MO-Mag-37

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MO MAG 37

Édito

Chers lecteurs, chère lectrice,

Voici enfin le nouveau MO Mag tant attendu

(presque). Près de deux mois après la

publication de notre dernier numéro il s'est

passé mille choses. On a conclu une année,

commencé une autre, on a vécu ensemble sur

le forum les terribles événements du début

janvier et on s'est détendu un peu avec les

awards. Le temps de digérer tout cela et

d'écrire les articles (on prend notre temps,

sauf Freezze qui est prêt depuis le 22

décembre), nous sommes fin prêts !

Tant qu'on parle de Freezze, entre deux

tweets il nous a décroché une interview d'une

actrice que certains feront semblant de ne pas

connaître : Nikita Bellucci. C'est l'événement

de ce numéro tant on a et on va teaser

comme des cochons dessus. Sur deux pages,

Nikita nous raconte son parcours et quelques

anecdotes. Sortez vos mouchoirs !

Mais avant ça, Stev' a enquêté sur un

chercheur français sur la base de données de

FM, le récit d'une journée palpitante. Bien

évidemment on retrouve aussi le récit du

moment avec les premiers chapitres de MO

Wonderkids du meilleur coach 2014, El Kun.

C'est le fameux récit où vous êtes les héros.

Freezze signe son second article de ce

numéro avec un portrait de Gabriel Barbosa,

cette pépite brésilienne qui marche sur les

traces de Neymar.

Stevy a enfilé son plus beau jogging Lacoste

pour nous pondre un article sur de jeunes

rappeurs qui montent. Rélévés par Rap

Contenders (relisez l'interview de Srin Po du

MO Mag 36 en passant), Big Flo et Oli se font

leur place actuellement. Découvrez donc leur

portrait dans nos pages.

Marlowe poursuit son immense dossier DC

Universe avec une review des comics

Injustice : Gods Among Us. Cette adaptation

d'un jeu vidéo du même nom propose un

cross-over des univers de Superman,

Batman, Flash, etc. Un incontournable

Marlowe vous le dira mieux que moi.

Stev' revientdans la dernière ligne droite de ce

mag avec deux articles. Deux coups de coeur

de ces derniers mois : les podcasts

Gamerside, une bande de potes parlant de

jeux vidéo, et Transparent, une série

touchante sur un père qui passe enfin à l'acte

et devient une femme.

Pour finir, Ralphy fait sa seconde apparition

avec une leçon de serbe, et la prononciation

plus exactement. Cette idée a du lui venir en

écoutant les prononciations douteuses de

Stev' dans les podcasts. En tout cas il est

énervé et le fait savoir.

Vous me direz qu'il n'y a pas de Usblue ce

mois-ci. Pour des raisons de santé, il a du se

retirer quelques temps, nous lui dédions bien

évidemment ce mag, en espérant le retrouver

bien vite pour nous raconter ses dernières

trouvailles. Bon courage mec !

Et à vous tous qui nous lisez, on espère que

vous prendrez plaisir à lire ce nouveau

numéro, comme toujours, on vous invite à

donner votre avis sur les articles, sur le Mag

en général. Vous pouvez aussi apporter votre

contribution comme l'ont fait Ralphy et Le

Sorcier dans le précédent numéro.

Bonne lecture !

Rédaction du MO Mag

1

Rédacteur en chef : Marlowe

Rédacteurs : Freezze, Phenom', Stev', Stevy, Usblue

Invités : El Kun, Ralphy

Twitter : @ManagerOnline


UNE JOURNÉE AVEC UN SCOUT FM

Stev'

2

Les critiques faites sur la base de données

française de Football Manager ont créé

une effervescence dans la rédaction.

Comment couvrir ce sujet majeur Nous

avons choisi de réaliser un travail

d'investigation en caméra cachée. En

suivant pendant 24 heures le travail d'un

chercheur, nous avons cherché à voir s'il y

avait des failles dans leur travail ou si ces

critiques étaient injustifiées. Nous avons

suivi Gabriel Flansch qui a pour pseudo

Jerame, recruteur depuis quelques années

pour Sports Interactive. Voici notre récit

exclusif et sans concession des

événements majeures de la journée.

8h00 – Gabriel se réveille, après un brin de

toilette et son caca du matin, il allume son

portable pour consulter les mails sur le

compte dédié à la recherche française. Son

professionnalisme dès le réveil nous

surprend, on se sent déjà coupables d'avoir

eu de mauvais a priori sur cette personne.

Malheureusement il n'a pas reçu de mail sur

son compte Wanadoo, c'est la déception :

« Après on dit que je corrige rien depuis des

années, mais personne ne me signale

d'erreurs ! »

9h00 – Gabriel allume son ordinateur. Pour se

tenir informé de toutes les nouveautés du

monde du football il a ses petits secrets. En

off lors d'une interview donnée plus tard dans

la journée il les dévoilera : « Entre nous, je

connais un petit moteur de recherche, Lycos

ça s'appelle, avec ça, je suis au courant de

tout. ».

9h50 – Alors qu'il avait commencé un travail

important sur la base de données, son

téléphone sonne. « UNE DEMANDE

D'INTERVIEW ! » crie-t-il. Il ferme pour ne

pas être perturbé. « Merde j'ai oublié de

sauvegarder. Boarf, on s'en branle ».

10h07 – Durant l'interview, nous

redécouvrons une nouveauté qui semble avoir

mis en avant leur travail : « Le taf sur la base

de données est tellement réputé qu'on a

signé un partenariat avec O-Zone. Vous

savez ceux qui ont chanté Dragostea din tei

». Notre enquête nous a poussé à réécouter

la chanson, on l'a toujours dans la tête.

L'enculé.

10h24 – Après O-Zone, il évoque le

partenariat Twitch « une sorte de twitter

portugais ». Il prend alors un accent portugais

douteux et dit « j'écris sur le site, et hop

j'envoie mon tweetch ».

11h52 – Gabriel reçoit finalement un message

privé d'un dénommé Armada, la réaction est

violente : « Encore lui Il m'écrit tous les 6

mois pour me parler d'un club inconnu,

Rouen. Je travaille sur la base de données

française mais faut pas se foutre du monde

avec son club bulgare. Par réflexe je

supprime tous ses messages avant de les

lire. ». Est-ce une erreur Nous avons placé

nos équipes sur le sujet, personne n'a

entendu parler de Rouen.

13h10 – Son enquête poussée l'amène à

consulter des réseaux underground de

l'Internet. Il se retrouve sur Caramail pour

partager des analyses footballistiques sur le

chan 14/18 ans. Voir ce professionnel en

action nous apprend beaucoup.

14h30 – Nouvelle demande d'interview, on y

apprend qu'il était à un match de DH dans la

matinée (cela nous laisse sceptique) et qu'il

n'avait jamais commis d'erreurs « hormis

peut-être Yahiaoui, mais Chelsea le

supervisait aussi ». À la fin de l'interview il

glissera un petit mot au journaliste, fan du jeu

lui aussi : « Tu veux un petit secret Je

travaille sur une perle rare que moi seul

connaît, un mec à suivre : Mourad Meghni. ».

Prenez note, le boss a parlé !

16h45 – Sa conscience professionnelle le

pousse à ouvrir un site mystérieux sans doute

trouvé dans les profondeurs de l'Internet. Mais

une fois la page d'accueil de Foot-

National.com chargée, il est pris de sueurs. Il

ferme la page aussitôt : « Putain, c'était quoi

ces équipes Qui ça peut intéresser Faut

que je lance om.net, y a que là que je me

sens à l'aise ». La page Effectif pro d'OM.net

est aussi sa page d'accueil. Un réconfort utile

dans ces heures sombres.

19h23 – Il reçoit un coup de téléphone, nous

apprenons avec stupeur le nom de la

personne qui l'appelle : Teddy Bertin. « Allô

tonton Oui ne t'en fais pas, je ne vais pas te

supprimer de la base de données, et je laisse

tes notes comme elles sont. Tu retrouveras

un club, t'inquiète pas. ».

20h00 – Travailler sur la base de données ne

l'empêche pas d'être fan du jeu, il lance une

nouvelle partie sur Football Manager 2015. Il

choisit l'OM et il a, là aussi, un petit secret.

Nous le voyons sur un forum de Football

Manager 2010 et consulte le sujet des perles

rares françaises : « Franchement ça n'a pas

trop changé depuis ce temps-là, c'est un

confort quand on veut jouer sans se faire

chier à apprendre de nouveaux noms de

joueurs, faut penser à la communauté ». Il

pense à tout !

21h55 – Il est temps de faire le bilan de ses

recherches de la journée sur son Excel 95.

