Le journal de l'Opéra de Nice 2 Macbeth 8 La Rondine 12â¦
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<strong>Le</strong> <strong>journal</strong> <strong>de</strong> l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong><br />
Osez l’Opéra<br />
OCTOBRE-NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2008 N° 15<br />
<strong>La</strong> <strong>Rondine</strong><br />
INTERVIEW DE NALL, DÉCORATEUR & COSTUMIER<br />
Illustration <strong>de</strong> Nall<br />
Peinture, Nall<br />
MACBETH <strong>de</strong> Verdi AMBITION ET DESTIN<br />
CASSE-NOISETTE <strong>de</strong> Tchaïkovsky<br />
INTERVIEW DU CHORÉGRAPHE MICHEL RAHN<br />
L’OPÉRA DANS TOUS SES ÉTATS<br />
RENCONTRE AVEC PAUL-EMILE FOURNY ET MARCO GUIDARINI<br />
2 <strong>Macbeth</strong> 8 <strong>La</strong> <strong>Rondine</strong> 12 Ballet / Casse-Noisette 14 Opéra Junior 15 Club <strong>de</strong>s partenaires 16 Brèves \ calendrier
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2<br />
opéra OCTOBRE \ DÉCEMBRE 2008<br />
VERDI<br />
<strong>Macbeth</strong> ou la mala
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OCTOBRE \ DÉCEMBRE 2008 opéra 3<br />
ladie <strong>de</strong> l’ambition
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4<br />
opéra OCTOBRE \ DÉCEMBRE 2008<br />
OCTOBRE<br />
VEN. 31 20h<br />
NOVEMBRE<br />
DIM. 2 \ 14h30 MAR. 4 \ 20h JEU. 6 \ 20h<br />
Nouvelle production<br />
Direction musicale Marco Guidarini<br />
Mise en scène Marcelo Lombar<strong>de</strong>ro<br />
Décors Diego Siliano<br />
Costumes Luciana Gutman<br />
Éclairages Horacio Efron<br />
<strong>Macbeth</strong> Alexandru Agache<br />
<strong>La</strong>dy <strong>Macbeth</strong> Elena Zelenskaya<br />
Macduff Luca Lombardo<br />
Banco Giorgio Giuseppini<br />
Malcolm Nicolas Gambotti<br />
Servante <strong>de</strong> <strong>La</strong>dy <strong>Macbeth</strong> Marie-<br />
Paule <strong>La</strong>vogez<br />
<strong>Le</strong> mé<strong>de</strong>cin Wenwei Zhang<br />
Nel mezzo <strong>de</strong>l cammin di nostra vita<br />
Mi ritrovai per una selva oscura,<br />
Ché la diritta via era smarrita.<br />
Ahi quanto a dir qual era è cosa dura<br />
Esta selva selvaggia e aspra e forte<br />
Che nel pensier rinova la paura !<br />
Au milieu du chemin <strong>de</strong> notre vie<br />
Je me retrouvai par une forêt obscure<br />
Car la voie droite était perdue.<br />
Ah dire ce qu’elle était est chose dure<br />
Cette forêt féroce et âpre et forte<br />
Qui ranime la peur dans la pensée !<br />
Dante. L’enfer.<br />
Traduction <strong>de</strong> Jacqueline Risset<br />
Orchestre Philharmonique <strong>de</strong> <strong>Nice</strong><br />
Chœur <strong>de</strong> l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong><br />
Peinture Nathalie Verdier<br />
SHAKESPEARE ET LE POUVOIR<br />
<strong>Le</strong> thème du pouvoir est récurrent<br />
dans l’œuvre <strong>de</strong> Shakespeare qui a<br />
su en <strong>de</strong>ssiner <strong>de</strong> fascinantes figures.<br />
Celles-ci engendrent un questionnement<br />
très riche sur les doutes,<br />
les vertiges et les contradictions<br />
qui accompagnent et nourrissent<br />
toute volonté <strong>de</strong> puissance.<br />
Ainsi, Richard III, Henri V et le roi<br />
<strong>Le</strong>ar ouvrent-ils <strong>de</strong>s gouffres que<br />
l’on trouve aussi dans les dérèglements<br />
<strong>de</strong> Hamlet qui voit, dans la<br />
mort <strong>de</strong> son père, un fratrici<strong>de</strong> dont<br />
l’accession au trône est l’enjeu. <strong>Le</strong>s<br />
monarques du dramaturge ne sont<br />
jamais monolithiques, leur complexité<br />
trouve sa source dans <strong>de</strong>s<br />
drames familiaux et dans les mystères<br />
<strong>de</strong> l’inconscient. Ainsi, dans la<br />
tragédie <strong>de</strong> <strong>Macbeth</strong>, la folie du<br />
pouvoir est orchestrée par la domination<br />
d’une femme ambitieuse sur<br />
son mari. <strong>Le</strong> désir <strong>de</strong> gouverner <strong>de</strong><br />
ce couple stérile est sans limite,<br />
amoral et inconséquent, comme s’il<br />
existait un pouvoir « en soi », sans<br />
souci <strong>de</strong> son origine, <strong>de</strong> sa nécessité<br />
ni <strong>de</strong> ses enjeux. Sa cause ne<br />
rési<strong>de</strong> que dans la relation <strong>de</strong>structrice<br />
qui unit les époux infernaux.<br />
On trouve <strong>de</strong>s traces d’un tel lien<br />
dans <strong>Le</strong>s damnés le film ténébreux<br />
<strong>de</strong> Luchino Visconti (1969), où une<br />
même soif <strong>de</strong> puissance anime la<br />
diabolique Sophie Von Essenbeck<br />
(admirable Ingrid Thulin) et son<br />
amant, en une similaire aspiration à<br />
un pouvoir névrotique, dont l’objet<br />
est soi-même et inévitablement<br />
voué à la <strong>de</strong>struction et à la mort.<br />
VERDI ET SHAKESPEARE<br />
Verdi a su exprimer toute l’humanité<br />
qui rési<strong>de</strong> en chaque être <strong>de</strong><br />
pouvoir. <strong>La</strong> solitu<strong>de</strong> glacée <strong>de</strong> Philippe<br />
II dans Don Carlo, la trahison<br />
<strong>de</strong> l’ami dans Un ballo in maschera,<br />
la douleur <strong>de</strong> père <strong>de</strong> Nabucco<br />
ou la détresse amoureuse d’Amneris<br />
dans Aida sont autant <strong>de</strong> portraits<br />
qui questionnent les limites<br />
<strong>de</strong> toute domination <strong>de</strong> l’homme<br />
sur l’homme. <strong>La</strong> rencontre avec<br />
Shakespeare était évi<strong>de</strong>nte. Il a particulièrement<br />
développé le motif <strong>de</strong><br />
l’ambition dans <strong>Macbeth</strong> (1847) et<br />
dans Otello (1887) où Iago en est<br />
l’ultime variation. Ce n’est pas un<br />
hasard si l’itinéraire du compositeur<br />
s’est achevé sur un aspect plus<br />
léger <strong>de</strong> l’œuvre du dramaturge.<br />
Falstaff n’est-il pas l’incarnation<br />
mélancolique et amusée <strong>de</strong> celui
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OCTOBRE \ DÉCEMBRE 2008 opéra 5<br />
qui ne maîtrise plus rien C’est, pour<br />
finir, un éclat <strong>de</strong> rire ré<strong>de</strong>mpteur lancé<br />
à tous ces faux-semblants d’une puissance<br />
dérisoire.<br />
L’ORCHESTRATION DU POUVOIR<br />
DANS MACBETH<br />
<strong>Macbeth</strong> est une œuvre <strong>de</strong> jeunesse<br />
<strong>de</strong> Verdi. Elle a été créée en 1847, le<br />
compositeur avait 34 ans et quatre<br />
années <strong>de</strong>vaient s’écouler avant le<br />
début <strong>de</strong> sa célèbre trilogie Rigoletto,<br />
Il trovatore et <strong>La</strong> traviata. <strong>Le</strong> resserrement<br />
<strong>de</strong> l’intrigue autour du couple<br />
infernal est fascinant. <strong>Le</strong>s <strong>de</strong>ux rôles<br />
centraux sont écrasants et le compositeur<br />
se livre à une analyse clinique <strong>de</strong>s<br />
mécanismes d’un pouvoir usurpé et<br />
<strong>de</strong>s méandres <strong>de</strong> l’inconscient. L’orchestre<br />
distille <strong>de</strong>s couleurs très riches<br />
et d’une gran<strong>de</strong> diversité pour<br />
raconter cette <strong>de</strong>scente aux enfers et<br />
les désordres du doute et <strong>de</strong> la culpabilité.<br />
<strong>Macbeth</strong> est, dès l’apparition initiale<br />
<strong>de</strong>s sorcières dans le bois, incroyablement<br />
troublé. <strong>La</strong> première prophétie<br />
se réalise et le général Banco commente<br />
ainsi le nouveau titre <strong>de</strong> noblesse<br />
<strong>de</strong> <strong>Macbeth</strong> : « Ah, l’inferno il ver<br />
parlo ! »(L’enfer a dit vrai !). <strong>Le</strong>s sources<br />
du pouvoir sont surnaturelles, le<br />
nouveau seigneur ne peut gar<strong>de</strong>r ce<br />
trop lourd secret et il raconte l’apparition<br />
et son effroi dans une lettre que lit<br />
son épouse au second tableau. Dépositaire<br />
d’un secret infernal, ses premiers<br />
mots chantés sont « Ambizioso<br />
spirto tu sei, macbetto » (Tu as <strong>de</strong><br />
l’ambition <strong>Macbeth</strong>). <strong>La</strong> mécanique est<br />
en marche et <strong>Macbeth</strong> tue le roi<br />
Duncan pour usurper le trône. <strong>Le</strong><br />
monologue qui précè<strong>de</strong> l’exécution du<br />
funeste projet est hanté par la peur et<br />
par <strong>de</strong> nouvelles visions, du sang sur la<br />
lame et toujours l’obsession <strong>de</strong> l’enfer<br />
« Che nel cielo ti chiama o nell’inferno<br />
». <strong>Le</strong>s indications du compositeur<br />
sur le chant gui<strong>de</strong>nt une dramaturgie :<br />
« Sotto voce ». <strong>La</strong> voix est pleine <strong>de</strong><br />
nuances, sombre et étouffée par l’angoisse.<br />
<strong>La</strong> <strong>de</strong>scente aux enfers se<br />
poursuit durant la scène du banquet<br />
où le monarque a la vision du fantôme<br />
<strong>de</strong> Banco qui vient d’être tué sur ses<br />
ordres, tandis que l’épouse sauve les<br />
apparences en chantant un Brindisi,<br />
dissonant dans un tel contexte. <strong>Le</strong>s<br />
remords fiévreux qui sont exprimés<br />
dans cette scène du festin font songer<br />
aux visions <strong>de</strong> Boris Godounov, autre<br />
usurpateur du trône à l’opéra, qui<br />
sombre dans la folie.<br />
AMBITION ET PATHOLOGIE<br />
<strong>Le</strong>s cheminements <strong>de</strong>s <strong>de</strong>ux personnages<br />
sont aux antipo<strong>de</strong>s. A la détermination<br />
<strong>de</strong> l’épouse répond la soumission<br />
teintée <strong>de</strong> frémissantes inquiétu<strong>de</strong>s<br />
<strong>de</strong> l’époux. Celles-ci ne cessent<br />
<strong>de</strong> croître après la scène du banquet,<br />
lors d’une nouvelle entrevue avec les<br />
sorcières. Elle contamine <strong>La</strong>dy <strong>Macbeth</strong><br />
dont l’angoisse culmine dans la<br />
scène <strong>de</strong> somnambulisme où jaillit l’expression<br />
d’une culpabilité restée souterraine<br />
durant tout l’opéra : une<br />
tache <strong>de</strong> sang, qu’elle ne parvient pas<br />
