dynamisme 175 - Union Wallonne des Entreprises

uwe.be

dynamisme 175 - Union Wallonne des Entreprises

Qualité : bien gérer l’après certification

• Que coûte une certification >> 12

• Les outils de la qualité >> 15

• Guichets d’entreprise : bilan après un an d’existence >> 21

• Quatrième pouvoir : Sud Presse >> 38

08 .2004

Périodique mensuel de l’UWE : Chemin du Stockoy 1, 1300 Wavre - Juillet-août 2004 - Numéro 175 - Prix 3 € - Bureau de dépôt : Namur X


1/1

PUB

BFM

V. Luyckx


1

Editorial

Des années décisives

Une forme importante de soutien aux entreprises, et qui ne demande pas

de moyens, consiste à ne pas leur imposer de contraintes superflues,

notamment dans le domaine de l’organisation du travail

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004

Vincent Reuter,

Administrateur Délégué

de l’Union Wallonne des

Entreprises

Le terme "décisif" est souvent

galvaudé, surtout lorsqu’il s’agit de

l’évolution humaine.

Néanmoins, dans l’histoire de la

Région wallonne et de la

Communauté française, les

prochaines années - prenons

pour simplifier la législature qui

commence - donneront la réponse

à la question de savoir si nous

sommes ou non capables de

maîtriser notre développement

économique et, par conséquent, de

garantir notre avenir social. C’est

bien dans cet ordre que les choses

se présentent : notre progrès en

tant que société humaine dépend

de notre aptitude à générer

suffisamment de biens et de

services par nous-mêmes. Précisons

encore : il s’agit de biens et de

services marchands, seuls

susceptibles de créer la valeur

ajoutée nécessaire à la prise en

compte des besoins sociaux par les

pouvoirs publics ou le secteur

non-marchand.

Bref, il faut stimuler par tous les

moyens la création, la croissance

et la transmission d'entreprises.

Il faut aussi travailler à restaurer la

compétitivité détériorée des

entreprises existantes.

Il est vrai que les marges budgétaires

des gouvernements sont étroites.

Les choix seront d’autant plus

cruciaux, et ce dans tous les

domaines, mais sans perdre de vue

la priorité du développement

économique (que l'on retrouve

inscrite dans la déclaration de

politique régionale). Par ailleurs,

il peut être utile de rappeler qu’une

forme importante de soutien aux

entreprises, et qui ne demande pas

de moyens, consiste tout simplement

à ne pas leur imposer de contraintes

superflues, notamment dans le

domaine de l’organisation du travail.

En tout cas, c’est de ces choix que

viendra la réponse à la question

posée plus haut.

La période qui commence peut

effectivement, dans ce sens, être

considérée comme décisive, si

du moins tous s’accordent pour

considérer comme décisif le fait de

déterminer soi-même son avenir

plutôt que de devoir compter, au

moins en partie, sur des apports

extérieurs.


2

1/1

PUB

SECUREX


Sommaire 08/2004

3

Dynamisme Wallon,

le mensuel de l’Union

Wallonne des Entreprises,

est édité par la

Maison des Entreprises

Wallonnes asbl

01 EDITORIAL

VINGT MILLE ENTREPRENEURS

Succès wallons II Amos, Belrobotics, Brunet, CMI, IRIS, Kemira,

Nanocyl, Spacebel…

04 Top mondial II Delphi Genetics

05 Actuel II Trois chantiers pour sortir des clichés

Free >>05

Chemin du Stockoy 3

B-1300 Wavre

Tel: +32 (0) 10.47.19.40

Fax: +32 (0) 10.45.33.43

dynamisme.wallon@uwe.be

www.dynamismewallon.be

Rédactrice en chef

Madeleine Dembour

madeleine.dembour@uwe.be

Coordination

Thierry Decloux

thierry.decloux@uwe.be

Conseil de Rédaction

Luc De Cordier

Jean de Lame

Madeleine Dembour

Thierry Devillez

Didier Paquot

Vincent Reuter

Jean-Jacques Westhof

Mise en page

Interlignes Nivelles

Impression

Imprimerie Vase Frères

Photo de couverture

© Belpress

Régie Publicitaire

Alliance Media

Tel : +32 (0) 10.40.13.12

info@alliancemedia.be

Editeur Responsable

Jean de Lame

Chemin du Stockoy 3

B-1300 Wavre

Abonnement annuel

(11 numéros) :

30 € à verser sur le compte

de la Maison des Entreprises

Wallonnes 360-1149184-31

EN COUVERTURE

08 Qualité : bien gérer l'après certification

Beaucoup d'entreprises reconnaissent le bien fondé d'une démarche de

certification, qui permet de «mettre les choses à plat». Mais comme dans tout

processus de gestion stratégique, c'est la phase suivante qui s'avère la plus difficile,

c'est-à-dire celle qui consiste à faire vivre, au jour le jour et dans la durée,

la dynamique qualité.

• Faire vivre «l’après-certification»

• Que coûte une certification

• Systèmes Qualité : le perpétuel entretien

• Label «maison» pour les entrepreneurs

• Les outils de la qualité

• Elles ont été certifiées ISO 9001 cette année

FOCUS

21 Guichets d'entreprise : le bilan après un an d'existence

Un après la mise en route des Guichets d'entreprise, Dynamisme Wallon

dresse un premier bilan de cette réforme : ce qui a changé pour les entreprises,

ce qui leur simplifie (ou non) la vie… L'occasion aussi de décortiquer le rôle

des secrétariats sociaux : jusqu'où leur responsabilité est-elle engagée,

ce qu'ils vous coûtent, ce qu'ils vous apportent, ce que vous pouvez exiger d'eux.

LES RUBRIQUES

34 En stage II Projets concrets pour stagiaires créatifs

35 Ecogestion II La DGRNE encore plus verte

36 Environnement II Eviter le «dumping» environnemental

DEMAIN

37 Communication II Lire, surfer, communiquer

38 Quatrième pouvoir II Didier Hamann (Sud Presse)

40 Pratique II Vos échéances en septembre 2004

JF. Rivez >> 35

D. Hamann >> 38

LE MOIS PROCHAIN DANS DYNAMISME WALLON :

- Environnement : la gestion des sols

- Capital à risque et Transmission d'entreprise

Réservez dès à présent vos espaces publicitaires auprès de notre régie Alliance Média au 010/40.13.12

(fax : 010/40.13.15, e-mail : info@alliancemedia.be).

Plus d’infos sur www.dynamismewallon.be


4 VINGT MILLE ENTREPRENEURS || TOP MONDIAL

Delphi Genetics

Les gènes du succès !

Wallonie terre de biotechnologie C’est bien vrai ! Notre région produit 70%

de la biotechnologie belge ! Et le mouvement s’amplifie avec l’arrivée à

maturité de nouvelles entreprises. A l’instar de Delphi Genetics…

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004

Installé sur l’Aéropole de Charleroi,

Delphi Genetics est une spin off créée

par l’ULB en compagnie de chercheurs

bardés d’une expérience à l’étranger,

notamment en clonage moléculaire

et en ingénierie de l’ADN, et qui

souhaitaient valoriser le fruit de leur

expérience au sein de leur institution.

"Notre entreprise offre des services et

développe des technologies de pointe

en ingénierie génétique" explique

Philippe Gabant, CEO de Delphi

Genetics. Et ça marche. A ce jour,

Delphi Genetics possède déjà 13 brevets

! L’un d’entre eux, loué à la société

californienne Invitrogen Corp. a permis à

cette entreprise de devenir leader sur le

marché des outils de clonage moléculaire.

"A cette approche, nous préférons,

aujourd’hui, valoriser en interne le fruit

de nos recherches. Plutôt que de louer

nos brevets, nous produisons et commercialisons

nous-même nos kits de

biologie moléculaire. Notre objectif est

de faire le plus possible au départ de

notre région", précise Philippe Gabant.

Et d’ajouter, "Nous voulons être un

exemple pour les autres chercheurs.

Les inciter à prendre des brevets pour

valoriser leurs travaux et créer ainsi de

nouvelles niches économiques dans la

région".

La clientèle de Delphi Genetics se compose

de centres de recherche et de

sociétés pharmaceutiques en quête de

solutions de génie génétique. Le marché

est mondial. Ainsi, l’entreprise travaille

avec des sociétés japonaises et canadiennes.

Aujourd’hui, elle produit et

commercialise le StabyExpress qui

améliore l’expression des protéines.

Avec cette première fabrication, elle

passe d’une société de services à une

société de produits. Ce qui nécessite

des adaptations. Commercialiser ne

s’improvise pas. Il faut tenir compte des

règles de commerce, trouver des

clients, des agents commerciaux, etc.

Delphi Genetics engagera donc rapidement

du personnel complémentaire afin

de satisfaire aux tâches ancillaires.

Par Jean-Claude QUINTARD

Delphi Genetics veut grandir et devenir une société

industrielle de génie génétique

"Jongler entre les compétences n’est

pas facile. Si nous voulons progresser,

nous devons poursuivre nos recherches,

peaufiner celles-ci, développer de nouvelles

technologies et déposer de nouveaux

brevets. A chacun sa sphère de

compétence" note Philippe Gabant.

On le voit, Delphi Genetics n’entend pas

se reposer sur ses lauriers. L’entreprise

veut grandir et devenir une société

industrielle de génie génétique. Dans ce

combat, elle est assistée par l’ULB en

ce qui concerne la recherche de base et

la Direction générale des Technologies,

de la Recherche et de l’Energie pour le

financement de ses recherches industrielles.

Elle aussi appuyée par l’AWEX

qui guide ses pas sur la scène internationale.

"Les conseils de cet organisme

nous sont précieux dans la mesure où

ils nous permettent d’appréhender les

arcanes et les pièges de la grande

exportation" souligne Philippe Gabant.

Et la concurrence "Nous faisons face

à des sociétés qui proposent des solutions

alternatives à nos technologies.

Mais, nos produits offrent une qualité

unique et sont défendus par des

brevets" conclut Philippe Gabant. Bref,

Delphi Genetics se profile comme un

leader qui entend bénéficier et faire

profiter sa région de l’avenir de la

bio-logie moléculaire. ||

Activité : ingénierie génétique

Année de création : 2002

Localisation : Charleroi (Aéropole)

Internet : www.delphigenetics.com

...............................

...............................

...............................

...............................

...............................

Le projet Belrobotics

...............................

devient réalité

...............................

...............................

...............................

En octobre 2003,

...............................

Dynamisme Wallon

...............................

faisait écho du

...............................

lancement officiel de

...............................

la fabrication des

...............................

robots «Bigmow»,

...............................

des tondeuses

...... automatiques destinées aux pelouses

...............................

de grandes propriétés, pratices de golf

...............................

et terrains de sport. Cinq mois plus tard,

...............................

plus précisément le 27 mai 2004, le

...............................

Président de l'UWE Henri Mestdagh

...............................

était à Genval, dans les ateliers de la

...............................

société Belrobotics, pour assister à la

...............................

sortie de fabrication de la première

...............................

série de ces petites merveilles technologiques

entièrement automatisées – et

...............................

...............................

totalement wallonnes – qui évitent les

...............................

obstacles, respectent les parterres,

...............................

suivent les bordures et s'adaptent aux

...............................

pentes jusqu'à 30%. Une deuxième

...............................

série de fabrication est déjà lancée

...............................

pour sortir au cours de l'été.

...............................

...............................

...............................

Une spin-off namuroise

...............................

primée aux Etats-Unis

...............................

...............................

Le prix «Entrepreneurial Company of the

...............................

year» de Frost & Sullivan récompense

...............................

chaque année l’entreprise qui a réussi à

...............................

créer un produit à la fois révolutionnaire

...............................

et porteur d’un large potentiel commercial.

Il a été remporté cette année par

...............................

...............................

Nanocyl, une spin-off des FUNDP

...............................

(Facultés universitaires Notre-Dame de

...............................

la Paix de Namur) active dans la production

de nanotubes de carbone. Créée

...............................

...............................

en 2002, Nanocyl réalise 80 % de ses

...............................

ventes hors de l’Union Européenne, en

...............................

particulier au Japon et aux Etats-Unis.

...............................

...............................

...............................

IRIS s'impose

...............................

en France

...............................

...............................

Cinq syndicats professionnels français

...............................

ont choisi la plate-forme de communication

IRIS DocShareTM pour gérer l’entiè-

...............................

...............................

reté de leur communication en ligne.

...............................

Développée par la société IRIS à Louvainla-Neuve,

cette application permet de

...............................

...............................

gérer plusieurs banques de données

...............................

(contacts, documents, sujets, évènements,

etc.) et de partager cette informa-

...............................

...............................

tion sur les sites inter- intra- et extranet.

...............................

IRIS DocShareTM a déjà été choisie par

...............................

40 associations professionnelles belges,

...............................

européennes et internationales.

...............................

...............................

...............................


Tourner le dos à l'assistanat

Trois chantiers pour sortir des clichés

Cessons de discuter, agissons ! C'est un peu la teneur du message de la

Fondation FREE qui veut sortir l’Esprit d’Entreprendre des clichés. Non l'esprit

d'entreprendre n'est pas la propagande culturelle d'un modèle capitaliste

dominant.

VINGT MILLE ENTREPRENEURS || ACTUEL 5

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004

Par Madeleine DEMBOUR

"Encourager l’esprit d’entreprendre, ce

n'est pas uniquement le moyen de

créer de nouvelles entreprises, c'est

aussi fournir à la population et particulièrement

aux jeunes la capacité

d'entreprendre leur projet de vie pour

tourner le dos à la sclérose de l'assistanat.

Cette mise en projet peut se

concrétiser dans différents types

d'engagement : économie, économie

sociale, secteur culturel, sport etc." Tel

est le postulat de la Fondation FREE et

le message qu'elle a fait circuler dans

le monde politique à l'occasion des

élections de juin 2004.

L'UWE soutient entièrement cette

vision. Pour rappel (voir notamment le

Dynamisme Wallon de mai 2004, page

6), la «Fondation pour la Recherche et

l’Enseignement de l’Esprit

d’Entreprendre» a été créée il y a un

an et est financée totalement par 7

sociétés : CNP, Sonaca, Electrabel,

Lhoist, Fortis, Siemens et GSK. La

vocation de cette organisation apolitique

est d’être le point d’ancrage pour

tous les projets visant la promotion de

l’entrepreneuriat en Wallonie et à

Bruxelles.

Pour FREE, l'esprit d'entreprendre doit

être une des priorités de cette législature.

Trois chantiers sont proposés :

1. Premier chantier :

un peu de coordination svp !

La sphère économique n'est pas la

seule sphère visée par l'esprit d'entreprendre.

Concrètement le programme

«4x4 pour entreprendre» doit être

étendu et aussi toucher l'enseignement

et ce dans un dialogue renforcé

entre la Région wallonne et la

Communauté française. Il s'agit d'être

beaucoup plus transversal.

2. Deuxième chantier :

développer des outils pédagogiques.

Il s'agit de donner aux enseignants les

moyens pédagogiques pour développer

cet esprit d'entreprendre chez les

jeunes. Les actions sont concrètes et

nombreuses : intégrer des cours dans

les programmes, faciliter l'activité

d'indépendant complémentaire chez

les enseignants, augmenter les

opportunités de contact écolesentreprises…

3. Troisième chantier :

on est tous concerné !

FREE agit avec et pour les enseignants,

mais son message s'adresse

aussi aux entrepreneurs, aux parents,

au grand public

Ces propositions ne sortent pas de

nulle part. Elles résultent d'une consultation

auprès de 116 personnes

(jeunes, enseignants, entrepreneurs,

fonctionnaires) ainsi que de nombreuses

recommandations adressées

aux Etats membres par la Commission

européenne. Cette conception n'a rien

à voir avec une quelconque démarche

qui voudrait faire entrer l'entreprise

avec son approche commerciale dans

l'école. ||

Devenez entrepreneurs FREE en faculté

Développer l'Esprit d'Entreprendre consiste entre

autres à aider les jeunes à se mettre en projet. La

création d'entreprise est bien sûr une résultante

de cette mise en projet, mais cette dernière doit

aussi déboucher sur bien d'autres engagements.

Les «entrepreneurs FREE en faculté» ont la motivation et les disponibilités

pour travailler en tandem avec des enseignants. L’implication en temps des 25

entrepreneurs à sélectionner peut être variable mais l’ordre de grandeur souhaité est

de 30 heures par an. Ils seraient «attachés» à plusieurs établissements au sein d’une

même région. Leur prestation n’est pas rémunérée mais ils bénéficieront d’une

formation pédagogique gratuite (et obligatoire) et d’une reconnaissance officielle de

la fondation FREE.Candidatures attendues avant le 17 septembre, Formation les 8 et

9 octobre.

Infos : Bernard Surlemont, Directeur au 081/20.66.10,

info@freefondation.be, www.freefondation.be


6

1/1

PUB

ING Banque


............................................................................................

............................................................................................

............................................................................................

BRÈVES 7

............................................................................................

............................................................................................

.....................................

Le dynamisme

Le savoir-faire wallon

............................................................................................

entrepreneurial

dans l'espace

............................................................................................

primé à Ans

............................................................................................

