Les personnes

souffrant d’un handicap sévère sont ainsi 36,8% à

travailler en France et 26,1% aux Pays-Bas. Elles ne sont que

18,3% en Belgique, alors que la moyenne européenne s’établit

à 24,3%. Le taux d’occupation des personnes souffrant

d’un handicap modéré est de 53,8% en Allemagne, et de

36,9% en Belgique, alors que la moyenne européenne pour

ces travailleurs est de 46,2%. Les statistiques publiées par le

SPF Économie montrent pourtant que 95% des personnes

concernées ne connaissent aucun handicap en mobilité.

Nous croyons fermement

en la force de l’exemple,

pour convaincre, entreprises

et travailleurs, que le

handicap et la politique

de la diversité, sont

des facteurs de succès,

de développement

économique, et d’espoir.

Beci considère l’emploi de personnes handicapées comme

l’un des engagements auxquels les entreprises ont adhéré

en signant, dès le mois de décembre 2005, la Charte de

la Diversité dans l’Entreprise que Beci leur présentait en

commun avec le gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale.

Cette chartre prévoyait notamment, pour

rappel, des actions d’information et de sensibilisation des

services de recrutement et du personnel, la promotion et

le respect du principe de non-discrimination,

l’instauration d’un

plan de diversité concerté avec le

personnel de l’entreprise, et enfin,

la communication de l’engagement

pris par l’entreprise.

Nous croyons fermement en la

force de l’exemple, pour convaincre,

entreprises et travailleurs,

que le handicap et la politique de

la diversité dont il est une composante,

sont des facteurs de succès,

de développement économique, et

d’espoir.

Notre vœu est que vous soyez

nombreux à soutenir par votre participation, cette troisième

édition du prix de l’entreprise citoyenne. Vous trouverez

toute information utile sur le site de Beci, et auprès

des partenaires de cette opération CAP 48. Le délai des dépôts

de candidatures expire le 18 juillet prochain.

Nous vous disons à bientôt, lors des réunions du Jury !

3

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

L’exercice d’un emploi ne nécessite des équipements

spéciaux que dans 7,6% des cas. Les aménagements aux

conditions de travail concernent le plus souvent la nature

(22,4%) ou la quantité (8,8%) de travail. Dans la plupart des

cas (54,1%), aucune assistance spécifique n’est requise, hormis

l’assistance sociale des collègues de travail.

Yvan Huyghebaert,

Président de Beci -

Chambre de Commerce

de Bruxelles

Emmanuel van Innis,

Président de Beci -

Union des Entreprises

de Bruxelles


sommaire JUIN 08

4

BRUSSELS ENTERPRISES COMMERCE

& INDUSTRY

3 Edito

6 Enjeux

• Emploi des jeunes, mobilité et bonne

gouvernance au cœur de vos préoccupations !

• Dexia fait bouger ses employés durablement

• Carte blanche – Bruxelles, une souris dans

le fromage

24 Espace membres

31 Europe

32 L’album

1000Brussels

69 Bloc-Notes

70 Demandes d’admission - Index publicitaire

L’ENTREPRISE AU QUOTIDIEN

34 L’invité :

Jorge Ligüerre, patron de Schindler

36 Focus :

Un demi-siècle d’évolution du commerce

à Bruxelles

38 Boîte à outils

45 Repères

68 BizzBox News

70 Petites annonces

DOSSIER

Ressources humaines

47 Se former, c'est bon pour la productivité!

50 Les formations professionnelles, pour qui

54 Enquête discrimination au travail :

un bilan mitigé pour les entreprises belges

60 Les 10 meilleurs incentives pour motiver

vos employés

63 L’exemple français : un modèle à suivre

65 La métamorphose d’Actiris

Entreprendre est le mensuel de Beci

(Chambre de Commerce & Union

des Entreprises de Bruxelles)

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Editeur responsable

Olivier Willocx ow@beci.be

Rédaction

Responsable : Karima Amrous

directrice de la Communication ka@beci.be

Secrétaire de rédaction :

Stéphanie Brisson sb@beci.be

Collaborateurs : Patrick Anspach • Guy Bernard •

Jean Blavier • Thandiwé Cattier • Vincent Delannoy

• Arnaud Dellicour • Olivier Duquesne • Nicole

Evans • Olivier Kahn • Jacqueline Remits • Luc Rivet

• Myriam Schellens • Harold Schuiten

Production & Abonnements

Administration: Didier Amandt da@beci.be

Design : Megalunatriumviraat

Graphisme – Impression: DB Print

Traduction: BLS / Production

Photo de couverture :

BITC / www.brusselsinternational.be

ISSN 0770 - 2264

Tous droits réservés – Reproductions interdites sans autorisation

écrite de l’éditeur

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Infos : da@beci.be • t 02 643 78 34

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enjeux

Emploi des jeunes, mobilité

et bonne gouvernance au cœur

de vos préoccupations !

6

Le 16 avril, Beci-UEB invitait les entreprises, réunies le 16 avril, à l’occasion de son assemblée

annuelle, à « dessiner » leur vision de l’avenir de Bruxelles. Plus de 200 chefs d’entreprise ont

participé à cette réflexion.

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Trois groupes de travail ont permis

aux participants, particulièrement

actifs, de décliner

les conditions de l’épanouissement

économique et social de Bruxelles, en

1 EMPLOI DES JEUNES

Les pistes à suivre

termes de Mobilité, de Gouvernance

publique et d’Emploi des jeunes.

Nous reproduisons ci-dessous, atelier

par atelier, les synthèses de ces

échanges de vues, « instantanés »

des discussions spontanées, qui ont

témoigné de l’implication des participants

dans ces thématiques qui ont

ainsi confirmé leur acuité et leur caratère

prioritaire.

L’emploi des jeunes a fait l’objet de discussions passionnées, qui ont mis l’accent sur

l’importance d’une formation « ciblée métier », et d’un enseignement plus inspiré par

les exigences de la vie professionnelle, et moins influencé par des considérations d’ordre

institutionnel.

Présidée par Jean-Claude Delen,

administrateur délégué

de DHL Global Forwarding,

la commission Emploi des jeunes a

étudié cette problématique en trois

sous-thèmes, l’enseignement et la

formation, les critères d’engagement

et la mobilité.

Beaucoup d’idées ont fusé autour de

cette table. En premier lieu, comment

faire se rencontrer l’offre de l’enseignement

et la demande des entreprises

D’une part, l’enseignement se

doit d’avoir une vision universelle de

la connaissance et ne pas seulement

être utilitariste avec pour mission,

par exemple, de former des ouvriers

ou des employés pour telle entreprise.

D’autre part, les entreprises

doivent pouvoir trouver les qualifications

dont elles ont besoin.

Savoir et savoir être

Comment résoudre cette quadrature

du cercle En commençant par le commencement,

c’est-à-dire l’enseignement

fondamental. Il est important

L’assemblée générale de l’UEB a été organisée avec le partenariat de


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enjeux

8

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

de donner aux jeunes du savoir être

et pas seulement du savoir. Voilà l’une

des principales lacunes constatées.

Pour arriver à faire changer le comportement

des jeunes, les adultes doivent

avoir un discours positif, donner du

sens aux choses, raconter des histoires,

apprendre aux jeunes à savoir se

débrouiller, trouver une solution par

eux-mêmes, à savoir se comporter en

groupe. Etre capable de prendre ses

responsabilités semble être le grand

absent du cursus des élèves.

Autre problème, celui de l’interaction

entre les besoins des entreprises et

l’offre de l’enseignement technique et

professionnel, vu comme sclérosé. Les

étudiants reçoivent un bagage général,

socle pour acquérir des compétences

ultérieures plus fines en fonction

des besoins. Des échanges sont pourtant

organisés par la Communauté

française au sein de comités dans

lesquels ne siège aucun représentant

du monde de l’entreprise. Le monde

enseignant y étant majoritaire, les

débats portent essentiellement sur

des considérations pédagogiques. Les

débats s’en trouvent finalement assez

sclérosés.

Manque de communication

écoles - entreprises

Entreprises et écoles ne communiquent

pas assez. Un exemple, quand

les douanes européennes ont été

supprimées, il s’est dit qu’on n’aurait

plus besoin de douaniers ou d’experts

en tarifications. Or, on s’est rendu

compte, avec la globalisation, qu’on

n’avait jamais eu autant besoin d’experts

en ce domaine. Autre exemple,

la logistique est un métier qui a souffert

d’un manque d’image, il y a quelques

années. Donc, certaines filières

pour amener à ces métiers ont fermé.

Aujourd’hui, il existe un manque

criant d’experts en logistique. Il est

nécessaire d’anticiper les formations

indispensables demain.

Partir du besoin réel

des entreprises

Autre piste de réflexion: pourquoi ne

pas partir des besoins réels des entreprises

plutôt que de l’institutionnel

Et ensuite, faire en sorte que ce dernier

s’adapte à ces besoins. Prenons

le cas de la Suède qui souffrait aussi

d’un problème de cloisonnement

entre l’offre de l’enseignement et la

demande des entreprises. Une des

Mieux préparer les jeunes au monde professionnel

pistes pour faire davantage coller l’offre

à la demande a été d’instaurer un

système apparenté aux chèques formation.

Objectif: offrir des chèques

aux candidats à la formation suivant

ce que les prestataires souhaitent.

Il est important aussi de redorer

l’image de l’entreprise à l’école et à

l’université. Quoi qu’on en dise, dans

l’enseignement, l’entreprise continue

à souffrir de son image capitaliste.

Dans les écoles techniques, on

apprend surtout aux élèves à ne pas

se laisser faire face au patronat. Or,

il faut que les jeunes se sentent motivés

et adhèrent à l’esprit de l’entreprise

où ils vont être engagés.

Des initiatives intéressantes sont

adoptées pour faciliter les stages en

entreprise dans la Région bruxelloise.

Il faut persévérer dans cette

voie, c’est évident. Maintenant se

posent les questions: les stagiaires

doivent-ils être rémunérés ou pas En

formation ou pas Par ailleurs, les entreprises

sont intéressées d’avoir des

stagiaires, mais aux périodes qui les

arrangent. Un équilibre est à trouver

et, pourquoi pas aussi, un seul statut

pour les stages.

Faire découvrir le monde de

l’entreprise

Enfin, inciter les jeunes à avoir une

meilleure connaissance du monde du

travail permettrait de leur faire prendre

conscience de l’intérêt qu’il y a à

travailler. Ce qui éviterait d’avoir des

chômeurs de première, deuxième,

voire troisième génération, qui ne

savent pas ce que c’est travailler, se

lever le matin et avoir un cadre de

travail.

Qu’un chef d’entreprise se rende avec

des collaborateurs dans des classes

de 5e et 6e années primaire pour expliquer

ce qu’est la vie en entreprise

pourrait permettre cette approche.

Il est encore possible d’enthousiasmer

les élèves de cet âge quand on

les amène dans un environnement

qui n’est pas le leur. Par exemple, une

visite au port d’Anvers, à l’aéroport

de Bruxelles, suscite souvent l’enthousiasme.

Cet âge est idéal pour les

amener en entreprise. Plus âgés, ils

prennent cela pour une récréation!


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enjeux

10

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

L’occasion de leur faire découvrir des

métiers qu’ils ne connaissent pas. Les

jeunes sont intéressés par les métiers

de l’informatique, pas du tout

par ceux de l’assurance, alors que le

premier secteur rapporte très peu et

l’autre très bien. A l’inverse, il sort

de l’ULB une dizaine de licenciés en

mathématiques par an et pas un ne

postule dans l’enseignement! Il y a

donc une nécessité impérative de revaloriser

l’enseignement aussi.

Revaloriser les métiers manuels

Faire la promotion de certains métiers

peut s’avérer utile aussi, de

même que valoriser les métiers manuels.

Pour cela, il faut utiliser les

vecteurs que les jeunes consultent, la

télévision, les sites internet, les blogs.

Il faudrait encourager les fédérations

professionnelles à investir dans des

spots pour tel et tel secteur et les passer

aux heures de grande écoute. Par

exemple, le secteur des transports

et de la logistique a mis sur pied un

site, Let’s go, avec des promotions télévisées.

Le lendemain d’un passage

télé et les jours suivants, le nombre

de visites sur le site augmente notablement.

Les transports en commun,

utilisés par les parents et les jeunes,

pourraient aussi être utilisés comme

vecteurs de promotion de certains

métiers.

Critères d’engagement,

les attitudes adéquates

Qu’est-ce qui manque chez les jeunes

pour qu’ils s’engagent et soient engagés

Certainement, une méconnaissance

des métiers manuels auxquels

il faut donner plus de valeur et qu’il

faut promouvoir, car ils sont vraiment

nécessaires. Ensuite, il faut mettre en

place une meilleure communication

des initiatives et des mesures existantes.

Idéalement, les demandeurs

d’emplois se présentant pour un

poste devraient connaître le savoir

être dans les entreprises. Quelles sont

les attitudes adéquates pour être embauché

Voilà le grand problème de

pas mal de demandeurs d’emplois

jeunes. Et encore, augmenter l’attractivité

de l’emploi, ne pas trop donner

de spécifications et de critères d’engagement,

à l’instar de ce qui se fait

en Royaume-Uni et en Irlande où les

critères d’engagement ne sont pas

trop spécifiés. Ainsi, un technicien de

formation pourrait tout aussi bien se

retrouver à un autre poste.

Enfin, pour résorber le chômage, on

peut aussi inciter les jeunes à se lancer

comme indépendants, notamment

pour tous les métiers de base.

On manque de chauffagistes, par

exemple. Quand on songe que 21 %

des jeunes Bruxellois n’ont pas de

diplôme secondaire supérieur et que

49 % des emplois pourvus à Bruxelles

le sont par des personnes dotées

d’un diplôme secondaire supérieur, il

est temps, en effet, de faire bouger les

choses.

Bilinguisme indispensable

Le bilinguisme, pourtant une évidence

à Bruxelles, est un fameux

problème quand on voit le nombre

de demandeurs d’emplois et les postes

à pourvoir! Certains jeunes veulent

bien faire l’effort, d’autres pas. Il

faut donner des primes à ceux qui se

déplacent pour apprendre une autre

langue. Ceux qui sont chômeurs en

attente d’un emploi pourraient être

intégrés à une formation à la deuxième

langue et cela gratuitement. Il

faudrait généraliser l’enseignement

gratuit de la deuxième langue nationale,

ainsi qu’une formation en

informatique dont certains jeunes

n’ont pas la moindre notion parce

qu’il n’y a pas d’ordinateur chez eux.

Le représentant du ministre Cerexhe

explique ce qui se fait déjà.

« Chaque demandeur d’emploi peut

bénéficier d’un chèque langues

à hauteur de 2250 euros pour des

cours individuels de français, néerlandais,

anglais ou allemand, avant

l’engagement et même sans contrat.

Cette proposition de formation est

proposée systématiquement à tout

demandeur d’emploi. Dans les six

mois, il est convoqué à nouveau et il

se voit proposer systématiquement

cette formation ou une autre. Si l’intéressé

trouve un emploi, mais qu’il

lui manque le petit plus par rapport

à sa fonction, il peut à nouveau bénéficier

de 2250 euros de cours individualisés

dans les cours privés.

Pour la formation aux nouvelles

technologies, le même chèque existe

à charge de la Région de Bruxelles

Capitale. Si dans les dix mois, il est

constaté que le jeune a encore une

lacune, il reçoit encore un chèque

formation où la Région intervient à

50 %, l’autre moitié étant aux frais de

l’entreprise. Un budget conséquent

de 4,5 millions d’euros est réservé à

ces mesures pour que les formations

correspondent au mieux aux besoins

des entreprises. »

Mobilité, flexibilité

La mobilité n’est peut-être pas le

premier problème qui occasionne le

haut taux de chômage chez les jeunes.

Cependant, pour favoriser cette

mobilité des jeunes, il faudrait augmenter

la différence entre ce qu’ils

touchent du chômage et ce qu’ils

pourraient gagner s’ils travaillaient.

Pourquoi ne pas établir un incitant

financier

Pour rendre les jeunes plus mobiles,

il faut rendre le travail plus flexible.

Par exemple, s’ils doivent se déplacer

relativement loin, envisager que les

38 heures soient prestées en quatre

jours plutôt que cinq. Un système de

taxi partagé pourrait aussi être envisagé

pour les personnes travaillant

en shift. Par ailleurs, elles pourraient

se retrouver coincées sur leur lieu de

travail à partir du moment où elles

travaillent en dehors des horaires

habituels. Un système de navette est

organisé par pas mal de sociétés au

sein de Bruxelles. S’en inspirer serait

bien.

Autre piste éventuelle, instaurer le

télétravail, mais celui-ci dépend du

niveau de qualification. Ou encore,

favoriser le travail à domicile les

deux ou trois premières heures de

la journée et envisager que les gens

rejoignent leur société au centre de

Bruxelles à une heure plus tardive.

Bref, beaucoup de pistes à suivre pour

améliorer l’emploi des jeunes, tout

en évitant l’écueil qui consisterait de

faire de ces jeunes des assistés. ●

Jacqueline Remits


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enjeux

2 MOBILITÉ

Comment sortir de la congestion

Prévu en 2016, le RER se fait attendre. Que faire Le coût des pertes de temps générées

par les embouteillages est évalué à quelque 250 millions d’euros par an. Bruxelles estelle

condamnée à une lente paralysie Non, ce n’est pas une fatalité. En priorité, que

faut-il entreprendre

12

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Pour répondre à cette question,

une septantaine de décideurs

publics et privés, hautement

concernés et impliqués par ce débat,

ont travaillé au sein de trois commissions

chargées d’étudier le dossier

sous des angles différents : comment

favoriser la mobilité interrégionale

Quelles options à privilégier pour le

RER Comment rapprocher l’habitat

du lieu de travail

A l’issue de ses travaux, la commission

Mobilité a identifié trois points

d’attention, trois actions à mettre

prioritairement en œuvre. Nous les

détaillons quelque peu avant de reprendre

l’une ou l’autre des nombreuses

idées qui ont été examinées à cette

occasion.

Favoriser la concertation interrégionale,

développer le réseau des transports

publics en sites propres, améliorer

la sécurité à Bruxelles : telles sont

les trois recommandations dégagées

et formulées par l’ensemble des participants.

parkings, suffisamment éloignés de

Bruxelles (des zones de congestion),

couplés à des antennes performantes

de transport en commun (gares actuelles

et futures du RER).

Pourquoi le parking existant à Drogenbos

est-il à moitié vide Trop proche

de Bruxelles, cette localisation ne

permet pas d’échapper à une grande

partie de la congestion. Idéalement,

ces parkings devraient se situer, par

exemple, à hauteur de Louvain, Rixensart,

Halle. Pour l’utilisateur de ces

parkings, le prix demandé (voire la

gratuité) doit constituer un incitant,

jamais un repoussoir. Illustration flagrante

du manque de coordination

actuelle en matière de mobilité, le

bus Conforto partant de Louvain-la-

Neuve pour Woluwé peut emprunter

la bande de secours sur l’autoroute

jusqu’à hauteur de Overijse, où il doit

s’engluer dans le trafic. Au niveau des

outils d’aide à la gestion du trafic, des

investissements sont à réaliser, notamment

dans des applications télématiques,

dans une logique de collaboration

étroite entre les trois régions

du pays.

Développer les transports

publics en sites propres

Pour améliorer la mobilité intrabruxelloise,

une série de travaux d’infrastructures

sont à réaliser dans les

mois et années à venir.

L’objectif doit être de préserver les

transports en commun de l’emprise

du trafic.

Il faut donc compléter le réseau de métro

et organiser des propres intégraux

pour les trams lorsqu’ils sont possibles.

A titre d’illustration, à Strasbourg, le

tram ne s’arrête qu’aux arrêts, sans

devoir subir les feux de signalisation

destinés au trafic automobile. Les

autorités municipales, toutes tendances

politiques confondues, ont privilégié

cette option qui, entre-temps, a

prouvé son efficacité.

Favoriser la concertation interrégionale

et l’intermodalité

Par son étroite imbrication avec les

deux Brabant, flamand et wallon, la

mobilité à et vers Bruxelles ne peut

pas être conçue en termes exclusivement

régionaux. D’où la nécessité

absolue d’une meilleure coordination

avec les autres régions pour relever

ce défi commun et global, avec certes

parfois des intérêts et des objectifs différents,

d’une meilleure mobilité.

Plus de sites propres pour les trams

La mise en œuvre de solutions durables

requiert la coopération des trois

régions. C’est le cas de la recommandation

adressée par le Groupe Mobilité

interrégionale : prévoir de grands


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enjeux

14

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Les voies d’eau sont trop peu utilisées à Bruxelles

Améliorer le sentiment et le

niveau de sécurité à Bruxelles

Actuellement, 40% du trafic à Bruxelles

est généré par ses habitants. Il

n’empêche : si les navetteurs s’installaient

plus près de leur lieu de travail,

les difficultés de mobilité s’en trouveraient

grandement réduites. Quels

éléments peuvent encourager une

installation à l’intérieur de la ville

La commission mobilité retient, comme

premier facteur, la sécurité : elle

doit être améliorée sur l’ensemble de

la ville et, en particulier, dans certains

quartiers à problèmes.

Des pistes à explorer

Outre les domaines d’action prioritaires,

une série de propositions ont été

avancées dans les trois groupes de

travail. Si l’attraction et la fixation de

nouveaux habitants est souhaitable,

les jeunes et les expatriés constituent

en ce sens un public plus réceptif, ces

objectifs doivent être soutenus par des

politiques urbanistiques, d’espaces

verts, de diversification et d’augmentation

de l’offre culturelle, sportive, …

et de transports en commun.

A cet égard se pose la question de la

dissuasion de l’usage de la voiture en

ville. Un thème qui suscite débat. Quoi

qu’il en soit, si « dissuasion » il y a, elle

doit être précédée par une amélioration

qualitative de l’offre de transports

en commun. Au niveau des écoles

et des entreprises de plus de 200

personnes, les plans de déplacements

méritent d’être développés. Des écoles,

comme par exemple le Lycée français

ou l’International School of Brussels

organisent déjà le transport scolaire

en faisant appel à des dizaines d’autocars.

A signaler que les moins de 12 ans

bénéficient déjà de la gratuité sur le

réseau de la STIB.

Pourquoi ne prévoir des facilités de

circulation qu’aux seuls transports en

commun publics et non pas privés

S’agissant de promouvoir la mobilité,

tous les transports en commun devraient

être visés, indépendamment

du statut de l’exploitant. Quant au

carpooling, même s’il ne constitue pas

la panacée, il a le mérite de réduire les

nuisances et sa promotion doit être

poursuivie.

Concernant le Ring, il faut souligner

qu’il est de plus en plus utilisé pour

le trafic de marchandises de transit,

par des camions qui ne doivent pas

rentrer dans Bruxelles mais qui en

ralentissent l’accès. Dès lors des pistes

sont à l’étude pour dédier des bandes

à ce type de trafic et pour augmenter

le nombre de bandes, comme ce sera

le cas entre Grand Bigard et Woluwe-

Saint-Etienne (de 3 à 4). En outre, il

reste vrai que le non bouclage du Ring

sud constitue un handicap non négligeable.

Dans un autre ordre d’idées, si

d’autres routes étaient mieux aménagées,

beaucoup de camions ne seraient

pas obligés d’emprunter le Ring de

Bruxelles, mais pourraient pratiquer

d’autres itinéraires.

Faire le « test de l’ignorant »

Les panneaux indicateurs, comme

c’est le cas dans beaucoup de grandes

villes, souvent, ne sont pas placés

à bon escient. Comme ce panneau à

hauteur du Cora d’Evere qui conseille

de se rendre à Charleroi via la place

Meiser ! Idéalement, ces panneaux devraient

être placés par des personnes

qui ne connaissent absolument rien

de la ville. Pour mesurer la pertinence

du placement, rien de tel qu’un « test

de l’ignorant » envoyé sur les routes

autour et dans la ville. Combien de

camions se retrouvent là où ils ne devraient

pas, en raison de mauvaises

indications ! Quant au transport par

voie d’eau, dont l’un des mérites est de

soulager la route, il existe à Bruxelles

une marge d’expansion importante

pour cette activité.

Bruxelles cherche-t-elle à se protéger

de l’afflux de voitures, à limiter leur

entrée dans la ville Toujours est-il

que les autoroutes y terminent un

peu en cul-de-sac, ce qui ne favorise

pas l’absorption du trafic. Malgré ce

fait il est question, par exemple à

Schaerbeek, de supprimer une sortie

automobile (vers la place Meiser) de

l’autoroute de Liège. Quel rôle vont

jouer les 19 communes dans ce débat

Déplacer le problème chez le voisin ne

constitue pas une solution raisonnable.

D’autre part, l’on peut comprendre

que les riverains veulent se protéger

de la marée automobile. Les GPS, pour

les citer, rendent des services signalés

à leurs utilisateurs, au grand dam

des riverains de zones résidentielles

converties en routes nationales.

Fluidifier le trafic

Toutefois, la solution ne doit pas

consister à rendre l’accès à la Région

plus difficile (étant donné que le volume

d’entrants ne se verra pas modifié),

mais à fluidifier le trafic. A cet égard,

les potentialités du Centre de gestion

automobile, situé à la gare du Nord,

pourraient être activées. En sous-effectifs

et mal entretenu (sur 1.000

boucles de comptage seul 40 sont en

fonctionnement), cet outil ne rend pas

le précieux service qu’il pourrait fournir.

La coordination entre ce Centre et

ses homologues flamand et wallon est

largement lacunaire.

Au chapitre des opérateurs des transports

en commun, pourquoi De Lijn et

les TEC peuvent-ils circuler en Région

bruxelloise, ce qui est certes éminemment

positif, alors que, dans le même

temps, la STIB reste confinée aux 19

communes Cette situation est dommageable

en termes de mobilité. Le

réseau de la STIB doit pouvoir s’étendre

vers les deux Brabant, flamand et

wallon. ●

Vincent Delannoy


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enjeux

3 BONNE GOUVERNANCE

Administration

trop complexe,

budget trop étriqué

© BITC - J.L. Vandewiele

Les entreprises bruxelloises sont d’accord : la

gouvernance régionale souffre d’un manque

d’ambition à long terme, comme de deniers.

La marque de Bruxelles est évaluée à 458 milliards de dollars

16

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Trois thèmes, précédés d’une

définition de la bonne gouvernance

(une attention constante

à l’amélioration de l’organisation et

des services offerts par une entreprise)

ont guidé les débats présidés par

Michel de Bièvre, CEO du Projet Tour

& Taxis. La simplification administrative

; un reengineering de la fonctionnalité

des pouvoirs publics ; l’utilisation

optimale des budgets disponibles

et la demande de moyens financiers

complémentaires pour Bruxelles. Le

« fou du roi », Rudy Aernoudt, brillant

professeur d’économie avait, il est vrai,

subtilement balisé le terrain.