à effacer, vient hanter ses nuits jusqu’à<br />
la rendre folle, « Una macchia e qui<br />
tuttora...» (Cette tache est encore<br />
là...). <strong>La</strong>dy <strong>Macbeth</strong> rejoint, dans cette<br />
scène, la galerie <strong>de</strong>s folles d’opéra aux<br />
côtés <strong>de</strong> Lucia di <strong>La</strong>mmermoor et <strong>de</strong><br />
Elvira <strong>de</strong> I puritani, ces <strong>de</strong>rnières se<br />
perdant en pleine fureur amoureuse.<br />
Ainsi, les signes pathologiques liés à<br />
l’ambition sont ici <strong>de</strong>s visions (les sorcières<br />
ne sont-elles pas l’hallucination<br />
d’une âme mala<strong>de</strong> ), <strong>de</strong>s crises d’angoisse<br />
et <strong>de</strong> somnambulisme, expression<br />
du remords qui se tait. <strong>Macbeth</strong><br />
raconte une hallucinante plongée aux<br />
enfers mais Verdi sait retrouver, pour<br />
raconter la reconquête du pouvoir,<br />
contrepoids nécessaire à un règne <strong>de</strong><br />
terreur, les accents patriotes qui lui<br />
sont chers.<br />
Dans cette nouvelle production niçoise,<br />
la soprano dramatique Elena Zelenskaya,<br />
habituée du rôle <strong>de</strong> <strong>La</strong>dy<br />
<strong>Macbeth</strong> qu'elle a incarné à Mineapolis,<br />
Tel Aviv, Cologne et Seatle mais<br />
aussi brûlante Tosca à Moscou – où<br />
elle a été gran<strong>de</strong> artiste du Bolchoï –<br />
et à Bruxelles, sera une ténébreuse<br />
<strong>La</strong>dy. A ses côtés, Alexandru Agache,<br />
grand baryton verdien, saisissant<br />
Rigoletto dans le magnifique spectacle<br />
<strong>de</strong> Eric Génovèse à l'Opéra national <strong>de</strong><br />
Bor<strong>de</strong>aux, jouera le rôle-titre. <strong>Le</strong>s<br />
<strong>de</strong>ux libérateurs Macduff et Malcom<br />
seront respectivement incarnés par<br />
Luca Lombardo et Nicolas Gambotti.<br />
<strong>Le</strong> premier, mémorable Héro<strong>de</strong> dans la<br />
Salomé <strong>de</strong> 2005, sera Hoffmann en<br />
janvier à <strong>Nice</strong>, tandis que le second a<br />
été un Goro très théâtral dans Madama<br />
Butterfly mis en scène par Jean<br />
François Sivadier, <strong>de</strong> Lille à Nancy<br />
mais aussi à Nantes. Toute la distribution<br />
est la promesse d’une belle émotion<br />
!<br />
Christophe Gervot ◆<br />
Maquette<br />
<strong>de</strong>s décors
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6<br />
opéra OCTOBRE \ DÉCEMBRE 2008<br />
<strong>Macbeth</strong> ou la force<br />
<strong>Le</strong> titre <strong>de</strong> <strong>Macbeth</strong> donne-t-il le rôle<br />
essentiel à <strong>Macbeth</strong>, qui est le jouet, ou<br />
à <strong>La</strong>dy <strong>Macbeth</strong> qui est l’instigatrice et<br />
le véritable moteur <strong>de</strong> cet opéra <br />
<strong>Le</strong> théâtre <strong>de</strong> Shakespeare est-il un<br />
théâtre <strong>de</strong> la cruauté (terme introduit<br />
par Antonin Artaud pour désigner la<br />
forme dramatique dans son essai <strong>Le</strong><br />
théâtre et son double) <br />
Qu’en est-il <strong>de</strong> la cruauté dans l’opéra<br />
<strong>de</strong> Giuseppe Verdi tiré <strong>de</strong> la pièce éponyme<br />
<strong>de</strong> Shakespeare <strong>Le</strong> sous-titre<br />
possible imaginé par Jan Kott est en<br />
cela révélateur : <strong>Macbeth</strong> ou les contaminés<br />
par la mort et non pas<br />
condamnés à mort.<br />
A la fin <strong>de</strong> l’œuvre, <strong>Macbeth</strong> meurt lui<br />
aussi, ayant parcouru « tout le grand<br />
escalier » <strong>de</strong> l’histoire, assujetti également<br />
à ce même grand mécanisme qui<br />
apparaissait déjà dans Richard III. Ce<br />
grand mécanisme, simple au fond, qui<br />
s’amorce avec la prédiction <strong>de</strong>s sorcières,<br />
qui se continue ensuite avec tous<br />
ces meurtres – tout le mon<strong>de</strong> veut tuer<br />
tout le mon<strong>de</strong> – pour s’achever par un<br />
suici<strong>de</strong>. Ce suici<strong>de</strong> est-il protestation<br />
ou aveu <strong>de</strong> culpabilité Si <strong>Macbeth</strong> ne<br />
peut détruire le mon<strong>de</strong>, il peut assassiner<br />
jusqu’au bout, y compris lui-même.<br />
<strong>Le</strong> rôle <strong>de</strong> <strong>La</strong>dy <strong>Macbeth</strong> est particulièrement<br />
intéressant. Si les sorcières,<br />
avec leurs prédictions, sont en quelques<br />
sortes le détonateur, <strong>La</strong>dy <strong>Macbeth</strong><br />
est celle qui appuie <strong>de</strong>ssus. En<br />
toutes choses, cherchez la femme dit<br />
le proverbe. Elle est l’instigatrice « pousse<br />
au crime » <strong>de</strong> <strong>Macbeth</strong>. Dans l’œuvre<br />
théâtrale, le sang n’est pas seulement<br />
une allégorie ; il est matériel,<br />
physique et il se dépose sur les visages,<br />
les mains, les épées. <strong>La</strong>dy <strong>Macbeth</strong> est<br />
déjà en état somnumbulique lorsqu’elle<br />
dit : Un peu d’eau nous lavera <strong>de</strong><br />
ceci. Rien <strong>de</strong> plus facile. <strong>Macbeth</strong> tue,
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OCTOBRE \ DÉCEMBRE 2008 opéra 7<br />
e d’un autre <strong>de</strong>stin<br />
mais c’est <strong>La</strong>dy <strong>Macbeth</strong> qui a la sensation<br />
d’avoir du sang sur les mains.<br />
<strong>Le</strong>s scènes se déroulent pour la plupart<br />
à toutes les heures <strong>de</strong> la nuit, dans la<br />
soirée, à minuit ou aux lueurs blêmes<br />
<strong>de</strong> l’aube. Cette idée est obstinément<br />
rappelée : Il ne verra pas le soleil <strong>de</strong><br />
ce len<strong>de</strong>main. <strong>Le</strong> sommeil a été empoisonné<br />
dans le mon<strong>de</strong> <strong>de</strong> <strong>Macbeth</strong>, le<br />
plus obsessionnel <strong>de</strong>s mon<strong>de</strong>s créés<br />
par Shakespeare.<br />
Dans ce contexte, le cri <strong>de</strong> <strong>La</strong>dy<br />
<strong>Macbeth</strong>, ce ré suraigu si difficile à projeter,<br />
prend un sens particulier. Il faut<br />
rappeler que pour les voix féminines <strong>de</strong><br />
l’opéra, Verdi souhaitait <strong>de</strong>s voix lai<strong>de</strong>s<br />
afin d’accé<strong>de</strong>r à l’expression violente<br />
<strong>de</strong>s rôles.<br />
Il faut souligner aussi qu’avec le somnanbulisme<br />
<strong>de</strong> <strong>Macbeth</strong>, Shakespeare<br />
veut nous faire sortir du réel, apparemment<br />
réel, pour nous plonger dans le<br />
mon<strong>de</strong> du rêve où le psychisme se<br />
donne libre cours : il est projeté, objectivé,<br />
déformé ou magnifié au niveau<br />
métaphysique. On ne peut s’empêcher<br />
<strong>de</strong> penser à Rimbaud. <strong>Le</strong> « moi » profond<br />
peut être très différent <strong>de</strong> ce qu’il<br />
paraît.<br />
<strong>Le</strong> sommeil <strong>de</strong> <strong>La</strong>dy <strong>Macbeth</strong>, anihilé<br />
par sa propre conscience <strong>de</strong> l’ignominie<br />
<strong>de</strong> ses actes, est en fait le symbole<br />
<strong>de</strong> la mort <strong>de</strong> sa conscience ; et ce cri,<br />
cette note impossible ou presque à rendre<br />
musicale, <strong>de</strong>vient la matérialisation<br />
<strong>de</strong> cette cassure, car il est inhumain et<br />
révélateur du côté bestial du personnage.<br />
Désormais, il n’est plus rien <strong>de</strong><br />
sérieux en ce mon<strong>de</strong> mortel. Tout est<br />
jouet. <strong>La</strong> gloire et la grâce sont mortes,<br />
le vin <strong>de</strong> la vie est tiré.<br />
Si le troisième personnage du drame<br />
est le mon<strong>de</strong>, le somnambulisme en<br />
est-il le revers inéluctable <br />
Gérard Dumontet ◆
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« …Je crois ressentir<br />
<strong>Le</strong>s effets du temps qui passe<br />
Jusqu’au fond <strong>de</strong> mon cœur :<br />
Je comprends qu’on ne<br />
doit rien retenir…<br />
On ne peut rien conserver,<br />
Tout glisse entre les doigts,<br />
Tout se détache, <strong>de</strong> ce<br />
qu’on parvient à saisir,<br />
Tout se dissipe,<br />
comme brume et rêve »<br />
Richard Strauss. Der Rosenkavalier.<br />
Acte 1<br />
<strong>La</strong> rondi<br />
PUCCINI<br />
une comédie du re<br />
Décors et costumes <strong>de</strong> Nall
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OCTOBRE \ DÉCEMBRE 2008 opéra 9<br />
ine<br />
u renoncement<br />
Décors et costumes <strong>de</strong> Nall<br />
UNE COMÉDIE LYRIQUE<br />
C’est un an après la création du<br />
Chevalier à la rose <strong>de</strong> Richard<br />
Strauss à Dres<strong>de</strong> (1911) qu’un éditeur<br />
autrichien suggère à Giacomo<br />
Puccini <strong>de</strong> composer une œuvre<br />
plus légère, à la manière <strong>de</strong>s opérettes<br />
viennoises. Puccini séjournait<br />
alors à Vienne. <strong>Le</strong> contrat ne<br />
fut pas signé, en raison <strong>de</strong> la guerre,<br />
mais le compositeur mit toutefois<br />
le livret en musique, d’après le<br />
texte allemand <strong>de</strong> A.M. Willner et H.<br />
Reichert. <strong>La</strong> création <strong>de</strong> <strong>La</strong> <strong>Rondine</strong><br />
eut lieu à l’opéra <strong>de</strong> Monte<br />
Carlo en mars 1917. <strong>Le</strong> ton badin <strong>de</strong><br />
cette œuvre annonce le troisième<br />
volet du triptyque, Gianni Schicchi,<br />
qui verra le jour l’année suivante<br />
à New York, et les scènes <strong>de</strong>s<br />
trois ministres, inspirées <strong>de</strong> la commedia<br />
<strong>de</strong>ll’arte, dans Turandot.<br />
Puccini classe <strong>La</strong> rondine parmi<br />
les comédies lyriques, Der Rosenkavalier<br />
avait été sous-titré « comédie<br />
pour musique » par Richard<br />
Strauss : une similitu<strong>de</strong> <strong>de</strong> genre<br />
pour <strong>de</strong>ux œuvres dont l’apparente<br />
légèreté masque une réelle profon<strong>de</strong>ur.<br />
UNE COMÉDIE<br />
DES AMOURS CONTRARIÉES<br />
