Développement de l'unité commerciale - Editions Bréal
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L I V R E D U P R O F E S S E U R<br />
Développement<br />
<strong>de</strong><br />
l’unité <strong>commerciale</strong><br />
Sous la coordination <strong>de</strong><br />
Jean-François DHÉNIN<br />
Avec les contributions <strong>de</strong><br />
Souhai AZMANI<br />
Jean-François DHÉNIN<br />
Myriam HALLOUIN<br />
Fabrice MOINE<br />
Nils PRADES<br />
Béatrix REDL<br />
Johan RIVALLAND<br />
1, rue <strong>de</strong> Rome – 93651 Rosny Ce<strong>de</strong>x
Édition : Emilie Ouakrat<br />
Couverture : Joëlle Parreau<br />
Mise en Page : Emilie Ouakrat<br />
© Bréal, Rosny-sous-Bois, 2004<br />
Toute reproduction même partielle interdite<br />
ISBN : 2 7495 0429 5<br />
Dépôt légal : août 2004
Sommaire<br />
Chapitre 1 La démarche mercatique 5<br />
Chapitre 2 Le système d’information mercatique 9<br />
Chapitre 3 Environnement <strong>de</strong> l’action et marchés 13<br />
Chapitre 4 La veille <strong>commerciale</strong> 17<br />
Chapitre 5 La <strong>de</strong>man<strong>de</strong> globale et sa segmentation 21<br />
Chapitre 6 Le recueil <strong>de</strong>s informations sur la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> 25<br />
Chapitre 7 Les facteurs explicatifs du comportement <strong>de</strong>s consommateurs 27<br />
Chapitre 8 L’offre 31<br />
Chapitre 9 L’approche mercatique <strong>de</strong>s produits et services 35<br />
Chapitre10 La marque 39<br />
Chapitre11 Emballage, conditionnement, stylique 43<br />
Chapitre12 La qualité <strong>de</strong>s produits et services 47<br />
Chapitre13 Les réseaux d’unités <strong>commerciale</strong>s, définition et typologies 51<br />
Chapitre14 L’organisation <strong>de</strong>s réseaux d’unités <strong>commerciale</strong>s, composantes et acteurs 53<br />
Chapitre15 Les relations entre producteurs et distributeurs 57<br />
Chapitre16 La stratégie <strong>de</strong> développement du réseau 63<br />
Chapitre17 La stratégie d’offre et <strong>de</strong> positionnement 67<br />
Chapitre18 La stratégie <strong>de</strong> communication 71<br />
Chapitre19 La stratégie d’achat et <strong>de</strong> logistique 75
Doc. 1 Le camembert se fait léger, léger<br />
Chapitre 1<br />
LA DEMARCHE MERCATIQUE ET<br />
L’EVOLUTION DE LA MERCATIQUE<br />
Question 1 Il s’agit d’une démarche marketing car elle répond aux attentes <strong>de</strong>s consommateurs :<br />
- l’attente santé est prise en compte par le taux <strong>de</strong> matières grasses limité ;<br />
- l’attente authenticité est aussi prise en compte en gardant une texture et <strong>de</strong>s arômes originels.<br />
Question 2 Non, car l’entreprise aurait l’aléa <strong>de</strong> commercialiser un produit qui pourrait plaire ou ne pas plaire. Ici<br />
elle est certaine qu’il y a une <strong>de</strong>man<strong>de</strong> réelle et encore mal satisfaite.<br />
Question 3 En étudiant les ventes <strong>de</strong>s produits existants grâce à la souscription à un panel.<br />
Doc. 2 La SNCF mise sur le multicanal<br />
Question 1 Elle est en situation <strong>de</strong> monopole uniquement si l’on considère l’exploitation <strong>de</strong>s lignes <strong>de</strong> chemin <strong>de</strong><br />
fer, en réalité il existe <strong>de</strong> nombreux produits substituables (car, voiture, avion, visioconférence, …) qui la pousse à<br />
« faire préférer le train ». En réalité elle subit donc une forte concurrence et il lui faut favoriser cette préférence,<br />
mais aussi faire connaître <strong>de</strong>s services mal connus <strong>de</strong>s consommateurs.<br />
Question 2 Tout le personnel est impliqué, <strong>de</strong>puis la directrice marketing (heureusement), en passant par les<br />
guichetiers, les contrôleurs dont les missions sont élargies, ils <strong>de</strong>viennent prescripteurs et commerciaux.<br />
La création <strong>de</strong> nouveaux postes permet <strong>de</strong> proposer <strong>de</strong> nouveaux services par l’intermédiaire du centre d’appel, du<br />
web, <strong>de</strong> bagagistes, et <strong>de</strong> personnel proposant une information radio et la location <strong>de</strong> véhicules.<br />
Doc. 3 Bataille au sommet pour succé<strong>de</strong>r au CD<br />
Question 1<br />
Marché<br />
Principal<br />
Musique<br />
Substituable Cassette, disque, MP3, …<br />
Complémentaire Maison <strong>de</strong> disque, hi-fi, …<br />
Support<br />
Électricité, informatique numérique, …<br />
Amont<br />
Producteurs, auteurs, …<br />
Aval<br />
Distributeurs, utilisateurs, …<br />
Illustration<br />
Question 2<br />
Produit<br />
Besoin<br />
Budgétaire<br />
Lecteur CD, lecteur <strong>de</strong> cassettes, lecteur MP3, radio, …<br />
Si l’on considère que c’est le divertissement : les concerts, les DVD, le cinéma, les bala<strong>de</strong>s en forêts,<br />
Tous les produits dans la mesure où le consommateur fait un choix en fonction <strong>de</strong> son pouvoir d’acha<br />
Doc. 4 Produits besoins<br />
PÂTES : practicité, rapidité, simplicité.<br />
APRÈS-RASAGE : paraître, rapidité.<br />
ŒUF : practicité, originalité, goût.<br />
GARNITURE : practicité, rapidité.<br />
BOISSON DÉTENTE : bien-être, relaxation.<br />
5
Doc. 5 France Loisirs fait peau neuve<br />
Question 1<br />
Étu<strong>de</strong> :<br />
Conception :<br />
Stratégique :<br />
Opérationnelle :<br />
i<strong>de</strong>ntification <strong>de</strong>s habitu<strong>de</strong>s et <strong>de</strong>s attentes du consommateur.<br />
démocratisation du livre.<br />
préparation <strong>de</strong>s décisions opérationnelles.<br />
utilisation du marketing direct, du couponing, publicité <strong>de</strong>stinée aux adhérents, création d’une<br />
thématique trimestrielle, parrainage <strong>de</strong> nouveaux clients par les membres et formation <strong>de</strong><br />
délégués commerciaux.<br />
Question 2 Cela facilite la reconnaissance du client qui s’i<strong>de</strong>ntifie au sujet, il adhère aux valeurs d’une entreprise<br />
qui lui ressemble.<br />
Question 3 Voir Question 1 dont la réponse est structurée ainsi.<br />
Doc. 6 Pourquoi la ligue contre le cancer radicalise son discours <br />
Question 1 Elle tente d’influencer les comportements pour obtenir <strong>de</strong>s agissements qui lui sont favorables.<br />
Question 2 Elle ne vend pas <strong>de</strong> produit, mais le don est très proche puisqu’il implique un paiement par le donateur.<br />
Cela peut aussi être un moyen <strong>de</strong> s’acheter une bonne conscience et avoir la satisfaction d’être solidaire. De plus,<br />
<strong>de</strong>s actions mercatiques sont nécessaires pour faciliter le don, mais aussi pour être préféré face aux autres<br />
associations <strong>de</strong>man<strong>de</strong>uses «, ‘ le marché du don aussi est concurrentiel ».<br />
Doc. 7 PME : <strong>de</strong>s programmes relationnels tout juste ébauchés<br />
Question Elles sont confrontées à plusieurs problèmes :<br />
- les moyens financiers et humains importants à mettre en œuvre ;<br />
- une connaissance limitée du client ;<br />
- réussir à i<strong>de</strong>ntifier les attentes et les besoins ;<br />
- actualiser régulièrement la base <strong>de</strong> données.<br />
6
Travail individualisé 1<br />
La réponse aux attentes <strong>de</strong>s consommateurs<br />
Après avoir repéré les attentes et les familles <strong>de</strong> produits, croisez les données pour créer <strong>de</strong> nouveaux produits<br />
(création d’une matrice <strong>de</strong> découverte). Chaque classe aboutira à <strong>de</strong>s matrices différentes.<br />
Attentes /<br />
Produits<br />
Fromages<br />
Santé, Ligne Plaisir Praticité Créativité<br />
Bonbons<br />
Boissons<br />
Glaces<br />
Quelques exemples :<br />
- Fromage allégé : allie santé (produit riche en calcium), ligne (taux <strong>de</strong> matières grasses limité) et plaisir (goût<br />
authentique). Quelques marques se sont déjà lancées (Cœur <strong>de</strong> Lion Extra léger, Leerdammer Ligne, etc. ). On<br />
pourrait améliorer encore le produit en adaptant d’autres variétés <strong>de</strong> fromages qui n’existent pas encore en version<br />
« light » (exemple : Roquefort). De plus, on pourrait répondre aux attentes en termes <strong>de</strong> praticité en faisant <strong>de</strong>s<br />
emballages individuels : le produit gar<strong>de</strong>rait ainsi sa fraîcheur et pourrait se consommer partout.<br />
- Bonbons aux arômes naturels : ce produit serait <strong>de</strong>stiné aux enfants mais aussi aux adultes. Il s’agit <strong>de</strong> créer un<br />
bonbon sain aux arômes naturels <strong>de</strong>s fruits <strong>de</strong> la passion enrichis en vitamine C pour lutter contre la fatigue (attente<br />
« prévention -santé » satisfaite).<br />
- Jus Beauté : l’idée serait <strong>de</strong> créer un jus multi vitaminé qui apporte jeunesse et éclat à la peau. Il permettrait<br />
également <strong>de</strong> bronzer plus rapi<strong>de</strong>ment car il serait renforcer en bêta carotène. Ce produit satisferait alors les<br />
attentes en termes <strong>de</strong> bien-être et beauté (plaisir esthète).<br />
- Glace familiale allégée : récemment sont sorties sont sortis <strong>de</strong>s glaces allégées, mais uniquement en bâtonnet. Il<br />
serait donc utile <strong>de</strong> créer une version allégée <strong>de</strong>s grands bacs (un litre), familiale <strong>de</strong> manière à répondre aux<br />
attentes <strong>de</strong>s consommateurs en termes <strong>de</strong> plaisir, <strong>de</strong> partage d’un moment en famille et <strong>de</strong> ligne (attente d’ailleurs<br />
renforcée pendant la pério<strong>de</strong> estivale).<br />
7
Travail individualisé 2<br />
Les évolutions <strong>de</strong> l’offre sur le marché <strong>de</strong> la presse<br />
Les titres gratuits adaptent leurs formats pour les raisons suivantes :<br />
- Tout d’abord, la raison principale est la commodité. En effet, la plupart du temps ces titres sont lus dans le<br />
métro, dans le bus, entre <strong>de</strong>ux cours, à la pause café. Par conséquent, il est indispensable que ces journaux ne<br />
soient pas trop encombrants, faciles à transporter, pratiques à lire.<br />
- Par ailleurs, ces titres gratuits sont financés par la publicité. Il est alors nécessaire que le lecteur puisse les<br />
parcourir quelque soit l’endroit où il se trouve: cela permettra en effet <strong>de</strong> toucher le maximum <strong>de</strong> personnes et ainsi<br />
<strong>de</strong> satisfaire l’annonceur.<br />
- De même, ces titres gratuits sont <strong>de</strong>s outils <strong>de</strong> marketing direct pouvant aller jusqu’à remplacer les prospectus. Il<br />
est alors essentiel que leur format, leur configuration ai<strong>de</strong>nt à capter d’emblée l’attention du lecteur sur la publicité<br />
diffusée.<br />
- Enfin, il peut-être utile <strong>de</strong> noter que les titres gratuits adaptent non seulement leurs formats mais également leur<br />
contenu dans le but <strong>de</strong> cibler un maximum <strong>de</strong> personnes. Tous les domaines sont abordés : actualités, économie,<br />
sport, people, beauté, météo, jeux, horoscope. Ainsi, ces titres gratuits sont susceptibles <strong>de</strong> toucher un large public.<br />
La gratuité implique que ces journaux soient largement distribués et lus par le plus grand nombre <strong>de</strong> lecteurs ; ceci<br />
dans le but d’attirer un maximum d’annonceurs. Ceci explique les efforts <strong>de</strong>s éditeurs en terme <strong>de</strong> qualité, <strong>de</strong><br />
contenu, <strong>de</strong> format.<br />
Avec ces titres gratuits, le journal <strong>de</strong>vient un instrument <strong>de</strong> publicité et <strong>de</strong> marketing. De ce fait, le contenant<br />
<strong>de</strong>vient tout aussi important que le contenu.<br />
La stratégie <strong>de</strong> la presse gratuite s'apparente finalement à celle <strong>de</strong>s chaînes <strong>de</strong> télévision privées (faire <strong>de</strong> l'audience<br />
pour attirer les annonceurs et valoriser l'espace <strong>de</strong> publicité).<br />
L’avenir du marché <strong>de</strong> la presse pourrait être imaginé <strong>de</strong> la façon suivante :<br />
Si la presse gratuite réussit une implantation dans la durée, si elle séduit les annonceurs, il est probable qu’à terme<br />
la presse payante sera affectée. Cette <strong>de</strong>rnière <strong>de</strong>vra réagir soit en diminuant son prix <strong>de</strong> vente soit en apportant une<br />
différenciation plus marquée (ancrage idéologique, prestige du journal, qualité éditoriale, enquêtes et<br />
investigations, pertinence <strong>de</strong>s articles, etc.).<br />
Toutefois, la presse gratuite vise un nouveau lectorat qui jusque là n’achetait pas <strong>de</strong> journaux. En cela, la<br />
concurrence entres ces <strong>de</strong>ux médias n'est pas aussi évi<strong>de</strong>nte : les cibles ne sont pas les mêmes pour la presse<br />
payante et gratuite ; <strong>de</strong> plus la presse payante peut jouir d’un lectorat fidèle (du moins à court terme).<br />
Les quotidiens payants, aussi bien la presse quotidienne nationale (Le Mon<strong>de</strong>, Le Figaro, Libération) que les<br />
quotidiens spécialisés (La Tribune, Les Echos) <strong>de</strong>stinés à un public plus cultivé, plus intellectuel ne sont donc pas<br />
menacés.<br />
Le marché <strong>de</strong> la presse magazine : l’offre apparaîtrait encore plus abondante et diversifiée (exemple : « Elle » se<br />
duplique déjà en « Elle Maison », « Elle cuisine » .On pourrait imaginer dans quelques années une diversité<br />
encore plus gran<strong>de</strong> avec l’apparition d’un « Elle beauté », « Elle enfant », « Elle Astrologie »).<br />
L’offre va donc passer d’un marketing <strong>de</strong> masse (le « Elle » traditionnel que toutes les femmes achètent – sans<br />
différencier la femme active <strong>de</strong> la mère au foyer) à un marketing individualisé (l’offre s’adapte aux attentes<br />
spécifiques <strong>de</strong> chaque lectrice). La presse magazine va donc continuer à segmenter son offre <strong>de</strong> façon à satisfaire<br />
ses lecteurs.<br />
Par ailleurs, la presse magazine étant déjà fortement financée par la publicité, la gratuité est difficilement<br />
envisageable à court terme (coûts <strong>de</strong> fabrication élevés, couleurs, photos, etc.).<br />
Les annonceurs vont certainement continuer à faire confiance aux magazines plus qu’aux quotidiens (nombreux<br />
sont les français qui lisent <strong>de</strong>s magazines, contrairement aux quotidiens peu lus).<br />
Par ailleurs, les annonceurs vont sûrement, dans l’avenir, se tourner davantage vers la presse gratuite : elle<br />
constitue en effet une aubaine puisque c’est elle qui a la plus forte diffusion et qui permet <strong>de</strong> toucher la cible la<br />
plus large. Ceci pourrait alors favoriser le développement <strong>de</strong> la presse gratuite.<br />
8
Chapitre 2<br />
LE SYSTEME D’INFORMATION MERCATIQUE<br />
Doc. 1 la diversité <strong>de</strong> l’information<br />
Question 1 Le SIM représente une architecture communicante entre les bases <strong>de</strong> données <strong>de</strong>s différents services <strong>de</strong><br />
l’entreprise.<br />
Question 2 La meilleure façon <strong>de</strong> gérer au mieux les données client d’une entreprise est <strong>de</strong> les synchroniser à tous<br />
moments (mise à jour) et <strong>de</strong> les rendre disponible à tous les services <strong>de</strong> l’entreprise.<br />
Doc. 2 Ne pas privilégier le support technique au détriment <strong>de</strong> l’information<br />
Question 1 Le danger est <strong>de</strong> s’intéresser uniquement aux supports <strong>de</strong> l’information et pas à la qualité <strong>de</strong> celle-ci.<br />
Question 2 La mercatique a comme base le consommateur (actuel ou futur). Sans information sur ce<br />
consommateur, la mercatique ne proposer aucune stratégie. L’information est la matière <strong>de</strong> la mercatique.<br />
Question 3 Voici quelques propositions non exhaustives :<br />
- informations sur les concurrents,<br />
- informations sur les nouveaux produits,<br />
- informations sur les ventes,<br />
- informations sur le marché,<br />
- informations sur les mo<strong>de</strong>s <strong>de</strong> vie,<br />
- informations sur les mo<strong>de</strong>s <strong>de</strong> consommation,<br />
- etc.<br />
Doc. 3 Chronopost intègre ses différents systèmes d’information<br />
Question 1 Chaque service collecte les informations dont il a besoin sans se préoccuper <strong>de</strong>s autres services. Il faut<br />
donc décloisonner les services pour organiser le partage <strong>de</strong>s informations. Cela va être générateur d’économie à<br />
terme.<br />
Question 2 Avantages :<br />
- meilleur stockage <strong>de</strong>s données,<br />
- partage <strong>de</strong> l’information,<br />
- meilleure exploitation <strong>de</strong>s données et donc meilleure connaissance du client,<br />
- meilleure rentabilité,<br />
- meilleur anticipation <strong>de</strong> l’avenir.<br />
Doc. 4 NTIC et système d’information mercatique<br />
Question 1 Le knowledge management représente le management <strong>de</strong>s connaissances au sein <strong>de</strong> l’entreprise.<br />
Le knowledge management établit une hiérarchie entre : les données <strong>de</strong> l’entreprise, les informations utiles et<br />
inutiles, les connaissances « actionnables » qui sont réellement nécessaires dans la création ou la maintenance <strong>de</strong>s<br />
compétences clés <strong>de</strong> l’entreprise.<br />
Le management <strong>de</strong>s connaissances s’appuie sur les sept leviers <strong>de</strong> succès :<br />
- les connaissances <strong>de</strong> l’entreprise situées dans les cerveaux <strong>de</strong> ces clients (la structure externe) ,<br />
- les connaissances se trouvant dans les produits et les services,<br />
- les connaissances humaines au sein <strong>de</strong> l’entreprise (le capital humain),<br />
- les connaissances contenues dans les processus (la structure interne),<br />
- la mémoire organisationnelle,<br />
- les connaissances entre personnes (la mémoire transactionnelle),<br />
- les connaissances en tant que biens immatériels.<br />
9
Question 2 Un intranet : c’est un site Web privé, connecté au réseau local (LAN) <strong>de</strong> l’entreprise. Dans la<br />
pratique, la mise en place d’un Intranet consiste à utiliser les technologies Internet pour fédérer autour d’un serveur<br />
web :<br />
- les différentes sources d’information présentes dans l’entreprise (documents, bases <strong>de</strong> données, supports <strong>de</strong><br />
présentation),<br />
- les applications informatiques <strong>commerciale</strong>s,<br />
- les applications informatiques liées à la production,<br />
- les différents processus <strong>de</strong> travail et <strong>de</strong> décision.<br />
Un Intranet est consultable exclusivement par les collaborateurs avec un navigateur standard qui <strong>de</strong>vient ainsi le<br />
client universel du système d’information. L’Intranet peut être personnalisé suivant le profil <strong>de</strong> l’utilisateur qui s’y<br />
connecte.<br />
Internet : ensemble <strong>de</strong>s réseaux du mon<strong>de</strong> entier qui sont interconnectés et qui utilisent le protocole <strong>de</strong><br />
communication IP.<br />
Messagerie : échange d’informations par le réseau Intranet ou Internet (mails ou courriels). La messagerie permet<br />
d'émettre ou <strong>de</strong> recevoir <strong>de</strong>s messages ou <strong>de</strong>s fichiers.<br />
Forums : pages interne permettant l’échange <strong>de</strong> réflexions autour <strong>de</strong> thèmes, <strong>de</strong> sujets, etc.<br />
Groupware : ensemble d’outils <strong>de</strong>stinés à favoriser le travail en équipe. Par exemple <strong>de</strong>s logiciels permettant à un<br />
groupe d’utilisateurs <strong>de</strong> travailler en collaboration sur un même projet sans être nécessairement réunis.<br />
Workflow : circulation contrôlée <strong>de</strong>s documents.<br />
Data mining :analyse <strong>de</strong>s données disponibles dans une entreprise pour découvrir <strong>de</strong>s relations non encore mises à<br />
jour entre différentes choses. Le data mining peut entre autres établir :<br />
Associations :<br />
Suites :<br />
Classification :<br />
Regroupement :<br />
C’est quand un évènement peut être corrélé avec un autre. Par exemple le fait qu’un certain<br />
pourcentage d’acheteurs <strong>de</strong> chemise, achètent également une cravate.<br />
C’est quand un événement entraîne un autre. Par exemple, celui qui achète un magnétoscope,<br />
achète également <strong>de</strong>s cassettes.<br />
C’est <strong>de</strong> reconnaître <strong>de</strong>s motifs qui se répètent comme <strong>de</strong>s profils clients.<br />
C’est <strong>de</strong> détecter <strong>de</strong>s associant <strong>de</strong> faits.<br />
Gestion documentaire : stockage dynamique <strong>de</strong>s documents<br />
Édition multimédia : constitution <strong>de</strong> support incluant l’image, le son etc.<br />
Commerce électronique : e-commerce<br />
Service à la clientèle : service client<br />
Assistance à la formation : ai<strong>de</strong> à la formation<br />
Doc. 5 Noos externalise son système d’information<br />
Question L’enjeu <strong>de</strong> base est le regroupement <strong>de</strong> toutes les informations sur un client car l’entreprise vend<br />
différents services : TV, Internet et téléphonie.<br />
A partir <strong>de</strong> là, l’entreprise pourra mieux connaître ses clients, en dresser un profil et leur proposer <strong>de</strong> nouveaux<br />
services adaptés à leur besoin.<br />
Il y aura aussi une facilitation <strong>de</strong> la facturation et <strong>de</strong> l’évaluation <strong>de</strong>s consommations.<br />
10
Travail individualisé<br />
En faisant une recherche sur Internet, on trouve beaucoup d'informations sur le datawarehouse parmi lesquelles<br />
celle-ci :<br />
Un datawarehouse est un entrepôt <strong>de</strong> données.<br />
Il centralise <strong>de</strong>s informations extraites <strong>de</strong> différentes applications et bases <strong>de</strong> données rattachées à l’environnement<br />
<strong>de</strong> production, à l’activité <strong>commerciale</strong>, etc., pour faciliter la prise <strong>de</strong> décisions. Synchrones ou asynchrones, les<br />
mécanismes d’extraction <strong>de</strong>s données sont régis à travers <strong>de</strong>s méta-données.<br />
Un datawarehouse répond aux problèmes <strong>de</strong> données surabondantes et localisées sur <strong>de</strong> multiples systèmes<br />
hétérogènes, c’est une architecture capable <strong>de</strong> servir <strong>de</strong> fondation aux applications décisionnelles.<br />
Le datawarehouse est une collection <strong>de</strong> données orientées sujet, intégrées, non volatiles et historisées, organisées<br />
pour le support d’un processus d’ai<strong>de</strong> à la décision.<br />
Les objectifs du Datawarehouse<br />
Pour être exploitables, toutes les données (provenant du système <strong>de</strong> production <strong>de</strong> l’entreprise ou achetées) vont<br />
être organisées, coordonnées, intégrées et enfin stockées pour donner à l’utilisateur une vue globale <strong>de</strong>s<br />
informations (informations « complètes » et « transversales »). Ceci permet : d’optimiser les canaux <strong>de</strong><br />
distribution, la communication, <strong>de</strong> manipuler <strong>de</strong>s données via <strong>de</strong>s outils, d’ajouter <strong>de</strong> la valeur aux données.<br />
Avant d’être chargée dans le datawarehouse, l’information doit être extraite, nettoyée et préparée. Elle sera,<br />
ensuite, intégrée et mise en forme <strong>de</strong> manière compréhensible par l’utilisateur. Les fonctions du Data Warehouse<br />
sont donc <strong>de</strong> : récupérer les données existantes (bases <strong>de</strong> données <strong>de</strong> production, fichiers plats, fichiers<br />
externes,..) ; nettoyer ces données ; référencer les données (utilisation <strong>de</strong> Erreur! Signet non défini. : données sur<br />
les données) ; stocker les données historiées (constitution d’historiques en vue d’analyses, comportementales en<br />
particulier) ; mettre à disposition les données (permettre à chaque utilisateur d’accé<strong>de</strong>r à l’information pertinente).<br />
Un projet datawarehouse <strong>de</strong>man<strong>de</strong> un fort niveau d’accompagnement du changement. En effet, l’accès à<br />
l’information est souvent structurant pour les organisations, et la mise en œuvre d’un système décisionnel<br />
performant nécessite <strong>de</strong> réfléchir à son impact sur les rôles et responsabilités <strong>de</strong> l’ensemble <strong>de</strong>s acteurs <strong>de</strong><br />
l’entreprise. Dans le cas contraire, on court le risque <strong>de</strong> voir le fonctionnement <strong>de</strong> l’entreprise fortement perturbé<br />
ou, tout simplement, que le système décisionnel reste inutilisé.<br />
Dans la plupart <strong>de</strong>s cas, bâtir un système <strong>de</strong> pilotage représente l’un <strong>de</strong>s premiers projets transverses à l’entreprise.<br />
De fait, la réussite d’un tel projet <strong>de</strong>vient un exercice <strong>de</strong> gestion <strong>de</strong>s risques : difficultés à justifier le projet d’un<br />
point <strong>de</strong> vue métier, difficultés à trouver un sponsor, difficultés pour susciter une appropriation par les utilisateurs,<br />
perte <strong>de</strong> contrôle technique...<br />
Il reste que la mise en œuvre d’un vrai système décisionnel est aujourd’hui indispensable pour toute entreprise qui<br />
souhaite tirer parti <strong>de</strong>s trésors que recèlent les mines d’informations qui sont dispersées en son sein.<br />
D'après www.si.fr.atosorigin.com/datawarehouse<br />
L'article est <strong>de</strong>stiné à <strong>de</strong>s commerciaux. Il doit éviter les aspects trop techniques qui sont du ressort du service<br />
informatique, mais se focaliser sur les avantages qu'un utilisateur peut tirer d'un tel système.<br />
L'article doit rappeler :<br />
- que l'information est au cœur <strong>de</strong> la compétitivité <strong>de</strong>s entreprises ;<br />
- que la gestion <strong>de</strong> celle-ci est un facteur-clé <strong>de</strong> succès.<br />
11
Et il doit montrer :<br />
- que la finalité du datawarehouse et ses grands principes <strong>de</strong> fonctionnement sont bien compris (ai<strong>de</strong> à la prise<br />
<strong>de</strong> décision, rapidité <strong>de</strong> circulation <strong>de</strong> l'information, forte réactivité, etc.) ;<br />
- et que les quelques termes techniques sont bien assimilés. Il ne s'agit pas <strong>de</strong> se perdre dans les aspects trop<br />
techniques mais <strong>de</strong> comprendre les possibilités et les limites du système. Une maîtrise minimum <strong>de</strong> la<br />
technique est aussi nécessaire pour favoriser la communication avec le service informatique dans le cadre<br />
d'une éventuelle mise en service ou d'une amélioration du système (participer à l'élaboration du cahier <strong>de</strong>s<br />
charges, indiquer clairement ses besoins, etc.).<br />
Pour aller plus loin voici quelques sites Internet qui peuvent donner <strong>de</strong>s informations supplémentaires :<br />
http://www.lesechos.fr/formations/marketing/articles/article_6_3.htm<br />
http://www.rd.francetelecom.com/fr/conseil/mento14/chap6a.html<br />
http://www.01net.com/article/191611.html<br />
12
Chapitre 3<br />
ENVIRONNEMENT DE L’ACTION ET MARCHES<br />
Doc. 1 Automobiles : vraie reprise ou feu <strong>de</strong> paille <br />
Question 1 Le marché concerné est celui <strong>de</strong> l’automobile.<br />
Question 2 La tendance est à la morosité : le marché est en régression même si une reprise semble s’amorcer, le<br />
niveau <strong>de</strong>s ventes est loin <strong>de</strong> celui <strong>de</strong> 2001.<br />
Doc. 2 Les dimensions <strong>de</strong> l’environnement du marché<br />
Question Exemples pour chaque dimension <strong>de</strong> l’environnement :<br />
- Écologie : règle pollueur-payeur, éco-emballage, emballages recyclables, … ;<br />
- Économie : revenu disponible, propension à épargner, … ;<br />
- Technologie : innovations (DVD jetables),… ;<br />
- Démographie : natalité, mortalité, espérance <strong>de</strong> vie, … ;<br />
- Légales : 35 heures ;<br />
- Politique : grands chantiers ;<br />
- Socioculturelles : unités <strong>de</strong> consommation (yogourts vendus par 4/8/16),…<br />
Doc. 3 Marché du produit et marché <strong>de</strong> l’entreprise<br />
Question 1 L’approche économique est centrée sur un seul produit ou type <strong>de</strong> produit. L’approche mercatique,<br />
quant à elle, est avant tout orientée sur les attentes <strong>de</strong> la clientèle, plaçant le client au centre même <strong>de</strong> la notion <strong>de</strong><br />
marché.<br />
Question 2 Application <strong>de</strong>s notions <strong>de</strong> marché du produit et marché <strong>de</strong> l’entreprise à une société produisant <strong>de</strong>s<br />
soupes en briques et à un constructeur automobile :<br />
Soupe en briques<br />
Automobiles<br />
Le marché du produit<br />
Offreurs Fabricants (Knor..) Constructeurs (Opel…)<br />
Deman<strong>de</strong>urs Ménages Ménages ou entreprises<br />
Prescripteurs Enfants/ nutritionnistes, … Enfants/ amis...<br />
Influenceurs Médias Médias<br />
Le marché <strong>de</strong> l’entreprise<br />
Population totale Population française Population ayant besoin <strong>de</strong> se<br />
déplacer<br />
Non-consommateurs absolus Personnes n’aimant pas la soupe Personnes n’ayant pas le permis<br />
Non-consommateurs relatifs Personnes faisant leur soupe ellesmêmes<br />
Personnes habitant en gran<strong>de</strong> ville<br />
Concurrents Autres fabricants Autres constructeurs<br />
13
Doc. 4 Des approches différentes <strong>de</strong> la notion <strong>de</strong> marché<br />
Question Exemples pour chaque approche proposée :<br />
Approche<br />
Par le produit<br />
Par le besoin<br />
Géographique<br />
Par la position<br />
Durable<br />
automobile<br />
Banal<br />
gâteaux<br />
Bien<br />
ton<strong>de</strong>use<br />
De consommation brique<br />
<strong>de</strong> lait<br />
Principal<br />
ski<br />
Local<br />
breton du porc<br />
Entreprise<br />
notre produit<br />
Niveaux<br />
Non durable<br />
voyage en train<br />
Anomal<br />
télévision<br />
Service<br />
coupe <strong>de</strong> cheveux<br />
Industriel<br />