Rudy Aernoudt : « On a

l’administration qu’on mérite ! »

Quelques chiffres : notre pays compte

14.000 fonctionnaires de plus qu’en

2002. Soit un total de 820.000 personnes.

« En termes de fiscalité, on totalise

117 administrations. En Flandre, 16 organismes

s’occupent des subventions

aux entreprises. C’est 15 de trop. Côté

financier et ressources humaines, la

Belgique affiche un taux d’inefficacité

de 34 %. C’est parmi les taux les plus

élevés d’Europe. Un taux d’efficacité

de 64 % nous ferait économiser 12 milliards.

» expose Rudy Aernoudt. Une

révolution culturelle à opérer : la mise

au cœur du débat sur le service public

de la notion de « client ».

Les structures mêmes de l’administration

sont un obstacle à ladite simplification.

« Un fonctionnaire peut

prendre 660 jours ouvrables de maladie

sans perdre un euro », a stigmatisé

Rudy Aernoudt en prônant un arrêt

des nominations à vie.

Directeur à la Stib, Luc Bioul a rappelé

qu’une entreprise publique peut parfaitement

se comporter comme une

entreprise privée. Les idées clés de ce

débat initial tournent autour d’un

constat : l’efficacité des entreprises

dépend à 40 % de la qualité de la gouvernance

publique. D’où la nécessité,

pour les entreprises, de s’interroger

sur leur capacité d’intervention. D’où,

aussi, la mise en exergue des restructurations

réussies –Belgacom, entre

autres. D’où, surtout, un changement

de mentalité indispensable au sein de

l’administration.

Label international

La problématique des structures internes

fut mise en avant. En dépit de

ce constat, chacun s’accorde à reconnaître

à Bruxelles le statut de marque

internationale. Ce que corrobore une

intervention de l’ancien haut fonctionnaire,

Rudy Aernoudt : « Il faut

un front pour défendre la capitale.

Elle est maltraitée, alors qu’elle est la

plus riche du pays. En tant que marque,

elle vaut 458 milliards de dollars.

Paris a été évalué à 700 milliards. Son

impact économique dépasse les frontières.

»

L’éventuel reengeneering a donné

lieu à un « message fort ». Celui qui

requiert une analyse objective allant

vers une logique de régionalisation,

histoire d’amoindrir la complexité

institutionnelle de sept gouvernements,

sept cabinets et tant de chevauchements.

Bémol au rêve d’une

régionalisation qui conduirait à la

première ville au monde 100% bilingue

: l’étroitesse du territoire.

799 impôts de trop

Les conclusions immédiates de ces prises

de position Primo, la « taskforce »

prône des relations équilibrées entre

les régions. Secundo, les participants

ont plaidé pour que des compétences

demeurent au fédéral. Tertio, unanimité

s’est faite sur la nécessité que

les entreprises fassent pression dans

la renégociation des rôles entre Communautés

et Régions. Côté moyens

financiers, Rudy Aernoudt a amorcé la

réflexion. En estimant « incroyable »

que l’on ne connaisse pas les moyens

budgétaires de l’ensemble des institutions

bruxelloises. En termes de recettes,

« 34 % des impôts sociétés sont

à Bruxelles… mais filent au fédéral.

La vision des politiques est frileuse, à

court terme. »

Vision frileuse

Vous en aurez aisément déduit les

idées maîtresses du troisième axe :

Bruxelles ne profite pas assez à ses habitants.

Elle pêche par défaut de plan

ambitieux, à long terme (ce sur quoi

tout le monde s’accorde aussi, en dépit

de l’ancrage de plus en plus prégnant

du PDI, le Plan de développement international

de Charles Picqué).

Aussi les invités au débat réclamentils

une vision pour la capitale de l’Europe

et un budget. Deux éléments qui

complètent les approches des discussions

initiales et qu’Alexandre Cleven,

l’administrateur délégué de Partena

s’est fait un devoir de transmettre à

l’assemblé générale de l’Union des entreprises

de Bruxelles. ●

Guy Bernard


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enjeux

MOBILITÉ

Dexia fait bouger ses employés durablement

La société bancaire Dexia a adopté en 2002 le slogan « Dexia, la banque du développement durable

». Cela méritait d’analyser la composante mobilité de sa politique de gestion du personnel.

18

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Parking vélos chez DEXIA

En 2007, Dexia Banque Belgique

employait 15200 personnes

dont plus de 6222 rien qu’à

Bruxelles dans les 3 sites qui forment

le ‘complexe Dexia’ (Pachéco, Tour

Dexia et Galilée).

Décryptage d’une politique de mobilité

d’entreprise à grande échelle.

1 Un employé Dexia sur deux

emprunte quotidiennement

les réseaux de la SNCB

Près de 74pc des déplacements du personnel

Dexia sont réalisés en transports

en commun, dont plus de 50%

en train. La voiture est utilisée

pour 25% des déplacements.

Le complexe Dexia est situé

sur le boulevard du jardin Botanique

et donc à proximité

de trois gares importantes

de Bruxelles (Nord, Centrale

et Congrès). Depuis le début

de l’année 2001 et l’entrée en

application du Premier Plan

de Mobilité Dexia, la société

accorde une indemnité à ses

employés qui viennent travailler

en utilisant un autre

moyen de transport que la

voiture et que les transports

en commun qui sont totalement

gratuits par le biais du tiers-payant.

Dexia participe également aux frais

de déplacement de l’employé entre

son domicile et sa gare de départ et

intervient dans la prise en charge des

frais de stationnement à la gare depuis

2004 et le 2ème Plan de Mobilité

de la société.

2 Une politique dirigée vers

la mobilité douce

Dexia encourage principalement

l’utilisation du vélo comme moyen

de locomotion de ses employés. Pour

cela, elle verse, comme la loi l’y autorise,

une indemnité de 15 centimes

d’euro, exonérée d’impôts pour l’employé

et de charges sociales pour

l’employeur. Cette indemnité est versée

pour chaque kilomètre parcouru

à vélo ou à pied par un employé lors

de ses déplacements domicile-travail.

Mais celle-ci peut faire l’objet

d’un compromis chez Dexia. En effet,

un employé peut s’engager à venir

travailler la moitié de l’année à vélo

(d’avril à septembre par exemple),

l’autre moitié de l’année en voiture

(d’octobre à mars dans ce cas-ci).

L’accès aux 3 parkings à vélo Dexia,

situés au rez-de-chaussée de chaque

bâtiment, est sécurisé par l’utilisation

de badges personnels. Dans

ces parkings, les cyclistes trouvent

également des pompes à vélo, ainsi

qu’une trousse de secours sur simple

demande.

3 Co-voiturage

La société a encouragé le covoiturage

en créant une base de données

sur l’Intranet du groupe pour toute

la Belgique. Le covoiturage est également

soutenu financièrement

puisqu’il permet aux employés qui

le pratiquent de bénéficier d’une

exonération des frais de parking soit

une économie de 25,40 € par mois

pour chaque participant. Toutefois,

« à l’heure actuelle, seuls 2% des déplacements

du personnel sont réalisés

grâce au covoiturage. Ce phénomène

a de nombreuses explications :

le fait est que les employés ont bien

souvent des horaires variables et que

beaucoup d’entre eux pratiquent la

semaine de 4 jours, ce qui empêche

un covoiturage régulier », explique

Bernard Dehaye, coordinateur Mobilité

et Développement durable

4

D’autres actions en faveur

de la mobilité

Un régime spécial pour les travailleurs

à horaires décalés ou situés

dans un bâtiment peu accessible

en transport en commun

est appliqué. La semaine de 4

jours et le télétravail rencontrent

un franc succès auprès

des employés. D’ici peu devraient

s’ouvrir à Anvers et

à Liège des salles d’accès informatique

comprenant une

centaine d’ordinateurs chacune

permettant aux collaborateurs

de Dexia de s’y rendre

pour y travailler sans venir à

Bruxelles. L’idée de supprimer

10 places de parking pour voitures

dans la montée du Botanique

pour y construire une piste

cyclable est en négociation avec le

Cabinet du ministère du Transport et

la ville de Bruxelles dans le cadre de

la réfection de la Place Rogier. ●

Cédric Deveycx

Centre de Connaissance Beci

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enjeux

CARTE BLANCHE

Bruxelles, une souris dans le fromage

Si l’on souhaite réformer Bruxelles pour pouvoir mettre en oeuvre une réforme de l’Etat, le

premier objectif doit être d’améliorer Bruxelles, de renforcer ses structures et de favoriser une

politique volontaire. Il ne s’agit pas de refédéraliser les normes en matière de nuisances sonores,

mais de se soucier du million de Bruxellois qui sont en permanence négligés.

20

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

La Région bruxelloise intervient

à elle seule pour 20% du PNB,

33% du produit de l’impôt des

sociétés et offre du travail à 370.000

personnes provenant de la Région

flamande (2/3) et de la Région wallonne

(1/3). Ces chiffres justifient à

eux seuls que l’on s’intéresse davantage

à Bruxelles. On se rend trop peu

compte que ce qui est bon pour cette

« ville-monde à taille humaine », l’est

également pour la Flandre. La Flandre

rencontre parfois des difficultés

avec cette ville « étrangère » située

sur son territoire. La fragmentation

de la gestion, l’établissement croissant

de Flamands hors de Bruxelles,

la concentration de la pauvreté

dans les quartiers du centre-ville, le

sentiment d’anonymat, le cliché qui

veut qu’un Flamand puisse à peine

y parler sa propre langue, … Les Flamands

entrent généralement dans

Bruxelles par la peu florissante zone

du canal ou par de longs tunnels, et

ne prennent guère le temps de voir la

ville et ses habitants. Les stéréotypes

ont donc le beau rôle. Pour s’y retrouver,

l’on devra laisser chez soi une

certaine « suburban feelgood morality

». Nous voulons demander aux

hommes et femmes politiques

flamands et wallons de

faire de même, car la

ville aura besoin

que l’on pense

à elle dans les mois à venir, lorsque le

gouvernement se penchera sur les réformes

de l’Etat.

Clé de la réforme de l’Etat

La Région de Bruxelles-Capitale est en

effet la clé de la réforme de l’Etat, le

sujet qui fait retomber l’exaltation en

faveur de l’indépendance comme un

soufflé. Non seulement à cause des

contraintes institutionnelles, mais

également parce que de nombreux

scénarios de régionalisation risquent

d’accroître la confusion à Bruxelles.

Ce n’est en rien la faute de Bruxelles

ni des Bruxellois. Bruxelles occupe

toujours le dernier rang lorsqu’il est

question de réforme du pays, alors

que c’est précisément ici que toute réforme

doit commencer, non pas pour

que la Flandre obtienne plus d’indépendance,

mais parce que Bruxelles

est essentielle pour l’économie belge,

c’est l’enseigne du pays, la capitale de

l’Europe, un centre d’art, de culture et

d’architecture. C’est un atout qui doit

être préservé. Ne fût-ce que parce que

les Bruxellois flamands et francophones

sont bon gré mal gré désireux d’y

travailler ensemble. Bruxelles tend

la main à la Flandre et à la Wallonie,

mais elle ne souhaite se soumettre à

personne. Le fait que la Région wallonne

et la Communauté française

n’aient toujours pas fusionné est également

lié à Bruxelles.

A l’heure actuelle, d’importantes opportunités

sont perdues pour la Région

bruxelloise – et donc pour chacun

dans ce pays. Bruxelles subit la

plupart des problèmes de chômage,

de pauvreté et de mobilité du pays,

alors qu’elle ne dispose que d’un petit

territoire et d’un budget insuffisant.

Seule, elle peut à peine exercer sa

vocation internationale. Une gestion

plus efficace de Bruxelles n’est pas

seulement nécessaire et urgente,

mais cela représente un dossier très

délicat, qui exigera beaucoup d’envergure

et de courage politiques.

Régionaliser les compétences

des Communautés

Peut-être est-il préférable de prendre

un exemple illustrant pourquoi

Bruxelles requiert tant d’attention :

l’enseignement.

L’enseignement n’est toujours pas

adapté à la réalité internationale,

tertiaire et bilingue de

Bruxelles. A Bruxelles,

près de la moitié

de la popula-

Bruxelles et les Régions,

une spécialité belge…


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enjeux

22

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

tion mondiale est représentée sur les

lieux de travail. L’apprentissage des

langues doit être ici aussi évident que

l’éducation physique ou les mathématiques.

Le fait que l’enseignement

soit dispensé dans des bâtiments

vieillis, disposant de peu de moyens

éducatifs modernes, le fait qu’il y ait

une forte tendance à la segmentation

en ghettos, la baisse du niveau scolaire

et des professeurs souvent démotivés,

le fait que le nombre de places

dans les établissements n’augmente

pas mais que des files se forment à

leur entrée lors des inscriptions, n’est

pas la faute d’une politique inadaptée

de Bruxelles : elle ne dispose d’aucun

pouvoir dans ce domaine.

On peut se poser la question de savoir

si la division entre écoles francophones

et néerlandophones dans ce territoire

bilingue, avec une réalité quotidienne

multiculturelle, n’est pas

dépassée. Un nombre toujours croissant

de parents francophones et parlant

d’autres langues confient leurs

enfants à l’enseignement néerlandophone,

principalement parce qu’il y a

une forte volonté de permettre à leurs

enfants d’accéder au néerlandais.

A Bruxelles, savoir parler plusieurs

langues, en particulier le néerlandais

et l’anglais, est un véritable stimulant

pour la mobilité sociale. Il y a

rarement eu aussi peu de Bruxellois

flamands, mais l’intérêt pour le néerlandais

n’a cessé de croître. Et pourtant,

les « native speakers » ne peuvent

donner aucun cours de langue

dans le réseau d’enseignement d’une

autre communauté linguistique. Ne

veut-on donc pas que les enfants apprennent

les langues

Priorité politique absolue

Des décisions prises ailleurs ont parfois

un impact important à Bruxelles.

Aujourd’hui, 32% des jeunes bruxellois

sont sans emploi, à cause de la

pauvreté, de l’abandon scolaire et de

difficultés scolaires, mais également

à cause d’un enseignement inadapté

et d’une connaissance insuffisante

du néerlandais.Le tissu économique

et social n’en subit que plus de pressions

et c’est la croissance économique

qui en pâtit, puisqu’il est de plus

en plus difficile pour les entreprises

de trouver les personnes qui leurs

conviennent – alors que près de 20%

de la population de Bruxelles est sans

emploi.

L’enseignement doit être la priorité

politique absolue, puisque nous ne

pouvons pas nous permettre, en tant

que membres de la société et en tant

que membres du monde de l’entreprise,

de laisser dépérir cette masse

de talents humains dans la pauvreté.

Tels sont les défis d’une réforme de

l’Etat. Nous devons partir de la pratique,

de ce qui se passe réellement.

Bruxelles tend

la main à la

Flandre et à la

Wallonie, mais

elle ne souhaite

se soumettre à

personne

Une bonne administration

Bruxelles a subi, suite à l’exode de la

classe moyenne vers la périphérie,

une perte substantielle de revenus,

alors que ses dépenses continuaient à

augmenter. En Flandre, rien de tel ne

s’est produit mais les clés de répartition

spécifiques des fonds publics ne

bénéficient pas à Bruxelles : c’est pourquoi

Bruxelles a besoin de toujours

plus d’argent. Ceci est en premier lieu

lié à la démographie et à la sociologie,

et dans une moindre mesure à une

mauvaise administration. Cette dernière

peut toujours être améliorée,

mais il faut cesser de mettre toujours

l’accent sur les 19 baronnies avec leur

personnel pléthorique et leurs compétences

excessives. En comparaison

avec le Brabant flamand, la situation

est plutôt bonne en fin de compte : il

y a autant d’habitants qu’à Bruxelles,

mais on y dénombre plus de 60 communes,

avec 3 fois plus de personnel

communal par habitant. Du reste, il

y a des baronnies ailleurs, comme à

Louvain, Hasselt ou Ostende.

Besoin d’argent

Si Bruxelles veut profiter de ses

atouts, de son rôle international, de

sa population jeune et de sa société

multiculturelle, il faudra y investir.

Seule, au vu des modèles de financement

actuels, cela ne marchera pas.

Les restrictions budgétaires ne lui

permettent pas de faire construire

une infrastructure prestigieuse, digne

d’une capitale belge et européenne.

Bruxelles reçoit bien moins de fonds

publics qu’elle ne contribue à enrichir

l’Etat. Elle offre tant de moyens

au pays et assume tant de problèmes

à elle seule, qu’affirmer que Bruxelles

voit près de 500 millions d’euros lui

passer sous le nez chaque année n’est

pas exagéré. La construction d’un kilomètre

de métro coûte 50 millions.

Avec les 65 millions supplémentaires

que le Conseil des Sages a octroyé à

Bruxelles, 1,3 km de métro pourrait

donc être construit. Et avec ça, aucun

moyen supplémentaire n’a été accordé

à l’enseignement.

C’est pourquoi Beci déplore que

Bruxelles ait été si peu évoquée lors

de la formation du gouvernement,

alors que les défis à relever demeurent

énormes.

Toute réforme de l’Etat doit commencer

par Bruxelles, mais avant tout

pour une ville meilleure et plus efficace

pour les entreprises, les Bruxellois,

les navetteurs et les expatriés, les

Flamands et les Wallons, parce que ce

qui est bon pour Bruxelles, l’est également

pour le reste du pays. ●

Tom Smeets

Conseiller Centre

de Connaissance

Beci

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24

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Breugelmans Limousines loue

des voitures hybrides

Breugelmans Limousines & Services,

une sprl qui fête aujourd’hui ses dix

ans d’existence, est la première de son

genre à s’être lancée sur cette piste

écologique en Belgique. Après avoir acquis

déjà deux Toyota Prius – les toutes

premières voitures hybrides, petites

mais confortables – Breugelmans Limousines

vient de mettre en circulation

sa deuxième Lexus hybride. “Nous

sommes fiers d’être parmi les premiers

à soutenir les efforts pour aider à diminuer

les émissions de gaz CO2”, dit

Patrice Breugelmans, le fondateur de

la société, ajoutant qu’il est d’ailleurs

agréablement surpris par l’accueil très

favorable de ses clients.

Le modèle qui rejoint la flotte est une

Lexus LS 600h L, nouvelle-venue sur

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Dotée de deux moteurs, l’un électrique

qui se met automatiquement

en marche au ralenti, en ville, dans

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routiers, cette hybride offre un

confort sans pareil. Essence et électricité

peuvent se combiner et apporter un

surcroît de puissance en cas de besoin,

et le moteur thermique peut recharger

les batteries du moteur électrique en

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1620 Drogenbos

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Patrice Breugelmans, de la sprl Breugelmans Limousines (à droite), et Eric Deprins, managing

director Toyota-Lexus Belgique et Luxembourg (à gauche), devant la LS 600h L.

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Mais souvent, ils ont déjà

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résultats intéressants, comme les

minuteries. ●

Electrabel

Boulevard du Régent 8

1000 Bruxelles

t + 32 78 35 33 33

info@electrable.com

www.electrabel.be


espace membres

Wim Jansen est nommé

Directeur Général

de JCDecaux Belgique

Après deux années

passées au

sein du groupe

JCDecaux Belgique

et Luxem-

Wim Jansen

bourg au poste

de Directeur Général Adjoint en

charge de la stratégie, du commerce

et du marketing, Wim Jansen

est nommé Directeur Général, et

continuera à répondre à Jean-Sébastien

Decaux. Jean-Sébastien

Decaux qui s’occupe aujourd’hui

en direct des différentes directions

et Wim Jansen travailleront

ensemble jusqu’en décembre cette

année pour permettre une transmission

en douceur des dossiers.

A l’issue de cette période, toutes

les directions seront rattachées

directement à Wim Jansen. Jean-

Sébastien Decaux continuera de

superviser les filiales en Belgique

et au Luxembourg, comme il le fait

actuellement, tout en maintenant

ses responsabilités sur l’Italie. Wim

Jansen déclare : « JCDecaux est un

magnifique groupe mondial que

j’ai découvert il y a maintenant

deux ans. Je remercie Jean-Sébastien

pour la confiance et l’autonomie

qu’il ma données ce qui m’a

permis d’avancer très vite. Avec les

équipes et les structures en place,

JCDecaux est prêt à affronter les

challenges concurrentiels mais

aussi économiques qui l’attendent

durant ces prochaines années. Le

groupe devra ainsi renforcer sa

place de leader incontestable en

Belgique. » ●

JCDecaux Belgium

Allée verte 50

1000 Bruxelles

t +32 2 274 11 11

f +32 2 274 11 12

info@jcdecaux.be

www.jcdecaux.be

Amster Group a

le vent en poupe

Amster Group, qui réunit les sociétés Amster pour

les solutions classiques et Alunys pour les solutions

Open Source, a réalisé en 2007 un chiffre d’affaires

de 8,1 millions d’euros, ce qui correspond à une croissance

de 24.6% par rapport à 2006. Dans le même

temps, l’effectif s’est enrichi de 13 nouveaux collaborateurs,

passant à 73 personnes. Enfin, la société

a acquis la confiance de plus 50 nouveaux clients

sur l’ensemble du territoire. 2007 a également vu

la commercialisation de nouveaux produits et solutions,

comme VMWARE, la solution Evolunys (solution

open source englobant sur un seul serveur

toutes les fonctionnalités nécessaires au développement

des activités - business serveur, groupware,

CRM et central téléphonique IP – ainsi que l’intégration

et l’ingénierie des solutions VOIP). Les objectifs

pour 2008 se veulent ambitieux - dans la ligne du

développement actuel d’Amster Group - et visent un

chiffre d’affaires de 9 millions d’euros et la création

d’au minimum 7 emplois supplémentaires. ●

Amster Group

145 rue Bara – 1070 Bruxelles

t +32 2 556 28 11 – f +32 2 556 28 10

helpdesk@amstergroup.com

www.amstergroup.com

25

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Votre carte de visite

Contactez-nous aujourd’hui au 0800 30 029

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26

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Megabyte propose un nouveau

logiciel CRM

« Le Customer Relationship Management

(CRM ou gestion de la relation

client) est en pleine expansion depuis

quelques années. Sa principale

fonction est de regrouper les données

éparses que possède chaque organisation

sur ses clients. Les entreprises

sont de plus en plus conscientes des

avantages que procure un tel système

», constate François Bryssinck, Administrateur

Délégué de Megabyte.

Un système CRM permet aux entreprises

d’augmenter la satisfaction de

leurs clients et d’accroître leur chiffre

d’affaires tout en diminuant les coûts

de commercialisation.

Il permet également d’organiser un

suivi après-vente précis et d’organiser

la prospection.

Le cabinet d’avocats Field Fisher Waterhouse

transfère ses bureaux, en

septembre 2008, vers les bâtiments

de l’Arsenal, situés le long du boulevard

Louis Schmidt. Le cabinet a

bénéficié de l’assistance de Cushman

& Wakefield, qui a étudié les

meilleures options du marché et l’a

aguillé vers ce choix final. C&W a

également négocié le contrat de bail

pour FFW. Le rayonnement, l’emplacement

et la flexibilité des bâtiments

de l’Arsenal ont clairement influencé

Afin d’offrir des possibilités supplémentaires

à ses clients, Megabyte a

sélectionné une nouvelle solution

CRM et l’a ajoutée à sa gamme. Il s’agit

de Sage CRM, logiciel de l’éditeur Sage,

leader mondial dans les logiciels de

gestion pour PME. Sage CRM vient

ainsi rejoindre les 2 solutions déjà

distribuées par Megabyte : Microsoft

CRM et SalesLogix. ●

Megabyte

Avenue de Tervueren 333

1150 Bruxelles

t +32 2 762 33 60

info@megabyte.be

www.megabyte.be

Le cabinet d’avocats Field Fisher

Waterhouse déménage!

la décision. La nécessité d’un déménagement

se faisait de plus en plus

évidente pour le cabinet Field Fisher

Waterhouse, qui à la suite d’une forte

croissance, se trouvait à l’étroit dans

ses bureaux actuels du boulevard

Brand Whitlock. ●

Field Fisher Waterhouse

Boulevard Louis Schmidt 29

1040 Bruxelles

t +32 2 737 02 76

www.ffw.com

My PC-Academy :

une mise à

niveau dans un

temps minimum

My PC-Academy a développé des

vidéos de formation accessibles

via l’Intranet de l’entreprise ou

sur Internet, permettant d’assimiler

les nouvelles fonctionnalités

en un temps minimum et

de retrouver le même niveau de

compétence après la migration.

Le concept de formation de My

PC-Academy repose sur les critères

suivants : rapidité, pratique,

flexibilité et modularité.

Des customisations peuvent également

être apportées comme le

suivi individuel des participants

ou des vidéos portant sur des

matières ou environnements

spécifiques aux entreprises. Parallèlement

à la formation, en

partenariat avec gp3 Groupe

Conseil, My PC-Academy assiste

les entreprises lors de la mise en

place de leur projet de migration,

la définition de l’approche et la

planification de la migration et

ce jusqu’au suivi de l’exécution

selon les règles de l’art. Les dirigeants

de My PC-Academy ont

forgé leur expérience de migration

et de service à 50.000 utilisateurs

européens au sein d’un

grand groupe agro-alimentaire

mondial. Cette expérience les a

conduits à définir une approche

de formation novatrice adressant

les besoins de connaissance pratique

nécessaire à l’utilisation

journalière efficace du PC et de

ses outils bureautiques. ●

My PC Academy.

Rue des Palais 44 b39

1030 Bruxelles

t +32 497 99 48 04

ou +32 497 99 48 05

www.mypc-academy.com


espace membres

La gravure au laser de Tree-D

au service de la mémoire…

Le deuil, le départ d’un proche ou d’un animal de compagnie est souvent

comme une partie de soi-même qui s’en va… et qui laisse place au désarroi.

C’est pourquoi les proches du défunt désirent garder un dernier

souvenir après son départ. L’incinération humaine ou animale étant de

plus en plus choisie comme destination finale, les cendres sont ainsi

conservées dans des urnes funéraires souvent en bois ou en porcelaine.

Tree-D a conçu un type d’urne unique de qualité et de beauté inégalable.

Il s’agit d’une urne en cristal entièrement personnalisée par sa

gravure au laser d’une photo du disparu, d’un texte ou même d’un objet

tri-dimensionnel. Le porte-urne est réalisé en verre cristal. Les cendres

sont recueillies dans un reliquaire en métal noir. Un bouchon en verre

cristal scelle le porte-urne. Le produit est livré dans une boîte écrin. ●

Tree-D

Brussels International Trade Mart

Showroom 097-098 (Pool Entrance)

Square de l’Atomium 1 Bte 31

1020 Bruxelles

t +32 2 478 68 75 – f +32 2 476 97 95

info@tree-d.be – www.tree-d.be

Teaching Business in Brussels since 1992

www.ubi.edu

C.P.E. Exhibition crée

la Chambre belge

pour l’innovation

Vous avez une idée de produit ou service innovant

Un projet de création d’entreprise

La Chambre belge pour l’innovation vous

convie à une séance d’information sur les services

qu’elle vous offre. Lors de ces séances,

des experts (marketing, coaching, etc.) seront

à votre entière disposition, que vous soyez

porteurs de projets, jeunes sociétés innovantes,

starters. Accès libre et sur inscription via

contact@brussels-innova.com. A Bruxelles, le

17 juin chez Beci et le 19 juin à la Maison Communale

de Saint-Josse. ●

C.P.E. Exhibition

Brusselsesteenweg 539

3090 Overijse

t +32 2 741 61 62

f +32 2 732 05 09

contact@brussels-innova.com

www.brussels-innova.com

27

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Bachelor - BA (Hons) in Business Studies

Master - MA in International Business Studies

Both degrees are validated and awarded by the

University of Wales, UK.

