Dossier de presse - Cirque du Soleil

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Dossier de presse - Cirque du Soleil

MIS EN SCÈNE PAR DIANE PAULUS

Dossier de presse

1


Présentation du spectacle

Écrit et mis en scène par Diane Paulus

Le spectacle

Amaluna nous transporte sur une île mystérieuse gouvernée

par des déesses, une contrée lointaine régie par les cycles

de la lune. Pour marquer le passage à l’âge adulte de sa fille,

la reine Prospéra tient une cérémonie rituelle en hommage

à la féminité, au renouveau et à l’équilibre au cours de laquelle

ce précieux héritage sera transmis d’une génération à l’autre.

À la suite d’une tempête provoquée par Prospéra, un groupe

de jeunes hommes débarquent sur l’île et le coeur de la

jeune fille va bientôt chavirer pour un valeureux prétendant.

Mais l’amour du jeune couple sera mis à l’épreuve et ils devront

surmonter de redoutables obstacles avant de trouver le

chemin de la confiance mutuelle, de la loyauté et de l’harmonie.

Le nom

Amaluna est formé des mots ama, qui veut dire « mère » dans

plusieurs langues, et de luna, qui signifie « lune », symbole de

la féminité évoquant à la fois la relation mère-fille et la notion

de déesse protectrice de la planète. Amaluna, c’est aussi le nom

de l’île mystérieuse dans laquelle évoluent les personnages.

Mettre en lumière le travail et la parole des femmes.

Pour la première fois au Cirque du Soleil, la distribution

d’un spectacle est constituée à 70 % d’artistes féminines

et comprend un groupe musical composé entièrement

de femmes. « Amaluna met en lumière le travail et la parole

des femmes », explique Fernand Rainville, directeur de création

du spectacle. « Amaluna est un spectacle sur le sens à donner

à l’équilibre dans une perspective féminine». Diane Paulus,

metteure en scène, ajoute : « Amaluna est moins un spectacle

sur le féminisme, qu’un appel à renouer avec notre monde

d’une manière différente ».

1


Les numéros

(Par ordre alphabétique)

Barres asymétriques

Les Garçons en captivité prêtent main-forte

aux féroces Amazones – la force féminine

de l’île – pour présenter une variante

énergique et revisitée de l’épreuve des

barres asymétriques en gymnastique.

Cerceau et bol d’eau

Sur son cerceau, la Déesse de la Lune révèle

à Miranda et lui accorde sa bénédiction tout

en chantant un air envoûtant. Sous le regard

attentif de Roméo, Miranda folâtre dans le

bol d’eau, prend peu à peu conscience de

son corps et exprime sa sexualité en livrant

un numéro d’équilibre sur cannes avant

de plonger à nouveau dans l’eau et de s’y

mouvoir comme un poisson. Roméo la rejoint

et les deux amoureux s’abandonnent à des

jeux innocents puis échangent timidement

un premier baiser.

Courroies aériennes

Miranda fait appel aux Valkyries pour libérer

Roméo. Suspendues à des courroies fixées

au Carrousel – un dispositif scénique accroché

au-dessus de la scène – elles font de grandes

envolées au-dessus du public tout en livrant

une lutte à Cali. Cette spectaculaire

démonstration de vol en quatre dimensions

requiert un sens du rythme exemplaire, sans

compter les habiletés et la force physique

qu’il faut pour se déplacer à grande vitesse

dans un rayon de 360 degrés.

Jeux icariens

et météores d’eau

Dans ce numéro classique des arts du cirque

qui exige une force, une agilité et un sens

du rythme hors du commun, des artistes

font tournoyer des météores lumineux. Les

porteurs allongés sur le dos font tournoyer

les voltigeuses au bout de leurs pieds, les

artistes se propulsent et culbutent pour

atterrir à nouveau à l’unisson.

Jonglerie

Cali capture Roméo et l’enferme dans le bol

d’eau. Pour célébrer sa victoire sur son rival,

il jongle habilement avec des balles de plus

en plus nombreuses tombées du ciel.

2

La danse du paon

Roméo s’aventure dans la Forêt enchantée

où il aperçoit la Déesse du Paon, dans une

éblouissante robe blanche, exécuter une

danse ensorcelante qui symbolise la pureté

de l’amour.


La tempête

Prospéra s’empare de son violoncelle pour

invoquer une furieuse tempête. Le tonnerre

et les éclairs font rage. Deux artistes – Dieu

et Déesse du Vent – entament un intense

ballet aérien. Suspendus à des courroies,

ils s’unissent puis se séparent, leurs

corps s’enlaçant et planant dans une

chorégraphie vigoureuse et frénétique.

Mât chinois

Faisant preuve d’une impressionnante force

musculaire, Roméo tente de retrouver

Miranda en gravissant un mât dans un

numéro tout en inventivité et en souplesse.

La déesse de l’équilibre

Prospéra invite Roméo et Miranda à observer

la Déesse de l’Équilibre, appliquée à créer

un véritable monde en suspension – un

gigantesque mobile minutieusement construit

à l’aide de treize nervures de feuilles de palmier.

Une ode à l’équilibre, ses gestes sont lents,

posés, presque méditatifs. Toute l’attention

de l’artiste est portée sur l’époustouflante

structure flottante. À la fin, lorsqu’elle retire

la plus petite pièce du mobile, l’ensemble se

désintègre d’un coup, marquant le début des

épreuves que devra traverser le jeune couple.

Planche sautoir

Captifs dans leur enclos, les Garçons se

propulsent et virevoltent dans les airs dans

une tentative enjouée d’évasion autant de la

gravité que de leur prison. Ils exécutent des

prouesses en apparence impossibles, en

atterrissant en équilibre sur leurs mains, sur

les paumes renversées de leurs partenaires,

ou encore en bondissant sur une petite

plateforme, en position très inclinée, située

à mi-chemin entre les deux extrémités de la

planche sautoir.

3


Les personnages principaux

Prospéra

Dans le monde d’Amaluna, Prospéra fait

figure de chaman. Elle est dotée de pouvoirs

magiques, mais c’est avant tout une femme

d’une profonde humanité. Prospéra veille

tout d’abord au bien-être de sa fille; elle sait

qu’elle doit permettre à Miranda de connaître

l’amour et de trouver son propre chemin,

mais rien ne l’empêchera d’utiliser ses

pouvoirs pour influencer le cours des choses,

car elle sera toujours une force protectrice

dans la vie de sa fille.

Miranda

Miranda va bientôt devenir femme. Grande

romantique, et des rêves plein la tête,

elle est espiègle, vive et enjouée. L’univers

exaltant d’Amaluna – avec ses riches

traditions, sa culture, sa flore et sa faune

splendides – lui convient à merveille.

Roméo

Le passage de la tempête provoquée par

Prospéra a amené sur l’île un groupe de

jeunes hommes. Leur chef – le vaillant

prince Roméo – et Miranda ne se seraient

jamais croisés n’eut été de l’intervention

de Prospéra. Roméo recherche tout autant

l’amour véritable que Miranda, mais il ne

se doute pas des obstacles qui se dresseront

sur sa route.

