Le VIH et le sida au travail - Clinique médicale l'Actuel

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Le VIH et le sida au travail - Clinique médicale l'Actuel

Une

vie

Une

vie

Le VIH et le sida au travail


Sommaire

5

Les risques du VIH au travail

6

Prévention et dépistage

8

Traitement/Résistance

aux médicaments


9

Traitement/Effets secondaires

14

Problèmes de confidentialité

15

Où trouver de l’information


Jusqu’à une époque assez récente, le VIH et le sida n’étaient pas considérés

comme des problèmes sur les lieux de travail parce que les personnes qui en

étaient atteintes tombaient très malades peu de temps après le diagnostic et ne

pouvaient plus travailler. Désormais, grâce aux nouveaux traitements pharmacologiques,

les personnes atteintes du VIH vivent plus longtemps et mieux

qu’avant.

Comme toutes les personnes qui souffrent d’une maladie chronique, celles

qui sont atteintes du VIH peuvent à l’occasion être confrontées à des problèmes

qui exigent une adaptation de leurs fonctions ou qui les obligent à

s’absenter de leur travail. Les employeurs qui comprennent ce que sont le

VIH, le sida et leur traitement peuvent aider leurs employés à rester en

bonne santé, à prendre moins de congés de maladie et à continuer à être des

membres utiles et productifs de l’entreprise.


Les risques du VIH au travail

Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est

le virus qui provoque l’apparition du syndrome

d’immunodéficience acquise (sida). Il y a presque

60 000 personnes qui vivent avec le VIH ou le sida

au Canada, et il est tout à fait possible que vous

ayez déjà été en contact ou que vous ayez déjà

travaillé avec un porteur du virus.

Il est important de savoir que le risque d’être infecté par le VIH au travail est

extrêmement limité. « Employer une personne porteuse du VIH ou travailler avec elle

ne comporte pas plus de risques que de travailler avec d’autres employés », dit Linda

Robinson, pharmacienne clinicienne spécialiste du VIH auprès au Windsor Regional

Hospital et présidente de l’Ontario HIV Pharmacist Professional Specialty Group.

Comme le VIH ne peut survivre en dehors du corps, la seule façon d’être

infecté est que le virus pénètre dans le système sanguin. Le VIH peut être

transmis dans les conditions suivantes :

• relations sexuelles vaginales, anales ou orales non protégées;

• partage d’aiguilles ou de matériel non stérilisé pour l’injection de drogue,

le perçage ou le tatouage;

• grossesse, accouchement et allaitement (transmission par une mère infectée

à son enfant); et

• exposition professionnelle dans des établissements de soins (par exemple,

piqûre accidentelle par une aiguille contenant du sang infecté par le VIH).

Le VIH ne peut pas être transmis par des contacts ordinaires comme:

• serrer la main, faire la bise ou embrasser;

• la toux ou les éternuements;

le partage de nourriture, de plats ou de couverts;

• l’utilisation des distributeurs d’eau ou les sièges de toilettes.

« Employer une personne porteuse du VIH ou travailler

avec elle ne comporte pas plus de risques que de travailler

avec d’autres employés. »

— Linda Robinson, pharmacienne clinicienne spécialiste du VIH auprès au Windsor

Regional Hospital et présidente de l’Ontario HIV Pharmacist Professional Specialty Group.

Guide de l’employeur 5


Prévention et dépistage

Dans la plupart des lieux de travail, il n’y a aucun

risque de transmission du VIH dans le cadre des

activités quotidiennes. Même dans les endroits où

l’on peut être en contact avec du sang – comme les

hôpitaux ou les services d’urgence –, le risque de

transmission du VIH est extrêmement faible. Au

cours des 25 dernières années, il n’y a eu que deux cas documentés de

transmission du VIH dans un contexte de travail au Canada 1 .

Dans ce contexte, les employeurs devraient cependant prendre des précautions

d’ordre général (par exemple, en exigeant l’utilisation d’un équipement de protection

individuel comme une blouse et des gants) pour éviter l’exposition à du sang

ou à des liquides organiques.

Si une personne a été exposée au VIH, elle devrait faire immédiatement un

test de VIH et le refaire au bout de six semaines, puis trois et six mois après

l’exposition. Il est nécessaire de répéter les tests car les anticorps associés au

virus peuvent mettre plusieurs semaines à apparaître en quantité suffisante pour

être détectés dans le sang.

