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MONTAGNE

TABLE DES MATIÈRES

DESCENTE

LE TEST ULTIME :

DANS LA PEAU D’UN DESCENDEUR

DE COUPE DU MONDE

ÉQUIPE DIRT/NORCO GRANDE-BRETAGNE

BEN REID

DAN STANBRIDGE

DUNCAN RIFFLE

4

P. 5

ÉQUIPE INTERNATIONALE NORCO

JILL KINTNER

BRYN ATKINSON

AURUM

ÉQUIPE NORCO

PROGRAMME USINE / PROGRAMME BMX / ATHLÈTES INDÉPENDANTS

DIRT JUMP

FREERIDE

SOUS LES FEUX DE LA RAMPE :

COMMENT LE NORTH SHORE DE VANCOUVER

A CHANGÉ NOTRE FAÇON DE ROULER

TRUAX

29 PO

OPINIONS EN ROTATION :

LA VÉRITÉ À PROPOS DES TAILLES DE ROUE

SHINOBI

TRAIL

EN QUÊTE DE LIBERTÉ :

ESCAPADE DANS L’ARRIÈRE-PAYS

DE LA COLOMBIE-BRITANNIQUE

SIGHT

BMX

P. 7

P. 8

1

P. 12

14

P. 16

18

P. 2

22

P. 25

28


LE TEST ULTIME :

DANS LA PEAU D’UN DESCENDEUR

DE COUPE DU MONDE

TEXTE : CADEYRN CRAIG

PHOTOS : JONATHAN DUNCAN, BEN REID, ALISTAIR BECKETT ET SVEN MARTIN

F

ermez les yeux et imaginez-vous sur la selle de votre vélo.

Vous portez l’attirail complet du descendeur – casque

intégral, protecteurs et habit de descente – vous êtes prêt

à passer à l’action. Vous regardez au sol; votre vélo repose

sur une grande feuille de contreplaqué. Cette pièce de bois

forme le plancher de la cabane de départ d’une Coupe du

monde UCI. Aujourd’hui, cest jour de compétition. À côté

de vous, quelqu’un fait le décompte alors que le compte à rebours de

l’horloge de départ est enclenché. « Dix » dit-il. Vous levez les yeux pour

examiner ce qui se trouve devant vous au-delà du portillon de départ. Au

pied de la rampe se trouve une piste figurant parmi les plus inclinées, les

plus difficiles et les plus techniques du monde. Une section rocailleuse

vous mène vers une chute qui elle vous mène vers une autre section

rocailleuse, des racines abruptes en dévers qui menacent de vous faire

déraper tête première dans un arbre et des sauts qui vous propulsent

une dizaine de mètres dans les airs à plus de 50 km/h.

Votre coeur bat la chamade; son boum-boum-boum résonne jusque dans

vos tympans. « Cinq » annonce la voix. Et voilà, le point culminant de

mois d’entraînement et de préparation. Vos commanditaires comptent

sur vous, vos amis vous acclament et cette course, vous la voulez plus

que tout. Vous posez les pieds sur vos pédales et vous vous élancez de

la plateforme vers le bas de la rampe abrupte, franchissant au passage

le faisceau du capteur qui déclenche le chronomètre. Dans moins de

trois minutes, tout sera terminé – en fait, seulement si vous réussissez à

atteindre le bas de la pente.

C’est la Coupe du monde; un festival de vitesse pure où tous les coups

sont permis et que les meilleurs descendeurs de la planète bravent sur

une base hebdomadaire. C’est le pinacle de la descente de compétition,

le (sans trop vouloir tomber dans les clichés) Saint Graal du sport. Seule

la crème des athlètes finit par intégrer le circuit, mais rien n’est garanti.

Plusieurs coureurs prometteurs se pointent à chaque épreuve dans

l’espoir de se qualifier, mais la plupart échouent. Si vous ne vous qualifiez

pas, vous bouclez vos valises et vous passez à la prochaine course en

espérant obtenir un meilleur résultat.

Ici, tout le monde est bon, chaque coureur est un « naturel ». La différence

entre être bon et excellent réside dans l’entraînement et l’état d’esprit.

Pouvez-vous faire abstraction de votre dernière chute, pouvez-vous

faire le vide, êtes-vous capable d’aller au-delà de vos peurs et de vous

concentrer Pouvez-vous rouler à la limite sans tomber dans l’abîme

Êtes-vous capable de faire taire la petite voix dans votre tête Plus vite,

plus vite… tu n’es pas assez rapide, cette erreur vient de te coûter la victoire.

Qu’est-ce que tu fais Merde… un arbre!

Les bons coureurs font preuve de constance. Les dix premiers sont

normalement des habitués, tandis que les 70 autres sont un mélange

d’aspirants et de recrues n’ayant pas encore maîtriser parfaitement leur

discipline. Affamés, les petits nouveaux talonnent les vétérans pour leur

montrer de quoi ils sont capables. Des dixièmes de seconde séparent le

gagnant des perdants et la pression ressentie par la plupart des coureurs

ferait craquer le commun des mortels comme un oeuf Cadbury.

Sur la piste, votre esprit est votre pire ennemi. Il tente de vous distraire

et d’attirer votre attention ailleurs que sur la tâche à accomplir. Les

questions virevoltent dans votre tête. Et je fais quoi si je me blesse Où

donc est rendue la ligne que j’ai vue tout à l’heure J’ai perdu du temps

4


ÉQUIPE DIRT/NORCO

GRANDE-BRETAGNE

DAN

STANBRIDGE

BEN

REID

DUNCAN

RIFFLE

dans ce virage… Ça y est, la course est terminée. Les descendeurs qui peuvent

se concentrer et oublier les distractions, ce sont eux qui triomphent.

« SUR LA PISTE, VOTRE ESPRIT EST VOTRE

PIRE ENNEMI. IL TENTE DE VOUS

DISTRAIRE ET D’ATTIRER VOTRE ATTENTION

AILLEURS QUE SUR LA TÂCHE À ACCOMPLIR. »

La morte saison est courte et la plupart des descendeurs passent leur temps

limité à dénicher des commanditaires, s’entraîner et essayer de réunir les

ressources pour reprendre l’odyssée la saison suivante. Seuls les rares qui

se trouvent au sommet ont le luxe de pouvoir se concentrer uniquement sur

l’entraînement. L’avenir n’est jamais coulé dans le béton; une blessure ou un

accident à l’entraînement peut rapidement assombrir les rêves d’une saison.

