et le VIH/SIDA. - CATIE

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et le VIH/SIDA. - CATIE

LE VIH/SIDA :

LES DONNÉES DE BASE

POUR LES COLLECTIVITÉS MÉTISSES

www.metishealth.com


Suivre la charrette rouge – les Métis et le VIH/SIDA

Le VIH/SIDA : les données de base

VIH/SIDA pour les collectivités métisses.

Suivre la charrette rouge – les Métis et le VIH/SIDA

Publié en 2003 par le Ralliement national des Métis.©

Le Ralliement national des Métis donne l’autorisation de faire des

copies de cette publication pour utilisation communautaire. La

publication du présent livret, « Suivre la charrette rouge – les Métis

et le VIH/SIDA », a été rendue possible grâce à la contribution

financière de la Stratégie canadienne sur le VIH/SIDA.

Les opinions exprimées dans la présente ressource sont celles de

l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de Santé Canada.

Pour obtenir plus de renseignements ou commander des

exemplaires originaux, veuillez communiquer avec:

Ralliement national des Métis

350, rue Sparks, bureau 201

Tour à bureaux Delta

Ottawa (ON) K1R 7S8

Téléphone : 613-232-3216

Sans frais : 1-800-928-6330

Télécopieur : 613.232.4262

Courriel : info@metisnation.ca

Site Web : www.metisnation.ca

ISBN # 0 -97329590-2

Mise en page et conception par Nation Media + Design Ltd.


DÉDICACE

Cette série sur le VIH/SIDA est dédiée à tous les citoyens de la Patrie métisse

qui continuent leur chemin dans le Monde de l’Esprit.

Puissent toutes les difficultés et pertes associées au VIH/SIDA nous amener

à nous souvenir de les respecter, de les honorer et de les appuyer ainsi que leur famille.

Qu’ils guident nos pas et notre travail pendant que nous essayons de bâtir

une Nation meilleure et plus saine.


MESSAGE DU PRÉSIDENT

Plus de 40 millions de personnes dans le monde vivent avec le VIH/SIDA. En

2001, 18 026 cas de sida avaient été signalés au Canada. De ce nombre, 437

ont été signalés comme étant des Autochtones.

Rien n’indique que l’épidémie du VIH/SIDA diminue. En effet, d’après des

statistiques récentes, une augmentation de cette épidémie a été observée dans

les collectivités autochtones, plus particulièrement dans celles des grandes villes.

Et une proportion alarmante de femmes enceintes VIH positives est autochtone.

La menace du VIH/SIDA pour nos collectivités et notre peuple est très réelle.

La protection n’est qu’une facette de notre rôle dans ce combat. À mesure que

l’épidémie progresse, et à mesure que notre peuple s’infecte, nous devons

préparer nos collectivités à prendre soin des familles qui accueilleront de

nouveau leurs enfants, infectés par le VIH/SIDA, à la maison, et à les appuyer.

Nous ne pouvons ni lever le nez sur ce sujet, ni espérer que le VIH/SIDA

n’atteigne pas le Peuple métis ou les collectivités métisses. Il l’a déjà fait. Le

bien-être et peut-être même tout l’avenir de notre Nation dépendent des

mesures que nous prenons aujourd’hui.

Je suis fier que le Ralliement national des Métis ait pu marquer un jalon et

publier cette brochure. Cette brochure est une bonne ressource et peut être un

premier pas excellent dans l’éducation du Peuple et des collectivités métis sur

les façons de se protéger contre le VIH/SIDA et de comprendre ce que c’est

pour ceux qui vivent avec le VIH/SIDA.


REMERCIEMENTS

Un merci tout spécial à l’Association des femmes inuites Pauktuutit pour la

permission d’utiliser leur matériel original, sur lequel est basée la présente

brochure. Merci aux membres du Comité consultatif ci-dessous : Sénatrice Reta

Gordon (Nation métisse de l’Ontario), Richard Wilmot (MPCBC), Fran Hyndman

(RNM), George McBeth (MNS), Marilee Nault (MMF), Roberta Wraith (MNO),

Carol, Dwayne Norris, Terra Larence (Fédération pour le planning des naissances

du Canada), Art Zoccole (Réseau canadien autochtone du SIDA), Alison Fisher

(centre Wabano pour la santé autochtone), Jennifer Brown (Métis Youth Advisory

Council), LaVerne Monette (2-Spirited People of the 1st Nations), Franco

Buscemi (Association des femmes inuites Pauktuutit). Nous voudrions aussi

remercier les personnes suivantes de leur contribution supplémentaire et de

leurs conseils : Gerard Yetman (Société canadienne du Sida), Denise Lambert

(fondation Kimamow Atoskanow), RonniLyn Pustil (Centre canadien de

documentation sur le VIH/SIDA), le Conseil national autochtone sur le VIH/SIDA

(CNAVS), Christi Belcourt (écrivaine), Duane Morrisseau (coordonateur du RNM

pour le projet VIH/SIDA et co-rédacteur de la série sur le VIH/SIDA à l’intention

des Métis), Don Fiddler (le directeur de la santé) et le personnel du RNM.

EN AVANT

La présente brochure fournit des renseignements essentiels sur le VIH/SIDA.

Chapitre 1, Le VIH/SIDA : les faits essentiels; chapitre 2, Votre système

immunitaire et le test de dépistage du VIH/SIDA; chapitre 3, Les risques et

comment vous protéger ; chapitre 4, Les maladies transmissibles sexuellement

(MTS) et le VIH/SIDA; chapitre 5, Les femmes et le VIH/SIDA.

COMMENT UTILISER CES LIVRETS

Ces livres ne prétendent pas vous donner toute l’information dont vous aurez

besoin sur le VIH/SIDA; ils sont un guide sur quelques-uns des enjeux et des

faits sur le VIH/SIDA. L’information sur le VIH/SIDA change si vite qu’il est

difficile de se tenir à jour. Il est toujours bien de consulter son médecin ou

d’appeler le groupe Sida le plus proche pour obtenir des mises à jour ou des

renseignements sur les nouvelles découvertes dans le combat contre le sida.

À la fin de cette brochure vous trouverez un Glossaire de mots et de

termes courants.


TAB LE DES MATIÈRES

Chapitre 1. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 1

Le VIH/SIDA : les faits essentiels

Chapitre 2. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 9

votre système immunitaire et

le dépistage du VIH/SIDA

Chapitre 3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 17

VIH/SIDA Les risques, et

comment vous en protéger

Chapitre 4 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 29

Les maladies transmissibles

sexuellement (MTS) et le VIH/SIDA.

Chapitre 5 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 39

Les femmes et le VIH/SIDA

Contact . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 46

Glossary . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 51


Chapitre 1.

Le VIH/SIDA : les faits essentiels

Les défis des collectivités métisses

Il est très difficile de faire des généralisations à propos de la « collectivité » des Métis parce que, comme

nous le savons tous, au sein de la Nation métisse, les gens sont très différents les uns des autres. On estime

qu’il y a environ 300 000 Métis dans la Patrie métisse, qui s’étend de l’Ontario à la Colombie-Britannique.

À considérer les langues, les dialectes, le contexte urbain ou rural, les petites villes et les provinces, il est

impossible de trouver une solution « uni-taille » dans l’éducation du Peuple métis au VIH/SIDA.

Cependant, nous pouvons tous collaborer à cette éducation sur une base individuelle. Chaque province ou

collectivité utilise sa propre stratégie, mais vous, en tant qu’individu, vous pouvez prendre en main vos soins de

santé. Vous devez vous renseigner. Allez à la recherche des faits pour que le VIH/SIDA ne soit plus un mystère

pour vous. Une fois que le VIH/SIDA aura perdu de son mystère, vous protéger deviendra une seconde nature.

Les Métis supposent que dans quelques-unes de leurs collectivités, en particulier celles qui sont petites et

plus rurales, même une approche ouverte et saine au sujet du sexe est quelque peu taboue. Il y a beaucoup

de traditions derrière cette supposition. Plusieurs influences ont eu un effet négatif sur les générations

précédentes, et ont fait courir le risque à beaucoup d’Autochtones de contracter le VIH/SIDA et d’autres

maladies transmissibles sexuellement (MTS). Par exemple, nous comprenons maintenant les effets des

pensionnats d’une génération à l’autre, car ils ont provoqué un déplacement et une perte de la culture et de

la langue métisses. Ces pertes ont ouvert la voie à des messages contradictoires et confus et par

conséquent, des vies de Métis sont en danger. Les gens de la génération précédente ne parlaient jamais

entre eux de relations sexuelles. Ils devaient les découvrir par eux-mêmes. Ils n’en discutent donc pas non

plus aujourd’hui avec les générations montantes.

Rappelons-nous que le VIH/SIDA ne se rapporte pas

seulement aux relations sexuelles; échanger des aiguilles

(pour le tatouage, le perçage corporel et l’injection de

drogue) compromet la vie des gens. Les autres modes de

transmission du VIH seront discutés plus en détail dans la

série à mesure que nous explorerons le monde du

VIH/SIDA et des autres MTS.

VIH veut dire virus

de l’immunodéficience humaine.

LES FAITS DU VIH/SIDA :

Quand les premiers cas de SIDA ont été rapportés au début des années 1980, on croyait que le SIDA était

une maladie qui tuait les gens très rapidement. Maintenant il est bien connu que la plupart des gens peuvent

vivent avec le VIH/SIDA pendant plusieurs années sans manifester aucun signe de maladie.

Heureusement, plusieurs nouveaux traitements qui aident à contrôler et à prévenir les infections sont

1


Le VIH/SIDA Chapitre 1

maintenant disponibles. Ces traitements n’existaient pas lorsque les premiers cas ont été rapportés. Bien

qu’il n’existe toujours pas de guérison du VIH/SIDA, il est important de ne pas oublier que beaucoup de

progrès ont été réalisés dans le contrôle de la maladie.

LE VIH/SIDA n’est pas une maladie bi-spirituelle.

Un des plus grands mythes entourant le VIH/SIDA est qu’il n’atteint que certains groupes. Ce genre

d’attitude est très dangereuse parce que le VIH/SIDA ne se limite pas à certains groupes à risque – le

VIH/SIDA se rapporte à un comportement qui fait courir à quelqu’un le risque de s’infecter. Toute personne

qui prend part à un comportement à risque, comme avoir des rapports sexuels sans protection ou échanger

des aiguilles, court le risque de contracter le VIH/SIDA.

Le VIH/SIDA a atteint de nombreuses personnes, des transfusés, des femmes, des bébés, des

jeunes, des personnes âgées et des hommes hétérosexuels et bi-spirituels.

Les données indiquent que les Autochtones sont infectés par le VIH à un âge plus précoce que les non-

Autochtones, et que l’injection de drogues est le mode de transmission le plus courant 1 . Rien n’indique que

l’épidémie du VIH/SIDA diminue dans la collectivité autochtone. Présentement, les données révélant le

portrait réel de l’infection par le VIH/SIDA dans les collectivités métisses sont limitées. Les Métis qui se

déplacent entre les grandes villes et les régions rurales peuvent transporter le risque du VIH/SIDA dans les

collectivités métisses les plus reculées.

Comprendre le VIH/SIDA et votre système immunitaire

Il est important de comprendre comment votre système

immunitaire fonctionne et comment le VIH/SIDA affecte

votre corps lorsque vous essayez de mieux comprendre

ce qui arrive à une personne qui vit avec le VIH/SIDA.

Cette information vous aidera à vous protéger du VIH.

Le SIDA veut dire syndrome

d’immunodéficience acquise.

Qu’est-ce que les germes

Comprendre la différence entre des mots comme bactéries, virus et germe vous aidera à comprendre

comment votre système immunitaire vous garde en santé et comment agit le VIH/SIDA.

Il y a quatre différentes sortes de germes ou « microbes » : les bactéries, la mycose, les protozoaires et les virus.

Les bactéries, la mycose et le protozoaire sont tous des créatures à une seule cellule, mais chaque genre

se comporte de différentes façons. Comme toutes les choses vivantes, ces organismes respirent,

mangent et se reproduisent.

2

1 Bureau du VIH/Sida et de la tuberculose, Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses, Santé Canada, Actualités en

épidémiologie, mai 2001


Le VIH/SIDA Chapitre 1

Les virus sont très différents des trois autres sortes de germes. Les virus ne respirent pas, ne mangent pas

et ne peuvent pas se reproduire par eux-mêmes. Pour se reproduire, un virus doit entrer dans une cellule

vivante et prendre le dessus sur cette cellule. Le virus ne peut se copier que de cette façon.

Le VIH/SIDA est un genre de virus qu’on appelle un « rétrovirus ».

Qu’est-ce que le VIH

VIH veut dire virus de l’immunodéficience humaine. Le VIH a besoin d’entrer en contact avec votre sang ou

avec toute autre sécrétion organique pour vous infecter. Une fois dans votre corps, ce virus attaque votre

système immunitaire et l’affaiblit, de sorte que votre corps a de la difficulté à combattre les infections et

maladies qui pourraient être plus facilement combattues si votre système immunitaire fonctionnait à plein

rendement. Les façons de contracter le VIH seront étudiées dans la partie suivante.

On peut être infecté par le VIH sans le savoir. En fait, on peut être infecté par le VIH pendant très longtemps

(plus de 10 ans) sans le savoir. Si vous êtes infecté sans le savoir, vous pouvez infecter une personne que

vous aimez avec le VIH, même votre enfant à naître ou votre bébé, par l’allaitement maternel.

Une fois que le VIH est dans votre corps, il n’y a aucun moyen de l’en faire sortir

parce qu’il n’existe actuellement aucun remède !

Comment s’attrape le VIH/SIDA

Lorsque vous entrez en contact avec des sécrétions organiques qui contiennent du VIH, vous risquez d’être

infecté par le VIH.

Les sécrétions organiques qui PEUVENT propager le VIH sont :

le sang (le contact d’un sang avec un autre qui peut se produire lors d’un partage d’équipement avec

une personne qui a le VIH, comme des seringues pour l’injection de drogues; le partage d’équipement

pour le tatouage et le perçage corporel, même avec un nettoyage adéquat, fait aussi courir un risque

de VIH et autres infections transmissibles par le sang comme l’hépatite B ou C)

le liquide séminal (le sperme – le liquide qui sort du pénis de l’homme pendant les rapports sexuels).

les sécrétions vaginales (les sécrétions sexuelles de la femme)

le liquide amniotique (le liquide de la naissance)

le lait maternel

3


Le VIH/SIDA Chapitre 1

Les sécrétions organiques qui NE PEUVENT PAS propager le VIH sont :

• l’urine (pipi)

les selles (caca)

• la salive (crachat)

les larmes

NOTE : Il y a quelquefois du sang dans l’urine, dans les selles ou dans la salive. Si vous entrez en contact

avec du sang présent dans n’importe lesquels de ces liquides, vous risquez d’être infecté par le VIH.