Le dépistage du VIH peut se faire dans de nombreux endroits, y compris des

centres de dépistage anonymes pour les personnes qui ne veulent pas en parler à

leur médecin de famille. Les résultats de ces tests sont confidentiels et les

employés ne sont pas tenus de les divulguer à leur employeur*.

Les employeurs qui comprennent ce que sont le VIH,

le sida et leur traitement peuvent aider leurs employés

à rester en bonne santé, à prendre moins de congés

de maladie et à continuer à être des membres utiles

et productifs de l’entreprise.

1

Réseau juridique canadien VIH/sida, « Forced HIV Testing »; http://www.aidslaw.ca/publications/

interfaces/downloadFile.phpref=1258; Visité le 28 janvier 2008.

* Dans certaines professions à risque élevé, comme la chirurgie, les personnes porteuses du VIH

peuvent être tenues d’en avertir leur employeur ou le Collège des médecins.

6 LE VIH ET LE SIDA AU TRAVAIL


Traitement

Le VIH se traite par des médicaments appelés

antirétroviraux (ou antiviraux). Ces médicaments

agissent en ralentissant la réplication du virus dans

l’organisme. Moins il y a de VIH dans le corps, plus

le système immunitaire est capable de surmonter les

infections opportunistes.

Le traitement du VIH a beaucoup progressé au cours des 25 dernières années.

« Grâce aux nouveaux traitements pharmaceutiques dont nous disposons

maintenant, cette maladie ne constitue plus un arrêt de mort et elle est devenue

une affection chronique qu’il est possible de traiter », dit Mme Robinson.

Quand la maladie est apparue pour la première fois, les professionnels de la

santé ne pouvaient proposer à leurs patients qu’un ou deux agents pour traiter

le virus. Ceux-ci n’avaient qu’une efficacité marginale et le virus mutait

rapidement et devenait résistant aux médicaments. Au milieu des années 1990,

une approche associant plusieurs médicaments s’est avérée une arme efficace

pour lutter contre le VIH. Connu sous le nom de multithérapie antirétrovirale,

ce traitement comportait à l’origine des régimes posologiques extrêmement

complexes (exigeant de prendre un grand nombre de pilules chaque jour,

en plusieurs fois et selon un horaire strict) souvent accompagnés de restrictions

alimentaires. Compte tenu de la quantité de médicaments qu’ils absorbaient,

les patients souffraient d’effets secondaires souvent débilitants. Ils vivaient plus

longtemps, mais avec une qualité de vie réduite.

Aujourd’hui, nous disposons de plus de 20 médicaments antirétroviraux au

Canada. Ces nouvelles multithérapies sont plus faciles à suivre, ne nécessitant

souvent que la prise d’une ou deux doses par jour. Il est ainsi plus facile de

suivre le plan de traitement, ce qui permet de rester en bonne santé plus

longtemps.

Résistance aux médicaments

Bien qu’il soit important de suivre le plan de traitement avec tout médicament

– car un médicament ne peut faire effet que si on le prend ! –, l’adhésion au

traitement (à savoir prendre les médicaments exactement tel qu’ils ont été

prescrits) est capitale en ce qui concerne les antirétroviraux.

Comme on ne peut guérir le VIH-sida, l’objectif du traitement est de ramener

le virus (ou la « charge virale ») à un niveau très faible, voire indétectable, limitant

ainsi sa capacité de se reproduire. Mais pour faire réellement disparaître le virus,

les porteurs du VIH doivent prendre des antirétroviraux en continu.

8 LE VIH ET LE SIDA AU TRAVAIL


« Un virus est une véritable machine à se répliquer en permanence, explique

Mme Robinson. Les médicaments visent à réduire sa reproduction au minimum. »

Si la pression exercée sur le virus en maintenant la quantité de médicament dans

le sang supérieure à un certain niveau devient insuffisante, le virus peut reprendre

de la vigueur, se répliquer rapidement et infecter de nouvelles cellules. Pire,

quand le virus se réplique en présence de faibles quantités de médicament,

des mutations se produiront naturellement en plus grand nombre et beaucoup

de virus deviendront résistants au traitement.