L’une <strong>de</strong>s arias <strong>de</strong> Magda a pour<br />
titre « Ore dolci e divine » (douces<br />
et divines heures), un titre qui rappelle<br />
le célèbre « Heure exquise » <strong>de</strong><br />
<strong>La</strong> veuve joyeuse <strong>de</strong> Franz <strong>Le</strong>har.<br />
L’abondance <strong>de</strong>s valses dans la partition<br />
accentue la réminiscence<br />
viennoise. Cet air mélancolique est<br />
aussi une méditation sur le souvenir<br />
et sur le temps qui passe, qui fait<br />
penser au monologue <strong>de</strong> la maréchale<br />
dans Der Rosenkavalier. <strong>La</strong><br />
similitu<strong>de</strong> se retrouve aussi dans les<br />
lieux <strong>de</strong>s <strong>de</strong>ux premiers actes : chez<br />
Magda à l’acte1, dans une pièce<br />
richement meublée et dans une<br />
salle <strong>de</strong> bal à l’acte 2. <strong>Le</strong> troisième<br />
acte a pour cadre une villa près <strong>de</strong><br />
<strong>Nice</strong> qui abrite les amours <strong>de</strong><br />
Magda et <strong>de</strong> Ruggero. Mais<br />
l’héroïne est rattrapée par son<br />
passé <strong>de</strong> femme entretenue.<br />
Elle ne se sent pas digne <strong>de</strong><br />
l’engagement que lui propose son<br />
amant, comme une perfection qu’elle<br />
ne peut atteindre. L’œuvre s’achève<br />
sur un amer renoncement. <strong>Le</strong><br />
poids <strong>de</strong> la morale qui pèse sur la<br />
décision <strong>de</strong> Magda fait songer à<br />
Traviata. Il y aurait une catégorie<br />
d’êtres pour qui l’amour réciproque<br />
est interdit mais dans <strong>La</strong> rondine,<br />
pas <strong>de</strong> Germont ni <strong>de</strong> maladie, seulement<br />
le constat d’une chose<br />
impossible. <strong>La</strong> maréchale aussi, à la<br />
fin du Chevalier à la rose renonce<br />
à celui qu’elle aime et cè<strong>de</strong> la place<br />
à une autre.<br />
PRUNIER, LE POÈTE AMOUREUX<br />
Parmi les figures qui entourent<br />
Magda, le poète Prunier conjugue<br />
paroles et musique pour raconter<br />
<strong>de</strong>s histoires d’amour dont la fin lui<br />
échappe. Ce personnage émouvant<br />
évoque Olivier et Flamand dans<br />
Capriccio, l’ultime opéra <strong>de</strong> Richard<br />
Strauss. <strong>Le</strong> ténor Florian<br />
<strong>La</strong>coni interprètera ce rôle à <strong>Nice</strong>,<br />
au cours d’une saison qui le verra<br />
enchainer <strong>Le</strong>s pêcheurs <strong>de</strong> perles<br />
à Metz, Roméo et Juliette à Limoges<br />
et Des Grieux dans Manon, aux<br />
côtés <strong>de</strong> Patrizia Ciofi à Avignon.<br />
Selon cet artiste, « l’histoire <strong>de</strong> <strong>La</strong><br />
rondine fait penser à celle <strong>de</strong> Manon<br />
» et le rôle du poète lui rappelle<br />
Nicias <strong>de</strong> Thaïs qu’il a interprété<br />
à Metz la saison <strong>de</strong>rnière. « Nicias,<br />
comme Prunier, évolue au<br />
milieu <strong>de</strong> femmes alors que celle<br />
qui l’intéresse n’est pas faite pour<br />
lui ». Florian <strong>La</strong>coni abor<strong>de</strong> cette<br />
œuvre pour la première fois. « Prunier<br />
est un rôle <strong>de</strong> second ténor<br />
mais il nécessite une voix lyrique.<br />
<strong>La</strong> tessiture est tendue avec <strong>de</strong>s<br />
DÉCEMBRE<br />
VEN. 5 20h<br />
DIM. 7 14h30<br />
MAR. 9 20h<br />
Coproduction Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong><br />
Festival Puccini Torre <strong>de</strong>l <strong>La</strong>go<br />
Direction musicale Alberto Veronesi<br />
Mise en scène Lorenzo Amato<br />
Décors et costumes Nall<br />
Éclairages Valerio Alfieri<br />
Chorégraphie Giancarlo Stiscia<br />
Magda Daria Masiero<br />
Ruggero Roberto <strong>de</strong> Biasio<br />
Lisette Diletta Rizzo Marin<br />
Prunier Florian <strong>La</strong>coni<br />
Rambaldo Andrew Oak<strong>de</strong>n<br />
Ivette Stéphanie Loris<br />
Bianca Alexia Ercolani<br />
Suzy Christine Tocci<br />
Orchestre Philharmonique <strong>de</strong> <strong>Nice</strong><br />
Chœur <strong>de</strong> l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong><br />
Ballet <strong>de</strong> l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong><br />
Peinture Nathalie Verdier<br />
notes longues et aigues. C’est le rôle<br />
<strong>de</strong> second ténor le plus intéressant<br />
<strong>de</strong> toute l’œuvre <strong>de</strong> Puccini ».<br />
<strong>Le</strong> cycle Puccini se poursuit à <strong>Nice</strong><br />
avec <strong>La</strong> rondine, après Tosca et <strong>La</strong><br />
bohème la saison <strong>de</strong>rnière. Ce kaléidoscope<br />
d’impressions, <strong>de</strong> genres<br />
et <strong>de</strong> réminiscences sera assurément<br />
un grand bonheur musical,<br />
pour une œuvre trop rarement<br />
montée.<br />
Propos <strong>de</strong> Florian <strong>La</strong>coni recueillis<br />
en août 2008<br />
Christophe Gervot ◆
N°15Journalsept08.qxp 24/10/08 9:18 Page 10<br />
10<br />
opéra OCTOBRE \ DÉCEMBRE 2008<br />
Nall<br />
DÉCORATEUR & COSTUMIER<br />
ENTRETIEN AVEC NALL<br />
par Christophe Gervot<br />
C-G. : Votre parcours d’artiste est extrêmement<br />
impressionnant. Vous avez été<br />
proche <strong>de</strong> Salvador Dali et on trouve<br />
dans vos peintures <strong>de</strong>s influences du<br />
Fauvisme et <strong>de</strong> l’Impressionnisme. Vous<br />
travaillez aussi à partir <strong>de</strong> matériaux<br />
aussi divers que la mosaïque et le verre<br />
<strong>de</strong> Murano. On peut voir certaines <strong>de</strong><br />
vos gravures au Musée <strong>de</strong>s beaux arts<br />
<strong>de</strong> <strong>Nice</strong> et vous êtes l’auteur <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux<br />
mosaïques florales conçues pour le<br />
Grimaldi Forum <strong>de</strong> Monaco, reproduites<br />
sur les <strong>de</strong>rniers timbres officiels <strong>de</strong><br />
la principauté. Comment définiriezvous<br />
votre parcours artistique <br />
Nall : Je suis né artiste. Tout petit déjà,<br />
j’aimais créer <strong>de</strong> mes mains. Mon père<br />
était propriétaire <strong>de</strong> banque mais aussi<br />
artiste peintre et musicien. J’ai hérité <strong>de</strong><br />
cette sensibilité. J’ai fait les beaux arts à<br />
l’Université <strong>de</strong> l’Alabama d’où je suis originaire,<br />
et fait <strong>de</strong>s étu<strong>de</strong>s <strong>de</strong> psychologie<br />
et <strong>de</strong> sciences politiques. J’ai vécu en<br />
Algérie, au Liban, au Mexique, en Italie,<br />
en Suisse, au Maroc, en In<strong>de</strong> et en France.<br />
<strong>Le</strong>s lieux où je vis exercent une gran<strong>de</strong><br />
influence sur mon travail. <strong>Le</strong> Mexique,<br />
l’In<strong>de</strong> et la France sont les pays qui<br />
m’ont le plus impressionné. J’ai aussi fait<br />
l’école <strong>de</strong>s beaux-arts <strong>de</strong> Paris. J’ai rencontré<br />
Salvador Dali en 1971 et notre<br />
amitié a duré plusieurs années. Il me<br />
donnait <strong>de</strong>s conseils. Juliana Serafin,<br />
une artiste libanaise dont j’ai croisé la<br />
route au cours <strong>de</strong> cette pério<strong>de</strong>, a également<br />
été très importante. Depuis 1985,<br />
je donne <strong>de</strong>s cours à <strong>de</strong> jeunes artistes,<br />
durant l’été, à Vence où j’ai acheté l’atelier<br />
<strong>de</strong> Jean Dubuffet. Ce travail <strong>de</strong> transmission<br />
est essentiel dans mon itinéraire.<br />
C-G. : Votre art est aussi religieux et<br />
vous avez conçu en 2006 un imposant<br />
chemin <strong>de</strong> croix pour cinq lieux dont<br />
Assise, Monte-Carlo et Menton. Quel<br />
souvenir gar<strong>de</strong>z vous <strong>de</strong> ce travail <br />
Nall : Il s’agissait d’une comman<strong>de</strong> du<br />
père Vincenzo Cali, gardien <strong>de</strong> la basilique<br />
patriarcale du sacré couvent <strong>de</strong><br />
Saint-François d’Assise et chef <strong>de</strong>s moines<br />
franciscains dans le mon<strong>de</strong> entier.<br />
C’est un homme d’une fascinante spiritualité.<br />
Mon plus grand souvenir, c’est<br />
qu’il a reconnu mon travail. Je m’exprimais<br />
comme un symboliste, sur la religion,<br />
la politique et le sexe et il a su voir<br />
dans mes œuvres une recherche sur la<br />
conscience <strong>de</strong> l’homme, un chemin <strong>de</strong><br />
croix <strong>de</strong> l’humanité, très proche <strong>de</strong><br />
L’Enfer <strong>de</strong> Dante. Nous avons choisi les<br />
titres pour les 52 arches, chacune mesurant<br />
2,20 m. sur 1,60 m. L’exposition<br />
« Violata Pax » a commencé à Assise.<br />
J’ai développé ce thème <strong>de</strong> la paix blessée<br />
et <strong>de</strong> l’oiseau <strong>de</strong> la liberté dans trois<br />
sculptures exposées à Miami, une œuvre<br />
conçue pour l’aéroport <strong>de</strong> Pise pour<br />
inaugurer le vol direct New York/ Toscane<br />
et une colonne <strong>de</strong> 9 mètres <strong>de</strong> hauteur<br />
que l’on peut voir où je vis, en<br />
Alabama.<br />
C-G. : Votre travail est très influencé par<br />
les lieux où vous vivez. Vous êtes<br />
citoyen américain et vous rési<strong>de</strong>z en<br />
Alabama, mais vous passez beaucoup<br />
<strong>de</strong> temps à Vence qui est l’un <strong>de</strong> vos<br />
lieux privilégiés <strong>de</strong> création. En quoi la<br />
région <strong>de</strong> la Côte d’Azur nourrit-elle<br />
votre œuvre <br />
Nall : Je suis très sensible à la lumière<br />
particulière qu’il y a ici mais aussi aux<br />
anciennes architectures, à la nourriture,<br />
aux plats. J’aime beaucoup les gens et<br />
ce mélange <strong>de</strong> français et d’italiens.<br />
Beaucoup d’artistes habitent cette<br />
région qu’ils préfèrent à Paris pour travailler.<br />
Vence est un petit village près <strong>de</strong><br />
la mer et cette situation géographique<br />
me rappelle où je vis aux États-Unis. Je<br />
me sens plus inspiré dans les petits villages<br />
que dans les gran<strong>de</strong>s métropoles.<br />