Votre système immunitaire

La chose la plus importante dont il faut se souvenir à propos de votre système immunitaire est qu’il est la

partie de votre corps qui le défend contre les germes et les infections – les choses qui peuvent vous rendre

malade. Il sait ce qui appartient à votre corps et ce qui n’y appartient pas.

Grâce à un système immunitaire sain, les choses qui n’appartiennent pas à votre corps sont détruites par le

système immunitaire afin de vous garder en santé. Cependant, si votre système immunitaire ne fonctionne pas

convenablement dans son attaque des germes et des infections, ces infections peuvent prendre le contrôle.

Ce sont les maladies, les germes et les infections qui prennent le dessus sur une personne atteinte du

VIH/SIDA, et non le virus lui-même. Fondamentalement, le virus détruit les mécanismes de défense de votre

corps, de sorte que des infections très graves prennent le contrôle et provoquent de graves maladies et

même la mort.

Les stades de l’infection du VIH/SIDA

L’expérience de la santé et de la maladie est différente pour chacun, et chacun éprouve l’infection du

VIH/SIDA de façon différente. Il est important de ne pas oublier que les étapes de l’infection du VIH/SIDA

seront différentes d’une personne à une autre. Des gens qui sont VIH positifs depuis plusieurs années n’ont

pas développé « d’infection opportuniste » (infections qui se produisent plus souvent chez une personne

ayant un système immunitaire affaibli).

Qu’est-ce que le SIDA

Le SIDA veut dire syndrome d’immunodéficience acquise. Le SIDA n’est pas une maladie. C’est plutôt un

syndrome associé à l’infection du VIH. Une personne VIH positive a le SIDA lorsqu’elle attrape l’une des

maladies inscrites sur la liste des « infections opportunistes » ou lorsqu’elle a moins de 200 cellules T4 (ou

de cellules CD4), qui sont les cellules « messagères » de votre corps qui démarrent le système immunitaire.

Le VIH/SIDA attaque les cellules T4 et affaiblit votre système immunitaire. Il est possible d’avoir plus d’une

infection opportuniste à la fois.

4


Le VIH/SIDA Chapitre 1

Quelles sont les infections opportunistes

Lorsque les germes tirent parti des possibilités posées par un système immunitaire affaibli pour provoquer une

infection, on les appelle des « infections opportunistes » (on les appelle parfois aussi des « surinfections »).

Voici quelques-unes des infections les plus courantes qui atteignent les gens infectés par le VIH/SIDA :

tuberculose, pneumonie, toxoplasmose, muguet, méningite et herpès. Les gens infectés par le VIH/SIDA

peuvent aussi développer d’autres conditions comme le cancer du col de l’utérus, le sarcome de Kaposi, le

lymphome (cancer du système lymphatique), le syndrome de dépérissement, la démence du SIDA et des

éruptions cutanées.

Qui peut attraper le VIH/SIDA et comment l’éviter

La transmission du VIH se fait par l’entremise des comportements sexuels et de certaines pratiques qui font

courir un risque aux gens. Si vous faites certaines des choses indiquées ci-dessous et que vous vous mettez

en contact avec le sang ou des sécrétions organiques d’une autre personne, vous courez le risque d’être

infecté par le VIH. Une façon de vous protéger contre le VIH/SIDA est d’apprendre comment rester

indemne. Toute personne qui participe à n’importe quelle de ces activités sans utiliser de protection (comme

des préservatifs) ou des aiguilles stérilisées court le risque d’attraper le VIH/SIDA.

• rapports sexuels (vaginaux ou anaux)

• rapports sexuels bucco-génitaux (sucer ou lécher un pénis ou un vagin)

• échange d’aiguilles (pour l’injection de drogues, le tatouage ou le perçage corporel)

• manipulation de sécrétions organiques pour le travail. (Par exemple, un agent de la santé qui fait une

prise de sang se pique avec l’aiguille utilisée pour un patient infecté. Voir les précautions universelles.)

Les bébés et les enfants courent aussi un risque d’infection au VIH, de deux façons :

La plupart des bébés infectés par le VIH ont attrapé le virus de leur mère, que ce soit dans son ventre ou

pendant l’accouchement. De plus, les bébés nourris au sein par une mère infectée par le VIH courent un

risque élevé d’attraper le VIH/SIDA. Le lait maternel, une sécrétion organique produite par les femmes,

contient de grandes concentrations de VIH. Il est pratique courante aujourd’hui de tester les femmes

lorsqu’elles découvrent qu’elles sont enceintes. Les enfants et adolescents peuvent attraper le VIH de la

même façon que les adultes — en ayant des relations sexuelles (y compris l’abus sexuel) et en échangeant

des aiguilles pour le tatouage, le perçage corporel et l’injection de drogues.

Plusieurs publications utilisent le signe VIH/SIDA

comme manière habituelle de

faire allusion au virus.

5


Le VIH/SIDA Chapitre 1

Pensez-y bien

Le VIH/SIDA est vraiment une question de prudence. Les parents doivent communiquer des renseignements

exacts à leurs enfants et ont la responsabilité de leur enseigner à être prudents même s’ils savent que

quelquefois les enfants ne font pas les meilleurs choix.

Les collectivités métisses doivent penser aux moyens à utiliser pour sensibiliser leurs membres afin de

prévenir que plus de gens ne deviennent infectés par le VIH/SIDA. Pour garder nos collectivités en santé, il

nous faut apprendre quelles sont les activités sexuelles saines pour pouvoir répondre à des questions telles

que « Comment allons-nous traiter les personnes infectées » ou « Comment allons-nous nous occuper de

ceux de nos amis et des membres de notre famille qui sont infectés par le VIH/SIDA » Les réponses à ces

questions ne doivent pas venir seulement des dirigeants ou des agents de santé communautaire.

LE VIH/SIDA EST UNE INFECTION QUI PEUT TRE ÉVITÉE

EN UTILISANT DES PRÉSERVATIFS ET DES AIGUILLES STÉRILISÉES.

C’EST AUSSI SIMPLE QUE ÇA.

6


Le VIH/SIDA Chapitre 1

7


Chapitre 2.

votre système immunitaire et

le dépistage du VIH/SIDA

Votre système immunitaire

Un système immunitaire sain et fort protège votre corps comme une armure. Lorsque nous entrons en

contact avec des germes (virus, bactéries), notre système immunitaire réagit et se met au travail. Par

exemple, si vous attrapez le virus du rhume, il se peut que vous ne soyez malade que pendant quelques

jours, et vous guérissiez parce que votre système immunitaire peut combattre ou contrôler le virus.

Les composants du système immunitaire sont

• la peau (le plus grand organe de votre corps et

votre première défense contre les infections)

les poils et les sécrétions organiques (les poils

du nez et le mucus essaient de garder les germes

dans l’air et hors de votre corps)

le système lymphatique (de 500 à 1 000 nœuds

lymphatiques (glandes) dans tout votre corps sont

connectés en réseau par des vaisseaux. Les

nœuds lymphatiques agissent comme un filtre

pour éliminer ou détruire les germes accumulés

dans le liquide lymphatique qui les transporte loin

des cellules de votre corps. Ces noeuds se

trouvent sous vos aisselles, dans votre cou, votre

ventre et votre aine).

• la moelle osseuse (responsable de la fabrication

des globules blancs qui combattent les infections)

les cellules T4 (ou CD4) (les cellules «

messagères » qui démarrent le système

immunitaire. Le VIH/SIDA attaque les cellules T4

et affaiblit votre système immunitaire).

les cellules T8 (ou CD8) (les « grattoirs à cellule » qui détruisent les cellules infectées par des germes.

Ce sont les cellules messagères qui ferment l’interrupteur en disant à votre système immunitaire que

tout est revenu à la normale).

les lymphocytes B (qui fabriquent des protéines nommées « antibiotiques ». Les lymphocytes B sont

comme le bloc mémoire pour votre système immunitaire. Ils emmagasinent les données des germes qui

essaient d’attaquer votre corps et récupèrent ces données afin d’informer le système immunitaire lorsque

les germes essaient de réinfecter votre corps. Les renseignements sont entreposés dans votre corps

jusqu’à ce vous en ayez besoin. Les anticorps se collent sur les germes et les détruisent. Le concept de

l’immunisation des enfants a démontré la justesse de cette idée. Votre corps est initié aux anticorps

9


Le VIH/SIDA Chapitre 2

nécessaires afin de combattre les infections comme la tuberculose, la polio et la grippe. Malheureusement,

les scientifiques n’ont pas trouvé de vaccin pour le VIH. Il n’en tient qu’à vous de vous protéger).

VOUS NOUS AVEZ SUIVI JUSQU’À PRÉSENT QUE VEUT DIRE TOUT CELA

COMMENT FONCTIONNE VOTRE SYSTÈME IMMUNITAIRE

ESSAYONS D’EXPLIQUER —- DE SIMPLIFIER —- DE COMPRENDRE

Votre système immunitaire réagit aux différentes infections de différentes façons. Un bon exemple en est le

virus du rhume. Lorsque ce virus entre dans votre corps, vos cellules T4 et T8 commencent à le combattre et

en quelques jours, il est probable que vous irez mieux. Une fois que tout est rentré dans l’ordre, vos cellules

T8 envoient un message et informent les autres cellules immunitaires que l’infection est détruite. Ensuite les

lymphocytes B fabriquent des anticorps et les emmagasinent jusqu’à la prochaine fois.

Lorsque le VIH entre dans votre corps, il agit comme un missile à tête chercheuse qui recherche les cellules

T4. Il attaque et détruit les cellules T4. Souvenez-vous que les cellules T4 démarrent votre système

immunitaire et sont plus communément infectées par le VIH. Pendant ce temps, le système immunitaire

s’affaiblit et est moins en mesure de combattre les infections qui ne causent normalement aucun souci aux

personnes ayant un système immunitaire en santé. Le VIH affaiblit votre système immunitaire. Cela entraîne

une réaction en chaîne à tel point que les lymphocytes B ne peuvent plus fabriquer d’anticorps parce qu’ils

sont trop occupés à attaquer les cellules T4. Finalement, le virus prend le contrôle sur tous les composants

de votre système immunitaire de telle façon que vos cellules ne peuvent plus faire leur travail. Comme une

réaction en chaîne, lorsqu’un fragment n’est pas en place, la série ne peut pas être achevée.

Le dépistage

L’aide psychosociale avant et après le dépistage

Les gens trouvent gênant de dire la vérité aux travailleurs sociaux à propos de leur vie sexuelle et des

comportements risqués qu’ils pourraient avoir ou avoir eus. Ils ont peut-être peur d’admettre qu’ils ont

échangé des aiguilles et qu’ils utilisent des drogues. DIRE LA VÉRITÉ PEUT SAUVER DES VIES ! Le VIH et

les MTS sont des problèmes très sérieux dans les collectivités métisses parce que notre peuple ne croit pas

que le VIH peut les toucher, et par conséquent, ils ont tendance à ne pas se protéger. Toute conversation que

vous avez avec votre agent de soins de santé est privée; alors n’ayez pas peur d’être honnête.

La seule façon de savoir si le VIH a infecté votre

corps est de passer le test de dépistage du VIH.

10


Le VIH/SIDA Chapitre 2

Être honnête avec vous-même vous aidera à décider s’il est bon que vous passiez un test de dépistage du

VIH. La décision de passer un test de VIH est très sérieuse, mais souvenez-vous que vous n’êtes pas seul. Il

est important de savoir que si vous décidez de passer un test pour le VIH, il y a un processus que tout le

monde devrait connaître et suivre (il est disponible dans votre région). On le nomme « aide psychosociale

avant et après le dépistage ».

Voici comment ça se passe.

1. Il est conseillé de parler avec votre agent de santé des raisons pour lesquelles vous pourriez avoir

besoin d’un dépistage de VIH. Ces renseignements sont confidentiels.

2. Une personne —- un docteur, une infirmière ou un agent de santé —- doit vous aider à comprendre

pourquoi vous pourriez vouloir un dépistage, comment le dépistage se fait et ce que les résultats du

dépistage pourraient signifier.

3. Jusqu’à six semaines peuvent se passer avant que vous receviez les résultats de votre dépistage de

VIH. C’est souvent une période de temps très stressante. Votre agent de santé peut vous offrir du

soutien pendant cette période d’attente.

4. Les résultats du dépistage doivent vous être donnés en personne et non par téléphone.

Le dépistage du VIH

Les tests de dépistage du VIH sont

des tests de sang. Une petite quantité

de sang est prise d’une veine de votre

bras. Le sang est envoyé dans un

laboratoire et testé pour découvrir si le

VIH est entré dans votre corps.

Vous ne pouvez pas deviner qu’une personne a le

VIH/SIDA juste en les regardant. Une personne

pourrait avoir le virus du VIH pendant plus de 10

ans et ne pas avoir l’air malade du tout.

Le test de dosage immunoenzymatique (ELISA) est le premier test qui est fait. Si ce test démontre qu’il y a

des anticorps VIH dans votre sang, un test de transfert Western est ensuite fait pour être certain.

Votre système immunitaire peut prendre du temps à fabriquer des anticorps qui pourront être détectés par le

dépistage — de deux semaines à six mois suivant la pénétration du virus dans votre corps. Cette période de

temps est souvent appelée « fenêtre sérologique ». Si le dépistage du VIH est fait pendant ce temps, il est

possible qu’il ne soit pas détecté.

Si vous croyez que vous avez été exposé au VIH/SIDA ou que quelqu’un vous a dit que vous l’aviez été,

rendez-vous sur-le-champ à la salle d’urgence de l’hôpital ou du centre médical le plus proche pour être

dépisté. Dans certains cas, le traitement médical appelé « prophylaxie post-exposition » commence

immédiatement. Ce traitement énergique peut diminuer vos chances de devenir VIH positif.

11


Le VIH/SIDA Chapitre 2

Plusieurs façons de dépister

Il y a trois façons de faire un dépistage VIH au Canada. Informez-vous auprès de votre centre de santé ou de

votre centre médical pour découvrir quels genres de dépistage du VIH sont à votre disposition. Chaque

province est différente, et il n’en tient qu’à vous de décider quel genre de dépistage vous convient le mieux.