For further details regarding the University and

its validation services, please log on to

www.wales.ac.uk/validation or email

validation@wales.ac.uk

United Business Institutes - Avenue Marnix, 20 - 1000 Brussels - Tel. 02 548 04 80 - info@ubi.edu - www.ubi.edu


vous bougez !

Carat sacrée « Media Agency of the Year »

Carat, filiale du groupe

Aegis Media Belgium, a

remporté, à l’occasion des

AMMA Awards, le titre

de « Media Agency of the

Year ». Cette distinction

Anne Bataille, CEO prestigieuse est décernée à

d’Aegis Media Belgium l’agence qui s’est le mieux

profilée tout au long de

l’année 2007, et ce en termes de développement

business et de contribution à

l’évolution du secteur des médias.

Carat s’est démarquée par sa stratégie de

développement vers le ‘communication

planning’, à savoir : une stratégie médias

intégrée, incluant également les expertises

de tiers, la volonté d’appliquer le « neutral

thinking », tenant ainsi compte des

spécificités de chaque intervenant lors de

l’élaboration des plans, une approche « out

of the box » via ses multiples partenaires

internes et externes, le renforcement de

la vision « consumer centric » dans ses

recommandations, la mesure et l’analyse

des performances (ROI) de chaque action.

« Les interconnexions entre Carat et les

autres filiales spécialisées du groupe Aegis

Media Belgium ont démontré les compétences

et la plus-value d’une agence

médias en matière de communications

intégrées », explique Anne Bataille, CEO

d’Aegis Media Belgium. « Quant au défi

de 2008, il s’agira principalement de notre

engagement dans le digital, avec entre

autres le rachat d’Extenseo, spécialiste du

Search Engine Marketing. » ●

Carat Belgium

Chaussée de la Hulpe 189

1170 Bruxelles

t +32 2 663 51 11 – f +32 2 663 51 09

info.belgium@carat.com – www.carat.be

T-ma Horeca & Food : une 3ème édition couronnée de succès !

28

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Lors du salon de février 2008, 44 personnes

ont décroché un emploi et sont d’ores et déjà

au travail… Le public était plus nombreux

qu’en octobre 2007 (plus de 500 personnes

contre 350), et l’efficacité en termes d’embauche

reste stable : la plupart des 29 exposants

ont engagé entre 1 et 6 personnes. Et

ce n’est qu’un début, car les procédures de

sélection sont encore en cours. Vu les difficultés

des employeurs de l’horeca à trouver

du personnel, chacun est donc très satisfait

des retombées de ce salon. 63% des contrats

signés sont des contrats à durée indéterminée

(CDI). Il y a également beaucoup de stages

et de contrats à durée déterminée (CDD)

qui peuvent généralement mener à un CDI,

et apportent dans tous les cas une plus-value

considérable aux personnes concernées,

vu l’excellente réputation des employeurs.

85% des personnes qui ont trouvé un emploi

au salon d’octobre 2007 sont toujours à leur

poste et que les employeurs sont très satisfaits

de leur travail. La stabilité étant rare

dans le secteur, il s’agit d’un constat très

encourageant.

Plus d’un tiers des candidats détiennent un

diplôme en rapport avec le secteur horeca.

En outre, 35% des candidats ont au moins 5

ans d’expérience dans un ou plusieurs des 5

secteurs représentés (catering, distribution,

tourisme, hôtellerie et restauration). L’objectif

de t-ma pour le Job Fair Hpreca du 25

septembre 2008 sera d’améliorer encore la

qualité du public pour aider les exposants à

engager davantage. ●

T-ma asbl

Rue de Tanneurs 58 - 62 – 1000 Bruxelles

t +32 479 79 78 66

t.plumier@tma-horeca.be

www.tma-horeca.be

Un nouveau-né dans la famille

de l’hôtel Le Châtelain

Le «Progress Boutique Hotel» a été créé et développé en gardant à l’esprit

une philosophie toute particulière, destiné à offrir aux hôtes l’occasion

d’apprécier la vraie hospitalité que peu d’établissements «boutique» proposent

en ramenant à dimension humaine, un confort supérieur, allié à

un réel bien-être. Récemment construit, offrant 57 chambres et suites de

luxe, ainsi que 6 salles de réunion avec lumière du jour, un Fitness center,

un Bar, un club musical privé, un jardin des oliviers comme jamais vu à

Bruxelles, l’hôtel est entièrement climatisé et équipé d’un confort chaleureux

et d’une technologie de pointe. La localisation idéale de l’hôtel, situé

à la place Rogier, à deux pas de la Gare, des transports en commun et en

plein cœur du Business District, est un atout supplémentaire. ●

Le Châtelain

Rue du Châtelain 17

1000 Bruxelles

t +32 2 643 93 43

f +32 2 646 00 88

info@le-chatelain.net

www.le-chatelain.net

Le jardin des oliviers du Progress

Boutique Hotel

Cofinimmo acquiert

3 maisons de repos en

Wallonie

Cofinimmo a signé un compromis d’achat pour la maison

de repos Vigneron située à Ransart. Cofinimmo annonce

par ailleurs qu’elle a acquis la totalité des actions des SA

de droit belge Sogémaire et Sitec qui sont propriétaires

respectivement des maisons de repos L’Adret à Gosselies

et Top Senior à Tubize. Ces acquisitions sont financées par

dette bancaire.

Pour les 3 maisons de repos, des baux emphytéotiques

d’une durée de 27 ans ont été signés avec le Groupe Medibelge.

Le portefeuille total est acquis avec un rendement

initial attendu de 6,36 % pour une valeur d’acquisition de

€ 12,3 millions. Après ces acquisitions, Cofinimmo aura

investi à hauteur de 15,8 % de son portefeuille dans le

secteur de soins et de santé, et confirme ainsi sa position

d’acteur majeur dans ce secteur. ●

Cofinimmo

Bld de la Woluwe 58

1200 Bruxelles

t + 32 2 777 08 77 – f +32 2 373 94 20

www.cofinimmo.com


























vous bougez !

30

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Le département «formation»

de Anthea devient une entité

autonome

Héritière de quinze ans d’expérience dans la formation linguistique,

la société TALQ vient de voir le jour. L’entreprise, dont

les actionnaires sont les fondateurs historiques d’Anthea Languages,

se consacrera exclusivement au développement et l’organisation

de formations multilingues à forte valeur ajoutée,

formatées selon les attentes des clients. Au fil des ans, Anthea

a progressivement affiné son offre de formation. Ses produits,

toujours dédiés à l’apprentissage des langues, se sont enrichis

pour devenir des modules de formation spécifiques. Ainsi, par

exemple, la société a créé des modules multilingues de formation

à la vente pour des chaînes de grande distribution. L’objectif

était de permettre à tout le personnel de vente de répondre

efficacement aux différents clients dans leur langue. Des formations

de pointe en communication et en management ont

été également développées. Selon Yves Vanneste et Myriam

Perez, fondateurs : « Le siège social de la société TALQ restera

à Liège et poursuivra ses activités sur le marché belge dans un

premier temps. En plus d’une gamme de nouveaux contenus

personnalisés adaptés aux différentes activités des entreprises,

nous mettons au point de nouvelles techniques de formation à

distance qui permettront d’étendre nos activités à toute l’Europe.

Avec cette importante évolution de sa structure, nous faisons

de TALQ un acteur majeur de «l’intelligent learning» c’està-dire

de la formation multilingue à contenu opérationnel ». ●

Anthea Languages

Rue Maurice Charlent 37

1160 Bruxelles

t +32 2 675 1147 – f +32 2 675 1147

brussels@anthealanguages.com – www.anthealanguages.com

La Chambre de commerce

belgo-hellénique attribue

le prix de l’étudiant le plus

méritant !

La Chambre de Commerce Belgo-

Hellénique, sur proposition de son

vice-président Apollos Sacaroglou,

a décidé d’attribuer un Prix annuel

visant à récompenser « l’étudiant le

plus méritant », issu d’une école de

commerce d’une des universités belges.

Ce prix cherche à rapprocher la

Grèce et la Belgique, avec la volonté

Remise du prix de « l’étudiant

le plus méritant »

de renforcer les liens entre l’université et les entreprises. La bourse

attribuée doit permettre à l étudiant primé de séjourner durant 15

jours en Grèce et d’y effectuer une visite d’entreprises grecques et

d’en ramener un rapport qui sera présenté à son retour.

Cette année, le choix s’est porté sur la Solvay Business School de

l’ULB. Le jury, constitué sous l’égide d’Alain Eraly, Président de la

SBS, a décidé de proposer à la CCBH d’attribuer le prix à Stéphanie

d’Ath. Il lui a été remis le 3 mars lors d’une séance académique

suivie d’une réception à la Résidence de Grèce, offerte par son Excellence

Monsieur Papadoulos, Ambassadeur de Grèce en présence

d’Olivier Gonfroid, délégué par Marie-Dominique Simonet, ministre

de l’Enseignement supérieur. ●

Chambre de Commerce Belgo-Hellénique

Avenue Louise 500

1050 Bruxelles

t +32 2 647 34 95 – f +32 2 647 75 17

chambrebelgohellenique@hotmail.be

Les Femmes Chefs d’Entreprise

en congrès international à Bruxelles

L’association belge des Femmes Chefs

d’Entreprises (FECB-VVB), organisation

fondatrice du groupement mondial du

même nom, célèbre, cette année, son

soixantième anniversaire. L’événement

sera marqué d’une pierre blanche puisque

le 56e Congrès mondial des Femmes

Chefs d’Entreprises, intitulé « Sharing experience,

staying informed », se déroulera

à Bruxelles.

Organisé annuellement depuis 1950, ce

congrès donne l’occasion à plusieurs centaines

de participantes, quelles sue soient

leurs cultures, origines et forces financières,

de nouer des relations d’affaires, de développer

des contacts internationaux, de

partager idées et expériences, au-delà de

toute différence de moyens et de secteurs

d’activités. Le congrès de Bruxelles insistera

encore davantage sur ces aspects.

Du 15 au 20 octobre prochains, les divers

ateliers, conférences et tables de rencontre

aborderont le thème du partage d’expérience

et de l’importance de l’information.

Les participantes échangeront leurs

impressions et expériences relatives aux

réseaux et aux partenariats. Les organisatrices

ont également prévu des débats

quant à plusieurs thèmes d’actualité, tels

que la place accordée aux PME dans la

presse, le leadership au féminin. En outre,

des ateliers, animés par des experts, aborderont

les nouveaux outils de gestion,

la propriété intellectuelle, les ressources

humaines, l’exportation, et les techniques

des affaires.

Tout au long des six journées, les opportunités

d’affaires pourront également se

concrétiser à l’occasion de tables de rencontres

économiques avec les attachés des

Chambres de Commerce, consulats, attachés

économiques des pays participants,

ou avec des entreprises belges et des experts

en commerce international.

L’événement se déroulera à l’hôtel Hilton,

et recevra les honneurs de la ville de

Bruxelles. ●

Association belge des Femmes Chefs

d’Entreprises

Avenue Louise 500

1050 Bruxelles

www.fcem-congress2008.be

Pages coordonnées par Stéphanie Brisson


europe

Le pari de l’innovation

R&D

Des opportunités considérables

pour les PME

Lancé depuis janvier 2007 pour une période de 7 ans, le

7 ème Programme Cadre de Recherche et Développement

(PRCD) veut encourager la participation des PME dans

les projets européens de R&D, ainsi que leur coopération

avec les centres de recherche

Partant du constat que les PME

n’ont que faiblement participé

au 6 ème PCRD, la Commission

européenne a décidé, dans le cadre du

7 ème , de leur octroyer un certain nombre

d’avantages afin de remédier à ce

manque et de renforcer la compétitivité

européenne.

Désormais, dans les programmes de recherche

collaborative thématique (coopération)

et de recherche au profit des

PME (capacité), les activités de recherche

et de développement sont subventionnées

à hauteur de 75% pour les

PME (50% pour les groupes), alors que

les précédents programmes cadre n’en

prenaient en charge que 50%. Cette

nouvelle disposition vise ainsi à inciter

les PME à relever le défi de l’innovation

technologique par le biais de partenariats

transfrontaliers et intersectoriels.

En pratique

Le 7 e PCRD est divisé en 4 piliers spécifiques:

Coopération

Le pilier » Coopération » finance des

projets de recherche menés par des

consortia européens impliquant des

chercheurs, des PME et des industries

de différents pays. Les participants peuvent

venir de pays membres de l’Union

européenne, mais aussi de pays associés.

Les projets financés cibleront des

challenges européens au niveau social,

économique, environnemental et industriel,

dans 10 thèmes principaux de

recherche et développement.

Idées

Le pilier « Idées» finance des projets de

recherche fondamentale dans tous les

secteurs scientifiques et technologiques,

incluant l’engineering, les sciences

socio-économiques et les sciences

humaines. Les chercheurs choisissent

librement leur sujet de recherche et le

critère de financement sera l’excellence

du projet, jugée par des experts.

Personnes

Au travers des actions «Marie Curie»,

le pilier «Personnes» finance des projets

et des bourses grâce auxquels des

chercheurs, jeunes et expérimentés,

partent, pour un à deux ans, dans

d’autres pays pour réaliser leur projet

de recherche dans des laboratoires ou

des entreprises étrangères.

Capacités

Le pilier «Capacités» finance les infrastructures

de recherche européennes,

les projets de recherche au bénéfice des

PME, la coordination de programmes

de recherche nationaux, la création

de clusters de recherche régionaux en

Europe, tout comme le développement

de la recherche dans les régions moins

développées d’Europe.

Les activités financées au titre du 7 e

PCRD doivent présenter «une valeur

ajoutée européenne», afin d’être complémentaires

aux programmes de

recherches nationaux. Un des aspects

clés de la valeur ajoutée européenne

réside dans le caractère transnational

de nombreuses actions : les projets de

recherche sont réalisés par des consortiums

associant des participants de

divers pays européens (et autres pays

extra-européens)

Nouveau dans le 7e PCRD

• Un conseil de recherche européen

avec des scientifiques indépendants

pour gérer le programme «Idées».

• Une simplification des procédures

de participation.

• Des projets de recherche plus orientés

vers l'industrie grâce au «Joint

Technology Initiatives» qui combine

financements privé et public.

• Une «Rish sharing finance facility»

aidant les participants à recevoir

des prêts de la Banque Européenne

d'Investissement pour leur projet

européen innovant.

• Des plateformes technologiques

européennes.

Via le NCP Brussels - expert pour la

région de Bruxelles-Capitale pour le 7 e

PCRD, le réseau Enterprise Europe de

Bruxelles aide gratuitement les PME

et centres de recherche bruxellois à

monter leur projet, à rechercher les

partenaires qui doivent compléter un

consortium européen de recherche et

développement. ●

Françoise Laeckmann,

Manager Enterprise Europe Network

fl@beci.be

Pour plus d’informations :

Samira Aarbaj – e-mail : sa@beci.be

Alexandre Bonnyns – e-mail : abo@abe.irisnet.be

Site web du 7 e PCRD :

http://cordis.europa.eu/fp7/home_en.html

7 e PRCD en bref

Durée: 7 ans: 2007 - 2013

Budget: 50.52 € milliards

Qui peut participer: groupes de recherche relevant

d’universités ou d’instituts de recherche, sociétés soucieuses

d’innover; petites et moyennes entreprises

(PME);associations ou groupements de PME; autorités

publiques ou gouvernementales (locales, régionales

ou nationales); chercheurs débutants (étudiants de

troisième cycle); chercheurs expérimentés; institutions

dirigeant des infrastructures de recherche d’un

intérêt transnational; organisations et chercheurs de

pays tiers; organisations internationales; organisations

de la société civile.

31

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE


Communiqué ING

Optimiser la rémunération

de vos collaborateurs les plus précieux.

Votre directeur financier a bien travaillé; il mérite

une prime. Mais des 10.000 euros qu’il vous

en coûte, il n’en perçoit que 3.000 euros…

Ni lui ni vous n’êtes satisfaits. D’une noble

intention peut même naître une démotivation!

Alors comment y remédier Et, plus globalement,

quel le politique un dirigeant peut-il

imaginer pour motiver ses cadres et les fidéliser

dans un marché où les talents et les compétences

s’arrachent

Le «core business»

C’est la vocation de la cellule Tax & Financial

Engineering Department d’ING. «Nous imaginons

de nouveaux instruments à l’intention

des PME ou des grandes entreprises. Ils visent

l’optimisation de la partie variable des rémunérations

et l’ouverture de leur actionnariat»,

explique Françoise Platteborse, Head of the

Tax & Financial Engineering Department «Ce

sont des produits complexes, qui se destinent

donc plutôt aux cadres et aux dirigeants.» À

la tête des 15 personnes qui composent ce

département, elle est convaincue qu’impliquer

le personnel dans l’actionnariat est le moyen de

motivation le plus efficace. «L’argent n’est plus

le moteur principal de la motivation du personnel,

et ce du patron aux cadres.»

Quant aux solutions imaginées pour stimuler

votre directeur financier méritant, «la législation

n’octroie que deux leviers pour influer sur le

ratio entre le coût d’une prime et ce que le bénéficiaire

en perçoit: la loi sur les stock options

(le droit d’acheter des actions à un prix donné

durant une période déterminée) et celle sur les

participations bénéficiaires (la redistribution des

bénéfices de l’entreprise). Ces deux solutions

peuvent coexister, mais c’est dans la nuance et

les détails que nous œuvrons.

À l’instar d’un processus de production classique,

notre matière première, ce sont les produits

bancaires, que nous transformons, grâce à notre

ingéniosité, en des solutions avantageuses.»

Un laboratoire d’idées

DEFI part à la rencontre des PME ou des grandes

entreprises. «Que leurs dirigeants connaissent

nos services ou qu’ils en aient entendu parler.»

Cette phase est la plus importante, car il s’agit

d’identifier leurs besoins, exprimés ou non,

pour créer des solutions qui correspondent à

leurs attentes. «Nous analysons leur structure

de rémunération et sommes particulièrement à

l’écoute. L’innovation ne sera que le fruit de leur

expression.»

Les «cerveaux» du Tax & Financial Engineering

Department se mettent alors à chauffer, brassant

les idées dans leur laboratoire comme les

alchimistes mélangent les substances. «Nos

collaborateurs ont des compétences très diverses:

ils sont juristes, fiscalistes, économistes,

ingénieurs civils ou informaticiens de formation,

car cette mixité stimule l’ouverture d’esprit. Il

s’agit donc d’un concept très moderne, qui permet

une adaptation et une flexibilité constantes

dans la recherche de solutions innovantes.» De

ces concepts, le Tax & Financial Engineering

Department fait alors des solutions «clé sur

porte». «Avant de proposer un nouvel instrument

à nos clients, nous nous assurons qu’il

est parfaitement légal, en obtenant toutes les

autorisations requises.»

Une relation de confiance

Il reste à promouvoir ces innovations… sans

éveiller la concurrence. «Car en matière financière,

il n’existe ni droit d’auteur, ni protection

intellectuelle. Notre réputation est notre meilleur

adjuvant. Les décisions quant aux rémunérations

sont délicates à prendre: les dirigeants

exigent donc des garanties juridiques et administratives.

C’est aussi dans la qualité de nos

services et du suivi que nous nous démarquons

de la concurrence.»

Qu’en coûte-t-il «La mise en place d’un nouveau

produit répond à un forfait, qui est de

5.000 euros au minimum. Ce forfait dépend

des montants en jeu, ainsi que du nombre de

bé néficiaires. Il est rapidement récupéré par

l’entreprise, eu égard à l’économie importante

qu’elle réalise dans le cadre de la distribution

des bonus annuels que nous lui proposons.»

Au-delà de la rentabilité du Tax & Financial

Engineering Department, c’est la valeur ajoutée

du service offert au client qui est une priorité

pour ING. «Les clients sont au centre de la

réflexion: nous nous intéressons à leur situation

et les aidons à répondre à leurs besoins. Une

relation de confiance s’instaure donc». Quant

à votre directeur financier, il a une motivation

supplémentaire de continuer à réaliser à vos

côtés des résultats aussi probants…

Pour toute information sur la cellule du Tax

& Financial Engineering Department ou les

solutions DEFI: Rita Bruynbroeck, 02 547 87 85


l’album

Retrouvez sous cette rubrique toutes les photos des événements organisés par BECI

1000Brussels

Par groupes de 20 personnes, nos invités ont visité le

Parlement bruxellois et sont passés par l’hémicycle.

Le 23 avril dernier l’événement 1000brussels avait lieu

au Parlement Bruxellois, rue du Lombard.

Au programme : une visite guidée exceptionnelle et un

incontournable « walking dinner » dans la renommée

Salle des Glaces !

Le concept de ce club est de favoriser les échanges entre

acteurs économiques du centre ville et de promouvoir

les lieux d’exceptions du centre de notre capitale ainsi

que son activité économique.

Pour plus d’infos, n’hésitez à nous contacter à l’adresse

suivante : events@beci.be

Pour voir toutes les photos : www.beci.be/pictures

33

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Un des groupes qui a gagné un déjeuner au Plaza.

Dégustation de caricoles, comme le veut la tradition

bruxelloise.

Laurent Martin, directeur commercial de Beci, remercie

Partena et Mensura pour leur soutien.

Photo souvenir dans la Salle des Glaces

Photos : Thierry Dauwe


Le parc d’ascenseurs belge est-il

au niveau des pays voisins

Jorge Ligüerre : Le parc des quelque

80.000 ascenseurs installés en

Belgique est relativement ancien. La

majorité des ascenseurs ont plus de

20 ans. Malgré cet âge moyen élevé,

l’ascenseur est le moyen de transport

le plus sûr, très loin devant la voiture

bien sûr, le train, le métro, le tram et

même l’avion. Les sociétés du secteur

de l’ascenseur, grandes et petites assurent

une maintenance de qualité.

Rares sont les pannes, même si 30%

des interrogés d’une étude récente

(Enquête Dedicated Research « Qui

a peur des ascenseurs ») ont connu

une panne d’ascenseur dans leur vie.

Les pannes sont souvent de courte durée,

et puis les règlements belges imposent

aujourd’hui que l’alarme soit

une alarme de type bi-directionnel

déclenchant une connexion où l’appel

est reçu et traité 24 h/24. Le vieillissement

du parc des ascenseurs implique

une nécessité d’adapter les appareils

aux conditions de sécurité nettement

meilleures de 2008. C’est pour cela

que la Belgique a adopté, comme la

France, l’Espagne, l’Italie, l’Autriche,

l’Allemagne et d’autres pays, une législation

sur le sujet : l’ arrêté royal

du 9 mars 2003 portant sur la mise en

conformité des ascenseurs ( modifié

ultérieurement par un arrêté royal

du 17 mars 2005). Les AR stipulent que

chaque appareil datant d’avant 1999

doit faire l’objet d’une analyse de risl’invité

Jorge Ligüerre, Administrateur-délégué de Schindler Belgique

La modernisation des ascenseurs :

les délais se rapprochent !

En Belgique, nombre d’ascenseurs ont 20, 30 ans et même plus de 50 ans. Plusieurs pays

européens ont légiféré et légifèrent pour imposer une modernisation de la sécurité des

ascenseurs existants. La législation belge impose que les travaux les plus urgents soient

faits pour le 1er janvier 2013. Les entreprises comme les propriétaires ont donc tout intérêt

à ne pas s’y préparer: appel d’offres et choix du prestataire pour la mise en conformité des

ascenseurs prennent du temps. Nous avons demandé une synthèse de la situation à Jorge

Ligüerre, Administrateur-délégué de Schindler Belgique.

34

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Jorge Ligüerre


l’invité Jorge Ligüerre

que, réalisé par un organisme agréé,

à effectuer avant le 10 mai 2008 et à

répéter tous les 10 ans. L’amélioration

de la sécurité de l’ascenseur devra être

réalisée pour le 1er janvier 2013 pour

les ascenseurs dont l’analyse de risque

aura diagnostiqué un risque majeur

tel par exemple la présence d’amiante

ou un manquement au niveau du verrouillage

des portes palières, et pour

le 1er janvier 2018 pour les ascenseurs

dont l’analyse de risque aura diagnostiqué

un risque mineur.

L’arrêté royal du 17 mars 2005 a

reporté de 5 ans les dates butoirs

pour l’exécution des travaux

définis par l’AR du 9 mars 2003,

obligeant les propriétaires d’ascenseurs

à procéder à l’analyse

de risque et à la modernisation

de leurs appareils pour une

meilleure sécurité. Est-ce une

bonne chose

J.L. : On peut comprendre que certains

propriétaires, pour des raisons

budgétaires, soient réticents à faire à

bref délai la dépense d’amélioration

de la sécurité, mais c’est un besoin qui

devient de plus en plus pressant avec

les années. L’été passé, un jeune jobiste

de Huy a été tué dans un ascenseur

non modernisé, écrasé contre la paroi

du fond par une grande poubelle qu’il

descendait, malheureusement dans

un ascenseur sans doubles portes. La

poubelle s’est coincée à un étage et l’a

écrasé. Equiper tous les ascenseurs de

doubles portes (cabine et porte palière)

élimine ce risque qui peut avoir des

conséquences fatales. Un pays comme

la France a réglé la question dans les

années 80. Pourquoi la Belgique ne règle-t-elle

pas cette question

Quels sont donc les délais pour

les propriétaires

J.L. : Il est indispensable que les propriétaires

mettent à profit la période

supplémentaire de 5 ans qui leur a

été accordée pour se mettre en règle,

et optimisent ainsi la sécurité de leur

ascenseur. Ils ont encore jusqu’au 1er

janvier 2013 ou au 1er janvier 2018 afin

de faire les travaux d’amélioration de

la sécurité de leurs ascenseurs. Ils peuvent

donc largement provisionner ces

© Zack

travaux, mais je voudrais attirer l’attention

sur le fait qu’il appartient aux

autorités compétentes de contrôler la

bonne application de la législation et

le cas échéant, aux tribunaux de déterminer

la responsabilité en cas d’accidents

graves.

L’absence de doubles portes tue tous les ans.