21h56 – Il a changé la note Tacles d'un joueur

en passant de 14 à 15. La saisie est terminée

et il ferme le logiciel. « Comme on dit dans le

scouting, dans le doute tu mets 14 dans

plusieurs attributs. Et pour montrer que t'as

bossé, tu mets 15 la suivante ».

22h05 – Il se fait tard, mais de toute évidence

il n'y a pas de répit pour les chercheurs, il

envoie son CV à des clubs : « Pourquoi pas

un jour travailler dans un club J'ai fait mes

preuves ». Il a envoyé son CV qu'à trois ou

quatre clubs, ne se souciant que peu du

reste...

Disclaimer : les personnages et les situations

de ce récit étant purement fictifs, toute

ressemblance avec des personnes ou des

situations existantes ou ayant existé ne

saurait être que fortuite.


MO WONDERKIDS II

El Kun

LUKA RORCHAK, LES DÉBUTS

D'UN JEUNE PRODIGE !

Cet été, Lens a eu chaud, ce qui n'est pas

coutume dans le Nord, vous en conviendrez !

Mais laissons ici les blagues à deux balles

pour nous concentrer sur la réalité : quelques

jours à peine avant le début de la saison, nos

amis du Nord ne savaient pas encore si oui ou

non, ils posséderaient le droit (acquis sur le

terrain tout de même !) de jouer en Ligue 1.

Martel était pitoyable, Mammadov aux

abonnés absents et Thiriez se frottait déjà les

mains. Finalement, Lens s'en est sorti

(probablement bien aidé par son passé,

dommage pour Luzenac !). Mais à quelques

heures du premier match officiel, aucun

transfert n'avait pu être effectué. Et c'est ce

moment qu'a choisi Antoine Kombouaré pour

annoncer au monde son recrutement : Coco

Biggy, un milieu offensif pouvant jouer buteur

et Luka Rorchak, un latéral gauche très

offensif repositionné en ailier. Le hic Ces

deux joueurs étaient âgés de respectivement

17 et 18 ans.

et 317 jours.

Cependant il n'a pas pu empêcher la lourde

défaite 3-0 de son équipe lors du

déplacement dans le Stade de la Vallée du

Cher, grâce notamment à un superbe doublé

du jeune Mr Freezze, assurément un joueur à

suivre.

GROS COUP DUR POUR LE TOURS FC

En effet, le jeune joueur qui restait sur un

doublé face à l'US Créteil a du quitter le

terrain lors du match suivant contre Ajaccio.

Alors qu'il avait mis son équipe dans les

meilleurs disposition avec un but dès la

10ème minute, il s'est gravement blessé à la

63ème. Le docteur du club nous informe qu'il

sera indisponible pendant 4 mois ! Ce qui

repousse son adaptation au plus haut niveau,

il ne refoulera pas les pelouses de Ligue 2

avant mi-décembre.

3

THE WALL

Sorti tout droit du centre

de pré formation de

Pyongyang, LAA BINO-

CLE est vite repéré pour

intégrer le programme

national de haute performance.

Ceci va lui permettre à l'âge de 17 ans de

rejoindre l'Europe en compagnie des meilleurs

jeunes athlètes et quitter cette frontière

infranchissable que représente la Corée du

Nord.

Le chef suprême Kim Jong-un, conscient du

retard de son pays en matière de formation

sportive, souhaite grâce à des partenariats

européens, profiter des installations et la

qualité en la matière de pays comme la

France.

C'est dans ce cadre que le club de l'US

Colomiers accueille ce jeune portier dont la

réputation dans son pays n'est plus a faire.

Du haut de son mètre quatre-vingt-dix-neuf,

on le compare dèjà à Thibaut Courtois, mais

même s'il ressemble plus à un albatros c'est

bien le surnom de "The Wall" qui le définit

mieux !

Chez le voisin Lillois, on rit. À Marseille, on

esquisse un sourire puis on repart à l'entraînement.

À Paris, on s'en bat les couilles, eux

aussi feront jouer les u19. Mais à Saint-

Etienne, un murmure, un petit bruit court. Ce

jeune gamin est passé par le centre, Luka

Rorchak, on a déjà entendu son nom quelque

part. Et effectivement, Rorchak est un enfant

du Forez. Mais après une ascension fulgurante

jusqu'en CFA à seulement 16 ans (19

Matchs 11 buts -12 Passes décisives), le

choc. Le genou lâche, les nerfs aussi. L'ASSE

l'oublie peu à peu, et quand il revient, il est

déjà trop tard. À 18 ans, n'ayant pu confirmer

les espoirs placés en lui, le gamin a été rayé

de la liste. Mais il est tenace. Très tenace.

Son premier essai se déroule en Ligue 2.

Clermont-Ferrand le prend pour 2 semaines.

Un échange verbal virulent et un coup de

poing plus tard, le gamin est prié de retourner

téter maman. Il décide alors de tout plaquer

pour tenter sa chance ailleurs. Et pour ne pas

être trop dépaysé par le froid stéphanois

ambiant, il débarque à Lens. Kombouaré

l'observe, le scrute. En deux jours, l'affaire est

bouclée. Rorchak est un lensois. Un sang et

or. La suite Antoine lui accorde toute sa

confiance. Et fait de même avec Coco Biggy

en le mettant titulaire au sein de l'attaque. Le

résultat est là : Coco Biggy a déjà planté 4

buts en 5 matchs (une seule titularisation)

tandis que Rorchak a déjà fait parlé son pied

droit en délivrant 2 passes décisives en 3

titularisations et deux entrées en cours de jeu.

Ici j'adresse un message à Mr Thiriez. Oui

Lens est là, et la bonne pioche c'est Antoine

Kombouaré qui l'a trouvé. Lens 1 - FFF 0.

MALKOVICH, LE PLUS JEUNE...

John Malkovich a établi un nouveau record

en Ligue 2. Il a en effet participé à la

rencontre face au FCTours à l'âge de 16 ans

LES PREMIERS NÉO-INTERNATIONAUX

Si certains jeunes joueurs ont la chance de

disputer des bouts de matchs avec les

équipes premières, certains peuvent d'ores et

déjà goutter à la sélection nationale A ou

espoirs.

Ainsi dans la sélection de l'Équipe de France

Espoirs, nous trouvons 4 nouveaux appelés,

J. Malkovich, J. Wheel, L. Rorchak et E.

Dams. Seul Julien Wheel a joué et il a même

inscrit un doublé ! En U19, M.Delorge a été

retenu.

S.Vareg a joué avec l'Ecosse U21.

K.Sepäläjannen a même fait son entrée lors

des éliminatoires de l'Euro 2016 avec

l'Ukraine, de même que Yuki Djaden avec les

Belges, et que Solomon avec les States

contre l'Australie en amical.

Quand à L. Binocle il a été titulaire avec la

Corée du Nord, grâce à sa grande performance,

son équipe s'impose 3-1 contre le

Turkménistan.

LA SAISON EST DÉJÀ FINIE...

Terrible coup du sort lors d'un

match contre le FC

Barcelone en Ligue des

Champions, le tout nouvel

international belge vient de

voir ses rêves brisés.

Alors que son équipe menait 2-1 à 2 minutes

de la fin, le joueur reste allongé au sol, il sera

ensuite évacué sur civière. Résultat, une

grosse entorse des ligaments croisés du

genou. La saison est d'ores et déjà terminée

pour lui, elle qui avait si bien commencé.

Solomon s'est lui aussi blessé mais pour 3

mois.


MO WONDERKIDS II

Max Delorge qui avait pris la direction de

Manchester City, se dirige maintenant vers

Fulham pour un prêt d'un an.

El Kun

Les deux joueurs du RC Lens, BiggY et

Rorchak figuraient parmi les plus convoités

en Ligue 1 ont finalement décidé de rester

dans le club nordiste.

MAX BALOGE HEUREUX ET SURPRIS

Aujourd'hui c'est le jeune prodige Max

Delorge qui s'est confié à nous quelques

heures après son transfert de l'autre côté de

la manche à Manchester City.

Bonjour Max comment vous sentez-vous

après cette signature dans ce grand club

Franchement j'ai encore un peu de mal à y

croire, tout s'est passé très vite. La descente

était officielle avec la fin du championnat et je

pensais partir en vacances avant la rerpise en

national mais il y a quelques jours mon agent

m'a appelé en me disant "City te veut" j'ai cru

à une blague j'ai raccroché. Il m'a rappelé et

j'ai accepté de venir ici, je suis heureux mais

vraiment surpris.