C-G. : Vos œuvres ont <strong>de</strong>s aspects symbolistes<br />
et vous avez déclaré : Tout ce<br />
que je perçois, je le mets d'abord en<br />
scène au sens le plus théâtral du terme.<br />
Votre chemin <strong>de</strong>vait inévitablement rencontrer<br />
l'opéra et vous avez signé les<br />
décors, costumes et lumières <strong>de</strong> <strong>La</strong><br />
Fanciulla <strong>de</strong>l West <strong>de</strong> Puccini en 2006,<br />
pour Torre <strong>de</strong>l <strong>La</strong>go. Vous réalisez les<br />
costumes et la scénographie <strong>de</strong> <strong>La</strong><br />
<strong>Rondine</strong> pour l'Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong>. Comment<br />
avez-vous abordé ce travail <br />
Nall : J'ai suggéré au metteur en scène,<br />
Lorenzo Amato, <strong>de</strong> faire glisser un ballet<br />
dans la scénographie pour apporter une<br />
touche contemporaine. J'ai abordé ce<br />
travail comme je fais mes tableaux, en<br />
partant d'éléments classiques mais en<br />
changeant ensuite la recette. Ainsi, les<br />
costumes <strong>de</strong>s chanteurs sont classiques<br />
mais les lumières et les couleurs sont<br />
actuelles, selon une technique mixte. <strong>Le</strong><br />
directeur du Festival <strong>de</strong> Torre <strong>de</strong>l <strong>La</strong>go
N°15Journalsept08.qxp 24/10/08 9:18 Page 11<br />
Nall <strong>de</strong>vant ses œuvres<br />
où ce spectacle a été créé l'an passé, dit<br />
que toutes mes œuvres sont <strong>de</strong>s scénographies<br />
pour <strong>de</strong>s opéras et <strong>de</strong>s pièces<br />
<strong>de</strong> théâtre. Ainsi, j'ai respecté une cohérence<br />
entre certains tissus : ceux <strong>de</strong> la<br />
robe <strong>de</strong> Magda sont les mêmes que ceux<br />
<strong>de</strong>s housses qui recouvrent les chaises à<br />
l'acte I. J'ai cherché la plus gran<strong>de</strong> harmonie<br />
possible avec le lieu. Pour l'acte<br />
II, ce sont les danseurs qui enlèvent les<br />
couvertures, les tables. <strong>Le</strong>s couleurs<br />
changent à vue. Je les ai voulues plus vives,<br />
plus psychédéliques, pour créer<br />
une variété d'impressions. S'il y avait eu<br />
un quatrième acte reposant sur l'idée <strong>de</strong><br />
l'amour pur et parfait, j'aurais repris l'idée<br />
<strong>de</strong> l'oiseau <strong>de</strong> la liberté <strong>de</strong> « Violata<br />
pax ». Je réserve toutefois une belle surprise<br />
pour la fin. J'ai eu beaucoup <strong>de</strong><br />
plaisir à travailler sur cet opéra. Il s'agissait<br />
pour moi d'un vrai travail <strong>de</strong> création<br />
car il y a très peu <strong>de</strong> références<br />
pour <strong>La</strong> <strong>Rondine</strong>, contrairement à<br />
Tosca ou <strong>La</strong> bohème par exemple. De<br />
plus, c'est une joie <strong>de</strong> me retrouver avec<br />
d'autres artistes, <strong>de</strong>s chanteurs, <strong>de</strong>s<br />
danseurs. Je travaille habituellement<br />
seul. Un DVD du spectacle est en préparation<br />
et une exposition <strong>de</strong> <strong>de</strong>ssins et <strong>de</strong><br />
costumes sera proposée à l'Hôtel Negresco<br />
en novembre et décembre prochain.<br />
Une reprise sera peut être faite<br />
en Alabama, mon pays natal.<br />
C-G. : 2008 marque le cent cinquantième<br />
anniversaire <strong>de</strong> la naissance <strong>de</strong> Puccini<br />
et c'est la <strong>de</strong>uxième fois que vous travaillez<br />
sur l'un <strong>de</strong> ses opéras. Que représente<br />
pour vous ce compositeur <br />
Nall : J'ai vécu au bord du lac, à Torre<br />
<strong>de</strong>l <strong>La</strong>go où vivait Puccini. Je connais<br />
bien la Toscane. J'ai séjourné aussi à<br />
Lucques. Je me suis imprégné <strong>de</strong> ces<br />
lieux, me suis inspiré <strong>de</strong> cette nature, <strong>de</strong><br />
cette solitu<strong>de</strong>, pour mieux comprendre<br />
le compositeur. Sa musique très tendre,<br />
très sentimentale, me touche beaucoup.<br />
J'ai étudié l'homme en même temps que<br />
sa musique et je me suis senti proche <strong>de</strong><br />
sa vie turbulente. Pour raconter toutes<br />
ces tragédies <strong>de</strong> l'opéra, je me suis mis à<br />
la place <strong>de</strong> l'artiste.<br />
C-G. : Avez vous d'autres projets d'opéras<br />
<br />
Nall : J'ai eu <strong>de</strong>ux ou trois propositions<br />
et notamment <strong>La</strong> Traviata <strong>de</strong> Verdi,<br />
une œuvre que j'aime énormément,<br />
dans laquelle je vois <strong>de</strong>s similitu<strong>de</strong>s avec<br />
<strong>La</strong> <strong>Rondine</strong>. <strong>Le</strong> prélu<strong>de</strong> est l'une <strong>de</strong>s<br />
plus belles pièces que je connaisse, et<br />
j'ai déjà quelques idées pour cette scène<br />
pour laquelle je ferais aussi appel à <strong>de</strong>s<br />
danseurs.<br />
C-G. : Quels sont les projets qui vous<br />
tiennent à cœur <br />
Nall : Je suis en train <strong>de</strong> faire une série<br />
<strong>de</strong> camélias sur <strong>de</strong> la porcelaine <strong>de</strong><br />
Tunisie, comman<strong>de</strong> <strong>de</strong> l'état d'Alabama.<br />
J'adore la porcelaine ! Pour 2009, <strong>de</strong>s<br />
expositions sont prévues à New York,<br />
Los Angeles et Moscou. Mais j'ai surtout<br />
besoin <strong>de</strong> temps pour travailler sur une<br />
œuvre. J'aurais besoin d'un an pour me<br />
concentrer. J'aspire à une certaine paix<br />
et je serais prêt désormais à passer le<br />
reste <strong>de</strong> mon temps à créer plutôt que<br />
<strong>de</strong> courir après la gloire.
N°15Journalsept08.qxp 24/10/08 9:18 Page 12<br />
12<br />
danse OCTOBRE \ DÉCEMBRE 2008<br />
BALLET<br />
DE L’OPÉRA<br />
<strong>de</strong> <strong>Nice</strong><br />
MAÎTRE DE BALLET, ELEONORA GORI<br />
OCTOBRE 2008 VEN. 3 \ 20h SAM. 4 \ 20h DIM. 5 \ 14h30<br />
Trois soirées De Falla exceptionnelles ont été<br />
données par le Ballet <strong>de</strong> l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> les<br />
3, 4 et 5 octobre <strong>de</strong>rnier. En effet, <strong>Le</strong> Tricorne<br />
et L’Amour sorcier sont très rarement<br />
programmés au cours <strong>de</strong> la même soirée.<br />
Orchestre Philharmonique <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> \ Direction musicale Sergio Monterisi<br />
Eclairages Patrick Méeüs \ Ballet <strong>de</strong> l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong><br />
<strong>Le</strong> Tricorne<br />
El sombrero <strong>de</strong> tres picos<br />
Chorégraphe Eleonora Gori<br />
Décors et costumes<br />
Caroline Constantin<br />
Soliste Valérie Deleau<br />
L’Amour sorcier<br />
El amor brujo<br />
Argument Jean-Charles Gil<br />
Chorégraphes Jean-Gérald<br />
Dorseuil, Nathanaël Marie<br />
Costumes Maria Romera<br />
Soliste Patricia Fernan<strong>de</strong>z<br />
Un ballet féerique po<br />
Casse-<br />
TCHAÏKOVSKY<br />
Direction musicale Jean-Yves Ossonce<br />
Chorégraphie Michel Rahn<br />
Eclairages Paul Heitzmann<br />
Solistes du Ballet <strong>de</strong> l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong><br />
Solistes du Ballet du Capitole <strong>de</strong><br />
Toulouse direction, Nanette Glushak<br />
Orchestre Philharmonique <strong>de</strong> <strong>Nice</strong><br />
Chœur d’enfants <strong>de</strong> l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong><br />
Ballet <strong>de</strong> l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong><br />
ARGUMENT<br />
C’est Noël. <strong>La</strong> petite Clara reçoit un<br />
pantin en bois : Casse-Noisette. <strong>La</strong><br />
nuit, Clara assiste au combat livré<br />
par les rats contre Casse-Noisette qui<br />
prend la tête <strong>de</strong> l’armée <strong>de</strong>s soldats<br />
<strong>de</strong> plomb. Clara sauve Casse-<br />
Noisette en tuant le chef <strong>de</strong>s rats.<br />
Soudain, elle assiste à la métamorphose<br />
<strong>de</strong> Casse-Noisette en un jeune<br />
et beau prince qui l’emmène au château<br />
enchanté <strong>de</strong> la fée Dragée, dans<br />
un pays fantastique où une fête est<br />
organisée – grand divertissement –<br />
prétexte à <strong>de</strong> nombreuses danses<br />
espagnoles, chinoises, arabes...<br />
Dans le cadre d’Opéra Junior, près <strong>de</strong> 6000 élèves <strong>de</strong>s écoles <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> et du département<br />
se sont déplacés les 23, 25 et 26 septembre pour assister aux six représentations<br />
<strong>de</strong> ce ballet qui leur étaient dédiées. Quelques bons mots :<br />
Inès : Je voudrais pas être le Tricorne, on s’est trop moqué <strong>de</strong> lui.<br />
Julien : On a vu ses fesses, tout le mon<strong>de</strong> a rigolé !<br />
Adil : Il y avait même <strong>de</strong>s garçons dans la danse. Je croyais que c’était un métier <strong>de</strong><br />
filles.<br />
Luc : <strong>La</strong> musique, bof ! Mais ça allait quand même parce que ça racontait bien l’histoire.<br />
Victor : <strong>La</strong> musique était super-entraînante, à un moment on a frappé dans les mains.<br />
Léa : A la fin, ils ont fermé le ri<strong>de</strong>au 3 fois, et ils sont revenus parce qu’on n’arrêtait<br />
pas <strong>de</strong> les applaudir.<br />
Alizée : Je suis d’accord pour revenir. Merci les danseurs. Vous leur direz <br />
Casse-Noisette est un ballet-féerie en 2<br />
actes et 3 tableaux tiré <strong>de</strong>s Contes<br />
d’Hoffmann <strong>de</strong> Jacques Offenbach, sur un<br />
livret <strong>de</strong> Marius Petipa. Il est créé au<br />
Théâtre Marie <strong>de</strong> Saint-Pétersbourg, en<br />
1892, sur une chorégraphie <strong>de</strong> L. Ivanov.<br />
En Russie, la chorégraphie à subi <strong>de</strong> nombreuses<br />
modifications : d’abord Gorski en<br />
1919, Lopoukov en 1929, Vainonen en<br />
1934, Romanoff en 1936, au Théâtre <strong>de</strong><br />
Monte-Carlo avec les Ballets russes, enfin<br />
Georges Balanchine à New York en 1954,<br />
par le New York City Ballet.