arôme chimique<br />
Substitut<br />
snow-board<br />
National<br />
français du porc<br />
Concurrents<br />
celui <strong>de</strong>s concurrents<br />
Complémentaire porteskis<br />
International<br />
mondial du porc<br />
Doc. 5 Les structures <strong>de</strong> marché<br />
Question Exemples pour chacune <strong>de</strong>s structures proposées :<br />
Structure Offreurs Deman<strong>de</strong>urs Exemples<br />
Concurrence Pâtes alimentaires<br />
Oligopole ou Lessive<br />
Monopole ou Électricité<br />
Oligopsone ou Aviation civile<br />
Monopsone ou Armement<br />
Doc. 6 Les producteurs <strong>de</strong> lait en France<br />
Question Le marché du lait est un marché concurrentiel (très grand nombre <strong>de</strong> consommateurs et grand nombre <strong>de</strong><br />
producteurs). On remarque toutefois que sur ce marché, comme sur beaucoup d’autres, la loi <strong>de</strong>s 20/80 est<br />
respectée : 20 % <strong>de</strong>s producteurs réalisent près <strong>de</strong> 80 % du CA en valeur. À noter également la prédominance <strong>de</strong>s<br />
marques MDD correspondant aux tendances actuelles <strong>de</strong> distribution (voir document 7).<br />
Doc. 7 La distribution <strong>de</strong> lait en France<br />
Question On notera l’extrême prédominance <strong>de</strong> la gran<strong>de</strong> distribution. Le marché du lait reflète parfaitement<br />
l’évolution <strong>de</strong> la distribution : abandon du commerce traditionnel au profit <strong>de</strong> la gran<strong>de</strong> distribution, montée en<br />
puissance du hard-discount, essor <strong>de</strong>s MDD…<br />
14
Doc. 8 La <strong>de</strong>man<strong>de</strong> sur le marché du lait en France<br />
Question 1 Connaître la <strong>de</strong>man<strong>de</strong>, c’est connaître les goûts et les attentes <strong>de</strong>s consommateurs et donc pouvoir s’y<br />
adapter. Mais c’est aussi envisager les évolutions <strong>de</strong> leur comportement et donc innover, ce qui est absolument<br />
vital pour l’entreprise, car la mise au point d’un produit est extrêmement longue et coûteuse, il n’est pas possible<br />
<strong>de</strong> commettre <strong>de</strong>s erreurs.<br />
Question 2 Profil <strong>de</strong>s consommateurs <strong>de</strong> lait. On pourra ici se référer au site www.datalait.com.<br />
- Une majorité <strong>de</strong> petits consommateurs 47 % <strong>de</strong>s Français sont <strong>de</strong> petits consommateurs <strong>de</strong> lait avec 1 à 7<br />
actes <strong>de</strong> consommation par semaine. Les gros consommateurs, 8 %, effectuent plus <strong>de</strong> 2 actes <strong>de</strong> consommation<br />
par jour. Le nombre <strong>de</strong> petits comme <strong>de</strong> gros consommateurs est en progression. (Source : Baromètre TPL Cidil<br />
97/98)<br />
- Une consommation variant avec l'âge La consommation est forte chez l'enfant. Elle décroît ensuite.<br />
- Une reprise durable <strong>de</strong> la consommation s'opère vers la cinquantaine. Elle est plus marquée chez les<br />
femmes que chez les hommes. Les moins <strong>de</strong> 50 ans consomment principalement du lait longue conservation. Au<strong>de</strong>là<br />
<strong>de</strong> 50 ans, la consommation est un peu plus orientée sur le lait frais pasteurisé.<br />
- Une consommation favorisée par la présence d'enfants La présence d'enfants favorise les quantités achetées<br />
au sein du foyer. Les plus forts indices <strong>de</strong> consommation sont relevés auprès <strong>de</strong>s ménages ayant <strong>de</strong> jeunes enfants<br />
(indice 167). Plus la famille est large, plus la consommation <strong>de</strong> lait est importante. (Source Cidil/Secodip)<br />
- Une surconsommation s'observe dans les foyers plutôt mo<strong>de</strong>stes On note une légère surconsommation <strong>de</strong> la<br />
part <strong>de</strong>s foyers plutôt mo<strong>de</strong>stes, habitant <strong>de</strong>s agglomérations <strong>de</strong> moins <strong>de</strong> 50 000 habitants, agriculteurs, artisans,<br />
ouvriers.<br />
Doc. 9 Les différents intervenants<br />
Question Fonctions <strong>de</strong> chaque intervenant dans le cadre <strong>de</strong> l’achat d’une machine-outil dans une entreprise :<br />
- Prescripteur :le chef d’atelier, le responsable <strong>de</strong> la production, …<br />
- Déci<strong>de</strong>ur : le chef d’entreprise, …<br />
- Acheteur : le responsable <strong>de</strong>s approvisionnements, le comptable, …<br />
- Utilisateur : l’ouvrier au poste <strong>de</strong> production, …<br />
15
Travail individualisé<br />
OFFRE<br />
Producteurs<br />
Marché concurrentiel, dominé par<br />
les grands groupes alimentaires. À<br />
la marge, <strong>de</strong> petites brûleries<br />
artisanales. Principaux pays<br />
producteurs :Brésil et Colombie<br />
Distributeurs<br />
Le <strong>de</strong>uxième chiffre d'affaires <strong>de</strong><br />
la distribution. Le premier Marché<br />
Alimentaire : CA 1,23 Md euros<br />
(www.linéaires.com)<br />
Essentiellement en GMS.<br />
DEMANDE<br />
Quantitatif<br />
94 % <strong>de</strong> consommateurs ; 100 % <strong>de</strong><br />
notoriété ;<br />
300 000 tonnes par an ; <strong>de</strong>man<strong>de</strong> en<br />
légère régression -1,3 % en valeur<br />
Qualitatif<br />
Le consommateur attend <strong>de</strong>s<br />
innovations : sachets unidoses pour<br />
le café soluble, capsules, cafés<br />
aromatisés, cafés d’origine. Les lieux<br />
<strong>de</strong> consommation sont très divers<br />
(domicile, bureau, CHR) avec une<br />
importance <strong>de</strong> la distribution<br />
automatique.<br />
Évolutions <strong>de</strong> l’environnement<br />
Tendance à l’internationalisation <strong>de</strong>s marchés : les grands groupes<br />
alimentaires mondiaux sont propriétaires <strong>de</strong>s principales marques, ils<br />
recherchent une homogénéité <strong>de</strong> leur portefeuille <strong>de</strong> produits au niveau<br />
international.<br />
Le marché du café est extrêmement dépendant <strong>de</strong> la situation<br />
économique, politique et financière <strong>de</strong>s pays producteurs, majoritairement<br />
en développement. Le cours du café est donc fluctuant et connaît parfois<br />
<strong>de</strong>s pério<strong>de</strong>s <strong>de</strong> flambée <strong>de</strong>s prix.<br />
Développement important du commerce équitable sur le marché du café.<br />
C’est avec ce produit que les consommateurs français ont pour la plupart<br />
découvert cette notion (notamment avec le label Max Haavelar). Malongo<br />
dispose ici d’une gran<strong>de</strong> notoriété avec son café <strong>de</strong>s petits producteurs.<br />
16
Doc. 1 La diversité <strong>de</strong> l’information<br />
Chapitre 4<br />
LA VEILLE COMMERCIALE<br />
Question 1 L’information peut présenter <strong>de</strong>s natures différentes :<br />
Quantitative et qualitative<br />
Un classement peut s’organiser sur ces critères. En<br />
sachant que le qualitatif doit primer sur le quantitatif.<br />
Interne ou externe<br />
Classement en fonction <strong>de</strong> la provenance <strong>de</strong><br />
l’information.<br />
Disponible ou à rechercher<br />
L’information peut se rechercher ou être déjà<br />
disponible.<br />
Passée, actuelle ou future<br />
Introduction <strong>de</strong> la notion <strong>de</strong> temps dans l’information.<br />
Une information se périme dans le temps.<br />
Les flux d’informations sont primordiaux. En effet, une information stratégique n’est utile que si elle parvient à la<br />
bonne personne et au bon moment.<br />
Question 2<br />
Sociale<br />
Culturelle<br />
Logistique<br />
Mercatique<br />
Économique<br />
Juridique<br />
Financière<br />
Technologique<br />
Politique<br />
Projet d’ouverture <strong>de</strong>s magasins le dimanche.<br />
Calendrier d’attribution <strong>de</strong>s prix littéraires.<br />
Projets <strong>de</strong> nouvelles lignes TGV.<br />
Augmentation <strong>de</strong> 25 % <strong>de</strong>s ventes par Internet.<br />
Ouverture du marché européen à <strong>de</strong> nouveaux pays.<br />
Modification <strong>de</strong> la législation en vigueur.<br />
Prise <strong>de</strong> pouvoir <strong>de</strong>s petits actionnaires chez Eurotunnel.<br />
Extension du nombre <strong>de</strong> foyer relié à l’ADSL.<br />
Intention <strong>de</strong> vote pour les prochaines prési<strong>de</strong>ntielles.<br />
Question 3 On distingue <strong>de</strong>ux grands types <strong>de</strong> sources : les sources traditionnelles (type presse, ouvrages,<br />
rapports) et les sources mo<strong>de</strong>rnes (recherche sur Internet).<br />
Doc. 2 Représentation graphique <strong>de</strong>s veilles<br />
Question 1<br />
Veille <strong>commerciale</strong><br />
Veille marketing<br />
Veille concurrentielle<br />
Veille juridique<br />
Veille technologique<br />
Veille sociétale<br />
Veille stratégique<br />
Surveillance continue <strong>de</strong>s marchés et fournisseurs.<br />
Surveillance continue <strong>de</strong> la politique <strong>commerciale</strong> et Internet <strong>de</strong> vos concurrents.<br />
Surveillance continue <strong>de</strong>s actions et produits <strong>de</strong>s concurrents actuels ou<br />
potentiels.<br />
Surveillance continue <strong>de</strong>s récentes dispositions juridiques prises au niveau<br />
national ou européen.<br />
Cette veille technologique permet <strong>de</strong> collecter <strong>de</strong> l’information brute dont nous<br />
analysons la véracité et la pertinence avant <strong>de</strong> vous la diffuser sous forme<br />
synthétique et régulière pour une exploitation immédiate.<br />
C’est la recherche, le traitement et la diffusion (en vue <strong>de</strong> leur exploitation) <strong>de</strong><br />
renseignements relatifs aux aspects socio-économiques, politiques, géopolitiques<br />
et socioculturels <strong>de</strong> la société.<br />
Cette veille est aussi appelée veille socio-politique ou veille environnementale.<br />
Cette veille vise à surveiller :<br />
- l’évolution <strong>de</strong>s mœurs, <strong>de</strong>s mentalités,<br />
- le comportement <strong>de</strong>s consommateurs,<br />
- l’environnement,<br />
- les risques (désordres, conflits, etc.),<br />
- les mouvements sociaux et <strong>de</strong> protestation,<br />
- le dépôt <strong>de</strong> pétitions.<br />
La veille stratégique est un processus informationnel volontariste par lequel<br />
l’entreprise recherche <strong>de</strong>s informations concernant l’évolution <strong>de</strong> son<br />
environnement socio-économique dans le but <strong>de</strong> se créer <strong>de</strong>s opportunités et <strong>de</strong><br />
réduire ses risques liés à l’incertitu<strong>de</strong>. Elle englobe les autres types <strong>de</strong> veille.<br />
17
Question 2 Le schéma est construit sur le principe <strong>de</strong>s ensembles et <strong>de</strong>s sous-ensembles. Par exemple<br />
l’intelligence économique englobe toutes les formes <strong>de</strong> veille.<br />
Question 3 L’intelligence économique peut-être définie comme l’ensemble <strong>de</strong>s actions coordonnées <strong>de</strong> recherche,<br />
<strong>de</strong> traitement et <strong>de</strong> distribution (en vue <strong>de</strong> son exploitation), <strong>de</strong> l’information utile aux acteurs économiques. Ces<br />
actions sont menées avec toutes les garanties <strong>de</strong> protection nécessaires à la préservation du patrimoine <strong>de</strong><br />
l’entreprise,dans les meilleures conditions <strong>de</strong> qualité, <strong>de</strong> délais et <strong>de</strong> côut.<br />
Source :Commissariat Général au Plan (Rapport Martre)<br />
Doc. 3 La veille concurrentielle<br />
Question 1 La veille concurrentielle (marketing et <strong>commerciale</strong>) doit s’intéresser aux partenaires <strong>de</strong> l’entreprise :<br />
- les clients ;<br />
- les fournisseurs ;<br />
- les distributeurs.<br />
Question 2 Le benchmarking (encore appelé parangonnage ou référenciation ou amélioration comparative) est la<br />
métho<strong>de</strong> d’évaluation <strong>de</strong> produits, services, matériels, techniques ou processus d’une organisation par comparaison<br />
avec les modèles qui sont reconnus comme <strong>de</strong>s normes <strong>de</strong> référence. Cela consiste à rechercher en permanence les<br />
meilleures pratiques afin d’adopter ou d’adapter leurs aspects positifs et <strong>de</strong> les mettre en oeuvre pour <strong>de</strong>venir le<br />
meilleur.<br />
Il existe 4 types <strong>de</strong> benchmarking :<br />
- Benchmarking interne (comparaisons à l’intérieur <strong>de</strong> la propre organisation <strong>de</strong> l'entreprise) ;<br />
- Benchmarking <strong>de</strong> concurrence (comparaisons spécifiques <strong>de</strong> concurrent à concurrent) ;<br />
- Benchmarking fonctionnel (comparaisons avec <strong>de</strong>s fonctions similaires, dans <strong>de</strong>s entreprises non concurrentes,<br />
à l’intérieur du même secteur d’activité) ;<br />
- Benchmarking générique (comparaisons <strong>de</strong>s métho<strong>de</strong>s <strong>de</strong> travail ou <strong>de</strong>s processus dans <strong>de</strong>s secteurs d’activité<br />
différents).<br />
Le Benchmarking est une métho<strong>de</strong> qui a été développée au début <strong>de</strong>s années 80 par la société Xerox pour une prise<br />
<strong>de</strong> décision concernant un investissement lourd <strong>de</strong>stiné à mo<strong>de</strong>rniser la gestion <strong>de</strong>s stocks.<br />
Xerox s’est intéressé alors aux « meilleures pratiques <strong>de</strong> la concurrence », mais également aux pratiques dans<br />
d’autres secteurs sur le sujet étudié. La comparaison s’est finalement faite avec une firme <strong>de</strong> vente d’articles <strong>de</strong><br />
sport par correspondance qui excellait pour la gestion <strong>de</strong>s comman<strong>de</strong>s.<br />
La métho<strong>de</strong> employée a été formalisée et reconnue par la suite.<br />
Le Benchmarking consistera à « trouver, au niveau mondial, l’entreprise ou les entreprises qui réalisent <strong>de</strong> la<br />
manière la plus performante un processus ou une tâche donnée, d’aller l’étudier ("benchmarker ces entreprises") et<br />
d’adapter ensuite ce processus à sa propre entreprise ».<br />
Pour une entreprise, il s’agit <strong>de</strong> se comparer aux « Lea<strong>de</strong>rs » qui se positionnent sur le marché, <strong>de</strong> s’inspirer <strong>de</strong><br />
leurs idées, <strong>de</strong> leurs pratiques, <strong>de</strong> leurs fonctionnements et <strong>de</strong> leurs expériences afin que les pratiques en interne<br />
s’améliorent.<br />
Doc. 4 Qu’est-ce que la veille <strong>commerciale</strong> <br />
Question 1 De l’information naît la vente. Or, même si elle se trouve au cœur <strong>de</strong> l’entreprise, elle est rarement aux<br />
mains <strong>de</strong>s bonnes personnes. Collecter et transmettre les données qui feront la différence : tel est l’enjeu <strong>de</strong> la<br />
veille <strong>commerciale</strong>. Voici un exemple illustrant la nécessité d’un recours à la veille :<br />
Olivier est commercial chez un fabricant <strong>de</strong> mobilier <strong>de</strong> bureau. En lisant, ce matin, le quotidien <strong>de</strong> sa région, il<br />
apprend que la société Dumoulin, qui possè<strong>de</strong> déjà 1 500 m2 dans la ville, compte s’offrir un siège social flambant<br />
neuf <strong>de</strong> 4 000 m2. Il décroche son téléphone et contacte ce prospect, <strong>de</strong>vançant ainsi son concurrent qui n’aura<br />
l’information que <strong>de</strong>ux jours plus tard, quand l’acheteur <strong>de</strong> la société Dumoulin aura déjà pris ren<strong>de</strong>z-vous avec<br />
notre ven<strong>de</strong>ur. « En matière <strong>de</strong> veille <strong>commerciale</strong>, la première qualité, c’est la réactivité. » Si un concurrent vous<br />
a <strong>de</strong>vancé dans la course à l’information stratégique, alors votre investissement aura été vain. Et l’émergence<br />
d’Internet a accéléré le processus <strong>de</strong> diffusion <strong>de</strong>s données. « C’est pourquoi, il est important d’organiser une<br />
méthodologie <strong>de</strong> collecte et <strong>de</strong> transmission immédiate <strong>de</strong> l’information. » Rapidité et exhaustivité étant les <strong>de</strong>ux<br />
facteurs clés <strong>de</strong> succès, qu’il convient <strong>de</strong> privilégier, au détriment, parfois, <strong>de</strong> la précision.<br />
Erreur! Signet non défini.<br />
18
Question 2 Pour mettre en place une stratégie <strong>de</strong> veille <strong>commerciale</strong> – c’est-à-dire pour glaner et exploiter à bon<br />
escient toutes les informations susceptibles <strong>de</strong> générer du business – il convient, en premier lieu, <strong>de</strong> définir ses<br />
besoins. Il s’agit d’exprimer, en termes clairs, quel type d’actualités ou d’informations est porteur d’opportunités<br />
<strong>commerciale</strong>s. Ainsi, un fabricant d’équipements pour le point <strong>de</strong> vente se tiendra à l’affût <strong>de</strong>s projets d’ouverture,<br />
<strong>de</strong> rénovation ou d’extension <strong>de</strong> boutiques ; une entreprise <strong>de</strong> location automobile longue durée traquera les appels<br />
d’offre <strong>de</strong>s gran<strong>de</strong>s entreprises, etc.<br />
Vient, ensuite, la phase d’i<strong>de</strong>ntification <strong>de</strong>s sources. Presse-papier et pages Web (sites <strong>de</strong>s clients, concurrents,<br />
partenaires, sites d’information économique générale, sites institutionnels, portails sectoriels, sites <strong>de</strong> presse, etc.),<br />
qu’elles soient gratuites ou payantes, seront les principales sources externes. Il faut les recenser auprès <strong>de</strong>s<br />
collaborateurs et leur attribuer une note afin <strong>de</strong> ne retenir que les plus pertinentes. Il faudra y ajouter les sources<br />
dites internes : ce sont toutes les informations que les collaborateurs, sensibilisés au projet, pourront recueillir sur<br />
le terrain (salons, contacts clients ou prospects, etc.) ou via leurs réseaux.<br />
Doc. 5 Deux outils pour chercher l’information <strong>commerciale</strong><br />
Question 1 Les <strong>de</strong>ux outils cités sont : les métamoteurs et les logiciels <strong>de</strong> veille (surveillance du web). Les<br />
métamoteurs qui utilisent les moteurs <strong>de</strong> recherche généralistes comme source d’information. Cette technique n’est<br />
pas satisfaisante pour <strong>de</strong>ux raisons : d’une part, les moteurs <strong>de</strong> recherche actuels n’arrivent plus à couvrir<br />
l’intégralité <strong>de</strong>s pages publiées et d’autre part, l’accroissement <strong>de</strong>s publications web ne permet pas à ces outils<br />
d’être à jour.<br />
Question 2 Les logiciels <strong>de</strong> surveillance du web ou Crawlers sont <strong>de</strong> véritables aspirateurs <strong>de</strong> pages Web. Ils<br />
parcourent « la toile » en utilisant les hyperliens qui relient les pages entres elles. Mais Ce type <strong>de</strong> navigation (et<br />
donc <strong>de</strong> collecte) reste assez aléatoire car ces outils se cantonnent au Web visible sans prendre en compte les autres<br />
sphères d’Internet (mail, forums, chat, …). De plus, ces Crawlers ne font que capturer et copier <strong>de</strong>s pages peu ou<br />
pas structurées.<br />
Certains outils ont l’air plus perfectionnés (c’est le cas <strong>de</strong> http://www.cybion.fr/).<br />
Question 3<br />
Métho<strong>de</strong>s <strong>de</strong> recherche<br />
Outils <strong>de</strong> recherche<br />
Langage<br />
C’est la façon <strong>de</strong> procé<strong>de</strong>r aux recherches (métho<strong>de</strong> traditionnelle ou par<br />
Internet).<br />
Ce sont les supports utilisés pour faire les recherches.<br />
Il s’agit <strong>de</strong> la façon d’interroger les bases <strong>de</strong> données ou les moteurs <strong>de</strong><br />
recherche.<br />
Doc. 6 L’aspiration <strong>de</strong>s sites<br />
Question 1 Un aspirateur <strong>de</strong> site Web est un logiciel qui se connecte à votre place sur un site et en « aspire » les<br />
pages, c’est-à-dire qu’il effectue une recopie du site ciblé sur votre disque dur pour vous permettre une lecture offline<br />
par la suite.<br />
Question 2 Il permet <strong>de</strong> récupérer le site dans son intégralité et <strong>de</strong> l’étudier au calme. On peut aussi en copier <strong>de</strong>s<br />
parties et les diffuser à ses collaborateurs.<br />
Doc. 7 La gestion <strong>de</strong> l’information documentaire<br />
Question 1 La gestion documentaire a été transformée par l’informatisation et la numérisation <strong>de</strong>s données. La<br />
gestion documentaire <strong>de</strong>vient <strong>de</strong> plus en plus synonyme <strong>de</strong> gestion <strong>de</strong> documents électroniques et implique<br />
inexorablement pour le professionnel <strong>de</strong> l’information documentaire d’aujourd’hui la maîtrise <strong>de</strong>s technologies et<br />
<strong>de</strong>s concepts qu’elle intègre.<br />
Question 2 Progrès constatés par les utilisateurs :<br />
- simplicité d’utilisation,<br />
- rapidité <strong>de</strong> consultation,<br />
- facilité <strong>de</strong> stockage.<br />
19
Travail individualisé<br />
Un processus <strong>de</strong> veille se décompose en 4 phases successives :<br />
o (1) I<strong>de</strong>ntification <strong>de</strong>s sources<br />
o (2) Collecte <strong>de</strong>s données<br />
o (3) Analyse <strong>de</strong>s informations<br />
o (4) Diffusion <strong>de</strong>s résultats<br />
(1) Les recherches doivent utiliser aussi bien les sources traditionnelles que les sources Internet.<br />
Il est intéressant <strong>de</strong> faire ces recherches en allant du général au particulier.<br />
La recherche à faire se situe autour du chocolat fourré ou parfumé <strong>de</strong> plus, on se centre sur le chocolat fourré aux<br />
fruits.<br />
L’objectif est <strong>de</strong> balayer aussi la concurrence au niveau <strong>de</strong>s tablettes fourrées.<br />
Sources traditionnelles : livres <strong>de</strong> recette, revue, dossier sur le chocolat, étu<strong>de</strong> <strong>de</strong> marché.<br />
Sources Internet : Métamoteurs .<br />
Il faut procé<strong>de</strong>r par tâtonnement pour la recherche dans les moteurs et métamoteurs en associant <strong>de</strong>ux par <strong>de</strong>ux<br />
plusieurs mots-clefs.<br />
Chocolat<br />
Fourré banane<br />
Tablette<br />
Parfumé banane<br />
Aromatisé banane<br />
Banane<br />
Il faut penser à ne pas utiliser d’accent et à insérer le signe + entre les <strong>de</strong>ux notions.<br />
(2) par exemple, on est parti du métamoteur graphique Kartoo pour faire une recherche sur le terme chocolat.<br />
Pourrait on faire une copie-écran du résultat carte après le mot chocolat <br />
On a ainsi les principaux sites s’intéressant au chocolat, notamment chocoland qui donne les principaux salons sur<br />
le chocolat.<br />
On peut aussi aller sur les forums pour faire <strong>de</strong>s recherches et lancer aussi une campagne <strong>de</strong> mercatique virale.<br />
Le mélange chocolat – banane, s’il est utilisé en cuisine, semble peu usité au niveau industriel. Il a tendance à<br />
effrayer le consommateur.<br />
Exemple : avis d’un consommateur sur les cookies chocolat-banane (LU Hello).<br />
L'évaluation <strong>de</strong> ce consommateur : * * * * *<br />
Goût<br />
Moment <strong>de</strong> consommation<br />
Rapport qualité / prix<br />
Très agréable<br />
N'importe quand<br />
Excellent<br />
Temps <strong>de</strong> conservation<br />
Court<br />
2<br />
Avantages: Le chocolat banane est tres bon<br />
Inconvénients: Périme trop vite lorsque la boite est ouverte .<br />
Erreur! Signet non défini.<br />
5<br />
5<br />
3<br />
(3) et (4) réponse libre<br />
20
Chapitre 5<br />
LA DEMANDE GLOBALE ET SA SEGMENTATION<br />
Doc. 1 La <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong> consoles <strong>de</strong> jeux<br />
Question 1 La <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong> consoles <strong>de</strong> jeux portables est très favorable puisque croissante sur la pério<strong>de</strong> (+17 %).<br />
Elle se situe néanmoins à un niveau bien inférieur à celui <strong>de</strong> la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong> consoles <strong>de</strong> jeux TV. Les consoles <strong>de</strong><br />
jeux TV subissent une évolution <strong>de</strong>s ventes plus contrastée : si elle est globalement en augmentation sur la pério<strong>de</strong><br />
(+ 9 %), elle a fortement augmenté entre 1998 et 1999 (+ 11 %) puis régressé (- 2 %).<br />
Question 2 Calcul <strong>de</strong>s taux d’évolution <strong>de</strong>s consoles <strong>de</strong> jeux TV pour les pério<strong>de</strong>s 1998-1999 et 1999-2000.<br />
1998-1999 : +11%<br />
1999-2000 : -2%<br />
Question 3 Calcul <strong>de</strong>s taux d’évolution <strong>de</strong>s consoles <strong>de</strong> jeux portables pour l’ensemble <strong>de</strong> la pério<strong>de</strong>.<br />
1998-2000 : +17%<br />
Doc. 2 Industrie : le “creux” <strong>de</strong> la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> aurait été atteint<br />
Question 1 La <strong>de</strong>man<strong>de</strong> d’un bien ou d’un service est la concrétisation <strong>de</strong> leur volonté d’achat par les agents<br />
économiques.<br />
Question 2 L’industrie ne se porte pas bien : ses ventes régressent, obligeant les industriels à réduire l’utilisation<br />
<strong>de</strong> leurs capacités productives.<br />
Question 3 Les indicateurs <strong>de</strong> la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> globale et <strong>de</strong> la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> étrangère, s’ils restent encore bas, semblent<br />
amorcer une reprise : les entreprises ont donc davantage d’espoir <strong>de</strong> vendre leurs produits sur le marché national et<br />
à l’étranger.<br />
Doc. 3 Les indicateurs du e-commerce<br />
Question 1 Un indicateur est un élément qui permet <strong>de</strong> mesurer le niveau <strong>de</strong> la <strong>de</strong>man<strong>de</strong>.<br />
Question 2 Les indicateurs permettent d’effectuer <strong>de</strong>s comparaisons dans le temps ou l’espace, et participent à la<br />
prise <strong>de</strong> décisions stratégiques pour les entreprises.<br />
Doc. 4 La prévision <strong>de</strong> la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> pour Nokia<br />
Question 1 La prévision <strong>de</strong>s ventes permet <strong>de</strong> prévoir le niveau <strong>de</strong> production à atteindre et donc d’adapter ses<br />
capacités productives (main d’œuvre, machines, …). De cette prévision vont découler les décisions stratégiques <strong>de</strong><br />
l’entreprise (lancement <strong>de</strong> produits, politique <strong>de</strong> gestion <strong>de</strong> la gamme, politique <strong>de</strong> prix, communication…), mais<br />
aussi la confiance <strong>de</strong>s investisseurs et actionnaires.<br />
Question 2 Les experts se basent sur <strong>de</strong>s données extérieures à l’entreprise (ventes, achats déclarés, …) avec les<br />
imprécisions qu’ils peuvent comporter. Les chiffres communiqués par Nokia peuvent également avoir été<br />
volontairement minimisés dans le but <strong>de</strong> préserver <strong>de</strong>s données que la firme entend gar<strong>de</strong>r confi<strong>de</strong>ntielles.<br />
Doc. 5 Les différentes métho<strong>de</strong>s <strong>de</strong> prévision <strong>de</strong> la <strong>de</strong>man<strong>de</strong><br />
Question 1 L’approche quantitative permet <strong>de</strong> savoir quel va être le niveau <strong>de</strong>s ventes et donc d’adapter les<br />
capacités productives, alors que l’approche qualitative va permettre d’adapter précisément le produit aux besoins<br />
du client.<br />
Question 2 Les modèles globaux permettent d’affiner les données prévues par les métho<strong>de</strong>s qualitatives et<br />
quantitatives sur le plan géographique (IDC), économique (IRV) ou du niveau <strong>de</strong>s prix. Ces indications peuvent<br />
permettre la mise en place <strong>de</strong> stratégies mercatiques différentiées.<br />
21
Doc. 6 Les ventes <strong>de</strong> DVD en France<br />
Question 1 Les ventes <strong>de</strong> DVD sont en plein essor, l’évolution est très importante (+5361 % sur la pério<strong>de</strong>) :<br />
98/99 99/00 00/01 01/02<br />
+538.46% +156.63% +92.13% +71.08%<br />
Question 2 Calcul du taux moyen et estimation<br />
Taux moyen : (538,49+156,63+92,13+71,08)/4 = 214,58%<br />
Ventes 2002 : 710<br />
Estimation 2003 : 710* 2.1458 = 1523.52<br />
Question 3 Cette technique n’est absolument pas satisfaisante ici, puisque les taux d’évolution sont beaucoup trop<br />
contrastés (les ventes évoluent moins rapi<strong>de</strong>ment à la fin <strong>de</strong> la pério<strong>de</strong> qu’au début).<br />
Doc. 7 La métho<strong>de</strong> <strong>de</strong>s points extrêmes<br />
Question Calculs d’après la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong>s points extrêmes.<br />
A (1 ;13) et B (5 ;710)<br />
La droite sera <strong>de</strong> la forme y=ax+b<br />
Si on remplace les coordonnées <strong>de</strong>s points A et B, on obtient les équations suivantes :<br />
13 = a+ b<br />
710 = 5a+b<br />
d’où<br />
-13 = -a -b<br />
710 = 5a +b<br />
697 = 4a donc a = 697/4 = 174.25<br />
et 13 = a + b donc 13 = 174,25 + b et b = -161,25<br />
On obtient donc l’équation suivante :<br />
y = 174,25x -161,25<br />
Les ventes pour 2003 (année 6) seront donc <strong>de</strong> :<br />
y6 = (174,25* 6) -161,25 = 884,25<br />
La prévision <strong>de</strong>s ventes <strong>de</strong> DVD pour l’année 2003 est donc <strong>de</strong> 884 M€.<br />
Doc. 8 La métho<strong>de</strong> <strong>de</strong>s moindres carrés<br />
Question Tableau <strong>de</strong> calcul :<br />
Années x i Ventes y i X Y XY X 2<br />
1 13 -2 -274,4 548,8 4<br />
2 83 -1 -204,4 204,4 1<br />
3 216 0 -71,4 0 0<br />
4 415 1 127,6 127,6 1<br />
5 710 2 422,6 845,2 4<br />
x i = 15 y i = 1437 XY = 1726 X2 = 10<br />
x = x i / n = 15/5 = 3<br />
y = y i / n = 1437/5 = 287,40<br />
Équation <strong>de</strong> la droite : y=ax+b, avec a= XY / X2 donc a = 1726 /10 = 172,6<br />
Sachant que 13= a + b on a :<br />
13 = 172,6 + b<br />
b = 172,6 - 13 = 159,6<br />
Les ventes pour 2003 (année 6) seront donc <strong>de</strong> :<br />
y6 = (172,6 * 6) – 159,6 = 876<br />