Le satellite Proba-1, un engin spatial «made in

............................................................................................

Belgium» (il possède notamment un logiciel de

............................................................................................

Le 17 juin dernier a eu lieu la remise des 4e

contrôle développé par l'entreprise liégeoise

............................................................................................

prix «Entreprendre à Ans», un challenge qui

Spacebel), a récemment photographié – à 650 km

............................................................................................

récompense les commerces et sociétés particulièrement

dynamiques sur le territoire

d'altitude ! – le VLT (Very Large Telescope) du

............................................................................................

Cerro Paranal au Chili, surnommé «le gros oeil de

..............................................

ansois. Les lauréats 2004 sont : Co-Toon

l'Europe sur l'Univers», un instrument d'astrophysique

auquel les entreprises wallonnes collabo-

............................................................................................

(catégorie «Meilleure création d’entreprise»),

............................................................................................

Cash Converters (catégorie «Commerces»), les

rent également... Ses téléscopes auxiliaires (AT)

............................................................................................

Ateliers Menchior (catégorie «Entreprises de

et plusieurs mécanismes ont ainsi été conçus par

............................................................................................

moins de 20 personnes») et Disteel Cold (catégorie

«Entreprises de 20 personnes et plus»).

Amos (Angleur), tandis que son logiciel de

............................................................................................

contrôle, le «Local Control Units Common

............................................................................................

Software» a été développé par Spacebel.

............................................................................................

............................................................................................

............................................................................................

............................................................................................

B-to-B Communication 70 bougies pour les

............................................................................................

Awards : les Wallons Câbleries Namuroises

............................................................................................

primés

............................................................................................

Le 10 juillet dernier, les Câbleries Namuroises

............................................................................................

Les 6e «B-to-B Communication Awards», qui ont fêté en grandes pompes leurs 70 années

............................................................................................

récompensent les campagnes de communication

d'entreprise les plus remarquables, ont compter les représentants à l'étranger) fournit

d'existence. Cette PME de 11 personnes (sans

............................................................................................

............................................................................................

Nouvelles installations été remis par la Fédération des Entreprises de depuis 1934 des câbles métalliques de levage,

............................................................................................

pour la CCINamur

Belgique. L'entreprise hennuyère Kemira

traction et arrimage – et leurs accessoires –

............................................................................................

GrowHow a remporté le prix «Low Budget» aux grossistes et industriels de Belgique et de

............................................................................................

par le monde (90% de sa production est tournée

vers l'exportation). Son chiffre d'affaires

Le 24 juin, la Chambre de Commerce et

(< 75.000 €) pour sa campagne, réalisée

............................................................................................

d'Industrie de Namur a inauguré ses nouvelles

par l'agence Saatchi&Saatchi Business

............................................................................................

avoisine aujourd'hui les 4 millions d'euros.

infrastructures à Naninne, en présence de

Communications. Dans la catégorie «Medium

............................................................................................

près de 350 entrepreneurs de la région. La

Business» (75.000-300.000 €) c'est la campagne

de sensibilisation de Val-I-Pac, conçue

............................................................................................

CCINamur accueille désormais un centre d’affaires

pour les créateurs d'entreprise et les

............................................................................................

par l'agence Square, qui a été primée.

Philippe Schleicher

............................................................................................

à la présidence l'EWA

petites structures, qui y trouveront un espace

............................................................................................

privilégié tant au niveau des contacts que des

............................................................................................

Présente au Salon aéronautique de

services de conseil et accompagnent à la

............................................................................................

Farnborough qui se tenait en Angleterre mijuillet,

l’EWA (Entreprises Wallonnes de

croissance (guichet d’entreprise pour les formalités,

cellule création d’entreprise pour les

............................................................................................

............................................................................................

l’Aéronautique) y a annoncé la nomination

conseils financiers, marketing et juridiques…)

............................................................................................

1,2,3 Go récompense

d'un nouveau Président. Philippe Schleicher,

Des salles de réunions modulables sont également

mises à disposition des entreprises pour

............................................................................................

les meilleurs Business

Administrateur Délégué de Techspace Aero,

............................................................................................

Plans

succède à Michel Milecan, Directeur du

l’organisation de formations, réunions de

............................................................................................

Développement Stratégique des Affaires à la

travail…

............................................................................................

Le 28 juin, le réseau interrégional d’entrepreneurs

1,2,3, Go a décerné 18 prix aux meilleurs

SONACA à Gosselies. Le Conseil

............................................................................................

Maison Robus :

d’Administration de l’EWA a également nommé

............................................................................................

un concept novateur

plans d’affaires de la Grande Région (Belgique

deux Vice-Présidents : Marc Humblet,

............................................................................................

wallon

francophone, Lorraine, Grand Duché du

Directeur commercial de la société SABCA, et

............................................................................................

Luxembourg, Sarre et Trèves). 210 projets

Guy Janssens, Administrateur délégué de la

............................................................................................

(dont 104 belges) avaient proposé leur candidature

au parcours 2003/2004. Ils ont travaillé L’EWA regroupe une cinquantaine d’entreprises

société GD TECH.

............................................................................................

Active dans la construction de fermettes préfabriquées,

bâtiments industriels et hangars, pendant 9 mois avec les 250 coaches du

du secteur aéronautique localisées en Wallonie.

............................................................................................

............................................................................................

l'entreprise Brunet à Couvin est à l'origine

réseau pour transformer leurs idées de création

d'entreprises en de très bons business forcer l’esprit et les liens de solidarité et de col-

L’association a pour objet d’entretenir et de ren-

............................................................................................

d'un concept original et particulièrement

............................................................................................

novateur : il consiste en l'assemblage de charpentes

traditionnelles rabotées 4 faces sur 1,2,3, Go a accompagné la création de

Ces entreprises sont actives dans la recherche,

plans. Depuis sa création en avril 2000,

laboration professionnelle entre ses membres.

............................................................................................

............................................................................................

des colonnes rondes qui restent apparentes et quelques 120 entreprises, qui représentent

le développement et la production d’éléments de

............................................................................................

participent à l'architecture du bâtiment.

près de 500 emplois et un chiffre d’affaires

fuselage, de moteurs, de systèmes électroniques

et de logiciels ainsi que dans la répara-

............................................................................................

Baptisé «Maison Robus», ce concept, qui ne global de 32 millions d’euros.

............................................................................................

renvoie aucune charge sur les murs extérieurs,

autorise des volumes très important et

d’avions, d’hélicoptères et de moteurs

tion, la maintenance et la modernisation

............................................................................................

............................................................................................

de larges baies vitrées.

(plus d'infos sur www.ewa.be).

............................................................................................

............................................................................................

............................................................................................


8 EN COUVERTURE

Qualité : bien gérer l'après certification

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004

©Belpress

Beaucoup d'entreprises reconnaissent le

bien fondé d'une démarche de certification,

qui permet de «mettre les choses à

plat». Mais comme dans tout processus

de gestion stratégique, c'est la phase

suivante qui s'avère la plus difficile,

c'est-à-dire celle qui consiste à faire

vivre, au jour le jour et dans la durée, la

dynamique qualité.

- Grandes entreprises comme PME font

part de leur vécu à ce niveau.

>> témoignages en page 9.

- Que coûte une certification Sans

fausse pudeur, Dynamisme Wallon

vous donne un ordre d’idées.

>> détails en page 12.

- Comment éviter qu'après l'effort

conduisant à la certification, le système

qualité ne perde progressivement de

son intérêt >> Les pistes de Cequal

en page 13.

- En plein «boom» de l’ISO, il y a

quelques années, le secteur de la

construction a commencé à développer

une démarche mieux adaptée à son

secteur, principalement constitué de

PME. >> explications en page 14.

- La Mouvement Wallon pour la Qualité

a mis en place une série d’outils didactiques

et concrets. >> article

en page 15.

- Félicitations ! Les entreprises

wallonnes qui ont franchi le cap d’une

certification ISO sont encore très

nombreuses cette année : près de 100 !!

>> notre traditionnel relevé en

page 16.


|| QUALITÉ : BIEN GÉRER L'APRÈS CERTIFICATION 9

Par Frédéric MOSER

Faire vivre «l’après-certification»

Comment considérer la certification

Comme un «simple» avantage concurrentiel

Ou plutôt comme un véritable outil de gestion De votre réponse

dépendra la façon dont vous envisagez l’après-certification et la manière dont

vous faites «vivre» la dynamique qualité au sein de votre entreprise.

"Nous avons été récemment

recertifié ISO-9001 : 2000, mais

c’est davantage pour «l’étiquette», notamment

vis-à-vis de nos clients étrangers, que pour

ce que cela nous apporte réellement, assène d’emblée

ce responsable d’une société de Welkenraedt, qui réalise

une grande part de son chiffre d’affaires à l’exportation,

pour la simple raison que nous travaillions déjà, dans

notre organisation interne, selon les normes de certification".

Le passage à l’ISO 9001 :2000 réduit à un simple outil

d’image de marque C’est sans doute un peu réducteur,

même si certaines entreprises le pensent et ne poursuivent

pas l’effort au-delà de la première certification.

"Le succès ne se mesure pas à l’épaisseur du manuel

«qualité», précise Guy Jacques, qui cumule la double

casquette de Department Manager chez AIB-Vinçotte et

de Président de Certibel, l’association des certificateurs

accrédités en Belgique. Auparavant, la certification a

souvent été utilisée, il est vrai, pour des raisons

d’images de marque ou tout simplement pour saisir

l’occasion de mettre un peu d’ordre dans ses papiers !

Le défi de l’après-certification consiste

à intégrer complètement le système

qualité dans le management, pour qu’il

fournisse des tableaux de bord, des outils,

des indicateurs de performances qui ne doivent

pas être nécessairement nombreux, mais

doivent en revanche impérativement être

intégrés à la gestion de l’entreprise".

La nouvelle norme, plus souple et plus dynamique

que la précédente, qui datait de 1994,

est également moins procédurière et a adopté

une approche «processus». "C’est précisément

l’un de ses attraits, remarque René Cassan,

Certification Manager chez Cebec, un organisme

certificateur bruxellois, car cela la rend

plus accessible à des entreprises de tous types,

ce qui était moins le cas avec la version précédente.

En partant de la cartographie de l’entreprise

et en faisant la promotion de l’amélioration

continue, la nouvelle norme ISO 9001 : 2000 met

davantage l’accent sur les objectifs concrets et

devient un véritable outil de management (1) ".

(1). La nouvelle norme introduit la notion dynamique de management de la qualité en remplacement de la

notion d’assurance de la qualité qui était celle de la version 1994.

1. Les dessins qui illustrent ce dossier ont été conçus à

l'initiative du Mouvement Wallon pour la Qualité

1


10 EN COUVERTURE

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004

Ne pas devoir lire 120 pages avant de mettre une

machine en marche

C’est précisément le cas chez L’Oréal Libramont, une

filiale du groupe français bien connu, qui est certifié ISO

9001 : 2000 depuis juin 2003 et OHSAS 18001 (sécurité)

depuis quelques mois. "Les processus de certification

relèvent d’une décision stratégique du groupe, explique

Renaud Duysens, responsable de la gestion systèmes, ce

qui ne veut pas dire qu’ils ont été imposés du sommet et

qu’ils ne sont pas pleinement intégrés à tous les échelons.

Que du contraire ! Chez nous, le système qualité est

réellement considéré comme un véritable outil de management

évolutif, qui s’adapte au fur et à mesure de l’évolution

propre de l’entreprise, et du suivi d’un certain

nombre d’indicateurs. Ce n’est pas

un manuel supplémentaire, que l’on

range consciencieusement dans une

armoire".

Le pourcentage d’entreprises

qui ont jeté l’éponge en

cours de route est de 7 à

10% en 2003, pour 4% les

années précédentes.

Des propos que l’on ne peut mettre

en doute, puisque les seuls clients

de cette filiale, qui ne «vend» rien à

l’extérieur, sont les affaires commerciales

du groupe et qu’elle n’entend

d’ailleurs pas communiquer ni faire

de publicité de sa certification qualité

! "En revanche, l’intégration des aspects sécurité,

environnement et qualité relèvent, eux, d’une véritable

politique interne de l’Oréal", précise encore Renaud

Duysens. Et si l’initiative relève de la direction, sa mise en

œuvre à tous les niveaux de l’entreprise est une préoccupation

quotidienne, qui implique le plus possible le personnel

de terrain. "Le passage à l’ISO 9001 : 2000 fut le

fruit d’un véritable travail participatif des employés et des

ouvriers à tous les niveaux, poursuit Renaud Duysens.

Leur travail et leurs remarques ont régulièrement été pris en

compte. Par ailleurs, pour rentrer dans cette logique de la

qualité, nous avons introduit la notion de clients externes et

internes, chacun étant le client et le fournisseur de quelqu’un

d’autre, chacun ayant des attentes et des besoins". La certification

étant un processus évolutif, l’entreprise vient de réaliser

un travail de simplification de ses manuels, afin de ne

conserver comme procédures que les documents d’une

réelle utilité. "Sur le terrain, nous allons mettre en place des

instructions encore plus pratiques et simples destinées aux

opérateurs. S’ils doivent lire un manuel de 120 pages avant

de mettre une machine en marche, autant dire que ce

manuel sera totalement inopérant, ce que nous ne voulons

pas".

Où est la valeur ajoutée de la

certification

Le nombre d’entreprises belges certifiées

est encore relativement faible – on

en compte environ 5000 en Belgique

pour le triple aux Pays-Bas. Si l’on

excepte le secteur de la sécurité, où le

respect des normes est qualitativement

– et directement – mesurable (2) , le succès

ou le ROI (Return on Investment)

des normes de management de systèmes est malaisé à évaluer,

tant les paramètres sont nombreux. "Bien que le pourcentage

d’entreprises qui ont jeté l’éponge en cours de route

ou qui n’ont pas souhaité se voir recertifiées pour des raisons

conjoncturelles ou extérieures (rachat, fusion, etc.) soit plus

élevé – 7 à 10% en 2003 pour 4% les années précédentes –,

on peut dire que la nouvelle norme est un succès, estime

néanmoins René Cassan. Elle permet réellement de mieux

connaître son organisation, de définir très précisément ce

2.-3. Des outils de communication

tels que calendrier et affiches

peuvent aider à partager avec

les équipes les bénéfices de vos

démarches et en assurer une

certaines pérennité

Photo double page © Lorem Ipsum

2


|| QUALITÉ : BIEN GÉRER L'APRÈS CERTIFICATION 11

qu’on va donner à son client et de voir comment offrir le

même niveau ou un niveau plus élevé de services ou de qualité

pour le même investissement en interne".

Chez Precimetal, une entreprise de Seneffe réputée dans le

secteur de la fonderie de précision, qui réalise 25% de son

chiffre dans l’aéronautique, la recertification a été vécue non

comme une révolution, mais comme une évolution. Et ici,

pas question d’image de marque ! "Etant actif dans des

domaines tels que l’aéronautique ou l’armement, il était

indispensable pour nous d’être certifiés, assure Frédéric

Hovarlet, chef du département qualité. Nous n’avons

d’ailleurs pas attendu d’être certifié pour sensibiliser le personnel

à ces questions dès 1985. Dès cette époque, notre

système d'Assurance Qualité a reçu la certification AQAP

des autorités officielles de la CQA de l’OTAN et l’agrément

de clients réputés".

Fin 2003, la société a été recertifiée par AECMA-EASE (secteur

aéronautique) suivant l’EN 9100, référentiel basé sur

l’ISO 9001 : 2000 qui définit les exigences supplémentaires

pour le système qualité des fournisseurs de l’industrie aéronautique

et spatiale. Les progrès observés entre 1985 et

1992, dans le cadre de sa politique de «Qualité Totale» ont

également permis à Précimétal d'obtenir le Prix de

l'Association Wallonne pour la Gestion de la Qualité 1992.

"Depuis lors, tout le système documentaire, par exemple,

poursuit Frédéric Hovarlet, a du être revu en profondeur. A

cette occasion, comme nous le permet la nouvelle norme,

nous avons voulu être pragmatiques et concrets à travers un

langage adapté aux différentes personnes auxquelles on

s’adresse au sein de la société. On s’éloigne du formalisme

et des longues procédures descriptives tout en optimisant la

rigueur factuelle".

Un discours que ne renierait pas Guy Jacques qui estime

que les processus de certification et de recertification ne

doivent pas être considérés comme un système «à côté de

ma vraie vie». "Ce sont des outils de management qui

aident l’entreprise à voir où elle va, conclut-il. Les normes

n’ont d’intérêt que si elles représentent une véritable

valeur ajoutée pour l’entreprise". ||

2. «LSC fonctionne !» Etude de la plus-value apportée par la systématique LSC par le biais de l’analyse statistique du

taux de fréquence dans les entreprises certifiées LSC, www.aib-vincotte.com, février 2004.

3


12 EN COUVERTURE

Un ordre d'idées…

Que coûte une certification

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004 Par Madeleine DEMBOUR

Bien sûr une entreprise n'est pas l'autre. Idem pour les

consultants. Mais les ordres de grandeur peuvent être

approchés. Une première certification peut ainsi être

estimée à 15.000 euros pour une entreprise de 10

personnes.