Malgré le risque, les défis financiers et le chemin à parcourir, les coureurs

reviennent chaque fois. Ils iraient jusqu’en enfer pour avoir la chance de

compétitionner au plus haut niveau.

Tandis que vos roues franchissent le seuil du portillon de départ et que votre

vélo s’incline sur la rampe, vous laissez tout derrière vous. Les descendeurs

sont une espèce rare; ils empruntent à la fois au casse-cou, à l’athlète et au

maître zen. Ils sont au sommet de leur art, mais seulement quelques-uns

finissent par grimper sur le podium et moins encore réussissent à le faire

avec constance. Pourquoi le font-ils alors Voilà la question qui vous vient

probablement à l’esprit. La réponse est toute simple : ils adorent le vélo. Et

ça, c’est dur à battre!

ÉQUIPE DIRT/NORCO GRANDE-BRETAGNE

5


ÉQUIPE

INTERNATIONALE

NORCO

JILL

KINTNER

DATE DE NAISSANCE : 24/10/81

DISCIPLINE : DESCENTE

• 3 fois championne du monde - vélo de

montagne

• 9 fois championne des États-Unis

• Médaillée de bronze aux Jeux

olympiques de 2008 - BMX

BRYN

ATKINSON

DATE DE NAISSANCE : 09/12/82

DISCIPLINE : DESCENTE

• Nombreux top 10 en Coupe du monde

et aux Championnats du monde

• 32 podiums internationaux

• 2 fois champion de l’US Open

• Champion au cumulatif du Pro GRT en

2010

• 7e aux Championnats du monde de

Livigno en Italie en 2005

ÉQUIPE INTERNATIONALE NORCO

7


COMMANDITAIRE

OFFICIEL DE L'ÉQUIPE

SUR LA COUPE DU MONDE

: SVEN MARTIN CYCLISTE : DAN STANBRIDGE (ÉQUIPE DIRT/NORCO GRANDE-BRETAGNE) - ENDROIT : VAL DI SOLE, ITALIE


TECHNOLOGIES

Bâti pour la Coupe du monde de descente,

l’AURUM a été conçu pour les friands de vitesse.

Si vous êtes obsédé par les pistes avec remontée

mécanique ou motorisée, la première chose que

vous remarquerez lorsque vous enfourcherez

l’AURUM, c’est la vitesse à laquelle il survole le

terrain, la facilité avec laquelle il enfile les virages

et la confiance qu’il inspire dans les sections

accidentées. Qu’il s’agisse d’épreuves de la Coupe

du monde ou de descentes au véloparc, l’AURUM

est incroyablement vif, étonnamment agile et

fabuleusement précis. Conçu pour décrocher l’or

duquel il tient son nom, c’est le vélo qu’il vous faut

si vous êtes du type véloce.

A.R.T. DESCENTE

VOTRE NOUVELLE COULEUR PRÉFÉRÉE :

En compétition, tout est une question de vitesse,

de capacité à franchir une distance donnée

dans le plus court laps de temps possible. Pour

exceller sur les parcours de descente modernes

où foisonnent racines, pierres et sauts, un

vélo doit pouvoir miser sur une suspension

exceptionnellement performante. Lorsque

vous enfourcher un Aurum, vous remarquerez

immédiatement sa vitesse en terrain accidenté,

sa rapidité d’accélération et sa capacité à niveler

les irrégularités. Cette performance, elle vient du

système A.R.T. optimisé pour cette plateforme.

Nom signifiant or en latin, l’Aurum a été testé et développé sur le circuit de la

Coupe du monde. Axé sur la vitesse et la performance dans les virages, les deux

éléments qui permettent de remporter des épreuves, l’Aurum est le premier vélo

de descente à offrir le système GRAVITY TUNE qui procure une position parfaite

aux cyclistes de toutes les tailles.

Dans un sport où la performance prime, le

système GRAVITY TUNE représente une percée

majeure pour les descendeurs. Les philosophies

sur le positionnement ont souvent placé les

cyclistes de petite ou grande taille dans une

mauvaise position lorsqu’ils se tenaient debout

sur leurs pédales. En effet, la conception des

vélos tendait à modifier seulement la portée

selon la taille mais non la distance entre les

pédales et la roue arrière. Le centre de gravité

des cyclistes n’ayant pas la taille idéale se

retrouvait donc soit trop à l’arrière ou trop

à l’avant. Ils devaient composer avec des

caractéristiques de conduite moins qu’optimales,

ce qui les désavantageait par rapport aux autres

cyclistes dont le poids était correctement réparti.

Le système GRAVITY TUNE change

complètement cette philosophie en variant

proportionnellement la mesure arrière-centre (la

distance séparant le jeu de pédalier de l’essieu

arrière) ainsi que la portée en fonction de chaque

taille de vélo. C’est une solution simple à un

problème complexe qui signifie que peu importe

si vous utilisez un cadre de petite, moyenne ou

grande taille, vous profiterez des meilleures

caractéristiques de conduite possibles. De plus,

nous avons réalisé que ce système nous offrait

une occasion unique d’ajuster la suspension

en fonction du changement de poids du

cycliste, lequel survient généralement avec un

changement de taille de cadre.

Le résultat Un vélo offrant un positionnement

optimal et roulant incroyablement bien peu

importe que vous soyez de petite, moyenne ou

grande taille. Dans un sport où avoir le bon vélo

peut faire la différence entre une médaille d’or

et pas de médaille du tout, le système GRAVITY

TUNE vous promet une performance gagnante.