La prévision <strong>de</strong>s ventes <strong>de</strong> DVD pour l’année 2003 est donc <strong>de</strong> 876 M€.<br />
22
Doc. 9 Une segmentation <strong>de</strong> la clientèle <strong>de</strong>s centres commerciaux<br />
Question 1 La segmentation est le découpage du marché en groupes <strong>de</strong> consommateurs dont le comportement est<br />
homogène.<br />
Question 2 L’intérêt pour un centre commercial est <strong>de</strong> pouvoir adapter son offre (<strong>de</strong> boutiques, <strong>de</strong> services,<br />
d’animations, …) aux besoins <strong>de</strong> la clientèle et à ses jours <strong>de</strong> fréquentation, et adapter sa communication <strong>de</strong><br />
manière à mieux toucher le consommateur. Pour une entreprise, il s’agit <strong>de</strong> pouvoir adapter le produit aux besoins<br />
et attentes <strong>de</strong>s consommateurs et adapter le plan <strong>de</strong> marchéage (notamment quant à la communication) aux<br />
spécificités <strong>de</strong>s consommateurs.<br />
Doc. 10 Quels critères <strong>de</strong> segmentation pour la clientèle <strong>de</strong>s particuliers <br />
Question 1 En fonction <strong>de</strong> la région habitée, les besoins <strong>de</strong> la clientèle diffèrent : une entreprise vendant <strong>de</strong>s<br />
chauffages solaires ciblera ses efforts sur les régions ensoleillées du sud <strong>de</strong> la France, une entreprise <strong>de</strong><br />
motoculture ciblera en priorité les habitants <strong>de</strong>s régions rurales ou <strong>de</strong>s cités pavillonnaires.<br />
Question 2 Parce qu’ils sont, et <strong>de</strong> loin, les plus faciles à appréhen<strong>de</strong>r, à se procurer et à mettre en œuvre.<br />
Question 3 Les sondages peuvent fournir <strong>de</strong> précieux renseignements, mais c’est surtout au travers <strong>de</strong>s panels que<br />
l’on pourra déceler les tendances à long terme.<br />
Doc. 11 Les stratégies <strong>de</strong> segmentation<br />
Question Exemples pour les quatre stratégies énoncées :<br />
- Indifférenciation : Coca-cola.<br />
- Adaptation : Yoplait produit aussi pour <strong>de</strong>s marques <strong>de</strong> distributeurs.<br />
- Différenciation : Accor (hôtels Formule 1, Ibis, Novotel,…).<br />
- Concentration : Norwich Union (assurances pour seniors).<br />
23
Travail individualisé<br />
Éléments à retrouver dans la note :<br />
Atouts du segment<br />
• Segment porteur, clientèle importante (environ 5 millions <strong>de</strong> personnes) ;<br />
• Clientèle au pouvoir d’achat plus important que la moyenne (environ 30 % <strong>de</strong> plus) ;<br />
• CSP souvent élevées ;<br />
• Clientèle mobile aimant voyager ;<br />
• Accor<strong>de</strong> une gran<strong>de</strong> importance aux loisirs et sorties ;<br />
• Clientèle bien équipée (informatique…) et qui renouvelle souvent ses achats ;<br />
• Clientèle à la pointe du progrès, …<br />
Moyens <strong>de</strong> communication<br />
Il faut privilégier la mo<strong>de</strong>rnité (Internet) et les moyens <strong>de</strong> communication spécialisés : presse spécialisée (Têtu),<br />
magazines gratuits (Emale…), communication sur les lieux <strong>de</strong> loisirs gays (boîtes <strong>de</strong> nuits, restaurants, bars…),<br />
etc.<br />
24
Chapitre 6<br />
LE RECUEIL DES INFORMATIONS SUR LA DEMANDE<br />
Doc. 1 Les Français et le chocolat<br />
Question 1 Les informations ont ici été recueillies lors d’un sondage réalisé sur un échantillon <strong>de</strong> 1000<br />
personnes, représentatif <strong>de</strong> la population française selon la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong>s quotas.<br />
Question 2 L’objectif principal <strong>de</strong> cette enquête est <strong>de</strong> connaître les habitu<strong>de</strong>s <strong>de</strong> consommation et les goûts <strong>de</strong>s<br />
Français en matière <strong>de</strong> chocolat. La finalité <strong>de</strong> la démarche sera <strong>de</strong> proposer au consommateur <strong>de</strong>s produits adaptés<br />
à ses souhaits <strong>de</strong> consommation et donc d’améliorer les ventes.<br />
Question 3 Le magasin <strong>de</strong> détail pourra adapter son assortiment en fonction <strong>de</strong>s résultats <strong>de</strong> l’enquête et, pour le<br />
cas présent, proposer un large choix au consommateur afin <strong>de</strong> satisfaire son côté “ infidèle ”.<br />
Doc. 2 Les sources d’information sur la <strong>de</strong>man<strong>de</strong><br />
Question 1 Ces sources sont <strong>de</strong> loin les moins coûteuses pour l’entreprise. Elles sont aussi immédiatement<br />
disponibles et d’une gran<strong>de</strong> fiabilité. De plus, ces sources sont exclusives à l’entreprise et non portées à la<br />
connaissance <strong>de</strong>s concurrents.<br />
Question 2 Ces données ont un <strong>de</strong>gré <strong>de</strong> fiabilité très aléatoire : leurs provenance n’est pas toujours certaine, elles<br />
peuvent avoir été, volontairement ou non, transformées, interprétées. De plus, la question <strong>de</strong> leur récence se pose<br />
souvent. Les entreprises <strong>commerciale</strong>s ont besoin <strong>de</strong> sources particulièrement récentes et ne peuvent donc se<br />
satisfaire <strong>de</strong>s données publiées sur Internet ou dans la presse et qui ont été collectées longtemps auparavant. Ces<br />
données sont souvent très générales et peu adaptées au problème posé à l’entreprise.<br />
Question 3 Les commerciaux sont à l’écoute <strong>de</strong>s besoins exprimés par leurs clients. Ils perçoivent également <strong>de</strong>s<br />
informations importantes sur le comportement <strong>de</strong>s concurrents, <strong>de</strong>s consommateurs. Il leur est facile <strong>de</strong> faire<br />
remonter ses informations à la direction <strong>de</strong> l’entreprise.<br />
Doc. 3 Les étapes d’étu<strong>de</strong> <strong>de</strong> la <strong>de</strong>man<strong>de</strong><br />
Question 1 Étant donné l’investissement que représentent <strong>de</strong> telles étu<strong>de</strong>s (en temps, financier…), Il est impératif<br />
<strong>de</strong> préciser exactement ce sur quoi l’étu<strong>de</strong> doit porter, ce qu’elle doit comporter, les questions auxquelles elle doit<br />
répondre afin <strong>de</strong> minimiser les risques.<br />
Question 2 Selon le temps alloué à l’étu<strong>de</strong>, les orientations prises seront différentes : le nombre <strong>de</strong> personnes<br />
interrogées dépend, entre autres, d’une contrainte temporelle. De même, on ne pourra effectuer d’étu<strong>de</strong>s <strong>de</strong> type<br />
qualitatif si l’on ne dispose pas d’un délai suffisamment long.<br />
Doc. 4 Les étu<strong>de</strong>s documentaires<br />
Question 1 Les étu<strong>de</strong>s documentaires peuvent être réalisées à tout moment (veille mercatique) et notamment lors<br />
d’une prise <strong>de</strong> décision (lancement <strong>de</strong> produit, élargissement d’une gamme…).<br />
Question 2 La presse est à manipuler avec précaution : les informations qui y sont relatées sont souvent<br />
parcellaires, déjà analysées et bien souvent déjà trop ancienne pour être exploitables. De plus, ces informations<br />
sont également à disposition <strong>de</strong> nos concurrents. Il convient donc <strong>de</strong> réserver la presse à une veille mercatique<br />
sachant que cette étu<strong>de</strong> <strong>de</strong>vra être complétée en cas <strong>de</strong> besoin précis.<br />
Question 3 Les étu<strong>de</strong>s documentaires constituent la base même <strong>de</strong> la veille mercatique. Elles vont permettre <strong>de</strong> se<br />
tenir informé <strong>de</strong>s tendances, <strong>de</strong>s évolutions du marché et <strong>de</strong>s innovations.<br />
25
Doc. 5 Les étu<strong>de</strong>s quantitatives<br />
Question 1 Étu<strong>de</strong>s correspondant à une recherche d’informations pouvant être quantifiées, et permettent <strong>de</strong><br />
répondre aux questions : Combien Qui Quand <br />
Question 2 Enquête ponctuelle réalisée auprès d’un échantillon d’une population <strong>de</strong> base. Le sondage peut être<br />
administré dans la rue, à domicile, par téléphone, par Internet, par courrier. Il est réalisé pour le compte d’une seule<br />
entreprise ou <strong>de</strong> plusieurs (enquête omnibus).<br />
Question 3 Les limites <strong>de</strong> ces étu<strong>de</strong>s sont leur coût, le temps nécessaire à leur réalisation et surtout la fiabilité <strong>de</strong><br />
l’échantillon constitué et <strong>de</strong>s réponses fournies (risque <strong>de</strong> biais).<br />
Doc. 6 Les panels ACNielsen<br />
Question 1 Enquête permanente réalisée auprès d’un échantillon représentatif d’une population <strong>de</strong> base, interrogé<br />
à intervalles réguliers. Les panélistes utilisent parfois un matériel spécifique mis à leur disposition : dispositifs <strong>de</strong><br />
scannage <strong>de</strong>s EAN (European Article Number), boîtiers d’enregistrement, logiciels, …<br />
Question 2 Les sondages présentent l’avantage d’être une étu<strong>de</strong> ponctuelle, adaptée précisément au sujet étudié.<br />
Les panels ont, eux, pour avantage <strong>de</strong> présenter une vision à long terme et <strong>de</strong> suivre les évolutions <strong>de</strong>s <strong>de</strong>man<strong>de</strong>s<br />
du consommateur.<br />
Doc. 7 Les principaux types d’étu<strong>de</strong>s qualitatives<br />
Question 1 Elles ne s’attachent pas à <strong>de</strong>s données quantifiables, mais à <strong>de</strong>s variables approchant davantage les<br />
mécanismes profonds <strong>de</strong> prise <strong>de</strong> décision du consommateur (comportement, habitu<strong>de</strong>s, freins) : elles offrent un<br />
éclairage davantage psychologique.<br />
Question 2 Chaque type d’étu<strong>de</strong>s proposé est adapté à un type <strong>de</strong> recherche précis. On ne peut, par exemple,<br />
adopter une technique d’observation si l’on souhaite effectuer une recherche <strong>de</strong> marque.<br />
Question 3 Le résultat attendu, le temps disponible et le budget que l’entreprise pourra y consacrer.<br />
Question 4 L’efficacité se mesure directement par son impact sur les ventes, sur la notoriété <strong>de</strong> l’entreprise.<br />
Travail individualisé<br />
Idées principales du texte à retrouver dans le résumé :<br />
• Les sites communautaires peuvent jouer un rôle dans la propagation d’une nouvelle concernant l’offre d’un<br />
produit ou service proposé par l’entreprise.<br />
• Ces sites ont parfois une forte audience.<br />
• Les responsables <strong>de</strong> ces sites peuvent être à juste titre considérés comme <strong>de</strong> véritables éditeurs en ligne et, dès<br />
cet instant, il peut sembler légitime d’avoir à leur égard une politique et <strong>de</strong>s pratiques proches <strong>de</strong> celles <strong>de</strong>s<br />
relations presse.<br />
• Pratiques possibles : communiqués <strong>de</strong> presse, invitations, participations à la vie du site, téléchargements,<br />
soutien matériel ou non, …<br />
• Les interventions sur les chats doivent rester mesurées et ne pas donner l’image <strong>de</strong> publicités masquées.<br />
26
Chapitre 7<br />
LES FACTEURS EXPLICATIFS DU COMPORTEMENT DES<br />
CONSOMMATEURS<br />
Doc. 1 Le choix du consommateur<br />
Question 1 Le consommateur dispose <strong>de</strong> moyens (financiers notamment) limités. Il dispose d’un temps limité et<br />
<strong>de</strong> besoins limités. Face à ces éléments, il dispose d’un très grand choix <strong>de</strong> produits possibles pour satisfaire ses<br />
besoins. Il doit donc choisir parmi les produits offerts celui qu’il achètera.<br />
Question 2 Le consommateur doit satisfaire un besoin. Il doit pour cela faire <strong>de</strong>s compromis : ne pas trop dépenser<br />
ni passer trop <strong>de</strong> temps dans les rayons. Il recherchera donc le produit qui répond au mieux à ces attentes sans pour<br />
autant chercher une satisfaction absolue.<br />
Doc. 2 La pyrami<strong>de</strong> <strong>de</strong>s besoins <strong>de</strong> Maslow<br />
Question 1 Un besoin non satisfait mobilisera toute notre énergie et ne permettra donc pas <strong>de</strong> chercher à satisfaire<br />
<strong>de</strong>s besoins d’ordre supérieur. Ainsi, une personne ne pouvant pas satisfaire <strong>de</strong>s besoins physiologiques (manger,<br />
boire) ne pensera pas à la satisfaction d’autres besoins.<br />
Question 2 Classification <strong>de</strong>s biens et services proposés :<br />
- se vêtir : besoins physiologiques (<strong>de</strong> survie).<br />
- se faire vacciner : besoin <strong>de</strong> sécurité.<br />
- se sentir respecté : besoin d’estime.<br />
- adhérer à un club : besoin <strong>de</strong> socialisation.<br />
Docs. 3 & 4 Les freins à l’achat<br />
Question 1 Le prix jugé trop élevé du produit, le besoin d’information, notamment sur lieu <strong>de</strong> vente et dans la<br />
presse, et l’attente <strong>de</strong> davantage <strong>de</strong> fonctionnalités.<br />
Question 2 Élément matériel ou psychologique qui fait obstacle à l’achat.<br />
Question 3 Le prix, le manque d’information sur les fonctionnalités, la peur <strong>de</strong> ne pas suffisamment s’en servir<br />
pour justifier l’achat, …<br />
Doc. 5 Les types <strong>de</strong> motivations<br />
Question 1 Situation <strong>de</strong>s achats dans la classification <strong>de</strong> Joannis :<br />
- Achat <strong>de</strong> confiseries : motivation hédoniste.<br />
- Achat d’un ca<strong>de</strong>au : motivation oblative.<br />
- Achat d’une voiture <strong>de</strong> sport : motivation d’auto-expression.<br />
Question 2 Propositions <strong>de</strong> classifications <strong>de</strong>s types <strong>de</strong> clients pour l’achat d’un four :<br />
- Sécurité : la porte du four reste froi<strong>de</strong> pendant la cuisson.<br />
- Orgueil : le <strong>de</strong>sign du four a été réalisé par Philippe Stark.<br />
- Nouveauté : le procédé <strong>de</strong> cuisson est technologiquement novateur (il combine chaleur tournante, micro-on<strong>de</strong>s<br />
et grill).<br />
- Confort : le four dispose d’un système d’auto-nettoyage.<br />
- Argent : ce four fait également fonction <strong>de</strong> micro-on<strong>de</strong>s : vous évitez ainsi l’achat <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux fours.<br />
- Sympathie : les couleurs vives peuvent s’assortir à vos céramiques.<br />
27
Doc. 6 Achats en ligne : freins psychologiques à l’achat<br />
Question 1 Ces freins liés au paiement par carte bancaire ne sont absolument pas concrets. Ils ne reposent sur<br />
aucun élément vécu par le consommateur et ne sont donc que <strong>de</strong>s peurs souvent véhiculées par l’entourage du<br />
consommateur. En ce sens, ils sont d’ordre psychologiques.<br />
Question 2 Une <strong>de</strong>s solutions est <strong>de</strong> proposer un paiement sécurisé en s’associant par exemple avec une banque<br />
qui va effectuer la transaction pour le compte <strong>de</strong> l’entreprise et apportera ainsi sa caution. Une autre solution est<br />
d’offrir <strong>de</strong>s garanties <strong>de</strong> sérieux au consommateur, par exemple en adhérant à la Fédération <strong>de</strong> la vente à distance<br />
(FVAD).<br />
Doc. 7 L’influence d’Internet en matière <strong>de</strong> risque<br />
Question 1 Le consommateur recherche <strong>de</strong>s informations sur Internet pour les produits les plus impliquants :<br />
- produits très techniques (électronique, informatique) ;<br />
- produits culturels (livres, disques, logiciels).<br />
Question 2 Les entreprises peuvent réagir en proposant un site Internet relayant l’offre <strong>de</strong> leurs magasins et<br />
donnant <strong>de</strong>s explications techniques (site Internet <strong>de</strong> Décathlon) ou en créant une filiale <strong>de</strong> vente à distance.<br />
Doc. 8 Les attitu<strong>de</strong>s du consommateur face aux photos numériques<br />
Question 1 Les éléments <strong>de</strong> réponse obtenus ne correspon<strong>de</strong>nt pas à l’idée que se font les professionnels <strong>de</strong><br />
l’attitu<strong>de</strong> du consommateur : il existe donc un décalage entre les perceptions <strong>de</strong>s consommateurs et celles <strong>de</strong>s<br />
professionnels.<br />
Question 2 Connaître les attentes <strong>de</strong>s consommateurs permet d’y répondre au mieux. On retiendra, notamment,<br />
que les pochettes <strong>de</strong>s travaux photos sont peu appréciées <strong>de</strong>s consommateurs <strong>de</strong> numérique, les professionnels<br />
peuvent donc réfléchir à <strong>de</strong>s emballages plus adaptés.<br />
Doc. 9 Les styles <strong>de</strong> vie<br />
Question 1 Les consommateurs se définissent <strong>de</strong> moins en moins en fonction <strong>de</strong> leurs caractéristiques sociodémographiques.<br />
Ainsi, ce sont <strong>de</strong> moins en moins l’âge, le sexe ou la CSP qui vont influencer l’achat, mais <strong>de</strong><br />
plus en plus d’autres critères d’ordre plus qualitatif.<br />
Question 2 Parce qu’elle font appel à <strong>de</strong>s critères multiples et essentiellement d’ordre qualitatifs, donc difficiles à<br />
étudier. De plus, ces éléments peuvent varier au cours du temps.<br />
Doc. 10 Absolut.com et les lea<strong>de</strong>rs d’opinion<br />
Question 1 S’adresser à <strong>de</strong>s lea<strong>de</strong>rs d’opinion permet <strong>de</strong> faire véhiculer à moindre frais son message auprès <strong>de</strong> la<br />
population sensible à ces lea<strong>de</strong>rs. C’est espérer que, par imitation, les autres membres du groupe ou les personnes<br />
plus ou moins influencées par ces lea<strong>de</strong>rs consomment à leur tour ce produit. Dans certains cas, les lea<strong>de</strong>rs<br />
d’opinion agiront même comme prescripteurs directs du produit.<br />
Question 2 De plus en plus, les enfants influencent les achats <strong>de</strong> leurs parents. On estime que 85% <strong>de</strong>s enfants<br />
conseillent <strong>de</strong>s produits à leurs parents. Les enfants jouent aussi parfois le rôle <strong>de</strong> prescripteur du produit.<br />
28
Lea<strong>de</strong>rs d’opinion<br />
Les annonceurs cherchent invariablement à atteindre ceux qui sont au sommet <strong>de</strong> la fonction et <strong>de</strong> l’influence,<br />
dans divers secteurs : affaires, gouvernement, organisations non gouvernementales, les média et les<br />
universitaires.<br />
L’univers est composé d’individus lea<strong>de</strong>rs dans leur domaine respectif, mais qui partagent tous un point<br />
commun : ils occupent une position très importante et sont influents. L’étu<strong>de</strong> <strong>de</strong>s Lea<strong>de</strong>rs d’Opinion<br />
Européens permet d’analyser ces personnes qui n’apparaissent pas <strong>de</strong> façon significative dans les étu<strong>de</strong>s<br />
actuelles.<br />
Taux <strong>de</strong> lecture <strong>de</strong>s principaux quotidiens européens par les lea<strong>de</strong>rs d’opinion<br />
Journal Taux <strong>de</strong> lecteurs Nombre <strong>de</strong> lecteurs<br />
The Economist 31% 9688<br />
Financial Times 30% 9314<br />
Le Mon<strong>de</strong> 24% 7545<br />
Herald Tribune 24% 7535<br />
Frankfurter Allgemeine 19% 5903<br />
Time 17% 5392<br />
The Times 15% 4773<br />
Der Spiegel 14% 4406<br />
Le Figaro 13% 4129<br />
Corriere <strong>de</strong>lla Sera 11% 3501<br />
Source : www.mon<strong>de</strong>pub.fr (d’après Ipsos-RSL 2001 ; population 31 498 individus ; 17 pays européens concernés)<br />
29
Travail individualisé<br />
MOTIVATIONS<br />
FREINS<br />
Rapidité<br />
Simplicité d’achat<br />
Possibilité <strong>de</strong> comparaison<br />
Acheter dans le mon<strong>de</strong> entier<br />
Acheter au meilleur coût<br />
Sécurité <strong>de</strong>s paiements<br />
Délais <strong>de</strong> livraison<br />
Frais <strong>de</strong> port<br />
Sécurité <strong>de</strong> la livraison<br />
Garantie du produit<br />
Non connaissance du ven<strong>de</strong>ur<br />
E-CONSOMMATEUR<br />
PROFIL<br />
Consommateur actif<br />
Pouvoir d’achat élevé<br />
Familiarisé avec l’achat en ligne<br />
INFLUENCES<br />
SPECIFIQUES<br />
Sites lea<strong>de</strong>rs, forums, chats…<br />
RISQUES SPECIFIQUES<br />
Liés au produit (non vu auparavant,<br />
caractéristiques, garantie)<br />
Liés au ven<strong>de</strong>ur (entreprise non<br />
connue)<br />
Liées au paiement<br />
RECHERCHE D’INFORMATION EN LIGNE<br />
Sites officiels <strong>de</strong>s fabricants<br />
Sites spécialisés<br />
Chats, forums<br />
Sites d’expression, <strong>de</strong> comparaison<br />
PRISE DE DECISION<br />
ACHAT<br />
30
Doc. 1 L’offre sur le marché <strong>de</strong>s crèmes solaires<br />
Chapitre 8<br />
L’OFFRE<br />
Question 1 Ambre solaire est lea<strong>de</strong>r sur le marché, il réalise la plus gran<strong>de</strong> part <strong>de</strong> marché (37,5 %). Nivea sun est<br />
le premier challenger, elle est à la 2 e place (34,3 %), viennent ensuite d’autres marques non citées qui ont une part<br />
<strong>de</strong> marché <strong>de</strong> l’ordre <strong>de</strong> 21,5 %. Et enfin les M.D.D. (marques <strong>de</strong> distributeurs) et Coppertone qui sont suiveurs sur<br />
ce marché ; leurs parts <strong>de</strong> marché sont les plus faibles (5,2 % et 1,5 %).<br />
Question 2 La part <strong>de</strong> marché est un indicateur <strong>de</strong> performance <strong>de</strong> l’entreprise. Elle permet <strong>de</strong> classer les<br />
entreprises présentes sur un marché. Son mo<strong>de</strong> <strong>de</strong> calcul et l’intérêt <strong>de</strong> ce calcul est fonction du type <strong>de</strong> part <strong>de</strong><br />
marché :<br />
Types <strong>de</strong> part <strong>de</strong><br />
marché<br />
Part <strong>de</strong> marché en<br />
volume<br />
Calcul<br />
Volume <strong>de</strong>s ventes d’une marque X 100<br />
Volume total <strong>de</strong>s ventes toutes marques<br />
Intérêt<br />
Le calcul est réalisé à partir <strong>de</strong>s<br />
quantités vendues.<br />
Part <strong>de</strong> marché en valeur Ventes en valeur d’une marque X 100<br />
Ventes totales toutes marques<br />
Part <strong>de</strong> marché relative Part <strong>de</strong> marché <strong>de</strong> l’entreprise X 100<br />
Part <strong>de</strong> marché du principal concurrent<br />
Le calcul indique un rapport <strong>de</strong><br />
force commercial puisqu’il renvoie<br />
à la politique <strong>de</strong> prix pratiquée.<br />
Ce calcul permet <strong>de</strong> mesurer la<br />
performance <strong>de</strong> l’entreprise par<br />
rapport à son principal concurrent.<br />
Question 3 La part <strong>de</strong> marché est l’un <strong>de</strong>s indicateurs les plus utilisés avec le chiffre d’affaires pour mesurer et<br />
comparer les performances <strong>de</strong>s entreprises sur un marché déterminé. Cependant, il nous offre une analyse<br />
strictement quantitative et ne prend pas en considération les aspects plus qualitatifs comme le prix <strong>de</strong> cette<br />
performance en termes <strong>de</strong> coût (<strong>de</strong>struction <strong>de</strong> l’environnement, par exemple) et la qualité proposée.<br />
Doc. 2 Le nécessaire ajustement entre l’offre et le <strong>de</strong>man<strong>de</strong><br />
Question 1 Le rôle <strong>de</strong> Kelco<strong>de</strong> est <strong>de</strong> réduire les délais d’ajustement <strong>de</strong> l’offre à la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> par une remontée plus<br />
rapi<strong>de</strong> vers l’offre <strong>de</strong>s informations sur la <strong>de</strong>man<strong>de</strong>. Il y a un réel rapprochement entre les fabricants et les<br />
consommateurs.<br />
Question 2 D’autres moyens sont utilisés pour améliorer l’ajustement <strong>de</strong> l’offre à la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> : par téléphone, un<br />
service consommateurs qui reçoit <strong>de</strong>s avis ou remarques, <strong>de</strong>s sites Internet , ou encore par courrier.<br />
Doc. 3 La relation fabricant - distributeur<br />
Question 1 Il s’agit <strong>de</strong> développer une relation <strong>de</strong> confiance entre le fabricant et le distributeur.<br />
La visite chez le fabricant est une marque <strong>de</strong> confiance basée sur la transparence, le distributeur est au cœur <strong>de</strong><br />
l’activité <strong>de</strong> production. Il découvre non seulement les procédés <strong>de</strong> fabrication mais aussi l’état <strong>de</strong> l’équipement,<br />
l’ambiance <strong>de</strong> travail dans l’usine, la qualité du matériel, l’organisation du travail en groupe, etc.<br />
Question 2 Les objectifs d’une visite chez le fabricant sont multiples :<br />
- regagner la confiance <strong>de</strong> ses clients,<br />
- entretenir son image <strong>de</strong> marque auprès du distributeur,<br />
- présenter une nouvelle gamme, une nouvelle ligne <strong>de</strong> production,<br />
- prouver sa capacité à innover,<br />
- convaincre le distributeur.<br />
Doc. 4 Le marché <strong>de</strong> la téléphonie mobile : du monopole à la concurrence<br />
Question 1 Les types <strong>de</strong> marché présentés dans le document sont :<br />
- le monopole : il s’agit d’un marché où n’existe qu’un seul offreur,<br />
- la concurrence : le marché est ouvert à <strong>de</strong> nombreux offreurs.<br />
31
Question 2 Il existe d’autres types <strong>de</strong> marché comme la situation d’oligopole, où seulement quelques offreurs sont<br />
présents comme c’est le cas du marché <strong>de</strong> l’automobile.<br />
Question 3 La structure d’un marché est principalement déterminée par le nombre d’offreurs :<br />
un seul offreur (monopole) ; quelques offreurs (oligopole) et <strong>de</strong> nombreux offreurs (concurrence) .<br />
Cependant, il est aussi possible d’analyser la structure du marché à partir <strong>de</strong> la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> :<br />
un seul <strong>de</strong>man<strong>de</strong>ur (monopsone) ; quelques acheteurs (oligopsone) et <strong>de</strong> nombreux acheteurs .<br />
Cette analyse est retenue le plus souvent dans le cadre d’étu<strong>de</strong>s économiques.<br />
Doc. 5 Les indicateurs concurrentiels<br />
Question 1 La comparaison <strong>de</strong> la situation <strong>de</strong>s concurrents Fnac et Virgin est établie à partir <strong>de</strong> nombreux<br />
critères :<br />
- nombre <strong>de</strong> magasins,<br />
- chiffre d’affaires,<br />
- parts <strong>de</strong> marché,<br />
- nombre <strong>de</strong> points <strong>de</strong> vente ouverts,<br />
- surface moyenne <strong>de</strong>s magasins.<br />
Les principaux indicateurs concurrentiels à retenir sont le chiffre d’affaires et les parts <strong>de</strong> marché.<br />
Question 2 La Fnac domine le marché avec 2,3 milliards d’euros <strong>de</strong> chiffre d’affaires et ses 64 magasins en<br />
France. Elle est en position <strong>de</strong> lea<strong>de</strong>r puisqu’elle détient la plus gran<strong>de</strong> part <strong>de</strong> marché (<strong>de</strong>s livres, disques, matériel<br />
audio et informatique) : 55 %.<br />
Virgin est en position <strong>de</strong> challenger, elle occupe la 2 e place sur ce marché avec un chiffre d’affaires <strong>de</strong> 380<br />
millions d’euros, 31 magasins en France et une part <strong>de</strong> marché (livres, disques et vidéo) <strong>de</strong> 20 %.<br />
Doc. 6 Le hard-discount concurrence les enseignes traditionnelles<br />
Question 1 La distribution alimentaire connaît une concurrence très vive avec la montée <strong>de</strong>s hards-discounts qui<br />
menacent la place occupée par les enseignes traditionnelles.<br />
Les hards-discounts connaissent en effet, une progression spectaculaire, « plus <strong>de</strong> 700 millions d’euros <strong>de</strong> chiffre<br />
d’affaires additionnel engrangé , l’équivalent <strong>de</strong> 1,5 point <strong>de</strong> part <strong>de</strong> marché avec près <strong>de</strong> 840 000 nouveaux foyers<br />
conquis (soit 3,4 points <strong>de</strong> pénétration) entre juillet 2001 et juin 2002 ».<br />
La perte <strong>de</strong> point en parts <strong>de</strong> marché pour les enseignes comme Intermarché (-1 point), Carrefour (-1 point) et<br />
Auchan (-0,5 point) correspon<strong>de</strong>nt aux quarts <strong>de</strong> chiffre d’affaires gagnés par les hards-discounts (Lidl, Aldi, Ed et<br />
autres).<br />
Question 2 Leclerc, le champion <strong>de</strong> la croissance en 2001 reste le lea<strong>de</strong>r sur le marché sur cette pério<strong>de</strong>. Carrefour,<br />
Intermarché, l’ensemble <strong>de</strong>s hards-discounts et Auchan occupent une position <strong>de</strong> challenger.<br />
Parts <strong>de</strong> marché <strong>de</strong>s enseignes en valeur entre juillet 2001 et juin 2002<br />
Source :Référenseigne 2002 <strong>de</strong> Secodip (TNS). Univers : G.M.S. pour les PGC et les produits frais LS.<br />
Enseignes Parts <strong>de</strong> marché<br />
Leclerc 16,9%<br />
Carrefour 14,9%<br />
Intermarché 12,3%<br />
Total hard-discount 10,9%<br />
Auchan 9,8%<br />
Champion 7,8%<br />
Système U 7,4%<br />
Géant 3,8%<br />
Cora 3,2%<br />
Atac 3,0%<br />
Monoprix+Prisunic 2,3%<br />
Casino 1,8%<br />
Franprix 1,4%<br />
Match 1,0%<br />
32
Question 3 La progression spectaculaire affichée par les hards-discounts repose sur <strong>de</strong>ux principaux avantages<br />
concurrentiels :<br />
- concept <strong>de</strong> prix bas et service minimum ,<br />
- assortiment réduit (environ 2800 références) mais répondant à l’essentiel <strong>de</strong>s besoins <strong>de</strong>s clients (produits <strong>de</strong><br />
base et <strong>de</strong> première nécessité).<br />
33
Travail individualisé<br />
Le marché <strong>de</strong>s crèmes glacés français est en retard sur ses voisins européens. En effet, la consommation <strong>de</strong> glace<br />
par habitant, par an et par litre varie <strong>de</strong> 12 pour la Suè<strong>de</strong>, 9 l’Italie et l’Angleterre et enfin 7 pour L’Allemagne et 6<br />
la France.<br />
Ce marché mondial <strong>de</strong> la crème glacée que se partage les <strong>de</strong>ux multinationales Nestlé et Unilever représente 28<br />
milliards d’euros.<br />
Critères <strong>de</strong> comparaison Unilever Nestlé<br />
Présentation :<br />
- Produits/marques<br />
Indicateurs<br />
concurrentiels :<br />
- Chiffre d’affaires<br />
- Part <strong>de</strong> marché<br />