L’Arrêté Royal de 2003 impose des doubles

portes avant 2013

L’ascenseur et l’escalier roulant

ont une place essentielle dans la

ville, cela va-t-il évoluer

J.L. : Les citoyens et le monde politique

n’ont pas encore pris pleinement

conscience de l’impact que le vieillissement

de la population va avoir sur

les relations sociales dans la ville, dans

l’espace public et privé. Les questions

d’accessibilité pour les personnes handicapées

ou plus simplement les personnes

âgées, vont devenir prépondérantes.

Le monde politique va devoir

écouter les électeurs et rendre la ville

plus facilement accessible au quotidien.

Bruxelles a déjà fourni un très

gros effort. Il y a quelques petites années

à peine, rares étaient les stations

de métro équipées d’un ascenseur.

Aujourd’hui tout cela est corrigé, mais

ce n’est qu’un début. Il suffit d’une

marche ou d’une bordure de trottoir

infranchissable pour rompre la chaîne

d’accessibilité entre le domicile et

le tram ou l’aéroport si vous allez plus

loin. L’accessibilité doit être mieux

étudiée. De plus, dans le domaine privé,

nous remarquons que beaucoup de

propriétaires équipent d’un ascenseur

les superbes maisons bruxelloises des

19e et 20e siècles, aux plafonds élevés,

et occupés aujourd’hui souvent par

plusieurs familles. C’est essentiel si on

veut permettre aux personnes vieillissantes

de rester le plus longtemps

possible chez elles. C’est aussi l’intérêt

de l’Etat, le placement en institutions

médicalisées coûtant très cher à la

collectivité. La même tendance existe

partout en Europe. Nous n’avons pas

envie d’entendre ce message et pourtant

il va s’imposer avec force lorsque

les plus de 75 ans seront passés de 8%

de la population à 15% avant 2040.

L’amélioration de l’accessibilité des

bâtiments s’imposera comme une

priorité dans un futur proche et il va

de soi que les ascenseurs et escaliers

mécaniques joueront un rôle prépondérant

à cet égard.

En tant qu’expatrié installé depuis

plusieurs années à Bruxelles,

quelle cote donneriez-vous

à la capitale de l’Europe pour

des professionnels venant s’y

installer

J.L. : Bruxelles est une des villes les

plus agréables que je connaisse en

Europe. Une ville à vivre, où tout est

proche et l’infrastructure de bonne

qualité, sans avoir les inconvénients

des plus grandes villes comme Paris

ou Londres. Elle est très bien comme

capitale de l’Europe ! Les Bruxellois

ne s’en rendent probablement pas

compte. ●

Luc Rivet

Parcours express

52 ans - Espagnol

Ingénieur Civil - Barcelone

Administrateur Délégué, Directeur-Général de

Schindler Belgique. Il dirige depuis Bruxelles

la filiale belge du groupe international Schindler,

dont la maison mère est basée à Lucerne

en Suisse. Il est un observateur attentif de la vie

économique bruxelloise.

Président de la European Elevator Association,

basée également à Bruxelles.

Il habite en pleine ville, pratique le français, le

néerlandais et l’allemand.

35

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE


focus

DISTRIBUTION

Déclin du commerce de proximité

à Bruxelles

Une étude de l’Observatoire du commerce de la Région de Bruxelles-capitale démontre

que le nombre de commerces a diminué de près de moitié en 50 ans, ce qui représente une

diminution annuelle moyenne de 1,4%. Jean-Pierre Grimmeau, professeur à l’ULB, nous

trace les grandes lignes de cette étude.

36

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

La diminution du nombre de

commerces n’est pas propre à

Bruxelles mais se rencontre de

façon générale dans le commerce de

détail en Belgique et dans les pays

voisins. La réduction du nombre

d’établissements pendant la même

période dans l’agriculture ou l’industrie

(hors construction) sont bien supérieurs.

Dans le cas du commerce de

détail, elle traduit aussi la croissance

du seuil de rentabilité (lié à l’augmentation

de la technicité, des charges

administratives, et des normes

de sécurité, d’hygiène ou environnementales)

et la mobilité croissante de

la clientèle, liée au développement de

l’automobile.

Le commerce de proximité correspond

aux fonctions alimentation générale,

boulangerie, boucherie, journaux,

pharmacie et coiffeurs. Une partie de

ces fonctions est aussi assurée par les

superettes, super- et hypermarchés.

Moins de boucheries

Indubitablement, le déclin du commerce

de proximité est fort marqué

et cette évolution s’accélère globalement.

La situation est particulièrement

préoccupante pour les boucheries,

dont ne subsiste plus en 2006

que 12% de l’effectif de 1950. Beaucoup

plus nombreuses, les alimentations

générales disparaissent au même

rythme sauf que leur nombre tend

Micro-centralité et micro-périphérie des

commerces

Une synthèse de l’évolution des structures est fournie, pour la Région et pour neuf

quartiers exemplatifs, à travers le concept de micro-centralité et micro-périphérie,

principale opposition concernant les structures commerciales, entre les rues les

plus passantes, qui sont aussi les plus chères, et les moins passantes, aussi moins

chères. On trouve essentiellement dans les premiers les vêtements, la chaussure,

la bijouterie, la parfumerie, etc. et dans les seconds l’alimentation générale, les

boucheries, boulangeries, cafés, coiffeurs, etc. Ce sont essentiellement les mêmes

catégories qui sont opposées aux trois dates. La principale exception concerne les

restaurants dont l’extraordinaire développement n’a pu se faire que dans les rues

micro-périphériques alors qu’ils étaient initialement caractéristiques des espaces

micro-centraux. Concentrés essentiellement au centre-ville en 1950, les espaces micro-centraux

se retrouvent en 1997 aussi au cœur des principaux noyaux commerciaux.

D’une part, le développement de la population dans la couronne extérieure

de la région a augmenté le passage dans ces noyaux. D’autre part, les enseignes

tiennent de plus en plus compte de ce paramètre dans leurs choix de localisation et

de petits commerçants suivent le mouvement. Enfin, cette évolution de la structure

commerciale et des enseignes présentes augmente l’attractivité et donc le passage

et les loyers : le phénomène s’entretient. Les types de commerces ayant le moins

besoin du passage sont chassés par la hausse des loyers.

à se stabiliser après 1997 tandis que

les boucheries réduisent encore leur

effectif quasi de moitié dans les 9 ans

suivants. Les rythmes de réduction

des autres types de commerces sont

moins importants. Les pharmacies

gardent même, à deux unités près,

leur effectif initial. Les réductions

les plus spectaculaires concernent le

quartier européen, particulièrement

entre 1969 et 1997, par diminution de

la population résidente, et le quartier

touristique de la Grand place, principalement

entre 1997 et 2006, suite

à la forte demande pour ces emplacements

par les commerces orientés

vers les touristes.

En 1997, 80% de la population de la

Région trouvait les 6 fonctions de

proximité à moins de 350m. En 2006,

cette distance est passée à 400m.

Dans les deux cas, la fonction la plus

éloignée est la boucherie, 50m plus

loin que la fonction précédente. Les

évolutions sont plus importantes si

l’on considère 90% de la population

: la dégradation est surtout sensible

pour les moins bien situés. La cartographie

des distances montre que les

zones mal desservies sont aussi les

moins peuplées. L’analyse des évolutions

montre que certaines fonctions

disparaissent dans les noyaux de

proximité. Les consommateurs doivent

alors davantage se déplacer pour

trouver ces différentes fonctions. Ils

les trouvent moins groupées et sont

conduits à fréquenter aussi d’autres

lieux pour les achats complémentaires.

D’autre part, la disparition de

commerces de proximité participant

à un noyau fragilise aussi les autres


focus

Le blues du boucher bruxellois

commerces du noyau parce que celuici,

moins complet, perd de son attractivité.

L’estimation de la rentabilité des boucheries

mène à la conclusion qu’elles

ne ferment pas faute de rentabilité.

L’hypothèse que nous retenons est

que les bouchers préfèrent de plus

en plus travailler comme salarié dans

une grande surface. La concurrence

entre ces dernières et les boucheries

traditionnelles se fait donc autant

si pas plus via le marché de l’emploi

que de manière directe, via le comportement

de la clientèle.

Un peu d’histoire…

La présence commerciale diminue

dans toute la partie de la ville urbanisée

avant 1930, mais la réduction

est moindre dans la partie la plus

ancienne, à l’intérieur de la première

enceinte, et dans les noyaux villageois.

Dans la partie la plus périphérique

de la Région, urbanisée après

1955, le commerce se développe avec

la population. Plus précisément, le

commerce diminue beaucoup moins

dans les quartiers commerçants et les

grands axes. Il se réduit surtout dans

les rues latérales et dans les espaces

intermédiaires.

L’étude présente des cartes comparatives

de la répartition de huit types

de commerces aux dates considérées.

On voit par exemple les banques,

principalement concentrées dans

le quartier au nord-ouest du parc de

Bruxelles en 1950, couvrir progressivement

la Région d’agences encore

isolées en 1969 et tendre ensuite vers

le modèle actuel de grappes d’agences

de réseaux concurrents dans les

principaux noyaux commerciaux.

Autre exemple, les salons de beauté

ne se rencontrent en 1950 que dans

le pentagone et dans le quart sudest

de la première couronne. En 1969,

deux concentrations se sont fait jour

: sur le boulevard Adolphe Max et sur

l’avenue Louise. En même temps, les

salons se sont multipliés hors du centre,

avec une prédilection pour l’est.

Ces localisations mettent en évidence

une influence forte du standing : les

salons de beauté sont des commerces

de luxe, fréquentés par des clientes

argentées. La carte de 1997 montre

l’éclatement de la géographie des salons

de beauté, qui se trouvent maintenant

partout dans la Région. On assiste

à une banalisation de ce genre

de service, liée entre autres à la pratique

du banc solaire. La dissymétrie

est-ouest a disparu, ainsi que la forte

concentration sur l’avenue Louise, où

la fonction de bureau a chassé l’habitat

huppé. Les pharmacies, dont le

nombre est resté constant, suite au

contrôle des localisations par l’Ordre

des pharmaciens, se sont multipliés

aux marges de la Région et les officines

les plus proches de leur concurrent

immédiat ont disparu : on tend

vers plus de régularité. ●

Jean-Pierre Grimmeau

Laboratoire de Géographie Humaine

ULB

L’étude a été réalisée par Jean-Pierre Grimmeau et Vincent Leroux avec la collaboration

de Benjamin Wayens, tous trois de l’IGEAT (ULB), sur le thème de l’évolution du

commerce de détail dans la Région au cours du dernier demi-siècle 1

1 Elle peut être obtenue gratuitement sur demande auprès de l’AATL en envoyant un

email à Madame Veronique D’Hondt vdhondt@mrbc.irisnet.be

Brussels Louise met les commerces du haut

de la ville en valeur

Créée en 2007, dirigée par François Schwennike, l’asbl “Brussels Louise” a pour volonté

de fédérer autour d’un projet de redynamisation commerciale de cette zone de

prestige, les nombreux acteurs privés et publics présents dans haut de la ville, une

zone commerciale particulièrement dense située sur les territoires de trois communes

(Bruxelles-Ville, Ixelles et Saint-Gilles) et qui rassemble de multiples sous-zones

présentant chacune une identité particulière : l’avenue Louise, la Chaussée de

Charleroi, la Place Stéphanie, le Goulet Louise, la Place Louise, l’Avenue de la Toison

d’Or, le Boulevard de Waterloo et la Rue de Namur.

L’asbl “Brussels Louise” a récemment reçu un subside d’un montant de 225.000

euros du gouvernement régional bruxellois. Ce subside permettra de poursuivre

le mouvement de redynamisation du Haut de la Ville amorcé en 2007 à la suite des

recommandations développées par le Schéma de Développement Commercial et

de proposer un nouveau programme d’activités destiné à renforcer l’attractivité et

la notoriété du haut de la ville.

Pour valoriser l’image du haut de la ville et augmenter son rayonnement en Belgique

et à l’étranger, de nombreuses initiatives ont été prises. L’association a ainsi

initié et/ou coordonné un certain nombre d’événements de prestige, parmi lesquels

la réalisation de l’ambitieux « Cityscape », une oeuvre signée par l’artiste belge et

designer Arne Quinze. L’asbl « Brussels Louise » collabore également avec le BITC

dans le cadre des programmes d’accueil des congressistes par les commerçants de

la Région.

37

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

S.B.


oîte à outils

TÉLÉCHARGEMENT

Comment protéger son réseau

informatique

Une étude récente montre que 8 employés sur 10 téléchargent régulièrement des films, des

musiques ou des logiciels via l’ordinateur de l’entreprise. Les téléchargements favorisent la

propagation des virus ou encore la surcharge des serveurs. La campagne « C’est votre affaire »

propose aux entreprises un plan d’action pour répondre au problème de manière pratique.

Beci soutient cette campagne.

38

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Pour armer votre réseau d’entreprise

contre les risques juridiques

et de sécurité résultant

du téléchargement sur le lieu

de travail, vous pouvez prendre un

certain nombre de mesures préventives.

Voici une check-list réalisée pour

la campagne « C’est votre affaire »,

lancée parla Baf (Belgian anti piracy

federation), la Belgian Entertainment

Association, la BSA (Business Software

Alliance) et la SABAM.

1 Mettez en place une politique

d’entreprise claire

Télécharger sur le lieu de travail peut

entraîner tout un cortège de problèmes.

Attirez l’attention de vos salariés

sur ces risques et expliquez votre

politique d’entreprise concernant le

téléchargement via le réseau d’entreprise.

Pour éviter les problèmes, nous

vous conseillons d’établir un certain

nombre de règles claires et de les insérer

dans votre règlement de travail.

2 Dressez l’inventaire des

fichiers présents protégés

par le droit d’auteur

De plus en plus d’organisations font

régulièrement contrôler leur réseau

d’entreprise pour mettre en lumière

l’utilisation et la présence de logiciels

illégaux. Cela devrait également se

produire pour tous les autres fichiers

protégés par le droit d’auteur. Un fichier

musical occupe

en général entre 3

et 5 Mo et est enregistré

avec une extension

.mp3, .wma

ou .wav dans un répertoire

appelé /Ma

musique ou /Dossier

Partagé.

Les films occupent

en général entre

500 et 700 Mo et

sont souvent enregistrés

au format

.avi, .mpg ou .mov.

Vous pouvez recon-

Protéger le réseau

d’entreprise et…

les droits

d’auteurs

naître d’éventuelles versions comprimées

de ces dossiers à leur extension

.zip ou .rar. Adressez-vous à votre

responsable informatique pour un

conseil personnalisé ou pour créer un

inventaire.

3 Effacez toutes les copies

illégales

Reproduire ou distribuer de la musique

ou des films via l’internet est

uniquement autorisé en passant par

des sites internet officiels et légaux.

Veillez à disposer d’une licence valable

pour les logiciels en question.

Dans une entreprise, les excuses souvent

entendues comme « une copie

privée est autorisée » ou « une copie

de réserve est autorisée » ne sont pas

d’application.

4 Contrôlez le partage de

fichiers

De nombreuses entreprises rendent

techniquement impossible l’installation

sur leurs ordinateurs de programmes

logiciels autres que ceux qui

y sont explicitement autorisés. Cela

leur permet de réduire facilement les

risques juridiques et de sécurité. Des

logiciels gratuits comme Digital File

Check permettent de scanner les ordinateurs

et de bloquer ou supprimer

les services d’échange.

5 Modifiez les réglages de

votre pare-feu

Vous pouvez paramétrer votre parefeu

de façon à filtrer les fichiers et

sites internet illégaux de différentes

manières. Certaines adresses internet,

ports ou protocoles typiquement


oîte à outils

utilisés pour le partage de fichiers

peuvent être bloqués. Il existe aussi

sur le marché d’autres logiciels spécialement

conçus pour filtrer de manière

sélective les matériels protégés

par le droit d’auteur.

6 Vérifiez votre connexion

sans fil

Assurez-vous que la connexion sans

fil avec votre réseau et avec l’internet

(wifi) est protégée par cryptage ou

encodage de sorte que vos données

soient illisibles pour d’autres et que

les connexions ne soient pas utilisées

à des fins illégales. Le logiciel

des routeurs sans fil vous permet de

saisir des codes d’accès et de régler le

niveau de cryptage souhaité.

7 Contrôlez le volume de

données circulant

Un logiciel permettant de contrôler

le trafic sur votre réseau vous permet

de vérifier si des programmes ou des

utilisateurs occupent votre largeur

de bande. Contrôlez les « hot spots »,

les points d’intersection du trafic des

données, pour vérifier s’il y a d’éventuels

problèmes sur le système, ou s’il

s’agit d’activités illégales.

8 Protégez votre réseau

contre les virus

Un logiciel antivirus scanne et détecte

les fichiers qui contiennent des

virus, espiogiciels et autres fichiers

nuisibles. Ce type de logiciel devrait

être installé sur chaque ordinateur.

Les logiciels les plus efficaces fonctionnent

en permanence et prévoient

une mise à jour automatique régulière

pour pouvoir détecter les nouveaux

virus qui apparaissent chaque jour.

9 Protégez votre réseau

contre les espiogiciels

En outre, il existe un grand nombre

de logiciels commerciaux capables

de détecter et de supprimer de votre

ordinateur les espiogiciels et autres

programmes similaires. Ces programmes

anti-espiogiciels doivent

aussi être régulièrement utilisés et

mis à jour.

10 Désignez

un responsable

Aujourd’hui, la sécurité IT est une

affaire de gestion des risques, qui

fait partie du cadre plus large de la

gestion d’une entreprise. Il est donc

important que quelqu’un dans votre

entreprise soit responsable de la protection

et du contrôle de vos systèmes

et ordinateurs en ce qui concerne les

téléchargements et les infractions au

droit d’auteur. Cette personne doit

occuper une fonction lui donnant le

pouvoir décisionnel nécessaire lui

permettant de mettre votre politique

en œuvre de manière efficace, de supprimer

immédiatement le matériel

illégal et d’imposer des sanctions

adaptées si nécessaire. ●

Check-list tirée du site

www.cestvotreaffaire.be

39

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE


oîte à outils

MÉDIAS

Comment communiquer avec les journalistes

Tout chef d’entreprise apprécie de lire le nom de son entreprise dans la presse. La parution

dans un journal peut engendrer reconnaissance et notoriété ou faire tout déraper. Le tout

est de savoir comment s’en sortir avec les journalistes. Petit mode d’emploi.

40

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

fait partie de la

société et communique avec

L’entreprise

celle-ci, même sans s’en être

pleinement consciente : offres d’emploi,

catalogue, folders ou encore site

internet. Il est important que vous

gardiez à l’esprit la différence entre

communication et information ! La

communication servira la bonne image

des produits et services de votre

entreprise. L’information, glanée par le

journaliste, devra elle susciter l’intérêt

des lecteurs pour l’un ou l’autre de ses

aspects. N’oubliez pas que le métier du

journaliste est de rassembler et de traiter

l’information. C’est à ce titre qu’il se

tournera vers vous. Sachez aussi que la

relation avec les journalistes est une relation

qui s’instaure sur le long terme

et basée sur la confiance !

Quel type de support

Pour contacter la presse, vous aurez

le choix entre diverses possibilités :

communiqué de presse, conférence

de presse, newsletter presse, contact

individuel, etc. Le type d’information

à délivrer vous guidera pour opter

pour l’une ou l’autre formule. Si vous

organisez une conférence de presse, il

faut absolument cerner l’objectif visé.

Il ne sert en effet à rien de

faire déplacer les journalistes

pour une

information qui peut être délivrée par

communiqué. Si vous optez pour le

communiqué, faites bien attention à

la manière de structurer et de rédiger

le document. Quelques trucs pour rédiger

le communiqué de presse : donnez

un titre autre que « communiqué de

presse. » Précisez la date et indiquez

le nom et les coordonnées d’une personne

de contact. Le communiqué doit

répondre aux questions : qui, quoi, où,

quand, comment, pourquoi Rédigezle

de manière claire, concise, en allant

droit au but et respectez la longueur

maximum d’une page A4. N’oubliez

pas de présenter votre entreprise en

10 lignes maximum. Envoyez (par

mail) si possible avant 14h.

Constituer le fichier de contacts

Le fichier presse est le B.A.-ba de la

communication avec les journalistes.

Le tout est de savoir par où commencer.

Il faudra d’abord cibler le type de

médias avec lesquels vous voulez entrer

en relation : spécialisés, locaux, régionaux,

généralistes etc. Vous pouvez

relever des noms de journalistes en

parcourant les journaux dédicacés à

votre domaine ou plus globalement la

presse économique. Vous pouvez aussi

demander une liste d’adresses à une

fédération d’entreprises de laquelle

vous êtes membre, auprès d’une maison

de la presse ou encore au service

protocole de la commune où votre

siège se trouve. N’oubliez pas d’inclure

les adresses des agences de

presse dans votre fichier. Ce sont

elles qui écrivent les dépêches qui

arrivent dans les rédactions de tout

le pays. Enfin, soyez vigilants et tenez

votre fichier presse à jour.

trer un sujet d’actualité ou à recouper

des informations. Il se peut aussi qu’il

ait entendu une nouvelle concernant

votre entreprise. Soit bonne, et vous

n’avez pas pensé à la communiquer

aux médias. C’est donc tout bénéfice.

Soit mauvaise : résultats médiocres,

accident, scandale. La communication

de crise se prépare aussi. Anticipez

les questions qui seront posées et rassemblez-le

dans un communiqué. De

même, soyez prêt à répondre aux interrogations

de la presse. Si vous avez déjà

des relations privilégiées avec certains

journalistes, cette communication passera

plus facilement. D’où l’utilité de

construire ses relations presse sur le

long terme.

Si vous voulez être prêt à dialoguer

avec le monde des médias, vous pouvez

aussi suivre un media training. Cet entraînement

d’un genre particulier vous

permettra de vous familiariser avec la

caméra, le micro et les questions qui

dérangent. Avec le but de maîtriser votre

communication externe.

Dernier conseil, ne laissez pas toute

votre communication médias dans

les mains de votre chargé de relations

publiques. « Montrez-vous disponible.

N’oubliez pas de vous impliquer personnellement

» recommande Madeleine

Dembour, responsable communication

auprès de l’Union Wallonne des

Entreprises. ●

Stéphanie Brisson

D’après le guide pratique

« Qui a peur des journalistes »

de Madeleine Dembour, Edipro, 2008

Le journaliste téléphone,

que faire

Si un journaliste appelle votre entreprise,

ne paniquez pas ! Il cherche à illus-

Malgré les apparences, ne soyez pas

effrayés par les journalistes !

Quelques exemples

de « non-informations »

• Un nouveau site internet

• Une certification ISO

• Un anniversaire

• Une mission à l’étranger

• La visite d’un ministre

• Le rapport annuel


oîte à outils

PEUR DE L’ÉCHEC

Rebondir

après une faillite

En Europe, nous considérons encore trop souvent

que la faillite d’une entreprise n’est pas un élément normal.

Or, tout comme la création de nouvelles entreprises,

la disparition d’entreprises fait partie intégrante du

processus de développement économique d’une région,

d’un pays. La fondation FREE propose des recommandations

concrètes pour rebondir après une faillite.

Surmonter

l’échec

et se sentir

plus fort…

Il y a plus de 7000 faillites en

Belgique chaque année. Dans un

pays où l’on encourage la population

à créer des entreprises, trop peu

de choses sont faites pour atténuer les

stigmates de l’échec. La question de

l’entrepreneuriat de la seconde chance

est marquée par une contradiction.

Le phénomène de stigmatisation de

l’échec constitue un frein pour ceux

qui, ayant connu la faillite, désirent

se relancer dans l’aventure. Le Think

Tank de la fondation FREE s’est penché

sur l’élaboration de recommandations

concrètes susceptibles d’améliorer la

situation actuelle en la matière.

1 Elaborer une loi de

«procédure de déclaration

d’échec honorable»

Ce projet de loi distinguerait les faillites

dues à des causes économiques

(secteur en crise, barrières à l’entrée,

jeu de dominos, erreur de gestion…)

et les faillites organisées, voire frauduleuses.

Ce faisant, le curateur pourrait

clore plus vite la faillite dès lors

que serait exclue la mise en cause

des dirigeants de la société faillie.

En même temps, un signal positif est

donné aux banques et aux fournisseurs,

concernant l’ancien dirigeant

ou failli, qui pourrait plus facilement

démarrer une nouvelle activité.

2

Revoir les

aspects relatifs

à la responsabilité des

administrateurs de la loiprogramme

du 20 juillet

2006.

Il faut impérativement la restreindre

aux faillites frauduleuses, qualifiées

comme telles par les tribunaux de

commerce afin de ne pas pénaliser, de

manière injustifiée, les entrepreneurs

qui ont subi un échec « honorable ».

3 Instaurer une procédure,

plus individualisée, par

les bailleurs de fonds pour

l’instruction de demandes

de financement.

Cette procédure devrait permettre

d’apprécier la capacité de redémarrage

d’une personne ayant connu

l’échec et voulant relancer une activité.

Elle devrait sortir des voies d’octroi

de crédit habituelles et pourrait

intégrer des éléments du mémoire de

faillite.

4 Améliorer la diffusion et

l’utilisation positive du

mémoire de faillite.

Le failli ignore souvent que le mémoire

de faillite, rédigé par le curateur,

est à sa disposition. Il pourrait

être davantage utilisé pour valider le

caractère « honorable » de la faillite

et utilisé, par le failli, pour rechercher

des financements afin de redémarrer

un nouveau projet.

5 Etendre les sources de

financement alternatives

existantes (le micro-crédit,

par exemple) aux entrepreneurs

faillis.

Nous proposons d’examiner avec ces

organismes la possibilité d’étendre

ces sources de financement alternatives

aux entrepreneurs ayant connu

l’échec et, sur base d’une évaluation

de leur expérience et capacité, de redémarrer

une activité. La Région wallonne

pourrait également, au travers

de la SOWALFIN, développer, sous les

mêmes conditions, des aides financières

spécifiques sous forme de garanties

destinées à l’entrepreneuriat

de la seconde chance.

6 Sensibiliser davantage le

secteur bancaire à la nécessité

d’adapter l’approche

en matière de crédit aux

entrepreneurs faillis.

A l’initiative du Think Tank FREE, FE-

BELFIN devrait prochainement met-

41

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE


oîte à outils

42

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

La Fondation FREE

Créée grâce au soutien de personnalités du monde

entrepreneurial belge, FREE est une organisation

apolitique et indépendante qui a pour mission de

promouvoir l’esprit d’entreprendre auprès de la

population francophone de Belgique. Au travers de

ses études « Think Tank », FREE prétend contribuer

au débat public et à la maturation d’une population

plus entrepreneuriale. Ce rapport sur la seconde

chance s’inscrit notamment dans la volonté

de faire en sorte que la peur des conséquences de

l’échec ne constitue plus un frein aussi important

auprès des jeunes qui souhaitent entreprendre.

Le rapport complet peut-etre téléchargé sur

www.freefondation.be

tre sur pied un groupe de travail afin d’examiner la façon

d’améliorer cette problématique par des mesures concrètes

au niveau des banques.