Cali

Mi-lézard, mi-humain et jaloux jusqu’à

la moelle, Cali a toujours été aux côtés

de Miranda. Même si elle considère Cali

simplement comme son animal de

compagnie, lui, est follement amoureux

d’elle. Cali fera tout en son pouvoir pour

empêcher Roméo de gagner le cœur de

sa protégée.

Le Valet de chambre

et la Nounou (clowns)

Jeeves, le valet de chambre de Roméo arrivé

avec les autres garçons, ne tardera pas à

tomber éperdument amoureux de Deeda,

la nounou de Miranda. Comme le sentiment

est réciproque, ils seront tout aussi empressés

de fonder une famille…

Déesse de la Lune

La Déesse de la Lune représente une présence

féminine forte dans le monde de Amaluna.

Elle utilise son pouvoir tantôt pour prêter

main-forte au jeune couple, tantôt pour

contrecarrer les deux amoureux dans leur

quête périlleuse vers le bonheur.

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Costumes

Dans Amaluna, la conceptrice de costumes Mérédith Caron

donne vie, par la magie de ses créations, à une cohorte de

personnages fabuleux et hétéroclites, comme si différentes

époques et diverses cultures s’étaient télescopées en un même

lieu. Elle a imaginé que cette île mystérieuse nommée Amaluna

se situe quelque part en Méditerranée : l’univers du spectacle

est un véritable carrefour entre l’Orient et l’Occident, une

contrée lointaine où l’Antiquité et l’époque contemporaine

se chevauchent et se confondent harmonieusement.

Les costumes complexes et multidimensionnels de Mérédith

Caron évoquent un univers de jour et de nuit résolument

contemporain teinté de l’esprit de la période élisabéthaine,

avec des clins d’œil complices à l’Orient et à la Scandinavie.

« C’est la rencontre d’une humanité, la glorification de la beauté

de l’être humain », dit-elle.

Les costumes d’Amaluna sont une symbiose entre théâtre et

acrobatie. Pour Mérédith Caron, le personnage et le costume

sont indissociables. « L’un appelle l’autre. C’est une communion,

une relation symbiotique, explique-t-elle. Mais avant tout, c’est

l’artiste que j’habille. »

Pour habiller ces artistes, Mérédith a créé des costumes

« progressifs » aux multiples configurations. Certains artistes

enfilent leur tenue de parade pour les moments plus théâtraux

et leur costume de performance lorsqu’ils exécutent leur

numéro. De nombreux costumes sont dotés de jambières et

autres parties amovibles : on peut tantôt retirer les manches et

ne garder que le pourpoint sur le torse, tantôt enlever le

pourpoint et ne conserver que le maillot.

Des femmes qui ont de l’étoffe

Amaluna recrée sur scène toute une mythologie féminine

fantastique. Inspirés de l’Asie mineure, les costumes corsetés

des guerrières amazones affublées de queues de cheval

et portant des bottes de cuir noir et rouge à talons hauts,

par exemple, relèvent davantage du fantasme que de la

réalité historique.

Le monde de Amaluna est aussi peuplé d’une sous couche de

personnages troubles, mi humains, mi animaux, librement

inspirés de l’univers de La Tempête de Shakespeare ; on y côtoie

des lézards, des fées et des paons.

Le denim – Matière contemporaine et

emblème de l’adolescence

Tout autant que la ligne, le choix des matières revêt une réelle

signification aux yeux de Mérédith Caron. Présent dans les

costumes des Garçons qui débarquent sur l’île de Amaluna,

le denim est travaillé avec des effets renaissants. Les pourpoints

de denim tailladés avec des crevés (des fentes aux manches

laissant entrevoir la doublure) se conjuguent avec des effets

de flocage de velours très XVIII e siècle pour donner l’impression

d’un jean contemporain.

Miranda, la fille de la reine Prospéra qui s’apprête à passer

à l’âge adulte au milieu de cette contrée isolée, porte du lin,

de la batiste et du velours dévoré, très Renaissance italienne.

Son costume exprime l’avidité de cette femme en devenir et

sa soif de découverte.

5

Rencontre de l’esthétique et de l’acrobatique

En confrontant des corps à des volumes – même les plus

légers – les costumes ne doivent jamais entraver le mouvement

des artistes. Le costume aux accents roses des artistes qui

exécutent un numéro de jeux icariens comporte un tutu amovible

pour ne pas gêner le mouvement durant leur performance.

Les manches très Renaissance dégagent les aisselles afin de

libérer le geste.

Le costume des deux monocyclistes est doté d’une cage qui

dissimule les jambes – un clin d’œil esthétique au siècle d’or

espagnol. Durant le numéro de monocycle, ces cages éclatent

en deux morceaux, annonçant du coup le début de la tempête

à la suite de laquelle l’amour naissant entre Miranda et son

prétendant sera mis à l’épreuve. La cage est faite d’une matière

ajourée laissant apercevoir la selle du monocycle pour ne pas

entraver le jeu des artistes.


Des musiciennes qui ont du cran

Les costumes des musiciennes qui incarnent des personnages

gravitant dans l’entourage de la reine Prospéra mettent en

évidence leur tempérament fort, leur côté rock et leur allure

très actuelle. Mérédith s’est inspirée de vedettes de la musique

pour créer leurs tenues. L’un des costumes est un clin d’œil au

styles vestimentaires de k.d. lang et de Roy Orbison, un autre

emprunte aux univers de John Galliano et de Tim Burton, tandis

qu’un autre est une version rock des Village People.

C’est dans un univers de nuit que Mérédith a imaginé les

musiciennes de Amaluna. « On pourrait fort bien voir des filles

dans ce genre de tenue parmi la faune hétéroclite d’un bar

avant-gardiste à Berlin, par exemple », confie Mérédith.

D’où le lien entre les costumes, la musique résolument rock

du spectacle et son univers pour le moins singulier qui rend

hommage à la beauté sous toutes ses coutures.

Gros plans sur les costumes

• La reine Prospéra est vêtue d’un ample manteau d’or composé

de quatre rectangles sur lesquels sont imprimés en sublimation

la photo du ciel tirée de la page couverture du livre GAÏA de

Guy Laliberté : il s’agit d’un majestueux système nuageux capté

à une distance de 350 km au-dessus de la surface de la Terre.

• La queue dont sont munis les costumes de paons

– un assemblage de 14 morceaux de tissu plissé à la chaleur –

se déploie sur 4,3 m au moyen d’un système de pistons

hydrauliques qui compense le poids de la queue. Réalisée

à l’échelle par rapport au corps de l’artiste, la queue est fixée

à la taille de l’artiste à l’aide d’une ceinture et son mécanisme

est dissimulé derrière des plumes brodées. Le squelette et la

voilure de la queue sont faits de fibre de verre – la même

matière utilisée dans la fabrication de cannes à pêche. Pour

recréer l’effet iridescent du plumage du paon, on a appliqué

sur la voilure, par sérigraphie, une colle afin d’y transférer un

papier métallique.