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OCTOBRE \ DÉCEMBRE 2008 danse 13<br />
ue pour les fêtes <strong>de</strong> fin d’année<br />
-Noisette<br />
ENTRETIEN AVEC<br />
MICHEL RAHN,<br />
chorégraphe<br />
par Christophe Gervot<br />
C. G. : Que représente pour vous<br />
Casse-Noisette <br />
M. R. : C’est un ballet que je mets régulièrement<br />
en scène <strong>de</strong>puis plusieurs<br />
années et qui a fait partie <strong>de</strong><br />
mon répertoire <strong>de</strong> danseur. Pour<br />
moi, c’est une <strong>de</strong>s plus belles œuvres<br />
classiques. Mon travail est soucieux<br />
d’une certaine tradition, dans la<br />
lignée <strong>de</strong> Marius Petitpas, même si la<br />
technique <strong>de</strong> danse est celle d’aujourd’hui.<br />
Il est difficile <strong>de</strong> se détacher<br />
<strong>de</strong> son héritage car c’est grâce à<br />
lui que Casse-Noisette est un ballet<br />
aussi important <strong>de</strong> nos jours, grâce à<br />
ce qu’il a su faire <strong>de</strong> l’oeuvre. Il s’est<br />
éloigné du texte original <strong>de</strong> Hoffmann,<br />
sombre et cauchemar<strong>de</strong>sque,<br />
pour le transformer en un conte pour<br />
enfants. Cet esprit <strong>de</strong> l’enfance me<br />
paraît essentiel.<br />
C. G. : Comment avez-vous imaginé<br />
votre chorégraphie <br />
M. R. : Je suis un chorégraphe contemporain<br />
puisque je suis vivant,<br />
mais mon vocabulaire est classique.<br />
Je trouve mon inspiration avant tout<br />
dans la musique <strong>de</strong> Tchaikovsky, parmi<br />
les plus belles pages <strong>de</strong> musique<br />
<strong>de</strong> ballet. <strong>La</strong> partition s’inspire <strong>de</strong>s<br />
contes d’Hoffmann. <strong>Le</strong> compositeur<br />
en a écrit une gran<strong>de</strong> partie en France<br />
d’où les traces <strong>de</strong> musiques enfantines<br />
françaises. Ce n’est pas Petitpas<br />
qui s’est inspiré d’une œuvre déjà<br />
existante <strong>de</strong> Tchaïkovsky mais c’était<br />
une comman<strong>de</strong> faite au compositeur.<br />
C’est la raison pour laquelle la<br />
musique colle si bien à l’histoire.<br />
Pour les variations <strong>de</strong> la fée Dragée<br />
au <strong>de</strong>uxième acte, il a introduit le<br />
célesta, un instrument qui était novateur<br />
à l’époque <strong>de</strong> la création.<br />
J’intègre <strong>de</strong>s enfants au premier acte.<br />
Fritz est l’un d’eux. Clara, en revanche,<br />
est interprétée par une même<br />
danseuse durant tout le ballet. Toute<br />
cette histoire est le rêve <strong>de</strong> Clara.<br />
Christophe Gervot ◆
N°15Journalsept08.qxp 24/10/08 9:18 Page 14<br />
14<br />
concert OCTOBRE \ DÉCEMBRE 2008<br />
ORCHESTRE<br />
PHILHARMONIQUE<br />
<strong>de</strong> <strong>Nice</strong><br />
DIRECTEUR MUSICAL, MARCO GUIDARINI<br />
L’Opéra d<br />
Dans un entretien qu’il nous a accordé,<br />
Marco Guidarini nous a apporté<br />
quelques précisions concernant la saison<br />
2008-2009. Il a insisté sur le rôle –<br />
essentiel selon lui – <strong>de</strong> faire découvrir les<br />
musiciens vivants qui seront les classiques <strong>de</strong><br />
<strong>de</strong>main. Ses choix se sont portés sur trois<br />
compositeurs.<br />
Tout d’abord Bruno Coli, compositeur<br />
gênois <strong>de</strong> 45 ans qui écrit pour le théâtre et<br />
dont l’œuvre – une comman<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’ensemble<br />
Apostrophe – sera donnée en même<br />
temps que L’Histoire du soldat <strong>de</strong> Stravinsky.<br />
Ensuite Matalon, compositeur argentin dont<br />
l’œuvre intitulée Trame IX écrite pour hautbois<br />
et orchestre, est une création et se veut<br />
une sorte <strong>de</strong> fantaisie harmonique.<br />
Enfin venons-en à Hymnen <strong>de</strong> Karlheinz<br />
Stockhausen, compositeur allemand né en<br />
1929 et décédé au début <strong>de</strong> cette année<br />
2008. Il est l’un <strong>de</strong>s compositeurs emblématique<br />
du XX e siècle au même titre que<br />
Pierre Boulez, Gyorgi Ligeti ou Luciano<br />
Berio. Son œuvre date <strong>de</strong>s années 60. Pour<br />
le compositeur, un musicien a le pouvoir <strong>de</strong><br />
changer toutes les vibrations du mon<strong>de</strong> en<br />
son et, par son travail, il fait exister un nouveau<br />
son orchestral. Dans Hymnen, le timbre<br />
sonore est basique et l’œuvre est largement<br />
composée d’un vaste brassage <strong>de</strong><br />
matériaux et d’emprunts musicaux ; plutôt<br />
que <strong>de</strong> parler <strong>de</strong> collage, il préfère le terme<br />
d’intermodulation.<br />
Il faut noter que Stockhausen – que Marco<br />
Guidarini a rencontré lorsqu’il était en Allemagne<br />
– est venu plusieurs fois sur la Côte<br />
d’Azur : à <strong>de</strong>ux reprises à <strong>Nice</strong> où il a présenté<br />
Inori et Hymnen et à la Fondation<br />
Maeght à Saint-Paul <strong>de</strong> Vence. <strong>La</strong> ville <strong>de</strong><br />
<strong>Nice</strong>, dite « ville musicienne » nous donnera<br />
l’occasion <strong>de</strong> développer ce sujet.<br />
Gérard Dumontet<br />
Cette saison <strong>de</strong> concerts à l’Opéra nous<br />
semble être un patchwork étonnament<br />
riche et subtil. Mettre en présence <strong>de</strong>s<br />
œuvres du XIII e siècle et Stockhausen,<br />
compositeur du XX e siècle dont l’œuvre est<br />
encore aujourd’hui si difficile d’accès,<br />
peut sembler une gageure. Mais l’intérêt<br />
<strong>de</strong> ces confrontations est précisément<br />
dans ces mises <strong>de</strong> conscience que nous<br />
proposent les grands musiciens.<br />
Nous aurons ainsi la possibilité d’écouter,<br />
<strong>de</strong> découvrir ou <strong>de</strong> savourer <strong>de</strong>s œuvres<br />
rares et donc malheureusement rarement<br />
jouées. Citons le Concerto pour violon <strong>de</strong><br />
Karol Szymanovsky (1882-1937) – œuvre<br />
originale et techniquement redoutable –,<br />
un Concerto pour piano <strong>de</strong> Men<strong>de</strong>lssohn<br />
ou le Concerto pour violon <strong>de</strong><br />
Schumann, œuvre passionnante qui<br />
sera interprétée par Linus Roth, un<br />
grand violoniste que les médias<br />
découvrirons bientôt.<br />
<strong>Le</strong>s compositeurs contemporains<br />
seront à l’honneur : Scogna,<br />
Donatoni, Matalon et Coli<br />
avec une comman<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’ensemble<br />
Apostrophe intitulée <strong>Le</strong><br />
gendarme inconnu.<br />
<strong>Le</strong>s grands noms <strong>de</strong> ces musiciens<br />
que l’on veut classiques<br />
– mais l’étaient-ils vraiment à<br />
leur époque – sont à l’affiche<br />
: Beethoven avec la<br />
Symphonie pastorale,<br />
Chausson et son Poème<br />
pour violon et orchestre<br />
interprété par Tedi<br />
Papavrami que les mélomanes<br />
niçois apprécient<br />
beaucoup...<br />
Citer toutes les œuvres serait long et<br />
fastidieux. <strong>Le</strong>s noms <strong>de</strong> Poulenc, Ravel,<br />
Stravinsky, Bach, Mozart, Brahms ou<br />
encore Chostakovitch ou Dvorak suffisent<br />
à montrer la richesse d’une programmation<br />
éclectique.<br />
Gérard Dumontet
N°15Journalsept08.qxp 24/10/08 9:18 Page 15<br />
OCTOBRE \ DÉCEMBRE 2008 concert 15<br />
dans tous ses états<br />
Osez l’Opéra, un slogan que<br />
je voudrais utiliser encore<br />
plus souvent, et qui illustre<br />
bien la programmation 2008-2009.<br />
C’est une nouvelle production <strong>de</strong><br />
<strong>Macbeth</strong> qui ouvrira la saison lyrique<br />
en octobre, une production qui sans<br />
nul doute ne laissera pas le public<br />
indifférent. L’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> a commencé<br />
à célébrer le 150 ème anniversaire<br />
<strong>de</strong> la naissance <strong>de</strong> Puccini la<br />
saison passée avec Tosca et <strong>La</strong> Bohème<br />
et il continue cette saison en présentant<br />
<strong>La</strong> rondine en décembre, production<br />
qui permettra <strong>de</strong> découvrir le<br />
travail <strong>de</strong> Nall, un artiste peintre d’origine<br />
américaine.<br />
Pour les fêtes <strong>de</strong> fin d’année, un ballet<br />
féérique, Casse-Noisette, avec les solistes<br />
du Ballet <strong>de</strong> l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> et<br />
du Capitole <strong>de</strong> Toulouse, dans une chorégraphie<br />
revisitée par Michel Rahn,<br />
un très beau moment <strong>de</strong> danse !<br />
Bien entendu, l’Orchestre Philharmonique<br />
<strong>de</strong> <strong>Nice</strong> proposera <strong>de</strong>s matinées<br />
musicales, <strong>de</strong>s concerts <strong>de</strong> musique<br />
<strong>de</strong> chambre et <strong>de</strong>s concerts exceptionnels,<br />
avec dès ce mois-ci, la venue<br />
du grand chef d’orchestre Michel<br />
Plasson. Sans oublier la toute première<br />
manifestation d’Orchestres en fête<br />
et la participation <strong>de</strong> l’Opéra <strong>de</strong><br />
<strong>Nice</strong> au désormais célèbre « C’est<br />
pas classique » à Acropolis au mois<br />
<strong>de</strong> Novembre.<br />
Osez l’Opéra !<br />
Paul-Emile Fourny<br />
Directeur Général <strong>de</strong><br />
l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong><br />
<strong>Le</strong>s Contes d’Hoffmann<br />
Singapore mars 2009<br />
French May \ Hong Kong mai 2009<br />
En avant l’art lyrique !<br />
Extraits d’une interview accordée à<br />
Côte Magazine en octobre <strong>de</strong>rnier par<br />
Caroline Stefani [extrait]<br />
Nouvelle saison, nouveaux événements.<br />
Paul-Émile Fourny, directeur<br />
<strong>de</strong> l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong>, nous dévoile sa<br />
programmation 2008-2009.<br />
L’art lyrique célèbre cette<br />
année le 150 ème anniversaire<br />
<strong>de</strong> la naissance<br />