7 Accompagner le candidat entrepreneur qui a

connu une faillite et l’encourager à rebondir.

Aux coûts financiers de la faillite, s’additionne souvent un

coût psychologique. FREE propose d’offrir un meilleur accompagnement

en cas de faillite : par le biais d’un réseau

CONSEIL BECI

Réalisez votre projet !

d’entrepreneurs ayant connu l’échec, par un accompagnement

adapté offert par les différentes structures d’accompagnement

existantes.

8 Publier un document explicatif à destination

de l’entrepreneur ayant connu l’échec.

De document comprendrait les informations relatives au

rebond, aux droits et obligations des entrepreneurs faillis,

etc. et serait remis au failli par le tribunal de commerce

compétent.

9 Promouvoir auprès des médias une image

plus positive de l’après-faillite.

Cette action peut, par exemple, se concrétiser en mettant

en évidence des cas de «Success Stories» relatives à des

entrepreneurs qui, après avoir connu

l’échec, ont recréé une entreprise. Le lancement

d’un prix du « rebond » est aussi

une initiative susceptible de modifier

l’image du failli. ●

Benoît Surlemont

Professeur d’entrepreneuriat

à HEC-Ecole de Gestion de l’ULG

et directeur de la fondation FREE

Vous allez créer votre entreprise…

Etes-vous sûr(e) d’avoir la bonne idée

Quelles sont les bonnes questions que le futur entrepreneur

doit se poser avant de se lancer

Ou contactez directement nos conseillers :

Lors des séances d’informations collectives, les conseillers

BECI Starters abordent des thématiques permettant à chaque

participant d’avancer dans la réalisation de son projet.

Venez nombreux !

La participation est entièrement gratuite mais nécessite

une inscription préalable (*)!

Les prochaines dates :

Nadine Ndjeka Shango

t 02 643 78 21

ns@beci.be

Mirella Zaccagnini

t 02 643 78 46

mz@beci.be

Mercredi 18 juin de 10 h à 11h 30

Mercredi 25 juin de 14h à 15h 30

Lieu : 500 avenue Louise 1050 Bruxelles.

(*) nombre de places limité


oîte à outils

FISCALITÉ

Honoraires et commissions : rentrez vos fiches !

Que vous représentiez une personne physique ou une société, toute somme payée, tout

montant pris en charge au titre de rémunération de toute espèce de services (honoraires,

commissions,…) doivent être communiqués à l’administration fiscale avant le 30 juin par

un système de fiches individuelles (une fiche par fournisseur concerné) et récapitulatives.

Cette règle concerne uniquement

les prestations de service

et non les achats de biens

(marchandises, biens d’équipement

ou machines,…). Elle peut aussi viser

les ristournes que vous accordez à vos

clients de même que les avantages de

toute nature attribués à des fournisseurs.

Ce système permet à l’administration

fiscale de vérifier si les bénéficiaires

ont correctement déclaré leurs

revenus. L’établissement de ces fiches

est systématiquement vérifié lors de

contrôles fiscaux et les manquements

à ces obligations sont très lourdement

sanctionnés.

Quels sont les fournisseurs

visés

Les commissions allouées à des commerçants

et à des sociétés commerciales

au sens large, soumis à la loi du

17.07.1975 relative à la comptabilité et

aux comptes annuels des entreprises,

doivent en pratique faire l’objet de fiches

281.50 chaque fois que le débiteur

desdites commissions n’a pas reçu et

enregistré ni une facture ni un document

particulier (propre au mécanisme

de l’unité TVA) du bénéficiaire;

les simples reçus et autres documents

similaires ne constituent pas des factures

valables.

Exemple : une société informatique a

débloqué votre système en urgence le

30 décembre 2007 moyennant paiement

au comptant et promesse d’une

facture dans les 15 jours. En ce mois de

juin 2008, si vous êtes toujours dans

l’attente de la facture promise, il est

certain qu’une fiche devra être établie ;

Toutes les rétributions (honoraires,

vacations,…) allouées à des personnes

physiques ou morales qui ne sont pas

soumises à la loi comptable précitée

doivent faire l’objet de fiches, même si

une facture ou une note d’honoraires a

été délivrée, que ces personnes soient

ou non assujetties à la TVA ; on pense

généralement aux experts fiscaux, architectes,

avocats, notaires, huissiers,

médecins,… mais aussi aux secrétariats

sociaux qui ne sont en général pas soumis

à la loi comptable.

Les bénéficiaires de revenus qui sont

domiciliés à l’étranger doivent également

être identifiés par des fiches

281.50 et un relevé 325.50, à tout le

moins depuis le 1e janvier 2006 et une

adaptation de la loi fiscale.

Comment mentionner les

montants

Les montants sont à déclarer sur base

de l’année civile, ce qui peut poser des

problèmes de concordances pour les sociétés

présentant des bilans clôturant à

une autre date que le 31 décembre.

Les montants à reprendre sur les fiches

281.50 sont, dans tous les cas, les montants

hors TVA. Les montants à mentionner

sont ceux pris en charge en

2007 même s’ils n’ont pas été payés en

2007 ou s’ils n’ont été payés que partiellement.

Certains paiements ou avantages

de toute nature dont le montant ne

dépasse pas annuellement 125,00 EUR

par bénéficiaire ne doivent pas faire

l’objet de fiches.

La ristourne accordée à un client régulier

en fin d’année, en fonction du total

de ses achats et pour laquelle une note

de crédit récapitulative a été établie,

devra être reprise sur une fiche. Seules

les ristournes portées directement

en déduction sur les factures relatives

aux fournitures auxquelles elles se rapportent,

et pour autant que ces factures

soient enregistrées, avec ces déductions,

dans les comptes, sont exemptées

de fiches.

Sanctions du non-respect

Dans la mesure où vous pouvez montrer

que le revenu en cause a été déclaré

par le bénéficiaire, aucune des

sanctions présentées ci-dessous ne

sera appliquée. En cas de non-justification

dans les formes et délai prévus, les

sociétés risquent, dans leur chef, l’établissement

d’une cotisation distincte

correspondant à 309 % du montant

concerné.

A l’ISOC, les dépenses pour lesquelles

aucune fiche n’a été établie alors qu’il

le fallait restent considérées comme

des frais professionnels déductibles

(pour autant que les autres critères de

déductibilité soient présents) ; en outre,

pour l’exercice comptable au cours duquel

il sera payé, le montant même de

la cotisation distincte est également

déductible.

A l’IPP par contre, les charges pour lesquelles

une fiche n’a pas été établie

alors qu’il le fallait ne sont pas déductibles

mais aucune cotisation distincte

de 309 % n’est prévue.

Conclusion

En cas de doute et eu égard aux conséquences

financières que cela peut engendrer,

l’établissement d’une fiche

de justification vous met à l’abri. ●

Michel Comblin et Jean Dulak

Les modalités de rédaction de ces fiches sont

reprises en détail dans une instruction administrative

consultable à l’adresse suivante :

http://fiscus.fgov.be/

43

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE


oîte à outils

JURIDIQUE

Faillites et contrats en cours : nouvelles incertitudes

Un arrêt de la Cour de cassation du 10 avril 2008 a relancé la question de savoir si et dans

quelle mesure un curateur peut mettre fin aux contrats en cours au moment de la faillite,

notamment en matière de baux.

44

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Rappelons qu’en principe la

faillite n’entraîne pas la dissolution

des contrats en cours

au jour du jugement déclaratif, étant

entendu que le curateur peut toutefois

choisir d’exécuter ou de ne pas exécuter

les obligations découlant de ces

contrats selon l’intérêt de la masse

Dans le cas où un bailleur est déclaré

en faillite, la solution serait donc que

le locataire ne pourrait pas contraindre

le curateur à accomplir certaines

prestations déterminées (effectuer des

travaux qui incombent normalement

au bailleur, par exemple), mais continuerait

néanmoins pour le surplus à

bénéficier de la protection légale comme

tout locataire. Ainsi, il serait notamment

à l’abri d’une expulsion par

le curateur et pourrait éventuellement

déduire du montant des loyers certains

frais qui incombent normalement au

bailleur.

Situation délicate, certes, mais qui a le

mérite de ménager autant que faire se

peut les intérêts en présence et d’éviter

toute rupture brutale des contrats en

cours au préjudice des cocontractants

du failli.

Interprétations divergentes

Par un précédent arrêt du 24 juin 2004,

la Cour de cassation avait toutefois

semblé vouloir rompre cet équilibre

en permettant au curateur de résilier

les contrats en cours sans avoir à respecter

les formalités et procédures applicables.

En raison des circonstances

dans lesquelles il avait été rendu, l’arrêt

était cependant susceptible d’interprétations

divergentes et sa portée

était incertaine. En outre, à l’occasion

des discussions ayant entouré une

nouvelle modification de la loi sur les

faillites intervenue en 2005, certains

parlementaires avaient très clairement

rejeté l’idée qu’un curateur ne soit plus

obligé, lors d’une faillite, de remplir les

formalités et procédures particulières

applicables en cas de résiliation de

contrats autres que des contrats de travail,

par exemple, les baux à loyer, les

contrats de leasing ou les conventions

de concession.

La question est récemment revenue devant

la Cour de cassation, qui était donc

invitée à prendre position de manière

très claire sur cette importante problématique

et à préciser sa jurisprudence.

Malheureusement, l’arrêt rendu par la

Cour de cassation le 10 avril 2008 ne

permet pas de lever les incertitudes.

Manque de clarté

En premier lieu, la Cour semble vouloir

privilégier la solution selon laquelle le

curateur bénéficie d’un véritable droit

de résiliation, mais, curieusement, elle

s’abstient de formuler clairement un

tel principe.

Ensuite, les conditions à respecter par

le curateur sont floues. Tout au plus la

Cour apporte-t-elle une précision intéressante

: le seul fait que le contrat en

cours ait pour conséquence qu’un bien

ait une valeur vénale inférieure ne suffit

à justifier sa résiliation par le curateur

(en d’autres termes, la circonstance,

par exemple, qu’un immeuble libre

d’occupation se revend à meilleur prix

ne suffirait pas à elle seule à justifier la

résiliation d’un contrat de bail par le

curateur).

Enfin, l’arrêt ne règle pas la question

de savoir si l’indemnité à laquelle le

cocontractant malheureux pourrait

prétendre bénéficie d’une quelconque

priorité par rapport aux autres créances

(en recevant le statut de ‘dette de

masse’).

Insécurité juridique

L’insécurité juridique découlant de cet

arrêt, tant au niveau de sa portée exacte

que du principe qu’il semble consacrer,

a déjà soulevé des inquiétudes sur le

plan politique et auprès d’associations

de commerçants.

La crainte est notamment celle d’un effet

domino en cas de faillite d’un commerçant.

Qui n’aperçoit pas, en effet, le préjudice

sérieux, voire fatal, que pourrait avoir,

par exemple, une rupture brutale d’un

bail commercial pour le preneur

L’exploitant d’une terre agricole ou la

société qui a ses bureaux dans un immeuble

loué ne seraient pas non plus

dans une situation enviable s’il était

mis fin à leur bail, qui plus est sans assurance

de percevoir une quelconque

indemnisation.

Et que se passerait-il demain en cas

de faillite d’une société de leasing

ou d’une grande enseigne qui aurait

conclu des contrats de concession, de

franchise ou d’agence Verra-t-on les

contrats résiliés par le curateur et les

droits des cocontractants sacrifiés sous

l’autel d’une bonne administration de

la liquidation du failli

Il est vraisemblable que cette problématique

importante pour tout le

secteur commercial soit encore appelée

à connaitre de nouveaux développements,

soit devant les cours et

tribunaux, soit à la faveur d’initiatives

parlementaires qui sont

actuellement en préparation.

Affaire à suivre donc… ●

Cédric Alter


Appel aux entreprises

pour les Caïus 2008

Organisé pour la 20ème année par Prométhéa,

le concours des Caïus met à l’honneur

le mécénat culturel et récompense des entreprises

qui se sont distinguées par leur créativité,

leur dynamisme, leur persévérance et leur contribution au

développement culturel et patrimonial de notre pays.

En 2008, quatre Caïus seront décernés par le jury, composé de

personnalités issues des milieux économique et culturel, et

présidé, cette année, par Bernard Serin, Président et Administrateur

délégué de CMI. Lors de la soirée de remise des prix qui

aura lieu au Forum de Liège le 27 novembre 2008, une PME et

une grande entreprise recevront un Caïus pour leur action de

mécénat ou de sponsoring culturel, toutes disciplines confondues.

Deux autres entreprises se verront quant à elles décerner

un Caïus pour leur action menée en faveur du patrimoine wallon

et bruxellois. Les inscriptions et les dossiers de candidature

complets doivent parvenir chez Prométhéa avant le 26 septembre

2008. Le règlement et les documents d’inscription sont disponibles

chez Prométhéa, rue de la Concorde 60, 1050 Bruxelles,

T 02/513.78.27 – mail : info@promethea.be ou directement téléchargeables

depuis www.promethea.be / rubrique Caïus 2008.

repères

par Stéphanie Brisson

Vous voulez ouvrir un commerce

à Bruxelles

© BITC - Olivier van de Kerchove

Une aide pour bien choisir le

quartier de son futur commerce

Le site de l’association

Atrium devrait pouvoir vous

guider. Les pages du site

vous aideront à vous poser

les bonnes questions : dans

quel quartier s’installer

Comment trouver un local

dans le quartier visé L’association

a développé un

ensemble d’indicateurs de

performance. Ceux-ci sont

rassemblés dans un outil intitulé

OliGo. Cet outil d’analyse

et de gestion des quartiers commerçants donne une vue

d’ensemble du potentiel commercial des quartiers et une grille

de lecture de leur environnement commercial.

www.atrium.irisnet.be

45

Bruxelles

en « Segway »

Nouveauté touristique de l’été, le segway

est un véhicule à deux roues qui

se pilote debout. Une balade guidée de

deux heures en groupe (15 personnes

maximum) permettra aux touristes de

découvrir Bruxelles via un des 3 circuits

prévus. Inaugurés en juin, ces tours guidés

d’un nouveau genre démarrent de la

place d’Espagne.

www.brusselsinternational.be

Voilà à quoi ressemble le segway

Le «Fonds B2E» fête ses 2 ans

Créé au sein de la SRIB, le fonds B2E vise à faciliter le financement des

investissements réalisés par les PME bruxelloises. B2E octroie des prêts,

d’une durée minimale de 3 ans. Ces prêts se font en cofinancement avec les

organismes de crédit, faisant ainsi jouer un véritable effet de levier pour

l’entreprise. Depuis la création du fonds, 17 prêts ont été consentis à des

entreprises bruxelloises. L’impact sur l’emploi est également une des facettes

de l’action de B2E : l’ensemble des entreprises ayant bénéficié d’une

intervention de B2E représente un total de 340 emplois. Cette année, la

SRIB a obtenu l’accord de la BEI de relever le plafond de son intervention

de 750.000 € à 2 millions d’euros. En augmentant le plafond de 750.000

€ à 2.000.000 €, B2E a voulu répondre aux demandes des banquiers en

proposant plus de moyens aux PME bruxelloises.

www.srib.be

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

DIXIT

« A Bruxelles, francophones et

néerlandophones forment une

communauté de destin dans

la proximité. En 20 ans, nous

avons affiné le fait régional

bruxellois sur la scène politique

belge».

81%

des dirigeants d’entreprises

belges pensent que c’est un

démocrate qui va remporter

les élections américaines.

D’après le UPS Europe

Business Monitor, 17e édition

Charles Picqué, lyrique lors de la

Fête de l’Iris


Nos services ciblés pour les PME

vont vous faciliter la vie active !


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ACTIRIS respecte et s’engage à promouvoir la diversité et l’égalité des chances pour tous :-)


Titre RESSOURCES Dossier

HUMAINES

Titre article 1

Se former, c’est bon pour la productivité! 47

Titre Les formations article 2 professionnelles, pour qui 50

Titre Enquête article discrimination 3

au travail : bilan mitigé

Titre pour article les entreprises 4 belges 54

Les 10 meilleurs incentives pour motiver vos

Titre article 5

employés 60

Titre L’exemple article français 6 : un modèle à suivre 63

La métamorphose d’Actiris 65

DOSSIER

Nom auteur

COMPÉTENCES

Se former, c’est bon

pour la productivité!

Une étude de la KUL réalisée parmi 13 000 entreprises belges montre que les employés

qui ont bénéficié d’une formation complémentaire sont 2,4 % plus productifs que leurs

collègues. Ou comment les bienfaits d’une formation agissent sur la productivité

des employés. Démonstration.

Les formations sont rarement citées

comme priorité numéro un

dans le domaine des ressources

humaines. Et pourtant, selon une

autre enquête menée en 2007 auprès

de 303 répondants par le bureau d’études

Nidao Research, les formations

et le développement ont représenté,

l’année dernière, les plus importantes

dépenses (37 %) dans le budget ressources

humaines en Belgique.

Flexibilité accrue dans l’offre de

formation

«Les prestataires de formation sont en

mesure d’apporter une réponse très

directe et rapide aux besoins des organisations

et des personnes, dit-on chez

Federgon Formation, la fédération des

partenaires pour l’emploi. Ils existent

pour la demande et non pour l’offre

elle-même.»

Les entreprises de formation offrent

des solutions standardisées ou sur-mesure,

voire une combinaison des deux,

en fonction des besoins et des attentes

des clients. «Chez Beci, nous organisons

des formations à la carte, explique

Brigitte van der Mensbrugghe, responsable

Formation de Beci. Les participants

viennent de tous horizons, de

différents services de PME, de grandes

entreprises, pour un thème bien précis.

Parfois, une équipe d’une entreprise

vient chez Beci pour être formée à une

technique spécifique et nous faisons

appel à un formateur externe.»

Le marché du travail est actuellement

confronté à un besoin croissant de

flexibilité et à la difficulté de trouver

de bons candidats. Ces deux tendances

exigent également une flexibilité dans

l’offre de formation. L’apparition de formes

alternatives d’apprentissage telles

que le coaching, l’e-learning et le blended

learning (combinant e-learning

et enseignement classique), illustrent

bien la flexibilité de l’offre.

Innover en permanence

Innovant constamment, les entreprises

de formation permettent aux

employés d’apprendre aujourd’hui ce

dont ils auront besoin demain, voire

même après-demain. Lorsque les changements

se mettent en place, les entreprises

de formation accompagnent les

apprenants ou, mieux encore, anticipent

les évolutions à venir et les préparent

à y faire face. Jeu de la concurrence

oblige, elles sont obligées d’innover en

permanence pour conserver leur avance.

Cette capacité d’innovation se situe

à plusieurs niveaux: développement

rapide de nouveaux programmes, introduction

de méthodes novatrices et

métamorphose de l’organisation du

trajet de formation allant de la préparation

au suivi et à l’évaluation.

Bien que la méthode classique de formation

en groupe reste la plus utilisée,

la tâche du formateur a fortement

évolué ces dernières années. Elle est

passée, en effet, de l’enseignement

pur et simple à une formule plus complète

incluant l’accompagnement et le

coaching. L’enseignement à distance,

l’e-learning et le blended learning, ont

également généré une série de méthodologies

et technologies avancées. Ces

47

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE


dossier

ressources humaines

48

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

méthodes novatrices ont pour but de

contribuer à une transmission rapide

et optimale des compétences. Les entreprises

de formation sont de plus en

plus soucieuses de la qualité de leurs

prestations sur divers plans : offre, formateurs,

processus organisationnels et

méthodes et formes d’apprentissage.

Un bon return

sur l’investissement ‘formation’

L’adage « Le temps, c’est de l’argent » se

vérifie particulièrement dans le cas de

la formation. En effet, le client qui fait

suivre une formation à son personnel

doit assumer, non seulement le coût

de la formation, mais aussi celui de

précieuses heures de travail. Pour cette

raison, les prestataires de formation

jouent un rôle essentiel. Ils préparent

et sélectionnent les méthodes appropriées,

les formations et les formes

d’accompagnement adaptées. Le tout

en étroite concertation avec les responsables

d’entreprises, ce qui permet de

rentabiliser au mieux le temps passé en

formation. «Dans le cas d’une formation

en gestion de temps, c’est évident

qu’il s’agit d’un bon investissement, remarque

Brigitte van der Mensbrugghe.

Les participants vont échanger trucs et

astuces. Quand ils seront de retour à

leur bureau le lendemain, ils pourront

appliquer immédiatement ce qu’ils

ont appris. Ils pourront faire davantage

de choses dans le

même temps et

la productivité

augmentera

d’autant. Les

formations

qui donnent un bon retour sur investissement

sont d’abord toutes les formations

commerciales. C’est facile de

vérifier l’investissement. Le vendeur

atteint tel chiffre de vente, il suit la formation

et, dans six mois, il voit où il en

est et remarque la progression.»

Les prestataires de formation proposent

généralement des trajets rapides

et efficaces, ce qui augmente notablement

l’efficience des coûts par rapport

à certains modules de formation

moins chers, certes, mais plus longs.

Les sociétés de formation se présentent

davantage comme partenaires

dans l’apprentissage. La formation figure

déjà au deuxième rang parmi les

prestations RH les plus fréquemment

externalisées.

L’avant et l’après

de la formation

Le succès d’une formation est directement

lié à ses effets en termes d’apprentissage.

Notamment à cause de

l’obligation de rentabiliser au maximum

l’utilisation du temps dans les

entreprises. «A l’heure actuelle, la

formation doit répondre à un besoin

immédiat, note la responsable Formation

chez Beci. Si quelqu’un se sent assertif,

il ne va pas suivre la formation

en assertivité. Le jour où il rencontrera

un clash, il se rendra compte trop tard

qu’il aurait dû la suivre. Même chose

pour une formation sur les techniques

de vente que le vendeur va appliquer

dès le lendemain. Ou pour la prise

de parole en public. Une personne

doit donner une conférence dans six

mois. Elle se dit qu’elle a le temps.

Au contraire, il vaut mieux suivre la

formation bien à l’avance pour bien

s’entraîner et répéter. Quand on discute

avec d’autres pour voir comment

la technique fonctionne et comment

on peut l’appliquer dans son boulot,

c’est sûr qu’on gagne du temps. Les

participants viennent chercher un savoir-faire,

un savoir être, à appliquer

immédiatement.»

Vu la variété des objectifs des formations,

mesurer l’efficacité des apprentissages

n’est pas aisé. «Quand ça va

moins bien, le patron a tendance à

sabrer dans les formations. En récession,

on reste le nez dans le guidon. Ce

n’est pas une bonne idée. Quand tout

va bien, on n’a pas trop de difficultés

à vendre. Or, c’est quand c’est plus difficile

pour l’entreprise qu’on a le plus

besoin de formation sur les techniques

de vente. Or, le vendeur se dit: ‘J’ai déjà

tellement de mal à vendre, alors si je

suis en formation, je ne vends plus du

tout.’ C’est le serpent qui se mange la

queue.» Une réflexion à court terme

qui peut être lourde de conséquences.

Prendre du recul

Et pourtant, les prestataires de formation

parviennent souvent, en concertation

avec leurs clients, à identifier

les points qui permettront de mesurer

l’efficacité de la formation, par comparaison

entre l’avant et l’après. Ils

se sont également dotés de toute une

batterie de méthodes permettant de

mesurer ou d’enregistrer les résultats

des apprentissages : tests de connaissances

de toutes sortes, mesures d’impact

après la formation, calculs du return

selon les critères de l’entreprise,

certificats requis à titre professionnel.

Les entreprises de formation restent

néanmoins réalistes. Les effets des apprentissages

comme, par exemple, des

changements sur le plan des attitudes,

ne sont pas tous directement mesurables,

et certainement pas à court terme.

Dans ces cas, les résultats peuvent parfois

être mesurés de manière indirecte.

Mais ils le seront toujours au cours du

temps. «La formation offre le grand

mérite de pouvoir prendre un peu

de recul par rapport à son quotidien,

ajoute Brigitte van der Mensbrugghe.

Et quand on prend du recul, on arrive

à trouver des solutions auxquelles on

n’aurait pas pensé. Et ce recul va également

permettre d’augmenter la productivité.

» ●

Jacqueline Remits

Formations chez Beci :

www.beci.be/training

Brigitte

van der Mensbrugghe

T 02 643 78 30

bvdm@beci.be

L’e-learning remporte un franc succès, notamment

pour l’apprentissage des langues


dossier ressources humaines

C’est à Bruxelles qu’on se forme le plus

Durant l’année 2007, 400.000 recherches

en formation ont été effectuées

dans les banques de données de TrainingInfo

et de Formbase. Ce qui permet

de dresser un premier bilan de la

demande de formations en Belgique.

Par ailleurs, plus de 16.000 programmes

d’un millier d’organismes de formation

sont repris dans Formbase.

Cela permet également à TrainingInfo

de proposer des statistiques sur l’offre

de formation en Belgique. Celle-ci se

répartit comme suit: 33% des offres

concernent l’informatique, 17 % le management,

11 % la communication, 8 %

les finances, autant pour les sciences

et techniques, 7 % pour les langues,

autant pour l’organisation, 6 % pour

la vente et le marketing et 3 % pour la

sécurité.

Quant à la demande de formation en

Belgique, elle se répartit de la manière

suivante: 23 % sont demandées pour le

management, 21 % pour la communication,

17 % pour l’informatique, 9 %

pour les langues, 8 % pour l’organisation,

7 % pour la vente et le marketing,

6 % pour les finances, 5 % pour les

sciences et techniques et 4 % pour la

sécurité.

Leading MBA programs in Brussels since 1992

www.ubi.edu

Les formations sont-elles données

hors ou dans l’entreprise Elles sont

préférées à 74 % en interentreprises,

23 % en intra-entreprises, tandis que

8 % des préférences vont aux cours

du soir et 3 % à l’e-learning. Les formations

suivies de cette dernière manière

concernent, on s’en serait douté,

l’informatique d’abord avec 23 %, les

langues 17 %, le management et la gestion

de personnel 12 %, la comptabilité

et fiscalité 7 %. «Les entreprises font

parfois appel à un formateur en interne,

explique Brigitte van der Mensbrugghe,

responsable Formation chez

Beci. Soit il s’agit de quelqu’un qui

maîtrise vraiment bien le domaine,

soit dans les grandes entreprises, d’un

formateur de profession. Sinon, les entreprises

font appel à des formateurs

externes.»

Dans quelle langue les formations

sont-elles suivies 47 % des personnes

souhaitent des formations en français,

46 % en néerlandais et 7 % en anglais.

C’est à Bruxelles que la demande de

formations est la plus forte par rapport

à l’ensemble du pays avec 21 %.

Quant à la répartition des participants

aux formations: 42 % appartiennent

au middle management, 36 % sont des

employés, 12 % appartiennent au top

management et 10 % sont ouvriers.

J.R.

