ValdeMarne n°287 / Février 2012 - Conseil général du Val-de-Marne

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ValdeMarne n°287 / Février 2012 - Conseil général du Val-de-Marne

Le magazine du Conseil général n° 287 / Février 2012

le val-de-marne, plus qu’ un département, un service public.

DOSSIER / PAGES 24 À 29

Des énergies

d’avenir

Le Conseil général et les acteurs locaux se mobilisent

pour développer des énergies renouvelables :

Géothermie, panneaux solaires, biomasse…

Puits de géothermie (Orly).

© D.R.

© A. Bachellier.

CULTURE

Le festival Exit

s’empare

de la MAC.

Pages 36-37

© NASA

DÉCOUVERTE

Le LISA

à la conquête

de Mars.

Pages 44-45


SOMMAIRE DU N°287 – FÉVRIER 2012

ÉDITORIAL

© A. Bachellier

VIVRE LE VAL-DE-MARNE

L’ÉVÉNEMENT pages 4-5

« Vivement demain »

La nouvelle exposition permanente du

MAC/VAL, musée d’art contemporain

du Val-de-Marne, est consacrée au futur,

à ce que sera notre « demain ».

L’ACTUALITÉ pages 6 à 17

• Logement

• Petite enfance

• Environnement

• Collèges

• Les chantiers près de chez vous

© Aaron s.Davidson

CONSTRUIRE

LE VAL-DE-MARNE

ENTRETIEN pages 18-19

Avec Gwladys Épangue, championne du

monde de taekwondo, médaillée de bronze

aux J.O. de Pékin 2008.

REPORTAGE pages 20-21

Une journée en PMI

Espaces de soins pour mamans et bébés,

les PMI sont aussi des lieux de rencontre.

Leur implantation au cœur des quartiers

assure leur succès.

ILS FONT LE VAL-DE-MARNE

pages 22-23

● Christian Rouaud, réalisateur, Thiais.

● Catherine Jacquemin, le Kremlin-Bicêtre.

● Slimane Ouhès, agent de restauration, Orly.

DOSSIER pages 24 à 29

En Val-de-Marne, on a

de l’énergie et des idées

Le Département mène des actions en faveur

du développement durable. Géothermie,

biomasse, panneaux solaires… les énergies

renouvelables sont bien développées sur le

territoire. Éclairage.

DÉBATTRE

EN VAL-DE-MARNE

C’EST VOUS QUI LE DITES

page 30

Courrier des lecteurs.

TRIBUNES pages 31 à 35

Les groupes politiques du Conseil général

donnent leurs points de vue.

© D. Adam

BOUGER EN

VAL-DE-MARNE

À L’AFFICHE pages 36 à 41

Festival Exit

Depuis 20 ans à la Maison des arts à Créteil,

Exit explore les nouveaux territoires de la

création. Cette année, c’est l’expo

« Low Tech » qui met le festival en orbite.

© D. Adam

SPORTS pages 42-43

Trophée Idriss-Abback

Les 4 et 5 février, Fontenay-sous-Bois

organise le 9 e trophée Idriss-Abback, qui

réunit les jeunes talents de la danse sur glace,

de 6 à 25 ans.

DÉCOUVERTE pages 44-45

Objectif Mars

Basé à Créteil, le Laboratoire interuniversitaire

des systèmes atmosphériques (LISA) étudie

les transformations de l’atmosphère. Sur

Terre ou ailleurs…

MÉMOIRE page 46

Du Second Empire aux années 1970,

maraîchage et industries agroalimentaires

contribuent à bâtir la réputation du sud-est

parisien.

VU PAR… page 47

Pose nocturne d’une passerelle au-dessus

de la RD 7, qui relie le centre commercial

Belle-Épine à la future station du

tramway Villejuif-Athis-Mons.

Vu par Alain Bachellier.

© Bohnenblust

Journal imprimé sur

TVA «sociale» ou injustice fiscale

J’entends, avec de plus en plus d’insistance, des membres du gouvernement évoquer

l’instauration d’une TVA soi-disant « sociale ». Ce serait, selon leurs dires, l’arme absolue

pour empêcher les délocalisations, favoriser la réindustrialisation et empêcher les plans

de licenciements.

Ce sont - fait inquiétant - les mêmes arguments qui ont été utilisés il y a deux ans lorsque

la taxe professionnelle a été supprimée. Or, chacun peut constater qu’une telle mesure

n’a en rien amélioré la situation de l’emploi mais a contribué à fragiliser les recettes des

collectivités locales.

Mais lorsque le gouvernement évoque une TVA sociale,

de quoi parle-t-il Tout simplement d’augmenter de

plusieurs points la TVA qui s’élève aujourd’hui à 19,6 %

pour réduire d’autant les cotisations sociales versées par

les entreprises.

En clair, le consommateur, salarié, demandeur d’emploi,

retraité, viendra se substituer à la responsabilité sociale

des employeurs.

C’est injuste, inefficace et dangereux.

Injuste, car la TVA constitue un impôt qui pèse de moins

en moins lourd à mesure que le revenu progresse. Ce

sont donc, une nouvelle fois, nos concitoyens les plus

fragiles qui seront les plus affectés.

Inefficace, car depuis près de 40 ans, les dispositions d’allégement des impôts et des

charges sociales des entreprises n’ont cessé de s’accumuler sans aucun effet sur la

progression du chômage. En revanche, cela a contribué à accroître les profits des grands

groupes et la fortune de leurs actionnaires qui ont fait fructifier ces profits en délocalisant

leurs activités.

Enfin, ce serait dangereux car, au moment où la crise s’accentue, où le chômage s’aggrave,

s’attaquer au pouvoir d’achat des ménages constituerait une grave erreur et risquerait

d’engendrer un nouveau recul de la consommation et de l’activité.

Je considère donc ce projet de TVA « sociale » comme une véritable injustice fiscale.

J’entends tout faire pour m’employer à le mettre en échec.

CHRISTIAN FAVIER

Sénateur

Président du conseil général du Val-de-Marne

Secrétaire général adjoint de l’Assemblée des départements de France

© Joël Lumien

VAL DE

MARNE

LE MAGAZINE

DU CONSEIL GÉNÉRAL

CONNAISSANCE DU VAL-DE-MARNE, LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU VAL-DE-MARNE, n°287, Février 2012. Hôtel du département, 94011 Créteil Cedex.

Tél. : 39 94. Courriel : cvm@cg94.fr • Internet : www.cg94.fr. DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Frédéric Houx. DIRECTEUR DE LA COMMUNICATION :

Alain Germain. RÉDACTEUR EN CHEF : Alain Jégou. RÉDACTION : Jean-Pierre Delahaye, Francine Déverines, Ali Aït-Salah, Laura Podoroski, Didier Berneau.

Avec la collaboration de Claude Bardavid, Élise Lewartowski. SECRÉTAIRE DE RÉDACTION : Anthony Larchet. SECRÉTARIAT : Joëlle Béroule.

RESPONSABLE PÔLE PHOTO : Alain Bachellier. PHOTOTHÈQUE : Joëlle Javiot. INTERNET : Marie Dujardin et web@cg94.fr VAL-INFO 94 : val-info94@cg94.fr

CRÉATION-RÉALISATION : Pellicam Productions (01 49 08 01 61). IMPRESSION : Grenier (01 46 15 83 00). DISTRIBUTION : Adrexo.

TIRAGE : 581 000 exemplaires. ISSN : 1963 - 2614.

AGENDA

6

fév.

SÉANCE

DU CONSEIL GÉNÉRAL

15 h

Hôtel du département

Créteil

9

fév.

INITIATIVE ENTRE-NOUS

À NOISEAU

Rencontre avec les élus,

les associations,

les Noiséennes et Noiséens.

10

fév.

INAUGURATION

DU COLLÈGE

SAINT-EXUPÉRY

18 h

Fresnes

16

fév.

INITIATIVE ENTRE-NOUS

À LA QUEUE-EN-BRIE

Rencontre avec les élus,

les associations,

les Caudaciennes et Caudaciens.

2

Le magazine du Conseil général / Numéro 287 / Février 2012 3


VIVRE LE VAL-DE-MARNE

© Aaron s.Davidson

Streamside Day, de Pierre Huyghe (2003).

Un beau titre porteur d’espoir que

celui choisi pour le nouvel accrochage

du MAC/VAL, le musée d’art contemporain

du Val-de-Marne. « Vivement

demain », dont le vernissage aura lieu

le 9 mars, constitue la suite logique,

maisaussi chronologique, du précédent

« Nevermore » consacré au passé, aux

souvenirs et à l’absence, un parcours

en noir et blanc.

C’est aujourd’hui demain

Ainsi donc, un accrochage tout en couleurs,

où les œuvres de périodes et de

formes différentes, sculptures, vidéos,

photographies, installations, se

répondent. C’est cette projection

dans le futur que

racontent les œuvres

montrées dans ce cinquième

parcours

dans la collection

départementale.

« Aujourd’hui, il est

donc question de

demain, et de ce pouvoir

d’anticipation qui

est le propre de l’homme.

N’est-il pas aussi ce pouvoir

visionnaire que nous attribuons

souvent aux artistes » interroge

Alexia Fabre, conservatrice en chef du

musée. Le MAC/VAL a proposé à deux

artistes, Annette Messager et Kader Attia,

une invitation à répondre à cette thématique.

« Nous rassemblons peu à peu un

ensemble des œuvres d’Annette Messager

permettant de jalonner les différentes décennies

de son travail, confie Alexia Fabre. Une

forme de fidélité pour rendre mieux compte

de la qualité de son travail. » Cette pièce

emblématique, incantatoire et en même

temps très réaliste, drôle, légère est aussi

dramatique. « Nous le savons, c’est tout l’art

de cette artiste : toujours l’air de rien pour

dire beaucoup, sans étalage et sans morale. »

Alors, que nous raconte cette pièce

créée pour la circonstance La Danse

L’ÉVÉNEMENT

« Vivement

demain »

9 mars

vernissage

Entrée libre

du scalp est une installation toute simple :

quatre postiches de femmes, de couleurs

différentes, suspendus, s’animent au gré

du souffle de ventilateurs. « La chevelure,

explique la conservatrice, est par essence

le symbole de la féminité. Qu’elle soit cachée

ou mise en valeur, elle est ce qui fait femme,

ce bien précieux qu’on lui ôte pour la punir

et rendre la sentence publique, elle est ce

qu’on rase. Souvenir sous forme de mèches

enfantines, ou trophée sous forme de scalp,

la chevelure constitue aussi une richesse en

soi, vendue dans les pays pauvres aujourd’hui

afin d’alimenter une industrie du postiche et

de l’artifice. »

De nombreux artistes présents

Autant de pistes à défricher par les

un(e)s et les autres que ne manqueront

pas d’emprunter les visiteurs. Parmi les

artistes présents, Pierre Huyghe et sa

vidéo Streamside Day, Valérie Jouve et ses

photos réalisées en Israël et en Palestine,

inventaire de lieux, de murs avec la

présence de jeunes enfants dont on

ignore tout de l’origine, Sarkis, Marino

Di Teana, récemment disparu, Claude

Levêque, Delphine Coindet, César, Pierre

Malphette, Picasso avec son inoubliable

colombe et Anri Sala, artiste international,

choisi pour représenter la France

à la Biennale de Venise en 2013, invité

du centre Pompidou au printemps

prochain.

Pour faire bonne mesure, outre cet

accrochage, le MAC/VAL réunit un

ensemble d’œuvres d’Information

fiction publicité (IFP). Construite sur la

base d’un dispositif inédit qui actualise

un certain nombre d’œuvres, l’exposition

met en évidence la manière dont

IFP, fondée en 1984, a anticipé et interrogé

les conditions de possibilité de

l’art à partir des années 1980.

Pour plus d’informations

Tél. : 01 43 91 64 20. www.macval.fr

MAC/VAL

Claude Bardavid

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Le magazine du Conseil général / Numéro 287 / Février 2012 5


L’ACTUALITÉ

© A. Bachellier

Depuis plusieurs mois, associations et élus

se mobilisent pour dénoncer l’asphyxie

des dispositifs d’hébergement d’urgence.

Près d’une demande sur deux faite au 115

est restée sans solution…

HÉBERGEMENT D’URGENCE

Le 115 manque de places

VŒUX

«Espoir,

combativité,

partage »

Devant 3 000 personnes, le 3 janvier,

Christian Favier, sénateur et président

du Conseil général, a présenté ses vœux

aux Val-de-Marnais et aux personnalités

départementales. Des vœux qui, selon

l’élu, sont « le témoignage de l’attention,

de l’écoute et de la mobilisation »

du Conseil général envers les Val-de-

Marnais confrontés aux conséquences

de la crise économique et sociale.

Une crise inédite, « reflet des injustices

qui, depuis trop longtemps, affectent

nos sociétés. »

En ces temps difficiles, le Conseil

général, par la voix de son président,

souhaite « redoubler d’activité » pour

© J. Paisley

accompagner tous les Val-de-Marnais

et continuer à faciliter leur vie quotidienne.

Lors de cette cérémonie, il a annoncé

plusieurs dispositions, à la fois utiles et

innovantes, qui seront mises en œuvre

cette année. Solidarité envers les

populations les plus touchées par la crise,

bien évidemment, mais aussi remise,

dès la rentrée 2012, d’un ordinateur à

tous les élèves rentrant en 6 e dans les

collèges publics départementaux,

investissements de 200 millions d’euros

pour les collèges, les crèches, les PMI ou

les routes et les parcs départementaux…

En Val-de-Marne, l’année 2012 s’annonce

« chargée d’espoir, de combativité et

de partage ». A.J.

Pour en savoir plus

www.cg94.fr

LIEUDEVIE/MAISON DÉPARTEMENTALE DES PERSONNES HANDICAPÉES, CRÉTEIL.

Créée en 2006, la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) est une structure unique où se conjuguent accueil, information

et accompagnement. Cette adresse est à la disposition des personnes handicapées et des professionnels du secteur. Un lieu de rencontre pour

faciliter l’accès aux droits et aux prestations dédiés aux personnes souffrant d’un handicap.

Il n’y a pas d’hiver clément pour les sans-abri. L’insuffisance des structures d’accueil est

flagrante, accentuée par la baisse des crédits du gouvernement. Les associations s’inquiètent

pour les milliers de personnes qui dorment dans la rue.

Qu’il soit doux ou qu’il soit froid,

l’hiver, pour les sans-abri, c’est toujours

la galère. En cause, le manque criant de

places dans les centres d’accueil d’urgence.

Plus de 40 % des demandes d’hébergement

faites au 115, numéro d’aide

aux personnes sans abri, ne sont pas

satisfaites, faute de places disponibles,

souligne un récent rapport de l’Observatoire

national du 115, réalisé par la Fédération

nationale d’accueil et de réinsertion

sociale (FNARS), un réseau d’associations

de solidarité. Dans certaines zones

tendues, c’est 65 % des demandes qui ne

donnent pas lieu à l’attribution d’une

place d’hébergement.

La douceur des températures enregistrées

au début de l’hiver n’a fait qu’aggraver

la situation. Les plans grand froid,

qui prévoient la mise à disposition de

places d’hébergement supplémentaires,

n’ont pas été déclenchés. Ce sont les pré-

fectures qui donnent ou non le feu vert

à la mise en œuvre de ces plans. Conséquence,

des milliers de personnes ont

continué à dormir dehors. Près de la

moitié des sollicitations des sans-abri

n’ont pas obtenu de réponse positive en

décembre dernier, révèle l’Observatoire

du 115 sur la base d’une enquête réalisée

dans 37 départements.

C’est l’incohérence sur toute la ligne.

Non seulement les associations sont en

difficulté pour assurer l’accueil inconditionnel

des personnes à la rue, déplore

la FNARS, mais, surtout, le système dans

son ensemble démontre son incapacité

à sortir les personnes de l’urgence pour les

accompagner vers le logement pérenne.

« Malgré l’augmentation du nombre de places

(entre 2004 et 2010), la capacité d’accueil ne

parvient pas à suivre la progression desbesoins»,

souligne l’Observatoire, qui note un changement

de visage de la précarité. En effet,

les demandes faites au 115 concernent

pour moitié des familles avec enfants (75 %

à Paris), les jeunes de 18 à 25 ans représentent

désormais 20 % des appels.

La situation s’est particulièrement dégradée

depuis quelques mois, avec la baisse

importante des crédits d’État à l’hébergement

d’urgence, entraînant une diminution

des capacités d’accueil. Le président

du Conseil général a dénoncé, à maintes

reprises, les réductions budgétaires imposées

par le gouvernement qui mettent

en péril les actions de soutien aux démunis

et aux personnes sans logement.

La Cour des comptes s’est, elle aussi, alarmée

de ces difficultés. Dans un rapport

d’évaluation sur « la politique publique de

l’hébergement des personnes sans domicile »,

elle note qu’il « n’apparaît pas déraisonnable

de créer des places d’hébergement supplémentaires

en zones tendues ».

Didier Berneau

© C. Petit

VITE DIT…

Une étude sur l’alimentation et l’état

nutritionnel des bénéficiaires de l’aide alimentaire,

lancée par l’Observatoire régional de santé,

est actuellement menée dans plusieurs villes

et départements, dont le Val-de-Marne.

Les premiers résultats de cette étude seront

disponibles fin 2012.

Soutien aux associations étudiantes.

Le Conseil général aide les associations étudiantes

à réaliser leur projet - selon certains critères -

en le finançant à hauteur de 45 %. Elles doivent au

préalable être déclarées auprès des établissements

d’enseignement supérieur publics du Val-de-Marne.

Date limite de dépôt des candidatures : 30 mars.

www.cg94.fr/associations-étudiantes

La Roseraie du Val-de-Marne ouvre ses portes

le 11 février, de 10 h à 17 h. C’est une journée

de découverte du jardin en période hivernale proposée

à tous les amateurs de roses. L’occasion de profiter

des conseils horticoles des jardiniers, et suivre

une visite guidée.Accès et animations gratuits.

Renseignements : www.roseraieduvaldemarne.fr

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Le magazine du Conseil général / Numéro 287 / Février 2012 7


L’ACTUALITÉ

EAU

Conférence de l’UPEDD

Un mois avant le Forum mondial

de l’eau, les conférences de l’Université

populaire de l’eau et du développement

durable (UPEDD) se poursuivent.

Le débat du 14 février, de 19 heures

à 21 heures au cinéma Le Luxy à

Ivry-sur-Seine, portera sur le thème :

« La gestion publique au-dedes

slogans ». Gabriel Amard, président

de la régie des eaux des lacs de

l’Essonne, mettra en lumière

l’expérience de son agglomération

qui a créé sa propre régie des eaux

après sa sortie du Syndicat des eaux

d’Île-de-France. Renseignements :

http://festival-oh.cg94.fr

et 01 49 56 86 24. L.P.

SOLIDARITÉ

Un guide

pour comprendre l’APA

Le Conseil

général vient

de publier

le guide de

l’allocation

personnalisée

d’autonomie

(APA),

prestation

destinée aux

personnes

âgées de

60 ans et plus

qui ont besoin d’une aide pour les actes

essentiels de la vie. L’APA, versée par le

Département, est attribuée sous deux

modes : à domicile ou en établissement.

Ce document explique la voie à suivre

pour en faire la demande. Il est disponible

dans les espaces départementaux des

Solidarités, les centres locaux

d’information et de coordination, les

centres communaux d’action sociale,

ou téléchargeable sur www.cg94.fr

rubrique Solidarités. D.B.

VITE DIT…

Grand Prix de l’académie Charles-Cros 2011

pour À portée de voix, disque consacré à l’œuvre

de Georges Aperghis. Cette distinction récompense

l’ensemble Kiosk, auquel appartiennent Jean-Philippe

Causse, directeur du conservatoire,André Navarra

de Charenton, et Luc Montet, professeur de jazz.

Leur projet a été soutenu par le Conseil général.

FESTIVAL DE L’OH !

Rendez-vous en mai

Le festival de l’Oh! fait escale les 12 et 13 mai. Cette année,

il est placé sous le signe des crues et de la vie du fleuve. Sept

compagnies artistiques déjà sélectionnées s’y produiront.