• Pour les costumes des Valkyries (numéro de courroies aériennes),

Mérédith Caron s’est inspirée du monde aquatique et maritime.

Des camaïeux de bleu et de vert évoquant la Scandinavie

se mêlent aux teintes du ciel et de la mer pour composer une

palette de couleurs apaisantes, tout en raffinement.

• La cage des costumes des monocyclistes a un diamètre de

148 cm et une hauteur de 72 cm. Ces cages sont fabriquées,

entre autres, avec du Kevlar – un polymère thermoplastique –

et de la feuille d’or.

• La robe blanche que porte l’artiste exécutant la danse du paon

comporte un bustier et une jupe. Le bustier est taillé dans un

tulle de nylon extensible recouvert de dentelle perlée et de

pierres Swarovski. Il a fallu 65 mètres de tulle de nylon blanc

non extensible pour fabriquer la jupe, qui est recouverte de

dentelle argentée et de pierres Swarovski. La robe compte

6 500 pierres Swarovski et 325 pièces de dentelle argentée.

La queue, à plissé soleil (une série de plis très fins dans le haut

qui s’élargissent légèrement vers le bas), comporte deux

panneaux de 2 mètres de voile de polyester blanc sur lequel

on a imprimé des motifs de plumes de paon blanches.

• Le spectacle Amaluna compte plus de 130 costumes qui se

déclinent en près de 800 articles différents.

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La musique

Les compositeurs Bob & Bill ont eu comme mission de créer un

son inédit pour Amaluna, de surprendre par l’inattendu, d’explorer

un son plus brut.

Les guitares sont très présentes et les sonorités, résolument

contemporaines. Basse, batterie, violoncelle, voix, claviers,

percussions et guitares électriques livrent une musique directe

sans ornementation. « Nous avons voulu libérer la puissance

à l’état brut que les artistes et les musiciennes dégagent

sur scène », expliquent Bob & Bill. Les musiciennes partagent

parfois la scène avec les acrobates ; ce détail de mise en scène

se conjugue à merveille avec l’énergie de la trame musicale.

Amaluna est le premier spectacle du Cirque du Soleil faisant

appel à un groupe musical entièrement féminin. « Nous

souhaitions transposer musicalement le cran et l’attitude

fonceuse de ces musiciennes », affirment les compositeurs.

Bob & Bill sont reconnus pour leur aptitude à brouiller les

repères entre les genres et les styles pour créer une musique

métissée et visuelle. « Nous avons créé un son pour le spectacle

en suivant la ligne d’émotion des numéros. Chaque numéro

acrobatique possède une respiration, un rythme, une montée

qui lui est propre et la musique doit en tenir compte. La musique

est une extension de l’âme d’un personnage et l’expression

sonore de la trame narrative du spectacle », expliquent Bob & Bill.

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Scénographie

Amaluna – Un événement immersif

Diane Paulus, metteure en scène de Amaluna, est reconnue

pour son habileté à faire exploser l’espace scénique traditionnel

du spectacle afin de créer des expériences immersives.

Le concept scénique de Scott Pask évoque une île enchantée,

mystérieuse et verdoyante, dont la caractéristique prédominante

est une forêt de bambous modelée avec soin, servant tout

autant à encadrer l’action qu’à l’entourer au sens littéral. Les

« branches de bambou » s’étendent au-dessus du public de

manière à créer une expérience immersive pour le spectateur.

Le scénographe a puisé son inspiration dans la nature,

notamment la forêt et la flore, pour créer un environnement

à la fois immersif et ouvert – un vaste lieu où se déroulent

des rituels, des cérémonies initiatiques ainsi que des

performances acrobatiques.

Une forêt insulaire

Les arbres émergent du pourtour de la scène et des mâts du

chapiteau pour former une canopée ouverte. À l’arrière-scène,

la végétation pousse plus près du sol pour former une grotte

dont la forme crée l’impression d’un passage.

Ressemblant véritablement à du bambou, les branches et les

tiges de la canopée donnent l’impression d’une construction

humaine. Scott a voulu faire croire à une forêt construite de

toute pièce. Bien que les composantes ne soient pas revêtues

d’une patine qui leur donnerait l’allure du bois, par exemple,

le spectateur aura l’ impression de se retrouver dans une

clairière au milieu d’une forêt.

La décoration qui occupe une bonne partie du plancher de scène

– une évocation du plumage du paon – est un important motif

emblématique du spectacle qui se retrouve jusque dans certains

des costumes iridescents de Mérédith Caron. Les images de

paon dans Amaluna sont inspirées de l’oiseau majestueux qui

accompagnait Héra, la déesse grecque des femmes, gardienne

du mariage et de la fertilité. La légende veut que l’« œil » protecteur

sur la queue du paon veille sur toutes les femmes à chaque

étape de leur vie.

Ton et lumière

Architecte de formation, Scott perçoit davantage l’espace

scénique d’Amaluna comme une installation plutôt qu’un

simple décor. Il utilise la lumière pour donner vie à cet espace,

transporter le public d’un lieu à l’autre et susciter diverses

émotions. Durant le tableau de la tempête, par exemple, les

éclairages projettent les ombres du feuillage de la canopée sur

les parois du chapiteau, créant ainsi pendant un bref instant

un sentiment de danger imminent.

8


L’imposant bol d’eau, qui sert à la fois d’équipement

acrobatique et d’élément scénique, ressemble à une gemme

translucide géante incrustée dans une couronne organique

– une sorte de vortex coincé dans l’espace-temps. Telle une

pierre précieuse, ce « joyau » change d’aspect et se transforme

sous le jeu des éclairages.

Le complexe engrenage de la vie

L’environnement scénique d’Amaluna comporte peu de pièces

mobiles – un choix délibéré visant à conférer une certaine

élégance aux numéros et à porter l’attention du spectateur sur

la performance humaine. Le scénographe a eu recours à très peu

d’effets spéciaux visuels, tandis que les éléments mécaniques

automatisés se font discrets, voire presque imperceptibles,

même s’ils ne sont pas dissimulés.

Des sections de la scène tournent de manière à ce que chacun

des spectateurs puisse voir les numéros sous tous les angles.

Une structure circulaire nommée le carrousel permet également

la rotation d’éléments très haut au dessus de la scène. Cet anneau

spécialement conçu est muni de points d’ancrage auxquels

s’accrochent non seulement des dispositifs d’éclairage, mais

aussi des voltigeurs.

Tantôt stationnaire, tantôt en mouvement, le carrousel peut

tourner à l’unisson avec la scène ou encore en sens inverse,

ce qui permet d’augmenter l’amplitude des mouvements des

artistes et des éclairages. Le carrousel permet aussi aux artistes

de s’élancer au dessus du public, ce qui accentue le côté

immersif du décor.

Gros plans sur les éléments scéniques

La canopée :

• La canopée est munie de 174 branches et de 534 sections dont

90 sont situées dans les airs et 84 en arrière-scène, pour une

longueur totale de 1,7 km.