<strong>de</strong> Puccini. En hommage<br />
à ce grand virtuose,<br />
l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> présente<br />
<strong>La</strong> <strong>Rondine</strong> en décembre,<br />
une œuvre qui constitue<br />
l’un <strong>de</strong>s temps forts<br />
<strong>de</strong> la nouvelle programmation.<br />
Paul-Émile Fourny,<br />
aux comman<strong>de</strong>s <strong>de</strong><br />
l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> <strong>de</strong>puis<br />
2001, note que « cette coproduction<br />
avec le Festival<br />
Torre <strong>de</strong>l <strong>La</strong>go – le Festival<br />
Puccini par excellence – sera également<br />
l’occasion <strong>de</strong> découvrir le travail<br />
<strong>de</strong> Nall, un artiste d’origine américaine<br />
bien connu sur la Côte d’Azur, qui<br />
signe les décors et les costumes du<br />
spectacle. »<br />
Autre composition, autre événement :<br />
<strong>Le</strong>s Contes d’Hoffmann, présentés en<br />
janvier 2009. Paul-Émile Fourny en<br />
assurera la mise en scène. « Dans cet<br />
opéra fantastique, nous explique-t-il, le<br />
spectateur sera véritablement transporté<br />
dans un mon<strong>de</strong> <strong>de</strong> rêve ». À noter<br />
que, pour la première fois, les quatre<br />
rôles seront interprétés par une seule<br />
et même personne, en l’occurrence<br />
Annick Massis, une artiste française<br />
reconnue sur la scène internationale.<br />
suite p. 16
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16<br />
opéra Junior OCTOBRE \ DÉCEMBRE 2008<br />
L’Opéra dans tous ses états<br />
suite <strong>de</strong> la page 15<br />
Ouverture<br />
Paul-Émile Fourny plébiscite l’ouverture<br />
<strong>de</strong>puis toujours. <strong>La</strong> journée<br />
« Tous à l’opéra », dont la prochaine<br />
édition est prévue le 9 mai 2009, est<br />
l’expression <strong>de</strong> cette volonté. Néophytes<br />
ou passionnés, les visiteurs<br />
sont nombreux à se laisser tenter.<br />
« Cette journée particulière permet<br />
aux moins connaisseurs <strong>de</strong> découvrir<br />
les décors, le lieu, mais également les<br />
différents métiers <strong>de</strong> l’opéra. <strong>Le</strong> public<br />
a la possibilité d’assister à <strong>de</strong>s répétitions<br />
et <strong>de</strong> découvrir la Diacosmie<br />
et ses ateliers <strong>de</strong> création. » Autre<br />
surprise, l’Opéra se délocalise. En<br />
juin 2009, Aida sera présentée au<br />
Palais Nikaia. Pour M. Fourny, se déplacer<br />
dans un zénith est certes un<br />
pari risqué, mais une manière aussi<br />
d’attirer les spectateurs les plus intimidés<br />
par l’opéra. <strong>La</strong> mise en scène<br />
cinématographique et les 200 artistes<br />
en scène laissent présager un spectacle<br />
époustouflant. A cette occasion,<br />
les étudiants pourront assister à une<br />
soirée qui leur sera réservée le mercredi<br />
10 juin, au tarif unique <strong>de</strong> 5 €.<br />
JEU D’ENFANT<br />
<strong>Le</strong>s étudiants ne sont pas les seuls à<br />
bénéficier d’avantages. <strong>Le</strong>s plus petits<br />
sont, eux aussi, invités à découvrir<br />
la magie <strong>de</strong> l’opéra : « Accompagnés<br />
<strong>de</strong> leurs enseignants, les élèves<br />
<strong>de</strong> 5 à 13 ans peuvent assister gratuitement<br />
à <strong>de</strong>s opéras ». Pour Paul-<br />
Émile Fourny, ces initiatives sont primordiales.<br />
« Ces enfants constituent<br />
le public <strong>de</strong> <strong>de</strong>main et, pour certains,<br />
les artistes <strong>de</strong> <strong>de</strong>main. L’Opéra <strong>de</strong><br />
<strong>Nice</strong> possè<strong>de</strong> d’ailleurs un chœur<br />
d’enfants composé d’environ 30 jeunes<br />
chanteurs. Ce sont <strong>de</strong> véritables<br />
amoureux <strong>de</strong> la musique. » Dans l’avenir,<br />
le directeur projette <strong>de</strong> mettre<br />
en place une création avec <strong>La</strong>urent<br />
Petitgirard, le compositeur, entre<br />
autres, <strong>de</strong> l’opéra Elephant Man qui<br />
fut créé à <strong>Nice</strong> en 2002. Pour les chérubins,<br />
une adaptation du roman <strong>de</strong><br />
Marc Vella, <strong>Le</strong> Funambule du ciel,<br />
est également à l’étu<strong>de</strong>. À suivre...<br />
OPÉRA JUNIOR<br />
<strong>Le</strong>s jeunes osent l’Opéra<br />
Ils sont environ 10 000, chaque année,<br />
<strong>de</strong> 5 à 26 ans, à prendre le chemin <strong>de</strong><br />
l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> pour découvrir concerts,<br />
opéras pour enfants ou ballets et<br />
se familiariser avec leur patrimoine culturel.<br />
Au cours <strong>de</strong> la saison <strong>de</strong>rnière,<br />
Pierre et le loup <strong>de</strong> Serge Prokofiev et<br />
Babar <strong>de</strong> Francis Poulenc sur un texte<br />
<strong>de</strong> Jean <strong>de</strong> Brunhoff, ont permis aux<br />
plus jeunes élèves, dè l’âge <strong>de</strong> 5 ans, <strong>de</strong><br />
découvrir la magie du conte musical.<br />
<strong>Le</strong> Ballet <strong>de</strong> l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> a, à son<br />
tour, partagé sa passion <strong>de</strong> la danse en<br />
proposant sa version <strong>de</strong> Bastien et Bastienne<br />
– opéra <strong>de</strong> Mozart – sous la forme<br />
d’un ballet-pantomime avec tours <strong>de</strong><br />
magie, orage, fumée et pétard dans une<br />
chorégraphie fantaisiste et astucieuse<br />
<strong>de</strong> Stéphane Ferrand. Nous avons reçu<br />
ainsi nombre <strong>de</strong> recettes miraculeuses<br />
contre les chagrins d’amour et une foison<br />
<strong>de</strong> lettres <strong>de</strong> réconciliation qu’auraient<br />
pu écrire les <strong>de</strong>ux héros <strong>de</strong> l’histoire.<br />
En 2000, l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> avait<br />
créé un opéra pour enfants, Delphin<br />
Poulopeau, du compositeur et chef d’orchestre<br />
Serge Gandolfi. Cette œuvre,<br />
reprise par l’Opéra du Rhin, a été donnée<br />
dans sa nouvelle version dans notre<br />
théâtre cet hiver. A cette occasion, les<br />
1200 élèves invités ont réfléchi et travaillé<br />
avec leurs enseignants sur la musique,<br />
le décor et les éclairages <strong>de</strong> l’oeuvre,<br />
sur le thème <strong>de</strong> la ville d’hier et<br />
d’aujourd’hui, sur ses couleurs, sur la<br />
rue et la vie <strong>de</strong> ses habitants. <strong>Le</strong>s créations<br />
ont été exposées à l’Inspection<br />
Académique <strong>de</strong>s Alpes-Maritimes pendant<br />
tout l’été. Paul-Emile Fourny, Directeur<br />
général <strong>de</strong> l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong>, tient<br />
beaucoup à réserver une représentation<br />
lyrique par an aux lycéens et aux étudiants.<br />
A Midsummer night’s dream <strong>de</strong><br />
Britten a réuni quelque 900 jeunes dans<br />
la salle. Un public attentif et très réactif<br />
<strong>de</strong>vant l’intrigue complexe du livret<br />
entre ombre et lumière, mêlant rêve,<br />
fantastique, malice, humour et fantaisie.<br />
Opéra Junior a également participé à un<br />
stage d’enseignants organisé avec le<br />
Rectorat et l’IUFM, créant ainsi <strong>de</strong>s<br />
liens privilégiés avec les professeurs<br />
chargés <strong>de</strong> mission et les documentalistes.<br />
Ces journées <strong>de</strong> réflexion sont <strong>de</strong>stinées<br />
à approfondir la connaissance<br />
<strong>de</strong>s œuvres lyriques et à mettre en<br />
contact les maîtres d’œuvre <strong>de</strong> l’Opéra<br />
et les différents partenaires.<br />
<strong>La</strong> saison 2008-2009 s’annonce intéressante,<br />
riche et variée avec, dès le mois<br />
<strong>de</strong> septembre, le ballet <strong>Le</strong> Tricorne (musique<br />
<strong>de</strong> Manuel <strong>de</strong> Falla) pour six représentations<br />
à l’Opéra permettant d’accueillir<br />
3000 élèves pendant que les plus<br />
jeunes rêveront aux contes <strong>de</strong> Ma Mère<br />
l’oye <strong>de</strong> Maurice Ravel et au délicieux et<br />
poétique Children’s corner <strong>de</strong> Debussy.<br />
Citons encore, au cours <strong>de</strong> la saison, la<br />
création française <strong>de</strong> Sergio Monterisi –<br />
compositeur et chef d’orchestre – du<br />
Géant égoïste d’après un conte d’Oscar<br />
Wil<strong>de</strong>, puis la reprise très attendue du<br />
Premier concert <strong>de</strong> L’ours Paddington<br />
d’Herbert Chapell. En point d’orgue,<br />
1 000 collégiens, lycéens et étudiants<br />
seront accueillis à la répétition générale<br />
d’Aida <strong>de</strong> Verdi au Palais Nikaïa, en fin<br />
<strong>de</strong> saison.<br />
<strong>La</strong> soirée <strong>de</strong>s étudiants pour A Midsummer night’s dream
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OCTOBRE \ DÉCEMBRE 2008 club <strong>de</strong>s partenaires 17<br />
C pas classique<br />
<strong>La</strong> manifestation C pas classique organisée par le Conseil<br />
Général <strong>de</strong>s Alpes-Maritimes se déroulera à Acropolis du<br />
31 octobre au 2 novembre 2008. L’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> sera présent sur un stand où se dérouleront<br />
<strong>de</strong>s rencontres avec Paul-Emile Fourny et <strong>de</strong>s musiciens <strong>de</strong> l’O.P.N., entre autres.<br />
<strong>Le</strong> thème principal sera la présentation <strong>de</strong> l’Opéra Aida, nouvelle production donnée au<br />
Palais Nikaïa en juin 2009. L’O.P.N. donnera <strong>de</strong>ux concerts le samedi 1 er novembre 2008 :<br />
• 14h30 \ ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE NICE VERDI, PUCCINI, MASCAGNI, CATALANI<br />
Soprano, Nathalie Manfrino \ Ténor, Jorge <strong>de</strong> <strong>Le</strong>on<br />
• 19h \ ENSEMBLE APOSTROPHE LUCIANO BERIO \ MANUEL DE FALLA<br />
Direction, Sergio Monterisi \ Mezzo-soprano, Annie Vavrille<br />