Le festival de l’Oh! largue ses amarres

les 12 et 13 mai, soit un mois plus tôt

que d’habitude. En tout, dix escales sont

concernées : Alfortville, Ivry-sur-Seine,

Choisy-le-Roi, Villeneuve-Saint-Georges,

Périgny-sur-Yerres, Créteil, Champignysur-Marne,

Bry-sur-Marne et Nogent-sur-

Marne pour notre département, ainsi

qu’une à Paris. Cette 12 e édition aura

pour thème les « crues », bienfaisantes

ou dévastatrices, et proposera spectacles

hauts en couleurs, débats et activités

nautiques. Les Maisons de l’eau et leurs

médiateurs scientifiques aborderont de

front les questions des crues.

Mais si tout n’est pas encore ficelé, et

pour patienter jusqu’en mai, voici un

avant-goût de la programmation artistique,

avec le toujours très attendu Carnaval

de l’Oh!. Sept compagnies navigueront

d’escale en escale à bord d’une péniche.

Elles proposeront aux festivaliers des

créations inédites. Et il y en aura pour

tous les goûts ! La troupe Massala se placera

Les Fables de Starevitch en DVD. Découvrez l’art

exceptionnel d’un pionnier du cinéma russe, qui réalisa

une partie de son œuvre à Fontenay-sous-Bois, avec ce

DVD regroupant six courts métrages inspirés de

La Fontaine, dont la restauration a bénéficié d’une aide

du Conseil général.

sous le signe du métissage avec un mix de

culture arabe, hip-hop, cirque et nouvelles

technologies. Les Krilati apporteront

une touche tendre et poétique en alliant

théâtre, cirque, musique et danse.

Séquence frisson également, avec les

acrobaties aériennes de la compagnie

de cirque contemporain Lunatic. Les

chorégraphies de Tango Sumo mêleront

agréablement théâtre, cirque et musique.

Les comédiens, voltigeurs, carillonneurs,

danseurs, chanteurs, violonistes, soudeurs,

ferrailleurs de l’équipe Trans-Express

investiront la péniche avec leurs arts de

rue. La danse de la compagnie Osmosis

se démarquera avec sa signature si

singulière. Enfin, l’association K, à

travers ses créations, placera le public

au cœur de son spectacle.

Pour en savoir plus

festival-oh.cg94.fr

Laura Podoroski

L’eau, trésor de l’Himalaya. À travers les

photographies de Jean Philippe et les textes de

Serge Verliat, géographe-anthropologue, cette exposition

fait voyager le public à la découverte de l’eau dans

cette région du monde qui fascine par sa beauté et

sa démesure. Jusqu’au 25 février au Pavillon de l’eau

à Paris. Pour en savoir plus : eaudeparis.fr/pavillon

© M. Aumercier

CONSEILS DE CRÈCHES

Première

assemblée

plénière

Il y avait beaucoup de mamans

et quelques papas, le 12 janvier,

à l’assemblée plénière des conseils

de crèches élus en novembre. Pour la

plupart de ces 125 présents, représentant

les parents d’enfants accueillis dans

une crèche départementale, c’était une

première. Les remarques et les questions

sur cette structure originale d’échange

entre parents, élus et professionnels

de la petite enfance, mais aussi sur le

fonctionnement quotidien des crèches,

la tarification, la qualification des

personnels, les problèmes de vacance

de poste ont émaillé les deux heures et

demie de débat. Aucun sujet tabou,

on a même évoqué la qualité du sable

dans les bacs des aires de jeux. Cette

séance, présidée par Marie Kennedy,

conseillère générale déléguée à la Petite

Enfance et à la Protection maternelle et

infantile, est la première d’un travail de

concertation visant à améliorer le

fonctionnement des crèches et à prendre

en compte les besoins des familles. Les

25 conseils locaux répartis sur tout le

département vont désormais se réunir

deux fois dans les mois à venir. En juin,

une dernière assemblée rassemblera

l’ensemble des partenaires. D.B.

© A. Bachellier

RECENSEMENT

Le Val-de-Marne plus peuplé

La famille val-de-marnaise s’agrandit.

Elle a gagné 8 000 nouveaux membres.

Selon les derniers chiffres de recensement

de l’INSEE (Institut national de la

statistique et des études économiques),

notre département compte désormais

1 331 443 habitants*. Une progression

continue - avec un taux d’évolution annuel

moyen de 0,7 % -, signe de l’attractivité

du Val-de-Marne.

Une ville tire particulièrement son épingle

du jeu de cette augmentation : Villejuif qui,

avec 55 641 habitants, a gagné près de

8 000 habitants en dix ans.

Première ville par sa population, Créteil

reste stable avec 90 135 habitants,

talonnée par Vitry-sur-Seine

(86 159 habitants). Fontenay-sous-Bois

(53 776 habitants) passe devant

Maisons-Alfort (53 168). Périgny remporte

la palme de la commune la moins peuplée

VIE ASSOCIATIVE

Le défi du bénévolat

Comment susciter et pérenniser

l’engagement bénévole C’est le défi

lancé par Proj’aide, service

départemental de soutien à la vie

associative. À la suite du colloque

européen qu’il a organisé en octobre,

le Conseil général propose de donner

des réponses concrètes à une

problématique récurrente du tissu

associatif. Une quinzaine d’associations

du département bénéficiera en mars,

avril et mai de trois formations

spécifiques : « Rechercher et fidéliser

des bénévoles », « Communiquer en

direction des bénévoles » et « Conduire

des projets avec des bénévoles ».

du Val-de-Marne avec 2 293 habitants.

La population totale de la région

Île-de-France s’élève pour sa part

à 11 728 240 habitants. Depuis 1999,

la population francilienne a augmenté

de 776 000 personnes, soit, là aussi,

+ 0,7 % en moyenne chaque année.

Les 1 281 communes de la région

accueillent 18 % de la population

française. Les Franciliens se concentrent

dans quelques grandes villes.

42 % d’entre eux vivent dans une

commune de plus de 50 000 habitants,

contre 38 % dix ans auparavant.

Le Val-de-Marne compte sept

des 39 communes de plus de

50 000 habitants. D.B.

* Il s’agit des populations recensées au

1 er janvier 2009 qui fait office de chiffre légal

à compter du 1 er janvier 2012.

Chaque association sera accompagnée,

durant six mois, par un conseiller technique

de Proj’aide. Réunions d’information,

rencontres individuelles et collectives

entre associations-bénévoles,

propositions de candidats et suivi des

engagements… différents modules sont

programmés. Ce « défi du bénévolat »

sera l’occasion pour Proj’aide de

présenter le passeport bénévole, lancé

en partenariat avec France-Bénévolat 94.

Il permet de valoriser les expériences et

les compétences bénévoles acquises

dans le cadre associatif ou professionnel.

Rendez-vous sur http://projaide.cg94.fr

pour en savoir plus. A.A.-S.

© D. Adam

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Le magazine du Conseil général / Numéro 287 / Février 2012 9


L’ACTUALITÉ / AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

Les chantiers près de chez vous

Voirie, transports, assainissement, équipements sociaux… les secteurs concernés par les travaux sont

multiples en ce début d’année… toujours pour améliorer la qualité de vie en Val-de-Marne.

L’HAŸ-LES-ROSES

Espace des Solidarités

Aménagement complet d’un plateau de 900 m 2 destiné à accueillir

les services de l’espace départemental des Solidarités qui verra sa

surface multipliée par trois.

Sont prévus : cloisonnements, sols, chauffage, ventilation, câblage,

peintures.

Commencés au printemps 2011, les travaux entrent dans leur

dernière phase avant livraison au mois de juin.

Coût du chantier : 1 million d’euros.

Durant la restructuration, l’accueil du public se déroule dans les

locaux de l’école du centre, rue du 11-Novembre.

Reportage photo : Jean Moulin

VILLEJUIF

Assainissement

Avenue de Stalingrad (RD 7), entre les rues Pascal et Lamartine.

Depuis le 9 janvier, une nouvelle phase de travaux d’assainissement

a débuté, jusqu’au 2 mars, rues du Docteur-Paul-Laurence et

Henri-Luisette.

La circulation est coupée dans ces deux rues. Le stationnement

reste possible rue du Docteur-Paul-Laurence. Les accès sont

maintenus pour les riverains, commerces et livraisons.

Ce chantier concerne les rues adjacentes à l’avenue de Stalingrad

(RD 7), à Villejuif. Il consiste à créer des regards d’accès au réseau.

L’intervention, pilotée par le Conseil général, est réalisée pour

le compte de la communauté d’agglomération du Val de Bièvre,

dans le cadre de la création du tramway T 7 qui reliera Villejuif

à Athis-Mons fin 2013.

Coût de l’opération : environ 1 million d’euros.

ALFORTVILLE

Voirie-transports

Ligne de bus 103 (rues Joffrin, Paul-Vaillant-Couturier

et Véron, places de la Gare, Achtarak et Allende).

À la fin du mois, la dernière étape du chantier

se déroulera rue Véron.

Ces travaux ont concerné, depuis 2009,

l’aménagement de la voirie et des carrefours,

l’insertion d’un couloir de bus, la mise aux normes

des arrêts pour faciliter les déplacements des

personnes à mobilité réduite.

L’itinéraire de la ligne a été modifié et la priorité

lui sera donnée aux intersections.

Ces travaux visent à améliorer les conditions

de transport des voyageurs.

Le coût total est de 2,6 millions d’euros, financé par

la Région, le Syndicat des transports d’Île-de-France

(STIF), et le Conseil général.

CHAMPIGNY-SUR-MARNE

Voirie

Rues Jean-Jaurès et Louis-Talamoni (RD 4)

entre la rue du Monument et le pont SNCF.

Les travaux de réaménagement de la voirie

se terminent, début février, par la pose du

revêtement définitif et la réalisation du

marquage au sol.

Engagé depuis 18 mois, ce chantier a

permis de rénover la chaussée, d’élargir les

trottoirs et de créer des pistes cyclables.

Des aménagements paysagers - plantation

de 114 arbres - vont être réalisés.

Les objectifs sont d’améliorer le cadre

de vie des habitants et les déplacements

en privilégiant les circulations douces.

Le coût de l’opération est de 7 millions

d’euros, financé par l’État, la Région et

le Conseil général.

BONNEUIL-SUR-MARNE

Transports

Ligne de bus 308 (avenues Auguste-Gross et

du Maréchal-Leclerc).

Les travaux devant l’école sont terminés avenue

Auguste-Gross. La deuxième phase concerne

jusqu’en mars l’avenue du Maréchal-Leclerc.

L’objectif est d’améliorer les déplacements et

de faciliter la circulation du bus 308.

Au programme : création de passages piétons

sécurisés, mise en accessibilité pour les personnes

à mobilité réduite de l’arrêt de bus 308, création de

places de stationnement.

Le coût du projet est de 350 000 euros, financé par

la Région, le Syndicat des transports d’Île-de-France

et le Conseil général.

10

VILLENEUVE-SAINT-GEORGES

Transports

Ligne de bus J1-J2 (rues Pasteur, Francis-Martin et Anatole-France).

D’importants travaux de voirie sont en cours pour améliorer les

déplacements et faciliter la circulation des bus sur la ligne J1-J2.

Au programme : réaménagement de la voirie, création d’une piste

cyclable, réorganisation du stationnement et mise en accessibilité

des arrêts de bus pour les personnes à mobilité réduite.

La dernière étape des travaux (20 février-2 mars) concerne la pose

du nouveau revêtement de la chaussée avenue Anatole-France

(entre la rue Seguin et le carrefour Schweitzer).

76 poiriers à fleurs ont été plantés.

Un nouvel aménagement a été acté pour le carrefour De Gaulle /

Anatole-France, avec espaces verts et stationnements.

La fin des travaux est prévue en avril.

Le coût du projet s’élève à 5,3 millions d’euros, financé par l’État,

la Région, le Conseil général et le STIF.

SANTENY

Collège

Place de la Saussaye.

Des travaux d’isolation thermique et phonique,

au collège Georges-Brassens, débutés en août,

devraient se terminer en février.

L’opération devrait permettre de diminuer la

consommation énergétique, les émissions de gaz

à effet de serre et de lutter contre les nuisances

sonores : création d’une ventilation « double flux »,

nouvelles menuiseries extérieures, doublage des

façades, remplacement des fenêtres par du double

vitrage et création de sas.

Le coût est de 4,3 millions d’euros, financé par le

Conseil général et par Aéroports de Paris (ADP)

pour 1,7 million.

Le magazine du Conseil général / Numéro 287 / Février 2012 11


L’ACTUALITÉ

© M. Aumercier

TRANSPORTS

Un tramway sur la RD 5

Les études sur le projet de tramway reliant Paris à Orly sont

lancées. Après le T 7 entre Villejuif et Athis-Mons prévu en

2013, cette nouvelle ligne de tramway améliorera dans les

prochaines années les déplacements de dizaines de milliers de

Val-de-Marnais.

Le projet de tramway sur la RD 5 (ex-RN

305), reliant la porte de Choisy (Paris) et

Orly, avance. La convention de financement

pour la réalisation des études d’un

montant de 3,6 millions d’euros a été

adoptée à l’automne dernier par le Syndicat

des transports d’Île-de-France (STIF),

le Conseil général et la Région. Le Département

s’engage à financer 23 % du coût

des études avec la Région (54 %) et l’État

(23 %). Le STIF pilote ces études. La ligne de

bus 183, avec 57 500 voyageurs par jour,

est l’une des plus fréquentées du réseau

francilien, avec le TVM. Elle est aujourd’hui

saturée. Le Département a obtenu ces dernières

années du STIF plusieurs renforts du

nombre de bus circulant sur la ligne, dont

un très récemment en 2011. Mais il est

maintenant indispensable de passer à un

mode à plus grande capacité : le tramway,

qui pourra transporter près de deux fois

VITE DIT…

Dans le cadre de sa politique de l’habitat,

le Conseil général a accordé des subventions aux

bailleurs sociaux pour des programmes de construction

de logements sociaux, de réhabilitation du parc social

et de reconstruction de l’offre locative sociale.

L’aide départementale pour l’ensemble de ces

opérations s’est élevée en 2011 à 19 millions d’euros

pour 24 communes.

plus de voyageurs sur le même itinéraire.

Cette nouvelle liaison d’une dizaine de

kilomètres, qui comprendrait une vingtaine

de stations, desservirait les villes de

Paris, Ivry-sur-Seine, Vitry-sur-Seine, Thiais,

Choisy-le-Roi et Orly. Le STIF étudie également

l’opportunité d’aller jusqu’à l’aéroport

d’Orly via le pont de Rungis. De nombreuses

correspondances directes pourraient

ainsi être assurées avec le RER C, le

TransVal-de-Marne, la nouvelle ligne 393

(Sucy-Bonneuil-Thiais), le T 3 à la porte de

Choisy, le T 7 en cours de réalisation sur la

RD 7 entre Villejuif et Athis-Mons, la ligne

rouge du Grand Paris Express (Orbival) à

Vitry-Centre et la ligne 14 prolongée à

Pont-de-Rungis et Orly.

Ce projet est inscrit au schéma directeur de

la région Île-de-France. Les études étaient

initialement financées dans le cadre du

contrat particulier Région-Département.

SADEV 94 a été choisi comme aménageur pour la

réalisation de la ZAC Chérioux de Vitry-sur-Seine.

Géré par le Conseil général, le domaine départemental

de Chérioux de 36 hectares, au carrefour des

communes de Vitry-sur-Seine, Chevilly-Larue et

L’Haÿ-les-Roses, accueillera un pôle de l’innovation

mêlant emploi, recherche et formation.

La réalisation d’un site propre pour bus par le Conseil général

facilitera l’arrivée du futur tramway.

Depuis, l’engagement de l’État a été égalementobtenu,danslecadredelaconvention

spécifique transports signée entre l’État

et la Région en septembre 2011 : les conditions

sont réunies pour que ce projet

avance dans les meilleurs délais.

La concertation préalable se déroulera fin

2012 et l’enquête publique est prévue en

2014. Le tramway bénéficiera d’aménagements

actuellement en cours de réalisation

par le Conseil général - voirie et

couloirs de bus - entre Paris et le pôle intermodal

de Choisy.

Une charte partenariale devrait être

adoptée le 6 février par le Conseil général.

Cette charte, à l’initiative du Département

et de l’association Seine-Amont développement

(qui regroupe quatre des cinq villes

concernées par le tracé), devrait être signée

en septembre par les six villes concernées

par le projet mais également par la région

Île-de-France, le STIF et l’établissement

public d’aménagement Orly-Rungis-Seine-

Amont. Elle vise à affirmer l’urgence du

projet, compte tenu de la saturation de la

ligne de bus et la nécessité d’une desserte

jusqu’à l’aéroport d’Orly.

Ali Aït-Salah

La résidence Camille-Desmoulins a été inaugurée

le 6 janvier à Cachan. Ce programme comprend

90 logements locatifs sociaux. Il s’inscrit dans le cadre

du contrat d’objectifs et de moyens signé en octobre

2011 entre le Département et Valophis Habitat.

Un soutien de 15 millions d’euros est apporté

annuellement à l’organisme public de HLM.

FRESNES

Inauguration du collège

Saint-Exupéry

Le nouveau collège Saint-Exupéry

à Fresnes sera inauguré le 10 février.

Après deux années de travaux, élèves,

enseignants et personnel de vie scolaire

ont pu faire leur rentrée, le 7 novembre,

dans leur établissement flambant neuf.

L’établissement, qui peut accueillir

450 élèves, regroupe désormais une

salle de sport de 600 m 2 , un espace

parents, une salle polyvalente et un

terrain de basket. Mais les deux atouts

de ce nouvel établissement restent la

lumière et l’espace. Chauffe-eau en

panneaux solaires, toitures végétalisées

pour récupérer l’eau de pluie, isolation

thermique renforcée pour diminuer le

gaspillage énergétique, chauffage

raccordé au réseau de géothermie

(zéro CO 2 )… sa construction suit la

démarche haute qualité environnementale

(HQE). En partenariat avec la Ville, cette

reconstruction participe à la requalification

DEMAIN EN VAL-DE-MARNE

D’ici le second semestre 2012,

la pépinière-hôtel d’entreprises

Bio & D ouvrira ses portes

à Créteil-L’Échat, à proximité

du CHU Henri-Mondor.

Dédiés aux sciences du vivant

et à la santé, ses 1 033 m 2

(trois plateaux, quatre

laboratoires, bureaux de

15 à 200 m 2 ) permettront

d’accueillir porteurs de projets

et jeunes entreprises

innovantes.

Réalisé et géré par la

communauté d’agglomération

Plaine centrale, l’équipement

a été soutenu par le

Conseil général à hauteur

de 222 719 euros.

© A. Bachellier

du quartier. La création d’une voie

piétonne facilite dorénavant la liaison

entre les deux équipements scolaires

- école maternelle / primaire et collège.

Le coût total pour le Département, avec

le collège provisoire, est de 23 millions

d’euros. Deux autres établissements

seront rénovés et livrés d’ici 2012 et

2013. Le nouveau collège Amédée-

Laplace à Créteil, en septembre 2012,

disposera d’une entrée plus sécurisée,

d’une surface totale de 6 800 m 2 et

accueillera 400 élèves. En avril 2013,

le collège Karl-Marx à Villejuif - classé

Monument historique - sera, quant à lui,

agrandi afin d’offrir des classes plus

spacieuses et confortables*. L.P.

* Coût pour le Département : 20,8 millions d’euros

pour le collège Amédée-Laplace ; 23,15 millions

d’euros pour le collège Karl-Marx (et 2,57 millions

d’euros de la direction régionale des Affaires culturelles).

© A. Bachellier

© A. Bachellier

VOIRIE

Neige, verglas…

les services

départementaux

sont prêts

Malgré un hiver relativement doux,

l’équipe de la voirie départementale se

tient prête à intervenir pour lutter contre

l’enneigement et le verglas éventuels

sur les routes. Objectif : maintenir une

circulation optimale sur les 220 kilomètres

de voirie gérés par le Conseil général.

Cela concerne en particulier des tronçons

prioritaires comme les voies de bus,

les routes en pente, les ponts fluviaux…

Le dossier d’organisation de la viabilité

hivernale (DOVH), actif du 15 novembre

au 15 mars, prévoit des moyens matériels

et humains pour intervenir sur les neuf

circuits définis du territoire.