• On trouve trois modèles de branches dans les airs et 35 dans

la partie au lointain.

Le carrousel et le gril :

• D’un diamètre de 7,6 m, le carrousel pèse plus de 2 700 kg.

• D’un poids de 3 999 kg, le gril est équipé de trois treuils

acrobatiques, chacun pouvant soulever des charges de 181 kg

et se déplacer à plus de 3 mètres à la seconde.

• Situé au centre du carrousel, le treuil acrobatique peut

soulever des charges de 450 kg et se mouvoir à 3 mètres

à la seconde.

Le bol d’eau :

• D’une hauteur de 1,7 m, le bol d’eau a un diamètre de

2,2 m et pèse 2 500 kg lorsque rempli à capacité.

Les chandeliers :

• Au nombre de six, les chandeliers sont fabriqués de tubes

d’aluminium cintrés et positionnés de manière à créer un

effet de mobile dont l’envergure est de 4,5 m.

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Biographies des concepteurs

GUY LALIBERTÉ

FONDATEUR ET GUIDE

Guy Laliberté est né à Québec en 1959. Accordéoniste, échassier et cracheur de feu, il fonde,

avec le soutien d’un noyau de complices, le premier cirque d’origine québécoise de réputation

internationale. Visionnaire audacieux, M. Laliberté sait reconnaître et cultiver le talent des

amuseurs publics de la Fête foraine de Baie-Saint-Paul pour créer, en 1984, le Cirque du Soleil.

Premier artisan du métissage des cultures et des disciplines artistiques et acrobatiques qui

caractérise le Cirque du Soleil, Guy Laliberté a été, depuis 1984, le guide de l’équipe de concepteurs

lors de la création de tous les spectacles. Il a ainsi contribué à élever les arts du cirque au rang

des grandes disciplines artistiques.

Le Cirque du Soleil est aujourd’hui une entreprise internationale par la composition de son

organisation, par ses influences et par l’étendue de ses activités. Guy Laliberté se retrouve

à la tête d’une entreprise qui déploie ses projets et ses réalisations sur cinq continents.

En octobre 2007, Guy Laliberté réalise un deuxième grand rêve : il crée la Fondation ONE DROP

visant à contrer la pauvreté en favorisant l’accès durable à l’eau potable. Ce projet, qui s’inscrit

au cœur même de la survie des êtres humains et des sociétés partout sur la planète, est né

des mêmes valeurs qui l’animent depuis les débuts du Cirque du Soleil : la conviction que ce que

l’on donne à la vie nous revient et que chaque geste individuel peut faire toute la différence.

En septembre 2009, Guy Laliberté est devenu le premier explorateur privé canadien de l’espace.

Sa mission avait pour but de sensibiliser l’humanité aux questions liées à l’eau sur la planète.

Sous le thème L’eau pour tous, tous pour l’eau, cette première mission sociale et poétique dans

l’espace visait à sensibiliser le public au moyen d’une approche artistique : une émission spéciale

de 120 minutes diffusée sur le Web regroupant diverses prestations artistiques dans 14 villes sur

cinq continents incluant la Station spatiale internationale.

Principaux prix et distinctions

En 2011, Guy Laliberté est intronisé au temple de la renommée de l’entreprise canadienne.

Le célèbre Hollywood Walk of Fame consacre une de ses prestigieuses étoiles à Guy Laliberté

en 2010. La même année, l’Ordre de la Pléiade du gouvernement du Québec élève Guy Laliberté

au grade d’Officier, l’ayant fait Chevalier six ans plus tôt. En 2008, Guy reçoit un doctorat honoris

causa de l’Université Laval, à Québec. L’année précédente, il est triple lauréat du Grand prix

de l’entrepreneur d’Ernst & Young en remportant les honneurs des volets régional, national et

international de ce prestigieux programme de reconnaissance. En 2004, la Gouverneure générale

du Canada remet à Guy Laliberté l’insigne de l’Ordre du Canada, la plus haute distinction du pays.

La même année, son nom figure au palmarès des cent personnes les plus influentes de Time

Magazine. Guy Laliberté est également honoré par le groupe Condé Nast, en 2003, dans le cadre

du Never Follow Program, un hommage aux créateurs et aux innovateurs. En 2001, il est nommé

Grand Montréalais par l’Académie du même nom. En 1997, Guy Laliberté reçoit l’Ordre national

du Québec, la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec.

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Homme de théâtre et metteur en scène prolifique, Fernand Rainville anime avec justesse et

sensibilité l’univers culturel québécois depuis plus de 25 ans. Il a fait sa marque dans le milieu

théâtral avec la mise en scène de plus d’une centaine de pièces de théâtre de création et de

répertoire, tant contemporain que classique, en plus de spectacles de variété d’envergure tels

que la production bilingue Les Misérables (1990-1991), les Légendes fantastiques (présenté de

1998 à 2007 et qui lui a valu le prix de Tourisme Québec) et Saka, spectacle équestre présenté

sous chapiteau de 2007 à 2009. En télévision, Fernand a été, entre autres, directeur artistique de

l’émission Le plaisir croît avec l’usage diffusée à Télé-Québec de 2001 à 2003.

C’est également à Fernand Rainville que l’on doit la direction artistique du spectacle d’ouverture

des Outgames au Stade olympique de Montréal en 2006. Fernand collabore régulièrement avec

le Cirque du Soleil depuis 2005. Il a été co-metteur en scène du spectacle d’ouverture des XI es

Championnats du monde FINA Montréal 2005, metteur en scène de la prestation d’avant-match

du Cirque du Soleil au Superbowl, à Miami, en 2007 ainsi que le directeur de création et metteur

en scène de Wintuk, spectacle présenté pendant quatre années au Theatre at Madison Square

Garden à New York. Pour la fondation One Drop, Fernand s’est vu confié la mise en scène de

l’expérience multimédia Aqua et, lors du voyage dans l’espace de Guy Laliberté en 2009, il a agi

comme producteur au contenu et directeur artistique de l’événement Mission sociale et poétique,

un spectacle diffusé à la télévision et sur Internet sur la thématique des enjeux de l’eau.

FERNAND RAINVILLE

DIRECTEUR DE CRÉATION

DIANE PAULUS

METTEURE EN SCÈNE

Diane Paulus est la directrice artistique de l’A.R.T. (American Repertory Theatre). Parmi les œuvres

dont elle a signé la mise en scène au sein de l’A.R.T. figurent The Gershwins’ Porgy and Bess, une

nouvelle production présentée à Broadway adaptée par la dramaturge Suzan-Lori Parks, lauréate

d’un prix Pulitzer, et la compositrice gagnante d’un prix OBIE, Diedre Murray; Prometheus Bound,

une nouvelle comédie musicale inspirée de l’ancienne tragédie grecque d’Eschyle dont le scénario

a été écrit par Steven Sater (Spring Awakening), lauréat de prix Tony et Grammy, et dont la

musique a été composée par le chanteur principal du groupe System of a Down, Serj Tankian,

et gagnant d’un prix Grammy; Death and The Powers: The Robots’ Opera, un nouvel opéra de Tod

Machover, produit en collaboration avec le MIT Media Lab, dont la première mondiale a eu lieu à

l’Opéra de Monte-Carlo; The Donkey Show, une adaptation disco de A Midsummer Night’s Dream,

présentée dans les salles Off-Broadway pendant six ans et en tournée internationale; Best of

Both Worlds, et Johnny Baseball. On lui doit également la mise en scène de la comédie musicale

HAIR (prix Tony pour la meilleure reprise), produite par le Public Theatre et présentée à Broadway

ainsi que dans le West End de Londres.