Lorsque le virus est devenu résistant, le médicament est sans effet et la

personne atteinte doit en prendre un autre. Malheureusement, cette résistance

acquise va affecter non seulement le médicament qui était pris à ce moment-là,

mais possiblement tous les autres médicaments de la même classe (on parle alors

de résistance croisée), limitant ainsi les options de traitement restantes.

D’autres problèmes sont aussi associés au non-respect du traitement. Si on

arrête complètement son traitement (une pause dans le traitement), la charge

virale va probablement augmenter et la reprise du traitement ne suffira peut-être

pas à la ramener au niveau antérieur. Les recherches montrent que les interruptions

de traitement augmentent significativement le risque de voir apparaître des

infections opportunistes liées au sida, telles que la pneumonie ou de graves

maladies cardiovasculaires, du foie ou des reins .

Effets secondaires

Les effets secondaires sont la principale raison pour laquelle les porteurs du VIH

ne prennent pas leurs médicaments de la façon prescrite. Leur durée peut être

temporaire ou permanente et si certains ne sont que déplaisants, d’autres peuvent

aller jusqu’à menacer la vie des patients.

Bien que ces effets secondaires n’affectent pas tous les porteurs du VIH,

beaucoup se sentiront plus ou moins mal pendant les premières semaines de

traitement par un nouveau médicament. Les effets secondaires les plus fréquents au

cours de la période d’adaptation sont des nausées, des maux de tête, des vertiges,

des douleurs musculaires, des éruptions cutanées, des gaz et de la diarrhée.

Ils diminuent ou disparaissent souvent en l’espace d’un mois ou de six semaines.

Les antirétroviraux entraînent aussi d’autres effets secondaires moins courants :

perte des cheveux, perte de l’appétit, ostéoporose, calculs rénaux, troubles du

sommeil, dysfonctionnement sexuel et neuropathies périphériques (atteinte des nerfs

des pieds et des mains).

Quand un patient commence un nouveau traitement, il devrait parler avec son

médecin des éventuels effets secondaires et de la façon d’y faire face. « J’encourage

les personnes atteintes à rester en contact avec un professionnel de la santé qui est

en mesure de les aider, dit Rachel Therrien, pharmacienne au Centre hospitalier de

Guide de l’employeur 9


l’Université de Montréal et membre de l’Association canadienne des pharmaciens en

VIH/sida. C’est en étant bien informé que l’on peut le mieux faire face aux effets

secondaires. »

On peut éviter certains problèmes grâce à des solutions simples et pratiques.

Par exemple, Mme Therrien suggère de faire fréquemment de petits repas pour

éviter les nausées. Elle conseille aussi de commencer tout nouveau médicament

un vendredi, ce qui permet de s’y adapter pendant la fin de semaine avant de

retourner au travail le lundi. Certains effets secondaires peuvent être contrés à

l’aide de médicaments en vente libre (p. ex., les antinauséeux), tandis que pour

d’autres une ordonnance sera nécessaire.

Certains professionnels de la santé suggèrent des traitements de médecine douce

ou complémentaires, comme l’acupuncture pour les maux de tête ou des bains de sel

d’Epsom (sulfate de magnésium) pour les douleurs musculaires.

En plus des effets secondaires cités ci-dessus, les porteurs du VIH doivent aussi

faire face à de sérieux problèmes médicaux associés à la maladie et à son traitement,

dont les maladies cardiovasculaires (crise cardiaque et AVC) et le diabète. Bien qu’on

n’ait pas établi de relation causale entre ces maladies et le VIH ou ses traitements,

il semble que les personnes porteuses du virus présentent souvent des anomalies

métaboliques – taux élevé de triglycérides, augmentation du cholestérol total,

augmentation du cholestérol LDL (le mauvais cholestérol), diminution du cholestérol

HDL (le bon) et augmentation de la glycémie –, qui sont associées à l’apparition des

maladies cardiovasculaires et du diabète.

Il est donc important pour les porteurs du VIH de réduire leurs autres risques

de maladies cardiovasculaires ou de diabète en ne fumant pas, en s’alimentant

sainement et en faisant régulièrement de l’exercice. Elles peuvent aussi avoir besoin

de médicaments d’ordonnance pour aider à ramener leurs taux de cholestérol et de

glucose à des niveaux acceptables.