Ce DOVH s’intègre au plan neige-verglas

d’Île-de-France piloté par le préfet de

Région. Mais il faut noter que cette

compétence, transférée par l’État aux

départements depuis 2006, est assurée

en Val-de-Marne directement par le

service public départemental. L’un des

neuf circuits, externalisé jusque-là, a été

intégré cette année. En cas de besoin,

ce sont au total sept camions (dont deux

de 26 tonnes), des chargeurs et une

équipe de quatre agents d’astreinte

24 heures sur 24 (renforcée si nécessaire)

qui sont à l’œuvre. Des réserves de

2 000 tonnes de sel et de 40 000 litres

de saumure ont été constituées pour

15 jours d’intervention. A.A.-S.

12

Le magazine du Conseil général / Numéro 287 / Février 2012 13


L’ACTUALITÉ

MÉDIAS

COMMENT ÇA MARCHE

14

le 19 janvier

Journal de 8 heures

Une expérience a été tentée à Orly avec des

familles de Roms. Le conseil général du Val-de-Marne

a sélectionné des Roms vivant dans l’insalubrité

pour les placer dans des maisons. Reportage.

le 19 janvier

2 000 places offertes pour le match

Créteil-Bordeaux

Elles sont réservées aux jeunes sportifs du

département invités par le Conseil général.

le 18 janvier

« Une maison pour 2012 : Orly et le

Val-de-Marne font un cadeau aux Roms »

Intégrer et sédentariser plutôt qu’expulser :

le Département finance à Orly des maisons en kit

pour 17 familles Roms, sur un terrain prêté par la

mairie. Les familles se sont également engagées

à scolariser leurs enfants, 34 au total.

le 6 janvier

Orientations budgétaires 2012

Avec une enveloppe de 1,324 milliard d’euros

- en hausse de 1,5 % - prudence affichée du

Conseil général sur les orientations budgétaires

2012. Celles-ci se font dans des conditions

difficiles : non-compensation complète de l’État

du RSA, de l’APA et de la PCH, baisse de la DGF,

péréquation des droits de mutations, incertitudes

même sur le produit de ces droits de mutation.

le 5 janvier

Vœux de début d’année

Les vœux de début d’année perdurent dans les

sociétés et les collectivités locales. Interview de

Christian Favier. Il présente ses vœux avec la crise

en arrière-plan.

le 3 janvier

Des ordinateurs portables pour tous

les élèves de 6 e

Le numérique prend de l’ampleur dans les

collèges du département. Le Conseil général va,

à compter de septembre 2012, doter les

1 300 élèves entrant en 6 e d’un ordinateur portable.

le 3 janvier

Les cérémonies de vœux se multiplient

Correspondance à Créteil au conseil général du

Val-de-Marne. Interview de Christian Favier. Il

exprime ses vœux pour le Département cette année.

le 23 décembre

« La véritable urgence, la solidarité

nationale »

« Je considère que la mission des conseils

généraux est, en premier lieu, d’être aux côtés de

nos concitoyens qui sont les plus fragilisés par les

conséquences de la crise que nous traversons et

par l’inhumanité des situations que connaissent

les habitants de nos départements. » Christian Favier.

© C. Petit

ENTRE-NOUS

Étape à Saint-Mandé

Christian Favier a dialogué avec les élus, les habitants

et les agents du Département à Saint-Mandé, les 14 et

15 décembre.

Évoquant la préparation du budget

du Département pour l’année 2012,

Christian Favier, sénateur et président

du Conseil général, a souligné que les

dépenses relevant de l’action sociale, mission

première du Département, augmenteraient

de 4 à 6 % et qu’en parallèle, la

hausse du budget de fonctionnement

serait limitée à 1,5 %. « Nous restons faiblement

endettés tout en ayant un niveau d’investissement

important pour améliorer les

services à la population et soutenir l’économie »,

a-t-il précisé.

Interpellé sur la hausse des impôts

locaux, Christian Favier a ajouté que le

Conseil général ne décidait que du taux

de taxe foncière. « Nous avons le souci de

modérer la fiscalité locale car c’est la plus

injuste puisqu’elle ne tient pas compte des

ressources des personnes », a assuré le président

du Conseil général, qui a également

rappelé que l’État avait transféré de nombreuses

compétences aux départements,

sans apporter la contribution financière

correspondante.

Interrogé sur les efforts du Conseil général

pour les personnes en situation de handicap,

Christian Favier a rappelé la

création de la Maison départementale

Pour en savoir plus...

Séance d’autographes pour Patrick Beaudouin, député-maire de

Saint-Mandé, et Christian Favier devant l’école Charles-Digeon.

des personnes handicapées (MDPH) et du

service de transports à la demande Filival.

De plus, tous les nouveaux équipements

publics du Département, en particulier

les collèges, sont accessibles. La pénurie

de professionnels dans la filière médicosociale

et le coût élevé du logement ont

été évoqués. Christian Favier a souligné

que la formation professionnelle relevait

du Conseil régional, même si le Département

a créé son école de puériculture

pour répondre à ses besoins de recrutement.

En matière de logement, le Conseil

général participera en 2012 à la création

de 6 000 logements sociaux répartis sur

tout le Val-de-Marne.

Une intervenante a ensuite rappelé et

salué l’action du Conseil général pour le

maintien du service de chirurgie cardiaque

Henri-Mondor à Créteil : « On a signé la

pétition, on a agi et on a gagné et je trouve que

cela a été un moment de démocratie exemplaire.

» Le 26 janvier dernier, Christian

Favier s’est rendu à Charenton-le-Pont. Il

poursuit ses visites dans les communes

avec une rencontre avec les élus et la

population à Noiseau le 9 février suivie

d’un autre déplacement le 16 février à

La Queue-en-Brie. Stéphane Le Puill

Population : 22 881 habitants

Superficie : 0,92 km 2

Député-maire : Patrick Beaudouin

Conseiller général : Jean Eroukhmanoff

64 agents du Conseil général travaillent à Saint-Mandé au sein de

cinq structures départementales :

• collège Offenbach

• collège Decroly

• crèche Bérulle-1

• crèche Bérulle-2

• PMI/CPEF (Protection maternelle et infantile / Centre de

planification et d’éducation familiale)

www.cg94.fr rubrique Entre-Nous

© Phovoir

Comment se déroule l’accueil de votre enfant

L’accueil de l’enfant se fait le plus souvent au domicile

de l’assistante maternelle.

Ce mode de garde personnalisé permet une certaine

souplesse dans l’organisation des horaires. L’accueil de

l’enfant peut notamment s’effectuer soit à la journée,

soit à temps partiel.

Il permet également de respecter les habitudes de

l’enfant, en termes de sorties, d’activités ou

d’alimentation.

Enfin, l’assistante maternelle peut s’occuper de l’enfant

malade si sa maladie (non contagieuse) est compatible

avec l’accueil des autres enfants.

Qu’est-ce qu’une assistante maternelle agréée

Conformément à la loi et sur proposition de la direction de

la Protection maternelle et infantile (PMI), le président du

Conseil général délivre une attestation d’agrément à

l’assistante maternelle. Cet agrément lui reconnaît un

statut professionnel. Il fixe également le nombre d’enfants

accueillis simultanément (rarement supérieur à trois).

L’assistante maternelle bénéficie d’une formation de

120 heures, mise en place par le service de PMI,

dont 60 heures avant son tout premier accueil.

Elle est régulièrement suivie par une équipe composée

d’un médecin, d’une puéricultrice et d’une assistante

sociale qui l’aident dans sa pratique quotidienne et

s’assurent que les enfants sont accueillis dans de

bonnes conditions d’épanouissement et d’hygiène.

Pour toute information, merci de contacter :

le relais assistantes maternelles de votre commune

(liste disponible sur www.cg94.fr) ;

le secrétariat de PMI de l’espace départemental des

Solidarités rattaché à votre commune (également sur

www.cg94.fr) ;

MODE DE GARDE

Employer une assistante

maternelle agréée

La garde des enfants par une assistante maternelle est

une alternative souple et sécurisante à l’accueil en

crèche. Le Conseil général participe au développement

de cette solution en agréant, formant et contrôlant

les 6 200 assistantes maternelles du département.

Quelles sont les formalités d’embauche

En tant qu’employeurs, les parents déclarent l’assistante

maternelle à la Caisse d’allocations familiales (CAF)

et à l’URSSAF (Sécurité sociale).

Les feuilles de paie sont établies soit par les parents,

soit par PAJEMPLOI. La rémunération des assistantes

maternelles agréées est fixée par une convention

collective nationale. Elle ne peut être inférieure

à 1/8 e de 2,25 SMIC horaire par heure de garde

et par enfant.

Des contrats type sont disponibles dans les espaces

départementaux des Solidarités (EDS), les relais

assistantes maternelles (RAM) et auprès de la

Fédération des particuliers-employeurs de France

(FEPEM).

Quelles sont les aides financières possibles

Les parents peuvent recevoir de la CAF une aide à

l’emploi d’une assistante maternelle agréée.

Son salaire ne doit pas dépasser cinq fois le montant

horaire du SMIC (par jour de garde et par enfant).

Cette aide mensuelle peut varier selon les ressources

du foyer et l’âge de l’enfant.

Les parents peuvent également bénéficier d’un crédit

d’impôt. Renseignez-vous auprès de votre centre des

impôts.

le site de la PAJE

sur www.pajemploi.urssaf.fr ;

la direction de Protection maternelle et infantile

du Conseil général au 01 43 99 77 81.

Le magazine du Conseil général / Numéro 287 / Février 2012 15


RETOUR EN IMAGES

16 décembre / Cachan

Comme tous les ans, de nombreuses crèches départementales ont fêté la fin

de l’année. À cette occasion, les parents, généralement accompagnés de leurs

enfants, ont pu rencontrer et dialoguer avec le personnel et des élus locaux

et départementaux. Un moment convivial fortement apprécié, qui s’est

déroulé à la crèche Cousin-de-Méricourt à Cachan (notre photo), autour

d’un buffet préparé par les cuisiniers de cette crèche.

© A. Bachellier

© A. Bachellier

©

14 janvier / Orly

10 décembre / Le Kremlin-Bicêtre – Gentilly – Arcueil

Les travaux de couverture de l’A 6b sont terminés. Les habitants de ce quartier peuvent enfin

profiter du silence. Un silence qui, pour beaucoup, change la vie. Pour fêter cet événement,

l’amicale des locataires CNL (Confédération nationale du logement) du 162, rue Gabriel-Péri

à Gentilly a organisé une chaîne humaine pour le moins originale et spectaculaire. En présence

d’Alain Desmarest, 1 er vice-président du Conseil général et conseiller général du canton,

quelque 200 habitants ont formé un grand « merci » sur la dalle qui recouvre désormais

l’autoroute.

© Pellicam

© M. Aumercier

Ouverture de la nouvelle initiative « Les sciences, des livres » à la

médiathèque centrale d’Orly. Jusqu’au 4 février, une quinzaine de

bibliothèques Val-de-Marnaises ont pu proposer à leurs lecteurs des

rencontres avec des scientifiques. En partenariat avec l’Association

science technologie société (ASTS), le Conseil général a initié ces

rendez-vous permettant ainsi d’associer les Val-de-Marnais aux

réflexions sur les grands enjeux de société.

© M. Aumercier

15 décembre / Créteil

15 décembre / Fontenay-sous-Bois

À l’initiative du Conseil général, le réseau départemental des éco-acteurs départementaux

a organisé une journée dédiée aux éco-entreprises. De nombreux dirigeants d’entreprise

ont participé à cette première édition en présence, notamment, de Pascal Savoldelli,

vice-président du Conseil général chargé du Développement économique. À l’issue de cette

journée, les entreprises Recommence Solutions (Gentilly), Cap Environnement (Nogent) et

Vigicell (Villejuif) ont été primées. Quant à Nouvel’ère, implantée à Sucy-en-Brie, elle a obtenu

le prix éco-artisan.

De nombreux parents d’élèves ont fait le déplacement pour inaugurer l’espace

parents de leur collège, en présence d’Alain Desmarest, 1 er vice-président du

Conseil général en charge des Collèges, de Gilles Saint-Gal, vice-président

chargé de la Jeunesse, de Pierre Moya, inspecteur d’académie du Val-de-Marne,

et de François Sparagano, principal. Rappelons que le Conseil général prévoit,

dans toutes les nouvelles constructions ou reconstructions de collèges, un

espace dédié aux parents. Ces lieux sont des espaces privilégiés pour les

rencontres entre parents et peuvent être une opportunité pour le collège de

renouer des liens avec des familles parfois éloignées de l’institution scolaire.

21 janvier / Créteil

Il s’en est fallu d’un cheveu pour que l’US Créteil-Lusitanos n’accède au 8 es de finale de la coupe de France de football. Devant 11 000 spectateurs, les Cristoliens ont

su entretenir le suspens contre les Girondins de Bordeaux (L1). Revenant deux fois au score (1-1 puis 2-2), ils ont dû finalement s’incliner aux tirs au but (3-4).

Dommage, mais maintenant, place au championnat de National !

© C. Petit

16

Le magazine du Conseil général / Numéro 287 / Février 2012 17


18CONSTRUIRE LE VAL-DE-MARNE

Gwladys Épangue,championne du monde de taekwondo,médaillée de bronze aux J.O.de Pékin 2008

« Être obstiné et aimer

ce que l’on fait »

C’est l’une des sportives françaises les plus titrées. Licenciée au Djonson TKD

Saint-Maur, elle se prépare pour les Jeux olympiques de Londres, qui se dérouleront

du 27 juillet au 12 août. Son objectif : la médaille d’or.

ValdeMarne : Ce mois-ci, nous

serons à six mois de l’ouverture des

Jeux olympiques de Londres. Que

représente pour vous ce rendez-vous

sportif planétaire

Gwladys Épangue : Pour moi, les Jeux

olympiques, c’est une compétition exceptionnelle.

C’est vraiment LA compétition

que tous les sportifs de haut niveau attendent

avec impatience. C’est LE rendezvous

à ne pas manquer et je me prépare

sereinement. J’espère bien remporter la

médaille d’or dans ma catégorie.

À Pékin en 2008, une décision

arbitrale vous a fermé la porte de la

finale. N’avez-vous pas une certaine

envie de revanche

G.E. : Envie de revanche Sûrement pas.

Ce qui s’est passé à Pékin appartient

maintenant au passé, même si, comme

tous les sportifs de haut niveau, je me

sers de mes expériences pour avancer.

Entre Pékin 2008 et aujourd’hui, j’ai

beaucoup progressé et j’ai envie de rester

positive. Je trouve que dans ce mot

revanche, il y a un petit côté négatif qui

ne me correspond pas. Vous savez, nous

sommes soumis à un arbitrage humain

qui peut parfois engendrer des erreurs.

C’est la loi du sport.

Depuis 2008, vous avez changé de

catégorie en passant des moins de

67 kg à celle des moins de 73 kg.

Pourquoi ce choix

G.E. : Je suis quelqu’un qui a tendance à

s’ennuyer très vite et cela faisait quatre

ans que j’étais dans la même catégorie.

J’avais besoin d’un nouveau challenge.

Aujourd’hui, cela se passe pas mal. En 2011,

Gwladys Épangue en dates et en titres

1983 : naissance à

Clichy-la-Garenne (92)

2002 : arrivée au Djonson TKD

Saint-Maur

2004 à 2011 : championne de France

(- 55 kg, - 59 kg, - 67 kg,

- 73 kg)

2002 / 2004 / 2005 :

championne d’Europe

(- 55 kg, - 59 kg, - 67 kg)

2009 / 2011 : championne du monde

(- 67 kg, - 73 kg)

2008 : médaillée de bronze

J.O. de Pékin

j’ai remporté le titre mondial des moins

de 73 kg et le tournoi mondial de qualification

pour les J.O. de Londres.

N’est-ce pas quand même

compliqué de rencontrer des

adversaires beaucoup plus « lourdes »

que vous

G.E. : Ce changement ne m’a pas posé de

problème. Tout d’abord, je suis grande,

© A. Bachellier

je mesure près de 1,80 mètre pour 70 kilos.

Ensuite, j’ai conservé tous les atouts que

je possédais, à savoir la rapidité et la

souplesse. Cela compte beaucoup face à

des adversaires de ce calibre.

Durant les six mois qui viennent,

comment allez-vous vous préparer

G.E. : Il va y avoir beaucoup de compétitions

internationales. Le 4 février se

tiendront les championnats de France, à

Calais. Dans la foulée, les championnats

d’Europe à Manchester, en mai. Enfin,

viendra le temps de la vraie préparation.

C’est un rythme soutenu qui passe à la

fois par du physique, de la compétition,

mais aussi par beaucoup de technique.

Nous évoluons dans un art martial où les

aspects techniques et tactiques sont très

importants.

Cela va faire dix ans que vous

avez rejoint le Djonson TKD Saint-

Maur. Un mot sur votre club

G.E. : Il y dix ans, j’étais à la recherche

d’un club. Je souhaitais rencontrer des

gens qui pourraient me soutenir dans

mon projet sportif. On m’a présenté à

Frédéric Moscara, le président du Djonson

TKD. Je lui ai fait part de mon projet et

de ma volonté d’aller aux Jeux. Tout de

suite, cela a marché. Frédéric est présent

à toutes mes compétitions et il met tout

en œuvre pour que je puisse me sentir

au mieux dans ma pratique quotidienne.

J’ai également le soutien de la ville

avec qui j’entretiens une réelle relation

quotidienne. Même si je passe beaucoup

de temps à l’INSEP*, je suis très attachée

à la fois à mon club, à ses dirigeants et

à cette ville.

Gwladys Épangue en pleine séance

d’entraînement, à l’INSEP le 18 janvier dernier.

Il semblerait que vous attachiez une

importance particulière aux jeunes du

club…

G.E. : Après quinze ans de carrière sportive,

j’estime que le temps est venu pour

que je rende un peu ce que ce sport m’a

apporté. J’ai besoin d’aller voir les jeunes

pour leur donner un peu de mon temps

et de mon expérience. Aux jeunes qui

veulent devenir sportif de haut niveau,

je leur dis de poursuivre leur but, de

croire en eux et surtout de travailler. Il

faut être obstiné et aimer ce que l’on fait.

Monter sur la plus haute marche du

podium, cela fait quoi

G.E. : Je ne peux pas le décrire. La satisfaction

personnelle se mêle à la joie de

partager ce moment avec ses coéquipiers.

C’est du bonheur. On ne touche plus le sol.

On est sur le podium, mais on est en lévitation.

C’est un moment fort. La Marseillaise,

je la garde pour moi. Ce sont mes deux

minutes pour moi toute seule.

Propos recueillis par Alain Jégou

*Institut national du sport, de l’expertise et de la

performance.

Pour en savoir plus

Rendez sur www.cg94.fr

pour découvrir le reportage que la

WebTv a consacré à Gladys Épangue

en complément de cette interview.

Le magazine du Conseil général / Numéro 287 / Février 2012 19

© A. Bachellier


REPORTAGE

Espace de soins, la PMI est aussi un lieu

où se rencontrent parents et enfants.

© A. Bachellier

© A. Bachellier

Le personnel y fait aussi beaucoup de

prévention et d’éducation à la santé.

© A. Bachellier

Cinq médecins donnent des consultations au centre de PMI

Youri-Gagarine, à Vitry-sur-Seine.

© A. Bachellier

20

PROTECTION MATERNELLE ET INFANTILE

Aux petits soins

pour mamans et bébés

Écouter les parents, les accompagner après l’arrivée d’un enfant, leur donner des

conseils : espace de soins, les centres de PMI sont aussi des lieux de rencontre. Leur

implantation au cœur des quartiers assure leur succès. Reportage à Vitry-sur-Seine.

La famille est au complet. Il y a là Nora,

la maman, Farid, le papa, Yanice, l’aîné de

4 ans et demi, et Inès, la petite dernière,

17 mois. « C’est jour de vaccination, j’ai

demandé à mon mari qui ne travaille pas

aujourd’hui de m’accompagner », confie

Nora. Les petiots connaissent bien les

lieux et, une fois déchaussés, comme le

demande le règlement du centre de

Protection maternelle et infantile (PMI),

ils investissent les espaces de jeux. « Ils

sont habitués, raconte Nora, je viens ici

depuis qu’ils sont nourrissons. »

La récréation dure peu. Une auxiliaire de

puériculture entraîne les deux enfants

dans son bureau pour les peser et les

mesurer, opérations classiques avant

toute consultation. Dernière étape : le

cabinet dudecin. Il y a bien quelques

larmes à la vue de la seringue mais c’est

un tout petit chagrin vite oublié dès que

Yanice et Inès reprennent leurs jeux.