Voici les trois différents tests de dépistage.

1. NOMINAL —- Votre nom apparaît sur le document que vous apportez avec vous pour le dépistage. Ce

qui signifie que n’importe qui en voyant le document saura que vous allez faire un dépistage du VIH.

2. NON-NOMINAL —- Le médecin ou l’infirmière inscrit un code sur le document que seulement vous et le

médecin connaissez. Ce qui signifie que moins de gens sauront que vous allez faire un dépistage du VIH.

3. ANONYME —- Quelques collectivités vous dépisteront sans vous demander de donner votre nom ou

des renseignements à votre sujet.

Veuillez prendre note que conformément à la loi canadienne actuelle, toutes les femmes enceintes doivent

être dépistées pour le VIH à moins qu’elles ne refusent. Les médecins ont la responsabilité de s’assurer que

leurs patients comprennent le dépistage et ce qu’il signifie. Il est impératif que de l’aide psychosociale avant

et après le dépistage soit à la disposition des femmes enceintes.

Que veut dire un test de dépistage VIH positif (VIH+)

1. Un résultat positif du test de dépistage veut dire que vous avez été infecté par le virus du VIH. Cela ne

veut pas dire que vous avez le SIDA.

2. Un résultat positif du test de dépistage veut dire que vous avez du VIH dans votre sang et dans

d’autres sécrétions organiques. Vous pouvez transmettre le VIH à d’autres. Il est très important

d’obtenir le plus de renseignements possible à propos du VIH pour vous assurer de ne pas le

transmettre à une autre personne et de prendre soin de vous.

Il n’y a aucune honte à passer le test de dépistage du VIH ou, comme la plupart

des gens disent, faire le test de dépistage pour le « SIDA ». Si vous avez eu des

rapports sexuels sans protection, y compris des relations sexuelles buccogénitales,

ou si vous avez échangé des aiguilles dans l’utilisation de drogues, pour

le tatouage ou le perçage corporel —passez le test.

12


Le VIH/SIDA Chapitre 2

3. Un résultat positif du test de dépistage veut dire que le VIH est en train d’attaquer votre système

immunitaire. Il est important de discuter avec votre médecin des moyens de rester en santé.

4. Un résultat positif du test de dépistage veut dire que vous discutez avec votre médecin des façons de

mettre en place le meilleur plan d’action pour le traitement, les soins et la surveillance.

Que veut dire un test de dépistage VIH négatif (HIV-)

Si l’on vous dit que votre test de dépistage est négatif, cela peut signifier que :

1. vous n’avez pas été infecté par le VIH.

OU QUE

2. votre corps n’a pas eu assez de temps pour fabriquer des anticorps au VIH.

IL EST TRÈS IMPORTANT DE NE PAS OUBLIER CE QUI SUIT.

POUR VOUS ASSURER QUE VOUS N’AVEZ PAS ÉTÉ INFECTÉ PAR LE VIH, VOUS DEVRIEZ

PRENDRE DEUX TESTS DE DÉPISTAGE, À SIX MOIS D’INTERVALLE. Pendant ces six mois vous devez

vous protéger contre le sang et les sécrétions organiques de tout le monde. (Pour plus de renseignements,

lisez la Partie 3, VIH/SIDA : Les risques et comment vous protéger; la Partie 4, les maladies transmissibles

sexuellement (MTS) et le VIH/SIDA).

Notification des partenaires — Informer les gens

Tous ceux qui ont des tests de dépistage positifs au VIH devraient informer les gens à qui ils auraient pu donner

le virus, pour que ceux-ci puissent décider s’ils veulent passer le test de dépistage du VIH. Les commissions de

la santé publique appellent cela la « notification aux partenaires » ou la « recherche de contacts ». On le fait

aussi lorsqu’une personne a un test positif pour d’autres MTS (Maladies Transmissibles Sexuellement).

La meilleure chose à faire est d’en parler ouvertement avec un médecin ou une

infirmière. Posez des questions sur la protection de votre vie privée. Les agents de

santé sont des professionnels qualifiés qui veulent aider; ils ne seront pas

choqués par les questions que vous pourriez poser.

13


Le VIH/SIDA Chapitre 2

Chaque région du Canada a des façons différentes de notifier les partenaires. Voici les trois façons les

plus courantes.

1. Vous dites à tous vos partenaires que vous avez le VIH et qu’ils devraient passer le test de dépistage

sur-le-champ. Ce n’est probablement pas la meilleure option si vous ne voulez pas que nombre de

personnes sachent que vous avez le VIH.

2. Le centre de santé ou le poste de soins infirmiers peut informer vos partenaires et leur dire qu’ils

ou elles pourraient avoir besoin d’un test de dépistage pour le VIH. Dans ce cas, vous donneriez au

centre de santé et au poste de soins infirmiers une liste de personnes avec qui vous avez eu des

relations sexuelles ou échangé des aiguilles. Ils ne sauront pas qui vous êtes. Les agents de santé

s’assureront de ne donner aucun renseignement qui pourrait révéler votre identité.

Si vous n’êtes pas certain, informez-vous auprès du médecin ou de l’infirmière sur la politique

de confidentialité.

3. Vous et le centre de santé ou le centre médical pourriez ensemble informer les gens. Par exemple, vous

pourriez vous-même informer votre amie ou ami, et le centre de santé ou le centre médical pourrait

informer vos anciens partenaires sexuels ou les gens avec qui vous avez échangé une aiguille. Vous

devez informer les personnes que vous avez convenu d’informer dans un délai établi.

14


Le VIH/SIDA Chapitre 2

15


Chapitre 3.

VIH/SIDA Les risques, et

comment vous en protéger

Connaissez les risques

LE VIH/SIDA est trop dangereux pour ne pas y prêter attention. Les collectivités métisses ne sont pas à

l’abri de ce virus. Le virus n’a pas de cerveau et se moque de vos tendances sexuelles. Souvenez-vous que

le VIH/SIDA est un virus humain. La meilleure chose que nous pouvons faire pour nous et notre collectivité

est d’en apprendre le plus possible au sujet du VIH/SIDA. Plus vous êtes renseigné, moins vous avez de

chances d’être infecté. Ceci démontre un signe de maturité, et avec elle vient la responsabilité de partager

avec les autres et de les aider. C’est la façon de faire des Métis !

Il y a trois étapes faciles pour prendre soin de vous. Souvenez-vous de penser avant tout à vous. Une fois

que vous avez pris soin de vous, vous pouvez ensuite partager avec les autres et prendre soin des autres.

1. Prenez le temps de vous informer au sujet du VIH/SIDA et des comportements sexuels qui vous

mettent à risque.

2. Le SIDA est une maladie évitable. Informez-vous et prenez les précautions nécessaires pour mettre en

pratique des méthodes de « sexualité sans risque ».

3. Prenez des mesures. Évitez la consommation d’alcool et de drogues avant d’avoir des relations

sexuelles. L’alcool et les drogues peuvent nuire à votre perception et à votre jugement, et vous

entraîner à avoir des relations sexuelles sans protection avec un partenaire. Cette étape est difficile,

mais très souvent un petit changement peut apporter de gros résultats.

Vous n’attraperez PAS le VIH/SIDA

• en donnant du sang

• en recevant du sang à l’hôpital

• par des larmes

• en vivant dans la même maison qu’une personne infectée par le VIH/SIDA

• en partageant le même lit qu’une personne infectée par le VIH/SIDA

• en touchant, en caressant ou en faisant un massage

• en embrassant, en serrant dans vos bras

• en utilisant les salles de bains utilisées par des personnes infectées par le VIH/SIDA

• en partageant des assiettes et des verres avec des personnes infectées par le VIH/SIDA

• dans les piscines

• en partageant de la nourriture avec une personne infectée par le VIH/SIDA

• par des moustiques (souvenez-vous, il ne peut être transmis que d’un être humain à un autre être humain).

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Le VIH/SIDA Chapitre 3

Vous pourriez attraper le VIH ou le donner à une autre personne si vous

• avez des relations sexuelles (vaginales ou anales) sans préservatif

• avez des relations sexuelles bucco-génitales sans préservatif ou sans digue dentaire

• échangez des aiguilles pour n’importe quelle raison, y compris le tatouage, le perçage corporel ou

l’utilisation de drogues injectables.

• Une femme infectée par le VIH/SIDA peut infecter son bébé si elle ne sait pas si elle l’a, et qu’elle ne

reçoit pas de soins et de traitements appropriés.

• Une femme infectée par le VIH/SIDA peut infecter son bébé en allaitant (il y a une grande

concentration de VIH dans le lait maternel). Ou

• si des coupures ou des plaies sur votre peau entrent en contact avec des sécrétions infectées par le VIH.

L’utilisation de drogues intraveineuses (UDI)

Plusieurs croient que s’injecter de la drogue est un problème urbain. Voilà un mythe lourd de conséquences.

Les savants ont noté que c’est le moyen de transmission du VIH le plus rapide. 2 Plusieurs drogues illicites

sont très puissantes, et les gens en forment une dépendance. L’utilisation de la drogue peut diminuer la

capacité de raisonner et percevoir la réalité, ce qui entrave la capacité à prendre de bonnes décisions. 3 Au

bout du compte, l’utilisateur court le risque d’attraper le VIH/SIDA. Des observations d’utilisateurs de

drogues ont démontré qu’une fois qu’ils sont devenus toxicomanes, ils pourraient faire n’importe quoi pour

en obtenir plus et s’adonner à une utilisation dangereuse pour s’assurer qu’ils deviennent « high » sans tenir

compte des risques pour eux et les autres. Si vous vous injectez de la drogue, assurez-vous toujours que

votre équipement est sans danger et que vous avez un « appareil » stérilisé. Ceci s’appelle la « réduction

des torts » —- lorsqu’une personne prend consciemment la décision de continuer à avoir des comportements

à risque, mais qu’elle les amadoue de la façon la plus sûre possible pour réduire les risques qui y sont

associés. Dans certaines villes, il y a des « programmes d’échange d’aiguilles » où les gens peuvent recevoir

des aiguilles neuves et stérilisées gratuitement, parfois en échange d’aiguilles usées ou sales.

Les comportements sexuels

Les gens ont des relations sexuelles pour se manifester l’un à l’autre leur affection ou parce que c’est bon.

Admettons-le, les gens ont des relations sexuelles pour plusieurs raisons et dans plusieurs situations

différentes. Il existe plusieurs sortes d’identités sexuelles, par exemple bi-spirituelles, homosexuelles,

lesbiennes, bisexuelles, transgenderistes et hétérosexuelles. Un acte sexuel suppose des sécrétions

organiques, ce qui veut dire que, si la personne avec qui vous avez des relations sexuelles a le VIH,

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2 Bureau du VIH/Sida et de la tuberculose, Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses,

Santé Canada, Actualités en épidémiologie de mai 2001

3 Réseau canadien autochtone du sida - AIDS and Addictions - feuillet de renseignements (en anglais)


Le VIH/SIDA Chapitre 3

vous courez le risque d’entrer en contact avec le virus s’il est présent dans les sécrétions organiques. Avoir

des pratiques sexuelles sans risque signifie que vous mettez une barrière entre vous et votre partenaire

sexuel, ce qui est bon pour la santé sexuelle.

Il y a plusieurs façons d’avoir des rapports sexuels, y compris

• embrasser (très peu de risques)

• rapports sexuels vaginaux/anaux (risque élevé si faits sans préservatif)

• rapports sexuels bucco-génitaux (risque élevé s’il y a des coupures dans la bouche qui permettent au

VIH d’entrer dans le corps)

• auto-masturbation (peu de risques)

• masturbation avec un partenaire ou masturbation réciproque (peu de risques, il est conseillé de porter

des gants en latex)

• frottements ou rapports avec ses vêtements (peu de risques aussi longtemps que vous gardez vos

vêtements et qu’aucune sécrétion organique ne se transmet par des coupures et des éraflures).

Au travail

Il n’y a eu qu’un cas au Canada de transmission de VIH au travail. Les fournisseurs de soins de santé, les

médecins, les infirmières et les agents de santé entrent souvent en contact avec du sang et des sécrétions

organiques. Assurez-vous de toujours remarquer où vous êtes. Gardez à portée de la main une trousse de

premiers soins qui contient des gants en latex pour aider les personnes dans le besoin.

Les rapports sexuels

La sécurité sexuelle ne se résume pas à l’utilisation des préservatifs. Il s’agit plutôt de RÉFLÉCHIR avant

d’agir. Ne permettez à personne de faire pression sur vous pour que vous ayez des relations sexuelles sans

protection. Vous contrôlez votre propre corps et votre propre raison et vous avez le droit de dire « NON ».

Vous pouvez dire « OUI » à des relations sexuelles sans dire oui au moyen de pression. Si une personne veut

avoir des relations sexuelles avec vous et qu’aucune protection n’est disponible à ce moment-là, elle pourrait

ne pas être contente si vous dites « pas maintenant ». Mais vous le serez. Protégez-vous en attendant jusqu’à

ce que la protection soit disponible.

1. Pensez clairement

Ne permettez à personne de faire pression sur vous pour que vous ayez des relations sexuelles sans

protection. Penser clairement et connaître les faits est votre première défense contre le VIH et les autres MTS.

Voici deux des plus dangereux obstacles qui vous empêcheront de garder les idées claires.

• Vos pulsions sexuelles ou votre désir d’amour. Admettons-le, il n’est pas nécessaire d’être en amour

pour avoir des relations sexuelles. Quelquefois les gens prennent l’attirance sexuelle et l’envie de

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Le VIH/SIDA Chapitre 3

relations sexuelles pour de l’amour. Dans les deux cas, souvenez-vous que les pulsions sexuelles

peuvent pour amener à prendre des risques.

• Si vous consommez de la drogue et de l’alcool, il est peu probable que vous utiliserez votre bon

sensafin de choisir de bonnes solutions pour avoir des « relations sexuelles sans risque ».

2. Tenez-vous au courant

Vous devez comprendre les risques du VIH/SIDA, des MTS et de la grossesse afin de faire de bons choix en

ce qui vous concerne.

Renseignez-vous sur les relations sexuelles, le VIH/SIDA et la grossesse auprès d’une personne ou dans un

endroit qui donne des renseignements exacts. Restez bien renseigné(e) en téléphonant à un organisme qui

s’occupe du SIDA et en posant des questions —- vous pouvez le faire anonymement et personne ne vous

jugera. Plusieurs organismes ont des numéros de téléphone sans frais, donc cela ne vous coûtera rien. Ou

bien parlez-en avec une infirmière, avec un médecin ou avec un agent de santé. Préparez-vous en vous

tenant au courant.