49

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

MBA - Master of Business Administration

Our MBA programs, due to their continuously updated scope

and goals, allow for tremendous flexibility. The flexibility

needed to address at best the new international management

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- International Business Management,

- Lobbying & Business Representation,

- Leadership & Change Management,

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dossier

ressources humaines

DÉBAT

Les formations professionnelles, pour qui

Est-il normal que Bruxelles Formation, organisme public, s’adresse aux universitaires

L’administrateur-directeur général de Beci, Pierre Thonon, pose la question.

Un « faux débat », répond Françoise Dupuis.

50

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Cette réflexion, lancée par Pierre

Thonon à propos de Bruxelles

Formation, est nourrie de

constats et ne souhaite qu’être approfondie.

« La mission de cette institution, rappelle

l’administrateur-directeur général

de Beci, consiste en l’organisation

de formations publiques subsidiées

aux fins de contribuer à la baisse du

nombre de sans-emploi. C’est l’une de

ses missions essentielles que de rapprocher

le profil des demandeurs des

offres des entreprises. »

Avant d’aller plus loin, notre interlocuteur

lâche un chiffre, éloquent :

1/3 de la population bruxelloise est à

ce point en panne de qualifications

qu’elle ne dépasse pas le niveau des

primaires ou secondaire

inférieur. Une

carence que Bruxelles

Formation se

voit contrainte de

combler (en termes

d’alphabétisation,

notamment). « Sa

première mission

Pierre Thonon,

administrateur-directeur

général de Beci

est de s’adresser à ce

public, et d’y adapter

des programmes

de formation qui

leur permettent un

accès à l’emploi. »

Jusqu’à 15 % de formations en

plus

Jusque-là, tout le monde paraît d’accord,

Françoise Dupuis, ministre chargée

de la Formation professionnelle

en Communauté française, y compris.

« En trois ans, nous avons accru le

nombre de stagiaires de 30 %, passant

de 7 à 10.000, toutes catégories

confondues », se satisfait l’élue socialiste.

« Le problème, c’était un manque

d’offres de formations pour le public

défavorisé, les femmes en particulier.

Nous en avons donc créé entre 8,5 et 15

% de plus, selon les secteurs… » Le site

Internet s’en fait d’ailleurs l’écho d’entrée

de jeu : des portes s’ouvrent dans

« plus de 200 domaines ».

Pas de débat de fond

Ce qui interpelle Pierre Thonon, ce

sont les « espèces de postgraduats »

qui s’acquièrent au sein d’un opérateur

public qu’il suit de près pour en

être l’un des membres du comité de

gestion : « On relève de plus en plus de

formations pour des niveaux de qualifications

aux diplômes élevés –universitaires

ou supérieurs. Est-ce vraiment

là le métier de Bruxelles Formation »

A ce jour, il n’existe guère de débat de

fond sur le sujet. Son questionnement,

Pierre Thonon l’étaie du postulat qu’il

faut considérer les individus déjà hautement

qualifiés suffisamment autonomes

pour « s’auto-former ». Comprenez

pour identifier leurs points

faibles et savoir comment y pallier, via

quel organisme, etc.

A cet élément, s’ajoute un argument

d’ordre pécuniaire, les moyens de

Bruxelles Formation n’étant pas démesurés

–58,6 millions € répartis en

44 millions sur fonds propres, 13 millions

du Fonds social européen et 1,6

million du fédéral. Pour mémoire, les

cours y sont gratuits pour les demandeurs

d’emploi.

Pas question, bien sûr, de nier, ne fûtce

que l’un des fleurons de cet institut

(et gérant pas moins de neuf centres),

comme le Centre de perfectionnement

en informatique et de gestion,

par exemple ! Mais en dépit d’un indéniable

pôle d’excellence comme celui-là,

Pierre Thonon n’en démord pas :

« Au métier d’opérateur ne devrait-on

pas préférer celui de régulateur de formations,

en faisant

le relevé de celles

qui existent et, le cas

échéant, en subventionnant

les demandeurs

d’emplois qui

s’y inscrivent De

la sorte, l’organisme

public de formation

professionnelle ga-

Françoise Dupuis,

ministre chargée de la

Formation professionnelle

en Communauté française

rantirait la qualité

de ces formations et

leur pertinence du

point de vue du marché de l’emploi et

remplacerait l’aide à des organismes

par des aides à des candidats… »

Avancée sociale généralisée

Notre intervenant ne met pas en question

la qualité du travail journalier.

Mais, selon lui, l’organisme bruxellois

chargé, via quantité de partenariats (le

Cefora, le Fonds de l’Horeca, l’Educam

ou le Frmb, entre autres, présentés en

ligne), de la formation professionnelle

des adultes n’a « pas de vocation particulière

du côté des formations universitaires

».

La mandataire socialiste accrédite-telle

cette thèse Pas franchement.

« Lorsque je suis arrivée (il y a trois ans,

NDLR), il y avait déjà beaucoup de gens

de l’enseignement supérieur et, je le disais,

très peu de femmes. Et beaucoup

de Belges. Cela ne me dérange pas que

l’on s’occupe d’universitaires », contrecarre

posément la ministre. « A la base,

il n’y avait pas assez d’offres de formation.

Nous avons donc redressé la barre

quantitavive. Qualitativement, il n’y

avait rien à redire. »

Au cœur de la réponse de Françoise Dupuis,

surgit, en filigrane, un créneau social

qui n’échappe pas et que ne dénie

du reste pas le moins du monde Pierre

Thonon. « Nous avons des discussions


dossier

ressources humaines

DÉBAT

Les formations professionnelles, pour qui

Est-il normal que Bruxelles Formation, organisme public, s’adresse aux universitaires

L’administrateur-directeur général de Beci, Pierre Thonon, pose la question.

Un « faux débat », répond Françoise Dupuis.

50

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Cette réflexion, lancée par Pierre

Thonon à propos de Bruxelles

Formation, est nourrie de

constats et ne souhaite qu’être approfondie.

« La mission de cette institution, rappelle

l’administrateur-directeur général

de Beci, consiste en l’organisation

de formations publiques subsidiées

aux fins de contribuer à la baisse du

nombre de sans-emploi. C’est l’une de

ses missions essentielles que de rapprocher

le profil des demandeurs des

offres des entreprises. »

Avant d’aller plus loin, notre interlocuteur

lâche un chiffre, éloquent :

1/3 de la population bruxelloise est à

ce point en panne de qualifications

qu’elle ne dépasse pas le niveau des

primaires ou secondaire

inférieur. Une

carence que Bruxelles

Formation se

voit contrainte de

combler (en termes

d’alphabétisation,

notamment). « Sa

première mission

Pierre Thonon,

administrateur-directeur

général de Beci

est de s’adresser à ce

public, et d’y adapter

des programmes

de formation qui

leur permettent un

accès à l’emploi. »

Jusqu’à 15 % de formations en

plus

Jusque-là, tout le monde paraît d’accord,

Françoise Dupuis, ministre chargée

de la Formation professionnelle

en Communauté française, y compris.

« En trois ans, nous avons accru le

nombre de stagiaires de 30 %, passant

de 7 à 10.000, toutes catégories

confondues », se satisfait l’élue socialiste.

« Le problème, c’était un manque

d’offres de formations pour le public

défavorisé, les femmes en particulier.

Nous en avons donc créé entre 8,5 et 15

% de plus, selon les secteurs… » Le site

Internet s’en fait d’ailleurs l’écho d’entrée

de jeu : des portes s’ouvrent dans

« plus de 200 domaines ».

Pas de débat de fond

Ce qui interpelle Pierre Thonon, ce

sont les « espèces de postgraduats »

qui s’acquièrent au sein d’un opérateur

public qu’il suit de près pour en

être l’un des membres du comité de

gestion : « On relève de plus en plus de

formations pour des niveaux de qualifications

aux diplômes élevés –universitaires

ou supérieurs. Est-ce vraiment

là le métier de Bruxelles Formation »

A ce jour, il n’existe guère de débat de

fond sur le sujet. Son questionnement,

Pierre Thonon l’étaie du postulat qu’il

faut considérer les individus déjà hautement

qualifiés suffisamment autonomes

pour « s’auto-former ». Comprenez

pour identifier leurs points

faibles et savoir comment y pallier, via

quel organisme, etc.

A cet élément, s’ajoute un argument

d’ordre pécuniaire, les moyens de

Bruxelles Formation n’étant pas démesurés

–58,6 millions € répartis en

44 millions sur fonds propres, 13 millions

du Fonds social européen et 1,6

million du fédéral. Pour mémoire, les

cours y sont gratuits pour les demandeurs

d’emploi.

Pas question, bien sûr, de nier, ne fûtce

que l’un des fleurons de cet institut

(et gérant pas moins de neuf centres),

comme le Centre de perfectionnement

en informatique et de gestion,

par exemple ! Mais en dépit d’un indéniable

pôle d’excellence comme celui-là,

Pierre Thonon n’en démord pas :

« Au métier d’opérateur ne devrait-on

pas préférer celui de régulateur de formations,

en faisant

le relevé de celles

qui existent et, le cas

échéant, en subventionnant

les demandeurs

d’emplois qui

s’y inscrivent De

la sorte, l’organisme

public de formation

professionnelle ga-

Françoise Dupuis,

ministre chargée de la

Formation professionnelle

en Communauté française

rantirait la qualité

de ces formations et

leur pertinence du

point de vue du marché de l’emploi et

remplacerait l’aide à des organismes

par des aides à des candidats… »

Avancée sociale généralisée

Notre intervenant ne met pas en question

la qualité du travail journalier.

Mais, selon lui, l’organisme bruxellois

chargé, via quantité de partenariats (le

Cefora, le Fonds de l’Horeca, l’Educam

ou le Frmb, entre autres, présentés en

ligne), de la formation professionnelle

des adultes n’a « pas de vocation particulière

du côté des formations universitaires

».

La mandataire socialiste accrédite-telle

cette thèse Pas franchement.

« Lorsque je suis arrivée (il y a trois ans,

NDLR), il y avait déjà beaucoup de gens

de l’enseignement supérieur et, je le disais,

très peu de femmes. Et beaucoup

de Belges. Cela ne me dérange pas que

l’on s’occupe d’universitaires », contrecarre

posément la ministre. « A la base,

il n’y avait pas assez d’offres de formation.

Nous avons donc redressé la barre

quantitavive. Qualitativement, il n’y

avait rien à redire. »

Au cœur de la réponse de Françoise Dupuis,

surgit, en filigrane, un créneau social

qui n’échappe pas et que ne dénie

du reste pas le moins du monde Pierre

Thonon. « Nous avons des discussions


dossier

ressources humaines

52

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

de longue date avec les équipes de

Bruxelles Formation sur le type de services

à rendre. Est visé un certain type

d’avancement social. Nous ne sommes

là ni pour faire du chiffre, ni pour nous

occuper de formation continuée. »

Un faux débat

L’élue uccloise pondérera encore sérieusement

le sentiment qui habite Pierre

Thonon. En soulignant que Bruxelles

Formation ne délivre aucun diplôme

et en insistant sur l’important volume

de stagiaires en reconversion. Pour elle,

l’interrogation de son contradicteur

n’est autre qu’un « faux débat, à partir

du moment où on s’occupe convenablement

de ceux qui sont en situation

difficile ». Sous-entendu, quelle que soit

leur provenance ou leur niveau d’études,

infra ou supra-qualifiés, même si

les premiers ont priorité.

En la matière, la satisfaction est de mise

avec un taux de 65 % de mise à l’emploi,

un taux qui croît jusqu’à 75 % en logistique,

par exemple. Autre objet de son

contentement : le profil même de la

population ayant désormais recours à

ce(s) bagage(s) supplémentaire(s).

Françoise Dupuis ponctue encore

son raisonnement en signalant avoir

corrigé des données qui ne lui convenaient

pas. C’est qu’en 2003, le profil de

stagiaires était le suivant : 56 % d’hommes

; 74 % de Belges ; 9 % d’Européens

parmi les étrangers ; 7 % de primo-arrivants

; 24 % du secondaire inférieur ;

26 % du secondaire supérieur ; et 34 %

du supérieur.

Responsabilité de régulateur

Quant à l’éventuelle responsabilité de

régulateur prônée par Pierre Thonon,

elle n’est guère partagée. A cela, plusieurs

raisons. Un : Françoise Dupuis

se dit partisane des spécificités et opposée

au fait que tout le monde fasse

tout. En l’occurrence, elle opère un

distinguo entre les 50.000 personnes

se tournant vers la promotion sociale,

l’appui et les perfectionnements au

menu de Bruxelles Formation et les

organismes d’insertion socio-professionnels,

chargés de remises à niveau

élémentaires. Deux : elle exhorte à la

formation de plus de gens possible,

avec un haut degré d’exigence. Trois :

une Agence de référence est en cours

de création. Quatre : Bruxelles Formation

régule déjà ses partenaires. Cinq :

www.dorifor.be recense quelque 3.000

formations, suggérées par plus de 800

organismes de formation. « Depuis

son lancement en 2006, le site a déjà

accueilli plus de 260.000 visiteurs ! Et

nous disposons, en prime, d’un vademecum

des filières et passerelles. »

Pour Pierre Thonon, l’intervention

des pouvoirs publics (sans qu’il ne

soit aucunement question d’opposer

services public et privé) ne se justifie

que s’il y a résorption du chômage et

réponse aux demandes des entreprises

: « Aidons-les à produire et à engager

! ».

Nul doute qu’en dehors d’un programme

de formations qui sied aux deux

points de vue, on reviendra à cette

question. Ne fût-ce que parce que les

syndicats ne sont pas allergiques au

crédo de Beci. ●

Guy Bernard


Pas de prise de tête !

« Mon partenaire RH

Flexibilité, solutions sur mesure et conseils personnalisés. »

Boris Cossement, Administrateur Délégué de la société Magec

La société Magec est spécialisée dans l’installation de systèmes de traitement des déchets et de

cuisines de collectivité telles que celle de la renommée école hôtelière Spermalie à Bruges.

Boris Cossement gère lui-même l’administration de son personnel.

Il a choisi HDP comme partenaire RH pour l’aider dans cette mission. La solution qui lui convient

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Belgique ou à l’étranger.

Découvrez comment nous pouvons vous aider sur :

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HDP fait partie du Groupe de Services HDP-AristA

entreprendre


dossier

ressources humaines

DISCRIMINATIONS AU TRAVAIL

Bilan mitigé pour les entreprises belges

Une étude du cabinet d’avocats Field Fisher Waterhouse, réalisée en collaboration avec

Beci, révèle que les employeurs belges n’ont pas encore intégré les dispositions

anti-discrimination émanant des lois du 10 mai 2007.

54

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Dans les grandes entreprises

(de plus de 100 travailleurs),

seules 20% ont mis en place

une politique en matière de diversité

et de non-discrimination au travail.

Au sein des moyennes entreprises

(moins de 100 travailleurs), à peine

15% ont introduit une telle procédure.

Plus alarmant : parmi les entreprises

qui ne disposent pas d’une « charte

anti-discrimination », seules 30% se

disent prêtes à y remédier.

La loi du 10 mai 2007 impose pourtant

aux employeurs de définir une

procédure de plainte, ouverte aux travailleurs

qui s’estimeraient victimes

de discrimination au travail. Idéalement,

cette procédure ne devrait

pas se limiter à décrire le processus

de plainte en cas d’infraction, mais

devrait également contenir des mesures

préventives, des déclarations

de principe et des définitions permettant

aux travailleurs et à la ligne

hiérarchique de mieux comprendre

les enjeux de la question, en vue de

prévenir les décisions ou comportements

discriminatoires.

Une certaine méconnaissance

de ses propres « torts »…

Les entreprises sondées affirment

dans leur très large majorité (80%)

qu’elles maîtrisent bien la problématique

de la discrimination au travail.

Mais la lecture des résultats de l’enquête

démontre que c’est en réalité

loin d’être le cas, notamment à l’égard

des travailleurs plus âgés, des travailleuses

enceintes ou avec charge

de famille et des personnes malades

de longue durée : les réponses fournies

par les employeurs interrogés

démontrent en effet que ces catégories

sont discriminées dans des proportions

importantes. Il existe donc

une dissonance entre le « perçu » et

le « vécu » des employeurs belges, sur

cette problématique.

Le port du voile reste un tabou

71% des grandes entreprises prétendent

qu’elles n’engageraient pas une

travailleuse qui souhaite porter

le voile au travail, si cette travailleuse

est amenée à entrer

contact avec la clientèle. Au

sein des petites entreprises,

cette proportion tombe à

55%. En revanche, si la fonction

postulée par la candidate

ne suppose aucun contact avec les

clients, seules 33% des grandes entreprises

et 26% des petites entreprises y

voient un problème. Le port du voile

reste donc un sujet délicat, particulièrement

si la travailleuse est en rapport

avec le public.

Aménagements raisonnables

en faveur des personnes

handicapées

A la question de savoir si elles

engageraient, par exemple, un

travailleur malvoyant dont le

handicap exigerait un aménagement

« raisonnable » du

poste de travail (un investissement

de l’ordre de 3.000

EUR), 57% des grandes et 68%

des moyennes entreprises répondent

par l’affirmative. Le

constat est donc relativement

positif. La loi impose d’ailleurs

aux employeurs d’effectuer

lesdits aménagements en faveur

des personnes handicapées, tout

refus d’y procéder constituant

en soi une discrimination.

Discrimination des travailleuses

enceintes et des travailleurs

malades

Deux candidates à un poste ont des

qualités professionnelles rigoureusement

identiques, mais l’une est

enceinte : 56% des entreprises, toutes

tailles confondues, affirment qu’elles

n’engageront pas cette

dernière, préférant

l’autre candidate.

Il s’agit là incontestablement

d’une discrimination

directe

sur base du

Les femmes

enceintes font

encore l’objet

de discriminations

à l’embauche


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dossier

ressources humaines

56

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

genre et de l’état de santé de la travailleuse. Dans

le même ordre d’idées, 56% des grandes entreprises

et 76% des moyennes licencieraient un travailleur

parce qu’il est malade de longue durée,

ce qui, sauf justification objective et raisonnable,

peut également être constitutif d’une discrimination

directe.

Gare aux discriminations indirectes !

La loi belge et le droit européen distinguent les

discriminations directes des discriminations indirectes.

Une discrimination indirecte est une

pratique apparemment neutre mais qui risque

en réalité de défavoriser tout un groupe de personnes

porteuses d’un critère protégé. Ainsi, pour

une fonction de jardinier, exiger une connaissance

parfaite du néerlandais (ce qui n’est en principe

pas nécessaire) va probablement discriminer

de manière indirecte des candidats issus de l’immigration

des pays du Maghreb.

De la même manière, favoriser de manière importante

les travailleurs à temps plein par rapport

aux travailleurs à temps partiel, par exemple

quant à la rémunération, aux chances de promotion

et aux possibilités de carrière, peut constituer

une discrimination indirecte sur base du genre,

dès l’instant où il est établi que les travailleurs

féminins occupent davantage de postes à temps

partiel que les travailleurs masculins. C’est ce

que vient de rappeler tout récemment la Cour de

justice européenne, dans son arrêt « Voss » du 6

décembre 2007.

A cet égard, l’enquête révèle que seules 30% des

grandes entreprises seraient enclines à favoriser

les travailleurs à temps plein par rapport aux travailleurs

à temps partiel, quant aux possibilités

de promotion et de carrière. ●

Olivier Rijckaert

Field Fisher Waterhouse

L’enquête, réalisée entre janvier et avril 2008, a porté

sur un échantillon représentatif de 130 moyennes et

grandes entreprises, dans tous les secteurs d’activité

de l’économie : grande distribution, banque et assurances,

industrie, soins de santé, secteur public, medias

et ICT. Les responsables des ressources humaines

de ces entreprises ont été soumis à une quinzaine de

questions « situationnelles », destinées à évaluer les

décisions qu’ils prendraient à l’égard de travailleurs ou

de candidats, présentant l’un des critères protégés par

les lois du 10 mai 2007.

Interview

Olivier

Rijckaert,

Field Fisher

Waterhouse

« Les entreprises belges ignorent

qu’elles ignorent leurs obligations en

matière de discrimination »

Olivier Rijckaert est avocat associé du cabinet Field Fisher Waterhouse

à Bruxelles. Spécialisé en droit social, il a piloté l’enquête

commentée dans ces pages, en a disséqué les résultats et

en trace pour nous les grandes lignes.

Quels enseignements tirer de votre étude

Selon moi, l’enseignement le plus marquant est que les entreprises

belges ignorent qu’elles ignorent leurs obligations en

matière de (non-) discrimination. La plupart d’entre elles prétendent

en effet maîtriser cette problématique alors que certaines

de leurs réponses aux questions de l’enquête témoignent

exactement du contraire. A ce constat, on pourrait opposer que

la loi de 2007 est encore fraîche et mal connue. Certes, mais il

ne faut pas oublier qu’elle constitue essentiellement la refonte

d’une loi promulguée il y a cinq ans, en 2003, et que notre droit

du travail connaît des dispositions similaires depuis 1983, année

de conclusion de la convention collective de travail n°38,

qui interdisait déjà certaines formes de discrimination lors de

l’embauche.

Il faut reconnaître que cette législation est extrêmement complexe

et il reste donc manifestement un important travail

d’information et de sensibilisation à accomplir à l’égard des

employeurs. C’est d’ailleurs ce à quoi s’applique le Centre pour

l’égalité des chances et la lutte contre le racisme, qui s’intéresse

de près à la situation de l’emploi, d’autant que le nombre de

plaintes déposées en rapport avec la sphère du travail a augmenté

au cours des dernières années.

Quelles sont les formes de discrimination les plus

courantes

Il est impossible de répondre de manière tranchée : notre enquête

avait une portée limitée, mais elle révèle en tout cas que

les discriminations sur base de l’âge sont encore fort présentes.

Ainsi, par exemple, en cas de licenciement collectif, 60% des

grandes entreprises affirment qu’elles préféreraient licencier

des travailleurs âgés. Il s’agit d’ailleurs d’une habitude fort répandue

en Belgique, comme en témoignent la plupart des plans

sociaux des dernières années. Mais c’est aussi une mauvaise


dossier ressources humaines

habitude : légalement, le critère de l’âge ne peut en aucun

cas être utilisé en tant que tel pour fonder une décision de

licenciement, sauf si l’âge est une exigence professionnelle

« essentielle et déterminante », ce qui en pratique est rarement

le cas.

Une récente étude du Centre révèle par ailleurs que près de

7% des offres d’emploi fait encore ouvertement référence

au critère de l’âge, généralement en faveur des jeunes travailleurs,

ce qui est assez préoccupant.

En revanche, seul un tiers des entreprises interrogées affirme

encore appliquer des échelles de rémunération basées

sur l’âge. C’est plutôt encourageant dans un pays où la plupart

des conventions collectives de travail sectorielles faisaient

(ou font encore) explicitement référence à l’âge dans

leurs barèmes salariaux…

Hormis l’âge, quels sont les autres motifs de discrimination

rencontrés

Notre enquête ne portait pas spécifiquement sur le sujet de

l’origine nationale ou ethnique, qui constitue une véritable

problématique en soi, mais il est manifeste qu’un candidat

d’origine étrangère a, à compétences égales, souvent moins

de chances d’être embauché qu’un candidat de souche belge.

C’est en tout cas ce qu’affirme le Centre et les premières

décisions de jurisprudence en la matière révèlent que certains

employeurs ont des comportements grossièrement

hors-la-loi à l’égard de cette catégorie de travailleurs.

Par ailleurs, dans le cadre de notre sondage, j’ai été surpris

de voir qu’une bonne majorité des employeurs (56%) refuserait

d’engager une travailleuse enceinte au profit d’une

autre candidate, à qualités professionnelles égales. C’est là

une discrimination directe sur base du sexe et de l’état de

santé, mais également une violation d’autres dispositions

légales qui protègent la maternité, dont certaines datent

des années 70... On peut s’étonner de ce piètre résultat.

A l’inverse, et plus positivement, une même proportion

d’employeurs se disent prêts à effectuer des investissements

raisonnables pour permettre l’occupation d’un travailleur

souffrant d’un handicap alors qu’ils auraient pu opter pour

un autre candidat moins « coûteux » de ce point de vue. C’est

donc clairement « deux poids, deux mesures » et on en déduira

que la discrimination est parfois sélective : un même

employeur peut tantôt se montrer ouvert à l’égard d’une catégorie

protégée, tantôt se fermer à une ou plusieurs autres.

57

ENSEMBLE, TOUJOURS PLUS

Intérim

Titres-Services

Outplacement

Jobcoaching

Recrutement &

Sélection

n° Agrément : Bruxelles B-AA05.034 - Wallonie : W.INT/SO/RS/RE.22

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Une Info Un renseignement 070.22.11.40 - www.daoust.be


dossier

ressources humaines

L’avis de Beci

58

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Comment voyez-vous les choses évoluer pour

les années à venir

Dans cette matière assez sensible, il est difficile

de lire l’avenir dans une boule de cristal,

d’autant que les employeurs en infraction avec

la loi peuvent l’être à des degrés très différents.

Du patron-voyou qui invoquera des motifs racistes

ou sexistes à l’encontre d’un candidat, à l’employeur

pratiquant généralement la diversité

mais dont le système de bonus prête à discussion,

il y a un monde de différence. Le premier

devra être sanctionné, le second correctement

éclairé sur les enjeux et la portée exacte de cette

réglementation complexe. Dans l’immédiat, je

pense que les entreprises belges ont un grand

besoin d’une information de qualité, pratique et

qui soit à leur portée. A cet égard, le Centre a récemment

proposé aux partenaires sociaux une

révision importante de la convention collective

de travail n°38, une manière de rendre davantage

concrets et abordables les principes posés

par les lois du 10 mai 2007.

S.B.

Un Pacte de non-discrimination

Comment Actiris, favorise-t-elle la diversité dans les entreprises

Eclairage avec son principal défenseur, Marc Trullemans.

Beci rappelle que l’enquête de Field Fisher Waterhouse avait un

champ d’application limité et ne portait pas sur ce qui est considéré

en général comme le vrai nœud de la problématique de discrimination

à Bruxelles, notamment la non-embauche massive des

jeunes issus de l’immigration, avec comme conséquence un chômage

record à Bruxelles. L’enquête « situationnelle » ne concerne

pas la problématique à l’embauche mais la politique de GRH au

sein des entreprises. Elle compare les intentions des chefs de personnel

vis-à-vis de prescriptions formelles de la loi du 10 mai 2007

et en déduit que cette loi n’a pas modifié radicalement le comportement

des entreprises vis-à-vis des problèmes comme le port du

voile dans le contact avec le public ou l’engagement à durée indéterminée

d’une femme enceinte, qui sera absente dans la période

d’essai pour plusieurs mois.

Si certains résultats de l’enquête surprennent, on ne peut toutefois

pas en déduire que les entreprises mènent consciemment une

politique de discrimination en matière de gestion des ressources

humaines ou qu’elles affirment une volonté manifeste de faire

du tort à certains groupes de collaborateurs. Cette loi ne veut pas

empêcher l’entreprise d’organiser sa GRH de la façon qu’elle considère

nécessaire pour son propre développement.