PROGRAMME

USINE

JAY HOOTS

DISCIPLINE : FREERIDE

RYAN LEECH

DISCIPLINE : TRIAL

DARCY TURENNE

DISCIPLINE : FREERIDE

NICK GEDDES

DISCIPLINE : DESCENTE

SAM DUECK

DISCIPLINE : SLOPESTYLE

MISLAV

MIRONOVIC

DISCIPLINE : SLOPESTYLE

LUDOVIC MAY

DISCIPLINE : DESCENTE

ANDREW

WATSON

DISCIPLINE : CROSS-COUNTRY

CATHERINE

VIPOND

DISCIPLINE : CROSS-COUNTRY

PROGRAMME

BMX

BEN

KAUFMANN

JAMES

VAN DE KAMP

DISCIPLINE : STREET/PARK DISCIPLINE : STREET/PARK

ATHLÈTES

INDÉPENDANTS

ANGIE

HOHENWARTER

DISCIPLINE : FREERIDE

OLLIE

BURTON

DISCIPLINE : DESCENTE

MIKE

HOPKINS

DISCIPLINE : FREERIDE

ÉQUIPE NORCO

11


SOUS LES FEUX DE LA RAMPE :

COMMENT LE NORTH SHORE DE VANCOUVER

A CHANGÉ NOTRE FAÇON DE ROULER

TEXTE : CADEYRN CRAIG

PHOTOS : MARGUS RIGA

I

l est difficile d’attribuer une valeur à la contribution du North Shore

de Vancouver au freeride moderne. Le Shore lui-même est l’un des

endroits les plus mythiques, craints et respectés dans le monde

du cyclisme. Niché dans les forêts denses qui habille les flancs

des montagnes Cypress, Fromme et Seymour, cet environnement

calme et tranquille contraste grandement avec les défis techniques,

tordus et stressants qui attendent les vététistes dans les sentiers

qui serpentent ce paysage séculaire. Repoussant les cyclistes, leur

équipement et les conventions jusqu’aux limites et même au-delà, cet endroit

unique est devenu une légende dans le monde du vélo.

Tout ça commença presque par hasard. Un aménageur de sentiers avait

construit des structures pour contourner des sections de forêt où il était difficile

ou impossible de rouler. Tous ceux qui roulèrent dessus adorèrent et réalisèrent

rapidement qu’ils venaient de découvrir un bon filon. Peu de temps plus tard, ils

construisirent des structures pour améliorer les sentiers, les élevant dans les

airs au-dessus du tapis forestier. Échelles, ponts et structures débloquèrent alors

un potentiel inexploité où les seules limites étaient celles de l’imagination des

aménageurs, le courage des vététistes et, à l’époque, l’équipement disponible.

L’aménagement de sentiers devint une obsession pour certains; on découvrit

de nouvelles façons de modifier les sentiers pour repousser le vélo jusqu’aux

limites absolues. C’était les débuts du Shore.

Pour protéger les précieux sentiers sur lesquels ils avaient trimé, les vététistes

et les aménageurs gardaient habituellement secret l’emplacement de ces petits

trésors. Seuls quelques privilégiés connaissaient l’emplacement des entrées

dissimulées et savaient comment y accéder. Mais pour les aventuriers de la

première heure, ce fut une époque de progression rapide et d’exploration. Ces

cyclistes avaient découvert une forme nouvelle d’expression et d’évasion. Le

vélo de montagne standard continua de gagner en popularité pendant qu’une

clique excentrique continuait sa petite affaire dans les recoins sombres du

North Shore, affairés à repousser les limites de leur sport. Pris dans l’excitation

de l’innovation et des limites à repousser, les sentiers continuèrent de se

développer alors que les échelles, les ponts et les structures créaient des

possibilités auxquelles personne n’avait jamais rêvé auparavant. Presque tout

était possible.

Comme pour toute bonne chose, le mot finit par se passer. Le reste du monde

du vélo commença à avoir vent de ce qui se passait sur le Shore. Des photos

commencèrent être publiées dans les magazines et des vidéos tournées sur le

Shore finirent par être vues du public. Ces « freeriders » accomplissaient sur des

vélos de montagne des prouesses que nul n’aurait pu imaginer. Les descentes

abruptes, les sauts et les structures démentes suscitaient l’intérêt des gens

de partout. Voir un cyclistes parcourir ces sentiers élaborés était un véritable

spectacle.

14


Les questions d’ordre légal infiltrèrent peu à peu

les conversations. Certains sentiers frisaient le

ridicule. Le freeride sur le Shore était devenu source

de responsabilité pour les propriétaires fonciers

et de crainte pour les résidents. Plusieurs voyaient

le freeride comme une pratique destructrice pour

l’environnement. Des activistes prirent sur eux de

saboter les sentiers et les structures, ce qui causa

bien entendu la grogne chez les vététistes et les

aménageurs locaux. Un conflit était imminent et le

risque de blessure croissait alors que les deux parties

commençaient à se défier.

Pantois, vous reteniez votre souffle tandis que ces

casse-cou roulaient sur des structures étroites

suspendues de façon précaire dans les airs. C’était

une façon différente de faire du vélo : lente,

technique, dangereuse. Des gens le remarquèrent.

Des aménageurs de sentiers et des vététistes des

quatre coins de la planète commencèrent donc à

imiter le style Shore.

Il ne fallut pas longtemps pour que les fabricants

de vélos se mettent à fabriquer des montures

spécifiquement conçues pour le Shore. Cet endroit

devint réputé pour sa capacité à détruire l’équipement

: les sauts qui aboutissaient directement sur des

surfaces planes prévalaient (les transitions n’avaient

pas encore été exploitées) et les descentes abruptes

et le caractère généralement brutal des sentiers

faisaient la vie dure aux premiers vélos du genre.

Semblables à des chars d’assaut, ces machines étaient

fabriquées pour encaisser les pires abus sur les

sentiers. Ces lourdes monstruosités ressemblaient à

des motos d’enduro sans moteur. Grâce à un meilleur

équipement, les sentiers poursuivirent leur évolution

et de plus grands sauts, des descentes plus abruptes

et des lignes plus risquées furent aménagés pour

amener les vététistes vers de nouvelles limites.

Un phénomène difficile à ignorer et qui ne fut pas

sans conséquences.

Plusieurs vététistes fréquentaient maintenant le

Shore. Cette culture unique du vélo de montagne,

semblable à celles de la planche à roulettes et de

la planche à neige à leurs premiers balbutiements,

venait de créer un nouveau mode de vie. Le Shore

devint alors une destination pour les vététistes du

monde entier et continua à croître en popularité. Les

sentiers et la technique des vététistes progressaient

plus rapidement que jamais, ils évoluaient. Les

aménageurs de sentier commencèrent à créer des

sentiers plus fluides, des transitions furent ajoutées

au pied des sauts, ce qui rendit possible l’exécution

de sauts encore plus impressionnants.