1. l'imprimerie Vase

avait obtenu sa

certification ISO

9001 en septembre

2001

Le chemin vers la certification ISO passe nécessairement

par trois étapes.

1.La préparation : Une certification s'échelonne généralement

sur une année et se prépare avec l'aide d'un

consultant : compter environ 1000 € par jour de

prestation (hors frais de déplacement). Ces prestations

seront plus nombreuses en cas de première certification

(compter une dizaine de jours) que de recertification

(1 jour). A noter que la Région wallonne peut

intervenir dans cette facture via l'aide à la consultance

(infos au 081/33.42.80 ou consultance.dgee@mrw.

wallonie.be).

2.La certification proprement dite se décompose en 2

postes : l'audit, réalisé par un organisme certificateur

(de 2 à 12 jours suivant la taille, voir tableau) et la

délivrance «physique» du certificat (de l’ordre de

500 €).

3.Le suivi : sont prévus ensuite 2 audits de suivi (de 1 à 4

jours/audit; voir tableau ) par l'organisme certificateur

sur la période de 3 ans suivant la certification. ||

Le malaise des PME face aux coûts

Entreprise familiale de 11 personnes, l'imprimerie Vase a

obtenu sa certification ISO 9001 en septembre 2001.

"Cette démarche a constitué pour notre société une véritable

expérience, dont les résultats positifs se remarquent chaque

jour", témoigne le responsable financier. Trois années ont

passé depuis la certification, et se pose à présent la question

de la recertification. "Nous avons beaucoup discuté au sein de

l'équipe : nous souhaitons continuer à nous inspirer de la

méthode mise au point, qui a nettement amélioré notre

gestion à tous niveaux. Mais pour nous, le coût d'une recertification

s'avère tout à fait prohibitif. La gestion des documents

prend du temps et les contrôles sont onéreux, c'est très lourd

pour une petite entreprise. Seule une solution adaptée serait

supportable pour une société de la taille de la nôtre".

La démarche qualité n'est pas oubliée pour autant ! Très

important à mettre en œuvre (environ un an) et parfois très

contraignant au niveau administratif, le système va continuer

à vivre. "Bien sûr, insiste-t-on à l'imprimerie de Waterloo, les

procédures sont mises en place, le système est en route et

nous en retirons beaucoup de choses positives. Nous

comptons continuer les audits externes une fois par an,

afin de poursuivre notre démarche qualité".

©Imprimerie Vase

Nombre d'employés audit initial audit annuel

(personne/jour) (personne/jour)

1-4 2 1

5-9 2.5 1

10-19 3 1

20-29 4 1.5

30-59 6 2

60-100 7 2

100-250 8 2.5

250-500 10 3

500-1000 12 4

Le tableau ci-contre exprime les coûts associés à l'audit de

l'organisme de certification, par rapport à la taille de l'entreprise

évaluée. Les données sont exprimées en Personnes-

Jour. A noter que les coûts du travail préparatoire ne sont pas

inclus ici.

Source : University of Western Ontario.


|| QUALITÉ : BIEN GÉRER L'APRÈS CERTIFICATION 13

Repères

Systèmes Qualité : le perpétuel entretien

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004 Par Philippe LOMBART, Formateur CEQUAL (Centre wallon de la Qualité)

Comment éviter qu’après l’effort conduisant à la certification, le système qualité ne perde progressivement de son

intérêt et de sa pertinence faute d’entretien régulier Quelques pistes…

Quatre éléments concourent à maintenir et améliorer en

permanence le système qualité d'une entreprise :

1. La motivation et l’implication de la Direction. Il est

essentiel que l’équipe dirigeante soit convaincue de l’intérêt

que représente, pour l’organisation, le maintien de la rigueur

d’application des méthodes et surtout leur amélioration permanente

sur base du relevé des difficultés survenues.

Concrètement, cela se traduit de façon visible, par exemple,

par une prise en compte de cette exigence dans les objectifs

et évaluations périodiques des membres de l’encadrement.

2. L’existence de lieux de discussion et de décision d’amélioration.

L’expérience nous a montré que, pour être vivante,

cette dynamique doit s’intégrer à la vie quotidienne de l’organisation.

Concrètement, il est utile de consacrer un temps

de la réunion de coordination périodique de chaque service

au partage des informations suscitant des améliorations (non

conformités constatées, rapports d’audits, résultats d’enquêtes

de satisfaction des clients,…) et surtout à la prise de

décision concrète par rapport à ces informations. Le traitement

de ces sujets en réunion améliore de façon notoire la

mobilisation des collaborateurs.

3. L’utilisation d’outils simples et efficaces de collecte des

non-conformités auxquelles sont confrontés au quotidien les

collaborateurs. Comment motiver quelqu’un à renseigner un

problème s’il doit remplir une feuille A4 ou passer plusieurs

minutes à trouver le fichier correspondant dans une application

informatique

4. Le climat de confiance. Ce dernier point est probablement le

plus important mais ne se décrète pas. Les collaborateurs ne

participent à l’amélioration continue que s’ils sont intimement

convaincus que leur implication ne se retournera pas tôt ou tard

contre eux… et seul un comportement adéquat des dirigeants

dans les années qui précèdent peut les en persuader.

Enfin, il faut savoir que la bagarre de l’amélioration continue

est un combat de tous les jours qui n’est jamais définitivement

gagné et pour lequel il est important de rappeler

régulièrement les résultats positifs engrangés et d’en

féliciter les collaborateurs. ||

Cequal forme les entreprises wallonnes

au Management par la Qualité

Créé conjointement par l'UWE, le Forem, des experts en

Qualité et des patrons de PME, le Centre wallon de la Qualité

(Cequal) a pour mission d'améliorer la compétitivité et la

pérennité des TPE et PME wallonnes. Il propose notamment

des formations de proximité, alternant séances interentreprises

et accompagnements personnalisés. Son catalogue est varié :

Qualité Totale, autocontrôle, notification obligatoire et traçabilité

pour l’industrie alimentaire & non alimentaire, management par

la Qualité pour l’industrie alimentaire (exigences légales et des

grands marchés belges), Qualité, PEFC & Sécurité pour la

filière Bois, ISO 9001, VCA, BeSaCC, IFS, BRC, ISO 22000,

HORIVERT, Club Qualité Totale, Qualité Développement pour

l’industrie informatique. Plus de 1.100 entreprises wallonnes

(18.700 travailleurs en moyenne) ont déjà bénéficié de ces

formations. Cequal compte 12 employés, 60 formateurs et

30 centres de formation.

Contact : Michel Morandi 065/36.43.33, m.morandi@cequal.be

www.cequal.be

1. Plus de 1.100

entreprises wallonnes

ont déjà bénéficié des

formations Cequal

2. Les collaborateurs

ne participent à

l'amélioration continue

que s'ils sont

intimement convaincus

que leur implication ne

se retournera pas tôt

ou tard contre eux

1

2


14 EN COUVERTURE

Economiser 17% du chiffre d’affaires

Label «maison» pour les entrepreneurs

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004

Par Thierry FRERE

Le secteur de la construction a développé son propre label : CoQual. Après 2 ans d’existence, celui-ci regroupe 77

labellisés. L’objectif est de passer le cap de 100 avant la fin 2004.

En plein «boom» de l’ISO, il y a

quelques années, le secteur de la

construction a commencé à développer

une démarche mieux adaptée à son

secteur, principalement constitué de

PME. Cette réflexion a débouché sur le

lancement d’un label «maison», CoQual.

Lancé à l’initiative des ailes wallonne et

bruxelloise de la Confédération Construction, en partenariat

avec le Centre d’Innovation wallon de la Construction, ce label

CoQual s’adresse certes aux entreprises du secteur de la

construction, mais aussi aux bureaux d’études et d’architecture.

Ceux-ci doivent répondre à des critères stricts en rapport

avec la qualité et la satisfaction du client, vérifiés annuellement

lors d’un audit externe et sur la base d’un référentiel

véritablement adapté aux PME. Le comité de labellisation

décide annuellement, sur la base de l’audit, d’octroyer ou

non le label. Il s’agit donc d’une remise en question continuelle

des méthodes de travail et d’organisation.

L’auditeur ne se positionne pas en «sanctionneur» mais en

partenaire afin que l’entreprise puisse s’inscrire dans une

les indicateurs démontrent

que les entreprises perdent

17% de leur chiffre d'affaires

dans des coûts de non-qualité

dynamique d’amélioration continue.

Par exemple, dans le cadre de la

satisfaction des clients, l’auditeur

vérifiera si l’entrepreneur a analysé

avec attention les besoins et attentes

de son client, il passera à la loupe les

délais de remise des devis, l’attention

qui est consacrée à la gestion

des problèmes sur chantiers et des malfaçons afin que l’on

évite qu’elles se répètent.

Qu’en pensent les labellisés L’avis général est que la

démarche qualité contribue directement à l’augmentation

de la rentabilité. Le souci perpétuel d’amélioration exige

une analyse régulière des processus en vigueur et contribue

à meilleure maîtrise de l’organisation. Et la non-qualité

a un coût puisque les indicateurs démontrent que les

entreprises perdent 17% de leur chiffre d’affaires dans

des coûts de non-qualité. CoQual permet de réduire considérablement

ce pourcentage et d’amortir automatiquement

le coût de la démarche. ||

Le coût de CoQual inclut les frais de promotion du label ainsi

que les frais d'audit annuel : 265 €/an HTVA pour une

entreprise ISO et 765 €/an HTVA pour toute autre entreprise

du secteur, bureau d'étude ou d'architecture affiliée à la

Confédération Construction Wallonne (inscrit à l'Ordre des

Architectes pour les bureaux d’architecture).

Plus d’infos CoQual asbl, Nathalie Bergeret (02/545.56.75),

info@coqual.be, www.coqual.be

1. L'auditeur passe à la

loupe les délais de

remise des devis,

l'attention qui est

consacrée à la gestion

des problèmes sur

chantiers et des

malfaçons afin que l'on

évite qu'elles se

répètent

2. L'avis général des

labellisés est que la

démarche qualité

contribue directement

à l'augmentation de la

rentabilité

1

2


|| QUALITÉ : BIEN GÉRER L'APRÈS CERTIFICATION 15

Symposium

Les outils de la qualité

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004 Par Stéphanie DUBOIS (Mouvement Wallon pour la Qualité)

Le symposium «Les outils de la Qualité» initié par le Mouvement Wallon pour la Qualité a rencontré un vif succès, le

24 mai dernier, avec plus de 250 participants représentants divers secteurs d’activités du privé et du public.

Ce symposium s’inscrit dans la suite logique des différentes

actions de sensibilisation Qualité qui se sont déroulées

ces dernières années, comme les Rendez-vous

Qualité (2000 participants), les Rendez-vous Qualité-

Commerce (600 participants), l’organisation de journées de

sensibilisation à la qualité des soins de santé…

La matinée fut consacrée à la présentation des référentiels

qualité et d’outils spécifiques. Ensuite, les participants ont

pu assister à deux témoignages – le Forem et le secteur

médico-social en Suisse - concernant l’apport d’une

démarche qualité dans le secteur non-marchand. Divers

ateliers ont été organisés l’après-midi portant sur des thématiques

telles que la satisfaction du client, celle du personnel

et des partenaires.

A cette occasion fut aussi lancé officiellement le groupe de

travail «Qualité commerce», dont la mission est notamment

d’adapter et de développer un référentiel propre au

secteur.

Cet événement fut clôturé par la remise des labels CoQual

(voir page 14) à une dizaine d’entreprises wallonnes. Ces

échanges ont été résolument positifs et constructifs tant

pour les participants que pour les intervenants. Pas de

doute, la qualité est en marche en Région wallonne et le

pas s’accélère ! ||

Des outils didactiques et concrets

«Comment entretenir son système qualité » : la question

centrale du présent dossier est véritablement d’actualité !

Le Mouvement Wallon pour la Qualité a en effet choisi

d’approfondir cette thématique pour sa prochaine brochure, a

ctuellement en cours de rédaction, et qui sortira à l’automne

2004. Cette brochure est en fait la n°3 d’une série dont le

but est de rendre la qualité accessible à tous :

- La brochure n°1, intitulée «La Qualité c’est quoi », a voulu

mettre dans un même état d’esprit toute personne qui

s’interrogeait : mais tout compte fait qu’est-ce que la qualité

A qui s’adresse-t-elle Pour qui Pourquoi

- La brochure n°2, «Comment mettre en place une démarche

qualité », a été développée dans le respect des étapes afin

de pouvoir aider tout un chacun dans la mise en place d’une

démarche qualité structurée. Vous pouvez utiliser cette

brochure comme mode d’emploi.

Depuis 2001, le Mouvement Wallon pour la Qualité édite

aussi chaque année un guide pratique du management de la

qualité intitulé «QualiGuide». On peut y découvrir divers

articles sur des thématiques relevant au domaine de la

qualité : normes (ISO 9001…), référentiels, témoignages de

société, informations pratiques sur les aides financières

fournies aux entreprises en matières de qualité, liste

d’organismes de formation à court et long terme, etc.

Les brochures et le Qualiguide sont disponibles sur

simple demande auprès du MWQ : info@mwq.be

1.-2. Le Symposium "Les

outils de la Qualité"

initié par le Mouvement

Wallon pour la Qualité

a rencontré un vif

succès

1

2


16 EN COUVERTURE

Comment lire notre liste

Elles ont été certifiées ISO 9001 cette année

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004

C'est devenu une tradition que de valoriser les entreprises ayant «franchi le pas» de la certification ISO 9001.

Elles sont encore nombreuses (près de 100) cette année.

Comme chaque année, Dynamisme Wallon publie le

nom des entreprises wallonnes ayant obtenu une certification

ISO 9001 au cours des derniers mois. Il s'agit de

certificats obtenus entre le 15 juin 2003 (date de parution

de la précédente liste) et le 15 juin 2004 (clôture de

la liste actuelle). Les certificats antérieurs sont publiés

sur Internet (www.uwe.be, rubrique «base de données»).

Pour établir cette liste, Dynamisme Wallon contacte un

par un chacun des 13 certificateurs accrédités pour la

Belgique (voir page 18). Ce travail de centralisation permet

de répondre aux questions : telle entreprise est-elle

certifiée Depuis combien de temps Dans quel

domaine

Mais (car il y a un mais !), il est entendu que Dynamisme

Wallon ne dispose d'aucun pouvoir contraignant sur les certificateurs

et que notre liste ne peut être considérée comme

exhaustive ou officielle.

Votre entreprise est ISO 9001 mais ne figure pas dans la

liste Si le certificat est antérieur au 15 juin 2003, il figure

alors sur Internet (www.uwe.be, rubrique «base de données»).

Si le nom de votre entreprise ne figure ni dans cette

liste, ni dans la liste Internet, cela signifie que l'information

ne nous est tout simplement pas parvenue ! Nous serons

heureux d'effectuer les adaptations nécessaires : contactez

notre webmaster Thierry Decloux (010/47.19.42,

thierry.decloux@uwe.be). ||

Société

AJINIMOTO OMNICHEM

ALUMATIC

ANIMALIA CURANDI

ARTAU & PARTENAIRES

ARTILIEGE

BALAES G.