3. Posez des questions

Voici matière à réflexion.

• Fait-on pression sur moi pour que je m’engage dans des rapports sexuels

• Est-ce que je sais comment me protéger

• Est-ce que je veux attendre jusqu’au mariage

• Suis-je vraiment prêt(e) à être parent

• Avoir des relations sexuelles vaut-il le risque d’attraper une maladie comme le VIH

Voilà juste quelques petits points auxquels vous devriez réfléchir. Vous devriez être prêt(e) à répondre à

toutes ces questions avant de devenir actif sexuellement.

Au moment de penser à vous lier avec quelqu’un, demandez-vous : « Quelle genre de relation voudrais-je

avoir », « Avec quel genre de personne voudrais-je avoir une relation »

Pensez sérieusement au genre de liaison que vous voulez avoir. Pensez à vos buts, à vos rêves, à vos

besoins et à ce que vos croyances spirituelles vous disent au sujet des relations.

PRENEZ SOIN DE VOUS.

PENSEZ AUX CONSÉQUENCES DES RAPPORTS SEXUELS SANS PROTECTION

Les choix que personne ne peut faire à votre place

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Le VIH/SIDA Chapitre 3

Abstinence — le choix « pas de rapports sexuels »

Il y a abstinence lorsqu’on choisit de ne pas avoir de relations sexuelles ou d’attendre jusqu’au mariage

avant d’en avoir. L’abstinence est une promesse que vous vous faites.

Plusieurs croient que c’est le meilleur choix pour eux et décident de s’abstenir d’avoir des relations sexuelles

pour toutes sortes de raisons. Par exemple, certains pourraient s’abstenir d’avoir des relations sexuelles pour

des raisons religieuses. D’autres pourraient décider de ne pas avoir de relations sexuelles pour des raisons

de santé parce qu’ils ont décidé que les risques d’attraper le VIH/SIDA et des MTS étaient trop élevés.

Certains croient que les relations sexuelles sont un cadeau à donner à une personne que vous aimez

vraiment et désirent garder ce cadeau pour la personne avec qui ils veulent partager leur vie. Et d’autres

décident d’attendre parce qu’ils savent qu’ils ne sont simplement pas prêts à avoir des relations sexuelles.

L’abstinence est un choix que vous faites pour vous.

La monogamie et la monogamie sériellele choix

« d’avoir des relations sexuelles avec une seule personne »

Par monogamie, on veut dire un genre de relation dans laquelle deux personnes sont engagées l’une envers

l’autre et n’ont pas de relations sexuelles avec d’autres personnes que leur ami/amie/épouse/mari/partenaire.

Avoir une relation monogame après une autre s’appelle monogamie sérielle. Ce genre de monogamie peut vous

faire croire qu’il n’y a pas de risques d’attraper le VIH parce que vous êtes fidèle à votre partenaire actuel.

Ne pas avoir eu de relations sexuelles auparavant n’empêche pas quelqu’un d’entrer en contact avec le VIH

quand elle ou il a un nouvel ami ou une nouvelle amie. La raison en est que votre ami ou amie aurait pu avoir

une autre relation ou un autre partenaire sexuel avant vous. Les gens qui, auparavant, ont eu des relations

sexuelles sans protection pourraient avoir attrapé le VIH et ne pas le savoir. Il est donc important de parler

avec votre partenaire de ses relations précédentes.

La monogamie peut vous protéger contre le VIH seulement si les personnes en relation

• sont honnêtes à propos de leur passé;

• passent deux tests de dépistage du VIH négatifs à six mois d’intervalle;

• tiennent leur promesse de ne pas avoir de relations sexuelles avec quelqu’un d’autre;

• connaissent les faits concernant le VIH/SIDA, les MTS et la grossesse.

• n’échangent pas d’aiguilles.

Si vous êtes dans une relation et que vous ou votre partenaire avez eu des relations sexuelles avec

une autre personne auparavant, vous devriez vous protéger même si aucun de vous ne « couche »

avec une autre personne.

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Le VIH/SIDA Chapitre 3

Les aventures d’un soir — le choix

« d’avoir des relations sexuelles sans s’attacher »

Plusieurs personnes, hommes ou femmes, choisissent d’avoir des aventures d’un soir. L’aventure d’un soir

n’est pas simplement le fait d’avoir des relations sexuelles avec un ou une inconnue. Votre aventure d’un soir

pourrait être quelqu’un de votre collectivité. Certains ne sont pas intéressés à avoir une amie ou un ami, mais

sont quand même intéressés à avoir des relations sexuelles. Quelquefois l’alcool joue un rôle dans les

aventures d’un soir et vous pourriez vous réveiller le lendemain en ne vous souvenant que d’une partie des

choses que vous avez faites. Dans ces cas, la protection est absolument nécessaire !

Considérez cette protection comme une simple mesure d’hygiène. Vous vous brossez les dents, vous

vous lavez vos cheveux, vous prenez une douche —- utilisez un préservatif !

Restez propre et protégé.

S’il y a de l’alcool, vous pourriez prendre des décisions que vous regretterez plus tard. Que vous soyez un

homme ou une femme, préparez-vous —— apportez toujours des préservatifs. Et pas seulement un, parce

qu’il pourrait se briser. Répétez-vous sans arrêt : « Je n’aurai pas de relations sexuelles sans préservatif »,

donc si vous vous laissez entraîner dans un « moment de passion », vous servir d’un préservatif deviendra

seconde nature.

Souvenez-vous aussi que vous pouvez attraper le VIH par des relations sexuelles bucco-génitales. Si

vous prévoyez avoir des relations sexuelles bucco-génitales, soyez prêt à utiliser un préservatif ou une autre

barrière comme une pellicule de plastique.

Rendez l’utilisation des préservatifs si naturelle que jamais vous ne songeriez à avoir des rapports

sexuels sans porter de préservatif.

Une fois suffit pour que le VIH pénètre dans votre corps.

Les rapports sexuels sans risque

Vous n’attraperez pas le VIH en embrassant, en frottant, en caressant ou en massant. Cependant, même si la

peau est une barrière naturelle qui empêche le VIH d’entrer dans votre corps, elle ne peut vous protéger que

si elle n’a aucune éraflure ou coupure. Le fait est que vos mains et vos pieds ont tendance à avoir des

coupures et des éraflures de temps en temps. Manger (vous mordre la bouche ou l’intérieur de la joue), vous

brosser les dents ou utiliser du fil dentaire peuvent occasionner des petites coupures dans votre bouche.

Les petites coupures ne saignent pas toujours.

Lorsque vous avez des rapports sexuels comme la pénétration ou des rapports sexuels bucco-génitaux, le

VIH peut entrer dans votre corps. Il vous faut un condom en latex ou une autre barrière pour empêcher les

sécrétions organiques de votre partenaire sexuel d’entrer dans votre corps.

22


Le VIH/SIDA Chapitre 3

NOTE : Si votre peau entre en contact avec les sécrétions organiques d’autrui par accident, il est très

important de la laver immédiatement avec de l’eau chaude savonneuse.

Souvenez-vous : vous ne pouvez pas deviner qu’une personne a

le VIH/SIDA juste en la regardant.

Les préservatifs

La plupart des gens savent que les préservatifs les protégeront du VIH. En fait, seulement les préservatifs en

latex protègent contre le VIH. Les préservatifs en peau de mouton NE vous protégeront PAS contre le

VIH, car le virus peut les traverser. Si vous êtes allergique aux préservatifs en latex, contactez votre

médecin immédiatement.

Même les préservatifs en latex sont imparfaits. Même s’ils sont testés pour s’assurer qu’ils ne briseront ou ne

couleront pas, il est possible que des accidents arrivent. La raison la plus courante pour laquelle les

préservatifs brisent ou ne fonctionnent pas est que les gens ne savent pas comment les utiliser

correctement. Les hommes et les femmes devraient apprendre comment utiliser les préservatifs

correctement pour qu’au moins l’un des partenaires s’assure que le préservatif est bien en place.

Il faut s’entraîner à utiliser les préservatifs correctement. Les hommes devraient s’entraîner à mettre des

préservatifs et à les enlever pendant la masturbation. Ceci les aidera à se sentir plus à l’aise et plus en

confiance au moment de les utiliser avec une partenaire. Les femmes devraient aussi s’entraîner à les mettre

sur des concombres ou des bananes —- même si cela vous paraît bizarre, c’est en forgeant qu’on devient

forgeron. Les couples devaient s’entraîner à mettre des préservatifs ensemble. (Les relations sexuelles sans

danger peuvent être amusantes !)

Les préservatifs devraient être utilisés chaque fois que vous avez des relations vaginales, anales ou

bucco-génitales.

Apprenez les étapes et sachez les faits. VOTRE VIE EN DÉPEND !!

Vous pouvez trouver ces renseignements auprès de votre médecin ou de votre infirmière, dans un centre de

santé, dans un hôpital ou dans une pharmacie. Un organisme communautaire qui s’occupe du SIDA ou un

établissement de santé autochtone est un autre endroit où trouver des renseignements essentiels. Si vous

êtes timide ou gêné, composez n’importe quel des numéros de votre région inscrits à la fin de cette série.

Votre sécurité est d’une importance capitale. Les gens de ces établissements veulent vous aider à faire des

choix éclairés pour vous garder en sécurité et en santé.

Informez-vous pour la vie !

23


Le VIH/SIDA Chapitre 3

L’utilisation des préservatifs

• Assurez-vous que les préservatifs utilisés sont en LATEX. Ils doivent être en latex pour vous protéger

contre le VIH et les MTS.

• Assurez-vous de vérifier la DATE D’EXPIRATION sur l’emballage des préservatifs. Les préservatifs se

gâtent tout comme le lait. Faites attention à l’endroit où vous entreposez vos préservatifs; les hautes ou

basses températures peuvent diminuer la résistance du latex. Évitez de mettre vos préservatifs dans

votre voiture, dans les poches de votre pantalon ou dans votre portefeuille.

• Les hommes devraient s’entraîner à mettre un préservatif et à l’enlever correctement jusqu’à ce qu’ils

se sentent à l’aise. Les femmes peuvent s’entraîner sur des concombres ou des bananes —- même si

cela vous paraît bizarre, c’est en forgeant qu’on devient forgeron.

• N’utilisez jamais un préservatif plus d’une fois !

• Planifiez : emportez toujours plus d’un préservatif, comme en-cas. Soyez prêt !

Six étapes pour une utilisation efficace des préservatifs

1. Ouvrez l’emballage avec précaution. Assurez-vous de ne pas déchirer le préservatif avec vos dents

ou vos ongles.

2. Le préservatif a une petite pointe à l’extrémité. Tenez la pointe et placez-la à l’extrémité du pénis en érection.

3. Pincez la pointe du préservatif pour vous assurez qu’il n’y a plus d’air. La pointe devrait rester audessus

du gland du pénis.

4. Déroulez le préservatif jusqu’à la base du pénis.

5. Dès que l’homme a éjaculé (« est venu »), son pénis commence à rapetisser. Il doit toujours tenir la

base du préservatif pendant qu’il retire son pénis de sa partenaire après avoir éjaculé. S’il ne le fait pas,

le préservatif pourrait glisser et rester pris dans sa partenaire avec les sécrétions organiques.

6. Faites un nœud dans le préservatif et jetez-le, ou enveloppez-le dans du papier hygiénique et jetez-le.

NOTE : Si vous utilisez une gelée lubrifiante à l’extérieur du préservatif, voici une règle à ne jamais oublier.

N’UTILISEZ JAMAIS DE GELÉES LUBRIFIANTES FABRIQUÉES AVEC N’IMPORTE QUELLE SORTE

D’HUILE. Les gelées lubrifiantes fabriquées avec de l’huile comme la « Vaseline », les lotions pour les mains,

du beurre, du « Crisco » ou n’importe laquelle autre substance huileuse rendront le préservatif plus facile à

briser. Les gelées lubrifiantes à base d’eau, comme la gelée KY sont les seules gelées lubrifiantes que vous

pouvez utiliser. Vous pouvez obtenir de la gelée KY à la pharmacie, et parfois dans un centre de santé ou un

poste de soins infirmiers.

Les préservatifs féminins

Les préservatifs féminins sont des préservatifs en latex qui sont spécialement conçus pour être mis à

l’intérieur du vagin de la femme avant les rapports sexuels. Les femmes signalent qu’il faut de l’entraînement

pour s’habituer à introduire et à retirer les préservatifs féminins. Les mêmes règles s’appliquent aux

préservatifs féminins qu’aux autres barrières. Ils doivent être en latex, utilisés avant la date d’expiration et

emmagasinés convenablement.

24


Le VIH/SIDA Chapitre 3

Protection pour les relations sexuelles bucco-génitales

Les relations sexuelles bucco-génitales présentent moins de risques que la pénétration quant à la

transmission du VIH, mais il y a quand même un risque. Les relations bucco-génitales présentent beaucoup

de risques d’attraper des MTS ou des virus comme la chlamydia, la gonorrhée, l’hépatite A ou l’herpès.

Pour vous protéger le plus possible, si vous avez une relation sexuelle bucco-génitale avec un pénis, il est

important que celui-ci soit enveloppé d’un préservatif. Vous ne voudrez probablement pas utiliser une gelée

lubrifiante ou un préservatif lubrifié pour des relations sexuelles bucco-génitales.

Les emballages de plastique dans les rapports sexuels bucco-génitaux avec un

vagin ou un anus.

Des tests ont démontré que le VIH ne passe pas à travers un emballage de plastique comme le papier «

Saran ». Si vous utilisez un emballage de plastique, ne le réutilisez pas. Déchirez-en un autre morceau. Vous

ne pouvez pas utiliser un emballage de plastique à la place d’un préservatif pendant la pénétration.

Les préservatifs pour les rapports sexuels bucco-génitaux avec un vagin ou un anus.

Si vous ne trouvez pas d’emballage de plastique, vous pouvez utiliser un préservatif de la même façon.

Ouvrez l’emballage avec précaution et déroulez le préservatif. Avec des ciseaux, coupez tout le long du

préservatif jusqu’à la pointe. Il devrait s’ouvrir comme une petite serviette de latex.

Situations inhabituelles —- Les allergies au latex

Double protection

Si l’homme est allergique au latex, il devrait en tout premier lieu mettre un préservatif en peau de mouton sur

son pénis et ensuite mettre un préservatif en latex par-dessus (c’est ce qu’on appelle la double protection).