Orchestre en fête<br />
Du 14 au 23 novembre 2008, le Philharmonique <strong>de</strong><br />
<strong>Nice</strong> participe à la première édition <strong>de</strong> la manifestation<br />
nationale Orchestres en fête ! organisée par l’Association Française <strong>de</strong>s Orchestres,<br />
pério<strong>de</strong> pendant laquelle les orchestres se dévoilent au grand public. L’OPN et son hautbois-solo<br />
François Meyer créeront la comman<strong>de</strong> faite au compositeur Martin Matalon <strong>de</strong><br />
Trame IX, concerto pour hautbois et orchestre. Lors du même concert, Marco Guidarini<br />
dirigera la 7 e Symphonie <strong>de</strong> Chostakovitch. Parallèlement, l’orchestre se mobilise et multiplie<br />
sa programmation culturelle. Du 14 au 16 novembre, la Cinémathèque <strong>de</strong> <strong>Nice</strong><br />
accompagne cette manifestation en proposant un choix <strong>de</strong> films consacrés à la thématique<br />
<strong>de</strong> l’orchestre. Ce sera l’occasion <strong>de</strong> lancer le premier « Prélu<strong>de</strong> aux concerts » :<br />
cinq conférences présentées par <strong>de</strong>s étudiants (section Musique <strong>de</strong> l’Université <strong>de</strong> <strong>Nice</strong>).<br />
<strong>La</strong> première aura lieu le mardi 18 novembre à 14h30 à la Bibliothèque Nucéra sur le<br />
thème « Chostakovitch et la création musicale sous le régime stalinien ». De plus, Martin<br />
Matalon rencontrera le public à la FNAC <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> le jeudi 20 novembre à 15h. Une exposition<br />
<strong>de</strong> <strong>de</strong>ssins d’enfants se tiendra à l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> sur le thème « <strong>La</strong> vie d’orchestre<br />
et <strong>de</strong>s musiciens », pendant la pério<strong>de</strong> d’Orchestres en fête !<br />
www.philharmonique-nice.org<br />
REVUE DE PRESSE<br />
▼ Opéra Magazine Janvier 2008<br />
[...] Son originalité rési<strong>de</strong> plutôt dans un décalage visuel inhabituel, s’agissant d’un opéra<br />
que l’on a généralement tendance à placer sous un éclairage réaliste. [...] Mais les décors<br />
introduisent une note insolite. Il s’agit pour l’essentiel <strong>de</strong> photographies d’éléments<br />
architecturaux et pictoraux qui, projetés sur <strong>de</strong> grands panneaux mobiles, forment<br />
autour du plateau une suite <strong>de</strong> tableaux en grisaille évoquant à la fois la pério<strong>de</strong> révolutionnaire<br />
et le mon<strong>de</strong> du rêve, voire du cauchemar. [...] Paul-Emile Fourny rend ainsi<br />
hommage à tout un ancien courant du cinéma fantastique, ainsi qu’au travail <strong>de</strong> plusieurs<br />
peintres symbolistes belges [...]<br />
▼ <strong>La</strong> Tribune Avril 2008<br />
[...] Dans un décor intemporel mais parfaitement astucieux, fait d’une pyrami<strong>de</strong> <strong>de</strong> fauteuils<br />
rouges, se déroule cette fable fantastique [...] <strong>La</strong> distribution, faite en majorité <strong>de</strong><br />
jeunes artistes, est irrépprochable et le travail <strong>de</strong> Paul-Emile Fourny jamais aussi bon<br />
que lorsqu’il s’agit <strong>de</strong> transposer une œuvre théâtrale reposant sur la fantasmagorie. [...]<br />
▼ <strong>Nice</strong>-Matin Juin 2008<br />
[...] Tout est lisible, agréable, admirablement coulé dans le flot <strong>de</strong> la musique. [...] On a<br />
aimé la tenue du Ballet <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> dans cet élégant mo<strong>de</strong>rnisme. On a aimé, aussi, l’allure<br />
dansante <strong>de</strong> l’orchestre, efficacement dirigé par le chef <strong>de</strong> l’Opéra d’Istanbul, Fabrizio<br />
Ventura. [...]<br />
▼ Scène Magazine Mai 2008<br />
[...] Marco Guidarini, Directeur musical <strong>de</strong> l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong>, est à son meilleur dans cette<br />
partition : beaucoup <strong>de</strong> délicatesse pour les passages intimes, <strong>de</strong> ressort dans les ensembles,<br />
et une excellente maîtrise <strong>de</strong>s masses chorales – adultes et enfants – sur scène.<br />
CHACOK<br />
Collection automne-hiver 2008-2009<br />
C’est sur les planches <strong>de</strong> l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong>,<br />
le 12 septembre <strong>de</strong>rnier, qu’a été dévoilée<br />
la nouvelle collection Chacok automnehiver<br />
08-09, <strong>de</strong>vant <strong>de</strong>s invités conquis.<br />
Partenaire <strong>de</strong> l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> <strong>de</strong>puis<br />
2007, Chacok a présenté dans ce temple<br />
<strong>de</strong> l’art lyrique et <strong>de</strong> la chorégraphie, sa<br />
nouvelle collection automne-hiver. Chacok<br />
et l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> ont scellé leur passion<br />
et uni leur créativité à travers la mise en<br />
scène <strong>de</strong> la nouvelle collection <strong>de</strong> la maison<br />
<strong>de</strong> mo<strong>de</strong>. Résolument aventurière mais<br />
toujours femme, Chacok puise cet automnehiver<br />
son bel imaginaire tout au long <strong>de</strong> la<br />
route <strong>de</strong> la soie et nous entraîne sur ces pistes<br />
empreintes <strong>de</strong> légen<strong>de</strong>s chinoises, indiennes<br />
et persanes qui reliaient autrefois<br />
la Chine à l’Occi<strong>de</strong>nt. Plus qu’un défilé,<br />
une odyssée tissée <strong>de</strong> drames et <strong>de</strong> passions<br />
qui nous a transporté(e)s le temps<br />
d’une soirée aux confins <strong>de</strong> l’Asie centrale<br />
sur la légendaire Route <strong>de</strong> la soie. Paul-<br />
Emile Fourny, Directeur <strong>de</strong> l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong>,<br />
a revêtu son costume <strong>de</strong> metteur en scène<br />
et emprunté au Pays du sourire <strong>de</strong> Franz<br />
Léhar et au Turandot <strong>de</strong> Puccini leurs fastes<br />
pour nous immerger dans l’Empire du Milieu.<br />
En prélu<strong>de</strong> au défilé, le Ballet <strong>de</strong> l’Opéra<br />
<strong>de</strong> <strong>Nice</strong> a ouvert la soirée avec une<br />
chorégraphie d’Eleonora Gori qui a laissé<br />
la place aux quinze mannequins, tour à<br />
tour princesses, déesses et reines, qui ont<br />
pris vie dans <strong>de</strong>s décors empreints <strong>de</strong> mystères<br />
bouddhiques <strong>de</strong> Caroline Constantin.<br />
L’ARON<br />
L’Association pour le rayonnement <strong>de</strong> l’Opéra<br />
<strong>de</strong> <strong>Nice</strong> propose à ses adhérents<br />
tout au long <strong>de</strong> la saison <strong>de</strong>s places à prix<br />
préférentiels, <strong>de</strong>s conférences, <strong>de</strong>s cocktails<br />
en présence <strong>de</strong>s artistes, <strong>de</strong>s voyages.<br />
Elle s’engage envers les jeunes artistes lyriques<br />
et elle propose <strong>de</strong>s concerts caritatifs<br />
organisés au profit du CHU <strong>de</strong> <strong>Nice</strong>. Son<br />
dévouement est acquis à la cause du rayonnement<br />
<strong>de</strong> l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong>.
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brèves OCTOBRE \ DÉCEMBRE 2008<br />
LÉGION D’HONNEUR<br />
le club <strong>de</strong>s partenaires<br />
rencontre avec<br />
Guy Chenu<br />
Directeur et co-fondateur <strong>de</strong> la société Chacok<br />
Lors <strong>de</strong> la conférence <strong>de</strong> presse <strong>de</strong> présentation<br />
<strong>de</strong> la saison 2008-2009 <strong>de</strong> l’Opéra<br />
<strong>de</strong> <strong>Nice</strong>, Christian Estrosi, Député-Maire <strong>de</strong><br />
<strong>Nice</strong>, Prési<strong>de</strong>nt du Conseil Général <strong>de</strong>s<br />
Alpes-Maritimes, a remis à Paul-Emile<br />
Fourny, Directeur général <strong>de</strong> l’Opéra <strong>de</strong><br />
<strong>Nice</strong>, les insignes <strong>de</strong> Chevalier <strong>de</strong> la<br />
Légion d’Honneur.<br />
JOURNÉES DU PATRIMOINE<br />
L’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> a ouvert ses portes au<br />
public à l’occasion <strong>de</strong>s Journées du<br />
Patrimoine 2008, le week-end <strong>de</strong>s 20 et 21<br />
septembre et 1 300 personnes ont pu suivre<br />
les visites commentées assurées par les<br />
conférenciers du Centre du Patrimoine.<br />
<strong>Le</strong> succés rencontré démontre une nouvelle<br />
fois tout l’intérêt que portent les Niçois et les<br />
touristes à notre théâtre, son architecture et<br />
à la splen<strong>de</strong>ur <strong>de</strong> sa salle.<br />
CENTRE D’ART LYRIQUE<br />
Un programme lyrique, du grand répertoire<br />
français et italien à l’opérette viennoise,<br />
vous permettra d’écouter <strong>de</strong> jeunes voix du<br />
mon<strong>de</strong> entier venues suivre la formation du<br />
Centre d’Art Lyrique <strong>de</strong> la Méditerranée<br />
créé par la soprano colorature Elizabeth<br />
Vidal et le baryton-basse André Cognet,<br />
chanteurs à la carrière internationale. Il<br />
permet en un cycle <strong>de</strong> 1 à 3 ans d’acquérir<br />
les bases techniques et artistiques soli<strong>de</strong>s<br />
indispensables à une carrière <strong>de</strong> •••<br />
Rouge, toujours rouge<br />
Couleur emblématique Chacok, synonyme <strong>de</strong> force et <strong>de</strong> gaîté, flattant l’œil et embellissant<br />
la femme, telle pourrait être la <strong>de</strong>vise <strong>de</strong> cette société créée en 1971 à Juan-les-Pins<br />
et dont la maison – mère et le bureau <strong>de</strong> style sont installés à Biot <strong>de</strong>puis 1978. Chacok<br />
est née <strong>de</strong> l’association d’une styliste inspirée, Arlette Decock, âme <strong>de</strong> la maison, ayant<br />
fait son apprentissage dans la Haute Couture parisienne et d’un gestionnaire, Guy Chenu,<br />