Elle a aussi mis en scène Kiss Me, Kate (Glimmerglass Opera) et Lost Highway (coproduction

d’ENO et de Young Vic). À l’opéra, Diane Paulus a signé les mises en scène de The Magic Flute

(Canadian Opera Company), Il mondo della luna au Hayden Planetarium de New York, Don

Giovanni, Le nozze di Figaro, Turn Of The Screw, Cosi fan tutte, de même que la trilogie de

Monteverdi Il ritorno d’Ulisse in patria, L’incoronazione di Poppea et Orfeo au Chicago Opera

Theatre. Diane enseigne la pratique du théâtre au département d’anglais de l’Université Harvard

et a été citée parmi les 50 femmes les plus influentes de Boston par le Boston Magazine. Elle est

titulaire d’un doctorat honorifique décerné par le Conservatoire de Boston. Il s’agit de la première

collaboration de Diane Paulus avec le Cirque du Soleil.

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SCOTT PASK

SCÉNOGRAPHE ET

CONCEPTEUR

DES ACCESSOIRES

Scénographe primé, Scott Pask a participé à diverses productions présentées tant à Broadway

qu’à Londres. Parmi les œuvres théâtrales, d’opéra et de danse auxquelles il a collaboré se

trouvent The Pillowman, avec Billy Crudup et Jeff Goldblum (prix Tony pour la meilleure

scénographie); A Behanding in Spokane, mettant en vedette Christopher Walken et A Steady Rain,

avec Daniel Craig et Hugh Jackman.

Collaborateur de longue date de Diane Paulus, Scott a travaillé avec cette dernière à de nombreux

projets, dont la remise en scène primée de HAIR à Broadway et à Londres, et The Donkey Show,

à Londres. Parmi les nombreuses scénographies à son crédit pour des spectacles de Broadway

figurent également Promises Promises, Pal Joey, Speed The Plow, Les liaisons dangereuses,

The Vertical Hour, Urinetown, Take Me Out, NINE avec Antonio Banderas, La cage aux folles et

The Coast of Utopia, des productions pour lesquelles il s’est mérité des prix Tony, Drama Desk,

Outer Critics Circle et Hewes pour la meilleure scénographie.

Tout récemment, il a conçu la scénographie de la comédie musicale à succès The Book Of Mormon,

pour laquelle il a remporté l’un des neufs prix Tony décernés pour cette production. Il a également

imaginé la scénographie de Peter Grimes au Metropolitan Opera. Son travail a été exposé à

la Quadriennale de Prague, au Bruce Museum of Science and Art, à The Leslie Lohman Gallery,

à The Met Gallery et fait partie de la collection permanente du McNay Art Museum. Scott Pask

a collaboré avec le Cirque du Soleil pour la première fois.

Au Québec comme à l’étranger, Mérédith Caron a imprimé sa marque au théâtre, au cinéma,

à l’opéra et au cirque. Avec plus de 175 collaborations à son actif, Mérédith est l’une des figures

de proue du domaine de la création de costumes au Canada. Elle a travaillé auprès de metteurs

en scène émérites, dont Pierre Bernard, Serge Denoncourt, Robert Lepage, Martine Beaulne,

René Richard Cyr, André Brassard, Daniele Finzi Pasca et Richard Monette au prestigieux Stratford

Festival, en Ontario.

Au fil de ses collaborations, Mérédith Caron accumule les prix et les distinctions au Québec, dont

un Gémeau, sept Gascon-Roux et deux Masques. Depuis près de 20 ans, elle enseigne l’histoire

de l’art et la conception de costumes à l’École nationale de théâtre du Canada à Montréal. En 1988,

elle collabore pour la première fois avec le Cirque du Soleil en dessinant des costumes dans le cadre

d’un projet en développement. Après CRISS ANGEL Believe, Mérédith a participé pour la troisième

fois à un projet du Cirque du Soleil.

MÉRÉDITH CARON

CONCEPTRICE

DES COSTUMES

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BOB ET BILL

COMPOSITEURS

Les compositeurs et arrangeurs Guy Dubuc et Marc Lessard (Bob & Bill) sont reconnus pour leur

aptitude à brouiller les repères entre les genres et les styles. En 2003, ils composent la musique

de Splinter Cell (Pandora Tomorrow), un jeu vidéo de Ubisoft couronné de succès. Ils ont aussi

réalisé plusieurs albums dont ceux de Monica Freire (Bahiatronica), Pink Floyd Redux (un album

de chansons remixées du groupe culte britannique) ainsi que l’album du spectacle KOOZA du

Cirque du Soleil. Bob & Bill signent la direction musicale et les arrangements du spectacle Soleil de

Minuit (2004), une production du Cirque du Soleil dans le cadre du 25 e anniversaire du Festival

international de jazz de Montréal et du 20e anniversaire du Cirque du Soleil.

En lice à trois reprises aux prix de l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle

et de la vidéo (ADISQ), les deux acolytes ont également créé la musique de plusieurs films et

téléséries et collaboré avec Robert Lepage en composant la musique de son spectacle Pageant

de Canotgraphie. En 2008, le duo a lancé son premier album, Crime Report, une œuvre mêlant

sonorités électroniques et organiques.

Après avoir collaboré à plusieurs reprises avec le Cirque du Soleil en signant les arrangements de

plusieurs événements spéciaux, c’est en 2009 que Bob & Bill composent la musique du spectacle

TOTEM, mis en scène par Robert Lepage. Ils composent par la suite la musique du troisième

chapitre des Chemins invisibles (Le Royaume de Tôle), un cabaret urbain présenté dans la ville

de Québec à l’été 2011. Amaluna est donc leur troisième spectacle à titre de compositeurs pour

le Cirque du Soleil.

Depuis plus de vingt-cinq ans, Jacques Boucher conçoit les environnements sonores pour une

multitude de productions du Québec et d’ailleurs. Sonorisateur pour différents artistes québécois

dont Richard Séguin, Laurence Jalbert, Diane Dufresne et Bruno Pelletier, l’expertise de Jacques

Boucher a été mise au service de comédies musicales telles que Dracula (2006) et de grands

événements, dont le méga spectacle 2000 voix chantent le monde, présenté à Québec en 2000,

avec plus de 2 300 choristes sur scène.