Nous sommes à la PMI Youri-Gagarine

de Vitry-sur-Seine, l’un des plus gros

centres gérés par le Département. « Nous

suivons 2 000 familles, explique Muriel

Sitbon, infirmière puéricultrice, sa directrice.

En moyenne, nous enregistrons une

bonne centaine de passages par jour,

tous types d’interventions confondus. » Cinq

decins, deux puéricultrices, cinq

auxiliaires de puériculture, deux éducateurs

de jeunes enfants, une psychologue,

une conseillère conjugale et familiale,

deux agents d’entretien sont là pour faire

tourner la PMI, du lundi au vendredi.

Une consultation du soir est ouverte

tous les jeudis de 17 h 30 à 21 heures, et

« ça ne désemplit pas », assure le personnel.

Le lieu héberge également un centre de

planification et d’éducation familiale où

deux médecins, une sage-femme et une

infirmière accompagnent les futures

mamans pendant leur grossesse et assurent

le suivi gynécologique.

« La PMI ne se borne pas à donner des consultations

médicales ou à faire des vaccinations,

précise Muriel Sitbon. On y fait surtout

beaucoup de prévention et d’éducation à la

santé. » Ce que confirme le docteur Anne-

Marie Boucrot qui exerce ici depuis 1997 :

« Je peux consacrer du temps aux familles,

plus que si j’étais en secteur libéral. Cela me

permet de leur donner des conseils, de répondre

à leurs questions. Et il y en a beaucoup après

la naissance du premier enfant. » De fait, la

PMI est l’endroit où les jeunes parents

exposent leurs angoisses plus facilement

que dans le cabinet du pédiatre ou du

decin traitant. Tous se posent les

mêmes questions : mon bébé va-t-il bien

Pourquoi pleure-t-il Sommes-nous de

bons parents

La PMI encourage les mamans à venir

au centre toutes les semaines durant

le premier mois du bébé. Plus si elles

le souhaitent. « Écouter les parents, les

informer, les rassurer, c’est la base de ce métier

passionnant », résume Cathy Hababou,

auxiliaire de puériculture depuis vingt

ans. Si besoin, la PMI propose des visites

à domicile. Christelle Toxé, puéricultrice

adjointe, en a la charge. Cette mission,

qui lui prend une bonne partie de son

temps, est précieuse. « Au domicile, on

établit un contact intime, raconte-t-elle.

Je suis alors dans le quotidien de la famille

et je sens ce qui va ou ne va pas. La maman

n’hésite pas à poser toutes les questions qui

la préoccupent. » Là, à l’abri du regard

des autres, il est beaucoup plus facile

de donner des conseils élémentaires :

comment préparer le biberon, le stériliser,

comment organiser la salle de bain, le

couchage du bébé, la façon d’allaiter…

C’est cette proximité et la qualité de

l’accompagnement de parents quelque

peu bouleversés par l’arrivée d’un bébé

à la maison qui font le succès

de la PMI. Kathleen a

connu le centre il y a une

dizaine d’années. C’était à

l’occasion d’une visite

organisée par son collège.

Aujourd’hui jeune

maman, elle y revient

avec Even, son fils de 2 ans.

« J’habite le quartier, c’est pratique,

explique-t-elle. Le lieu est convivial,

le personnel prend du temps avec nous.

Et en salle d’attente on rencontre

d’autres parents qui ont les mêmes

problèmes. Ça rassure. »

Didier Berneau

REPÈRES

22 000 bébés naissent chaque année dans le

Val-de-Marne.

Un enfant sur deux de moins de 2 ans est suivi

en centre de PMI (Protection maternelle et

infantile).

82 centres de PMI sont répartis sur tout le

territoire du département, en gestion directe

ou conventionnés, financés par le Conseil

général. Ils accueillent les enfants jusqu’à

6 ans et proposent des pesées régulières

du bébé, le suivi médical, les vaccinations,

des haltes jeux… Ils organisent également

des consultations pré et postnatales.

Les sages femmes de PMI suivent

près de 30 % des femmes enceintes

du département.

Les actes délivrés sont gratuits.

Le Conseil général consacre

52 millions d’euros à ce secteur.

633 agents départementaux et

170 autres agents sous

convention travaillent

dans les PMI.

© A. Bachellier

Le magazine du Conseil général / Numéro 287 / Février 2012

© A. Bachellier

21


ILS FONT LE VAL-DE-MARNE

CATHERINE JACQUEMIN ET LES RÉSIDANTS D’UN FOYER

DE PERSONNES HANDICAPÉES, LE KREMLIN-BICÊTRE

« Citoyens à part entière »

© J. Melin

CHRISTIAN ROUAUD, RÉALISATEUR, THIAIS

Regarder ici et maintenant

Tous au Larzac, documentaire réalisé par Christian Rouaud, a permis à toute une génération

de spectateurs de découvrir une forme de lutte inédite conduite par 103 paysans irréductibles

dans les années 1970.

Depuis la sortie de son

dernier documentaire Tous

au Larzac, Christian Rouaud

ne tient plus en place.

Avec à son actif plusieurs

dizaines de projections-débats à travers

toute la France, il fait découvrir à un

large public, et plutôt jeune, l’une des

plus longues et enthousiasmantes

batailles menées en France après Mai 68.

« Je n’ai pas du tout voulu faire un film

nostalgique, se défend-il. Je m’adresse à

la génération qui a envie de bouger

aujourd’hui. Ce film ne parle pas du tout

des années 1970… » Cet enfant du Valde-Marne,

qui a poussé entre Vitry-sur-

Seine et Choisy-le-Roi, emménage en

mai 1981 à Thiais. Au bout d’une

dizaine d’années comme enseignant

au collège Roland-Garros, à Villeneuve-

Saint-Georges, l’appel de la pellicule se

fait sentir. « Avec ma petite caméra Super 8,

j’ai fait des films avec mes élèves. Ensuite,

la vidéo a débarqué. » Il réalise avec ses

collègues et le concours de collégiens

un journal télévisé. « Le midi, les gamins

montaient un plateau télé et diffusaient les

films tournés dans l’établissement. » Pour

Christian Rouaud, il était indispensable

que les médias pénètrent dans l’école.

Il parfait ses connaissances grâce à un

stage proposé par l’Éducation nationale

où il se frotte aux techniques du métier.

À son retour, en accord avec le recteur

d’académie, il entreprend un tour des

collèges afin de former des groupes de

profs. « J’allais de bahut en bahut comme

un saltimbanque ! » Mais il piaffe de voler

Christian Rouaud : « Avec ce film, je m’adresse

à la génération qui a envie de bouger aujourd’hui. »

de ses propres ailes. Alors, à 45 ans, après

un passage dans le service audiovisuel

du Centre régional de documentation

pédagogique (CRDP), il tire sa révérence

et intègre le monde des intermittents du

spectacle. Tous au Larzac a obtenu trois

prix au Festival du film d’histoire de

Pessac. « Mon film est reconnu comme un

film d’histoire, mais en même temps, c’est une

histoire qui nous parle de nous aujourd’hui. »

Des histoires d’hommes et de femmes

où il mêle avec un art consommé du

récit des documents d’archives et des

rencontres avec les acteurs de l’époque.

« Mon film est construit selon une dramaturgie

qui nous embarque avec les personnages,

nous met à leurs côtés, nous avons peur pour

eux et finalement nous sommes contents,

parce qu’ils gagnent. » Claude Bardavid

Catherine Jacquemin

n’a pas ménagé sa

peine ces derniers mois

malgré la grave

déficience visuelle dont elle souffre.

Avec les résidants du foyer ETAI

(Entraide, travail, accompagnement,

insertion de la personne en

situation de handicap) du Kremlin-

Bicêtre, elle a mené de bout en

bout un projet de solidarité avec

des personnes démunies.

Tous les jours de la semaine,

Catherine quitte sa famille

d’accueil de Villejuif pour participer

aux activités du foyer. « Sur le

trajet, je vois des gens sur les

trottoirs qui demandent une pièce

pour manger, ça fait mal, avoue-t-elle.

Et il y a aussi ceux qui dorment

dehors. Nous, on mange

à notre faim, on a un

toit sur la tête. Nous

avions envie de

faire un geste

pour les

personnes qui

n’ont pas cette

chance. »

Le projet a été

mis en

débat

entre une vingtaine de membres

du foyer qui ont proposé de

fabriquer des objets de décoration,

porte-clés, boîtes à bijoux, pots à

crayons, miroirs en mosaïque…

puis de les vendre. L’argent récolté

doit permettre d’acheter des

vêtements pour bébés de zéro à

trois mois qui seront donnés à

l’association Emmaüs. Début

janvier, après plusieurs ventes

dans les locaux du Conseil général

et sur le marché du Kremlin-Bicêtre,

les stocks étaient quasiment

épuisés. Le groupe va démarcher

des magasins de vêtements.

Une fois les emplettes faites,

les résidants du foyer iront les

déposer au local d’Emmaüs

de Paris 14 e . « Après, on verra

comment on continue », précise

Catherine, qui avoue avoir

beaucoup « stressé » durant

ces quelques mois.

Le projet, de la conception

des objets à leur fabrication,

de l’organisation des

ventes à la tenue de la

comptabilité, a été porté

par les membres du

foyer qui, tous, souffrent

de handicaps plus ou

moins lourds. « Ils y

ont investi une très

grande énergie »,

insiste Danielle

Assinare,

responsable du

service accueil

de jour de

l’association

ETAI.

« Je suis fière

de ce qui a été

fait, souligne

Catherine

Jacquemin.

On a voulu

montrer que,

bien que porteur

d’un handicap, on

est capable de faire

quelque chose et

d’aider les autres. »

© A. Bachellier

Didier Berneau

SLIMANE OUHÈS,

AGENT DE RESTAURATION, ORLY

Quand restauration

rime avec insertion

Depuis fin octobre, Slimane Ouhès

est agent de restauration au

domaine départemental Chérioux,

à Vitry-sur-Seine. Il y officie 35 heures

par semaine. « J’ai été embauché à l’issue d’un

stage d’un mois au restaurant départemental de

l’Échat, à Créteil. » Mais tout a commencé avec

le restaurant social Baobab qui mène un projet

d’insertion et gère, depuis 2010, la préparation

et le service des 350 repas quotidiens de la

résidence Aftam* Jean-Jacques-Rousseau

d’Ivry-sur-Seine. « C’était un travail polyvalent,

raconte Slimane. Je pouvais, dans une journée,

préparer des entrées, faire la plonge ou

participer à l’inventaire. J’ai, auparavant, travaillé

durant dix ans pour une société de nettoyage

à Saint-Ouen. Puis j’ai enchaîné les contrats à

durée déterminée... »

Une situation précaire que ce père de cinq

enfants vivait mal. Et à 45 ans, il s’est retrouvé

au chômage, allocataire du RMI puis du RSA.

Fin 2010, Slimane est alors sollicité pour

participer à un chantier d’insertion de 24 mois

dans le secteur de la restauration. Un retour aux

sources : « J’étais très intéressé, car j’avais eu

une expérience plus jeune en Algérie, pendant

dix ans, au restaurant des enseignants d’Alger

et dans les cantines du complexe pétrolier

d’Aïn Amenas (désert du Tassili). »

Soutenu par le Conseil général, le chantier

d’insertion Baobab, porté par l’association

Afrique et Espoir, s’adresse aux publics en

insertion à Ivry et ses environs, via le plan local

d’insertion vers l’emploi (PLIE), la mission locale

et Pôle emploi. Il a permis le recrutement

de seize personnes, dont douze allocataires

du RSA, un travailleur handicapé et trois

bénéficiaires de l’allocation de retour à

l’emploi (ARE).

Ali Aït-Salah

* Association d’aide et d’accompagnement social pour l’hébergement.

© J. Melin

22

Le magazine du Conseil général / Numéro 287 / Février 2012 23


DOSSIER / ÉNERGIES RENOUVELABLES

En Val-de-Marne, on a de l’énergie

et des idées

Dossier réalisé par Laura Podoroski

© A. Labit

© A. Bachellier

Géothermie, chaudière à bois, panneaux solaires thermiques… le Conseil général, avec de multiples partenaires, développe l’utilisation des énergies

renouvelables présentes sur son territoire.

© A. Bachellier

Le Département mène des actions en faveur du développement durable. Géothermie, biomasse,

panneaux solaires thermiques… certaines énergies renouvelables sont aujourd’hui bien

développées sur le territoire. Un atout environnemental, économique et social.

© D. Adam

avec le vent, la géothermie

avec l’eau chaude

des nappes souterraines, les

panneaux solaires thermiques

ou photovoltaïques L’éolien

(production d’électricité) avec le soleil,

la biomasse avec la combustion de

déchets ou de bois… différentes énergies

renouvelables et locales se développent

petit à petit face aux énergies fossiles

(pétrole, charbon et gaz naturel), ainsi

que le nucléaire à travers l’électricité.

L’utilisation de ces énergies « vertes »

entre dans les mœurs. Avec l’Union européenne,

la France s’est engagée, d’ici à

2020, à ce que 23 % de ses consommations

énergétiques soient d’origine renouvelable.

Une nécessité renforcée par les

inquiétudes liées à l’explosion des réacteurs

nucléaires de Fukushima, au Japon,

suite au tremblement de terre et au

tsunami survenus en mars 2011. Se

chauffer et s’éclairer grâce à des énergies

renouvelables, c’est lutter contre les émissions

de gaz à effet de serre responsables

du réchauffement climatique. Mais

cela a aussi des conséquences sociales

et économiques. Même si leurs coûts

d’installation restent élevés, la gratuité

de ces ressources associée à une hausse

des tarifs du gaz et de l’électricité les

rendent compétitives. Un argument

aussi dans la lutte contre la précarité

énergétique et la création d’éco-activités

(page 27).

Plan climat énergie territorial

Le 16 mars 2009, le Conseil général a

adopté le principe de l’élaboration d’un

plan climat énergie territorial. Le projet

mobilise les acteurs départementaux

sur la voie du développement durable

(page 26). « Toute notre action vise à améliorer

le quotidien des Val-de-Marnais, souligne

Joseph Rossignol, vice-président du

Conseil général chargé de la Politique

de l’eau, du Développement durable et

des Énergies renouvelables. Aide aux

impayés d’énergie, animation d’une plateforme

de covoiturage, installation de

panneaux solaires… l’objectif étant de faire

de notre territoire un département durable. »

Le Département s’engage également

dans la maîtrise de l’énergie, en particulier

sur la question du chauffage

puisqu’il représente 70 % des consommations

d’énergies. Et plus de la moitié

de celles-ci concerne les 104 collèges

présents sur le territoire.

Les énergies renouvelables

du Val-de-Marne

Par son histoire et son potentiel, l’énergie

renouvelable la plus présente sur le

territoire est incontestablement la géothermie

(page 29). L’utilisation de cette

eau chaude puisée à près de 1 800 mètres

de profondeur s’adapte à une densité

urbaine importante (infographie page 28).

Des expérimentations se développent :

l’utilisation des déchets ainsi que la

biomasse (page 29) qui peut prendre

la forme, par exemple, d’une chaufferie

à bois.

Mais l’énergie la moins chère et la

moins polluante reste celle que l’on ne

consomme pas. Chacun d’entre nous a

un rôle à jouer dans la préservation de

la planète. Éteindre la lumière en sortant

d’une pièce, ne pas laisser couler l’eau

inutilement, éteindre le chauffage

lorsqu’une fenêtre reste ouverte… En

moyenne, un Val-de-Marnais émet près

de 9 tonnes de CO 2 par an…

24

Le magazine du Conseil général / Numéro 287 / Février 2012 25


DOSSIER / ÉNERGIES RENOUVELABLES

En 2010, plus de 150 acteurs

étaient présents aux Rencontres

climat énergie.

26

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Une mobilisation de tous

Dans le cadre du plan climat énergie du Val-de-Marne, adopté en 2009, le Département

suit trois orientations : réduire les émissions de gaz à effet de serre et les

consommations d’énergies, adapter le territoire et l’économie à ces nouveaux enjeux

et enfin lutter contre la précarité énergétique.

Les enjeux climatiques et énergétiques

sont aujourd’hui pris en compte, tant au

niveau national qu’international. À

l’échelle du Val-de-Marne, les acteurs

départementaux se mobilisent à travers

le plan climat énergie territorial, projet

de développement durable adopté en

2009. « Nous plaçons au cœur du plan climat

une démarche collaborative intégrant la

question sociale. Il faut donc tenir compte des

initiatives de l’ensemble des acteurs concernés,

notamment les villes et les entreprises. De même,

il est essentiel de mettre à profit ce plan pour

traiter certaines questions sociales en rapport

avec l’énergie » explique Édouard Dugault,

chef de projet du plan climat au Conseil

général. Dans cette démarche, un « club

climat énergie », rassemblant les collectivités

du territoire, est animé par le

Département avec ses partenaires. Transversal

et concerté, ce plan se construit

autour de cinq enjeux : réduire les émissions

de gaz à effet de serre, lutter contre

la précarité énergétique, encourager la

sobriété énergétique, développer les énergies

renouvelables accessibles à tous, et

adapter le territoire ainsi que l’économie

au dérèglement climatique. Des objectifs

qui prennent désormais la forme d’actions

Depuis 2008, la maîtrise de l’énergie est

au cœur de la gestion du patrimoine

départemental. Deux énergies renouvelables

sont principalement développées au cours

des rénovations : la géothermie et le

solaire à travers des panneaux thermiques.

Aujourd’hui, on compte 16 collèges

raccordés aux réseaux de chaleur

géothermique, ainsi que 13 crèches qui

produisent l’eau chaude sanitaire par des

panneaux solaires posés sur leur toit.

En parallèle, des travaux visant à améliorer

l’efficacité énergétique des bâtiments sont

concrètes. Construction de collèges certifiés

haute qualité environnementale

(HQE)*, meilleure isolation des logements

et des bâtiments, détection précoce des

cas de précarité énergétique par la formation

des travailleurs sociaux et création

d’éco-activités en anticipant les mutations

de l’économie. Afin de sensibiliser

les Val-de-Marnais aux problématiques

liées aux énergies, des événements organisés

par le Conseil général se déroulent,

notamment dans les collèges. Pour la

deuxième année consécutive, l’exposition

itinérante « L’énergie, un défi pour tous ! »

prend place jusqu’en juin dans 17 établissements

volontaires. Commentée par un

animateur pour certaines classes, l’exposition

restera à disposition de tous durant

plusieurs semaines. L’objectif étant de

sensibiliser les élèves, les enseignants

et les personnels de la vie scolaire à la

duction des consommations d’énergie

afin qu’ils deviennent des acteurs du

développement durable.

Pour en savoir plus

www.planclimat94.fr

DES BÂTIMENTS DÉPARTEMENTAUX

BASSE CONSOMMATION

© M. Aumercier

* Le premier sera le collège Liberté à Chevilly-Larue en

2015.

régulièrement réalisés. Toitures végétalisées

pour récupérer l’eau de pluie, isolation

thermique renforcée pour diminuer le

gaspillage énergétique, ventilation dite à

« double flux » qui permet de chauffer l’air

entrant à l’aide de l’air sortant… toutes

ces actions suivent la démarche haute

qualité environnementale (HQE).

Objectif : la réduction des consommations

d’énergie de 3 % par an. À partir de 2018,

des bâtiments publics à énergie positive,

c’est-à-dire qui produisent plus qu’ils ne

consomment, devraient voir le jour.

Thierry Faure / Directeur général des services

de Fontenay-sous-Bois

« La chaudière à bois, c’est 7 000 tonnes

de rejet de CO 2 évitées »

La régie du chauffage urbain de la

ville possédait une chaudière à

charbon datant de 1986. Depuis

l’année dernière, nous l’avons

transformée en chaudière à

granulés de bois. L’énergie

fossile est désormais remplacée

par une énergie propre puisque,

en 2011, nous avons évité le rejet

de 7 000 tonnes de CO 2 dans

l’atmosphère. Cette chaudière à bois,

qui est la 2 e chaufferie en biomasse (1)

de la petite couronne, chauffe l’équivalent

de 11 000 logements par an, soit plus de 7 000 logements et le reste

en équipements publics de la ville tels que les écoles, les gymnases

et les piscines.

