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communiqué<br />
Le Grand Atelier du Midi<br />
13 juin - 13 octobre <strong>2013</strong><br />
<strong>de</strong> Cézanne à Matisse<br />
musée Granet d’Aix-en-<strong>Provence</strong><br />
<strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard<br />
musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong><br />
palais Longchamp<br />
Cette exposition est organisée à Marseil<strong>le</strong> et à Aix-en-<strong>Provence</strong><br />
par Marseil<strong>le</strong>-<strong>Provence</strong> <strong>2013</strong>, Capita<strong>le</strong> européenne <strong>de</strong> la culture, la<br />
Vil<strong>le</strong> <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong> - musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts, la Communauté du<br />
Pays d’Aix - musée Granet et la Réunion <strong>de</strong>s musées nationaux –<br />
Grand Palais.<br />
Au cœur <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong>-<strong>Provence</strong> <strong>2013</strong>, Capita<strong>le</strong> européenne <strong>de</strong> la culture, l’exposition Le Grand Atelier<br />
du Midi est sans conteste un <strong>de</strong>s événements-phares parmi <strong>le</strong>s centaines <strong>de</strong> projets et propositions<br />
culturel<strong>le</strong>s <strong>de</strong> l’année <strong>2013</strong>. Conçue comme un diptyque, cette exposition se dérou<strong>le</strong> au palais<br />
Longchamp à Marseil<strong>le</strong> et au musée Granet d’Aix-en-<strong>Provence</strong>, réunissant près <strong>de</strong> 200 chefs-d’œuvre<br />
<strong>de</strong> la peinture entre 1880 et 1950-1960. À partir <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux figures tutélaires <strong>de</strong> la mo<strong>de</strong>rnité, Vincent<br />
van Gogh et Paul Cézanne, <strong>le</strong>s œuvres présentées cherchent à expliciter comment <strong>le</strong> Midi, au sens<br />
large, du nord <strong>de</strong> l’Espagne au nord <strong>de</strong> l’Italie, avec quelques incursions en Afrique du Nord, a été un<br />
fabu<strong>le</strong>ux laboratoire pour l’élaboration <strong>de</strong> la mo<strong>de</strong>rnité en peinture.<br />
Le traditionnel débat <strong>de</strong> la forme et <strong>de</strong> la cou<strong>le</strong>ur anime <strong>le</strong>s chapitres <strong>de</strong> l’exposition, qui démontre que<br />
ces termes habituel<strong>le</strong>ment opposés se trouvent intimement mêlés dans une complémentarité révélée<br />
par la célèbre phrase <strong>de</strong> Cézanne « quand la cou<strong>le</strong>ur est à sa richesse, la forme est à sa plénitu<strong>de</strong> ».<br />
Nombreux sont <strong>le</strong>s artistes du XX e sièc<strong>le</strong> qui se sont référés soit à Van Gogh pour l’expression du moi<br />
par l’exaltation <strong>de</strong> la cou<strong>le</strong>ur, soit à Cézanne pour la recherche sur la forme comme réalisation <strong>de</strong> la<br />
quête d’une « harmonie parallè<strong>le</strong> à la nature ».<br />
« <strong>de</strong> Cézanne à Matisse »<br />
« <strong>de</strong> Cézanne à Matisse », sous-titre <strong>de</strong> l’exposition aixoise au musée Granet, s’attache plus<br />
particulièrement à l’expression <strong>de</strong> la forme, inlassab<strong>le</strong>ment poursuivie par Cézanne, ce « père <strong>de</strong> l’art<br />
mo<strong>de</strong>rne », et qui connut notamment avec <strong>le</strong>s cubistes Braque et Picasso mais aussi Matisse, <strong>de</strong>s<br />
développements majeurs durant <strong>le</strong> XX e sièc<strong>le</strong>.<br />
Depuis <strong>le</strong>s premiers voyages <strong>de</strong> Renoir et Signac et notamment <strong>le</strong>ur découverte d’un obscur petit port<br />
<strong>de</strong> pêche, Saint-Tropez, c’est l’histoire <strong>de</strong> ce tropisme solaire qui fera du Midi un carrefour d’idées,<br />
une terre d’échanges, qui verra <strong>le</strong>s prémisses <strong>de</strong> la mo<strong>de</strong>rnité et son épanouissement. L’Estaque<br />
recevant Renoir et Cézanne, Matisse peignant à Nice, Picasso installant ses ateliers à Antibes,<br />
Cannes, Mougins : <strong>le</strong> Midi concentre <strong>le</strong>s expériences plastiques <strong>de</strong> la lumière, <strong>de</strong> la cou<strong>le</strong>ur et <strong>de</strong> la<br />
forme, et s’ouvre sur <strong>de</strong>s champs d’investigation multip<strong>le</strong>s autour du motif.<br />
Pour Picabia, Masson et dans une certaine mesure Picasso, <strong>le</strong> Midi <strong>de</strong>vient une terre d’é<strong>le</strong>ction. Leur<br />
importante production va aussi révé<strong>le</strong>r une autre dimension du paysage, tragique, funèbre. Si <strong>le</strong> Midi<br />
est <strong>le</strong> paradis retrouvé, l’ail<strong>le</strong>urs toujours rêvé où l’exotisme commence déjà (Gauguin ne dit-il pas que<br />
Cézanne est « un oriental » ), il est tantôt sombre, tantôt solaire.<br />
Face au so<strong>le</strong>il du Midi, élément qui découpe <strong>le</strong>s formes, <strong>le</strong>s ordonne dans un équilibre harmonieux,<br />
<strong>le</strong>s préoccupations <strong>de</strong>s artistes <strong>le</strong>s conduiront à l’invention d’une écriture abstraite, lyrique ou<br />
géométrique, sublimée par la lumière d’un Nicolas <strong>de</strong> Staël.<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 1
« <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard »<br />
« <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard », ce vo<strong>le</strong>t du diptyque <strong>de</strong> l’exposition au palais Longchamp à Marseil<strong>le</strong>,<br />
trouve dans <strong>le</strong>s tab<strong>le</strong>aux <strong>de</strong> Van Gogh réalisés en Ar<strong>le</strong>s à la fin <strong>de</strong>s années 1880 un admirab<strong>le</strong> point<br />
<strong>de</strong> départ. Le titre même <strong>de</strong> « Grand Atelier du Midi » se retrouve sous la plume du peintre hollandais<br />
lorsqu’il rêve d’une communauté artistique sous <strong>le</strong> flamboiement <strong>de</strong> la lumière et <strong>de</strong> la cou<strong>le</strong>ur.<br />
Ainsi, avec l’installation <strong>de</strong> Renoir à Cagnes, <strong>le</strong>s séjours <strong>de</strong> Matisse à Collioure, la présence <strong>de</strong><br />
Cézanne à Aix, <strong>le</strong> Midi <strong>de</strong>vient une terre d’exception, non seu<strong>le</strong>ment un grand atelier à ciel ouvert<br />
mais aussi un territoire <strong>de</strong> l’imaginaire.<br />
Dans <strong>le</strong> cadre idéal d’une pastora<strong>le</strong> heureuse, dans un art <strong>de</strong> vivre dont <strong>le</strong> Midi détient <strong>le</strong> secret, <strong>le</strong>s<br />
femmes alanguies sur <strong>le</strong>s terrasses à l’heure <strong>de</strong> la méridienne <strong>de</strong>viennent <strong>le</strong>s baigneuses au bord <strong>de</strong><br />
la mer ivres <strong>de</strong> cette « joie <strong>de</strong> vivre » selon Picasso. L’impressionnisme <strong>de</strong> Monet sur la Côte d’Azur et<br />
<strong>le</strong>s rivages <strong>de</strong> la Ligurie, <strong>le</strong> post impressionnisme <strong>de</strong> Signac, Cross jusqu’au fauvisme <strong>de</strong> Matisse,<br />
Braque, Derain ou Dufy alimentent cette fascination pour la lumière et la cou<strong>le</strong>ur.<br />
Le Midi n’est pas non plus sans rappe<strong>le</strong>r la Grèce antique mythique habitée par <strong>le</strong>s dieux, il est<br />
l’Antiquité revisitée et l’ail<strong>le</strong>urs toujours rêvé, ce rêve hédoniste que poursuivent <strong>le</strong>s artistes, loin <strong>de</strong>s<br />
vil<strong>le</strong>s et du mon<strong>de</strong> industriel en quête d’un âge d’or, d’un mon<strong>de</strong> où tout est « luxe, calme et volupté »<br />
<strong>de</strong> Matisse s’emparant <strong>de</strong>s vers <strong>de</strong> Bau<strong>de</strong>laire ou l’éblouissement toujours recommencé <strong>de</strong>s<br />
paysages et <strong>de</strong>s figures <strong>de</strong> Bonnard au Cannet.<br />
Le palais Longchamp, chef d'œuvre du Second Empire à Marseil<strong>le</strong>, a fait l'objet d'une magnifique<br />
restauration. Le musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts, installé dans l'ai<strong>le</strong> gauche du palais a été entièrement rénové<br />
et ses espaces intérieurs réhabilités vont retrouver <strong>le</strong>ur harmonie d'origine.<br />
La conception origina<strong>le</strong> <strong>de</strong> l’exposition en <strong>de</strong>ux lieux offre ainsi l’opportunité <strong>de</strong> traiter <strong>de</strong>s aspects si<br />
divers qui ont marqué l’histoire <strong>de</strong> l’art et cel<strong>le</strong> <strong>de</strong> ce territoire, source d’inspiration aux multip<strong>le</strong>s<br />
représentations réel<strong>le</strong>s ou imaginaires qui a suscité expérimentations plastiques et iconographiques.<br />
« Je crois donc qu’encore après tout l’art nouveau est dans <strong>le</strong> Midi » écrivait Van Gogh.<br />
............................<br />
commissaire du vo<strong>le</strong>t aixois: Bruno Ely, directeur du musée Granet<br />
commissaire du vo<strong>le</strong>t marseillais : Marie-Pau<strong>le</strong> Vial, directrice du musée <strong>de</strong> l’Orangerie à Paris,<br />
précé<strong>de</strong>mment directrice <strong>de</strong>s musées <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong><br />
............................<br />
ouverture :<br />
tous <strong>le</strong>s jours <strong>de</strong> 9h à 19h<br />
sauf <strong>le</strong> jeudi <strong>de</strong> 12h à 23h<br />
tarifs :<br />
11 €, TR 9 €<br />
Bil<strong>le</strong>ts couplés pour <strong>le</strong>s 2 vo<strong>le</strong>ts : 19 €, TR 16 €<br />
site internet : infos, images, vidéos<br />
www.grandatelierdumidi.com<br />
Musée Granet, place Saint-Jean <strong>de</strong> Malte<br />
13100 Aix-en-<strong>Provence</strong><br />
Musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts<br />
Palais Longchamp, 13004 Marseil<strong>le</strong><br />
publications : Editions <strong>de</strong> la<br />
Réunion <strong>de</strong>s musées nationaux –<br />
Grand Palais, <strong>2013</strong><br />
- catalogue <strong>de</strong> l’exposition, 304 p.,<br />
320 ill., parution <strong>le</strong> 13 juin <strong>2013</strong>,<br />
39 €<br />
- album <strong>de</strong> l’exposition (français,<br />
anglais), 48 p., 40 ill., parution <strong>le</strong><br />
13 juin <strong>2013</strong>, 9 €<br />
contacts <strong>presse</strong> :<br />
Réunion <strong>de</strong>s musées nationaux - Grand Palais<br />
254-256 rue <strong>de</strong> Bercy, 75577 Paris ce<strong>de</strong>x 12<br />
Florence Le Moing – Julie Debout<br />
florence.<strong>le</strong>moing@rmngp.fr - 01 40 13 47 62<br />
Vil<strong>le</strong> <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong><br />
Corinne Ferraro - Stéphane Gireau<br />
dgcre-service-<strong>presse</strong>@mairie-marseil<strong>le</strong>.fr<br />
04 91 14 65 25 / 06 32 28 93 71<br />
Communauté du Pays d’Aix<br />
Bruno Aubry<br />
baubry@agglo-paysdaix.fr - 04 42 93 85 26<br />
Cette exposition est reconnue d’intérêt national par <strong>le</strong> ministère<br />
<strong>de</strong> la Culture et <strong>de</strong> la Communication / Direction généra<strong>le</strong> <strong>de</strong>s<br />
patrimoines / Service <strong>de</strong>s musées <strong>de</strong> France.<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 2
sommaire<br />
communiqué p. 1<br />
press re<strong>le</strong>ase p. 4<br />
comunicado p. 6<br />
in<strong>de</strong>x <strong>de</strong>s artistes exposés p. 8<br />
liste <strong>de</strong>s œuvres exposées p. 9<br />
la scénographie p. 18<br />
textes <strong>de</strong>s sal<strong>le</strong>s p. 19<br />
extraits du catalogue <strong>de</strong> l’exposition p. 25<br />
<strong>le</strong> catalogue <strong>de</strong> l’exposition p. 29<br />
<strong>le</strong>s autres publications autour <strong>de</strong> l’exposition p. 30<br />
<strong>le</strong> film <strong>de</strong> l’exposition p. 31<br />
<strong>le</strong>s applications mobi<strong>le</strong>s p. 32<br />
<strong>le</strong>s activités autour <strong>de</strong> l’exposition p. 33<br />
<strong>le</strong> palais Longchamp p. 34<br />
la Vil<strong>le</strong> <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong> p. 36<br />
Marseil<strong>le</strong>-<strong>Provence</strong> <strong>2013</strong>, Capita<strong>le</strong> européenne <strong>de</strong> la culture p. 38<br />
<strong>le</strong>s partenaires <strong>de</strong> l’exposition p. 40<br />
<strong>le</strong>s partenaires média p. 42<br />
informations pratiques p. 43<br />
<strong>le</strong>s expositions associées au Grand Atelier du Midi p. 44<br />
liste <strong>de</strong>s visuels disponib<strong>le</strong>s pour la <strong>presse</strong> p. 45<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 3
press re<strong>le</strong>ase<br />
Le Grand Atelier du Midi<br />
13 June- 13 October <strong>2013</strong><br />
from Cézanne to Matisse<br />
musée Granet, Aix-en-<strong>Provence</strong><br />
from Van Gogh to Bonnard<br />
Musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts, Marseil<strong>le</strong>s<br />
palais Longchamp<br />
An exhibition in Marseil<strong>le</strong>s and Aix-en-<strong>Provence</strong> organised<br />
by Marseil<strong>le</strong>s-<strong>Provence</strong> <strong>2013</strong>, European Capital of Culture,<br />
the City of Marseil<strong>le</strong>s and its musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts, the<br />
Communauté du Pays d’Aix and the musée Granet, and the<br />
Réunion <strong>de</strong>s musées nationaux–Grand Palais<br />
The exhibition Le Grand Atelier du Midi is a crucial part of Marseil<strong>le</strong>s-<strong>Provence</strong> <strong>2013</strong>, European<br />
Capital of Culture and un<strong>de</strong>niably one of the flagship events in the <strong>2013</strong> cultural program. Designed as<br />
a diptych–showing at the palais Longchamp in Marseil<strong>le</strong>s and the musée Granet in Aix-en-<strong>Provence</strong>–it<br />
presents over 200 masterpieces painted between 1880 and 1950-1960. Starting from two tutelary<br />
figures of the mo<strong>de</strong>rn movement, Vincent van Gogh and Paul Cézanne, it seeks to show how the<br />
South of France, in a broad sense, going from the north of Spain to the Italian Riviera, with a few<br />
sallies into North Africa, was an extraordinary laboratory for experimenting with mo<strong>de</strong>rn i<strong>de</strong>as in<br />
painting.<br />
The traditional <strong>de</strong>bate over the respective merits of form and colour enlivens the various parts of the<br />
exhibition, showing how these habitual opposites were closely intertwined in a comp<strong>le</strong>mentary<br />
relationship summed up in Cézanne’s famous statement: “When colour is at its richest, form takes on<br />
its ful<strong>le</strong>st expression.” Many 20th century artists referred either to Van Gogh in their use of colour as a<br />
means of self-expression, or to Cézanne in their use of form to achieve a “harmony paral<strong>le</strong>l to nature.”<br />
“from Cézanne to Matisse”<br />
“from Cézanne to Matisse,” the subtit<strong>le</strong> of the exhibition in the musée Granet in Aix, focuses on form,<br />
tire<strong>le</strong>ssly pursued by Cézanne, dubbed the “father of mo<strong>de</strong>rn art”. Form un<strong>de</strong>rwent major<br />
<strong>de</strong>velopments in the 20th century, with the Cubists Braque and Picasso, but also with Matisse.<br />
Starting with Renoir and Signac’s first sojourns in the South of France, and in particular their discovery<br />
of an obscure fishing village cal<strong>le</strong>d Saint Tropez, the exhibition tells the story of this solar tropism<br />
which ma<strong>de</strong> the South of France a crossroads for i<strong>de</strong>as and a land of exchanges, nurturing the<br />
mo<strong>de</strong>rn movement. L’Estaque received Renoir and Cézanne, whi<strong>le</strong> Matisse painted at Nice, and<br />
Picasso set up studios in Antibes, Cannes, Mougins, so the South of France concentrated<br />
experiments with light, colour, and form and the motifs used in painting were explored from all ang<strong>le</strong>s.<br />
This part of the country was a favourite haunt for Picabia, Masson and, to a certain extent, Picasso.<br />
Their paintings also brought out a tragic, funereal dimension in the landscape. Although the South of<br />
France is paradise regained, the dreamed-of other world already tinged with exoticism (didn’t Gaugain<br />
say that Cézanne was an “oriental”), it is sometimes sombre and sometimes sunny.<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 4
Trying to come to terms with the southern sunlight, which sharply <strong>de</strong>lineated forms and arranged them<br />
in a harmonious equilibrium, the artists experimented with new abstract, lyrical or geometrical<br />
approaches, sublimated by light in the work of Nicolas <strong>de</strong> Staël.<br />
“from De Van Gogh to Bonnard”<br />
“from Van Gogh to Bonnard” is the subtit<strong>le</strong> of the part of the diptych to be held at the palais<br />
Longchamp in Marseil<strong>le</strong>s. Its starting point is Van Gogh’s work in Ar<strong>le</strong>s in the late 1880s. The very tit<strong>le</strong><br />
of the exhibition–“Grand Atelier du Midi”–was coined by the Dutch painter, who dreamed of an artists’<br />
community working un<strong>de</strong>r this flamboyant light and colour.<br />
So with Renoir living Cagnes, Matisse staying regularly at Collioure, and Cézanne in Aix, the South of<br />
France became a ferti<strong>le</strong> seedbed for imaginative work and a great open-air studio.<br />
In the i<strong>de</strong>al framework of a felicitous pastoral and the gracious lifesty<strong>le</strong> so typical of the South, women<br />
languishing on the terrace during the siesta become Picasso’s bathers at the seasi<strong>de</strong>, intoxicated with<br />
the joy of living. This fascination for light and colour nurtured Monet’s impressionism on the French or<br />
Italian Riviera, the post impressionism of Signac and Cross and even Matisse’s Fauvism, and the work<br />
of artists like Braque, Derain and Dufy.<br />
The South of France is also redo<strong>le</strong>nt of ancient Greece, inhabited by the gods; it is Antiquity revisited<br />
and an imaginary world, a hedonistic dream that artists pursued, far from the cities and the industrial<br />
world, in search of a gol<strong>de</strong>n age, a world infused with Matisse’s “luxury, calm and voluptuousness”,<br />
echoing Bau<strong>de</strong>laire, or radiant with Bonnard’s dazzling landscapes and figures at Le Cannet.<br />
The palais Longchamp, a masterpiece of Second Empire architecture in Marseil<strong>le</strong>s, has been superbly<br />
restored. The Musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts instal<strong>le</strong>d in its <strong>le</strong>ft wing has been comp<strong>le</strong>tely renovated and its<br />
newly <strong>de</strong>corated gal<strong>le</strong>ries have been restored to their original harmony.<br />
The startling i<strong>de</strong>a of dividing the exhibition between two venues has given the curators an opportunity<br />
to <strong>de</strong>al with a great variety of aspects that have <strong>le</strong>ft their stamp on the history of art and on this land. A<br />
land that inspired many real or imaginary representations and sparked ferti<strong>le</strong> experiments in art and<br />
iconography. As Van Gogh wrote: “The who<strong>le</strong> future of art is to be found in the South of France.”<br />
............................<br />
curator of the Aix section: Bruno Ely, director of the musée Granet<br />
curator of the Marseil<strong>le</strong>s section: Marie-Pau<strong>le</strong> Vial, director of the musée <strong>de</strong> l’Orangerie, Paris,<br />
former director of Museums in Marseil<strong>le</strong>s<br />
............................<br />
open: every day from 9 a.m. to 7 p.m.<br />
except on Thursday from noon to 11<br />
p.m.<br />
rates : 11 €, concession 9 €<br />
combined ticket 19 €, concession 16 €<br />
website : informations, images, vi<strong>de</strong>os<br />
www.grandatelierdumidi.com<br />
Musée Granet, place Saint-Jean <strong>de</strong> Malte<br />
13100 Aix-en-<strong>Provence</strong><br />
Musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts<br />
Palais Longchamp, 13004 Marseil<strong>le</strong><br />
publications : Editions <strong>de</strong> la<br />
Réunion <strong>de</strong>s musées nationaux –<br />
Grand Palais, <strong>2013</strong><br />
- exhibition catalogue, 304 p.,<br />
320 ill., 39 €<br />
- exhibition album (French,<br />
English) 48 p., 40 ill., 9 €<br />
press contacts :<br />
Réunion <strong>de</strong>s musées nationaux - Grand Palais<br />
254-256 rue <strong>de</strong> Bercy, 75577 Paris ce<strong>de</strong>x 12<br />
Florence Le Moing – Julie Debout<br />
florence.<strong>le</strong>moing@rmngp.fr - 01 40 13 47 62<br />
City of Marseil<strong>le</strong>s<br />
Corinne Ferraro - Stéphane Gireau<br />
dgcre-service-<strong>presse</strong>@mairie-marseil<strong>le</strong>.fr<br />
04 91 14 65 25 / 06 32 28 93 71<br />
Communauté du Pays d’Aix<br />
Bruno Aubry<br />
baubry@agglo-paysdaix.fr - 04 42 93 85 26<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 5
comunicado<br />
Le Grand Atelier du Midi<br />
13 <strong>de</strong> junio - 13 <strong>de</strong> octubre <strong>2013</strong><br />
<strong>de</strong> Cézanne a Matisse<br />
musée Granet, Aix-en-<strong>Provence</strong><br />
<strong>de</strong> Van Gogh a Bonnard<br />
musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts, Marseil<strong>le</strong><br />
palais Longchamp<br />
Exposicion organizada a Marseil<strong>le</strong> y a Aix-en-<strong>Provence</strong> por<br />
Marseil<strong>le</strong>-<strong>Provence</strong> <strong>2013</strong>, Capital Europea <strong>de</strong> la Cultura, cuidad <strong>de</strong><br />