En 2008, Jacques est invité à mettre la main à la presque totalité des événements de la Société

du 400 e anniversaire de la ville de Québec en tant que concepteur et chef sonorisateur : il participe

à la Symphonie des mille de Gustav Mahler avec l’Orchestre symphonique de Québec, au spectacle

Le Moulin à images de Robert Lepage, dont il conçoit l’imposant système de diffusion sonore

s’étalant sur 1,2 km et à l’événement-spectacle présenté par le Cirque du Soleil. Jacques Boucher

travaille également à titre de concepteur sonore et de chef sonorisateur pour des événements

spéciaux du Cirque du Soleil. Après TOTEM, il a collaboré pour une deuxième fois à un spectacle

du Cirque du Soleil.

JACQUES BOUCHER

CONCEPTEUR SONORE

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MATTHIEU LARRIVÉE

CONCEPTEUR

DES ÉCLAIRAGES

Matthieu Larivée signe avec ingéniosité la conception lumineuse de plusieurs spectacles et

événements artistiques tant au Québec qu’ailleurs au pays. Son approche multidimensionnelle

et sa vision globale du spectacle lui ont valu de participer à des projets d’envergure tels que le

spectacle Le Petit Roy, mis en scène par Serge Postigo, et Beladi – A night at the Pyramids, un

spectacle unique avec la chanteuse Chantal Chamandy et l’Orchestre symphonique du Caire,

présenté devant les pyramides d’Égypte où Matthieu a su mettre en valeur la beauté des

majestueux monuments. Ce projet international lui a d’ailleurs valu le Prix MELDA (Middle East

Lighting Design Awards) en 2007 et la reconnaissance de ses pairs au Parnelli Awards (Las Vegas)

en 2008.

Matthieu est nommé au Gala de l’ADISQ en 2010 dans la catégorie « concepteur d’éclairage de

l’année» pour MusicMan, mettant en vedette Gregory Charles, et à nouveau en 2011 pour le

spectacle Americana de Roch Voisine. Matthieu n’hésite jamais à repousser les limites de son art,

en intégrant à ses projets la technologie vidéo et les effets scéniques. Depuis plus de dix ans,

Matthieu Larivée et son équipe de Lüz Studio signent le look visuel de bon nombre de concerts et

d’événements dont la Canadian Music Week (2010 et 2011), la Mission sociale et poétique de Guy

Laliberté (événement réalisé en 2009 durant son voyage de onze jours dans l’espace, à bord de la

Station spatiale internationale), les Concerts OSM éclatés ainsi que la conception graphique du

Grand Soir F1 en 2010. Matthieu a également collaboré avec des artistes de renom tels que le

pianiste Michel Legrand et la chanteuse Natasha St-Pier. Amaluna est la deuxième participation

de Matthieu à un spectacle du Cirque du Soleil, après Wintuk.

KAROLE ARMITAGE

CHORÉGRAPHE

Karole Armitage, directrice d’Armitage Gone!, une compagnie de danse établie à New York, a reçu

une formation rigoureuse en ballet classique. En raison de ses connaissances exceptionnelles et

approfondies des valeurs esthétiques de Balanchine et de Cunningham, elle est considérée par

certains critiques comme la véritable héritière sur le plan chorégraphique de ces deux maîtres

de la danse américaine du vingtième siècle. Connue sous le surnom de « ballerine Punk », Karole

Armitage est reconnue pour son aptitude à faire tomber les frontières afin de créer des œuvres

alliant danse, musique et art.

Après la première de Watteau Duets, Mikhail Baryshnikov l’a invitée à créer une œuvre pour

l’American Ballet Theatre, et Rudolph Nureyev a commandé une œuvre pour le Ballet de l’Opéra

de Paris. Elle a collaboré avec des compositeurs contemporains et avec des artistes comme Jeff

Koons, Brice Marden et David Salle. Elle a chorégraphié deux productions de Broadway (Passing

Strange et Hair, qui lui ont valu une nomination pour un prix Tony), des vidéos de Madonna et de

Michael Jackson ainsi que plusieurs films. Elle a conçu de nouvelles œuvres pour des compagnies

de danse, dont le Ballet du Bolshoï à Moscou, Les Ballets de Monte-Carlo, le Ballet Nacional de

Cuba et le Alvin Ailey American Dance Theatre.

Sa compagnie offre un vaste répertoire de tournée et crée des œuvres particulières pour des

festivals et des lieux de spectacle à l’échelle mondiale. Elle a dirigé des opéras des répertoires

baroque et contemporain pour des maisons prestigieuses d’Europe, y compris le Teatro Di San

Carlo de Naples, le Théâtre du Châtelet de Paris, l’Opéra lyrique d’Athènes et le Het Muziektheatre

d’Amsterdam. Elle a également chorégraphié The Cunning Little Vixen pour l’Orchestre

philarmonique de New York. Karole Armitage a été décorée en 2009 du prestigieux grade

d’honneur français de Commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres. Il s’agit de sa première

collaboration avec le Cirque du Soleil.

14


Rob Bollinger était un trampoliniste de compétition dès l’âge de 9 ans, et, comme sa famille était

propriétaire d’un club de trampoline en Illinois où il a grandi, il a été l’associé de son père pour

l’invention du mini-trampoline double. Il a étudié en sciences commerciales à l’Université de

l’Indiana grâce à une bourse reçue à titre de plongeur au tremplin de compétition. Il a remporté

deux championnats de plongeon nationaux et s’est qualifié pour les essais olympiques de 1980

et de 1984. Comme il n’a pas réussi à devenir membre de l’équipe olympique à l’une ou l’autre

de ces occasions, il s’est d’abord retiré du monde des sports de compétition. Rob a tenté sa

chance dans les domaines de l’aéronautique et de l’assurance, mais l’attraction du milieu

acrobatique étant trop grande ; il s’est mis à travailler pour des spectacles de plongeon dans des

parcs thématiques, ce qui l’a amené à parcourir l’Europe. À son retour aux États-Unis, il a mis ses

talents de plongeur et de trampoliniste à contribution dans des films et à la télévision en tant

que cascadeur professionnel, notamment pour Universal Studios. Rob s’est joint au Cirque du

Soleil en 1993 pendant la création du premier spectacle fixe Mystère, où il occupait les fonctions

d’entraîneur et d’artiste dans la troupe maison originale du spectacle. Il devient entraîneur

pour le spectacle « O », en 1997, puis coordonnateur artistique et sera finalement nommé

directeur artistique de la production. Rob a également assumé la direction artistique de Mystère.

Rob Bollinger participe à un spectacle du Cirque du Soleil à titre de concepteur de la performance

acrobatique pour une deuxième fois, après ZAIA.

ROB BOLLINGER

CONCEPTEUR DE LA

PERFORMANCE ACROBATIQUE

En 1984, à la suite de rencontres singulières chez Zingaro (France), Fred Gérard passe des forages

pétroliers aux arts du cirque. Issu de la première promotion du Centre national des arts du cirque

à Châlons-sur-Marne (France) en tant que porteur au trapèze volant, Fred est approché pour être

trapéziste dans le spectacle Nouvelle Expérience du Cirque du Soleil. Contraint de quitter la piste à

la suite d’une blessure, il devient l’assistant du metteur en scène et du directeur artistique pour

ce spectacle. Il occupera également le poste de coordonnateur artistique en tournée.