(1)

La biomasse est la matière organique constituée des déchets de bois ou d’origine agricole

et des ordures ménagères (aliments).

Carine Gauthier / Chargée de projets éco-activités au Conseil général

« Plus de 300 éco-entreprises

dans le Val-de-Marne »

Les éco-activités, ce sont

toutes les activités de biens et de

services qui contribuent à limiter

l’impact sur l’environnement.

Par exemple, on valorise les

entreprises qui développent

l’utilisation d’énergies alternatives.

Aujourd’hui, on compte plus de

300 éco-entreprises dans le

Val-de-Marne. Également, à travers

un plan d’actions sur trois ans pour

aider au développement d’emplois

liés à l’environnement : métiers

dans le traitement des déchets, la pollution de l’air ou l’amélioration

de la qualité de l’eau.

© A. Bachellier

© D.R.

© D.R.

Joseph Rossignol / Vice-président du

Conseil général chargé de la Politique de l’eau, du

Développement durable et des Énergies renouvelables.

« Faire de notre territoire

un département durable »

Depuis 2009,

le plan climat énergie

territorial est le fil

rouge de la politique

départementale

en matière de

développement

durable. Structuré

par des enjeux

économiques,

sociaux et

environnementaux,

ce plan est un

support de travail

du Conseil général

pour renforcer

l’approche globale

et transversale de ses politiques. Il permet de

développer les énergies renouvelables, améliorer

la performance énergétique des bâtiments

départementaux (collèges, crèches/PMI, bâtiments

administratifs) et relancer l’activité au niveau local

en la tournant vers l’utilité sociale et écologique.

Nous nous nourrissons de notre expérience et

des projets émergents du territoire pour construire,

petit à petit, une politique globale de développement

durable. Toute notre action vise à améliorer le

quotidien des Val-de-Marnais : aide aux impayés

d’énergie, animation d’une plate-forme de

covoiturage, installation de panneaux solaires…

et de faire de notre territoire un département durable.

Lors de la prochaine séance départementale,

le conseil général du Val-de-Marne sera l’une

des premières collectivités à présenter un rapport

concernant le développement durable.

Une manière de montrer le chemin déjà parcouru

et à réaliser dans ce domaine.

Anne Fontaine / Documentaliste au collège Jean-Perrin au Kremlin-Bicêtre

« Le collège est labellisé éco-école »

Depuis cinq ans, le collège est

labellisé éco-école (2) . Chaque année,

on prend un thème (eau, alimentation,

déchets, l’alimentation, énergie,

biodiversité) afin d’organiser des actions :

visite de l’usine de géothermie de

Chevilly-Larue, installation par les élèves

de poubelles sélectives dans les classes

© A. Bachellier

et opération « Semaine du fruit ».

Le club « Agir pour la planète », réunit

une quarantaine de collégiens volontaires,

des « éco-citoyens », qui mènent des

projets en lien avec l’écologie

et le développement durable.

(2)

Pour plus d’infos : www.eco-ecole.org

Le magazine du Conseil général / Numéro 287 / Février 2012 27


DOSSIER / ÉNERGIES RENOUVELABLES

4

Le chauffage urbain par géothermie :

comment ça marche

La chaufferie sert :

- d’appoint par temps froid lorsque la

puissance géothermique n’est pas suffisante.

Il s’agit soit de chaudières classiques, soit

d’une centrale de cogénération.

- de secours pendant l’entretien de la centrale

géothermique ou en cas d’incident sur le

réseau de chaleur.

5 Réseau de chauffage urbain

Le réseau primaire dessert les bâtiments à chauffer.

Il est constitué de plusieurs tubes :

- le tube haute température (rouge) livre la chaleur

aux immeubles les plus anciens ;

- le tube moyenne température (jaune) livre la chaleur

aux immeubles plus récents ;

- le tube basse température (bleu) ramène l’eau refroidie

jusqu’à la centrale.

7

L’épuisement de la chaleur

Les bâtiments les plus performants, les

piscines, les serres horticoles peuvent être

chauffés par une eau moins chaude.

Ils sont donc alimentés par le tube moyenne

température, en sortie des bâtiments les

plus anciens.

GÉOTHERMIE PROFONDE

Une richesse val-de-marnaise

Comme le chauffage au bois dans les

Vosges, l’éolien dans le Finistère ou le

solaire dans les Bouches-du-Rhône, le

Val-de-Marne est propice à la géothermie.

Sous l’ensemble de la région Île-de-France,

s’étend à environ 1 800 mètres de

profondeur une nappe d’eau chaude

dont la température varie entre 56 et

85°C. « L’histoire a commencé il y a 20 ans,

quand les élus locaux ont décidé de bâtir ce qui

allait devenir l’un des plus importants réseaux

de chaleur géothermique d’Europe, explique

Michel Andres, directeur de la

SEMHACH*, société qui exploite deux

forages sur le territoire. Aujourd’hui,

il alimente 20 000 foyers sur les communes

de Chevilly-Larue, L’Haÿ-les-Roses et Villejuif. »

Avec 40 % de la production nationale, le

Val-de-Marne se place en tête des

producteurs franciliens de géothermie.

Cette énergie locale possède de nombreux

atouts. Exploitable pendant près de

40 ans, ne rejetant aucun CO 2 et adaptée

au cœur d’une densité urbaine pour

amortir son investissement, elle est

aujourd’hui compétitive économiquement.

Avec l’augmentation du prix du gaz et

de l’électricité, les habitants raccordés au

réseau de géothermie paient, globalement,

moins cher leur chauffage. C’est

l’énergie du futur. Dans le respect des

accords internationaux, le Département

participe aux objectifs de la Région :

multiplier par quatre la production de

chaleur d’origine géothermique.

* Société anonyme d’économie mixte pour la gestion de la

géothermie à Chevilly-Larue et L’Haÿ-les-Roses.

Pour en savoir plus

www.semhach.fr

www.afpg.asso.fr (Association française

des professionnels de la géothermie)

© A. Bachellier

4

5

6

7

BIOMASSE

Une deuxième vie pour les déchets

2

1 Le puits de production et sa pompe

Ils assurent la remontée de l’eau géothermale

située dans l’aquifère du dogger, à 1 850 m de

profondeur. La pompe de production est

généralement immergée entre 100 m et 400 m

de profondeur dans le puits.

28

2 L’échangeur thermique

Ses plaques de titane permettent le transfert

de chaleur de l’eau géothermale vers l’eau du réseau

primaire, sans qu’elles ne se mélangent.

1

3

3 Puits de réinjection

Une pompe située en sortie de l’échangeur

pousse l’eau refroidie dans le puits de

réinjection. Arrivée dans le dogger, elle se

réchauffe lentement au contact de la roche.

Les puits sont déviés pour éloigner leurs

extrémités et laisser ainsi le temps

à l’eau de se réchauffer.

6 La sous-station

C’est la chaufferie du bâtiment où sont

installés les échangeurs nécessaires au

transfert de la chaleur entre le réseau

primaire et le circuit de chauffage du

bâtiment (réseau secondaire), ainsi que

les pompes, les vannes, et le système de

régulation.

Source : SEMHACH • Illustration : Stéphane Assad, direction de la Communication du Conseil général.

Moins connue que la géothermie,

une autre énergie locale productrice de

chaleur existe sur le département : l’incinération

des déchets. Avec ses trois

usines à Ivry-sur-Seine, Rungis et Créteil,

le Val-de-Marne accueille un quart de la

capacité d’incinération de déchets de

toute l’Île-de-France. L’énergie qui en

résulte est de mieux en mieux valorisée

via les réseaux de chaleur.

À l’état plus expérimental, la valorisation

de la biomasse* est également à l’étude.

Cette source d’énergie écologique peut

provenir d’une chaufferie à bois ou de la

méthanisation des déchets, c’est-à-dire

la production de méthane (biogaz) à

partir de la fermentation d’ordures.

Certains syndicats de traitement des

déchets, tels que l’agence métropolitaine

des déchets ménagers (SYCTOM)

à Ivry et le Syndicat intercommunal

d’exploitation et de valorisation des

déchets de Rungis (SIEVD), se penchent

sur la mise en place d’installations de

méthanisation.

Dans le cadre des nouvelles lois du

Grenelle de l’environnement, le Département

réfléchit à la valorisation de

« biodéchets », issus de la restauration

des collèges et de l’administration.

* Matière organique constituée des déchets de bois ou

d’origine agricole et des ordures ménagères (aliments).

Le magazine du Conseil général / Numéro 287 / Février 2012 29

© A. Bachellier


DÉBATTRE EN VAL-DE-MARNE

30

Vous ne recevez pas

ValdeMarne

Participez

à notre

enquête

pour l’amélioration de la distribution

du magazine du Département

Vos réponses au questionnaire disponible sur

le site internet du Conseil général www.cg94.fr

permettront la plus large couverture possible

de notre magazine dans le Val-de-Marne.

Si vous ne recevez pas le magazine

du Conseil général, vous pouvez nous l’indiquer

en remplissant le formulaire sur

www.cg94.fr/valdemarne, ou en contactant

Jean-Jacques Suzanne : 01 43 99 71 48.

jean-jacques.suzanne@cg94.fr

Un très beau livre

Merci ValdeMarne !

La compétition s’est bien déroulée

(demi-finale du championnat de gymnastique

rythmique zone Île-de-France, ndlr).

Nous avons eu l’occasion d’accueillir des

personnes extérieures (hors US Créteil GR).

Nous vous remercions, par conséquent,

de votre accompagnement par l’information

de cette compétition sur le Val-de-Marne

dans le magazine de décembre.

Bertrand Larzul Ferrant /

Us Créteil GR

Création : www.pellicam.fr - Photo : Alain Bachellier

C’EST VOUS QUI LE DITES

Plus de solidarité

Je viens d’ouvrir votre magazine et je tombe

sur le petit article sur la fête des Solidarités de fin

d’année, et les chèques remis à l’époque des fêtes.

C’est très bien, sans aucun doute.

Toutefois, je regrette que ce ne soit réservé

qu’aux personnes non imposables.

Les fêtes de fin d’année sont dures pour ceux et

celles qui n’ont plus de famille. Combien de

personnes - pas seulement des personnes âgées -

ne reçoivent pas le moindre petit cadeau

Certes, beaucoup d’associations organisent des

repas, mais certains ne peuvent s’y rendre pour

diverses raisons.(…) L’exclusion est beaucoup plus

large que ce qu’on en dit généralement et n’oublions

pas la solitude (…).

Merci de l’attention que vous voudrez bien porter

à ce message.

Nicole A. @

Ce message pour vous remercier du magnifique livre Magique Circus Tour

que nous avons reçu pour souligner la naissance de notre fils Mathieu,

le 10 septembre. C’est véritablement un très beau livre. Bravo donc aussi

à l’artiste qui l’a conçu.

De vraies vedettes

Christine S / @

Ce mail afin de vous remercier pour l’article

concernant notre action « Pages à tourner »

(ValdeMarne n°284, novembre 2011, pages 22-23).

Il est très bien écrit et la photo a fait son effet,

notamment auprès des deux jeunes filles qui y

figurent, qui sont devenues de vraies vedettes dans

leur quartier ! Au-dede l’anecdote, les nombreux

échos autour de cet article nous ont permis de

réaliser l’importance de votre journal, qui est

énormément lu !

Je vous souhaite une belle année.

Valérie Da Mota /

Va Sano Productions

Groupe Front de gauche - Parti communiste français

Parti de gauche - Citoyen

2012, année d’espoir

pour Orly

L’aéroport d’Orly est une chance extraordinaire pour le Val-de-Marne.

C’est aussi une source de nuisances pour les riverains.

Depuis des années, les élus communistes

s’emploient à construire,

dans la concertation avec tous, le

compromis qui permet de répondre

aux besoins de déplacements

aériens dans des conditions acceptables

pour l’environnement.

Les assises d’Orly, initiées par les

présidents des conseils généraux

du Val-de-Marne et de l’Essonne,

ont permis de franchir des pas

décisifs permettant de mieux faire

prendre en compte l’impact du

transport aérien sur la vie quotidienne

de nos concitoyens, mais

aussi les problèmes à résoudre pour

rendre le territoire plus agréable à

vivre et l’aéroport plus utile à ses

habitants et à ses entreprises.

À la surprise générale, une proposition

de loi émanant de députés UMP

est venue, en 2011, menacer de

manière très dangereuse ce compromis

en faisant croire que l’avenir

d’Orly serait une alternative entre

l’augmentation des créneaux de vol

et le déménagement de l’aéroport. Les

préoccupations électoralistes qui animent

cette initiative n’ont échappé à

personne, mais la totale irresponsabilité

d’un tel positionnement doit être

dénoncée et combattue.

C’est dans ce contexte que le

Conseil général, unanime, a adopté

un vœu réaffirmant la nécessité de

mesures fortes, déjà préconisées par

les assises d’Orly, pour améliorer la

protection des riverains contre les

nuisances phoniques. Une prise de

position qui a enfin été entendue -

partiellement - par le gouvernement

et qui a donné lieu à un plan

d’actions rendu public au mois de

novembre.

La vie a, par ailleurs, montré combien

les pourfendeurs d’Orly se

trompent. Les derniers mois ont été

ceux de la progression du chantier

du tramway T 7 de Villejuif à

Juvisy, de la décision de prolonger

la ligne 14 jusqu’à l’aéroport, de la

conclusion du débat sur l’interconnexion

des TGV sur la décision de

créer une gare au sein de la plateforme

aéroportuaire, de la mise à

l’étude de nouveaux transports collectifs

favorisant l’accès aux

emplois du pôle Orly-Rungis,

autant de victoires qui sanctionnent

de longues années de bataille pour

les transports collectifs. Une politique

publique qui délocaliserait

l’aéroport dans ces conditions serait

totalement incohérente. À moins

qu’il s’agisse à toute force de permettre

à un grand groupe privé de

réaliser et d’exploiter à son profit

une plate-forme éloignée de Paris…

La réalité, c’est que le pôle d’Orly

est en phase de développement,

conséquence des actions menées

par le Conseil général, les élus

locaux, toutes les forces vives du

TRIBUNES

Christian Hervy

Maire de Chevilly-Larue

Conseiller général délégué

chargé de l’Économie sociale et solidaire,

du Commerce équitable et

de l’Agriculture responsable

Canton Chevilly-Larue / Rungis

territoire. La réalité, c’est que le

pôle d’Orly constitue un réservoir

d’emplois qui n’a que peu d’équivalents

en Île-de-France, et qu’il

peut en offrir rapidement des milliers

d’autres, grâce notamment à

l’attractivité de l’aéroport. Certes,

il faut que ces nouveaux emplois

correspondent mieux aux qualifications

de la population résidente ;

certes, il faut moins d’emplois précaires

et de sous-traitance et davantage

d’emplois stables bien rémunérés

; certes, il faut davantage de

régulation publique dans le transport

aérien pour que l’intérêt général

l’emporte sur les préoccupations de

rentabilité financière.

Mais le déclin du pôle d’Orly est

bien derrière nous. En témoigne

l’intérêt que lui porte la Fédération

française de rugby, qui pourrait bientôt

y réaliser le plus grand et le plus

moderne stade européen consacré à

ce sport et à d’autres événements. En

témoigne également la création de

l’Association des communes et communautés

du Grand Orly.

Il s’agit maintenant de conjuguer

nos initiatives et nos énergies pour

que l’aéroport d’Orly soit mis au

service d’un développement durable

du territoire et que l’exploitation

du transport aérien soit davantage

au service des besoins humains,

donc affranchie de la tyrannie des

marchés financiers.

© A. Bachellier

Le magazine du Conseil général / Numéro 287 / Février 2012 31


TRIBUNES

TRIBUNES

Groupe des élus socialistes et républicains

Groupe Centristes et Indépendants

« Priorité à l’Enfance et à

la Jeunesse »

Une lueur d’espoir

Le 6 février, l’assemblée départementale adopte le budget de l’année

2012. Un budget maîtrisé qui maintiendra, bien entendu, la qualité des

services publics et dans lequel la prévention spécialisée et la protection

de l’enfance et de l’adolescence auront toute leur place. Car malgré

la crise économique et sociale et les multiples désengagements de

l’État, nous faisons le choix de positionner le département comme

premier bouclier social auprès des Val-de-Marnais.

Mener une politique publique participative,

proche des citoyens et respectueuse

des différences qui nous unissent,

tout en luttant contre les prérogatives

gouvernementales qui ruinent depuis

plus de cinq ans le tissu social et le

« vivre ensemble ». Telle fut ma participation

déterminée à ce budget 2012

du Département, notamment concernant

les mesures d’accompagnement

des jeunes val-de-marnais en difficultés.

L’exécutif départemental a redéfini les

enjeux de sa politique en matière de

Protection de l’Enfance et de la Jeunesse

en 2011, à travers l’élaboration de son

nouveau schéma départemental fixé

pour la période 2011/2015, et dont la

prévention spécialisée est un des axes

majeurs. Je souhaite ici saluer l’ensemble

de nos partenaires qui ont contribué

à l’élaboration de ce schéma et le

personnel qui œuvre au quotidien

auprès des familles et des enfants. En

effet, l’enfant accompagné ou accueilli

est un adulte en devenir qu’il faut

protéger et observer pour l’aider à

grandir et se construire.

Un budget utile et concret au service de

la Protection de l’Enfance et de la Jeunesse

Je me félicite de voir qu’au travers d’un

budget annuel de plus de 110 millions

d’euros, alloués à la Protection de

l’Enfance et de la Jeunesse, le Val-de-

Marne s’est fixé un plan d’action pour

les quatre prochaines années. Ce budget

permettra ainsi d’accompagner encore

mieux les familles dans leurs difficultés

au sein de nos 20 espaces départementaux

des Solidarités (EDS), dans lesquels des

professionnels qualifiés œuvrent quotidiennement

pour apporter une aide

et un accompagnement de qualité. Un

budget qui participera sans nul doute

à l’épanouissement et à la prise en

charge des enfants dans nos six foyers

départementaux ainsi que dans les

foyers associatifs qui accueillent les

mineurs confiés à l’Aide sociale à l’enfance

et pour lesquels un placement

hors du milieu familial est nécessaire.

À ce titre, nous menons actuellement

une réflexion sur les améliorations à

apporter au sein de ces établissements

que je visite depuis ma récente prise

de fonction dans cette délégation.

De plus, 2012 en Val-de-Marne fera

aussi l’objet d’un bilan du projet

ROAD 94, dispositif qui accueille

300 jeunes de 16 à 25 ans et qui vise à

mettre en synergie les ressources du

territoire pour favoriser l’accès à

l’autonomie des jeunes.

Enfin, considérant la réalité de notre

société, Je souhaite, pour ma part, que

le département du Val-de-Marne ouvre

l’adoption aux familles homoparentales

afin que nous nous positionnions

clairement sur les difficultés émergentes

soulevées par les familles qui

souhaitent adopter.

La prévention spécialisée, une priorité

départementale

Le conseil général du Val-de-Marne

soutient et développe une action de prévention

spécialisée confiée à 10 associations

qui interviennent sur 24 communes

Isabelle Santiago

Vice-présidente du Conseil général

chargée de la Protection de l’enfance et

de l’adolescence,

et de la Prévention spécialisée

Canton Alfortville Nord

et qui, chaque année, touchent près de

15 000 jeunes de 12 à 25 ans.

L’année 2012 sera marquée par une

augmentation du budget départemental

de la prévention spécialisée

de 900 000 euros qui permettra le

renforcement de certaines équipes et

l’implantation de deux nouvelles

équipes sur notre territoire. Cet engagement

se traduira aussi par de nouvelles

conventions d’objectifs triennales

et la mise en place des partenariats

locaux à l’échelle des sept territoires

d’interventions du Val-de-Marne. Le

Comité technique départemental de la

prévention spécialisée (CTDPS) réunissant

l’ensemble des acteurs de la prévention

spécialisée a été rétabli et se réunira

très prochainement. Cet espace de

dialogue et de concertation sera un

organe essentiel pour mener une

politique publique en adéquation

avec les problématiques des jeunes.

Vous l’aurez compris, 2012 avec l’élaboration

du budget et la mise en place

de nouveaux projets dédiés à la Protection

de l’Enfance et de la Jeunesse

croisera le fer des débats nationaux,

objet de préoccupation des concitoyens.