- Position<br />
concurrentielle<br />
Stratégies d’offre :<br />
- Positionnement<br />
- Communication<br />
- Prix<br />
- Produit/Innovation<br />
- Objectifs<br />
Marques : Miko, Magnum, Cornetto,<br />
Carte d’Or, Ben & Jerry’s…<br />
- Chiffre d’affaires Glaces : 5<br />
milliards d’euros (10% du C.A.)<br />
- Part <strong>de</strong> marché Mon<strong>de</strong> : 17%<br />
- Part <strong>de</strong> marché France : 34,1%<br />
- Lea<strong>de</strong>r sur ce marché.<br />
- Stratégie d’Innovation : le sorbet<br />
avec <strong>de</strong>s morceaux <strong>de</strong> fruits, le<br />
Magnum, le bâtonnet au coulis <strong>de</strong><br />
fruit, les billes à boire… ; nouvelles<br />
recettes.<br />
- 49 nouveaux produits lancés dont en<br />
France, <strong>de</strong>s sorbets Carte d’Or<br />
« 100 % naturels » et parfums typés.<br />
- Nouveaux packagings <strong>de</strong>s produits<br />
et nouveau logo autour <strong>de</strong> la marque<br />
nationale, comme Miko en France.<br />
- Objectif : Croître les ventes <strong>de</strong> 4 à<br />
6 % d’ici 2005.<br />
- Positionnement : hypers mais aussi<br />
les plages ( un million <strong>de</strong><br />
commerciaux et autant <strong>de</strong> camions)<br />
et distributeurs <strong>de</strong> glaces .<br />
- Publicité sur le lieu <strong>de</strong> vente :<br />
parasols, congélateurs et autres<br />
tables ornés du logo.<br />
- Politique <strong>de</strong> Communication forte :<br />
budget a augmenté <strong>de</strong> 40 % en 2003<br />
pour atteindre 20 millions d’euros :<br />
spots publicitaires, tournées <strong>de</strong> discjockeys<br />
organisées par la chaîne<br />
MTV, 75 concerts <strong>de</strong> la Star<br />
Académy.<br />
Marques : Nestlé, La Laitière, Extrême,<br />
Häagen Dazs…<br />
- Chiffre d’affaires Glaces : 3,4<br />
milliards d’euros (6% du C.A.)<br />
- Part <strong>de</strong> marché Mon<strong>de</strong> : 13%<br />
- Part <strong>de</strong> marché France : 21,6%<br />
- Challenger sur le marché.<br />
- Stratégie d’Innovation avec le<br />
lancement <strong>de</strong> nouveaux produits sur<br />
le marché :glaces crémeuses et<br />
yaourts glacés La Laitière,<br />
déclinaisons glacées <strong>de</strong>s confiseries<br />
du groupe (Lion, Crunch, Nuts…),<br />
Espiro, la glace à l’italienne à<br />
pulvériser.<br />
- Positionnement dans les hypers et<br />
les supermarchés (75% <strong>de</strong>s ventes <strong>de</strong><br />
glaces en France).<br />
- Quelques opérations publicitaires :<br />
partenariat avec le Festival <strong>de</strong> Cannes<br />
ou les parcs d’attractions comme<br />
Disney ou Astérix.<br />
- Campagnes promotionnelles :<br />
dégustations gratuites, bons <strong>de</strong><br />
réduction.<br />
Les <strong>de</strong>ux principaux concurrents s’affrontent à coups <strong>de</strong> promotions, ils misent à la fois sur une forte<br />
communication et sur le lancement régulier <strong>de</strong> nouveaux produits.<br />
Même si ces <strong>de</strong>ux marques offrent <strong>de</strong>s produits différents, la confrontation est d’autant plus vive que les clients<br />
sont à l’affût <strong>de</strong>s nouveautés.<br />
La publicité et les campagnes promotionnelles (réductions <strong>de</strong> prix, offres découvertes remboursées) sont les <strong>de</strong>ux<br />
principaux moyens déployés, ils permettent en effet, <strong>de</strong> maintenir une présence constante et sans cesse affirmée sur<br />
le marché.<br />
34
Chapitre 9<br />
L’APPROCHE MERCATIQUE DES PRODUITS ET SERVICES<br />
Doc. 1 +6,4% : la hausse <strong>de</strong> la consommation <strong>de</strong>s produits technos en France en 2002<br />
Question 1 Les produits technos sont <strong>de</strong>s produits technologiques, qui font appel à une forte technicité comme la<br />
téléphonie mobile, les ordinateurs...<br />
Question 2 La téléphonie mobile a été un élément moteur <strong>de</strong> la croissance <strong>de</strong>s produits « technos ». Même si elle<br />
s’est aujourd’hui considérablement réduite, elle entraîne tout <strong>de</strong> même le secteur. L’informatique (et notamment<br />
les ordinateurs portables),la hi-fi (et notamment les home-cinémas) sont en croissance. La progression <strong>de</strong> ce<br />
secteur semble donc s’expliquer en gran<strong>de</strong> partie par <strong>de</strong>s dépenses liées aux loisirs, ce qui reflète bien les<br />
tendances actuelles <strong>de</strong> la consommation.<br />
Question 3 Ordinateur, téléphone portable, assistant personnel, formation en ligne, assistance par téléphone (hotline),<br />
accès Internet, …<br />
Doc. 2 Un exemple <strong>de</strong> bien : publicité pour l’alarme Powerguard 2000<br />
Question 1 Il s’agit d’un élément tangible, touchable (en l’occurrence un boîtier d’alarme à installer soi-même).<br />
Question 2 Les services <strong>de</strong> télésurveillance, les services <strong>de</strong> gardiennage, la surveillance par ron<strong>de</strong>s, …<br />
Doc. 3 Un exemple <strong>de</strong> service<br />
Question 1 Le service proposé est un service <strong>de</strong> coiffure (salon situé à Nancy).<br />
Question 2 Le site Internet permet <strong>de</strong> prendre directement ren<strong>de</strong>z-vous sans avoir à se déplacer où à téléphoner. Il<br />
offre par ailleurs un espace <strong>de</strong> libre expression.<br />
Question 3 Le client peut prendre ren<strong>de</strong>z-vous sans se déplacer. Il peut aussi consulter les informations utiles du<br />
salon (horaires, adresse…). L’intérêt pour l’entreprise est essentiellement centré sur la communication : il s’agit là<br />
<strong>de</strong> valoriser l’image du salon au travers d’un site esthétique et novateur. Le site se conçoit alors comme un lien<br />
avec les clients.<br />
Doc. 4 Le couple produit / service<br />
Question 1 C’est l’association <strong>de</strong> services annexes à la fourniture d’un produit (bien ou service).<br />
Question 2 Il permet <strong>de</strong> différencier l’entreprise. En situation concurrentielle où tous les produits sont semblables<br />
voire i<strong>de</strong>ntiques, il est important <strong>de</strong> se démarquer <strong>de</strong> ses concurrents, d’apporter le « petit plus » qui fera venir le<br />
client dans notre entreprise plutôt que dans celle du concurrent (on pourra reprendre ici l’exemple du salon<br />
Mary coiffe les hommes qui, au travers <strong>de</strong> son site Internet, apporte une tonalité différente <strong>de</strong>s autres salons dans sa<br />
relation avec le client).<br />
Question 3 Les exemples sont nombreux. On peut bien sûr citer les cartes <strong>de</strong> fidélité, les livraisons à domicile, …<br />
Décathlon propose désormais un service d’étu<strong>de</strong> posturale aux acheteurs <strong>de</strong> vélo : moyennant une somme<br />
forfaitaire, le magasin effectue une série <strong>de</strong> conseils, mesures, réglages sur le vélo du client, en adéquation avec sa<br />
morphologie et ses centres d’intérêt.<br />
35
Doc. 5 Les caractéristiques <strong>de</strong>s produits / services<br />
Question 1 La dimension psychologique dans les produits :<br />
- Produit alimentaire : très faible (excepté la notion <strong>de</strong> plaisir) ;<br />
- Vêtement <strong>de</strong> marque : très forte (le vêtement véhicule une image <strong>de</strong> nous, il est bien souvent perçu comme un<br />
signe d’appartenance) ;<br />
- Véhicule : tout dépend <strong>de</strong> l’usage, mais peut être très forte.<br />
Question 2 On peut envisager la définition <strong>de</strong> standards, <strong>de</strong> normes concernant les services, même si les critères à<br />
prendre en compte sont beaucoup moins faciles à dégager et parfois subjectifs. Il existe d’ailleurs <strong>de</strong>s normes <strong>de</strong><br />
services (NF Services, …) et <strong>de</strong>s standardisations (certification ISO <strong>de</strong>s établissements <strong>de</strong> formation<br />
professionnelle, <strong>de</strong>s sites touristiques, …).<br />
Question 3 Les réponses à cette question dépen<strong>de</strong>nt, bien sûr, du choix du produit.<br />
Doc. 6 Classification <strong>de</strong>s produits et services<br />
Question 1 Oui, on peut envisager qu’un même produit ou service appartienne à plusieurs <strong>de</strong> ces catégories. Les<br />
catégories sont parfaitement indépendantes : une voiture est un bien durable, anomal, marchand, etc.<br />
Question 2 Les catégories sont présentées dans le tableau ci-<strong>de</strong>ssous :<br />
Catégorie Bien Service<br />
Durable<br />
Ordinateur<br />
Non durable<br />
Carburant<br />
Banal Classeur Poste<br />
Anomal Perceuse Prestataire <strong>de</strong> déménagement<br />
Courant Thé Accès Internet<br />
Réfléchi Téléphone Tatouage<br />
Impulsif Tee-shirt Tour en pédalo<br />
Marchand Meuble Spectacle<br />
Non marchand<br />
Éducation<br />
Intermédiaire PVC Formation du personnel<br />
Destination finale Brique <strong>de</strong> lait Assistance informatique par téléphone<br />
Question 3 On peut envisager d’autres classifications ou d’autres critères <strong>de</strong> classification :<br />
- Selon la nature économique du bien : bien complémentaire à un autre (pneumatiques/automobile) ou<br />
substituable à un autre (avion/TGV).<br />
- Selon le risque perçu par le consommateur : faible pour un produit <strong>de</strong> consommation courante à élevé pour un<br />
achat impliquant.<br />
Doc. 7 Cycle <strong>de</strong> vie du produit<br />
Question 1 Non, la durée <strong>de</strong> vie est très variable d’un produit à l’autre.<br />
Courbe <strong>de</strong> vie longue : eau minérale (Perrier est en maturité <strong>de</strong>puis <strong>de</strong> nombreuses années).<br />
Courbe <strong>de</strong> vie courte : produits liés à la mo<strong>de</strong>, notamment dans l’univers enfant-ados : pin’s, pog’s, …<br />
Question 2 C’est la phase <strong>de</strong> mise au point durant laquelle le produit est élaboré, <strong>de</strong>s prototypes sont construits, le<br />
produit est testé, les choix stratégiques liés au produit lui-même mais aussi à son prix, à la communication et à la<br />
distribution sont effectués.<br />
36
Question 3 Deux solutions :<br />
- Tenter <strong>de</strong> le relancer en innovant ou en agissant soit sur la promotion <strong>de</strong>s ventes, soit sur la publicité.<br />
- Abandonner le produit pour éviter les frais.<br />
Question 4 Pour la plupart oui : il y a bien une phase <strong>de</strong> mise au point, <strong>de</strong> réflexion, une phase <strong>de</strong> lancement. Les<br />
autres phases du cycle <strong>de</strong> vie sont également perceptibles pour les services.<br />
Travail individualisé<br />
On peut envisager la présentation suivante pour la fiche <strong>de</strong>mandée :<br />
VENTE DE SAPINS SUR INTERNET<br />
PRODUIT<br />
SAPIN<br />
SERVICE<br />
LIVRAISON À DOMICILE- COMMANDE PAR INTERNET<br />
I. Caractéristiques<br />
Techniques<br />
Fonctions du produit Décoration/ Pas <strong>de</strong> déplacement<br />
(besoins satisfaits,<br />
services attendus)<br />
Qualité<br />
Extra (premier choix)<br />
Taille, poids Selon comman<strong>de</strong><br />
Couleur, forme, …. Selon comman<strong>de</strong><br />
Commerciales Prix À partir <strong>de</strong> 12€<br />
Produit Emballage Filet protecteur<br />
Gamme<br />
MiniNordmann<br />
Nordmann (1m, 1,5m, 2m, 2,5m, 3m, 3,5m)<br />
Épicéa (1m, 1,5m, 2m, 2,5m)<br />
Floqué (1m, 1,5m)<br />
Distribution<br />
Vente à domicile sur ren<strong>de</strong>z-vous<br />
(comman<strong>de</strong> en ligne)<br />
Transport<br />
Camion<br />
Communication Publicité, promotion Sur Internet (référencement, bannières,…)<br />
Garantie, SAV… Échange possible<br />
II. Classification<br />
Nature<br />
Bien + Service<br />
Coût<br />
Marchand<br />
Destination<br />
Finale<br />
Durabilité<br />
Non durable<br />
Mo<strong>de</strong> d’achat<br />
Réfléchi<br />
III. Cycle <strong>de</strong> vie<br />
Phase<br />
Lancement<br />
Promotion axée sur le site.<br />
Croissance<br />
…<br />
37
Chapitre 10<br />
LA MARQUE<br />
Doc. 1 Bataille <strong>de</strong> marketing pour les marques <strong>de</strong> chaussures <strong>de</strong> sport<br />
Question La marque joue bien sûr son rôle habituel d’i<strong>de</strong>ntification du produit et <strong>de</strong> reconnaissance. Mais elle a,<br />
dans ce cadre précis, une dimension psychologique extrêmement importante. Elle est à la fois :<br />
- un symbole ;<br />
- un signe d’appartenance à un groupe, une manière d’être ;<br />
- un élément <strong>de</strong> reconnaissance ;<br />
- un facteur d’intégration sociale ;<br />
- un signe <strong>de</strong> qualité, …<br />
Doc. 2 Les différentes formes <strong>de</strong> marques<br />
Question Voir tableau ci-<strong>de</strong>ssous :<br />
Formes <strong>de</strong> marque<br />
Nom patronymique<br />
Association <strong>de</strong> mots<br />
Nom commun<br />
Dénomination fantaisiste<br />
Suite <strong>de</strong> lettres, chiffres<br />
Nom géographique<br />
Signe figuratif<br />
Signe sonore<br />
Exemples<br />
Renault, LU (Lefevre Utile), H&M<br />
Tout compte fait, Point Chaud<br />
Casino, Toboggan<br />
Vigor, Lactel<br />
V33, K2R, 8 à huit<br />
Paysan Breton, Reflets <strong>de</strong> France<br />
Vector <strong>de</strong> Reebok<br />
Sonal <strong>de</strong> Dim<br />
Doc. 3 Les marques s’adaptent à l’âge <strong>de</strong>s consommateurs<br />
Question 1 Merce<strong>de</strong>s souhaite rajeunir son image auprès <strong>de</strong> ses clients car il en va <strong>de</strong> l’avenir <strong>de</strong> la marque : une<br />
marque qui a une image vieillissante verra sa clientèle disparaître peu à peu (exemple : Fernet Branca). La marque<br />
a donc tout intérêt à chercher à rajeunir son positionnement pour intéresser une clientèle plus jeune et ainsi assurer<br />
sa pérennité (exemple : Ricard).<br />
Question 2 Exemples parmi d’autres : Lactel (laits <strong>de</strong> croissance, Éveil…), Dop (P’tit Dop pour les enfants).<br />
Doc. 4 Les fonctions <strong>de</strong> la marque<br />
Question Voir tableau ci-<strong>de</strong>ssous :<br />
Pour l’entreprise<br />
I<strong>de</strong>ntifier le produit<br />
Communiquer (le nom <strong>de</strong> la marque peut évoquer le<br />
produit)<br />
Se différencier <strong>de</strong>s concurrents<br />
Protéger le produit contre les contrefaçons<br />
Segmenter le marché (une marque par segment)<br />
Véhiculer une image, une confiance<br />
Positionner le produit<br />
Pour le consommateur<br />
I<strong>de</strong>ntifier le produit<br />
Sécuriser, garantir la qualité<br />
Différencier les produits<br />
Banalisation du produit (certaines marques font partie du<br />
langage courant)<br />
Véhiculer une image <strong>de</strong> soi<br />
Représenter un style <strong>de</strong> vie<br />
39
Doc. 5 Les différents types <strong>de</strong> marques<br />
Question Types <strong>de</strong> marques proposées :<br />
MARQUE<br />
NESCAFÉ, NESQUICK<br />
OMO<br />
GERBLÉ<br />
BIC<br />
Type<br />
Marque ombrelle (déclinaison à partir <strong>de</strong> Nes.)<br />
Marque produit<br />
Marque gamme<br />
Marque globale<br />
Doc. 6 Déposer une marque à l’INPI<br />
Question Schéma <strong>de</strong> la procédure d’enregistrement d’une marque :<br />
Réunion <strong>de</strong>s documents nécessaires<br />
Élaboration du dossier<br />
Dépôt du dossier à l’INPI<br />
Publication au BOPI<br />
Examen par l’INPI<br />
Délai d’opposition<br />
Enregistrement<br />
Doc. 7 Critères commerciaux d’une bonne marque<br />
Question Autres exemples que ceux qui sont proposés :<br />
Critère Exemple Contre-exemple<br />
Facile à prononcer<br />
Weight Watchers<br />
Mémorisable Maggi Hoegaar<strong>de</strong>n<br />
Euphonique Solaya Pitch<br />
Évocatrice Côté table H&M<br />
Courte BN Fisherman’s Friends<br />
Exportable Harry’s Maison du café<br />
Doc. 8 Image : ces signes qui vous trahissent<br />
Question 1 L’image <strong>de</strong> marque est la représentation, l’image mentale que les consommateurs se font <strong>de</strong> la marque.<br />
Question 2 L’image <strong>de</strong> marque <strong>de</strong> l’entreprise est bien sûr forgée à partir <strong>de</strong> ses publicités et communications,<br />
mais aussi d’autres éléments passant souvent pour plus insignifiants, et pourtant fort révélateurs comme « ses<br />
locaux, son logo, le ton ou le discours du standardiste au téléphone, celui du PDG, voire sa tenue ». L’image <strong>de</strong><br />
marque <strong>de</strong> l’entreprise est donc un ensemble <strong>de</strong> signes auxquels il faut sans cesse veiller.<br />
Question 3 Mettre en adéquation la communication <strong>de</strong> l’entreprise avec la perception qu’en ont les<br />
consommateurs.<br />
40
Travail individualisé<br />
1. Éléments explicatifs<br />
La définition du cahier <strong>de</strong>s charges<br />
Préalable au lancement <strong>de</strong> la recherche proprement dite, le cahier <strong>de</strong>s charqes permet <strong>de</strong> cadrer le contexte<br />
(exigences externes et internes : cible, évocations ou signes à transmettre, classes <strong>de</strong> pré-filtrage) et d’évaluer le<br />
budget <strong>de</strong> recherche <strong>de</strong> la marque .<br />
La création<br />
Elle alterne : <strong>de</strong>s phases <strong>de</strong> créativité sélective (groupes et créatifs internes), <strong>de</strong>s recherches documentaires (sur <strong>de</strong>s<br />
univers différents <strong>de</strong>s registres classiques ou sur <strong>de</strong>s points spécifiques mis en évi<strong>de</strong>nce par l’analyse préalable),<br />
<strong>de</strong>s listages quantitatifs (groupes créatifs, recherches documentaires, serveurs et logiciels <strong>de</strong> vocabulaire, bases <strong>de</strong><br />
mots et d’expressions, création <strong>de</strong> néologismes) <strong>de</strong> manière à obtenir une production <strong>de</strong> noms large, autour <strong>de</strong>s<br />
univers <strong>de</strong> sens concernés par l’i<strong>de</strong>ntité. Les noms sont sélectionnés et peaufinés par rapport à leur cohérence avec<br />
les critères du cahier <strong>de</strong>s charges. Des vérifications sont effectuées sur la phonétique, la compréhension, la<br />
mémorisation et la non-existence <strong>de</strong> lectures ambiguës ou gênantes, dans les principaux groupes linguistiques<br />
européens.<br />
L’étape <strong>de</strong> pré-filtrage juridique<br />
Elle comporte une vérification « à l’i<strong>de</strong>ntique » au regard <strong>de</strong>s marques déposées dans les classes <strong>de</strong> produits ou <strong>de</strong><br />
services concernées par le projet (selon les cas, les antériorités relevées sont éliminées ou signalées).<br />
Demoniak met en situation les noms proposés lorsque <strong>de</strong>s supports visuels existent (packagings, communication<br />
écrite, …). Ces mises en situation argumentées permettent <strong>de</strong> faciliter et d’objectiver le choix, ainsi que<br />
d’améliorer l’appropriation <strong>de</strong> la marque.<br />
2. Les étu<strong>de</strong>s (chez Demoniak)<br />
Recherche d’antériorités<br />
Demoniak peut, en collaboration avec un partenaire juridique, effectuer les recherches approfondies d’antériorités,<br />
étape préalable nécessaire à tout dépôt et exploitation <strong>de</strong> marque.<br />
Les enquêtes d’évocation<br />
Elles représentent la validation « pragmatique » <strong>de</strong>s étu<strong>de</strong>s sémio-linguistiques en fournissant une opinion plus<br />
précise, ciblée par rapport à un échantillon sélectionné, correspondant à une catégorie <strong>de</strong> clientèle.<br />
Un gui<strong>de</strong> d’animation est préparé par nos soins sur la base <strong>de</strong> vos objectifs et contraintes <strong>de</strong> communication et <strong>de</strong><br />
marketing. Il est administré par nos enquêteurs auprès d’une cible <strong>de</strong> 15 à 30 interviewés. Les entretiens se<br />
déroulent en face à face ou, si nécessaire, par échange téléphonique ou informatique, sur un mo<strong>de</strong> ouvert ou semidirectif.<br />
Cette démarche permet <strong>de</strong> faire remonter, outre les évocations, principales ou secondaires, les raisons du<br />
choix d’une ou <strong>de</strong> plusieurs dénominations ainsi que l’adéquation <strong>de</strong>s noms par rapport au projet et à la cible. Le<br />
coût <strong>de</strong> cette prestation est <strong>de</strong>visé en fonction <strong>de</strong>s contraintes du questionnaire (nombre, durée, critères <strong>de</strong><br />
localisation, CSP, etc.). Notre prestation en étu<strong>de</strong> qualitative comprend la formulation du questionnaire, sa<br />
passation, le dépouillement et l’analyse <strong>de</strong>s résultats, la présentation d’une synthèse et d’une recommandation<br />
justifiée.<br />
Étu<strong>de</strong>s sémio-linguistiques<br />
Les signes distinctifs tels que les marques ou noms <strong>de</strong> sociétés, sont <strong>de</strong>s messages linguistiques complexes.<br />
L’expertise sémio-linguistique établit une analyse prévisionnelle du comportement d’un locuteur en face <strong>de</strong> tout<br />
« nouveau signe ou message » dans un cadre donné. Elle permet d’accé<strong>de</strong>r à tous les domaines analysables du<br />
langage mais aussi d’examiner tout énoncé dans sa formulation grammaticale profon<strong>de</strong> : ses présupposés, le niveau<br />
<strong>de</strong> langue et les normes utilisées, ce qu’il cache et ce qu’il montre comparativement à d’autres énoncés du même<br />
domaine.<br />
Source : http://www.<strong>de</strong>moniak.com<br />
41
3. Schéma complété<br />
Définition <strong>de</strong> nos besoins, nos attentes.<br />
Métho<strong>de</strong> : réunion <strong>de</strong>s responsables<br />
Délai : 1 semaine<br />
Coût : 0<br />
Création du nom par une agence<br />
Métho<strong>de</strong><br />
Délai :<br />
2 à 3 semaines<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
Définition du cahier <strong>de</strong>s charges<br />
Création<br />
Vérification<br />
Étu<strong>de</strong>s <strong>de</strong> pré-filtrage<br />
Mise en situation<br />
Recherche d’antériorité<br />
Étu<strong>de</strong>s d’évocation<br />
Étu<strong>de</strong>s sémio-linguistiques<br />
Proposition <strong>de</strong> 20 à 40 noms<br />
Coût :<br />
9000€ minimum<br />
Choix définitif<br />
Métho<strong>de</strong> : réunion <strong>de</strong>s responsables<br />
Délai : 1 semaine<br />
Coût : 0<br />
Protection <strong>de</strong> la marque<br />
Métho<strong>de</strong> :<br />
Réunion <strong>de</strong>s documents nécessaires<br />
Dépôt en ligne du dossier<br />
Publication<br />
Opposition possible<br />
Enregistrement<br />
Délai :<br />
6 semaines + 2 mois<br />
Coût : 215 €<br />
42
Chapitre 11<br />
EMBALLAGE, CONDITIONNEMENT, STYLIQUE<br />
Doc. 1 L’industrie <strong>de</strong> l’emballage<br />
Question 1 Idées essentielles à retrouver :<br />
Secteur très important : 19 milliards d’euros, 1000 entreprises <strong>de</strong> plus <strong>de</strong> 20 salariés.<br />
Très nette prédominance <strong>de</strong> la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> dans l’industrie agroalimentaire (65 % du CA).<br />
Évolution très importante (triplée en 20 ans) ce qui pose <strong>de</strong>s problèmes <strong>de</strong> recyclage <strong>de</strong>s déchets (80 milliards<br />
d’unités consommateurs par an, 12 millions <strong>de</strong> tonnes).<br />
Question 2 Les difficultés prévisibles concernent essentiellement l’environnement : comment éliminer les milliers<br />
<strong>de</strong> tonnes d’emballages mis au rebus chaque année Comment faire en sorte <strong>de</strong> produire moins <strong>de</strong> déchets, <strong>de</strong>s<br />
déchets moins polluants… La règle du “ pollueur payeur ” est particulièrement difficile à organiser.<br />
Doc. 2 Emballage / conditionnement<br />
Question 1 & 2 voir tableau ci-<strong>de</strong>ssous :<br />
Blédilait<br />
Häagen-Dazs<br />
Spécial K<br />
Image Emballage / conditionnement MATERIAUX<br />
Conditionnement : le lait est conservé Plastique : praticité et coût sont ici les<br />
dans la bouteille.<br />
<strong>de</strong>ux principaux critères <strong>de</strong> choix du<br />
Conditionnement : La glace est placée<br />
dans le pot.<br />
Emballage : les céréales sont<br />
conditionnées dans un sachet plastique<br />
contenu dans la boîte cartonnée.<br />
matériau.<br />
Carton : pour sa légèreté et sa<br />
robustesse. Plastique pour le couvercle<br />
pour <strong>de</strong>s raisons <strong>de</strong> praticité.<br />
Carton : il faut un emballage rigi<strong>de</strong><br />
(pour préserver les céréales fragiles)<br />
mais également léger.<br />
Doc. 3 Les fonctions <strong>de</strong> l’emballage et du conditionnement<br />
Question 1 Fonctions remplies par une brique <strong>de</strong> lait :<br />
- Protéger le produit : oui, contre l’air, la lumière, permet une conservation longue.<br />
- Faciliter le transport, le stockage, la distribution :oui, par sa forme plate qui permet un transport, un gerbage<br />
et une mise en rayon très facile.<br />
- Fractionner le produit en unités <strong>de</strong> consommation : oui, le litre correspond à une unité <strong>de</strong> consommation<br />
courante (à noter l’existence <strong>de</strong> formats différents pour <strong>de</strong>s clientèles particulières : 0,5l, 1,5l,…).<br />
- Conserver le produit :la brique permet une conservation longue en l’absence d’air et <strong>de</strong> lumière.<br />
- Protéger l’utilisateur (produits dangereux) :n’a pas lieu d’être ici.<br />
- Simplifier l’utilisation : grâce au bouchon refermable ou à vis.<br />
- Attirer le consommateur : on reconnaît tout <strong>de</strong> suite le produit.<br />
- Informer le consommateur : grâce aux mentions obligatoires <strong>de</strong> l’étiquette.<br />
- Positionner le produit dans l’esprit du consommateur : oui, pour les laits <strong>de</strong> marque ou spécifiques (lait <strong>de</strong><br />
croissance, laits aromatisés).<br />
- Différencier le produit : oui, pour les laits <strong>de</strong> marque ou spécifiques (lait <strong>de</strong> croissance, laits aromatisés).<br />
- Segmenter le marché : grâce à la taille <strong>de</strong>s briques (0,51 ou 1,5l), grâce à <strong>de</strong>s produits spécifiques (croissance,<br />
aromatisés, bio,…).<br />
- Communiquer : peut être porteur d’offre promotionnelles.<br />
Question 2 Un emballage permet <strong>de</strong> segmenter un marché :<br />
- La taille <strong>de</strong> l’emballage permettra <strong>de</strong> cibler sa clientèle en fonction <strong>de</strong> la taille du foyer (pots <strong>de</strong> fromage blanc<br />
individuels ou <strong>de</strong> 1kg…) ;<br />
- Les couleurs, les formes pourront attirer une clientèle particulière : couleurs vives et formes ludiques pour les<br />
jeunes, …<br />
Question 3 L’emballage permet <strong>de</strong> faciliter l’utilisation du produit en permettant <strong>de</strong> se servir rapi<strong>de</strong>ment (bec<br />
verseur), en distribuant la bonne dose <strong>de</strong> produit (doseur <strong>de</strong> <strong>de</strong>ntifrice, <strong>de</strong> désherbant), en permettant un stockage<br />
aisé (barils <strong>de</strong> lessive compacts),…<br />
43
Doc. 4 Etiquette d’une bouteille d’eau minérale<br />
Question 1 Éléments présents sur l’étiquette (<strong>de</strong> gauche à droite) et leurs fonctions :<br />
- Composition du produit (ici les sels minéraux et oligo-éléments présents dans l’eau) ;<br />
- Situation géographique <strong>de</strong> la source (informer le consommateur, promouvoir la région) ;<br />
- Conseils d’utilisation « adaptée aux biberons » (informer le consommateur) ;<br />
- Texte d’information (informer le consommateur) ;<br />
- Site Internet du fabricant (générer du trafic vers le site, informer, conseiller, donner une bonne image) ;<br />
- Coordonnées du fabricant (permettre un suivi en cas <strong>de</strong> problème) ;<br />
- Contribution au programme éco-emballage (image) ;<br />
- Genco<strong>de</strong> (permettre la distribution) ;<br />
- Contenance (information) ;<br />
- Marque (reconnaissance) ;<br />
- Désignation du produit.<br />
Pour plus d’information consulter le site www.eau-thonon.com<br />
Doc. 5 Les matériaux utilisés en emballage<br />
Question 1 Ces matériaux sont peu chers, résistants, faciles à imprimer et légers.<br />
Question 2 Le bois cumule les inconvénients : lourd, cher, peu facile à travailler, à imprimer, …<br />
Doc. 6 Les matériaux utilisés en emballage<br />
Question Le tableau complété est le suivant :<br />
Utilisation Avantages Inconvénients<br />
Papier, Sachets, boîtes, tubes, Léger, flexible, économique, Fragile, peu étanche<br />
carton paquets <strong>de</strong> biscuits, … recyclable, facilement imprimable<br />
Plastique Pots, bouteilles, flacons,<br />
sachets<br />
Économique, étanche, léger, facile à<br />
transformer, transparent<br />
Difficilement recyclable, image<br />
bon marché, difficile à imprimer<br />
Verre Bouteilles, pots, bocaux Image noble et naturelle, étanche,<br />
transparent<br />
Non imprimable, recyclable,<br />
lourd et fragile<br />
Métal Boîtes, aérosols,<br />
Soli<strong>de</strong> et étanche<br />
Coût relativement élevé<br />
barquettes, canettes<br />
Bois Caisses, palettes, tonneaux Image noble et naturelle Coût élevé, difficile à travailler<br />
Briques Laits, crème, sauces Préserve le produit, facilités <strong>de</strong><br />
stockage, facilement imprimable<br />
Image bon marché<br />
Doc. 7 Les gran<strong>de</strong>s tendances du packaging<br />
Question 1 Trois gran<strong>de</strong>s tendances actuellement : le retour à la nature, le besoin d’authenticité, le besoin <strong>de</strong><br />
s’affirmer.<br />
Question 2 Les emballages d’origine naturelle sont bien sûr plébiscités : bois, mais aussi carton et matériaux<br />
transparents. Le verre est très apprécié puisque conjuguant une image <strong>de</strong> noblesse avec la transparence.<br />
44
Doc. 8 IVE <strong>de</strong>signer <strong>de</strong> l’année<br />
Question 1 Intégration <strong>de</strong> l’esthétisme dans la conception du produit.<br />
Question 2 L’utilité essentielle est la différenciation du produit, particulièrement nécessaire dans un univers très<br />
concurrentiel.<br />
Doc. 9 Les objectifs <strong>de</strong> la stylique<br />
Question 1 Un <strong>de</strong>sign original positionne le produit dans l’esprit du consommateur. Il peut déclencher l’acte<br />
d’achat ou, tout du moins, favoriser la reconnaissance pour un éventuel réachat.<br />
Question 2 Bien sûr, car il véhicule l’image du produit. Un produit très classique ne peut pas s’accommo<strong>de</strong>r d’un<br />