BASF SITE FELUY

BEA

BIMETALS

BMW WATERLOO MOTORS

BOIS & TRAVAUX

BRASSERIE L’UNION

BUREAU GM

CABLERIE D'EUPEN - Division

Mousse synthétique

CARRIERES DU HAINAUT

CARROSSERIE G. WILMET

CARROSSERIE MICHEL HUBERT

CARROSSERIE THENAERS

CARWALL

CENTRE D'ECONOMIE RURALE

CENTRE SPATIAL DE LIEGE - ULg

Localisation

LOUVAIN-LA-NEUVE

FLEURUS

HERSTAL

MALMEDY

LIEGE

OREYE

FELUY

ANGLEUR

LIEGE

WATERLOO

YVOIR

JUMET

NAMUR

EUPEN

SOIGNIES

NAMUR

ACHET

WEGNEZ

SOMBREFFE

MARLOIE

ANGLEUR

Activité

Développement, production et ventes d'agents tensioactifs

industriels

Fabrication et pose de menuiseries en aluminium et

de portes automatiques

Conception et organisation de formations destinées

aux vétérinaires et aux professionnels du monde animal

Conception de bâtiments neufs et urbains; suivi et

coordination de travaux

Installations de traitement de l'air (dépoussiérage,

filtration, registres, …) + Fabrication de ventilateurs

Entreprise générale de construction

Fabrication et vente d'anhydride phtalique, d'anhydride

maléique, d'acide fumarique, de di-(2-éthylhexyl) phtalate

nc

Commercialisation de produits métalliques pour l'industrie

métallurgique, d'ensembles mécano-soudés et de

pièces d'usure

Véhicules neufs et d’occasion + entretien et réparations

mécaniques et de carrosserie

Débroussaillage, abattage et élagages, peignage de

rochers, créations de parcs et jardins

Fabrication et expédition en citernes de bières de

fermentation haute et conditionnement en fûts

Topographie et géodésie en Belgique et à l’étranger

Production de mousse synthétique

Fabrication et commercialisation de produits en "Pierre

Bleue du Hainaut"

Entretien et réparation de véhicules automobiles

(Carrosserie)

Entretien et réparation de véhicules automobiles

(Carrosserie)

Travaux de carrosserie toutes marques

Fabrication de cabines et de modules d'engins de génie

civil

Production d'anticorps monoclonaux, liquide d'ascite,

DNA immunisation, Colostrum. réactifs et trousses de

diagnostics

Développement de logiciels de contrôle pour l'aérospatial

date de

certification

3/05/2004

10/05/2004

28/06/2004

30/06/2003

1/03/2004

7/07/2003

16/06/2003

12/12/2003

29/09/2003

31/07/2003

10/05/2004

26/02/2004

24/11/2003

8/03/2004

12/122003

1/09/2003

19/01/2004

22/09/2003

29/12/2003

1/03/2004

9/02/2004

Organisme

certificateur

AIB-Vinçotte

International

AIB-Vinçotte

International

AIB-Vinçotte

International

BCCA

AIB-Vinçotte

International

AIB-Vinçotte

International

AIB-Vinçotte

International

Lloyd

AIB-Vinçotte

International

SGS

BQA

SGS

AIB-Vinçotte

International

AIB-Vinçotte

International

BCCA

BQA

BQA

AIB-Vinçotte

International

Lloyd

BQA

AIB-Vinçotte

International


|| QUALITÉ : BIEN GÉRER L'APRÈS CERTIFICATION 17

CERTECH

CHARLES FRANCOTTE

COCKERILL SAMBRE

COMASE

DANISCO

DEGOTTE & UNITS

DGRNE - DPE

DRUART

ELOY & FILS

ENROMA

EURODYE Belgique

EURO-PROTEC

FABREX

FC TRUFLO RONA

FIRME EMILE LEBAILLY

FOREM FORMATION

FORGES DE ZEEBRUGGE

GALERE

GARAGE DE LA COLLEGIALE

GARAGE QUEVRAIN

GROUPE RIEM

GUEST

GUISSE & FILS

HAIRONVILLE METALPROFIL

HAYEZ

HOTTON TRAVAUX

INDIGO

JARDINS & MENIUISERIE DE

BARVAUX

JOLY-MATAGNE-VAN DAMME

LA DRUEZIENNE

LIXON

MATERIA NOVA

MC TECHNICS

MECAMOLD

MOSACIER

NESTLE BELGILUX

NETWORK RESEARCH BELGIUM

NIZET ENTREPRISE.

NORMA

OPTIQUE GONZE

PHONE MAINTENANCE IMPORT

PIERRET EXTRUSION

PIERRET SYSTEM

SENEFFE

GEER

OUGREE

CHARLEROI

LOUVAIN-LA-NEUVE

HERSTAL

JAMBES

PERONNES-LEZ-BINCHE

SPRIMONT

MALMEDY

JODOIGNE

PERUWELZ

LA BOUVERIE

HERSTAL

HAUTRAGE

Tous les centres

HERSTAL

CHAUDFONTAINE

NIVELLES

NAMUR

LIGNY

MARBAIS

VILLERS-LE-BOUILLET

HERSTAL

ARQUENNES

HAMPTEAU-HOTTON

LOUVEIGNE

BARVAUX-SUR-OURTHE

CRISNEE

CROIX-LES-ROUVEROY

CHARLEROI

MONS

VISE

HERSTAL

LIEGE

HAMOIR

HERSTAL

LOUVAIN-LA-NEUVE

MALONNE

MARCHIENNE-AU-PONT

PERUWELZ

TRANSINNE

TRANSINNE

Analyse à façon, projets de recherches

Transport routier national et international en benne

Production de coke, d'aggloméré et de fonte sidérurgique

Activités de Consultance

Arômes et adjuvants technologiques pour l'industrie

alimentaires

Fabrication, commercialisation et fourniture de

bâtiments préfabriqués

Activités de recherche et de constat des infractions en

matière environnementale sur le territoire de la Région

Wallonne

Conception etc. installations de chauffage, ventilation,

conditionnement air, traitement des eaux et air…

Voirie/génie civil, épuration individuelle et collective,

mobilier urbain, centrales à béton

Commercialisation et mise en œuvre de revêtements

hydrocarbonés

Production et commercialisation de produits chimiques

pour l'industrie textile et autres

Systèmes de détection et de protection incendie des

biens immobiliers

Conception et commercialisation de filières destinées à

l'extrusion de profilés en aluminium et métaux non-ferreux

Valves et vannes pour gaz liquide, vapeur, produits

chimiques et nucléaires

Production de produits réfractaires silico-alumineux

Formation professionnelle

Systèmes de défense aéroterrestres

Projet, coordination et construction de chantiers

Vente et distribution de véhicules neufs et d'occasion de

marque Citroën et de véhicules d’occasion de marque

Citroën

Vente de véhicules neufs et d'occasion + pièces détachées,

entretien et réparation de mécanique et carrosserie

Conception et conditionnement d'aérosols à usages ménagers,

techniques, insecticides, plantes et cosmétiques

Formation à la prévention et la gestion des risques

Fourniture et pose de systèmes de contrôle d'accès

Production et commercialisation l'éléments profilés en

acier et aluminium

Activités d'entreprise générale de construction

Canalisations de transport et distribution

nc

Menuiserie, poterie et petit artisanat, entretiens et

créations de parcs et jardins, lavage de vitres

Construction et entretien de voiries, de parkings et de

terrains industriels

Travaux routiers, pose de canalisation, curage,

terrassements, constructions métalliques

Entreprise générale de construction

Identification, analyse et conception de matériaux

Vente et fabrication de produits de moulage, vente de

produits rentrant dans la fabrication de matériaux

composites

Fabrication de moules pour pneumatiques

Transformation de l'acier

Industrie alimentaire

Conception, développement, maintenance et

hébergement de solutions informatiques

Installations électromécaniques

Fabrication et commercialisation de toute menuiserie

extérieure en bois

Optométrie et vente de matériel optique

Produits et accessoires GSM + installations de kit

voiture

Extrusion de profilés techniques en PVC

Fabrication et pose de menuiseries PVC et aluminium

01/04/2004

28/11/2003

8/12/2003

6/10/2003

6/10/2003

20/06/2003

27/06/2003

25/01/2004

7/06/2004

19/01/2004

17/11/2003

23/10/2003

16/12/2003

27/04/2004

23/10/2003

1/03/2004

11/02/2004

7/08/2003

14/06/2004

7/07/2003

3/12/2003

14/05/2004

19/10/2003

26/06/2003

19/11/2003

3/05/2004

9/04/2004

10/05/2004

26/06/03

13/10/2003

15/12/2003

17/05/2004

3/11/2003

4/08/2003

13/10/2003

22/12/2003

4/06/2004

8/10/2003

15/12/2003

6/10/2003

02/09/2003

30/06/2003

12/12/2003

SGS

SGS

AIB-Vinçotte

International

AIB-Vinçotte

International

AIB-Vinçotte

International

BCCA

Lloyd

BCCA

AIB-Vinçotte

International

AIB-Vinçotte

International

BQA

BQA

BQA

Lloyd

BQA

Cebec

Lloyd

BCCA

AIB-Vinçotte

International

BQA

BQA

AIB-Vinçotte

International

BCCA

BCCA

BCCA

AIB-Vinçotte

International

Lloyd

BQA

BCCA

BCCA

BCCA

Lloyd

AIB-Vinçotte

International

AIB-Vinçotte

International

AIB-Vinçotte

International

Lloyd

Lloyd

BCCA

BCCA

Lloyd

SGS

BCCA

BCCA


18 EN COUVERTURE

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004

PIRSON MONTAGE

POLIMERI EUROPA BENELUX

PROMINENT BELGIUM

RAFFINERIE TIRLEMONTOISE

RECYFUEL

REVATECH

SNCB - L9B BASCOUP

SAPIN

SHANKS

SNCB - AT Charleroi

SOCIÉTÉ WALLONNE DES EAUX

SOLUXTRAFER BELGIUM

SOTRAGI

STEEL

STI - LA SOUS-TRAITANCE

INDUSTRIELLE

SYNTHOMER

TRAMO BETON

TRANSPORTS RASQUIN & FILS

TREOFAN BENELUX

USI MAINTENANCE

VAN CAUDENBERG & TRANSPORT

DEBROUWER

VANO-ELECTRO

VARODEM

VILLE DE STAVELOT

VP REC

WALCAST

WOPLA

XL GROUP CLEANING COMPANIES

SERAING

NIVELLES

TUBIZE

WANZE

ENGIS

ENGIS

CHAPELLE-LEZ-HERLAIMONT

HARZE

LIEGE

CHARLEROI

VERVIERS

CARNIERES

GIVRY

WAVRE

MAGNEE

MOUSCRON

PERUWELZ

DOLEMBREUX

LIEGE

VILLERS LE BOUILLET

WAVRE

MARQUAIN

SAINT-LEGER

STAVELOT

VISE

GOSSELIES

FLEURUS

LIEGE

(Dé)montage, transfert et réhabilitation d'unités

industrielles

Achat, vente, planification, stockage et expédition de

produits chimiques de base élastomère et styrénique

Matériel de mesure, de dosage, de régulation de systèmes

de traitement relatif au conditionnement de

liquides

Industrie alimentaire

Valorisation de déchets industriels

Recyclage, valorisation et élimination des déchets

Fabrication et montages de voies de chemin de fer

Exploitation forestière et négoce de bois.

Collecte des déchets en porte à porte, sélective,

conteneurs + Propreté urbaine

Entretien du matériel de traction

Production et distribution d’eau + protection des ressources

d’eau potabilisable

Pose de voies ferrées et travaux connexes

Travaux de voiries, parkings et aménagements divers

Produits et services pour la gestion de l'énergie

Mécanique de précision, distribution de matériel de

sécurité

Fabrication et commercialisation de composés de latex,

de spécialités chimiques et d'adhésifs

Fabrication de béton + réalisation de travaux

Transport national et international par route

Développement, production et vente de film

polypropylène

Mécanique générale, usinage et régulage

Transport national et international

Installation et entretien d'éclairage public et privé

Production et vente de bas médicaux thérapeutiques

Services communaux

Réparation et rénovation de pneus poids lourds

Création, conception et réalisation de moules pour

l'industrie verrière

Produits thermoplastiques destinés principalement

à l'injection

Assistance industrielle en matière de nettoyage,

nettoyage mi-lourd et classique

26/09/2003

13/10/2003

16/12/2003

25/06/2004

6/10/2003

21/06/2004

19/04/2004

6/01/2004

7/07/2003

26/06/2003

07/01/2004

4/08/2003

10/09/2003

9/04/2004

30/06/2003

7/06/2004

22/12/2003

03/07/2003

30/06/2003

4/08/2003

7/06/2004

01/07/2003

13/06/2003

01/07/2003

27/10/2003

10/05/2004

1/07/2003

19/01/2004

BCCA

AIB-Vinçotte

International

BQA

LQMS

Lloyd

AIB-Vinçotte

International

AIB-Vinçotte

International

BQA

AIB-Vinçotte

International

SGS

SGS

AIB-Vinçotte

International

BCCA

Lloyd

AIB-Vinçotte

International

AIB-Vinçotte

International

AIB-Vinçotte

International

SGS

AIB-Vinçotte

International

AIB-Vinçotte

International

AIB-Vinçotte

International

Cebec

Lloyd

Cebec

AIB-Vinçotte

International

Lloyd

Cebec

BQA

Les organismes certificateurs accrédités pour la Belgique

NB : les organismes cités ici sont uniquement ceux qui ont bien voulu nous fournir leurs informations.

• AIB-Vinçotte International - 02/536.82.11 - systems.certification@aib-vincotte.be - www.aib-vincotte.com

• APRAGAZ - 02/264.03.60 - info@apragaz.com

• BCCA - 02/238.24.11 - mail@bcca.be - www.bcca.be

• BQA - 02/287.08.27 - info@bqa.be

• CEBEC Registered Quality - 02/556.00.20 - info@cebec.be - www.cebec.be

• Det Norkse Veritas Certification - 00 31.10.47.98.600 - luc.larmuseau@dnv.com

• KONHEF - 03/238.99.81 - g.deckers@konhef.be

• Lloyd's Register of Shipping - 03/212.16.40 - gudrun.vanwesemael@lr.org

• SGS European Quality Certification Institute - 03/230.30.43 - geert.dhaese@sgs.com - www.sgs.be


PUB UWE à reprendre de la page 46 du 172

19


20

1/1

PUB

UCM


|| GUICHETS D'ENTREPRISE 21

Guichets d’entreprise

Le bilan après un an d’existence

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004

Un après la mise en route des Guichets d'entreprise,

Dynamisme Wallon dresse un premier bilan de cette réforme :

ce qui a changé pour les entreprises, ce qui leur simplifie

(ou non) la vie…

Six questions, parmi les plus fréquemment posées,

sont abordées dans ce dossier :

• J’ai entendu parler de nouveaux «Guichets d’entreprise»

: qu’est-ce que c'est

• Dans quelle administration dois-je me rendre dorénavant


• Est-il obligatoire ou facultatif de passer par un

Guichet d’entreprise

• Comment choisir le Guichet d’entreprise agréé pour

mes formalités Ai-je le choix

• Le Guichet peut-il m’imposer certaines conditions,

voire refuser de traiter mon dossier

• Quand et comment être inscrit et recevoir mon

numéro d’entreprise

L'occasion aussi d’aborder plus largement le thème de

l’outsourcing des formalités administratives et de

décortiquer le rôle des secrétariats sociaux : jusqu'où

leur responsabilité est-elle engagée, ce qu'ils vous

coûtent, ce qu'ils vous apportent, ce que vous pouvez

exiger d'eux (page 30).

Par ailleurs, le point est fait sur le service «Tax-on-

Web» (déclaration d'impôt électronique), également

mis en fonction l'an dernier pour l'impôt des personnes

physiques mais qui se fait attendre au niveau

des sociétés (page 32)…

Dossier réalisé en partenariat avec Olivier Kahn, manager du réseau Espace Indépendant et co-auteur, avec Jean-Pierre Riquet,

Président de l’Académie fiscale, de «Pratique de la création d’entreprise. 100 questions, 101 réponses pour créateurs et indépendants».

© Belpress

Exemplaire gratuit pour les 20 plus rapides !

S’adressant aux futurs ou jeunes indépendants, l’ouvrage «Pratique de la création

d’entreprise» a été mis à jour en 2004 et présente donc l’immense avantage d’intégrer les

nouveaux «Guichets d’entreprise» dans ses explications. Celles-ci sont rassemblées

en 100 questions très courantes, dont aucune n’est inventée. Synthétisant les consultances

réalisées auprès de 800 créateurs, l’ouvrage balaie très large et ce à divers niveaux :

administratif, social, juridique, comptable et fiscal, TVA, assurances etc. En annexe est

reprise une série de formulaires avec des explications précises sur les rubriques à

compléter.

>> Les 20 premiers lecteurs à se manifester via le site www.dynamismewallon.be,

recevront un exemplaire gratuit (valeur 45 €).


22 FOCUS

Question 1

Que sont les nouveaux Guichets d’entreprise

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004

Bonne nouvelle : les démarches administratives liées à la création d’entreprise sont simplifiées ! Le «fond» des choses

(les conditions d’exercice) reste inchangé, mais les formes sont allégées.

Il suffit désormais à tout créateur d’entreprise - personne

physique ou morale - de se rendre dans un «Guichet

d’entreprise agréé» (voir la liste en page 26) qui prendra en

charge une grande partie des formalités à réaliser et qui

apportera les informations nécessaires.

Cette facilité s’inscrit dans un large processus de simplification

administrative voulu par l’Etat belge. Cela répond aussi

aux Directives formulées dans un contexte européen à tous

les états membres. Les guichets d’entreprises agréés ont

eu pour mission d’accomplir les formalités administratives

liées à la création d’entreprise mais aussi celles relatives

aux modifications ou radiations d’activités.

Le processus de simplification se traduit à ce jour par

2 nouveautés importantes :

• La fusion de nombres de bases de données fédérales

(ONSS, TVA, Registre de commerce,…) indépendantes les

unes des autres auparavant : on parle de la "Banque

Carrefour des Entreprises".

• La création de «Guichets d’entreprise agréés», entraînant

la disparition des Chambres des Métiers et Négoces et le

registre de commerce tel qu’ils existaient.

La Banque Carrefour des Entreprises a pour objectif principal

de centraliser toutes les informations relatives à votre

dossier. En cas de déménagement, par exemple, une seule

notification permettra d’actualiser votre nouvelle adresse

dans l’ensemble des bases de données administratives de

l’Etat. Ce n’était pas le cas auparavant.

Chaque entreprise est identifiée dorénavant par un numéro

unique (composé de 10 chiffres). Il n’y a plus de numéros

différents selon l’administration concernée. Vous avez un

même numéro pour la TVA, l’ONSS, la Commune, les allocataires

sociaux, etc. Le numéro unique est utilisé dans tous

vos contacts avec un service public ainsi que dans les relations

entre ceux-ci et votre entreprise.