RORCHAK, RÉVÉLATION DE L'ANNÉE

Le jeune Luka Rorchak s'est vu remettre le

prix honorable, mais justifié, de révélation de

l'année en Ligue 1.

Il fallait oser côté lensois, mais l'intégration de

Rorchak s'est parfaitement déroulée. Le

milieu offensif gauche a disputé 16 matchs en

tant que titulaire sur 19 pour les Sang et Or,

avec à la clé 2 buts et 2 passes décisives.

UNE SURPRISE EN EDF A !

En ce début d'année 2015, c'est la période

des matchs amicaux. Revue d'effectif pour le

sélectionneur Didier Deschamps.

Alors que Gameiro prétendait à une place en

sélection grâce à ses bonnes performances

avec Seville, c'est Amaury Deco, joueur du

FC Sochaux qui a été pris. Et il sera même

aligné d'entrée contre l'Arménie, avec à la clé,

2 passes décisives. Une prestation qui devrait

marquer les esprits...

DU MOUVEMENT CET ÉTÉ

Le premier transfert de l'été chez nos jeunes

est celui de Gylfi Einarsson, milieu de

Brisbane qui a signé au PSG. Un transfert

déjà acté depuis de nombreux mois.

Du côté de l'Allemagne, le jeune Kimi

Sepäläjannen quitte Rostock pour le RB

Leipzig, pour un montant de 1.5M€.

Michael Myers, rejoint Djaden au Standard

de Liège, ce qui rapporte 300k€ à Honka.

Libéré de son contrat avec l'US Colomiers,

Laa Binocle rejoint le FC Porto.

Le brillant ailier droit Gus Van den Typ a

signé pour le Real Madrid, le CA Bastia se

contentera d'1M€.

La Roma recrute Michel Leeb et côtoiera

Cristian Totti, le RC Strasbourg prend 1.1M€.

L'US Créteil perd le jeune Dams, parti pour

Arsenal et prêté dans la foulée au FC Lorient.

Le club francilien reçoit en échange 1.9M€.

L'AS Cannes ne pouvait pas retenir ce talent

très longtemps, et c'est l'ES Troyes AC qui

recrute Enzo Stevy gratuitement.

Manchester City frappe un bon coup en

signant Max Delorge, suite à la descente des

Chamois Niortais, transfert estimé à 1.2M€.

Le plus gros transfert pour le moment est pour

Burnley qui signe John Malkovich de l'US

Créteil pour 4.3M€.

Le joueur écossais des Glasgow Rangers,

Simon Vareg rejoins Arsenal pour 1.6M€.

On dit que vous avez peu de chance de

jouer, cela ne vous inquiète t-il pas

Non, le coach m'a dit qu'il comptait sur moi et

puis je suis là pour apprendre et je dois être

prêté pour progresser cela ne me gène pas.

Vous avez déjà rencontré certains de vos

futurs coéquipiers comment cela s'est passé


Bien même si j'étais très impressionné, me

retrouver avec Yaya Touré ou Agüero dans le

vestiaire ça fait vraiment bizarre, je pensais

même m'être trompé de vestiaire. Samir Nasri

m'a pas mal parlé.

On vous remercie et on espère que tout se

passera bien pour vous.

Merci

« C'EST UN RÊVE ! »

Amaury Deco, qui a été appelé en équipe de

France cette année, a bien voulu nous

accorder un peu de son temps afin de revenir

sur sa première sélection sous le maillot bleu.

Bonjour, Amaury, comment allez-vous

Bien merci.

Comment s'est passé votre première

saison au FC Sochaux

Ce ne fut pas évident. Le club est en Ligue 2

avec des résultats assez moyen quand

même. J'ai fait ce que j'ai pu pour aider le

club. Cependant j'aurai aimé faire mieux.

(suite page 5)

4


MO WONDERKIDS II

El Kun

Vous parlez de vos prestations en demiteinte,

et pourtant vous voilà en Équipe de

France, comment l'expliquez-nous

Monsieur Deschamps m'a appelé avant la

convocation pour me dire qu'il voulait faire des

tests d'ici l'Euro 2016. Ce dernier n'est que

dans un an. Il m'a donc informé qu'il voulait

voir comment je me comportais avec le

groupe, ainsi que mon implication en match et

aux entrainements. Il m'a dit que j'avais du

potentiel, c'est pour cela qu'il m'avait convoqué,

car selon lui, je peux faire une grosse

saison l'an prochain si je continue comme ça.

Je comprends donc son point de vue de

vouloir tester des jeunes d'autant plus que

notre campagne d'amicaux nous est utile de

ce point de vue.

Que représente le maillot bleu pour vous

Ce n'est pas juste une couleur, ni un morceau

de tissu. Ce maillot a un poids particulier: celui

de la nation. On a la chance de représenter

notre pays avec ce maillot. Il faut l'honorer.

Vous analysez beaucoup vos prestations,

vos ressentis, mais au fond, que

ressentez-vous, que cela vous a-t-il

provoqué

Je ne vais pas me cacher. Porter le maillot de

l'équipe de France c'est un rêve pour tous

joueurs français de haut niveau. En début de

saison, jamais je n'aurai pu penser porter ce

maillot. Que ce soit mes proches ou mes

coéquipiers, je ne les aurai jamais cru. À partir

du moment où j'ai quitté mon chez moi pour

rejoindre le groupe à Clairefontaine jusqu'à

mon retour, j'avais l'impression de voler,

j'avais des étoiles dans les yeux. J'espère

vraiment tout donner de nouveau pour revivre

ce genre d'expérience, et si possible accrocher

le bon wagon pour l'Euro.

En tout cas merci Amaury pour le temps

que vous nous avez consacré.

Avec plaisir.

M. MYERS, PRESSÉ DE DÉCOUVRIR

SON NOUVEAU CLUB

Quelques heures après sa signature au

Standard, le jeune milieu offensif Michael

Myers s'est confié aux journalistes Belges.

L'international finlandais s'est dit très heureux

de relever ce nouveau défi.

Bonjour Michael, que ressentez-vous

après ce départ d'Honka

Je suis très triste de quitter mon club

formateur, à qui je dois tout, mais c'est une

bonne opportunité pour moi de rejoindre le

championnat belge. C'est un championnat

assez intéressant, même si je n'ai jamais trop

compris le système de playoffs. J'apprendrais

sur le tas et je suis pressé de découvrir ce

championnat.

Certaines critiques disent que vous êtes

un joueur trop irrégulier pour vous

imposer à ce niveau, qu'avez-vous à

répondre à cela

Certes j'étais plutôt irrégulier lors de ma

période à Honka, mais avec ce transfert au

Standard je me sens prêt à passer un pallier

et à devenir beaucoup plus régulier. En tout

cas je vais bosser pour, je vais redoubler

d'efforts à l'entraînement pour y parvenir.

La concurrence au Standard devrait être

beaucoup plus féroce que celle dans votre

ancien club, pensez-vous pouvoir vous

imposer

Au départ c'est sûr que cela ne sera pas

simple. Ça n'est jamais facile de faire ses

débuts dans un nouveau club, un nouveau

championnat. Mais je vais avoir à coeur de

prouver à mon nouveau coach qu'il a fait le

bon choix en voulant me signer. Je suis

quelqu'un qui aime beaucoup les défis, et je

suis très heureux de pouvoir relever celui-ci.

Êtes-vous excité à l'idée de rejoindre ce

club

Et comment ! Le Standard est l'un, si ce n'est,

le meilleur club de Belgique et c'est un

honneur pour moi de pouvoir évoluer sous ses

couleurs. Et j'ai hâte de faire connaissance

avec mes nouveaux partenaires !

Merci d'avoir répondu à nos questions

Michael, bonne chance à vous dans votre

nouveau club !

Merci à vous.

LUKA RORCHAK :

« LENS M'A DONNÉ MA CHANCE »

Révélation de l'année en Ligue 1 la saison

dernière, LA pépite française était annoncée

un peu partout. De grands clubs (Paris,

Manchester United, Seville, Valence, Atlético

Madrid) se sont penchés sur ce dossier

brûlant de celui qui affole les réseaux sociaux

depuis qu'un de ses fans l'a photographié

sortant d'un bar à 4h du matin, l'air un peu

hagard. Le club n'a pas sanctionné cet écart.

La raison Garder LE joueur qui a fait parler

de lui cette année. Nous l'avons rencontré

chez lui, dans sa maison à Lens, avec sa

compagne.

Tout d'abord bonjour Luka. Alors, entrons

de suite dans le vif du sujet : pourquoi être

resté

C'est plutôt simple en vérité : comme je l'ai

déjà si souvent expliqué, Lens fut la seule

équipe m'ayant réellement donné ma chance

au début. Et après cette saison pleine

personnellement, je ne me voyais pas partir,

abandonner le club qui m'a permis de vivre

cela.