Le préservatif en peau de mouton empêchera le latex de toucher sa peau et le préservatif en latex

l’empêchera de transmettre le VIH ou d’autres MTS, ou le protégera contre ces maladies. Si une femme est

allergique au latex, l’homme devrait mettre le préservatif en latex en premier lieu et ensuite le couvrir

complètement avec un préservatif en peau de mouton. Le préservatif en latex protégera la femme du VIH et

des autres MTS, et le préservatif en peau de mouton empêchera le latex de toucher sa peau.

Se doucher

« Se doucher » est une expression désignant le lavage de l’intérieur du vagin et de l’anus. Certaines

personnes le font pour se sentir propre. Parfois ils utilisent un mélange composé d’un peu de vinaigre et

d’eau. Ce genre de toilette avant et après les relations sexuelles n’empêchera pas le VIH d’entrer dans votre

corps. En fait, se doucher pourrait le faciliter. L’eau et le vinaigre pourraient égratigner l’intérieur de votre vagin

ou de votre anus, et occasionner de petites ouvertures qui pourraient laisser entrer le VIH dans votre corps.

25


Le VIH/SIDA Chapitre 3

Protection au travail, dans les écoles ou dans les garderies —

Précautions universelles

Les gens qui travaillent dans certains environnements où ils pourraient entrer en contact avec le sang ou les

sécrétions organiques ont reçu une formation sur la façon d’utiliser une série de règles nommées «

précautions universelles » pour se protéger de toutes sortes de germes, y compris le VIH. Ces règles portent

sur la protection de votre peau et la façon de nettoyer les choses qui auraient pu entrer en contact avec les

germes. Ce sont de bonnes règles que tout le monde devrait connaître et utiliser.

1. Portez des gants en latex chaque fois que vous entrez en contact avec le sang et les sécrétions

organiques d’autrui (urine (pipi), sang).

2. Lavez-vous les mains à l’eau savonneuse tiède avant et après le contact.

3. Portez un tablier jetable pour protéger vos vêtements du sang et des sécrétions organiques.

4. Portez un masque lorsque vous n’êtes pas certain de l’origine de la toux d’une personne. La

tuberculose est une infection qui provoque une toux que vous pourriez attraper. Si vous n’êtes pas

certain de l’origine de la toux d’une personne, il est préférable de porter un masque jetable. Les gens

ayant le VIH peuvent attraper des germes d’autres personnes très facilement. Donc, si vous toussez, il

vaudrait mieux que vous portiez un masque pour les protéger, eux aussi.

5. S’il y a du sang ou des sécrétions organiques sur les outils ou les surfaces de travail, lavez-les avec un

mélange composé d’une partie de javellisant (« Javex ») et d’une partie d’eau.

6. Si vous lavez des vêtements dont la surface est tachée de sang ou de sécrétions organiques, bougezles

et touchez-les le moins possible (utilisez des gants) en les transportant vers le lavoir. Utilisez de

l’eau savonneuse tiède pour les nettoyer et séchez-les au séchoir. Ajoutez une petite quantité de

javellisant à l’eau de lavage si le linge est vraiment sale. (Le linge sale taché de sang devraient être

placés dans un sac de plastique le plus tôt possible avant de les laver.)

7. Laver la vaisselle ne demande aucune précaution particulière. Utilisez beaucoup d’eau chaude

savonneuse et rincez à fond.

Vous trouverez plus de renseignements sur les précautions universelles, les blessures par piqûre d’aiguille et

l’exposition professionnelle dans le Guide sur la sécurité et la santé au travail (Secrétariat du Conseil du

trésor, 5e édition). Vous pouvez vous en procurer un exemplaire à l’Association canadienne des infirmières et

infirmiers en sidologie, a/s de Diane Fillion, présidente, Hôpital d’Ottawa, Campus général, 501, chemin

Smyth, Ottawa (Ontario), K1H 8L6; courriel : dfillion@ogh.on.ca

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Le VIH/SIDA Chapitre 3

27


Chapitre 4.

les maladies transmissibles sexuellement (MTS)

et le VIH/SIDA.

Les maladies transmissibles sexuellement (MTS)

Les maladies transmissibles sexuellement (MTS) sont des infections provoquées par des bactéries, des virus

et des germes qui sont le plus souvent propagés quand les gens ont des rapports sexuels sans protection.

D’après certaines études, les populations autochtones courent de plus grands risques d’attraper des MTS

que la population en général. 4 Il n’est pas difficile d’imaginer pourquoi les MTS sont plus répandues dans

nos collectivités. On y trouve plus de comportements sexuels à risques qui amènent à attraper une MTS.

C’est aussi simple que ça. Des taux peu élevés d’utilisation de préservatifs, une augmentation des risques

d’abus sexuel ou de rapports sexuels sans consentement, une faible estime de soi, une incapacité à

demander des pratiques sexuelles sans risque ou de refuser d’avoir des rapports sexuels, une augmentation

de la consommation d’alcool et de drogues, un taux élevé de va-et-vient entre les grandes villes et les

collectivités rurales —- tous ces éléments et d’autres encore propagent le risque de contact avec les MTS

jusque dans les communautés métisses même les plus éloignées.

Pour mieux vous expliquer, laissez-nous vous raconter l’exemple suivant.

« Sterne est un étudiant en cinquième année et le plus jeune de quatre enfants. Ses grands frères et

grandes sœurs le harcèlent constamment, et il ne reçoit aucune aide de ses parents parce qu’ils boivent

beaucoup. Non seulement doit-il endurer cela à la maison, mais il est aussi constamment maltraité à

l’école. Ces abus à la maison et à l’école deviennent insupportables, et Sterne se met à fumer et à boire

de l’alcool pour soulager la pression causée par la tension et la frustration.

Sterne est beaucoup plus âgé maintenant et a déménagé dans la grande ville. Il est pris par son rythme

trépidant, il fait beaucoup de nouvelles connaissances et commence à faire la fête. Il a formé une

dépendance à la cigarette et boit beaucoup. Il se sent déprimé et solitaire, et commence à rechercher de

nouvelles façons pour se sentir bien. Les relations sexuelles sont une des choses qui font qu’il se sent bien

et il décide d’en rechercher. Après quelques mois à faire la fête constamment, il commence à oublier où et

avec qui il a été, il est mêlé et ne sait ni quoi faire ni vers qui se tourner. Il ne se préoccupe plus de luimême

et de sa vie, et il a pris un tournant autodestructeur pour le pire. »

Il y a des sortes différentes de MTS. La bonne nouvelle est qu’on peut guérir la plupart d’entre elles. Mais

pas toutes. Si vous avez des rapports sexuels avec une personne qui a une MTS, vous pourriez l’attraper

aussi. Plusieurs personnes qui ont une MTS ne le savent même pas parce que plusieurs MTS n’ont pas de

symptômes. Donc, ces personnes pourraient avoir l’air et même se sentir en santé, et avoir quand même une

MTS. Certaines personnes infectées par une MTS ne vous diront pas qu’ils en ont une, même s’ils le savent.

4 Bureau of HIV/AIDS and TB Centre for Infectious Disease Prevention and Control Health Canada,

HIV/AIDS Epi Updates- May 2001

29


Le VIH/SIDA Chapitre 4

Comment se transmet une MALADIE TRANSMISSIBLE SEXUELLEMENT

Les MTS se transmettent de plusieurs façons :

• Les MTS sont habituellement propagées pendant les rapports sexuels. Cependant, dans certains cas,

elles peuvent se propager sans avoir de relations sexuelles. Les MTS peuvent être transmisses par du

sperme, des sécrétions vaginales et du sang infecté.

• Les aiguilles peuvent propager les MTS s’il y a du sang infecté dessus. Lorsque le sang infecté d’une

personne A entre en contact avec le sang non contaminé d’une personne B, la personne B peut

contracter la maladie. Cela veut dire que les gens qui prennent part à des actes de violence

physique courent le risque de contracter des MTS s’ils ont des plaies ouvertes.

• Les MTS peuvent aussi être propagées par la salive si vous embrassez une personne infectée qui a

des coupures dans ou autour de la bouche, ou si elle crache sur vous.

• Une femme enceinte infectée par une MTS peut la transmettre à son bébé pendant la grossesse ou

l’accouchement.

Les MTS – les faits en bref :

• Il est possible d’avoir plus d’une MTS à la fois.

• Vous pouvez attraper une MTS plus d’une fois.

• Il est possible d’attraper une MTS sans avoir de rapports sexuels.

• Vous pouvez attraper une MTS en ayant des rapports sexuels bucco-génitaux.

• Vous pouvez attraper certaines MTS même si vous utilisez un préservatif, mais les préservatifs

diminuent le risque.

• Les gens infectés par des MTS qui ne suivent pas de traitement ont plus de chances d’attraper le VIH

parce qu’ils ne se sont pas posé la question des « rapports sexuels sans risque » afin de se protéger.

La plupart du temps, nous ne savons même pas que nous somme infectés par une MTS jusqu’à ce que

nous ressentions un malaise ou qu’une autre personne nous en informe.

• On peut guérir de MTS telles que la chlamydia, la gonorrhée et la syphilis. Même si elles sont

incurables, les autres MTS comme le VIH, le virus du papillome humain (VPH), l’herpès et l’hépatite B

peuvent être traitées.

Voici quelques conseils pour diminuer le risque d’attraper une MTS

L’abstinence — ne pas avoir de relations sexuelles, bucco-génitales, vaginales ou anales —- est la meilleure

façon de vous protéger. Il existe de nombreuses solutions pour remplacer les relations sexuelles, par exemple

la masturbation réciproque et l’auto-masturbation (se masturber).

30

Si vous avez des relations sexuelles, il est important de choisir un ou une partenaire que vous connaissez

bien et à qui vous faites confiance.


Le VIH/SIDA Chapitre 4

Apprenez comment utiliser les préservatifs en latex correctement pour n’importe quel genre de relations

sexuelles (vaginales, orales, anales).

Parlez avec votre partenaire et soyez honnête en ce qui concerne vos anciennes relations. Le risque

d’attraper une MTS augmente avec le nombre de partenaires sexuels antécédents. Souvenez-vous qu’il ne

faut qu’une personne pour attraper une MTS ou le VIH/SIDA.

Utilisez toujours des gelées lubrifiantes à base d’eau, comme la gelée KY, avec des préservatifs en latex.

Les lubrifiants à base d’huile comme la vaseline, l’huile pour bébés ou l’huile à friture peuvent

endommager les préservatifs.

Les préservatifs au latex peuvent protéger le pénis, le vagin, la bouche ou l’anus contre quelques MTS, mais

ne protégeront pas contre les verrues génitales (VPH) ou d’autres lésions comme l’herpès, quand elles sont

présentes à la base du pénis ou du scrotum, ou sur la vulve.

On peut se procurer un préservatif féminin au polyuréthane qui protège mieux ces endroits, mais il ne devrait

PAS être utilisé avec un préservatif masculin.

SI vous et votre partenaire avez eu des relations sexuelles sans protection, vous pourriez avoir une MTS

sans le savoir.

Si vous pensez avoir une MTS, il n’y a qu’une seule vraie façon de le savoir —- passez un test de dépistage.

Que faire si vous pensez être infecté par une MTS

• Parlez-en avec une personne en qui vous avez confiance.

• Si vous êtes encore à l’école, demandez à l’infirmière de l’école où vous pourriez obtenir de l’aide.

• Téléphonez à votre médecin de famille et prenez rendez-vous.

• Communiquez avec le

• Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses,

Santé Canada,

Parc Tunney,

Localisateur postal 0900B1

Ottawa (ON) K1A 0L2

Tél. : (613) 954-5169

Téléc. : (613) 946-8695

• Téléphonez à votre service de santé publique ou à votre clinique locale de traitement des MTS (dans

certaines provinces, par exemple l’Alberta).

• Souvenez-vous : vous ne pouvez recevoir de diagnostic par téléphone. Vous devrez vous faire tester en

personne pour savoir avec certitude si vous avez une MTS.

31


Le VIH/SIDA Chapitre 4

Bien que la plupart des MTS peuvent être guéries, plusieurs d’entre elles créent des problèmes qui peuvent

durer très longtemps, parfois même toute la vie.

Les nouveau-nés peuvent être infectés par certaines MTS pendant qu’ils sont dans le ventre de leur mère ou

pendant l’accouchement. Des infections oculaires sérieuses, la cécité et la pneumonie ne sont que

quelques-unes des complications qui peuvent atteindre les bébés nés avec une MTS.

Quiconque a des relations sexuelles devrait apprendre quels sont les signes et symptômes des MTS. Voici

une liste des MTS les plus fréquentes.

La chlamydia

Signes possibles :

• Sensation de brûlure pendant que vous urinez (pipi)

• Sécrétions (pus) coulant de votre vagin ou pénis

• Douleurs abdominales (ventre) (pour les femmes)

• Douleurs dans le bas du dos (pour les femmes)

NOTE IMPORTANTE : Souvent il n’y a aucun symptôme du tout.

La chlamydia est provoquée par une bactérie et est l’une des MTS les plus fréquentes. Si vous avec une

sensation de brûlure lorsque vous allez à la salle de bains pour faire pipi, ou si du pus coule de votre pénis ou de

votre vagin, vous devriez vous rendre au centre de santé ou au poste de soins infirmiers, et vous faire examiner

pour la chlamydia. La chlamydia peut aussi entrer dans votre gorge, votre rectum (derrière) ou vos yeux.

Le pénis d’un homme qui a la chlamydia et qui ne se fait pas traiter pourrait s’infecter et enfler. Une

chlamydia non traitée peut occasionner des cicatrices sur le pénis de l’homme et le rendre stérile.

Si une femme qui a la chlamydia ne se fait pas traiter, elle pourrait avoir des problèmes sérieux qu’on appelle

« maladie inflammatoire pelvienne » (MIP). La MIP peut affecter tous les organes reproducteurs du corps.

Une MIP non traitée pourrait causer une cicatrisation qui pourrait vous rendre incapable d’avoir des enfants

ou plus susceptible d’avoir des grossesses extra-utérines (tubaires).

La chlamydia se traite facilement avec un antibiotique. Chaque fois qu’on vous donne un antibiotique, vous

devez vous assurer de tout le prendre, même si vous vous sentez mieux, sinon les germes occasionnant

l’infection ne seront pas détruits et l’infection reviendra. Certains croient que, lorsqu’ils traitent une MTS avec

un antibiotique, ils ne l’attraperont plus jamais. CE N’EST PAS VRAI ! Les antibiotiques ne guérissent que les

infections que vous avez maintenant. Ils ne peuvent pas vous empêcher d’attraper plus tard une nouvelle

chlamydia, ou toute autre MTS.