L’enquête nous replonge en plein milieu du débat concernant la

discrimination et y ajoute un volet. Beci considère cette question

comme importante. Nous reviendrons donc sur cette problématique

dans nos numéros suivants.

La charte

1998. L’Europe initie une « table informelle » entre partenaires

sociaux et grandes institutions publiques. Le Pacte

territorial pour l’emploi en Région de Bruxelles-Capitale

a entamé sa troisième programmation dont le terme est

fixé à 2013.

« Il s’agit plutôt d’un laboratoire pour de nouvelles initiatives

qui, une fois structurées, sont intégrées chez l’opérateur

le plus indiqué », définit son patron, Marc Trullemans.

Ce labo dispose de 40.000 € par an pour décliner sa politique

de la diversité –la seule pour laquelle le Pacte gère

un budget.

Deux études, l’une du BIT (Bureau international du travail)

entre 99 et 2001, l’autre de la KUL et de l’ULB, en 2004-

2005, évaluèrent les avancées en matière de diversité :

zéro pointé.

On n’en est plus (tout à fait) là. Depuis, une cinquantaine

d’entreprises ont signé une Charte de la diversité, mise

sur le pavois le 19 décembre 2005, à l’initiative conjointe

de Beci et du ministre régional de l’Emploi, le CDH Benoît

Cerexhe.

« Chaque entreprise peut s’engager formellement sur 12

ans et bénéficier d’un incitant financier de 10.000 € maximum

», explique Marc Trullemans.

Le plan

Et Actiris, dans ce concert Son comité de gestion a, dès décembre

2006, approuvé le Plan Diversité. En interne, ce plan

Diversité se concrétise d’abord par une analyse auprès des

groupes-cibles (soit les étrangers, les handicapés, les personnes

âgées et les jeunes et la disparité hommes-femmes).

« Souvent, les entreprises le font ponctuellement », estime

Marc Trullemans. « Ensuite, l’analyse débouche sur un listing

d’actions. Elles portent, en un, sur le positionnement de l’entreprise

vis-à-vis de l’extérieur. En deux, sur le recrutement

et la sélection qui doivent être les plus neutres possibles. En

trois, intervient la gestion du personnel ou comment mieux

construire les carrières. Et en quatre, la communication. Le

plan Diversité, c’est le fait de combiner ces 4 X 4 sur deux ans,

budget à l’appui ! »

Parallèlement, l’ex-Orbem est aussi amené, via son comité de

gestion, à décider de la validité des plans des autres entreprises,

preuve de son engagement en externe.

« Elle n’a pas attendu son propre plan pour prendre position.

Outre son comité et son manager, elle a aussi un service d’accompagnement

de sélection active, un guichet anti-discrimination

(120 à 150 dossiers depuis 2003-2004), des formations

en inter-culturalité, une brochure et un site web. »

Guy Bernard


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direction que vous suivez dans le paysage des RH. En quelques questions, vous saurez dans quel rôle

RH vous vous positionnez. Vous constaterez bien vite qu’il s’agit aussi de la plateforme RH par excellence

pour les professionnels qui veulent aller de l’avant.

Le site vous donne accès à d’intéressants forums, événements, formations, services, outils, blogs ...

Tout en vous informant de l’actualité essentielle.

En tant que groupe de services RH intégré, Acerta est votre partenaire privilégié pour le guichet

d’entreprises, la caisse d’assurances sociales, le secrétariat social, la caisse d’allocations familiales et le

consulting. Et nous disposons d’un réseau d’agences qui couvre toute la Belgique. Cela signifi e que vous

pouvez compter sur nous dès que vos collaborateurs et vous-même souhaitez franchir un nouveau palier.

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dossier

ressources humaines

AVANTAGES SOCIAUX

Les 10 meilleurs incentives pour

motiver vos troupes

60

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

L’imagination des organisateurs d’événements est sans limites lorsqu’il s’agit de vous

permettre de motiver vos employés. Des idées d’incentives les plus tendances aux

classiques les plus attractifs, revue de détail.

Pour motiver vos troupes, forces

de vente, distributeurs, clients,

rien de tel que la récompense.

Et là, vous avez l’embarras du choix,

du voyage de rêve au challenge sportif

en passant par la découverte de

saveurs ou les chèques cadeaux. Tout

dépend du budget que vous voulez y

allouer. Quelques idées pour tous les

goûts et tous les budgets.

1 Sport aventure. Michel Malschaert,

administrateur délégué de

Challenger Organisation, a été le

premier à amener, avec le Challenger

Trophy, le concept de sport aventure

dans les entreprises. Après avoir roulé

leur bosse en interentreprises, depuis

une dizaine d’années, les Challenger

Trophy se déroulent en interne pour

le personnel d’une seule entreprise

ou organisme. Des exemples Pour

le centenaire de la FEB, Challenge Organisation

a amené 300 personnes à

Chamonix et sur le Mont Blanc. Pour

Isover, un igloo isolé a été construit

au Pôle Nord. Le Challenger Trophy

est également décliné en team rallye.

Une compétition est organisée entre

équipes d’une entreprise avec une

vingtaine d’épreuves très différentes.

Ainsi, dans la vallée de la Meuse,

au château de Freyr, les participants

écoutent de la musique et doivent

deviner les morceaux joués, dégustent

des épices et doivent les reconnaître,

descendent dans une grotte,

font un peu d’escalade, etc. Parmi

l’équipe, il y a toujours bien l’un ou

l’autre pour répondre ‘présent’ à

l’une de ces diverses épreuves multiculturelles

et ainsi aider à la victoire

de son équipe.

2 Irréductibles Gaulois. Challenger

Organisation a également développé

le concept du Camp Gaulois

mêlant aspects ludiques et formatifs.

Esprit scout toujours prêt, les participants

redeviennent des ados. A partir

de bois fourni, ils construisent un village.

Le but est de permettre aux employés

de vivre une journée particulière

au cours de laquelle ils construisent

quelque chose de leurs mains. Faut-il

ajouter qu’ils s’éclatent

www.challenger.be

3 Le rêve américain. Dyamic

Events met sur pied des voyages incentives,

notamment en Floride. L’occasion

de vivre le rêve américain. Arrivée

à Atlanta, limousines géantes,

nuits dans les plus beaux hôtels, visite

des studios Universal de Disney, spectacle

du Cirque du Soleil en permanence

à Orlando. Au départ de Miami,

voyage en Hardley-Davidson jusqu’à

Key West, retour en hélicoptère sur les

Keys pour une visite du parc des Everglades

en airboard…. Inoubliable.

4 Séjour de rêve. Pour récompenser

vos meilleures équipes ou

inviter vos clients les plus fidèles, un

séjour sur la plus belle plage du Sénégal

est le nec plus ultra. Jean-Paul Fontaine,

homme d’affaires belge reconverti

dans l’hôtelier haut de gamme à

Cap Skirring, en Casamance, propose

des séjours incentives (et pour séminaires).

Dans un magnifique jardin

tropical en bordure de l’océan Atlantique,

Résidences Les Alizés propose des

activités de loisirs et sportives: gym,

voile, planche à voile, balades en 4X4

ou en quad, pêche dans les bolongs

(bras de mer) ou en bord de mer, rencontre

avec les dauphins en pirogue,

visite des perles océanes que sont les

îles Bijagos... Vivifiant et déstressant.

www.dynamic-events.be

5 In vino veritas.

Nouvellement créée, The Wine Agency

ouvre le monde du vin à une clientèle

d’entreprises. Thierry Durand a

converti avec succès sa passion pour le

vin et la gastronomie en activité professionnelle

à plein temps. Les incentives

sont organisés autour de ces deux

thèmes : ateliers sensoriels, gastronomiques,

concours de dégustation à

l’aveugle, etc., dans des lieux uniques

Déguster du vin entre collègues


dossier ressources humaines

n° Agrément : Bruxelles B-AA05.034 - Wallonie : W.INT/SO/RS/RE.22

et souvent exclusifs du Brabant wallon.

Ainsi, ‘The Savour Road’ se base

sur le principe du quizz par équipe.

Chaque équipe circule d’un atelier à

l’autre. Dans chacun d’eux, un sommelier

donne quelques grands principes

de dégustation. Il forme brièvement

l’équipe sur chaque thème et guide

chacun dans sa réflexion. Cet incentive

pour connaisseurs est proposé en

français, néerlandais et anglais.

www.thewineagency.be

6 Ateliers gourmands. Déjà

bien implanté, Mmmmh! vous propose

d’emmener vos collaborateurs

ou clients à la découverte de leurs talents

culinaires cachés lors d’ateliers

gourmands. Que ce soit une initiation

à la cuisine belge, aux délices de

la cuisine italienne ‘Dolce Vita’ par le

chef Carlo de Pascale, aux secrets de la

nouvelle cuisine grecque par Constantin

du célèbre restaurant grec ‘Notos’

de Bruxelles, à la cuisine thaïlandaise

‘Sukodhai’, ou encore, aux saveurs de

Marrakech, tout est mis en œuvre pour

faire passer à vos convives un vrai moment

de plaisir et de convivialité. Le

temps d’enfiler un tablier et vos invités

se mettent à concocter les mets les

plus fins sous l’œil toujours attentif du

chef. Ensuite, tout le monde passe à table

pour déguster ce qui a été préparé.

Bonne humeur et ambiance assurées.

www.mmmmh.be

7 Le Grand Bleu. Offrez à vos cadres

et clients, de l’inédit, de l’aventure,

des sensations inoubliables! Make

it Blue vous propose un incentive innovant

et original, un concept mis en

place par des instructeurs de plongée

sous-marine. Sur base d’un brevet de

plongée acquis en quelques sessions

en Belgique ou à l’étranger, Make it

Blue fait de ce sport à responsabilité

un nouvel outil de team building

Networking inédit sous l’eau !

auquel vous n’auriez peut-être pas

pensé. Outre un souvenir inoubliable,

la découverte des autres et la maîtrise

de soi, plonger allie le plaisir et la

performance d’une équipe dans des

conditions privilégiées et accessibles à

tous, sportifs ou non. Les formations se

donnent en français, anglais et italien.

La première partie, théorie en piscine,

se déroule en Belgique. La seconde, la

pratique et la certification, se fait dans

OUTPLACEMENT ENSEMBLE, TOUJOURS PLUS

61

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Nous vous accompagnons afin

de vous permettre de retrouver

le plus rapidement possible

un emploi auprès d’un nouvel

employeur ou de développer une

activité professionnelle en tant

qu’indépendant.

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dossier

ressources humaines

62

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

les eaux turquoises et chaudes de

votre choix, en Egypte ou ailleurs.

Dans le monde merveilleux des

poissons multicolores.

www.make-it-blue.be

8 Tout chocolat. Accros au

chocolat, voici pour vous. Le Café

Théâtre Vaudeville, au coeur de

la galerie de la Reine, propose un

menu tout chocolat! Mise en bouche:

démonstration sur les origines,

la production et l’histoire du

chocolat de façon aussi interactive

que gustative. On poursuit avec les

plus belles créations de quelques

grands chocolatiers, membres de

l’association Best Belgian Chocolate

of the World. Des spécialistes qui

n’utilisent que la fève de cacao. Ensuite,

place à la truffe de foie gras au

chocolat croquant, au canard à l’orange

accompagné d’un sorbet de cacao

et, en apothéose, un fameux dessert

répondant au doux nom d’essence du

chocolat. Vos invités en resteront…

chocolat!

www.cafeduvaudeville.be

Menu 100% chocolat

9 Le goût de l’Europe. En 2007,

à l’occasion des 50 ans du Traité de

Rome, la société @dmire a organisé un

incentive culturel, ‘Admire the taste

of Europe’, pour partir à la découverte

de Bruxelles et de l’Europe. Il vient

d’être récompensé par un award du

tourisme bruxellois. Des épreuves ludiques

permettent de découvrir les 27

Etats membres. En quelques heures,

les participants font un tour d’Europe

propre à éveiller tous les sens:

goûter à la gastronomie, écouter la

musique, exercer un sport national,

suivre les dernières tendances de la

mode… Un voyage découverte sans

aller bien loin.

www.admire.be

10 Plaisir d’offrir. Le Chèque

Cadeau® de Sodexho est ‘la’ référence

en termes de cadeau pour

votre personnel et vos relations

d’affaires. Le chèque permet d’acheter

tout ou presque: vêtement, parfum,

bouteille de vin, CD, DVD… Ses

avantages Il peut être échangé

dans un très grand réseau de commerces

en Belgique, de la plus petite

boutique aux mégastores. Le chèque

cadeau est déductible jusqu’à 35 € par

personne et par an, autant par enfant

à charge et jusqu’à 125 € par relation

d’affaires.

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Vous cherchez du personnel qualifié,

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manière plus spécifique au poste de travail qu’il occupera dans votre entreprise. Il est suivi et coaché par nous.

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Propose et organise des stages de fin de formation.

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dossier ressources humaines

ACTIVATION DES CHÔMEURS

L’exemple français :

un modèle à suivre

En France, depuis 2005 et la loi de cohésion

sociale, le secteur public fait appel au privé pour

remettre les chômeurs au travail. Désormais,

l’ANPE (Agence nationale pour l’emploi) se

tourne vers les sociétés d’intérim pour placer des

demandeurs d’emploi. Une mesure dont on ferait

peut-être bien de s’inspirer chez nous…

Depuis trois ans, l’ANPE a, en effet, perdu son monopole en matière

de placement. Les bureaux de recrutement, de reclassement

et les agences d’intérim et de placement peuvent désormais

participer au service public de l’emploi aux côtés des organismes

publics et des collectivités territoriales. L’ANPE propose aux chômeurs

des bilans de compétences, des solutions d’accompagnement à l’emploi,

des formations. Depuis la fin du monopole de l’Agence nationale, les sociétés

de travail temporaire sont autorisées à recruter et placer des chômeurs.

Voilà qui fait le bonheur des sous-traitants, sociétés d’intérim et

bureaux de recrutement.

De plus, l’UNEDIC (Union nationale interprofessionnelle pour l’emploi

dans l’industrie et le commerce) est, elle aussi, autorisée à confier des

contrats à des acteurs privés. L’Union nationale gère les assurances chômage

versées aux chômeurs. Depuis 2005, elle n’a plus de contrat exclusif

avec l’ANPE. Le lien n’est plus unique. Les sociétés d’intérim ou de

recrutement peuvent, par conséquent, facturer directement des frais de

recrutement. L’activité de placement doit, en effet, être gratuite pour le

demandeur d’emploi et être exercée de manière non discriminatoire.

Une nouvelle niche pour les agences d’intérim

Depuis lors, de nouveaux acteurs interviennent sur le marché de

l’emploi en France. Il s’agit avant tout des agences de placements

privées et des entreprises de travail temporaire. Ce qui signifie aussi

une reconnaissance du métier d’agence de travail temporaire dans

le domaine du placement, c’est-à-dire de l’accompagnement du demandeur

d’emploi pour trouver un travail. En France, mais aussi chez

nous, le marché du placement concerne essentiellement des salariés

disposant de peu de qualifications. Un segment difficile bien connu

des agences d’intérim.

Bien ancrés sur le marché, en France, ces acteurs du travail temporaire

ont saisi la balle au bond. Ayant mixé leurs deux activités, intérim

et recrutement, en 2006, les sociétés d’intérim françaises ont

effectué 26 500 recrutements de demandeurs d’emploi, soit trois fois

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efficacement et discrètement votre agenda, de soutenir votre

département ventes ou marketing et d’assurer un payrolling

impeccable. Interlocuteur privilégié de vos clients, un tel

professionnel constitue également une attrayante carte de visite

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de l’accompagnement et de la formation pour les fonctions

d’assistance au management, vous trouvez des collaborateurs

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métier. Les entreprises et organisations peuvent faire appel

à nos Assistants pour des missions temporaires ou pour un

engagement fixe, ou encore pour des projets via le Direct Team.

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Saint-Pierre et Quartier Léopold), Courtrai, Gand, Geel, Hasselt,

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dossier

ressources humaines

64

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

plus que l’année précédente.

Cette activité,

qui leur a rapporté

globalement 65 millions

d’euros de chiffre

d’affaires en 2006,

a continué à croître

de plus belle en 2007

pour arriver au chiffre

d’affaires de 85 millions

d’euros. Même

si cette activité reste

encore marginale pour

les agences d’intérim, il s’agit là d’une

nouvelle niche qu’elles exploitent au

mieux.

Aujourd’hui, en France, plus d’un

quart du budget de l’ANPE, soit 528

millions d’euros, rémunère des prestataires

externes. De quoi faire prospérer

les organismes sous-traitants

qui répondent aux appels d’offre.

Une offre globale

A l’autre bout de la chaîne, la réforme

permet, tant aux entreprises clientes

qu’aux demandeurs d’emploi, d’avoir



La réforme permet aux entreprises et aux demandeurs d’emploi d’avoir

accès à une offre globale

accès à une offre globale. La loi de cohésion

sociale facilite la vie des entreprises

clientes qui n’ont plus affaire

qu’à un seul interlocuteur, aussi bien

pour l’intérim que pour le recrutement.

Les candidats à l’emploi y trouvent

également leur intérêt, l’accès

à plusieurs services pouvant se faire

auprès d’une même agence. Pour eux,

cela signifie aussi plus d’opportunités.

Quant au chômeur, il est obligé de respecter

de nouvelles obligations. Par

exemple, il ne peut plus, selon la loi de

cohésion sociale, «refuser

un emploi correspondant

à une formation

ou qualification

que le service public de

l’emploi lui a permis

d’acquérir». L’éloignement

ne peut plus non

plus constituer un motif

de refus d’emploi

lorsque le chômeur se

voit proposer une aide.

En cas d’infraction à

ces obligations légales, il est passible

d’une réduction de son revenu de

remplacement et non plus d’une suppression

pure et simple comme c’était

le cas précédemment. Aujourd’hui,

en France, tous les acteurs, du public

comme du privé, se mobilisent et travaillent

ensemble main dans la main

pour lutter contre le chômage. Plus les

partenaires seront nombreux et plus

ils seront efficaces. Une idée française

qui pourrait inspirer la Belgique... ●

Jacqueline Remits


























Les virtuoses des Ressources Humaines


dossier ressources humaines

SERVICE PUBLIC

La métamorphose d’Actiris

2007. L’Orbem entame une mue fondamentale. Se fait désormais appeler Actiris. S’oriente,

plus que jamais, vers les sociétés. Petit topo de cette (r)évolution avec deux chefs de file

d’un mouvement dont les effets ne sont pas (encore) tous apparents.

Tout s’amorce en 2005. L’Office

régional bruxellois de l’emploi

lance un appel d’offre pour une

radioscopie de son fonctionnement

et une restructuration d’une activité

devant s’inscrire dans un contrat de

gestion, jusque-là inexistant. Leader

inconstesté sur la place bruxelloise

dans le consulting, Pricewaterhouse-

Coopers (PWC) emporte le marché. Et

gère, aujourd’hui ce redéploiement en

théorie tout bénéfice pour les entreprises…

« Le contrat de gestion a été signé le 24

avril 2006 », date Serge Loumaye, directeur

chez PWC et en charge du management

de crise chez Actiris. « Cette

feuille de route s’échelonne sur deuxtrois

ans. Elle inclut un nouveau plan

de communication, une mise à niveau

des outils informatiques, etc. »

Enfin, une culture ad hoc !

Les défis de l’ex-Orbem ne sont pas

minces. Ses lacunes, dans l’approche

entreprises non plus. Si les acteurs

sont maintenant multiples (Intérim,

moteurs de recherches, etc.), l’office

géré à 93% par la Région de Bruxelles-

Capitale vivait de son monopole.

ÇA SE VOIT QUAND VEDIOR VOUS EMPLOIE

« Nous avons structuré

les services internes

afin qu’ils correspondent

aux clients », lâche

comme une évidence

notre interlocuteur.

Aux oubliettes donc,

un travail qui tournait

autour et alentours de Serge Loumaye,

l’unique notion de placement

!

PricewaterhouseCoopers

directeur chez

En parallèle, il convenait

d’effacer les « strates

historiques », propres à un ancrage

monopolistique. Conséquence :

65

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

LES PRINCIPALES RAISONS QUI VOUS AMÈNENT À TRAVAILLER AVEC VEDIOR


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Le souci permanent d’une qualité intégrale fait partie de nos objectifs primordiaux

et ce, dans tous les services et dans toutes les activités de l’entreprise. Nos

investissements en collaborateurs et en technologies nouvelles ont pour but

de faire parfaitement correspondre nos services à vos souhaits, jour après jour.

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organisation. Une connaissance pointue du marché de l’emploi et une vaste banque

de données de candidats rapidement opérationnels nous permettent de répondre

à toute demande dans les meilleurs délais, que ce soit pour des profils courants

ou plus spécifiques. En dehors du département Office et Industry, Vedior vous offre

différentes divisions spécialisées: Vedior Call Center, Vedior Executive Secretaries,

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dossier

ressources humaines

66

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Serge Loumaye et son équipe ont mis

en place une direction « Chercheurs

d’emplois » et une direction « Employeurs

». Non sans prévoir un pont

entre l’une et l’autre. Celles-là se complètent

encore d’une direction « Partenariat

» ; le tout est chapeauté par les

services de support.

Au fin fond de la mutation germait

en sus une culture d’entreprise que

la direction Employeurs est censée insuffler.

Le devenir d’Actiris (un nom se faisant

l’heureuse contraction de l’idée de vie

« active » et d’« iris », la symbolique

fleur de la Région de Bruxelles-Capitale)

ne s’est pas arrêté en si bonne voie.

Une approche segmentée du marché

s’est intégrée à ce qui précède. Les employeurs

s’en trouvent ainsi catégorisés

en entreprises et pouvoirs publics,

grandes entreprises, PME et TPE. « Une

approche plus commerciale pour laquelle

les esprits étaient mûrs… »,

analyse Serge Loumaye.

Bruxelles métropolitaine

A ce jour, la segmentation est effective.

La restructuration Employeurs

est toujours en cours. « C’est en plein

développement. Ce sont de nouveaux

métiers qu’impose cette orientation

client qui fait d’Actiris un partenaire

de choix pour les employeurs », précise

Serge Loumaye.

Allons-y par les atouts essentiels de

l’opération : collecte d’offres d’emploi

considérablement étoffée (via environ

130 partenariats dont le VDAB ou le

Forem, ses équivalents néerlandophone

et wallon) et meilleur traitement

de celles-ci, décloisonnement entre les

trois régions, Bruxelles devenue métropolitaine,

« bassin d’emplois dans

40 communes », etc.

Le grand ordonnateur du bouleversement

met encore en avant un outil

informatique personnalisé : le site

www.monactiris.be. Qu’à l’instar des

Maisons de l’emploi se multipliant

comme les petits pains, il faut voir

comme une bénéfique décentralisation

pour les chercheurs. « Auparavant,

la centralisation prévalait, boulevard

Anspach. »

Aujourd’hui, le site Internet occupe

une place de choix dans la nouvelle

politique d’Actiris. La sélection des CV

y est affinée ; le traitement des employeurs

se personnalise. Au besoin,

Actiris resserre encore les « mailles du

filet » en présélectionnant les candidats

pour les sociétés demandeuses.

Autre axe d’un Actiris se faisant véritable

levier : stimuler, par le biais de

ses multiples partenariats, des actions

que d’autres effectueront.

30.000 offres par an

Aux commandes du comité de gestion

d’Actiris mis en place le 20 novembre

dernier, Tania Dekens donne une touche

plus concrète encore à l’ambitieux

programme vers lequel l’entreprise

basculera d’ici quelques mois. Cette

année-ci coïncide avec la deuxième

évaluation du nouvel organigramme,

les premiers réels indicateurs. Mais

Tania Dekens, présidente

du Comité de gestion d’Actiris

en attendant ces données, la présidente

d’Actiris tire d’emblée quelques

constats : « Le passage au paysager

autorise bien plus de contacts, accentue

le contrôle social. Avenue des Arts,

nous aurons un espace spécifique pour

accueillir les employeurs. La direction

Employeurs gère 15.000 offres par an.

Nous allons passer à 30.000 ! »

Le changement, Tania Dekens le dit

déjà perceptible. Désormais, les « indicateurs

de suivi », ceux-là même qui

définissent les objectifs mesurables

du personnel sont opérationnels. « Le

contrat de gestion a provoqué une dynamique.

Encore institution publique

pure, Actiris va voir sa personnalité

juridique évoluer. Avec des partenaires

sociaux impliqués. » Tania Dekens

n’en fait cependant pas mystère : si

Actiris est désormais appelée à une

« évolution continue », elle se heurte

encore à un cadre largement étriqué.

476 dossiers par personne !

Tenant compte du taux de chômage

à Bruxelles, PricewaterhouseCoopers

a en effet identifié un manque de 44

temps plein chez Actiris.

« Par rapport aux autres offices régionaux,

on est encore loin du compte »,

analyse la présidente. « Le VDAB

compte un accompagnant pour 146

dossiers. Au Forem, ils en sont déjà

à 295 dossiers par conseiller. Mais

nous, nous totalisons 476 dossiers par

conseiller ! »

C’est dire si, en dehors même d’une

décentralisation qui sera achevée

d’ici deux grosses années (13 antennes

auront déjà officiellement vu le

jour en décembre de cette année) et

de l’échéance symbolique de la fin

2008 pour ce qui concerne le passage

à une informatique moderne, il reste

du pain sur la planche pour l’entreprise

qui, en 2009, fêtera son vingtième

anniversaire.

Et Serge Loumaye de confesser, luimême,

que son client vit, pour l’heure,

« une époque charnière », mais que

chacun ignore, à ce stade, jusqu’où

tout cela va mener :

« Ce qui importe, c’est la qualité de

l’offre… » ●

Guy Bernard


LA POSTE EN PRATIQUE OU COMMENT ELLE PEUT RENFORCER

CONCRÈTEMENT LA COMPÉTITIVITÉ DES ENTREPRISES.

La Poste offre au monde des entreprises une large gamme de solutions business avancées dans le

domaine de la communication. Outre nos services innovants pour la communication via la boîte aux lettres,

nous vous invitons à découvrir des outils performants pour rationaliser vos contacts commerciaux et

administratifs par voie électronique. Sécurité, rapidité et tarifs réduits: les solutions business

de La Poste peuvent réellement renforcer la compétitivité des entreprises. En voici la preuve. Publireportage

DYNAMIC SOFTWARE - DES DONNÉES

CONFIDENTIELLES TRANSMISES ÉLECTRO-

NIQUEMENT EN TOUTE SÉCURITÉ AVEC

CERTIPOST, UNE FILIALE DE LA POSTE.