Et pourtant, de très grands clubs étaient

sur les rangs n'est ce pas

Je n'aime pas la langue de bois, je vais donc

être très franc : j'ai reçu de nombreux appels,

certains émanant de clubs... qui font rêver.

Mais je ne veux pas me brûler les ailes. J'ai

vu que Max Delorge par exemple, avait signé

dans un grand club anglais et je ne suis pas

sûr que ce soit quelque chose de très

bénéfique. Beaucoup se sont brûlés les ailes

à vouloir aller trop haut trop vite...

On vous a connu passeur puis buteur. En

tout, vous avez contribué à 10 buts l'année

dernière. Pensiez-vous que l'intégration à

la Ligue 1 se ferait de manière si... facile

Non. Tout a été très vite et tout fut simple. Le

coach m'a tout de suite montré qu'il comptait

sur moi. J'ai disputé plus d'une trentaine de

matchs l'année dernière. Quand vous êtes

dans un club qui vous fait confiance, qui vous

permet de vous exprimer du mieux possible,

restez y.

Et alors, la vie dans le Grand nord

Rien de différent. Je viens de Saint-Etienne

vous savez, et il y a tellement de similitudes

entre ces deux villes... Le froid tout d'abord

(rires), ce sont d'anciennes villes industrielles

aux paysages assez sombres. Et ça contraste

avec les personnes qui y vivent. La vie n'est

pas facile dans ce genre d'endroits et pourtant

le public est exceptionnel. J'ai vu tellement de

matchs à Geoffroy Guichard quand j'étais

petit, cette ambiance extraordinaire... Je

retrouve ça ici. J'ai besoin de cela, je m'en

nourris. Et puis il y'a les mines. Héritage d'une

période révolue et sombre mais qui a marqué

à jamais l'histoire.

Vous êtes apparemment comblé sur le

terrain mais aussi dans votre vie

personnelle... Que peut-on donc vous

souhaiter de plus

Et bien... Que tout cela dure. Que je continue

sur ma lancée. Une blessure est si vite

arrivée... Je veux continuer à jouer. Si je

marque, tant mieux. Je veux continuer mon

ascension. Et puis qui sait, si j'ai un jour la

chance de revenir dans ma ville de coeur...

J'aime Lens du fond du coeur, ce stade et ces

supporters magnifiques. Mais je suis plutôt

quelqu'un de casanier et la couleur verte me

manque parfois... Ce ne sont que des mots

bien sûr et je suis ravi de continuer l'aventure

ici. Sinon, je serais déjà parti.

Nul doute que le jeunot a encore beaucoup de

choses à montrer, et c'est tout le mal que

nous lui souhaitons !

Retrouvez le récit sur le forum :

www.manager-online.fr/wonderkids-t26654.html

5


GABRIEL BARBOSA : NEYMAR 2.0

Freezze

6

Tous ceux qui ont joué à Football Manager

ces trois dernières années le connaissent.

Peu l'ont vu jouer. Lui, c'est Gabriel

Barbosa. Ou Gabriel Barbosa Almeida

plus précisément. Loin d'être le fils adoptif

de Cédric Barbosa et Hugo Almeida, il

s'agit d'un jeune joueur brésilien. Comme

Neymar. Attaquant. Comme Neymar. Et qui

joue au Santos FC. Comme Neymar. Le

tout en portant le numéro 10.

Heureusement que Neymar avait le

numéro 11 à Santos car nous n'étions pas

loin de l'usurpation d'identité.

Dans notre monde vidéo-ludique, "Gabigol"

comme il est surnommé au pays, devient vite

un serial buteur assez impressionnant. Peu

évident à acheter tant le club de Pelé est

réticent à le lâcher, mais diablement efficace

une fois installé en Europe. Bien noté dans

tous les domaines, il devient sans soucis

titulaire à 19 ans dans n'importe quel club, y

compris Barcelone, Bayern et autres. Et les

années passant, rien ne change. Il est l'un

des jeunes joueurs les plus prometteurs du

dernier opus de FM, à l'instar du jeune

prodige norvégien Ødegaard ou du

stéphanois Saint-Maximin. En revanche, il

coûte beaucoup plus cher car entre Santos et

les nombreux agents du joueurs (une

situation qui ressemble là aussi à celle de

Neymar lorsqu'il jouait au Brésil), vous aurez

intérêt à mettre un sacré pactole de côté.

Toutefois, on le sait, le jeu de Sports

Interactive est souvent dans le vrai, mais se

trompe parfois. Qui a eu la chance de voir

briller Todorov, Wael Reyad ou Tsigalko en

Ligue des Champions Personne. Car ces

anciennes FM Stars n'ont jamais percé au

plus haut niveau. Alors Barbosa : future star

ou scouts sous acides

A priori, on penche plutôt vers la première

catégorie. Lancé dans le grand bain

professionnel à 16 ans seulement, le jeune

buteur n'a pas tardé à faire mouche. Contre

Piracicaba certes, mais quand même. Très

vite adulé par les bouillants supporters de

Santos, Barbigol (à ne pas confondre avec

Barbiegirl) marquera le 12.000ème but du

club, comme un symbole. Depuis, il a disputé

35 matchs pour un total de 10 buts. Un ratio

loin d'être ridicule, et pourtant bien loin des

225 matchs et 136 buts de l'idole Neymar

avant son départ barcelonais. Mais patience,

le jeune homme à la crête (comme vous

savez qui) n'a que 18 ans et du temps devant

lui.

En sélection espoir, l'attaquant s'est vite fait

une place. 5 matchs avec les U17 puis un

surclassement en U20, où il joue encore à

l'heure actuelle avec quelques buts à la clé.

Fort de ce petit vécu, Gabriel Barbosa est

devenue la nouvelle hype au Brésil. Sa

carrière débute à peine qu'on trouve déjà

des centaines de best-of de ses occasions

ou de ses buts.

Sur ses vidéos, on devine les points forts de

Gabriel Barbosa : son sens du but, son

placement et aussi sa qualité de passe.

Mais on voit également pointer ses

lacunes, notamment sa

défense quasiment inexistante

et sa tendance à

vouloir toujours marquer.

À tout prix. Mais après

tout, n'oublions pas que

notre homme est

Brésilien et attaquant,

qui plus est.

Si on se fie à tout ça, il semble bien que

Football Manager ait encore vu juste. Très

courtisé par les cadors européens, Barbosa

semble pourtant loin d'un départ. Son nom

avait pourtant circulé du côté de Barcelone,

comme faisant partie du transfert de... et oui,

Neymar, encore lui.

Partie remise a priori puisque le club plaît à

Barbosa, comme le prouve des propos

rapportés par Calcio News 24 : "J'espère, un

jour, devenir joueur de Barcelone. J'en rêve

depuis que je suis enfant, depuis le moment

où j'ai commencé à jouer au foot. J'ai

toujours eu beaucoup d'admiration pour

Neymar, mon idole. Il m'a beaucoup aidé les

premiers mois où j'étais à Santos, avant de

partir en Espagne".

Il doit déjà devenir un

titulaire indiscutable en

club et surtout, gagner

en expérience et en

qualité défensive. Mais

si l'homme prend son

temps, l'idole Neymar

n'aura qu'à bien se

tenir.


BIGFLO & OLI

Stevy

Bigflo et Oli, c'est le nom de jeunes frères

qui ont récemment fait leur entrée dans le

monde du rap. Ils viennent de Toulouse et

ont seulement 18 et 21 ans, pourtant leur

réputation cesse de grandir chaque jour.

appels à eux pour ses premières parties de

concert lors de sa tournée. Le succès

continue et quelques autres artistes comme

Manu Chao, Cali, IAM ou encore Sexion

d'Assaut décident de les engager pour leurs

premières parties.

Orelsan continue de leur donner un coup de

pouce et fait son apparition dans leur chanson

nommée Pourquoi pas nous qui fera plus

d'1M de vues sur Youtube.

Monsieur Tout le Monde où Kyan Kojandi (de

la série Bref) fait son apparition ou encore

Gangsta qui dépassent les 1.8M et 2M de

vues. Dernièrement, leur titre Jeunesse

Influençable posté en septembre 2014 atteint

un peu plus de 750 000 vues.

Les deux jeunes frères ont décidé de jouer la

carte de la sincérité dans leurs paroles, reste

à savoir où le succès les mènera.

