Le VIH et le sida au travail - Clinique médicale l'Actuel

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Le VIH et le sida au travail - Clinique médicale l'Actuel

« Un virus est une véritable machine à se répliquer en permanence, explique

Mme Robinson. Les médicaments visent à réduire sa reproduction au minimum. »

Si la pression exercée sur le virus en maintenant la quantité de médicament dans

le sang supérieure à un certain niveau devient insuffisante, le virus peut reprendre

de la vigueur, se répliquer rapidement et infecter de nouvelles cellules. Pire,

quand le virus se réplique en présence de faibles quantités de médicament,

des mutations se produiront naturellement en plus grand nombre et beaucoup

de virus deviendront résistants au traitement.

Lorsque le virus est devenu résistant, le médicament est sans effet et la

personne atteinte doit en prendre un autre. Malheureusement, cette résistance

acquise va affecter non seulement le médicament qui était pris à ce moment-là,

mais possiblement tous les autres médicaments de la même classe (on parle alors

de résistance croisée), limitant ainsi les options de traitement restantes.

D’autres problèmes sont aussi associés au non-respect du traitement. Si on

arrête complètement son traitement (une pause dans le traitement), la charge

virale va probablement augmenter et la reprise du traitement ne suffira peut-être

pas à la ramener au niveau antérieur. Les recherches montrent que les interruptions

de traitement augmentent significativement le risque de voir apparaître des

infections opportunistes liées au sida, telles que la pneumonie ou de graves

maladies cardiovasculaires, du foie ou des reins .

Effets secondaires

Les effets secondaires sont la principale raison pour laquelle les porteurs du VIH

ne prennent pas leurs médicaments de la façon prescrite. Leur durée peut être

temporaire ou permanente et si certains ne sont que déplaisants, d’autres peuvent

aller jusqu’à menacer la vie des patients.

Bien que ces effets secondaires n’affectent pas tous les porteurs du VIH,

beaucoup se sentiront plus ou moins mal pendant les premières semaines de

traitement par un nouveau médicament. Les effets secondaires les plus fréquents au

cours de la période d’adaptation sont des nausées, des maux de tête, des vertiges,

des douleurs musculaires, des éruptions cutanées, des gaz et de la diarrhée.

Ils diminuent ou disparaissent souvent en l’espace d’un mois ou de six semaines.

Les antirétroviraux entraînent aussi d’autres effets secondaires moins courants :

perte des cheveux, perte de l’appétit, ostéoporose, calculs rénaux, troubles du

sommeil, dysfonctionnement sexuel et neuropathies périphériques (atteinte des nerfs

des pieds et des mains).

Quand un patient commence un nouveau traitement, il devrait parler avec son

médecin des éventuels effets secondaires et de la façon d’y faire face. « J’encourage

les personnes atteintes à rester en contact avec un professionnel de la santé qui est

en mesure de les aider, dit Rachel Therrien, pharmacienne au Centre hospitalier de

Guide de l’employeur 9

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