Bien entendu, toutes les personnes qui prennent des médicaments contre le VIH

ne souffrent pas de ces maladies. « Les effets secondaires sont propres à chaque

individu et à chaque médicament », dit Mme Robinson. Par exemple, certaines

personnes n’ont jamais de nausées ou de diarrhées, tandis que d’autres sont prédisposés

aux troubles gastro-intestinaux. De plus, certains effets secondaires sont

associés à certains médicaments, à certaines classes de médicaments ou à certaines

interactions médicamenteuses. Une personne peut devoir changer de médicaments

plusieurs fois avant que l’on trouve l’association qui fera effectivement disparaître le

virus tout en évitant les pires effets secondaires. Un tel équilibre améliore l’observance

thérapeutique et réduit les risques de résistance et d’échec.

Amélioration de l’observance thérapeutique

Les effets secondaires ne sont pas la seule raison pour laquelle les porteurs du

10 LE VIH ET LE SIDA AU TRAVAIL


VIH peuvent trouver difficile de prendre leurs médicaments tels que prescrit.

En voici d’autres :

• un horaire compliqué (devoir prendre des médicaments à des moments peu

pratiques, devoir jeûner ou manger avant de les prendre);

• des interactions nocives avec d’autres médicaments;

le fait de ne pas comprendre l’importance de respecter le traitement;

• la stigmatisation associée au VIH (ne pas vouloir être vu en train de prendre

les médicaments);

les dépenses associées aux médicaments (de 1200 $ à plus de 3000 $ par

mois, plus le coût des médicaments nécessaires pour traiter et prévenir les

comorbidités et contrer les effets secondaires);

• la maladie mentale ou la toxicomanie;

le manque de soutien social (famille, amis, employeur);

• la lassitude associée au traitement (on en a assez de devoir constamment

prendre des médicaments); ou

• l’impression que le traitement n’a pas d’effet.

Plusieurs stratégies peuvent aider à améliorer l’adhésion individuelle au

traitement contre le VIH, à commencer par le choix des médicaments.

« Chacun doit réfléchir à sa routine quotidienne, à sa vie sociale, etc., et choisir

(avec son médecin) un traitement qui s’y intègre bien et pose le moins de problèmes

possible », dit Ken Monteith, directeur exécutif de Sida bénévoles Montréal. Par

exemple, certaines personnes préféreront un régime posologique qui leur permettra

de prendre leurs médicaments chez elles plutôt qu’au travail. Avec de nombreuses

personnes, c’est en simplifiant le plus possible leur schéma thérapeutique – moins de

pilules, moins de restrictions alimentaires – qu’on parviendra à obtenir leur adhésion

au plan de traitement. « Prendre des pilules est un comportement que les gens doivent

acquérir, au même titre que faire de l’exercice ou manger correctement. Il faut le faire

en permanence pour que ça devienne une habitude », dit Mme Robinson. Des moyens

simples comme une alarme sur sa montre ou un pilulier (« dosette ») peuvent aider à

se souvenir de prendre ses médicaments et servir de renforçateur de comportement.

Les employeurs peuvent jouer un rôle important pour favoriser l’observance

thérapeutique de leurs employés en vue de les aider à rester en bonne santé et

productifs. Par exemple, ils peuvent leur permettre de prendre des collations au cours

des réunions de travail (ce qui aide à réduire les nausées) ou d’aller aux toilettes en

dehors des pauses programmées (pour prendre leurs médicaments en privé ou à

cause de la diarrhée). Comme le souligne M. Monteith, ces petits accommodements

devraient même être proposés sans faire de commentaires à tous les employés, qu’ils

soient atteints du VIH, du diabète ou de toute autre maladie chronique.

Des horaires de travail flexibles peuvent aussi aider les employés à respecter

leur traitement contre le VIH. Par exemple, les effets secondaires des antirétro-

Guide de l’employeur 11


viraux ont tendance à être plus prononcés au cours des premières semaines

suivant l’instauration du traitement, si bien qu’un employé peut demander un

poste moins exigeant, moins de déplacements ou un congé quand il commence à

prendre de nouveaux médicaments. Certains employeurs peuvent proposer à

leurs employés de travailler alors à mi-temps, puis de revenir à plein temps après

s’être adaptés au traitement. On peut aussi proposer un horaire flexible, permettant

de ne travailler que durant les heures où on se sent le mieux.