Le numéro unique doit être repris sur vos documents officiels

(facture,…) et être communiqué dans le cadre de vos

relations commerciales. Un numéro unique est automatiquement

attribué pour les entreprises existantes. Les autres le

recevront dès leur inscription au Guichet d’entreprise de

leur choix.

Les services des Guichets d’entreprises

La loi définit aux Guichets d’entreprise agréés les missions

suivantes :

1.Immatriculer certains types d'entreprises à la Banque

Carrefour des Entreprises et attribuer le numéro d’identification

de l’entreprise.

2.Vérifier le respect des conditions d’exercice d’activités

pour les entreprises commerciales et artisanales.

3.Accomplir toutes les formalités administratives vis-à-vis

des administrations fédérales.

4.Assurer la publicité des données enregistrées au registre

de commerce.

5.Percevoir pour le compte du trésor des droits d’inscription,

de publication, d’enregistrement ou de timbre.

6.Tenir les archives.

7.Assister et conseiller les chefs d’entreprise.

Dans une première phase, la principale tâche des Guichets

est l’analyse des compétences en gestion et accès professionnels

et l’immatriculation des entreprises auprès de la

Banque Carrefour des Entreprises.

1 Lancer son entreprise en 3 jours

Fientje Moerman, anciennement Ministre fédérale de l’Economie

Presque un an après son lancement chaotique, la Banque Carrefour des

Entreprises est "totalement opérationnelle", selon Fientje Moerman.

Selon elle, "dans la plupart des cas 24 heures suffisent" désormais pour

qu’une entreprise obtienne son fameux numéro d’identification unique.

Le lancement d’une entreprise prenait, toutes formalités confondues,

56 jours en moyenne en juin 2003. Ce délai est actuellement de 34 jours.

Mais le Gouvernement a de l’ambition : dès septembre prochain, la

création d’une entreprise devrait pouvoir se faire en 11 jours, ce qui

placerait la Belgique dans le peloton de tête européen en la matière.

Et l’objectif final – à atteindre pour juin 2005 – est de permettre à une

entreprise débutante de régler toutes les formalités administratives en

3 jours.

(Source : L’Echo, 5 juin 2004).


|| GUICHETS D'ENTREPRISE 23

Les forfaits définis applicables dans tous les Guichets sont

les suivants :

Personne physique

Inscription : 70 euros

Modification : 40 euros

Radiation : 40 euros

Personne morale

Inscription : 130 euros

Modification : 40 euros

Radiation : 40 euros

Si une inscription recouvre

plusieurs modifications

simultanément, une seule

cotisation est due. Il n’y a

pas de cumul de prix.

Lorsque le Guichet d’entreprise en est équipé, les paiements

peuvent être effectués de manière électronique.

Beaucoup de Guichets, par souci de sécurité, refusent les

paiements cash.

La plupart du temps les paiements peuvent être effectués de

manière électronique. Beaucoup de guichets, par soucis de

sécurité, refusent les paiements cash.

© Belpress

Missions complémentaires

Les Guichets peuvent proposer librement des services complémentaires,

en plus des missions légales imposées. Ils se

doivent cependant de respecter les missions confiées à certaines

professions libérales et intellectuelles, telles celles

prises en charge par le professionnel comptable et fiscal ou

par le notaire qui restent indispensables.

Par exemple, un Guichet d’entreprise

peut choisir de proposer ses services

en matière de recherche sur les subsides,

les aides à l’emploi,… Il ne

pourra réaliser des plans financiers,

réservés dans les missions du professionnel

comptable. ||

il y a actuellement 224 Guichets

agréés en Belgique, chapeautés

par 10 structures privées différentes.

Vous êtes libre de choisir

le guichet que vous souhaitez.

2

Aller de l'avant

Jean-Paul Courtois, Administrateur Délégué de Coface Euro DB

Coface Euro DB assure la distribution des données à caractère public

intégrées dans plusieurs Banques de données (TVA, la Banque Nationale,

ONSS, protêts, Banque Carrefour, Moniteur belge, etc.). Située à Louvainla-Neuve,

cette entreprise spécialiste de l'information légale et

financière est donc aux premières loges pour évaluer le fonctionnement

du nouveau système. "Il est vrai que le démarrage a été très difficile",

reconnaît Jean-Paul Courtois, qui estime qu’il faut à présent regarder

vers le futur. "Nous n’avons de toute façon pas le choix, la Banque

Carrefour des Entreprises DOIT fonctionner, aucun retour en arrière

n’étant possible". Pour Jean-Paul Courtois, l’important est de garder en

tête le véritable objectif, c’est-à-dire le nombre de jours pour créer une

entreprise. "L’objectif est d’arriver à 3 jours, que la procédure soit simple,

connue, peu coûteuse, que les données enregistrées soient correctes et

mises à jour automatiquement. Voilà le vrai benchmark", rappelle-t-il.


24 FOCUS

Question 2

Dans quelle administration dois-je me rendre dorénavant

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004

La mise en place des Guichets d’entreprise limite les déplacements. Néanmoins, ils ne s’occupent pas encore de tout.

D’autres administrations ou structures restent à visiter

selon les cas. En matière de TVA, licences, autorisations

diverses par exemple, il vous faudra encore traiter avec des

administrations différentes. Sauf si le guichet de votre choix

a décidé d’inclure ces démarches dans ses services complémentaires

(voir question 1). De manière synthétique, les

différentes structures compétentes sont reprises dans le

tableau ci-contre.

Quelques précisions et exceptions

• Création d’une entreprise en Personne

Morale (SPRL, SA, SCRL et SCA) : il y a

lieu de procéder pratiquement en 3 étapes

:

1.Passer l’acte de constitution chez un notaire.

2.Déposer l’acte au Greffe du Tribunal de Commerce qui

enregistre la création de l’entreprise au jour du dépôt

(cette formalité est prise en charge par le notaire).

3.Visiter un Guichet d’entreprise afin de déclarer le type

d’activité, de justifier les conditions d’exercice (contrôle

des connaissances de gestion et capacités professionnelles)

et déclarer les coordonnées du ou des sièges

d’exploitation.

• Constitution d’une ASBL : dépôt de l’acte de constitution

au Greffe du Tribunal de Commerce.

• Création d’une activité en Personne Physique non commerciale

(ex : un comptable indépendant) : il n’y a pas lieu

de passer par un Guichet d’entreprise. Si l’activité est assujettie

à la TVA, l’identification se fait directement à la TVA

qui se chargera de l’inscription dans la Banque Carrefour

des Entreprises.

• Changement de siège social statutaire d’une SPRL :

Deux étapes sont à respecter :

1.Passage chez le notaire pour l’établissement de l’acte

d’enregistrement du changement d’adresse statutaire.

2.Dépôt de l’acte par l’entrepreneur ou le notaire au Greffe

du Tribunal de Commerce.

Certaines structures, comme

les ASBL, n'ont rien à faire

dans un Guichet d'entreprise

La procédure est identique pour toute modification de mention

reprise initialement dans les statuts.

Pour la modification d’un siège

d’exploitation, la modification est traitée

par contre par un Guichet d’entreprises,

car cela ne provoque pas de

modification de statuts. S’il n’y a pas

de distinction entre le siège social et le

siège d’exploitation, la modification du siège social entraînera

donc dans ce cas, une modification auprès du Guichet

d’entreprise agréé. ||

3 Les choses s’améliorent de mois en mois

Olivier Kahn, expert comptable et conseiller fiscal, manager du réseau Espace

Indépendant

"Au niveau des liaisons informatiques, tout fonctionne bien depuis janvier

entre les 224 Guichets et la Banque Carrefour", estime Olivier Kahn, jugeant

que les choses s’améliorent de mois en mois sur le plan technique. Selon lui,

s’inscrire comme indépendant en personne physique prend aujourd’hui, pour

un cas classique, une heure et demi : examen du diplôme, inscription TVA,

caisse sociale et obtention du numéro d’entreprise. La création d’une société

prend encore 34 jours car les formalités sont plus lourdes. "Mais ce délai va

se réduire car la philosophie générale est de mettre de plus en plus de

missions légales au niveau des Guichets dont, très prochainement,

l'identification à la TVA. Maintenant attention ! En levant toute une série de

freins, on facilite la vie des créateurs, mais on supprime aussi un filtre naturel.

On va dons sans doute créer davantage d’entreprises, mais ne risque-t-on pas

d’enregistrer aussi beaucoup plus de faillites dans quelques années ".


|| GUICHETS D'ENTREPRISE 25

Question 3

Passer par un Guichet d’entreprise :

obligatoire ou facultatif

Il est obligatoire, pour les missions légales, de vous rendre

dans un Guichet de votre choix. Pour les missions

complémentaires, il n’y a, par contre, aucune obligation.

Plusieurs guichets ont développé des plates-formes

Internet pour éviter des déplacements inutiles et faciliter les

échanges soit directement avec les créateurs soit avec les

«intermédiaires», tel le professionnel comptable.

Une signature manuscrite reste par contre toujours requise

à l’heure actuelle. Il est possible de procéder par courrier

(impression de documents pour signature et expédition au

Guichet) ou de se rendre physiquement au Guichet. Cette

dernière alternative risque d’être plus efficace : vous pouvez

poser directement vos questions et avoir de précieux

conseils.

Notons que pour les entreprises existantes, il n’y a aucune

démarche spécifique à réaliser. Le dossier sera automatiquement

intégré dans la Banque Carrefour des Entreprises

et un numéro d’identification sera attribué aux personnes

qui ne possédaient pas de registre du commerce (médecin,

avocat, notaire, huissier de justice, etc.). ||

Le Guichet agréé est un lieu «physique». Il est

identifié par ce logo officiel. Chaque bureau est

organisé librement. Des collaborateurs formés sont

imposés par la loi afin d'assurer les services dans

des conditions correctes. Chaque guichet est libre de

définir les jours et heures des permanences. La

langue d’accueil dépend de la région linguistique

où est situé le Guichet.

4 Tout en un seul lieu

Fabienne Pardons (responsable du Guichet UCM pour le BW ouest, Namur et le Luxembourg),

Joëlle Tyberghein (responsable du Guichet UCM pour la province de Liège) et Brigitte Marchand

(responsable du Guichet UCM du Hainaut et du BW Est)

Pour l’UCM, la création de la Banque Carrefour des Entreprises et l'installation des Guichets

d’Entreprises constituent une réelle avancée : "auparavant, certains qualifiaient, souvent à raison,

la création d'une entreprise comme le parcours du combattant. Aujourd'hui, en un seul lieu, en un

laps de temps réduit, il peut non seulement récolter tous les conseils et renseignements sur ses

obligations administratives, mais surtout obtenir son numéro d'entreprise qui lui permet de

démarrer son activité".

L’UCM prône un certain réalisme. "Certains considèrent le guichet d’entreprise comme une

instance qui peut en une demi-heure délivrer le n° d'entreprise sur une demande correctement

préparée, mais une entreprise ne se créera jamais en une journée ! Simplifier les formalités

administratives ne dispensera jamais le candidat entrepreneur de préparer son projet, de

l'analyser sur les aspects financiers, sociaux, commerciaux…"


26

Question 4

Comment choisir mon Guichet Ai-je le choix

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004

Selon vos «affinités» avec les structures privées qui chapeautent les Guichets, les services complémentaires offerts, le

«bouche à oreille», choisissez librement votre Guichet. Votre notaire ou professionnel comptable peut certainement vous

informer.

Modifications, radiations, etc. : faut-il retourner dans le

même Guichet Vous pouvez librement changer de Guichet

d’entreprise au fil du temps, qu’il soit de la même structure

ou non, de la même région ou non. La liberté est totale !

Le problème est de connaître ce qui existe. Il est prévu que

le Service Public fédéral Economie publie chaque année,

avant le 31 mars, la liste officielle des guichets d’entreprises

agréés. Ce Service fédéral se charge également

d’une communication vers les citoyens sur toutes les

matières utiles. En outre, chaque Guichet peut faire sa

communication librement. Soyez attentifs !

Un moyen est de contacter les sièges centraux de chacune

des 10 structures pour solliciter la documentation utile relative

à leurs services. ||

• www.acerta.be

• www.cci.be

• www.espaceindependant.be

• www.eunomia.be

• www.formalis.be

• www.go-start.be

• www.partena.be

• www.pmedirect.be

• www.sd.be

• www.ucm.be

1/2 horizontale

PUB ALIA


|| GUICHETS D'ENTREPRISE 27

Question 5

Le Guichet peut-il refuser de traiter mon dossier

Les missions des Guichets définies légalement se doivent d’être assurées par quiconque sans restriction.

Ils sont donc «obligés» de traiter tout dossier qui entre dans leurs compétences.

Le Guichet est tenu d’examiner un dossier, que soit le secteur

d’activité de l’entreprise concernée, le niveau de formation

du créateur, son pouvoir d’achat, ses affinités politiques,

son appartenance linguistique, ses croyances

religieuses,… Le lieu de domiciliation ne peut avoir également

aucune influence.

Le Guichet peut cependant refuser d’inscrire un dossier à la

Banque Carrefour des Entreprises, s’il est incomplet (ex. :

documents manquants) ou si certaines conditions ne sont

pas respectées (ex. : compétence en gestion).

A ce propos, il est important de signaler que même si votre

dossier est inscrit dans la Banque Carrefour des

Entreprises, il peut encore être refusé par les services de

contrôle fédéraux. Précisément, les services fédéraux disposent

d’un délai de 15 jours pour contrôler les dossiers et

solliciter soit un complément d’information ou une audition,

soit signifier le refus du dossier (car il ne répondrait pas, par

exemple, aux conditions d’exercices). En cas d’audition,

vous pouvez être présent ou vous faire représenter. Les

services fédéraux disposent d’un délai de 5 jours pour se

prononcer sur le dossier, après l’audition.

C’est le Guichet d’entreprise qui est le point de contact

officiel : il se doit de vous avertir par lettre recommandée

du refus des dossiers ou sollicitations diverses. Dans le cas

de refus d’inscription d’un dossier pour cause d’accès jugés

insuffisants, un recours est possible auprès du Conseil

d’établissement.

Le Guichet d’entreprise a une mission légale. Il se doit de

l’assurer sans imposer une quelconque condition «particulière».

Ainsi, un Guichet ne peut vous imposer de payer une

cotisation d’entrée, de vous affilier à son réseau…

Seuls les prix des services complémentaires proposés par les

Guichets sont libres. Le tarif des missions légales de base est

forfaitaire et identique dans tous les Guichets d’entreprises

agréés. Il ne peut être majoré de frais quelconque. Attention,

il n’existe pas de TVA déductible sur la redevance payée pour

le compte de l’Etat au Guichet d’entreprises.

Enfin, le guichet ne peut utiliser vos informations à des fins

commerciales, même si vous avez dû signer quelque autorisation.

Seules les données à caractère public sont accessibles.

Vous avez d’ailleurs le droit de prendre connaissance des

données qui vous concernent, librement et gratuitement. ||

Le Guichet d’entreprise ne peut imposer une

quelconque condition "particulière". Ainsi, un

Guichet ne peut vous imposer de payer une

cotisation d’entrée, de vous affilier à son réseau…

1/2 horizontale

PUB BRUNET


28 FOCUS

Question 6

Quand et comment recevoir mon numéro d’entreprise

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004

L’inscription doit être effectuée avant le début de l’activité. Pour les nouvelles entreprises en personnes morales

(sociétés), il y a d’abord lieu de passer chez le notaire et au greffe du tribunal de commerce.

Les inscriptions sont effectuées par chaque Guichet

selon ses propres procédures internes qui respectent un

protocole central établi par le Service fédéral Economie,

PME, Classes moyennes et Energie. Il y a lieu de vous

munir de votre carte d’identité, d’argent, et des renseignements

nécessaires à la rédaction du document officiel à

compléter (contrat de mariage, numéro de compte bancaire,

nomenclature des activités, statuts,…).

L’inscription en tant que commerçant ou artisan est donc

une obligation légale à respecter : si vous exercez une activité

commerciale, vous devez être inscrit en qualité de commerçant

auprès de la Banque Carrefour des Entreprises.

Tous les commerçants personnes physiques et les sociétés

commerciales y sont répertoriés. Le droit commercial s’applique

à vous dès ce moment.

Le coût de l’inscription est forfaitaire

(voir question numéro 1).

Des amendes sont prévues en cas d’absence d’inscription.

Les sanctions peuvent se résumer comme suit :

1.Exercice d’une activité indépendante en l’absence du

numéro d’identification : 100 euros à 10.000 euros

(à multiplier par le coefficient actuel de 5).

2.Déclaration volontairement inexacte : 100 euros à 10.000

euros (à multiplier par le coefficient actuel de 5).

3.Absence d’identification du numéro d’entreprise sur les

actes, factures, lettres, notes de commande et autres

pièces analogues de nature commerciale : 25 euros à

10.000 euros (à multiplier par le coefficient actuel de 5).

Une fois votre nouvelle entreprise enregistrée dans la

Banque Carrefour des Entreprises, il vous sera transmis un

numéro d’entreprise unique qui vous identifiera auprès des

administrations. Vous recevrez également un numéro spécifique

pour chaque unité d’établissement (voir ci-après).