Les victoires éclatantes de la Gauche

aux dernières régionales de 2010, cantonales

et sénatoriales de 2011 ont marqué

la première pierre de la reconstruction

sociale de notre pacte républicain

de demain pour tous. C’est là un message

d’espoir pour une grande majorité

de nos concitoyens et notamment

pour la jeunesse, notre priorité pour

construire l’avenir.

© D.R.

Jean Eroukhmanoff

Président du groupe

Conseiller général

Canton de Saint-Mandé

L’année débute bien mal

avec une Europe malade,

victime de sa boulimie et la

France trébuchante qui perd

son triple A. Dans ce

contexte lourd où certains

accusent leurs prédécesseurs

d’il y a 20 ans et d’autres

pérorent en imaginant que,

sans note, tout le monde

sera premier de la classe, le

temps de l’humilité et du

courage est arrivé.

Ils sont mal venus les

conseils des dégradés aux

généraux, les déclarations

solennelles visant à prêter

sans gages alors que l’on va

être conduit à emprunter

avec pénalités et restrictions.

Un temps nouveau va débuter

où ceux qui nous dirigent

devront s’éloigner des

bonimenteurs de foire, des

jongleurs avec chiffres et statistiques,

des prestidigitateurs

qui font apparaître des

© D.R.

Dominique Le Bideau

Conseillère générale

Canton Vincennes Est

milliards aux yeux crédules

avant de réclamer plus d’impôts

et davantage de travail.

Une nouvelle année a commencé

où élection devra

moins rimer avec communication

et millions pour éviter

de terminer avec sanctions

et ponctions.

Un effort devra être entrepris

par tous, il faudra donner

plus et moins demander.

La solidarité prônée au-de

des clivages politiques devra

permettre à l’équipe dirigeante

élue démocratiquement,

de bénéficier d’une

pleine liberté pour réaliser

les engagements voulus par

la majorité. Il faudra que

l’opposition d’alors dans un

sursaut républicain l’accepte.

Réclamer au sommet de

l’État ce qu’on n’appliquerait

pas soi-même serait

injuste. On peut espérer plus

© D.R.

Jean-Pierre Barnaud

Conseiller général

Canton de

Chennevières-sur-Marne

de solidarité pour apporter

notre pierre à l’édifice départemental.

Les signes de

bonne volonté doivent être

reconnus, chacun doit en

apprécier le symbole.

Notre groupe « Centristes et

indépendants » a reçu une

lettre du président du

Conseil général proposant

une réflexion et des modifications

éventuelles concernant

notre musée le

MAC/VAL. Nous acceptons

avec joie cette ouverture et

l’en remercions espérant

pouvoir poursuivre cette

concertation sur d’autres

sujets.

Beaucoup de nuages en ce

début d’années mais une

lueur d’espoir se dégage à

l’horizon, souhaitons qu’il

en soit de même pour notre

pays.

Le groupe Centristes

et Indépendants

© A. Bachellier

32

Le magazine du Conseil général / Numéro 287 / Février 2012 33


TRIBUNES

Groupe Gauche citoyenne

Europe Écologie Les Verts

Groupe Majorité présidentielle et apparenté

Tous propriétaires

ou tous bien logés

Le logement est un droit fondamental,

indispensable à la vie en société. Mais

l’augmentation continue de l’immobilier

en prive un nombre toujours plus

important de nos concitoyens. Seuls un

investissement massif et la régulation

du marché peuvent enrayer la crise du

logement.

L’échec de la France

de propriétaires de

Monsieur Sarkozy

« Tous propriétaires » ! C’était l’un

des slogans de campagne de Nicolas

Sarkozy. Avec une mesure phare : la

duction de l’impôt sur le revenu

des intérêts d’emprunt. La mesure

laissait d’emblée à l’écart les plus

modestes, qui ne paient pas l’impôt

sur le revenu. Trois ans plus tard,

c’est le secrétaire d’État au Logement

qui admettait lui-même que la

mesure n’avait pas favorisé l’accession

à la propriété. Pire, elle a contribué

au gonflement de la bulle

immobilière et à la hausse des prix.

Et elle aura coûté plus d’un milliard

d’euros par an à l’État.

Augmenter la construction

de logement social

Alors que l’on compte plus de 50 000

demandeurs de logement social

dans le Val-de-Marne, l’État n’a eu

de cesse, depuis 2003, de baisser le

montant des aides à la pierre. De

nombreuses collectivités se sont au

contraire mobilisées pour accroître

leur effort en la matière. C’est le cas

du conseil général du Val-de-Marne,

qui consacre 12 % de ses investissements

à l’habitat. De nombreuses

communes continuent néanmoins

d’ignorer l’obligation faite par la loi

SRU d’au moins 20 % de logement

social : elles sont 17 dans le départe-

ment, dont 9 ne font aucun effort

pour combler ce déficit. Il faut sanctionner

plus fortement ces maires

égoïstes, et augmenter ce seuil dans

les zones denses.

Mais le secteur social ne peut à lui

seul résoudre la crise.

Encadrer les loyers et

enrayer la spéculation

Il est donc indispensable de réguler

les mécanismes du marché : le logement

n’est pas une marchandise

comme une autre. En région parisienne,

des studios de 10 ou 15 m 2

sont loués pour plus de 700 euros.

Cette situation est intenable. Nous

prônons un moratoire sur les loyers

pour trois ans. Mais c’est aussi sur

les baux nouveaux qu’il faut agir,

car c’est avec eux que se font les plus

fortes hausses. Nous proposons

qu’un propriétaire soit contraint de

s’aligner sur les loyers en cours dans

le quartier lorsqu’il met un nouveau

bien à la location : c’est le système

du miroir des loyers, qui a fait ses

preuves en Allemagne.

De même, afin d’enrayer la spéculation,

il est indispensable de taxer

plus fortement les plus-values effectuées

sur la vente d’un bien immobilier.

Mettre fin au scandale

des logements vides

Alors que le cœur dense de l’agglomération

parisienne connaît une

grave crise du logement, on compterait

quelque 150 000 logements

vides en petite couronne. La loi de

réquisition permet au préfet de

réquisitionner ces locaux pour y installer

des mal-logés. Elle n’est plus

mise en œuvre depuis plus de

quinze ans. Nous réclamons l’application

de cette mesure.

De même, il faut augmenter la taxe

sur les logements vacants, très faible

actuellement.

© A. Bachellier

Les élus du groupe Gauche citoyenne –

Europe Écologie Les Verts

Jacques Perreux,

Christine Janodet,

Daniel Breuiller

Fcse94@gmail.com

Collège international :

le refus du Val-de-Marne de

participer est irresponsable pour

les jeunes val-de-marnais !

Le futur lycée international, réalisé par la région Île-de-France, qui

sera situé sur les territoires de Bry-sur-Marne et de Noisy-le-Grand,

est un atout et une chance formidable pour l’attractivité territoriale de

notre département !

Il ouvrira ses portes à la rentrée

2015 après 15 ans d’effort pour

convaincre toutes les parties et

trouver les moyens nécessaires à

sa réalisation.

Ce nouveau lycée répond à un

véritable besoin de l’Est parisien

et de tout le Val-de-Marne en matière

d’enseignement des langues de

haut niveau mais aussi et surtout

en matière de développement économique,

trop délaissé par le passé.

Les entreprises mettent en avant

de nombreux critères pour faire

leur choix d’implantation tels

que le prix du m 2 , l’existence de

moyens de transport, le niveau des

impôts locaux, etc. La présence

d’un lycée international est également

un critère de choix très

important. Il doit ainsi favoriser

l’arrivée de nouvelles entreprises,

et particulièrement celles qui

viennent de l’étranger et qui cherchent

à scolariser les enfants de

leur personnel dans des sites d’enseignement

de qualité.

Dans un lycée international, plusieurs

langues sont en effet apprises

par des techniques d’enseignement

plus modernes. La plupart

des cours sont enseignés en langues

étrangères par des professeurs de

haut niveau, français ou étrangers.

Tout est fait pour préparer

les élèves à parler couramment

plusieurs langues et à s’engager

dans des professions prestigieuses

qui les amèneront à parcourir le

monde. Le lycée international, dès

2015, accueillera ainsi des élèves

du Val-de-Marne, de la Seine-

Saint-Denis et des élèves étrangers.

Pour accompagner le lycée international

et permettre une continuité

de l’enseignement, l’implantation

d’un collège international

a été prévue, dès l’origine, à côté

du lycée international. La compétence

pour sa réalisation ne

revient pas ici à la Région mais

aux départements concernés, le

Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis.

Mais nous sommes confrontés,

depuis plusieurs mois, à une situation

invraisemblable. Alors que

tous les élus de l’Association des

collectivités territoriales de l’est

parisien (ACTEP) se sont battus

pour la création de ce site de formation

exceptionnel, le Val-de-

Marne ne souhaitant pas saisir

cette formidable opportunité,

porteuse de développement économique,

a décidé de ne pas participer

à la création d’un collège

international.

Devant le silence de notre Département,

la Seine-Saint-Denis de son

côté, s’est engagée aujourd’hui à

le réaliser sur Noisy-le-Grand. Les

conséquences, ici, sont simples

et rapides : les Val-de-Marnais

seront doublement lésés : ils

n’auront pas accès au collège

international et auront de

Dominique ROBLIN

Premier adjoint au Maire de

Bry-sur-Marne

Conseiller général de Bry-Champigny

grandes difficultés pour entrer

au lycée international. Alors

qu’un consensus aurait pu être

trouvé entre les deux départements

concernés, voire trois avec

la Seine-et-Marne, intéressée pour

y participer, le refus du Val-de-

Marne est scandaleux et inacceptable.

Ce choix irresponsable de la majorité

du Conseil général va handicaper

sérieusement les élèves val-demarnais

qui ne pourront pas

poursuivre un parcours d’enseignement

de haut niveau des

langues dans un cadre exceptionnel

et propice à l’étude et au

savoir. L’inaction, l’isolement de

l’exécutif départemental et son

refus d’être moteur dans ce projet

prestigieux sont purement

scandaleux et insensés comptetenu

des enjeux économiques de

notre territoire et de la nécessité

de rééquilibrer l’Est et l’Ouest de

la région parisienne.

Ne devons-nous rester, pour le

territoire de l’Est parisien,

qu’un territoire voué aux logements

et laisser à l’Ouest le

développement économique et

les entreprises La réponse de

la majorité du Conseil général

nous l’indique clairement.

Se priver d’une telle ambition

pour les jeunes Val-de-Marnais

relève d’une totale irresponsabilité

!

© D.R.

34

Le magazine du Conseil général / Numéro 287 / Février 2012 35


BOUGER EN VAL-DE-MARNE

© Asle Nilsen

Festival

Retour vers le futur

© D.R.

© D.R.

© Bohnenblust

LÉGENDES

1

Depuis 20 ans à la Maison des arts à Créteil, Exit explore les nouveaux territoires

de la création. Cette année, c’est l’expo « Low Tech » qui met le festival en

orbite. Côté scène, danse et théâtre sont toujours en très belle forme.

1- Magique : And all the questionmarks started to sing,

une pièce hybride monumentale, tout à la fois installation,

performance et concert, par le collectif norvégien

Verdensteatret.

2- Interactif : Facebox, le plus petit réseau social du

monde, une parodie de Facebook par le collectif allemand

FUR. À expérimenter par deux amis.

3- Mutant : Liquified, version vivante des effets de

liquéfaction du logiciel Photoshop, une performance

du designer hollandais Bart Hess.

4- Malaise : Life Reset/Chronique d’une ville épuisée.

Un appartement, un ordinateur, une femme, seule et

sur-connectée… par le jeune prodige de la scène belge,

Fabrice Murgia.

5- Déboussolant : le « Schizophone » du Français Laurent

Cassière, détournement du cornet pour malentendant, pour

une écoute de l’environnement aux effets très étranges.

2

5

4

3

C’est un des temps forts de Créteil,

et l’un des grands festivals internationaux

dédiés aux technologies dans les

arts. Chaque année, Exit s’empare de la

MAC comme d’un « vaisseau spatial »

selon le mot de son bouillonnant directeur

Didier Fusillier. Pendant dix jours,

pour tous ceux qui s’y aventurent, ici

c’est déjà « demain ». Les artistes viennent

d’Asie, des États-Unis, d’Europe. Leurs

œuvres envahissent le hall, les coursives

et la « piscine » sous forme d’installations

et de performances, et grimpent

sur les scènes des deux salles de spectacle.

Hors normes, inclassables, déployant

leur travail aux frontières de la science,

ces artistes, il y a une vingtaine d’années,

n’avaient leur place ni dans les théâtres,

ni dans les galeries. Tout un monde

interlope, extrêmement créatif, se développait

en marge des circuits officiels.

En 1992, « Exit est arrivé pile là-dedans,

explique Didier Fusillier. Nous voulions

faire bouger les lignes, mélanger les arts et

les techniques de notre temps. Programmer

des œuvres numériques pures, mettre des

ordinateurs sur scène, c’était nouveau, ce fut

l’engouement. » Autour de Fusillier à la

manœuvre, une petite équipe multicartes,

flanquée d’un studio de création,

avec une volonté : être en prise directe avec

la création contemporaine, repérer les

formes pionnières, mutualiser les moyens,

aider la production et la rencontre avec le

public. Aux spectacles, se sont ajoutées,

depuis une dizaine d’années, de grandes

expos : « Dancing machine », « Nouveaux

monstres »… jusqu’à « Paranoïa » qui,

l’année dernière, s’amusait à nous faire

peur avec un bel échantillon des mutations

et dérives possibles : de la surveillance

généralisée à l’apocalypse, en passant

par la cyborgisation du vivant.

« Low Tech », le réenchantement

Thématique 2012, « Low Tech » constitue

en ce sens une sorte de réenchantement.

Joueuse, ironique et décalée, l’exposition,

conçue par Charles Carcopino,

est révélatrice d’un moment de la création

contemporaine, et bien sûr de notre

époque : on reste fasciné, mais on s’interroge.

Les douze artistes ou collectifs

d’artistes réunis cette année, ne tournent

pas le dos aux innovations mais les revisitent

à partir de formes surgies du passé.

Quand la « proto-industrialisation » rencontre

les interfaces d’aujourd’hui, ça

brouille pas mal les repères et ça donne :

des ordinateurs en bois, des moulins de

lumières, des concerts de machines à

coudre, des cornets de désorientation,

un guignol « Street Fighter »… Bref, tout

un art du bricolage, du recyclage, du

détournement, mélange de technologies

ultra-sophistiquées et d’outils archaïques

au pouvoir parodique ou poétique évident :

réinvention, façon lanterne magique,

du petit train de notre enfance, chorégraphies

de savon, paysages de bruits blancs,

câbles capteurs de vent… Beaucoup de

ces artistes, quoique

bien connus à l’international,

sont en France de vraies révélations :

l’Américain Bernie Lubell, inventeur

entre autres de machines à tricoter interactives

; la Québecoise Diane Landry,

créatrice de paysages cinétiques à couper

le souffle (« Chevalier de la résignation

infinie », prix Videre événement

2009) ; ou encore le collectif norvégien

Verdensteatret, de retour en France après

une absence d’une vingtaine d’années avec

une incroyable installation-performance,

une machine d’art animée par

des musiciens-performers et des robots,

au titre évocateur : « And all the questionmarks

started to sing », littéralement :

« Et toutes les interrogations se mirent à

chanter ».

Pour en savoir plus

Francines Déverines

Du 8 au 18 mars : festival Exit à la

Maison des arts, à Créteil.

Tél. : 01 45 13 19 19. maccreteil.com

© D.R.

Scènes / Une affiche exceptionnelle

De la servitude volontaire

à l’ultra-moderne solitude

« Je suis d’abord un homme des planches.

Cet art qui a 2 500 ans d’existence est toujours

un foyer d’émerveillement et d’innovation. »

Cette revendication de Didier Fusillier se voit

dans sa programmation qui fait la part belle à la

danse et au théâtre. Un théâtre qui interroge le

monde dans lequel nous vivons : le pouvoir

avec le Caligula de Camus, mis en scène

par Marc Beaupré comme un chef d’orchestre

autoritaire et manipulateur ; le choc des

générations dans la nouvelle Afrique du Sud

avec l’adaptation du roman magistral de

Coetzee, Disgrâce, par Luk Perceval ;

et L’ultra-moderne solitude avec Fabrice Murgia.

On avait découvert ce jeune metteur en scène

belge aux Théâtrales Charles-Dullin avec

Le Chagrin des ogres, une pièce coup-de-poing

sur le mal-être de sa génération. Il vient à

Exit avec une nouvelle création,

Life Reset/Chronique d’une ville épuisée.

Mélange de théâtre, d’art vidéo et de technique

3D, cette pièce sans paroles se déploie

entre fantasme et réalité : après le travail,

seule et épuisée, une jeune femme rentre

chez elle s’inventer sur internet une

2 e existence. Sans issue.

36

Le magazine du Conseil général / Numéro 287 / Février 2012 37


À L’AFFICHE

Danse

La traversée du labyrinthe

S’inspirant de l’histoire d’Ariane et de Thésée, Ligne de Cor/de/s,

création de la compagnie Retouramont, explore le rapport

féminin/masculin. Aérien.

Conte

Impressions aux couleurs

ouvrières

Musique

Sons d’hiver,

chaud devant !

© Stéphane Adam

C’était au temps des dieux et des

déesses, au temps où le Minotaure

dévorait la jeunesse athénienne, au

temps où l’amour forgeait ou perdait les

héros. On connaît l’histoire : Ariane,

demi-sœur du Minotaure, éprise d’un

jeune Athénien, trahit les siens pour

l’aider à vaincre le monstre et sortir

du labyrinthe où il était enfermé. Le

mythe a inspiré de nombreux artistes et

écrivains. Dans Ligne de Cor/de/s, Fabrice

Guillot en propose une vision renouvelée.

Tirant sur le fil qui relie Ariane aux

autres personnages de l’histoire - le demifrère

qu’elle sacrifie, Thésée, dont elle est

amoureuse et qui l’abandonne, Dyonisos

qui la sauve et l’épouse… -, il a vu se

dessiner une véritable «odysséedumasculin»,

capable de nous interroger encore

aujourd’hui sur les rapports entre les

hommes et les femmes. Il le fait à sa

façon, aérienne et décalée. Guillot est

un chorégraphe singulier. Il a pratiqué

l’escalade de haut niveau, parcouru les

falaises du monde entier puis inventé

une danse qui explore la verticalité.

En 2002, il envoie ses danseurs sur la

Centrale EDF de Vitry (Vertiges), en 2010

sur la façade du château de Vincennes

(Danse des Cariatides). Toutes ses créations,

Hisse ! en 2004, Vide accordé en 2007,

Réflexion de façade en 2009… flirtent avec

le vide, et toutes les sensations qui vont

avec : gravité, légèreté, appui, équilibre,

déséquilibre, envol, chute. Cordes, filins,

attaches offrent aux danseurs une belle

liberté, mais leur rappellent aussi leur

humaine condition. C’est cette ambivalence

que l’on retrouve dans Ligne de

Cor/de/s, à la fois fil d’Ariane et dédale où

s’égarer. Ce spectacle a bénéficié d’une

aide à la création du Conseil général

et du soutien du Centre de développement

chorégraphique du Val-de-Marne /

La Briqueterie.

Francine Déverines

Les 14 et 15 février, salle Jacques-Brel,

Fontenay. Tél. : 01 48 75 44 88.

Les 12 et 13 mars, théâtre de Cachan.

Tél. : 01 45 47 72 41.

Les 16 et 17 mars, auditorium Jean-Pierre-

Miquel, Vincennes. Tél. : 01 43 98 65 78.

© D.R.

1912 : à l’étroit dans Paris, Louis-

Isidore Leroy, leader de l’époque du

papier en France, déménage son activité à

Saint-Fargeau-Ponthierry, petite bourgade

à l’orée du Gâtinais. Il y construit une

manufacture à l’américaine, « modèle et

moderne », lui adjoint une cité ouvrière

pour loger ses 350 employés et, de là,

avec une production de 100 000 rouleaux

par jour, rayonne dans le monde entier.