Si vous traînez régulièrement sur les sujets de

MO vous avez sûrement entendu max en

parler dans le sujet de musiques. Avec un

père musicien, dès leur enfance Biflo & Oli

baignent dans la musique, Florian (Bigflo) fait

de la batterie au conservatoire et Olivio (Oli)

de la trompette. Malgré ça ils décident de se

mettre à écrire des textes et se diriger vers le

domaine du rap.

Après un passage plus que remarqué dans

les Rap Contenders (voir la vidéo) qui fera

environ 1.3M de vues sur Youtube et une

belle réputation, Orelsan décide de faire

En mars 2013 ils font leurs premières

apparitions à la télé sur le plateau du Before

du Grand Journal de Canal + et explique leur

succès qu'ils commencent à connaître grâce à

internet en grande partie. Ils continuent les

participations à des concerts, émissions

radios comme sur Skyrock sur Planète Rap

avec Orelsan et Youssoupha.

En avril 2014 ils sortent leur 1er album : Le

Trac. À seulement 3.99€ sur iTunes ce petit

album de 5 chansons connaît un beau succès

et devient vite premier des téléchargements

en dépassant Stromae, London Grammar ou

encore Pharrell Williams.

Le succès est également présent sur leur

page Youtube avec leurs clips comme celui de

PS : Le 15 janvier 2015 sortait une petite

promo sympa "Le Rap Avant La Tempête"

pour leur futur album.

7


INTERVIEW DE NIKITA BELLUCCI

Freezze

8

Si comme om4ever et 99.9% des hommes du

forum vous consultez régulièrement des sites

pornos (le 0.1% restant étant Chaze, qui

préfère les vidéos de Kristin Kreuk), vous

connaissez Nikita Bellucci. Cette jeune

actrice X française aux nombreux tatouages

naît le 6 novembre 1989 à Paris. Elle débute

sa carrière dans le X en 2011, s'imposant

d'abord au niveau national puis s'exportant

aux États-Unis, tournant notamment avec

Skin Diamond ou Riley Reid. En 2013, Nikita

Bellucci devient ambassadrice et reporter du

magazine Hot Vidéo.

Freezze : Pour les quelques rares personnes

qui ne te connaîtraient pas, peux-tu te

présenter brièvement

Nikita : Et bien cela fait bientôt 4 ans que je

suis actrice X. Je suis allée aux USA, Europe

de l'Est, et je continue avec autant de

plaisir ;)

Avant de rejoindre le monde du porno,

que voulais-tu faire professionnellement

J'étais en restauration, un métier que j'avais

choisi un peu trop rapidement. J'ai toujours

voulu être dans la vie active et dès que j'ai eu

l'âge de bosser, j'ai sauté sur l'occasion. Je

me suis toujours emmerdée et après 6 ans

de boulot acharné, j'ai été dégoûtée de ce

métier.

Sur la bio de ton site internet, on peut lire

qu'avant de devenir actrice X, tu as eu

"quelques hésitations sur une éventuelle

carrière". Lesquelles et pourquoi

Évidemment , je savais que si je rentrais

dans ce milieu, j'allais devoir arrêter mon

activité, et ça impliquait beaucoup de choses.

J'avais une vie bien rangée, et j'ai toujours eu

cette peur du changement, de ne pas savoir

où je vais. J'aime bien quand tout est

organisé, prévu. J'ai galéré pour trouver une

stabilité et une indépendance, car je suis pas

la nana qui s'est fait torcher le cul par ses

parents le temps de sortir tranquillement de

son cocon familial. Donc oui, des hésitations

j'en ai eu beaucoup.

As-tu eu peur de l'image que tu pouvais

renvoyer à tes proches, tes amis

Ma mère j'ai eu peur, les autres non. Elle a

très mal réagi, ce que je comprends totalement.

J'ai mis deux ans avant de réussir à lui

dire la vérité, elle a accepté car elle a vu que

j'ai la tête sur les épaules. Elle me connaît

parfaitement et pour elle, tant que je ne me

laisse pas marcher sur les pieds, que je ne

me perds pas là-dedans... Elle respecte ma

décision.

Dans un interview au "Supplément" de

Canal +, l'ancienne pornstar et désormais

rédactrice en chef du magazine Hot Vidéo

Céline Vardon (Tabatha Cash pour les

intimes) expliquait avoir été souvent en

difficulté avec ses enfants par rapport à

son ancien métier. Est-ce que c'est

quelque chose que tu redoutes

Oui, j'essaierais de les préserver au

maximum, mais je ne leur cacherais pas la

vérité, surtout pas…

En parlant de Hot Vidéo. Tu collabores

beaucoup avec ce magazine, est-ce par

pur plaisir ou avoir une "marque" derrière

toi (si j'ose dire) est aussi plus rassurant

Au début cela a été une revanche pour moi,

d'ailleurs ça l'est toujours. Tout un tas de

collègues rêvent de ma place, surtout que le

métier est devenu difficile. Personne n'y

croyait quand Hot Video m'a donné cette

chance. Tout le monde se disait : elle va se

planter, elle va trop se défoncer pour rendre

un travail correct, c'est une cassos, etc etc...

Tout cela m'a beaucoup servi. Car maintenant

je suis très fière de ce que je suis devenue.

Je le prends donc toujours comme une

revanche. Mais maintenant le plaisir a pris

beaucoup de place, j'ai énormément de

respect et de tendresse pour Hot Vidéo car

ce n'est pas simplement une marque. Il y a

des gens derrière qui font tourner cette boite

et en 4 ans de porno, ce sont les gens les

plus sains et humains que j'ai rencontré.

Même si oui dans chaque partie, le business

est là.

Tu interviewes pas mal de stars pour ce

magazine, comment tu prépares tout ça

Je me renseigne du mieux que je peux sur la

personne, je n'ai pas de questions réellement

en tète. Je le fais plutôt au feeling, et

l'exercice me plaît, cela m'apprend beaucoup.

Et puis les personnes que j'ai interviewé sont

des personnes que j'appréciais déjà avant,

par leurs boulots ou leur personnes.

Manager-Online contient énormément

d'amateurs de porno. Tu aimes toi aussi le

sexe, y compris via l'ordinateur. Que

penses-tu des sites genres Youporn,

XVideos et autres Lesquels fréquentestu


Le seul et l'unique que je fréquente c'est Hot

Vidéo ;) ;)


INTERVIEW DE NIKITA BELLUCCI

Freezze

Pas mal de pornstars critiquent ces sites en affirmant que l’accès

gratuit au porno est un manque à gagner. Qu'en penses-tu

Je pense qu'elles ont raison.

Déjà, c'est un manque a gagner pour toute la profession, et en plus

quand toi t'es là, à faire ton maximum pour rendre une belle scène, que

pour cela tu demandes tel tarif, et que derrière tu as une nana qui arrive,

et demande juste 150 euros pour un gang bang...

Comment veux-tu que ton propre bizz tourne après ça Alors oui,

faudrait expliquer aux nouvelles qu'il y a une grille de tarifs à respecter

quand tu débarques. Mais le soucis c'est qu'elle s'en foutent , elles ne

respectent pas le métier, ni elles-même d'ailleurs. Ça plus les scènes

gratos...

Donc oui toi cher branleur qui va mater du porno gratos, saches que tu

détruis notre travail !!!! (NDLR : rép à ça BigBillou)

Quels sont tes catégories porn préférées

GAY GAY GAY GAY GAY lol et gang bang aussi !

LA scène que tu n'a pas tournée mais que tu rêverais de faire

Mon fantasme ultime : deux mecs bisexuels. Mais de vrais bi, je veux

que quand ils baisent entre eux, ils bandent comme des dingues et que

quand ils me baisent, ils bandent aussi comme des dingues.

Un acteur/actrice hors porno avec qui tu aimerais tourner une

scène hard

Jake Gyllenhaal et/ou Jason Statham.

Comment se passe un tournage porno Y a-t-il une préparation

spécifique

Avoir une hygiène. Oui je le précise car certaines oublient ce petit détail

parfois. Ensuite pas particulièrement mais les bases comme le

maquillage, un lavement si besoin, le BA-BA quoi.

Y a-t-il des fois où tu n'a pas envie d'aller tourner Où tu n'as pas

envie de faire l'amour avec tel(le) partenaire

Oui ça arrive. C'est souvent avec les nouveaux avec qui j'ai du mal car

j'ai pas de patience, mais bon j'ai eu de très très bonnes surprises

récemment.

Tu as déjà eu des mauvaises expériences de tournage Une

anecdote

Oui, un réalisateur qui me sort "Nikita ta scène anale a duré 5 minutes

donc je ne vais pas te la payer, ou juste la moitié". Moi, à partir du

moment ou il y a pénétration, tu me payes. C'est mon taf, je suis pas là

pour baiser à titre gracieux !