Les numéros de Registre de Commerce et de Registre

national des Personnes morales disparaissent au profit du

numéro unique. Pour l’heure le numéro ONSS et de TVA est

encore maintenu, mais disparaîtra à terme.

Le numéro d’entreprise

Le nouveau numéro d’entreprise est structuré comme suit :

Z999.999.999

- Pour les entreprises existantes disposant d’une numéro

TVA, le nouveau numéro a la structure suivante : numéro

d’entreprise = 0 (invisible) + numéro de TVA existant.

- Pour les entreprises reprises dans le Registre National

des Personnes morales (exemple : une ASBL ou une

société gérant un home de repos et de soins) : numéro

d’entreprise = 0 (invisible) + numéro national (numéro

RPM).

- Pour les entreprises existantes ne disposant ni de numéro

de TVA ni du numéro de personne morale : un numéro

d’entreprise commençant par 0 leur sera automatiquement

attribué par la Banque Carrefour des Entreprises.

- Pour les nouvelles entreprises : un nouveau numéro d’entreprise

commençant par 0 ou 1 leur est attribué dans la

Banque Carrefour des Entreprises.

Chaque entreprise se voit attribuer un numéro unique et

l’utilisera à chaque fois qu’elle communique avec les autorités.

Le numéro d’entreprise n’est pas transférable d’une

entreprise à une autre.

Les unités d’établissement

On définit comme l’unité d’établissement le lieu d’activité,

géographiquement identifiable au moyen d’une adresse. A

cet endroit ou à partir de cet endroit, s’exerce au moins une

activité de l’entreprise à titre principal ou à titre complémentaire.

Par exemple : un atelier, une usine, un magasin, un

point de vente, un bureau, une carrière, un entrepôt, une

agence, une officine, une succursale, etc.

Chaque personne physique ou morale ayant la qualité de

commerçant ou artisan doit créer au minimum une unité

d’établissement via un Guichet d’entreprise agréé. Il n’y a

pas lieu de préciser l’unité d’établissement pour les non

commerçants ou artisans ainsi que pour les ASBL et fondations.

Les ASBL doivent préciser l’adresse de leur unité

d’établissement lorsque le siège n’est pas situé en

Belgique.

Distinction visuelle entre le numéro d’entreprise et le

numéro d’établissement

Dans un numéro d’établissement, il y a un point entre la

première et la deuxième position et le chiffre de la première

position sera compris entre 2 et 8.

Exemple de numéro d’unité d’établissement :

7.123.654.957

Dans un numéro d’entreprise, il n’y a pas de point entre le

premier et le second chiffre et le premier chiffre (invisible)

sera 0 ou I.


|| GUICHETS D'ENTREPRISE 29

Par exemple :

N° entreprise : 0III.222.333 (sur base du numéro de TVA)

N° entreprise : 0314.595.348 (sur base du numéro de

registre national des personnes morales)

Il n’existe pas de numéro unique pour les unités d’établissement,

lesquelles reçoivent donc toutes un nouveau numéro

d’identification. Une unité d’établissement se voit toujours

attribuer un numéro d’identification qui diffère du numéro

d’entreprise de l’entreprise à laquelle elle appartient.

Le numéro d’établissement est transférable d’une entreprise

à une autre (ex : fusion et acquisition).

Il y a lieu de vous munir de votre carte d'identité,

de moyens de paiement et des renseignements

nécessaires à la rédaction du document officiel à

compléter (contrat de mariage, numéro de compte

bancaire, nomenclature des activités, statuts…)

Date importante : le 1er janvier 2005

A cette date, la conversion aux numéros d’entreprise devra

être complètement réalisée au niveau des services publics

fédéraux. Ceci signifie qu’aucun autre numéro ne pourra

plus être utilisé dans la communication avec les entreprises,

et qu’à cette date, tous les numéros spécifiques (TVA, RC,

ONSS,…) devront avoir disparu de la législation et des

formulaires ou flux de données administratives. ||

1/2 horizontale

PUB

PRAYON


30 FOCUS

Secrétariats sociaux

L’indispensable partenaire

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004

Par Frédéric MOSER

A l’époque de leur apparition dans le paysage social belge, entre les 2 guerres mondiales, les secrétariats sociaux ne

proposaient qu’une brochette très réduite de services. Aujourd’hui, la complexification de la législation et l’inflation des

règles sociales les ont transformés en acteur incontournable de la vie des entreprises. Jusqu'où leur responsabilité estelle

engagée Que vous coûtent-ils Que vous apportent-ils Que pouvez-vous exiger d’eux

S’adressant – à l’origine tout au moins – aux indépendants

et responsables de PME, les secrétariats sociaux ont

vu au fil du temps leurs produits et services évoluer

et s’adapter aux nouvelles technologies telles que

l’e-Government ou Internet, ce qui leur a permis de proposer

un nombre croissant de services en ligne et d’accélérer

la transmission de données. Dans le même temps, on

constate deux évolutions paradoxales : alors que leurs

prestations étiquetées purement «secrétariat social» se

sont enrichies d’autres services complémentaires et spécialisés

(services starters, assistance, revenus garantis pour

indépendants, etc.), leur image de marque s’est sensiblement

effritée au cours des années.

Une image de marque à restaurer

"Historiquement, remarque Alex Dawirs, responsable marketing

chez Partena, le rôle des secrétariats sociaux consistait

principalement à débarrasser les employeurs de leurs obligations

sociales. Ils ont ainsi été considérés comme

«simples» exécuteurs des tâches administratives. Toutefois,

compte tenu de l'augmentation de l'offre de services (due

notamment à l'avènement de la micro-informatique), les

entreprises de taille de plus en plus importante se sont

tournées vers les secrétariats sociaux. Les sociétés occupant

plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de travailleurs

ne sont maintenant plus des exceptions dans notre

clientèle. On arrive à présent à un marché quasi saturé et à

une offre de service perçue comme assez standardisée, le

prix devient alors souvent l'élément de décision du client.

Dans ce contexte, on constate que tant les employeurs que

les secrétariats sociaux font pression sur les prix, les premiers

pour des raisons évidentes de coût budgétaire, les

seconds pour être plus compétitifs par rapport à la concurrence.

Cette dynamique, à laquelle nous nous opposons

parce que nous estimons que le marché doit se donner les

moyens de travailler, a largement concouru à écorner

l’image de marque du secteur".

Il n’empêche : le rôle des secrétariats sociaux agréés a

considérablement évolué, puisque outre leur mission traditionnelle

de gestion des salaires (vérification des prestations,

des jours de congés, des heures supplémentaires,

remise des fiches de paie aux salariés, versement des

rémunérations, etc.), ils s’acquittent également des diverses

déclarations à l’ONSS (Dimona), au chômage, à la caisse

d’allocations familiales, du payement du précompte et

offrent de plus en plus de services : conseils pointus,

études spécifiques, outplacement, calcul du passif d’une

entreprise, statistiques spécifiques à la demande, comptabilité

générale et analytique, etc. Ce qui suppose une maîtrise

parfaite – et quotidienne – du droit du travail et un suivi permanent

des lois sociales, des barèmes et des nombreuses

dispositions sectorielles.

12,5 milliards d’euros dans les caisses de l’état

"Les secrétariats sociaux, c’est avant tout un service,

avance Jean-Marie Dessy, responsable du service juridique

du Secrétariat social de l’UCM. Ils sont devenus un véritable

partenaire des entreprises, un allié quasi nécessaire

non seulement de l’employeur, pour lequel ils agissent en

qualité de mandataire, mais aussi des pouvoirs publics pour

le compte duquel ils encaissent quelque 12,5 milliards

1.-4. On arrive à présent à un

marché quasi saturé et à

une offre de service

perçue comme assez

standardisée, le prix

devenant alors souvent

l'élément de décision du

client

1

2


|| GUICHETS D'ENTREPRISE 31

il ne revient pas aux secrétariats sociaux de vérifier les données

qui leur sont transmises

d’euros, et des travailleurs pour lesquels ils veillent au

respect de la stricte application de la législation sociale".

Entrés de plein pied dans l’ère électronique, les secrétariats

sociaux sont également chargés depuis 2003 de la déclaration

multifonctionnelle (DMFA) à l’ONSS et proposent quasiment

tous des logiciels – gratuits et/ou payants – de gestion

intégrée du personnel, de bases de données, de reporting,

etc. ou des sites portails, qui fourmillent d’informations

utiles à l’employeur (barèmes, contrats-types, etc.). "Les

outils technologiques permettent à l’employeur non seulement

de transmettre les données par voix électronique,

mais également de faire du reporting, de l’analyse et de

l’exploitation de données, donc de voir plus clair dans la

gestion de son personnel, explique Alex Dawirs (Partena).

Dans ce sens, ils constituent de plus en plus de véritables

outils de gestion stratégique et de ressources humaines.

Ceci dit, notre politique consiste, en parallèle, à remettre le

gestionnaire au centre du dispositif".

Côté coût et responsabilité

"La législation sociale est devenue un vrai casse-tête,

résume Yves Solbreux, Regional Business Solutions Avisor

chez Securex, et oblige l’employeur à faire appel à des partenaires,

qui débroussailleront la législation pour lui et lui

feront gagner du temps car il externalisera un service qui

devrait être supporté par une personne dédiée en interne,

qui ne ferait que cela. D’ailleurs, de manière générale, le

secteur tend à utiliser davantage le terme, plus large et

moins négativement connoté, de «management social»,

qui correspond mieux à la réalité des offres des principaux

secrétariats sociaux".

En ce sens, le coût des services proposés et des éventuels

frais de gestion, dégressif selon la taille de l’entreprise (de

50 euros environ par employé et par mois pour une petite

société à quelques euros pour une entreprise employant

plusieurs dizaines de personnes), et selon les services additionnels,

est compensé par le gain de temps et d’efficacité.

"En outre, renchérit Alex Dawirs, si le secrétariat social ne

représente pas à proprement parler une valeur stratégique

pour l’entreprise, il donne une bonne image de marque à

l’entreprise et peut être garant d’une certaine paix sociale

dans le sens où il représente une tierce personne, qui fait

preuve d’objectivité dans l’administration des salaires".

Mais que se passe-t-il en cas d’erreurs Qui est responsable

L’employeur Le secrétariat social, qui a reçu une

procuration qui fait de lui le mandataire de l’employeur

auprès de l’ONSS, du fisc, etc. "Le point de déclenchement

de notre action, ce sont les déclarations de l’employeur,

répond Yves Solbreux. Si celles-ci sont erronées,

incomplètes, ou transmises avec retard, c’est lui qui sera

responsable". Il ne revient pas, en effet, aux secrétariats

sociaux – qui utilisent néanmoins des procédures de rappel

en cas de retard de l’employeur – de vérifier les données

qui lui sont transmises. En revanche, si un secrétariat social

traîne dans la communication des déclarations à l’ONSS ou

au précompte par exemple, il est normal qu’il supporte les

éventuelles amendes. ||

3 4


32 FOCUS

Déclarations fiscales électroniques

Les entreprises attendent

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004

Par Charles CARLIER & Emmanuel RIVERA, Deloitte

Après le lancement du service Tax-on-web qui permet aux contribuables de rentrer électroniquement leur déclaration

fiscale à l'impôt des personnes physiques, on était en droit d'attendre une évolution identique pour l'impôt des sociétés.

Rien ne laisse pourtant paraître à l'heure actuelle qu'un tel service soit bientôt disponible...

Déclarations à l'impôt des personnes physiques

L'an passé, les contribuables se sont vus offrir pour la première

fois la possibilité de rentrer électroniquement leur

déclaration fiscale à l'impôt des personnes physiques. En

tant que projet pilote, Tax-on-web était cependant limité

dans son champ d'application.

En effet, seuls les salariés et pensionnés (c'est-à-dire les

contribuables qui ne remplissaient que la partie I de la

déclaration) avaient accès à ce service en 2003. Tous les

contribuables – indépendants, titulaires de professions libérales

et dirigeants d'entreprises compris (à l'exception toutefois

de certains cas très particuliers) – ont désormais

cette possibilité. Près de 58.000 déclarations fiscales ont

ainsi été rentrées auprès de l'administration fiscale l'année

dernière et l'on ne peut douter que ce service aura plus de

succès encore cette année. D'autant que le contribuable a

depuis le mois de mai 2004 la possibilité de mandater son

expert-comptable ou son conseil fiscal pour l'introduction de

sa déclaration électronique.

Déclarations à l'impôt des sociétés

Au vu de ces récents développements en matière d'impôt

des personnes physiques, on est en droit d'attendre une

évolution identique pour les déclarations fiscales à rentrer

par les sociétés. Toutefois, rien ne laisse paraître à l'heure

actuelle qu'un service tel que Tax-on-web soit bientôt disponible

pour les sociétés. Rappelons cependant qu'il est déjà

possible de télécharger au départ du site du "Service Public

Fédéral Finances" (www.minfin.fgov.be ou directement sur

www.finform.fgov.be) tous les formulaires nécessaires à la

rentrée de la déclaration à l'impôt des sociétés. Le formulaire

de déclaration peut notamment être téléchargé et complété

électroniquement mais il doit ensuite être imprimé,

daté et signé, et joint au formulaire de déclaration papier,

également daté et signé, pour renvoi par courrier postal au

service de taxation compétent.

Une avancée significative serait donc la bienvenue en ce qui

concerne les déclarations à l'impôt des sociétés afin d'offrir

au contribuable ou à son mandataire la même flexibilité qu'en

matière de déclaration à l'impôt des personnes physiques.

Déclarations à la TVA

En matière de déclaration à la TVA, les systèmes de déclaration

électronique EDIVAT et INTERVAT permettent de remplir

et de déposer électroniquement les déclarations périodiques

à la TVA auprès de l’administration belge de la TVA.

L’application EDIVAT, principalement destinée aux expertscomptables,

comptables, conseils fiscaux et spécialistes,

permet de déposer plusieurs déclarations TVA à la fois (jusqu’à

999 déclarations en un envoi) par voie électronique.

1. Rien ne laisse paraître à

l'heure actuelle qu'un

service tel que Tax-onweb

soit bientôt

disponible pour les

sociétés

1


|| GUICHETS D'ENTREPRISE 33

L’application EDIVAT utilise des messages standardisés sur

un réseau X-400, permettant un envoi rapide et sécurisé

(tant en matière de réception de la déclaration – accusé de

réception délivré pour chaque envoi - qu’en matière d’identité

du déposant – procédure d’inscription préalable pour

identifier les déposants) des déclarations, mais nécessite un

investissement initial lourd (acquisition du programme) et

une connexion X-400. Le système ne requiert pas, à l’heure

actuelle, de signature digitale.

L’application INTERVAT s’adresse principalement aux entreprises

qui ne déposent qu’une déclaration par mois ou par

trimestre. L’utilisateur ne doit acquérir aucun software spécifique,

celui-ci pouvant être téléchargé via le site du

Ministère des Finances. L’application INTERVAT permet une

identification certaine du déposant (certificat digital et signature

électronique) et apporte également une sécurité quant

à la réception de la déclaration (accusé de réception), quant

à l’authenticité de l’origine et à l’intégrité du contenu de la

déclaration (communication cryptée). La seule contrainte est

que l’utilisateur devra disposer d’un certificat digital et

Il est déjà possible de télécharger sur www.finform.fgov.be tous les

formulaires nécessaires à la rentrée de la déclaration à l'impôt des

sociétés. Mais ceux-ci doivent encore être envoyé par voie postale

d’une signature électronique attribués par une des autorités

de certification agrée par le Service Public Fédéral Finances.

Le système ne requiert pas, à l’heure actuelle, de procédure

d’inscription préalable.

Il est à noter que ces deux applications sont tout à fait opérationnelles

et rencontrent un succès certain. ||

1/2 horizontale

PUB

RONVEAUX


34 RUBRIQUE || EN STAGE

Graphic Design / Citizen Com

Projets concrets pour stagiaires créatifs

Graphic Design / Citizen Com sprl est une agence de graphisme et communication située à

Eupen, aux portes des Fagnes. Outre les activités propres à ce type d'entreprise (graphisme,

conception multimédia, identité graphique…), elle réalise également un magazine mensuel

distribué gratuitement dans toute la Communauté germanophone.

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004

Par l'équipe EURODYSSÉE

La sprl Graphic Design / Citizen

Com accueille depuis quelques années

des stagiaires Eurodyssée en infographie.

Ils participent pleinement à la vie

de l’agence et se voient confier des

projets divers afin d’aborder toutes les

facettes du métier. La durée du stage

leur permet de s’investir dans un projet

et de le mener à terme. Rencontre

avec Pierre Heinen, responsable de

l’agence.

Dynamisme Wallon : Qu’est-ce qui a

suscité votre intérêt d’accueillir un

stagiaire Eurodyssée

Pierre Heinen : Eurodyssée propose

des stagiaires possédant déjà des

bases graphiques, ou une expérience

dans le domaine, cela nous permet

d’avoir rapidement un langage commun.

La durée du stage est très intéressante,

car cela nous permet de leur

confier des projets plus importants.

Par ce biais ils se sentent directement

investis d’une mission à long terme et

prennent généralement cela à cœur.