Si les employés continuent à travailler pendant cette période, ils peuvent avoir

besoin de temps pour se rendre à leurs rendez-vous chez le médecin. Un des

facteurs les plus importants pour améliorer l’adhésion au traitement est un soutien

continu par des professionnels de la santé. Les employeurs peuvent y contribuer en

rappelant à leurs employés qu’ils peuvent utiliser les congés de maladie (plutôt que

des congés non payés) pour ces rendez-vous. Faute de ce type d’accommodements,

une personne atteinte du VIH risque de ne pas réussir à mener de front son

traitement et son travail, et d’être amenée à cesser l’un ou l’autre. D’une façon

comme d’une autre, l’employeur finira par perdre un employé de valeur.

« Il y a tellement de choses qu’un employeur peut faire pour aider son personnel

à rester en bonne santé, dit Judith Plotkin, directrice nationale du développement

des affaires chez Wilson Banwell Human Solutions. Les employeurs commencent à

mieux comprendre l’intérêt qu’ils ont à offrir des programmes de soutien permettant

aux personnes atteintes de maladies chroniques de continuer à travailler. »

Elle remarque que beaucoup d’entreprises intègrent désormais plus de

programmes de promotion de la santé dans les avantages sociaux qu’elles offrent

à leurs employés. Cela peut inclure des services de soins de santé non traditionnels,

comme la naturopathie et l’acupuncture, une extension du remboursement

des médicaments, des programmes d’aide aux employés, des cours de gestion du

stress, l’abonnement à des salles de gymnastique et même des cours de yoga.

« Il s’agit de gérer la santé des employés afin qu’ils restent en forme et qu’ils

continuent à travailler longtemps pour l’entreprise», dit Mme Plotkin.

Elle conseille aux gens de savoir utiliser les avantages sociaux auxquels ils ont

droit pour préserver leur santé. « Si on a conscience de ses limites (par exemple,

quand on commence un nouveau traitement – pharmacologique ou autre), on peut

penser d’avance à la meilleure façon de prendre soin de soi et s’assurer d’utiliser tout

ce qui est mis à disposition pour se garder en aussi bonne santé et aussi productif

que possible. Les régimes d’avantages sociaux actuels sont de plus en plus conçus

pour aider les employés à se rétablir, à rester en bonne santé et à prendre en charge

les maladies chroniques. »

2

El-Sadr WM et coll. «CD4+ count-guided interruption of antiretroviral treatment.» N Engl J Med,

2006;355:2283–96. Visité le 28 janvier 2008 sur le site http://www.medpagetoday.com/Infectious

Disease/HIVAIDS/tb/4618.

12 LE VIH ET LE SIDA AU TRAVAIL


AN EMPLOYERS’ GUIDE 13


Problèmes de confidentialité

En dépit de l’effort considérable d’éducation du public

sur le VIH-sida déployé au cours des dernières

années, cette maladie continue d’être associée à une

grande stigmatisation sociale. Non seulement c’est une

maladie potentiellement mortelle dont beaucoup de

gens ont peur, mais elle est aussi associée à des

comportements déjà stigmatisés dans notre société,

comme la toxicomanie et certains actes sexuels.

Au Canada, les lois provinciales et territoriales sur les droits de la personne protègent

les gens de toute discrimination basée sur un handicap physique, ce qui inclut le fait

d’être porteur du VIH. Pourtant, les personnes atteintes du VIH-sida sont encore

victimes de discrimination en ce qui concerne l’accès à l’emploi, les assurances,

le logement et les services. Au travail, la discrimination peut être manifeste

(p. ex., refus d’un emploi pour cause de VIH) ou plus subtile (p. ex., refus d’accorder

à un employé porteur du VIH un accommodement raisonnable sous la forme d’un

emploi du temps suffisamment flexible pour qu’il puisse se rendre à ses rendez-vous

chez le médecin). Le harcèlement (p. ex., des commentaires désobligeants) est

également interdit par la loi, mais il est encore trop répandu. Il ne faut donc pas

s’étonner que de nombreux porteurs du VIH ne veuillent pas révéler leur état de santé

à leur employeur ou à leurs collègues de travail.