Un conseil pour démarrer dans le porno Ou une adresse Ou

même un numéro de téléphone Bon, je dois faire quoi en fait pour

tourner une scène avec toi

[Elle me donne son mail perso] Tu m'envoies tes photos, ta ville, ton

age, et ensuite je verrais ce que je pourrais faire de toi ;) ;)

Pour ceux qui lisent, n'hésitez pas si vous voulez vous lancer, vous ou

votre nana (tournage masqué possible).

Et pour finir : un petit quizz rapido

Lisa Ann ou Delfynn Delage

Lisa Ann

Francois Sagat ou Rocco

Francois Sagat

OM ou PSG

PSG !!!!!

Bière ou Ricard

Whisky Japonais

Games of Thrones ou Walking

Dead

HotVideo.fr

Clara Morgane ou Morgan

Schneiderlin

Morgan

9


REVIEW – INJUSTICE : GODS AMONG US

Marlowe

10

C

hez DC Comics, il y a un fantasme

qui perdure à travers le temps, celui

d'une lutte entre ses deux plus grands

(Super-)Héros : Batman et Superman. C'est

une thématique récurrente que l'on retrouvera

dans certains one shot tels que Red Son

(formidable récit uchronique d'un Superman

soviétique, le tout sur fond de Guerre Froide)

et The Dark Knight Returns (chef d'oeuvre de

Frank Miller avec le retour d'un Batman à la

retraite) pour ne citer qu'eux. Il semblerait

même que cela soit le sujet de la prochaine

grosse production DC : Batman v Superman.

C'est de ce postulat que part le comics dont je

veux vous parler aujourd'hui, à savoir

Injustice : Les Dieux sont parmi nous, adapté

du jeu vidéo du même nom (développé par

NetherRealm Studios et édité par la Warner

Bros en 2013) et qui connut un bon succès.

De la console au papier.

Pour ceux qui ne connaitraient pas le jeu

Injustice, je vais faire simple : c'est du Mortal

Kombat version DC Comics, avec ses héros

et vilains les plus connus (Batman, Superman,

le Joker...) comme plus méconnus (Hawkgirl,

Raven...). De la bonne grosse baston en

perspective donc. Vous disposez d'un mode

versus, de mini-jeux (pas indispensable à mon

avis), de challenges arcades, mais surtout,

d'un mode solo réellement bon par son

scénario. Là encore, je vais résumer au plus

simple afin de ne pas vous gâcher le jeu si

l'envie vous prenait : Le Joker met en place

un gros coup et manipule Superman jusqu'à

l'obliger à tuer Loïs Lane, la femme de sa vie.

Fou de rage, le Big Sup' tue le Joker et décide

que les Super-Héros ne doivent plus réagir

aux menaces, mais y mettre un terme,

définitivement. Bien entendu, c'est sans

compter sur le Bad Guy de première, à savoir

Batman, qui ne l'entend pas de cette oreille.

Cinq ans plus tard, nous retrouvons alors

deux clans qui s'affrontent : ceux qui ont

rejoint la cause de Superman, nouveau

dictateur de la Terre, persuadé d'agir dans

l'intérêt de la planète, et ceux qui embrassent

la rébellion assurée par Batman. La suite, ce

sera à vous de la découvrir.

Si le jeu démarre donc cinq ans après la mort

de Loïs Lane (et accessoirement du pétage

de plombs de l'Homme d'Acier), le comics, lui,

se concentre sur ces cinq années écoulées. Il

est en quelque sorte un prequel si vous

voulez. À l'intérieur de celui-ci, une multitude

de personnages font leur entrée et la très

bonne surprise, à mon avis, c'est d'y avoir

mêlé la quasi-totalité de l'univers DC. Le

comics gagne énormément à voir plus loin

que le jeu dans son environnement. J'ai par

exemple beaucoup apprécié de retrouver

Black Canary, Zatanna ou l'Univers de Green

Lantern. On assiste à un big gros crossover

de malade et c'est du bonheur à la pelle.

Malgré la gravité du récit, l'humour n'en

demeure pas moins présent. Les dialogues de

Constantine et Batman jouant au concours de

celui qui a la plus grosse tiennent du génie et

le duo formé par Harley Quinn et Green Arrow

est dantesque (“Pourquoi tu portes une

fausse moustache ” “Parce que.” “”

“Personne ne devrait avoir à justifier une

fausse moustache.”).

Le point que j'aimerais surtout souligner, et

qui fait, à mes yeux, d'Injustice une histoire de

qualité, c'est qu'il est très difficile de prendre

parti. Tour à tour, le lecteur se sentira plus

attiré par #TeamSuperman puis par

#TeamBatman. Loin d'être manichéen,

Injustice ronge complètement cette barrière

explicite du Bien et du Mal habituelle dans le

récit de Super-Héros. L'empathie et l'émotion

voyagent de personnage en personnage et

les victimes collatérales de chaque camp

pèsent à forces égales.

Du plaisir à la frustration.

Porté par un succès critique pour la qualité de

son récit, ce qui n'était à la base qu'un comics

digital a totalement tapé dans l'oeil d'Urban

Comics, filiale de Dargaud et éditeur officiel

de DC Comics/Vertigo. Même s'il fallut

attendre presque deux ans, Urban Comics

prend le pari d'ajouter Injustice à sa collection

papier. Le premier Tome, sorti début

décembre 2014, est même accompagné du

jeu GOTY (Game Of The Year, avec tous les

DLC) version papier, le tout pour la modique

somme de 20€. Le Tome 2 sort tout juste un

mois plus tard, signe des espoirs misés sur

cette oeuvre. Pour vous donner un ordre

d'idées, les albums d'un super-héros comme

Flash, qui connaît un bon succès en France et

parait en version kiosque chaque mois depuis

2012, ne sortiront pas avant mars 2015, a

contrario d'autres titres comme Justice

League ou Batman avec une publication

proche des kiosques et de celle aux États-

Unis. Alors deux Tomes en un mois pour une

maxi-série hors continuité (c'est à dire qui ne

s'intègre nullement dans l'histoire continue

des personnages de DC), c'est presque un

miracle.


REVIEW – INJUSTICE : GODS AMONG US

Marlowe

Malheureusement, après avoir englouti le

premier album (que je me suis procuré lors de

sa sortie française), j'ai vécu comme un

manque. J'étais comme un crève-la-faim a qui

ont avait fait humer l'odeur du chocolat. Car là

où le récit est très fort en prenant son temps

pour développer d'habiles façons énormément

d'éléments, Urban Comics ne peut prendre le

risque de publier d'emblée un pavé de plus de

700 pages (chaque année comporte

approximativement une trentaine de chapitres,

à raison de 25-35 pages par chapitres). Alors,

on découpe comme on peut et on se retrouve

avec une année étalée sur plusieurs albums,

ce qui est extrêmement frustrant (et qui se

révélera, j'imagine, finalement très coûteux au

bout du compte). Ce choix de publication est,

à la réflexion, compréhensible. Un classique à

avoir et lire absolument comme La Mort de

Superman, publié en deux Tomes de 570

pages chacun, c'est 35€/pièce. Mais c'est un

must de chez must, l'équivalent du Knightfall

pour Batman (pour les non-initiés, c'est de

cette histoire que s'inspire Christopher Nolan

pour son Dark Knight Rises). Injustice n'a,

pour le moment, rien d'un grand classique de

l'univers DC Comics, seulement une très

bonne surprise.

Alors, je dois l'avouer, j'ai craqué, honte à moi.

Comme un vulgaire pirate, je me suis procuré

les versions US déjà parues, me jurant

solennellement de les acheter dès qu'ils

sortiraient en kiosque et j'ai rattrapé tout mon

retard en détour d'une seule et unique nuit

blanche. À l'heure ou j'écris ces lignes,

l'histoire en est au 18ème chapitre de sa

troisième année et, sans vous mentir, c'est de

plus en plus jouissif. Je ne peux, bien sûr, pas

vous encourager à suivre la voie que j'ai moimême

empruntée. Mais si vous êtes balaise

en english et que le digital ne vous pose

aucun problème, vous pouvez acheter sur le

site comixology les chapitres numériques

(possibilité d'avoir la version papier, je crois,

également, mais je ne suis pas certain qu'ils

livrent en France) pour moins d'1€ par

chapitre mensuel. C'est économiquement bien

plus avantageux au final, mais ça reste du VO

numérique.

Il y a tellement de points forts, de passages

marquants dans le comics Injustice qu'il me

faudrait quatre-cinq pages pour tout énoncer.