Marseil<strong>le</strong> - musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts, la Comunidad <strong>de</strong> « Pays d’Aix »<br />
- musée Granet y la Réunion <strong>de</strong>s musées nationaux – Grand<br />
Palais.<br />
En el corazón <strong>de</strong> Marsella-Provenza <strong>2013</strong>, Capital Europea <strong>de</strong> la Cultura, la exposición Le Grand<br />
Atelier du Midi (El gran tal<strong>le</strong>r <strong>de</strong>l Mediodía) es sin duda uno <strong>de</strong> los acontecimientos estrella entre los<br />
centenares <strong>de</strong> proyectos y propuestas cultura<strong>le</strong>s <strong>de</strong>l año <strong>2013</strong>. Esta exposición, concebida como un<br />
díptico, se <strong>de</strong>sarrolla en el palais Longchamp <strong>de</strong> Marsella y en el musée Granet <strong>de</strong> Aix-en-<strong>Provence</strong>,<br />
y reúne cerca <strong>de</strong> doscientas obras maestras <strong>de</strong> la pintura entre 1880 y 1950-1960. A partir <strong>de</strong> dos<br />
figuras <strong>de</strong>fensoras <strong>de</strong> la mo<strong>de</strong>rnidad, Vincent van Gogh y Paul Cézanne, las obras presentadas tratan<br />
<strong>de</strong> expresar cómo el Mediodía francés, en su sentido más amplio, <strong>de</strong>l norte <strong>de</strong> España al norte <strong>de</strong><br />
Italia, con algunas incursiones en el norte <strong>de</strong> África, fue un fabuloso laboratorio para la elaboración <strong>de</strong><br />
la mo<strong>de</strong>rnidad en el mundo <strong>de</strong> la pintura.<br />
El tradicional <strong>de</strong>bate <strong>de</strong> la forma y el color anima los capítulos <strong>de</strong> la exposición, que <strong>de</strong>muestra que<br />
estos términos normalmente opuestos están íntimamente relacionados en una comp<strong>le</strong>mentariedad<br />
revelada por la famosa frase <strong>de</strong> Cézanne: «Cuando el color tiene su mayor riqueza, la forma tiene su<br />
p<strong>le</strong>nitud». Son numerosos los artistas <strong>de</strong>l siglo XX que se han referido tanto a Van Gogh, para la<br />
expresión <strong>de</strong>l yo mediante la exaltación <strong>de</strong>l color, como a Cézanne, para la exploración <strong>de</strong> la forma<br />
como realización <strong>de</strong> la búsqueda <strong>de</strong> una «armonía para<strong>le</strong>la a la natura<strong>le</strong>za».<br />
«<strong>de</strong> Cézanne a Matisse»<br />
«<strong>de</strong> Cézanne a Matisse», subtítulo <strong>de</strong> la exposición <strong>de</strong> Aix-en-<strong>Provence</strong> en el musée Granet, se<br />
vincula más concretamente a la expresión <strong>de</strong> la forma, perseguida incansab<strong>le</strong>mente por Cézanne,<br />
«padre <strong>de</strong>l arte mo<strong>de</strong>rno» que conoció, junto con los cubistas Braque y Picasso, sin olvidar a Matisse,<br />
los principa<strong>le</strong>s <strong>de</strong>sarrollos <strong>de</strong>l siglo XX.<br />
A partir <strong>de</strong> los primeros viajes <strong>de</strong> Renoir y Signac, y especialmente a partir <strong>de</strong> su <strong>de</strong>scubrimiento <strong>de</strong><br />
un oscuro y pequeño puerto pesquero (Saint-Tropez), se trata la historia <strong>de</strong> este tropismo solar que<br />
convertirá al Mediodía francés en una encrucijada <strong>de</strong> i<strong>de</strong>as, una tierra <strong>de</strong> intercambios que verá las<br />
premisas <strong>de</strong> la mo<strong>de</strong>rnidad y su esp<strong>le</strong>ndor. L’Estaque recibió a Renoir y Cézanne, Matisse pintaba en<br />
Niza, Picasso instaló sus tal<strong>le</strong>res en Antibes, Cannes y Mougins: el Mediodía francés concentra las<br />
experiencias plásticas <strong>de</strong> la luz, el color y la forma, y se abre a múltip<strong>le</strong>s campos <strong>de</strong> investigación en<br />
torno al motivo.<br />
Para Picabia, Masson y, en cierta medida, Picasso, el Mediodía francés se convierte en una tierra <strong>de</strong><br />
e<strong>le</strong>cción. Su importante producción revelará igualmente una nueva dimensión <strong>de</strong>l paisaje: trágico,<br />
fúnebre... Si bien el Mediodía es el paraíso encontrado, el lugar siempre soñado don<strong>de</strong> nace el<br />
exotismo (¿no <strong>de</strong>cía Gauguin que Cézanne era «oriental»), a veces es sombrío y otras veces solar.<br />
Frente al sol <strong>de</strong>l Mediodía, e<strong>le</strong>mento que corta las formas y las or<strong>de</strong>na en un equilibrio armonioso, las<br />
preocupaciones <strong>de</strong> los artistas <strong>le</strong>s conducirán a la invención <strong>de</strong> una escritura abstracta, lírica y<br />
geométrica, sublimada por la luz <strong>de</strong> Nicolas <strong>de</strong> Staël.<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 6
«<strong>de</strong> Van Gogh a Bonnard»<br />
«<strong>de</strong> Van Gogh a Bonnard» es una parte <strong>de</strong>l díptico <strong>de</strong> la exposición <strong>de</strong>l palais Longchamp <strong>de</strong><br />
Marsella que encuentra en los cuadros <strong>de</strong> Van Gogh realizados en Ar<strong>le</strong>s a fina<strong>le</strong>s <strong>de</strong> la década <strong>de</strong><br />
1880 un admirab<strong>le</strong> punto <strong>de</strong> partida. El propio título <strong>de</strong> la exposición, «Grand Atelier du Midi»,<br />
recuerda al pintor holandés que soñaba con una comunidad artística bajo el resplandor <strong>de</strong> la luz y el<br />
color.<br />
De este modo, con el traslado <strong>de</strong> Renoir a Cagnes, las estancias <strong>de</strong> Matisse en Colliure y la<br />
presencia <strong>de</strong> Cézanne en Aix, el Mediodía francés se convierte en una tierra excepcional, un gran<br />
tal<strong>le</strong>r al aire libre y también un territorio <strong>de</strong> imaginación.<br />
En el entorno i<strong>de</strong>al <strong>de</strong> una a<strong>le</strong>gre pastoral, cuyo estilo <strong>de</strong> vida es el mayor secreto <strong>de</strong>l Mediodía, las<br />
mujeres fatigadas en las terrazas a la hora <strong>de</strong> la siesta se convierten en las bañistas a orillas <strong>de</strong>l mar<br />
ebrias <strong>de</strong> esta «a<strong>le</strong>gría <strong>de</strong> vivir», según Picasso. El impresionismo <strong>de</strong> Monet en la Costa Azul y las<br />
riberas <strong>de</strong> la región <strong>de</strong> Liguria, el posimpresionismo <strong>de</strong> Signac y Cross, y el fauvismo <strong>de</strong> Matisse,<br />
Braque, Derain o Dufy alimentan esta fascinación por la luz y el color.<br />
El Mediodía francés ya no tiene sentido sin recordar la Antigua Grecia habitada por los dioses y sus<br />
mitos. Es la Antigüedad con un toque <strong>de</strong> originalidad y el lugar siempre soñado, ese sueño hedonista<br />
que persiguen los artistas, <strong>le</strong>jos <strong>de</strong> las ciuda<strong>de</strong>s y <strong>de</strong>l mundo industrial en busca <strong>de</strong> una edad <strong>de</strong> oro;<br />
un mundo don<strong>de</strong> todo es «lujo, tranquilidad y voluptuosidad», como afirmaba Matisse apropiándose<br />
<strong>de</strong> los versos <strong>de</strong> Bau<strong>de</strong>laire, o <strong>de</strong> la mano <strong>de</strong> la admiración continua <strong>de</strong> los paisajes y las figuras <strong>de</strong><br />
Bonnard en Le Cannet.<br />
El palais Longchamp, obra maestra <strong>de</strong>l Segundo Imperio en Marsella, ha sido objeto <strong>de</strong> una<br />
magnífica restauración. El musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts, instalado en el ala izquierda <strong>de</strong>l recinto, se ha<br />
renovado comp<strong>le</strong>tamente y los espacios interiores rehabilitados reencontrarán su armonía original.<br />
La concepción original <strong>de</strong> la exposición en dos lugares distintos ofrece la oportunidad <strong>de</strong> tratar<br />
aspectos muy diversos entre sí que han marcado la historia <strong>de</strong>l arte y la historia <strong>de</strong> este territorio,<br />
fuente <strong>de</strong> inspiración para múltip<strong>le</strong>s representaciones rea<strong>le</strong>s e imaginarias que ha dado lugar a<br />
experimentaciones plásticas e iconográficas. «Creo que, <strong>de</strong>spués <strong>de</strong> todo, el futuro <strong>de</strong>l nuevo arte<br />
sigue estando en el Mediodía», escribió Van Gogh.<br />
............................<br />
Comisario <strong>de</strong> la parte realizada en Aix-en-<strong>Provence</strong>: Bruno Ely, director <strong>de</strong>l musée Granet<br />
Comisario <strong>de</strong> la parte realizada en Marsella: Marie-Pau<strong>le</strong> Vial, directora <strong>de</strong>l musée <strong>de</strong> l’Orangerie<br />
<strong>de</strong> París y antigua directora <strong>de</strong> los museos <strong>de</strong> Marsella<br />
............................<br />
apertura : cada día <strong>de</strong> 9h a 19h excepto el<br />
jueves <strong>de</strong> 12h a 23h<br />
tarifas : 11 €, reducida 9 €<br />
bil<strong>le</strong>te combinado 19 €, reducida 16 €<br />
sitio web : www.grandatelierdumidi.com<br />
Musée Granet, place Saint-Jean <strong>de</strong> Malte<br />
13100 Aix-en-<strong>Provence</strong><br />
Musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts<br />
Palais Longchamp, 13004 Marseil<strong>le</strong><br />
publicaciones en las ediciones <strong>de</strong> la<br />
Réunion <strong>de</strong>s musées nationaux –<br />
Grand Palais, Paris, <strong>2013</strong><br />
- catálogo <strong>de</strong> la exposición, 304 p.,<br />
320 ilustraciones., 39 €<br />
- álbum <strong>de</strong> la exposición (francés,<br />
inglés), 48 p., 40 ilustraciones., 9 €<br />
contactos <strong>de</strong> prensa:<br />
Réunion <strong>de</strong>s musées nationaux - Grand Palais<br />
254-256 rue <strong>de</strong> Bercy, 75577 Paris ce<strong>de</strong>x 12 FRANCE<br />
Florence Le Moing – Julie Debout<br />
florence.<strong>le</strong>moing@rmngp.fr - +33 (0)1 40 13 47 62<br />
Ciudad <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong><br />
Corinne Ferraro - Stéphane Gireau<br />
dgcre-service-<strong>presse</strong>@mairie-marseil<strong>le</strong>.fr<br />
+33 (0)4 91 14 65 25 / 06 32 28 93 71<br />
Comunidad <strong>de</strong> « Pays d’Aix »<br />
Bruno Aubry<br />
baubry@agglo-paysdaix.fr - +33 ‘0)4 42 93 85 26<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 7
liste <strong>de</strong>s artistes exposés<br />
*Artistes présents dans <strong>le</strong>s <strong>de</strong>ux vo<strong>le</strong>ts <strong>de</strong> l’exposition<br />
Jean-Francis Auburtin : Paris, 1866 – Dieppe, 1930<br />
Francis Bacon : Dublin, 1909 – Madrid, 1992<br />
Pierre Bonnard : Fontenay-aux-Roses, 1867 – Cannet, 1947<br />
Char<strong>le</strong>s Camoin*: Marseil<strong>le</strong>, 1879 – Paris, 1965<br />
Paul Cézanne*: Aix-en-<strong>Provence</strong>, 1839 – 1906<br />
Henri-Edmond Cross: Douai, 1856 – Saint-Clair, 1910<br />
André Derain* : Chatou, 1880 – Garches, 1954<br />
Raoul Dufy* : Le Havre, 1877 – Forcalquier, 1953<br />
Emi<strong>le</strong>-Othon Friesz* : Le Havre, 1879 – Paris, 1949<br />
Paul Gauguin* : Paris, 1848 – Î<strong>le</strong>s-Marquises, 1903<br />
Armand Guillaumin* : Paris, 1841 – Orly, 1927<br />
Achil<strong>le</strong> Laugé : Arzens, 1861 – Cailhau, 1944<br />
Aristi<strong>de</strong> Maillol* : Banyuls-sur-Mer, 1861 - 1944<br />
Henri-Char<strong>le</strong>s Manguin* : Paris, 1874 – Saint-Tropez, 1949<br />
Albert Marquet* : Bor<strong>de</strong>aux, 1875 – Paris, 1947<br />
Henri Matisse* : Cateau-Cambrésis, 1869 – Nice, 1954<br />
Clau<strong>de</strong> Monet* : Paris, 1840 – Giverny, 1926<br />
Francis Picabia* : Paris, 1879 - 1953<br />
Pablo Picasso* : Malaga, 1881 – Mougins, 1973<br />
Auguste Renoir* : Limoges, 1841 – Cagnes-sur-Mer, 1919<br />
Georges Ribemont-Dessaignes : Montpellier, 1884 – Saint-Jeannet, 1974<br />
Ker-Xavier Roussel : Lory-lès-Metz, 1867 – L'Étang-la-Vil<strong>le</strong>, 1944<br />
Paul Signac : Paris, 1863 – 1935<br />
Chaïm Soutine : Smilovitchi (Biélorussie) 1893 - Paris, 1943<br />
Felix Vallotton : Lausanne, 1865 – Paris, 1925<br />
Louis Valtat* : Dieppe, 1869 - 1952<br />
Vincent van Gogh : Groot-Zun<strong>de</strong>rt (Pays-Bas), 1853 – Auvers-sur-Oise, 1890<br />
Théo van Rysselberghe* : Gand, 1862 – Saint-Clair, 1926<br />
Clau<strong>de</strong> Viallat : Nîmes, 1936<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 8
liste <strong>de</strong>s œuvres exposées<br />
101 œuvres exposées dont 2 sculptures<br />
Aristi<strong>de</strong> Maillol<br />
Méditerranée<br />
vers 1902<br />
bronze, 118 x 142 x 67,5 cm<br />
Paris, musée d'Orsay, don <strong>de</strong> Dina Vierny, 1986<br />
1. Van Gogh et Gauguin à Ar<strong>le</strong>s<br />
Vincent van Gogh<br />
La Chambre<br />
1889<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 57,5 x 74 cm<br />
Paris, musée d'Orsay, cédé aux Musées<br />
nationaux en application du traité avec <strong>le</strong><br />
Japon, 1959<br />
Vincent van Gogh<br />
La Méridienne<br />
entre 1889 et 1890<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 73 x 91 cm<br />
Paris, musée d'Orsay, donation <strong>de</strong> M me<br />
Fernand Halphen, 1952<br />
Paul Gauguin<br />
Les Alyscamps<br />
1888<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 91,5 x 72,5 cm<br />
Paris, musée d'Orsay, don <strong>de</strong> la comtesse<br />
Vitali en souvenir <strong>de</strong> son frère <strong>le</strong> vicomte<br />
<strong>de</strong> Cho<strong>le</strong>t, 1923<br />
Vincent van Gogh<br />
L'Arlésienne, Madame Ginoux<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 91 x 73 cm<br />
Paris, musée d'Orsay, donation <strong>de</strong> M me R.<br />
<strong>de</strong> Goldschmidt-Rotschild, 1952, qui l’avait<br />
annoncé <strong>le</strong> jour <strong>de</strong> la Libération <strong>de</strong> Paris<br />
Vincent van Gogh<br />
Champ <strong>de</strong> blé vue sur Ar<strong>le</strong>s<br />
1888<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 73 x 59 cm<br />
Paris, musée Rodin<br />
Hommage à Van-Gogh<br />
Francis Bacon<br />
Etu<strong>de</strong> <strong>de</strong> paysage d'après Van Gogh<br />
1957<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 127 x 101,6 cm<br />
Siegen, Sammlung Lambrecht, lauréat du<br />
prix Rubens <strong>de</strong> la Vil<strong>le</strong> <strong>de</strong> Siegen au<br />
Museum für Gegenwartskunst<br />
Clau<strong>de</strong> Viallat<br />
La haute note jaune<br />
2007<br />
acrylique sur bâche nylon écrue, 505 x 135 cm<br />
Ar<strong>le</strong>s, Fondation Vincent van Gogh<br />
2. Cézanne à l’Estaque<br />
Paul Cézanne<br />
Le golfe <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong> vu <strong>de</strong> l’Estaque<br />
1878-1879<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 58 x 72 cm<br />
Paris, musée d'Orsay, <strong>le</strong>gs Cail<strong>le</strong>botte, 1894<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 9
3. Monet et Renoir dans <strong>le</strong> Midi<br />
Clau<strong>de</strong> Monet<br />
Vue <strong>de</strong> Bordighera<br />
1884<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 33 x 40,7 cm<br />
Los Ange<strong>le</strong>s, The Armand Hammer<br />
Foundation, Hammer Museum<br />
Clau<strong>de</strong> Monet<br />
Palmiers à Bordighera<br />
1884<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 64,8 x 81,3 cm<br />
New York, The Metropolitan Museum of<br />
Art, don <strong>de</strong> M el<strong>le</strong> A<strong>de</strong>laï<strong>de</strong> Milton <strong>de</strong> Groot<br />
(1876-1967), 1967<br />
Clau<strong>de</strong> Monet<br />
Vue <strong>de</strong> Vintimil<strong>le</strong><br />
1884<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 65,1 x 91,7 cm<br />
Glasgow Life (Glasgow Museums) –<br />
Glasgow City Council, don <strong>de</strong>s trustees<br />
<strong>le</strong>gs Hamilton, 1943<br />
Clau<strong>de</strong> Monet<br />
Sous <strong>le</strong>s pins<br />
1888, Antibes<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 73 x 92,1 cm<br />
Phila<strong>de</strong>lphia Museum of Art, The Chester<br />
Da<strong>le</strong> Col<strong>le</strong>ction, 1951<br />
Auguste Renoir<br />
Paysage méditerranéen<br />
1883<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 54 x 65,4 cm<br />
Munich, Bayerische<br />
Staatsgemäl<strong>de</strong>sammlungen - Neue<br />
Pinakothek<br />
Auguste Renoir<br />
Paysage près <strong>de</strong> Menton<br />
1883<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 65,7 x 81,3 cm<br />
Boston, Museum of Fine Arts, col<strong>le</strong>ction<br />
Juliana Cheney Edwards<br />
Clau<strong>de</strong> Monet<br />
Cap d'Antibes : coup <strong>de</strong> Mistral<br />
1888<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 66 x 81,3 cm<br />
Boston, Museum of Fine Arts, <strong>le</strong>gs du D r<br />
Arthur Tracy Cabot<br />
4. Renoir. Le paradis <strong>de</strong>s Co<strong>le</strong>ttes<br />
Auguste Renoir<br />
Le Jardin <strong>de</strong> l'artiste<br />
1903<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 33,3 x 46,1 cm<br />
Glasgow Life (Glasgow Museums) –<br />
Glasgow City Council, don <strong>de</strong>s trustees<br />
<strong>le</strong>gs Hamilton, 1943<br />
Auguste Renoir<br />
Les Co<strong>le</strong>ttes<br />
vers 1908<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 39 x 54 cm<br />
La-Chaux-<strong>de</strong>-Fonds (Suisse), musée <strong>de</strong>s<br />
Beaux-Arts, col<strong>le</strong>ction René et Ma<strong>de</strong><strong>le</strong>ine<br />
Junod<br />
Auguste Renoir<br />
Les Vignes à Cagnes<br />
1908<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 46,4 x 55,2 cm<br />
New York, Brooklyn Museum, don du<br />
Colonel et <strong>de</strong> Mme E.W. Garbisch<br />
Auguste Renoir<br />
La Ferme <strong>de</strong>s Col<strong>le</strong>ttes<br />
1908-1914<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 54,6 x 65,4 cm<br />
New York, The Metropolitan Museum of<br />
Art, don <strong>de</strong> Charlotte Gina Abrams, en<br />
mémoire <strong>de</strong> son époux, Lucien Abrams,<br />
1961<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 10
Auguste Renoir<br />
Paysage <strong>de</strong> Cagnes<br />
vers 1915<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 38,5 x 50 cm<br />
Paris, musée d’Orsay, dépôt au musée<br />
<strong>de</strong>s Beaux-Arts <strong>de</strong> Bor<strong>de</strong>aux, <strong>le</strong>gs d’Albert<br />
Marquet en 1948, sous réserve d’usufruit<br />
<strong>de</strong> M me Albert Marquet, entré en 1960<br />
5. Signac. L’atelier <strong>de</strong> Saint-Tropez<br />
Paul Signac<br />
Femmes au puits<br />
1892<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 194,5 x 130 cm<br />
Paris, musée d'Orsay<br />
Henri-Edmond Cross<br />
Le Retour du pêcheur (Le Pêcheur<br />
provençal)<br />
1896<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 64,8 x 91,5 cm<br />
Oberlin, Ohio, Al<strong>le</strong>n Memorial Art Museum,<br />
Oberlin Col<strong>le</strong>ge, don <strong>de</strong> Nate B.<br />
Springhold, 1953<br />
Henri-Edmond Cross<br />
Cyprès à Cagnes<br />
1908<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 81 x 100 cm<br />
Paris, musée d'Orsay, don <strong>de</strong> la comtesse<br />
Vitali en souvenir <strong>de</strong> son frère <strong>le</strong> vicomte<br />
Guy <strong>de</strong> Cho<strong>le</strong>t, 1923<br />
Henri-Edmond Cross<br />
Côte provença<strong>le</strong>. Le Four <strong>de</strong>s Maures<br />
1906<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 73 x 92 cm<br />
Douai, musée <strong>de</strong> la Chartreuse<br />
Henri-Edmond Cross<br />
La Barque b<strong>le</strong>ue<br />
1899<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 59,4 x 81,3 cm<br />
Dijon, musée <strong>de</strong>s beaux-arts, don<br />
Granvil<strong>le</strong><br />
Paul Signac<br />
Le Port <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong><br />
1918<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 116 x 162 cm<br />
Paris, musée d’Orsay, dépôt au musée<br />
Cantini, Marseil<strong>le</strong><br />
Francis Picabia<br />
St Tropez, effet <strong>de</strong> so<strong>le</strong>il<br />
1909<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 81,5 x 100,5 cm<br />
col<strong>le</strong>ction particulière<br />
Théo van Rysselberghe<br />
Paysage du Midi<br />
1916<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 81 x 100cm<br />
Utrecht, Centraal Museum, dépôt du<br />
Stichting Van Baaren Museum<br />
Louis Valtat<br />
Les Roches rouges à Anthéor<br />
1901<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 65 x 80 cm<br />
Paris, Centre Pompidou, musée national<br />
d’art mo<strong>de</strong>rne – donation <strong>de</strong> Adè<strong>le</strong> et<br />
George Besson en 1963, en dépôt <strong>de</strong>puis<br />
<strong>le</strong> 19 janvier 1972 au Musée <strong>de</strong>s Beaux-<br />
Arts et d’Archéologie <strong>de</strong> Besançon<br />
Louis Valtat<br />
La Famil<strong>le</strong> Bompard sur <strong>le</strong>s rochers à<br />
Agay au so<strong>le</strong>il<br />
1898<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 81 x 100 cm<br />
Ansbach (Al<strong>le</strong>magne), D r Michael Nöth,<br />
Fine Art<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 11
Louis Valtat<br />
Les Rochers rouges<br />
1901<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 65 x 81 cm<br />
Toulouse, Fondation Bemberg<br />
6. Le Roussillon et Collioure<br />
Aristi<strong>de</strong> Maillol<br />
Paysage <strong>de</strong>s Pyrénées Orienta<strong>le</strong>s<br />
1885-1886<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 46 x 55,5 cm<br />
col<strong>le</strong>ction particulière<br />
Aristi<strong>de</strong> Maillol<br />
Mas Trul<strong>le</strong>t à Banyuls<br />
vers 1895<br />
hui<strong>le</strong> sur panneau, 21,4 x 32,4 cm<br />
Strasbourg, Musée d'art mo<strong>de</strong>rne et<br />
contemporain<br />
Aristi<strong>de</strong> Maillol<br />
Dans <strong>le</strong>s Pyrénées Orienta<strong>le</strong>s<br />