Choc considérable qui en rappelle d’autres,

la fermeture en 1982 a bouleversé la vie

de toute la ville. C’est cette mémoire que

les conteurs de la Maison du conte (notre

photo), Guillaume Alix, Laetitia Bloud,

Matthieu Epp, Nathalie Loizeau, Fred

Pougeard, emmenés par Pépito Matéo,

sont allés exhumer à l’occasion de la

reconversion du site en centre culturel.

Ils ont réveillé les souvenirs, les luttes, les

colères et les joies. Impressions, leur récit

à cinq voix tissé à partir de témoignages,

revisite à sa façon, sensible et décalée,

d’hier à aujourd’hui un siècle de vie

ouvrière, à travers le parcours d’un jeune

Séraphin entré à quinze ans à l’usine.

Usine impressionnante et magnifique

avec son extraordinaire machine

26 couleurs, unique au monde,

classée depuis à l’inventaire des

Monuments historiques. F.D.

Les 16 et 17 février à la Maison du conte,

à Chevilly. Tél. : 01 49 08 50 85.

Joe Bowie.

Après Pura Fe et John Trudell en ouverture,

l’aventure Sons d’hiver continue ce mois-ci avec

le groupe de rap français La Rumeur et le quartet

transatlantique Ursus Minor. Leur projet, « Histoires

populaires », fait le lien entre jazz et rap, musique et

engagement, en hommage à Howard Zinn. À voir

également : le trompettiste Wadada Leo Smith et

le guitariste Elliott Sharp à Vincennes ; le trio de

cordes Amarco et le pianiste Benoît Delbecq à Ivry ;

les saxophonistes Bunky Green et Rudresh

Mahanthappa, Pharoah Sanders et le Sao

Paulo-Chicago Underground à Créteil. Et Archie

Shepp, Joachim Kühn et Joe Bowie pour un final

flamboyant. F.D.

Jusqu’au 18 février. Tél. : 01 46 87 31 31.

www.sonsdhiver.org

© D.R.

AGENDA

THÉÂTRE/

DANSE

Anne NGuyen

« Promenade obligatoire »,

création entre hip-hop

et contemporain.

Du 7 au 11 février au théâtre

des 2 Rives à Charenton.

Tél. : 01 46 76 67 00.

Comédie tchétchène

En 2002, à Moscou, un

commando tchétchène prend le

public en otage à l’issue d’une

représentation théâtrale. Bilan :

168 morts, dont on ne sait même

pas comment ils sont morts…

Yoann Lavabre met en scène

un texte lauréat du concours

Nouvelles Écritures 2009.

Du 7 au 17 février au studio

Casanova à Ivry.

Tél. : 01 43 90 11 11.

Cedar Lake Contemporary

Ballet

À découvrir une des meilleures

compagnies de danse américaine

du moment.

Les 9 et 11 février

à la Maison des arts à Créteil.

Tél. : 01 45 13 19 19.

Avant-propos

Chorégraphie de Roser Montllò

Guberna et Brigitte Seth inspirée

de Robert Walser.

Avec le soutien du CDC/

La Briqueterie.

Le 10 février au théâtre

Paul-Éluard à Choisy.

Tél. : 01 48 90 89 79.

Shoebiz

Cinq danseurs, champions

du monde de claquettes.

Le 10 février au centre

Aragon-Triolet à Orly.

Tél. : 01 48 52 40 85.

Hip-hop

À la croisée de la culture africaine

et du hip-hop, la danse de

Bintou Dembéké (Mon appart’

en dit long…) et une chorégraphie

hip-hop onirique et virtuose de

Raphael Hillebrand et Sébastien

Ramirez (Seuls, ensemble)

Le 10 février au théâtre

Antoine-Vitez à Ivry.

Tél. : 01 46 70 21 55.

Le Repas des fauves

Et si parmi vos meilleurs amis, la

Gestapo vous demandait d’en

sacrifier deux Mise en scène

Julien Sibre. Trois Molières en 2011.

Le 11 février au théâtre de

Saint-Maur. Tél. : 01 48 89 99 10.

Métamorphoses

Des dieux capricieux qui vous

changent en animal et en végétal

en un tour de main. Ovide par le

théâtre de la Vallée.

Le 12 février au nouvel espace

culturel Charentonneau à Maisons-

Alfort. Tél. : 01 58 73 43 03.

Motobécane

« El tiot Victor » sillonne les routes

de Picardie et croise Amandine,

huit ans. Adapté du Ravisseur de

Paul Savatier. Par Bernard Crombey.

Du 14 au 16 février au centre

des Bords de Marne au Perreux.

Tél. : 01 43 24 54 28.

Éclats de vie

Jacques Weber mêle avec plaisir

Artaud, Boulgakov, Claudel…

classiques et contemporains,

célèbres ou inédits.

Le 15 février au centre Aragon-

Triolet à Orly. Tél. : 01 48 52 40 85.

Petites histoires

de la folie ordinaire

Le collectif DRAO s’empare de

l’univers burlesque et décalé

du Tchèque Petr Zelenka.

Le 15 février à l’espace

Malraux au Kremlin-Bicêtre.

Tél. : 01 49 60 62 16.

Che Malambô

Deux hommes dans un duel rituel :

danse traditionnelle argentine à

couper le souffle. Compagnie

Pampa Furiosa.

Le 16 février au théâtre

de l’Arc-en-ciel à Rungis.

Tél. : 01 45 60 79 05.

La Tempête

Dernière œuvre majeure de

Shakespeare, qui mêle magie,

fantasmes et réflexions sur le

pouvoir et le destin de l’homme.

Mise en scène Philippe Awat.

Le 17 février au théâtre

Gérard-Philipe à Champigny.

Tél. : 01 48 80 96 28.

Apprivoiser la panthère

Comment les membres d’une

même famille, d’une même culture,

peuvent-ils basculer dans l’hystérie

meurtrière Hala Ghosn adapte

Les Identités meurtrières

d’Amin Maalouf. Drôle et puissant.

Jusqu’au 17 février

au théâtre Romain-Rolland

à Villejuif.

Tél. : 01 49 58 17 00.

Cassette

Version samba, rumba,

cha-cha-cha du ballet Casse-

Noisette de Tchaïkovski.

David Wampach et la compagnie

Achles en partenariat avec le

CDC/la Briqueterie.

Le 6 mars au centre des

Bords de Marne au Perreux.

Tél. : 01 43 24 54 28.

Pionniers à Ingolstadt

Yves Beaunesne reprend

la pièce de Marieluise Fleisser,

compagne de Brecht, qui fit

scandale à sa création.

Le 6 mars au théâtre de

Cachan. Tél. : 01 45 47 72 41.

Jean-Jacques Vanier

Une galerie de personnages

loufoques et désarmants.

Le 9 mars à l’espace Malraux

au Kremlin-Bicêtre.

Tél. : 01 49 60 62 16.

MUSIQUE/

CHANSON

L’Histoire du soldat

Igor Stravinski par Jean-Claude

Malgoire et les solistes de la Grande

Écurie et la Chambre du Roy.

Le 11 février au pôle culturel

d’Alfortville. Tél. : 01 58 73 29 18.

Laurent de Wilde

L’un des meilleurs pianistes de jazz

du moment, en trio acoustique.

Le 11 février à la scène Prévert

à Joinville. Tél. : 01 49 76 60 10.

Cali

Après un album aux sonorités rock

et une tournée très électrique en

groupe, Cali revient pour un spectacle

acoustique, sobre et dépouillé…

Le 16 février au pôle culturel

d’Alfortville. Tél. : 01 58 73 29 18.

À VOIR/

EN FAMILLE

Sens dessus dessous

Michèle Bernard revisite son

répertoire, avec de nouvelles

chansons pour les enfants.

Du 2 au 19 février au théâtre

Antoine-Vitez à Ivry.

Tél. : 01 46 70 21 55.

L’humour d’un grand

orchestre

Début d’année léger et impertinent

à souhait avec l’Orchestre national

d’Île-de-France qui nous offre la

Zazie de Queneau (partition signée

Matteo Franceschini) et un

programme Carnaval sous-titré

« L’humour dans le piano français »

avec Fauré, Milhaud, Villa-Lobos

et Bizet.

5 février : Carnaval à Bonneuil.

Tél. : 01 45 13 88 24.

11 février : Zazie à Nogent.

Tél. : 01 48 72 94 94.

La Reine des mirages

Jean-Pierre Lescot nous entraîne

sur la piste du célèbre égyptologue

anglais Lord Alan Carter à la

recherche de la Reine des

mirages…

Le 8 février au théâtre Roublot

à Fontenay.

Tél. : 01 48 76 59 39.

La Scaphandrière

Aux abords d’un lac, Pierre vit seul

avec sa sœur Philomène,

cueilleuse de perles rouges.

Un jour, elle disparaît...

Mise en scène : Olivier Letellier.

Les 10 et 11 février au centre

Jean-Vilar à Champigny.

Tél. : 01 48 85 41 20.

Cinq carnets

Clarisse et Arsène cultivent leurs

rêves et leurs pensées. Bernard

Sultan entre dans leurs carnets

secrets…

Le 10 février à Chevilly-Larue.

Tél. : 01 41 80 69 69.

Le 15 février à Arcueil.

Tél. : 01 46 15 09 93.

Petit cirque

et les petits toros

Il était une fois un cuisinier qui avait

décidé de faire son cirque tout seul

et un clown qui toréait avec ses

doigts de pieds…

Compagnie Voix Off.

Le 11 février à la salle des

fêtes de la mairie de Gentilly.

Tél. : 01 41 24 27 10.

38

Le magazine du Conseil général / Numéro 287 / Février 2012 39


© D.R.

À L’AFFICHE

40

Musique

Le match de l’année

L’Allemagne

et le Brésil, deux

nations qui

brillent dans l’art

du ballon rond et

de la musique. Le

Concert impromptu,

quintette à vent

en résidence en

Val-de-Marne,

s’amuse cette

saison à confronter

ces deux grandes

traditions de jeu.

Au programme :

Jean-Sébatien

Bach et, face à lui,

une équipe

brésilienne bien

organisée avec notamment un Bach brésilien en

embuscade, le compositeur Heitor Villa-Lobos.

La partie n’est pas gagnée, le jeu reste très ouvert,

débordant de ferveur musicale et footballistique.

Avant cette rencontre, les musiciens engagent ce

mois-ci un match amical entre Choros (chants

traditionnels de Rio) et Bachianas (chants en hommage

à Bach). Ce projet est soutenu par l’Adiam. F.D.

Le 11 février à Bry, le 31 mars à Joinville-le-Pont.

Tél. : 01 48 89 31 63

AGENDA

Festival Ciné Junior

Plus de 100 films du monde entier

à découvrir en famille, dont une

vingtaine de longs et courts

métrages en compétition.

À retenir, l’hommage au cinéma

italien avec un programme de films

d’animation, une carte blanche

au cinéma « dei piccoli », et des

chefs-d’œuvre du patrimoine

signés Comencini, Visconti, Risi...

Grande cérémonie de clôture

le 12 février avec remise des prix

au cinéma Les Trois Robespierre,

à Vitry.

Jusqu’au 14 février dans

18 salles du Val-de-Marne.

www.cinemapublic.org et

au 01 42 26 02 06.

Au Pays de l’alphabet

Entrée joueuse dans la langue avec

la compagnie Porte Lune.

Le 15 février à la salle

Georges-Brassens à Villiers.

Tél. : 01 49 30 70 69.

Blanche-Neige

Poème visuel : une adaptation

féerique, lumineuse et très

personnelle du plus populaire

des contes. Par Nicolas Liautard.

Théâtre

Michel Foucault,

penseur d’aujourd’hui

« Nous partageons des interrogations qui

ont trouvé un écho dans la pensée de Michel

Foucault. Ses textes, ressurgis des années 1970,

nous ont frappés par leur résonance avec notre

actualité, par leur capacité à interroger le

réel. » Le collectif 71, constitué de cinq

comédiennes-metteurs en scène (Sabrina

Baldassarra, Stéphanie Farison, Emmanuelle

Lafon, Sarah Louis et Lucie Nicolas),

a entrepris de revisiter la pensée du philosophe

sur un mode feuilletonesque

passionnant. 1 er épisode : Foucault 71

revient sur son engagement militant.

2 e épisode : La Prison questionne l’institution

carcérale, son fonctionnement

Sartre, Deleuze,

Foucault, en 1972.

Le 15 février au théâtre de

Cachan. Tél. : 01 45 47 72 41.

Junior Ballet

Les étudiants en dernière année

au Conservatoire national supérieur

de musique et de danse de Paris

dans un spectacle plein de charme

et de virtuosité.

Le 17 février au théâtre

Claude-Debussy à Maisons-

Alfort tél. : 01 41 79 17 20.

Nuit d’orage

Une petite fille avec son chien par

une nuit d’orage… Mille questions

surgissent dans sa tête. Création

de Gervais Gaudreault.

Le 17 février au théâtre Jean-

Vilar à Vitry. Tél. : 01 55 53 10 60.

Haut de gamme

Moussorgsky expliqué avec humour

aux enfants. Création

théâtre/musique de Gwandoline

Sagliocco.

Le 17 février à la salle

Gérard-Philipe à Bonneuil.

Tél. : 01 45 13 88 24.

20 000 lieues sous les mers

Jules Verne adapté par Sydney

Bernard. Merveilleux et envoûtant.

Le 18 février au Sud-Est

théâtre à Villeneuve-Saint-

Georges. Tél. : 01 43 89 54 39.

Même pas morte

Une enfant de la guerre réapprend

à vivre dans une famille d’accueil.

Spectacle de Judith Depaule.

Le 2 mars au théâtre Jean-

Vilar à Vitry. Tél. : 01 55 53 10 60.

BONNE IDÉE

Université populaire

Conférences-débats avec Sylvie

Thénault (« Algérie-France 50 ans

après »), Anne Le Strat (« Eaux,

politiques et multinationales »),

Hubert Védrine (« Actualité

internationale »), Éric Debarbieux

(« Violences à l’école »).

Les 6, 13, 20 février et 5 mars,

à Anis-Gras à Arcueil.

Tél. : 01 46 15 09 84.

Une bouteille à la mer

Le cinéaste cristolien Thierry Binisti

renouvelle avec subtilité le genre

du film épistolaire, avec cette

adaptation du roman de Valérie

Zenatti Une bouteille dans la mer

de Gaza, histoire d’une jeune

et son rôle dans la société. 3 e épisode :

Qui suis-je maintenant adapte poétiquement

un texte de 1977 (La vie des hommes

infâmes) dont le philosophe parlait

comme d’un « herbier » de vies ordinaires,

des gens qui l’avaient ému, pour s’être

un jour heurtés au pouvoir. Ce travail,

soutenu par un très grand nombre de

théâtres dont ceux d’Alfortville et de Vitry,

est présenté par le CDN / Théâtre des

Quartiers d’Ivry dans le cadre d’un cycle

de mises en espace consacré à l’écriture

théâtrale contemporaine, en partenariat

avec la médiathèque.

© Elie Kagan

F.D.

18 février :

Foucault 71 ;

25 février :

La Prison ;

3 mars :

Qui suis-je

maintenant

À l’auditorium

Antonin-Artaud

à Ivry.

Tél. : 01 43 90 11 11.

www.theatrequartiers-ivry.com

Française vivant en Israël et d’un

jeune Palestinien de Gaza.

Le 8 février, sortie nationale.

Plus d’infos :

www.unebouteillealamer-lefilm.com

Nature morte et érotisme

L’impudique asperge de Manet,

l’obsession de Cézanne pour les

pommes, la débauche d’aliments

chez Picasso, le pain phallique de

Dali… Une conférence qui n’a pas

froid aux yeux.

Le 15 février aux Parasols à

Rungis. Tél. : 01 46 86 64 84.

Doisneau à l’hippodrome

Sensible, drôle, émouvant, l’œil de

Doisneau sur le cheval et les

courses : exposition de photos

exclusives à l’occasion du

« Grand Prix de Paris » et pour fêter

le centenaire de la naissance du

photographe.

Le 26 février sur l’hippodrome

Paris-Vincennes.

www.hippodrome-vincennes.com

Sympa, la Guinguette

du monde

Saveurs dans l’assiette et plaisirs

artistiques, voilà la bonne formule.

Les rendez-vous du mois :

Chanson Libert’Aires (9 février),

film 365 days in West Bank du

collectif Kourtrajmé, Afterwork

détente sur canapé (23 février),

soirée Salsa (les 8 et 22 février).

À la Guinguette du monde

à Ivry. Tél. : 01 46 71 02 05.

EXPOSITION

Les outils de Pierre

Soulages

Le photographe Pierre Dutertre

approche l’art du peintre, via l’outil.

Du 9 au 24 février à la

Mezzanine du CDI à la galerie

du Temps présent du lycée

Saint-Exupéry à Créteil.

Tél. : 01 41 94 28 28

(sur rendez-vous).

Jean Dieuzaide

Hommage à l’une des figures

centrales de la photographie

française à l’œuvre dense et

singulière, cofondateur des

Rencontres d’Arles et ami

de Doisneau.

Du 9 février au 6 mai à la

maison de la photographie

Saint-Pair-sur-Mer, Manche, 1974.

Exposition

Chroniques d’un regard

Il a photographié les bords de mer et les bords de Marne,

le monde paysan et le monde ouvrier, la fête foraine… Jacques

Faujour est, dans la lignée de la photo humaniste, un poète de

l’instant présent. Opérant « sans effraction, sans mise en scène, ni

artifice ». Saint-Maur, sa ville, lui consacre une belle exposition.

Pas moins de 137 œuvres pour plonger dans l’univers de cet

artiste au regard pudique et respectueux de ce qui le touche,

l’amuse ou l’émeut : « Ce qu’on peut faire, dit-il, c’est sentir dans

l’ordinaire ce qui est exceptionnel. » F.D.

Jusqu’au 18 mars exposition « Chroniques d’un regard ».

12 février et 18 mars : visites commentées gratuites.

21 février : ateliers pour les enfants en individuels.

Au musée de Saint-Maur, villa Médicis. Tél. : 01 48 86 33 28.

© Faujour / AOAGP

Robert-Doisneau à Gentilly.

Tél. : 01 55 01 04 85.

Iris Levasseur

Lévitations, corps suspendus,

arqués, tombés… : les toiles de

l’Arcueillaise Iris Levasseur.

Jusqu’au 18 février à la galerie

Julio-Gonzalez à Arcueil.

Tél. : 01 46 15 09 75.

Graver maintenant

Trois lieux (l’espace Jean-Marie-

Poirier, l’Orangerie, la médiathèque)

pour un événement autour de la

gravure.

Jusqu’au 19 février à Sucy.

Tél. : 01 45 90 25 12.

Mathieu Mercier

Première exposition en France

depuis sa rétrospective au musée

d’art moderne de la Ville de Paris

du lauréat Marcel Duchamp 2003,

avec un ensemble d’œuvres

récentes et inédites.

Jusqu’au 25 mars au Crédac

à la Manufacture des œillets à

Ivry. Tél. : 01 49 60 25 06.

Pour plus d’infos sur

www.cg94.fr

Carte blanche À CAMILLE MARÉCHAL

DÉLEGUÉE GÉNÉRALE DE CINÉMA PUBLIC, DIRECTRICE DU FESTIVAL

CINÉJUNIOR 94

« Ciné Junior, un festival

pour les enfants curieux »

Depuis 22 ans, dans les salles

publiques du Val-de-Marne, le

festival Ciné Junior montre aux

enfants de 3 à 15 ans des films

exigeants issus de tous les pays du

monde. Grâce à sa compétition et

à ses prix, il permet à des œuvres

inédites de trouver le chemin des

salles.

S’il existe aujourd’hui bien plus de

films pour enfants qu’il y a 20 ans,

le marché reste, à l’instar de

l’ensemble de la filière, dominé

par les grosses productions et les

œuvres les plus fragiles

économiquement peinent parfois

à trouver leur place. En soutenant

une production hors des sentiers

battus, les festivals jeunes publics

agissent pour une nécessaire

diversité culturelle.

On m’interroge souvent sur les

critères de sélection d’un festival

jeune public. Tout en prenant en

compte l’âge de nos spectateurs,

au final, la sélection se fonde sur

les mêmes principes que celle de

« festivals pour adultes » : la qualité

du film, considéré comme un objet

esthétique, l’intérêt du fond et de

la forme, etc.