Ce qu'il faut retenir avant tout, c'est l'univers

très riche et dense que propose cette histoire,

construite avec beaucoup d'intelligence et de

rythme. L'idée de reprendre le duel vu et revu

de Batman vs Superman aurait pu être cassegueule,

mais je trouve qu'au contraire,

Injustice s'en sort très bien.

Néanmoins, il vous faudra de la patience si

vous comptez suivre la maxi-série, car

clairement, le gros point noir, c'est la

publication. On sent chez Urban la volonté de

produire vite et bien, mais à raison de deux

ouvrages narrant une année, c'est pas moins

de dix albums que l'on pourrait attendre

hypothétiquement pour conclure. Ou alors,

passez par le digital US si vous ne pouvez

pas attendre. Quoi qu'il en soit, Injustice : Les

Dieux sont parmi nous est à recommander

autant aux gros fans qu'aux amateurs du

genre et je ne peux, encore une fois, que

vous conseiller de le lire.

"Notre monde est désormais mené d’une main de fer... par un homme d’acier."

Batman

Injustice Année Un : Tome 1 – 5 décembre 2014 – 192 pages – 20 € – Urban Games

Injustice Année Un : Tome 2 – 23 janvier 2015 – 232 pages – 19 € – Urban Games

Scénario : Tom Taylor - Dessins : Jheremy Rapaack, Mike S. Miller, Alex Gimenez, Bruno

Redondo, Tom Derenick, Kevi Maguire, Neil Googe, Alejandro Rodriguez - Couleurs :

Andrew Elder, Rosemary Cheetham, Alejandro Rodriguez, David Lopez, Santi Casas, Sergi

Erra, Fran Vasquez.

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INJUSTICE : GODS AMONG US


PODCASTS GAMERSIDE (JEUX VIDÉO)

Stev'

13

Mars 2009, Kaik, Panda, Zbi, Kich et Gouki

enregistrent le premier podcast Gamerside.

L'aventure commence...

Quelques mois plus tôt, lors d'une soirée

alcoolisée, Kaik se tourne vers Panda et lui dit

« 'tain, on a le matos, on appelle les potes et

on fait un podcast ». Ces passionnés de jeux

vidéo, auditeurs des podcasts Gameblog ont

voulu se faire un délire et créer une émission.

Après enregistrement, les podcasts étaient

partagées sur un serveur interne, ce n'était

pas destiné au public. Comme ils disent, ces

émissions sont d'abord pour leur plaisir à eux,

cet esprit marque vraiment de son empreinte

les podcasts, même des années après. L'idée

à l'époque était aussi de se faire la main.

Après une dizaines d'émissions, ils diffusent

enfin les podcasts sur leur site. Après bientôt

6 ans et 80 émissions, la machine est dorénavant

bien rodée.

Kaik s'occupe de nombreux aspects du

podcast, il anime, s'occupe de l'aspect

technique, du montage. Mais il créé aussi les

jingles, les pubs, etc. Passionné des consoles

Sega et les Microsoft, il apporte des avis

tranchés mais jamais haineux.

Panda, c'est plus ou moins le bras droit de

Kaik. Il participe beaucoup à la préparation

des podcasts. Victime de chambrages sur son

âge et son crâne chauve, il se distingue par

sa sagesse et ses connaissances.

Zbi avait peur de passer pour le beauf de la

bande, avec son rire gras et ses blagues très

portées sur le cul. À condition d'aimer son

humour, il s'avère vite précieux pour le rythme

de l'émission, pour apporter de la légèreté. Il

aime autant les filles à poil qu'il déteste les

jeux qui font peur, Zbi est un personnage

particulier mais qu'on adore.

Kich c'est d'abord le caca gamer. Il passe du

temps à jouer aux toilettes et partage

beaucoup ses découvertes sur l'iPhone. Petit

à petit il revient en force vers le PC, sa plateforme

de prédilection, ce qui agace Kaik, le

joueur console qui paie ses jeux plus chers

pour des graphismes moins beaux.

Gouki, c'est le toubib, en pleines études de

médecine (dans les premières années du

podcasts en tout cas), il a droit à son émission

phare 36 15 Gouki qui lui permet de répondre

aux lecteurs en galère durant certains

podcasts. Souffre douleur de la bande, c'est

une victime consentante qui se fait malheureusement

plus rare au fil du temps (pris par

les études).

L'équipe s'agrandira par la suite, mais je vous

laisse découvrir cela.

Beaucoup de podcasts se donnent l'image

d'une bande de copains, mais chez Gamerside,

ça transpire de tous les côtés dans les

podcasts. Ils ont des dizaines d'anecdotes de

leurs soirées et cuites, ils se vannent, se

marrent, le tout autour de bières (il n'est pas

rare d'entendre les bruits de bouteilles). Une

ambiance unique qui offre un vrai moment de

détente, sur un thème qui nous intéresse, les

jeux vidéo.

Cette ambiance fait que ces podcasts sont

presque intemporels. Je les ai découvert cet

automne (2014 donc), et écouter des

podcasts de 2009/2010 ne m'a pas gêné une

seconde. Il vaut mieux se rappeler un peu des

événements vidéo-ludiques de l'époque pour

tout saisir, mais le ton de l'émission, les

délires et le rappel du contexte assez habile

par les intervenants fait qu'on est jamais

perdu. Je n'ai pas eu à utiliser Google une

seule fois en cours d'émission pour comprendre

de quoi ils parlaient.

Depuis cet automne j'écoute donc ces

émissions, dans l'ordre, quand je fais la

vaisselle, quand je marche, quand je prends

les transports en commun, je me marre tout

seul comme un con, mais je savoure. Je n'ai

envie de rien louper et je m'inquiète en voyant

que j'approche de la fin de mon rattrapage.

Personnages récurrents

L'une des grandes forces de Gamerside est

d'avoir installés des personnages récurrents.

Via de faux appels téléphoniques, on

découvre des personnages issus de jeux

vidéos :

- Snake qui est tout proche d'un cancer des

poumons à force de fumer,

- Kid Chameleon, un personnage de jeu en

galère parce qu'il ne trouve plus de job, il ne

vit que des droits d'auteur quand on cite son

nom. Il sombrera ensuite dans l'alcoolisme,

- Toad, de l'univers Mario qui assume ici

pleinement son homosexualité.

Mais on a aussi des personnages originaux :

- Rodolphe 24, le patron d'une boîte qui

organise des soirées Sex and Video Games, il

invite régulièrement les membres de l'équipe

et invités de l'émission à ses orgies.

- Denis de Montigny, un paysan qui

découvre les jeux vidéo grâce au représentant

qui lui vend de vieilles consoles (contre des

oreilles de loups, la monnaie de Denis). Un de

ses jeux favori est Truite Fighter.

Il y a d'autres personnages mais le mieux est

de les découvrir vous-même. En plus d'être

marrants, ces appels permettent aussi de voir

ces personnages évoluer. C'est con à dire

pour un délire pareil, mais entendre Snake

vendre de la bouffe sur la plage pour payer

les factures ou Rodolphe aller en taule

pendant l'affaire DSK, ça ajoute une touche

particulière à ces podcasts.

Panda (g) et Kaik (d) à la cérémonie des Golden

Blog Awards 2011. Kaik avait sa braguette ouverte

à la remise des prix...

Invités

Dans certaines émissions il y a aussi des

invités comme :

- Fab, créateur du site Mademoizelle,

- Florent Gorges, auteurs de nombreux

ouvrages sur le jeu vidéo,

- Des créateurs indépendants comme Swing

Swing Submarine et TurboDindon.

- etc.

Parfois les invités peuvent donner l'impression

de casser le rythme ou les délires de

l'émission, mais c'est toujours intéressant et

certains invités sont particulièrement à l'aise

et participent à rendre les podcasts plus

drôles aussi. Je pense en particulier aux

créateurs de TurboDindon (podcast 53) qui

étaient complètement dans le délire de

Gamerside et ont fait passer un bon moment.

Par son équipe, ses rubriques, ses

personnages et même ses invités, les

podcasts Gamerside s'imposent à mes yeux

comme le podcast jeux vidéo le plus marrant,

le plus plaisant, le plus incontournable.

À l'heure où j'écris cet article, je suis au

podcast 57, enregistré en novembre 2012.

Prenez du bon temps !

http://www.gamerside.fr/

Également disponible sur l'ap Podcasts

d'iTunes


TRANSPARENT

Stev'

14

Depuis 2013, Amazon s'est lancée dans la

création de séries originales. S'inspirant de

Netflix, le géant du commerce en ligne

pénètre dans cet univers ultra concurrentiel

avec un concept original : Amazon produit

plusieurs pilots chaque année, les diffuse au

grand public gratuitement et les téléspectateurs

votent pour leurs pilots favoris.