vers 1885<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 46 x 65 cm<br />
Oxford, The Ashmo<strong>le</strong>an Museum, don du<br />
lieutenant-Colonel E. Bouskell-Wa<strong>de</strong>,<br />
1972<br />
Achil<strong>le</strong> Laugé<br />
Le Relais<br />
1909<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 60 x 92 cm<br />
Carcassonne, musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts<br />
Aristi<strong>de</strong> Maillol<br />
Profil <strong>de</strong> jeune fil<strong>le</strong><br />
1890-1891<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 73 x 100cm<br />
Paris, musée d’Orsay, dépôt au musée<br />
Hyacinthe Rigaud, Perpignan<br />
André Derain<br />
Montagnes à Collioure<br />
1905<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 81,1 x 100,3 cm<br />
Washington, National Gal<strong>le</strong>ry of Art,<br />
col<strong>le</strong>ction John Hay Whitney<br />
André Derain<br />
Le Port <strong>de</strong> Collioure<br />
1905<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 47 x 56 cm<br />
Stuttgart, Staatsga<strong>le</strong>rie<br />
André Derain<br />
Le Faubourg <strong>de</strong> Collioure<br />
1905<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 59,5 x 73,2 cm<br />
Paris, Centre Pompidou, musée national<br />
d’art mo<strong>de</strong>rne, achat en 1966<br />
7. Le paysage Fauve<br />
Georges Ribemont-Dessaignes<br />
Au Trayas<br />
vers 1907<br />
hui<strong>le</strong> sur carton, 75 x 50 cm<br />
Cannes, musée <strong>de</strong> la Castre<br />
André Derain<br />
Paysage au bord <strong>de</strong> la mer, la Côte d'Azur<br />
près d'Agay<br />
1905<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 54,6 x 65 cm<br />
Ottawa, musée <strong>de</strong>s beaux-arts du<br />
Canada, acheté en 1952<br />
Henri-Char<strong>le</strong>s Manguin<br />
Les Oliviers à Cavalière<br />
1906<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 81 x 65,4 cm<br />
col<strong>le</strong>ction particulière<br />
Emi<strong>le</strong>-Othon Friesz<br />
La Ciotat<br />
1907<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 33 x 41 cm<br />
col<strong>le</strong>ction Larock-Granoff
Emi<strong>le</strong>-Othon Friesz<br />
Paysage <strong>de</strong> La Ciotat<br />
1907<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 33,5 x 41 cm<br />
Paris, Centre Pompidou, musée national<br />
d’art mo<strong>de</strong>rne, achat en 1952, dépôt au<br />
musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts <strong>de</strong> Nancy, 1998<br />
Emi<strong>le</strong>-Othon Friesz<br />
Le Bec <strong>de</strong> l'Aig<strong>le</strong> à La Ciotat<br />
été 1907<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 38,5 x 46,8 cm<br />
Béziers, Musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts<br />
Emi<strong>le</strong>-Othon Friesz<br />
Cassis<br />
1907<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 65 x 81 cm<br />
col<strong>le</strong>ction Larock-Granoff<br />
Emi<strong>le</strong>-Othon Friesz<br />
Femme à la chaise longue<br />
été 1907<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 54,5 x 66 cm<br />
Le Havre, musée d'art mo<strong>de</strong>rne André<br />
Malraux<br />
Emi<strong>le</strong>-Othon Friesz<br />
Femme dans un jardin<br />
1923<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 54 x 65 cm<br />
Paris, Centre Pompidou, musée national<br />
d’art mo<strong>de</strong>rne, attribution par l’office <strong>de</strong>s<br />
biens privés en 1949, dépôt au musée <strong>de</strong>s<br />
Beaux-Arts <strong>de</strong> Rouen, 1988<br />
Raoul Dufy<br />
Le Marché aux poissons à Marseil<strong>le</strong><br />
1904-1905<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 54 x 65 cm<br />
Madrid, col<strong>le</strong>ction Carmen Thyssen-<br />
Bornemisza, en dépôt au musée Thyssen-<br />
Bornemisza<br />
Raoul Dufy<br />
La Tui<strong>le</strong>rie <strong>de</strong> Saint-Henri<br />
1908<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 32 x 40 cm<br />
Paris, Centre Pompidou, musée national<br />
d’art mo<strong>de</strong>rne, <strong>le</strong>gs <strong>de</strong> M me Raoul Dufy en<br />
1963, dépôt au musée Cantini, Marseil<strong>le</strong>,<br />
1987<br />
Raoul Dufy<br />
Paysage <strong>de</strong> <strong>Provence</strong><br />
1905<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 65 x 81 cm<br />
Paris, musée d'art mo<strong>de</strong>rne <strong>de</strong> la Vil<strong>le</strong> <strong>de</strong><br />
Paris<br />
Raoul Dufy<br />
La Terrasse à l'Estaque<br />
1908<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 60 x 73 cm<br />
Marseil<strong>le</strong>, musée Cantini<br />
Raoul Dufy<br />
Atelier à Vence avec nu<br />
1945<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 34 x 40,5 cm<br />
Paris, Centre Pompidou, musée national<br />
d’art mo<strong>de</strong>rne, <strong>le</strong>gs <strong>de</strong> M me Raoul Dufy en<br />
1963, dépôt <strong>de</strong>puis <strong>le</strong> 22 avril 1965 au<br />
musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts et d’Archéologie<br />
Joseph Déche<strong>le</strong>tte, Roanne<br />
Armand Guillaumin<br />
La Pointe <strong>de</strong> la Baumette<br />
1914<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 54,5 x 65 cm<br />
Paris, musée d’Orsay, dépôt au musée<br />
Calvet, Avignon, don <strong>de</strong> Clément et<br />
Andrée Adès, 1979<br />
8. Une amitié, Manguin, Camoin, Marquet<br />
Henri-Char<strong>le</strong>s Manguin<br />
Jeanne à l'ombrel<strong>le</strong>, Cavalière<br />
1905<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 61 x 50 cm<br />
Bie<strong>le</strong>feld, Kunsthal<strong>le</strong><br />
Henri-Char<strong>le</strong>s Manguin<br />
Etu<strong>de</strong> pour <strong>le</strong>s Trois Grâces<br />
1905<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 41 x 32,5 cm<br />
L’Annoncia<strong>de</strong>, musée <strong>de</strong> Saint-Tropez<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 13
Henri-Char<strong>le</strong>s Manguin<br />
La Baigneuse<br />
1906<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 116,5 x 89,5 cm<br />
Musée <strong>de</strong> Grenob<strong>le</strong><br />
Henri-Char<strong>le</strong>s Manguin<br />
Le Fond du golfe <strong>de</strong> Saint-Tropez, vu <strong>de</strong><br />
l'Ousta<strong>le</strong>t<br />
1931<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 60 x 73 cm<br />
Saint-Quentin, musée Antoine Lecuyer<br />
Henri-Char<strong>le</strong>s Manguin<br />
Deux figures sur la plage <strong>de</strong> l'Ousta<strong>le</strong>t<br />
1924<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 50,5 x 61 cm<br />
Strasbourg, Musée d'art mo<strong>de</strong>rne et<br />
contemporain<br />
Char<strong>le</strong>s Camoin<br />
Village au bord <strong>de</strong> la mer<br />
1905<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 54 x 65 cm<br />
Genève, Association <strong>de</strong>s amis du Petit<br />
Palais<br />
Char<strong>le</strong>s Camoin<br />
Le Voilier dans la baie <strong>de</strong>s Canoubiers<br />
1939<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 60 x 92 cm<br />
col<strong>le</strong>ction particulière<br />
Albert Marquet<br />
La Terrasse <strong>de</strong> Saint Raphaël<br />
1932<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 61 x 50,2 cm<br />
Pasa<strong>de</strong>na, Californie, The Norton<br />
Simon Foundation<br />
Char<strong>le</strong>s Camoin<br />
Terrasse à Saint-Tropez<br />
1905<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 74 x 110cm<br />
Centre national <strong>de</strong>s arts plastiques, dépôt<br />
au musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts <strong>de</strong> Nice, 1952<br />
Albert Marquet<br />
Le Port <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong><br />
1916<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 60 x 73cm<br />
Marseil<strong>le</strong>, musée Cantini<br />
Albert Marquet<br />
Port <strong>de</strong> Saint-Tropez<br />
1905<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 49,5 x 61 cm<br />
Paris, Centre Pompidou, musée national<br />
d’art mo<strong>de</strong>rne, <strong>le</strong>gs <strong>de</strong> M. Georges<br />
Grammont, <strong>le</strong>gs à l’Etat français en 1959,<br />
dépôt au Musée <strong>de</strong> l’Annoncia<strong>de</strong>, Saint-<br />
Tropez<br />
Albert Marquet<br />
Le Vieux-Port à Marseil<strong>le</strong><br />
1917<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 60 x 73 cm<br />
Paris, Centre Pompidou, musée national<br />
d’art mo<strong>de</strong>rne, don d’Adè<strong>le</strong> et George<br />
Besson en 1963, en dépôt <strong>de</strong>puis janvier<br />
1972 au musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts et<br />
d’Archéologie, Besançon<br />
9. Matisse « tail<strong>le</strong>ur <strong>de</strong> lumière »<br />
Henri Matisse<br />
Paysage corse<br />
1898<br />
hui<strong>le</strong> sur carton, 16,5 x 22,5 cm<br />
Troyes, musée d'art mo<strong>de</strong>rne, col<strong>le</strong>ctions<br />
nationa<strong>le</strong>s Pierre et Denise Lévy<br />
Henri Matisse<br />
Femme au canapé ou <strong>le</strong> divan<br />
1921<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 92 x 73 cm<br />
Paris, musée <strong>de</strong> l'Orangerie<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 14
Henri Matisse<br />
Intérieur à Nice, la sieste<br />
1922<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 66 x 54,5 cm<br />
Paris, Centre Pompidou, musée national<br />
d’art mo<strong>de</strong>rne, <strong>le</strong>gs <strong>de</strong> M me Frédéric Lung<br />
en 1961<br />
Henri Matisse<br />
Femme assise, <strong>le</strong> dos tourné vers la<br />
fenêtre ouverte<br />
vers 1922<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 73,5 x 92,5 cm<br />
Montréal,musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts,<br />
achat, fonds John W. Tempest<br />
Henri Matisse<br />
Nu assis Nu rose<br />
1909<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 33,5 x 41 cm<br />
Musée <strong>de</strong> Grenob<strong>le</strong><br />
Henri Matisse<br />
Baigneuse dans <strong>le</strong>s roseaux<br />
1952<br />
papiers gouachés, découpés, collés sur<br />
Canson blanc et marouflé sur toi<strong>le</strong>, 118 x<br />
171 cm<br />
Paris, musée d’Orsay, dépôt au musée<br />
Matisse - Nice, don <strong>de</strong> M me Jean Matisse,<br />
1979<br />
Henri Matisse<br />
Intérieur jaune et b<strong>le</strong>u<br />
Vence 1946<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 116 x 81cm<br />
Paris, Centre Pompidou, musée national<br />
d’art mo<strong>de</strong>rne, achat <strong>de</strong> l’Etat, 1947 –<br />
attribution, 1970<br />
10. Bonnard en p<strong>le</strong>in jaune<br />
Pierre Bonnard<br />
Marine<br />
1910<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 49,8 x 61,2 cm<br />
Toulouse, Fondation Bemberg<br />
Pierre Bonnard<br />
Paysage du Midi et <strong>de</strong>ux enfants<br />
1916-1918<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong><br />
Toronto, Art Gal<strong>le</strong>ry of Ontario, don <strong>de</strong><br />
Sam et Ayala Zacks, 1970<br />
Pierre Bonnard<br />
Vue du Cannet<br />
1920<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 43,5 x 61 cm<br />
Paris, Centre Pompidou, musée national<br />
d’art mo<strong>de</strong>rne, <strong>le</strong>gs <strong>de</strong> M. Georges<br />
Grammont à l’Etat français, dépôt au<br />
musée <strong>de</strong> l’Annoncia<strong>de</strong>, Saint-Tropez<br />
Toulouse, Fondation Bemberg<br />
Pierre Bonnard<br />
Le Cannet<br />
vers1930<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 54 x 64,8 cm<br />
Pierre Bonnard<br />
Baigneurs à la fin du jour<br />
1945<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 48 x 68 cm<br />
Le Cannet, musée Bonnard, acquis avec<br />
l’ai<strong>de</strong> du Fonds du Patrimoine et du Fram<br />
Pierre Bonnard<br />
La Terrasse enso<strong>le</strong>illée<br />
1939-1946<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 72 x 236cm<br />
col<strong>le</strong>ction particulière<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 15
Pierre Bonnard<br />
L'Eté<br />
1917<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 266 x 240 cm<br />
Saint-Paul <strong>de</strong> Vence, Fondation Marguerite<br />
et Aimé Maeght<br />
11. Soutine, Vallotton, un autre Midi<br />
Chaïm Soutine<br />
Rue <strong>de</strong> Cagnes-sur-Mer<br />
vers 1923-1924<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 47 x 55,9 cm<br />
Haïfa, The Hecht Museum, University of<br />
Haifa, Israël<br />
Chaïm Soutine<br />
Paysage <strong>de</strong> Cagnes<br />
1923<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 65,4 x 81,6 cm<br />
Colombus, Museum of Art, Ohio - don <strong>de</strong><br />
Howard D. et Babette L. Sirak, donateurs<br />
à la Enduring Excel<strong>le</strong>nce Campaign et au<br />
Derby Fund<br />
Chaïm Soutine<br />
Place du Village, Vence<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 70,8 x 45,7 cm<br />
1929<br />
col<strong>le</strong>ction Larock-Granoff<br />
Félix Vallotton<br />
Femmes portant <strong>de</strong>s corbeil<strong>le</strong>s à Marseil<strong>le</strong><br />
1901<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 67,5 x 51,5 cm<br />
col<strong>le</strong>ction particulière<br />
Félix Vallotton<br />
Les Alyscamps, so<strong>le</strong>il matin. Ar<strong>le</strong>s<br />
1920<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 72,9 x 54,1 cm<br />
Suisse, col<strong>le</strong>ction particulière<br />
12. L’Arcadie retrouvée<br />
Pierre-Auguste Renoir et Richard Guino<br />
Vénus Victrix<br />
1913-1915<br />
plâtre patiné, 184 x 114 x 76 cm<br />
col<strong>le</strong>ction particulière, dépôt au musée<br />
d’Orsay<br />
Aristi<strong>de</strong> Maillol<br />
Méditerranée - La Côte d'Azur<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 96,5 x 105,5 cm<br />
1895<br />
Paris, Petit Palais, musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts<br />
<strong>de</strong> la Vil<strong>le</strong> <strong>de</strong> Paris<br />
Ker Xavier Roussel<br />
Le Couronnement <strong>de</strong> Vénus<br />
1909<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 34 x 54 cm<br />
Copenhague, Ny Carlsberg Glyptotek<br />
Jean Francis Auburtin<br />
Porquerol<strong>le</strong>s, <strong>le</strong> verger au bord <strong>de</strong> la mer<br />
1904<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 130 x 96cm<br />
col<strong>le</strong>ction particulière<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 16
Emi<strong>le</strong>-Othon Friesz<br />
Cassis ou paysage idéal<br />
1910<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 113 x 146,5 cm<br />
Dres<strong>de</strong>, Ga<strong>le</strong>rie Neue Meister, Staatliche<br />
Kunstsammlungen<br />
Emi<strong>le</strong>-Othon Friesz<br />
L'Eternel printemps<br />
1912<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 92 x 107 cm<br />
Suisse, col<strong>le</strong>ction particulière<br />
Emi<strong>le</strong>-Othon Friesz<br />
La Sieste<br />
1931<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 96 x 130 cm<br />
Paris, Centre Pompidou, musée national<br />
d’art mo<strong>de</strong>rne, attribution au musée du<br />
Luxembourg <strong>le</strong> 21 avril 1936, dépôt au<br />
musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts <strong>de</strong> La Rochel<strong>le</strong>,<br />
1966<br />
Théo van Rysselberghe<br />
Baigneuses au bord <strong>de</strong> l'eau<br />
1908 - 1909<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 167,9 x 274,1 cm<br />
Belgique, col<strong>le</strong>ction particulière<br />
Louis Valtat<br />
Baigneuses<br />
1906<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 130,5 x 95 cm<br />
Genève, Association <strong>de</strong>s amis du Petit<br />
Palais<br />
Théo van Rysselberghe<br />
L'Heure embrasée<br />
1897<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 228 x 329 cm<br />
Weimar, Klassik Stiftung<br />
Pablo Picasso<br />
Barque <strong>de</strong> naïa<strong>de</strong>s et faune b<strong>le</strong>ssé<br />
31 déc. 1937<br />
hui<strong>le</strong> et fusain sur toi<strong>le</strong>, 46 x 55 cm<br />
col<strong>le</strong>ction particulière<br />
Pablo Picasso<br />
Musicien assis<br />
1956<br />
tô<strong>le</strong> découpée et peinte, 72 x 80 cm<br />
col<strong>le</strong>ction particulière<br />
Théo van Rysselberghe<br />
Baigneuses au Cap Benat<br />
1910<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 170 x 260 cm<br />
Deinze (Belgique), Museum van Deinze<br />
en <strong>de</strong> Leiestreek<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 17
la scénographie<br />
Pierre Berthier et Jean Paul Camargo (Saluces Design)<br />
Loretta Gaïtis, architecte, scénographe<br />
La réf<strong>le</strong>xion repose sur une approche inspirée par cette thématique liée à la notion <strong>de</strong> Midi,<br />
considéré comme un vaste atelier naturel, et s’appuie sur la réalité d’une promena<strong>de</strong> au<br />
cœur <strong>de</strong> la création pictura<strong>le</strong> allant globa<strong>le</strong>ment <strong>de</strong> Cézanne à Matisse.<br />
La reconstruction <strong>de</strong> l’espace naturel, du paysage et son appropriation ou sa domestication<br />
tant par l’artiste que par <strong>le</strong> visiteur s’appuient aussi naturel<strong>le</strong>ment que possib<strong>le</strong> sur quelques<br />
formes et i<strong>de</strong>ntifiants simp<strong>le</strong>s, qui, outre <strong>le</strong>ur usage et <strong>le</strong>ur fonction muséographiques<br />
(délimitation du parcours et support d’un discours), sont évocateurs d’une certaine poésie.<br />
Ainsi, la forme <strong>de</strong>s portiques, comme on en voit dans <strong>le</strong>s jardins <strong>de</strong> la Villa Noail<strong>le</strong>s, à<br />
Hyères, cel<strong>le</strong> <strong>de</strong>s pergolas, aux piliers simp<strong>le</strong>s mais dont <strong>le</strong>s détails sont très subtils, voire<br />
discrets, la présence <strong>de</strong>s ouvertures dans <strong>le</strong>s murets ou dans <strong>le</strong>s balustra<strong>de</strong>s, cel<strong>le</strong> <strong>de</strong>s<br />
bancs, où la lumière et la cou<strong>le</strong>ur jouent, sont au cœur <strong>de</strong> cette scénographie, sans que <strong>le</strong><br />
propos soit, bien entendu, <strong>de</strong> reconstituer un jardin.<br />
L’espace <strong>de</strong>s lieux d’exposition du Grand Atelier du Midi, est construit sur une articulation à<br />
découpe géométrique : <strong>le</strong>s pergolas <strong>de</strong>viennent portiques, <strong>le</strong>s balustra<strong>de</strong>s <strong>de</strong>viennent soc<strong>le</strong>s<br />
et mises à distance, <strong>le</strong>s allées sont tracées avec <strong>le</strong>urs perspectives, lignes <strong>de</strong> fuite et <strong>le</strong>s<br />
ouvertures <strong>de</strong>viennent échappées pour <strong>le</strong> regard, zones informel<strong>le</strong>s <strong>de</strong> vi<strong>de</strong> pour que <strong>le</strong><br />
regard soit attiré par l’extérieur.<br />
Tantôt l’espace est tracé, quadrillé, architecturé et défini, dans <strong>le</strong> vaste volume du musée<br />
<strong>de</strong>s Beaux-Arts <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong>, tantôt il est plus intime, tel un cabinet <strong>de</strong> verdure aux<br />
délimitations moins strictes, comme au musée Granet à Aix-en-<strong>Provence</strong>.<br />
Les points communs : <strong>le</strong>s formes <strong>de</strong>s structures, <strong>le</strong> traitement <strong>de</strong> la cou<strong>le</strong>ur, <strong>le</strong> détail <strong>de</strong><br />
certaines matières venant adoucir <strong>le</strong>s ang<strong>le</strong>s et formes dures, <strong>le</strong> <strong>de</strong>sign graphique.<br />
Chaque fois, dans <strong>le</strong>s <strong>de</strong>ux musées, <strong>le</strong> dispositif scénographique (mobilier, éléments<br />
architecturant l’espace, <strong>le</strong>s supports <strong>de</strong> signalétique) se décline et s’adapte en éléments qui<br />
jalonnent ou balisent une promena<strong>de</strong> où <strong>le</strong>s coloris, <strong>le</strong>s matières, permettent au visiteur <strong>de</strong><br />
s’immerger dans <strong>le</strong> paysage du Midi, ainsi que l’artiste a pu <strong>le</strong> faire, lorsqu’il était face à sa<br />
toi<strong>le</strong>.<br />
C’est donc en s’appuyant sur <strong>de</strong>s éléments <strong>de</strong> langage simp<strong>le</strong>s que <strong>le</strong> visiteur peut<br />
déambu<strong>le</strong>r dans <strong>le</strong> Grand Atelier du Midi, conçu comme un espace naturel poétique et<br />
malgré tout maîtrisé.<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 18
textes <strong>de</strong>s sal<strong>le</strong>s<br />
Introduction<br />
Célébré dès <strong>le</strong> XVIII e sièc<strong>le</strong> pour la beauté <strong>de</strong> ses paysages, la douceur <strong>de</strong> son climat et l’éclat <strong>de</strong> sa<br />
lumière, <strong>le</strong> Midi <strong>de</strong>vient pour <strong>de</strong> très nombreux peintres, à partir <strong>de</strong>s années 1880, une terre <strong>de</strong><br />
prédi<strong>le</strong>ction. Entrée en service en 1854, et son prolongement jusqu’à Vintimil<strong>le</strong> en 1878, la ligne Paris-<br />
Lyon-Marseil<strong>le</strong> facilite <strong>le</strong>s migrations <strong>de</strong>s premiers touristes et <strong>de</strong>s peintres vers <strong>le</strong> rivage<br />
méditerranéen, du Roussillon jusqu’à la frontière italienne, <strong>de</strong>venu un nouvel é<strong>de</strong>n. Séduits par <strong>de</strong>s<br />
paysages alors encore sauvages, confrontés à la fulgurance <strong>de</strong> la lumière qui modifie <strong>le</strong>urs certitu<strong>de</strong>s<br />
sur la cou<strong>le</strong>ur et <strong>le</strong>s rapports <strong>de</strong> tons, <strong>le</strong>s artistes feront <strong>de</strong> ce territoire, source d'un émerveil<strong>le</strong>ment<br />
toujours renouvelé, un laboratoire d'expérimentations plastiques et iconographiques.<br />