Mais le phénomène Shore prenait de plus en plus

d’ampleur. Pour certains, les sentiers étaient devenus

hors de contrôle. Les résidents s’inquiétaient.

Les sentiers comportaient maintenant des fossés

énormes, des abaissements vertigineux, des

ponts étroits suspendus très hauts au-dessus du

tapis forestier et des structures incroyables aux

conséquences désastreuses si la moindre erreur était

commise. Les vététistes se blessaient.

Le district de North Vancouver, mû par les

préoccupations du public et l’escalade du conflit,

décida de se mêler de l’affaire. Le désaccord avait

atteint un niveau tel qu’on discutait de la possibilité

de bannir le vélo sur le Shore. Les perspectives

étaient sombres, mais la ferveur des adeptes du

Shore était forte et un groupe d’ardents défenseurs

s’unirent pour défendre leurs sentiers bien-aimés.

Après tout, ceux-ci faisaient partie de leur identité :

ils étaient des vététistes du Shore.

Les défenseurs du Shore savaient quoi faire pour

toucher la sensibilité de leurs opposants; ils devaient

être rationnels s’ils voulaient sauver leur terrain de

jeu. C’est donc dans cet esprit qu’ils présentèrent

l’idée suivante : ce qui se passait sur le Shore

rapportait autant au district qu’aux résidents de

l’endroit. Le Shore attirait des vététistes de partout

dans le monde, il était devenu une véritable attraction

touristique qui stimulait l’économie locale. Pardessus

tout, il représentait un avantage économique

réel pour toutes les parties impliquées. En prenant

cette position, ce groupe, qui devint plus tard la

North Shore Mountain Biking Association (NSMBA),

finit par trouver un terrain d’entente avec le district.

Dorénavant, les aménageurs tempéreraient leurs

activités et aménageraient leurs sentiers seulement

dans les zones désignées. En contrepartie, les

vététistes continueraient de fréquenter le Shore. Le

destin du Shore était enfin fixé une fois pour toutes.

C’est à l’ombre des forêts des montagnes du North

Shore de Vancouver que naquit un mouvement,

un mouvement d’une ampleur inimaginable, un

mouvement avec une vie propre. De nos jours,

les sentiers sont mieux aménagés que jamais et

continuent de faire progresser notre sport. Les

vététistes et les aménageurs du monde entier

essaient d’imiter le Shore, un terrain de jeu où

l’imagination n’a pas de frontières, un terrain de jeu

idéal pour tester de nouvelles idées, de nouveaux

équipements, de nouvelles techniques. Mené par une

communauté passionnée de cyclistes engagés, le

Shore continuera de dicter l’évolution de notre sport.

C’est un travail fait avec amour, l’amour du vélo.

15


MARGUS RIGA CYCLISTE : JAY HOOTS


TECHNOLOGIES

Le TRUAX est conçu pour les vététistes qui aiment

autant atteindre le sommet par leurs propres

moyens qu’en remontée mécanique ou motorisée

avant de s’éclater dans une descente. Avec sept

pouces de débattement et un angle de direction

ouvert, ce vélo se sent comme un poisson dans

l’eau lorsqu’on l’incline vers le bas. Enfourchezle

partout, chaque jour : sauts, échelles, virages

inclinés, descentes abruptes, véloparc, Shore, bref,

là où un vélo rapide, polyvalent et incroyablement

amusant est de mise.

A.R.T. FREERIDE

Le freeride est un terme polyvalent qui englobe

les incursions en descente, les virages inclinés,

les pierres et les sauts. Pour ce type de pratique,

si la souplesse dans les bosses en situation de

descente est extrêmement importante, encore

faut-il que vous puissiez accéder aux sentiers.

C’est pourquoi le système A.R.T. du Truax a été

optimisé pour exceller sur les terrains accidentés

et imprévisibles peu importe la vitesse. Vous

pouvez grimper, mais la performance demeure

axée sur la descente.

BIELLETTE HOLLOFORM

Cette biellette monopièce hyper rigide procure

deux avantages majeurs :

• En offrant un support latéral additionnel aux

haubans, elle rigidifie le triangle arrière, ce qui

fait que le vélo garde bien sa ligne sur n’importe

quel terrain.

AVANT DE DESCENDRE,

IL FAUT D’ABORD GRIMPER.

Pour apprécier pleinement une descente, il faut d’abord atteindre le

sommet. C’est pourquoi le TRUAX affiche sept pouces de débattement

sans fond A.R.T. afin que vous puissiez grimper les pentes et recommencer

encore. Et encore. Et encore.

• Elle empêche l’amortisseur d’être affecté par

les forces de torsion, ce qui réduit la friction

durant le débattement et augmente la durée de

vie utile de l’amortisseur.

TUBES HYDROFORMÉS

En utilisant un fluide hydraulique à des pressions

incroyablement élevées, les tubes du cadre

peuvent être manipulés selon des tolérances

précises pour obtenir des formes efficaces. Ce

procédé permet à nos ingénieurs d’accroître

la solidité dans les zones clés et de créer des

formes plus esthétiques. Au même moment,

des aspects fonctionnels comme la fourche,

l’amortisseur et le dégagement en surplomb sont

intégrés dans la conception. Réunissez tout ça et

vous obtenez un cadre au look spectaculaire qui

est fonctionnel, léger et solide.

TUBE DE DIRECTION CONIQUE

Un grand pas en avant dans la conception de

vélos, le tube de direction conique procure trois

avantages majeurs : une jonction plus large au

tube de direction, une colonne de direction et un

té de fourche plus robustes et des roulements de

jeu de direction optimisés. Ces trois avantages

réunis produisent un vélo plus nerveux, plus

rigide et plus excitant à piloter.


OPINIONS EN ROTATION :

LA VÉRITÉ À PROPOS DES

TAILLES DE ROUES

TEXTE : CADEYRN CRAIG

PHOTOS : MARGUS RIGA

I

l existe en ce moment plusieurs opinions au sujet des tailles de

roues, assez pour compliquer le choix de votre prochain vélo.