C’est aussi un bon moyen de se

fondre directement dans la vie active

de l’agence et d’être confronté aux

étapes et aux aspects réels pour

mener un projet à terme.

La sprl Graphic Design / Citizen Com accueille

depuis quelques années des stagiaires

Eurodyssée en infographie.

Quelle expérience retirez-vous de

l’accueil d’un stagiaire européen

C’est un enrichissement pour le stagiaire

mais aussi pour l’agence car le

vécu ou la culture différente des stagiaires

provenant d’horizons divers

sont une ouverture sur le monde

graphique. Cela nous permet d’avoir

un regard plus large sur la façon de

traiter un projet selon la culture graphique

de chacun. Cela peut s’avérer

un échange constructif aussi bien sur

le plan humain que professionnel.

Comment intégrez-vous le stagiaire

aux activités de la société

Le stagiaire rentre directement dans le

vif du sujet, nous lui proposons un

projet et lui laissons toute la liberté

requise pour qu’il puisse s’exprimer.

Ensuite nous échangeons nos points

de vue de façon constructive pour un

aboutissement optimum du projet tout

en gardant la personnalité de son

créateur. Cela permet à chacun de

construire son propre style et de ne

pas devenir un «clone graphique».

Une anecdote, un mot-clé,…pour

décrire cette expérience

C’est très souvent une expérience

d’amitié et d’échange qui se crée,

nous gardons généralement de bons

contacts et il arrive que des liens se

nouent dans la durée. Nous sommes

toujours très contents de pouvoir leur

apporter quelque chose et de participer

à leur réussite future. ||

Entreprises accueillant actuellement un stagiaire :

Vous aussi vous souhaitez accueillir

un stagiaire dans votre entreprise

Tous types d’entreprises et tous secteurs d’activités

- Stages de 5 mois

- Statut du stagiaire : boursier non rémunéré

- Age des candidats : de 18 à 30 ans

- Bourse mensuelle versée par le programme au stagiaire : 740 €

- Frais pour l’entreprise : cotisation exceptionnelle de 1250 € en guise de soutien à

l’opération Eurodyssée

- L’assurance responsabilité civile sur le lieu de travail incombe à l’entreprise

Contact : Bureau Eurodyssée, 04/221.42.74, uwe.eurodyssee@skynet.be

Advanced Coating, Advanced Mechanical and

Optical Systems, Artechno, Austral, Biox

Healthcare, Bolly Entreprise, Breuer Technical

Development, Centre Belge d'étude et de

documentation de l'eau, Centre d'Essais

Horticoles de Wallonie, Centre touristique et

sportif de Worriken, Chargaz, Clariant Benelux,

Coris Bioconcept, CRD, Decizium, Dow Corning,

Drever International, Eternum, Exploitation

forestière Bemelmans, Facozinc, Holiday Inn,

Hôtel Ibis, I-mage Consult, Immucor, Institut

Jules Destrée, Jigam Consulting, Kenomar,

Laboratoire Dutrecq, Laboratoire Ortis,

Lemonandpeps, Mahaux Photography,

Managetic, Martine Constant and Partners, Orga

Expo, Peugeot, PHI Vidéo Product, Phytesia,

Question de Goût, Revatech, Sobelco,

Technifutur, Technocité, Worldtravel BTI.


RUBRIQUE || ECOGESTION 35

Un SME dans l'Administration

La DGRNE encore plus «verte»

Un système de gestion de l’environnement peut également améliorer la qualité d’une

administration. En l’occurrence, il s’agit ici de la Direction Générale des Ressources

Naturelles et de l’Environnement (DGRNE). Rencontre avec Jean-François Rivez,

Coordinateur de la démarche.

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004

Propos recueillis par Denis VASILOV

Dynamisme wallon : Monsieur

Rivez, pourriez-vous présenter la

DGRNE en quelques mots

Jean-François Rivez : Notre administration

est compétente pour les matières

liées à l’environnement en Région wallonne.

Sans rentrer dans les détails,

nous avons en charge les politiques de

conservation de la nature, l’environnement,

notamment les déchets, la gestion

du sous-sol, la protection des sols

ainsi que l’exploitation des ressources

naturelles que sont l’eau et les forêts

wallonnes. Environ 400 personnes

sont concernées par cet enregistrement

EMAS (1) .

Pourquoi un système de gestion de

l’environnement à la DGRNE, dans

une administration

Plusieurs raisons à cela : tout d’abord

un règlement européen demande clairement

aux états membres de promouvoir

l’EMAS. En tant qu’organisme

compétent pour l’enregistrement de

l’EMAS en Région wallonne nous nous

devions de montrer l’exemple.

Ensuite, nous avons le souci de gérer

nos impacts sur l’environnement via

une meilleure gestion de nos bureaux,

et des missions de la DGRNE qui ont

un lien avec l’environnement. Suite à

la démarche EMAS, certaines de nos

missions ont d’ailleurs été revues vers

plus de maîtrise environnementale.

[1] Le règlement européen EMAS (Environmental

Management and Audit Scheme) fournit des

lignes de conduite à toute organisation désirant

gérer l’environnement de manière volontaire.

L’organisation qui adhère à un EMAS s’engage

sur les moyens d’arriver à une amélioration

continue de ses performances environnementales.

Ce référentiel est uniquement reconnu en

Europe.

Concrètement, vous vous y êtes pris

comment

Nous avons presque tout réalisé en

interne. Les grandes lignes ont été

données par la politique environnementale,

avec une vision de ce que

nous souhaitions accomplir. Suite à

l’analyse, réalisée notamment grâce

au concours de deux stagiaires écoconseillers,

nous nous sommes fixés

des objectifs. Cette étape a pris du

temps, nous avons vraiment dû sortir

la débroussailleuse pour retrouver

toutes les informations. Nous avons

pris en compte les activités de

bureaux, mais également les missions

de base de notre administration et

nous avons déterminé lesquelles

devaient être traitées prioritairement

via une méthode baptisée AMIE, prenant

en compte l’autonomie d’action,

les moyens humains et financiers et

l’impact environnemental. En filigrane

de la démarche, un consultant est

venu nous aider à formaliser au mieux

notre système, à prendre du recul.

Nous avons notamment profité de

l’existence d’une démarche qualité

ISO 9001 pour greffer un aspect environnemental

à plusieurs procédures.

Notre but est ici clairement d’utiliser

un seul système de management.

Quels avantages retirez-vous

concrètement du système

Notre enregistrement date de mars

2004, il est donc un peu tôt pour parler

de chiffres. Cependant, certains avantages

peuvent être dégagés : tout

d’abord, nous avons obtenu notre permis

d’environnement, inexistant jusque

là, et je souligne que nous avons été les

premiers en Wallonie à obtenir ce type

de permis. Ensuite, la mise en place de

l’EMAS a amélioré notre façon de communiquer,

tant en interne qu’en externe,

et enfin nous avons mis en place des

améliorations dans la gestion environnementale

des bureaux, notamment au

niveau des déchets.

Vous avez certainement rencontré

des difficultés…

La plus grande difficulté a été de faire

comprendre au personnel l’intérêt de

la démarche. Le fait que celle-ci n’allait

pas dans une logique de contrôle mais

bien dans celle d’une amélioration. Un

autre frein a été de dépasser le cadre

de la gestion interne des bureaux et

d’inclure nos missions dans l’analyse.

Comment avez-vous résolu ces

problèmes

Essentiellement en communiquant.

Via des e-mails, l’intranet, des séances

d’information et des réunions de travail.

Nous avons également adapté

notre vocabulaire : de procédurier, il

est devenu plus axé sur la manière de

faire. Et puis, nous avons mis en place

des correspondants, des relais dans

les différents services pour les questions

de qualité, sécurité et environnement.

Des développements futurs

Atteindre nos objectifs pour cette

année, et réaliser les améliorations au

sujet des remarques émises par notre

vérificateur en mars dernier. Il y a du

pain sur la planche… ||

Cellule de coordination du "Fil de l’éco-gestion"

Marcel Gehlen (responsable), Véronique Barry,

Catherine Dubois, Florence Gillmann, Denis

Vasilov

• Tél. 010/47.19.60

• E-mail : ecogestion@uwe.be

• www.ecogestion.be

Créé à l’initiative du Ministre wallon de

l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et

de l’Environnement, le "Fil de l’éco-gestion" vise

à promouvoir des systèmes de management

environnemental (ISO 14001 et EMAS) auprès

des PME wallonnes.


36 RUBRIQUE || ENVIRONNEMENT

180 entreprises concernées en Wallonie

Eviter le «dumping environnemental»

Un nouveau terme est venu enrichir le vocabulaire environnemental :

l’acronyme IPPC, pour «Integrated Pollution Prevention and Control».

En Wallonie, environ 180 installations industrielles sont concernées.

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004

Par Stéphane HENNEBERT

Vous risquez beaucoup ces prochains

mois d’entendre parler de «la

Directive IPPC». Il s’agit d’une Directive

européenne de 1996 relative à la

prévention et à la réduction intégrée

de la pollution (en anglais, Integrated

Pollution Prevention and Control).

L’objet Toutes les installations industrielles

visées par cette Directive doivent

obtenir un permis des autorités compétentes

au sein des états membres.

Ce permis est basé sur le concept des

meilleures technologies disponibles et

intègre l’ensemble des impacts environnementaux

de l’établissement.

Depuis octobre 1999, la Directive

s’applique à toutes les nouvelles installations,

les installations existantes

ayant jusqu’au 31 octobre 2007 pour

s’y préparer. En région wallonne, le

décret du 11 mars 1999 sur le permis

d’environnement et ses arrêtés d’application

transposent les principales

impositions de cette Directive. Environ

180 installations industrielles (industries

chimiques, cimenteries, fonderie,

CET, sucreries,…) sont concernées, en

plus de quelques élevages intensifs.

Les mêmes règles pour tous

L’objectif principal est d’obtenir, dans

tous les pays membres de l’Union

Européenne et au plus tard le 30

octobre 2007, un niveau de protection

et de performances environnementales

efficace et identique pour les

20.000 entreprises européennes

concernées.

Pour y arriver, la Directive prévoit donc

des règles de base à suivre pour harmoniser

les conditions d’exploiter et

faire en sorte que celles-ci s’appuient

sur les Meilleures Technologies

Disponibles (MTD) : le résultat de

l’échange d’information sur les MTD,

entre les représentants des Etats

membres et de l’industrie, prend la

forme de documents appelés

«BREFs» (disponibles sur le site

http://eippcb.jrc.es).

L’UWE vous informe

Le 30 septembre 2004, aux Moulin de Beez à Namur, un séminaire sera organisé à

l’attention des entreprises concernées afin d’apporter des précisions sur les exigences

de la directive IPPC, sur l’utilisation des informations relatives aux Meilleures Technologies

Disponibles renseignées dans les documents européens et sur la procédure de

révision des permis. Infos : Didier NIBELLE, voir coordonnées ci-dessous.

L’Europe demande également que les

autorités compétentes fixent :

- des obligations fondamentales à

l’exploitant concernant la prévention

des pollutions, la gestion des

déchets, de l’énergie, la remise en

état du site à la fin de l’exploitation…,

- des valeurs limites d’émissions

et/ou des prescriptions techniques,

- des conditions plus sévères si des

normes de qualité environnementale

l’exigent,

- des mesures relatives aux conditions

anormales de fonctionnement,

- des exigences en matière de surveillance

des rejets (méthodologie

de mesure, fréquence, procédure

d'évaluation, obligation de fournir à

l'autorité compétente les résultats

des contrôles).

Sont également établis des principes à

respecter en matière de demande, de

délivrance et de modification des permis.

La transparence est de mise :

l’accès à l’information et la participation

du public à la procédure d’autorisation

est prévue, ainsi que la tenue

d’un registre européen des émissions

polluantes dans l’air et dans l’eau

(http://www.eper.cec.eu.int).

La Wallonie s’organise

En Wallonie, le décret sur le Permis

Environnement et ses arrêtés d’exécution

permettent de répondre à un

grand nombre de ces obligations

En décembre 2003, le Gouvernement

wallon a approuvé une convention

cadre avec les acteurs socio-économiques

(dont l’Union Wallonne des

Entreprises), prévoyant notamment

une mission d’assistance à la mise en

œuvre de la Directive IPPC et la sensibilisation

aux MTD. Dans ce cadre et

afin de respecter les délais imposés,

une cellule IPPC, rassemblant des

experts de l’administration et 2

conseillers de l’UWE, a été créée en

février 2004.

Les missions de cette cellule sont :

- préparer le réexamen des autorisations

des établissements IPPC

- réexaminer les conditions d’exploiter

des établissements IPPC autorisés à

fonctionner au-delà du 30 octobre

2007 et si nécessaire, proposer la

modification des conditions d’exploiter.

- remettre des avis concernant l’application

immédiate des exigences de

la directive pour toute demande de

nouveaux permis, de renouvellement,

des installations IPPC,

- diffuser les informations relatives

aux MTD et aux exigences de la

Directive. ||

Plus d’infos sur http://europa.eu.int/comm/

environment/ippc/index_fr.htm

Cellule des Conseillers en Environnement

Didier Nibelle (responsable)

• Tél. 010/47.19.43

• E-mail : conseillers@uwe.be

• www.uwe.be

La Cellule des Conseillers en Environnement

est financée par la Région wallonne.


DEMAIN || COMMUNICATION 37

Lire, surfer, communiquer…

Plus l'entreprise et sa prospérité économique auront de l'importance,

plus les personnes qui y travaillent prendront de l'importance

[Vaclav Havel]

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004

1.Le Portail Wallon de la Qualité

Conçu sous la forme d'un réseau, le Mouvement Wallon

pour la Qualité (MWQ), a été fondé en juin 1999 à Namur,

en vue de coordonner la promotion de la Qualité auprès de

l'ensemble des organisations socio-économiques wallonnes

et contribuer ainsi au développement de la Wallonie. Son

Portail internet vient d’être «relooké» en fonction de la

nouvelle charte graphique de la Région wallonne. Il a été

structuré sur base des attentes et besoins du public : accès

à l’information plus rapide, graphisme convivial, ergonomie

plus efficace. Qu’y trouve-t-on Des informations dans

divers domaines tels que l’environnement, la santé, la

sécurité, l’enseignement, les normes et référentiels. Bien

pratique : un agenda tenu à jour, un relevé des aides et des

formations, des brochures et des guides à commander en

ligne.

>> www.mwq.be

1

2

2.e-gouvernement et simplification

administrative : guide des bonnes

pratiques

Certains services administratifs wallons ont pris des initiatives

intéressantes qui structurent la démarche d’ensemble

de simplification. Cette brochure décrit, en vue de les partager,

30 «bonnes pratiques» transférables à d’autres. Dans

certains cas, les utilisateurs «entreprises» ont été associés

en amont des réformes : lisibilité des formulaires, incitants

financiers à la formation des travailleurs…

>> Ministère de la Région wallonne,

numéro vert : 0800 11 901

4.Le passage en société

Entièrement consacré au passage et à la gestion en société

d’une activité souvent issue de la personne physique, cet

ouvrage fera office d’un véritable Vade Mecum. Son approche

complète, pragmatique et dynamique intéressera tant les

comptables, avocats, conseils fiscaux etc. que les indépendants,

futurs gérants et administrateurs de sociétés qui y

puiseront réponses et conseils pertinents dans le cadre d’une

optimisation patrimoniale, fiscale et sociale. L’auteur alterne

développements techniques et cas pratiques, rendant ainsi

son ouvrage accessible à un très large public.

>> Emmanuel Degrève, Editions de la Chambre de

Commerce et d’Industrie (www.ecci.be)

3

3.Entreprendre :

rêves et

cauchemars

Dans le jargon internet, un «blog» est un journal disponible

sur le web. Il en existe des milliers, mais allez vite faire un

tour sur celui de Pascal Leurquin, le patron du Groupe tournaisien

Evadix ! Né en 2000 après un MBO sur certaines

activités logistiques de Casterman, Evadix a aussi repris en

2003 les activités d'impression et de brochage de l'imprimerie.

En 5 ans l’effectif est passé de 40 personnes à 350.

Pour Pascal Leurquin, "même si les cauchemars sont monnaie

courante, créer son entreprise c'est vraiment le rêve !

C'est ce que j'aimerais partager avec vous par l'intermédiaire

de ce blog. Les aventures, les succès, les échecs,

les doutes, les coups de gueule et les coups de blues.

Ce que j'ai envie d'appeler tout simplement :

«Entreprendre : rêves et cauchemars»"...

>> http://pascalevadix.blogs.com

Les faits scientifiques clairs et impartiaux

Oui ou non le climat a-t-il changé au cours des 100 dernières années

Quels sont les risques posés par le mercure sur l'environnement et la

santé Les substances chimiques dans l'environnement ont-elles des

effets sur notre système hormonal Voilà le genre de questions auxquelles

s’attache à répondre ce site Internet, géré par la Fondation

GreenFacts dont les membres sont différents intervenants des débats

sur l'environnement et la santé (institutions scientifiques, organisations

environnementales et de santé et groupes industriels). Le site présente

des résumés clairs et fidèles, accessibles pour les non-spécialistes,

des meilleurs documents scientifiques publiés auparavant.