L'exposition s'ouvre avec la figure tutélaire du Van Gogh arlésien dont <strong>le</strong> titre même <strong>de</strong> « Grand Atelier<br />
du Midi » se retrouve sous sa plume, rêvant d’une communauté artistique sous <strong>le</strong> flamboiement <strong>de</strong> la<br />
lumière et <strong>de</strong> la cou<strong>le</strong>ur. Tous <strong>le</strong>s peintres désireux <strong>de</strong> s'exprimer par la cou<strong>le</strong>ur se sont référés à lui et<br />
précipités vers la Méditerranée. Avec l’installation <strong>de</strong> Renoir à Cagnes, l’impressionnisme <strong>de</strong> Monet<br />
sur la Côte d’Azur, <strong>le</strong> néo-impressionnisme <strong>de</strong> Signac et Cross, <strong>le</strong> fauvisme <strong>de</strong> Matisse, Braque ou<br />
Derain, jusqu'à l’éblouissement toujours recommencé <strong>de</strong>s paysages et <strong>de</strong>s figures <strong>de</strong> Bonnard au<br />
Cannet, <strong>le</strong> Midi alimente cette fascination pour la lumière et la cou<strong>le</strong>ur. Le Midi n’est pas non plus sans<br />
rappe<strong>le</strong>r la Grèce antique habitée par <strong>le</strong>s dieux et l’Antiquité revisitée, rêve hédoniste que poursuivent<br />
<strong>le</strong>s artistes en quête d’un âge d’or où tout est « luxe, calme et volupté ». Sans jamais rompre <strong>le</strong>s liens<br />
avec Paris, ces artistes ont <strong>de</strong>ssiné une nouvel<strong>le</strong> géographie artistique et modifié notre perception<br />
d'une région qu'ils ont contribué à faire entrer dans <strong>le</strong>s territoires <strong>de</strong> notre imaginaire.<br />
Van Gogh et Gauguin à Ar<strong>le</strong>s<br />
« Deux fous en guerre continuel<strong>le</strong> pour la bel<strong>le</strong> cou<strong>le</strong>ur »<br />
Van Gogh réalise en 1888 son projet <strong>de</strong> partir pour <strong>le</strong> Midi et Marseil<strong>le</strong>, insatisfait <strong>de</strong> sa vie parisienne<br />
et souhaitant se confronter à <strong>de</strong> nouvel<strong>le</strong>s expériences. Sans que l'on sache pourquoi, il s'arrête à<br />
Ar<strong>le</strong>s et découvre la région sous la neige, vision paradoxa<strong>le</strong> et inattendue. Il loue la « maison jaune »<br />
et ici naît <strong>le</strong> rêve d'une communauté d'artistes, d'un « atelier du Midi » où chacun pourrait venir.<br />
Gauguin est fina<strong>le</strong>ment <strong>le</strong> seul à répondre à son invitation et arrive en octobre. Leur courte<br />
cohabitation suscite une production abondante et d'intenses recherches. Les dissensions<br />
apparaissent pourtant rapi<strong>de</strong>ment, l'exaltation <strong>de</strong> la cou<strong>le</strong>ur n'ayant pas <strong>le</strong> même sens pour eux. Pour<br />
Van Gogh, el<strong>le</strong> sert à traduire ses sensations et peint dans <strong>de</strong>s forts empâtements <strong>de</strong> matière et <strong>de</strong><br />
cou<strong>le</strong>urs. Alors que pour Gauguin, el<strong>le</strong> doit être en harmonie avec la forme pour produire un sentiment<br />
poétique. Leur relation au motif est un autre point <strong>de</strong> divergence. Van Gogh a besoin <strong>de</strong> se confronter<br />
au paysage, ce qui n'est pas <strong>le</strong> cas <strong>de</strong> Gauguin, pour <strong>le</strong>quel il ne représente qu’un support à<br />
l’inspiration et la cou<strong>le</strong>ur utilisée en aplats laisse toute sa place à <strong>de</strong>s formes synthétiques.<br />
Leur collaboration s'achève tragiquement par <strong>le</strong> célèbre épiso<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’oreil<strong>le</strong> coupée, dans la nuit du 23<br />
décembre, qui met un terme au rêve <strong>de</strong> l’atelier du Midi.<br />
Cézanne à l'Estaque<br />
1870-1885<br />
Cézanne séjourne à l'Estaque <strong>de</strong>puis 1864 avec sa famil<strong>le</strong>. A l'époque, il alterne <strong>le</strong>s voyages à Paris<br />
et <strong>le</strong>s séjours à Aix, à la recherche <strong>de</strong> sa propre expression pictura<strong>le</strong>. Sa rencontre déterminante avec<br />
Pissarro, qui l'encourage vers la peinture <strong>de</strong> p<strong>le</strong>in air, lui permet d'établir un contact neuf avec Midi. À<br />
l’Estaque où il est venu se réfugier en 1870 pour échapper à la guerre franco-prussienne, et où il<br />
reviendra régulièrement jusqu’en 1885, Cézanne fait l’expérience <strong>de</strong> la lumière et son regard sur <strong>le</strong><br />
paysage se métamorphose. Il ne s’intéresse pas aux aspects pittoresques <strong>de</strong> ce mo<strong>de</strong>ste village <strong>de</strong><br />
pêcheurs, aux portes <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong>, marqué par <strong>le</strong>s débuts <strong>de</strong> l’industrialisation et où s’élèvent<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 19
quelques cheminées d’usine. Il tourne au contraire son regard sur <strong>le</strong> vaste panorama qui s’offre à lui<br />
<strong>de</strong>puis <strong>le</strong>s hauteurs du village.<br />
Le Golfe <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong> vu <strong>de</strong> l'Estaque est l’un <strong>de</strong>s tab<strong>le</strong>aux <strong>le</strong>s plus emblématiques <strong>de</strong> cette pério<strong>de</strong>,<br />
peint au cours <strong>de</strong> son plus long séjour à l'Estaque. Les touches larges, dans <strong>de</strong>s tons <strong>de</strong> verts et <strong>de</strong><br />
bruns construisent <strong>le</strong> premier plan et conduisent <strong>le</strong> regard vers l’étendue b<strong>le</strong>ue <strong>de</strong>nse <strong>de</strong> la mer,<br />
circonscrite comme un lac par <strong>le</strong> volume géométrique du massif montagneux <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong>veyre.<br />
A l’Estaque, Cézanne s’éloigne <strong>de</strong> l’impressionnisme. Il expérimente une manière plus libre <strong>de</strong><br />
travail<strong>le</strong>r la matière, <strong>de</strong> modu<strong>le</strong>r la lumière, d’intensifier <strong>le</strong>s cou<strong>le</strong>urs et <strong>de</strong> simplifier <strong>le</strong>s volumes.<br />
L'industrialisation croissante du village <strong>le</strong> ramènera à Aix poursuivre son aventure pictura<strong>le</strong> avec <strong>le</strong><br />
motif <strong>de</strong> la montagne Sainte-Victoire.<br />
Monet et Renoir dans <strong>le</strong> Midi<br />
1884, 1888<br />
En décembre 1883, Renoir persua<strong>de</strong> Monet <strong>de</strong> l'accompagner en voyage d'étu<strong>de</strong> sur <strong>le</strong> littoral<br />
méditerranéen. Pendant ce périp<strong>le</strong> <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux semaines, <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong> à Gênes, ils se confrontent à la<br />
lumière brûlante du Midi qui, délavant <strong>le</strong>s tons, <strong>le</strong>ur ouvre <strong>de</strong> nouveaux champ d'expérimentation pour<br />
transposer <strong>le</strong>urs sensations sur la toi<strong>le</strong>.<br />
Les tab<strong>le</strong>aux <strong>de</strong> Renoir, aux tonalités chau<strong>de</strong>s et harmonieuses, traduisent la cha<strong>le</strong>ur et la lumière <strong>de</strong><br />
la nature méditerranéenne vue comme un univers <strong>de</strong> douceur et <strong>de</strong> protection face à la vie mo<strong>de</strong>rne<br />
<strong>de</strong> Paris. Ce séjour <strong>le</strong> déci<strong>de</strong> à explorer plus avant <strong>le</strong> Midi pour fina<strong>le</strong>ment s'y instal<strong>le</strong>r et terminer ses<br />
jours à Cagnes.<br />
Monet lui part convaincu <strong>de</strong> ne pas apprécier <strong>le</strong> Midi mais il est ébloui. Il revient seul dès janvier 1884<br />
pour trois mois à Bordighera. Dans ces paysages embrasés <strong>de</strong> lumière, il ignore la mer et <strong>le</strong>s signes<br />
<strong>de</strong> la mo<strong>de</strong>rnité pour se concentrer sur la végétation luxuriante et exotique <strong>de</strong> palmiers qui <strong>le</strong> fascine,<br />
créant ainsi l'image d'un Midi féerique et hors du temps, préservé <strong>de</strong> l'urbanisation naissante <strong>de</strong> la<br />
côte. En 1888 à Antibes, il se consacre cette fois à <strong>de</strong>s vues lointaines <strong>de</strong> la vil<strong>le</strong> et <strong>de</strong> la baie où<br />
prédominent la mer et <strong>de</strong>s groupes d'arbres au premier plan lui permettant <strong>de</strong> composer ses tab<strong>le</strong>aux.<br />
Sa main a désormais gagné en assurance et grâce à une pa<strong>le</strong>tte plus claire et <strong>de</strong>s touches <strong>de</strong><br />
cou<strong>le</strong>urs plus petites, il a dompté la lumière dansante <strong>de</strong> la Méditerranée.<br />
Renoir<br />
Le paradis <strong>de</strong>s Col<strong>le</strong>ttes<br />
Renoir multiplie <strong>le</strong>s séjours sur <strong>le</strong> littoral méditerranéen avant <strong>de</strong> se fixer à Cagnes en 1903, séduit par<br />
<strong>le</strong> caractère agrico<strong>le</strong> du village qui <strong>le</strong> conduit progressivement à tourner <strong>le</strong> dos à la mer, aux cou<strong>le</strong>urs<br />
changeantes et imprévisib<strong>le</strong>s. Il achète en 1907 <strong>le</strong> domaine <strong>de</strong>s Col<strong>le</strong>ttes (petites collines), qui <strong>de</strong>vient<br />
son paradis et son <strong>de</strong>rnier refuge ainsi qu'une inépuisab<strong>le</strong> source d'inspiration, ouvrant <strong>le</strong> chapitre <strong>de</strong><br />
sa plénitu<strong>de</strong> artistique et <strong>de</strong> sa pério<strong>de</strong> la plus prolifique.<br />
Renoir fait construire une maison confortab<strong>le</strong> et un atelier ouvert sur <strong>le</strong> jardin d'oliviers centenaires,<br />
dont il aime l’aspect sauvage. Aux Col<strong>le</strong>ttes, pour celui qui a toujours aimé la nature et auquel la<br />
présence <strong>de</strong>s siens est indispensab<strong>le</strong>, la vie s’organise pour lui permettre <strong>de</strong> continuer à peindre tous<br />
<strong>le</strong>s jours avec <strong>le</strong> même bonheur et la même sensualité, malgré la dégradation <strong>de</strong> son état <strong>de</strong> santé.<br />
Cependant, Renoir ne peindra jamais la maison, trop mo<strong>de</strong>rne et sans grand caractère, auquel il<br />
préfère la ferme, dont il apprécie la simplicité et la ruralité. Il saisit la modulation <strong>de</strong> la lumière sur<br />
l’ocre <strong>de</strong> la faça<strong>de</strong>, sur <strong>le</strong> feuillage <strong>de</strong>s frondaisons, par petites touches posées légèrement dans cette<br />
matière onctueuse, presque laineuse qui lui est si caractéristique.<br />
Aux Col<strong>le</strong>ttes, Renoir reçoit <strong>le</strong>s peintres <strong>de</strong> la jeune génération, Maurice Denis, Valtat, Bonnard et<br />
Matisse, venus en voisins, rendre hommage à celui que l’on considère déjà comme « <strong>le</strong> plus grand<br />
peintre <strong>de</strong> ce temps et l’un <strong>de</strong>s plus grands peintres <strong>de</strong> tous <strong>le</strong>s temps ».<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 20
Signac<br />
L'atelier <strong>de</strong> Saint-Tropez<br />
Marqué par la mort <strong>de</strong> van Gogh et <strong>de</strong> Seurat, Signac est convaincu par Cross, installé dès 1891 dans<br />
<strong>le</strong> Midi à cause <strong>de</strong> sa santé, <strong>de</strong> revenir y passer quelques temps. Il arrive à Saint-Tropez, alors<br />
accessib<strong>le</strong> uniquement par la mer, en 1892 à bord <strong>de</strong> son bateau, l’Olympia, au terme d’un périp<strong>le</strong><br />
commencé dans <strong>le</strong> Finistère avec son ami Van Rysselberghe. Signac a alors <strong>le</strong> sentiment d’avoir<br />
trouvé <strong>le</strong> lieu idéal pour peindre, séduit par <strong>le</strong> caractère pittoresque du petit port <strong>de</strong> pêche. Les trois<br />
artistes se voient régulièrement et forment un petit foyer néo-impressionniste dans <strong>le</strong> Sud.<br />
Paul Signac, dont on a souvent souligné la personnalité charismatique, va réaliser <strong>le</strong> rêve <strong>de</strong> van<br />
Gogh en faisant <strong>de</strong> Saint-Tropez et <strong>de</strong> la Hune, maison achetée en 1897 et délaissée en 1913, un lieu<br />
<strong>de</strong> rencontres amica<strong>le</strong>s et <strong>de</strong> débats esthétiques pour <strong>de</strong> nombreux peintres comme Henri Matisse,<br />
Louis Valtat, Henri Manguin, Char<strong>le</strong>s Camoin, Albert Marquet, Maurice Denis, Ker Xavier Roussel.<br />
Certains d'entre eux adopteront temporairement la technique néo-impressionniste <strong>de</strong> division <strong>de</strong> la<br />
touche avant <strong>de</strong> s'en éloigner et <strong>de</strong> développer <strong>le</strong>ur propre expression artistique. Ce fut éga<strong>le</strong>ment<br />
une brève étape dans <strong>le</strong> cheminement artistique <strong>de</strong> Francis Picabia au début du XX e sièc<strong>le</strong>, venu à<br />
Saint-Tropez sur <strong>le</strong>s pas <strong>de</strong> Signac.<br />
Le Roussillon et Collioure<br />
Littoral moins touché par <strong>le</strong> tourisme, <strong>le</strong> Roussillon suscite <strong>de</strong>s représentations différentes car dues<br />
principa<strong>le</strong>ment à <strong>de</strong>s artistes locaux. Hormis Signac et Valtat, dans <strong>le</strong>s années 1880-1890, peu<br />
d'artistes du « Nord » étaient venus dans la région. Aristi<strong>de</strong> Maillol et Achil<strong>le</strong> Laugé expriment <strong>le</strong>ur<br />
attachement à <strong>le</strong>ur terre nata<strong>le</strong> dans <strong>de</strong>s oeuvres exaltant <strong>le</strong>s paysages <strong>de</strong> plaine brûlés par <strong>le</strong> so<strong>le</strong>il<br />
dans une fusion harmonieuse <strong>de</strong> la construction en pierre et du paysage ari<strong>de</strong>, vibrant d'une lumière<br />
solaire typiquement méditerranéenne.<br />
A l'été 1905, Matisse, à la recherche <strong>de</strong> sa propre expression pictura<strong>le</strong>, se rend à Collioure et essaie<br />
d'y attirer ses amis Camoin, Marquet et Manguin restés à Saint-Tropez. Seul Derain, qu'il a pris sous<br />
son ai<strong>le</strong>, <strong>le</strong> rejoint et découvre la Méditerranée. Le petit port <strong>de</strong> pêche et la nature luxuriante <strong>de</strong> la<br />
région <strong>le</strong>ur offre <strong>de</strong> nombreux motifs pittoresques.<br />
Les premières œuvres font sentir l'influence <strong>de</strong>s principes divisionnistes <strong>de</strong> Signac mais ils sont vite<br />
dépassés car incapab<strong>le</strong>s <strong>de</strong> rendre la fulgurance <strong>de</strong> l'émotion et <strong>le</strong> flamboiement <strong>de</strong>s cou<strong>le</strong>urs<br />
qu'exalte la lumière en même temps qu'el<strong>le</strong> supprime <strong>le</strong>s ombres. Matisse et Derain bouscu<strong>le</strong>nt donc<br />
<strong>le</strong>s principes <strong>de</strong> la représentation en donnant une place prépondérante à la cou<strong>le</strong>ur. Ils l'utilisent pure<br />
en aplats, influencés par l'oeuvre <strong>de</strong> Gauguin découverte chez Maillol à Banyuls, ouvrant ainsi la voie<br />
à une nouvel<strong>le</strong> étape dans la libération <strong>de</strong> la cou<strong>le</strong>ur. Le fauvisme ainsi né allait trouver d'autres échos<br />
sur littoral provençal.<br />
Le paysage fauve<br />
L'Estaque, La Ciotat, Cassis<br />
1905-1907<br />
L’influence croissante <strong>de</strong> Cézanne sur la jeune génération, après la rétrospective du Salon d’automne<br />
organisée en 1907, un an après sa mort, ne clôt pas l’épiso<strong>de</strong> du fauvisme. Alors que Braque, Dufy,<br />
Friesz adhèrent au fauvisme, il connaît un bref prolongement à L’Estaque, à La Ciotat et à Cassis<br />
mais aucun d’entre eux ne poussa l’expérience <strong>de</strong> la cou<strong>le</strong>ur au point où l’avaient menée Derain et<br />
Matisse.<br />
À son arrivée, en 1906, Derain est encore engagé dans son exploration <strong>de</strong> la cou<strong>le</strong>ur. Il tourne son<br />
regard vers <strong>le</strong> port où il retrouve <strong>le</strong>s mêmes sensations qu’à Collioure, même si la lumière lui paraît<br />
plus forte. Il s’interroge sur <strong>le</strong> primat <strong>de</strong> la cou<strong>le</strong>ur et <strong>de</strong>vant ce qu’il ressent comme une impasse, sa<br />
réf<strong>le</strong>xion s’oriente vers une analyse <strong>de</strong>s formes et <strong>de</strong> la composition dans laquel<strong>le</strong> il voit désormais<br />
l’avenir.<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 21
La pa<strong>le</strong>tte du petit groupe formé par Dufy, Braque et Friesz, tous originaires du Havre, s’adoucit, se<br />
nuance <strong>de</strong> touches légères <strong>de</strong> jaune, <strong>de</strong> rose, <strong>de</strong> vio<strong>le</strong>t délicats : on <strong>le</strong> voit dans <strong>le</strong>s paysages <strong>de</strong><br />
Braque, venu rejoindre Derain à L’Estaque, et qui poursuit son séjour <strong>de</strong> 1907 à La Ciotat. Friesz,<br />
prend <strong>le</strong> même chemin avec son ami Dufy ; ils vont à L’Estaque puis à La Ciotat, où Matisse <strong>le</strong>ur rend<br />
visite. À La Ciotat, Friesz est fasciné par la masse rocheuse du Bec <strong>de</strong> l’Aig<strong>le</strong>, dont il fait son motif <strong>de</strong><br />
prédi<strong>le</strong>ction. L’aventure du fauvisme <strong>de</strong>vait fina<strong>le</strong>ment s’achever pour eux en <strong>le</strong>s entraînant vers<br />
d’autres voies, où la construction reprit <strong>le</strong> pas sur la cou<strong>le</strong>ur.<br />
Une amitié<br />
Manguin, Camoin et Marquet<br />
Leur formation commune dans l'atelier parisien <strong>de</strong> Gustave Moreau entre 1892-1897 lie Henri Matisse,<br />
Char<strong>le</strong>s Camoin, Henri Manguin et Albert Marquet d'une soli<strong>de</strong> amitié. A Paris, tous sont frappés par<br />
<strong>le</strong>s œuvres <strong>de</strong> Van Gogh, Gauguin et Cézanne que Camoin, seul méridional du groupe, fréquente<br />
jusqu'à sa mort. La rencontre avec Signac est éga<strong>le</strong>ment déterminante. Il est pour eux un mentor et<br />
un mécène qui <strong>le</strong>s attire à Saint-Tropez en 1904 où ils découvrent la lumière ar<strong>de</strong>nte du Midi. L'été<br />
1905 verra naître <strong>le</strong>s premiers signes <strong>de</strong> <strong>le</strong>urs divergences artistiques futures mais qui n'altéreront pas<br />
<strong>le</strong>ur amitié.<br />
Pendant que Matisse fait d'autres expériences à Collioure et en rapporte <strong>de</strong>s paysages enfiévrés,<br />
Manguin reste à Saint-Tropez, heureux d'y trouver un cadre d'intimité propice à ses visions idylliques<br />
tandis que Marquet et Camoin travail<strong>le</strong>nt ensemb<strong>le</strong> en se déplaçant sur la côte. Ces fauves <strong>de</strong> la<br />
première heure s’assagirent rapi<strong>de</strong>ment. Ils firent retour au ton local, et si la cou<strong>le</strong>ur <strong>de</strong>meure<br />
première el<strong>le</strong> retrouve sa fonction <strong>de</strong>scriptive. La lumière perd <strong>de</strong> sa vio<strong>le</strong>nce, la touche s’assouplit, la<br />
gamme chromatique joue dans <strong>de</strong>s harmonies plus douces. Cet apaisement <strong>de</strong> la cou<strong>le</strong>ur traduit une<br />
vision plus sereine <strong>de</strong> la vie. Le paysage n’est plus <strong>le</strong> motif <strong>de</strong> la représentation, il sert désormais, <strong>le</strong><br />
plus souvent, <strong>de</strong> cadre à la mise en scène d’une vie où <strong>le</strong> temps semb<strong>le</strong> s’écou<strong>le</strong>r dans la plus<br />
parfaite sérénité dans <strong>de</strong>s moments <strong>de</strong> détente au bord <strong>de</strong> la mer ou sur <strong>de</strong>s terrasses surplombant <strong>le</strong><br />
rivage.<br />
L'Arcadie retrouvée<br />
Le voyage dans <strong>le</strong> Midi, à la recherche <strong>de</strong> la lumière, s’accompagne aussi <strong>de</strong> la poursuite d’un rêve<br />
hédoniste. La vision fantasmée <strong>de</strong> ce pays privilégié, aux paysages magnifiques épargnés par la<br />
mo<strong>de</strong>rnité, offre aux artistes l'écrin à l'Arcadie dont ils rêvent et qu'ils tentent d'esquisser dans <strong>le</strong>urs<br />
œuvres par-<strong>de</strong>là la disparité <strong>de</strong> <strong>le</strong>urs sty<strong>le</strong>s. Le rivage méditerranéen s’offre aux artistes comme <strong>le</strong><br />
cadre idéal d’une pastora<strong>le</strong> heureuse.<br />
Les paysages du Midi ont engendré un imaginaire peuplé <strong>de</strong> femmes rêvant sur <strong>le</strong>s terrasses, images<br />
du repos à l’heure <strong>de</strong> la méridienne, <strong>de</strong> scènes <strong>de</strong> bords <strong>de</strong> mer avec <strong>de</strong>s baigneuses figées dans<br />
<strong>le</strong>ur rêverie et vêtues <strong>de</strong> tuniques intemporel<strong>le</strong>s, images archétypa<strong>le</strong>s du mythe méridional et<br />
primordial, vivre nu dans la cha<strong>le</strong>ur du so<strong>le</strong>il. Le temps n'a plus d'emprise et <strong>le</strong> spectateur est<br />
transporté dans un âge d'or dont <strong>le</strong>s racines remontent à l'Antiquité.<br />
Les habitants <strong>de</strong> ces contrées heureuses sont perçus par <strong>le</strong>s artistes voyageurs comme <strong>le</strong>s témoins<br />
<strong>de</strong> cette Antiquité toujours présente. Ce rivage <strong>de</strong>venu lui-même mythique ,et qui n’est pas sans<br />
évoquer dans sa morphologie celui <strong>de</strong> la Grèce, est toujours habité par <strong>le</strong>s dieux. L’iconographie<br />
classique réinvestit <strong>le</strong> champ <strong>de</strong> la peinture, chez Picasso et Friesz notamment, et s’accompagne<br />