Mais à quel moment ces opinions font-elles place aux faits

Nous avons donc pris du recul pour avoir une vue d’ensemble,

simplifier l’argumentation et présenter un portrait objectif du

sujet. Au bout du compte, vous avez un choix à faire : y a-t-il

une taille de roues supérieure à une autre Non. Mais selon votre style et

votre niveau d’habileté, une taille pourrait mieux vous convenir qu’une

autre.

LES GRANDES ROUES SONT PLUS CONFORTABLES

En théorie, c’est vrai. Cette réputation de douceur de roulement s’explique

par ce qu’on appelle l’angle d’attaque. En gros, une grande roue présente

un angle d’attaque plus ouvert lorsqu’elle rencontre un obstacle comme

une roche, une racine ou une bosse. Elle offre donc moins de résistance et

roule par-dessus l’obstacle plus facilement. Par conséquent, la conduite

est plus confortable et vous pouvez continuer de vous déplacer à un bon

rythme. Lorsqu’une grande roue franchit une série d’obstacles, comme ce

serait le cas sur un sentier, elle maintient sa vitesse plus facilement. La

diminution de la résistance rend la conduite plus confortable et permet

généralement une plus grande vélocité.

LES PETITES ROUES ACCÉLÈRENT PLUS FACILEMENT

Lorsqu’il s’agit d’accélérer, les petites roues offrent une meilleure

performance. Elles demandent au cycliste de générer un effort moindre

durant la phase d’accélération, ce qui signifie aussi que l’effort généré

pour accélérer des grandes roues produiraient de meilleurs résultats

sur des petites roues. Si vous aimez rouler sur des terrains sur lesquels

vous pouvez pousser à la sortie des virages, sprinter ou vous relancer, les

petites roues sont probablement votre meilleur choix.

18


Ceci dit, les grandes roues vous permettent de mieux conserver votre

élan. Bien qu’elles nécessitent plus d’énergie lors de l’accélération, une

fois qu’elles ont atteint leur vitesse de croisière, elles demandent moins

d’effort pour conserver ladite vitesse. C’est pourquoi plusieurs cyclistes

se sentent plus rapides sur des grandes roues. Donc, si vos sorties vous

mènent sur des terrains où vous souhaitez conserver une bonne vitesse,

les grandes roues sont faites pour vous.

LES GRANDES ROUES SONT PLUS LENTES

DANS LES VIRAGES

Selon le type de terrain que vous fréquentez, cet aspect peut avoir du

bon et du mauvais. La physique explique pourquoi une grande roue

prend plus de temps à changer de direction : plus une roue est grande,

plus sa masse s’éloigne du centre (le point de rotation). S’ensuit donc

ce qu’un ingénieur pourrait appeler un « effet gyroscopique », effet

qui fait que la masse en rotation accroît sa résistance à changer de

direction. Une grande roue est donc plus difficile à changer de direction

ou à pencher.

À l’inverse, la masse principale d’une petite roue demeure plus près

du centre, ce qui réduit donc la résistance lors des changements de

direction et permet une meilleure maniabilité. Les amateurs de sentiers

très techniques, étroits et variés apprécieront la nervosité des petites

roues, qualité qui contribue également à améliorer la maniabilité du

vélo. Idéal pour ceux qui aiment s’amuser sur leur monture.

La résistance aux changements de direction des grandes roues n’est pas

forcément une mauvaise chose. Ce que vous perdez en maniabilité, vous

le gagnez en stabilité, l’une des raisons pourquoi plusieurs nouveaux

cyclistes adorent les grandes roues. Si vous roulez sur des sentiers plus

rapides où les sections s’enchaînent avec fluiditié, comme les pistes

simples de l’Ontario ou de la Californie, vous préférerez probablement

les grandes roues.

LES GRANDES ROUES OFFRENT PLUS DE TRACTION

Les grandes roues procurent effectivement un contact supérieur avec le

terrain sur lequel vous roulez. La surface de contact étant plus grande,

une plus grande partie du pneu peut donc mordre dans le sol qui se

trouve sous lui. Cela peut présenter un grand avantage dans plusieurs

situations. Les montées sont l’une d’entre elles; personne ne se plaint

d’un surplus de traction en montée. Aussi, les grandes roues procurent

une excellente traction dans les virages une fois penchées.

LA RÉPONSE

La roue parfaite n’existe pas. C’est un choix personnel qui doit être

basé sur votre style et le terrain que vous fréquentez. Comme le choix

est maintenant plus grand, vous risquez de trouver le vélo parfait plus

facilement que jamais. Et si une taille de roues ne suffit pas à couvrir

les nombreux types de terrain sur lesquels vous roulez, alors il est peutêtre

temps d’ajouter un autre vélo à votre collection. Si le plaisir est au

rendez-vous, vous saurez que vous avez pris la bonne décision.

19


PLUS C’EST GROS, MIEUX C’EST.

Que dire de plus Le Shinobi est muni d’une suspension A.R.T. efficace

avec 120 mm de débattement ainsi que d’une véritable géométrie d’allmountain

reposant sur des roues 29 po. Difficile de ne pas remarquer

que ce vélo est un peu différent, un peu meilleur et un peu plus gros...

: MARGUS RIGA


TECHNOLOGIES

Notre secret le mieux gardé, le SHINOBI en a

surpris plusieurs lorsqu’il a été introduit en 2011.

C’était là le premier véritable vélo d’all-mountain

à roues 29 po. Avec ses 120 mm de suspension

arrière A.R.T., sa fouche à suspension avec 140

mm de débattement et sa géométrie agressive,

ses prouesses en descente ont fait tourner bien

des têtes. Tout aussi confortable en montée,

cette monture a redéfinit la façon de voir les

vélos à roues 29 po. Qu’il s’agisse d’all-mountain,

d’enduro, de pistes simples ou de n’importe quoi

d’autre, le SHINOBI ne fait qu’une bouchée des

sentiers qui se présentent à lui.

A.R.T. ALL-MOUNTAIN 29 PO

L’all-mountain vous demande de trouver un

équilibre entre efficacité de pédalage en montée

et souplesse dans les bosses en descente.

Le système A.R.T. de nos vélos Shinobi a été

optimisé pour les vététistes qui cherchent un vélo

à roues 29 po aussi apte à grimper les pentes

qu’à les descendre. C’est cet équilibre sur roues

29 po qui rend le Shinobi idéal pour les aventures

d’all-mountain.