Après un court périple en Europe, il revient au Cirque du Soleil où, pour Alegría et Mystère, il fait

ses premiers pas en design d’appareils acrobatiques. Chef gréeur au Cirque du Soleil à Montréal

et formateur de techniciens de cirque, il occupera ces fonctions en tournée pour quelques

spectacles entre 1997 et 2006. En parallèle, avec d’autres compagnons circassiens, Fred Gérard

crée le regroupement Nickel Chrome à Martigues, dans le sud de la France. Au sein de cette

association dont le but est l’accompagnement de projets de cirque, il intervient comme chef

monteur/gréeur, directeur artistique, concepteur ou formateur pour des compagnies et des

projets de cirque partout dans le monde. Avec Nickel Chrome et Théâtre Europe il participe, en

collaboration avec d’autres, à la création et au développement du festival Janvier dans les Etoiles

à La-Seyne-sur-mer. C’est une deuxième collaboration pour Fred Gérard à un spectacle du Cirque

du Soleil en tant que concepteur des gréements et de l’équipement acrobatique, après OVO.

FRED GÉRARD

CONCEPTEUR DES GRÉEMENTS

ET DE L’ÉQUIPEMENT

ACROBATIQUE

15


Patricia Ruel a contribué au succès d’une myriade de pièces de théâtre, d’émissions de télévision

et d’événements spéciaux tant au Québec qu’à l’étranger. Sa feuille de route compte plus de

50 productions à titre de conceptrice d’accessoires, et une douzaine en tant que scénographe.

Patricia s’est mérité le prix du Théâtre Denise-Pelletier à deux reprises : en 2003, pour la

scénographie de la pièce Révizor, mise en scène par Reynald Robinson; et en 2004, pour la

production Edmond Dantès, mise en scène par Robert Bellefeuille.

En 2011, elle reçoit un prix Gémeau dans la catégorie « Meilleurs décors : toutes catégories

variétés, magazines, affaires publiques, sports » pour le spécial de la revue de l’année Bye Bye

2010, diffusé à la SRC. Elle a travaillé, entre autres, avec les metteurs en scène de théâtre Robert

Lepage, Dominic Champagne et Fernand Rainville et a collaboré à plusieurs projets pour le

Cirque du Soleil dont les spectacles KÀ, The Beatles LOVE et Viva ELVIS à titre de conceptrice des

accessoires; puis Wintuk et Banana Shpeel comme scénographe.

PATRICIA RUEL

CONCEPTRICE DES

ACCESSOIRES

Eleni Uranis s’est jointe au Cirque du Soleil en 1989 comme assistante auprès de la conceptrice

des costumes Dominique Lemieux. Elle collabore ensuite à divers spectacles en tant que

responsable de la recherche de matières, des essayages et du contrôle de la qualité artistique. Elle

travaille par la suite à la conception des costumes du spectacle Pomp Duck and Circumstance,

présenté à Hambourg (Allemagne) de 1997 à 1999. En 2002, elle participe à la création des

costumes du spectacle Zumanity auprès du designer de renommée mondiale Thierry Mugler.

En 2004, la carrière d’Eleni Uranis prend un autre tournant lorsqu’elle se joint à l’atelier de

maquillages du Cirque du Soleil, où ses concepts sont incarnés par les artistes de la tournée de

Dralion. Entre 2004 et 2006, Eleni Uranis a appuyé la conceptrice des maquillages Nathalie

Gagné à la création de quelques spectacles et conçoit, en 2005, les maquillages de Réflexions

de bleu, le spectacle présenté par le Cirque du Soleil dans le cadre des cérémonies d’ouverture

des XI e championnats du monde de sports aquatiques FINA. Avec Amaluna, Eleni signe les

maquillages de son sixième spectacle du Cirque du Soleil, après Dralion, Wintuk, ZED, Banana

Shpeel et Zarkana.

ELENI URANIS

CONCEPTRICE DES

MAQUILLAGES

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Village itinérant

Le village itinérant du Cirque du Soleil comprend le Grand Chapiteau, la tente artistique, la billetterie, la cuisine, l’école, les bureaux,

les entrepôts et bien plus encore. Le site, entièrement autonome sur le plan de l’alimentation électrique, compte uniquement sur un

approvisionnement local en eau et à des installations de télécommunications pour subvenir à ses besoins.

Le site

• Les infrastructures occupent un espace de

4 900 mètres carrés.

• Il faut 8 jours pour monter et 3 jours pour démonter

les installations. Ce travail est accompli par

60 techniciens appuyés par une équipe locale

d’une centaine de personnes.

Le Grand Chapiteau

• Le Grand Chapiteau peut accueillir un peu plus de

2 600 spectateurs.

• Il faut plus de 85 personnes pour monter la tente, une

opération d’une durée de 12 heures selon les conditions

météorologiques et l’état du terrain.

• Le Grand Chapiteau compte 18 morceaux de toile de

vinyle ignifugée.

• Le Grand Chapiteau a un diamètre de 51 mètres et est

soutenu par quatre mâts d’acier d’une hauteur d’environ

25 mètres.

• Le Grand Chapiteau a été fabriqué à Bordeaux, en

France, par la société Voileries du Sud-ouest, réputée

dans le monde entier pour ses grands chapiteaux.

La tente d’entrée

• Il y a une seule grande tente d’entrée où l’on

retrouve comptoirs à souvenir ainsi que des points

de restauration.

La tente VIP Rouge

• La suite VIP Rouge qui peut accueillir jusqu’à

250 invités et être réservée à titre privé.

La tente artistique

• La tente artistique abrite un espace pour les costumes,

les loges des artistes, une aire d’entraînement tout

équipée ainsi qu’une salle de physiothérapie.

• La superficie de la tente artistique est de 565 mètres carrés.

La cuisine

• La cuisine est la plaque tournante du village. On y sert

plus de 200 à 250 repas par jour, six jours sur sept et

elle se veut le lieu de rencontre de tous les membres de

la tournée (artistes et employés).

• La cuisine est constituée de 4 camions munis d’attaches

et de tentes, pouvant accueillir une centaine de personnes.

Il y a aussi une terrasse en plein air pouvant accueillir une

cinquantaine de personnes.

17


Faits saillants

AMALUNA

• Amaluna ayant eu sa première mondiale à Montréal en avril

2012 entreprend son parcours à travers différentes villes du

Canada, soit Québec, Toronto et Vancouver pour le reste de

l’année. Ensuite, la nouvelle production se dirigera vers les

États-Unis en 2013.

• Amaluna marque la première collaboration de Diane Paulus

avec le Cirque du Soleil. Reconnue pour son talent en tant que

directrice de théâtre à New York.