d’une nouvel<strong>le</strong> esthétique où la forme simplifiée, puissante, confère aux figures la gran<strong>de</strong>ur <strong>de</strong> dieux<br />
antiques dans <strong>de</strong> mo<strong>de</strong>rnes pastora<strong>le</strong>s.<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 22
Soutine, Vallotton<br />
Un autre Midi<br />
Félix Vallotton et Chaïm Soutine se sont rendus dans <strong>le</strong> Midi à peu près aux mêmes endroits aux<br />
mêmes moments, chacun laissant <strong>de</strong>s oeuvres à la facture très différente mais <strong>de</strong>squel<strong>le</strong>s émanent<br />
pourtant une semblab<strong>le</strong> étrangeté.<br />
Vallotton <strong>le</strong> découvre en 1901, s'arrêtant à Marseil<strong>le</strong> et Nice avant d'al<strong>le</strong>r à Cannes. Il rapporte quatre<br />
tab<strong>le</strong>aux d'une importance capita<strong>le</strong> car témoignant d'une évolution <strong>de</strong> sa manière. Il renoue avec la<br />
perspective classique au moyen <strong>de</strong> ruel<strong>le</strong>s s'enfonçant vers un point <strong>de</strong> fuite. A Marseil<strong>le</strong>, en parfait<br />
touriste, il s'est promené dans <strong>le</strong> Panier et il en restitue <strong>le</strong>s ruel<strong>le</strong>s pittoresques. On aperçoit même<br />
dans <strong>le</strong> fond du tab<strong>le</strong>au Femmes portant <strong>de</strong>s corbeil<strong>le</strong>s à Marseil<strong>le</strong> <strong>le</strong>s fenêtres étroites et cintrées <strong>de</strong><br />
la Vieil<strong>le</strong> Charité. Revenant dans <strong>le</strong> Midi à Cagnes pendant l'hiver 1920, il s'arrête en chemin à Ar<strong>le</strong>s. Il<br />
peint <strong>de</strong>ux tab<strong>le</strong>aux <strong>de</strong>s Alyscamps, dans son sty<strong>le</strong> caractéristique, concis et dépouillé, où l'espace<br />
figé, <strong>le</strong> fort contraste d'ombre et <strong>de</strong> lumière ren<strong>de</strong>nt <strong>le</strong> motif irréel, à la limite du paysage fantastique.<br />
Quittant sa Russie nata<strong>le</strong>, Soutine arrive à Paris en 1913, puis découvre <strong>le</strong> Midi en 1918 grâce à<br />
Modigliani qui l'avait invité à Vence et à Cagnes et y revient souvent jusqu'en 1925, ainsi qu'à Céret. A<br />
Cagnes, sa pa<strong>le</strong>tte s'illumine. Ses paysages aux constructions curvilignes et aériennes, inondées <strong>de</strong><br />
lumière et <strong>de</strong> cou<strong>le</strong>ur, appliquée en pâte épaisse, et au traitement quasi abstrait <strong>de</strong>s détails, sont<br />
parmi ses plus bel<strong>le</strong>s réalisations. A Vence en 1929, il peint plusieurs versions du frêne gigantesque<br />
trônant majestueusement au milieu <strong>de</strong> la place du village. Comparé à une cathédra<strong>le</strong> par Soutine,<br />
l'arbre déploie ses branches menaçantes au-<strong>de</strong>ssus <strong>de</strong>s maisons formant un cerc<strong>le</strong> autour <strong>de</strong> la petite<br />
place tranquil<strong>le</strong>. La cou<strong>le</strong>ur ainsi que <strong>le</strong> sty<strong>le</strong> <strong>de</strong> l'arbre et <strong>de</strong> ses branches en font une toi<strong>le</strong> fantastique<br />
où rien ne bouge hormis <strong>le</strong>s serpentins <strong>de</strong> cou<strong>le</strong>ur.<br />
Matisse<br />
« Tail<strong>le</strong>ur <strong>de</strong> lumière »<br />
Matisse doit au rivage méditerranéen son cheminement initiatique vers la cou<strong>le</strong>ur qui débute en Corse<br />
au printemps 1898. Emerveillé par <strong>le</strong> Sud, il se laisse al<strong>le</strong>r à la jubilation <strong>de</strong> peindre ses nouvel<strong>le</strong>s<br />
sensations. Puis il s'exerce brièvement à la division <strong>de</strong> la touche et <strong>de</strong> la cou<strong>le</strong>ur lors son séjour à<br />
Saint-Tropez auprès <strong>de</strong> Signac et <strong>de</strong> Cross durant l'été 1904, avant <strong>le</strong>s gran<strong>de</strong>s découvertes <strong>de</strong> l'été<br />
1905 passé à Collioure avec Derain, où <strong>le</strong> choc visuel subi par <strong>le</strong>s <strong>de</strong>ux artistes dans <strong>le</strong>urs tab<strong>le</strong>aux<br />
peints sous la lumière écrasante du Midi déterminera <strong>le</strong> fauvisme.<br />
Matisse poursuit l'exploration <strong>de</strong>s possibilités <strong>de</strong> la lumière lors <strong>de</strong> voyages en Algérie et au Maroc<br />
avant <strong>de</strong> se rapprocher <strong>de</strong> la géométrisation cubiste <strong>de</strong> Braque et Picasso à la veil<strong>le</strong> <strong>de</strong> la guerre.<br />
Trop âgé pour être mobilisé, il s'éloigne en s'installant provisoirement à Nice en 1917, puis<br />
définitivement en 1921. S'épanouit alors une peinture épurée d'intérieurs ouverts sur la mer à la<br />
facture immédiatement reconnaissab<strong>le</strong>, avant d'être relayée par <strong>de</strong>s Odalisques entourées d'un décor<br />
exotique, souvenirs <strong>de</strong> ses voyages sur l'autre rive <strong>de</strong> la Méditerranée. A partir <strong>de</strong> 1943, il rési<strong>de</strong> à<br />
Vence et peint <strong>de</strong>s intérieurs dont la fenêtre s'ouvre sur <strong>le</strong> paysage et où intérieur et extérieur se<br />
confon<strong>de</strong>nt. Dans la <strong>de</strong>rnière étape <strong>de</strong> sa vie et <strong>de</strong> son œuvre, Matisse s'éloigne <strong>de</strong> la transcription<br />
directe <strong>de</strong> la réalité et crée un nouvel univers aux formes stylisées réalisées en papiers gouachés<br />
découpés, n'ayant jamais cessé d'exprimer sa conviction profon<strong>de</strong> que la cou<strong>le</strong>ur transcen<strong>de</strong> sa<br />
matérialité.<br />
Bonnard en p<strong>le</strong>in jaune<br />
Bonnard découvre <strong>le</strong> Midi, en 1904 en compagnie <strong>de</strong> Vuillard et <strong>de</strong> Roussel mais la révélation viendra<br />
lors <strong>de</strong> l’été 1909. Sa vie s'organise dès lors entre la Normandie, Paris et <strong>le</strong>s voyages dans <strong>le</strong> Midi. Il<br />
acquiert en 1926 la villa Le Bosquet au Cannet qui sera son <strong>de</strong>rnier refuge à partir <strong>de</strong> 1940.<br />
Située sur <strong>le</strong>s hauteurs du Cannet, el<strong>le</strong> lui offre un large répertoire <strong>de</strong> motifs et <strong>de</strong> multip<strong>le</strong>s points <strong>de</strong><br />
vue sur <strong>le</strong> village, <strong>le</strong> jardin et la mer pourtant peu présente dans ses tab<strong>le</strong>aux envahis par la<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 23
végétation. Comme pour nombre <strong>de</strong> ses contemporains, Bonnard restitue dans ses oeuvres une<br />
interprétation poétique <strong>de</strong> la Méditerranée vécue comme une nouvel<strong>le</strong> Arcadie.<br />
Cette expérience du Midi modifie sa pa<strong>le</strong>tte. Il comprend qu’il « faut hausser <strong>le</strong> ton »pour restituer<br />
l’incan<strong>de</strong>scence <strong>de</strong>s cou<strong>le</strong>urs. Tout au long <strong>de</strong> sa vie, Bonnard ne cessera d’affirmer <strong>le</strong> primat <strong>de</strong> la<br />
cou<strong>le</strong>ur, support <strong>de</strong> l'émotion. Au cours <strong>de</strong> ses promena<strong>de</strong>s, carnet à la main, il enregistre ses<br />
sensations colorées. Ainsi naissent <strong>le</strong>s accords chromatiques, orchestration <strong>de</strong> tons <strong>de</strong> b<strong>le</strong>us, <strong>de</strong><br />
jaunes, qui font <strong>de</strong> chacun <strong>de</strong> ses tab<strong>le</strong>aux une symphonie lumineuse. Inlassab<strong>le</strong>ment, Bonnard<br />
réinterprète ce paysage où la cou<strong>le</strong>ur et la matière envahissent la toi<strong>le</strong>, noient <strong>le</strong>s contours, comme si<br />
la forme était sur <strong>le</strong> point <strong>de</strong> se dissoudre dans la lumière.<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 24
quelques extraits du catalogue <strong>de</strong><br />
l’exposition<br />
extraits <strong>de</strong> l’introduction généra<strong>le</strong> du catalogue<br />
par Marie-Pau<strong>le</strong> Vial et Bruno Ely<br />
[…]<br />
C’est la douceur du climat méditerranéen et la beauté <strong>de</strong>s paysages, <strong>le</strong>ur variété, selon que l’on<br />
regar<strong>de</strong> <strong>le</strong> rivage ou vers l’intérieur <strong>de</strong>s terres qui séduisent <strong>le</strong>s écrivains voyageurs du XIX e sièc<strong>le</strong>. Ils<br />
sont, comme Miche<strong>le</strong>t, étonnés par la transparence <strong>de</strong> l’air, ou comme George Sand, séjournant à<br />
Tamaris-sur-Mer, émerveillée par un paysage qui s’offre au regard comme une œuvre d’art. Devant<br />
ces paysages, ces contrastes <strong>de</strong> cou<strong>le</strong>urs, la luxuriance <strong>de</strong> la végétation, la mer d’un b<strong>le</strong>u profond où<br />
jouent <strong>de</strong>s nuances d’indigo au so<strong>le</strong>il couchant, <strong>le</strong>s écrivains se font paysagistes et <strong>le</strong>urs <strong>de</strong>scriptions<br />
sont <strong>de</strong>s invitations au voyage. Les peintres à <strong>le</strong>ur tour prendront <strong>le</strong> chemin vers <strong>le</strong> Sud, non pas<br />
comme <strong>le</strong>urs prédécesseurs pour y faire une étape avant <strong>de</strong> gagner d’autres horizons mais comme<br />
<strong>de</strong>stination. A partir <strong>de</strong>s années 1880 et pour plusieurs décennies du XX e sièc<strong>le</strong> <strong>le</strong> Midi sera <strong>le</strong>ur terre<br />
d’é<strong>le</strong>ction. Séduits par <strong>de</strong>s paysages, alors encore sauvages, confrontés à la fulgurance <strong>de</strong> la lumière<br />
qui modifie ce qu’ils tenaient pour <strong>de</strong>s certitu<strong>de</strong>s sur la cou<strong>le</strong>ur et <strong>le</strong>s rapports <strong>de</strong> tons, et découvrant<br />
un air « si pur qu’il est <strong>de</strong>vant <strong>le</strong>s yeux comme une loupe » ils feront <strong>de</strong> ce territoire, source d’un<br />
émerveil<strong>le</strong>ment toujours renouvelé, un véritab<strong>le</strong> laboratoire d’expérimentations plastiques et<br />
iconographiques. Sur <strong>le</strong> rivage méditerranéen, où Monet vient se confronter à une autre lumière, où<br />
Signac et ses amis poursuivent <strong>le</strong>ur exploration <strong>de</strong> la cou<strong>le</strong>ur, <strong>de</strong>vaient naître <strong>le</strong>s mouvements qui<br />
bou<strong>le</strong>versèrent radica<strong>le</strong>ment <strong>le</strong>s co<strong>de</strong>s traditionnels <strong>de</strong> la représentation, tels que <strong>le</strong> fauvisme, <strong>le</strong><br />
cubisme, l’abstraction. La phrase que Vincent Van Gogh écrit à son frère Theo : « Je crois donc<br />
encore qu’après tout l’art nouveau est dans <strong>le</strong> Midi », prend ainsi rétrospectivement va<strong>le</strong>ur <strong>de</strong><br />
prophétie.<br />
Fascinés par la lumière méditerranéenne et <strong>le</strong>s paysages qu’ils explorèrent <strong>de</strong>puis <strong>le</strong>s Pyrénées<br />
Orienta<strong>le</strong>s jusqu’aux marches <strong>de</strong> l’Italie, <strong>le</strong>s peintres, fuyant Paris, se retrouvent <strong>le</strong> long du littoral,<br />
dans <strong>de</strong>s petits ports <strong>de</strong> pêche, alors encore à l’abri <strong>de</strong>s circuits touristiques, <strong>de</strong> Collioure à Saint-<br />
Tropez, qu’en ces années 1880-90 on ne peut atteindre que par bateau. Ils forment <strong>de</strong> véritab<strong>le</strong>s<br />
petites colonies d’artistes, confrontés aux mêmes difficultés, engagés dans <strong>le</strong>s mêmes recherches,<br />
tendus par la même volonté <strong>de</strong> peindre autrement, avec <strong>le</strong> sentiment que dans cette lumière cela sera<br />
possib<strong>le</strong>.<br />
[…]<br />
Le choix d’une chronologie étendue, <strong>de</strong>s années 1880 jusqu’au début <strong>de</strong>s années 1960, permet <strong>de</strong><br />
rendre compte d’une plus longue histoire et <strong>de</strong> tenter ainsi <strong>de</strong> montrer comment, selon <strong>le</strong>s pério<strong>de</strong>s, la<br />
relation <strong>de</strong>s peintres au Midi, a pu varier, enrichir <strong>le</strong>urs recherches et nourrir <strong>le</strong>ur imaginaire. La<br />
présence <strong>de</strong> Cézanne et <strong>de</strong> van Gogh sur ce territoire, figures tutélaires, considérés comme <strong>le</strong>s pères<br />
fondateurs <strong>de</strong> l’art mo<strong>de</strong>rne par Derain, Dufy, Braque, Matisse, Picasso, a guidé <strong>le</strong>s choix <strong>de</strong>s<br />
thématiques que déclinent <strong>le</strong>s <strong>de</strong>ux vo<strong>le</strong>ts <strong>de</strong> l’exposition. Ils se répon<strong>de</strong>nt et se complètent en<br />
abordant la question, débattue <strong>de</strong>puis <strong>le</strong> XVII e sièc<strong>le</strong> et, encore présente dans <strong>le</strong>s préoccupations <strong>de</strong>s<br />
peintres, du primat <strong>de</strong> la forme ou <strong>de</strong> la cou<strong>le</strong>ur. Ce qui revient ici à s’interroger sur la manière dont<br />
une génération d’artistes a regardé tantôt du côté <strong>de</strong> Cézanne, tantôt du côté <strong>de</strong> van Gogh, et <strong>le</strong>s<br />
<strong>de</strong>ux en même temps, passant <strong>de</strong> l’un à l’autre en quelques mois parfois, pour fina<strong>le</strong>ment apporter<br />
<strong>de</strong>s réponses qui résoudront la dichotomie.<br />
[…]<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 25
De Van Gogh à Bonnard<br />
Si <strong>le</strong>s peintres <strong>de</strong> la cou<strong>le</strong>ur doivent un incontestab<strong>le</strong> tribut à Cézanne, ils n’en sont pas moins<br />
re<strong>de</strong>vab<strong>le</strong>s à Van Gogh. Pour Cézanne qui voulait « faire du Poussin d’après nature » la peinture <strong>de</strong><br />
Van Gogh <strong>de</strong>meure un mystère, l’œuvre d’un fou, sans doute. Si <strong>le</strong>urs chemins diffèrent et si la<br />
carrière <strong>de</strong> van Gogh s’arrête bruta<strong>le</strong>ment en juil<strong>le</strong>t 1890, ils se rejoignent dans <strong>le</strong>ur admiration pour<br />
Delacroix, et partagent <strong>le</strong> privilège d’être à l’origine <strong>de</strong>s mouvements <strong>le</strong>s plus novateurs du début du<br />
XX e sièc<strong>le</strong>. Le souvenir du maître d’Aix, partout présent, est i<strong>de</strong>ntifié aux paysages <strong>de</strong> la campagne<br />
aixoise, au point qu’aujourd’hui, ils sont vus comme « cézanniens ». Van Gogh a laissé à Ar<strong>le</strong>s une<br />
empreinte toute aussi forte, bien que son séjour n’y fut que <strong>de</strong> courte durée. Cette pério<strong>de</strong> d’Ar<strong>le</strong>s et<br />
<strong>de</strong> Saint-Rémy est, il est vrai, la plus fécon<strong>de</strong>, cel<strong>le</strong> où il réalise ses œuvres <strong>le</strong>s plus magistra<strong>le</strong>ment<br />
flamboyantes et origina<strong>le</strong>s. Diffici<strong>le</strong> d’échapper au souvenir <strong>de</strong> sa présence dans la cour <strong>de</strong> l’hôtel<br />
Dieu à Ar<strong>le</strong>s, ou à Saint-Paul <strong>de</strong> Mauso<strong>le</strong>, <strong>de</strong> ne pas voir un « Van Gogh » dans <strong>le</strong>s tournesols ou <strong>le</strong>s<br />
bouquets d’iris. Symboliquement pour marquer cette permanence du souvenir sur ce territoire,<br />
l’exposition à Marseil<strong>le</strong> s’ouvre sur un doub<strong>le</strong> hommage à van Gogh. Celui <strong>de</strong> Francis Bacon qui<br />
entreprît, en 1956, une série <strong>de</strong> huit tab<strong>le</strong>aux d’après un autoportrait <strong>de</strong> Van Gogh, marchant sur la<br />
route <strong>de</strong> Tarascon, avec son attirail <strong>de</strong> peintre sur <strong>le</strong> dos, œuvre détruite pendant <strong>le</strong> bombar<strong>de</strong>ment <strong>de</strong><br />
Mag<strong>de</strong>bourg en 1945, connue par une reproduction en cou<strong>le</strong>urs et une gran<strong>de</strong> toi<strong>le</strong> <strong>de</strong> Clau<strong>de</strong> Viallat,<br />
La Haute note jaune, souvenir <strong>de</strong> la petite phrase <strong>de</strong> Van Gogh : « que c’est beau <strong>le</strong> jaune ».<br />
Incompris <strong>de</strong> son vivant, où <strong>le</strong>s occasions <strong>de</strong> voir son œuvre son rare, à l’exception <strong>de</strong> la boutique du<br />
père Tanguy, où <strong>le</strong>s passants se moquent <strong>de</strong> cette étrange peinture, Van Gogh est apprécié par <strong>le</strong>s<br />
peintres qui comme lui cherchent dans la cou<strong>le</strong>ur un nouveau moyen d’expression. C’est ce fil que<br />
dérou<strong>le</strong> <strong>le</strong> vo<strong>le</strong>t <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong> : <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard. Signac, chef <strong>de</strong> fi<strong>le</strong> <strong>de</strong>s néo-impressionnistes,<br />
qui avait reconnu en lui un grand coloriste, contribuera à la reconnaissance <strong>de</strong> l’œuvre <strong>de</strong> son ami.<br />
L’exposition organisée en 1901 à Paris par <strong>le</strong>s frères Bernheim, <strong>le</strong> révè<strong>le</strong>ra à la jeune génération,<br />
bientôt à l’origine du fauvisme. Matisse, qui visite l’exposition en même temps que Derain, rapporte <strong>le</strong>s<br />
paro<strong>le</strong>s enthousiastes <strong>de</strong> Vlaminck « Tu vois, il faut peindre avec <strong>de</strong>s cobalts purs, <strong>de</strong>s vermillons<br />
purs, du véronèse pur ». Emploi <strong>de</strong> la cou<strong>le</strong>ur pure, nouveau credo pour <strong>le</strong>s peintres qui abandonnent<br />
<strong>le</strong> ton local au profit <strong>de</strong> la cou<strong>le</strong>ur suggestive que prônait Van Gogh pour lui restituer son pouvoir<br />
émotif. Si <strong>le</strong> fauvisme ne fut qu’un bref épiso<strong>de</strong>, la cou<strong>le</strong>ur comme moyen premier <strong>de</strong>s sensations<br />
reste au cœur <strong>de</strong>s préoccupations. « La cou<strong>le</strong>ur agit » disait Bonnard dont <strong>le</strong>s œuvres sont, à partir <strong>de</strong><br />
sa découverte du Midi, <strong>de</strong> véritab<strong>le</strong>s orchestrations chromatiques et, qui clôture ici <strong>le</strong> parcours avec<br />
Matisse.<br />
[…]<br />
Un nouvel é<strong>de</strong>n<br />
Le Midi, cadre, dans <strong>le</strong>s premières années du XX e sièc<strong>le</strong>, <strong>de</strong> gran<strong>de</strong>s innovations plastiques a été<br />
pour <strong>le</strong>s peintres qui s’y retrouvent régulièrement, loin <strong>de</strong>s conflits qui troub<strong>le</strong>nt <strong>le</strong> sièc<strong>le</strong>, une terre<br />
d’accueil, un refuge en temps d’exception. Il est aussi une nouvel<strong>le</strong> Arcadie, un mon<strong>de</strong> où « tout est<br />
luxe, calme et volupté » selon <strong>le</strong>s mots <strong>de</strong> Bau<strong>de</strong>laire que Matisse reprendra pour l’une <strong>de</strong> ses<br />
compositions célèbres. Renoir fera <strong>de</strong> « ce pays merveil<strong>le</strong>ux, (où) il semb<strong>le</strong> que <strong>le</strong> malheur ne puisse<br />
pas vous atteindre … » son <strong>de</strong>rnier refuge. Il acquiert à Cagnes, <strong>le</strong> domaine <strong>de</strong>s Col<strong>le</strong>ttes, en 1903 où<br />
la vie s’organise <strong>de</strong> manière à lui permettre <strong>de</strong> continuer à peindre quotidiennement, car c’est une<br />
chose bien connue <strong>de</strong> ses amis : « Renoir peint comme il respire ». Renoir, lui aussi grand coloriste,<br />
trouve dans son domaine et aux a<strong>le</strong>ntours, matière à satisfaire sa gourmandise <strong>de</strong> peintres que laisse<br />
transparaître <strong>le</strong>s petits paysages, lumineux, travaillés dans cette matière cotonneuse qui est la sienne,<br />
par petites touches légères. C’est là qu’il renoue avec <strong>le</strong> thème <strong>de</strong>s gran<strong>de</strong>s baigneuses, comme un<br />
souvenir cézannien, et qui seront son testament pictural.<br />
[…]<br />
Camoin, Marquet, Manguin suivant <strong>le</strong>ur modè<strong>le</strong> Matisse, multiplient <strong>le</strong>s images <strong>de</strong> bonheur et <strong>de</strong><br />
détente : femmes rêvant sur <strong>le</strong>s terrasses, moment <strong>de</strong> repos à l’heure <strong>de</strong> la méridienne. Vision d’un<br />
mon<strong>de</strong> harmonieux où <strong>le</strong> temps semb<strong>le</strong> suspendu. Dans cet é<strong>de</strong>n retrouvé, Cross, Van Rysselberghe,<br />
Valtat, poursuivant <strong>le</strong>urs recherches chromatiques, et <strong>le</strong>s effets poétiques <strong>de</strong>s fins <strong>de</strong> journée,<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 26
s’éloignent du paysage pour al<strong>le</strong>r vers <strong>de</strong>s compositions plus ambitieuses, où <strong>le</strong> corps, et parfois <strong>le</strong><br />
corps en mouvement <strong>de</strong>vient <strong>le</strong> motif. Baigneuses et baigneurs peup<strong>le</strong>nt <strong>le</strong> rivage <strong>de</strong> cette mer dont<br />
Paul Morand disait qu’el<strong>le</strong> était la piscine <strong>de</strong>s dieux. Autant d’images archétypa<strong>le</strong>s du bonheur qui<br />
renouvè<strong>le</strong> l’iconographie et que l’on retrouve en écho dans <strong>le</strong>s <strong>de</strong>ux vo<strong>le</strong>ts <strong>de</strong> l’exposition.<br />
[…]<br />
Lux(e)<br />
Claudine Grammont<br />
Dès lors que <strong>le</strong> peintre fut sorti <strong>de</strong> l’atelier pour chercher au <strong>de</strong>hors la lumière et l’atmosphère, l’étu<strong>de</strong><br />