PATTES ARRIÈRE INTÉGRÉES

Les pattes arrière intégrées nous permettent de

combiner un certain nombre de caractéristiques

pour créer un système de pattes plus efficace.

Celles-ci combinent un système de fixation

d’essieu, une fixation de frein à disque à tiges,

des pivots de suspension arrière, une patte de

dérailleur et des renforts de cadre. Vous obtenez

donc un train arrière rigide, solide et léger.

SOUDURES DOUBLES LISSES

Comme l’appellation l’indique, nous utilisons

deux passes distinctes de soudure pour obtenir

une géométrie de cordon de soudure améliorée

qui disperse mieux les forces. Employé dans

les zones fortement sollicitées comme le tube

de direction et les pivots, ce procédé complexe

produit une soudure plus solide qu’une soudure

conventionnelle.

TUBES HYDROFORMÉS

En utilisant un fluide hydraulique à des pressions

incroyablement élevées, les tubes du cadre

peuvent être manipulés selon des tolérances

précises pour obtenir des formes efficaces. Ce

procédé permet à nos ingénieurs d’accroître

la solidité dans les zones clés et de créer des

formes plus esthétiques. Au même moment,

des caractéristiques fonctionnelles comme la

fourche, l’amortisseur et le dégagement en

surplomb sont intégrés dans la conception.

Mettez tout cela ensemble et vous obtenez un

cadre au look spectaculaire qui est fonctionnel,

léger et solide.

TUBE DE DIRECTION CONIQUE

Un grand pas en avant dans la conception de

vélos, le tube de direction conique procure trois

avantages majeurs qui s’unissent pour rendre le

vélo plus nerveux, plus rigide et plus excitant à

piloter.


EN QUÊTE DE LIBERTÉ :

ESCAPADE DANS

L’ARRIÈRE-PAYS DE LA

COLOMBIE-BRITANNIQUE

TEXTE : DUSTAN SEPT

PHOTOS : PAT MULROONEY

P

édaler aujourd’hui me procure le même plaisir que

lorsqu’on enleva les roues d’entraînement de mon tout

premier vélo, il y a de cela une vingtaine d’années. Du

haut de mes trois pommes, ce petit véhicule m’initiait à

l’indépendance, car j’arrivais à présent à maîtriser quelque

chose. Il me permettait d’entrevoir un monde sans

clôtures, dépourvu de parents et de règlements, bref, un

premier aperçu de la liberté.

Aujourd’hui, la vie est bien différente. Les jours paisibles de l’enfance

sont loin derrière moi et ont été remplacés par les responsabilités, les

tâches routinières et les épreuves quotidiennes de la vie adulte. Bien

que l’humiliation d’avoir été choisi dernier dans mon cours de gym a été

substituée par le souci de payer mes factures et de garder de l’avance

à mon travail, la solution à tous mes problèmes demeure toujours

la même : mon vélo. Il est ma source ultime d’évasion et d’euphorie.

Sillonnant autrefois les trottoirs et les terrains de jeu, je me suis peu à

peu déplacé vers les rues de la ville, puis sur les côtes avoisinantes pour

me retrouver enfin dans l’arrière-pays. Ce n’est que lorsque je pénètre

dans la nature sauvage pour oublier le tourbillon de ma vie que je me

sens complètement libre : libre d’explorer, de calmer mes soucis, de

pédaler!

Bien que mes sentiers habituels m’aident quotidiennement à distinguer

l’important du superflu, rien ne me permet de voir aussi clairement la

direction à suivre qu’une aventure en contrée sauvage. La chaîne de

montagnes Chilcotin en Colombie-Britannique est un endroit qui offre

ce genre d’expérience : elle procure toute l’euphorie débridée d’un cœur

d’enfant en dose adulte. Partir avec des amis pendant un long week-end

est une excellente manière d’oublier ses soucis de pays industrialisé et

de renouer avec l’essentiel. Il y a quelques mois, le Chilcotin constituait

l’endroit idéal pour se ressourcer et s’échapper du quotidien. Je suis donc

parti avec quelques amis pour retrouver ce qui est vraiment important.

Parvenus à destination en hydravion, nous avons entrepris une aventure

de trois jours dans ce monde isolé, impitoyable et d’une beauté

incroyable. Même le terrain d’atterrissage était imprévisible et risqué.

Une fois l’avion passé derrière l’horizon et le soleil disparu dans le ciel

du soir, nous étions livrés à nous-mêmes. Le monde semblait avoir

reculé dans le temps, nous laissant seuls avec un ciel étoilé et nos vélos.

Anticipant l’aventure des prochains jours, nous nous sommes couchés

tôt pour essayer de dormir un peu.

Je me suis réveillé le lendemain matin dans un bivouac couvert de

givre, remplissant mes poumons d’un air vif et rafraîchissant. Tout était

paisible et serein alors que le soleil se levait au-dessus des montagnes.

Nous avons entamé la journée avec une bonne tasse de café chaud pour

réveiller notre esprit et nos tripes. Les rayons du soleil se rapprochaient

lentement des montagnes et de notre campement et réchauffaient le

sol gelé. Nous avons préparé notre équipement et sommes partis pour

notre première journée d’aventure avec un rythme de départ assez lent,

question de nous réchauffer.

Vu la hauteur des montagnes et la profondeur des vallées, nous devions

nous déplacer lentement et méthodiquement. Au cours de ce premier

parcours d’une durée de 10 heures, nous avons pédalé dans de la neige,

dans des rivières, sur de hauts cols et à travers de riches vallées, et

ce, sans le moindre signe de civilisation. Il n’y avait ici que trois amis

enfourchant trois vélos et qui pédalaient en pleine nature vierge,

abasourdis et émerveillés comme des gamins.

22


Plus la journée avançait, plus notre campement devenait la carotte au

bout du bâton; notre récompense ballottait derrière la prochaine montée,

au bas de la colline suivante, hors d’atteinte et de vue. Après ce qui a

semblé durer une éternité, nous sommes enfin arrivés à notre campement.

Pour remplacer la chaleur et la lumière du soleil qui disparaissait derrière

l’horizon, nous avons fait un feu de camp autour duquel nous nous sommes

rapidement réfugiés, le temps s’étant considérablement refroidi. Les

étoiles naissaient dans le ciel. Au menu ce soir : chili déshydraté et whisky

chaud, un repas étrangement élégant dans ce cadre rustique et clairsemé.