qui prend en charge la Direction générale. <strong>La</strong> raison d’être <strong>de</strong> la marque est <strong>de</strong> réaliser<br />
<strong>de</strong>s modèles dans lesquels les femmes se sentent belles et confortables, tout en suivant<br />
l’évolution <strong>de</strong> la mo<strong>de</strong> sans toutefois perdre sa propre i<strong>de</strong>ntité. Arlette Decock disparaît<br />
prématurément en 1997, mais la flamme est toujours là avec dix-sept enseignes exclusives<br />
et 175 boutiques multimarques en France, <strong>de</strong>s boutiques au Canada et au Japon et<br />
200 points <strong>de</strong> vente dans le mon<strong>de</strong>.<br />
Quelle est votre expérience par rapport aux partenariats <br />
Arlette Decock aimait la danse et s’en inspirait pour traduire le mouvement dans ses vêtements,<br />
qui s’apparentent à <strong>de</strong>s costumes, en jouant avec les matières et les couleurs. En<br />
1986, elle s’est même investie dans un ballet en créant les costumes <strong>de</strong>s danseurs <strong>de</strong><br />
Pandora, présenté au Cirque d’Hiver qui était une adaptation scénique d’une collection.<br />
Nous avons également sponsorisé <strong>de</strong>s courses <strong>de</strong> voile…<br />
Pourquoi le partenariat avec l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> <br />
Depuis l’arrivée <strong>de</strong> notre Directrice <strong>de</strong> la Communication, <strong>La</strong>ure Grateau, en 2004, les partenariats<br />
se sont institutionnalisés : sport, humanitaire (UNICEF, SOS village d’enfants, <strong>La</strong><br />
Voix <strong>de</strong> l’enfant…), et culture avec l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> et le Musée Fernand Léger. Beaucoup<br />
<strong>de</strong> parallèles entre ces <strong>de</strong>ux maisons : l’expression du vêtement qui est conçu comme un<br />
acte artistique et la création artistique quotidienne à l’opéra, la qualité mise dans les réalisations<br />
<strong>de</strong> ces <strong>de</strong>ux maisons jusqu’à la perfection recherchée dans l’aboutissement du travail.<br />
Avec le défilé <strong>de</strong> notre collection sur la scène <strong>de</strong> l’opéra, dans une scénographie originale,<br />
le mélange <strong>de</strong>s <strong>de</strong>ux se sublime l’un l’autre. On peut parler <strong>de</strong> concours <strong>de</strong> Beauté.<br />
Un vœu pour l’avenir <br />
Que cette belle histoire continue avec la volonté, le talent et l’envie <strong>de</strong>s uns et <strong>de</strong>s autres,<br />
car on a montré qu’on pouvait faire quelque chose d’extraordinaire ! Et nous sommes très<br />
touchés que Paul-Emile Fourny ait émis le souhait <strong>de</strong> s’investir personnellement dans la<br />
mise en espace <strong>de</strong> notre défilé automne-hiver 2008-2009.<br />
contact Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong>, Anne Stephant 04 92 17 40 50
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Opéra<br />
<strong>de</strong><strong>Nice</strong><br />
Directeur général, Paul-Emile Fourny<br />
☞ calendrier octobre 2008 \ janvier 2009<br />
OCTOBRE<br />
VEN 10 concert Debussy, Chausson, Roussel, Ravel 20h<br />
SAM 11 concert Debussy, Chausson, Roussel, Ravel 16h<br />
DIM 19 matinée musicale Poulenc, Stravinsky 11h<br />
SAM 25 animation à l’Opéra <strong>Macbeth</strong> 18h30<br />
MAR 28 conférence Bibliothèque Louis Nucéra <strong>Macbeth</strong> 17h<br />
VEN 31 opéra <strong>Macbeth</strong> 20h<br />
NOVEMBRE<br />
SAM 1 ER concert Acropolis Philharmonique / ensemble Apostrophe<br />
DIM 2 opéra <strong>Macbeth</strong> 14h30<br />
MAR 4 opéra <strong>Macbeth</strong> 20h<br />
JEU 6 opéra <strong>Macbeth</strong> 20h<br />
SAM 8 soirée Lions Club 20h30<br />
SAM 15 Festival Manca 20h30<br />
MAR 18 conférence Biblioth. Louis Nucéra concert du 21-22 nov. 14h30<br />
JEU 20 rencontre à la Fnac <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> avec le compositeur Matalon 17h30<br />
VEN 21 concert Orchestres en fête Matalon, Chostakovitch 20h<br />
SAM 22 concert Orchestres en fête Matalon, Chostakovitch 16h<br />
DÉCEMBRE<br />
MAR 2 conférence Bibliothèque Louis Nucéra <strong>La</strong> <strong>Rondine</strong> 17h<br />
VEN 5 opéra <strong>La</strong> <strong>Rondine</strong> 20h<br />
DIM 7 opéra <strong>La</strong> <strong>Rondine</strong> 14h30<br />
MAR 9 opéra <strong>La</strong> <strong>Rondine</strong> 20h<br />
VEN 12 concert avec chœur Motets pour le temps <strong>de</strong> Noël 20h<br />
SAM 13 concert avec chœur Motets pour le temps <strong>de</strong> Noël 16h<br />
VEN 19 conférence Bibliothèque Louis Nucéra ballet Casse-Noisette 18h<br />
DIM 21 Eglise Notre-Dame du port Bach, Haydn, Mozart 15h<br />
MAR 23 ballet Casse-Noisette 20h<br />
MER 24 ballet Casse-Noisette 16h<br />
VEN 26 ballet Casse-Noisette 20h<br />
SAM 27 ballet Casse-Noisette 20h<br />
DIM 28 ballet Casse-Noisette 14h30<br />
JANVIER<br />
JEU 1 Acropolis / concert Nouvel An 11h<br />
VEN 9 concert exceptionnel Conservatoire <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> Lutoslawski... 20h<br />
SAM 10 animation à l’Opéra <strong>Le</strong>s Contes d’Hoffmann 18h30<br />
JEU 15 conférence Bibliothèque Louis Nucéra <strong>Le</strong>s Contes d’Hoffmann 17h<br />
VEN 16 ballet Soirée jeunes chorégraphes 20h<br />
SAM 17 ballet Soirée jeunes chorégraphes 20h<br />
DIM 18 opéra <strong>Le</strong>s Contes d’Hoffmann 14h30<br />
MER 21 opéra <strong>Le</strong>s Contes d’Hoffmann 20h<br />
SAM 24 opéra <strong>Le</strong>s Contes d’Hoffmann 20h<br />
MAR 27 opéra <strong>Le</strong>s Contes d’Hoffmann 20h<br />
MAR 27 conférence Biblioth. Louis Nucéra concert du 30-31 janv. 14h30<br />
VEN 30 concert Glinka, Szymanowski, Tchaïkovsky 20h<br />
SAM 31 concert Glinka, Szymanowski, Tchaïkovsky 16h<br />
OCTOBRE \ DÉCEMBRE 2008 brèves 19<br />
••• longue durée, par un suivi permanent<br />
<strong>de</strong> technique vocale, l’intervention <strong>de</strong> chefs<br />
<strong>de</strong> chant, <strong>de</strong> metteurs en scène, <strong>de</strong> chefs<br />
d’orchestre, d’orthophonistes, <strong>de</strong> rencontres<br />
avec le mon<strong>de</strong> lyrique, d’excercices (yoga,<br />
Qi gong), <strong>de</strong> cours <strong>de</strong> langues, <strong>de</strong> préparation<br />
aux concours…<br />
LES DIMANCHES, 11H \ 12 OCTOBRE XIX e , l’âge d’or <strong>de</strong> l’opéra<br />
français et italien... 23 NOVEMBRE <strong>Le</strong>s prières<br />
dans l’Opéra... et la mélodie 21 DÉCEMBRE Chant<br />
<strong>de</strong> noël du mon<strong>de</strong> entier.<br />
FÊTE DE LA MUSIQUE AU PALAIS<br />
DES ROIS DE SARDAIGNE<br />
L’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> a proposé un parcours musical<br />
dans les salons <strong>de</strong> la Préfecture. Plus <strong>de</strong><br />
1300 personnes ont été accueillies par les<br />
chorales <strong>La</strong> Sidorella, <strong>de</strong> l’IUFM <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> et<br />
<strong>de</strong>s enfants du collège Matisse, par le violoncelliste<br />
Thierry Trinari, musicien <strong>de</strong> l’Orchestre<br />
Philharmonique <strong>de</strong> <strong>Nice</strong>. Tous se sont laissés<br />
gui<strong>de</strong>r par la jeune flûtiste Elvire Ticchioni<br />
dans le salon Baroque, la galerie Chéret<br />
et la salle <strong>de</strong> bal où les attendaient Claire<br />
Brua, Pauline Courtin, Alexia Ercolani,<br />
Elodie Tisserand, Jean-Luc Ballestra et Guy<br />
Bonfiglio, pour <strong>de</strong> grands airs du répertoire.<br />
Sébastien Driant, chef <strong>de</strong> chant à l’Opéra<br />
assurait l’accompagnement au piano. <strong>Le</strong><br />
Ballet <strong>de</strong> l’Opéra <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> a clos cette soirée<br />
sur une chorégraphie d’Eléonora Gori,<br />
accompagné par un quatuor <strong>de</strong> musiciens <strong>de</strong><br />
l’Orchestre Philharmonique <strong>de</strong> <strong>Nice</strong>.<br />
Dominique Vian, Préfet <strong>de</strong>s Alpes-Maritimes<br />
et son épouse, Christian Estrosi, Député-<br />
Maire <strong>de</strong> <strong>Nice</strong> et Prési<strong>de</strong>nt du Conseil général<br />
<strong>de</strong>s Alpes-Maritimes et Muriel Marland-<br />
Militello, Adjoint à la politique culturelle, ont<br />
pris place au sein du public.<br />
L’OPÉRA DE NICE REMERCIE LE CLUB-PARTENAIRES<br />
NICE MASSÉNA<br />
Brasserie FLO<br />
Casino Ruhl<br />
Chacok<br />
Champagnes Rœ<strong>de</strong>rer<br />
Comité Régional du Tourisme<br />
Riviera Côte d’azur<br />
Conseil Immo Yves Courmes<br />
France Télécom<br />
Galeries <strong>La</strong>fayette Masséna<br />
HSBC Premier<br />
IBM - Telecom Valley<br />
Interima<br />
JCDecaux Airport<br />
Molinard<br />
<strong>Nice</strong>xpo<br />
Peradotto<br />
Groupe Pizzorno Environnement<br />
Publication trimestrielle gratuite réalisée par le service communication <strong>de</strong> l’Opéra<br />
<strong>de</strong> <strong>Nice</strong>, 4 & 6 Rue Saint-François-<strong>de</strong>-Paule, 06300 <strong>Nice</strong> www.opera-nice.org<br />
STANDARD 04 92 17 40 00 LOCATION RENSEIGNEMENTS 04 92 17 40 79<br />
COLLECTIVITÉS, GROUPES 04 92 17 40 47<br />
COMMUNICATION & PRESSE 04 92 17 40 45<br />
ANIMATION CULTURELLE 04 92 17 40 51<br />
Directeur <strong>de</strong> la publication : Paul-Émile Fourny Directeur adjoint <strong>de</strong> la publication<br />
: Anne-Marie Guillem-Quillon Rédacteur en chef : Véronique Champion<br />
Infographiste : Patricia Germain Comité <strong>de</strong> rédaction : Benjamin Pionnier, Gilles<br />
Sestrin, Christian Vacher Ont collaboré à ce numéro : Gérard Dumontet,<br />
Christophe Gervot - Licence d’entrepreneur <strong>de</strong> spectacles 1-1015185 / 2-<br />
1015183 / 3-10151843 Photogravure/imprimerie : Fabriqué par Espace Graphic,<br />
06 Carros, 10-2008.<br />
Grand Hôtel Aston
N°15Journalsept08.qxp 24/10/08 9:18 Page 20