du site en peinture et <strong>de</strong> son interprétation socio-culturel<strong>le</strong> était <strong>de</strong>venu l’un <strong>de</strong>s enjeux prédominants<br />
<strong>de</strong> l’histoire <strong>de</strong> l’impressionnisme. Historiquement en effet cette pério<strong>de</strong> <strong>de</strong> la secon<strong>de</strong> moitié du XIX e<br />
sièc<strong>le</strong> correspondait à l’avènement du mon<strong>de</strong> industriel, au rayonnement <strong>de</strong> la capita<strong>le</strong> parisienne<br />
aussi bien qu’à l’émergence d’une société <strong>de</strong>s loisirs, autant d’aspects dont s’était emparé <strong>le</strong> regard<br />
objectif <strong>de</strong> l’artiste impressionniste. Avec <strong>le</strong> p<strong>le</strong>in-air, c’est toute une nouvel<strong>le</strong> iconographie du<br />
paysage qui s’était développé, à travers un certain nombre <strong>de</strong> sites privilégiés, rues <strong>de</strong> Paris, berges<br />
<strong>de</strong> la Seine ou divers lieux <strong>de</strong> villégiatures <strong>de</strong> la côte norman<strong>de</strong>. A lui seul <strong>le</strong> paysage impressionniste<br />
avait incarné un bastion, érigé par une génération d’artistes qui avait voulu évoluer en marge <strong>de</strong>s<br />
conventions académiques, et ceci bien qu’il <strong>de</strong>vint à son tour, au terme d’une décennie, un sty<strong>le</strong><br />
conventionnel qui avait perdu une gran<strong>de</strong> part <strong>de</strong> son sens initial. Certes, comme l’écrira Denis en<br />
1906, « <strong>le</strong> so<strong>le</strong>il était <strong>de</strong>venu <strong>de</strong>puis Monet <strong>le</strong> Dieu <strong>de</strong> la peinture mo<strong>de</strong>rne », mais peindre la lumière<br />
n’était pas à son fon<strong>de</strong>ment sa seu<strong>le</strong> ambition : à cela s’ajoutait, omniprésente dans <strong>le</strong>s esprits, la<br />
quête d’une vision primordia<strong>le</strong>, mythe impressionniste <strong>de</strong> l’œil vierge, ramené par <strong>le</strong>s néoimpressionnistes<br />
aux lois physiques <strong>de</strong> l’optique.<br />
A ce mon<strong>de</strong> estimé trop concret, la génération symboliste substitua à la fin du sièc<strong>le</strong> un paysage<br />
introspectif qui s’accordait aux projections menta<strong>le</strong>s <strong>de</strong> l’artiste marquant ainsi <strong>le</strong> retour du néoplatonisme<br />
en peinture. La Bretagne <strong>de</strong>vint pour Paul Sérusier, Paul Ranson, Paul Gauguin ou Emi<strong>le</strong><br />
Bernard, un nouveau lieu d’inspiration, pays alors encore reculé, où ils pouvaient nourrir <strong>le</strong>ur<br />
imaginaire <strong>de</strong> mythes ancestraux. Car déjà se fait jour au sein <strong>de</strong> cette « Éco<strong>le</strong> <strong>de</strong> Pont Aven » une<br />
aspiration aux origines, recherche d’un état <strong>de</strong> nature post-rousseauiste, qui bien au-<strong>de</strong>là du registre<br />
strictement iconographique se traduisait par l’adoption d’un mo<strong>de</strong> <strong>de</strong> vie frustre, éloigné <strong>de</strong> la<br />
sophistication parisienne. Le projet <strong>de</strong> l’Atelier du Midi, germé dans l’esprit <strong>de</strong> Van Gogh durant ces<br />
quelques mois passés avec Gauguin en 1888, s’inscrivait dans cette utopie socia<strong>le</strong> d’un artiste coupé<br />
du mon<strong>de</strong> pour mieux s’en reprendre à la Nature. Ce rêve eut l’issue malheureuse que nous<br />
connaissons. Van Gogh sombra dans la folie et mourut en 1890. Gauguin, lui, s’en fut aux Marquises<br />
et y établit son atelier <strong>de</strong>s Tropiques. Il toucha là-bas enfin à l’archaïque vision, sans pouvoir toutefois<br />
au terme <strong>de</strong> ce voyage, se départir tota<strong>le</strong>ment du raffinement du regard occi<strong>de</strong>ntal. Il y mourut, seul,<br />
en 1903. Pendant ce même temps, dans une démarche assez similaire <strong>de</strong> retrait, Paul Cézanne<br />
rejoignait à Aix et à l’Estaque sa terre nata<strong>le</strong>, et <strong>de</strong>vint lui aussi un ermite <strong>de</strong> la peinture, un « Primitif<br />
du p<strong>le</strong>in air ».<br />
Lorsque <strong>le</strong>s fauves réunis autour <strong>de</strong> Matisse, commencèrent aux a<strong>le</strong>ntours <strong>de</strong> 1900 à découvrir la<br />
peinture <strong>de</strong> ceux qui avaient ouvert la voie au dépassement <strong>de</strong> l’impressionnisme, Gauguin, Van<br />
Gogh et Cézanne, <strong>le</strong>urs paro<strong>le</strong>s n’étaient déjà plus relayées que par <strong>de</strong>s témoignages plus ou moins<br />
certains. On sait quel<strong>le</strong> fascination exerça sur eux <strong>le</strong>s quelques extraits <strong>de</strong> <strong>le</strong>ttres <strong>de</strong> Cézanne publiés<br />
ici et là, avant et après sa mort en 1906. Cel<strong>le</strong> <strong>de</strong> Gauguin aux Marquises en mai 1903, mit quelques<br />
mois à parvenir dans <strong>le</strong>s cerc<strong>le</strong>s artistiques parisiens avant <strong>de</strong> se répandre comme une traînée <strong>de</strong><br />
poudre. A cette date, l’aventure du fauvisme a déjà commencé, dans <strong>le</strong> Midi, à Collioure, à Saint-<br />
Tropez, à Cassis et à l’Estaque. Autant <strong>de</strong> lieux dans <strong>le</strong>squels Henri Matisse, André Derain, Maurice<br />
<strong>de</strong> Vlaminck, Henri Manguin, Albert Marquet, Char<strong>le</strong>s Camoin, Raoul Dufy, Georges Braque et Emi<strong>le</strong>-<br />
Othon Friesz, transportent <strong>le</strong> rêve <strong>de</strong> <strong>le</strong>urs illustres aînés, celui d’une communauté artistique soudée<br />
autour d’un projet pictural. Pour une gran<strong>de</strong> part, ces petites « colonies » momentanées autours d’un<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 27
lieu précis, sans être <strong>de</strong>s phalanstères, fon<strong>de</strong>nt la cohésion d’un groupe « fauve » qui n’avait en<br />
<strong>de</strong>hors <strong>de</strong> cela pas <strong>de</strong> programme préétabli. En même temps, à partir <strong>de</strong> ces motifs méditerranéens<br />
se dégage entre 1904 et 1907 un corpus spécifique <strong>de</strong> paysages ou <strong>de</strong> scènes pastora<strong>le</strong>s qui<br />
détermine la spécificité iconographique du fauvisme. Mais au-<strong>de</strong>là d’une source d’inspiration, on peut<br />
légitimement se <strong>de</strong>man<strong>de</strong>r si la Méditerranée, motif <strong>de</strong> prédi<strong>le</strong>ction du fauvisme, n’a pas été au cœur<br />
d’une esthétique dont l’un <strong>de</strong>s enjeux fondamentaux était d’interroger <strong>le</strong> statut culturel <strong>de</strong> l’image.<br />
[…]<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 28
<strong>le</strong> catalogue <strong>de</strong> l’exposition<br />
Le Grand Atelier du Midi<br />
<strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard<br />
<strong>de</strong> Cézanne à Matisse<br />
ouvrage col<strong>le</strong>ctif<br />
en librairie <strong>le</strong> 13 juin <strong>2013</strong><br />
Depuis <strong>le</strong>s premiers voyages <strong>de</strong> Renoir et <strong>de</strong> Signac, <strong>le</strong> Midi a été une source infinie d'inspiration pour<br />
<strong>le</strong>s peintres. Le Grand atelier du Midi met à l'honneur <strong>de</strong>s artistes ayant eu comme sujet <strong>de</strong><br />
prédi<strong>le</strong>ction <strong>le</strong> Sud <strong>de</strong> la France.<br />
Cette manifestation conçue en diptyque couvre la pério<strong>de</strong> 1880 - 1960. Les peintures montrent<br />
combien <strong>le</strong> renouvel<strong>le</strong>ment <strong>de</strong> la forme et <strong>de</strong> la cou<strong>le</strong>ur a fondamenta<strong>le</strong>ment bou<strong>le</strong>versé la<br />
représentation pictura<strong>le</strong>.<br />
Le catalogue rassemb<strong>le</strong> <strong>de</strong>ux cents chefs-d’œuvre venus <strong>de</strong>s plus prestigieuses col<strong>le</strong>ctions nationa<strong>le</strong>s<br />
et internationa<strong>le</strong>s qui illustrent <strong>le</strong>s différents mouvements qui ont jalonné la fin du XIX e et la première<br />
moitié du XX e sièc<strong>le</strong>.<br />
La première partie se concentre sur la question du flamboiement et <strong>de</strong> l'arbitraire <strong>de</strong> la cou<strong>le</strong>ur, <strong>de</strong>puis<br />
<strong>le</strong> Van Gogh arlésien jusqu'aux fauves et jusqu'à Bonnard. El<strong>le</strong> évoque éga<strong>le</strong>ment <strong>le</strong>s territoires <strong>de</strong><br />
l'imaginaire, la poursuite d'un rêve hédoniste et la quête d'un âge d'or.<br />
La secon<strong>de</strong> partie se réfère naturel<strong>le</strong>ment à Cézanne, « père » <strong>de</strong> l'art mo<strong>de</strong>rne qui envisage forme et<br />
cou<strong>le</strong>ur dans une complémentarité, jusqu'à l'émergence d'une nouvel<strong>le</strong> écriture menant aux<br />
différentes formes <strong>de</strong> l'abstraction lyrique ou géométrique, comme l'illustrent <strong>le</strong>s œuvres <strong>de</strong> Miró, <strong>de</strong><br />
Staël, Bram Van Vel<strong>de</strong>....<br />
304 pages, relié, 320 illustrations, 39 €<br />
éditions <strong>de</strong> la Réunion <strong>de</strong>s musées nationaux - Grand Palais, Paris <strong>2013</strong><br />
...................<br />
sommaire :<br />
Introduction : « Le Grand Atelier du Midi » (B. Ely et MP Vial)<br />
Chapitre I : De la cou<strong>le</strong>ur avant toute chose (MP Vial) / « Un jardin incomparab<strong>le</strong> » Pays et mo<strong>de</strong>rnité<br />
dans <strong>le</strong>s images du Midi méditerranéen, 1880-1905 (R. Thomson) / Lux(e) (C. Grammont)<br />
Chapitre II : « … et moi, j’attendais sous <strong>le</strong> pin harmonieux » (B. Ely) / L’atelier <strong>de</strong> Picasso : <strong>le</strong> Sud,<br />
son Nord (M. Ocana) / Le surréalisme méditerranéen (C. Poullain) / La lumière et l’espace du Midi à<br />
l’épreuve <strong>de</strong> la guerre (F. Hergott)<br />
....................<br />
auteurs : Marie-Pau<strong>le</strong> Vial, directrice du musée national <strong>de</strong> l'Orangerie, Paris, Bruno Ely, directeur<br />
du musée Granet, Aix-en-<strong>Provence</strong>, Claudine Grammont, historienne <strong>de</strong> l’art, Richard Thomson<br />
Watson Gordon professor of Fine Art, Université d'Edimbourg, Maria Teresa Ocaña Gomà,<br />
conservateur honoraire <strong>de</strong>s musées d’art <strong>de</strong> Barcelone, Christine Poullain, directrice <strong>de</strong>s musées <strong>de</strong><br />
Marseil<strong>le</strong>, Fabrice Hergott, directeur du musée national d'Art mo<strong>de</strong>rne <strong>de</strong> la Vil<strong>le</strong> <strong>de</strong> Paris<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 29
<strong>le</strong>s autres publications autour <strong>de</strong><br />
l’exposition<br />
L’album <strong>de</strong> l’exposition<br />
48 pages, 9 €<br />
français, anglais<br />
écrit par Céci<strong>le</strong> Maisonneuve, historienne <strong>de</strong> l’art<br />
éditions <strong>de</strong> la Réunion <strong>de</strong>s musées nationaux – Grand Palais<br />
disponib<strong>le</strong> à partir du 13 juin <strong>2013</strong><br />
Les ateliers du Midi<br />
Hors-série Découvertes Gallimard<br />
120 x 170 cm, 8 modu<strong>le</strong>s, 8,90 €<br />
écrit par Marie-Pau<strong>le</strong> Vial, commissaire du vo<strong>le</strong>t aixois <strong>de</strong> l’exposition<br />
co-édité par Gallimard et la Réunion <strong>de</strong>s musées nationaux – Grand<br />
Palais<br />
Depuis <strong>le</strong>s premiers voyages <strong>de</strong> Van Gogh et Gauguin à Ar<strong>le</strong>s, puis <strong>de</strong><br />
Renoir et <strong>de</strong> Signac sur la Côte d’Azur dans <strong>le</strong>s années 1880, <strong>le</strong> Midi a<br />
été une source infinie d’inspiration pour <strong>le</strong>s peintres, un grand atelier à<br />
ciel ouvert. Ils y trouvent un ail<strong>le</strong>urs longtemps rêvé, où <strong>le</strong>s mythologies revivent dans la<br />
beauté <strong>de</strong>s paysages et l’intensité <strong>de</strong> la lumière, et plus simp<strong>le</strong>ment aussi un paradis.<br />
Cézanne vit à Aix et peint aussi Marseil<strong>le</strong> et l’Estaque ; Renoir s’instal<strong>le</strong> à Cagnes ; Signac<br />
fait découvrir Saint-Tropez à ses amis post-impressionnistes ; Matisse, après <strong>de</strong>s séjours à<br />
Collioure, choisit Nice ; Bonnard ne se lasse pas <strong>de</strong> peindre <strong>le</strong> Cannet… Ce hors-série met<br />
en scène <strong>le</strong>s plus bel<strong>le</strong>s représentations d’un territoire béni <strong>de</strong>s dieux et <strong>de</strong>s peintres.<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 30
<strong>le</strong> film <strong>de</strong> l’exposition<br />
Dvd vidéo<br />
<strong>de</strong> Cézanne à Bonnard<br />
L’Atelier du midi<br />
par Florence Mauro<br />
à l’occasion <strong>de</strong> l’exposition<br />
Le Grand Atelier du Midi<br />
<strong>de</strong> Cézanne à Matisse au musée Granet d’Aix-en-<strong>Provence</strong><br />
<strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, musée <strong>de</strong>s Beaux-arts <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong><br />
palais Longchamp<br />
parution <strong>le</strong> 13 juin <strong>2013</strong><br />
De Cézanne à Matisse, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard… autant <strong>de</strong> peintres qui se sont nourris <strong>de</strong>s<br />
cou<strong>le</strong>urs et <strong>de</strong>s lumières éclatantes du Midi. Ils y ont cherché <strong>le</strong>ur maison, installé <strong>le</strong>ur atelier<br />
et près <strong>de</strong> là, découvert <strong>de</strong>s paysages à peindre. Ils s’y sont, enfin, rencontrés.<br />
Ce documentaire est nourri d’un dialogue constant entre <strong>le</strong>s différents artistes <strong>de</strong> cette fin du<br />
XIX e et <strong>de</strong> la première moitié du XX e sièc<strong>le</strong>, qui n’ont cessé <strong>de</strong> s’écrire comme s’ils se<br />
parlaient ; amitiés, promena<strong>de</strong>s, échanges passionnés, correspondances. Des extraits <strong>de</strong><br />
films, <strong>de</strong>s archives personnel<strong>le</strong>s font <strong>de</strong> ce programme un assemblage d’instantanés intimes<br />
qui mènera à la cohérence d’une recherche esthétique partagée.<br />
Commentaires par <strong>le</strong> comédien Philippe Caubère.<br />
Diffusion sur Arte <strong>le</strong> dimanche 16 juin <strong>2013</strong> à 16h50<br />
réalisateur : Florence Mauro est auteur, réalisatrice et productrice ; el<strong>le</strong> a réalisé <strong>de</strong><br />
nombreux documentaires (Simone Weil, l’irrégulière, Rossellini-Bergman, <strong>le</strong>s jardins font la<br />
vil<strong>le</strong>, etc.). El<strong>le</strong> est aussi l’auteur pour la Rmn-Grand Palais du film Les autres hommes<br />
réalisé par Michel Viotte.<br />
19.90 €, 52 min, film cou<strong>le</strong>urs, français - anglais – sourds et ma<strong>le</strong>ntendants<br />
Références : AV600117 – 3336728543725<br />
édition © <strong>2013</strong> – Réunion <strong>de</strong>s musées nationaux - Grand Palais<br />
coproduction © 2012 - Zadigproductions, Rmn-Grand Palais, Arte France<br />
Disponib<strong>le</strong> aussi en VOD (ArteVod, iTunes et autres plateformes)<br />
contact <strong>presse</strong> Arte diffusion : Clémence Fléchard, 01 55 00 70 45, c-f<strong>le</strong>chard@artefrance.fr<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 31
<strong>le</strong>s applications mobi<strong>le</strong>s<br />
application innovante<br />
Gratuit<br />
Le disponib<strong>le</strong> Grand <strong>le</strong> 13 Atelier juin <strong>2013</strong> du midi<br />
Gratuit<br />
disponib<strong>le</strong> <strong>le</strong> 13 juin <strong>2013</strong><br />
application disponib<strong>le</strong> sur l’App Store et <strong>le</strong> Goog<strong>le</strong> Play Store<br />
langue : français et anglais<br />
édition © <strong>2013</strong> Réunion <strong>de</strong>s musées nationaux – Grand Palais<br />
Développée en partenariat avec Orange<br />
La Réunion <strong>de</strong>s musées nationaux - Grand Palais en partenariat avec Orange, mettent<br />
gratuitement à la disposition du public l’application Smartphone iOS et Androïd, qui invite <strong>le</strong><br />
public à une découverte hors <strong>le</strong>s murs d’une sé<strong>le</strong>ction d’œuvres issues <strong>de</strong> l’exposition, <strong>de</strong><br />
façon ludique et participative. Cette application est basée sur la géolocalisation <strong>de</strong>s lieux<br />
peints par <strong>le</strong>s artistes.<br />
L’application permet <strong>de</strong> :<br />
• découvrir une sé<strong>le</strong>ction <strong>de</strong> 30 œuvres majeures <strong>de</strong> l’exposition Le Grand Atelier du<br />
Midi<br />
• retrouver <strong>le</strong>s lieux où <strong>le</strong>s œuvres ont été peintes dans <strong>le</strong> Midi <strong>de</strong> la France<br />
• photographier <strong>le</strong>s points <strong>de</strong> vue <strong>de</strong>s artistes tout en gardant à l’écran <strong>le</strong> tab<strong>le</strong>au <strong>de</strong><br />
l’artiste grâce à une fonctionnalité <strong>de</strong> réalité augmentée<br />
• partager ses photos dans la ga<strong>le</strong>rie <strong>de</strong> l’application, sur <strong>le</strong> site web <strong>de</strong> l’exposition et<br />
sur <strong>le</strong>s réseaux sociaux<br />
• s’informer sur l’exposition et <strong>le</strong>s œuvres<br />
Le partenariat Rmn-Grand Palais et Orange<br />
La Rmn-Grand Palais et Orange ont mis en commun <strong>le</strong>urs compétences respectives pour<br />
concevoir cette application située au cœur d’un dispositif <strong>de</strong> communication et <strong>de</strong><br />
signalétique original. La Rmn-Grand Palais, conceptrice, productrice et éditrice <strong>de</strong><br />
programmes numériques multimédias et audiovisuels online et offline, <strong>de</strong>puis 1995, a<br />
naturel<strong>le</strong>ment proposé <strong>le</strong> développement d’une application mobi<strong>le</strong> participative gratuite pour<br />
<strong>le</strong> public et adaptée au sujet <strong>de</strong> l’exposition.<br />
Orange met en œuvre, <strong>de</strong>puis plusieurs années, <strong>de</strong>s projets qui associent culture et<br />
innovation technologique. Pour Orange, c’est un moyen <strong>de</strong> rendre <strong>le</strong>s bénéfices du<br />
numérique accessib<strong>le</strong>s au plus grand nombre, axe majeur <strong>de</strong> sa démarche sociéta<strong>le</strong>.<br />
e-Album Le Grand Atelier du midi<br />
<strong>de</strong> van Gogh à Bonnard - <strong>de</strong> Cézanne à Matisse<br />
Livre enrichi sur iPad et Kind<strong>le</strong> Fire (4.49€ ttc) – Français et Anglais<br />
Production et édition © <strong>2013</strong> – Réunion <strong>de</strong>s musées nationaux – Grand Palais<br />
Dès <strong>le</strong> 13 juin <strong>2013</strong><br />
L’histoire <strong>de</strong>s artistes du Sud <strong>de</strong> la France et <strong>le</strong> rapport entre eux offrent l'opportunité <strong>de</strong><br />
comparer <strong>de</strong>s œuvres qui se répon<strong>de</strong>nt par l'utilisation <strong>de</strong> la cou<strong>le</strong>ur : <strong>le</strong> jaune et <strong>le</strong> b<strong>le</strong>u -<br />
pa<strong>le</strong>tte du Sud-, <strong>le</strong> paysage, la forme, la lumière... (une quarantaine <strong>de</strong> chefs d’œuvres en<br />
HD)<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 32
<strong>le</strong>s activités autour <strong>de</strong> l’exposition<br />
visites guidées<br />
du lundi au dimanche à 10h, 11h, 14h30 et 17h <br />
<strong>le</strong> jeudi à 14h30, 17h, 19h et 20h30 <br />
en français (1h30) <br />
tarif : droit d’entrée + 5 €<br />
visites individuel<strong>le</strong>s<br />
location <strong>de</strong> l’audiogui<strong>de</strong> : 5 €<br />
disponib<strong>le</strong>s en français, anglais, italien, al<strong>le</strong>mand et audio-<strong>de</strong>scription en français<br />
(pour adultes)<br />
pour <strong>le</strong>s visiteurs mal et non-voyants<br />
visites en audio-<strong>de</strong>scription <strong>de</strong> l’exposition pour adultes et en famil<strong>le</strong><br />
tarifs : droit d’entrée + 5 €<br />
pour connaître <strong>le</strong>s dates <strong>de</strong> ces visites, contacter <strong>le</strong> service <strong>de</strong>s publics au 04 91 14 59 18<br />
pour <strong>le</strong>s visiteurs ma<strong>le</strong>ntendants<br />
audiogui<strong>de</strong> équipé du système <strong>de</strong> bouc<strong>le</strong> à induction magnétique (fonction T) : location : 5 €<br />
pour connaître <strong>le</strong>s dates <strong>de</strong> ces visites, contacter <strong>le</strong> service <strong>de</strong>s publics au 04 91 14 59 18<br />
<strong>le</strong>s enfants au musée<br />
livrets pédagogiques gratuit à <strong>de</strong>stination <strong>de</strong>s enfants à partir <strong>de</strong> 5 ans.<br />
s’adresser à l’accueil du musée<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 33
<strong>le</strong> palais Longchamp<br />
Édifié au XIX e sièc<strong>le</strong> à partir <strong>de</strong>s plans d’Henry<br />
Esperandieu (éga<strong>le</strong>ment architecte <strong>de</strong> Notre-Dame <strong>de</strong><br />
la Gar<strong>de</strong> et <strong>de</strong> la Cathédra<strong>le</strong> <strong>de</strong> la Major), <strong>le</strong> palais<br />
Longchamp est un monumental château d’eau, conçu<br />
comme une o<strong>de</strong> architectura<strong>le</strong> célébrant l'arrivée dans<br />
la vil<strong>le</strong> <strong>de</strong>s eaux du canal <strong>de</strong> la Durance. Protégé au<br />
titre <strong>de</strong>s Monuments Historiques, <strong>le</strong> Parc Longchamp<br />
s'est constitué au fil du temps, par la stratification <strong>de</strong>s<br />