32


Le VIH/SIDA Chapitre 4

La gonorrhée

Symptômes possibles :

• Sécrétions épaisses (pus) coulant de votre pénis, vagin ou rectum (derrière).

• Sensation de brûlure pendant que vous urinez (pipi)

• Douleurs ou sensibilités abdominales (ventre) (pour les femmes).

• Changement dans les menstruations (règles)

La gonorrhée est une autre MTS occasionnée par des bactéries. Un pus épais coule en général des organes

génitaux (vagin, pénis ou derrière) des gens qui ont la gonorrhée. Mais certaines personnes atteintes, surtout

des femmes, n’ont aucun symptôme du tout.

Si vous avez une gonorrhée et que vous n’obtenez pas de traitement aux antibiotiques, les bactéries

entreront dans votre sang et se déplaceront vers d’autres parties de votre corps. Elles pourraient

occasionner des lésions aux organes génitaux qui pourraient vous empêcher d’avoir des enfants. Chez

certaines femmes, elles augmentent les chances d’attraper la maladie inflammatoire pelvienne (MIP).

La gonorrhée se traite facilement avec des antibiotiques. Chaque fois qu’on vous donne des antibiotiques, il

est important de tous les prendre et de terminer complètement votre ordonnance, même si vous vous sentez

mieux, pour que tous les germes soient détruits et que l’infection ne revienne pas.

La syphilis

Premiers symptômes :

• Plaies sur les organes génitaux ou le rectum (derrière)

• Rougeurs sur votre corps.

• Une ou plusieurs plaies à la bouche ou à la gorge.

Les bactéries occasionnent la syphilis. Celle-ci se propage par des relations sexuelles non protégées. Une

personne infectée peut la donner à n’importe quel de ses partenaires sexuels.

La syphilis est une MTS très sérieuse parce que, comme le VIH, si elle n’est pas traitée par des

médicaments, on peut en mourir. Les premiers signes de syphilis sont des plaies sur les organes génitaux ou

le derrière ou dans la bouche ou la gorge. La plupart du temps ces plaies ne font pas mal. Si vous avez eu

des relations sexuelles sans protection et que vous voyez des plaies sur ces parties de votre corps, il est

très important de vous rendre au centre de santé ou au poste de soins infirmiers, et de les faire examiner.

Sans traitement, les premiers signes de syphilis disparaîtront et reviendront plusieurs fois pendant dix ans ou

plus. Bien que le traitement réglera l’infection, il ne pourra réparer les lésions permanentes causées parce

que vous ne vous êtes pas fait traiter assez tôt.

Une syphilis non traitée peut occasionner

• la cécité

• des lésions au cœur ou au cerveau.

• la mort

33


Le VIH/SIDA Chapitre 4

Pour découvrir si vous avez la syphilis, vous devrez passer un test de sang. Vous pouvez passer ce test dans

un centre de santé, au bureau d’un médecin ou dans un poste de soins infirmiers. La syphilis se traite

souvent avec de la pénicilline introduite par une aiguille dans les muscles de votre fessier. Il faudra quelques

semaines pour s’assurer que toutes les bactéries de la syphilis ont été détruites.

L’herpès

Premiers symptômes :

• Maux de tête

• Fièvre

• Glandes enflées

• Sensation de brûlure ou démangeaison aux organes génitaux

• Cloques ou irritations sur les organes génitaux

• Saignement du vagin après les relations sexuelles

• Sécrétion vaginale inhabituelle

L’herpès est une infection causée par deux virus, l’herpès 1 et l’herpès 2. Ces deux virus causent des feux

sauvages sur la bouche et sur les organes génitaux. On attrape l’herpès en touchant les feux sauvages d’une

personne qui en est atteinte. Si le feu sauvage sur la bouche de la personne A touche les organes génitaux

de la personne B au cours de relations sexuelles bucco-génitales, il est probable que la personne B

attrapera l’herpès sur ses organes génitaux. Il faut habituellement trois semaines pour que les premiers

signes de l’herpès se manifestent, mais cela peut parfois prendre quelques mois.

Après de deux à quatre semaines environ, les signes de l’herpès disparaissent habituellement d’eux-mêmes.

Toutefois, si vous avez l’herpès, vous pouvez le transmettre à quelqu’un même si vous n’avez pas de

symptômes. Les gens qui ont des symptômes de l’herpès ne devraient avoir aucune relation sexuelle. Les

gens qui ont de l’herpès sur leurs organes génitaux devraient utiliser des condoms chaque fois qu’ils ont des

relations sexuelles.

Une femme enceinte atteinte d’herpès peut le donner à son bébé au cours de l’accouchement. Comme c’est

très dangereux pour le bébé, le docteur peut suggérer une césarienne. Si une femme sait qu’elle-même ou

son partenaire a l’herpès, il est important qu’elle le dise à son médecin, à son infirmière ou à son agent de

santé communautaire.

Les symptômes de l’herpès reviennent chez la plupart des gens, mais peuvent être moins incommodants

après la première infection. L’herpès est incurable, mais les médecins utilisent beaucoup de médicaments

différents pour le traiter. Certains médicaments se présentent sous forme de pilules, d’autres sous forme

d’onguent et d’autres encore doivent être administrés par injection. Il est important de parler à votre

médecin, à votre infirmière ou à votre agent de santé communautaire si vous pensez avoir l’herpès.

34


Le VIH/SIDA Chapitre 4

Les verrues génitales

Les verrues génitales sont une MTS causées par un virus. Ce sont des verrues rugueuses qu’on trouve sur

le rectum d’une personne (fesses), le pénis ou l’extérieur du vagin. On peut aussi en trouver sur le col de

l’utérus (à l’intérieur du corps) ou à l’intérieur du rectum. Les verrues ne font pas mal mais elles rendent les

relations sexuelles un peu douloureuses.

Si ces verrues ne sont pas traitées à l’aide de médicaments, elles peuvent provoquer des changements

graves à l’intérieur de votre rectum, vagin ou pénis. Le virus qui cause les verrues génitales a été lié au

cancer du col de l’utérus ou du rectum. Les verrues génitales peuvent être transmises de la mère au bébé au

cours de l’accouchement.

Un médecin peut enlever les verrues en les gelant avec un laser, avec un médicament qu’on badigeonne

dessus ou parfois par injection.

L’hépatite

L’hépatite est une infection causée par un virus. Il peut faire gonfler le foie et, au fil du temps, provoquer une

forme très grave de maladie du foie. Si vous avez l’hépatite, votre système immunitaire produira des

anticorps pour vous protéger contre une deuxième infection. Les gens qui ont le VIH/SIDA et qui attrapent

une hépatite deviennent souvent très malades et sont plus susceptibles de souffrir de dommage au foie que

les gens qui n’ont pas le VIH. On ne guérit pas d’une hépatite. En fait, bien peu de médicaments peuvent

aider quelqu’un qui a une hépatite.

Premiers symptômes :

• Sensation de fatigue

• Articulations et muscles endoloris

• Vomissements

• Fièvre

• Diarrhée

• Perte de poids

• Blanc des yeux ou peau jaune (jaunisse)

Il y a plusieurs genres d’hépatite – les trois types discutés ici sont les types A, B et C.

L’hépatite A est un genre d’hépatite qu’on attrape à boire de l’eau ou à manger des aliments infectés. Vous

pouvez aussi l’attraper en touchant les excréments de quelqu’un qui en est atteint ou par contact oral avec

l’anus de quelqu’un. Cette maladie peut vous rendre très malade, mais la plupart des gens se rétablissent. Il

existe un vaccin, comme pour l’hépatite B (voir ci-dessous).

35


Le VIH/SIDA Chapitre 4

L’hépatite B est un genre d’hépatite très grave. Elle peut vous rendre très malade. Bien que la plupart des

gens s’en remettent, certains développeront une maladie grave ou un cancer du foie. L’hépatite B se

transmet d’une personne à l’autre de façon assez semblable au VIH. Toucher ou partager du sang et des

sécrétions corporelles peut faire qu’on attrape l’hépatite B.

La salive d’une personne qui a l’hépatite B contient suffisamment de virus pour la transmettre en embrassant.

Partager des aiguilles pour n’importe quelle raison, y compris le tatouage ou le perçage, est une autre façon

dont les gens peuvent attraper l’hépatite B. Une mère infectée peut transmettre l’hépatite B à son bébé.

Il y a un vaccin pour l’hépatite B. Si vous avez une vie sexuelle active, utilisez des drogues intraveineuses ou

travaillez dans le domaine des soins de santé, c’est une bonne idée de parler à votre médecin à propos

d’une vaccination. Vous pouvez obtenir le vaccin seulement si vous n’avez pas eu l’hépatite B avant.

L’hépatite C est causée par un virus très différent de ceux de l’hépatite A et B. Il est rarement transmis par

les relations sexuelles. Le plus souvent, on l’attrape par un contact avec du sang (partager des aiguilles pour

l’injection de drogues, le tatouage ou le perçage avec quelqu’un qui l’a, ou par l’utilisation d’articles de

toilette personnelle, y compris les bijoux, les brosses à dents et les rasoirs). Il n’existe pas de vaccin contre

l’hépatite C, mais certains traitements sont disponibles. L’hépatite C ne rend pas les gens très malades, en

général, mais elle peut causer une maladie grave ou un cancer du foie.

Pour plus d’information au sujet de l’hépatite, communiquez avec

La Fondation canadienne du foie

1320, rue Yonge, bureau 301

Toronto (ON)

M4T 1X2

Tél. : 416-491-3353

Sans frais : 1-800-563-5483

Site Web : www.liver.ca

Courriel : clf@liver.ca

Ce ne sont là que certaines des MTS que les gens peuvent attraper. Si vous avez des inquiétudes ou avez

besoin de plus d’information au sujet des MTS, consultez votre médecin, votre infirmière ou votre agent de

santé communautaire.

36


Le VIH/SIDA Chapitre 4

37


Chapitre 5.

Les femmes et le VIH/SIDA

Les femmes autochtones et le VIH/SIDA

Les cas de SIDA et les nouvelles infections de VIH chez les femmes autochtones ont augmenté

régulièrement au cours de la dernière décennie, et cette augmentation est plus rapide chez les femmes

autochtones que chez les hommes autochtones ou les femmes non autochtones.

Parmi les cas de SIDA rapportés, les femmes autochtones sont plus susceptibles que les femmes non

autochtones d’entrer dans la catégorie d’exposition par injection de drogues (56,4 p. cent par opposition à

17,7 p. cent ; Santé Canada, 1996b). Les deux principaux facteurs de risque de contracter le VIH chez les

femmes autochtones sont les relations sexuelles et l’injection de drogue.

Au cours d’une pénétration vaginale, les femmes courent un plus grand risque d’infection que les hommes

parce qu’il y a une plus grande concentration de VIH dans le sperme que dans les sécrétions vaginales, que la

surface du vagin et du col de l’utérus est plus grande, et que les membranes sont fragiles dans cette région.

Les conditions des femmes métisses

D’après Statistiques Canada, les femmes autochtones sont désavantagées au plan économique à cause de

mauvaises conditions sociales et d’un faible niveau d’instruction. De plus, les femmes autochtones ont des

taux plus élevés de suicide et de mort violente, et sont plus susceptibles de souffrir de maladies chroniques

que leurs contreparties non autochtones.

Bien entendu, les conditions sociales créées par le sexisme, le racisme et le colonialisme deviennent des

identificateurs précoces du VIH/SIDA – telles la pauvreté, la mauvaise santé, des taux élevés de MTS et de

violence sexuelle – qui toutes contribuent à ce qu’une proportion beaucoup plus grande de femmes

autochtones sont affectées par le VIH/SIDA. Cela mène à de la discrimination et à un manque d’accès à des

services pour les femmes qui en ont besoin.

Soyons honnêtes. Les abus d’alcool et la violence familiale existent dans certaines collectivités métisses.

C’est pourquoi les femmes métisses courent un plus grand risque d’avoir des MTS et le VIH à cause de

violence et d’abus sexuels et de manque d’information dans ce domaine. Les femmes métisses qui sont

prises dans une vie d’abus d’alcool et de drogue ne pourront pas éviter les risques de VIH/SIDA, parce

qu’elles se sentent déjà victimes de marginalisation et de discrimination dans leur propre collectivité.

39


Le VIH/SIDA Chapitre 5

Que pouvons-nous comprendre de toute cette information

• Les femmes métisses doivent obtenir toute l’information possible sur la façon de se protéger contre le

VIH et les autres MTS.

• Les femmes métisses ont besoin d’appui pour développer leur estime d’elles-mêmes et apprendre à

dire « non » aux comportements abusifs, et pour prendre soin de leur santé sexuelle et éviter le

VIH/SIDA et les autres MTS.

• Les organisations et les centres de santé métis doivent aborder la question du VIH/SIDA en mettant

sur pied des initiatives particulières pour les femmes.

Risques particuliers pour les femmes

Les femmes ressentent les mêmes symptômes que les hommes – et plus.

Plusieurs raisons expliquent que le risque de VIH soit si grand pour les femmes. Il est important d’être

honnête à leur sujet et de trouver des moyens de prévenir la transmission du VIH.

• Les femmes sont plus susceptibles d’être agressées sexuellement (violées).

• Les femmes pensent parfois qu’elles ne peuvent pas refuser d’avoir des relations sexuelles.

• Il y a moins d’information sur le VIH concernant les femmes qu’il y en a concernant les hommes.

• Les femmes, en particulier celles qui ont des familles, sont moins susceptibles de prendre le temps de

s’occuper de leur propre santé.

• Les femmes ne peuvent pas toujours s’assurer qu’un homme utilise un condom.

• Souvent, les femmes ne savent pas comment se protéger contre le VIH.

• Très souvent, les femmes ne connaissent pas les symptômes d’une infection au VIH. Elles ne saisissent

pas tout de suite qu’elles ont le VIH, et cela retarde leur accès aux traitements pour combattre le virus.

L’information et la meilleure protection dont les femmes disposent

contre la transmission du VIH.

La réalité pour les femmes métisses

La réalité, pour plusieurs femmes métisses ayant le VIH, comme d’ailleurs pour les homme métis ayant le

VIH, c’est que les collectivités métisses ne sont pas prêtes à prendre soin de ces personnes quand elles

sont malades ou qu’elles sont incapables de le faire. Les membres de nos collectivités manquent même

d’une compréhension élémentaire du VIH/SIDA et ont tendance à blâmer la personne qui a le virus

À cause du manque de soutien et de soins de santé disponibles dans nos collectivités rurales, plusieurs Métis

qui ont le VIH/SIDA sont obligés d’habiter dans de plus grandes collectivités ou dans des villes qui, dans

certains cas, ne sont pas leur collectivité d’origine et sont souvent situées à une grande distance de chez eux.