>> www.greenfacts.org

4


38 DEMAIN || QUATRIÈME POUVOIR

Didier Hamann, Rédacteur en chef Sud Presse

"Nous sommes acteurs du développement économique"

Didier Hamann dirige la rédaction d'un groupe de presse constitué de 6 titres qui se

déclinent en 12 éditions régionales. Son credo Un journal doit dépasser le rôle de simple

spectateur pour jouer une dynamique dans sa région. Ce jeune quadragénaire est de ceux

qui pensent qu'un journal peut cristalliser les énergies.

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004

Par Madeleine DEMBOUR

Comment les médias francophones

parlent-ils des entreprises wallonnes

Quels moyens humains et

matériels investissent-ils pour couvrir

l’actualité de nos PME et

grandes entreprises Quels rôles

jouent-ils dans l’accompagnement

du développement économique

wallon

Après Le Soir, RTL, L'Echo, la RTBF,

Vers l'Avenir et Canal Z, Dynamisme

Wallon poursuit ses rencontres avec

les média. Selon la règle de l'alternance

écrit/audio-visuel, ce mois-ci est

consacré à la presse écrite.

Avec 6 titres de presse qui se déclinent

en 12 éditions, 152 journalistes

et 450 correspondants locaux, un leadership

affirmé dans les villes de

Mons, Charleroi et Liège, le Groupe

Sud Presse «investit» considérablement

dans sa région. A l'heure où l'information

gratuite gagne de plus en

plus de terrain (Internet, journaux

toute-boîte etc.), la stratégie de Sud

Presse est d'offrir ce que les autres

n'offrent pas : l'information de proximité.

Diplômé en journalisme et formé à

la gestion d'entreprise, vous êtes à

la fois un homme de lettres et de

chiffres, ce qui est plutôt rare dans

le métier de journaliste. Pourquoi

cette dualité Que vous apporte-telle


Didier Hamann : Je suis effectivement

un amateur de lettres qui aime la

«belle» écriture, mais ne répugne pas

à parler chiffres ! Depuis toujours je

suis un passionné de l'information

économique et j'aime expliquer des

choses concrètes à des gens qui n'ont

pas nécessairement une formation

économique : les placements, la fiscalité

etc. Je me suis toujours fait un

point d'honneur de traduire des sujets

complexes sans pour autant les bêtifier.

Car des journaux grand public

comme ceux de Sud Presse ne doivent

pas éviter de parler des choses

compliquées.

Dans le domaine de l'économie, les

choses sont devenues plus difficiles à

expliquer ces dix dernières années,

notamment du fait de la mondialisation.

Je sens d’ailleurs une moins

grande passion, chez les jeunes journalistes,

pour l'information économique,

l'interprétation des chiffres etc.

Après une double formation suivie à l'ULB, l'une en journalisme et l'autre en gestion

d'entreprise, le Bruxellois d'origine hennuyère Didier Hamann (40 ans, 2 enfants)

débute sa carrière en 1986 comme journaliste puis responsable d'édition au

«Journal/Indépendance Le Peuple», un titre aujourd'hui disparu.

Il collabore également au journal Le Soir. Amateur de lettres comme de chiffres,

il quitte l'information locale en 1990 pour se tailler une place dans le journalisme

économique, notamment au magazine L'Instant. En 1993 il est nommé Chef

d'Information à La Dernière Heure, avant de rejoindre le Groupe Sud Presse en 1998,

dont il devient le Rédacteur en chef en octobre 2001.

Généralement les jeunes journalistes

débutent dans l'information locale,

puis après 4 ou 5 ans ils se ruent sur

l'international, la culture etc. Dans

mon cas, j'ai souhaité tailler ma niche

dans un domaine où les autres

n'allaient pas.

Vous dites qu'il est difficile de

trouver des journalistes intéressés

par l'économie. Mais qu'en est-il des

lecteurs

L'intérêt est grand car pour les gens,

l'économie est toujours à la base de

leur emploi, de leur revenu, de leur

consommation etc. En ce sens l'intérêt

est immédiat. La question porte

davantage sur le traitement à réserver

à cette info économique. Il y a 10 ans

les lecteurs aimaient qu’on leur

raconte les grandes histoires, les

sagas, avec des personnages comme

De Benedetti etc.

Aujourd’hui, ce que j’essaie vraiment

d’insuffler, c’est le fait que chacun

peut être acteur de sa vie et qu'il

peut poser des choix. Ce raisonnement

vaut pour nos journaux, qui ne

sont pas seulement des spectateurs

qui rendent compte de l’actualité. Je

suis de ceux qui pensent qu’un journal

peut jouer une dynamique dans

une région, cristalliser des énergies,

transformer l’image. Je table aussi

beaucoup sur le secteur privé – les

patrons, les employeurs – pour entrer

avec nous dans cette dynamique.

Vous souhaitez insuffler une

dynamique à travers vos journaux.

Concrètement

Je vais prendre quelques exemples qui

ont trait à notre cahier Emploi du


Se voulant acteur à part entière du développement

économique wallon, le Groupe Sud Presse entend

rompre avec le discours négatif : portrait d’entreprises

et de patrons qui embauchent, offre d’espace

publicitaire et rédactionnel aux créateurs d’entreprises,

publication de CV… Didier Hamann table aussi

beaucoup sur le secteur privé – les patrons, les

employeurs – pour entrer avec lui dans cette dynamique.

DEMAIN || QUATRIÈME POUVOIR 39

samedi. Après y avoir évoqué la vie des

entreprises wallonnes pendant un an,

nous avons lancé le projet «Ici on

embauche». Pendant 6 mois nous

avons publié des articles sur des entreprises

wallonnes prêtes à engager. Le

but était de rompre avec le discours

négatif du style «y a pas d’emploi». Le

message que je voulais faire passer est

que le marché de l’emploi n’est pas du

tout statique : en ayant des gens de

qualité et des entreprises de qualité, ce

marché peut croître. Evidemment cette

rubrique a aussi mis en lumière des

problèmes qualitatifs puisque des

places vacantes n’arrivent pas systématiquement

à trouver preneur.

Le projet «100 CV à la une»,

c’est le même principe

Oui. Après «Ici on embauche», on

s’est lancé dans cette nouvelle opération.

Nous donnons la possibilité de

publier des CV sur une grille que nous

avons pré-établie. Nous passons une

sorte de contrat : on publie votre CV,

on vous offre le journal et un coaching

et en échange vous vous engagez à

nous communiquer les démarches que

vous faites. Le monde patronal joue

bien le jeu. Notamment du côté de

Liège où nous sommes tombés sur un

groupe de patrons très motivés par

notre démarche et qui a parfaitement

compris tout l’intérêt de changer

l’image d'une région avec la presse

quotidienne régionale.

A Mons nous débutons un projet

encore plus ambitieux : dans une

région qui compte 28% de chômeurs,

notre journal La Province offre un

espace publicitaire de 5.000 euros à

toute nouvelle entreprise. Cette offre

est couplée avec du rédactionnel, soit

3 articles étalés sur un an. C’est

comme ça que nous avons découvert

l’existence d’une nouvelle PME montoise

qui exporte en Chine.

Concrètement, quel est votre

dispositif rédactionnel pour l’économie

Comment vous organisezvous

au niveau des rédactions

Sud Presse

Emploi salarié : 300

Journalistes : 152 (50 femmes et 102 hommes)

Correspondants locaux : 450

Diffusion payante : 135.000 exemplaires (6 titres/12 éditions)

Propriétaire : Groupe Rossel à 100%

Faits notables : - Restructuration en 2003. - Reprise de Nord-Eclair. - Lancement des

éditions du dimanche. - Sortie de magazines et produits dérivés du journal : Standard

Magazine, Dictionnaire de l'affaire Dutroux, Anderlecht Magazine.

Personnes de contact :

Rédaction générale : Michel Royer 081/208.365, michel.royer@sudpresse.be

La Meuse

- Liège : Louis Maraite 04/220.08.40, louis.maraite@sudpresse .be et

Redliege.Lameuse@sudpresse.be

- Huy-Waremme : Muriel Sparmont 085/71.03.44, Redhuy.Lameuse@sudpresse.be

- Verviers : Luc Gochel 087/31.71.30, Redverviers.Lameuse@sudpresse.be

- Luxembourg Frédéric Bach : Arlon : 063/41.00.70, Marche 084/31.10.54,

Redluxembourg.Lameuse@sudpresse.be

Le Quotidien (Namur) : Marc Durant 081/208.379, red.Lequotidien@sudpresse.be

La Nouvelle Gazette

- Charleroi : Démétrio Scagliola 071/276.479 et Martine Parez 071/276.430,

Redcharleroi.nouvellegazette@sudpresse.be

- Sambre et Meuse : idem Charleroi, Redsambremeuse.Nouvellegazette@sudpresse.be

- Centre : Christian Meute 064/23.76.00, Redcentre.Nouvellegazette@sudpresse.be

La Province : David Flament 065/39.49.70, Red.Laprovince@sudpresse.be

La Capitale : Didier Swysen 02/225.56.00, Red.Lacapitale@sudpresse.be

Nord Eclair

Notre équipe centrale basée à Namur

suit bien sûr les grands dossiers. Mais

notre force est d’être dans les régions.

Nous voulons accompagner le frémissement

économique. Dans chacune de

nos éditions importantes, nous avons

des journalistes attachés spécifiquement

à l’économie, ce qui traduit

l’attention que nous y portons.

Je voudrais conclure par un message

aux patrons. Ne laissez pas le monopole

de la communication aux organisations

représentatives du personnel.

Communiquez ! Utilisez davantage les

médias, ceci dans le bon sens du

terme évidemment. La presse quotidienne

est un formidable moyen de

communication vers le grand public. ||

- Tournai : Daniel Foucart 069/22.81.71 redtournai.nordeclair@sudpresse.be

- Mouscron : Jean-Michel Soupart 056/85.24.70,

redmouscron.nordeclair@sudpresse.be

Le mois prochain : Pierre Poullier

rédacteur en chef de BFM


40 DEMAIN || PRATIQUE

Vos échéances

en septembre 2004

Voici une proposition de calendrier reprenant tant les dates légales (en gras) à respecter que d’autres

plus informelles (en italique), mais néanmoins importantes. Elles sont issues de l’observation de

plusieurs chefs d’entreprise. A intégrer dans votre agenda pour ce mois de septembre !

Dynamisme Wallon Juillet-Août 2004 Par Olivier KAHN, Manager du réseau Espace Indépendant 065/33.60.27 ou 071/70.13.08

Semaine 36

1

> Prendre le temps de renforcer son information

et compétences : choix d’une formation

d’approfondissement / de rappel

MERCREDI

Semaine 37

2

> Tenue du livre centralisateur (août)

JEUDI

3

> Recueil d’informations sur les prochains

salons professionnels

VENDREDI

6LUNDI

Semaine 38

15

> Paiement du précompte professionnel d’août

(régime mensuel)

MERCREDI

Semaine 39

20

LUNDI

> Paiement du 2e acompte ONSS du

3e trimestre (régime mensuel)

> Tenue du livre centralisateur d’août

Envoi des factures de vente d’août

Réalisation des rappels de paiement

> Préparation des documents pour l’élaboration

de la déclaration TVA (régime mensuel)

10

> Dépôt du questionnaire statistique d’août

(entreprises industrielles)

VENDREDI

24

VENDREDI

Semaine 40

30

JEUDI

> Dépôt de la déclaration TVA du mois d’août et

paiement du solde (régime mensuel)

> Paiement du 2e acompte TVA du 3e trimestre

(régime trimestriel)

> Dépôt de la déclaration intrastat d’août

> Réalisation d’un back-up informatique

général sur un support externe

> Recueil d’informations relatives aux offres des

concurrents (demandes de documentation,

visite des sites Internet, ...)

> Paiement des cotisations sociales du

3e trimestre (indépendants/dirigeants)

Extraits du "Planning de l’Indépendant et du Dirigeant d’entreprise"

La période estivale a permis de faire le point. Rappelons quelques

principes de gestion du temps :

- Préparer chaque semaine et planifier chaque matin sa journée.

- Avoir un seul agenda. Ne pas le remplir à 100% (imprévus).

- Faire une seule chose à la fois. Prévoir des moments d’isolement

pour permettre une concentration maximale.

- Regrouper les tâches de même nature : appels téléphoniques,

visites clientèle, élaboration de devis,…

- Réaliser les tâches d’un niveau intellectuel ou de concentration

élevé aux moments les plus productifs (fonction de chacun).

- Commencer la journée par les tâches les moins agréables ou les

plus stressantes. Le reste de la journée sera «libéré».

- Standardiser tout ce qui peut l’être : factures, courriers, grilles de

calculs, …

- Déléguer, sous-traiter toute tâche qui ne rentre pas dans ses

compétences directes.

- Suivre son emploi du temps le plus précisément possible en

faisant le point au jour le jour. Utiliser des «fiches d’heures» pour

comptabiliser son emploi du temps.

Le 4e trimestre doit permettre de se remettre «à flots» et de penser

à son information et sa formation.

• Pour choisir la bonne formation :

- Définir les objectifs à atteindre.

- Déterminer le volume d’heure maximal disponible, tant sur le plan

professionnel que privé.

- Faire approuver la décision de se former par ceux qui partagent

la vie privée.

- Rechercher via Internet les centres de formation qui peuvent

répondre aux besoins formulés et faire préciser les éléments

suivants :

✔ Objectifs (approche technique ou pratique )

✔ Programme (adapté à deux objectifs )

✔ Public (profil des participants : semblable au vôtre )

✔ Formateurs (profil des formateurs : praticiens ou «professeurs» )

✔ Diplôme (attestation Reconnaissance officielle )

✔ Coût (documentation comprise )

✔ Horaire : compatibilité avec le rythme de vie professionnelle et

familiale

• Les frais de formation sont déductibles si trois conditions sont

respectées :

- Il doit exister un lien direct entre la profession et la formation

suivie.

- Le perfectionnement doit être «efficace et nécessaire». Ces

termes sont entendus au sens large et sont des questions de

faits.

- Les frais ne peuvent pas être déraisonnablement élevés. Le fisc

ne peut juger de l’opportunité des frais, mais ceux-ci ne peuvent

cependant outrepasser de manière déraisonnable les besoins

professionnels.


45

1/2 horizontale

PUB

CBR GRoUP

.................................................................................

.................................................................................

.................................................................................

Envoyez vos colis

.................................................................................

en un simple «clic»

.................................................................................

.................................................................................

Développé par la société bruxello-namuroise Valtech, le site

.................................................................................

www.trucksharing.com est une bourse virtuelle de transport qui permet

.................................................................................

l'expédition, 24 heures sur 24 et d'un simple clic (avec mémorisation

.................................................................................

des adresses de livraison), de colis de moins de 30 Kg.

.................................................................................

Réseaux TIC : les Wallons, Lorrains et La dizaine de transporteurs belges indépendants qu'il regroupe offre

.................................................................................

Luxembourgeois unissent leurs forces des tarifs compétitifs, basés non pas sur le poids mais sur l'adresse de

.................................................................................

départ et d'expédition. Complément idéal des sites d'e-commerce, ce

.................................................................................

service assure également une traçabilité (suivi) des envois et peut être

.................................................................................

Le 24 juin, l'Infopole wallon des Systèmes d’Information et de

intégré à tous les systèmes d'exploitation des entreprises.

.................................................................................

Communication a signé une Convention de partenariat avec le Centre

.................................................................................

Régional d’Innovation et de Transfert de Technologie (CRITT TTI) de

.................................................................................

Lorraine et le Centre de Recherche Public Henri Tudor (CRPHT) du

.................................................................................

Grand-duché de Luxembourg. Cet accord permet à toute organisation

.................................................................................

(entreprise ou centre de recherche), membre d’une des entités d'être

.................................................................................

CMI fait peau neuve

mise en relation avec des initiatives de R&D en cours dans la zone

.................................................................................

couverte par l’ensemble des trois réseaux. Parmi les autres projets

.................................................................................

des nouveaux partenaires, citons notamment : la création d'une base

Né en 1983 de la filialisation de l’activité «Construction mécanique» de

.................................................................................

commune d’appels d’offres et à partenariats, la gestion d'un annuaire

Cockerill, CMI est aujourd’hui un Groupe indépendant qui compte 49

.................................................................................

et d'un calendrier de manifestations communs, le montage de projets

sociétés dans 17 pays et occupe plus de 2.000 personnes. Ses spécialités

ont évolué vers l’ingénierie et la maintenance dans l’énergie, la

.................................................................................

européens...

.................................................................................

défense et l’industrie. Le 10 juin dernier, dans la foulée de cette évolution

récente et de ce nouvel essor, le Groupe serésien a présenté

.................................................................................

.................................................................................

officiellement sa nouvelle identité, exprimée par un nouveau nom

.................................................................................

– Cockerill Maintenance & Ingénierie (en abrégé CMI) – et un nouveau

.................................................................................

logo, correspondant mieux à son envergure internationale…

.................................................................................

.................................................................................


1/1

PUB

partena

More magazines by this user
Similar magazines