différents projets, imaginés ou réalisés sur <strong>le</strong> site.<br />
Le 8 juil<strong>le</strong>t 1847, <strong>le</strong>s eaux arrivent sur <strong>le</strong> plateau Longchamp, suivant <strong>le</strong> canal tracé par l'ingénieur <strong>de</strong>s<br />
Ponts et Chaussées, Frantz Major <strong>de</strong> Montricher, transformant du même coup <strong>le</strong> paysage marseillais.<br />
Pour célébrer cet événement, l'architecte Henry Esperandieu conçoit en 1862 un projet d'envergure<br />
comprenant une fontaine monumenta<strong>le</strong> entourée <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux ai<strong>le</strong>s abritant l'une, <strong>le</strong> Museum d'Histoire<br />
Naturel<strong>le</strong>, l'autre, <strong>le</strong> musée <strong>de</strong>s Beaux-arts.<br />
Il conçoit alors un doub<strong>le</strong> escalier encerclant la fontaine pour accé<strong>de</strong>r à ces musées, <strong>de</strong>rrière laquel<strong>le</strong><br />
s'éten<strong>de</strong>nt trois jardins. Le jardin public dit «du plateau », est inauguré en 1869, en même temps que<br />
<strong>le</strong> château d'eau, tandis que <strong>le</strong> «jardin <strong>de</strong> l'Observatoire» est réalisé entre 1863 et 1864. Enfin, <strong>le</strong><br />
Jardin zoologique, ouvert aux marseillais dès 1854, illustre la passion du Second Empire pour<br />
l'exotisme et <strong>le</strong> voyage.<br />
© Vil<strong>le</strong> <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong><br />
Le musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts<br />
Le musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts est <strong>le</strong> plus ancien <strong>de</strong>s musées <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong>. Il fait partie <strong>de</strong>s quinze musées<br />
que la République crée en 1801 dans <strong>le</strong>s gran<strong>de</strong>s vil<strong>le</strong>s <strong>de</strong> France.<br />
Pendant la première moitié du XIX e sièc<strong>le</strong> <strong>le</strong>s œuvres sont présentées dans l'ancienne chapel<strong>le</strong> du<br />
couvent <strong>de</strong>s Bernardines. Sous <strong>le</strong> Second Empire, pour accueillir la col<strong>le</strong>ction désormais trop à l'étroit<br />
dans ses murs, la Vil<strong>le</strong> <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong> fait donc édifier <strong>le</strong> palais Longchamp.<br />
La col<strong>le</strong>ction du musée s'est constituée à partir <strong>de</strong>s chefs-d'œuvre <strong>de</strong>s grands maîtres envoyés par<br />
l'État en 1802, et <strong>de</strong> tab<strong>le</strong>aux provenant <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong> ou d'Aix qui avaient été saisis dans <strong>le</strong>s églises et<br />
chez <strong>le</strong>s émigrés dans <strong>le</strong>s premières années <strong>de</strong> la Révolution. El<strong>le</strong> s'enrichit pendant tout <strong>le</strong> XIX e<br />
sièc<strong>le</strong> <strong>de</strong>s tab<strong>le</strong>aux que l'État continua d'envoyer régulièrement dans <strong>le</strong>s grands musées <strong>de</strong> province.<br />
C'est ainsi que <strong>le</strong> musée peut présenter un bel ensemb<strong>le</strong> <strong>de</strong>s plus grands artistes italiens, français et<br />
<strong>de</strong>s Eco<strong>le</strong>s du nord <strong>de</strong>s XVI e et XVII e sièc<strong>le</strong> avec <strong>de</strong>s œuvres du Guerchin, du Carrache, <strong>de</strong> Pannini<br />
pour l'Italie, <strong>de</strong> Champaigne, Vouet, Lesueur, Greuze, Vernet, Hubert Robert ou David pour la France,<br />
<strong>de</strong> Rubens, Sny<strong>de</strong>rs ou Jordaens pour <strong>le</strong>s éco<strong>le</strong>s du Nord.<br />
La présentation <strong>de</strong> l'art en <strong>Provence</strong> du XVII e au XIX e sièc<strong>le</strong> est l'une <strong>de</strong>s particularités du musée. Les<br />
œuvres <strong>de</strong> Louis Finson, Jean Daret, Nicolas Mignard ou Michel Serre rappel<strong>le</strong>nt <strong>le</strong> dynamisme <strong>de</strong> ce<br />
foyer artistique qui du XVI e au XVIII e sièc<strong>le</strong> attire <strong>le</strong>s artistes <strong>de</strong> l'Europe du Nord et du Sud. On y<br />
trouve enfin un exceptionnel ensemb<strong>le</strong> <strong>de</strong> peintures, sculptures et <strong>de</strong>ssins du plus grand artiste<br />
baroque français, Pierre Puget, né à Marseil<strong>le</strong> en 1620.<br />
Enfin, aux côtés <strong>de</strong>s plus importants maîtres <strong>de</strong> l'éco<strong>le</strong> française du XIX e sièc<strong>le</strong>, comme Courbet,<br />
Corot, Daumier, Mil<strong>le</strong>t et Puvis <strong>de</strong> Chavanne, prennent place <strong>le</strong>s gran<strong>de</strong>s figures <strong>de</strong> l'éco<strong>le</strong> <strong>de</strong><br />
Marseil<strong>le</strong>, Loubon, Guigou, Ziem ou Monticelli, qui vont défendre <strong>le</strong>ur vision personnel<strong>le</strong>, claire et<br />
lumineuse <strong>de</strong>s paysages du Midi.<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 34
La rénovation du musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts au palais Longchamp<br />
La désignation <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong> comme Capita<strong>le</strong> européenne <strong>de</strong> la culture en <strong>2013</strong> a permis d'engager un<br />
programme d'investissement ambitieux en vue <strong>de</strong> la rénovation <strong>de</strong> trois musées <strong>de</strong> France dont <strong>le</strong><br />
musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts du palais Longchamp.<br />
Trois phases ont été définies pour permettre à ce site architectural exceptionnel d’accueillir <strong>de</strong>s<br />
manifestations d’envergure internationa<strong>le</strong> :<br />
- la restauration <strong>de</strong>s faça<strong>de</strong>s et <strong>de</strong> la couverture du palais Longchamp avec restitution <strong>de</strong> la verrière<br />
zénitha<strong>le</strong> du corps central du musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts<br />
- la restauration <strong>de</strong>s fontaines et <strong>de</strong>s espaces publiques<br />
- <strong>le</strong> réaménagement intérieur du musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts<br />
Pour présenter et conserver <strong>le</strong>s col<strong>le</strong>ctions selon <strong>le</strong>s conditions et <strong>le</strong>s normes muséographiques,<br />
plusieurs travaux ont été réalisés dans <strong>le</strong> musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts :<br />
- mise en place <strong>de</strong>s conditions <strong>de</strong> confort et <strong>de</strong> sécurité appropriées à l’usage <strong>de</strong> cet équipement :<br />
chauffage, éclairage, traitement d’air, sécurité incendie, accessibilité et sécurité <strong>de</strong>s personnes,<br />
muséographie…<br />
- dépose <strong>de</strong> la mezzanine inaugurée en 1981 pour une restitution originel<strong>le</strong> <strong>de</strong>s volumes et <strong>de</strong> <strong>le</strong>urs<br />
conditions d’exposition<br />
- restitution <strong>de</strong> la verrière zénitha<strong>le</strong> <strong>de</strong> la gran<strong>de</strong> ga<strong>le</strong>rie retrouvant un éclairage naturel contrôlé<br />
d'origine.<br />
- installation d’un ascenseur extérieur pour rendre <strong>le</strong> musée accessib<strong>le</strong> aux personnes à mobilité<br />
réduite.<br />
Grâce aux importants travaux entrepris par la Vil<strong>le</strong> <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong>, <strong>le</strong> musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts est<br />
aujourd'hui aux normes contemporaines <strong>de</strong> la muséographie dans <strong>le</strong>s domaines <strong>de</strong> la climatisation, <strong>de</strong><br />
la lumière, <strong>de</strong> la sécurité, et <strong>de</strong> l'accueil.<br />
Par ail<strong>le</strong>urs, <strong>le</strong>s éléments <strong>de</strong> l’espace public ont été entièrement rénovés : fontaines, péristy<strong>le</strong>s et<br />
escaliers.<br />
Le musée dispose donc maintenant <strong>de</strong> 2 200 m² <strong>de</strong> surface, dont 1 400 m² d’exposition.<br />
<strong>le</strong>s phases <strong>de</strong> restauration et <strong>le</strong> financement<br />
2009 - 2012 :<br />
Restauration <strong>de</strong>s faça<strong>de</strong>s et <strong>de</strong> la verrière - Montant 10,50 M€<br />
Financements : État 0,950 M€ - Fondation TOTAL / Fondation du patrimoine 500 K€ - Vil<strong>le</strong> 8,8 M€<br />
Fin <strong>de</strong>s travaux août 2012<br />
2011 – 2012 :<br />
Réhabilitation du musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts : Montant global 7,4 M€ dont 3,8 M€ sur <strong>le</strong> budget Vil<strong>le</strong><br />
Financement Etat 2,4 M€<br />
janvier 2012 – décembre 2012 :<br />
Réaménagements <strong>de</strong>s espaces publics (clôture, cascatel<strong>le</strong> et grand bassin, statuaire, escaliers<br />
monumentaux, corps et avant corps, mur <strong>de</strong> soutènement)<br />
Montant global 8,1 M€ dont 6,5 M€ sur <strong>le</strong> budget Vil<strong>le</strong><br />
Financement Etat 1,5 M€ - Fondation du Patrimoine / Fondation TOTAL : 0,5 M€<br />
contacts <strong>presse</strong> Vil<strong>le</strong> <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong><br />
Anthony Giordano, 04 91 14 64 37, agiordano@mairie-marseil<strong>le</strong>.fr<br />
Charlène Grimaud, 04 91 14 64 76, cgrimaud@mairie-marseil<strong>le</strong>.fr<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 35
Marseil<strong>le</strong>, Métropo<strong>le</strong> culturel<strong>le</strong> en mouvement<br />
Avec 400 000 personnes rassemblées sur<br />
<strong>le</strong> Vieux-Port, la cité phocéenne a su<br />
mobiliser ses habitants à l’occasion du<br />
lancement <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong>-<strong>Provence</strong> <strong>2013</strong>,<br />
Capita<strong>le</strong> Européenne <strong>de</strong> la Culture, <strong>le</strong> 12<br />
janvier <strong>2013</strong>. L’expérience a été<br />
renouvelée lors du « Vieux-Port, entre<br />
flammes et flots », avec à nouveau,<br />
400 000 personnes réunies sur <strong>de</strong>ux<br />
jours, <strong>le</strong>s 3 et 4 Mai <strong>2013</strong>.<br />
Grâce à cette dynamique, Marseil<strong>le</strong> se développe. D’importants chantiers donnent un<br />
nouveau souff<strong>le</strong> à tous ses quartiers : au Nord, avec Euroméditerranée qui transforme <strong>le</strong><br />
front <strong>de</strong> mer, au Sud, avec <strong>le</strong> Sta<strong>de</strong> Vélodrome agrandi et mo<strong>de</strong>rnisé et à l’Est, avec un pô<strong>le</strong><br />
<strong>de</strong> sports et <strong>de</strong> loisirs bâti sur d’anciennes friches industriel<strong>le</strong>s, à la Cape<strong>le</strong>tte.<br />
La culture reste au cœur <strong>de</strong> la Cité Phocéenne.<br />
L’offre muséa<strong>le</strong> s’enrichit avec <strong>de</strong>s musées rénovés, à la pointe <strong>de</strong> la technologie, <strong>de</strong>venant<br />
ainsi <strong>de</strong>s lieux à vocation multip<strong>le</strong> où <strong>le</strong> visiteur peut à la fois se détendre dans un lieu<br />
agréab<strong>le</strong> tout en profitant d’un équipement culturel <strong>de</strong> très gran<strong>de</strong> qualité.<br />
Cette philosophie, la Vil<strong>le</strong> <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong> la met en pratique sur ses principaux musées, comme<br />
au château Borély qui accueil<strong>le</strong>ra <strong>le</strong> musée <strong>de</strong> la mo<strong>de</strong> et <strong>de</strong> la faïence, et <strong>le</strong> musée<br />
d’Histoire qui présentera <strong>de</strong>s col<strong>le</strong>ctions historiques uniques en Europe, au cœur du Centre<br />
Bourse. Véritab<strong>le</strong> poumon vert au cœur du centre-vil<strong>le</strong>, <strong>le</strong> parc Longchamp entame une<br />
nouvel<strong>le</strong> vie.<br />
Le Musée d’Histoire <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong> <strong>de</strong>vient <strong>le</strong> plus grand Musée d’Histoire d’Europe avec ses<br />
6 500 m 2 à découvrir en septembre <strong>2013</strong>. Des vestiges uniques seront exposés et <strong>le</strong>s<br />
visiteurs termineront <strong>le</strong>ur visite dans <strong>le</strong> Jardin <strong>de</strong>s Vestiges, au milieu <strong>de</strong>s exceptionnels<br />
vestiges antiques <strong>de</strong> l’Histoire <strong>de</strong> la Cité Phocéenne. Ouverture prévue <strong>le</strong> 4 septembre <strong>2013</strong>.<br />
Le palais Longchamp, classé monument historique, constitue un musée d’envergure<br />
internationa<strong>le</strong> et un lieu inédit où musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts, Museum d’Histoire Naturel<strong>le</strong> et<br />
jardin zoologique viennent à la rencontre <strong>de</strong>s marseillais.<br />
Le musée <strong>de</strong>s Arts décoratifs, <strong>de</strong> la Mo<strong>de</strong> et <strong>de</strong> la Faïence investira prochainement<br />
l’exceptionnel Château Borély, lui aussi entièrement rénové. Le parc préféré <strong>de</strong>s marseillais<br />
fait lui aussi peau neuve. Les pavillons Est et Ouest sont repensés afin d’accueillir <strong>de</strong>s<br />
spectac<strong>le</strong>s extérieurs, concerts et défilés. Il sera inauguré <strong>le</strong> 14 Juin <strong>2013</strong> et ouvrira au<br />
public <strong>le</strong>s 15 et 16 juin <strong>2013</strong>, lors <strong>de</strong> Journées Portes Ouvertes.<br />
Lieux dédiés à l’art mo<strong>de</strong>rne, <strong>le</strong> musée Cantini et <strong>le</strong> MAC abritent l’une <strong>de</strong>s premières<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 36
col<strong>le</strong>ctions publiques <strong>de</strong> France dans ce domaine.<br />
Le [mac] musée d’art contemporain <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong> présente du 25 mai au 20 octobre <strong>2013</strong><br />
l’exposition LE PONT, manifestation <strong>de</strong> la Capita<strong>le</strong> européenne <strong>de</strong> la culture coproduite par<br />
Marseil<strong>le</strong>-<strong>Provence</strong> <strong>2013</strong> et la Vil<strong>le</strong> <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong>.<br />
Le Musée Cantini a été sécurisé et <strong>le</strong>s conditions d’accueil du public ont été améliorées.<br />
L’Opéra <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong>, l’un <strong>de</strong>s plus anciens <strong>de</strong> France, est un <strong>de</strong>s points <strong>de</strong> ren<strong>de</strong>z-vous <strong>de</strong>s<br />
plus grands noms <strong>de</strong> la scène lyrique internationa<strong>le</strong> et nationa<strong>le</strong>. Un important chantier <strong>de</strong><br />
restauration <strong>de</strong>s faça<strong>de</strong>s et d’étanchéité a été réalisé et une réfection tota<strong>le</strong> est prévue à<br />
l’horizon 2014.<br />
Le Théâtre <strong>de</strong> l’Odéon, sal<strong>le</strong> <strong>de</strong> théâtre mythique <strong>de</strong> 779 places a bénéficié d’une réfection<br />
tota<strong>le</strong> <strong>de</strong> la toiture et un réaménagement intérieur ont permis d’améliorer <strong>le</strong>s conditions<br />
d’accueil du public.<br />
Enfin, <strong>le</strong> Cinéma <strong>de</strong> l’Alhambra a été rénové grâce au financement <strong>de</strong> la municipalité à<br />
hauteur <strong>de</strong> 210 000 €. Cette sal<strong>le</strong> d’art et d’essai mythique intervient pour la diffusion <strong>de</strong>s<br />
œuvres, et aussi pour la formation <strong>de</strong>s professionnels, la production d’ateliers, la<br />
transmission aux plus jeunes (7000 chaque saison), la réalisation <strong>de</strong> ressources et <strong>le</strong><br />
soutient aux cinéastes.<br />
La municipalité a pour ambition <strong>de</strong> réaliser <strong>le</strong>s projets culturels <strong>le</strong>s plus innovants dans<br />
d'anciennes friches industriel<strong>le</strong>s, comme autant <strong>de</strong> lieux <strong>de</strong> mémoire qui participent à la<br />
rénovation <strong>de</strong> la cité. Marseil<strong>le</strong> a délibérément choisi <strong>de</strong> préserver son patrimoine industriel<br />
pour <strong>le</strong> transformer en lieux <strong>de</strong> création, <strong>de</strong> production et <strong>de</strong> diffusion parmi <strong>le</strong>s plus<br />
novateurs.<br />
C'est <strong>le</strong> cas pour la Cité <strong>de</strong>s arts <strong>de</strong> la rue, dans <strong>le</strong>s anciennes hui<strong>le</strong>ries "L'abeil<strong>le</strong>", <strong>de</strong> la<br />
Friche <strong>de</strong> la Bel<strong>le</strong>-<strong>de</strong>-Mai, dans <strong>le</strong>s anciennes manufactures <strong>de</strong> tabac, ou encore <strong>de</strong> l'ancien<br />
silo à grains, <strong>de</strong>venu sal<strong>le</strong> <strong>de</strong> spectac<strong>le</strong>s…<br />
Avec plus <strong>de</strong> 107 millions d'euros investis dans <strong>le</strong>s rénovations et un budget culturel <strong>de</strong><br />
182€/habitant, Marseil<strong>le</strong> s’inscrit dans la lignée <strong>de</strong>s métropo<strong>le</strong>s culturel<strong>le</strong>s internationa<strong>le</strong>s, en<br />
s’offrant un nouveau visage en perpétuel mouvement.<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 37
Le territoire Marseil<strong>le</strong> <strong>Provence</strong> a été sé<strong>le</strong>ctionné pour être Capita<strong>le</strong> européenne <strong>de</strong> la culture en<br />
<strong>2013</strong>. Tout au long <strong>de</strong> l’année se dérou<strong>le</strong>nt <strong>de</strong>s centaines <strong>de</strong> manifestations culturel<strong>le</strong>s et artistiques<br />
qui célèbrent <strong>le</strong> dialogue millénaire et toujours vivant entre <strong>le</strong>s cultures d’Europe et <strong>de</strong> Méditerranée.<br />
Marseil<strong>le</strong>-<strong>Provence</strong> <strong>2013</strong> entend à la fois révé<strong>le</strong>r <strong>de</strong> jeunes ta<strong>le</strong>nts et rendre hommage aux grands<br />
artistes inspirés par ce territoire tels Van Gogh, Dufy, Picasso, César ou encore Le Corbusier<br />
(expositions Le Grand Atelier du Midi, Picasso céramiste et la Méditerranée, Dufy, <strong>de</strong> Martigues à<br />
l’Estaque, LC au J1. Le Corbusier et la question du brutalisme).<br />
Tous <strong>le</strong>s mo<strong>de</strong>s d’expression artistique orchestrent ce grand ren<strong>de</strong>z-vous : danse contemporaine<br />
(Août en danse), musique (<strong>le</strong> programme <strong>de</strong> rési<strong>de</strong>nces Watt!), arts visuels, art contemporain (Ici,<br />
ail<strong>le</strong>urs, Ulysses, Le Pont, Des images comme <strong>de</strong>s oiseaux, Les Archipels réinventés / 2 – Les Prix <strong>de</strong><br />
la Fondation d’entreprise Ricard), théâtre, arts <strong>de</strong> la rue (La Fol<strong>le</strong> histoire <strong>de</strong>s arts <strong>de</strong> la rue ;<br />
Métamorphoses), littérature et cinéma. Riche <strong>de</strong> programmes pluridisciplinaires (This is not Music, La<br />
nuit industriel<strong>le</strong>), la Capita<strong>le</strong> s’ouvre éga<strong>le</strong>ment à la gastronomie (Le théâtre <strong>de</strong>s cuisines). Dans <strong>le</strong>s<br />
musées (Cadavre exquis, Suite méditerranéenne, Rodin, la lumière <strong>de</strong> l’antique, Le Trésor <strong>de</strong>s<br />
Marseillais, etc.), dans <strong>le</strong>s théâtres ou en p<strong>le</strong>in air, dans <strong>le</strong>s vil<strong>le</strong>s et au cœur <strong>de</strong> la nature (GR®<strong>2013</strong>,<br />
TransHumance), chacun est invité à participer.<br />
Trois épiso<strong>de</strong>s rythment l’année Capita<strong>le</strong> :<br />
- épiso<strong>de</strong> 1, <strong>de</strong> janvier à mai : Marseil<strong>le</strong> <strong>Provence</strong> accueil<strong>le</strong> <strong>le</strong> mon<strong>de</strong><br />
- épiso<strong>de</strong> 2, <strong>de</strong> juin août : Marseil<strong>le</strong> <strong>Provence</strong> à ciel ouvert<br />
- épiso<strong>de</strong> 3, <strong>de</strong> septembre à décembre : Marseil<strong>le</strong> <strong>Provence</strong> aux mil<strong>le</strong> visages<br />
Inaugurations <strong>de</strong> nouveaux équipements culturels conçus ou rénovés par <strong>de</strong>s architectes<br />
contemporains <strong>de</strong> renommée internationa<strong>le</strong> (Tour-Panorama <strong>de</strong> la Friche la Bel<strong>le</strong> <strong>de</strong> Mai, Fonds<br />
régional d’art contemporain <strong>Provence</strong>-Alpes-Côte d’Azur, MuCEM, musée <strong>de</strong>s civilisations <strong>de</strong> l’Europe<br />
et <strong>de</strong> la Méditerranée, Villa Méditerranée, musée Regards <strong>de</strong> <strong>Provence</strong>), réouverture <strong>de</strong> musées<br />
après d’importants travaux <strong>de</strong> rénovation (musée Cantini, musée <strong>de</strong>s Beaux-arts / palais Longchamp,<br />
chapel<strong>le</strong> <strong>de</strong>s Pénitents blancs, etc.), vernissages <strong>de</strong> gran<strong>de</strong>s expositions et rassemb<strong>le</strong>ments festifs<br />
ouvrent <strong>le</strong>s épiso<strong>de</strong>s.<br />
Parmi <strong>le</strong>s lieux que découvre <strong>le</strong> public en <strong>2013</strong>, <strong>le</strong> J1, un vaste hangar rénové pour l’occasion. Mis à la<br />
disposition <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong>-<strong>Provence</strong> <strong>2013</strong> par <strong>le</strong> Grand Port Maritime <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong>, <strong>le</strong> J1, situé entre la<br />
Major et la place voisine <strong>de</strong> la Joliette, s’avance dans l’eau du port. Son plateau supérieur <strong>de</strong> 6 000<br />
