Le VIH et le sida au travail - Clinique médicale l'Actuel

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Le VIH et le sida au travail - Clinique médicale l'Actuel

VIH peuvent trouver difficile de prendre leurs médicaments tels que prescrit.

En voici d’autres :

• un horaire compliqué (devoir prendre des médicaments à des moments peu

pratiques, devoir jeûner ou manger avant de les prendre);

• des interactions nocives avec d’autres médicaments;

le fait de ne pas comprendre l’importance de respecter le traitement;

• la stigmatisation associée au VIH (ne pas vouloir être vu en train de prendre

les médicaments);

les dépenses associées aux médicaments (de 1200 $ à plus de 3000 $ par

mois, plus le coût des médicaments nécessaires pour traiter et prévenir les

comorbidités et contrer les effets secondaires);

• la maladie mentale ou la toxicomanie;

le manque de soutien social (famille, amis, employeur);

• la lassitude associée au traitement (on en a assez de devoir constamment

prendre des médicaments); ou

• l’impression que le traitement n’a pas d’effet.

Plusieurs stratégies peuvent aider à améliorer l’adhésion individuelle au

traitement contre le VIH, à commencer par le choix des médicaments.

« Chacun doit réfléchir à sa routine quotidienne, à sa vie sociale, etc., et choisir

(avec son médecin) un traitement qui s’y intègre bien et pose le moins de problèmes

possible », dit Ken Monteith, directeur exécutif de Sida bénévoles Montréal. Par

exemple, certaines personnes préféreront un régime posologique qui leur permettra

de prendre leurs médicaments chez elles plutôt qu’au travail. Avec de nombreuses

personnes, c’est en simplifiant le plus possible leur schéma thérapeutique – moins de

pilules, moins de restrictions alimentaires – qu’on parviendra à obtenir leur adhésion

au plan de traitement. « Prendre des pilules est un comportement que les gens doivent

acquérir, au même titre que faire de l’exercice ou manger correctement. Il faut le faire

en permanence pour que ça devienne une habitude », dit Mme Robinson. Des moyens

simples comme une alarme sur sa montre ou un pilulier (« dosette ») peuvent aider à

se souvenir de prendre ses médicaments et servir de renforçateur de comportement.

Les employeurs peuvent jouer un rôle important pour favoriser l’observance

thérapeutique de leurs employés en vue de les aider à rester en bonne santé et

productifs. Par exemple, ils peuvent leur permettre de prendre des collations au cours

des réunions de travail (ce qui aide à réduire les nausées) ou d’aller aux toilettes en

dehors des pauses programmées (pour prendre leurs médicaments en privé ou à

cause de la diarrhée). Comme le souligne M. Monteith, ces petits accommodements

devraient même être proposés sans faire de commentaires à tous les employés, qu’ils

soient atteints du VIH, du diabète ou de toute autre maladie chronique.

Des horaires de travail flexibles peuvent aussi aider les employés à respecter

leur traitement contre le VIH. Par exemple, les effets secondaires des antirétro-

Guide de l’employeur 11

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