40


Le VIH/SIDA Chapitre 5

La plupart des appuis dont disposent les femmes autochtones, s’il y en a qui sont spécifiquement à leur

disposition, ne sont pas spécifiques aux Métis. Les Métis sont facilement surpassés en nombre par les

membres des Premières nations dans les cercles de partage et autres stratégies de soutien, ce qui peut

parfois (pas toujours, mais parfois) éloigner les Métis parce que ces groupes de soutien ne fonctionnent pas

« selon les coutumes métisses ». Les Métis citadins atteints du VIH/SIDA et qui cherchent du soutien doivent

s’assimiler dans une certaine mesure aux coutumes des Premières nations ou aux coutumes non autochtones.

Les symptômes du VIH chez la femme

« Je vis avec quatre types à Fife House, qui est un programme de soutien pour les gens qui ont le VIH et le

SIDA. Eh bien, ça dégoûte un peu les gars, mais les femmes attrapent des infections plus facilement. C’est

très embarrassant. S’il y a une odeur et que je suis assise dans le métro, je me demande « Est-ce que

quelqu’un va le remarquer » Je m’inquiète tout le temps. Il n’y a pas grand chose qui peut le guérir ou le

contrôler. Et puis, je me demande, comment je peux garder un emploi avec ça »

— Carol, Métisse de 43 ans qui vit avec le VIH

Infections chroniques aux levures

Le plus souvent, une infection chronique aux levures est le premier signe d’une infection au VIH chez les

femmes. Les symptômes comprennent des sécrétions vaginales épaisses, inodores, de couleur blanche ou

jaune, et des plaques surélevées de couleur blanche ou grise sur le vagin. Souvent l’infection aux levures

revient et devient plus difficile à nettoyer (guérir) avec des médicaments.

Il n’y a pas d’autre façon de le dire – les infections aux levures sont malpropres et embarrassantes, et les

femmes qui en ont disent qu’elles peuvent sentir mauvais. Pour une femme qui a le VIH/SIDA, avoir une

infection aux levures qui ne s’en va pas peut affecter son estime de soi, contribuer à la dépression, causer

de l’embarras et affecter sa confiance à trouver ou conserver un emploi.

C’est une bonne idée pour une femme de noter sur un bout de papier à quel moment elle a une infection aux

levures, sa durée et le nom du médicament que le médecin a utilisé pour la traiter. Vous ne devriez pas avoir

de relations sexuelles pendant que vous avez une infection aux parce que vous pouvez la transmettre à votre

partenaire et que cela peut être très douloureux. Il existe des médicaments sans ordonnance ou des façons

naturelles de traiter cette infection, comme l’utilisation d’acidophile. De plus, réduire votre consommation de

sucre peut aider.

Des changements dans votre cycle menstruel

Le VIH peut changer votre cycle menstruel. Les femmes qui ont le VIH ont tendance à avoir un cycle menstruel

irrégulier, des menstruations plus abondantes ou légères que d’habitude, ou à connaître une augmentation des

symptômes prémenstruels (tels que douleurs aux seins, gonflements, anxiété, dépression et crampes).

De plus, parce que la source principale de la transmission du VIH se trouve dans les sécrétions organiques,

y compris le sang, le sang menstruel présente aussi un risque accru pour tout partenaire sexuel.

41


Le VIH/SIDA Chapitre 5

Un test Pap anormal

Les femmes qui ont une infection au VIH sont plus susceptibles d’avoir des tests Pap anormaux. Le frottis

Pap est un test effectué pour voir s’il y a des changements dans les cellules à l’intérieur de votre vagin, en

particulier au col de l’utérus (l’ouverture de l’utérus).

Un test Pap anormal est souvent le signe de cellules précancéreuses ou cancéreuses dans le col de l’utérus.

Pour détecter s’il y a des changements dans le col de l’utérus le plus tôt possible, les femmes qui ont le

VIH/SIDA devraient subir un examen gynécologique au moins une fois par année pour prévenir le

développement d’un cancer du col de l’utérus.

Les infections pelviennes

Une infection pelvienne est une infection du vagin et des organes génitaux. Cette infection est

habituellement causée par le fait d’avoir eu une maladie transmise sexuellement (MTS). Elle est parfois

causée par une méthode contraceptive appelé le stérilet (appareil intra-utérin).

Les femmes qui ont une infection pelvienne peuvent avoir certains des symptômes suivants :

• Douleur dans l’abdomen (douleur à l’estomac)

• Douleur dans le dos et les jambes

• Douleur au cours des rapports sexuels

• Douleur en urinant (pipi)

• Sécrétions inhabituelles et odorantes venant du vagin

• Écoulement sanguins du vagin sans avoir de menstruations complètes

Si vous éprouvez un de ces symptômes, vous devriez en parler à votre médecin ou à votre infirmière tout de

suite. Ils peuvent vous donner des médicaments pour traiter une infection pelvienne. Certains médecins ont

trouvé que plusieurs femmes qui avaient le VIH avaient une infection pelvienne.

La grossesse

Plusieurs femmes ont découvert qu’elles avaient été infectées par le VIH pendant la grossesse ou juste

après la naissance de leur bébé.

Une femme qui a le VIH peut infecter son bébé au cours de la grossesse,

à la naissance ou pendant l’allaitement.

Les médecins croient que 3 bébés sur 10 dont la mère a le VIH naissent avec le VIH. Toutes les femmes

enceintes devraient passer un test de VIH dès qu’elles découvrent qu’elles sont enceintes. Parlez-en à votre

médecin ou à votre infirmière.

42


Le VIH/SIDA Chapitre 5

La plupart des bébés qui ont le VIH l’ont attrapé de leur mère avant la naissance parce que le bébé partage

le sang et le système immunitaire de la mère. Certains bébés ont été infectés par le VIH au cours de

l’allaitement. Les femmes qui ont le VIH ne devraient PAS allaiter leur bébé parce que cela pourrait leur

donner le VIH. POURQUOI Parce qu’on trouve le VIH en concentration élevée dans le lait maternel.

Si un médecin sait qu’un femme a le VIH, il peut lui donner un médicament qui peut aider son bébé à venir

au monde sans VIH. Si une femme qui a le VIH prend ce médicament, il y a moins de chance qu’elle

transmette le VIH à son bébé.

Les médecins ne pensent pas qu’une grossesse provoque une arrivée anticipée du SIDA chez les femmes

qui ont le VIH, du moment qu’elles n’ont aucun symptôme du SIDA quand elles deviennent enceintes. Si une

femme VIH positive a déjà quelques symptômes, devenir enceinte peut la rendre vulnérable à d’autres

infections. Chaque femme doit travailler avec son médecin pour décider quels sont les meilleurs

médicaments à utiliser dans son cas au cours de la grossesse.

Les tests de VIH chez les femmes enceintes

Si une femme est enceinte, elle a quand même le choix de subir un test de VIH. Mais si vous considérez les

avantages qu’offre ce test, vous verrez qu’ils sont plus importants que les inconvénients. Le test confirmera

que vous avez ou non le VIH. En conséquence, cette information peut faire toute la différence dans

l’amélioration de votre vie et celle de votre enfant.

Si le test démontre que vous avez le VIH, vous aurez plusieurs décisions à prendre concernant votre santé,

votre grossesse et ainsi de suite. Ce ne sera pas rassurant. Mais si vous avez le VIH et que vous êtes

enceinte, vous pouvez immédiatement prendre un médicament qui aidera à protéger votre bébé contre le

VIH. Vous pouvez aussi discuter avec votre médecin de la possibilité d’une césarienne. Une césarienne

réduit le risque d’infection à l’accouchement. Les femmes qui ont le VIH ne devraient PAS allaiter parce que

le lait maternel peut transmettre le virus au bébé. Un test de VIH peut faire toute la différence pour

l’avenir de votre bébé.

Avoir des relations sexuelles ou pas

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les femmes ont des relations sexuelles quand elles ne veulent pas en

avoir. En voici quelques-unes :

• On a appris aux femmes à se soumettre.

• Certaines femmes dépendent de l’argent que leur procurent les hommes, pour leur soutien et celui

de leur famille.

• On fait parfois sentir aux femmes qu’elles sont obligées d’avoir des relations sexuelles avec leur mari ou

leur petit ami même quand elles ne veulent pas.

• Certaines femmes ont peur de décevoir leur partenaire si elles n’ont pas de relations sexuelles.

43


Le VIH/SIDA Chapitre 5

• L’amour est un sentiment puissant mais, malheureusement, les gens utilisent parfois la promesse d’amour

comme une façon d’avoir des relations sexuelles, et les femmes ont parfois des relations sexuelles avec

leur partenaire parce qu’elles craignent de ne plus être aimées si elles n’y consentent pas.

• Les femmes qui vivent des relations abusives n’ont souvent aucun choix quant au moment des relations

sexuelles. Pour plusieurs d’entre elles, la peur de la violence physique ou psychologique, ou contre

leurs enfants, est telle qu’elles consentent à avoir des relations sexuelles avec leur partenaire pour

tenter de se protéger et de protéger leurs enfants.

Ce sont là seulement quelques-unes des raisons pour lesquelles les femmes ont des relations sexuelles

quand elles ne le veulent pas. Il n’est jamais correct d’être obligé d’avoir des relations sexuelles pour quelque

raison que ce soit.

Êtes-vous dans une relation abusive

Les femmes qui se trouvent dans des relations abusives courent le risque d’attraper le VIH de leurs

partenaires. Si votre relation avec votre partenaire est malsaine, vous ne pouvez pas tenir pour acquis qu’il

est fidèle. Il est très difficile de faire utiliser un condom à un homme si vous en avez peur, si vous avez peur

de le perdre ou si vous avez peur qu’il vous laisse, vous et vos enfants, sans moyen de subsistance.

Demeurer dans une relation abusive peut vous être fatal. Demandez-vous si le risque en vaut la peine. Si

vous vous trouvez dans ce type de relation, il y a dans votre collectivité des gens qui peuvent vous aider.

• Travailleur social ou travailleur de maison d’accueil

• Policier

• Agent de santé communautaire

• Conseiller scolaire ou communautaire

• Médecin ou infirmière de santé publique

• Prêtre ou pasteur

• Conseiller en aide aux victimes

• Conseiller en toxicomanie

• Famille ou amis

Les femmes ont aujourd’hui à leur disposition plusieurs options qui ne l’étaient pas autrefois. Certains

programmes sont financés pour aider les femmes à sortir du cycle de la violence physique ou du contrôle et

des abus psychologiques.

Agression sexuelle (viol)

Le plus souvent, une femme victime d’un viol n’a pas pu se protéger du VIH ou des autres MTS. Les femmes

victimes de viol n’en parlent habituellement à personne parce qu’elles croient que les gens vont penser que

c’était de leur faute. SE FAIRE VIOLER, CE N’EST JAMAIS LA FAUTE DE LA FEMME.

44


Le VIH/SIDA Chapitre 5

Pour des raisons de santé, les femmes victimes de viol doivent immédiatement voir un médecin, une infirmière

ou un agent de santé communautaire. Les fournisseurs de soins de santé les aideront à décider si elles

doivent appeler la police, et à prendre des décisions concernant le VIH, les MTS et les risques de grossesse.

Il est important que les femmes comprennent qu’elles peuvent ne pas être la seule victime d’un violeur. La

plupart du temps, les hommes qui agressent une femme en agressent plusieurs. Si une femme ne rapporte

pas qu’elle a été violée, il est probable que le même homme en violera d’autres.

Les femmes victimes de viol ont le droit de savoir si le violeur leur a transmis le VIH. La Loi ne peut peut-être

pas forcer un homme accusé de viol à passer un test de VIH, mais il existe des tests qui peuvent dire très

rapidement après le viol si une femme a ou non le VIH. Les femmes doivent insister pour que le médecin

leur fasse passer un test de VIH.

Certaines collectivités canadiennes offrent aux femmes qui sont victimes d’agression sexuelle une

combinaison de médicaments qui peuvent empêcher le VIH de se développer. Prendre ces médicaments est

une décision sérieuse dont il faut discuter avec son médecin. Ces médicaments sont nouveaux, de sorte que

nous ne savons pas quel sera leur effet à long terme. Ils offrent cependant à une femme violée la meilleure

chance de traiter une infection possible au VIH.

45


VOUS AVEZ DES QUESTIONS

Il suffit d’appeler le RNM ou de vous connecter à

notre site Web à www.metisnation.ca.