<strong>de</strong>sign trop novateur. Le <strong>de</strong>sign permet aussi souvent <strong>de</strong> favoriser une stratégie d’écrémage.<br />
Doc. 10 Demain : <strong>de</strong>s courants et <strong>de</strong>s on<strong>de</strong>s<br />
Question Grâce aux outils informatiques, les <strong>de</strong>signers peuvent plus facilement modéliser les emballages avant<br />
même leur mise en œuvre (simulation, CFAO…). Les tendances remarquables actuellement sont assez similaires<br />
avec celles <strong>de</strong>s emballages : tendances à l’individualisation <strong>de</strong>s objets, à la prise en compte <strong>de</strong> l’individu (<strong>de</strong> l’être)<br />
voire à une certaine spiritualité, tendance à l’épuration <strong>de</strong>s lignes et <strong>de</strong>s formes notamment dans les logos, et à un<br />
retour certain à la nature.<br />
Doc. 11 Le <strong>de</strong>sign <strong>de</strong> services<br />
Question 1 Les objectifs <strong>de</strong> la stylique <strong>de</strong>s service sont absolument i<strong>de</strong>ntiques à ceux <strong>de</strong> la stylique produit : il<br />
s’agit <strong>de</strong> rendre les services (ou les machines qui vont les rendre) à la fois fonctionnelles et esthétiques pour que le<br />
consommateur ait envie <strong>de</strong> les utiliser.<br />
Question 2 Les services sont conçus à partir d’une analyse précise <strong>de</strong>s besoins du consommateur et en fonction <strong>de</strong><br />
leurs utilisations possibles. Ils sont également conçus pour être les plus fonctionnels et ergonomiques possibles.<br />
45
Travail individualisé<br />
Matériau choisi<br />
Raisons du choix<br />
Vue<br />
Toucher<br />
Ouïe<br />
Flacon<br />
Emballage<br />
Verre pour mettre en valeur la Carton, plus papier <strong>de</strong> soie à l’intérieur.<br />
noblesse du parfum. De préférence<br />
<strong>de</strong> couleur chau<strong>de</strong> (voir parfum<br />
Fahrenheit <strong>de</strong> Dior).<br />
Meilleur mo<strong>de</strong> <strong>de</strong> conservation du Emballage traditionnel du parfum permettant<br />
jus. Met en valeur la noblesse du beaucoup <strong>de</strong> possibilités d’impression.<br />
parfum. Adapté à un parfum épicé<br />
(les autres conditionnements<br />
risquent <strong>de</strong> donner une image plus<br />
jeune, plus fraîche).<br />
Comment adapter l’emballage aux 5 sens <br />
Couleurs chau<strong>de</strong>s, formes épurées Couleurs chau<strong>de</strong>s (orangers, rouges) pour<br />
(symboliser la simplicité et la attirer l’œil et mettre en avant le côté épicé du<br />
virilité).<br />
parfum. Emballage sobre.<br />
Verre dépoli permettant un toucher<br />
plus sensuel (les doigts ne glissent<br />
pas sur le flacon).<br />
Aucun.<br />
Impression mate (non vernie), rendant<br />
l’emballage plus doux à toucher, lui donnant<br />
une spécificité au regard <strong>de</strong> ses concurrents et<br />
rappelant le flacon.<br />
Léger bruissement du papier <strong>de</strong> soie lors du<br />
premier déballage.<br />
Odorat Aucun. Légère o<strong>de</strong>ur du parfum lors <strong>de</strong> l’ouverture.<br />
Goût / /<br />
46
Chapitre 12<br />
LA QUALITE DES PRODUITS ET SERVICES<br />
Doc. 1 Les signes <strong>de</strong> qualité <strong>de</strong>s produits agro-alimentaires<br />
Question 1 Signification <strong>de</strong>s différents signes proposés.<br />
Signe officiel du Label rouge<br />
Signe officiel <strong>de</strong> l’agriculture<br />
biologique<br />
Signe officiel <strong>de</strong> certification <strong>de</strong><br />
conformité (le logo AQC est propriété<br />
du CERFAL)<br />
Appellations d’origine<br />
protégée (AOP)<br />
Indications Géographiques Spécialités Traditionnelles<br />
Protégées (IGP)<br />
Garanties (STG)<br />
Source : http://www.finances.gouv.fr/DGCCRF/consommation/ficonso/C11.htm<br />
Compléments d’information sur les signes européens :<br />
L’Appellation d’Origine Protégée :<br />
L’AOP couvre l’Appellation d’Origine Contrôlée d’un produit présentant un lien fort avec le terroir, <strong>de</strong> l’origine<br />
<strong>de</strong> la matière première jusqu’à l’élaboration du produit fini. La production, la transformation et l’élaboration du<br />
produit doivent avoir lieu dans une aire géographique déterminée avec un savoir-faire reconnu et constaté. Citons<br />
par exemple les fromages fabriqués à partir <strong>de</strong> lait <strong>de</strong> vache <strong>de</strong> race locale, recevant une alimentation selon les<br />
usages <strong>de</strong> la région ; ces fromages sont aussi produits et affinés dans les laiteries <strong>de</strong> l’aire géographique en<br />
question.<br />
L’Indication Géographique Protégée (IGP)<br />
Ici, le lien avec le terroir <strong>de</strong>meure à un <strong>de</strong>s sta<strong>de</strong>s au moins <strong>de</strong> la production, <strong>de</strong> la transformation ou <strong>de</strong><br />
l’élaboration. C’est le cas <strong>de</strong> vian<strong>de</strong>s qui proviennent d’animaux élevés sur un terroir et qui ont acquis une gran<strong>de</strong><br />
réputation, comme certaines vian<strong>de</strong>s <strong>de</strong> volailles bénéficiant actuellement du Label Rouge.<br />
L’Attestation <strong>de</strong> Spécificité<br />
Elle se traduit par l’attribution d’une mention "Spécialité Traditionnelle Garantie" (STG). Elle ne fait pas référence<br />
à une origine, mais a pour objet <strong>de</strong> mettre en valeur une composition traditionnelle du produit ou un mo<strong>de</strong> <strong>de</strong><br />
production traditionnel. Cela pourrait être le cas, par exemple, du veau sous la mère, du porc fermier ou du cidre<br />
bouché. Ces nouveaux systèmes sont une réponse à la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> croissante d’informations <strong>de</strong>s consommateurs, une<br />
source <strong>de</strong> valeur ajoutée, un besoin <strong>de</strong> simplification.<br />
Source : http://www.sudqualite.org<br />
Question 2 Le consommateur utilise ces signes comme point <strong>de</strong> repère : ils lui indiquent le respect <strong>de</strong> critères<br />
précis d’élevage, fabrication, … Le consommateur peut ainsi déterminer à l’avance le niveau <strong>de</strong> satisfaction que<br />
ces produits lui permettront d’atteindre : ils sont un élément du processus <strong>de</strong> choix du produit.<br />
Question 3 Les signes <strong>de</strong> qualité agissent comme un avantage concurrentiel : ils permettent au consommateur <strong>de</strong><br />
différencier les produits <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux entreprises. Ils sont donc un véritable enjeu stratégique pour les entreprises et<br />
même, en ce qui concerne les produits agroalimentaires, pour <strong>de</strong>s régions entières <strong>de</strong> production.<br />
47
Doc. 2 Foies gras du Périgord : une démarche qualité rigoureuse<br />
Question 1 Le niveau <strong>de</strong> satisfaction attendu varie d’un consommateur à l’autre : ainsi une SMART peut-elle être<br />
une voiture d’excellente qualité si le critère retenu par le consommateur est la facilité <strong>de</strong> stationnement.<br />
La qualité dépend aussi <strong>de</strong> l’usage que le consommateur va faire du produit (usage intensif ou occasionnel<br />
(vélo, …), usage professionnel ou non (mixer, …).<br />
Il faut également considérer d’autres éléments : compare-t-on le produit à d’autres pour déterminer s’il est ou non<br />
<strong>de</strong> meilleure qualité Quel point <strong>de</strong> vue prend-on en considération (producteur ou consommateur) <br />
Question 2 Les produits doivent être issus <strong>de</strong> canards élevés, gavés, abattus, découpés, cuisinés et conditionnés en<br />
Périgord. En outre, le cahier <strong>de</strong>s charges rigoureux <strong>de</strong> l’Association Foie Gras du Périgord garantit un respect <strong>de</strong><br />
l’environnement (conditions sanitaires et d’ambiance pour les animaux, âge minimum à l’abattage <strong>de</strong> 93 jours,<br />
non-utilisation d’antibiotiques, respect <strong>de</strong>s techniques <strong>de</strong> cuisine traditionnelles, conditions <strong>de</strong> transport).<br />
Question 3 Ils sont la garantie du respect d’un certain nombre d’éléments généralement reconnus comme<br />
concourrant à la qualité du foie gras, mais ne sont pas en tant que tels <strong>de</strong>s garanties <strong>de</strong> qualité : le consommateur<br />
peut très bien se satisfaire pleinement d’un produit ne respectant pas tous ces critères s’il place, par exemple, le<br />
prix comme principal élément <strong>de</strong> son acte d’achat.<br />
Doc. 3 Définition et rôle <strong>de</strong> la normalisation et <strong>de</strong>s normes<br />
Question 1 Respecter les normes c’est pouvoir vendre car :<br />
- cela rassure le client (niveau minimal <strong>de</strong> qualité du produit).<br />
- cela favorise les ventes (une entreprise ne se fournira que chez <strong>de</strong>s fabricants respectant les mêmes normes<br />
qu’elle pour ne pas avoir <strong>de</strong> problèmes d’adaptation au moment du montage (exemple : la visserie)).<br />
Question 2 L’entreprise évite <strong>de</strong> <strong>de</strong>voir contrôler les produits livrés par le fournisseur.<br />
La comman<strong>de</strong> est facilitée ; l’entreprise n’a pas à donner les mesures exactes <strong>de</strong> sa visserie, mais juste à se référer<br />
aux appellations normalisées.<br />
L’entreprise pourra plus facilement conquérir <strong>de</strong>s marchés. En connaissant les normes, notamment au niveau<br />
international, elle pourra adapter son produit aux secteurs géographiques visés.<br />
Question 3<br />
- Sécurité : normes concernant l’électricité.<br />
- Sécurité alimentaire : normes d’hygiène dans les restaurants.<br />
Doc. 4 La certification<br />
Question 1 Démarche volontaire ayant pour objet d’instaurer la confiance <strong>de</strong>s clients <strong>de</strong> l’entreprise, par<br />
l’assurance écrite d’un tiers sur la conformité <strong>de</strong> certaines caractéristiques (qualité, environnement, sécurité, …) <strong>de</strong><br />
ses produits/services ou <strong>de</strong> l’organisation qu’elle met en œuvre pour l’assurer.<br />
Question 2 L’entreprise est libre <strong>de</strong> cette démarche, car elle correspond à une volonté <strong>de</strong> montrer son sérieux à ses<br />
clients et (surtout) à ses prospects. L’entreprise est totalement libre <strong>de</strong> ne pas être certifiée (si elle a une notoriété<br />
suffisante, si son secteur ne s’y prête pas, …) et <strong>de</strong> choisir son organisme certificateur.<br />
Question 3 On peut citer entre autres : AFNOR CERTIFIACTION, BSI, DEKRA ITS CERTIFICATION<br />
SERVICES, LRQA, TÜV RHEINLAND France, …<br />
Lien utile pour trouver la liste <strong>de</strong>s principaux organismes certificateurs<br />
http://www.qualityandco.com/1_certificateurs/organismes.asp<br />
Pour plus d’information sur les normes ISO : http://www.iso.ch/iso/fr<br />
48
Doc. 5 Démarche qualité : l’effort paye<br />
Question 1 L’entreprise vise à :<br />
- Améliorer le fonctionnement <strong>de</strong> l’entreprise pour éviter les coûts liés aux dysfonctionnements : « détecter<br />
les défaillances et en évaluer les inci<strong>de</strong>nces » puis « envisager <strong>de</strong>s solutions concrètes et chiffrées ».<br />
- « Améliorer tout ce qui peut l’être dans la relation avec le client final, <strong>de</strong> façon à ce que les ventes et/ou la<br />
marge progressent ».<br />
Question 2 On peut dire que la démarche qualité constitue un investissement, car son action n’est pas du tout<br />
perceptible à court terme. Au contraire, elle représente un coût important (audit qualité, mise en conformité avec le<br />
référentiel, coût <strong>de</strong> la certification en elle-même, parfois embauche <strong>de</strong> personnel spécialement affecté à la<br />
qualité, …) à court terme. Les bénéfices que l’entreprise pourra en retirer notamment au travers <strong>de</strong> l’amélioration<br />
<strong>de</strong> sa relation clientèle n’apparaîtront qu’à moyen terme.<br />
Doc. 6 Les étapes <strong>de</strong> la démarche<br />
Question 1 L’entreprise doit suivre <strong>de</strong>s démarches très rigoureuses pour se faire certifier et mettre en place <strong>de</strong>s<br />
pratiques souvent nouvelles pour elle. Elle a donc intérêt à recourir à un organisme <strong>de</strong> conseil afin <strong>de</strong> réussir son<br />
audit <strong>de</strong> certification. D’autre part, le coût <strong>de</strong> la démarche et <strong>de</strong> l’audit est tel qu’elle a tout intérêt à être certifiée<br />
rapi<strong>de</strong>ment.<br />
Question 2 La certification fait apparaître <strong>de</strong>s procédures nouvelles auxquelles le personnel n’est pas habitué : il<br />
faut les lui apprendre. De plus, une certification qualité nécessite l’implication <strong>de</strong> tout le personnel, il faut donc<br />
bien lui en expliquer les enjeux, la métho<strong>de</strong> suivie et les objectifs.<br />
Doc.7 Répartition <strong>de</strong>s certificats AFAQ ISO 9001 par marché<br />
Question 1 La part <strong>de</strong>s services dans les certifications est beaucoup plus importante qu’on ne pourrait le penser :<br />
en 2000 près <strong>de</strong> 11 % <strong>de</strong>s entreprises certifiées appartenaient au secteur <strong>de</strong>s services intellectuels, 5,5 % aux<br />
services opérationnels et 4,5 % aux services aux particuliers, mais surtout les entreprises <strong>de</strong> commerce sont les plus<br />
représentées avec plus <strong>de</strong> 16 %. Si on les regroupe, les entreprises <strong>de</strong> services représentent 42 % <strong>de</strong>s entreprises<br />
certifiées et sont donc <strong>de</strong> loin la catégorie la plus importante.<br />
Question 2 Ces résultats s’expliquent par le fait qu’aucune autre possibilité n’existe pour les prestataires <strong>de</strong><br />
services <strong>de</strong> prouver la qualité <strong>de</strong> leurs prestations et par le nombre croissant <strong>de</strong>s entreprises prestataires <strong>de</strong> services.<br />
Doc. 8 La certification <strong>de</strong>s services par l’AFAQ<br />
Question 1 Oui, en tout point : il y a élaboration d’un référentiel <strong>de</strong> certification (existant ou sur-mesure), audit et<br />
certification, comme pour la certification <strong>de</strong>s produits.<br />
Question 2 Quel est l’intérêt <strong>de</strong> la certification qualité pour une entreprise <strong>de</strong> commerce électronique <br />
Il s’agit ici <strong>de</strong> rassurer le consommateur, la vente étant par définition virtuelle, le consommateur n’a aucun moyen<br />
<strong>de</strong> vérifier le sérieux du ven<strong>de</strong>ur, et donc <strong>de</strong> lever le principal frein à l’achat sur Internet.<br />
Doc. 9 La marque NF Service<br />
Question Il s’agit avant tout pour l’entreprise d’avoir un avantage concurrentiel en prouvant à ses clients la qualité<br />
<strong>de</strong> ses services et son savoir-faire.<br />
49
Travail individualisé<br />
Éléments <strong>de</strong> correction (d’après le site http://www.<strong>de</strong>menageurs-bretons.fr)<br />
Norme NF Service<br />
C’est un label qualité qui atteste que le service est conforme à <strong>de</strong>s caractéristiques et à <strong>de</strong>s niveaux <strong>de</strong> performance<br />
définis et contrôlés par l’AFNOR (Association Française <strong>de</strong> Normalisation).<br />
Ces caractéristiques et niveaux <strong>de</strong> performance sont fixés dans <strong>de</strong>s normes élaborées par l’AFNOR en concertation<br />
avec les prestataires <strong>de</strong> service, les organisations <strong>de</strong>s consommateurs et les pouvoirs publics.<br />
La marque NF Service garantit aux consommateurs la qualité, la fiabilité et le sérieux du service fourni. Elle<br />
participe à la protection <strong>de</strong>s consommateurs contre les escroqueries et les abus.<br />
La marque NF Service est applicable pour tout déménagement exercé sur le territoire <strong>de</strong> l’Union européenne.<br />
Atouts<br />
Apporter <strong>de</strong>s garanties au consommateur et donc augmenter sa satisfaction.<br />
Bénéficier d’un avantage concurrentiel.<br />
Maîtriser la gestion <strong>de</strong> l’entreprise.<br />
Obtention<br />
Les conditions <strong>de</strong> délivrance <strong>de</strong> la marque NF Service sont très strictes. L’entreprise <strong>de</strong> déménagement doit<br />
envoyer un dossier à l’AFNOR.<br />
Si le contrôle réalisé dans l’entreprise confirme que le prestataire dispose <strong>de</strong> toutes les compétences requises pour<br />
fournir un service conforme, l’AFNOR lui donne le droit d’utiliser la marque NF Service.<br />
Une fois la marque NF Service attribuée, <strong>de</strong>s contrôles réguliers permettent <strong>de</strong> s’assurer que le prestataire mérite<br />
toujours sa certification :<br />
Si le service ne s’avère plus conforme, l’AFNOR retire au prestataire le droit d’utiliser la marque NF Service.<br />
50
Chapitre 13<br />
LES RESEAUX D’UNITES COMMERCIALES<br />
DEFINITION ET TYPOLOGIE<br />
Doc. 1 L’apparition <strong>de</strong>s magasins à succursales multiples en Lorraine<br />
Question 1 La hausse <strong>de</strong>s prix <strong>de</strong>s années 20 a été un <strong>de</strong>s principaux éléments déclencheurs. On pourrait<br />
également citer l’exo<strong>de</strong> rural ou le développement du travail féminin.<br />
Question 2 La clientèle principalement visée est celle <strong>de</strong>s classes populaires urbaines : ces formes <strong>de</strong> commerce<br />
utilisent principalement l’argument <strong>de</strong>s prix bas.<br />
Question 3 Les petits commerçants ont cherché à lutter contre ces nouvelles formes <strong>de</strong> commerce pour pouvoir<br />
eux aussi proposer <strong>de</strong>s prix bas et donc attirer la clientèle tout en garantissant leurs marges.<br />
Doc. 2 Le réseau Gérard Pasquier<br />
Question 1 Le réseau Gérard Pasquier comporte <strong>de</strong>s succursales, <strong>de</strong>s magasins franchisés et travaille en relation<br />
avec <strong>de</strong>s grands magasins et <strong>de</strong>s magasins multimarques.<br />
Question 2 La constitution d’un tel réseau permet un développement rapi<strong>de</strong>, une gran<strong>de</strong> présence sur le terrain et<br />
donc une bonne visibilité pour la clientèle avec <strong>de</strong>s investissements limités, notamment dans les villes où le<br />
potentiel est incertain.<br />
Doc. 3 Franchises européennes<br />
Question 1 Une implantation à l’étranger va permettre sa croissance : le réseau va pouvoir trouver <strong>de</strong> nouveaux<br />
débouchés et donc développer son activité. Il pourra également y gagner en image <strong>de</strong> marque.<br />
Question 2 Les goûts et les attentes <strong>de</strong>s consommateurs sont fortement différents d’un pays à l’autre. Si<br />
l’entreprise <strong>commerciale</strong> veut avoir un espoir <strong>de</strong> se développer dans un pays étranger, elle doit absolument<br />
s’adapter aux contraintes et coutumes locales.<br />
Doc. 4 Divers réseaux d’unités <strong>commerciale</strong>s<br />
Question 1 Les secteurs auxquels appartiennent les réseaux sont :<br />
L’Epi Gaulois<br />
alimentation<br />
Les déménageurs Bretons services aux particuliers<br />
Buffalo Grill<br />
restauration<br />
Optique 2000<br />
équipement <strong>de</strong> la personne<br />
Question 2 À adapter aux réponses apportées et aux spécificités locales.<br />
Doc. 5 La concession Pano<br />
Question 1 Le réseau Pano permet à ses membres la mise en place <strong>de</strong> services spécifiques et d’un concept original,<br />
un lien <strong>de</strong>s concessionnaires par Internet, une mise en commun <strong>de</strong>s moyens d’information.<br />
Question 2 En développant un réseau <strong>de</strong> concessionnaires, la société Pano évite <strong>de</strong> lourds investissements<br />
financiers. Elle peut voir son enseigne se développer au niveau national sans prise <strong>de</strong> risque ni investissement <strong>de</strong><br />
départ.<br />
Doc. 6 Qu’est-ce que la franchise <br />
Question 1 Contrat par lequel une entreprise, le franchiseur, accor<strong>de</strong> à un commerçant, le franchisé, le droit<br />
d’exploiter sa marque <strong>de</strong> fabrique, <strong>de</strong> commerce ou <strong>de</strong> service, son enseigne, son logo ; ses techniques <strong>de</strong> vente…<br />
en contrepartie d’une contribution financière directe ou indirecte<br />
51
Question 2 On adaptera la réponse aux réponses proposées par les élèves. L’ensemble <strong>de</strong>s réseaux <strong>de</strong> franchises<br />
est consultable sur les sites suivants : http://www.franchise-fff.com<br />
http://www.observatoire<strong>de</strong>lafranchise.fr<br />
Catégories <strong>de</strong> franchises :<br />
- la franchise <strong>de</strong> service (Mac Donald’s, Etap Hôtel,…);<br />
- la franchise industrielle (Coca-Cola,…);<br />
- la franchise <strong>de</strong> distribution (Phildar, Etam,…).<br />
Doc. 7 Licéité d’un système <strong>de</strong> distribution sélective<br />
Question 1 Les produits <strong>de</strong> luxe, les produits supposant un conseil auprès <strong>de</strong> la clientèle ou <strong>de</strong>mandant <strong>de</strong>s<br />
connaissances techniques particulières sont susceptibles <strong>de</strong> répondre au premier critère <strong>de</strong> la commission.<br />
Question 2 Les critères qualitatifs peuvent être la connaissance du parfum, la pertinence <strong>de</strong>s conseils apportés, la<br />
qualité <strong>de</strong> l’accueil dans la boutique, la présentation <strong>de</strong>s produits, la formation du personnel.<br />
Doc. 8 Commerce associé : définition et formes juridiques<br />
Question 1 GIE (Groupement d’Intérêt Economique) :groupement <strong>de</strong> personnes physiques ou morales dont<br />
l’intérêt est <strong>de</strong> faciliter l’activité économique <strong>de</strong> ses membres, d’améliorer et d’accroître les résultats <strong>de</strong> cette<br />
activité. SA (société anonyme) : forme <strong>de</strong> société <strong>commerciale</strong> regroupant au minimum 7 actionnaires,…<br />
Question 2 Le but est la mise en commun <strong>de</strong> moyens afin <strong>de</strong> réaliser <strong>de</strong>s économies ou d’avoir une force<br />
<strong>commerciale</strong> plus importante. Exemples : se regrouper pour réaliser <strong>de</strong>s achats en plus gran<strong>de</strong> quantité et donc<br />
obtenir <strong>de</strong> meilleures conditions, mettre en commun <strong>de</strong>s budgets communication pour accé<strong>de</strong>r à <strong>de</strong>s médias<br />
onéreux (télévision, affichage…).<br />
Travail individualisé<br />
Réseau <strong>de</strong> concessions<br />
PIZZA BINGO<br />
Ouverture en<br />
indépendant<br />
Avantages<br />
Enseigne connue<br />
Formation assurée par le réseau<br />
Conseils pour l’implantation et l’exploitation<br />
Rentabilité potentielle élevée<br />
Investissement <strong>de</strong> départ limité<br />
Aucune re<strong>de</strong>vance ni loyer à payer<br />
Liberté totale d’exploitation<br />
Inconvénients<br />
Re<strong>de</strong>vances à payer<br />
Peu <strong>de</strong> libre arbitre<br />
Statut <strong>de</strong> travailleur indépendant<br />
moins favorable que celui <strong>de</strong> salarié<br />
Pas <strong>de</strong> conseils ni <strong>de</strong> formations<br />
Nécessité <strong>de</strong> se faire une image au<br />
près <strong>de</strong> la clientèle<br />
Aucune rentabilité assurée<br />
D’autres éléments <strong>de</strong> réponses peuvent être acceptés en fonction <strong>de</strong> leur pertinence.<br />
52
Chapitre 14<br />
L’ORGANISATION DES RESEAUX D’UNITES COMMERCIALES,<br />
COMPOSANTES ET ACTEURS<br />
Doc. 1 Le réseau PHOX<br />
Question 1 Les achats et la communication sont assurés par le groupement.<br />
Question 2 La centrale négocie auprès <strong>de</strong>s fournisseurs et tient à jour le catalogue <strong>de</strong>s produits. Les points <strong>de</strong><br />
vente passent leur comman<strong>de</strong> par minitel. Les comman<strong>de</strong>s sont groupées par la centrale qui gère <strong>de</strong>s factures, paye<br />
directement les fournisseurs après s’être fait payer par les points <strong>de</strong> vente.<br />
Question 3 Cette démarche permet une meilleure i<strong>de</strong>ntification visuelle par le consommateur et ainsi une plus<br />
gran<strong>de</strong> notoriété. Effectuer une communication commune permet également d’accé<strong>de</strong>r à <strong>de</strong>s supports ou <strong>de</strong>s<br />
médias inaccessibles à une unité <strong>commerciale</strong> indépendante en raison <strong>de</strong> leur coût.<br />
Docs. 2 Relations centrale d’achat-fournisseurs-adhérents & 3 Les 5 principales centrales d’achat<br />
Question 1 Le but d’une centrale d’achat est <strong>de</strong> référencer les produits qui seront vendus dans les points <strong>de</strong> vente,<br />
<strong>de</strong> regrouper les comman<strong>de</strong>s passées par ces <strong>de</strong>rniers et <strong>de</strong> programmer les livraisons.<br />
Question 2 Unique organe <strong>de</strong> référencement pour le groupe, elle a un poids considérable. En effet, elle seule peut<br />
déci<strong>de</strong>r si un produit sera vendu dans l’ensemble <strong>de</strong>s unités du réseau ou non. Elle est donc en position <strong>de</strong> force par<br />
rapport aux producteurs et peut négocier <strong>de</strong>s remises importantes et <strong>de</strong>s conditions financières et <strong>commerciale</strong>s<br />
avantageuses. Certaines centrales conçoivent en partenariat avec leurs fournisseurs les produits qu’elles<br />
distribueront.<br />
Question 3 Elles fixent le catalogue <strong>de</strong>s produits qui pourront être vendus dans le réseau, négocient les conditions<br />
<strong>commerciale</strong>s et financières pour le compte <strong>de</strong>s adhérents, centralisent les approvisionnements… elles ont donc un<br />
poids très important sur la gestion du réseau et restreignent la marge <strong>de</strong> liberté <strong>de</strong>s points <strong>de</strong> vente.<br />
Doc. 4 Organisation d’une plate-forme logistique<br />
Question 1 La plate-forme permet, à partir d’achats en grosses quantités, directement livrés par un fournisseur<br />
éloigné, <strong>de</strong> livrer <strong>de</strong>s points <strong>de</strong> vente par quantité moyennes (groupement <strong>de</strong> plusieurs produits pour un même<br />
point <strong>de</strong> vente) et ainsi <strong>de</strong> réduire les coûts et négocier <strong>de</strong> meilleures conditions financières et <strong>commerciale</strong>s.<br />
Question 2 Elles permettent une livraison selon les quantités exactes dont le magasin a besoin. Le magasin pourra<br />
être approvisionné plus fréquemment (parfois quotidiennement) que s’il <strong>de</strong>vait passer lui-même comman<strong>de</strong> au<br />
fournisseur (et donc attendre d’avoir besoin d’une quantité suffisante <strong>de</strong> produits pour que le fabricant accepte <strong>de</strong><br />
livrer à <strong>de</strong>s conditions avantageuses).<br />
De plus, le magasin ne recevra qu’une livraison par jour (ses achats étant regroupés), ce qui facilitera les opérations<br />
<strong>de</strong> réception <strong>de</strong>s marchandises et limitera les coûts <strong>de</strong> personnel.<br />
53
Doc. 5 Les entrepôts <strong>de</strong> gros<br />
Question 1 Schéma <strong>de</strong> fonctionnement d’un entrepôt :<br />
FOURNISSEURS<br />
Livraison<br />
ENTREPÔT<br />
1 .Arrivée <strong>de</strong>s marchandises<br />
2. Stockage<br />
3 Répartition selon les<br />
comman<strong>de</strong>s <strong>de</strong>s points <strong>de</strong> vente<br />
Livraison<br />
UNITES COMMERCIALES<br />
Question 2 Puisque le magasin n’est livré que par l’entrepôt, à une fréquence régulière, il réduit ses coûts <strong>de</strong><br />
réception <strong>de</strong>s marchandises. De plus, les marchandises étant groupées à toutes les étapes du processus, les camions<br />
sont chargés au maximum, optimisant ainsi les charges <strong>de</strong> transport.<br />
Question 3 Dans un entrepôt, les marchandises sont stockées. Elles ne le sont pas sur une plate-forme.<br />
54
Doc. 6 La répartition <strong>de</strong>s 10.095 magasins Carrefour<br />
Question 1<br />
Principales enseignes du groupe<br />
Hypermarchés<br />
France<br />
Carrefour<br />
Europe<br />
dont Espagne<br />
Carrefour<br />
dont Belgique<br />
Super GB<br />
Amériques<br />
Carrefour, Norte<br />
Asie<br />
Carrefour<br />
Supermarchés<br />
Champion<br />
Maxidiscompte<br />
ED<br />
Proximité<br />
Shopi, Proxi, 8 à Huit, Marché Plus<br />
Cash and Carry<br />
Promocash<br />
Question 2 Le réseau jouera sur la complémentarité <strong>de</strong> ses enseignes, touchant ainsi le plus grand nombre <strong>de</strong><br />
consommateurs : urbains et non urbains, clientèle <strong>de</strong> tout milieu social. De plus, le non succès d’un <strong>de</strong>s enseignes<br />
n’affecte pas l’image <strong>de</strong>s autres enseignes du réseau.<br />
Doc. 7 Sélectour<br />
Question 1 Le siège social est avant tout le lieu d’établissement juridique : la compétence territoriale <strong>de</strong>s tribunaux<br />
et <strong>de</strong>s administrations fiscales et sociales sera déterminée en fonction du siège social <strong>de</strong> l’entreprise.<br />
Question 2 La région parisienne offre une infrastructure idéale aux sièges sociaux : surfaces <strong>de</strong> bureaux<br />
disponibles, moyens d’accès et voies <strong>de</strong> communication. L’image que l’entreprise retire d’avoir son siège social en<br />
région parisienne est également très importante.<br />
Doc. 8 Etre chef d’entreprise Mousquetaire<br />
Question 1 La participation <strong>de</strong>s adhérents aux fonctions <strong>de</strong> direction limite les coûts <strong>de</strong> fonctionnement du réseau<br />
tout en lui garantissant une connaissance parfaite <strong>de</strong>s réalités <strong>commerciale</strong>s.<br />
Question 2 L’adhérent peut mieux appréhen<strong>de</strong>r le fonctionnement <strong>de</strong> son groupe, découvrir d’autres système <strong>de</strong><br />
gestion et ainsi se former aux techniques <strong>de</strong> management opérationnel. Il est également certain <strong>de</strong> voir son point <strong>de</strong><br />
vue pris en compte.<br />
Question 3 L’investissement en temps est très important et souvent peu compatible avec la responsabilité d’un<br />