• Pour la première fois au Cirque du Soleil, la distribution

d’un spectacle est constituée à 70 % d’artistes féminines

et comprend un groupe musical composé entièrement

de femmes.

Distribution et équipe d’arrière-scène

• La distribution d’Amaluna comprend 52 artistes. L’équipe

d’arrière-scène, elle se compose de 12 employés au

département artistique, 10 personnes au département

des services au public, 12 personnes au département des

services à la tournée et 30 dans la direction des opérations

techniques de site.

• Au total 120 personnes de la distribution et de l’équipe

d’arrière-scène représentent 17 différentes nationalités:

Australie, Belgique, Bulgarie, Canada, Chine, Colombie,

Finlande, France, Grèce, Japon, Mongolie, Russie, Espagne,

Suisse, Ukraine, Angleterre, et États-Unis.

• Les langues les plus utilisées sont évidemment le français et

l’anglais, mais aussi plusieurs autre langues sont parlées sur

le site : Chinois, Espagnol, Russe, Grec, Japonais, etc.

• Dans chaque ville, nous engageons environ 150 travailleurs

locaux. Les rôles peuvent variés, soit des hôtes, placiers,

contrôleurs de billets, réceptionniste, sous-chefs, responsables

à la boutique etc. Il y a également, plus de 100 personnes à la

main d’œuvre pour aider au montage et démontage.

• La cuisine emploi 1 gérant de la cuisine de façon permanente

en tournée et 3 cuisiniers.

• 2 personnes en médecine de la performance sont aux services

de la distribution (1 superviseur et 1 thérapeute).

18


Cirque du Soleil en bref

De la vingtaine de saltimbanques qui le constituaient à

ses débuts en 1984, le Cirque du Soleil est une entreprise

québécoise de divertissement artistique de haute qualité

qui compte 5 000 employés, dont plus de 1 300 artistes,

provenant de plus d’une cinquantaine de pays différents.

Le Cirque du Soleil a entraîné dans son rêve plus de

100 millions de spectateurs, dans plus de trois cents villes

dans plus d’une quarantaine de pays sur six continents.

L’entreprise a établi son Siège social international à Montréal.

Pour plus d’information sur le Cirque du Soleil visitez

cirquedusoleil.com.

La mission

La mission du Cirque du Soleil est d’invoquer l’imaginaire,

provoquer les sens et évoquer l’émotion des gens autour

du monde.

Création du Cirque du Soleil

Tout a commencé à Baie-Saint-Paul, une petite municipalité

située près de la ville de Québec, au Canada, au début

des années 80. Les membres d’une troupe de théâtre de

rue fondée par Gilles Ste-Croix (Les Échassiers de Baie-

Saint-Paul) déambulent sur des échasses, jonglent, dansent,

crachent le feu et jouent de la musique. Ces jeunes amuseurs

publics, dont Guy Laliberté (le fondateur du Cirque du

Soleil), impressionnent déjà et intriguent les résidents

de Baie-Saint-Paul.

La troupe fonde ensuite Le Club des talons hauts puis,

en 1982, organise La Fête foraine de Baie-Saint-Paul, un

événement culturel où des amuseurs publics de partout

se donnent rendez-vous pour échanger et animer pendant

quelques jours les rues de la petite municipalité. La Fête

foraine est reprise en 1983 et en 1984. Le Club des talons

hauts se fait remarquer. Guy Laliberté, Gilles Ste-Croix et

leurs complices nourrissent dès lors un rêve fou : créer un

cirque québécois et amener cette troupe à voyager autour

du monde.

En 1984, le Québec célèbre le 450e anniversaire de la découverte

du Canada par Jacques Cartier, et on cherche un spectacle

pour faire rayonner les festivités dans toute la province.

Guy Laliberté présente alors un projet de spectacle, nommé

Cirque du Soleil, et réussit à convaincre les organisateurs.

Le tout premier spectacle du Cirque parcourt donc le Québec.

L’entreprise n’a jamais cessé ses activités depuis !

STATISTIQUES GÉNÉRALES

• En 1984, 73 personnes travaillaient pour le Cirque du

Soleil. L’entreprise compte aujourd’hui 5 000 employés

dans le monde entier, dont plus de 1 300 artistes.

• Le Siège social international, établi à Montréal,

compte à lui seul près de 2 000 employés.

• On retrouve plus de 100 corps de métier au Cirque

du Soleil.

• Plus de 50 nationalités sont représentées au sein

de l’entreprise et 25 langues différentes sont parlées

parmi les employés et les artistes.

• Plus de 100 millions de spectateurs ont vu un

spectacle du Cirque du Soleil depuis 1984.

• Près de 15 millions de personnes verront un spectacle

du Cirque du Soleil en 2013.

• Depuis 1992, le Cirque du Soleil ne reçoit plus

aucune subvention gouvernementale ou privée

pour ses opérations.


En 2013, Le Cirque du Soleil

présentera simultanément

19 spectacles différents :

SPECTACLES EN TOURNÉE DANS LES ARÉNAS

Europe

Europe/Moyen-Orient

Afrique

SPECTACLES EN TOURNÉE

SOUS LE GRAND CHAPITEAU

Amérique du Nord/

Europe

Europe/Japon/Asie

Amérique du Sud

Europe/Amérique du Sud

Europe

Australie

Amérique du Nord

Amérique du Nord


TM

SPECTACLES FIXES

Treasure Island

à Las Vegas

Bellagio

à Las Vegas

New York-New York

Hotel & Casino

à Las Vegas

Walt Disney World ® Resort

à Orlando, en Floride

MGM Grand

à Las Vegas

The Mirage

à Las Vegas

Luxor

à Las Vegas

ARIA Resort & Casino

CityCenter

à Las Vegas

Mandalay Bay,

à Las Vegas

Alegría, Amaluna, Corteo, Dralion, KÀ, KOOZA, La Nouba, Mystère, «O», OVO, Quidam, TOTEM, Varekai, Zarkana, Zumanity – the Sensual Side of Cirque du Soleil, Cirque du Soleil, Logo Soleil, sont des marques de commerce détenues par Cirque du Soleil et utilisées

sous licence. LOVE est une marque de commerce détenue par The Cirque Apple Creation Partnership et utilisée sous licence. The Beatles est une marque de commerce détenue par Apple Corps Limited. CRISS ANGEL et Believe sont des marques de commerce

détenues par Criss Angel et utilisées sous licence. Michael Jackson THE IMMORTAL World Tour est une marque détenue par Cirque Jackson I.P., LLC. Marques employées sous licence. Michael Jackson ONE est une marque détenue par Cirque Jackson I.P., LLC.

Marques employées sous licence. Le nom et l’image de Michael Jackson ainsi que toutes les marques de commerce, logos et autres reproductions y afférents sont détenus par Triumph International, Inc. et employés sous licence. © 2010 Cirque Jackson I.P., LLC.


SUR SCÈNE OU

DANS LES COULISSES

À VOTRE TOUR DE VOUS JOINDRE AU SPECTACLE

/EMPLOIS

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