Liste de contacts

Organisations nationales

Réseau juridique canadien VIH/sida

417, rue Saint-Pierre, bur. 408

Montréal (QC) H2Y 2M4

Tél. : 514-397-6828

Téléc. : 514-397-8570

Courriel : info@aidslaw.ca

Site Web : www.aidslaw.ca

Ralliement national des Métis

350, rue Sparks, bureau 201

Ottawa (ON) K1R 7S8

Tél. : 613-232-3216

Sans frais : 1-800-928-6330

Téléc. : 613-232-4262

Courriel : info@metisnation.ca

Sites Web : www.metisnation.ca,

www.metishealth.com

Le Réseau canadien autochtone du sida (RCAS)

602-251, rue Bank

Ottawa,(ON) K2P 1X3

Tél. : 613-567-1817

Sans frais : 1-888-265-8882

Téléc. : 613-567-4652

Courriel : info@caan.ca

Sites Web : www.caan.ca ou www.linkupconnexion.ca

Réseau canadien d’info-traitements sida

555, Richmond ouest, bureau 505

B.P. 1104

Toronto (ON) M5V 3B1

Tél. : 416-203-7122

Sans frais : 1-800-263-1638

Téléc. : 416-203-8284

Courriel : info@catie.ca

Site Web : www.catie.ca

Association canadienne des travailleuses et

travailleurs sociaux

383, avenue Parkdale, bureau 402

Ottawa (ON) K1Y 4R4

Tél. : 613-729-6668

Téléc. : 613-729-9608

Courriel : casw@casw-acts.ca

Association des infirmières et infirmiers

autochtones du Canada

56, rue Sparks, bur. 502

Ottawa (ON) K1P 5A9

Tél. : 613-733-1555

Téléc. : 613-724-4718

Courriel : info@anac.on.ca

Site Web : www.anac.on.ca

Société canadienne du SIDA

309, rue Cooper, 4e étage

Ottawa (ON) K2P 0G5

Tél. : 613-230-3580

Sans frais : 1-800-884-1058

Téléc. : 613-563-4998

Courriel : casinfo@cdnaids.ca

Site Web : www.cdnaids.ca

Collège de médecine naturopathique du Canada

1255, avenue Shepard est

North York (ON) M2K 1E2

Tél. : 416-498-1255

Téléc. : 416-498-3197

Courriel : info@ccnm.edu

Site Web : www.ccnm.edu

46


Fondation canadienne pour la recherche

sur le SIDA

165, avenue University, bureau 901

Toronto (ON) M5H 3B8

Tél. : 416-361-6281

Sans frais : 1-800-563-2873

Téléc. : 416-361-5736

Courriel : cure@canfar.com

Site Web : www.canfar.com

Société canadienne de l’hémophilie

625, av. du Président-Kennedy, bur. 1210

Montréal (QC) H3A 1K2

Tél. : 514-848-0503

Sans frais : 1-800-668-2686

Téléc. : 514-848-9661

Courriel : chs@hemophilia.ca

Site Web : www.hemophilia.ca

Réseau canadien pour les essais VIH

620B-1081, rue Burrard

Vancouver (C.-B.) V6Z 1Y6

Tél. : 604-631-5327

Sans frais : 1-800-661-4664

Téléc. : 604-806-8210

Site Web : www.ctn@hivnet.ubc.ca

L’Association canadienne des soins palliatifs

131C-43, rue Bruyère

Ottawa (ON) K1N 5C8

Tél. : 613-230-3343

Sans frais : 1-800-668-2785

Téléc. : 613-241-6986

Courriel : info@chpca.net

Site Web : www.chpca.net

Centre canadien de documentation sur le

VIH/SIDA

1565, av. Carling, bur. 400

Ottawa (ON) K1Z 8R1

Tél. : 613-725-3434

Sans frais : 877-999-7740

Téléc. : 613-725-1205

Courriel : aidssida@chpa.ca

Sites Web : www.cpha.ca ,

www.clearinghouse.cpha.ca

Conseil canadien de surveillance et d’accès aux

traitements (CCSAT)

B. P. 116, Station F

Toronto (ON) M4Y 2L5

Tél. : 416-410-6538

Téléc. : 416-761-1012

Courriel : ctac@ctac.ca

Site Web : www.ctac.ca

Lignes d’information provinciales et territoriales

sur le VIH/SIDA

Alberta : 1-800-772-AIDS (2437)

ou 1-888-786-7448

Colombie-Britannique : 1-800-994-2437

Manitoba : 1-800-782-2437

Nouveau-Brunswick : 1-800-561-4009

Terre-Neuve : 1-800-563-1575

Terr. du Nord-Ouest et Nunavut : 1-800-661-0844

ou 1-800-661-0795

Nouvelle-Écosse : 1-800-566-2437

Ontario : 1-800-267-2437

ou 1-800-668-2437

Ontario (bilingue) : 1-800-267-7423

Île-du-Prince-Édouard : 1-800-314-2437

Québec — général : 1-888-227-7432

ou 1-800-927-2844

Québec — professionnels de la santé :

1-800-363-4814

Saskatchewan : 1-800-667-6876

ou 1-877-210-7623

Yukon : 1-800-661-0507

47


Contacts autochtones dans la Patrie métisse

Colombie-Britannique

Healing Our Spirit –

BC First Nations AIDS Society

100-2425 Quebec Street

Vancouver (C.-B.) V5T 4L6

Tél. : 604-879-8884

Téléc. : 604-879-9926

Site Web : www.healingourspirits.com

The Red Road HIV/AIDS Network Society

804-100, Park Royal South

West Vancouver (C.-B.) V7T 1A2

Tél. : 604-913-3332

Téléc. : 604-913-3352

Site Web : www.red-road.org

Courriel : info@red-road.org

Chee Mamuk

Aboriginal Program, STD/AIDS Control

BC Centre for Disease Control

655 West 12th Avenue

Vancouver (C.-B.) V5Z 4R4

Tél. : (604) 660-2087

Téléc. : (604) 775-0808

Site Web : www.bccdc.org

AIDS Prince George

1-1563 2e avenue

Prince George (C.-B.) V2L 3B8

Tél. : 250-565-1172\

Sans frais : 888-438-2437

Téléc. : 250-562-3317

www.aidspg1@pgweb.com

AIDS Vancouver

1107, rue Seymour

Vancouver (C.-B.) V6B 5S8

Tél. : 604-681-2122

Téléc. : 604-893-2205

Téléc. : 604-893-2211 (administration)

Site Web : www.aidsvancouver.org

Courriel : info@aidsvancouver.org

AIDS Vancouver, Parc Library

1107, rue Seymour

Vancouver (C.-B.) V6B 5S8

Tél. : 604-681-2122

Téléc. : 604-893-2205

Téléc. : 604-893-2211 (administration)

Site Web : www.aidsvancouver.org

Courriel : info@aidsvancouver.org

AIDS Society of Kamloops

437, rue Lansdowne

Kamloops (C.-B.) V2C 6H2

Tél. : 250-372-7585

Téléc. : 250-372-1147

www.aidskamloops.bc.ca

Courriel : ask@telsus.net

Sans frais : 1-800-661-7541 (seulement dans le

code régional 250)

Okanogan Aboriginal AIDS Society

202-1626, rue Richter

Kelowna (C.-B.) V1Y 2M3

Tél. : 250-862-2437

Téléc. : 250-868-8662

Sans frais : 1-800-616-2437

Site Web : www.oaas.ca

Courriel : info@oaas.ca

48


Alberta

Fondation Kimamow Atoskanow

R.R. #1 Sit 1 P.O. Box 133

Onoway (AB) T0E 1V0

Tél. : 780-967-2997

HIV Edmonton

10550 102 Street, pièce 105

Edmonton (AB) T5H 2T3

Tél. : 780-488-5742

Téléc. : 780-488-3735

Site Web : www.hivedmonton.com

Courriel : mail@hivedmonton.com

AIDS Calgary

200-1509 Centre Street South

Calgary (AB) T2G 2E6

Tél. : 403-508-2500

Téléc. : 403-263-7358

Site Web : www.aidcalgary.org

Streetworks

10116, 105e avenue

Edmonton (AB) T5H 0K2

Tél. : 780-424-4106

All Nations Hope AIDS Network

Édifice Scotiabank

1504B, rue Albert

Regina (SK) S4P 2S4

Tél. : 306-924-8424

Sans frais : 1-877-210 7622

Téléc. : 306-525-0904

Courriel : allnationshope@sasktel.net

Central Saskatchewan Immunodefiency Clinic

(demandez la clinique sur le SIDA)

Saskatoon District Health

Royal University Hospital

103, Hospital Road

Saskatoon (SK) S7N 0W8

Tél. : 306-655-1783

Téléc. : 306-975-0383

Métis Addictions Council of Saskatchewan Inc

(MACSI)

100-219 Robin Crescent

Saskatoon (SK) S7L 6M8

Tél. : 306-651-3021

Téléc. : 306-651-2639

Site Web : www.metisnationsask.com/affiliates/macsi.html

Saskatchewan

Manitoba

AIDS Program- South Saskatchewan

Édifice Scotiabank

1504B, rue Albert

Regina (SK) S4P 2S4

Tél. : 306-924-8420

Sans frais : 1-877-210-7623

Téléc. : 306-525-0904

Courriel : aids.regina@sasktel.net

Site Web : www.aidsresourcesask.ca

Native Women’s Transition Centre

105, rue Aikins

Winnipeg (MB) R2W 4E4

Tél. : 204-989-8240

Téléc. : 204-586-1101

Nine Circles Community Health Centre

75, avenue Broadway

Winnipeg (MB) R3G 0X2

Tél. : 204-940-6000

Téléc. : 204-940-6027

Sites Web : www.ninecircless.ca

Courriel : ninecircles@ninecirlces.ca

49


AIDS Brandon

153-8th Street

Brandon (MB) R7A 6Y2

Tél. : 204-726-4020

Société John Howard du Manitoba

583, avenue Ellice

Winnipeg (MB) R3B 1Z7

Tél. : 204-775-1514

Sexuality Resource Centre of Manitoba

555, rue Broadway, 2e étage

Winnipeg (MB) R3C 0W4

Tél. : 204-982-7800

Téléc. : 204-982-7819

Site Web : www.serc.mb.ca

Courriel : info@serc.mb.ca

Ligne « Facts of Life » 1-800-432-1957- (ligne

d’information sur les références)

Ligne « Facts of Life » de Winnipeg (204) 947-9222

Northern AIDS Initiative Inc.

307-83, Churchill Road

Thompson (MB) R8N 0L6

Tél. : 204-677-8552

Téléc. : 204-778-5538

Courriel : NAI@digistar.mb.ca

Site Web : www.northernaidsinitiative.mb.ca

Ontario

Ontario Aboriginal HIV/AIDS Strategy

43, rue Elm, 2e étage

Toronto (ON) M5G 1H1

Tél. : 416-944-9481

Téléc. : 416-944-0541

Za-geh-do-win Information Clearinghouse

B. P. 40

Naughton (ON) P0M 2M0

Tél. : (705) 692-0420

Téléc. : (705) 692-9039

Sans frais : 1-800-669-2538

Site Web : www.za-geh-do-win.com

Courriel : info@za-geh-do-win.com

The Wabano Centre for Aboriginal Health

299, ch. Montréal

Ottawa (ON) K1L 6B8

Tél. : 613-748-5999

Téléc. : 613-748-9364

Site Web : www.wabano.com

Barrie Area Native Advisory Circle

431, Huronia Road

Barrie (ON) L4N 9B3

Tél. : 705-734-1818

Téléc. : 705-734-1812

Site Web : www.banac@banac.on.ca

Courriel : banac@banac.on.ca

Nation métisse d’Ontario/Windsor Essex

Programme de soins à long terme

145-600Tecumseh Road East

Windsor (ON) N8X 4X9

Tél. : 519-974-0860

Téléc. : 519-974-3739

Site Web : www.wemetis.org

Courriel : wemetis@bellnet.ca

Sans frais : 1-888-243-5148

Two-Spirited People

43, rue Elm, 2e étage

Toronto (ON) M5G 1H1

Tél. : 416-944-9300

Téléc. : 416-944-8381

Courriel : info@twospirits.com

50

(Veuillez communiquer avec le Réseau canadien

autochtone du SIDA pour des numéros de

téléphone à jour)


Glossaire

Affecté — Éprouver les conséquences du VIH, soit

directement, à les voir chez des amis ou des

membres de sa famille, soit indirectement, par

l’instabilité économique, sociale ou politique que

cause la présence du virus dans sa collectivité.

AVVS — Autochtone vivant avec le VIH/SIDA

Bisexuel — Une personne attirée par des membres

du même sexe et du sexe opposé.

« Deux-esprits » — Personne de souche autochtone

qui, par son comportement, ses préférences

sexuelles, sa croyance ou sa pratique, se place en

dehors des critères d’identification habituels pour

son sexe.

« Gai(e) » — Un ou une homosexuel(le); d’usage

plus courant pour décrire un homosexuel.

Genre — Classification servant à distinguer

quelqu’un de sexe masculin de quelqu’un de sexe

féminin.

Hép. C – Abréviation de « hépatite C »

Infecté — Se dit d’une personne qui vit avec le VIH

ITS — Infection transmise sexuellement

Infections opportunistes — Infections présentes

chez une personne qui a le VIH, en général à cause

du défaut du système immunitaire à contenir

l’infection et la maladie dans les étapes avancées

de la maladie.

Jeunes — Les jeunes gens, en général de moins de

25 ans

KY — Marque de commerce d’un lubrifiant à base

d’eau souvent recommandé pour utilisation avec un

condom au cours des relations sexuelles; aide à

réduire la déchirure et le bris du condom pendant

l’activité sexuelle.

Lesbienne — Femme éprouvant un attrait sexuel

pour d’autres femmes

MTS — Maladie transmissible sexuellement

Précautions universelles — Précautions

normalisées prises par les professionnels de la

santé pour se protéger contre le VIH.

RCAS (Réseau canadien autochtone du sida) —

Une ONG autochtone nationale qui s’occupe du

VIH/SIDA.

Réseau canadien d’info-traitements sida — Un

organisme national d’information sur le traitement

du VIH/SIDA

RNM (Ralliement national des Métis) — Une

organisation politique autochtone qui représente les

Métis au Canada

Sexe — La distinction entre un organisme masculin

et un organisme féminin

SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise) —

Le syndrome causé par le virus du VIH; aussi connu

sous le nom de maladie du VIH en phase avancée.

TB (tuberculose) — Maladie infectieuse causée par

une bactérie, qui affecte les poumons et le système

respiratoire inférieur.

Transgenderiste — Personne qui vit comme un

membre du sexe opposé sans ressentir le besoin de

modifier l’apparence de son corps (comme le font

les transsexuels). Les transgenderistes peuvent

prendre des hormones, mais ne subissent pas de

chirurgie pour changer leurs organes génitaux.

51


UDI — Utilisateur de drogues injectables

VHB (virus de l’hépatite B) — Un virus qui attaque

le foie; lié à l’hépatite B, bien que considéré comme

moins grave.

VHC (virus de l’hépatite C) — Un virus qui attaque

le foie et pour lequel on ne connaît aucun remède.

Une hépatite C prolongée et aiguë résulte souvent

en une maladie du foie et en cirrhose (mutilation du

foie). Le virus est transmis par des activités au

cours desquelles le sang de deux personnes entre

en contact, le partage d’aiguilles, par exemple.

VIH (Virus d’immunodéficience acquise) —

Le virus qui cause le SIDA

(Définitions fournies par le Conseil national

autochtone sur le VIH/SIDA)

Bureau du VIH/Sida et de la tuberculose, Centre

de prévention et de contrôle des maladies

infectieuses, Santé Canada, Actualités en

épidémiologie, mai 2001

Bureau du VIH/Sida et de la tuberculose, Centre

de prévention et de contrôle des maladies

infectieuses, Santé Canada, Actualités en

épidémiologie de mai 2001

Réseau canadien autochtone du sida - AIDS and

Addictions - feuillet de renseignements (en anglais)

Bureau du VIH/Sida et de la tuberculose, Centre

de prévention et de contrôle des maladies

infectieuses, Santé Canada, Actualités en

épidémiologie de mai 200

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