Nous savourions chaque bouchée comme si c’était du filet mignon alors que

nous étions blottis autour du feu à raconter notre aventure de la journée

qui s’achevait. Mes jambes me faisaient mal et ma tête bourdonnait rien

qu’à l’idée du trajet du lendemain. J’ai glissé dans mon bivouac pour une

deuxième nuit et me suis endormi presque instantanément.

Le lendemain, le soleil atteignait les montagnes, chassant ainsi les ombres

et l’air piquant de la nuit. Vu que nos jambes étaient fatiguées du parcours

de la veille, nous avons décidé de débuter la journée en grimpant une

colline de schiste abrupte en direction de notre destination, sauf que

plus nous avancions, plus nous appréhendions une des sections de notre

parcours qui est presque inconnue.

Notre but était d’atteindre le sommet de Castle Pass, un endroit dont le

vent, la pluie, la glace et la neige avaient rogné le sommet, lui donnant

l’aspect d’une immense tour surplombant toute la chaîne de montagnes

telle une vieille sentinelle. Durant l’ascension finale, nous devions respirer

profondément (à cause de l’altitude) et garder notre attention fermement

fixée sur l’objectif. Mes jambes fatiguées avaient peine à transporter

le poids de mon sac à dos ; elles semblaient de plus en plus lourdes et

encombrantes à chaque pas. Mais tout ceci me comblait parfaitement, car

j’étais motivé par la torture. Après tout, j’étais venu ici pour me dépasser,

pour accomplir quelque chose d’entièrement nouveau, pour goûter à la

même liberté que celle dont je me souvenais étant enfant. Aussi, l’idée

que cette montée sans merci soit récompensée de l’autre côté par une

descente interminable me donnait du courage.

« C’EST LORSQUE NOUS

AVONS SURMONTÉ CE COL

QUE MON ESPRIT S’EST ENFIN LIBÉRÉ

DES ENTRAVES

DU QUOTIDIEN. »

Nous approchions enfin du sommet de Castle Pass. L’horizon se dévoilait

peu à peu et nous commencions à réaliser non seulement l’ampleur

de ce site magnifique, mais aussi l’importance de ce que nous venions

d’accomplir. L’épuisement cédait la place à l’euphorie, le but ultime de ma

quête. Nous nous sommes arrêtés un moment pour apprécier l’ampleur

de notre réussite et la félicité du moment. Que je sois sur un sentier

familier ou une aventure de plusieurs jours, le vélo, c’est une histoire de

liberté, d’aventure et de dépassement. Lorsque je suis sur mon vélo, je me

concentre sur l’essentiel et j’oublie tout le reste. Sans mon vélo, je n’aurais

pas la clarté d’esprit nécessaire pour affronter les autres aspects de ma

vie quotidienne : j’y retrouve mon équilibre.

C’est lorsque nous avons surmonté ce col que mon esprit s’est enfin libéré

des entraves du quotidien. Notre randonnée ne s’est pas terminée là,

mais cette portion du récit représente pour moi le summum de la liberté.

C’est aussi à cet instant même où j’ai ressenti la même liberté et le même

sentiment d’extase que mon premier vélo m’a permis de découvrir il y a

bien des années.

23


OUBLIEZ VOS LIMITES.

L’aventure ne devrait pas avoir de limites et il en est de même pour

votre équipement. Avec son débattement tout-aller A.R.T. de 140 mm

aussi efficace en montée qu’en descente, le Sight livre toujours une

performance sans limites.

: PAT MULROONEY CYCLISTES : DUSTAN SEPT + ERIC LALONDE


TECHNOLOGIES

Il y a tant d’endroits dans le monde où vous

pouvez faire du vélo. Avec autant de sentiers

à découvrir et de nouvelles lignes à explorer,

c’est la monture dont chaque aventurier a

besoin dans sa quête du sentier parfait et de

la randonnée parfaite. Conçu pour optimiser

l’efficacité en montée tout en réalisant des

prouesses en descente, le SIGHT tient la

polyvalence à la gorge dans le créneau de

l’all-mountain trail.

A.R.T. TRAIL

Les adeptes de trail cherchent à faire pencher

la balance du côté de la capacité à grimper sans

toutefois renier les aptitudes en descente. Le

système A.R.T. des vélos Sight met l’accent sur

l’efficacité de pédalage tout en maintenant un

haut niveau de souplesse dans les bosses. Vous

obtenez donc une excellente performance dans

les descentes mais nous avons accru le plaisir

dans les montées. Faites l’essai du nouveau Sight

et vous comprendrez de quoi est faite la véritable

performance en trail.

TUBES HYDROFORMÉS

En utilisant un fluide hydraulique à des pressions

incroyablement élevées, les tubes du cadre

peuvent être manipulés selon des tolérances

précises pour obtenir des formes efficaces. Ce

procédé permet à nos ingénieurs d’accroître

la solidité dans les zones clés et de créer des

formes plus esthétiques. Au même moment,

des caractéristiques fonctionnelles comme la

fourche, l’amortisseur et le dégagement en

surplomb sont intégrés dans la conception.

Mettez tout cela ensemble et vous obtenez un

cadre au look spectaculaire qui fonctionnel, léger

et solide.

PATTE DE DÉRAILLEUR INTÉGRÉE

Beaucoup plus rigide et moins sujette au bris

que les pattes de dérailleur conventionnelles, la

patte de dérailleur du système X-12 assure des

changements de vitesse incroyablement francs

et précis. Chaque cadre est vendu avec un boulon

de patte de dérailleur supplémentaire intégré

au cadre de façon à ce que vous puissiez réparer

votre vélo sur le terrain si nécessaire.

FIXATION DE FREIN À DISQUE À TIGES

Intégrée à la patte arrière, la fixation à tiges

ne nécessite que la moitié de la quincaillerie

normalement requise par une fixation standard

et crée une structure plus solide qui réduit les

bruits de freinage.