Nous cherchons des films

accessibles aux enfants et pas

seulement des films réalisés pour

les enfants - la nuance est de taille

et fait de Ciné Junior un festival

pour tous, petits et grands.

Nous faisons le pari de la curiosité

insatiable des enfants, de leur

ouverture au monde en leur

proposant un cinéma capable

d’épanouir leur sensibilité et

d’aiguiser leur esprit critique…

Ce pari-là implique de remettre

en question nos a priori d’adultes,

d’oser montrer, par exemple, du

répertoire en noir et blanc, de la

version originale, des formes

cinématographiques à la narration

moins linéaire… Programmer

pour les enfants, c’est aussi

s’affranchir du fantasme de

l’existence d’« un jeune public »

et accepter que la réception d’une

même œuvre diffère d’un enfant

à l’autre, reconnaître aux enfants

une subjectivité, encore en

devenir, mais déjà là…

On peut finalement montrer bien

plus qu’on ne croit à ces jeunes

spectateurs mais pas n’importe

comment : c’est vrai de la forme

des films, ça l’est aussi pour les

conditions de diffusion des

œuvres. Ce qui rend les films

accessibles aux enfants, c’est aussi

la manière dont on les montre.

Voir un film en salle, dans le cadre

d’un festival, est une expérience

collective et partagée, bien loin de

la solitude télévisuelle. Que ce soit

par des rencontres avec des

réalisateurs ou des comédiens, des

discussions à l’issue des séances,

par l’édition de fiches

pédagogiques, ou par des « ateliers

cinéma », Ciné Junior crée les

conditions pour que la rencontre

entre l’œuvre cinématographique

et l’enfant ait bien lieu.

www.cinemapublic.org

Camille Maréchal

Le magazine du Conseil général / Numéro 287 / Février 2012 41

© J. Melin


SPORT

© D.R.

Grand stade de rugby

Boris Sanson :

« Bénéfique

pour le sport en

Val-de-Marne »

Escrime

Saint-Maur retrouve

sa Coupe

Après une année d’interruption, Saint-Maur-des-Fossés redevient

une des étapes majeures de la Coupe du monde d’épée dames, les 24 et

25 mars. Un événement d’autant plus important en cette année olympique.

L’occasion de voir s’affronter les meilleures épéistes du monde.

BOUGER EN VAL-DE-MARNE

Médaillé d’or par équipe au sabre aux Jeux

olympiques de 2008, champion du monde en

2006 et habitant de Thiais, Boris Sanson est un

fervent soutien de la candidature val-de-marnaise

pour l’accueil du futur grand stade de rugby.

Patinage artistique

Vagues à lames

Quel plaisir de

voir danser et patiner

ces jeunes

filles et ces jeunes

garçons, en couple

ou en solo, magnifiques

d’aisance

sur leurs fines

lames. Comme c’est

facile, pourrait-on dire,

en les voyant évoluer.

Et pourtant, derrière ces

figures gracieuses et

entraînantes, portés et

autres pirouettes, combien

d’heures d’entraînement leur

aura-t-il fallu. La section Danse

sur glace de l’Union sportive

fontenaysienne (USF), fidèle à ses

engagements et au souvenir d’Idriss

Abback*, organise pour la neuvième fois

ce trophée, sous l’égide de la commission

sportive nationale de danse sur glace. Cet

événement réunit plusieurs dizaines de

clubs venus de la région parisienne et de

France. Le Val-de-Marne, quant à

lui, est représenté par la section

de l’USF dont les patineurs ont

brillé lors des derniers championnats

de France, à Cholet. Chloé Lachassagne

chez les poussins, Coraline

Rouxelchezlesminimes,Mirabelle

Fernandez chez les novices,

Julie Barbosa en espoirs,

Marina Mesdagh-Beaudouin

en espoirs, le

couple Justine

Scache et Ludovic

D e s c h a m p s -

Colonval dans

Le trophée Idriss Abback est, chaque année, l’occasion de

faire découvrir la danse sur glace à de nombreux jeunes.

Les 4 et 5 février, Fontenay-sous-Bois organise le 9 e trophée Idriss-Abback. Cette

compétition, soutenue par le Conseil général, réunit des jeunes patineurs de 6 à 25 ans.

© D. Adam

la catégorie Petit Or, enfin Charlène

Denize et Quentin Langlois avec l’or en

couple senior. Avec un vivier de près de

165 licenciés, le club fontenaysien est une

véritable pépinière de jeunes champions

et le trophée est l’occasion, chaque année,

de faire découvrir cette discipline à de

nombreux enfants. Rappelons que la participation

des spectateurs à cet événement

est gratuite et que les prestations,

pendant les deux jours, démarrent dès

7 heures du matin. Place au spectacle

et que les meilleurs gagnent !

Pour en savoir plus

Claude Bardavid

Patinoire Salvador-Allende.

40 bis, rue de Rosny, à Fontenay.

Tél. : 01 49 74 74 97.

* Ancien président de l’USF, décédé prématurément

en 1998.

© D. Adam

Pourquoi cet engagement avec Thiais-Orly

Rugby

Boris Sanson : J’habite Thiais depuis 2009 et j’ai

décidé de soutenir cette candidature parce que c’est

un très, très beau projet. Il est incontournable pour

notre département et nécessaire pour le rugby et le

sport en général. Pour accueillir de grands événements

sportifs, il faut des structures capables de le

faire. Ce projet est non seulement utile pour le développement

du rugby, mais aussi pour d’autres disciplines

qui pourraient être accueillies sur ce site.

Il permettra de faire rayonner le savoir-faire français.

Que peut-il apporter aux Val-de-Marnais

B.S. : Le Val-de-Marne est un département très sportif.

Il y a beaucoup de licenciés dans les clubs locaux.

Ce sont de vrais supporters. Vivre de grands événements

peut développer encore plus cet esprit sportif.

Ce genre de manifestation fait forcement rêver

les enfants. À terme, ils auront envie de pratiquer

dans un club. Ce ne peut être que bénéfique pour le

sport en Val-de-Marne. Ensuite, ces compétitions

internationales génèrent une ambiance formidable

et très saine. Il y existe un véritable melting-pot de

cultures, ce sont des moments très forts pour les

populations. Se retrouver avec des Canadiens, des

Australiens… crée une union qui ne peut que faire

du bien dans notre société.

En tant que sportif, pouvez-vous nous citer

un point fort de ce projet

B.S. : La proximité de Paris et le réseau de transports.

Pour avoir vécu les J.O., je peux vous dire que c’est

très appréciable de pouvoir se rendre sur un lieu de

compétition sans être dans les bouchons ou devoir

attendre des heures une navette. Pour les spectateurs,

c’est pareil, avec ce projet, ils pourront se rendre tout

de suite au stade. Thiais-Orly Rugby offre, dans ce

domaine, les meilleures conditions possibles.

www.thiais-orly-rugby.fr

Propos recueillis par Alain Jégou

© J. Paisley

AGENDA SPORTIF 2012

TIR A L’ARC

Le 18 janvier s’est déroulée la finale

départementale de tir à l’arc organisée par

l’Union nationale du sport scolaire (UNSS),

à Fresnes. Une centaine de collégiens

y ont participé. Voici les champions

départementaux par catégorie : Pauline

Berthelot (collège Charcot / Fresnes) chez

les benjamines ; Vincent Moro Sancha

(collège Charcot / Fresnes), benjamins ;

Zainab Mulla (collège Elsa-Triolet /

Champigny), minimes filles ; Jahiane Ginga

(collège Elsa-Triolet / Champigny), minimes

garçons ; Solene Pottin (lycée Apollinaire /

Thiais), cadettes ; Jacques Ferhat (lycée

Champlain / Chennevières), cadets ;

Megane Lacheny (Champlain /

Chennevières) et Dorian Chone Law

(Champlain / Chennevières), juniors.

Prochain rendez-vous : le 14 mars pour la

finale académique par équipe qui se déroule

au centre de tir à l’arc de Chennevières.

HANDBALL

Marolles handball organise le 5 février

son traditionnel tournoi de mini-hand.

Une rencontre qui réunit des jeunes du club

de cette ville avec d’autres clubs des

communes environnantes.

Renseignements : 01 45 69 88 95.

COURSE EN VILLE

Le club Azur olympique Charenton organise,

le 12 février, la 28 e édition des Foulées

charentonnaises. Au programme, quatre

courses de 1,5 km, 2,4 km jeunes, 5 km et

15 km (course des As). Les « Pitchounes »

pourront participer à une course de 750 m.

Parcours entièrement sur route dans le bois

de Vincennes et les rues de Charenton-le-

Pont, en deux boucles pour le 15 km.

Des parcours à faire seul, en couple ou,

pour le 15 km, en relais.

Renseignements : 01 46 76 44 00 ou http://

lesfouleescharentonnaise.asso-web.com

TENNIS DE TABLE

À l’issue de la 9 e journée du championnat de

France de tennis de table féminin

(le 10 janvier), les Val-de-Marnaises

du Kremlin-Bicêtre occupaient la première

place. Une jolie performance. En huit

rencontres, les Kremlinoises comptent huit

victoires et deux nuls. Prochain rendez-vous

en février : le 14 à Grand-Quevilly,

puis le 28 au Kremlin-Bicêtre contre Niort.

SPORTS EN VAL-DE-MARNE

SUR CG94.FR

Si vous souhaitez vous renseigner sur

les lieux de pratiques sportives en

Val-de-Marne, sur les actions du Conseil

général en ce domaine, connaître l’actualité

sportive val-de-marnaise ou bien encore

consulter le guide des aides du Conseil

général, une seule adresse : www.cg94.fr,

rubrique Sport. Une mine de

renseignements à votre disposition.

42

Le magazine du Conseil général / Numéro 287 / Février 2012 43


DÉCOUVERTE

BOUGER EN VAL-DE-MARNE

Le Rover - taille d’une voiture de 900 kilos - transporte

douze instruments qui analyseront la surface de Mars.

Laboratoire interuniversitaire des systèmes atmosphériques

© NASA

© A. Bachellier

L’observatoire atmosphérique OASIS,

installé sur le toit de l’université

Paris-Est-Créteil.

L’instrument SAM, conçu par deux laboratoires

français, fera l’analyse chimique du sol de Mars.

© NASA

Durant cinq ans, une trentaine de

chercheurs et d’ingénieurs français

ont travaillé sur SAM.

© JPL slash NASA

Objectif Mars

Une sonde a été lancée sur Mars par la NASA, en novembre, en partenariat avec le

Laboratoire interuniversitaire des systèmes atmosphériques. Basé à Créteil, il regroupe

des scientifiques qui étudient les transformations de l’atmosphère. Sur Terre ou ailleurs…

Dans un labyrinthe de couloirs et de

salles de la faculté des sciences de Créteil

se trouve le Laboratoire interuniversitaire

des systèmes atmosphériques (LISA). Cette

unité de recherche des universités Paris-

Est-Créteil (UPEC) et Paris-Diderot, associée

au Centre national de la recherche scientifique

(CNRS), regroupe des scientifiques

qui étudient l’évolution de l’atmosphère

terrestre ou d’autres planètes du système

solaire. Analyse de la surface de Mars pour

y trouver des traces de vie passée, mesure

des pollutions urbaines et régionales,

recherche des poussières des déserts du

Sahara ou de Chine pour comprendre

l’impact du rayonnement solaire dans

l’espace… ces aventuriers des temps

modernes sont plus d’une centaine à se

pencher sur les systèmes atmosphériques.

Chimistes, physiciens, géologues, environnementalistes

ou ingénieurs, tous ces

savants collaborent dans les différents

sites du laboratoire, à Créteil, Paris ou lors

de missions aux quatre coins du monde.

« Nous travaillons sur des sujets très précis

peu exploités par d’autres, c’est pour cela que

le laboratoire a un rayonnement international,

explique Gilles Bergametti, directeur

du LISA. Notre activité de recherche

concerne les questions environnementales, mais

également la recherche d’indices sur l’apparition

de la vie. Les méthodes utilisées sont fondées

sur des observations en atmosphère réelle, mais

aussi sur de la simulation expérimentale en

laboratoire et de la modélisation numérique. »

Enquête sur la planète rouge

Lancée de Floride par la NASA, le 26

novembre 2011, la sonde de la mission

américaine Mars Science Laboratory

atterrira sur le sol martien la nuit du

5 août 2012. À l’intérieur, le robot

d’exploration « Curiosity », digne d’un

film de science-fiction, transporte douze

instruments qui permettront d’analyser

la surface de Mars. À son bord, l’un

d’entre eux, en partie « made in France »,

a été conçu par le LISA et le LATMOS*,

un autre laboratoire français. « Pour développer

l’instrument SAM, de la taille d’un

gros four à micro-ondes qui sera en charge de

l’analyse chimique du sol de la planète rouge,

nous avons été une trentaine de chercheurs et

ingénieurs français à travailler pendant plus de

cinq ans, souligne Patrice Coll, professeur

de chimie à l’université Paris-Diderot et

coresponsable de l’équipe. Le but ultime de

cette mission est d’aider à comprendre comment

la vie est apparue sur notre planète. Sur Terre,

il n’y a pas d’information datant du premier

milliard d’années de son histoire lorsque la vie

est apparue. C’est pour cela que l’on recherche

des indices, comme de la matière organique,

sur les planètes voisines. »

Des simulations en laboratoire

En plus des avancés scientifiques, ce

projet martien symbolise une expérience

marquante pour la dizaine d’étudiants de

3 e cycle y participant. Autre observation :

la simulation en laboratoire. Olivier Poch,

étudiant en thèse, s’approche d’une

grande boîte transparente avec beaucoup

de précautions. « Ici, on observe l’évolution

des molécules que l’on pourrait retrouver à

la surface de Mars en recréant les mêmes

conditions, l’irradiation solaire et une température

à - 55° C. » Des études qui permettront,

peut-être un jour, de savoir pourquoi,

de part et d’autre de la Terre, Vénus

ressemble à une cocotte-minute sous

haute pression et Mars à un désert aride et

froid. Un mystère encore irrésolu…

* Laboratoire atmosphères, milieux,

observations spatiales.

Laura Podoroski

CHARENTON-

LE-PONT

MAISONS-

ALFORT

LISA

61, avenue

du Général-de-Gaulle

© NASA

VILLIERS-SUR-MARNE

Décollage de la fusée Atlas V à Cap Canaveral (Floride), le 26 novembre 2011.

POUR ALLER PLUS LOIN

STRUCTURE

Créé en 1993, le LISA compte

désormais plus de 110 chercheurs,

enseignants-chercheurs, personnels

techniques, administratifs et

étudiants. La moyenne d’âge des

collaborateurs travaillant au sein du LISA

est de 43 ans.

LES ACTIVITÉS DU LISA

Les thèmes de recherche du laboratoire :

pollution oxydante de l’atmosphère, devenir

atmosphérique du carbone organique,

cycle de l’aérosol désertique, spectroscopie

et atmosphères, exobiologie et astrochimie

(étude des processus qui ont permis

l’émergence de la vie sur Terre ou ailleurs).

FORMATION

Fortement impliqués dans l’enseignement

des universités Paris-Est-Créteil (UPEC) et

Paris-Diderot, les enseignants chercheurs

du LISA sont les principaux animateurs du

master sciences et génie de l’environnement

(SGE). Depuis 1995, plus de 100 thèses

de doctorat ont été soutenues au LISA.

SUBVENTION

Dans le cadre de la convention-cadre

du Conseil général avec l’UPEC, les projets

concernant le domaine de la santé et des

éco-activités sont prioritairement subventionnés

par le Département. Par ce biais, en 2011,

le LISA a reçu 105 000 euros pour deux

projets de recherche.

AUTRES MISSIONS SUR MARS

Outre ses nombreuses collaborations

nationales, le LISA est impliqué dans

divers projets développés au niveau

international par des coopérations

bilatérales ou multipartenaires.

Concernant l’étude de la planète rouge,

il y a le projet Exomars avec l’agence spatiale

européenne (ESA), et la mission

Phobos-Grunt avec l’agence spatiale

russe (Roscosmos) qui a pour objectif

d’analyser la surface de Phobos,

satellite de Mars.

SITE INTERNET :

www.lisa.u-pec.fr

44

Le magazine du Conseil général / Numéro 287 / Février 2012 45


MÉMOIRE

1850-1980 :

Quand le Val-de-Marne nourrissait Paris

La commande : Thiais. Pose nocturne d’une passerelle piéton au-dessus de la RD 7 qui relie le centre

commercial Belle-Épine à la future station du tramway Villejuif-Athis-Mons. Le coût total de la réalisation de

ce tramway s’élèvera à plus de 318 millions d’euros, dont 54 millions à la charge du Conseil général.

PAR ALAIN BACHELLIER

VU PAR…

© Archives départementales du Val-de-Marne.

Détail d’une facture à en-tête. 1956.

Mise en boîte des gâteaux Sigaut. Années 1930.

Étiquette de la marque Géo. Années 1950.

Buvard de la marque Nicolas. Années 1930.

© Archives départementales du Val-de-Marne.

© Archives départementales du Val-de-Marne.

Du Second Empire aux années 1970, maraîchage et industries

agroalimentaires contribuent à bâtir la réputation du sud-est parisien.

En 1850, la capitale abrite plus d’un

million d’habitants. Devenue le premier

marché de consommateurs en France, elle

permet le développement du secteur

agroalimentaire en Val-de-Marne. En 1900,

on compte 94 exploitations maraîchères

à Créteil, 70 à Maisons-Alfort, 18 à Alfortville.

Ces légumes - salades, pommes de

terre, haricots ou petits pois - sont cultivés

sur les riches terres des bords de Seine et

de Marne. Ils se revendent facilement

aux Halles de Paris, en compagnie des

champignons qui poussent à Vitry ou des

fruits exploités à Fontenay. Champigny,

Saint-Maur et Chevilly-Larue se spécialisent

dans un lait apprécié de la clientèle

parisienne.

Aux côtés de ces productions agricoles,

Les Grands Moulins d’Alfort mais aussi la

Grande Minoterie à fèves d’Alfortville

fournissent les boulangers de la capitale

en farine de qualité. À Maisons-Alfort,

l’usine Springer fabrique une levure réputée

en boulangerie.

À Charenton et à Ivry, les entrepôts de

vins et spiritueux vivent de la renommée

de Nicolas, Postillon ou encore Byrrh qui

emploie dans les années 1930 plus de 200

personnes, la distillerie La Suze s’impose

à Maison-Alfort de 1898 à 1960.

Durant la première moitié du XX e siècle,

biscuiteries, fabriques de pâtes et conserveries

s’implantent. À Gentilly, la maison

Sigaut se fait connaître par ses nonnettes

- petits gâteaux ronds au pain d’épice et

à la confiture. L’Alsacienne propose à

Maisons-Alfort une variété de produits

sucrés et fait travailler plus de 600 personnes

dans les années 1950. Elle accepte

le voisinage de la biscuiterie Gondolo-

Belin mais aussi des pâtes La Lune-biscuits

Brun. Au Kremlin-Bicêtre, Géo marque le

marché de la charcuterie de 1913 à 1996.

L’évolution urbaine et la crise des années

1970-1980 ont eu raison de cette tradition

maraîchère et agroalimentaire. Mais le

transfert des Halles de Paris à Rungis en

1969 ouvre d’autres perspectives au département

; dorénavant, comme le rappelle

le romancier Jean-Bernard Pouy, « le gros

ventre à bretelles (…) a débordé de la fameuse

ceinture » et offre un complexe unique en

Europe. Élise Lewartowski

Pour en savoir plus

Au programme à la Maison de

l’histoire et du patrimoine, à

Champigny (réservations au

01 41 79 27 90 ou 01 45 13 80 77) :

• « Orly-Rungis / Seine-Amont, un

territoire spécifique pour le travail »,

table ronde le 15 février ;

• « Travail en Val-de-Marne : matériaux,

productions, techniques et savoir-faire »,

exposition jusqu’au 29 juillet ;

• spectacle Contes à manger, le 2 juin.

46

Le magazine du Conseil général / Numéro 287 / Février 2012 47


Pour faire gagner le Val-de-Marne,

le Conseil général soutient le projet

porté par les villes de Chevilly-Larue,

Orly, Rungis, Thiais et l’établissement public

d’aménagement Orly–Rungis–Seine-Amont.

© Photo : EPA ORSA / Martin Etienne

Plus d’infos sur www.thiais-orly-rugby.fr

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