« Les employeurs doivent toujours respecter la limite de ce qu’ils ont besoin de

savoir en ce qui concerne la productivité de leurs employés et leur santé,

dit Mme Plotkin. Dans la plupart des cas, seul le supérieur hiérarchique direct a

besoin de connaître l’état de santé d’un employé, et ce, seulement dans les

limites nécessaires pour le faire bénéficier des accommodements raisonnables

dont il aura éventuellement besoin. Les employés ne sont pas obligés de divulguer

la nature de leur maladie. S’ils décident de parler de leur état de santé avec

un supérieur hiérarchique, cette information doit rester confidentielle.

Le droit d’un individu à la confidentialité s’applique aussi au service des

ressources humaines, aux gestionnaires des régimes avantages sociaux et aux

assureurs. Malheureusement, la crainte de la discrimination empêche certains

porteurs du VIH de soumettre des demandes de remboursement à leur assurance

en ce qui concerne les traitements du VIH. « Ils ont peur que l’on sache qu’ils sont

porteurs du VIH et qu’on les licencie. Ou bien, ils craignent d’être licenciées parce

que leurs demandes de remboursement seront trop élevées », dit M. Monteith.

En règle générale, les employeurs devraient rassurer leurs employés en leur

garantissant que toute information concernant leur santé est strictement

14 LE VIH ET LE SIDA AU TRAVAIL


confidentielle et que les assureurs ne révèlent jamais la nature des demandes de

remboursement. « En cas de violation de la confidentialité, l’entreprise devrait

prendre des mesures énergiques, sinon les employés penseront que ce n’est pas

un endroit dans lequel on peut travailler en toute confiance », ajoute-t-il.

Conclusion

Au fur et à mesure que la population vieillit, les personnes atteintes de maladies

chroniques constituent une part de plus en plus importante de la main-d’œuvre. Et

les personnes porteuses du VIH – comme celles qui souffrent de cancer, d’arthrite

ou de diabète – ont beaucoup à offrir à des employeurs qui les soutiennent.

« Les employeurs doivent prendre en considération tous les facteurs qui

contribuent à la santé d’un employé, dit Mme Plotkin. Cela comprend la santé au

travail en général comme les politiques de promotion de la santé. Le fait d’avoir

mis en place des politiques et des pratiques qui peuvent guider les responsables

quand ils sont confrontés à certaines maladies peut être utile, de même que des

politiques permettant d’offrir à tous un milieu de travail sain et sécuritaire. »

Les pratiques qui font la promotion de la santé au travail créent une culture

qui permet à l’entreprise de profiter du savoir, de l’expertise et de l’expérience de

tous ses employés.

Où trouver de l’information

National

Réseau canadien d’info-traitements

sida (CATIE)

www.catie.ca

Société Canadienne du sida (SCS)

www.cdnaids.ca

Conseil canadien de surveillance et

d’accès aux traitements (CCSAT)

www.ctac.ca

Tests VIH/sida

Pour plus de renseignements sur

les endroits où les tests peuvent être

effectués, voir le site de One Life

Get Tested : www.luvU2.ca

Régional

Coalition des organismes communautaires

québécois de lutte contre le sida

(COCQ-SIDA)

www.cocqsida.com

514-844-2477

Fondation Farha

www.farha.qc.ca

514-270-4900

Sida Bénévoles Montréal

www.accmontreal.org

514-527-0928

Portail VIH/Sida du Québec

www.pvsq.org

1-877-PORTAIL (767-8245) ou

514-523-4636

Guide de l’employeur 15


Chez Bristol-Myers Squibb Canada, nous croyons

qu’il faut traiter les maladies actuelles par les meilleurs

médicaments possibles. La mise au point d’agents novateurs

exige des années de recherche et développement intensifs.

Reconnue comme l’une des meilleures de l’industrie,

notre pépinière de produits fait rayonner l’espoir.

Notre objectif est de trouver des solutions efficaces

permettant de combler des besoins médicaux

insatisfaits, aujourd’hui ainsi que dans les années à venir.

En pensant à demain, nous concentrons nos efforts dans

les domaines suivants : troubles affectifs (psychiatriques),

maladie d’Alzheimer, athérosclérose/thrombose, cancer,

diabète, hépatite, VIH/sida, obésité, polyarthrite rhumatoïde,

maladies connexes et rejet des greffes d’organes solides.

Nos employés, véritable mosaique culturelle issue

de différents horizons, sont unis par le désir de prolonger et

d’améliorer la vie des êtres humains.

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