point <strong>de</strong> vente.<br />
55
Travail individualisé<br />
GIE MONSIEUR STORE<br />
ACHATS<br />
• REFERENCEME<br />
NT<br />
• NEGOCIATION<br />
COMMUNICATION<br />
• LOCALE<br />
• NATIONALE<br />
COMPOSENT<br />
développement<br />
FOURNISSEURS<br />
CONSEILS<br />
• COMMERCIAUX<br />
• MARKETING<br />
ACADEMIE<br />
MONSIEUR<br />
STORES<br />
• FORMATIONS<br />
• SUPPORTS DE<br />
FORMATION<br />
UNITES<br />
COMMERCIALES<br />
56
Chapitre 15<br />
LES RELATIONS ENTRE<br />
PRODUCTEURS ET DISTRIBUTEURS<br />
Doc. 1 « Fabriquer pour le hard-discount peut être très rentable »<br />
Question Le hard-discount poursuit toujours actuellement sa progression, après <strong>de</strong>s années <strong>de</strong> hausse continue. Sa<br />
part <strong>de</strong> marché atteint aujourd’hui 12 % en France, et même plus <strong>de</strong> 20 % dans certains autres pays européens.<br />
Dans ce contexte, aussi bien les marques nationales que les marques <strong>de</strong> distributeurs peuvent avoir intérêt à<br />
s’intéresser à cet important débouché, au-<strong>de</strong>là <strong>de</strong> tous les petits producteurs et marques nationales qui y sont déjà<br />
présentes.<br />
En effet, bien que sceptiques sur les profits que l’on peut y dégager, la vivacité <strong>de</strong> la concurrence oblige tous ces<br />
fabricants à considérer le rétrécissement continu <strong>de</strong>s parts <strong>de</strong> marché <strong>de</strong>s GMS traditionnelles et s’interroger sur<br />
l’opportunité d’être présent dans le hard-discount ; et ce, d’autant que le prix <strong>de</strong>s marques <strong>de</strong> distributeurs est, du<br />
fait <strong>de</strong> cette concurrence, poussés vers le bas, ce qui amène les distributeurs traditionnels à faire toujours davantage<br />
pression sur leurs fournisseurs pour que ceux-ci baissent leurs tarifs.<br />
Or, plusieurs facteurs permettent <strong>de</strong> comprendre comment fabriquer pour le hard-discount peut être rentable (la<br />
rentabilité <strong>de</strong>s capitaux engagés peut même atteindre un niveau <strong>de</strong> 10 à 20 %) :<br />
- Les économies d’échelle : le hard-discount représente en France environ la moitié <strong>de</strong>s produits "sans marque<br />
nationale". Ainsi, les longues séries, renforcées par une présence dans plusieurs pays d’une même référence,<br />
permettent une pleine utilisation <strong>de</strong>s capacités <strong>de</strong> production et un remplissage optimal <strong>de</strong>s camions, ce qui<br />
assure une diminution très intéressante <strong>de</strong>s coûts <strong>de</strong> revient unitaires.<br />
- L’analyse <strong>de</strong> la valeur, appliqué aux ingrédients, permet d’amoindrir là aussi les coûts unitaires, en ne<br />
considérant que ce qui est réellement perçu par le client.<br />
- Les coûts fixes sont moindres, notamment en matière <strong>de</strong> fonction industrielle et <strong>de</strong> contrôles qualité, assurés<br />
simplement par un laboratoire indépendant, plutôt que par <strong>de</strong>s audits coûteux.<br />
- La recherche d’une moindre dépendance à l’égard <strong>de</strong> tel ou tel gros client, en cherchant à s’assurer un<br />
portefeuille équilibré <strong>de</strong> clients à travers le mon<strong>de</strong>.<br />
- L’achat <strong>de</strong> machines à moindre coût.<br />
- La segmentation <strong>de</strong>s lignes <strong>de</strong> fabrication, certaines étant dédiées aux petites séries (MDD, haut <strong>de</strong> gamme et<br />
produits différenciés), tandis que d’autres sont consacrées aux séries longues (hard-discount, premiers prix),<br />
les coûts les plus bas étant recherchés.<br />
- La négociation du cahier <strong>de</strong>s charges avec les clients, les recettes les moins chères étant privilégiées et les<br />
surcoûts liés aux spécifications particulières <strong>de</strong>s clients leur étant facturés.<br />
En ce qui concerne les relations entre fabricants et distributeurs, il s’agit ici <strong>de</strong> relations <strong>de</strong> type "gagnant-gagnant".<br />
En effet, chacun a intérêt à consentir <strong>de</strong>s efforts en vue d’un partenariat le plus durable possible avec l’autre. Des<br />
actions <strong>de</strong> tra<strong>de</strong> marketing sont mises en place, c’est-à-dire que la relation est personnalisée et que chaque client<br />
sera considéré individuellement, en tâchant <strong>de</strong> négocier avec lui une prestation personnalisée, en fonction <strong>de</strong> ses<br />
intérêts particuliers (produit différencié ou prix les plus bas, notamment).<br />
Doc. 2 « Les marques ouvrent boutique »<br />
Question 1 Les grossistes ou détaillants peuvent constituer <strong>de</strong>s canaux <strong>de</strong> distribution. Dans le cas <strong>de</strong> Dockers<br />
France, si l’on précise davantage les choses, quatre canaux sont distingués :<br />
- celui <strong>de</strong>s grands magasins (via, certainement, le canal <strong>de</strong> leurs centrales d’achat) ;<br />
- les boutiques au nom <strong>de</strong> la marque ;<br />
- les détaillants multimarques ;<br />
- la VPC.<br />
Question 2 Cette diversification lui permet <strong>de</strong> toucher différentes cibles <strong>de</strong> clientèle. Par ailleurs, cela lui permet<br />
d’atteindre différents objectifs, comme la construction d’une image <strong>de</strong> marque, la fidélisation d’une clientèle et la<br />
présentation d’une gamme complète <strong>de</strong> produits, grâce au canal <strong>de</strong>s boutiques en propre.<br />
57
Doc. 3 « Tupperware ouvre sa première boutique »<br />
Question 1 Tupperware avait l’habitu<strong>de</strong>, jusqu’à présent, d’emprunter un circuit ultra-court, puisque la vente était<br />
assurée directement au client, sans autre intermédiaire que les ambassa<strong>de</strong>urs <strong>de</strong> la marque, grâce à la vente par<br />
réunion.<br />
Question 2<br />
- Circuit court : Une première boutique au nom <strong>de</strong> l’enseigne a été ouverte le 27 Mai 2003 dans le centre<br />
commercial du Forum <strong>de</strong>s Halles à Paris, qui sert <strong>de</strong> magasin test pendant un an, dans un premier temps. Ce<br />
genre <strong>de</strong> magasin permet notamment <strong>de</strong> mettre en valeur l’ensemble <strong>de</strong> la gamme <strong>de</strong> la marque, composée <strong>de</strong><br />
200 produits, ce que permet difficilement la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> vente traditionnelle. En cas <strong>de</strong> succès, d’autres<br />
implantations dans <strong>de</strong>s centres commerciaux verront le jour, avec l’organisation d’ateliers cuisine, afin <strong>de</strong><br />
recréer l’atmosphère conviviale qui est celle <strong>de</strong>s réunions <strong>de</strong> particuliers. Par ailleurs, la marque est aussi<br />
présente ponctuellement en gran<strong>de</strong>s surfaces, puisqu’elle organise <strong>de</strong>s opérations B to B avec <strong>de</strong>s GMS, dans<br />
le cadre d’événements "points fidélité".<br />
- Circuit ultra-court : Tupperware disposait déjà <strong>de</strong> multiples kiosques temporaires dans <strong>de</strong>s centres<br />
commerciaux, afin d’élargir sa clientèle, ainsi qu’un stand permanent aux Galeries Lafayette du Boulevard<br />
Haussmann à Paris. La marque participe également régulièrement à <strong>de</strong>s foires <strong>commerciale</strong>s et est présente sur<br />
<strong>de</strong>s marchés.<br />
Doc. 4 « Fleuristerie. Des enseignes en pleine croissance »<br />
Question 1 Un réseau <strong>de</strong> distribution est une forme organisée <strong>de</strong> distribution dans laquelle un producteur<br />
commercialise lui-même ses produits, gérant et contrôlant, <strong>de</strong> la sorte, mieux sa distribution, à l’ai<strong>de</strong> <strong>de</strong> partenaires<br />
commerciaux comme les franchisés, les succursalistes, les concessionnaires ou les coopératives <strong>de</strong> détaillants.<br />
Question 2 Le marché <strong>de</strong>s végétaux stagne <strong>de</strong>puis une dizaine d’années et le chiffre d’affaires a tendance à<br />
baisser, ce qui a entraîné la disparition <strong>de</strong> 4000 points <strong>de</strong> vente, selon les estimations, en particulier dans les<br />
commerces à l’ancienne.<br />
La concentration du secteur a bénéficié essentiellement aux enseignes en réseaux, qui multiplient actuellement les<br />
ouvertures <strong>de</strong> points <strong>de</strong> vente. La démarche y est beaucoup plus professionnelle, avec un véritable profil <strong>de</strong><br />
commerçant et gestionnaire, à qui l’on assure une pério<strong>de</strong> <strong>de</strong> formation et qui est capable <strong>de</strong> prendre <strong>de</strong>s risques,<br />
en n’hésitant guère à investir dans l’ouverture <strong>de</strong> plusieurs magasins.<br />
Les résultats semblent encourageants, grâce à la mise en valeur d’un savoir-faire et à la création d’une notoriété<br />
commune, renforcée par la création <strong>de</strong> sites vitrine, outil efficace pour lutter contre la saisonnalité <strong>de</strong> cette activité.<br />
Doc. 5 « Ikéa <strong>de</strong>vient un site marchand »<br />
Question 1 L’expérimentation d’un site vitrine, assorti <strong>de</strong> la possibilité <strong>de</strong> passer une comman<strong>de</strong> par e-mail, s’est<br />
avérée concluante, si bien que les comman<strong>de</strong>s passées par cette voie ont triplé tandis que les comman<strong>de</strong>s par<br />
courrier diminuaient <strong>de</strong> 50 %. Cela a encouragé l’ouverture d’un site marchand (non prévu au départ) qui, dès lors,<br />
promettait d’aboutir à un succès, avec une offre produit sur le site qui, entre-temps, avait doublé.<br />
Question 2 La stratégie d’intégration permet à l’enseigne <strong>de</strong> mieux contrôler sa distribution, en offrant une gamme<br />
complète <strong>de</strong> produits, réalisés selon <strong>de</strong>s métho<strong>de</strong>s permettant <strong>de</strong> substantielles économies d’échelle (meubles en<br />
kit, fabriqués en série). L’absence d’intermédiaires permet, en outre, d’économiser la marge <strong>de</strong> l’intermédiaire et<br />
d’accroître ainsi encore davantage la rentabilité, rendant l’enseigne extrêmement compétitive, puisque c’est ce<br />
modèle <strong>de</strong> fonctionnement qui a permis le succès que nous lui connaissons.<br />
Doc. 6 « La marque Dim ouvre sa boutique au cœur <strong>de</strong>s hypermarchés »<br />
Question 1 Sa distribution est intensive dans la mesure où ses produits sont présents dans un grand nombre <strong>de</strong><br />
points <strong>de</strong> vente, y compris en gran<strong>de</strong> distribution.<br />
Question 2 Le corner est un coin spécialement aménagé dans <strong>de</strong>s points <strong>de</strong> vente, dédié à <strong>de</strong>s produits d’une<br />
marque particulière, sous la forme très souvent <strong>de</strong> meubles présentoirs spécifiques, mis en avant <strong>de</strong> manière à les<br />
rendre particulièrement visibles et attractifs aux yeux <strong>de</strong>s clients.<br />
L’intérêt pour l’enseigne, comme pour la marque représentée (qui généralement offre le corner à ses meilleurs<br />
distributeurs ou ceux qui sont prêts à en bénéficier avec les avantages spécifiques que cela comporte : lancement <strong>de</strong><br />
produits en avant-première, priorité <strong>de</strong> réassort, etc.), est la progression importante <strong>de</strong>s ventes qu’elle permet,<br />
jouant le même rôle qu’une tête <strong>de</strong> gondole.<br />
58
Dim a choisi <strong>de</strong> lancer une opération à gran<strong>de</strong> échelle, en visant 75 % <strong>de</strong>s hypermarchés français pendant dix jours,<br />
avec animation à l’appui. Outre, l’augmentation sensible <strong>de</strong>s ventes, c’est l’image <strong>de</strong> la marque qui s’en trouve<br />
renforcée, grâce au dynamisme dont elle fait ainsi preuve et à la mise en valeur <strong>de</strong> l’ensemble <strong>de</strong> sa gamme.<br />
Doc. 7 « Fauchon <strong>de</strong>vient une enseigne <strong>de</strong> proximité »<br />
Question 1 Les stratégies <strong>de</strong> distribution sélective consistent à sélectionner un nombre restreint <strong>de</strong> distributeurs, en<br />
fonction <strong>de</strong> leur spécialité, leur technicité, leur image <strong>de</strong> marque, leur notoriété, leur qualité <strong>de</strong> service, ou encore<br />
leur emplacement, suivant la cohérence que recherche l’entreprise avec ses produits, permettant ainsi <strong>de</strong> conserver<br />
un contrôle étroit sur la distribution.<br />
L’enseigne Fauchon entend ici conserver la clientèle <strong>de</strong> proximité qui était celle <strong>de</strong>s magasins Flo Prestige<br />
(sélectionnés, lors du rachat, pour la similitu<strong>de</strong> <strong>de</strong> leur cible <strong>de</strong> clientèle), en préservant la présence <strong>de</strong>s produits<br />
ve<strong>de</strong>ttes <strong>de</strong> l’ex-enseigne à leur prix antérieur. Il ne s’agit donc pas <strong>de</strong> produits exclusivement en nom propre<br />
(stratégie <strong>de</strong> distribution exclusive).<br />
Question 2 Cette stratégie permet à l’enseigne <strong>de</strong> se renforcer rapi<strong>de</strong>ment, grâce à une stratégie <strong>de</strong> croissance<br />
externe, qui apporte un élargissement <strong>de</strong> la clientèle et un accroissement <strong>de</strong>s parts <strong>de</strong> marché.<br />
Doc. 8 « L’atténuation <strong>de</strong> la distinction fabricant - distributeur »<br />
Question 1<br />
- Distriborg : intermédiaire grossiste. Distribution intensive.<br />
- Yves Rocher : distribution exclusive (VPC, vente à domicile, magasins Yves Rocher) et sélective (magasins<br />
populaires).<br />
- Décathlon : stratégie d’intégration.<br />
Question 2 Yves Rocher, pour l’essentiel, a recours a une stratégie <strong>de</strong> distribution exclusive, c’est-à-dire qu’il<br />
fabrique ses propres produits, vendus exclusivement à tout autre et en son nom propre, via son propre réseau <strong>de</strong><br />
distribution.<br />
Doc. 9 « Les négociations <strong>commerciale</strong>s sous pression »<br />
Question 1 Négociations sur :<br />
- les conditions <strong>de</strong> référencement <strong>de</strong> la marque ;<br />
- le référencement <strong>de</strong>s différents produits <strong>de</strong> la gamme ;<br />
- les quantités présentées ;<br />
- l’emplacement en rayon ;<br />
- les têtes <strong>de</strong> gondole ;<br />
- les promotions proposées (personnalisées si possible) ;<br />
- la présence en catalogue ;<br />
- les prix ;<br />
- la marge du distributeur ;<br />
- les conditions et les délais <strong>de</strong> paiement ;<br />
- les délais, la régularité et les modalités <strong>de</strong> livraison ;<br />
- la mise en place d’actions <strong>de</strong> tra<strong>de</strong> marketing ;<br />
- et <strong>de</strong> manière générale toutes les modalités ou interventions susceptibles <strong>de</strong> constituer <strong>de</strong>s marges arrières pour<br />
le distributeur.<br />
Question 2 Il y a risque <strong>de</strong> conflit dès lors que le rapport <strong>de</strong> force <strong>de</strong> type "gagnant-perdant" prédomine, ou qu’un<br />
<strong>de</strong>s <strong>de</strong>ux acteurs considère que les négociations ne sont pas équitables, vu la prédominance <strong>de</strong> l’autre, dont les<br />
exigences sont estimées exagérées. Les conflits ont beaucoup tourné, ces <strong>de</strong>rnières années, autour <strong>de</strong>s marges<br />
arrières, que beaucoup <strong>de</strong> fabricants accusent <strong>de</strong> les étrangler.<br />
Doc. 10 « Lever Fabergé : l’affermissement <strong>de</strong>s marques »<br />
Question 1 Il s’agit <strong>de</strong> mieux prendre en compte les besoins du client et sa logique <strong>de</strong> consommation.<br />
Contrairement au hard-discount, ce que recherche en premier lieu le client n’est pas le prix et les promotions, mais<br />
aussi le service. Or, les enseignes ont trop tendance à l’oublier pour privilégier une logique <strong>de</strong> distributeur, voire <strong>de</strong><br />
fabricant.<br />
En définitive, c’est la croissance du chiffre d’affaires <strong>de</strong> l’enseigne et <strong>de</strong>s fabricants qui s’en trouve grevée.<br />
59
Question 2 Ce partenariat doit permettre <strong>de</strong> mieux réfléchir à la place que doit avoir chaque produit ou chaque<br />
référence en rayon, en respectant la logique du client, ce qu’il recherche (clarté <strong>de</strong> l’offre, visibilité, rayons mieux<br />
agencés, avec moins <strong>de</strong> marques ou références).<br />
Des actions <strong>de</strong> tra<strong>de</strong> marketing peuvent être mises en place, axées sur la recherche <strong>de</strong> ce que veut le client, c’est-àdire<br />
<strong>de</strong>s offres attrayantes, mais pas trop nombreuses, lui permettant <strong>de</strong> trouver sans perte <strong>de</strong> temps <strong>de</strong>s produits à<br />
même <strong>de</strong> le satisfaire, sans qu’il ait l’impression d’être perdu dans une offre pléthorique.<br />
Des échanges d’information facilités, ainsi que <strong>de</strong>s réflexions concertées sur le marchandisage doivent permettre<br />
d’écouler <strong>de</strong>s quantités satisfaisantes <strong>de</strong> produits, avec <strong>de</strong> bons niveaux <strong>de</strong> marges et en évitant les ruptures <strong>de</strong><br />
stocks.<br />
"Une évolution vers <strong>de</strong>s relations <strong>de</strong> partenariat producteur-distributeur : le tra<strong>de</strong> marketing"<br />
En même temps qu’ils cherchent à renforcer la compétitivité <strong>de</strong> leurs produits par rapport aux MDD, les<br />
producteurs <strong>de</strong> gran<strong>de</strong>s marques nationales s’efforcent, <strong>de</strong>puis une dizaine d’années, d’améliorer leurs relations<br />
avec la gran<strong>de</strong> distribution. A côté <strong>de</strong>s relations nécessairement conflictuelles qu’ils entretiennent avec leurs<br />
clients dans le cadre <strong>de</strong>s négociations tarifaires et <strong>commerciale</strong>s classiques, ils cherchent à nouer, dans différents<br />
domaines, <strong>de</strong>s relations <strong>de</strong> coopération ou même <strong>de</strong> partenariat. C’est ce que l’on appelle le tra<strong>de</strong> marketing.<br />
Dans son principe, le tra<strong>de</strong> marketing consiste à rechercher <strong>de</strong>s domaines dans lesquels les intérêts d’un<br />
producteur et d’un distributeur ne sont pas antagonistes mais au contraire convergents, et à mener en commun<br />
<strong>de</strong>s actions qui servent à la fois les intérêts <strong>de</strong> l’un et <strong>de</strong> l’autre. Alors que, dans une négociation tarifaire<br />
classique, ce que gagne l’un est perdu par l’autre, dans une opération <strong>de</strong> tra<strong>de</strong> marketing, au contraire, les <strong>de</strong>ux<br />
partenaires peuvent être simultanément gagnants (win-win). Les principaux domaines dans lesquels se développe<br />
le tra<strong>de</strong> marketing sont les suivants.<br />
1° L’organisation logistique<br />
Par un échange d’informations et une harmonisation <strong>de</strong> leurs systèmes <strong>de</strong> transport, <strong>de</strong> stockage et même parfois<br />
<strong>de</strong> gestion informatique, un producteur et un distributeur peuvent réaliser conjointement <strong>de</strong>s économies<br />
importantes en matière <strong>de</strong> logistique, notamment en pratiquant <strong>de</strong>s politiques <strong>de</strong> "flux tendus".<br />
2° La coopération en matière <strong>de</strong> merchandising<br />
Un grand producteur national, grâce aux étu<strong>de</strong>s <strong>de</strong> marché dont il dispose - notamment en ce qui concerne les<br />
comportements et attitu<strong>de</strong>s <strong>de</strong>s consommateurs -, peut ai<strong>de</strong>r efficacement ses clients distributeurs à tirer le<br />
meilleur parti <strong>de</strong> leur linéaire par un bon merchandising.<br />
3° Les opérations promotionnelles conjointes<br />
De plus en plus fréquemment, on voit un producteur et une enseigne <strong>de</strong> distribution s’associer pour mener<br />
ponctuellement une opération promotionnelle spécifique susceptible d’avoir <strong>de</strong>s effets positifs pour chacun <strong>de</strong>s<br />
<strong>de</strong>ux partenaires.<br />
Les distributeurs sont <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs <strong>de</strong> ce type d’opérations qui, pendant la durée <strong>de</strong> leur déroulement, leur<br />
permettent d’offrir à leurs clients <strong>de</strong>s avantages promotionnels que ceux-ci ne trouveront pas dans les autres<br />
enseignes.<br />
Source : "Mercator - Théorie et pratique du marketing" J. Lendrevie - J. Lévy & D. Lindon, Chap. 7, pp. 443-<br />
444. DALLOZ, 7 ème édition, 2003.<br />
60
Travail Individualisé<br />
1. Objectifs<br />
- Etre bien représenté sur le marché : la présence en gran<strong>de</strong> distribution risque d’être très mal perçue par le<br />
réseau <strong>de</strong> reven<strong>de</strong>urs actuel, qui fera tout pour organiser la résistance, mais peut-on prendre le risque <strong>de</strong> rater<br />
les échéances et se faire <strong>de</strong>vancer par les concurrents Il faut donc se tenir prêt à intervenir sur le marché à<br />
tout moment.<br />
- Accroître ses marges : cette nouvelle forme <strong>de</strong> distribution sera intéressante en termes <strong>de</strong> marges, puisque<br />
l’intérêt <strong>de</strong>s nouveaux distributeurs est d’être moins cher et élargir ainsi leur offre, avec un objectif prééminent<br />
d’image.<br />
2. Conséquences au niveau du réseau<br />
- Remise en cause <strong>de</strong>s contrats <strong>de</strong> concession :<br />
Jusqu’à présent, les contrats <strong>de</strong> concessions stipulaient l’exclusivité sur un territoire géographique déterminé, le<br />
constructeur s’engageant à ne pas accor<strong>de</strong>r à qui que ce soit d’autre la possibilité d’y vendre ses produits. Mais la<br />
contrepartie était l’exclusivité <strong>de</strong> la vente <strong>de</strong>s produits <strong>de</strong> ce constructeur et d’aucun autre par le concessionnaire.<br />
Or, le problème est que, désormais, tout reven<strong>de</strong>ur est en droit <strong>de</strong> vendre d’autres modèles <strong>de</strong> firmes concurrentes,<br />
en <strong>de</strong>hors <strong>de</strong> ceux <strong>de</strong> son partenaire habituel.<br />
En conséquence, même si son concessionnaire s’engageait tacitement à rester fidèle à son partenaire habituel,<br />
n’importe quel concurrent est susceptible à tout moment <strong>de</strong> lancer l’offensive et vendre plusieurs marques<br />
conjointement.<br />
Il s’en suivrait soit que notre concessionnaire se sentirait contraint <strong>de</strong> mettre fin à son exclusivité pour vendre lui<br />
aussi d’autres marques, <strong>de</strong> manière à ne pas se laisser distancer, soit que nous constructeur cherchions à être<br />
rapi<strong>de</strong>ment présent ailleurs, afin <strong>de</strong> ne pas être laissé pour compte. De ce fait, et par anticipation, chacun <strong>de</strong>s <strong>de</strong>ux<br />
partenaires redoute que l’autre ne franchisse le premier le pas. Et, dans tous les cas, il apparaît que nous<br />
constructeur n’avons nul intérêt à nous laisser entraîner par <strong>de</strong>s relations trop sentimentales ; nous aurions trop à y<br />
perdre. C’est dans ce contexte que se situe la réflexion actuelle.<br />
- Longueur <strong>de</strong> circuit :<br />
Cela ne change rien a priori en termes <strong>de</strong> longueur <strong>de</strong> circuit (circuit court), sauf si dans les années à venir la<br />
distribution automobile se trouve chamboulée et que la gran<strong>de</strong> distribution y occupe une place plus importante. Le<br />
circuit pourrait alors se transformer en circuit semi-long, <strong>de</strong>s négociations pouvant avoir lieu auprès <strong>de</strong>s centrales<br />
d’achat <strong>de</strong> ces grands groupes.<br />
- Stratégie <strong>de</strong> distribution :<br />
D’une stratégie <strong>de</strong> distribution mêlant exclusivité et sélectivité (LSA n°1830), on pourrait alors s’orienter vers le<br />
multi-circuit et se rapprocher d’une distribution <strong>de</strong> type intensive.<br />
- Risques <strong>de</strong> conflits :<br />
Toutefois, il convient d’être très pru<strong>de</strong>nt, car le risque est <strong>de</strong> se mettre à dos l’ensemble <strong>de</strong>s membres actuels <strong>de</strong><br />
notre réseau et une telle décision ne doit pas être prise à la légère.<br />
- Formes <strong>de</strong> partenariat à mettre en place pour une coopération optimale :<br />
Elles restent à imaginer (suggestion <strong>de</strong>s étudiants). Peut-être les anciens concessionnaires seront-ils amenés, par<br />
exemple, à se spécialiser dans l’après-vente Peut-être d’autres solutions peuvent-elles être imaginées... <br />
(Accepter toute proposition fondée et justifiée <strong>de</strong> la part <strong>de</strong>s étudiants, en fonction <strong>de</strong> l’avancement <strong>de</strong> l’actualité à<br />
la date <strong>de</strong> résolution <strong>de</strong> l’application et <strong>de</strong>s documents trouvés lors <strong>de</strong>s recherches sur la question).<br />
61
3. Argumentaire C.A.P. auprès <strong>de</strong>s nouveaux réseaux <strong>de</strong> reven<strong>de</strong>urs potentiels<br />
Caractéristique Avantage Preuve<br />
Possibilité <strong>de</strong> vendre <strong>de</strong>s modèles <strong>de</strong><br />
voiture dans votre gran<strong>de</strong> surface<br />
Présentation d’une gamme complète,<br />
essentiellement sur catalogue<br />
Les modèles commandés vous seront<br />
livrés sur comman<strong>de</strong><br />
Une marge raisonnable sera prévue<br />
(inférieure aux concessionnaires,<br />
pour que l’opération soit rentable<br />
pour nous), mais intéressante<br />
Etc. (propositions <strong>de</strong>s étudiants à<br />
apprécier par le professeur)<br />
- élargissement <strong>de</strong> l’offre, ce qui<br />
peut contribuer à attirer le client<br />
- image d’enseigne dynamique<br />
Disposer d’un véritable supermarché<br />
<strong>de</strong> la voiture, avec <strong>de</strong>s modèles en<br />
exposition (sans trop <strong>de</strong> stocks)<br />
Permet <strong>de</strong> limiter la surface <strong>de</strong> vente<br />
et ne pas encombrer les surfaces <strong>de</strong><br />
parking<br />
Activité rentable<br />
Les nouvelles dispositions <strong>de</strong> la loi<br />
(<strong>de</strong>puis le 1 er Octobre 2003)<br />
Proposition <strong>de</strong> contrat, catalogue<br />
Proposition <strong>de</strong> contrat<br />
Négociation<br />
... ...<br />
62
Chapitre 16<br />
LA STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT DU RESEAU<br />
Doc. 1 Communication financière du groupe Mr Bricolage<br />
Question 1 Leroy Merlin et Castorama se disputent la place <strong>de</strong> lea<strong>de</strong>r sur le marché français du bricolage.<br />
Question 2 Enseignes qui disparaissent : B3 Bricolage et Bricogite. Enseigne qui sont maintenues : Mr Bricolage,<br />
Catena et SuperCatena.<br />
Question 3 Nous sommes en présence d’une stratégie d’enseignes : puisqu’il y a <strong>de</strong>ux enseignes au sein du<br />
groupe : Mr Bricolage en ville, Catena et SuperCatena en zone rurale et périphérique.<br />
Et la stratégie <strong>de</strong> développement géographique est aussi présente car le groupe vise toutes les villes et un<br />
maximum <strong>de</strong> zones rurales.<br />
Question 4 Le groupe cherche à bénéficier <strong>de</strong> synergies en particulier pour les achats, la logistique et la gestion du<br />
personnel.<br />
Doc. 2 L’enseigne Giropharm pour fidéliser votre clientèle et affirmer votre différence<br />
Question 1 C’est une image forte <strong>de</strong> professionnels <strong>de</strong> la santé qui est développée, <strong>de</strong> service, une image mo<strong>de</strong>rne<br />
et sûre : qualité, éthique…<br />
Question 2 L’objectif est bien <strong>de</strong> valoriser l’image <strong>de</strong> marque et la notoriété <strong>de</strong> l’enseigne en attirant <strong>de</strong> nouveaux<br />
clients, afin d’augmenter le chiffre d’affaires tout en conservant son indépendance financière et économique.<br />
Question 3 Cela semble intéressant car l’adhésion doit ai<strong>de</strong>r à lutter contre la concurrence et à élaborer une<br />
stratégie.<br />
Doc. 3 Le groupe Vivarte<br />
Question 1<br />
Enseignes<br />
André<br />
Minelli<br />
San Marina<br />
Caroll<br />
Kookai<br />
Caractéristiques<br />
Large offre, gamme <strong>de</strong> prix abordable.<br />
S’adresse aux jeunes, large gamme <strong>de</strong> prix.<br />
positionné plus haut <strong>de</strong> gamme.<br />
Vêtements pour la femme jeune au travail.<br />
Positionnement jeune, loisirs, décontracté.<br />
Question 2 Les synergies développées par le groupe : diffusion <strong>de</strong>s meilleures pratiques, système <strong>de</strong> gestion,<br />
logistique et back-office, augmentation <strong>de</strong> la disponibilité produit grâce à la logistique et la livraison améliorées.<br />
Question 3 Le CA est en diminution et les franchises ferment : l’enseigne recentre sa stratégie et internalise la<br />
distribution. La lutte intense contre la concurrence (Zara, H&M, Mango…) impose une très forte réactivité (Juste à<br />
temps) et donc une logistique très performante.<br />
Doc. 4 Quel type <strong>de</strong> lien unit les magasins Weldom à leur enseigne <br />
Question 1 C’est une forme <strong>de</strong> commerce qui intègre les fonctions <strong>de</strong> gros et <strong>de</strong> détail et que l’on oppose aux<br />
commerces <strong>de</strong> détail, indépendants isolés ou associés.<br />
Question 2 Ils doivent respecter l’image <strong>de</strong> marque et le concept pour renforcer la stratégie d’enseigne forte.<br />
Question 3 On intègre ce réseau pour mieux lutter contre la concurrence, pour bénéficier <strong>de</strong> la puissance d’achat<br />
face aux fournisseurs, <strong>de</strong>s outils <strong>de</strong> vente innovants et différenciateurs et <strong>de</strong> la communication nationale.<br />
63
Doc. 5 Comment DESSANGE impose au mon<strong>de</strong> la « French touch »<br />
Question 1 Industrialisation du métier : rationalisation <strong>de</strong>s processus, duplication <strong>de</strong>s métho<strong>de</strong>s <strong>de</strong> travail,<br />