PIVOTS SANS CHAPES

Un point de pivot normal est relié par une

pièce soudée au bout d’un tube, la chape. Une

avancée dans la conception de vélos, nous avons

trouvé le moyen d’éliminer la chape en fixant la

visserie du pivot directement au tube. Comme ils

nécessitent moins de soudures, ces pivots sont

plus rigides, plus robustes et plus légers, donc

plus performants.


20

200

200 FT

61 M

1

20

100

100 FT

30.5 M

2

20

70

70 FT

21.3 M

3

20

50

50 FT

15.2 M

4

20

40

20

30

20

25

D E P T H

P E R C E P

T I O N .

R I D E B M X

40 FT

12.2 M

30 FT

9.14 M

25 FT

7.62 M

5

6

7

20

20

N O R C O . C O M

20 FT

6.10 M

8


REMERCIEMENTS

COLLABORATEURS À LA PHOTOGRAPHIE

COUVERTURE INTÉRIEURE DE LA SECTION MONTAGNE : MARGUS RIGA

PHOTOS POUR L’ARTICLE SUR L’ÉQUIPE DIRT/NORCO GRANDE-BRETAGNE :

RANGÉE DU HAUT - GAUCHE À DROITE : JONATHAN DUNCAN / BEN REID

RANGÉE DU BAS - GAUCHE À DROITE : JONATHAN DUNCAN

PAGE OPPOSÉE - HAUT EN BAS : SVEN MARTIN / ALISTAIR BECKETT / SVEN MARTIN

PUBLICITÉ AURUM : SVEN MARTIN

JILL KINTER (ADELAIDE) : TIM BARDSLEY

PHOTOS DES ATHLÈTES DE L’ÉQUIPE NORCO INTERNATIONALE (JILL KINTNER/BRYNN ATKINSON) : TIM BARDSLEY

PHOTOS DES ATHLÈTES DE DIRT JUMP (SAM DUECK / MISLAV MIRONOVIC) : MARGUS RIGA

PHOTOS POUR L’ARTICLE « SOUS LES FEUX DE LA RAMPE : COMMENT LE NORTH SHORE DE VANCOUVER A CHANGÉ NOTRE FAÇON

DE ROULER » : MARGUS RIGA

PUBLICITÉ TRUAX : MARGUS RIGA

PHOTOS POUR LA PAGE DE L’ÉQUIPE NORCO : MARGUS RIGA (NICK GEDDES, RYAN LEECH) / NICOLAS TEICHROB (DARCY TURENNE)

/ DUSTAN SEPT (CATHERINE VIPOND) / DEREK VANDERKOOY (JAY HOOTS)

/ THOMAS DIETZ (LUDOVIC MAY) / ROB JONES (ANDREW WATSON)

/JOSEPH HOPKINS (MIKE HOPKINS)

PHOTOS POUR L’ARTICLE « OPINIONS EN ROTATION : LA VÉRITÉ À PROPOS DES TAILLES DE ROUES » : MARGUS RIGA

PUBLICITÉ SHINOBI : MARGUS RIGA

PHOTOS POUR L’ARTICLE « EN QUÊTE DE LIBERTÉ : ESCAPADE DANS L’ARRIÈRE-PAYS DE LA COLOMBIE-BRITANNIQUE » :

PAT MULROONEY

PUBLICITÉ SIGHT : PAT MULROONEY

PUBLICITÉ BMX - BEN KAUFMANN - MUR DE PIERRES / NO HANDER : RICH REDMOND,

TAILWHIP (J’AIME MON VÉLO) : LEIGH RONNEBECK

RUE GRANVILLE (VANCOUVER, COLOMBIE-BRITANNIQUE) : DUSTAN SEPT

JAMES VAN DE KAMP : MARGUS RIGA

PHOTO DE DARCY TURENNE - MUR DE BOIS : MATTIAS FREDRIKSSON

PHOTO DE LA PAGE DES REMERCIEMENTS : MARGUS RIGA

COUVERTURE INTÉRIEURE DE LA SECTION ROUTE : MARGUS RIGA

PHOTOS POUR L’ARTICLE « LE CYCLO-DÉFI CONTRE LE CANCER : ENSEMBLE POUR FAIRE BOUGER LES CHOSES » : DAN ROBINSON

PUBLICITÉ VALENCE : MARGUS RIGA

PHOTOS POUR L’ARTICLE « LA LONGUE ROUTE VERS LES LIGUES MAJEURES : ENTREVUE AVEC KRIS THUSS ET ADAM DAHL DE

L’ÉQUIPE H&R BLOCK » : MARGUS RIGA

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PHOTOS POUR L’ARTICLE « RÉDEMPTION : POURQUOI LE CYCLOCROSS EST PEUT-ÊTRE CE QU’IL Y A DE PLUS BEAU DANS LE

CYCLISME EN CE MOMENT » : MARGUS RIGA

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COIN INFÉRIEUR GAUCHE (MONOVITESSE) : MARGUS RIGA

P. 21 - COIN SUPÉRIEUR DROIT (CCX) : CADEYRN CRAIG /

COIN INFÉRIEUR DROIT (INDIE) : CADEYRN CRAIG /

VERTICALE DROITE (TRAIL-A-BIKE) : MARGUS RIGA

PUBLICITÉ VFR : PHOTO PRINCIPALE : CADEYRN CRAIG (VFR : PETE STACE-SMITH / INDIE : CADEYRN CRAIG) / XFR : MARGUS RIGA)

Nous avons soigneusement évalué notre contribution à l’environnement lors de l’impression de ce livre et

nous espérons que vous le ferez circuler afin de faire profiter d’autres personnes de l’information qu’il

renferme. Partagez votre passion et votre connaissance du cyclisme avec d’autres comme nous l’avons fait

avec vous et faites votre part pour réduire, réutiliser et transformer lorsque vous le pouvez.

BILAN DE L'IMPACT ENVIRONNEMENTAL

En utilisant un papier contenant 10 % de matières recyclées

postconsommation, les ressources suivantes ont pu être épargnées.

arbres : eau : énergie : déchets solides : gaz à effet de serre :

9 16,294 4 124 433

ARBRES MATURES LITRES MILLIONS DE BTU KILOGRAMMES KILOGRAMMES

Les estimations de ce bilan ont été réalisées à l'aide du calculateur environnemental de l'Environmental

Paper Network. Pour en savoir plus, visitez le http://calculator.environmentalpaper.org.

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