SOLINEST – UNE RATIONALISATION DU

SERVICE DE TRI GRÂCE À SERVIPOST

E5 MODE - LES COURRIERS PUBLICITAIRES

ADRESSÉS TRANSMIS EN DEUX JOURS

(AU LIEU DE QUATRE AUPARAVANT)

DONNENT DE MEILLEURS RÉSULTATS

Pour l’échange de documents digitaux, la sécurité

doit être absolument garantie. Les certificats

digitaux apportent cette sécurité, par exemple

lors de l’envoi de déclarations TVA électroniques

et de recommandés. Pour les e-mails à caractère

juridique comme les contrats également: ils font

alors office de justificatifs.

POURQUOI CERTIPOST POSSÉDAIT LA

SOLUTION

Dynamic Software a opté pour une solution qui

avait déjà fait ses preuves. Certipost est depuis

10 ans déjà un fournisseur reconnu et sait par

expérience comment les entreprises peuvent

fiabiliser leurs communications électroniques.

Le soutien logistique est aussi un atout.

Les certificats digitaux sont achetés via

www.certipost.be/webshop et sont directement

transmis au bureau.

MOINS DE PAPERASSERIE, PLUS DE TEMPS ET

DE SÉCURITÉ

Avec les certificats digitaux, la correspondance est

accélérée. Les déclarations TVA arrivent dans les

délais, tout comme d’ autres documents officiels:

les comptes annuels, les déclarations dans le

cadre de la FINPROF, Vensoc, BOW et DMFA.

La facturation électronique gagne également du

terrain et devient plus simple et fiable grâce à

Certipost.

Solinest, distributeur de différentes marques de

chewing-gums et de friandises, parmi lesquelles

Ricola, a choisi Servipost comme partenaire

pour la gestion de son courrier. Auparavant, les

secrétaires consacraient beaucoup de temps à

préparer et à trier le courrier. Avec Servipost, cette

période est belle et bien révolue. Elles peuvent

désormais se concentrer sur d’autres tâches en

leur donnant davantage de valeur ajoutée.

De plus, Solinest bénéficie de frais de port réduits.

UN SERVICE CENTRALISÉ POUR DIFFÉRENTES

SUCCURSALES

Le courrier de Solinest provient de 4 succursales.

Cette procédure demandant énormément de

temps, les délais étaient parfois dépassés.

Aujourd’hui, le travail est limité à la préparation

des colis postaux. Servipost se charge du reste:

affranchissement, tri et envois dans les délais.

Un gain de temps considérable !

UNE SOLUTION À LA MESURE DE

L’ORGANISATION DE SOLINEST

Avant que Servipost n’entre en piste, les spécialistes

de La Poste ont réalisé une analyse rigoureuse. En

recherchant un mode de fonctionnement optimal.

C’est la seule façon pour qu’une solution soit

opérationnelle.

Conséquence intéressante de ce nouveau mode

de fonctionnement, les frais d’affranchissement

ont diminué par rapport à la situation antérieure.

L’emploi du temps du secrétariat s’est également

révélé bien plus productif.

Pour tout détaillant, un investissement en direct

mail doit être rentable à court terme. Et le moment

de la réception du courrier est d’une importance

cruciale. C’est pourquoi e5 mode, un pionnier du

direct mail, a opté pour la solution ‘Jour +2’. Les

courriers publicitaires adressés arrivent deux jours

après leur dépôt (au lieu de quatre auparavant).

Principaux avantages: plus de réponses, réduction

des frais de personnel et augmentation de l’efficacité

du call center.

DÉLAI D’ENVOI PLUS COURT = PLUS DE VENTES

Plus le courrier publicitaire adressé envoyé est

proche de la période de promotion, plus le nombre

de réponses est important. Les courriers publicitaires

lus le jeudi et le vendredi entraînent davantage

de visites en magasin le week-end. Les raisons

Les consommateurs se souviennent mieux du

courrier, jusqu’à 13% de plus. Un détaillant peut

ainsi planifier plus précisément sa gestion du

personnel. L’organisation d’un call center est

également plus efficace avec la solution ‘Jour +2’.

Résultat: les frais dans ce domaine baissent considérablement:

jusqu’à 50%!

FAITES CONFIANCE À L’EXPERTISE DE LA POSTE

Chaque entreprise est différente. C’est pourquoi,

La Poste investit dans la connaissance de vos

méthodes de travail. Grâce à son expertise dans

les secteurs les plus diversifiés, nos spécialistes

vous procurent des conseils pour vous permettre

d’obtenir un meilleur impact. Des formats jusqu’à

une offre cross-media: avec le soutien de La Poste,

les résultats ne se font pas attendre.

La solution ‘Jour +2’ en est la meilleure preuve.

Les solutions de La Poste pour imaginer votre business autrement.

Appelez le 02 423 25 70 ou rendez-vous sur www.laposte.be/pourmonbusiness

et découvrez en détail les solutions performantes pour la gestion de votre

courrier, vos envois électroniques et vos courriers publicitaires adressés.


Un présentoir Bizzbox dans votre entreprise

bizzbox news l’actualité économique bruxelloise

Communiquer via le réseau Bizzbox

02 345 74 55 - info@bizzbox.be

INFORMER. COMMUNIQUER.

Les entreprises ont enfin leur réseau.

BIZZ

BOX

Grâce à 200 points de diffusion disséminés dans 390 entreprises à Bruxelles, les présentoirs Bizzbox

diffusent l’information économique et institutionnelle des acteurs bruxellois. Créé en association

avec Beci, le réseau veut renforcer les relations entre institutions de la capitale et promouvoir l’activité

économique bruxelloise. La rubrique Bizzbox News entend renforcer cet objectif.

FOCUS – Un blog pour votre

entreprise: y avez-vous déjà pensé

68

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Le blog fait partie du Web 2.0 qui se définit

via la capacité de participation des

internautes sur la toile internet. Celle-ci

a atteint une telle puissance que Time

Magazine a désigné « Personnalité de

l’Année » la communauté des internautes,

en 2006.

Que cache cette nomination La théorie

du ‘Great Man’ stipule qu’une minorité,

puissante grâce à sa forte notoriété (positive

ou négative), influence la destinée

de l’humanité. La nomination de Time

Magazine n’a donc rien de neutre.

Aujourd’hui, nombre d’entreprises tentent

l’aventure du blog aux côtés du site

officiel. A tort ou à raison Une certitude

: un blog ne s’improvise pas.

L’ENTREPRISE

DU MOIS

Lerian Nti

Depuis plus de 18 ans, Lerian-Nti organise

des cours de langue taillés sur mesure: face

à face, blended learning ou par téléphone. Il

s’agit chaque fois de cours approfondis qui

portent sur les compétences professionnelles

et sur la communication.

T +32 2 217 37 47

Info@lerian-nti.be

www.lerian-nti.be

Bizzbox y est présent !

PME qui fédère sur Bruxelles l’offre des

chambres d’hôtes, Bed & Brussels est

l’une de ces entreprises à avoir lancé

son blog. « Dans notre secteur d’activité,

il nous paraissait important de donner

un visage à notre entreprise. Nous

sommes dès lors très présents sur notre

blog et nous y stimulons les témoignages

», explique Olivier Poulaert, fondateur

de B&B. Outil de communication,

Bon à savoir

le blog constitue aussi pour B&B une

excellente source d’information quant

aux évolutions et attentes du secteur.

« Autre avantage, notre site web officiel

y est souvent cité. L’information

évoluant constamment sur le blog, il

renforce donc le référencement de notre

site web qui reste la plateforme de

base de notre service en ligne ».●

Quelques règles préliminaires importantes :

Blog et culture d’entreprise à harmoniser : une culture d’entreprise rigide ne

sera pas en harmonie avec l’existence d’un blog. L’un et l’autre sont profondément

liés.

Ligne éditoriale : pour la cohérence de votre image de marque, identifiez un

responsable éditorial du blog qui sera auteur (pas obligatoire), coordinateur et,

surtout, garant de l’unicité de ton.

Structure reconnaissable du blog : les blogs sont facilement reconnaissables

par leur structure : catégories, successions temporelles des posts, etc. Cette reconnaissance

de la forme mettra votre lecteur en confiance.

Blogger vs client standard : le blogger est un client/prospect plus exigeant et

critique. Si vous arrivez à le convaincre, il sera assurera lui-même votre promotion.

Blog = proximité : sur votre blog, adoptez un ton moins officiel que sur votre

site et favorisez l’une des voix humaines qui s’expriment au nom de votre

société.

La pub’ tue le blog : le blogger sait que votre objectif est de vivre de vos activités.

Evitez-y la publicité déguisée et donnez-lui de l’info circonstancielle, des analyses

et des impressions. La pertinence de cette information donnera du crédit

à votre core-business.

URL explicite : le blog faisant partie intégrante de votre stratégie globale, il

doit être clairement relié à « la maison mère ». Le contraire risque de vous

desservir.

BRUXELLES EXPORT : Missions Princières

2 ème semestre 2008

La première mission du prochain semestre présidée par SAR le Prince Philippe se rendra

en Argentine et en Uruguay du 4 au 10 octobre prochain (renseignements/inscriptions

- Laurence Martaux : lmartaux@mrbc.irisnet.be - 02/800 40 82). La seconde

fera étape en Indonésie et à Singapour du 22 au 29 novembre (renseignements/inscriptions

- Aurore Boraczek : aboraczek@mrbc.irisnet.be - 02/800 40 84).


BLOC-NOTES

Organisation

Formations

• Gérez votre temps : il vaut de l’or

Formateur : Luc TOUBEAU

Le 8 juillet 2008, de 9h à 17h

Prochaines dates : le 25 septembre 2008

– le 25 novembre 2008

Management

• L’athlète d’entreprise

Formateur : Dominique Monami

Le 15 octobre 2008, de 9h à 17h30

• Gérez vos relations syndicales au

quotidien

Formateur : Pierre Galloux

Les 2 et 9 octobre 2008, de 9h à 17h30

• Mieux se connaître pour mieux communiquer

et mieux motiver

Formateur : Jacques Premont

Le 20 novembre 2008, de 9h à 17h30

Commercial

• Techniques de vente

Formateur : Fabian Delahaut

Les 1er et 8 octobre 2008, de 9h à 12h30

Infos

Brigitte van der Mensbrugghe

t 02 643 78 30

bvdm@beci.be

Activités du département

international

• MIDIS DE L’EXPORT : Approche

pratique d’un marché : Informations

économiques, juridiques, bancaires et

témoignages d’entreprises

Indonésie

23 septembre

Ukraine

21 octobre

Arabie Saoudite

18 novembre

Russie

décembre

• MISSIONS ECONOMIQUES : Contacts

B to B personnalisés pour chaque participant

dans le pays visité et workshop

thématique avec la Chambre de Commerce

locale et ses membres

Est de la France :

Strasbourg

Metz

30 septembre-1er octobre

Maroc : Rabat

15 au 17 octobre

Chine :

Chengdu

et Chongqing

24-28 novembre

Ukraine :

8-10 décembre

• Workshops thématiques : avec la

Chambre de Commerce locale et ses

membres, dans le cadre de missions

princières ou bruxelloises

Argentine – Uruguay 5-10 octobre

Turquie

15-17 octobre

Indonésie – Singapour 22-29 novembre

• EXPORT DAY : Ateliers thématiques

pour vous aider à maîtriser les techniques

d’exportation

14 octobre

• BRUSSELS INFRASTRUCTURE BUSINESS

CLUB : Actions pour aider et accompagner

les entreprises à participer à des

projets de développement des infrastructures

en Afrique dans les domaines

prioritaires : santé, transport, énergie,

ICT, eau et déchets, tourisme, éducation,

industrie

Découvrez le programme d’actions sur

le site du Club : www.brussels-ibc.be

• BRUSSELS IMPORT AGENCY : Import

day, formations, conseils à l’attention

des sociétés qui importent des biens

Infos

Jean-Philippe Mergen

t 02 210 01 77

jpm@beci.be

Events

19 / 06 / 2008

• garden party ‘Venezia’

18 / 09 / 2008

• soirée information BECI

24 / 09 / 2008

• starters Night

15 / 10 / 2008

• assemblée générale et BECI

talkshow

23 / 10 / 2008

• soirée information BECI

www.beci.be/events

events@beci.be

Offres et demandes

Vous avez quelque chose à vendre

Vous recherchez un nouveau collaborateur

Vous souhaitez entrer en contact avec de nouveaux

partenaires

Cette rubrique est pour vous ...

Pour le prix de 5 € (HTVA) / la ligne, vous avez la

possibilité d’insérer votre annonce.

En outre, une réduction de 10% sera accordée aux

membres de Beci.

Interessé

Contactez pour tout renseignement

Didier Amandt

Tél. 02-643 78 34 – da@beci.be

A remettre

• Entreprise générale souhaite céder l’activité

d’importation/distribution développée récemment

(3 ans), d’inserts feux ouverts à récupération

de chaleur.

• La société détient l’exclusivité pour la Belgique

et le Luxembourg.

• Potentiel de développement important :

• Bénéfice brut de 39 % à 121 % en 3 ans !

• Toutes les bases existent : N° de téléphone, site

Internet, leaflets, annonces publicitaires réservée

pour 2008, etc…

• GSM (heures de bureau) : 0475/843.177

Assemblée générale

BECI - Chambre de Commerce de Bruxelles

Nos membres sont invités à assister à l’Assemblée Générale de BECI - Chambre de Commerce

de Bruxelles qui se tiendra au 500 Avenue Louise (salles de réunion) le

6 octobre 2008 à 16 heures

Voulez-vous céder ou acquérir

une entreprise

Contactez sans engagement

ROFIN sa/nv

Tél.02-353 06 78

Fax: 02-354 47 78

E-mail: info@rofin.be

Web: www.rofin.be

20 ANS DE RESULTATS, D’EXPERIENCE,DE

DISCRETION, DE COMPETENCE ET

D’INDEPENDANCE AU SERVICE DE PLUS

DE CENT CLIENTS

Ordre du jour

• Approbation du Procès-verbal de l'Assemblée Générale ordinaire du 1er octobre 2007

• Rapport du Conseil d'Administration

• Rapport du Commissaire réviseur

• Approbation des comptes pour l'exercice 2007-2008

• Approbation du projet de budget et fixation du montant de la cotisation pour l'exercice

2008-2009

• Décharge aux Administrateurs et Commissaire réviseur

• Nomination du Conseil d’Administration

• Nomination du Commissaire réviseur

• Allocution du Président

• Attribution de la Médaille de BECI

Yvan Huyghebaert

Président

69

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE


DEMANDES D’ADMISSION À BECI

PAR PRESENTATION AU CONSEIL D’ADMINISTRATION *

70

N° 6 - JUIN 2008 - ENTREPRENDRE

Acphyto Consulting SPRL, Rue Sainte Adèle 17

A1 - 5030 Gembloux del : Tamba Ibrahima.

Art Champagne SPRL, Rue du Congrès 35

- 1000 Bruxelles del : Hannecart Didier.

Baudlet Fanny PPE, Première Avenue du Beausite

82 - 1330 Rixensart Nace Code : 4776101 -

Le commerce de détail de fleurs, y compris les

fleurs coupées, et de plantes 77296 - Location

et location-bail de fleurs et de plantes 90031

- Création artistique, sauf activités de soutien

del : Baudlet Fanny.

Behermans Brussels NV, Leuvensesteenweg

319 - 1932 Sint-Stevens-Woluwe del : Vandrogenbroeck

Yvan.

Bemka SA, Quai des Usines 22-23 - 1000

Bruxelles Nace Code : 47230 - Commerce de

détail de poissons, crustacés et mollusques en

magasin spécialisé del : Moghaddan Bahmadi

Mohammad.

Boost Any Secureyes SPRL, Avenue Joseph Wybran

40 - 1070 Bruxelles Nace Code : 4222003

- La construction de lignes de transport et

de distribution d’énergie électrique 43211

- Travaux d’installation électrotechnique de

bâtiment 4321101 L’installation de câbles et

appareils électriques del : Skhairi Mohamed.

Cactus Audiovisual SPRL, Rue des Fabriques 1

- 1000 Bruxelles Nace Code : 5911301 - La production

et la réalisation de films publicitaires

et films promotionnels 5912001 - Les activités

connexes à la production de films telles que

postsynchronisation 7311001 - La conception

et la réalisation de campagnes publicitaires

pour des tiers, en u del : Cornely Nicolas.

Ceraction ASBL, Avenue Général Bernhein 31

- 1040 Bruxelles del : Devaux Guy.

Cherub BVBA, Grote Baan 119 bus 2 - 3511

Kuringen Nace Code : 18200 - Reproduction

d’enregistrements 46510 - Commerce de

gros d’ordinateurs, d’équipements informatiques

périphériques et de logiciels 47410

- Commerce de détail d’ordinateurs, d’unités

périphériques et de logiciels en magasin

spécialisé del : Loyens Jean.

Ciel Biskit SPRL, Avenue Van Volxem 79 - 1090

Bruxelles Nace Code : 46660 - Commerce de

gros d’autres machines et équipements de

bureau del : Gelin Didier.

Corona Print SPRL, Avenue Van Volxem 321

- 1190 Bruxelles Nace Code : 1396003 - la

fabrication d’étiquettes, d’écussons, etc. 17290

- Fabrication d’autres articles en papier ou en

carton 1811001 - L’impression de journaux,

y compris les journaux publicitaires. del :

Moreau Bernard.

Côté Jardin SPRL, Avenue Léopold Wiener 70

- 1180 Bruxelles Nace Code : 55204 - Chambres

d’hôtes del : Van Hecke Cécile.

D’aguanno Fabiana PPE, Rue Henry Stacquet

23 - 1030 Bruxelles Nace Code : del :

D’Aguanno Fabiana

DDS & Partners SCRL, Avenue Louise 251 - 1050

Bruxelles Code nace : 71111 - Activités d’architecture

de construction del : De Jerphanion

Grégoire.

De Min Alain PPE, Chaussée de Julemont 27

- 4606 Saint-André Code Nace : 4321103 - L’installation

de systèmes de télécommunication

et installations informatiques

4614005 - Intermédiaires du commerce en

matériel électrique et électronique, y compris

le 47410 - Commerce de détail d’ordinateurs,

d’unités périphériques et de logiciels en magasin

spécialisé 77330 - Location et locationbail

de machines de bureau et de matériel

informatique del : De Min Alain.

de Nijs PPE, Avenue René Piret 2 - 1040 Bruxelles

del : de Nijs Didier.

Decowood SPRL, Chaussée de Louvain 2A

- 1932 Sint-Stevens-Woluwe Code Nace :

3101001 - la fabrication de meubles spéciaux

pour magasins: comptoirs, présentoirs, rayon

del : Defrenne Jean-Louis.

Délitraiteur SA, Rue de l’Espérance 84 - 6061

Montignies-sur-Sambre Code Nace : 56210

- Services des traiteurs del : Van Cutsen

Jean-Marc.

Delville PPE, Rue Molière 13 - 1190 Bruxelles

Code nace : del : Delville Christophe.

Denuit Michel PPE, Chaussée d’Alsemberg

1009 - 1180 Bruxelles Code Nace : 31091

- Fabrication de salles à manger, de salons,

de chambres à coucher et de salles de bain

4332003 - Le montage de portes de garage, de

volets, de persiennes, de grillages, de gril del :

Denuit Michel.

Detournay Isabelle PPE, Avenue Neptune 29

- 1190 Bruxelles del : Detournay Isabelle.

Devere and Partners NP, Mommaertslaan

- 1831 Diegem del : Reeves Simon.

E. M. M. A. SA, Rue des Aises 3 - 6060 Gilly

Code Nace : 46433 - Commerce de gros

d’appareils photographiques et cinématographiques

et d’autres articles d’optique 4649411

- Le commerce de gros de meubles, d’appareils

ménagers non-électriques et de revê del :

Vandriette Marc.

Executive Assistance BVBA, Wezemaalplein

7 - 3111 Wezemaal Code Nace : 82190 - Photocopie,

préparation de documents et autres

activités spécialisées de soutien de bureau

del : Mes Bernadette.

Exit 399 SA, Rue de la Consolation 93-95

- 1030 Bruxelles Code Nace : 26400 - Fabrication

de produits électroniques grand public

7311001 - La conception et la réalisation de

campagnes publicitaires pour des tiers, en u

del : Goossens Jo.

FD Production SPRL, Place Communale

d’Auderghem 14 - 1160 Bruxelles Code Nace :

18120 - Autre imprimerie (labeur)18130 - Activités

de prépresse 18140 - Reliure et activités

annexes del : Daenen Frédéric.

Haegeman Jean-Michel PPE, Rue du Postillon

18 - 1180 Bruxelles del : Haegeman Jean-Michel.

Handson & Partners SPRL, Chaussée de

Louvain 433 - 1380 Lasne Code Nace : 7022001

- Les conseils et l’assistance aux entreprises et

aux services publics en matière del : Tichoux

Jean-Luc.

Helisa Belgium SPRL, Rue Baron Lambert 105 -

1040 Bruxelles Code Nace : 77350 - Location et

location-bail de matériels de transport aérien

del : Bobillot Isabelle.

I.R.S. - International Remail System SPRL,

Brixtonlaan 2 H - 1930 Zaventem Code Nace :

53200 - Autres activités de poste et de courrier

del : Norridge Terence.

Karadsheh Wassim PPE, Chaussée d’Alsemberg

220 - 1190 Bruxelles del : Karadsheh

Wassim.

Katoen Natie NV, Ketenislaan 1 kaai 1548

- 9130 Kallo del : Schellens Lien.

Leap Forward SPRL, Avenue Château de

Walzin 4 - 1180 Bruxelles Code Nace : 18200

- Reproduction d’enregistrements 5811004 -

L’édition de livres de musique et de partitions

musicales. 5920301 - L’édition de disques, de

disques compacts et de bandes contenant de

la musique del : Dufour Carl.

Leroy Amaury PPE, Chaussée de Tirlemont

42 - 1370 Jodoigne Code Nace : 1813011 - La

préparation et la production de transparents

pour rétroprojecteurs del : Leroy Amaury.

Mini-Europe S.A., Bruparck - 1020 Bruxelles

Code Nace : 93292 - Exploitation de domaines

récréatifs del : Meeus Thierry.

MMB Creative LTD, Rue de l’Inquisition 17

- 1000 Bruxelles Code nace : del : Meys Bruno

Morange fabien PPE, Avenue du Général Lotz

97 - 1180 Bruxelles del : Morange Fabien.

Neaxia Management SPRL, Rue du Potaerdenberg

3a - 1070 Bruxelles Code Nace : 46190

Intermédiaires du commerce en produits

divers del : Hanchar Denis.

Nerea Belgium SPRL, Avenue Louise 386 - 1050

Bruxelles Code Nace : 58290 - Édition d’autres

logiciels 62020 - Conseil informatique 63110

- Traitement de données, hébergement et

activités connexes del : Dal Zuffo Olivier.

Prodim SA, Rue Guillaume Van Laethem 67 -

1140 Bruxelles Code Nace : 46742 - Commerce

de gros de fournitures pour plomberie et

chauffage del : Borckmans Michel.

PROject Belgium SPRL, Quai aux Pierres de

Taille 35 - 1000 Bruxelles Code Nace : 7111103

- La surveillance des travaux de construction

(gros oeuvre, installation, travaux etc…)

7112104 - L’élaboration de projets comportant

des activités ayant trait au génie civil del :

Dumont Patrick.

Promodefi SA, Mechelsesteenweg 366 - 1950

Kraainem Code Nace : 73110 - Activités des

agences de publicité del : Van Innis Tanguy.

ProWinko Belgïe SA, Rue des Quatre Bras 6

- 1000 Brussel Code Nace : 68201 - Location et

exploitation de biens immobiliers résidentiels

propres ou loués, sauf logements sociaux del :

S. van Perlstein Philip.

Sanloo SPRL, Clos de la Sylve 5 - 1410 Waterloo

Code Nace : 18130 - Activités de prépresse

– 58140 - Édition de revues et de périodiques

del : Etienne Valérie.

Smans Philippe PPE, Avenue Brugmann 416

bte 8 - 1180 Bruxelles del : Smans Philippe.

Sub Rosa SPRL, Rue Dejonckers 51 - 1060

Bruxelles Code Nace : 6910101 - Cabinets

d’avocats et conseillers juridiques del : Vanden

Ameele Laetitia.

Touring Informatic SPRL, Rue René Descartes

2 - 7000 Mons Code Nace : 62020 - Conseil

informatique 70220 - Conseil pour les affaires

et autres conseils de gestion del : Letor Denis.

Traiteur Loriers SA, Avenue du Four à Briques

6 - 1140 Bruxelles Code Nace : 56210 - Services

des traiteurs del : Rutté Stéphane.

TRITAR Yves New-Concepts PPE, Rue Branche

Planchard 111 - 4430 Ans Code Nace : 62010 -

Programmation informatique62020 - Conseil

informatique 70210 - Conseil en relations publiques

et en communication del : Tritar Yves.

United Pepper - CAP10 SPRL, Rue du

Commerce 17 - 7850 Enghien Code Nace :

4618001 - Autres intermédiaires spécialisés

du commerce n.d.a. 46190 - Intermédiaires

du commerce en produits divers 46510 - Commerce

de gros d’ordinateurs, d’équipements

informatiques périphériques et de logiciels

del : Petre Xavier.

Viktor SPRL, Rue jacques Vandervleet 20

- 1090 Bruxelles del : Joukhnevitch Viktor.

Vory Voice Network SRL, Avenue Louise 228 B

- 1050 Bruxelles Code Nace : 46180 - Intermédiaires

spécialisés dans le commerce d’autres

produits spécifiques 59201 - Production

d’enregistrements sonores59203 - Edition

musicale del : Cavvadias Paul.

* Ceux de nos membres qui auraient des

doutes quant à la parfaite honorabilité

des candidats présentés sont instamment

priés de nous en avertir d’urgence,

en nous communiquant tous renseignements

susceptibles de nous éclairer. La

présente liste a simplement pour but de

signaler à nos adhérents les candidatures

des nouveaux membres. Elle ne préjuge

en rien quant à l’admission, celle-ci

n’étant acquise qu’après approbation

par le Conseil d’Administration de Beci.

Les candidats seront avisés individuellement

de l’admission.

Index

Vous trouverez ci-après la liste des annonceurs

que nous tenons à remercier pour leur soutien :

• ACERTA

• ACTIRIS

• ALPHACARD

• AXA

• BFM

• BLS

• BRUXELLES-FORMATION

• CITROËN

• D’IETEREN

• DAOUST

• DELTA LLOYD LIFE

• ELECTRABEL

• ETHIAS

• EXCELEASE

• FORTIS

• HDP

• ICHEC-ENTREPRISE

• LA POSTE

• MINISTERE DE

LA REGION DE

BRUXELLES-CAPITALE

– ADMINISTRATION

DE L’ECONOMIE ET DE

L’EMPLOI

• PARTENA

• RH TRIBUNE

• SECRETARY PLUS

• SELECT HUMAN

RESOURCES

• UNITED BUSINESS

INSTITUTE

• VEDIOR

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