surveillance puis mise en place <strong>de</strong>s master franchises.<br />
Préparation <strong>de</strong> chaque installation dans une nouvelle ville : étu<strong>de</strong> <strong>de</strong> la population, du PNB, <strong>de</strong>s habitu<strong>de</strong>s <strong>de</strong><br />
consommation, <strong>de</strong> la législation, <strong>de</strong> l’installation <strong>de</strong>s autres enseigne du luxe, du pouvoir d’achat local…<br />
Surveillance systématique <strong>de</strong>s master et <strong>de</strong> tous les salons : 7 visites mystères, audit…<br />
Question 2 Adaptation produit : respect <strong>de</strong>s habitu<strong>de</strong>s locales avec le personnel exclusivement féminin ;<br />
Adaptation distribution : agencement du salon très spacieux.<br />
Question 3<br />
Critères d’analyse<br />
Offre<br />
Deman<strong>de</strong><br />
Environnement<br />
Aspects pris en compte<br />
Analyse <strong>de</strong> la concurrence<br />
Analyse <strong>de</strong>s habitu<strong>de</strong>s, du budget <strong>de</strong>s clientes (implantation sous Camille Albane ou<br />
sous Dessange…)<br />
Analyse <strong>de</strong> la législation, <strong>de</strong> l’économie, <strong>de</strong>s zones <strong>de</strong> chalandises…<br />
Question 4 L’enseigne doit faire face aux contraintes économiques, juridiques et culturelles locales.<br />
Question 5 Elle a mis en place la surveillance systématique <strong>de</strong>s master et <strong>de</strong> tous les salons : 7 visites mystères,<br />
audit…<br />
Doc. 6 Le dossier d’implantation d’une unité <strong>commerciale</strong><br />
Question 1 Ce dossier est long, détaillé, complexe : seules les gran<strong>de</strong>s entreprises peuvent fournir ce type <strong>de</strong><br />
travail.<br />
Question 2 Cette procédure vise à limiter la trop forte expansion <strong>de</strong>s gran<strong>de</strong>s surfaces en périphérie pour protéger<br />
le petit commerce <strong>de</strong> centre ville. Cette lour<strong>de</strong>ur administrative veut sauvegar<strong>de</strong>r la vie en ville.<br />
Question 3 Cette loi cherche à protéger le petit commerce <strong>de</strong> centre ville face à la concurrence <strong>de</strong>s gran<strong>de</strong>s<br />
surfaces <strong>de</strong> la périphérie.<br />
Doc. 7 Aux USA, Bernard Arnault revient <strong>de</strong> loin avec Séphora<br />
Question 1 Au Japon, Séphora n’a pas pris en compte les habitu<strong>de</strong>s <strong>de</strong>s clients, en Allemagne, c’est le tissu<br />
concurrentiel qui n’a pas été suffisamment analysé et aux États-Unis, les habitu<strong>de</strong>s <strong>de</strong>s fournisseurs n’ont pas été<br />
respectées.<br />
Question 2 Il est évi<strong>de</strong>nt qu’une étu<strong>de</strong> <strong>de</strong> marché est indispensable, concernant au minimum<br />
- l’offre (dont la concurrence et les fournisseurs),<br />
- la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> (dont les habitu<strong>de</strong>s <strong>de</strong> consommation <strong>de</strong>s clients) ,<br />
- l’environnement (juridique, économique, social, culturel…).<br />
Doc. 8 La franchise en Chine<br />
Question 1 Avec sa récente intégration à l’OMC et les jeux olympiques qui se préparent, la Chine est un marché<br />
très porteur (croissance à 8 % en 2003, ventes <strong>de</strong> la franchise en augmentation <strong>de</strong> 40 % durant 3 années<br />
consécutives…).<br />
Question 2 Outre les contraintes économiques et culturelles le texte souligne les contraintes juridiques (normes <strong>de</strong><br />
1997) mais qui semblent évoluer vers plus <strong>de</strong> souplesse.<br />
64
Travail individualisé<br />
1. Analyse <strong>de</strong> la stratégie <strong>de</strong> Micromania<br />
Éléments <strong>de</strong> la stratégie<br />
Produit : Micromania est spécialisée sur le secteur du<br />
jeu vidéo, aussi bien neuf que d’occasion.<br />
L’entreprise détient 20 % <strong>de</strong>s parts <strong>de</strong> marché sur ce<br />
secteur.<br />
Prix : le document ne fournit pas d’information<br />
particulière. En outre les prix proposés à la clientèle<br />
sont souvent influencés par les prix « recommandés »<br />
par les éditeurs. Micromania doit donc négocier ses<br />
marges lors <strong>de</strong>s achats.<br />
Communication : un fichier <strong>de</strong> 23 millions<br />
d’acheteurs dont 100 000 fidèles<br />
- Fichier très fourni et très qualifié sur les 10-35 ans<br />
- Consumer magazine tiré à 120 000 exemplaires<br />
- 1 DVD sur le salon E3 aux USA<br />
- Le Micromania Game Show : événement annuel<br />
pour informer 20 000 clients fidèles et leurs faire tester<br />
<strong>de</strong>s jeux en avant-première<br />
Distribution : Un développement rapi<strong>de</strong> sur 20 ans<br />
- Développement géographique : 1983 VPC, 1989 : 1 er<br />
magasin dans le forum à Paris, 2003 : 150 boutiques.<br />
Concept <strong>de</strong> magasins standardisés :<br />
Aménagements i<strong>de</strong>ntiques, mise en valeur du<br />
produit, ven<strong>de</strong>urs sont les premiers fans .<br />
- Développement d’enseignes : un <strong>de</strong>uxième réseau<br />
pour les jeux d’occasion « Recycleware » 15<br />
boutiques.<br />
Analyse<br />
Points forts : Micromania détient une très bonne<br />
connaissance du produit et tire profit <strong>de</strong> l’engouement<br />
pour les loisirs.<br />
Points faibles : les magasins qui font <strong>de</strong> la concurrence<br />
à l’entreprise sont plus diversifiés et font ainsi<br />
diminuer les risques liés à la spécialisation sur un<br />
produit unique. Autres risques : il existe un circuit<br />
parallèle d’échange <strong>de</strong> copies <strong>de</strong> jeux vidéo qui vient<br />
concurrencer l’activité sur le jeu d’occasion. Enfin, les<br />
jeux vidéo sont <strong>de</strong>s produits qui se renouvellent très<br />
vite et qui sont très vite obsolètes : il faut donc gérer<br />
les stocks très précisément et très bien connaître les<br />
attentes <strong>de</strong>s clients.<br />
Points forts : en regroupant les achats, l’entreprise<br />
s’assure <strong>de</strong> meilleures conditions : Micromania<br />
bénéficie donc d’une bonne capacité <strong>de</strong> négociation<br />
avec les fournisseurs.<br />
Points faibles : Certains éditeurs jouent sur l’effet<br />
« rareté » et le marché est parfois très tendu.<br />
Points forts : L’entreprise s’est assuré une très forte<br />
fidélisation <strong>de</strong>s clients. Elle bénéficie d’une très bonne<br />
notoriété. Elle est propriétaire et exploite <strong>de</strong> plein droit<br />
une base <strong>de</strong> données sur ses clients qui est très<br />
qualifiée et très précise : c’est une base puissante et<br />
rentable.<br />
Points faibles : L’entreprise doit mettre en place pour<br />
renforcer sa notoriété <strong>de</strong>s opérations coûteuses afin <strong>de</strong><br />
présenter très rapi<strong>de</strong>ment les nouveautés avant que les<br />
produits soient dépassés.<br />
Points forts : Comme l’enseigne existe déjà <strong>de</strong>puis 20<br />
ans, elle assure une bonne couverture géographique,<br />
en outre elle détient un concept <strong>de</strong> magasin rodé et très<br />
bien i<strong>de</strong>ntifié par les clients<br />
Par ailleurs, en développant une 2 e enseigne pour les<br />
jeux d’occasion, elle s’assure <strong>de</strong> nouveaux débouchés,<br />
touche une clientèle mois aisée et lutte contre le<br />
piratage. Ce <strong>de</strong>rnier point <strong>de</strong>vrait lui permettre <strong>de</strong>s<br />
liens favorables avec les éditeurs (cf négociation <strong>de</strong>s<br />
marges à l’achat )<br />
Points faibles : Il existe <strong>de</strong>s risques financiers qui toute<br />
fois semblent limités. L’entreprise est tout <strong>de</strong> même<br />
obligée d’ouvrir son capital à hauteur <strong>de</strong> 35 %.<br />
65
2. Ouverture d’une secon<strong>de</strong> boutique <br />
Il faut analyser le marché local :<br />
Critères<br />
Cible client du magasin<br />
Age : 10 à 35 ans.<br />
Pouvoir d’achat : moyen à élevé.<br />
Équipement : ordinateur ou console.<br />
Concurrence<br />
Distance avec le premier magasin concurrent en ville :<br />
doit être élevé car les transports sont développés.<br />
Attraction <strong>de</strong> la zone <strong>commerciale</strong><br />
Présence <strong>de</strong> magasins attractifs.<br />
Zone piétonne.<br />
Qualité <strong>de</strong> l’emplacement.<br />
Analyse<br />
Age : 1 collège, pas <strong>de</strong> lycée, age moyen 58 ans, 85 %<br />
<strong>de</strong> retraités > situation peu favorable.<br />
Pouvoir d’achat : élevé.<br />
Équipement : inconnu > situation peu favorable.<br />
Faible distance : 7 km > peu favorable.<br />
Seulement 7 commerces > peu favorable.<br />
Pas d’information.<br />
Pas d’information.<br />
Avant même d’aller plus loin dans l’analyse (plan <strong>de</strong> financement, contraintes légales…) on peut déjà dire que le<br />
magasin proposé par mon ami ne correspond pas à la cible <strong>de</strong>s jeux vidéo, l’emplacement dans un quartier<br />
rési<strong>de</strong>ntiel <strong>de</strong> Nice n’est pas favorable à un produit qu’il faut vendre très rapi<strong>de</strong>ment. De plus la concurrence est<br />
trop proche.<br />
3. Choix : ouverture d’un <strong>de</strong>uxième magasin ou intégration dans le réseaux Micromania<br />
Arguments<br />
favorables<br />
Arguments<br />
défavorables<br />
Ouverture d’un <strong>de</strong>uxième magasin<br />
Cette option permet la prise <strong>de</strong><br />
responsabilités nouvelles et plus étendues.<br />
Par l’augmentation du volume d’achat on<br />
peut attendre une meilleure capacité à<br />
négocier.<br />
En élargissant la surface <strong>de</strong> vente, il faut<br />
prendre un nouveau risque financier<br />
(en<strong>de</strong>ttement).<br />
Par ailleurs il faut rechercher d’un lieu <strong>de</strong><br />
vente plus satisfaisant.<br />
Intégrer le réseau Micromania<br />
Cette option permet <strong>de</strong> :<br />
- ne pas prendre <strong>de</strong> risque financier<br />
lourd,<br />
- rester dans le secteur du jeu<br />
vidéo,<br />
- bénéficier du savoir-faire du<br />
réseau,<br />
- d’avoir la possibilité d’évolution<br />
rapi<strong>de</strong> vers <strong>de</strong>s responsabilités.<br />
En contrepartie, on risque :<br />
- la perte d’autonomie,<br />
- la baisse <strong>de</strong> revenu.<br />
66
Chapitre 17<br />
LA STRATEGIE D’OFFRE ET DE POSITIONNEMENT<br />
Doc. 1 « Le hard-discount vu par les consommateurs »<br />
Question 1<br />
- La clientèle actuelle est composée surtout <strong>de</strong> familles nombreuses et <strong>de</strong> ménages à faibles revenus, en particulier<br />
employés et ouvriers. La gran<strong>de</strong> majorité <strong>de</strong> la clientèle est occasionnelle. Les gros revenus ne dédaignent pas la<br />
fréquentation <strong>de</strong> ces points <strong>de</strong> vente, même s’ils n’y sont pas majoritaires. Trois facteurs essentiels expliquent<br />
l’attrait <strong>de</strong> la clientèle pour le hard-discount : les prix, la proximité et le gain <strong>de</strong> temps.<br />
- Outre les prix bas et la rapidité <strong>de</strong>s courses, ce qui explique aussi le succès <strong>de</strong> la formule est la moindre occasion<br />
d’effectuer <strong>de</strong>s achats impulsifs et donc <strong>de</strong> dépenser <strong>de</strong> l’argent (même si le manque <strong>de</strong> choix peut, en revanche,<br />
constituer parfois un frein important et la quasi-absence <strong>de</strong> théâtralisation ou <strong>de</strong> services rendre la corvée <strong>de</strong>s<br />
courses plus pesante et trop terne).<br />
Question 2 L’offre n’est pas la même. Les produits y sont beaucoup plus basiques, généralement sans marque, du<br />
moins connue (ce qui explique aussi le moindre choix). Moins d’efforts sont consacrés à la présentation, <strong>de</strong><br />
manière à diminuer le prix <strong>de</strong> vente, ce que le client comprend bien et accepte, même s’il éprouve parfois <strong>de</strong>s<br />
doutes sur la qualité et donc la sécurité <strong>de</strong>s produits.<br />
Le principe général est d’aller droit au but, que le client trouve tous les produits <strong>de</strong> base qu’il recherche, sans<br />
perdre <strong>de</strong> temps inutilement et avec un niveau <strong>de</strong> confort et <strong>de</strong> service minimal, <strong>de</strong> manière à « tenir » son budget.<br />
Nous verrons dans le développement du chapitre que l’on peut donc affirmer que tout est mis en œuvre pour établir<br />
un positionnement différent, à même <strong>de</strong> se distinguer <strong>de</strong> la concurrence existante.<br />
Doc. 2 « Diversification et vigilance accrue »<br />
Question 1 Comme le dit Manuel Munoz, pour réussir <strong>de</strong>main, il faudra « être professionnel, vigilant et réactif. »,<br />
« Cela <strong>de</strong>vient non seulement une condition <strong>de</strong> fidélisation, mais aussi <strong>de</strong> gestion et <strong>de</strong> survie <strong>de</strong> l’entreprise ».<br />
C’est pour cette raison que son offre doit être évolutive, tenant ainsi compte <strong>de</strong>s évolutions permanentes <strong>de</strong>s<br />
attentes et <strong>de</strong>s comportements <strong>de</strong>s consommateurs.<br />
Question 2 Si l’offre doit désormais être davantage diversifiée pour tenir compte <strong>de</strong>s attentes du client, qui<br />
souhaite « trouver tout au même endroit », il faut aussi travailler l’agencement, dont on sait qu’il joue plus que<br />
jamais sur la fréquentation <strong>de</strong>s clients. Il en va <strong>de</strong> même pour l’hygiène, à laquelle les consommateurs sont <strong>de</strong> plus<br />
en plus sensibles lorsqu’il s’agit <strong>de</strong> produits alimentaires (surtout après tous les grands inci<strong>de</strong>nts qui ont été relayés<br />
par les médias ces <strong>de</strong>rnières années), eux qui sont sans cesse plus informés (sinon mieux) sur ces sujets et<br />
éprouvent en conséquence <strong>de</strong> plus en plus <strong>de</strong> craintes, fondées ou infondées. C’est d’ailleurs pour les mêmes<br />
raisons que les exigences en matière d’étiquetage sur la composition <strong>de</strong>s produits <strong>de</strong>viennent <strong>de</strong> plus en plus<br />
strictes. Même les o<strong>de</strong>urs se travaillent, le client y étant particulièrement sensible.<br />
Doc. 3 « Livres pratiques : proposer <strong>de</strong>s idées pour rendre la vie meilleure »<br />
Question 1 La plupart <strong>de</strong>s distributeurs privilégient le classement par thème, ce qui révèle effectivement une<br />
certaine logique, <strong>de</strong>puis longtemps empruntée par la plupart <strong>de</strong>s ven<strong>de</strong>urs <strong>de</strong> livres.<br />
Question 2 Il apparaît, au regard <strong>de</strong>s chiffres <strong>de</strong>s ventes, que l’effet collection, assorti d’une PLV mettant bien en<br />
valeur la cohérence <strong>de</strong> l’offre <strong>de</strong>s éditeurs, peut engendrer un envol <strong>de</strong>s ventes. C’est donc un argument intéressant,<br />
qui <strong>de</strong>vrait amener les distributeurs à réfléchir à la composition <strong>de</strong> leur gamme et la mise en valeur <strong>de</strong> celle-ci.<br />
Doc. 4 « Le subtil équilibre marketing offre – <strong>de</strong>man<strong>de</strong> »<br />
Question 1 Comme le dit Olivier Géradon <strong>de</strong> Véra, « l’absence d’une marque à fort privilège est pénalisante pour<br />
la catégorie », même si les marques à elles seules ne peuvent assurer la performance d’un point <strong>de</strong> vente ou d’un<br />
rayon.<br />
En effet, les clients recherchent <strong>de</strong> plus en plus une offre qui ne se soit pas uniforme, en fonction du lieu où ils se<br />
ren<strong>de</strong>nt. Ils veulent fréquenter tel ou tel point <strong>de</strong> vente parce que celui-ci leur propose quelque chose <strong>de</strong> différent et<br />
d’évolutif. Ils sont notamment sensibles à tout ce qui est produits du terroir, mais aussi aux promotions ou toute<br />
autre considération qui leur rendra le point <strong>de</strong> vente attractif, ce qui justifie bien l’idée centrale <strong>de</strong> l’auteur d’un<br />
subtil équilibre marketing offre – <strong>de</strong>man<strong>de</strong>. Or, les marques jouent un rôle important, puisqu’elles permettent <strong>de</strong><br />
67
endre un linéaire plus ou moins attractif, <strong>de</strong> par leur capital <strong>de</strong> communication. Elles sont donc indispensables,<br />
même si non suffisantes.<br />
Question 2 Les produits ne suffisent pas. C’est tout un ensemble d’éléments qui feront qu’un point <strong>de</strong> vente<br />
attirera la clientèle plutôt que ses concurrents. L’agencement et l’ambiance du magasin y participent notamment,<br />
mais aussi les services.<br />
Ainsi, suivant les cas, la qualité <strong>de</strong> l’accueil, la personnalisation éventuelle du contact, la compétence <strong>de</strong>s ven<strong>de</strong>urs<br />
et leur <strong>de</strong>gré d’ouverture, ainsi que ceux du service réclamations ou <strong>de</strong> l’après-vente, s’ils existent, ou encore la<br />
possibilité <strong>de</strong> se faire livrer à domicile, d’échanger facilement les produits ou payer à crédit, sont autant<br />
d’exemples <strong>de</strong> services associés qui peuvent être gran<strong>de</strong>ment appréciés <strong>de</strong>s clients et contribuer à se constituer une<br />
clientèle spécifique et fidèle.<br />
Doc. 5 « Hôtels Première classe... <strong>de</strong>s profits cinq étoiles. »<br />
Question 1 La fixation d’un prix s’effectue à partir <strong>de</strong>s éléments suivants :<br />
- le coût <strong>de</strong> revient du fabricant ;<br />
- la marge qu’il souhaite obtenir ;<br />
- la marge qu’il <strong>de</strong>vra accor<strong>de</strong>r à ses différents intermédiaires (grossistes, distributeurs) ;<br />
- sa politique <strong>de</strong> prix (et celle du distributeur) ;<br />
- les attentes <strong>de</strong> la clientèle en matière <strong>de</strong> prix ou l’impact qu’ils peuvent avoir sur le comportement <strong>de</strong><br />
celle-ci ;<br />
- les niveaux <strong>de</strong> prix proposés par les concurrents.<br />
Question 2 Plusieurs éléments peuvent l’expliquer :<br />
- la standardisation à l’extrême, qui permet <strong>de</strong> réaliser <strong>de</strong>s économies d’échelle, tout en assurant un<br />
niveau <strong>de</strong> confort et <strong>de</strong> fonctionnalité suffisant pour une clientèle <strong>de</strong> passage ou en transit, sensible<br />
avant tout au prix bas ;<br />
- la limitation <strong>de</strong>s effectifs, qui diminue les coûts fixes ;<br />
- une publicité quasi-inexistante ;<br />
- <strong>de</strong>s frais <strong>de</strong> réservation minimes ;<br />
- enfin, les prix serrés ainsi, assurent un très bon remplissage, donc une excellente rentabilité, compte<br />
tenu <strong>de</strong> l’importance <strong>de</strong>s coûts fixes.<br />
Doc. 6 « Vivarte se met au hard-discount textile avec Parti Prix. »<br />
Question 1 Il s’agit d’une stratégie <strong>de</strong> pénétration, consistant à pratiquer <strong>de</strong>s prix bas, dans le but <strong>de</strong> gagner <strong>de</strong>s<br />
parts <strong>de</strong> marché, au détriment <strong>de</strong>s concurrents.<br />
Les prix serrés ont pour conséquence <strong>de</strong>s marges réduites, mais <strong>de</strong> petites marges unitaires appliquées à <strong>de</strong> gran<strong>de</strong>s<br />
quantités vendues peuvent conduire à une rentabilité tout à fait intéressante.<br />
Or, le problème était ici que <strong>de</strong>s concurrents spécialistes du textile à petits prix prenaient <strong>de</strong>s parts <strong>de</strong> marché au<br />
groupe Vivarte, réduisant ainsi sa rentabilité ; d’autant que les aspirations d’une partie <strong>de</strong> la clientèle ont évolué,<br />
comme dans l’alimentaire, vers la recherche <strong>de</strong> prix intéressants.<br />
Même La Halle aux vêtements, enseigne du groupe, a été contrainte <strong>de</strong> revoir son positionnement (davantage axé<br />
sur la mo<strong>de</strong> et avec un plus gros effort porté à l’image et au marchandisage), face à l’assaut <strong>de</strong> la concurrence à<br />
très bas prix, qui menaçait <strong>de</strong> lui enlever ses clients.<br />
C’est pourquoi la nouvelle enseigne, Parti Prix, permet au groupe d’éro<strong>de</strong>r la fuite <strong>de</strong> sa clientèle vers ces<br />
enseignes concurrentes, grâce à <strong>de</strong>s métho<strong>de</strong>s comparables à celles qui ont assuré le succès du hard discount dans<br />
l’alimentaire. Cela lui permet ainsi <strong>de</strong> conserver ses parts <strong>de</strong> marché, voire en regagner, tout en portant un ru<strong>de</strong><br />
coup à une concurrence qui n’a pas forcément les mêmes moyens financiers pour investir dans un concept qui<br />
nécessite d’emporter suffisamment <strong>de</strong> parts <strong>de</strong> marché pour s’assurer une rentabilité suffisante et par là même sa<br />
survie.<br />
68
Question 2 Deux autres gran<strong>de</strong>s stratégies existent :<br />
- La stratégie d’écrémage, qui est son corollaire, puisqu’il s’agit ici au contraire <strong>de</strong> pratiquer <strong>de</strong>s prix<br />
plus élevés que la concurrence, afin <strong>de</strong> se positionner comme une enseigne haut <strong>de</strong> gamme. Ceci<br />
suppose, bien entendu, <strong>de</strong> disposer d’une offre qui le justifie, avec <strong>de</strong>s produits <strong>de</strong> marque ou plus<br />
haut <strong>de</strong> gamme, présumés ou avérés comme étant <strong>de</strong> meilleure qualité, avec un niveau <strong>de</strong> service<br />
élevé et une présentation et un accueil particulièrement soignés.<br />
Les marges unitaires ainsi dégagées sont généralement élevées et permettent ainsi d’engranger <strong>de</strong>s<br />
marges confortables, même si la clientèle visée est plus étroite et ne permet pas d’envisager <strong>de</strong>s parts<br />
<strong>de</strong> marché mirobolantes, ce qui n’est pas l’objectif.<br />
- La stratégie d’alignement, à laquelle peuvent avoir recours <strong>de</strong>s enseignes dont l’offre ne se distingue<br />
pas suffisamment <strong>de</strong>s grands concurrents pour pouvoir envisager l’écrémage et qui n’ont pas les<br />
moyens ou la volonté <strong>de</strong> mener une stratégie <strong>de</strong> pénétration. Elle consiste, en ce cas, tout simplement<br />
à chercher à aligner ses prix avec les prix moyens pratiqués sur le marché pour les mêmes types <strong>de</strong><br />
produits, tout en s’efforçant <strong>de</strong> trouver <strong>de</strong>s moyens d’attirer et fidéliser une clientèle en jouant sur<br />
d’autres paramètres.<br />
Doc. 7 « Attention à ne pas neutraliser l’effet prix ! »<br />
Question 1 Des prix bas trop systématiques risquent <strong>de</strong> grever les comptes, alors même que diverses étu<strong>de</strong>s,<br />
ten<strong>de</strong>nt à montrer que le trafic ne s’en trouve pas durablement accru. Au contraire, les clients finissent par<br />
s’habituer aux prix bas et <strong>de</strong>viennent plus exigeants, n’ayant plus le sentiment <strong>de</strong> payer moins cher qu’ailleurs.<br />
Les promotions doivent donc <strong>de</strong>meurer moins systématiques et l’enseigne doit jouer sur d’autres éléments <strong>de</strong><br />
valeur, à même <strong>de</strong> lui créer une i<strong>de</strong>ntité propre.<br />
Question 2 Le marchandisage doit être pensé <strong>de</strong> manière à rendre l’offre attractive, tout en veillant à éviter les<br />
ruptures <strong>de</strong> stocks ou l’attente aux caisses, rédhibitoires pour nombre <strong>de</strong> clients. Il faut chercher également à se<br />
différencier pour se bâtir une i<strong>de</strong>ntité propre, à l’image <strong>de</strong> Leclerc et Carrefour sur le discount, Auchan sur le choix<br />
ou Darty sur le niveau <strong>de</strong> service.<br />
Doc. 8 « Commerce <strong>de</strong> niche. Se lancer, oui, mais pas sans filet. »<br />
Question 1 Il s’agit <strong>de</strong> petits créneaux concernant <strong>de</strong>s micromarchés, c’est-à-dire <strong>de</strong>s produits susceptibles<br />
d’intéresser une clientèle relativement restreinte et pour lesquels on ne peut, en conséquence, envisager l’existence<br />
d’un trop grand nombre <strong>de</strong> concurrents pour que l’activité puisse être rentable.<br />
Question 2 Si ces questions sont effectivement ici particulièrement essentielles, il est <strong>de</strong> manière générale toujours<br />
indispensable, lorsqu’on adopte une démarche mercatique, <strong>de</strong> commencer par effectuer un travail <strong>de</strong> veille<br />
informationnelle et étudier <strong>de</strong> manière attentive les besoins, attentes, freins et motivations <strong>de</strong>s clients potentiels,<br />
l’offre existante ou encore les capacités ou savoir-faire dont on dispose, avant d’envisager <strong>de</strong> se lancer.<br />
Doc. 9 « Comment Croisières Costa remplit ses bateaux. »<br />
Question 1 Croisières Costa a la volonté <strong>de</strong> se positionner comme une compagnie chic et branchée, vendant <strong>de</strong>s<br />
croisières haut <strong>de</strong> gamme <strong>de</strong>stinées à une clientèle large et à <strong>de</strong>s prix attractifs (tout en refusant le low cost).<br />
Question 2 Le positionnement sert à se distinguer <strong>de</strong> la concurrence et se créer une clientèle spécifique.<br />
Ici, il s’agit <strong>de</strong> casser l’image vieillotte <strong>de</strong> la croisière qu’ont beaucoup <strong>de</strong> français, tout en la rendant abordable à<br />
un plus grand nombre, grâce à <strong>de</strong>s prix attractifs, ce qui <strong>de</strong>vrait permettre d’accroître le chiffre d’affaires et<br />
dégager une bonne rentabilité, grâce à l’accroissement du nombre <strong>de</strong> clients.<br />
Pour autant, le refus du low cost permet <strong>de</strong> rester positionné comme un offreur <strong>de</strong> produits haut <strong>de</strong> gamme et <strong>de</strong> ne<br />
pas dévaloriser le produit.<br />
69
Travail individualisé<br />
Positionnement retenu par l’enseigne :<br />
Pierrick Dano a choisi <strong>de</strong> suivre une stratégie <strong>de</strong> challenger. Il souhaite positionner son enseigne comme un acteur<br />
<strong>de</strong> proximité, mo<strong>de</strong>rne et innovant, proposant une offre diversifiée <strong>de</strong> vêtements <strong>de</strong> sport surtout <strong>de</strong> marque, d’un<br />
bon rapport qualité-prix, avec une gamme cependant restreinte, tournés vers la mo<strong>de</strong> et visant une clientèle avant<br />
tout féminine.<br />
Diagnostic stratégique :<br />
FORCES<br />
- Intermarché est bien implanté dans la région<br />
et <strong>de</strong>puis longtemps (Pierrick Dano possè<strong>de</strong><br />
trois magasins dans la région <strong>de</strong> Vannes et<br />
envisage <strong>de</strong>s ouvertures à Rennes et<br />
Lorient).<br />
- Bonne qualité <strong>de</strong>s emplacements<br />
(centre-ville et galeries <strong>commerciale</strong>s).<br />
- Magasin au <strong>de</strong>sign mo<strong>de</strong>rne, avec un large<br />
parking, sur la zone <strong>de</strong> Kerlann.<br />
- Image dynamique et d’enseigne innovante,<br />
grâce au concept Sports village.<br />
- Une offre diversifiée et un positionnement<br />
clair (et surtout différent).<br />
- Dispose d’un site internet pour promouvoir<br />
son offre et personnaliser les contacts.<br />
- Qualité <strong>de</strong> l’accueil du client, avec <strong>de</strong>s<br />
offres promotionnelles personnalisées, grâce<br />
la carte <strong>de</strong> fidélité interactive et un niveau<br />
élevé <strong>de</strong> personnel dans les rayons.<br />
- Le maintien d’une offre <strong>commerciale</strong> assez<br />
large en confortant ses points forts (cf.<br />
encadré).<br />
MENACES<br />
- Vivacité <strong>de</strong> la concurrence, avec l’arrivée<br />
<strong>de</strong> Décathlon et Go Sport, pour une zone <strong>de</strong><br />
chalandise <strong>de</strong> seulement 145000 personnes.<br />
- Un marché toujours plus dur pour les<br />
indépendants (voir encadré).<br />
FAIBLESSES<br />
- Intersport n’est pas un groupe intégré,<br />
contrairement à Décathlon et Go Sport, qui<br />
peuvent se permettre d’avoir une politique<br />
<strong>commerciale</strong> très agressive et bénéficient<br />
d’une image <strong>de</strong> marque nationale, ainsi que<br />
d’une forte notoriété.<br />
- Les surfaces <strong>de</strong> vente sont plus limitées que<br />
celles <strong>de</strong>s concurrents.<br />
- Ne peut prétendre occuper une place <strong>de</strong><br />
lea<strong>de</strong>r face à <strong>de</strong> tels concurrents.<br />
OPPORTUNITES<br />
- Les liens tissés avec le secteur associatif ont<br />
été renforcés et participent à la solidité <strong>de</strong><br />
l’implantation locale.<br />
- Le marché <strong>de</strong>s vêtements <strong>de</strong> sport,<br />
notamment <strong>de</strong> mo<strong>de</strong>, se porte bien.<br />
Conclusion :<br />
Malgré la brutalité <strong>de</strong> l’arrivée <strong>de</strong> la concurrence (<strong>de</strong>ux gran<strong>de</strong>s enseignes à forte notoriété et image <strong>de</strong> marque),<br />
sur une zone <strong>de</strong> chalandise relativement restreinte, Intermarché semble avoir bien résisté, ce qui confirme et<br />
conforte la pertinence du positionnement retenu par Pierrick Dano.<br />
Recommandations éventuelles :<br />
À apprécier par le professeur, en fonction <strong>de</strong>s propositions <strong>de</strong>s étudiants.<br />
70
Doc. 1 « Un plan ciblé et complet »<br />
Chapitre 18<br />
LA STRATEGIE DE COMMUNICATION<br />
Question 1<br />
- Octobre : défilé <strong>de</strong> mo<strong>de</strong> <strong>de</strong>vant 1000 invités, pour présenter les collections. (1)<br />
- Octobre et Novembre : Publicité au verso <strong>de</strong> tickets <strong>de</strong> parking, assortie <strong>de</strong> bons <strong>de</strong> réduction. (2)<br />
- Campagnes d’affichage régulières. (3)<br />
- Participation au Trophée annuel du golf international <strong>de</strong> Bresson. (4)<br />
- Publicité à l’année sur le magazine interne du golf et sur la feuille <strong>de</strong> parcours du golfeur. (5)<br />