Hormis l'exception The After (la série de Chris

Carter, le créateur de X Files, a reçu les

faveurs des votes, mais les problèmes en

interne et les critiques des professionnels ont

conduit à son annulation), Transparent est

issue de cette sélection et a pu obtenir une

saison complète.

Créée par Jill Soloway, qui a œuvré sur Six

Feet Under, Transparent est une comédie

dramatique de 10 épisodes de 30 minutes

(une seconde saison a été commandée) qui

nous plonge dans les quartiers riches de Los

Angeles. Le personnage principal est Mort

Pfefferman, le père de famille. Il est divorcé

de Shelly, avec qui il a eu trois enfants. Son

fils et ses deux filles étant devenus adulte, il a

pu évoluer librement et s'apprête à leur faire

une annonce bouleversante : il ne s'appellera

plus Mort, mais devient Maura, une femme.

Jill Soloway a eu l'idée de cette série lorsque

son père lui a annoncé qu'il allait devenir une

femme. Elle-même a toujours eu du mal à

s'identifier dans les « normes » de la sexualité

et du genre, et cela a toujours été une source

d'inspiration dans ses écrits. Transparent

derrière le simple cas de Maura n'y échappe

pas. Sans révéler l'histoire, il faut savoir qu'il y

a quasiment autant de travail sur les enfants

que sur Maura.

Parlons du casting quelques secondes, la tête

d'affiche est l'excellent Jeffrey Tambor,

l'inoubliable patriarche de la famille Bluth dans

Arrested Development (il est coutumier des

familles dysfonctionnelles) campe une Maura

fantastique. Judith Light (Madame est servie)

joue son ex-femme. Jay Duplass joue Josh,

son fils. Les deux filles sont jouées par Amy

Landecker et Gaby Hoffmann. Il est à noter

que le casting et le crew (scénaristes,

consultants) est composé de nombreuses

personnes transgenres, 20 à titre régulier, et

près de 60 extras.

Transparent propose un récit assez fluide, il

n'y a pas à proprement parler d'intrigues à

chaque épisode, il y a des pans scénaristiques

qui peuvent durer un épisode, ou trois,

ou toute une saison. On découvre régulièrement

des flashbacks pour voir les débuts de

la transformation (mentale) de Mort à Maura.

À ce propos, on peut saluer la présence de

Bradley Whitford qui joue Mark, l'ami de

Mort dans les années 90.

La série marque tout de suite par la tendresse

de Maura qui a vécu longtemps en se cachant

et qui panique complètement à l'idée

d'annoncer sa transformation à ses enfants.

Maura n'est pas parfaite pour autant, on peut

comprendre par moments qu'elle a failli dans

son rôle de père et cela a engendré des

enfants en quête d'identité eux aussi. Pour

autant, l'attachement est quasi immédiat pour

cette personne douce. Et les moments de

tendresse, de pureté qu'offrent la série

amènent une atmosphère assez unique à

cette série. Le ton est cru, il n'est pas rare de

voir des scènes de sexe et des comportements

assez odieux. Mais là encore, ça ne fait

pas décrocher de cette sorte de douceur. On

le voit en particulier dans les flashbacks qui

sont tous prenants et touchants. Voir Maura

chercher sa voie et vivre de vrais moments de

bonheur offre un sentiment assez unique,

quelque chose qu'on voit peu dans les séries.

Je veux revenir quelques instants sur le titre,

tout simplement parfait. Il y a évidemment le

jeu de mot sur trans comme transgender, et

parent. Mais sur le mot Transparent dans son

sens initial, on peut ressortir des thèmes

marquants de la série. Elle est transparente

aux yeux de ses enfants qui sont des êtres

profondément égoïstes. Mais aussi, Maura a

été transparente toutes ces années, cachée

derrière ce corps d'homme.

La communauté transgenre est à l'honneur

ces dernières années, entre Laverne Cox,

qui brille dans Orange is the New Black, et

Transparent, il y a enfin des séries qui parlent

avec justesse de leur mouvement.

Les 10 épisodes de Transparent se vivent

sans déplaisir, vous serez parfois amusés,

parfois choqués, parfois énervés, c'est un

récit simple (dans le sens le plus positif qui

soit) avec du sens, et qui que vous soyez,

cela ne vous laissera pas indifférent.


PARDONNEZ-MOI SI J'ÉCORCHE VOTRE NOM

Ralphy

15

- Alors dites-moi si j'écorche votre prénom.

Dussane euuuh douze ans

- Non, c'est "Douchane"

- Pardon Duchan

- Non madame, Douchane.

Voilà comment ça se passe lors des premiers

cours de l'année, chaque année, et ce depuis

des années. Parce que je m'appelle Dusan,

parce que ça se prononce "Douchane", et

parce que personne n'a jamais réussi à

prononcer mon prénom du premier coup. Et

j'en souffre. Ma prof d'histoire-géo de

cinquième m'a appelé Dussane toute l'année,

et j'en garde des séquelles.

J'ai développé une réaction nerveuse

anormale lorsque l'on prononce mal un nom

serbe, ou de l'est (ou autre quand j'en connais

la prononciation). Je passe mes soirées de

matchs à corriger les commentateurs français,

parce qu'ils sont incapables de chercher sur

Google (ou forvo.com pour les connaisseurs)

comment se dit "Bisevac" ou "Keselj". Du

coup je vais faire un cours de prononciation,

et j'espère que cet article fera le tour de la

France, et changera les mentalités (je suis un

homme ambitieux, il faut l'être pour réussir

dans la vie).

Alors pour commencer, non on ne va pas se

prostituer comme ces chiens de Russes à

accepter une écriture phonétique de nos

noms, parce que "Bérézoutski", "Archavine" et

"Poutine", c'est vraiment moche à voir. Mais

on fait face au problème alors : en France, et

ailleurs dans le monde, certaines lettres n'ont

pas la même prononciation, et on n'écrit pas,

on ne connait pas les caractères "spéciaux" (à

savoir : Ð ; Ž ; Ć ; Č ; Š), hormis le Ð qui

s'écrit usuellement "DJ" (non pas comme

Mbenga, mais comme dans Djokovic, qu'on

écrit Ðoković chez nous). Nous parlons

comme nous écrivons et inversement, donc

chaque lettre a sa prononciation, pas comme

dans cette langue française ou le contexte

influe.

Commençons alors la leçon et essayons de

tout bien prononcer. La prononciation de

base, celle qui diffère de la langue française :

J = "Ye" comme dans Yamakasi.

E = È.

U = OU.

S (avec accent circonflexe inversé) = SH.

C (sans accent) = TZ. avec accent = TCH.

Ž = J (comme dans Jambon).

Il n'est donc pas possible, pour les caractères

avec accent, vu qu'ils n'existent pas en

français, de les dire de la bonne façon à coup

sûr du premier coup, mais on va essayer de

faire au mieux. Quelques exemples pour

illustrer mes propos.

Lorsqu'il y a un "IC" en fin d'un nom de

famille, il y a 99% de chance que cela soit un

"ITCH". Donc plus d'excuses pour dire

"Markovik" au lieu de "Markovitch", vous le

faites bien avec Ibra non Bah voilà.

Allez, un peu plus de difficulté avec Nemanja

Gudelj. Nèmanya Goudelj. Pas compliqué

pourtant. On passe à mon préféré. Le

Lyonnais Bisevac. NON C'EST PAS

BISEVATCH BORDEL DE MERDE. NON

NON NON. BISHEVATZ QU'ON DIT. Cela fait

des années que mes oreilles saignent quand

j'entends ça, c'est horrible. Il faut lutter face à

ça. Une recherche ça ne coûte rien, tu tapes

son nom, tu tombes sur sa page wiki, et tu

vois ça "Milan Biševac". Tu lis ce que j'ai écrit

au-dessus et tu prononces bien, compris

On quitte la Serbie mais on ne va pas très

loin, en Slovaquie avec Martin Škrtel. Ou

Skertel, voire Skreutel selon la personne qui

le dit. Sauf qu'ils font fausse route, et même si

c'est pas forcément facile de dire Chkrtel, on

ne peut autoriser ces abominations.

Ce n'est donc pas bien compliqué de bien

prononcer nos noms, il suffit juste de

s'informer un peu sur la phonétique, boulot

que les commentateurs, consultants et autres

personnalités audiovisuelles, radiophoniques

ne se donnent pas la peine de faire. Et c'est

bien dommage.