mètres carrés accueil<strong>le</strong> <strong>de</strong>s expositions et <strong>de</strong>s ateliers, un espace dédié aux enfants, une librairie et<br />
un restaurant avec vue sur <strong>le</strong> port et la mer.<br />
Visib<strong>le</strong> <strong>de</strong>puis <strong>le</strong> J1, la Digue du large, fermée au public <strong>de</strong>puis <strong>de</strong>s années, est rendue à la<br />
promena<strong>de</strong> pendant la durée <strong>de</strong> l’exposition <strong>de</strong> l’installation Les terrasses <strong>de</strong> l’artiste Ka<strong>de</strong>r Attia.<br />
La Capita<strong>le</strong> s’est préparée avec <strong>le</strong>s acteurs culturels, économiques et sociaux, qui se sont engagés<br />
dans <strong>de</strong>s programmes inédits comme celui <strong>de</strong>s Ateliers <strong>de</strong> l’EuroMéditerranée par exemp<strong>le</strong>.<br />
Développés par Marseil<strong>le</strong>-<strong>Provence</strong> <strong>2013</strong>, <strong>le</strong>s Ateliers invitent <strong>de</strong>s artistes <strong>de</strong> toutes disciplines à créer<br />
<strong>de</strong>s œuvres dans <strong>de</strong>s espaces non dédiés à l’art. Entreprises privées, organismes publics et<br />
associations mettent <strong>le</strong>urs espaces et <strong>le</strong>urs ressources à la disposition <strong>de</strong>s artistes. La soixantaine<br />
d’œuvres ainsi créées sont révélées au public au fil <strong>de</strong>s manifestations qui ponctuent l’année.<br />
Depuis 2012, <strong>le</strong>s habitants du territoire sont conviés à participer à la préparation <strong>de</strong> l’année Capita<strong>le</strong>.<br />
Leur connaissance intime du territoire est mobilisée ; une gran<strong>de</strong> col<strong>le</strong>cte <strong>de</strong> photos, (Les chercheurs<br />
<strong>de</strong> Midi) a été lancée avec la complicité <strong>de</strong>s médias et institutions partenaires. Patrimoine vivant et<br />
sensib<strong>le</strong>, <strong>le</strong>s clichés témoignent <strong>de</strong>s mo<strong>de</strong>s <strong>de</strong> vie <strong>de</strong>s habitants du Midi <strong>de</strong> la France. Le programme<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 38
Quartiers Créatifs instal<strong>le</strong> <strong>de</strong>s artistes en rési<strong>de</strong>nce au cœur <strong>de</strong> quartiers en rénovation urbaine dans<br />
l’objectif <strong>de</strong> développer <strong>de</strong>s interventions artistiques <strong>de</strong>stinées à questionner, à améliorer ou à<br />
changer <strong>le</strong> cadre <strong>de</strong> vie <strong>de</strong>s habitants.<br />
Retrouvez la programmation <strong>de</strong> l’année Capita<strong>le</strong> sur mp<strong>2013</strong>.fr<br />
Dates clés<br />
29 mars 2004 : dépôt <strong>de</strong> la candidature <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong> <strong>Provence</strong><br />
19 décembre 2007 : annonce <strong>de</strong>s vil<strong>le</strong>s présé<strong>le</strong>ctionnées pour la phase fina<strong>le</strong><br />
9 septembre 2008 : <strong>le</strong> jury nomme Košice comme vil<strong>le</strong> slovaque<br />
16 septembre 2008 : pour la France, <strong>le</strong> jury désigne Marseil<strong>le</strong> <strong>Provence</strong> !<br />
Chiffres Clés<br />
97 communes associées <br />
1,9 million d’habitants dont la moitié se trouve à Marseil<strong>le</strong><br />
Plusieurs centaines d’évènements programmés : spectac<strong>le</strong>s, concerts, expositions, projets<br />
participatifs, grands ren<strong>de</strong>z-vous festifs.<br />
2 millions <strong>de</strong> visiteurs <strong>de</strong> janvier à avril <strong>2013</strong><br />
650 000 participants au week-end d’ouverture (12 et 13 janvier)<br />
Košice <strong>2013</strong><br />
« Nous encourageons la créativité » est <strong>le</strong> fil rouge <strong>de</strong> la programmation <strong>de</strong> Košice <strong>2013</strong>, construite<br />
autour <strong>de</strong> l’importance <strong>de</strong> la mixité socia<strong>le</strong> et <strong>de</strong> la relation <strong>de</strong> l’homme à la vil<strong>le</strong> et à la nature. Plus<br />
d’informations sur : kosice<strong>2013</strong>.sk<br />
Contacts <strong>presse</strong> Marseil<strong>le</strong>-<strong>Provence</strong> <strong>2013</strong><br />
Presse régiona<strong>le</strong>, Sophie Sutra, sophie.sutra@mp<strong>2013</strong>.fr, tél. + 33 (0)6 77 34 03 35<br />
Presse internationa<strong>le</strong>, Claudine Colin Communication, Diane Junqua, diane@claudinecolin.com<br />
Tél. +33 (0)1 42 72 60 01<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 39
<strong>le</strong>s partenaires <strong>de</strong> l’exposition<br />
La Caisse d’Epargne <strong>Provence</strong>-Alpes-Corse<br />
une banque engagée sur son territoire<br />
Son histoire puise ses racines dans la philanthropie. Chacune <strong>de</strong> ses actions menées au<br />
service <strong>de</strong> l’économie s’imprègne <strong>de</strong> l’objet social qui l’a vu naître : l’intérêt général.<br />
Et parce que la culture est un formidab<strong>le</strong> trait d’union entre l’histoire et l’avenir, el<strong>le</strong> mène<br />
une politique dynamique <strong>de</strong> mécénat.<br />
Un <strong>de</strong>s principaux mécènes <strong>de</strong> son territoire<br />
Moteur <strong>de</strong> la vie économique et au service <strong>de</strong>s territoires, la Caisse d’Epargne <strong>Provence</strong>-<br />
Alpes-Corse est engagée <strong>de</strong> longue date en faveur du mécénat culturel.<br />
Lorsque la CEPAC a fait <strong>le</strong> choix <strong>de</strong> soutenir Marseil<strong>le</strong> <strong>Provence</strong> <strong>2013</strong>, son choix s’est porté<br />
avec évi<strong>de</strong>nce sur <strong>le</strong> Grand Atelier du Midi, exposition phare <strong>de</strong> l’année Capita<strong>le</strong>.<br />
Cette exposition met en évi<strong>de</strong>nce que la <strong>Provence</strong> a été <strong>le</strong> théâtre d’une étape clé <strong>de</strong><br />
l’histoire <strong>de</strong> l’Art, véritab<strong>le</strong> tournant <strong>de</strong> la mo<strong>de</strong>rnité en peinture. El<strong>le</strong> fait écho à la<br />
philosophie du mécénat que la Caisse d’Epargne concrétise aujourd’hui au travers <strong>de</strong>s<br />
projets qu’el<strong>le</strong> soutient : être acteur <strong>de</strong>s grands ren<strong>de</strong>z-vous qui marquent <strong>le</strong> développement<br />
du territoire. L’engagement <strong>de</strong> la Caisse d’Epargne en faveur du Grand Atelier du Midi traduit<br />
cette ambition.<br />
Au-<strong>de</strong>là <strong>de</strong> cet engagement raisonné, la CEPAC est consciente que <strong>le</strong> retour <strong>de</strong> ces chefs<br />
d’œuvre sur <strong>le</strong> territoire <strong>de</strong> <strong>le</strong>ur création va générer une rencontre tout à fait exceptionnel<strong>le</strong><br />
pour un public particulièrement large. C’est aussi en facilitant ce type <strong>de</strong> rencontres<br />
porteuses <strong>de</strong> sens et riches en émotions que notre banque traduit sa vocation d’acteur <strong>de</strong><br />
proximité et alimente la fierté <strong>de</strong> ses salariés.<br />
La Caisse d’Epargne soutient par ail<strong>le</strong>urs l’exposition « Rodin, la lumière <strong>de</strong> l’Antique » au<br />
musée Départemental Ar<strong>le</strong>s Antique, toujours dans <strong>le</strong> cadre <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong>-<strong>Provence</strong> <strong>2013</strong> et<br />
contribue au financement <strong>de</strong> plusieurs équipements culturels comme « Le Panorama » à la<br />
Friche <strong>de</strong> la Bel<strong>le</strong> <strong>de</strong> Mai ou la sal<strong>le</strong> <strong>de</strong> spectac<strong>le</strong> du Silo à Marseil<strong>le</strong>.<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 40
Air France est engagée dans <strong>le</strong> domaine culturel pour promouvoir et soutenir la création en<br />
France et dans <strong>le</strong> mon<strong>de</strong>, à travers <strong>de</strong>s projets en cohérence avec son image <strong>de</strong> marque.<br />
Ainsi, Air France est fière d'être Transporteur Aérien Officiel <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong>-<strong>Provence</strong> <strong>2013</strong><br />
Capita<strong>le</strong> européenne <strong>de</strong> la culture. Dans <strong>le</strong> cadre <strong>de</strong> cette manifestation, la Compagnie est<br />
partenaire <strong>de</strong> l'exposition Le Grand Atelier du Midi.<br />
Air France vous souhaite un agréab<strong>le</strong> voyage au cœur du Midi qui a inspiré <strong>le</strong>s plus grands<br />
peintres du vingtième sièc<strong>le</strong>, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, <strong>de</strong> Cézanne à Matisse.<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 41
<strong>le</strong>s partenaires média<br />
http://provence-alpes.france3.fr/<br />
http://www.franceb<strong>le</strong>u.fr/station/france-b<strong>le</strong>u-provence<br />
http://www.franceinfo.fr/<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 42
informations pratiques<br />
Musée <strong>de</strong>s Beaux-arts<br />
Palais Longchamp, 13004 Marseil<strong>le</strong><br />
accès personne à mobilité réduite : Bou<strong>le</strong>vard Montricher<br />
en bus : ligne 81, arrêt Cinq avenues<br />
en métro : ligne 1, station Cinq avenues – Longchamp<br />
en tramway : ligne T2, arrêt Longchamp<br />
informations<br />
tél. : +33 (0)4 91 14 59 18<br />
www.marseil<strong>le</strong>.fr<br />
horaires<br />
ouvert tous <strong>le</strong>s jours <strong>de</strong> 9h à 19h, sauf <strong>le</strong>s jeudis (nocturne) ouvert <strong>de</strong> 12h à 23h<br />
individuels<br />
tarif p<strong>le</strong>in : 11 €<br />
tarif réduit : 9 € / moins <strong>de</strong> 25 ans, plus <strong>de</strong> 65 ans, personnes en situation <strong>de</strong> handicap et <strong>le</strong>ur<br />
accompagnateur<br />
gratuité : moins <strong>de</strong> 13 ans, bénéficiaires du RSA ou du minimum vieil<strong>le</strong>sse, <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emploi<br />
tarifs réduits et gratuité accordés sur présentation d’un justificatif en cours <strong>de</strong> validité<br />
location audiogui<strong>de</strong> : 5 € (français, anglais, al<strong>le</strong>mand et italien)<br />
groupes<br />
réservation obligatoire<br />
à partir <strong>de</strong> 15 entrées payantes (maximum 25 personnes)<br />
tarif : 9 € par personne (hors scolaires)<br />
gui<strong>de</strong> conférencier (1h30) : 165 €<br />
droit <strong>de</strong> paro<strong>le</strong> pour une exposition : 25 €. Location d’audiophone (obligatoire) : 40 €<br />
information et réservation à l’office <strong>de</strong> tourisme : + 33 (0)4 91 13 89 06 ou + 33 (0)4 91 13 89 03<br />
bil<strong>le</strong>t couplé pour voir <strong>le</strong>s <strong>de</strong>ux vo<strong>le</strong>ts <strong>de</strong> l’exposition<br />
tarif individuel : 19 € / tarif réduit : 16 €<br />
tarif groupe : 18 € par personne<br />
droit <strong>de</strong> paro<strong>le</strong> du médiateur pour <strong>le</strong>s <strong>de</strong>ux vo<strong>le</strong>ts <strong>de</strong> l’exposition : 30 € + location d’audiophone<br />
bil<strong>le</strong>terie individuels<br />
aux guichets du musée <strong>de</strong>s beaux-arts, du centre <strong>de</strong> la Vieil<strong>le</strong> Charité, du musée Cantini, au Pavillon<br />
M, et sur Digitick.com<br />
librairie boutique<br />
accessib<strong>le</strong> aux heures d’ouverture du musée<br />
réservations sur : MP<strong>2013</strong>.FR, FNAC.COM, FRANCEBILLET.COM, TICKETNET.FR<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 43
Les expositions associées<br />
au Grand Atelier du Midi<br />
PICASSO CÉRAMISTE ET LA MÉDITERRANÉE<br />
Aubagne, chapel<strong>le</strong> <strong>de</strong>s Pénitents Noirs<br />
Du 27 avril au 13 octobre<br />
L’exposition est présentée dans <strong>le</strong> centre d’art installé dans la bel<strong>le</strong> chapel<strong>le</strong> <strong>de</strong>s Pénitents<br />
Noirs. Dans <strong>le</strong>s années 1950, Picasso a largement exploré la thématique <strong>de</strong> la civilisation<br />
méditerranéenne sur tous <strong>le</strong>s supports, peintures, gravures, lithographies et a embrassé l’art<br />
<strong>de</strong> la céramique avec autant <strong>de</strong> génie et <strong>de</strong> vitalité que la sculpture et la peinture.<br />
L’exposition présente environ cent vingt œuvres autour <strong>de</strong> cette même thématique, certaines<br />
d’entre el<strong>le</strong>s jamais rassemblées ni montrées.<br />
Commissariat : Joséphine Matamoros, Bruno Gaudichon.<br />
Coproduction : Communauté d’Aubagne et du Pays <strong>de</strong> l’Étoi<strong>le</strong>, Marseil<strong>le</strong>-<strong>Provence</strong> <strong>2013</strong><br />
Partenaires projet : Printemps Marseil<strong>le</strong> et Meub<strong>le</strong>s Lacaux<br />
DUFY, DE MARTIGUES À L’ESTAQUE<br />
Martigues, Musée Ziem<br />
Du 13 juin au 13 octobre<br />
L’exposition met en exergue <strong>le</strong>s travaux <strong>de</strong> Dufy dans ses ateliers du Midi, <strong>de</strong>puis son<br />
premier séjour en 1903 à Martigues jusqu’aux peintures exécutées à Marseil<strong>le</strong> au sortir <strong>de</strong> la<br />
guerre. Le musée Ziem propose <strong>de</strong> suivre <strong>le</strong>s différentes recherches menées par Dufy<br />
durant une vingtaine d’années, permettant au visiteur <strong>de</strong> découvrir <strong>de</strong>s toi<strong>le</strong>s et <strong>de</strong>s <strong>de</strong>ssins,<br />
pour la plupart encore inédits. Sont exposées ses premières œuvres, fortement marquées<br />
par l’impressionnisme, puis <strong>de</strong>s toi<strong>le</strong>s où il adopte une écriture plus libre dans laquel<strong>le</strong><br />
explose la cou<strong>le</strong>ur, parfois vio<strong>le</strong>nte, tel<strong>le</strong> qu’il la reçoit dans <strong>le</strong> Midi. Enfin, après avoir<br />
analysé l’épiso<strong>de</strong> cubiste <strong>de</strong> l’Estaque en 1908, durant <strong>le</strong>quel la <strong>le</strong>çon cézanienne est<br />
omniprésente, l’exposition s’achève sur <strong>le</strong>s <strong>de</strong>rniers changements stylistiques <strong>de</strong> l’artiste,<br />
annonciateurs <strong>de</strong>s formes et <strong>de</strong>s coloris qui marqueront durab<strong>le</strong>ment ses toi<strong>le</strong>s suivantes.<br />
commissariat : Lucienne Del’Furia.<br />
Coproduction : Vil<strong>le</strong> <strong>de</strong> Martigues, Communauté d’agglomération du Pays <strong>de</strong> Martigues,<br />
Marseil<strong>le</strong>-<strong>Provence</strong> <strong>2013</strong><br />
Partenaire projet: AXA<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 44
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<strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard<br />
musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts, Palais Longchamp, Marseil<strong>le</strong><br />
Vincent Van Gogh<br />
L’Arlésienne, Madame Ginoux<br />
Hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 91x73 cm<br />
Paris, musée d’Orsay<br />
© Rmn - Grand Palais (musée d’Orsay) / Gérard<br />
Blot<br />
Paul Gauguin<br />
Les Alyscamps<br />
1888<br />
Hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 91,5 x 72,5 cm<br />
Paris, musée d’Orsay<br />
© RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé<br />
Lewandowski<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 45
Paul Cézanne<br />
Le Golfe <strong>de</strong> Marseil<strong>le</strong> vu <strong>de</strong> l’Estaque 1878-<br />
1879<br />
Hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 58 x 72 cm<br />
Paris, musée d’Orsay<br />
© RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / Thierry<br />
Le Mage<br />
Clau<strong>de</strong> Monet<br />
Vue <strong>de</strong> Bordighera<br />
1884<br />
Hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 33 x 40,7 cm<br />
Los Ange<strong>le</strong>s, The Armand Hammer Foundation,<br />
Hammer Museum<br />
© Hammer Museum, Los Ange<strong>le</strong>s<br />
Clau<strong>de</strong> Monet<br />
Cap d’Antibes : coup <strong>de</strong> Mistral<br />
1888<br />
Hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 66 x 81.3 cm<br />
Boston, Museum of Fine Arts<br />
Legs du Dr. Arthur Tracy Cabot<br />
Photograph © <strong>2013</strong> Museum of Fine Arts, Boston<br />
Paul Signac<br />
Femmes au puits<br />
1892<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 194,5 x 130 cm<br />
Paris, musée d'Orsay<br />
© RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / Hervé<br />
Lewandowski<br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 46
Francis Picabia<br />
St Tropez, effet <strong>de</strong> so<strong>le</strong>il<br />
1909<br />
Hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 81,5 x 100,5 cm<br />
Col<strong>le</strong>ction particulière<br />
© Courtesy Ga<strong>le</strong>rie Artverea’s Genève<br />
© Adagp, Paris <strong>2013</strong><br />
Aristi<strong>de</strong> Maillol<br />
Paysage <strong>de</strong>s Pyrénées Orienta<strong>le</strong>s<br />
1885-1886<br />
Hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 46 x 55,5 cm<br />
Col<strong>le</strong>ction Particulière<br />
© François Doury<br />
© Adagp, Paris <strong>2013</strong><br />
André Derain<br />
Le Faubourg <strong>de</strong> Collioure<br />
1905<br />
Hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 59,5 x 73,2 cm<br />
Paris, Centre Pompidou, musée national d’art<br />
mo<strong>de</strong>rne, achat en 1966<br />
© Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-<br />
Grand Palais / Philippe Migeat<br />
© Adagp, Paris <strong>2013</strong><br />
Emi<strong>le</strong> Othon Friesz<br />
Cassis<br />
1907<br />
Hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 65 x 81 cm<br />
Col<strong>le</strong>ction Larock Granoff<br />
© Photo Serve Veignant<br />
© Adagp, Paris <strong>2013</strong><br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 47
Raoul Dufy<br />
Le Marché aux poissons à Marseil<strong>le</strong><br />
1904-1905<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 54 x 65 cm<br />
Madrid, col<strong>le</strong>ction Carmen Thyssen-Bornemisza, en<br />
dépôt au musée Thyssen-Bornemisza<br />
© Col<strong>le</strong>ction Carmen Thyssen-Bornemisza, en dépôt<br />
au Museo Thyssen-Bornemisza, Madrid<br />
© Adagp, Paris <strong>2013</strong><br />
Raoul Dufy<br />
Paysage <strong>de</strong> <strong>Provence</strong><br />
1905<br />
Hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 65 x 81 cm<br />
Paris, musée d'art mo<strong>de</strong>rne <strong>de</strong> la Vil<strong>le</strong> <strong>de</strong> Paris<br />
© RMN-Grand Palais / Agence Bulloz<br />
© Adagp, Paris <strong>2013</strong><br />
Henri-Char<strong>le</strong>s Manguin<br />
Jeanne à l’ombrel<strong>le</strong>, Cavalière<br />
1906<br />
Hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 61 x 50 cm<br />
Bie<strong>le</strong>feld, Kunsthal<strong>le</strong><br />
© Kunsthal<strong>le</strong> Bie<strong>le</strong>feld / photo Ingo Bustorf ©<br />
Adagp, Paris <strong>2013</strong><br />
Henri-Char<strong>le</strong>s Manguin<br />
La Baigneuse<br />
1906<br />
Hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 116,5 x 89,5 cm<br />
Musée <strong>de</strong> Grenob<strong>le</strong><br />
© Musée <strong>de</strong> Grenob<strong>le</strong> / photo Jean-Luc Lacroix<br />
© Adagp, Paris <strong>2013</strong><br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 48
Char<strong>le</strong>s Camoin<br />
Le Voilier dans la baie <strong>de</strong>s Canoubiers<br />
1939<br />
Hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 60 x 92 cm<br />
Col<strong>le</strong>ction particulière<br />
© François Doury<br />
© Adagp, Paris <strong>2013</strong><br />
Char<strong>le</strong>s Camoin<br />
Terrasse à St Tropez<br />
1905<br />
hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 74 x 110cm<br />
Centre national <strong>de</strong>s arts plastiques, dépôt au<br />
Musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts <strong>de</strong> Nice, 1952<br />
© CNAP / photo Maruiel Anssens - Musée <strong>de</strong>s<br />
Beaux-Arts <strong>de</strong> Nice<br />
© Adagp, Paris <strong>2013</strong><br />
Albert Marquet<br />
Le Vieux Port à Marseil<strong>le</strong><br />
1917<br />
Hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 60 x 73 cm<br />
Paris, Centre Pompidou, musée national d’art<br />
mo<strong>de</strong>rne, en dépôt <strong>de</strong>puis janvier 1972 au Musée<br />
<strong>de</strong>s Beaux-Arts et d’Archéologie, Besançon<br />
© Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN /<br />
Image MBA Besançon<br />
© Adagp, Paris <strong>2013</strong><br />
Pierre Bonnard<br />
Le Cannet<br />
Vers 1930<br />
Hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 54 x 64,8 cm<br />
Toulouse, Fondation Bemberg<br />
© Fondation Bemberg, Toulouse<br />
© Adagp, Paris <strong>2013</strong><br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 49
Pierre Bonnard<br />
La Terrasse enso<strong>le</strong>illée<br />
1939-1946<br />
Hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 72 x 236 cm<br />
Col<strong>le</strong>ction particulière<br />
© Adagp, Paris <strong>2013</strong><br />
Chaïm Soutine<br />
Place du village, Vence<br />
1929<br />
Hui<strong>le</strong> sur toi<strong>le</strong>, 70,8 x 45,7 cm<br />
Col<strong>le</strong>ction Larock Granoff<br />
© photo Serge Veignant<br />
© Adagp, Paris <strong>2013</strong><br />
Pablo Picasso<br />
Barques <strong>de</strong> naïa<strong>de</strong>s et faune b<strong>le</strong>ssé<br />
31 décembre 1937<br />
Hui<strong>le</strong> et fusain sur toi<strong>le</strong>, 46x55 cm<br />
Col<strong>le</strong>ction Particulière<br />
© Photo Maurine Aeschimann, Genève<br />
© succession Picasso <strong>2013</strong><br />
Le Grand Atelier du Midi, <strong>de</strong> Van Gogh à Bonnard, vo<strong>le</strong>t Marseillais 50