- Publicité dans un magazine distribué dans les grands hôtels <strong>de</strong> la région ainsi que sur les cartes <strong>de</strong> menus <strong>de</strong>s<br />
bars et restaurants à la mo<strong>de</strong>. (6)<br />
- Annonce sur les pages régions d’un magazine féminin national. (7)<br />
Question 2 L’ensemble <strong>de</strong>s actions a pour vocation <strong>de</strong> renforcer la notoriété <strong>de</strong>s boutiques, ainsi que l’image <strong>de</strong><br />
marque, en confortant le positionnement moyen et haut <strong>de</strong> gamme. Au-<strong>de</strong>là <strong>de</strong> ces objectifs communs, chaque<br />
action a sa spécificité :<br />
Pério<strong>de</strong> Action Objectifs<br />
Octobre défilé <strong>de</strong> mo<strong>de</strong> (1) créer du trafic, fidéliser la clientèle<br />
Octobre et Novembre Publicité tickets <strong>de</strong> parking (2) Créer du trafic<br />
Pério<strong>de</strong>s annuelles <strong>de</strong> temps<br />
forts <strong>de</strong>s magasins (sol<strong>de</strong>s, ...)<br />
Campagnes d’affichage (3)<br />
Annoncer les événements, créer du<br />
trafic, fidéliser<br />
Fin Printemps / début Eté () Participation Trophée annuel <strong>de</strong> golf (4) Capter une clientèle haut <strong>de</strong> gamme<br />
Toute l’année Publicité magazine interne du golf (5) Notoriété<br />
Toute l’année Publicité magazine grands hôtels et cartes Faire venir une clientèle haut <strong>de</strong><br />
Ponctuellement<br />
<strong>de</strong> menus (6)<br />
Annonce sur les pages régions d’un<br />
magazine féminin national (7)<br />
gamme <strong>de</strong> passage<br />
Capter une clientèle au-<strong>de</strong>là <strong>de</strong> la zone<br />
<strong>de</strong> chalandise <strong>de</strong>s points <strong>de</strong> vente<br />
Question 3 C’est en partie grâce à cette communication active que Clau<strong>de</strong> Setbon reste l’une <strong>de</strong>s figures<br />
emblématiques du commerce grenoblois. En effet, c’est elle qui a contribué à forger sa notoriété, l’image <strong>de</strong> ses<br />
magasins et à informer la clientèle sur son offre et les promotions mises en place, autant <strong>de</strong> facteurs qui constituent<br />
<strong>de</strong>s éléments d’attraction indispensables.<br />
Doc. 2 « Häagen-Dazs, fondu <strong>de</strong> glace »<br />
Question 1 L’objectif essentiel <strong>de</strong> ce lancement est d’attirer une clientèle vers les points <strong>de</strong> vente <strong>de</strong> la marque. En<br />
effet, <strong>de</strong>puis plusieurs années, le développement <strong>de</strong>s ventes à emporter et la disponibilité <strong>de</strong>s produits <strong>de</strong> la marque<br />
à gran<strong>de</strong> échelle ont détourné une gran<strong>de</strong> partie <strong>de</strong> la clientèle traditionnelle <strong>de</strong> ses points <strong>de</strong> vente.<br />
En lançant <strong>de</strong>s produits décomplexés, dans une atmosphère "branchée" et à une clientèle spécifique, l’enseigne<br />
entend ainsi rajeunir son image et attirer <strong>de</strong> nouveaux clients vers ses points <strong>de</strong> vente.<br />
Question 2 La communication <strong>commerciale</strong> a pour finalité la pérennité d’une marque ou enseigne, et au-<strong>de</strong>là le<br />
renforcement <strong>de</strong> sa puissance, en vue <strong>de</strong> gagner en compétitivité et assurer ainsi son développement.<br />
Concrètement, la communication peut viser :<br />
- la notoriété d’une enseigne ou d’un point <strong>de</strong> vente ;<br />
- son image ;<br />
- le renforcement <strong>de</strong> son positionnement ;<br />
- son éventuel repositionnement ;<br />
- la connaissance <strong>de</strong> son offre ;<br />
- la création <strong>de</strong> trafic ;<br />
- la fidélisation ;<br />
- la sensibilisation <strong>de</strong>s prescripteurs ou agents d’influence ;<br />
- la fréquentation ou le développement <strong>de</strong>s ventes (promotions).<br />
Doc. 3 « Bâtir un plan média »<br />
Question 1 Dominique Gay explique que « dans un commerce, tout communique ». Ainsi, la communication<br />
globale est composée à la fois <strong>de</strong> la communication médias et <strong>de</strong>s actions classiques hors médias, mais aussi <strong>de</strong><br />
71
nombreux autres éléments tels que les cartes <strong>de</strong> visite, le logo <strong>de</strong> l’enseigne, la tenue vestimentaire, le standard<br />
téléphonique ou encore les véhicules <strong>de</strong> livraison.<br />
Question 2 L’intérêt essentiel du plan média est <strong>de</strong> bien choisir les médias en cohérence avec le ou les messages<br />
que l’on veut faire passer, la cible visée et les objectifs que l’on poursuit. En outre, le plan média permet <strong>de</strong> bien<br />
définir dans le temps la pério<strong>de</strong> précise et la durée <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> communication que l’on a retenus.<br />
Doc. 4 « Produit en Bretagne. Promouvoir un capital économique et culturel. »<br />
Question 1 On peut distinguer la communication médias et le hors médias. On peut également distinguer<br />
communication interne ou externe, communication <strong>commerciale</strong>, financière, ou encore sociétale.<br />
Question 2 Il s’agit ici d’une communication institutionnelle <strong>de</strong> type publiscopie. L’objectif <strong>de</strong>s différentes<br />
entreprises qui se sont regroupées est <strong>de</strong> bénéficier d’un label commun, permettant une communication commune,<br />
<strong>de</strong>stinée à promouvoir le capital économique et culturel <strong>de</strong> la Bretagne et <strong>de</strong>s marques ainsi représentées.<br />
Doc. 5 Classement <strong>de</strong>s annonceurs, à partir <strong>de</strong>s investissements médias<br />
Question 1<br />
MEDIA AVANTAGES INCONVENIENTS<br />
Télévision<br />
- audience élevée, - large public,<br />
- bonne mise en valeur du message<br />
(l’audiovisuel permet <strong>de</strong> sensibiliser,<br />
jouer sur les émotions)<br />
- coût élevé, pas toujours bien adapté<br />
pour un ciblage fin,<br />
- délais <strong>de</strong> réservation assez longs.<br />
Radio<br />
Affichage<br />
Presse<br />
(quotidienne, gratuits et magazines)<br />
Cinéma<br />
Internet<br />
- large public ;<br />
- coût plus limité<br />
- rapidité d’accès ,<br />
-possibilité <strong>de</strong> cibler<br />
géographiquement sa<br />
communication, grâce notamment<br />
aux radios locales.<br />
- audience large,<br />
- bon ciblage géographique,<br />
- média utilisé <strong>de</strong> manière<br />
complémentaire.<br />
- bon ciblage (profil lectorats et au<br />
niveau géographique, avec la presse<br />
régionale),<br />
- délai <strong>de</strong> réservation court (presse<br />
quotidienne et gratuits, surtout),<br />
conservation du support (magazines,<br />
en particulier).<br />
- très bonne mise en valeur du<br />
message,<br />
- audience très attentive,<br />
- permet la réalisation <strong>de</strong> films<br />
élaborés,<br />
- bon ciblage (audience jeune,<br />
urbaine et plutôt aisée).<br />
- possibilité <strong>de</strong> bon ciblage,<br />
- peu coûteux.<br />
- audience forte à certaines heures<br />
seulement,<br />
- auditeurs peu attentifs.<br />
- audience distraite et peu sélective,<br />
- ne peut contenir que peu <strong>de</strong> texte.<br />
- durée <strong>de</strong> vie brève, dans le cas <strong>de</strong> la<br />
presse quotidienne,<br />
- délai <strong>de</strong> parution long et coût élevé<br />
pour les magazines,<br />
- peut être peu valorisant dans<br />
certains cas, pour les gratuits.<br />
- coûts <strong>de</strong> production et <strong>de</strong> diffusion<br />
élevés,<br />
- longs délais <strong>de</strong> réservation,<br />
- audience limitée.<br />
- pas vraiment un média <strong>de</strong> masse,<br />
- cible encore limitée.<br />
Question 2 La distribution est bien représentée à la radio (où on trouve 8 distributeurs dans les dix premières<br />
places, sur la pério<strong>de</strong> considérée) et pour l’affichage (3 distributeurs parmi les dix premiers). En revanche, on ne<br />
trouve aucun distributeur dans le classement télévision, ce qui tient à la réglementation spécifique sur ce média,<br />
n’autorisant pas jusqu’à présent la publicité télévisée aux distributeurs.<br />
72
Doc. 6 « La stratégie <strong>de</strong> prospection du Club <strong>de</strong>s Créateurs <strong>de</strong> Beauté. »<br />
Question 1<br />
- encartage d’un mini catalogue dans la presse,<br />
- asile-colis,<br />
- mailing adressé<br />
L’objectif est <strong>de</strong> mieux cibler sa communication et <strong>de</strong> personnaliser le contact, afin d’élargir sa clientèle,<br />
d’augmenter ses ventes ou <strong>de</strong> fidéliser.<br />
Question 2 La mercatique directe est un moyen <strong>de</strong> communication souvent utilisé <strong>de</strong> manière complémentaire ou<br />
par <strong>de</strong>s petites entreprises qui ont un faible budget <strong>de</strong> communication. Son objectif est <strong>de</strong> permettre un meilleur<br />
ciblage <strong>de</strong> sa communication, <strong>de</strong> davantage la personnaliser, à <strong>de</strong>s coûts moindres, et aussi <strong>de</strong> prospecter, ce qui la<br />
différencie <strong>de</strong>s autres moyens <strong>de</strong> communication.<br />
Doc. 7 « Donner une image positive <strong>de</strong> son commerce »<br />
Question 1 Il s’agit <strong>de</strong> profiter d’un événement, en jouant sur la décoration et en proposant <strong>de</strong>s produits<br />
spécifiques, afin <strong>de</strong> créer un véritable événementiel, sous forme d’animation <strong>commerciale</strong>.<br />
L’objectif est <strong>de</strong> créer du trafic et ainsi <strong>de</strong> conforter son image, le but essentiel étant la fidélisation <strong>de</strong> la clientèle.<br />
Question 2<br />
- L’avantage financier, proposé sous forme d’offres spéciales, ventes par lot ou bons <strong>de</strong> réduction, par exemple ;<br />
- L’avantage matériel, représenté par la prime directe ou différée (ca<strong>de</strong>au ou offre <strong>de</strong> type fiche recette, par<br />
exemple) ;<br />
- L’avantage matériel ou financier lié à une participation (concours, jeu, loterie) ;<br />
- L’avantage humanitaire, lié à une participation du client sous forme <strong>de</strong> versement d’une partie du prix du<br />
produit acheté à un organisme humanitaire ;<br />
- L’avantage test (essai gratuit, échantillon, dégustation, satisfait ou remboursé) ;<br />
- L’avantage conseil (vidéo sur le lieu <strong>de</strong> vente, PLV).<br />
Doc. 8 « L’Entreprise, partenaire <strong>de</strong>s trophées EDC »<br />
Question 1<br />
- sponsoring (ou parrainage) ;<br />
- mécénat ;<br />
- relations presse ;<br />
- participation à <strong>de</strong>s événements (foires, salons, expositions, etc.) ;<br />
- création d’événements (inauguration, anniversaire, lancement <strong>de</strong> produit, etc.) ;<br />
- production diverses <strong>de</strong> documents écrits (brochures, plaquettes, journal d’entreprise, etc.) ou audiovisuels<br />
(films, cassettes, etc.).<br />
Question 2 L’objectif est <strong>de</strong> jouer sur l’image et la notoriété <strong>de</strong> l’entreprise dans le long terme. Elle s’adresse aussi<br />
bien à la clientèle actuelle ou potentielle qu’aux divers partenaires <strong>de</strong> l’entreprise et à tout public susceptible d’être<br />
concerné <strong>de</strong> près ou <strong>de</strong> loin un jour par l’entreprise, ou d’en parler.<br />
Doc. 9 « SMS, l’arme fatale du marketing. »<br />
Question 1 Galeries Lafayette : stratégie pull.<br />
Kiwee : stratégie push.<br />
Question 2 En réalité, c’est une combinaison <strong>de</strong>s <strong>de</strong>ux stratégies qui est recherchée.<br />
Dans le cas <strong>de</strong>s Galeries Lafayette, il s’agit bien d’attirer (pull) une clientèle, mais lors d’opérations <strong>commerciale</strong>s<br />
(push), visant à fidéliser une certaine clientèle.<br />
Chez Kiwee, il s’agit d’inciter à l’achat (push), mais ceci se trouve renforcé par une communication <strong>de</strong>stinée à<br />
faire connaître l’offre et à venir découvrir les jeux, sonneries et logos (pull).<br />
73
Doc. 10 « La vente situationnelle » et Doc. 11 « La notoriété d’une licence ne suffit pas »<br />
Question La vente situationnelle montre bien l’importance pour l’unité <strong>commerciale</strong> <strong>de</strong> séduire le client par une<br />
communication adaptée, sur place, visant à le mettre en confiance et le convaincre <strong>de</strong> la validité <strong>de</strong> son choix,<br />
grâce à la mise en scène <strong>de</strong> son offre, la présentation <strong>de</strong> sa vitrine, le soin apporté à la relation avec sa clientèle, les<br />
promotions offertes, les animations envisagées, etc.<br />
La mercatique directe sera ici préférée, notamment en raison <strong>de</strong> la faiblesse du budget.<br />
Il en va <strong>de</strong> même dans le cas <strong>de</strong>s licences, qui permettent <strong>de</strong> pousser les ventes, mais supposent désormais une<br />
offre suffisamment originale ou <strong>de</strong> qualité pour convaincre le client d’acheter.<br />
Travail individualisé<br />
Objectif : attirer <strong>de</strong> nouveau une partie <strong>de</strong> la clientèle qui s’est évadée vers le centre commercial concurrent et<br />
ainsi contribuer à redresser en partie le chiffre d’affaires.<br />
Contraintes :<br />
- l’ouverture du grand centre commercial <strong>de</strong> Carré-Sénart est responsable d’une chute importante du chiffre<br />
d’affaires (au profit <strong>de</strong> Virgin et Carrefour);<br />
- il est impossible <strong>de</strong> rivaliser sur les prix ;<br />
- <strong>de</strong> même, il est impossible <strong>de</strong> rivaliser avec ces gran<strong>de</strong>s enseignes au niveau du budget communication.<br />
Budget : moins <strong>de</strong> 10 000 euros<br />
Actions médias et hors médias, fréquence, calendrier :<br />
À apprécier par le professeur en fonction <strong>de</strong> la pertinence et <strong>de</strong> la précision <strong>de</strong>s réponses apportées. Nous pouvons,<br />
toutefois, proposer ici quelques pistes :<br />
- L’animation est le seul moyen <strong>de</strong> se démarquer.<br />
- Il faut à tout prix rompre la monotonie ambiante et donner envie <strong>de</strong> venir. Pour cela, c’est au moins une action<br />
par mois qu’il conviendrait <strong>de</strong> mettre en place (à titre <strong>de</strong> comparaison, un Carrefour met en place en moyenne<br />
une animation tous les huit jours).<br />
- Les opérations à dominante trafic et celles à dominante image doivent être alternées (à considérer lors <strong>de</strong><br />
l’élaboration du calendrier).<br />
- Proposer <strong>de</strong>s occasions adaptées : rentrée <strong>de</strong>s classes, Saint-Valentin, fête <strong>de</strong> mères, Noël, dates<br />
incontournables au cours <strong>de</strong>squelles l’absence <strong>de</strong> communication fait perdre du chiffre d’affaires ; y ajouter<br />
<strong>de</strong>s occasions plus spécifiques, telles que <strong>de</strong>s séances <strong>de</strong> dédicace en présence d’auteurs, mais assorties<br />
impérativement d’autres actions si l’on veut attirer du mon<strong>de</strong>, comme un concours <strong>de</strong> poésie, <strong>de</strong> <strong>de</strong>ssin ou <strong>de</strong><br />
ban<strong>de</strong>s <strong>de</strong>ssinées, ou encore l’organisation d’une conférence avec l’auteur qui dédicace son ouvrage, par<br />
exemple. Organiser la venue régulière <strong>de</strong> conteurs (le mercredi, par exemple) peut aussi contribuer à faire<br />
venir un public d’enfants et leurs parents, tout en contribuant à créer une image <strong>de</strong> proximité et <strong>de</strong><br />
convivialité.<br />
- Soigner sa communication globale (vitrine originale et évolutive, soin apporté à l’accueil, au contact avec la<br />
clientèle et à la personnalisation <strong>de</strong> celui-ci, notamment).<br />
- Mise en place d’une carte <strong>de</strong> fidélité assortie d’avantages (ristournes, ca<strong>de</strong>aux, mailings personnalisés lors<br />
d’événements ou <strong>de</strong> la sortie <strong>de</strong> nouveautés).<br />
- Renforcement <strong>de</strong>s actions communes dans le cadre <strong>de</strong> l’association <strong>de</strong> commerçants (au-<strong>de</strong>là <strong>de</strong> la dizaine<br />
<strong>commerciale</strong> du mois <strong>de</strong> Juin et du concours <strong>de</strong> vitrines <strong>de</strong> Décembre).<br />
- Mises en place <strong>de</strong> promotions, jeux-concours, etc.<br />
- Miser sur les relations publiques, pour renforcer sa notoriété et son image d’acteur local, grâce à <strong>de</strong>s articles<br />
dans la presse locale ou municipale.<br />
- Enfin, préférer les publipostages personnalisés (vu le budget limité) plutôt que <strong>de</strong>s annonces dans la presse<br />
gratuite (ce qui apparaît le moins coûteux), dont l’efficacité serait probablement très limitée dans le cas<br />
présent.<br />
74
Chapitre 19<br />
LA STRATEGIE D’ACHAT ET DE LOGISTIQUE<br />
Doc. 1 La métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> Redcats pour baisser ses coûts<br />
Question 1 Le bureau d'achat a pour rôle <strong>de</strong> centraliser et <strong>de</strong> mener les opérations d'achat pour Redcats: décision<br />
d'achats en fonction <strong>de</strong>s besoins, évaluation et sélection <strong>de</strong>s fournisseurs, passation et suivi <strong>de</strong>s comman<strong>de</strong>s,<br />
contrôle <strong>de</strong> la qualité, vérification et paiement <strong>de</strong>s factures, évaluation <strong>de</strong> la réalisation <strong>de</strong>s comman<strong>de</strong>s. Utilisant<br />
l'outil Internet, il mène une gestion souple sur <strong>de</strong> gros volumes et réalise <strong>de</strong>s économies importantes <strong>de</strong> papier.<br />
Question 2 La chaîne d'approvisionnement permet <strong>de</strong> relier toutes les opérations qui permettent à l'entreprise <strong>de</strong><br />
disposer <strong>de</strong>s biens et <strong>de</strong>s services utiles à son activité qu'elle doit se procurer à l'extérieur.<br />
Question 3 L'usage d'Internet permet d'améliorer la productivité parce que les opérations d'achat se déroulent en<br />
temps réel il apporte une réponse immédiate à la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong>s différents points <strong>de</strong> vente .Parce qu'il induit le<br />
groupage <strong>de</strong>s achats il permet <strong>de</strong> réaliser <strong>de</strong>s économies d'échelle au niveau <strong>de</strong>s coût(remise <strong>de</strong> prix, livraisons<br />
moins nombreuses) . Il régule la production face à une <strong>de</strong>man<strong>de</strong> irrégulière.<br />
Doc. 2 L’évolution vers le marketing achats<br />
Question 1 Le partenariat entre les entreprises et les fournisseurs repose sur l'établissement d'une collaboration<br />
durable avec <strong>de</strong>s fournisseurs impliqués dans le processus <strong>de</strong> production.<br />
Question 2. Les données environnementales susceptibles <strong>de</strong> modifier la fonction achat sont les suivantes:<br />
- mondialisation <strong>de</strong>s économies ;<br />
- restructuration permanente <strong>de</strong>s marchés: fusion, délocalisation ;<br />
- gestion à flux tendus ;<br />
- innovation permanente .<br />
Doc. 3 La stratégie e- procurement<br />
Question 1 Le e-procurement est une technique qui consiste pour une entreprise à effectuer ses achats par internet<br />
auprès d’un site dédié à l’ensemble <strong>de</strong> ses fournisseurs (centrale <strong>de</strong> référencement).<br />
Sous e-procurement, on regroupe l'ensemble <strong>de</strong>s solutions logicielles dont l'entreprise dispose pour effectuer ses<br />
achats et ses approvisionnements via internet.<br />
Question 2 C’est une source <strong>de</strong> rentabilité pour l’entreprise car l’importance du volume <strong>de</strong> comman<strong>de</strong>s permet une<br />
baisse <strong>de</strong>s prix; par ailleurs, l’outil informatique permet <strong>de</strong>s renseignements rapi<strong>de</strong>s sur le fournisseur en termes<br />
d’offre et <strong>de</strong> prix ainsi que le traitement <strong>de</strong>s comman<strong>de</strong>s en temps réel: comman<strong>de</strong>s et livraisons er règlements<br />
rapi<strong>de</strong>s se traduisent par <strong>de</strong>s gains réels .<br />
Doc. 4 L'enjeu <strong>de</strong>s achats pour DCN<br />
Question 1 La DCN met en œuvre une politique <strong>de</strong>s approvisionnements en construisant un réseau fournisseurs :<br />
elle centralise les achats, sélectionne, met en concurrence et évalue les fournisseurs au niveau international en<br />
tenant compte <strong>de</strong> leur capacité <strong>de</strong> production et <strong>de</strong>s innovations en termes <strong>de</strong> produits ;elle souhaite adopter <strong>de</strong><br />
façon permanente l’offre à la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> et gérer ainsi correctement les stocks.<br />
Question 2 L’enjeu pour l’entreprise rési<strong>de</strong> dans le fait d’être rentable et d’avoir une position concurrentielle qui<br />
lui permette <strong>de</strong> gagner <strong>de</strong>s parts <strong>de</strong> marché.<br />
Doc. 5 La politique achats chez DCN<br />
Question L’intérêt <strong>de</strong> la sous-traitance chez la DCN est <strong>de</strong> lui permettre <strong>de</strong> se recentrer sur ses activités<br />
stratégiques (essentielles) ; l’entreprise souhaite par ailleurs diminuer les coûts <strong>de</strong> gestion et <strong>de</strong> simplifier la<br />
facturation pour faciliter les contrôles.<br />
75
Doc. 6 Business Village se transforme en centrale d'achat pour les petites entreprises<br />
Question 1 Business Village est une centrale d’achat qui permet aux PME d’avoir <strong>de</strong>s prix i<strong>de</strong>ntiques à ceux <strong>de</strong>s<br />
grands groupes, avec l’appui <strong>de</strong> BNP-Paribas; les PME ont ainsi une puissance <strong>de</strong> négociation qui leur fait défaut.<br />
Question 2 Un seul fournisseur sur le site permet une gran<strong>de</strong> motivation pour la qualité, facilite les relations,<br />
homogénéise les livraisons, allège les coûts <strong>de</strong> gestion, simplifie la facturation et fait gagner du temps car<br />
l’entreprise n’a plus à rechercher les divers fournisseurs, les mettre en concurrence, les évaluer, négocier les prix.<br />
Cette politique permet une baisse <strong>de</strong>s coûts, grâce aux économies d’échelles réalisées.<br />
Doc. 7 Devenir fournisseur<br />
Question 1 La procédure <strong>de</strong> sélection est rendue objective car les premiers critères sont quantitatifs et mesurables,<br />
à savoir le rapport qualité prix, la capacité et les moyens <strong>de</strong> production adaptés à l’étendue du pays, existence d’un<br />
site internet avec catalogues électroniques , possibilité <strong>de</strong> passer <strong>de</strong>s comman<strong>de</strong>s, d’émettre <strong>de</strong>s factures et <strong>de</strong><br />
permettre <strong>de</strong>s paiements sécurisés.<br />
Question 2 Le RBC Groupe financier est attentif à d’autres critères que la rentabilité car les entreprises<br />
aujourd’hui doivent aussi être citoyennes et se soucier <strong>de</strong>s grands problèmes <strong>de</strong> société (justice sociale , problèmes<br />
<strong>de</strong> l’insertion <strong>de</strong>s handicapés ...etc.) et <strong>de</strong> la protection <strong>de</strong> l’environnement.<br />
Doc. 8 La passation <strong>de</strong>s marchés (Extrait partiel du Nouveau Co<strong>de</strong> <strong>de</strong>s Marchés Publics)<br />
Question Les collectivités publiques sont soumises à l’obligation <strong>de</strong> concurrence préalable afin que les règles <strong>de</strong> la<br />
libre concurrence soient respectées par les collectivités (principe <strong>de</strong> la liberté du commerce)et qu’il n’y ait pas <strong>de</strong><br />
pratiques discriminatoires à l’encontre <strong>de</strong> certains fournisseurs; le texte a aussi pour objectif <strong>de</strong> lutter contre les<br />
financements illégaux <strong>de</strong>s partis politiques .<br />
Doc. 9 Colgate renforce sa chaîne logistique<br />
Question 1 L’approche classique est <strong>de</strong> nature plutôt administrative: réception <strong>de</strong>s besoins <strong>de</strong>s services, choix<br />
dans un fichier fournisseur, comman<strong>de</strong>s.. le service « achats » n’a pas vraiment <strong>de</strong> politique <strong>de</strong>s<br />
approvisionnements; il sert plutôt <strong>de</strong> « boite aux lettres ».<br />
les inconvénients <strong>de</strong> l’approche classique sont les suivants:<br />
- mauvaise optimisation <strong>de</strong>s coûts d’une façon générale ;<br />
- mauvaise gestion <strong>de</strong> l’information susceptible d’engendrer <strong>de</strong>s stocks trop importants ;<br />
- mise en concurrence <strong>de</strong>s fournisseurs peu compatible avec le partenariat ;<br />
- achats en petites quantités et donc coûteux ;<br />
- pas <strong>de</strong> recherche et <strong>de</strong> suivi <strong>de</strong>s fournisseurs ;<br />
- pas <strong>de</strong> définition qualitative <strong>de</strong>s besoins futurs <strong>de</strong> l’entreprise.<br />
Question 2 Il est souhaitable <strong>de</strong> planifier les livraisons en fonction <strong>de</strong>s besoins car les stocks sont coûteux:<br />
location, assurance, gardiennage.<br />
Doc. 10 Logistique: les PME dans la cour <strong>de</strong>s grands<br />
Question La gestion programmée <strong>de</strong>s approvisionnements permet <strong>de</strong> piloter les stocks chez le client, <strong>de</strong> répondre<br />
en temps réel aux besoins, <strong>de</strong> s’adapter aux fluctuations <strong>de</strong> la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> et <strong>de</strong> gagner en rentabilité par la réduction<br />
<strong>de</strong>s actifs circulants et <strong>de</strong>s coûts immobiliers.<br />
Elle suppose une collaboration accrue entre les entreprises et leurs fournisseurs. L’outil informatique permet <strong>de</strong><br />
gérer rapi<strong>de</strong>ment les données relatives aux produits et aux prix.<br />
76
Chapitre 19<br />
Travail individualisé<br />
Le choix d'un fournisseur par l'unité <strong>commerciale</strong><br />
1° Appel d’offres auprès <strong>de</strong>s fournisseurs sélectionnés<br />
Le 2 Juin 2004<br />
Agence Avis saint- Augustin<br />
Adresse<br />
Objet: conditions d’achat et prix d’une porte basculante automatique<br />
Entreprise SERFA<br />
Adresse<br />
Messieurs,<br />
Veuillez avoir l’obligeance <strong>de</strong> nous faire parvenir vos conditions <strong>de</strong> prix et <strong>de</strong> délais pour la fourniture d’une porte<br />
basculante automatique pour l’agence Avis Saint -Augustin avec huisserie automatique, barrage <strong>de</strong> cellules<br />
photoélectriques signalant le mouvement <strong>de</strong> la porte, arrêt d’urgence.<br />
La livraison et la pose <strong>de</strong>vront intervenir au maximum dans les sept semaines à partir <strong>de</strong> la comman<strong>de</strong><br />
Votre offre <strong>de</strong>vra nous parvenir au plus tard le...<br />
Nous nous réservons le droit d’accepter ou <strong>de</strong> refuser votre proposition dans un délai <strong>de</strong> 30 jours après réception <strong>de</strong><br />
votre réponse<br />
Vous resterez engagés par votre offre pendant une durée <strong>de</strong> 2 mois<br />
Veuillez agréer, messieurs, nos sincères salutations<br />
2° Choix d’un fournisseur<br />
La société Avis négocie l’achat d’une porte basculante automatique. Le manager consulte trois fournisseurs:<br />
l’entreprise SERFA, l’entreprise SENNE, et l’entreprise ATPE-AMB. Il a retenu cinq critères; le dépouillement<br />
<strong>de</strong>s offres est consigné dans le tableau suivant:<br />
fournisseurs Prix Délais Sécurité garanties Conditions <strong>de</strong> paiement<br />
SERFA 6430 6 à 8 semaines ; aux normes; peinture un an 30% à la comman<strong>de</strong><br />
euros mois d’Août au sol<br />
sol<strong>de</strong> en fin <strong>de</strong> travaux<br />
neutralisé<br />
SENNE 6664<br />
euros<br />
Le plus réduit aux normes; un arrêt<br />
d’urgence; peinture au<br />
pas <strong>de</strong><br />
mention<br />
40% à la comman<strong>de</strong><br />
sol<strong>de</strong> en fin <strong>de</strong> travaux<br />
ATPE-AMB 5846<br />
euros<br />
4à 5 semaines<br />
sol<br />
aux normes; sécurité<br />
anti-écrasement<br />
un an porté<br />
à cinq si<br />
contrat<br />
d’entretien<br />
40% à la comman<strong>de</strong><br />
40% en cours <strong>de</strong><br />
travaux<br />
20% en fin <strong>de</strong> travaux<br />
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Une note sur 10 est attribuée à chaque critère .Deux critères sont notés sur 20:le prix et les conditions <strong>de</strong><br />
paiement .<br />
Fournisseurs Prix Délais Sécurité Garanties Conditions <strong>de</strong> paiement<br />
SERFA 7*2=14 8 8 ; Pas <strong>de</strong> barrage d’urg 8 10*2=20<br />
SENNE 6*2=12 0 trop vague 10 0 pas <strong>de</strong><br />
9*2=18<br />
mention<br />
ATPE-AMB 10*2=20<br />
le + bas<br />
10 : le + rapi<strong>de</strong> 7; pas <strong>de</strong> marquage au<br />
sol<br />
9 8*2=16<br />
Au total SERFA obtient 58 points; Senne 40 points; ATP-AMB 62 points .Cette <strong>de</strong>rnière obtient la note<br />
maximale car elle offre les meilleures conditions <strong>de</strong> prix et <strong>de</strong> paiement.<br />
Les entreprises SERFA et ATPE-AMB sont proches.<br />
3° Vous avez choisi votre fournisseur et vous lui <strong>de</strong>man<strong>de</strong>z une réduction <strong>de</strong> prix <strong>de</strong> 3%.<br />
L’objectif <strong>de</strong> négociation semble réaliste car la réduction serait alors <strong>de</strong> 175,45 euros; le montant ttc <strong>de</strong> la porte<br />
serait alors <strong>de</strong> 5671,18 euros.<br />
Les arguments suivants peuvent être mis en avant :<br />
- l’absence <strong>de</strong> marquage au sol, dicté par un impératif <strong>de</strong> sécurité ;<br />
- 40% à verser lors <strong>de</strong>s travaux, ce qui augmente le prix global ;<br />
- l’acheteur peut proposer la signature d’un contrat d’entretien et faire valoir qu’il y a risque<br />
d’obsolescence du produit à moyen terme; il peut enfin proposer un partenariat entre Avis et ATPE-AMB.<br />
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